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 La révolte grecque, modèle pour les peuples européens

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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mar 25 Mai - 20:30



La résistance sociale en Grèce : bilan et perspectives

Malgré le succès de la mobilisation du 5 mai, la résistance sociale en Grèce peine à percer la censure médiatique. Quand ce n’est pas le mensonge, c’est le silence que les médias lui réservent, à l’image de l’éditorial de Libération le 6 mai dernier : «La spirale du pire. Une grève générale qui dégénère, une banque incendiée, trois victimes et des manifestations destinées à se poursuivre.» Les amalgames et les raccourcis trompeurs réussiront sans doute à disqualifier le mouvement social aux yeux de plusieurs. Il importe donc d’étudier la brève histoire du mouvement de résistance en Grèce.

La grève générale du 5 mai

Le succès de cette journée de grève interprofessionnelle et de manifestations ne fait pas de doute. L’appel à la grève de la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE) et du syndicat de la fonction publique (ADEDY) a été massivement suivi par les salariés du public et du privé. A l’exception de Larissa, toutes les grandes villes grecques ont vu des manifestations contre le plan d’austérité : Tripoli, Patra, Volos, Ioannina, Igoumenitsa, Hérakleion, et aussi Thessalonique où des milliers de manifestants ont battu le pavé. C’est à Athènes cependant que les manifestations ont été les plus importantes : la marée humaine qui s’est emparée des rues de la capitale a rassemblé près de 250 000 personnes. [...]

Salariés du privé, salariés des services publics, chômeurs et retraités, étudiants et lycéens, travailleurs immigrés et collectifs de sans-papiers. Les slogans des différents cortèges exprimaient tous le refus des travailleurs de payer pour la crise déclenchée par le capital financier : «Non à la tempête anti-ouvrière», «Non à la flexibilité, oui aux 35 heures», «Salariés, soulevez-vous ! Ils nous prennent tout», «Nous avons payé leurs profits, nous ne paierons pas leur crise». [...]

Ilias Vretakou, vice-président d’ADEDY, a expliqué les enjeux du mouvement contre le plan de rigueur dans son discours aux manifestants :
    «Nous envoyons d’Athènes un message de combat et de résistance aux travailleurs de tous les pays d’Europe, contre la barbarie des marchés du capital, des gouvernements et de l’Union européenne. Le gouvernement, le FMI, l’Union européenne ont décidé de conduire les travailleurs, la société grecque, à la barbarie sociale la plus sauvage que nous ayons jamais vécu. Ils aplanissent les travailleurs et la société. On nous vole nos salaires, on nous vole nos retraites, on nous vole nos droits du travail et de protection sociale, on nous vole notre droit à la vie. Ils imposent la jungle des relations de travail, ils abolissent le salaire de base le plus bas, ils développent le contrat de première embauche, ils libéralisent les licenciements, ils diminuent les allocations sociales, diminuent le taux horaire des heures supplémentaires. Ils donnent la possibilité aux employeurs de jeter à la rue un vieux salarié et avec le même argent d’embaucher trois ou quatre jeunes précaires.»

"TOUS DANS LA RUE ! SOULÈVEMENT !
POUR QUE LE PEUPLE NE SOIT PAS MIS EN FAILLITE"


Si la Coalition de la gauche radicale (Syriza) et le Parti communiste grec (KKE) ont une présence importante dans la manifestation, les socialistes (Pasok) en sont absents même si le plan d’austérité a suscité des remous au sein de l’aile gauche du parti.

Prenant pour cible les symboles de la culture marchande et du capitalisme financier, des jeunes portant des cagoules (ceux qu’on appelle les «koukoulofori») ont retenu l’attention des médias. La banque Marfin sur l’avenue Egnatia a été incendiée et trois de ses employés y ont trouvé la mort. Obligés par leur employeur de travailler en dépit de la grève générale, ils étaient enfermés à clé dans l’établissement ce qui, en l’absence d’un plan d’évacuation, a rendu d’autant plus difficile leur sortie de l’immeuble en flammes. [...]

L’exaspération populaire à l’égard du gouvernement socialiste de G. Papandréou n’est pas étrangère à ces violences. Le plan d’austérité imposé à la Grèce par les marchés financiers, le FMI et l’Union européenne est un déni flagrant de la souveraineté nationale et de la démocratie. D’autre part, le gouvernement reste inflexible depuis février et refuse d’entendre le message de la rue. Il renforce même l’autoritarisme du plan.

Au-delà des encagoulés, le manque de légitimité démocratique du plan d’austérité alimente un anti-parlementarisme prononcé au sein d’une partie du mouvement. Des slogans comme «Qu’il brûle ! Qu’il brûle le Parlement !», «Qu’il brûle ce bordel de Parlement !» ou encore «Donnez les voleurs au peuple !» ont été scandés à plusieurs reprises dans la manifestation du 5 mai. [...]

Si les journées de grève interprofessionnelle – le 24 février, le 11 mars et le 5 mai – constituent sans doute les moments forts des mobilisations populaires contre l’offensive néolibérale, toute une série de mobilisations plus restreintes ont joué un rôle déterminant pour construire une dynamique de mobilisation et pour assurer la continuité du mouvement.

Ces mobilisations ont également permis d’engager la bataille pour gagner l’opinion. Plusieurs actions du mouvement ont été des réponses adressées au gouvernement à chaque tournant de la crise.

On ne peut que saluer ce mouvement de résistance contre la dictature du capital financier. Les mobilisations des deux derniers mois ont été dignes des traditions héritées des combats contre la dictature des colonels (1967-74) et de la Résistance. Plusieurs questions demeurent cependant en suspens. [...]

elles détermineront dans les semaines à venir la réussite ou l’échec du mouvement à élargir le champ du possible et ainsi battre la fatalité de la régression sociale dont le sort est lié à celui de la barbarie néolibérale. L’enjeu est de taille : l’avenir immédiat de l’Etat social en Europe est aujourd’hui décidé dans les rues d’Athènes.

Dimitris FASFALIS
www.legrandsoir.info/La-resistance-sociale-en-Grece-bilan-et-perspectives.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mer 26 Mai - 0:50


L'Italie adopte un plan d'austérité de 24 milliards d'euros
www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/05/25/04016-20100525ARTFIG00540-l-italie-basculer-a-son-tour-dans-l-austerite.php


Cap sur l'austérité en Allemagne !
L'Allemagne et la Grande-Bretagne préparent à leur tour des plans d'austérité draconien !
http://economie.trader-finance.fr/Economie+cap+sur+l+austerite+en+Allemagne+et+en+Grande+Bretagne++384813


Bas salaire et politique d'austérité en Grande-Bretagne
www.alternatives-economiques.fr/bas-salaire-et-politique-d-austerite-en-grande-bretagne-_fr_art_80_7766.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mer 26 Mai - 18:58



Jean Ziegler
«Des enfants meurent à cause des gangsters de la Bourse»

Dans ses livres qui ont marqué l’opinion, Jean Ziegler n’a cessé de dénoncer le caractère absurde et criminel des politiques du capitalisme envers les peuples du tiers monde. Il a été le rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation du Conseil des droits de l’homme aux Nations unies de 2000 à 2008. Michel Collon l'a interviewé à Genève.

La crise t’a surpris ?
Dans sa violence, oui. Je ne pensais pas que les truands de la finance allaient ruiner l’économie mondiale à une telle vitesse : 1.800 milliards de valeurs patrimoniales ont été détruites. Pour les pays du tiers-monde, c’est une catastrophe totale. Mais aussi pour les pays industrialisés.

Ce sont encore les pauvres qui paient ?
Oui. Le 22 octobre 2008, les quinze pays de l’euro se sont réunis à Paris. Sur le perron de l’Elysée, Merkel et Sarkozy ont dit : «Nous avons libéré 1.500 milliards d’euros pour le crédit et pour augmenter le plafond d’autofinancement de 3 à 5%». La même année, les mêmes pays européens ont réduit leurs subventions pour le programme alimentaire mondial (qui ne vit que de ces subventions) de 40 %. De six milliards de dollars à moins de quatre milliards.
Ce qui fait qu’au Bangladesh, on a supprimé les repas scolaires. Un million d’enfants sont gravement et en permanence sous-alimentés. Ces enfants meurent donc à cause des gangsters de la Bourse. Il y a là des morts véridiques. Les spéculateurs, aujourd’hui, devraient être jugés au tribunal de Nuremberg.

Quelle leçon les puissants ont-ils tiré de la crise ?
Aucune. Prenons l’exemple de la Suisse. Le contribuable suisse y a payé 61 milliards de dollars pour le sauvetage de la plus grande banque : UBS. L’an dernier, en 2009, les dirigeants d’UBS, toujours proche de la faillite, se sont distribué entre eux des bonus pour quatre milliards de francs suisses ! Le pillage est total et l’impuissance des gouvernements qui se comportent comme des mercenaires est totale aussi. En tous les cas, en Suisse, en France, en Allemagne où j’ai quelques renseignements. C’est un scandale permanent.
Le masque néolibéral est tombé évidemment, avec sa prétendue légitimité. Mais le cynisme et l’arrogance des banquiers triomphent totalement.

Et du côté du public, sens-tu une évolution ?
Non, si tu regardes les chiffres, ils sont catastrophiques. Toutes les cinq secondes, un enfant meurt de faim. 47.000 personnes meurent de faim tous les jours. Un milliard de personnes (c’est-à-dire un homme sur six) sont gravement et en permanence sous-alimentées. Alors que l’agriculture mondiale dans l’état actuel de son développement pourrait nourrir sans problème douze milliards d’êtres humains avec 2.700 calories par individu par jour ! Donc, au début de ce siècle, il n’y a plus aucune fatalité. Un enfant qui meurt de faim, au moment où nous parlons, est assassiné. C’est catastrophique.
L’ordre mondial du capital financier globalisé est meurtrier - épidémie, décès par la pollution de l'eau , etc. - et en même temps absurde : il tue sans nécessité. C’est l’ordre des oligarchies et du capital financier mondialisé. Sur le plan de la lutte contre la faim, l’échec est total.

Alors que le problème de la faim n’est pas résolu, on dépense de plus en plus pour faire la guerre.
En 2005, pour la première fois, les dépenses mondiales d’armement (pas les budgets militaires, juste les dépenses d’armement) ont dépassé mille milliards de dollars par an. Nous vivons dans un monde d’une absurdité totale.

Obama avait pourtant fait de belles promesses…
Il est vrai qu’Obama suit totalement la surdétermination de l’Empire. Je ne l’ai jamais rencontré, c’est sûrement quelqu’un de bien, mais la réalité qu’il affronte est effrayante. Les Etats-Unis restent la plus grande puissance industrielle au monde : 25 % des marchandises industrielles sont produites par eux, avec pour matière première le pétrole : 20 millions de barils par jour dont 61% sont importés. On peut l’importer de régions comme le Moyen-Orient ou l’Asie centrale, ce qui les force à maintenir une force armée totalement hypertrophiée, et le budget fédéral est donc complètement parasité par les crédits militaires… Mais telle est la logique de l’Empire. [...]

Tout est sans issue sauf si enfin l’Union européenne se réveillait, tu comprends ?

Que pouvons-nous faire, nous Européens, pour la réveiller ?
Depuis juin 2002, existe un accord de libre échange entre Israël et les 27 pays de l’Union européenne qui absorbent 62% des exportations israéliennes. Dans cet accord, l’article 2 (c’est le même dans tous les traités de libre échange) dit : le respect des droits de l’homme par les parties contractantes est la condition pour la validité de l’accord. Mais les violences faites aux Palestiniens - vol de la terre, torture permanente, éliminations extrajudiciaires, assassinats, organisation de la sous-alimentation comme punition collective – tout cela, ce sont des violations permanentes des droits de l’homme les plus élémentaires. Si la Commission européenne suspendait pendant 15 jours l’accord de libre-échange, les généraux israéliens reviendraient à la raison immédiatement. Or, l’Europe des 27, ce sont des démocraties, c’est à nous de jouer, nous opinions publiques.

Comment ?
Il faut forcer nos gouvernements. Nous ne sommes pas impuissants. En Belgique, il y a beaucoup de problèmes, en Suisse et en France aussi. Mais une chose est certaine : les libertés publiques existent. Il faut se saisir de ces libertés publiques pour imposer à nos gouvernements un changement radical de politique, c’est tout. S’ils ne le font pas, alors il ne faut plus voter pour eux, tu comprends, c’est aussi simple que ça ! [...]

Et le rôle des médias à propos de la crise ?
La crise est présentée comme une fatalité, une catastrophe naturelle. Alors que les responsables sont identifiés !

25 mai 2010
www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2765
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Ven 28 Mai - 4:45

It’s because of the crise, Es la culpa de la crisis, C'est la faute à la crise



Lafauteàlacrise, mantra à succès

Cette expression, Ami, tu ferais bien de la répéter souvent, à voix basse et dans ton coin.

De t’entraîner à la prononcer - et donc à l’entendre.

Et même de t’en faire un mantra comme pour mieux conjurer le mauvais sort.

Parce qu’il vaut mieux que tu sois prévenu : ces mots, Lafauteàlacrise, tu vas les entendre encore et encore, partout et tout le temps, éternel refrain que ceux qui se sont donnés rôle de nous montrer le chemin du bonheur capitaliste et de la félicité libérale - quelle tâche écrasante… - vont te seriner jusque tu en aies la nausée, que tu en débordes, que tu vomisses crise et que tu chies itou, que tu suintes la crise par tous les pores et que de petites larmes de crise perlent au coin de tes yeux, que la crise bloque tes artères et qu’elle solidifie tes intestins, jusqu’à ce que tu ne sois plus qu’un énorme bloc de crise, enfin, prêt à toutes les concessions et à tous les sacrifices.

Et le sujet des retraites - tu n’ignores sans doute pas qu’une joyeuse kermesse syndicale se tient aujourd’hui à ce propos - le sujet des retraites, donc, en est une très belle illustration. : si ce même Nicolas Sarkozy qui promettait en son programme qu’il n’était pas question de toucher à la retraite à 60 ans - juré, craché, si je mens je vais à l’Élysée - a fait volte-face sur la question, c’est Lafautealacrise.

Je cite : «Entre 2007 et aujourd’hui, il y a eu une crise que le pays n’avait pas connue depuis un siècle, il a bien fallu prendre en compte ces circonstances économiques», explique ainsi l’Élysée.

Tandis que François Baroin, ministre du Budget, déclare : «La question de ce calendrier de la réforme des retraites est pour partie liée à l’impact de la crise sur nos régimes sociaux (…) Il est possible que ce débat sur les retraites en France comme dans tous les autres pays, sans la crise, n’aurait pas eu cette prégnance.»

Je ne sais pas si tu as remarqué combien ces gens sont désolés, désespérés d’en arriver à une telle extrémité.

Mais je veux croire que tu as compris qu’ils n’ont pas le choix, les pauvres, hommes de bien guidés par leur sens des responsabilités, jouets innocents de cette crise qui s’est abattue sur l’Europe comme nuée de criquets et qui contraint les politiques de droite à prendre des mesures de droite, ô rage, ô désespoir, ô destin fatal, ô crise ennemie.

La politique est jeu dramatique, Shakespeare aurait voté la réforme des retraites.

La retraite n’est que le premier acte.

Et je te prie de croire que la scène va se répéter - c’est déjà le cas.

Ici comme ailleurs, et dans toute l’Europe.

En Angleterre, où le nouveau gouvernement conservateur entame tout juste son plan de rigueur, coupes monstrueuses dans les dépenses publiques et promesse d’un avenir fait de sang, de larmes et de sueur.

It’s because of the crise, yeah !

En Espagne, où un redoutable plan d’austérité est mis en place et où s’annonce un avenir fait de sang, de larmes et de sueur.

Es la culpa de la crisis !

Et puis en Grèce évidemment, au Portugal, en Irlande, en Italie - je ne vais pas faire la traduction à chaque fois mais le cœur y est.

Pour eux, la crise est chose salutaire, cadeau des dieux et inespéré coup de pouce céleste.

Magnifique occasion de faire passer toutes ces réformes néo-libérales qui font la joie des marchés, le bonheur des spéculateurs, la félicité des ministres, et qui rendent tous durs les petits zizis des banquiers et des hommes d’affaires.

Tu ne le sais pas, Ami.

Mais je reste un incurable optimiste.

Et je veux croire qu’un jour, dans un mois, une année ou quelques-unes, les choses auront changé.

Que tu passeras dans des rues joyeuses, inondée d’une populace festive et revendicatrice.

Et que partout où se portera ton regard, tu ne verras que banques brûlées, grandes surfaces pillées, ministères mis à sac, commissariats attaqués.

Et qu’il y aura quelqu’un, à côté de toi, pour te sourire.

Et pour te dire : Il fallait que les vrais responsables, les profiteurs payent. Tu sais, c’est la faute à la crise.

JBB
www.article11.info/spip/spip.php?article816
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mar 8 Juin - 23:40



France : une hausse des cotisations retraite pour réduire les salaires des fonctionnaires

Les syndicats de fonctionnaires y voient une mesure synonyme de baisse du pouvoir d’achat.

Jean-Louis Malys (CFDT) s’est interrogé lui aussi sur «le pouvoir d’achat des fonctionnaires, qui sont déjà à la diète depuis plusieurs années».

Une hausse du taux de cotisations retraite des fonctionnaires de 2,8% équivaudrait à ramener le point d’indice, qui sert de base de calcul aux rémunérations des 5,2 millions de fonctionnaires, à un niveau inférieur à celui de novembre 2005, d’après le syndicat Solidaires.

Le gouvernement ayant annoncé un gel des dépenses publiques pour trois ans, les syndicats craignent de devoir subir des mesures d’austérité salariale.

les syndicats avaient estimé qu'"une augmentation du taux de cotisations retraites des fonctionnaires de 2,8%, se traduirait bien par une baisse du pouvoir d'achat", alors que le document d'orientation du gouvernement "écartait toute solution qui baisserait le niveau de vie des Français".

le gouvernement ayant annoncé un gel des dépenses publiques pour trois ans, les syndicats craignent de devoir subir des mesures d'austérité salariale.
www.humanite.fr/Fonctionnaires-une-possible-hausse-des-cotisations-retraite
http://unsa-cg21.over-blog.com/article-fonctionnaires-la-hausse-des-cotisations-retraites-envisagee-par-le-gouvernement-51881686.html


Plan anti-crise : Baisse des salaires

Dans une lettre adressée le 18 mars 2009 à ses salariés cadres, la direction de Hertz demande à ses salariés de bien vouloir renoncer de 5% à 7,5% de leur salaire brut. pendant une première période de 3 mois.

Renault l’a déjà fait avec ses cadres plus tôt cette année, ainsi que HP pour ne parler que des cas les plus connus. A ceux qui disent que cela ne touche que les cadres, sachez que ce ne sera qu’une mise en bouche. En effet, la méthode s’est maintenant généralisée chez HP : 20% de moins pour le PDG, 10% de moins pour les membres de la direction exécutive, 5% pour les cadres, et enfin 2,5% pour le reste des salariés.

dans le cas de Hertz, par exemple, se cache 3 fonds américains d’investissement, dont les revenus sont déjà beaucoup moins frappés par la fiscalité (tout comme le revenu du capital en France, juste au passage). Quelqu’un a-t-il au moins pensé à demander aux actionnaires de réduire leur coupon de présence, ou de faire une croix sur leurs dividendes, ou au moins, de les réinjecter dans la société histoire de donner un petit coup de main ?
www.lebloginfo.fr/?p=548#more-548



Jacques Généreux : Petite leçon d'économie dans la rue...

Le 28 avril 2010 lors de la manifestation en solidarité au peuple grec organisée devant l'Association française des Banques à Paris, Jacques Généreux, économiste et membre de la direction du Parti de Gauche, répondait à nos questions sur la spéculation, les banques, les agences de notations et les attaques subies par la Grèce.
Dans la deuxième partie, il décrit une série de mesures qu'un gouvernement de Front de Gauche, qui arriverait au pouvoir en France, prendrait pour faire face aux attaques spéculatives des banques.
www.dailymotion.com/video/xdl121_genereux-petite-lecon-d-economie-da_news cyclops
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mer 9 Juin - 0:38



La France peut-elle rejoindre la Grèce sur le banc des pays en faillite ?

[...] les Grecs, premières victimes de cette situation, payent le prix fort. En effet, après les diminutions de salaires des fonctionnaires, la Grèce s’apprête à suivre les recommandations de Dominique Strauss-Kahn. Le président du FMI l’affirme : «Il faut tailler dans les salaires du privé ! C’est le seul moyen de retrouver de la compétitivité», d’après l’agence Novopress.

Et en France ? La crise va-t-elle s’arrêter à la frontière, comme le nuage de Tchernobyl ?

«Comme la Grèce, la France est vulnérable aux attaques des spéculateurs car, face à la crise financière, le gouvernement a choisi de devenir le garant des banques privées ayant souscrit des titres pourris, et il a donc transféré la dette privée à l’État, c’est-à-dire aux contribuables», analyse Raquel Garrido, secrétaire nationale du Parti de gauche, ancienne responsable de Force ouvrière et spécialiste de la politique internationale.

«L’erreur est de profiter de la crise grecque pour faire accepter un plan de rigueur en France – à commencer par la réforme des retraites – au lieu de faire une politique de relance qui commanderait d’injecter de l’argent frais dans l’économie plutôt que d’en couper les vannes. Ce faisant, le scénario grec se profile en France…», présage Raquel Garrido [...]

Avec un PIB en déficit de 12 % au jour où nous écrivons, la Grèce a même annoncé qu’elle était contrainte de diminuer ses dépenses militaires. Certains experts y voient déjà le signe d’une guerre prochaine, rappelant, comme Jean-Claude Trichet, président de la BCE, que «la dernière fois qu’une situation économique a été aussi mauvaise, ça s’est terminé par la Seconde Guerre mondiale». Dans son édito du 17 mai dernier dans Le Monde, Paul Seabright, de l’école d’économie de Toulouse, affirmait : «Ce n’est pas la Grèce qu’on a sauvée. Ce sont les banques.»

Marlène Schiappa
www.ecotidien.fr/2010/05/mon-pouvoir-dachat-va-t-il-etre-pris-en-sandwich-grec/

Les banques volent les citoyens, réclament ensuite leur aide, et les remboursent avec l'austérité et peut-être même la guerre !
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Sam 12 Juin - 14:25



Le FMI attaque l’Europe

Le FMI ne tarit pas de critiques envers l’Europe. Laxiste, dépensière, il est temps de la "réformer". Entendez par là baisser les prestations sociales, privatiser les services publics, démanteler le droit du travail. Les Etats-Unis qui pilotent le FMI et le milieu des affaires qui est aux commandes de l’économie pressent l’Europe de se dépouiller au plus vite de ses protections sociales. Que signifie l’arrivée du FMI sur la scène européenne ? Quel sont ses résultats passés ? Quel rôle jouent les Etats-Unis dans ce processus ? Eléments de réponse.

Le FMI qui a un bilan totalement désastreux dans les pays pauvres (voir les documentaires présentés ici) étend en ce moment sa politique à l’Europe.

Depuis la fin des accords de Bretton Woods, cette institution pilotée par les Etats-Unis (majoritaires en voix) a systématiquement prôné la privatisation et la suppression des politiques sociales (fin des remboursements des frais de santé, fin des services publics etc.). Il n’a jamais été présenté un éventail de remèdes disponibles à chaque pays selon sa situation propre, comme cela se pratiquait à la Banque Mondiale avant 1973. Ce sont toujours les mêmes recettes qui sont appliquées sans distinction et présentées comme une panacée par le FMI. C’est ce que dénonce Joseph Stiglitz, prix nobel d’économie et ancien économiste en chef à la Banque Mondiale dans La Grande Désillusion. Selon lui, si la Banque Mondiale a conservé une tendance à poser un diagnostic un peu personnalisé sur chaque pays, le FMI se montre fondamentaliste dans l’application des politiques néolibérales, ces dernières étant considérées comme le seul remède possible quel que soit le mal. Un dogme impossible à remettre en question à l’intérieur de l’institution, personne n’accepte d’entrer dans une telle réflexion. A cet égard, il faut bien constater que le néolibéralisme est une idéologie. Certains l’ont nommé TINA, There Is No Alternative, en référence à la maxime de Margaret Tatcher, toujours répétée depuis.

De fait, les populations sont toujours ressorties appauvries de ces cures d’austérité, et cela a parfois été jusqu’à les priver de ressources vitales. Ainsi au Ghana au début des années 2000, la privatisation de la compagnie nationale de distribution de l’eau, suite à un ajustement structurel, a contraint de nombreux villageois à devoir choisir entre boire de l’eau potable et manger. L’entreprise nouvellement en charge de la distribution avait doublé les prix, voire triplé ou quadruplé selon les villes.
A la même époque, la privatisation de l’eau en Bolivie créait des manifestations monstres, forçant le gouvernement à reculer.
Aujourd’hui c’est au Honduras que l’on poursuit le genre de programme, après que les Etats-Unis et l’élite locale ont renversé illégalement le président Zelaya, trop à gauche selon eux.
Ces quelques exemples se retrouvent dans de nombreux autres pays, et pour toutes sortes de denrées et de secteurs d’activité. Il faut étudier les conséquences de ces politiques sur les populations, si l’on veut évaluer correctement l’action du FMI. Systématiquement, l’élite locale s’est enrichie tandis que le peuple s’est appauvri. Cette politique est criminelle lorsqu’elle prive des citoyens de soins, d’eau potable, de nourriture, ou d’éducation.

Le FMI ou la Banque Mondiale ne posent jamais comme condition à leurs prêts : améliorer la redistribution des richesses pour soulager la pauvreté. Il s’agit toujours d’incriminer l’Etat pour taxer la population au profit d’entreprises derrière lesquelles se trouvent de riches notables locaux ou occidentaux. Le transfert de richesse s’opère des pauvres vers les riches.

La vente des actifs d’un pays (souvent à prix bradé, voir par exemple le cas de l’Argentine sous Carlos Menem) et les coupes budgétaires améliorent temporairement l’état des finances publiques. Au lieu d’encourager le pays à se libérer d’une dette souvent asphyxiante (de 20 à 35% du budget de l’Etat pour dette remboursée plusieurs fois par le jeu des intérêts), les institutions de Bretton Woods conviennent immédiatement d’un nouveau prêt (voir par exemple le cas de l’Ouganda traité ici)...

Et l’argent prêté par le FMI doit être utilisé suivant les conditions fixées par l’organisme international "américain" : constructions de centrales électriques, de routes, de barrages, etc. Tout l’argent retourne ainsi aux pays prêteurs du Nord, dans la poche des entreprises qui réalisent ces constructions. Ces projets gonflent les chiffres de l’investissement, du PIB, de la croissance, et profitent à l’élite riche. On parle de succès, les journaux de droite utilisent ces résultats comme argument en faveur de la politique néolibérale du FMI. Mais la population majoritairement pauvre s’est appauvrie comme le montrent tous les indicateurs de pauvreté et de mesure de l’inégalité, qui explosent depuis trente ans. Mieux, le pays concerné se retrouve à nouveau lié par une dette qu’il faudra rembourser et dont il faudra payer les intérêts : les pays donateurs gagnent une seconde fois, et le pays pauvre perd toute indépendance. C’est ce système que l’on nomme parfois "néocolonialisme".

Comme exemple de cette politique néocoloniale on peut citer par exemple le cas d’Haïti. La dictature des Duvalier coopérait avec les programmes américains, faute de quoi elle aurait été renversée comme l’a été Aristide ou comme ailleurs Allende, Roldos, Torrijos... Ainsi dès 1984, le FMI a obligé Port-au-Prince à supprimer toutes ses barrières douanières et à démanteler les rares et derniers services publics de l’île. Les produits agricoles américains, dont le riz, ont envahi le pays et ont jeté une grande partie de la paysannerie dans la pauvreté. Ceux-ci sont venus se réfugier dans les villes, où les entreprises américaines ont installé des ateliers textiles à bas coût, les "Sweap Shops". Les haïtiens y travaillent douze heures par jour pour un salaire dérisoire, même au regard du coût de la vie local (28 cents de l’heure chez Disney par exemple). A cet effet, Clinton a créé au début des années 90 une zone franche permettant aux entreprises américaines de rapatrier leur production sans payer de frais de douane. Techniquement c’est comme si cette zone franche faisait partie du territoire américain, droit du travail et salaires mis à part. Haïti qui produisant 90% de sa nourriture il y a trente ans en importe aujourd’hui 55%. En outre l’argent du FMI, utilisé en fonction des intérêts américains aux conditions dictées par le FMI, devra être remboursé par une population exsangue.

Selon John Perkins, qui a exercé pendant 15 ans le métier de "tueur économique" pour le compte du gouvernement américain et de multinationales, le FMI propose volontairement des prêts impossibles à rembourser de manière à tenir les pays sous le contrôle des Etats-Unis. C’est une stratégie adoptée et perfectionnée depuis plus de 50 ans pour dominer le monde par l’arme économique. Toujours selon lui, les Etats-Unis travaillent ainsi consciemment à élargir et maintenir un Empire, à l’image des autres empires déclarés de l’Histoire, comme jadis la France, l’Angleterre, Rome ou la Grèce... Mais ce dernier instille cette nouveauté qu’il parvient à ses fins en ne se saisissant de l’arme militaire qu’en dernier recours, la guerre économique et la corruption des élites nationales apportant d’assez bons résultats.

Selon Noam Chomsky, cette stratégie est née en réponse à la démocratie et aux mouvements sociaux d’après-guerre, qui sont parvenus à faire pression sur les politiques gouvernementales. La populations des Etats-Unis n’accepterait pas la manière dont se comporte son gouvernement si la question lui était posée ouvertement. Cela a forcé l’élite à opérer de façon détournée, soit par l’entremise d’entreprises privées (voir John Perkins), soit par des opérations militaires clandestines comme l’assassinat de syndicalistes en Amérique du Sud, ou le financement de groupes armés (Exemple des "Contras" au Nicaragua).

Dès les années 20, Edward Bernays théorisa dans son ouvrage Propaganda les techniques de manipulation de l’opinion. Les "relations publiques", la "communication" et la presse ont servi de relais à une désinformation de masse. Ces nouveaux attributs du pouvoir se sont développées et affinés durant tout le XXème siècle, permettant à l’élite politico-économique de perpétuer sa domination sur le monde occidental et sur le monde entier ; la chute de l’Empire stalinien ayant ouvert l’ère unipolaire que nous connaissont aujourd’hui et au sein de laquelle aucune force n’est encore en mesure de faire contre-poids. Ce que l’on nomme généralement "mondialisation", à ce titre, n’est pas autre chose que l’expansion de l’Empire américain, le FMI étant une arme parmi d’autres.

A l’heure où le FMI et les Etats-Unis s’intéressent de près aux affaires internes de l’Europe, il est essentiel de savoir à qui l’on a affaire. Hier, le Figaro nous rappelait dans ses pages saumon (p18 et 19) que les ministres des finances des pays européens ont accepté l’obligation de soumettre leur budgets nationaux à un examen préalable devant les instances européennes. L’examen devrait avoir lieu au printemps, ce qui laisserait le temps de faire d’éventuelles corrections. C’est une nouvelle délégation de pouvoir vers les institutions non démocratiques de l’Union. Le FMI, lui, trouve ces mesures trop timorées et il presse l’Europe de créer une autorité commune qui soit chargée de déterminer le niveau de déficit budgétaire admissible pays par pays. Il réclame également que chaque pays membre adopte des règles internes contraignantes qui forcent à limiter le déficit. Ainsi, la stimulation keynésienne de l’économie par l’investissement public est en train de devenir de facto une politique interdite en Europe. La formule "There Is No Alternative" semble avoir de beaux jours devant elle. Si les peuples ne se défendent pas de façon concertée, il est probable que l’irruption du FMI sur la scène européenne ne signe le début d’un processus de tiers-mondisation du continent.

Le Figaro nous apprenait encore hier que la Maison blanche fait pression pour que l’Espagne adopte son plan de rigueur. Les Etats-Unis, affublés d’un déficit abyssal, à la tête d’une économie à bout de souffle ont urgemment besoin d’énergie pour perpétuer leur non négociable "way of life", que seul le dollar-référence protège de l’effondrement. L’Europe sera-t-elle l’ultime richesse à venir alimenter la machine américaine ?

Raphaël Massi
www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-fmi-attaque-l-europe-76160
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Dim 13 Juin - 2:12


manifestación
Los sindicatos nacionalistas convocan una huelga general en Euskadi para el 29 de junio

ELA, LAB, ESK, STEE, Hiru y Ehne quieren manifestar así su rechazo a la reforma laboral que plantea el Gobierno de Zapatero.
www.elcorreo.com/vizcaya/20100612/economia/sindicatos-nacionalistas-convocan-huelga-201006121822.html


Corteo dei dipendenti pubblici, pensionati, studenti e precari contro la manovra economica del governo
http://roma.corriere.it/roma/notizie/cronaca/10_giugno_12/manifestazione-nazionale-cgil--1703186753480.shtml


Zehntausende protestieren gegen das Sparpaket
In Berlin und Stuttgart sind rund 30.000 Demonstranten gegen das geplante Sparpaket der Bundesregierung auf die Straße gegangen.
www.stern.de/politik/deutschland/berlin-und-stuttgart-zehntausende-protestieren-gegen-das-sparpaket-1573552.html

Manifestations en Espagne, en Italie et en Allemagne contre la rigueur
Plusieurs dizaines de milliers de syndicalistes ont convergé hier vers le centre de Rome à l'appel de la CGIL, la principale confédération ouvrière d'Italie (5,5 millions d'adhérents).
Aux cris de «pas seulement sur nos épaules», ils ont dénoncé les sacrifices imposés par le gouvernement de Silvio Berlusconi pour ramener le déficit public de 5,3 % à 3,9 % l'an prochain et 2,7 % du PIB en 2012. (...)
http://fr.news.yahoo.com/80/20100612/tbs-manifestations-en-italie-et-en-allem-3213331.html
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mer 16 Juin - 0:16



Grèce : après les mesures d’austérité, la privatisation des services publics

Alors que l’agence de notation Moody’s a fortement dégradé lundi 14 juin la note de la dette souveraine de la Grèce en l’abaissant de quatre rangs, une délégation du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Union européenne s’est rendue à Athènes pour étudier les efforts déployés par les autorités afin de sortir le pays de la crise financière.

Après avoir promulgué une série de mesures d’austérité douloureuses, en procédant à des coupes dans les retraites et les salaires et augmentant les taxes indirectes, le Premier ministre socialiste Papandréou s’apprête a privatiser des pans entiers des services publics grecs.

Les privatisations annoncées concernent, jusqu’à aujourd’hui :

1. L ‘entreprise publique ferroviaire OSE.

2. Les compagnies d’eau d’ Athenes et de Thessalonique (EYDAP et EYATH).

3. L’entreprise d’électricité PPC (DEI), le secteur du gaz naturel (DEPA) et du raffinage (ELPE).

4. Probablement les parts restantes dans le capital de l’ex-entreprise publique de télécommunication OTE.

5. Les ports, aéroports et autres infrastructures publiques.

Dans le but de promouvoir la concurrence dans le secteur de l’énergie, des augmentations de 30% sont déjà annoncées sur les tarifs des petits consommateurs (ménages) afin de supprimer les «distorsions» du marché (...)

Dans le secteur de l’eau, il est envisagé de procéder par délégation de service public («concession» ) impliquant aussi très probablement des multinationales de l’eau (Suez est déjà présente dans le capital de EYATH).

Dans le secteur ferroviaire, des suppressions massives d’itinéraires sont prévues en parallèle avec le développement de la concurrence sur les segments rentables.

Les partenariats publics-privés sont aussi privilégiés par le Mémorandum du FMI. Dans tous les secteurs, la dissociation réseau-services est en voie ou déjà réalisée.

Ces mesures viennent achever les programmes de privatisation et libéralisation engagés depuis la fin des années 1990. Il est important de souligner le fait que malgré l’ampleur des changements déjà réalisés, aucune véritable mesure de compensation (obligation de service public, service universel, etc) n’a été encore prise ni même envisagée…

Par conséquent, la commercialisation des services publics est créatrice de déséquilibres sociaux, économiques et territoriaux grandissants en ce qui concerne les conditions d’accès et d’usage des ces services fondamentaux.

Ces politiques viennent s’ajouter aux mesures de réduction drastique des salaires et des retraites, à la réforme radicale du système de protection sociale, à la baisse des dépenses publiques, à l’augmentation des taxes indirectes, à la flexibilisation du marché du travail (hausse des licenciements, baisse des indemnisations) qui plongent l’économie dans la récession et le chômage (prévisions de + 15%) qui réduisent le pouvoir d’achat des salariés (malgré le recul de l’activité l’inflation est rampante en raison de la concurrence oligopolistique) et qui annoncent la paupérisation d’une partie de la société grecque (les prestations sociales étant particulièrement insuffisantes en Grèce).

Yannis Eustathopoulos
Économiste-Chercheur
Athènes / Grèce
www.mecanopolis.org/?p=18060

Gov't on Moody's report on Greek economy
www.ana-mpa.gr/anaweb/user/showplain?maindoc=8824856&maindocimg=6518721&service=6

Και υποβάθμιση 6 τραπεζών από Moody's
www.ethnos.gr/article.asp?catid=11379&subid=2&pubid=15740948

Télévision et radio grecques
www.info-grece.com/modules.php?name=tv

Manifestation nationale le 16 juin à l'appel de la GSEE-ADEDY

Les deux grandes centrales syndicales, la Confédération générale des Travailleurs de Grèce (GSEE) et l'Union des fonctionnaires (ADEDY, appellent à un grand rasemblement le mercredi 16 juin à 19h.
http://web.ana-mpa.gr/anafrench/articleview1.php?id=10661
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Jeu 17 Juin - 10:05

Euro-manifestation le 29 septembre prochain à Bruxelles


kouk - flickr CC

A défaut d'Europe sociale, une Europe de la rue

Les plans de rigueurs se multiplient à travers l'Europe. Rares, très rares sont ceux qui recueillent l'assentiment de la population. Un peu partout dans l'UE les grèves, manifestations, journées d'action se multiplient et mobilisent. Les syndicats européens ont même décidé d’organiser une Euro-manifestation le 29 septembre prochain à Bruxelles. Mots d’ordre : «Oui à plus de croissance. Non aux mesures d’austérité». Voici un aperçu de l'ampleur de la contestation.

Espagne : 75% des fonctionnaires en grève le 8 juin
Les syndicats espagnols avaient lancé un appel à la mobilisation contre l'austérité le 8 juin dernier. Cette journée d'action qui concernait la fonction publique a été massivement suivie. Une soixantaine de manifestations étaient organisées à travers le pays. Les fonctionnaires, qui représentent plus de 20% de la population active du pays, sont directement touchés par le plan d'austérité. Le gouvernement espère en effet économiser près de 15 milliards d'euros en réduisant leur salaire de 5%. Mais loin de se focaliser sur cette mesure, les syndicats dénoncent l'absence totale de concertation, et surtout la nature des mesures destinées à réduire le déficit public. Ils interpellent le gouvernement en suggérant d'autres pistes : en ces temps de rigueur, est-il toujours normal que le gouvernement accorde 900 millions d'euros de subventions fiscales à l'Eglise catholique?

Satisfaits par l'ampleur de la mobilisation qui aurait réuni près de 75% des fonctionnaires, les syndicats comptent récidiver en lançant un appel général à manifester contre la politique de gestion de crise de Zapatero. Le chef de l'Etat serait sur le point d'annoncer une réforme du marché du travail, avec pour première ambition de faciliter le recours au licenciement économique. Cela devrait convaincre les partis d'opposition de se joindre aux syndicats pour la prochaine journée d'action.

Le gouvernement quant à lui tente de minimiser la contestation. C'est néanmoins le premier vrai conflit social que subit Zapatero depuis son élection. Le divorce des syndicats avec le gouvernement a bien eu lieu.

Allemagne : 20000 manifestants à Berlin le 12 juin
Angela Merkel a présenté son plan de rigueur la semaine dernière. Au total, 80 milliards d’euros devraient être dégagés, en grande partie grâce à la réduction des dépenses publiques. Des dizaines de milliers d’emplois pourraient être supprimés dans la fonction publique, et les aides sociales devraient être plus restreintes. Pour résumer, les principales mesures sont : baisse des allocations chômage, baisse de l’aide au logement, taxe bancaire, taxe sur les transactions financières, taxe sur l’énergie nucléaire. En réponse, des manifestations contre la rigueur étaient organisées en Allemagne le 12 juin. Entre 15.000 et 20.000 personnes ont défilé à Berlin, selon les organisateurs. Et entre 10.000, selon la police, et 20.000, selon les organisateurs, à Stuttgart.

Bulgarie : sous la pression populaire, le gouvernement renonce à la franchise médicale
Le gouvernement minoritaire de centre-droit a adopté un projet de loi d’actualisation du budget 2010, selon lequel les dépenses des organes de l’État, des ministères et d’autres institutions publiques doivent être réduites de 20 %. Le gouvernement de Boïko Borissov a toutefois renoncé à une hausse de la TVA, qui s’élève actuellement à 20 %, devant les violentes critiques des entrepreneurs, syndicats et économistes. Le déficit budgétaire a atteint 1,67 milliard de leva (850 millions d’euros) à l’issue du premier trimestre 2010, soit près de 2,4 % du PIB prévu pour l’année. En 2009, le déficit budgétaire avait atteint 3,9 % du PIB. Grâce aux mobilisations syndicales (grèves et manifestations), le gouvernement a abandonné son projet d’instaurer une franchise médicale substantielle.

Roumanie : les fonctionnaires en grève illimitée depuis deux semaines
Une grève générale massive des fonctionnaires a débuté lundi 31 mai en Roumanie, pour dire non au plan d’austérité du gouvernement. Il prévoit une baisse de 25 % des salaires dans le secteur public et de 15 % pour les retraites et les allocations. Des dizaines de milliers de salariés de la fonction publique devraient aussi perdre leur emploi d’ici la fin de l’année. Ce plan de rigueur a été imposé par le FMI qui, pour verser le reste de l’aide qu’il avait promise, a exigé que le gouvernement roumain prenne des mesures draconiennes pour réduire son déficit.

Les syndicats d’enseignants et d’employés des administrations centrales et locales ont appelé à une grève illimitée. Plus de 70 % des enseignants étaient en grève le 31 mai, ainsi que des dizaines de milliers d’employés des administrations et des services fiscaux. La grève a aussi été très suivie dans le secteur de la santé et chez les gardiens de prison. La police et la douane ont rejoint le mouvement. La colère est grande au sein de la population roumaine, qui soutient les grévistes, et le mouvement pourrait bien s’étendre au secteur privé. Des manifestations étaient prévues toute la semaine aux quatre coins du pays.

 En tout, ce sont pas moins de 50 000 personnes qui ont manifesté dans les rues des différentes villes roumaines.

Grèce : la population reprend son souffle
Premier à avoir mis en place un plan de rigueur pour faire face à un déficit de 14 % et 300 milliards d’euros de dettes, le gouvernement grec a pris des mesures drastiques : suppression des treizième et quatorzième mois, hausse de la TVA (23%), hausse de l'âge moyen de la retraite (de 61,4 ans à 63,5 ans), gel du salaire des fonctionnaires etc.

Depuis le début de l'année, la Grèce a été paralysée par quatre grèves générales. Ainsi, le 12 mai, plus de 100 000 personnes s'étaient rassemblées dans les rues d'Athènes et trois millions de Grecs avaient participé à la grève générale. Mais depuis quelques semaines, la population, étranglée par les mesures d'austérité, semblait se démobiliser. L'appel à la grève et à manifester à Athènes aujourd'hui 16 juin, lancé par les deux grandes centrales syndicales du public et du privé, pour protester contre le projet de réforme de la sécurité sociale risque cependant de donner un second souffle au mouvement.

Portugal : 300 000 manifestants à Lisbonne le 29 mai
Face au montant considérable de sa dette publique (140 milliards), le gouvernement Portugais a décidé, comme beaucoup d'autres, de limiter ses dépenses publiques. En plus de réduire de 40% le budget de la défense, il annoncé le gel du salaire des fonctionnaires, la hausse de la TVA de 1% ainsi que l'augmentation des impôts. Pas moins de 18 entreprises publiques vont être privatisées, dont CTT, la poste portugaise et la TAP, compagnie aérienne nationale. Ces privatisations devraient rapporter au pays environ 6 milliards d'euros.
Près de 300 000 personnes se sont rassemblées à Lisbonne le 29 mai dernier pour manifester contre le plan de rigueur du gouvernement socialiste. Cette mobilisation sans précédent pousse les syndicats à renouveler l'opération dans tout le pays dans les prochains jours.

Italie : contestation limitée… pour le moment
En plus de geler les salaires des fonctionnaires, le gouvernement italien a choisi de repousser l'âge de départ à la retraite pour la majorité des salariés.
Les autres mesures du plan de redressement des finances italiennes sont plutôt bien accueillies par les syndicats et par l'opinion, car le gouvernement semble avoir choisi de balayer devant sa porte. En effet, il a annoncé vouloir réduire le salaire des ministres et parlementaires de 10%, tout en surveillant de près le train de vie des ministères. Les subventions accordées aux partis politiques seront diminuées, et le gouvernement tentera de lutter contre l'évasion fiscale.
Même si la contestation reste limitée en Italie pour le moment, de prochaines mobilisations syndicales ne sont pas à exclure, car l'Etat a aussi annoncé la baisse des subventions aux collectivités locales à hauteur de 9 milliards d'euros.

Lettonie : des manifs violemment réprimées
En Lettonie, de nombreuses manifestations ont eu lieu depuis le mois d'avril. Violemment réprimés par les forces de l'ordre, ces évènements ont fait de nombreux blessés. La contestation est forte dans un pays où l'Etat impose une réduction de 20% du salaire des fonctionnaires, tout en diminuant les dépenses publiques de 40%. Les conséquences pourraient être désastreuses : les syndicats craignent la fermeture massive d'institutions publiques comme les hôpitaux ou les écoles.

Des plans de rigueur mais pas de mouvements sociaux

Royaume-Uni : Le gouvernement a présenté fin mai un plan de plus de 7 milliards d’euros pour réduire son déficit, qui était de 11,1 % l’année dernière. Les budgets de tous les ministères devraient être amputés. Seuls la santé, la défense et l’aide au développement devraient y échapper. David Cameron veut aussi geler les recrutements de fonctionnaires et supprimer les organismes parapublics auxquels ont recours certains ministères.

Danemark : le plan de rigueur danois fait part d'une baisse du salaire des ministres de 5%, d'une durée d’indemnisation du chômage divisée par deux (elle passe de 4 à 2 ans), la mise en place d’un plafond pour les allocations familiales, la suppression d’allègements fiscaux et le gel de l’aide au développement. Sans grande conviction pour l'heure LO a appelé a manifester devant le Parlement, à une date encore à déterminer (avant l’été).

Irlande : le déficit explose depuis plusieurs années. En 2009, il atteignait 14,3 % du PIB — plus que celui de la Grèce ! Dès 2010, le pays veut ramener ce chiffre à 11,5 %, en passant notamment par la baisse des allocations sociales et une réduction de 5 à 15 % des salaires des fonctionnaires.

Lituanie : le plan comporte une réduction du budget de la culture de 15% ainsi qu'une baisse de 12% du salaire des fonctionnaires mais pas de mouvements sociaux en vue.

Pays-Bas : le plan néerlandais prévoit comme principale mesure un recul de l'âge de la retraite à 67 ans.

Hongrie : Le 13ème mois sera supprimé.

Et la France dans tout ça ?
Même si Nicolas Sarkozy a du mal à parler de rigueur ou d'austérité, les mesures le font à sa place. François Fillon a l'ambition de réduire ses dépenses publiques de 45 milliards d'euros d'ici 2013. Il a donc annoncé le gel des dépenses publiques pour 3 ans. Cela implique qu'un fonctionnaire sur deux ne sera pas remplacé après son départ à la retraite. L'Etat espère ainsi supprimer 34 000 postes par an. Mais la baisse des pensions et de certaines aides inquiète davantage les syndicats, qui appellent à la mobilisation. Malgré cela, les mouvements sociaux sont relativement peu suivis dans notre pays, comme en témoigne le raté du 27 mai dernier. Néanmoins, une prochaine journée d'action sociale aura lieu le 24 juin.

Arnaud Boisteau et Samantha Barreto
www.marianne2.fr/A-defaut-d-Europe-sociale,-une-Europe-de-la-rue_a194095.html
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Jeu 17 Juin - 10:19



Marée noire, crise économique : l'inconscience atteint ses limites (?)

BP, et l'industrie pétrolière dans son ensemble, négligent les règles de sécurité. Résultat : une marée noire sans précédent qui pourrait bien ne pas rester isolée, vu l'état des diverses installations, l'absence de contrôle et la cupidité de certains responsables. Mais, au fait, ça ne vous rappelle rien ? La crise...

BP n'a pas fauté, elle a joué à la roulette russe... en pointant son flingue sur nos tempes. La firme était au courant que ses installations de forage étaient foireuses et qu'elles risquaient l'explosion à tout moment. Depuis des années. Mais elle n'a rien fait. Elle n'a rien contrôlé, elle n'a rien surveillé, elle n'a rien réparé. Les contrôles de l'administration ? D'une indépendance sans égale : certains rapports étaient rédigés par les compagnies elles-mêmes, sans parler des menus avantages en nature concédés aux "enquêteurs". Point de corruption (oula non, comme vous y allez !) juste quelques menus cadeaux d'affaires. Dont voici le résultat.

Garcimore au secours de BP

C'est terrifiant. D'une part, la fuite de Louisiane est une des plus grandes catastrophes environnementales et économiques de tous les temps (11 morts, 2 à 5 000 mètres cube de brut s'échappent quotidiennement depuis 45 jours). D'autre part, les révélations quasi-quotidiennes de la presse US montrent qu'il ne s'agit en rien d'un mauvais coup du sort. Au contraire, BP et la plupart des compagnies pétrolières négligent tellement leurs installations que ce genre de drame n'a finalement rien d'étonnant. (...)

Crise environnementale contre crise économique

Les conséquences de ce drame se feront ressentir pendant des années, voire des dizaines d'années. Mais, au fait, ça ne vous rappelle rien ? La crise... Des spéculateurs en costume cravate, tout aussi délicieux, qui étaient tout aussi au courant des risques quasiment inéluctables qu'ils faisaient courir à l'économie mondiale, et qui continuaient de continuer, en se disant que ça finirait bien par passer. Et pouf ! Le forage économico-immobilier a cracké. Deux ans après, les banques vont bien, renflouées par les multiples opérations "Top Kill" de colmatage des fuites de liquidités. Enfin... il faut le dire vite car en réalité, rien n'a changé. Les banques refourguent à nouveau leurs contrats de type "subprime", autant sinon plus qu'avant crise. La spéculation a repris de plus belle, en bien pire (voir ici, ici et ), et les promesses de moralisation du capitalisme sautent les unes après les autres, comme de vulgaires couvercles de boue injectés au centre d'un cratère de forage pétrolier... Et, cette fois, ce ne sont pas les oiseaux qui restent englués, couverts d'une épaisse couche de bitume, ce sont les populaces de tous horizons.

Ironie du sort, ce drame intervient au moment où, suite à l'éruption du volcan islandais et aux perturbations du trafic aérien européen en découlant, de plus en plus de courageuses voix s'élevaient pour réclamer l'abrogation pure et simple du principe de précaution**. Curieux, on ne les entend plus guère, ces rebelles peu précautionneux... peut-être se sont-ils organisé une petite partie de pêche en Louisiane ?

Le jour où l'on aura compris que "la santé dépend plus des précautions que des médecins" (Jacques-Bénigne Bossuet), alors les choses changeront vraiment. (...)

Napakatbra
4 juin 2010
www.lesmotsontunsens.com/maree-noire-crise-economique-l-inconscience-atteint-ses-limites-7466


**cf Elie Arié dans marianne2.fr

www.lesmotsontunsens.com/subprimes-fannie-mae-freddie-mac-connaissaient-les-risques-2766
www.lesmotsontunsens.com/crise-une-enorme-catastrophe-se-prepare-selon-simon-johnson-ex-fmi-6722
www.lesmotsontunsens.com/dark-pools-bourses-occultes-opaques-dans-le-vent-5973
www.lesmotsontunsens.com/subprimes-les-lifeprimes-5436
www.lesmotsontunsens.com/le-high-frequency-trading-fait-trembler-la-planete-finance-6997
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mar 22 Juin - 0:55



Le double langage de Strauss-Kahn

Les propos de DSK sur France 2 ont fait scandale en Roumanie. Mais les solutions roumaines sont pires encore que celle du FMI. Dans un cas comme dans l’autre, c’est la population qui trinque. [...]

La prestation fut brillante, le discours presque convaincant. Puis au détour d’une comparaison mensongère, l’escroquerie politicienne prend le dessus. Comparer le bon élève grec du FMI qui réduit certes de 5% les salaires de la fonction publique, mais augmente aussi certaines taxes, à la Roumanie, tête brûlée, qui tient à ne frapper que les salaires des employés de l’Etat et les retraites sans toucher à l’impôt, permettait à DSK de se donner le beau rôle : entre gens civilisés on peut toujours s’entendre, quant aux autres qu’ils se débrouillent, on n’y peut rien !



Sauf que le lendemain, à Bucarest, le délégué du FMI chargé du dossier roumain devait démentir son patron. Les propositions du FMI rejetées par le gouvernement roumain n’étaient pas si simples : il proposait, lui aussi, une très forte réduction des salaires (de 15 à 20%), additionnée de licenciements massifs et d’une augmentation des impôts sur les grosses fortunes. [...]

Vu de Bucarest, l’incident révèle une fois de plus que la mauvaise réputation du FMI n’est que trop méritée. Alors que la structure internationale de cette institution lui donne la hauteur suffisante pour jauger la bonne ou mauvaise gestion d’une économie, il se contente de laisser faire les agences de notations, donnant champ libre aux spéculateurs pour intervenir ensuite par une sorte de sauve-qui-peut financier alourdissant encore la détresse de la victime. C’est l’exemple grec.

En Roumanie, son rôle est encore plus cynique dans la mesure où il a connaissance d’une donnée de fait qui, économiquement, est une variable incontrôlable : le mépris de la classe politique envers la gestion économique, son seul intérêt réel portant sur un enrichissement personnel immédiat. C’est ainsi que, menacé d’être en cessation de paiement à l’automne, le gouvernement, plutôt que toucher au standing de l’Etat, va baisser les salaires de 25 % et les retraites de 15% en fixant des minima à 600 lei pour les salaires et à 350 pour les retraites. Soit, au cours du 27 mai, les sommes respectives de 204 et 119 francs suisses ! Mais personne ne se demande comment les gens vont se débrouiller.

Ces mesures vont entrer en vigueur dans un pays où les circuits traditionnels du petit commerce viennent d’être brisés au profit des grands monopoles internationaux de distribution : Carrefour, Auchan, Metro, Real, etc. Dans un pays où la grande majorité des salaires de la fonction publique n’atteint pas les 1000 lei (340 francs suisses). Pris à contre-pied, les syndicats appellent à la grève générale pour le 31 mai, sans grand espoir d’être entendus.

Le cynisme des nantis est tel qu’un pétrolier richissime (il pèse 2 à 3 milliards d’euros) s’est même permis d’ironiser en avançant sa propre solution pour sortir le pays de la crise : le gouvernement, dit-il, devrait décréter une amnistie fiscale pour rapatrier les 18 milliards d’euros que de fort mauvais contribuables roumains ont planqué dans les banques suisses. Voilà qui est plus direct que la potion du bon docteur Strauss-Kahn. Ce dernier ne ferait-il pas mieux d’empoigner ce dossier-là ?

Gérard Delaloye
27 mai 2010
www.largeur.com/?p=3152


VIDEO : La gouvernance mondiale capitaliste (FMI, banques...) face à l'apathie individualiste des peuples
www.dailymotion.com/video/xdqe08_le-silence-des-pantoufles_news
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Ven 25 Juin - 0:39



Le FMI prend les commandes de l’Europe

Grèce, Portugal, Espagne, Roumanie, Italie. Et demain : Angleterre, France… Le Fonds monétaire international dicte sa loi contre les travailleurs et les masses laborieuses.

Une chose est claire : c’est à une véritable mise sous tutelle de la Grèce par le FMI qu’on assiste aujourd’hui. Et c’est toute l’Europe qui est promise au même sort.

Se déclarant «inquiet de la situation en Europe», le président américain, Barack Obama, a contacté la semaine dernière ses homologues français et allemand. Le directeur du FMI, le «socialiste» Strauss- Kahn, s’est aussitôt félicité du «plan grec». Observant que «le Portugal (...) est déjà en train de prendre des mesures», il a déclaré que ces plans «feront l’objet d’un suivi tous les trois mois, et si les mesures prévues n’ont pas été prises, la communauté internationale en tirera les conséquences».

Les «marchés», la «communauté internationale», dont le «socialiste» Strauss- Kahn se fait le porte-parole, ce sont les banques, les grands groupes industriels et financiers. (...)

Jean-Pierre Raffi
21 mai 2010
www.parti-ouvrier-independant.com/spip/spip.php?article870




Renforcement du FMI et de la Banque mondiale :
lourde menace pour les peuples du Sud et du Nord


à partir de la fin 2008, l’aggravation de la crise mondiale a radicalement modifié la situation. La liste des pays durement frappés par la crise s’est allongée et le G20 a remis FMI et Banque mondiale au cœur du jeu mondial. C’est ainsi que sous la pression du FMI, la Roumanie a dû appliquer des politiques anti-sociales comme la réduction brutale de 15 % des revenus des fonctionnaires, en contrepartie de liquidités pour surmonter la crise à court terme. Depuis 2008, une quinzaine de pays ont connu le même sort.

La Banque mondiale a, quant à elle, tiré profit de la crise écologique en créant plusieurs fonds d’investissement climatiques tout en continuant à financer des projets de déforestation et d’industries extractives. (...)

www.legrandsoir.info/Renforcement-du-FMI-et-de-la-Banque-mondiale-lourde-menace-pour.html
www.legrandsoir.info/Le-double-langage-d-un-FMI-delegitime.html




Conférence ouvrière européenne d’urgence (Berlin, 19-20 juin 2010)

Déclaration finale :
Nous délégués, venus de seize pays (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Grande-Bretagne, Grèce, Hongrie, Italie, Portugal, Roumanie, Serbie, Suède, Suisse, Tchéquie, Turquie), confrontés simultanément à la plus violente offensive contre toutes les conquêtes et tous les droits de la classe ouvrière qui ait eu lieu depuis la guerre, nous décidons de nous constituer en «Comité pour une Entente européenne des travailleurs».
(...)
www.parti-ouvrier-independant.com/spip/spip.php?article903
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MessageSujet: Scandaleux !   Sam 26 Juin - 12:13



La Grèce en passe de vendre ses îles ?

Pour renflouer les caisses de l'Etat grec, quelques îles parmi ses 6000 actuelles pourraient bien être vendues, nous rapporte le Guardian.

C'est un député allemand qui avait proposé cette idée en mars, en déclarant dans un entretien accordé au tabloïd Bild : "La Grèce possède des bâtiments, des entreprises et des îles inhabitées qui pourraient tous être utilisés pour résorber la dette".

L'île de Mykonos, "l'une des destinations les plus touristiques du pays" pourrait faire partie du lot. La Grèce recherchant de sérieux investisseurs pour cette île afin de développer un tourisme de "luxe".

Toujours d'après le Guardian repris par Lefigaro.fr, l'île de Rhodes, dans la mer Egée, attire les convoitises de milliardaires russes et chinois.
http://fr.news.yahoo.com/63/20100626/tod-pour-renflouer-ses-caisses-la-grce-e-366b5ef.html



Berlin : «Vendons la Grèce à la Turquie !»

Le 25 février 2010, dans l'émission d'Harald Schmidt, la jeune Katrin Bauerfeind a revisité l'histoire grecque avec de gros sabots, concluant son sketch par cette boutade navrante : «Et si les Grecs ne s'en sortent pas, alors une suggestion constructive à l'UE : vendons la Grèce à la Turquie !»

Ce programme a été diffusé trois jours après la une malheureuse du magazine «Focus», où la Vénus de Milo, parée d'un drapeau grec, a retrouvé un bras et adresse un doigt d'honneur aux contribuables allemands, en regard d'un titre pour le moins explicite, « Des tricheurs dans la famille de l'euro ».
www.lesechos.fr/info/enquete/020431066284-berlin-athenes-pourquoi-tant-de-haine-.htm


Quand les fonds du port de l'île de Rhodes révèlent des trésors....
www.lepost.fr/article/2008/04/16/1182135_quand-les-fonds-du-port-de-l-ile-de-rhodes-revele-des-tresors.html

www.a525g.com/histoire/colosse-rhodes.php
www.webcroisieres.com/images-new/villes/125-rhodes-1.jpg
www.ieripetra.com/fr/ou-se-trouve-symi/
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mer 30 Juin - 14:21



Grèce : “La dernière étape de la crise”
par Jorge Altamira*

Pour l’Argentin Jorge Altamira, la crise grecque actuelle rappelle la crise argentine de 2001. Les mêmes erreurs devraient conduire aux mêmes catastrophes. L’économiste trotskiste analyse les réactions allemande et française comme le début d’un sauve-qui-peut général, et de la fin du capitalisme qu’il appelle de ses voeux. [extraits]

La chute de la Grèce établit un clivage dans la déconfiture du capitalisme mondial : la première étape s’étend depuis la crise de la banque d’investissement états-unienne, Bear and Stern, en juillet 2007, jusqu’à la chute de Lehman Brothers en septembre 2008 ; la deuxième, depuis lors jusqu’au risque d’insolvabilité imminente de la Grèce, qui se déroule ces jours-ci. Ce que les analystes anglo-saxons appellent le counterparty risk revient sur le devant de la scène, à savoir, la menace de banqueroutes financières, que l’on croyait dépassées de par les émissions massives d’argent des banques centrales – spécialement celles des États-Unis et de la Chine.

L’“ajustement” criminel

La raison principale de l’échec du plan de sauvetage, avant même qu’il ne soit mis en place, est l’épouvantable ajustement qu’il exige du peuple grec. L’immense élagage du pouvoir d’achat de la population — sous forme de réductions des salaires et des retraites, d’augmentations astronomiques des taxes sur la consommation, de formidables amputations de la dépense sociale — présage une intensification de la récession économique qui ne peut qu’aggraver l’incapacité du fisc à honorer la dette publique.

Il s’avère que l’essentiel de la dette publique grecque se trouve entre les mains de banques locales, elles-mêmes contrôlées par les institutions bancaires françaises et allemandes. Cette situation a déjà suscité une évasion massive des dépôts et une fuite de capitaux (vers le paradis fiscal de Chypre).
Le plan de sauvetage de la Grèce venait remplir la même fonction de "blindage" élaboré par Cavallo et les banques internationales — utiliser l’argent public pour pallier la fuite des capitaux qui mettrait les banques à l’abri du défaut de paiement de l’Argentine.



La débâcle de l’Europe

Cependant, de la même façon qu’il a mis en lumière l’inévitable insolvabilité grecque, le plan de sauvetage a révélé que l’épicentre de la banqueroute ne se trouve pas en Grèce mais en Allemagne et en France.
L’évidence de ce que la crise grecque menaçait la soutenabilité des banques publiques allemandes (Landesbank) a été ce qui a conduit la chancelière Angela Merkel à décider le lancement du plan de sauvetage qu’elle avait fermement rejeté auparavant.
Ce n’est pas seulement que ces banques sont fortement exposées en Grèce, l’Allemagne est en outre frappée par un taux de chômage et des réductions du temps de travail les plus élevés du monde — et sa dette publique atteint déjà le seuil maximum fixé par les critères de convergence de l’UE. L’Allemagne a besoin d’argent, en premier lieu pour elle-même.

Un autre signal d’alerte qui a motivé l’annonce du plan de sauvetage a été la décision de la Banque centrale européenne d’accepter des titres "poubelle" de la dette grecque (en possession des banques locales) comme garantie pour accorder des prêts directs. Il est certain qu’on a laissé filer la dette grecque au bénéfice des banques locales et étrangères qui sont leurs créanciers.

Le plan de sauvetage ne constitue pas non plus une opération concertée de l’Europe mais une collection de prêts de différentes nations à la Grèce … alors que l’Espagne, elle-même prise en défaut de recouvrement (de sa dette publique mais surtout de sa dette privée), figure parmi les sauveteurs de la Grèce. Il est clair que ce type d’opération n’est pas appelé à être renouvelé, si cela s’avérait nécessaire pour d’autres pays ; ce qui par conséquent a mis en évidence qu’il n’y avait qu’une balle dans le chargeur. Cela a provoqué une attaque spéculative contre les dettes publiques de plusieurs pays. L’UE a été incapable de financer le sauvetage en plaçant sa propre dette sur les marchés — tel que le font les États-Unis par exemple. C’est-à-dire qu’elle est dépourvue de mécanismes de sauvetage, une carence qui révèle l’impuissance politique de l’UE.

Les Allemands recourront aux banques publiques (à mettre à l’index) pour couvrir leur part du prêt à la Grèce, lesquelles chercheront à être financées, quoique faiblement, par la Deutsche Bank et la Commerzbank. Comme on peut le voir, arrivé à ce stade, la faillite de la Grèce a mis à jour l’ampleur de la crise capitaliste dans l’ensemble de l’Europe.

Bye bye Keynes !

Les pays qui flirtent avec le défaut de paiement auront dorénavant un coût de financement majoré qui, dans les phases ultérieures du développement capitaliste, les éloignera des États les plus solides. L’UE entre dans une phase d’atomisation.

L’autre question n’est pas moins impressionnante : un programme déflationniste s’impose, comme dans la crise des années 30

Selon certains observateurs parmi les plus éminents, nous serions en train d’assister à un plan de démantèlement partiel de l’Union Européenne sous la houlette de l’Allemagne, qui aurait rallié la France à sa cause.

Sous la pression d’une industrie allemande fortement tournée vers l’exportation, le gouvernement allemand, en différant le sauvetage des pays du sud de l’Europe, vise d’abord l’obtention d’une dévaluation de l’euro qui la placerait dans une meilleure situation concurrentielle face aux États-Unis et à la Chine. Deuxièmement, il serait en train de préparer l’exclusion organisée des nations du sud de l’Europe, ce qui pourrait concerner aussi l’Irlande et la Belgique. Ainsi, le démantèlement de l’UE, comme naguère la dissolution de l’Union soviétique, attesterait de la débâcle capitaliste.

La lutte pour le marché mondial pèse de plus en plus dans la crise, comme le montre le différend sino-américain à propos de la cotation du yuan. Malgré les mesures prises par Obama pour doubler le volume des exportations états-uniennes, celles-ci ne parviennent pas à croître et le déficit commercial des États-Unis (et par conséquent, sa dette externe) ne cesse d’augmenter. En réalité, pour de nombreux observateurs, la Grèce n’est qu’une métaphore des États-Unis, dont le déficit fiscal, l’endettement public et la dette nationale sont, en termes relatifs et absolus, les plus élevés au monde.

la nouvelle irruption de la tendance déflationniste qui se profile avec la débâcle européenne.
Un bref commentaire : la spéculation à la baisse contre la dette anglaise a déjà commencé.

Et de nouveau : si l’on rosse ton voisin, tu peux préparer tes reins…

La chute du cours de l’or a été accompagnée par celle de toutes les matières premières, ce qui suscite des interrogations au sujet de la «récupération» du sud de l’Amérique latine. De même, il s’est produit un fort retrait de capitaux, comme en témoigne l’effondrement des bourses de Buenos Aires et de Sao Paulo. Car, avant même que la Grèce n’explose, en Chine et en Asie la finance se trouvait déjà sur une pente négative, après que le gouvernement chinois a cherché à imposer des mesures contraignantes touchant les prêts bancaires et la spéculation immobilière et boursière. C’est que les prêts irrécouvrables des banques, accordés afin de contrecarrer la récession (qui s’est brutalement abattue début 2009), dépassent 25% des actifs — le plus fort pourcentage au monde. Les virages et les contrecoups de la crise capitaliste sont la preuve d’une désagrégation des relations sociales existantes. Que faire à présent ? Tel que le suggère une pancarte hissée sur l’Acropole, curieusement par un parti auquel on n’aurait pas songé, le parti communiste grec : «Peuples d’Europe, révoltez-vous !»

www.voltairenet.org/article166100.html
http://easytrading.forumactif.com/l-actualite-economique-et-financiere-f2/grece-crise-de-la-dette-souveraine-t700.htm
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Lun 5 Juil - 5:03


Fête de la présidence belge de l'Union Européenne
le 3 juillet 2010 à Bruxelles


3 juillet, soirée faite de danse, de musique, de sons et lumières et de feux d’artifices, en présence de nombreux artistes belges et internationaux, dans tout le pays et au cœur du quartier européen de Bruxelles. Gratuit. L’os à ronger pour la population. Elle pourra fêter dignement cette Europe qui ressemble de plus en plus à l’ancien bloc soviétique, cette Europe des riches qui est en train de ponctionner ceux qu’on a appelé les PIGS (Portugal, Italy, Greece, Spain) avec la complicité du FMI (le loup est dans la bergerie) et …du peuple qui accepte docilement.

Mais que les égoïstes ne se fassent pas d’illusions. Tous les pays européens vont avoir droit à leur plan d’austérité. Nous seront tous touchés : travailleurs ouvriers et employés, chômeurs, pensionnés… Enfin, presque tous, les banquiers et dirigeants des multinationales seront épargnés. Ils ont un plan de secours quand les choses vont mal : cela s’appelle le plan d’austérité. Le peuple paie pour les erreurs, magouilles, fraudes… des riches.

Participer à cette fête du 3 juillet, c’est remercier l’Europe de nous saigner, c’est remercier nos gouvernements de se soumettre aux lois de l’Europe et des multinationales, c’est cautionner les violences policières dont sont victimes nos amis grecs, c’est dire «oui, nous désirons aussi un plan d’austérité !».
http://scapco.over-blog.com/article-boycott-de-la-fete-de-la-presidence-belge-de-l-union-europeenne-3-juillet-2010-action-53269478.html


NOUS SOMMES TOUS GRECS !
Images censurées par la RTBF


A l'occasion de la présidence belge de l'Union européenne, la Belgique était en fête le 3 juillet. Des manifestants se sont invités pour brandir des pancartes "Non au FMI", "Non à l'Europe des banques"... et crier "Nous sommes tous des Grecs", quand la police les a arrêtés.
www.youtube.com/watch?v=e8DcWyY07q8
http://scapco.over-blog.com
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mar 6 Juil - 4:50


Politiques d’austérité en Europe
Les peuples d'Europe ne doivent pas payer la crise du système financier

Construisons une chaîne de solidarité
d'élus progressistes européens !


La tragédie qui s'abat sur le peuple grec nous interpelle en tant que progressistes, en tant qu'Européens, en tant qu'élus. L'hyper austérité imposée à Athènes est d'une sévérité sans précédent en temps de paix dans cette région du monde.

L'arrogance des dirigeants européens, leur absence d'esprit de solidarité à l'égard d'un Etat membre - qui plus est de la zone euro ! - tout comme l'appel à la rescousse du Fonds monétaire international disqualifient gravement le modèle européen qu'ils incarnent ainsi que les traités qu'ils défendent. Les seules "leçons" en passe d'être tirées de ce fiasco visent à renforcer encore les outils de coercition pour rationner les dépenses publiques, en particulier sociales.

Les collectivités territoriales risquent de subir une véritable asphyxie financière dont les citoyens que nous représentons seraient les premières victimes. Il est crucial de mettre en échec cette dangereuse offensive.

Aussi décidons-nous, par-delà notre diversité de sensibilités, d'unir nos forces pour créer, à travers toute l'Union européenne, une chaîne de solidarité des élus progressistes, au côté du peuple grec et de tous les autres peuples menacés à leur tour par les assauts des "investisseurs" et la tutelle impitoyable des dirigeants de l'Union européenne et du FMI.

Nous décidons d'engager un débat public entre élus progressistes européens sur les mesures alternatives à mettre en œuvre, à même de réduire cette insupportable dépendance des marchés financiers et de défendre le droit des peuples à la promotion de leurs capacités et au respect de leur dignité et de leur souveraineté.

Premiers signataires :

Allemagne :
Lothar Bisky, député européen, président du groupe de la Gauche unitaire européenne/gauche verte nordique
Cornelia Ernst, députée européenne
Helmut Scholz, député européen
Willi Van Ooyen, vice-président de la région Hesse
Sabine Wils, députée européenne
Gabriele Zimmer, députée européenne

Chypre :
Kyriakos Triantaphyllides, député européen

Danemark :
Soren Bo Sondergaard, député européen

France :
François Asensi, député-maire de Tremblay-en-France,
Michel Billout, sénateur de Seine et Marne,
André Chassaigne, député du Puy de Dôme,
Annie David, sénatrice de l’Isère,
Michelle Demessine, sénatrice du Nord,
Jacky Hénin, député européen
Elie Hoarau, député européen
Robert Hue, sénateur du Val d’Oise,
Jean-Paul Lecoq, député-maire de Gonfreville l’Orcher,
Patrick Le Hyaric, député européen
Marie-Christine Vergiat, députée européenne
Francis Wurtz, député européen honoraire

Grèce :
Nikolaos Chountis, député européen

Irlande :
Joe Higgins, député européen

Pays-Bas :
Kartika Tamara Liotard, députée européenne

Portugal :
Marisa Matias, députée européenne

République tchèque :
Jiri Mastalka, député européen

Suède :
Eva-Britt Svensson, députée européenne, présidente de la Commission pour les droits des femmes (FEMM)
http://malakoffantilberalunitaire.over-blog
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mar 6 Juil - 4:53



L’Union européenne : une Europe des marchands et des banquiers...

Depuis les débuts de l’Union européenne, le marché en est le socle unique, et le profit, le seul moteur et objectif. Une autre Europe – au plein sens du terme – est nécessaire. Pierre Bourdieu avait coutume de dire : «L’Europe ne dit pas ce qu’elle fait, elle ne fait pas ce qu’elle dit. Elle dit ce qu’elle ne fait pas ; elle fait ce qu’elle ne dit pas. Cette Europe qu’on nous construit est une Europe en trompe-l’œil».

Dès 1957, le traité de Rome ne correspond pas au projet annoncé. (...)

L’Union européenne contre les Européens

Une seule conclusion s’impose : l’Union européenne telle qu’elle se construit depuis 1957, c’est essentiellement et avant tout un cadre juridique contraignant pour revenir sur les acquis démocratiques enregistrés depuis 1789 et pour saper ce que le mouvement ouvrier avait obtenu dans chaque pays en cent ans de luttes.

Cette Europe-là n’est pas une Europe des peuples. La souveraineté populaire n’est jamais mentionnée dans aucun texte. Cette Europe-là n’est pas une Europe de celles et de ceux qui ne vivent que de leur travail. Les politiques sociales ne sont traitées que comme des obstacles à la concurrence et au marché. Le projet européen qui est à l’œuvre répond à une volonté et à une seule : faire disparaître, par le haut, tout ce qui peut encadrer le capitalisme. Face à la crise du capitalisme, l’Union européenne n’est pas une partie de la solution. C’est une partie du problème.
www.lcr-europe.be/spip.php?article145
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Sam 10 Juil - 0:35



Crise : pourquoi il y aura d'autres Grèce

Paul Jorion répond aux question d'Hélène Ceresole du quotidien grec Avghi. Interrogé sur sa tribune «Des Grèce par dizaines» publiée dans Le Monde, l'économiste réaffirme que de nouvelles crises sont inéluctables et invite à penser un changement de civilisation.

1. A vous lire, on a l’impression qu’une nouvelle chute est inéluctable. Mais est-ce vraiment le cas ?
Pourquoi ne pas faire confiance aux dires de Trichet, par exemple ou de Dominique Strauss Kahn, quand ils disent qu’il ne va pas y avoir de crise nouvelle ?


Dans le contexte actuel, MM. Trichet et Strauss-Kahn doivent rendre confiance aux marchés. Ils doivent donc afficher l’optimisme. Mais cet optimisme est justifié ou non. Il est donc impossible de savoir s’ils disent la vérité. Voilà pourquoi on ne peut pas faire confiance aux dires de MM. Trichet et Strauss-Kahn. On peut au contraire se tourner vers des personnes dignes de confiance mais dont la fonction ne les oblige pas d’être des optimistes systématiques : Martin Wolf, éditorialiste du Financial Times, Mrs. Stiglitz et Krugman, Prix Nobel d’Economie, Simon Johnson, ancien économiste en chef du FMI, Nouriel Roubini, etc. Ils disent tous, comme moi-même, qu’une nouvelle chute est inévitable.

2. Selon vous quelle est la marge de manœuvre pour Athènes face à une crise qui s’aggrave de jour en jour ?

Après bien des hésitations et des marchandages, l’Europe de la zone euro a affirmé sa solidarité avec la Grèce, à condition bien sûr que le plan d’austérité de Mr. Papandréou soit appliqué – plan d’austérité extraordinaire dans tous les sens du terme. L’argent pour aider la Grèce est donc là en principe. Mais si les 750 milliards d’euros mis en réserve devaient être ponctionnés de manière significative pour venir en aide à l’Espagne, et plus particulièrement à ses banques commerciales, la donne serait modifiée. La perspective pour la Grèce de devoir à terme restructurer sa dette dépend donc aujourd’hui essentiellement de la bonne santé du secteur bancaire privé espagnol.

3. Lorsque vous dites qu’il nous faut un changement de civilisation, qu’est-ce que vous entendez par là ?

Je dis dans la chronique du Monde : «Repenser la manière dont se redistribuent les revenus entre un capital à haut rendement et un travail faiblement rémunéré». Mettre en œuvre ce qu’on aura repensé, cela implique un changement de civilisation.

4. «Des Grèce par dizaines» : est-ce que vous pensez que le cas de la Grèce «se prêtait» à ce que la crise, qui n’avait jamais disparu, comme vous le faites remarquer, reprenne de plus belle en Europe ? Et si ce n’était la Grèce, ce serait, par exemple, le Portugal ou l’Espagne.

Les banques ont entraîné dans leur chute les États. Les plus affaiblis d’entre eux quant à leur dette publique se sont retrouvés les plus exposés. À l’époque de leur entrée dans la zone euro, certains pays ont masqué le niveau de leur dette publique pour satisfaire aux conditions d’entrée. Avec, comme on l’a redécouvert récemment, la complicité enthousiaste de Wall Street et de quelques avatars de Wall Street en Europe comme Deutsche Bank. Au niveau européen, on a fermé les yeux : on a touché du bois. Toucher du bois, c’est de la superstition. Malheureusement, la superstition, ça ne marche pas.

5. Pourquoi, selon vous, l’Allemagne fait preuve de cette suffisance, presque méprisante, au même moment où les Etats-Unis semblent avoir choisi une autre voie ?

La compassion n’est pas la philosophie politique traditionnelle des Etats-Unis. Si leur attitude n’est pas suffisante aujourd’hui ce n’est pas par choix. Les États-Unis sont si mal en point que l’austérité n’est pas pour eux une option envisageable : la déflation qui les menace les précipiterait aussitôt dans une dépression. Si la Chine et l’Allemagne apparaissent aujourd’hui suffisantes, c’est qu’elles ont encore quelque chose à sauver et ont le luxe d’être confrontées à des choix. Ceux qui leur reprochent aujourd’hui leur arrogance n’ont pas de choix : ils doivent résoudre la quadrature du cercle d’une relance dans l’austérité, la fameuse «ri-lance» à la française. Ils en sont réduits à l’humour noir des mauvais calembours.

6. Comment expliquer le fait que les pays émergents s’en sortent mieux face à cette crise ?

Parce qu’il leur reste une industrie. La pseudo-richesse des pays qui se sont spécialisés dans le service financier, comme les États-Unis ou le Royaume-Uni, n’est qu’un amoncellement de reconnaissances de dettes et de paris sur un amoncellement de reconnaissances de dette. Cela marche tant qu’on imagine que l’argent emprunté sera un jour remboursé. Quand les brumes du rêve se dissipent, cela ne vaut plus rien.

7. Quels signes faut-il guetter pour se rendre compte de la gravité de la situation ? La croissance de la Chine, par exemple ? Ou l’emploi aux Etats-Unis ?

Les emplois ne reviendront pas aux États-Unis : l’industrie du crédit n’est pas près de réembaucher, ni la construction – qu’il s’agisse de l’immobilier résidentiel ou commercial, ni l’automobile, ni… Il faut se poser la question honnêtement : quel pourrait être le secteur aux États-Unis qui pourrait créer des emplois ? La «croissance verte» ? Que veut-on dire exactement par là ? Le nettoyage du Golfe du Mexique ? On aimerait ne pas être cruel, mais ce n’est pas facile…

Comme plus rien ne marche, on attribue aujourd’hui à la Chine le rôle de sauver le monde. Du coup tous les yeux sont tournés vers elle et, comme ce fut le cas d’autres nations avant elle, quand elle éternue, le monde s’enrhume. Mais la Chine n’a pas encore de marché intérieur suffisant pour absorber de manière substantielle sa propre production : elle dépend encore essentiellement de ses exportations. Or les nations qui guettent sa bonne santé n’ont plus les moyens de rien lui acheter, elles ne se rendent pas compte que cela ne sert à rien d’observer la Chine : sans leurs achats, la Chine n’est rien.

Les signes qui montrent que la situation est grave ne doivent pas être recherchés en Chine et aux États-Unis : tragiquement, chacun les trouve chez soi.

Paul Jorion, Economiste
www.marianne2.fr/Crise-pourquoi-il-y-aura-d-autres-Grece_a194970.html

Ce texte est un «article presslib'» Un «article presslib’» est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un «journaliste presslib’» qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.
www.pauljorion.com/blog/?page_id=647
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Dim 1 Aoû - 11:03



Assassinats économiques

Par le biais de la mondialisation, du FMI, des privatisations, et avec l'aide de la CIA, la Corporatocratie commet des assassinats économiques, corrompt, élimine des chefs d'État et détruit l'environnement.

Cf les plans d'austérité imposés à l'Argentine et à la Grèce, le rôle de BP, Goldman Sachs, Halliburton dans la catastrophe pétrolière du golfe du Mexique.

Les gouvernants de pays essentiels à la politique des USA sont convaincus d'accepter des crédits gigantesques sous couvert d'aide au développement économique et à la lutte contre la pauvreté. Non seulement ces sommes sont reversées principalement à des compagnies américaines, mais les dettes fantastiques vont aider banques, corporations et gouvernement US à prendre le contrôle des biens, de l'économie et parfois des institutions des pays concernés. La corruption et les manipulations gèrent ainsi la vie et la mort de millions d'humains en Indonésie, au Panama, en Arabie Saoudite, en Iran, au Colombie, en Equateur, au Vénézuela, en Iraq...
Vidéo cyclops
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Lun 2 Aoû - 9:56


AFP / Angelos Tzortzinis

Six jours de révolte chez les routiers grecs contre la libéralisation du secteur

En Grèce, les chauffeurs routiers étaient en grève depuis lundi dernier, le 26 juillet 2010. Ils refusaient de transporter le carburant. Dimanche 1er août 2010, après une longue réunion, les syndicats ont décidé d'arrêter le mouvement. Les livraisons d'essence vont reprendre. En pleine saison touristique, la grève des camionneurs a bloqué l'économie du pays.

Mercredi le gouvernement grec a menacé les grévistes d'un retrait de licence et de poursuites afin de les contraindre à reprendre le travail. Après une réunion de plusieurs heures en milieu de journée, dimanche 1er août 2010, les chauffeurs routiers grecs ont décidé à une faible majorité, de mettre fin à leur mouvement de grève, qui a entraîné pendant une semaine une importante pénurie de carburant, et a paralysé le transport et le tourisme, au plus fort de la saison estivale.

Après six jours très tendus qui ont affecté de larges pans de l’économie grecque : pénurie de carburant en pleine saison estivale où, de la Chalcidique à Rhodes et à la Crète, des loueurs de voitures ont dû aller chercher des véhicules abandonnés par leurs clients, faute de carburant. Le gouvernement a notamment dû avoir recours à des camions de l’armée et des compagnies pétrolières pour remplacer les plus de 30 000 chauffeurs ayant refusé l’ordre de réquisition.

Demain les avocats, notaires, pharmaciens, architectes...

Le conflit s’est inscrit dans une longue série de mouvements déclenchés depuis l’entrée en vigueur du plan de rigueur imposé en février par le gouvernement socialiste. Un gouvernement contraint d’adopter sous la pression de l’UE et du FMI, contre un plan de sauvetage de 110 milliards d’euros, une vague de privatisations. A commencer par les transports.

Le métier de routier fait partie des professions que le gouvernement Papandréou a promis d’ouvrir au privé, comme son prédécesseur conservateur Karamanlis ou la junte des colonels dans les années 70. Une réforme présentée comme non négociable. Mais les routiers courent à la ruine. Leurs licences (autorisations d’exploitation) risquent de ne plus rien valoir. Leurs tarifs peuvent atteindre 200 000 euros, poussant les candidats à s’endetter.

D’autres professions sont «fermées» (70 en tout, pesant 4 milliards d’euros annuels). Et d’autres secteurs en voie de privatisation comme celui de l’électricité ou des chemins de fer, dont l’ouverture est prévue d’ici à la fin de l’année. L’ouverture d’autres professions fermées, comme celle d’avocat, notaire, pharmacien et architecte est déjà programmée pour le mois de septembre.

www.rfi.fr/europe/20100801-chauffeurs-routiers-grecs-vont-reprendre-le-travail
http://lci.tf1.fr/monde/europe/2010-08/les-chauffeurs-grecs-reprennent-la-route-5953873.html
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Ven 3 Sep - 21:54


Viktor Orban, Premier ministre

La Hongrie défie le FMI

La Hongrie qui assurera pour 6 mois à partir du 1er janvier 2011 la présidence de l’UE (Union Européenne), subit très fortement les conséquences d’une crise financière qui n’en finit pas. Pourtant pas si éloignée des objectifs de Maastricht en matière de déficit (3,8 % en 2008), la Hongrie devient le premier pays de l’Union européenne à obtenir un soutien financier de la Troïka FMI, UE et Banque mondiale.

En octobre 2008, un plan de 20 milliards d’euros est décidé pour la Hongrie : 12,3 milliards d’euros sont prêtés par le FMI ; 6,5 par l’Union européenne et 1 par la Banque mondiale. Le stock de la dette s’accroit mécaniquement. Outre la perte sèche en paiement des intérêts qui alourdit le déficit, les conditions sont sévères pour la population : hausse de 5 points de la TVA, aujourd’hui à 25 % ; âge légal de départ à la retraite porté à 65 ans ; gel des salaires des fonctionnaires pour deux ans ; suppression du treizième mois des retraités ; baisses des aides publiques à l’agriculture et aux transports publics…

L’extrême droite entre au Parlement

La Hongrie, auparavant gouvernée par les sociaux-démocrates, avait réussi à sauvegarder un système social relativement protecteur, mais l’application, sur injonction du FMI, de telles mesures d’austérité a mécontenté la population et bénéficié à la droite conservatrice qui a remporté les élections législatives d’avril 2010. Pourtant, la victoire du nouveau premier ministre conservateur, Viktor Orban, est aussitôt saluée par l’agence de notation Fitch Ratings qui estime que son parti, le Fidesz, obtenant la majorité nécessaire pour modifier la Constitution, « représente une opportunité pour introduire des réformes structurelles » [1]. Les sociaux-démocrates ont ainsi connu une défaite historique et ont ouvert un boulevard à l’extrême-droite (Jobbik) qui est entrée au Parlement pour la première fois avec un score de 16,6 %. […]

Taxer le capital ou le travail ?

Pour réduire son déficit à 3,8 % du PIB en 2010 comme le réclame le FMI et l’UE, le gouvernement prépare l’instauration d’une taxe temporaire sur l’ensemble du secteur financier, qui permettrait de prélever 0,45 % de l’actif net des banques (calculée non pas sur les bénéfices, mais sur le chiffre d’affaires), de taxer à hauteur de 5,2 % les revenus des compagnies d’assurance et de 5,6 % pour les autres entités financières (bourse, agents financiers, gérants de fonds d’investissement…). La Hongrie surenchérit ainsi sur Obama qui a timidement évoqué une taxe de seulement 0,15 % sur les banques. Mais cette mesure qui devrait rapporter environ 650 millions d’euros de recettes annuelles pendant deux ans (en 2010 et 2011), soit environ 0,8 % du PIB selon le gouvernement, ne plait pas aux banques : celles-ci font pression et menacent de retirer leurs investissements en Hongrie. Quand au FMI, il stoppe toute négociation et menace de fermer le robinet du crédit accordé en 2008. […]

De plus, le projet de plafonnement des rémunérations dans la fonction publique, salaire du gouverneur de la banque centrale compris, est tout à fait aux antipodes des recommandations du Fonds qui préfère un nivellement par le bas en réduisant ou gelant les salaires comme en Grèce ou en Roumanie par exemple. Attention à ne pas se faire d’illusion pour autant de la part d’un parti au pouvoir qui avait déjà favorisé la pénétration du néolibéralisme dans les années 1990… […]

]La nouvelle loi sur la taxe financière qui prévoit par ailleurs une réduction de l’impôt sur les petites et moyennes entreprises (PME) de 16 à 10 %, est approuvée haut la main (301 votes en faveur et seulement 12 contre) le 22 juillet par le Parlement dominé par le Fidesz de M. Orban. Sans surprise, dès le lendemain, les agences de notation financière Moody’s et Standard & Poor’s placent la note de la dette souveraine hongroise sous surveillance avec un possible abaissement à la clé. Le rôle de ces agences, juges et parties d’un système spéculatif mortifère, est résumé en peu de temps : on améliore la note lors de l’accession du gouvernement conservateur au pouvoir en l’estimant sur la voie de l’austérité capitaliste et quand on se rend compte que les mesures prennent un chemin divergeant du dogme néolibéral, on s’apprête à l’abaisser.

Le journal “Le Monde” soutient les créanciers

Contrairement aux dire du journal français Le Monde [5] dans son édition du 20 juillet, il faut soutenir l’insoumission affichée du gouvernement hongrois envers le FMI et défendre l’idée qu’il en fasse de même avec son autre créancier, l’Union européenne. Prendre ses distances envers ces créanciers ne constitue en rien une insulte envers le peuple hongrois qui devra in fine rembourser une dette dont les conditions imposées par le FMI et l’UE sont déjà un lourd fardeau pour la population. […]

Jérome Duval
Membre du réseau international du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde.
A ce titre, il participe à la 5ème mission internationale au Honduras suite au coup d’État renversant le président constitutionnel Manuel Zelaya (2009)
www.voltairenet.org/article166613.html
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Ven 3 Sep - 22:10



Tragiques émeutes de la faim à Maputo (Mozambique)
le retour du krach alimentaire


Les émeutes de la faim qui ont éclaté depuis mercredi 1er septembre à Maputo au Mozambique ont coûté la vie à neuf personnes et blessé 288 autres. Une marche, initialement pacifique, a dégénéré quand les manifestants, pour l’essentiel des adolescents, ont commencé à piller et brûler des magasins. La police a ouvert le feu sur la foule.

La contestation s’est enflammée lorsque le gouvernement, afin de compenser la chute de la monnaie nationale, le metical, a annoncé sa décision d’augmenter le prix de l’électricité de 13,4 % et l’eau de 11,7 %. De plus, le 6 septembre, le prix du pain augmentera de 25 % ! 65 % des 20 millions d’habitants du Mozambique vivent en dessous du seuil de pauvreté. Les manifestants ont érigé des barricades sur les routes reliant Maputo avec l’Afrique du sud voisine, le plus grand partenaire commercial du Mozambique. Le metical mozambicain s’est déprécié par rapport au rand sud-africain, qui a grimpé de 43 % depuis le début de l’année. Or le pays dépend étroitement des importations venant de son grand voisin.

Interrogé par Libération, le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, souligne que la situation du Mozambique n’a rien d’exceptionnel. Toute la région est fragilisée à cause d’un accroissement de sa dépendance vis-à-vis des importations de denrées alimentaires, comme le riz et le blé. C’est le résultat direct de politiques libre-échangistes totalement néfastes imposées par le FMI et la Banque mondiale pendant les années 1980 : « contre des prêts, ces pays ont dû se plier à l’ouverture des frontières, à la mise en concurrence locale avec celle des pays riches ». Cette suppression des barrières tarifaires s’est traduite par « une hausse des importations agricoles de ces pays. Entre 1992 et aujourd’hui, ils ont multiplié leur facture alimentaire par six. Résultat : ils doivent en moyenne consacrer cinq à six fois plus de divises, autrement dit des dollars, à l’importation de blé, de riz et d’autres denrées. Alors évidemment, la moindre hausse des cours des matières premières peut se transformer en véritable choc économique » frappant en premier lieu les plus pauvres.

À cela s’ajoute l’emballement de la spéculation. Si le prix du pétrole flambe, les prix des denrées alimentaires importées, définis par le coût du transport maritime, flambent avec. « Les fonds d’investissement et autres traders continuent de spéculer sur la hausse des prix du pétrole et des matières premières agricoles, formant ainsi une bulle spéculative », affirme De Schutter.

De nombreux experts craignent un retour des « émeutes de la faim » qui avaient touché 37 pays en 2008. Aujourd’hui, bien que les Etats-Unis ou le Canada fassent état de récoltes satisfaisantes, la FAO a annoncé mercredi, intégrant les pertes provoquées par les incendies en Russie, qu’elle s’attend à une baisse de 5 % par rapport à 2009 de la production mondiale du blé qui tombera à 648 millions de tonnes. Comme conséquence, les prix, qui ont grimpé de 5 % rien qu’entre juillet et août, atteignent déjà leurs niveaux les plus élevés depuis deux ans.

Il y a deux ans, la FAO avait appelé de ses vœux un examen critique des politiques et des subventions en faveur des biocarburants, considérés comme un facteur significatif dans la hausse des prix agro-alimentaires et aggravant la faim dans le monde. Ainsi, la politique de l’UE imposant des quotas aux pays membres en termes de consommation de biocarburants a alimenté une politique sauvage, par des intérêts privés, d’accaparement [land grabbing] des terres agricoles « utiles » dans le monde, en particulier en Afrique. « Le secteur agricole africain a été remarqué par des investisseurs internationaux richissimes. Environ 45 nouveaux fonds d’investissements envisagent d’investir environ 2000 milliards de dollars dans ce secteur sur tout le continent dans les cinq ans à venir », écrit Business Report du 1er septembre.

Le 29 mars, Jacques Diouf, directeur de la FAO, avertissait que « les émeutes de la faim peuvent recommencer, car l’ensemble des facteurs qui ont conduit à cette crise sont toujours là ». Puisque rien n’a été fait pour changer la donne, le pire arrive. La FAO annonce aujourd’hui qu’elle organisera le 24 septembre à Rome une réunion spéciale sur les tensions parcourant les marchés des céréales. […]

www.solidariteetprogres.org/article6952.html
www.lemonde.fr/afrique/portfolio/2010/09/03/tragiques-emeutes-de-la-faim-a-maputo_1406210_3212.html
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MessageSujet: Assassinat de la démocratie   Sam 4 Sep - 9:01


Lacharrière, maître du monde

Comment les agences de notation dictent leur loi à l’Élysée

Largement décriées lors de la crise financière, les agences de notation à l’indépendance plus que douteuse, continuent de distiller leurs avis et autres conseils. Chargées d’évaluer la capacité d’emprunt des entreprises ou des États, elles bénéficient d’une audience plus que favorable auprès des politiques, quitte à orienter leurs décisions. Nicolas Sarkozy, sensible aux sirènes de l’argent des plus riches, l’a bien compris.

« À Abu Dhabi, qui est un des pays les plus riches du monde, la durée du travail est de 54 heures par semaine. N’oublions pas que l’âge de la retraite est, dans l’OCDE [1], de 64 ans. Elle va passer à 67 ans en Allemagne. Il faut s’adapter à la situation. (…) Il faut naturellement que nous travaillions un peu plus. » Qui prône ainsi l’allongement drastique de l’âge de départ à la retraite, l’augmentation de la durée de travail hebdomadaire, en louant implicitement le modèle social des Émirats Arabes Unis ? Laurence Parisot ? Éric Woerth ? C’est un certain Marc Ladreit de Lacharrière, répondant aux micros d’Europe 1, le 7 juin 2010, en pleine négociation sur les retraites.

Inconnu du grand public, Marc Ladreit de Lacharrière n’en est pas moins un homme qui compte, bien davantage qu’une cote de popularité dans un sondage. Il préside l’agence de notation Fitch et, accessoirement, possède la 53e fortune française (700 millions d’euros). Il ne se prive pas de distiller ses recommandations désintéressées : « Il faut saluer ce qu’est en train de faire la France. Toutes les mesures prises actuellement vont dans le bon chemin, se réjouit-il, citant « des mesures techniques comme la réduction des dépenses de fonctionnement de l’État français de 10 %. Les investisseurs des pays du Golfe estiment que la France doit procéder à des réformes structurelles si elle souhaite garder son rang dans les années à venir », ajoute-t-il.

Excommunication financière

Les « conseils » des agences de notation se font de plus en plus réguliers. Et ressemblent souvent à des injonctions. Le 9 mars 2010, l’agence Fitch menace le Royaume-Uni, la France et l’Espagne de dégrader leur note s’ils ne prennent pas des mesures « plus crédibles » pour réduire leur déficit. Plus récemment, le 17 août 2010, c’est l’agence de notation Moody’s qui publie un communiqué aux allures d’ultimatum à destination de quatre États, dont la France et l’Allemagne […]

On croyait les agences de notations mises à l’index après la crise financière. Qu’en est-il de la comparution de trois dirigeants d’agences de notation devant le Sénat américain, début juin, pour répondre aux accusations sur leur responsabilité dans la crise des subprimes ? Que reste-t-il du tollé suscité au printemps par la brusque dégradation de la note de la Grèce, qui plonge le pays dans le chaos ? On lance des appels à la raison, on évoque des codes de bonne conduite. Puis, plus rien. Aucune mesure contraignante n’est à l’ordre du jour. Et pour cause, les trois principales agences de notation mondiales – Fitch Ratings, Standard and Poor’s et Moody’s – émettent depuis Wall Street des opinions « indépendantes » et sont à ce titre protégées par le premier amendement de la constitution américaine, celui qui garantit la liberté d’expression.

Êtes-vous AAA ou système D ?
Au fait, à quoi sert une notation ? Et pourquoi les agences qui les délivrent sont-elles devenues si puissantes ? […]

Nadia Djabali
www.bastamag.net/article1160.html



Les agences de notation complices de la spéculation

Quelle est la légitimité des trois grandes agences de notation dont le rôle se borne souvent à amplifier et légitimer les crises spéculatives ? L'irresponsabilité et le conflit d'intérêt restent la norme dans la finance internationale.

Les meilleures amies des spéculateurs. Les agences de notation sont trois, Standard & Poor's, Moody's et Fitch, toutes privées et de culture anglo-saxonne, à s'être arrogées le droit de juger des Etats ou des entreprises en les notant à partir de critères strictement financiers : leur dette, et leur capacité de remboursement. La Grèce, aujourd'hui, encaisse alternativement les coups des uns et des autres. Maillon faible de la zone euro, elle est dans le collimateur des spéculateurs, qui considèrent qu'avec un déficit correspondant à 13% du PIB en 2009 et une dette publique égale à 115% de sa production annuelle de richesse, le pays ne pourra pas honorer sa dette. Les agences, alors, interviennent, abaissant la note du pays, signifiant par là un risque d'insolvabilité, et justifiant a posteriori la pression spéculative.

Du coup, effectivement, les conditions auxquelles la Grèce peut emprunter de l'argent sur les marchés se détériorent. Une prophétie auto-réalisatrice caractéristique des marchés financiers. Les créanciers se font soudain rares sur la foi des notes attribuées par les agences. Pour compenser cette perte de confiance, les intérêts sont relevés... jusqu'au moment où le service de la dette, trop lourd, pourrait étouffer une économie qui vit déjà au-dessus de ses moyens.
[...]
www.slate.fr/story/20563/agences-notation-marches-crise-grece-espagne-portugal

La fumisterie des agences de notation
Standard & Poors a dégradé la note de la dette publique portugaise, après la Grèce, l'Espagne, et indiqué que l'Irlande risquait fort de suivre. Ce genre d'indication a de lourdes conséquences pour les gouvernements concernés, puisque cela élève immédiatement le coût de tout endettement ultérieur.
http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2009/01/23/1530-la-fumisterie-des-agences-de-notation

La SEC épingle les mensonges des agences de notation
Le gendarme de la bourse américaine a publié un rapport qui établit ce que l’on soupçonnait depuis longtemps : les agences de notation, c’est du grand n’importe quoi et mieux vaut éviter de les croire si on ne veut pas y laisser des plumes.
www.lesmotsontunsens.com/la-sec-epingle-les-mensonges-des-agences-de-notation-7846
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mar 7 Sep - 19:33


Comprendre la crise
Des dettes et des ânes


Une histoire aussi vraie que la vie elle-même


Un jour, on demanda à un éminent expert en Finances d’expliquer cette crise économique d’une façon simple pour que Monsieur Tout-le-Monde puisse en comprendre les causes.

Voici son explication.


Un individu se présenta un beau jour dans un village où il n’avait jamais mis les pieds auparavant et il offrit, à tous ses habitants, 100 € pour chaque âne que ceux-ci voudraient bien lui vendre.

Une bonne partie des habitants lui vendirent aussitôt leurs ânes.

Il revint le lendemain dans ce même village et offrit un prix encore plus élevé, soit 150 €, pour chaque âne, et une fois encore une grande partie des habitants lui vendirent leur âne.

Les jours suivants, il offrit 300 € et les habitants qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants.

Constatant qu’il ne restait plus un seul âne dans le village, il offrit 500 € par tête en faisant savoir qu’il passerait les acheter dans huit jours et il quitta le village.

Mais le lendemain, il envoya sur place son associé avec les ânes qu’il avait achetés dans ce même village et avec ordre de les proposer à 400 € l’unité.

Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois achetèrent ses ânes à 400 € par tête et celui qui n’avait pas assez d’argent en emprunta. Au bout du compte, les habitants du village achetèrent tous les ânes du canton.

Comme il fallait s’y attendre, cet associé disparut tout comme avait disparu son collègue et plus jamais on ne les revit.

Résultat : le village se retrouva plein d’ânes et endetté jusqu’au cou.

Telle est l’histoire que raconta cet expert en Finances.

Observons la suite des évènements.


Ceux qui avaient emprunté de l’argent ne pouvant plus revendre leurs ânes furent dans l’incapacité de rembourser leur emprunt. Et ceux qui avaient prêté l’argent vinrent se plaindre auprès de la Municipalité en expliquant que s’ils ne rentraient pas dans leurs fonds, ils seraient ruinés et que, comme ils ne pourraient plus continuer à prêter de l’argent, c’est tout le village qui connaîtrait la ruine.

Pour que les prêteurs ne se retrouvent pas en banqueroute, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour payer leurs dettes, le donna aux prêteurs. Mais ces derniers, même après avoir retrouvé une grande partie de leurs fonds, ne firent pas un trait sur les dettes des habitants du village lequel continua à être tout aussi endetté qu’avant. Le Maire dilapida le budget de la commune laquelle se retrouva également endettée. Alors il se tourna vers les autres communes et leur demanda de l’argent, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient pas l’aider parce que puisqu’elle était ruinée, elles n’étaient pas sûres de pouvoir récupérer les sommes qu’elles lui prêteraient.

Résultat :

- Les petits malins du début de l’histoire sont pleins aux as.

- Les prêteurs ont vu leurs gains assurés et, désormais, un tas de gens leur verseront les remboursements d’emprunts avec les intérêts et ces prêteurs auront, en outre, un titre de propriété sur des ânes désormais dévalués avec lesquels jamais les habitants du village ne parviendront à éponger la totalité de leurs dettes.

- Beaucoup de gens sont ruinés et ont définitivement perdu leur âne.

- La Mairie est également ruinée.

Résultat (mais est-ce le dernier) ?

Pour résoudre tout ça et sauver le village, la Mairie baissa le salaire de ses fonctionnaires.

(pas de nom d’auteur)
Texte espagnol :
www.insurgente.org/index.php?option=com_content&view=article&id=4284:deudas-y-burros&catid=139:estado-espanol&Itemid=338

traduction M. Colinas
www.legrandsoir.info/Des-dettes-et-des-anes-Insurgente.html
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