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 La révolte grecque, modèle pour les peuples européens

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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Sam 29 Jan - 9:04


L'action du FMI depuis que Dominique Strauss-Kahn en est le directeur

Si on se rappelle son action récente et désastreuse pour le peuple grec, les médias se font peu l’écho des ravages du FMI en Europe de l'Est.

Serait-ce la faute du « silence » de DSK ? En 2008 et 2009, celui-ci est intervenu dans 5 pays européens : la Hongrie, la Lettonie, l'Ukraine, la Roumanie et la Serbie. Bafouant la souveraineté populaire, le FMI est seul maître à bord. C'est lui qui propose les mesures d'austérité et qui en contrôle l'application. Avec toujours les mêmes remèdes libéraux : réduction des dépenses publiques, baisses drastiques des salaires des fonctionnaires, suppression de postes de fonctionnaires, augmentation de la TVA, privatisation des services publics, hausse des loyers…et la liste est loin d’être exhaustive !

Et le résultat ? Toujours le même ! Cette politique de contraction économique provoque des crises sans précédent dans tous ces pays. Ainsi, en Lettonie, l'ampleur de la dépression dépasse celle des États-Unis en 1929 ! Avec l’appui des gouvernements socio-démocrates et conservateurs, le FMI a donc décidé de faire payer aux peuples la crise que le capitalisme financiarisé a provoquée. L’exemple de la politique de Sarkozy est édifiant : bouclier fiscal, aucun coup de pouce pour le SMIC, fin de la retraite à 60 ans, suppression d'un poste de fonctionnaire sur deux, privatisations d'EDF-GDF et de La Poste et prochainement suppression de l'ISF. Voyez-vous une différence entre la politique menée par le FMI de DSK et celle de Sarkozy sur le plan économique et social ? Aucune, bien entendu, si ce n'est que ce qu’orchestre le maître de la finance internationale est bien plus brutal que ce que fait notre Président.
www.marianne2.fr/Le-vrai-defaut-de-DSK-ce-n-est-pas-son-silence-c-est-la-politique-qu-il-mene-au-FMI-_a202149.html

Nous avons été dans cette crise par l’incompétence des responsables (banquiers, traders, responsables politiques, …), nous avons « moralisé le capitalisme » nous n’avons strictement rien changé depuis et la majorité de ces incompétents et criminels restent toujours libres et à leur place ; et avec tout ça on nous demande de leur faire confiance ?
www.nbiou.com/international/dsk-parle-de-reprise-economique-tout-va-bien/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mer 9 Fév - 2:56


Athènes. Photo : © Yiorgos Karahalis / Reuters

Grèce : le mouvement «Je ne paie pas» s'étend
Alors que la «troïka» d'experts européens et du FMI revient à Athènes pour vérifier les comptes, de plus en plus de Grecs, qui voient leurs finances se dégrader, refusent de payer dans les transports et les hôpitaux.

Alors qu'une nouvelle mission de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fond monétaire international est à Athènes, le mouvement de citoyens s'opposant à la hausse des prix prend une ampleur nationale. Tous les matins, ils soulèvent les barres des péages sur les principaux axes routiers nationaux ; ils recouvrent de sacs en plastique les composteurs à l'entrée des stations de métro et distribuent des tracts dans les hôpitaux publics pour ne pas payer les soins octroyés : ce sont les citoyens du mouvement «Je ne paie pas».

Depuis le 1er février et la mise en vigueur de la nouvelle hausse des prix, ils sont de plus en plus nombreux - plusieurs centaines déjà - à préférer enfreindre la loi plutôt que de manifester. Une tendance qui suscite la sympathie de l'opinion publique. «La plupart d'entre nous n'ont plus les moyens de payer et ne veulent plus manifester», explique Giorgos Kosmopoulos, l'un des membres du mouvement.

La Grèce, sous tutelle budgétaire depuis près d'un an mène des réformes drastiques pour assainir ses comptes. Après l'augmentation de la TVA de 19 à 23 % en quelques mois, d'autres suivent. Ainsi, le ticket de bus et de métro est passé de 1 euro à 1,40 euro, alors que le salaire minimum plafonne à 592 euros. Pour les péages, «la situation est aberrante», souligne Giorgos Kosmopoulos, « les routes, qui datent de 1950, sont lamentables et dangereuses et on nous demande de payer pour leur future construction, d'autant que l'État ne propose pas de route alternative. Un agriculteur n'a souvent pas d'autre choix que de payer pour aller d'un champ à l'autre !», proteste-t-il.

Désarroi de la population

Ce mouvement de contestation, qui s'étend à présent aux hôpitaux publics, reflète le désarroi d'une certaine tranche de la population saignée à blanc par les mesures d'austérité. Selon le sociologue politique Giorgos Kirtsos, «les Grecs commencent surtout à réaliser qu'ils n'ont pas fini de se serrer la ceinture. Ils n'ont plus confiance dans le système politique. La preuve, alors qu'on sait depuis le début qu'on ne pourra pas rembourser le prêt à temps, on doit négocier actuellement un allongement. C'est donc la cacophonie et la présence de la troïka ne rassure pas», explique-t-il.

À Athènes, toute la semaine, la nouvelle mission d'experts de la troïka va contrôler les comptes et l'avancée des réformes menées par le gouvernement socialiste afin d'accorder le quatrième versement du prêt de 110 milliards d'euros, soit 15 milliards en mars. Si les autorités grecques se veulent rassurantes sur cette échéance, elles redoutent tout de même le développement des contestations isolées comme celles du «Je ne paie pas».

Alexia Kefalas
www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/02/07/04016-20110207ARTFIG00605-grece-le-mouvement-je-ne-paie-pas-s-etend.php
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Dim 13 Fév - 16:22


Les inspecteurs du FMI Poul Thomsen, de l'UE Servaas Deroose et de la BCE, Klaus Masuch, lors d'une conférence de presse à Athènes.

La Grèce dénonce une ingérence de l'UE et du FMI

La Grèce a accusé samedi l'Union européenne et le Fonds monétaire international d'ingérence dans ses affaires intérieures après avoir été invitée par ses créanciers à accélérer ses réformes et à procéder à davantage de privatisations.

Vendredi 11 février 2011, des inspecteurs de l'UE et du FMI sont venus en Grèce examiner la mise en oeuvre du plan de sauvetage qui a permis à Athènes d'échapper à la faillite. Ils ont donné leur feu vert au déblocage d'une tranche d'aide de 15 milliards d'euros, mais ils ont été plus critiques que lors de leurs précédentes visites.

Après s'être vu reprocher par des médias locaux de n'avoir pas réagi à ces critiques, le gouvernement grec a déclaré que l'approche des inspecteurs était inacceptable.

Le Premier ministre George Papandréou s'est entretenu avec le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, et avec le commissaire européen aux Affaires monétaires, Olli Rehn, a rapporté son secrétariat.

Dans sa conversation téléphonique avec Dominique Strauss-Kahn, George Papandréou a "transmis le message du gouvernement grec concernant le comportement inacceptable des représentants de la Commission européenne, de la BCE (Banque centrale européenne) et du FMI lors de la conférence de presse d'hier", dit un communiqué du secrétariat de Papandréou.

Georges Petalotis, porte-parole du gouvernement grec, avait quelques heures auparavant déclaré: "Nous ne demandons à personne de s'ingérer dans les affaires intérieures (...) Nous ne prenons nos ordres que du peuple grec."

Lors de la conférence de presse, Poul Thomsen, chef de la délégation du FMI, a invité les Grecs à ne pas laisser "ceux qui ont des intérêts" personnels empêcher le plus grand nombre de profiter des privatisations.
Évoquant des groupes opposés à l'ouverture de professions strictement règlementées, il a dit: "Certains des groupes qui descendent dans les rues, les chauffeurs routiers, les pharmaciens (...) se cachent derrière leurs privilèges qui leur permettent d'extorquer des prix élevés, d'imposer un lourd fardeau au reste de la société". clown

Le ministre des Infrastructures, Dimitris Reppas, a jugé que le nouvel objectif pour les privatisations n'était pas réaliste.

"Recueillir 50 milliards d'euros d'ici 2015 grâce à la privatisation de biens de l'Etat n'est pas possible", a-t-il affirmé samedi à la télévision publique TV Net.
[...]
http://fr.news.yahoo.com/4/20110212/tts-grece-economie-top-ca02f96.html
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Dim 13 Fév - 20:53


Les dégâts du FMI en Côte d’Ivoire

Témoignage de l’écrivain et journaliste Venance Konan [extraits]

Alassane Dramane Ouattara, surnommé ADO, a été Premier ministre de Côte d'ivoire.

'Le nom de ADO en politique évoque privatisation, dévaluation, en un mot un ensemble de recettes surannées dictées par le FMI, et les institutions occidentales dont il est un parfait fruit.

Le parcours professionnel de ADO, ne s'est fait que dans des institutions qui ont été à la base de l'échec du développement et du retard actuel de l'Afrique noire.

La BCEAO [Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest], institution où Ouattara est passé comme gouverneur, fait l'objet d'un grand débat économique, avec le franc CFA qui est aujourd'hui reconnu par tous comme un instrument de colonisation du peuple Africain, y compris par Sarkosy lui-même.

Ouattara, tout comme Banny d'ailleurs, a regardé la France piller son propre pays et les autres pays africains, sans jamais proposer une monnaie ouest africaine indépendante.
Mamadou Koulibaly, même s'il ne parvient pas à changer la chose, a au moins produit des déclarations sur le CFA, qui montre sa désapprobation de ce système d'asservissement des économies africaines.

La question des privatisations
Le peuple de Côte d'ivoire a investi de l'argent pour acquérir des sociétés avec l'argent public, c'est-à-dire, avec l'argent de tous les Ivoiriens.

Qu'a fait Ouattara concernant les privatisations ? monsieur Ouattara a bradé des sociétés appartenant à l'État de Côte d'Ivoire à "ses amis", à vil prix.

Des salaires à deux vitesses
Ouattara qui, pour certains fonctionnaires du pays, a fait diminuer le salaire de presque de moitié, alors qu'ils faisaient le même travail que leurs collègues.

Les retraites anticipées
Au moment où en occident il y a le débat sur l'augmentation de l'âge de la retraite pour augmenter l'assiette des cotisations et des cotisants dans les systèmes de retraite, ADO a proposé en Côte d'Ivoire de faire partir des jeunes de moins de 30 ans à la retraite. Les fonds de retraite ont été utilisés pour financer des personnes qu'on a mises au chômage.

Suppression de transports collectifs
Ouattara est celui qui a supprimé le transport des élèves et étudiants en Côte d'Ivoire, alors que même les États d'Amérique continuent de pratiquer le transport collectif des élèves.

Comme on le voit, les solutions aux problèmes économiques de M. Ouattara, en réalité, ne sont que tirées d’une batterie de propositions prêtes, qui font partie d'un ensemble de recettes et de propositions des technocrates du FMI.'

http://venancekonan.com/aspx/radioabidjan/3089-Cte-DIvoire-Quand-des-politiciens-pantouflards-prennent-otage-les-populations.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alassane_Ouattara
http://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_CFA
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Ven 25 Fév - 5:09


Manif pour les retraites à Paris. Un policier infiltré remet son brassard à l'abri des CRS - 29 10 2010 © RichardTrois

Une proposition politique des mis en examen de Tarnac

"Printemps des peuples arabes", "révolution en marche", "transition démocratique", "fin de la dictature". Les grandes machines discursives sont de sortie. Il n'en faut pas moins pour parvenir à présenter le renversement des régimes pro-occidentaux du Maghreb comme de nouvelles victoires de l'Occident, et le triomphe inespéré de ses valeurs.

La fièvre révolutionnaire qui s'est récemment emparée des plus prudents éditorialistes témoigne d'abord de l'intense réaction immunitaire à quoi l'événement accule le discours dominant. On répond par un violent accès d'orientalisme à la nécessité de disposer, au plus vite, entre nous et les bouleversements en cours, un solide cordon sanitaire. On s'émerveille de ces "révolutions" pour mieux esquiver les évidences qu'elles nous jettent au visage pour mieux dissoudre le trouble qu'elles suscitent en nous.

Faut-il qu'elles soient précieuses, les illusions qu'il s'agit d'ainsi préserver, pour que l'on se répande partout en pareilles apologies de l'insurrection, pour que l'on décerne la palme de la non-violence à un mouvement qui a brûlé 60 % des commissariats égyptiens. Quelle heureuse surprise de soudain découvrir que les principales chaînes d'information sont entre les mains des amis du peuple !

Or voilà : si les insurgés de l'autre côté de la Méditerranée disent : "Avant, nous étions des morts-vivants. A présent, nous nous sommes réveillés", cela signifie en retour que nous, qui ne nous insurgeons pas, nous sommes des morts-vivants, que nous dormons. S'ils disent : "Avant, nous vivions comme des bêtes, nous vivions dans la peur. A présent, nous avons retrouvé confiance en nous, en notre force, en notre intelligence", cela signifie que nous vivons comme des bêtes, nous qui sommes si évidemment gouvernés par nos peurs.

Ceux qui peignent aujourd'hui aux couleurs les plus lugubres l'impitoyable dictature de l'atroce Ben Ali ne le trouvaient-ils pas hier encore si fréquentable ? Il faut donc qu'ils mentent aujourd'hui, comme ils mentaient hier. Le tort de Michèle Alliot-Marie réside d'ailleurs là : avoir dévoilé en quelques phrases à l'Assemblée nationale que, derrière tant de dissertations d'écoliers sur la différence entre leurs dictatures et nos démocraties, se cache la continuité policière des régimes; en quoi les uns sont certes plus experts et moins grossiers que les autres.

On peut détailler ad nauseam la brutalité de la répression sous Ben Ali. Il n'en reste pas moins que les doctrines contre-insurrectionnelles – l'art d'écraser les soulèvements – sont désormais la doctrine officielle des armées occidentales, qu'il s'agisse de les appliquer en banlieue ou dans les centres-villes, en Afghanistan ou place Bellecour à Lyon. Le feuilleton hebdomadaire des petits mensonges et des misérables combines de Mme Alliot-Marie ne saurait effacer le véritable scandale : avoir traité de "situation sécuritaire" une situation révolutionnaire. Si nous n'étions pas occupés à tresser des couronnes de jasmin ou de lotus aux révoltes du Maghreb, peut-être n'aurions-nous pas déjà oublié que Ben Ali, quatre jours avant de disparaître dans les poubelles de l'histoire, avait parlé des émeutes de Sidi Bouzid comme d'"impardonnables actes terroristes perpétrés par des voyous cagoulés". Ou que son successeur a cru apaiser la colère du peuple en annonçant comme première mesure l'abrogation de "toutes les lois antidémocratiques", à commencer par les lois antiterroristes.

Si nous refusons de tenir pour miraculeux l'enchaînement qui mène de l'immolation de Mohamed Bouazizi à la fuite de Ben Ali, c'est que nous refusons d'admettre comme normale, à l'inverse, l'indifférence feutrée qu'a partout rencontrée pendant tant d'années la persécution de tant d'opposants. Ce que nous vivons, nous et une certaine jeunesse politisée, depuis trois ans, y est certainement pour quelque chose. Dans les trois dernières années, nous dénombrons en France plus d'une vingtaine de camarades qui, toutes tendances confondues, sont passés par la case prison, dans la plupart des cas sous prétexte d'antiterrorisme et pour des motifs dérisoires – détention de fumigènes, introduction de glu dans des distributeurs de billets, tentative ratée d'incendie de voiture, collage d'affiches ou coup de pied.

Nous en sommes arrivés en janvier au point où la magie du signalement sur le fichier des "anarcho-autonomes" a mené une jeune femme en prison – pour un tag. Cela se passe en France, et non en Russie, et non en Arabie saoudite, et non en Chine.

Chaque mois désormais, nous apprenons qu'un nouveau camarade a été prélevé en pleine rue, que l'on a intimé à telle amie, après bien d'autres, de devenir indic en échange de l'impunité ou d'un salaire ou de conserver son poste de professeur, que telle connaissance a, à son tour, basculé dans la dimension parallèle où nous vivons désormais, avec ses cellules miteuses, ses petits juges pleins de haine rentrée, de mauvaise foi et de ressentiment, avec ses insomnies, ses interdictions de communiquer, ses flics devenus des intimes à force de vous épier. Et l'apathie qui vous gagne, l'apathie de ceux qui vivent "normalement" et s'étonnent, l'apathie organisée.

Car c'est une politique européenne. Les rafles régulières d'anarchistes en Grèce ces derniers temps le prouvent. Aucun régime ne peut renoncer au broyeur judiciaire, quand il s'agit de venir à bout de ce qui lui résiste. La culpabilité est une chose qui se produit. Comme telle, c'est une question d'investissement, financier, personnel. Si vous êtes prêt à y mettre des moyens hors normes, vous pouvez bien transformer une série de faux procès-verbaux, de faux témoignages et de manœuvres de barbouzes en dossier d'accusation crédible.

Dans l'affaire dite de Tarnac, la récente reconstitution de la nuit des sabotages, si longtemps réclamée par la défense, en a administré le plus bel exemple. Ce fut un de ces moments d'apothéose où éclate, jusque dans les détails les plus infimes, le caractère de machination de toute vérité judiciaire. Ce jour-là, le juge Fragoli a su occulter avec art tout ce qui démontre l'impossibilité de la version policière. Il devenait subitement aveugle dès que l'indocile réalité contredisait sa thèse. Il a même réussi à mettre les rédacteurs du faux PV de filature à l'abri de la contradiction, en les dispensant d'être là. Et cela était en effet superflu, puisque tout ce petit monde s'était déjà transporté sur les lieux, une semaine auparavant, en privé et en douce.

A dire vrai, qu'il ait fallu contrefaire la reconstitution suffit à montrer que le procès-verbal lui-même était contrefait. C'est sans doute cela qu'il a fallu abriter des regards en bouclant la zone par des murs de gendarmes appuyés de brigades cynophiles, d'hélicoptères et de dizaines de brutes de la sous-direction antiterroriste.

A ce jour, il en aura coûté quelques millions d'euros pour transformer en instruction bien ficelée des fantasmes de flics. Il importe peu de savoir à qui, pour finir, on imputera les actes qui furent le prétexte de notre arrestation. Quant à nous, nous plaignons d'ores et déjà le tribunal qui aura à faire passer pour du terrorisme la pose de quelques innocents crochets, maintenant que bloquer les flux est devenu le moyen d'action élémentaire d'un mouvement de masse contre la réforme des retraites.

Le silence frileux des gouvernants européens sur les événements de Tunisie et d'Egypte dit assez l'angoisse qui les étreint. Le pouvoir tient donc à si peu. Un avion décolle et c'est tout un édifice de forfaiture qui tombe en miettes. Les portes des prisons s'ouvrent. La police s'évanouit. On honore ce qui hier encore était méprisé, et ce qui était l'objet de tous les honneurs est maintenant sujet à tous les sarcasmes. Tout pouvoir est assis sur ce gouffre. Ce qui nous apparaît, à nous, comme démence sécuritaire n'est que pragmatisme policier, antiterrorisme raisonné.

Du point de vue du gestionnaire de situations sécuritaires, l'ordre public n'aurait jamais été ébranlé, et Ben Ali serait encore tranquillement président, si l'on avait réussi à neutraliser à temps un certain Mohamed Bouazizi.

C'est à l'évidence, dans les banlieues comme dans les mouvements de révolte, la chasse aux Bouazizi, aux fauteurs d'insurrection potentiels qui est lancée, et c'est une course contre la montre; car, de Ben Ali à Sarkozy, qui règne par la peur s'expose à la fureur.

Monsieur le président, il y a des ranchs à vendre au Texas, et votre avion vous attend sur la piste de Villacoublay.

Aria, Benjamin, Bertrand, Christophe, Elsa, Gabrielle, Julien, Manon, Matthieu et Yildune, sont les dix personnes mises en examen dans l'affaire dite "de Tarnac"
24.02.2011
www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/24/paris-texas-une-proposition-politique-des-mis-en-examen-de-tarnac_1484538_3232.html

http://sarkozynews.canalblog.com/archives/2010/10/29/19463474.html
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Ven 25 Fév - 5:23


Affrontements police manifestants à Athènes, le 23 février 2011 (Yiorgos Karahalis / Reuters)

Affrontements en Grèce lors d'une manif contre l'austérité

Des affrontements ont éclaté mercredi dans le centre d'Athènes entre des dizaines de jeunes et les forces anti-émeute, scindant en deux un cortège de manifestants protestant contre l'austérité dans le cadre d'une grève générale de 24h.

Les forces de l'ordre, déployées en cordon devant le ministère des Finances, en bas de la place centrale de Syntagma ont tiré des gaz irritants et lacrymogènes pour repousser les jeunes, qui les visaient de divers projectiles.

La police s'est ensuite déployée pour repousser au-delà de la place la masse des manifestants, scindée en deux par les incidents et dont beaucoup toussaient et suffoquaient. Mais les échauffourées se sont poursuivies en contrebas du parlement avec des tirs de cocktails molotov de la part des jeunes fauteurs de trouble.

Selon la police, les divers cortèges syndicaux à Athènes et au Pirée ont rassemblé quelque 20.000 personnes, et plus de 60.000 selon des estimations syndicales, soit une forte mobilisation. A Salonique, la police a chiffré les manifestants à environ 16.000.

Quelque 5000 policiers ont été déployés dans le centre d'Athènes face au risque de tels débordements, quasi-systématiques ces dernières années lors des manifestations et qui avaient notamment émaillé la dernière manifestation syndicale accompagnant une grève générale le 14 décembre.

Le ministre de la Protection du citoyen, Christos Papoutsis, a appelé mardi au calme et à la «responsabilité», pour sauvegarder l'image du pays face à la «communauté internationale».

Les manifestations étaient organisées par les deux grandes centrales du pays, la GSEE pour le privé et l'Adedy pour le public, ainsi que par le front syndical communiste Pame, dans le cadre d'une journée d'action de 24H contre la cure d'austérité prescrite au pays par l'Union européenne et le Fonds monétaire international en échange de son sauvetage financier.
www.liberation.fr/monde/01012321745-affrontements-en-grece-lors-d-une-manif-contre-l-austerite

http://q.liberation.fr/photo/id/250093
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Ven 25 Fév - 6:16


Islande : 2e référendum sur le remboursement de la Grande-Bretagne et des Pays Bas

Le second référendum de l'histoire de l'Islande est en route. Hier, le président du petit pays de 320 000 habitants, Olafur Ragnar Grimsson, a annoncé qu'il refusait de promulguer l'accord Icesave, approuvé quelques jours plus tôt par le parlement, et qu'il appelait les électeurs à se prononcer sur ce sujet.
21 02 2011
www.arretsurimages.net/vite.php?id=10427


Le président islandais refuse de signer l'accord Icesave cheers

REYKJAVIK, 20 février (Reuters) - Le président islandais a convoqué un référendum après l’adoption au Parlement de la loi sur le remboursement d’une partie des dettes contractée en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas par une banque du pays.

Le président islandais a annoncé dimanche qu'il ne signerait pas le nouvel accord sur la banque Icesave prévoyant le remboursement d'environ cinq milliards de dollars (3,8 milliards d'euros) au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Un nouveau référendum sur cet accord sera organisé dès que possible, a ajouté Olafur Grimsson. C'est la deuxième fois que le chef de l'État oppose son veto à cette mesure de remboursement.

L'accord avait été approuvé mercredi par le parlement islandais, et n'avait plus besoin que de la signature présidentielle pour être applicable.

Londres et Amsterdam ont couvert les pertes des déposants britanniques et néerlandais à la suite de la faillite de la banque en ligne Icesave, gérée par Landsbanki, en octobre 2008 et tentent depuis lors de récupérer leur mise auprès de Reykjavik.
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRWEB030120110220
www.lepoint.fr/economie/icesave-le-president-islandais-appelle-a-un-referendum-20-02-2011-1297541_28.php


Icesave - Moody's évoque la possibilité de déclasser l'Islande
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE71M1TB20110223

L'Islande entre les mains du FMI
Jean-Luc Mélenchon fait de ce pays le symbole de la violence du FMI

Pour trouver une issue à l'effondrement global de son économie, l'Islande a dû faire appel, fin 2008, au Fonds monétaire international, qui lui a alors accordé un prêt de 1,54 milliard d'euros, sous la forme d'un premier versement de quelque 600 millions d'euros, suivi de huit autres versements de 110 millions d'euros.

Toutefois, devant le manque d'avancées sur le dossier Icesave, le FMI s'est rapidement résolu à alerter l'Islande. En janvier 2010, son directeur général, Dominique Strauss-Kahn, a mis le pays devant ses responsabilités : « Il y a des obligations internationales à respecter pour le pays [...]. L'Islande, comme certains autres pays, ne peut pas être immunisée contre ce qui a été fait par son secteur financier. »

Déclaration aussitôt suivie d'effet : à peine le deuxième versement effectué, le FMI a fermé les robinets […]
ww.francesoir.fr/actualite/economie/l-islande-entre-mains-du-fmi-75245.html



ISLANDE : L'autre formidable révolution dont les Médias se gardent bien de parler :
93% du Peuple IMPOSE le NON-Remboursement des Banques
!


Révolution pacifique en Islande, black-out des Médias

Aussi incroyable que cela puisse paraître, une véritable révolution démocratique et anticapitaliste a lieu en Islande en ce moment même, et personne n'en parle, aucun média ne relaie l'information, vous n'en trouverez presque pas trace sur « Google »: bref, le black-out total .

Pourtant, la nature des évènements en cours en Islande est sidérante :

Un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une « gauche » libérale de remplacement elle aussi évincée des « responsabilités » parce qu'elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le Peuple pour déterminer s'il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise, une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques, une nationalisation des banques, et, point d'orgue de ce processus par bien des aspects « révolutionnaire » :

l'élection d'une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d'écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du Peuple à une autre société.

Alors que gronde dans l'Europe entière la colère des Peuples pris à la gorge par le rouleau-compresseur capitaliste, l'actualité nous dévoile un autre possible, une histoire en marche susceptible de briser bien des certitudes, et surtout de donner aux luttes qui enflamment l'Europe une perspective :

la reconquête démocratique et populaire du pouvoir, au service de la population.

Plus bas, vous trouverez deux articles traitant de cette révolution en marche, *à faire circuler le plus largement possible, puisqu'on ne doit compter sur aucun média pour le faire à notre place*.
www.cadtm.org/Quand-l-Islande-reinvente-la

Depuis le samedi 27 novembre 2010, l'Islande dispose d'une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.

Depuis cette crise dont elle est loin d'être remise, l'Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire. Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l'Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d'ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C'était une première pour l'Islande, tout comme la nomination d'une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.
www.parisseveille.info/quand-l-islande-reinvente-la,2643.html
www.mediapart.fr/node/108909

http://atlas.challenges.fr/pays/IS-islande/informations.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Islande
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Jeu 24 Mar - 1:38


Portugal. Le premier ministre José Socrates présente sa démission

Mercredi 23 mars au soir l'ensemble de l'opposition, majoritaire au Parlement, a rejeté le nouveau programme d'austérité du premier ministre.

'Aujourd'hui, tous les partis de l'opposition ont rejeté les mesures proposées par le gouvernement pour éviter que le Portugal doive recourir à un programme d'aide extérieure', a déclaré Joé Socrates dans une communication au pays. 'L'opposition a retiré au gouvernement toutes les conditions pour gouverner. J'ai par conséquent présenté ma démission au président de la République', a-t-il dit, après avoir remis sa démission au président de centre-droit, Anibal Cavaco Silva.

CRISE POLITIQUE

Mardi soir, le Parti social-démocrate (PSD), principale force d'opposition, avait appelé à voter contre le 'programme de stabilité et de croissance' (PEC) 'au nom de l'intérêt national', jugeant que seuls un départ du premier ministre et l'élection d'un nouveau gouvernement permettraient au Portugal de récupérer sa 'crédibilité' et la 'confiance' de ses partenaires européens comme des marchés financiers.

Mercredi, la droite avait annoncé qu'elle voterait au côté de la gauche antilibérale contre le programme d'austérité du gouvernement. Au total, cinq résolutions ont été déposées par l'opposition toutes tendances confondues, du CDS (parti minoritaire de droite) au Bloc de gauche (extrême gauche) afin de dénoncer ce quatrième plan d'austérité en moins d'un an, déjà présenté et salué à Bruxelles.
[…]
www.lemonde.fr/europe/article/2011/03/23/le-sort-de-jose-socrates-depend-de-l-adoption-ou-du-rejet-du-plan-d-austerite_1497193_3214.html
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mer 30 Mar - 6:05


La recette de l'Islande pour sortir de la crise économique
Décryptage de Michel Sallé, économiste spécialiste de l'Islande

Alors que les tensions se ravivent sur la situation économique au Portugal et en Irlande, un pays sort doucement de la crise. Après une débâcle sans précédent en 2008, l'Islande a mis en place des solutions originales, qui semblent porter leurs fruits.

Quelles sont les solutions qui ont été mises en place contre la crise financière en Islande ?

Il y a d’abord eu une étatisation technique de trois banques en faillite, en 2008. Je ne parlerais pas d’une nationalisation, puisque deux d’entre elles ont été à nouveau privatisées dès que cela a été possible. Mais l’Etat a bien refusé d’éponger leurs dettes, et les a fait payer aux créanciers, contrairement à ce qu’il s’est passé ailleurs. Il s’est contenté d’indemniser les déposants islandais, et non les nombreux épargnants étrangers.

La monnaie a ensuite été dévaluée de fait. En pleine crise financière, la couronne islandaise a en effet perdu beaucoup de sa valeur, avec des taux atteignant les 200 couronnes pour un euro.

Pour quels résultats ?

La dévaluation s’est révélée très positive pour l’économie du pays, qui a notamment pu exporter beaucoup de poisson et d’aluminium.

Les décisions bancaires ont-elles mécontenté les gouvernements néerlandais et britannique, puisque l'une des banques en faillite, Icesave, comptaient de nombreux épargnants de ces deux pays qui n’ont pas été remboursés. Les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont remboursé eux-mêmes leurs épargnants, et ont voulu ensuite présenter une facture très salée à l’Islande, assortie de taux d’intérêts de plus de 5%. Les Islandais se sont là encore opposés à cette décision, à travers une pétition puis un référendum.

Toutes ces mesures sont opposées à celles mises en place en Irlande ou en Grèce. A posteriori, peut-on dire qu’elles sont plus adaptées à un pays en crise ?

La situation économique est effectivement bien meilleure en Islande qu’en Irlande ou en Grèce. Mais l’Islande n’a pu mettre en place ces solutions que parce qu’elle ne fait pas partie de la zone euro. Il faut faire attention et comparer ce qui est comparable.

Par exemple, on peut penser que la crise n’aurait pas été aussi grave si le pays avait fait partie de la zone euro. Ensuite, l’Etat n’a certes pas sauvé les banques, et les a nationalisées, mais il n’avait pas le choix. Le capital des trois banques représentait dix fois le PIB de ce tout petit pays de 320.000 habitants ! [...]

Thibaut Schepman
www.20minutes.fr/article/696963/economie-la-recette-islande-sortir-crise-economique

20 févr. 2011
Le président Olafur Grimsson a mis ce dimanche 20 février 2011 son veto à l'accord Icesave
Et a appelé à un référendum sur le nouvel accord conclu avec La Haye et Londres.
www.rfi.fr/europe/20110220-icesave-le-president-islandais-appelle-referendum

Déception de la Grande-Bretagne et les Pays-Bas :
Le 10 janvier 2011, le Fonds monétaire international avait finalement débloqué la cinquième tranche de son prêt à l'Islande, pour un montant de 160 millions de dollars.
www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp_00331686-56-des-islandais-voteraient-oui-a-l-accord-icesave-selon-un-sondage.htm
www.lefigaro.fr/international/2010/03/08/01003-20100308ARTFIG00013-les-islandais-rejettent-l-accord-icesave-.php



Faut pas prendre les Vikings pour des canards sauvages !
Le Président islandais démasque le caractère antidémocratique de l’UE

Les chiffres qui tuent
Le montant de la somme réclamée par le Royaume-Uni et les Pays-Bas à l'Islande :
3, 91 milliards €

Taux d'intérêt 5.55%

Population de l'Islande
(équivalent de celle d'une petite ville en Europe) :
317 000 habitants

Répartition de la dette par famille islandaise
48 000 €

Part de la dette dans le PIB
50%

Avec cet accord chaque Islandais devrait débourser 12 000 euros.

Facture d'un cabinet d’avocats britanniques au gouvernement islandais
25 millions de couronnes islandaises (143 000 €), soit 100 000 couronnes (570 €) de l’heure, c’est le montant de la facture présentée en février par un cabinet d’avocats britanniques au gouvernement islandais, qui l’avait chargé de « compiler » le dossier Icesave. Le montant de la facture à venir avait été estimé au départ à 2 millions. Il n’y a pas de petits profits. Le gouvernement viking assiégé a demandé des explications aux bavards londoniens. Encore une facture qui risque d’être impayée.
http://solidmar.blogspot.com/2010/03/islande-un-non-franc-et-massif-la-loi.html cyclops
http://fr.euronews.net/2009/08/14/les-islandais-ne-veulent-pas-payer-pour-icesave/
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Jeu 19 Mai - 16:59


Rassemblement de la nuit du 17 au 18 mai 2011 sur la place de la Puerta del Sol, à Madrid (Elodie Cuzin)

Une révolution citoyenne en Espagne
[Vidéos]

Inspiré par la révolution égyptienne, le "Mouvement du 15 mai" a été lancé dans une cinquantaine de villes en Espagne sur les réseaux sociaux et relayé par des sms pour lutter contre le chômage et la corruption à quelques jours des élections municipales.

En effet plus de 20% de la population active est sans emploi et près de la moitié des espagnols de moins de 25 ans n’a pas de travail.

Une situation inacceptable pour les manifestants qui refusent de payer la crise du système bancaire qui frappe très durement leur pays et revendiquent l’instauration d’une "véritable démocratie maintenant".
Pas question pour ces Espagnols de payer la facture d’une crise financière qui n’est pas la leur mais celle des banquiers et des politiques, selon les organisateurs du mouvement :
http://dai.ly/iDs5OM cyclops

La majorité des manifestants était des jeunes se plaignant de ne pas être assez bien payés ou de ne pas pouvoir trouver de travail malgré un haut niveau d’étude. L’Espagne a l’un des taux de sans-emploi le plus élevé de la zone euro avec 21,3% et 4,9 millions de chômeurs. Quelques heures avant, des dizaines de milliers d’étudiants, de groupes et de chômeurs ont marché sous la bannière de "Nous ne sommes pas de la marchandise aux mains des politiciens et des banquiers"
www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=PluG_ozYjPI cyclops

Un campement de protestation installé en plein centre de Madrid (place de la Puerta del Sol) le 17 mai 2011 a été démantelé par les forces de l’ordre espagnoles. Les organisateurs du sit-in réclamaient un changement politique et social dans le pays :
http://dai.ly/jmsRD7 cyclops

« Nous allons camper ce soir ici sur la place de la Puerta del Sol à Madrid… dit le haut-parleur... Révolution, révolution… crie la foule… la révolution commence ici ! »
[…]

Et le site de la Vanguardia à Barcelone continue : La révolution ici est en marche ! Personne ne s’attend à voir une révolution en Espagne... et pourtant elle est là, elle est en marche crient les manifestants... parce que ce que nous vivons, ce n’est pas une crise, non, c’est une escroquerie... nous en avons assez... assez de cette société gérée par des banquiers... assez de la corruption... assez de l’injustice... assez de petite politique à la petite semaine… assez du bipartisme... assez de la résignation collective sous prétexte de protéger la démocratie des dangers de l’extrémisme... il y a des alternatives politiques... Oui, il s’agit juste de les réinventer... sans violence mais avec fermeté.

Voilà ce qui s’affiche sur toute la presse espagnole depuis 3 jours que dure ce qui s’appelle maintenant le Mouvement du 15 mai... […]

Ce mouvement se qualifie lui-même de citoyen de participatif et démocratique... il s’inspire également, outre du pamphlet de Stéphane Hessel, du mouvement du peuple islandais qui refuse aussi, lui, d’avaler la couleuvre et de payer l’addition de cette fameuse crise économique et politique.

Et "Démocratie réelle" prévient... malgré la violence des évacuations policières... les campements vont se maintenir ou revenir au moins jusqu’à dimanche prochain, date des élections municipales et régionales… l’idée étant de faire pression, coûte que coûte, sur des partis politiques vieillissants qui ont perdu toute légitimité, tout contact aux yeux de leurs électeurs. […]

Assurancetourix
www.agoravox.tv/actualites/citoyennete/article/une-revolution-citoyenne-en-30265

Nous demandons une vraie démocratie maintenant
www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=RZ55PC-ElSE cyclops
http://democraciarealya.es/

"Vous prenez l'argent, nous prenons la rue"
http://bit.ly/jQws16 cyclops

Un printemps social né sur Internet gagne l'Espagne
www.rue89.com/ibere-espace/2011/05/19/un-printemps-social-ne-sur-internet-gagne-lespagne-204541
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mar 24 Mai - 20:01


Le 20 mai 2011, place de la Bastille à Paris (AFP)

Démocratie Réelle, Maintenant !
Tous les soirs RDV à la Place de la Bastille 19h-22h.
www.youtube.com/watch?v=1c0ZSHgvwjg cyclops

Le dimanche 29 mai à 14h00 grand rassemblement citoyen place de la Bastille

Ils font la «French revolution» à la Bastille [VIDEO]
Portraits de manifestants qui campent place de la Bastille, à Paris, depuis le vendredi 20 mai en soutien au mouvement des «Indignés» espagnols.
www.liberation.fr/societe/06013710-ils-font-la-french-revolution-place-de-la-bastille

"Révolution espagnole" : et demain la France ?
Interview de Vincenzo Cicchelli, sociologue spécialiste de la jeunesse
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110524.OBS3831/revolution-espagnole-et-demain-la-france.html

‘Le réveil du peuple espagnol envoie un message clair à tous les européens, à nous de saisir cette opportunité’
Appel de l'Assemblée Générale Parisienne
Démocratie réelle, maintenant !

Depuis
le début de la crise financière en 2008, nos gouvernants ont décidé de mettre à genoux les peuples au lieu de faire payer les banques. Les démocraties européennes ont été séquestrées par les marchés financiers internationaux. Nous sommes pris à la gorge par les plans d’austérité qui se multiplient partout en Europe. Le chômage a explosé et plonge dans la précarité et la misère des millions de personnes. La crise touche tout le monde. En France, alors que les profits du CAC 40 ont doublé, le chômage des jeunes atteint 25 %. En Espagne, c’est 40 % des moins de 35 ans qui sont sans emploi.

Face à cela, le peuple
espagnol s’est soulevé. Depuis le 15 Mai, ce sont des dizaines de milliers d’espagnols qui occupent les places jour et nuit. Le mouvement Democracia Real Ya ! (Une démocratie réelle maintenant !) s’organise autour de deux axes de revendications : régénération démocratique du système politique et défense d’une politique sociale. Il s’agit d’une véritable mobilisation citoyenne totalement indépendante et autogérée.

Suite
aux rassemblement de solidarité organisés par les Espagnols résidant en France, nous citoyens nous reconnaissons dans les aspirations du peuple Espagnol. Nous appelons chacun à devenir acteur de cette dynamique de changement. La révolte des pays arabes a traversé la Méditerranée. Le réveil du peuple espagnol envoie un message clair à tous les européens, à nous de saisir cette opportunité.

Face à cette oligarchie
politique qui détient tous les pouvoirs, revendiquons la convocation d’une Assemblée Constituante pour rappeler à nos gouvernants que le seul souverain, c’est le peuple !
Face à la poignée d’ultra riches qui parasitent notre société, exigeons une nouvelle répartition des richesses !

Nous
appelons donc partout en France à l’organisation de rassemblements et d’occupations pacifiques des places publiques. C’est en nous réappropriant l’espace public que nous déciderons ensemble des revendications et des moyens d’action (culturels, artistiques, politiques et citoyens).

La seule limite à l’exploitation, c’est la résistance à l’exploitation !

Voté à l’unanimité par l’Assemblée Générale de Paris,
Place de la Bastille,
Dimanche 22 Mai 2010
http://reelledemocratie.com/
http://reelledemocratie.forumactif.fr/t37-appel-de-l-assemblee-generale-parisienne#116


21-28 mai : Salut, Commune !
La Commune de Paris
www.youtube.com/watch?v=d2s9dOtEj2w&feature=share cyclops
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Lun 13 Juin - 6:34


Une manifestation fin mai à Athènes

Ça s'accélère en Grèce

Selon différents témoignages, hier encore 200.000 manifestants a Athènes, des manifs dans 60 villes en Grèce pour réclamer le non-paiement de la dette au FMI, plus de démocratie, la chute du gouvernement et la sortie de l'euro... il semblerait que les Grecs sortent leur argent des banques (pour des retraits de 2 milliards en avril, on passe à 4 milliards en mai, et 1,5 milliard depuis jeudi ?!). une nouvelle grève générale public - privé est prévue le 15 juin.

Tout ceci demande à être vérifié, mais il se pourrait bien que les choses basculent plus vite que prévu.

Plus d'infos sur le site des indignés grecs ici
www.real-democracy.gr/

www.lespetitspoissontrouges.org/index.php?post/2011/06/11/Ca-s-acc%C3%A9l%C3%A8re-en-Gr%C3%A8ce&utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter
www.lespetitspoissontrouges.org/public/athenes_nuit.jpg



La Grèce sort de la zone Euro, vive la Grèce !

Les Grecs n'en peuvent plus
Jeudi 9 juin 2011

La décision est prise, les Grecs sortent de la zone euro. Discrètement, le président de la Grèce Alexander Papandréou l'a répété vendredi soir dernier au Luxembourg : "Mon peuple souffre, vous comprenez". La mission allemande pour retenir la Grèce a échoué. Papandréou a discrètement fait passer le message à ses compatriotes, en leur demandant de retirer leurs économies des banques. Ce qui se passe effectivement. La sortie de la Grèce est une tragédie pour l'UE, l'Euro va s'effondrer, et des pays comme l'Espagne et le Portugal risquent de faire de même très rapidement. Pire, tout les prix à la consommation vont s'envoler durant l'été.

Un mouvement de panique risque de s'emparer des Européens. On peut imaginer facilement le scénario d'une population européenne frappant aux banques pour réclamer leurs économies. Dans cette perspective d'écroulement de l'Euro, la France a limité cette semaine les retraits aux banques postales, y compris sur les cartes VISA.

Voici une vidéo montrant l'excitation du peuple grec (formidable et digne).
www.youtube.com/watch?v=vQVuiXkwv-U cyclops

Aucune grande chaine ni grand média n'en parle, c'est une honte, WikiStrike met donc en lumière une crise grecque qui durant les mois qui viennent se généralisera à l'ensemble des pays de la zone euro.

Rajoutons que les États-unis, dont l'inflation est à deux chiffres risquent eux aussi des troubles importants et surtout, imminents*.

http://wikistrike.over-blog.com/article-la-grece-sort-de-la-zone-euro-vive-la-grece-76203464.html
*www.economicpolicyjournal.com/2011/06/carville-civil-unrest-imminently.html

Fronde en Grèce de députés du Pasok contre l'austérité
Le ministre des Finances grec, George Papaconstantinou, n'est pas parvenu mardi à convaincre les députés sceptiques au sein du Parti socialiste au pouvoir (Pasok) de soutenir le plan d'austérité exigé par le Fonds monétaire international et l'Union européenne.
www.lexpress.fr/actualites/2/monde/fronde-en-grece-de-deputes-du-pasok-contre-l-austerite_1000289.html

8 juin 2011
La Grèce au bord de la révolution
Les Grecs sont de plus en plus nombreux à débattre, à chanter, à se rencontrer et à dormir dans la rue afin de se réapproprier l’espace public et de créer directement la démocratie.
http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?p=23723


« Il ne s'agit pas d'aider les Grecs, mais de sauver l'euro jusqu’au dernier Grec vivant»
Vidéo :
La Grèce sur l'autel de l'Euro
Marc de Scitivaux, économiste, face à Natacha Valla, chef économiste de Goldman Sachs
http://rutube.ru/tracks/4507225.html?v=d3d4328d31fb2a5ce4c3f4b64441a1bd

Grèce : le taux de suicides explose
www.agoravox.fr/actualites/europe/article/grece-le-taux-de-suicides-explose-95558

Grèce : pourquoi il faut desserrer l'étau de la dette
www.rue89.com/matouk/2011/06/07/grece-pourquoi-il-faut-desserrer-letau-de-la-dette-208106

31 mai
Les Grecs ont retiré 1.5 milliard d'euros aux guichets des banques depuis jeudi
www.express.be/business/fr/economy/les-grecs-ont-retire-15-milliards-deuros-aux-guichets-des-banques-depuis-jeudi/146914.htm
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Lun 13 Juin - 7:45


Mercredi 8 juin 2011
La Grèce vers un référendum sur l'austérité : victoire des Indignés
Les « indignés » grecs ont bien fait de suivre la leçon de leurs cousins espagnols de la Puerta del Sol. Ils sont en passe de remporter une première victoire d'importance. A bout de souffle et surtout de solutions, M. Papandréou, premier ministre hellène, vient de leur lâcher l'idée d'un référendum pour tenter de valider son énième plan d'austérité.

Vendredi, tout le gratin européen criait pourtant victoire : un accord avec l'Union européenne était plus que quasiment conclu, des milliards d'euros salvateurs étaient une fois de plus (presque) dans le sac. Moyennant juste ce fameux nouveau plan d'austérité, une peccadille !
Le lundi, patatras, tout ça ne se révélait que grossière poudre d'illusion pour gruger les marchés et les empêcher de jouer un coup en vache à la réouverture des places boursières. [...]
www.rue89.com/yeti-voyageur/2011/06/08/la-grece-vers-un-referendum-sur-lausterite-victoire-des-indignes-208292

Les « indignés » de la Puerta del Sol à Madrid avaient écrit sur une grande banderole : « Faites du bruit, les Grecs s’endorment » et sur la place Syntagma à Athènes, les « indignés » Grecs ont répondu « Allons nous continuer à dormir ? »
Du coup la division de la gauche grecque s’est arrêtée et tous ont défilé ensemble. En Grèce, dimanche, il y a eu 500 000 manifestants dans tout le pays. Dont 150 000 à Athènes.
Où mène le suivisme à l’égard du FMI, de la BCE, de l’UE ? …au désastre des dirigeants socialistes grecs, espagnols, portugais.
www.filoche.net/2011/06/10/ou-mene-le-suivisme-a-l%E2%80%99egard-du-fmi-de-la-bce-de-l%E2%80%99ue-au-desastre-des-dirigeants-socialistes-grecs-espagnols-portugais/

LES "indignés" en Europe
Villes et liens par pays
http://wikistrike.over-blog.com/article-les-indignes-en-europe-villes-et-liens-par-pays-75047015.html


Europe : ces luttes contre l'austérité dont on ne parle pas
L’exaspération populaire touche de plus en plus de pays de l’Union européenne, qu’elle s’exprime dans la rue ou dans les urnes. Pierre Lévy souligne qu’elle se nourrit du consensus au sein des « élites mondialisées », véritable caste « hors sol » pour qui la priorité est de se débarrasser du cadre des États-nations.
www.marianne2.fr/Europe-ces-luttes-contre-l-austerite-dont-on-ne-parle-pas_a206826.html

Les Indignés font trembler l'ordre économique mondial
www.mleray.info/article-les-indignes-font-trembler-l-ordre-economique-mondial-75306855.html

Révolution dans le monde
http://wikistrike.over-blog.com/pages/revolution-dans-le-monde-5182729.html
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mer 15 Juin - 12:02

Prima della rivoluzione

Garibaldi

L'affront infligé à Berlusconi par le chef Riccardo Muti

Le 12 mars 2011 l'Italie fêtait le 150e anniversaire de sa création et à cette occasion fut donnée à l'opéra de Rome une représentation de l'opéra le plus symbolique de cette unification : Nabucco de Giuseppe Verdi. En présence d'il Cavaliere.

Nabucco de Verdi est une œuvre autant musicale que politique : elle évoque l'épisode de l'esclavage des juifs à Babylone, et le fameux chant « Va pensiero » est celui du Chœur des esclaves opprimés. En Italie, ce chant est le symbole de la quête de liberté du peuple, qui dans les années 1840 - époque où l'opéra fut écrit - était opprimé par l'empire des Habsbourg, et qui se battit jusqu'à la création de l'Italie unifiée.

Repris par le Times, Riccardo Muti, le chef d'orchestre, raconte ce qui fut une véritable soirée de révolution.

Alors que le Choeur arrivait à sa fin, dans le public certains s'écriaient déjà « Bis ! ». Le public commençait à crier « Vive l'Italie ! » et « Vive Verdi ! » Des gens du poulailler (placés tout en haut de l'opéra) commencèrent à jeter des papiers remplis de messages patriotiques - certains demandant «Muti, sénateur à vie ».

Bien qu'il l'eût déjà fait (une seule fois) à La Scala de Milan en 1986, Muti hésita à accorder le « bis » pour le Va pensiero. Pour lui, un opéra doit aller du début à la fin. « Je ne voulais pas faire simplement jouer un bis. Il fallait qu'il y ait une intention particulière. », raconte-t-il. Mais le public avait déjà réveillé son sentiment patriotique. Dans un geste théâtral, le chef d'orchestre s'est alors retourné sur son podium, faisant face à la fois au public et à M. Berlusconi, et voilà ce qui s'est produit [Après que les appels pour un "bis" du "Va Pensiero" se soient tus, on entend dans le public : "Longue vie à l'Italie !"] :
www.youtube.com/watch?v=7vQ_uQsITko cyclops

Ricardo Muti : « Je n'ai plus 30 ans et j'ai vécu ma vie, mais en tant qu'Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j'ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j'acquiesce à votre demande de bis pour le "Va Pensiero" à nouveau. Ce n'est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le chœur qui chantait "O mon pays, beau et perdu", j'ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l'histoire de l'Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment "belle et perdue". »
[…]
www.agoravox.fr/actualites/europe/article/silvio-berlusconi-renverse-par-91522


Basta !
Les Italiens disent 4 fois non à Berlusconi

Hier 13 juin les Italiens ont massivement rejeté par référendum un retour au nucléaire, la privatisation de l'eau et l'immunité judiciaire d'un président du Conseil dont le crépuscule politique semble de plus en plus annoncé.
www.youtube.com/watch?v=SaO0JO-0EoM cyclops

Les Italiens ont dit "non" aux questions défendues par la majorité de centre-droit : pas de retour à l'atome, pas de privatisation de l'eau, pas de bénéfice minimum incompressible pour les vendeurs d'eau, et pas question d'une forme d'immunité pour le chef du gouvernement.

Les Italiens ont cessé de noter les rendez-vous du Cavaliere. Il leur avait demandé de profiter d'un beau week-end à la mer, lui-même est parti en Sardaigne.
Mais eux sont allés se prononcer sur les référendums proposés, une participation de 57%, très forte. Il fallait 50% plus une voix.

La loi d'empêchement légitime permettait au Premier ministre Silvio Berlusconi de ne pas se présenter en justice en raison d'obligations, disons, professionnelles. Or trois procès sont instruits contre lui.

Pour l'ancien juge Antonio di Pietro, les Italiens ont établi le principe sacro-saint selon lequel la loi est égale pour tous.
Silvio Berlusconi a réagi laconiquement. Il reconnaît sa défaite. Point.
www.rtbf.be/info/monde/detail_les-italiens-ont-dit-non-a-tout-s-berlusconi-perd-encore?id=6265813

Le 1er texte abrogé par le référendum prévoyait la construction de quatre centrales nucléaires à partir de 2014 pour une mise en service d'ici 2020.
Le 2e texte abrogé permettait la privatisation des services de l’eau.
Le 3e garantissait aux vendeurs d’eau privés un bénéfice minimum incompressible.
Le 4e texte abrogé est la loi dite d'"empêchement légitime".
Le taux de participation devait atteindre 50% plus une voix, pour que ces référendums abrogatifs de lois en vigueur soient adoptés. Un quorum jamais atteint depuis 1995 pour ce type de vote.
www.legrandsoir.info/la-claque-des-electeurs-italiens-a-l-europe-supranationale-et-a-diverses-autres-boutiqu0s-obscures.html
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mer 15 Juin - 21:47


Grèce. Papandréou prêt à l'union sacrée avec la droite... contre le peuple !

L'union sacrée avec la droite contre le peuple. Voilà la réponse de Papandréou, le social traître, au peuple grec. Les socialistes grecs montrent leur vrai visage : à genoux devant leurs maîtres de l'oligarchie mondiale.
« Si je suis le problème, je ne vais pas rester bloqué sur mon fauteuil. Je peux débattre de tout, y compris d'un gouvernement d'union nationale. »
Et pour agrémenter le tout, il est prêt à démissionner pour faciliter l'union du PS grec avec la droite.
Voilà ce que rapporte Reuters aujourd'hui et au moment où des dizaines de milliers de Grecs manifestent pour ne pas être dépouillés par les banquiers et le FMI.
On est bien au-delà de l'indignation face à une telle désertion d'un gouvernement se prétendant socialiste...
Qu'ils s'en aillent tous en Grèce et partout en Europe !!!
www.latetocarhaix.org/article-grece-papandreou-pret-a-l-union-sacree-avec-la-droite-contre-le-peuple-76810128.html

Papandréou propose de former un gouvernement d'union
Le 15 juin George Papandréou a proposé à la droite de former un gouvernement d'union nationale à condition que ce dernier soutienne le plan de sauvetage financier de la Grèce élaboré par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, rapporte la chaîne de télévision Net TV.
Le Premier ministre socialiste aurait également offert de démissionner pour faciliter la constitution d'un tel gouvernement d'union.
www.zonebourse.com/actualite-bourse/Grece-Papandreou-propose-de-former-un-gouvernement-d-union--13668354/

Panpandréou, digne héritier de Jules Moch

À partir de 1947 en France le climat politique change, la guerre froide s’installe. Les ministres communistes sont chassés du gouvernement et les nouveaux dirigeants socialistes se donnent comme double ennemi le RPF de De Gaulle, mais aussi et surtout le PCF. De leur côté, les États-Unis conditionnent leur aide financière à l’éviction définitive des communistes.


Photo Léon Leponce

Des grèves violentes aux allures révolutionnaires, notamment dans les charbonnages du Nord, sont déclenchées en octobre 1947 par la CGT en raison d'un retard des salaires sur les prix de plus de 30 %, alors que l'inflation bat son plein.
Jules Moch alors ministre socialiste de l'Intérieur mobilise 60.000 CRS et soldats pour briser les 15.000 grévistes retranchés dans les puits. Il impose la reprise du travail fin novembre. Il profite de la lassitude des travailleurs et des divisions des syndicats pour infliger une répression sévère, faisant plus de cinq morts, de nombreux blessés (et plus de 2.000 licenciements).

Après les grandes grèves de 1947 Jules Moch met en place un appareil répressif en s’appuyant sur les compagnies républicaines de sécurité (CRS), dont les anciens résistants sont prudemment écartés. C’est dans ce contexte que le ministre de l’Industrie, Robert Lacoste, publie en septembre 1948 des décrets provocateurs qui s’attaquent de front au statut des mineurs.

À l'automne 1948, la grève, lancée par la CGT pour lutter contre une modification du statut des mineurs, a duré deux mois. Elle a fait l'objet d'une répression massive, le gouvernement y voyant un mouvement insurrectionnel dans le climat tendu de la Guerre froide.

« C’était une atteinte à notre dignité, à tout ce que nous avions obtenu depuis la Libération, nous qui avions vaincu l’arrogance des anciens patrons des mines, raconte Norbert Gilmez. Les décrets s’en prenaient à nos salaires alors que nos conditions de vie, de ravitaillement, de travail, étaient terribles. Ils remettaient en place des mesures disciplinaires qui avaient disparu. Ils nous enlevaient la gestion des accidents du travail et des maladies professionnelles pour la confier à la direction, qui allait juger elle-même si elle devait indemniser un mineur atteint de silicose ! La grève a été décidée démocratiquement par une majorité de mineurs. »

La répression ne tarde pas à s’abattre, avec intervention militaire dans les bassins miniers, pour libérer les puits occupés par les grévistes. Le bilan sera de quatre morts.

Ceux qui ont participé à la grande grève de mineurs de 1948 seront été punis, licenciés, expulsés parfois de leur logement.

Au-delà des interventions de l'armée et des CRS, autorisés à tirer sur les grévistes, quelque 3.000 personnes se retrouvèrent au chômage. Conséquence immédiate pour les ouvriers : la privation de leurs indemnités de logement et de chauffage, alors prévues par la loi.

Les mineurs et leurs familles ont dû attendre jusqu'en 1981 et l'arrivée de la gauche au pouvoir pour qu'une loi d'amnistie couvre les faits.
Les survivants licenciés restent exclus de la loi d’amnistie. L’article 13 de cette loi indique qu’en sont exclus « les faits constituant des manquements à la probité, aux bonnes mœurs ou à l’honneur ».

La loi de finances de 2005 a ensuite prévu une indemnisation pour les prestations de chauffage et de logement, mais pas pour les salaires non versés après qu'ils furent congédiés.
Le 15 décembre 2005 une personnalité du monde juridique, le procureur général de la Cour d’assises de Douai, au procès de Lionel Dumont, avait déclaré s’adressant à l’accusé : « Monsieur, vouloir imposer ses idées par la force cela s’appelle du terrorisme ».

Les requérants, qui demandent pour chacun 60.000 euros de dommages et intérêts, s'en sont remis à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), qui n'a pu trouver une médiation avec l'entreprise publique Charbonnages de France, aujourd'hui dissoute. La Halde était intervenue à l'audience, par la voix d'un avocat, pour rappeler qu'à ses yeux, la discrimination est "à l'évidence incontestable", car "aucun fait autre que le fait de grève ne peut leur être reproché".

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Moch
www.mleray.info/article-25831366.html
http://forez.info/f15/index.php?option=com_content&view=article&id=1798:mineurs-en-greve-&catid=13&Itemid=400019
www.lille.pcf.fr/spip.php?page=imprimer&id_article=374



La CIA finançait ses alliés anti-communistes dans les années d’après-guerre.
Washington a appuyé et financé les courants de pensée pro-européens, représentés par les fédéralistes et les partisans d’une union européenne.
www.bakchich.info/Les-belles-aventures-de-la-CIA-en,02289.html

‘Il faut avoir l’idéologie néolibérale chevillée au corps pour déclarer à l’instar de Robert Badinter que « le FMI a retrouvé son éclat » ; et s’émerveiller de « l’excellence de son action » (France Inter, 17 mai 2011)’
Le FMI écrase l'humanité
Par Jean-Marie Harribey
http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey/2011/05/17/le-fmi-ecrase-lhumanite/#more-205
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Dim 19 Juin - 19:05


La "révolution silencieuse" de Barroso : le verrouillage néolibéral de l’Europe

Le "Pacte pour l'euro", véritable forfaiture néolibérale, est en mesure d'être adopté, dans le silence assourdissant des médias, le 23 Juin prochain, par le Parlement Européen, avec, pour corollaire, une réforme constitutionnelle signant définitivement l'asservissement des pays européens, et de la France, aux mafias financières et bancaires.

Il apparaît d'une nécessité vitale, au moment où certains peuples européens (Grèce, Espagne...) s'élèvent en masse pour défendre leurs droits, de faire la plus large publicité à cette atteinte anti-démocratique aux droits souverains des états et des peuples, pour que les citoyens, et également les PARTIS politiques présentant des candidats aux prochaines élections, prennent clairement parti contre ce "pacte", véritable arme de destruction massive des droits souverains des états européens.

Dans la continuité, le gouvernement français veut faire voter par le Parlement une réforme constitutionnelle qui exigerait de tendre vers l'équilibre budgétaire en tout temps et à tout prix.

Douleurs et misère pour les populations

Le silence médiatique assourdissant, et l’absence de débat public autour de ces réformes, contrastent avec leur importance décisive : les politiques d’austérité deviennent une obligation permanente, assortie de sanctions automatiques pour les « mauvais élèves » qui n’adopteraient pas la pseudo-« rigueur », à savoir la réduction des salaires, les coupes dans les services publics et les prestations sociales, la précarisation du travail, une fiscalité encore plus favorable aux grandes entreprises.

Ces mesures sont à la fois injustes et inefficaces : elles veulent faire payer aux peuples le prix de la crise en enfonçant l'économie dans la récession, cependant que la régulation du secteur bancaire et financier – responsable de la crise – piétine. L'aggravation de la crise sociale pourrait renforcer les courants xénophobes, qui ont le vent en poupe. Mais ce vent commence peut-être à tourner sous la pression des luttes populaires.

Agir ensemble en Europe

Des mouvements massifs de protestation et d'exigence démocratique sont apparus en Espagne, en Grèce, au Portugal, au Royaume-Uni, après le mouvement de l'an dernier en France. Ces mouvements commencent à se développer à l'échelle européenne. Les indignés espagnols appellent à se mobiliser, le 19 juin, en amont du Conseil européen, pour une véritable démocratie en Europe et contre le Pacte pour l’euro. Des indignés d'autres pays européens se joindront à cette action notamment en Grèce et en France. La Confédération européenne des syndicats organise une journée d’action le 21 juin pour s’opposer aux politiques d’austérité, avec une manifestation au Luxembourg, pays du président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker.

Mettre la (contre) révolution Barroso sous les projecteurs

Barroso se vante de mener une « révolution silencieuse » : nous voulons au contraire faire du vacarme autour de ces projets désastreux pour les peuples. Les grandes formations politiques européennes doivent entendre la voix de la contestation grandissante qui s’élève en Europe. Attac agit dans ce sens, par exemple par la pétition du réseau des Attac d’Europe (www.oureurope.org/). La résonance des mouvements populaires a d’ores et déjà poussé les partis socialistes et verts européens à une expression publique contre la nouvelle gouvernance économique européenne (www.changeforeurope.eu/fr).



À la veille du vote du Parlement européen sur la nouvelle gouvernance économique, Attac France interpellera de nouveau les partis politiques en organisant une réunion publique avec des responsables des formations de gauche représentées au Parlement européen : quelle critique de cette nouvelle gouvernance économique qui épargne les marchés financiers, et écrase les peuples ? Quelles alternatives pour demain ?

À Paris le 23 juin à 18h : Bourse du travail, rue du Château d'eau, métro République
www.agoravox.fr/actualites/politique/article/la-revolution-silencieuse-de-96147
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Dim 19 Juin - 19:17


Reuters
Les Espagnols dans la rue contre le pacte de stabilité de l'UE

MADRID (Reuters) - Des dizaines de milliers d'Espagnols ont pris part à des rassemblements à travers le pays, dimanche, pour protester contre le "Pacte de stabilité et de croissance" de la zone euro, mais aussi contre la gestion de la crise économique par la classe politique espagnole.

A la périphérie de Madrid, des cortèges de manifestants se sont ébranlés en six points. L'un d'entre eux est parti à l'aube de Leganes, à 13 km du centre, pour arriver en cours de journée place Neptune, devant le musée du Prado, près du parlement.

A la mi-journée, selon les chiffres de la police, 35.000 à 45.000 manifestants défilaient dans les rues de la capitale, où aucun incident sérieux n'était signalé, a rapporté la radio nationale. [...]

Les slogans, dimanche, étaient dirigés pour l'essentiel contre le "Pacte de stabilité et de croissance", qui a fait l'objet d'un accord entre pays de la zone euro pour doper la compétitivité de l'Union européenne. Ce pacte a permis aux dirigeants espagnols de lancer des réformes assouplissant les conditions de licenciement et d'embauche. [...]

Les manifestants se définissent comme les "indignados" (indignés). Leur mouvement a vu le jour peu avant les élections municipales et régionales du 22 mai, pour dénoncer le fait que les Espagnols ne se sentent pas correctement représentés par les élus.

Depuis la mi-mai, les manifestations ont fait boule de neige. En Catalogne, région qui s'est engagée à réduire de 10% ses dépenses publiques cette année, de grandes manifestations ont eu lieu mercredi devant le parlement de Barcelone, contraignant les élus à gagner le bâtiment en hélicoptère pour pouvoir débattre.

Le chômage touche 21% de la population active en Espagne. Pour la seule tranche des 18-25 ans, ce taux atteint 45%.

Eric Faye
http://fr.news.yahoo.com/les-espagnols-dans-la-rue-contre-le-pacte-131523860.html

©AFP/ Pierre-Philippe Marcou
«Cette crise nous ne la paierons pas»

«Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiciens et des banquiers», affirmait une autre banderole en lettres rouges.

Les cibles : le pacte de stabilité de la zone euro et ses impératifs de rigueur budgétaire [...]

«Les banques et les gouvernements qui ont provoqué cette situation doivent savoir que nous ne sommes pas d'accord avec les mesures et les coupes budgétaires, que nous avons l'intention de nous faire entendre, et que nous le ferons», assurait la plate-forme appelant à manifester dans toute l'Espagne.

Au moins 3000 manifestants

Dans le cortège d'au moins 3 000 personnes qui descendait la grande avenue de la Castellana, traversant Madrid du nord au sud, des manifestants de tous âges, familles avec poussettes, jeunes, chômeurs et retraités, venaient témoigner d'une même lassitude face à la crise qui étrangle la société espagnole.

Et de l'espoir que cette vague de contestation qui a surpris le pays il y a un mois sera enfin entendue de la classe politique.

«Ils appellent cela démocratie, mais ce ne l'est pas», «cette crise nous ne la paierons pas», hurlait la foule rassemblée dans le calme près du parlement, alors que des dizaines de cars de police étaient stationnés dans le centre de Madrid.
[...]
http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/international/archives/2011/06/20110619-101819.html
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Jeu 23 Juin - 17:49


La Constitution islandaise s'écrit sur les réseaux sociaux

En 2008, les Islandais avaient refusé par référendum, à plus de 93%, d'assumer les dettes des banques responsables de la faillite du pays. Aujourd'hui, ils continuent de prendre leur destin en main : via Facebook et Twitter, les citoyens sont appelés à participer à la rédaction d'une nouvelle Constitution. Un processus inédit qui pourrait préfigurer la démocratie de demain.

L’Islande serait-elle en train d’inventer le futur de la démocratie ? Tirant les leçons de la crise financière et du chaos institutionnel et financier dans lequel il a été plongé, le pays a décidé de réécrire entièrement sa Constitution, inchangée depuis 1944, et de confier le projet à ses citoyens. Tous ses citoyens.

Via Facebook et Twitter, les Islandais sont en effet invités depuis début avril 2011 à venir soumettre leurs doléances pour la future Constitution à une Assemblée constituante de vingt-cinq « super citoyens ». Cette assemblée, composée d’avocats, de journalistes, de fermiers ou de profs de sciences politiques, a été élue en novembre 2010 lors d'un scrutin national. Les 522 candidats s'étaient présentés aux électeurs via des brochures d’informations distribuées dans tous les foyers du pays ou par l’intermédiaire de sites personnels. Les vingt-cinq constituants planchent depuis deux mois et demi sur une base de travail issue d’une concertation organisée fin 2010 autour de 950 citoyens islandais, qui en avaient défini les grandes lignes.

Démocratie participative
Si le projet, qui mêle habilement démocratie participative et représentative, s’avère totalement inédit dans le monde, il convient bien à un pays de 320 000 habitants comme l’Islande. Mais il est aussi dicté par des impératifs temporels. « La décision de s’en remettre à la participation active des internautes (appelée aussi « crowdsourcing ») est complètement spontanée », explique Silja Bára Ómarsdóttir, membre de l’Assemblée constituante et professeur de Sciences politiques, qui entretient le dialogue quotidien avec les internautes. « Elle est liée au fait que nous avons un temps imparti très court d’ici la présentation du texte au Parlement fin juillet, et nous voulions être le plus interactif possible. »

Même si la participation n’a atteint que 35% aux élections à l’Assemblée constituante, il suffit de jeter un œil aux contributions pour constater que le scepticisme initial d’une partie des Islandais a vécu. Les internautes se passionnent pour le projet et même, s’en emparent.

Suggestion d'internaute
La page Facebook, en particulier, tient lieu d’espace privilégié de discussion où internautes islandais mais aussi étrangers (on y croise des experts en environnement ou en droit constitutionnel), soumettent idées, suggestions parfois très précises ou simples encouragements au projet, dans un rapport direct avec les rédacteurs de la Constitution. […]

Ensuite, si l'Althing (nom islandais du Parlement) valide le texte dans son intégralité sans rien en changer, un référendum devrait être organisé à l’automne 2011. Il sera suivi, vraisemblablement, de nouvelles élections. […]

Jean-Baptiste Roch
www.telerama.fr/monde/la-constitution-islandaise-s-ecrit-sur-les-reseaux-sociaux,70444.php
www.facebook.com/#!/Stjornlagarad
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Jeu 23 Juin - 23:09


Des membres du Public and Commercial Services Union (PCS) © Leon Neal / AFP

Grève nationale exceptionnelle au Royaume Uni contre l'austérité

Au moins 790 000 fonctionnaires ont déjà voté la grève le 30 juin prochain. Les enseignants, qui contestent la réforme des retraites et la faiblesse de leur salaire, sont en première ligne. Le pays s'apprête à un mouvement sans précédent depuis plusieurs années.

LONDRES - Les fonctionnaires, dont les enseignants, sont appelés à une grève le 30 juin au Royaume-Uni pour dénoncer notamment les suppressions de postes et une réforme des retraites, un mouvement rarissime dans le pays où le gouvernement a décrété une politique de rigueur draconienne.

C'est la première fois en 127 ans que l'un de ces syndicats, l'Association des professeurs et enseignants du supérieur (ATL), appelle à une grève nationale.

Ce mouvement est organisé alors que le gouvernement de coalition, composé des conservateurs et des libéraux-démocrates, a prévu des coupes de plus de 90 milliards d'euros (130 milliards de dollars) en cinq ans pour éliminer la quasi-totalité du déficit public.

En plus de la hausse prévue de 3% des contributions pour les retraites, le gouvernement veut que ses employés travaillent huit années de plus pour une réduction substantielle de leur retraite.


Cette journée est considérée comme un test en vue d'un mouvement plus global que les syndicats souhaitent lancer à l'automne, alors que plusieurs manifestations contre la politique du gouvernement ont déjà été organisées ces derniers mois.

Au moins 250 000 Britanniques étaient descendus fin mars dans les rues de Londres pour dire non à l'austérité. Ce rassemblement, planifié un samedi et qui n'était donc pas couplée avec une grève, était le plus important mouvement social depuis des émeutes survenues il y a deux décennies et qui avaient précipité la chute du Premier ministre conservateur Margaret Thatcher.

Fin 2010, plusieurs manifestations estudiantines pour protester contre le triplement des frais universitaires avaient aussi été organisées. Le Parlement avait finalement approuvé le projet malgré la très forte mobilisation.

Le 27 juin, une dernière réunion se tiendra entre le gouvernement et le Congrès des syndicats, qui rassemble des dizaines de syndicats dont Unison, la plus importante confédération syndicale du secteur public. Personne ne semble pourtant croire en un déblocage de la situation.

http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/international/archives/2011/06/20110615-145531.html
http://fr.myeurop.info/2011/06/15/greve-generale-les-anglais-a-leur-tour-2733
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Ven 24 Juin - 0:24


La dette odieuse de la Grèce : demandons une commission d'enquête pour révéler son illégalité

L'expérience de l'Équateur, un pays qui a été lourdement endetté, asphyxié par le remboursement des intérêts de ses emprunts, qui ont atteint plus de 50% du budget de l'État :

La commission chargée d'auditer la légitimité de la dette souveraine du pays conclut que la dette remplissait les critères de la notion de dette odieuse. Que par conséquent, continuer à remplir les engagements internationaux serait une aberration. La vie d'abord, ensuite la dette.
Aussi le gouvernement équatorien força-t-il ses créanciers à abandonner 70% de leurs créances.
Pour arriver à ce résultat, il a fallu une volonté politique de la part d'un homme : Rafael Correa, soutenu par son peuple.

Les Américains ont appliqué cette notion de dette odieuse, il est vrai d'une manière plus discrète, à la dette souveraine irakienne.

La dette odieuse est un concept de droit formulé par Alexandre Sack.
Si trois conditions sont réunies dans la dette, à savoir :
1 – la dette est contractée par un régime à l'insu de sa population ou sans l'assentiment de celle-ci.
2 – les prêts ont été gaspillés dans des activités contre l'intérêt des citoyens.
3 – les prêteurs étaient au courant de la situation.

Je ne pense pas que les Grecs furent d'accord pour les dépenses somptuaires destinées à accueillir les Jeux olympiques. Et encore moins pour une dépense de 1,2 milliard de dollars rien que pour la sécurité […]

Le documentaire « Debtocracy » montre bien le processus qui a amené la Grèce à cette situation intenable. On a tout simplement trompé les citoyens grecs. Les politiques qui ont trempé dans cette escroquerie continuent de nous faire croire qu'il n'y a pas de choix en dehors des plans d'austérité.

D'ailleurs, le gouvernement grec fait de la publicité pour expliquer aux citoyens qu'il n'y a pas de solution autre que rembourser. Il exhorte les journalistes à être responsables, en s’efforçant de faire œuvre de pédagogie.

« Le rejet de la communication gouvernementale, de plus en plus proche de la propagande, grandit. Un spot, célébrant sur fond de musique martiale les 20 mois de réussite tous azimuts de son action, a été diffusé ces jours-ci. Devant les réactions très négatives face à ce déni de réalité, le gouvernement n'a rien trouvé de mieux que d'accuser les journalistes d’irresponsabilité en expliquant, menace à peine voilée, que l’effondrement du pays entrainerait leur propre effondrement. » :
http://fr.myeurop.info/2011/06/08/la-grece-de-charybde-en-scylla-2671

Nos journalistes plus prompts et trop zélés ne consacrent à la crise en Grèce que la portion congrue. Pas d'analyse quant à l'origine de la dette et l'entrée de la Grèce dans l'euro, rien sur les implications de Goldman Sachs. Les effets de ses plans d'austérité sur la récession qui frappe le pays, personne ne les mentionne.

Quant aux plans d'austérité, la seule chose qu'ils répètent, c'est la diminution du nombre de fonctionnaires et le gel de leurs traitements. Comme s'ils s'évertuaient à préparer les esprits français à la même diète.

www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-dette-odieuse-de-la-grece-96379
http://marcelthiriet.blogspot.com/2011/06/debtocracy.html



DEBTOCRACY // ΧΡΕΟΚΡΑΤΙΑ
« Debtocracy » est un document choc qui a rencontré un grand succès. Il demande une commission d'audit sur la dette grecque et prône une sortie de l'euro. Ce film documentaire sorti en 2011 a été réalisé par deux journalistes grecs, Katerina Kitidi et Aris Hatzistefanou.
Vidéo
http://dai.ly/ma5Dx0 cyclops

"For the first time in Greece a documentary produced by the audience. “Debtocracy” seeks the causes of the debt crisis and proposes solutions, hidden by the government and the dominant media. The documentary will be distributed free by the end of March without usage rights and broadcasted and subtitled in at least three languages. […]”
www.debtocracy.gr/indexen.html


Pétition
Πρωτοβουλία για τη Συγκρότηση Επιτροπής Λογιστικού Ελέγχου του Ελληνικού Δημόσιου Χρέους
CALL FOR AN AUDIT COMMISSION ON GREEK PUBLIC DEBT
Initiative pour l'établissement du Comité d'audit de la dette publique grecque
Arrow www.gopetition.com/petition/43171.html


8 juin 2011
Interview avec Aris Hatzistefanou, journaliste à l'origine de Debtocracy, un documentaire-choc qui a rencontré un grand succès.
http://owni.fr/2011/06/09/debtocracy-documentaire-choc-grece/ cyclops

http://owni.fr/2011/06/09/debtocracy-documentaire-choc-grece/
www.cadtm.org/Dette-les-grecs-et-la-Deptocracy
www.cadtm.org/La-doctrine-de-la-dette-odieuse
www.agoravox.fr/tribune-libre/article/dette-les-grecs-et-la-deptocracy-93048
www.dette2000.org/dette_illegitime.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Debtocracy
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Ven 24 Juin - 12:54

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Manifestación de indignados en París. / THOMAS COEX (AFP)

Mouvement des Indignés : 127 personnes arrêtées à Paris,
et pas un mot dans la presse


Dimanche 19 juin 2011, 127 personnes ont été arrêtées sur le parvis de Notre-Dame à Paris, selon le quotidien espagnol El Pais*, après avoir effectué une marche pacifiste et alors qu’ils débutaient une Assemblée générale. Pas un article dans la presse.

Paris, la ville Lumière où l’on n’y voit pas clair

127 personnes arrêtées à Paris, un dimanche, en pleine journée (17h), devant Notre Dame, et pas un mot dans la presse nationale, à une exception près (et ici sur El Pais). La réalité a de quoi inquiéter. Il faut s’en remettre aux réseaux sociaux pour en savoir un peu plus : Twitter (hashtag #frenchrevolution), Facebook, les blogs (là, ici et là) permettent de sortir de la pénombre, et Youtube d’offrir quelques images.

Les informations glanées sur le web correspondent aux informations de première main obtenues par les Cabris de l’Europe :

1. Plus de mille personnes se sont rassemblées dimanche 19 juin dans l’après-midi à Paris, comme depuis plusieurs semaines, pour manifester leur indignation (pacifiquement). Hier, la promenade est allée de Jussieu à Hôtel de ville.

2. D’Hôtel de ville, une partie des manifestants – autour de 300 personnes – a rejoint Notre Dame pour tenir l’Assemblée générale hebdomadaire sur le parvis de la cathédrale.

3. Après une vingtaine de minutes de rassemblement, les forces de l’ordre sont intervenues pour déloger les manifestants.

4. Ni une, ni deux, 127 manifestants ont été embarqués aux postes de police des 10e, 11e, 12e, et 18e arrondissements.

De quelle « violence légitime » les forces de l’ordre sont-ils le nom ?

Si la police était dans son bon droit de conduire ces manifestants au poste de police – comprendre : il était légal de le faire dans la mesure où, si les manifestants avaient réussi à obtenir le feu vert de la Préfecture (non sans peine) pour la marche, ils n’avaient pas obtenu le droit de se réunir devant Notre Dame –, la question de la légitimité de cette arrestation se pose.

Alors que le nombre des fonctionnaires fond comme neige au soleil, il semble bien hors de propos de faire appel aux forces de l’ordre pour un rassemblement pacifique alors que de nombreux quartiers en particulier en Ile-de-France ne refuseraient pas des effectifs supplémentaires. D’ailleurs, les Indignés qui se regroupent quasi quotidiennement depuis le 29 mars, dans le 11e arrondissement (Richard Lenoir), sous le regard de la police et sans autorisation, n’avaient jusqu’alors pas eu le début d’un soucis.

Mais Richard Lenoir en semaine, ce n’est pas Notre Dame un dimanche : les touristes à bichonner, l’image de marque de la ville Lumière à préserver, les manifestants à éloigner ! Les forces de l’ordre ont voulu faire passer le message de l’intimidation : « ne dépassez pas la ligne jaune, sinon vous allez finir au poste ! » – leurs collègues de la place de Bastille en connaissent la saveur.

Le mouvement des Indignés : de l’européanisation d’un mouvement social ?

« Impuissance de la puissance » disait l’autre. Il y a de ça, dans ce mouvement des Indignés qui, malgré l’intimidation policière, non seulement ne plie pas mais est en constante progression depuis un mois. Débuté en Espagne le mois dernier, le mouvement des Indignés a depuis traversé les frontières espagnoles, en particulier au sein de l’Union européenne (UE) : en Italie, en Allemagne, en Belgique, en République tchèque, au Royaume-Uni, au Danemark, au Portugal, en Grèce, etc. La « carte des campements » est édifiante.

En France, le mouvement a débuté à Paris où quelques centaines d’Espagnols se sont rassemblés dès la fin du mois de mai, en appui du mouvement en Espagne. Trois semaines plus tard, des rassemblements ont été organisés dans plus d’une trentaine de villes en France. À Paris, des Assemblées générales massives ont rassemblé plus de 3000 personnes à Bastille et devant le centre Pompidou.

Il serait précipité de s’exclamer, d’une envolée lyrique, « voilà la démocratie européenne qui se façonne sous nos yeux ! ». Toutefois, on peut faire sans grand risque l’hypothèse d’une européanisation de ce mouvement social, c’est-à-dire d’une convergence des citoyens européens (Espagnols, Français, Grecs, Allemands, Italiens, Tchèques) autour d’un ras-le-bol généralisé, d’une profonde indignation.

Si ce malaise social profond qui agite l’Europe de Madrid à Prague, de Paris à Palerme peut tomber dans l’escarcelle des extrêmes, il peut également être le catalyseur pour un changement politique radicalement salvateur. Ce que Stéphane Hessel appelle de ses vœux.

Jamel de L’or
Membre des Cabris de l’Europe
http://blog.slate.fr/europe-27etc/7357/mouvement-des-indignes-127-personnes-arretees-a-paris-et-pas-un-mot-dans-la-presse/
* http://politica.elpais.com/politica/2011/06/19/actualidad/1308505423_439426.html

http://sarko-verdose.bbactif.com/t77p375-l-europe-impopulaire#
http://sarko-verdose.bbactif.com/t405p45-le-vent-de-revolte-au-maghreb-souffle-a-l-entour
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Lun 27 Juin - 9:15


La crise grecque au-delà de la mythologie
Par Alex Andreou

La crise de la dette grecque exacerbe les ressentiments entre les nations européennes. Pourtant, le combat des Grecs contre les intérêts économiques privés nous concerne tous. [Extraits]

la déshumanisation et la diabolisation de mon peuple est en plein essor.

J’ai lu, stupéfait, un article d’une publication bien connue qui expliquait que la mafia savait comment traiter les gens qui ne paient pas leurs dettes, expliquant “qu’une batte de baseball pourrait être la solution pour résoudre l’éternel désordre grec”. L’article tentait de se justifier en introduisant une série de généralisations et de préjugés aussi inexacts que venimeux, à tel point que si l’on avait remplacé le terme “grec” par “noir” ou “juif”, l’auteur aurait été interpellé par la police et accusé d’incitation à la haine.

Laissez-moi donc démystifier un peu la mythologie développée par certains médias.

Mythe n°1 : les Grecs sont paresseux
Cela résume en grande partie ce qui est souvent dit ou écrit par rapport à la crise. Selon cette thèse, l’éthique méditerranéenne du travail serait laxiste et expliquerait notre chute. Et pourtant les données de l’OCDE [en] montrent qu’en 2008, les Grecs ont travaillé en moyenne 2120 heures par an, soit 690 heures de plus que les Allemands, 467 heures de plus que les Britanniques et 365 heures de plus que la moyenne européenne. Seuls les Coréens travaillent plus longtemps que nous. De plus, les congés payés en Grèce sont en moyenne de 23 jours, soit moins que la plupart des pays de l’Union Européenne y compris le Royaume-Uni (28 jours) et l’Allemagne (30 jours).

Mythe n°2 : les Grecs partent trop tôt à la retraite
En regardant les données d’Eurostats, on se rend compte que l’âge moyen de départ à la retraite était de 61,7 ans en 2005, soit plus que l’Allemagne, la France ou l’Italie, et plus également que la moyenne des 27 pays de l’Union Européenne.

Mythe n°3 : la Grèce est une économie faible, qui n’aurait pas dû intégrer l’Union Européenne
En 2005, la Grèce était classée 22ème pays mondial en termes de développement humain et de qualité de vie – soit mieux que la France, l’Allemagne, et le Royaume-Uni. Pas plus tard qu’en 2009, la Grèce avait le 24ème plus haut ratio de PIB par habitant, selon la Banque Mondiale [en]. De plus, selon une étude de l’Université de Pennsylvanie, la productivité de la Grèce en terme de PIB réel par personne et par heure de travail serait plus haute que la France, l’Allemagne ou que les États-Unis, et même 20% plus élevée que celle du Royaume-Uni.

Mythe n°4 : le premier plan de sauvetage était censé aider le peuple grec, mais a échoué
Non, ce plan n’était pas destiné à aider la Grèce, mais plutôt à garantir la stabilité la zone euro, et surtout à gagner du temps. Il a été instauré afin d’éviter un autre choc financier du type Lehman Brother
Si le plan de sauvetage avait vraiment été mis en place pour aider la Grèce, alors la France et l’Allemagne n’auraient pas insisté pour conserver de futurs contrats d’armements de plusieurs milliards d’euros.

Mythe n°5 : le second plan est conçu pour aider la Grèce et va certainement réussir
En fait, la plupart des commentateurs s‘accordent à dire que ce second package a le même objectif que le premier : acheter du temps pour les banques, à grands frais pour le peuple grec. Il n’y a aucune chance que la Grèce puisse rembourser sa dette. Le défaut de paiement est inévitable.

Mythe n°6 : les Grecs veulent le plan de sauvetage, mais pas l’austérité
C’est une pure contre-vérité. Ils ont déjà accepté des restrictions budgétaires qui seraient aujourd’hui inacceptables au Royaume-Uni (imaginez la politique de Cameron… et multipliez-la par 10).

Or, les résultats ne sont pas au rendez-vous depuis six mois

Les salaires de bases ont été réduits à 550 euros par mois. Ma mère, qui a bientôt 70 ans, a travaillé toute sa vie pour le département d’archéologie du ministère de la Culture, elle a payé ses impôts, la sécurité sociale et ses cotisations de retraite pendant 45 ans, et aujourd’hui sa pension a été diminuée à moins de 400 euros. Et comme le reste de l’Europe, elle doit faire face à la poussée inflationniste des prix des produits alimentaires et énergétiques.

Un bon ami de mon grand-père, Panagiotis K., s’est battu pendant la guerre il y a 70 ans, du même côté que les démocraties occidentales. Une fois revenu, il a travaillé pendant 50 ans dans un chantier naval, a payé ses impôts, a accumulé ses droits de retraite. À l’âge de 87 ans, il a dû retourner dans son village natal afin de pouvoir travailler son “pervoli” – un petit jardin arable – en plantant des légumes et en gardant 4 poules. Afin que lui et sa femme de 83 ans puissent, peut-être, avoir de quoi se nourrir…

Un médecin expliquait hier à Al-Jazeera que des infirmières sont tellement désespérées qu’elles demandent des pourboires (pots de vins ?) aux patients en échange de leurs soins, dans des hôpitaux pourtant gratuits. Ceux qui ne peuvent pas payer repartent vivre avec leur maladie, ou en meurent. Le serment d’Hippocrate est rompu par désespoir, à l’endroit même où il a été conçu.

Combat universel

Le combat des Grecs n’est pas un combat contre les coupures budgétaires : il n’y a plus rien à couper, le couteau du FMI a déjà saigné le pays à blanc, jusqu’aux os perclus d’arthrite. Les Grecs comprennent juste qu’un second plan de sauvetage n’est rien d’autre qu’un coup de pied dans une canette vide qui traine dans un caniveau. Ils comprennent aussi que le budget primaire de la Grèce n’est en fait dans le rouge que de 5 milliards d’euros. Les 48 milliards d’euros restants correspondent au service de la dette, incluant entre autres les intérêts du premier plan de sauvetage (qui correspondent à un tiers du plan). L’Union Européenne, la BCE, le FMI veulent maintenant ajouter une nouvelle dette au-dessus sur la pile déjà existante, tout simplement pour honorer le paiement des intérêts de l’année suivante.

Les Grecs ont compris le jeu. Et ils disent : « Trop c’est trop, gardez votre argent ».

Où que vous soyez dans le monde, leurs propos s’appliquent.

La monnaie est une marchandise inventée pour aider les gens, en facilitant les transactions entre eux. Ce n’est pas une richesse en elle-même. La richesse, ce sont les ressources naturelles, l’eau, la nourriture, le territoire, l’éducation, les talents, l’esprit, l’ingénierie, l’art. À ce titre, le peuple grec n’est pas plus pauvre qu’il ne l’était il y a deux ans. De même que le peuple espagnol, irlandais ou britannique ne sont pas plus pauvres.

Et pourtant, nous souffrons tous à des niveaux différents, juste pour que certaines sommes (qui représentent de l’argent qui n’a jamais vraiment existé) soient transférées d’une colonne à une autre d’un bilan comptable.

C’est pourquoi l’enjeu en Grèce vous concerne aussi : parce qu’il s’agit d’un combat pour notre droit à l’auto-détermination, de demander de nouveaux processus politiques ; notre droit à la souveraineté contre les intérêts d’entreprises privées qui nous traitent comme du bétail pour leur propre bénéfice. C’est un combat contre un système qui fait en sorte que ceux qui font le mal ne soient jamais punis, alors que les plus pauvres, les plus décents, ceux qui travaillent le plus, sont ceux qui supportent le fardeau.

Les Grecs disent non à tout cela. Et vous, que dites-vous ?
http://owni.fr/2011/06/26/la-crise-grecque-au-dela-de-la-mythologie/
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mar 9 Aoû - 17:46


Fire rages through a building in Tottenham, north London, on Saturday night during the worst riots since Brixton.
Photograph : Lewis Whyld/PA


« Anarchy in the UK »
Ce mardi 9 août, la presse britannique titre sur les émeutes dans le quartier de Tottenham, au nord de Londres,
embrasé depuis la mort, jeudi 4 août, d'un jeune homme, victime d'un échange de tirs avec la police.
www.rue89.com/2011/08/09/anarchy-in-the-uk-les-unes-de-la-presse-britannique-217265

Les émeutes de Londres s'étendent à plusieurs villes britanniques
Des violences ont éclaté à Liverpool, Manchester et d'autres villes britanniques dans la nuit de lundi à mardi, tandis que Londres demeure le théâtre d'émeutes depuis trois jours.

La police de Liverpool a déclaré qu'elle avait réagi à "un certain nombre de cas isolés de trouble à l'ordre public", dont des incendies de véhicules et des attaques contre des bâtiments dans certains quartiers dans le sud de la ville.

A Birmingham, où des émeutes ont éclaté lundi, la police a confirmé avoir arrêté une centaine de personnes lorsque des groupes de jeunes se sont déchaînés dans le centre-ville, brisant des vitrines et pillant des marchandises.
[...]
http://french.cri.cn/781/2011/08/09/304s250560.htm

Grande-Bretagne : pillages et violences se poursuivent et s'étendent
www.liberation.fr/monde/01012353373-grande-bretagne-pillages-et-violences-se-poursuivent-et-s-etendent

Looting 'fuelled by social exclusion'
Young looters from poor estates have nothing to lose and no reason to obey social norms, say experts
www.guardian.co.uk/uk/2011/aug/08/looting-fuelled-by-social-exclusion
www.guardian.co.uk/uk/2011/aug/07/tottenham-riots-peaceful-protest


Vidéo
www.youtube.com/watch?v=6YGGB4ePCKQ&feature=player_embedded
www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/londres-scenes-de-guerre-a-tottenham-08-08-2011-1393418.php


Les violences de Londres vues par The Big Picture
www.boston.com/bigpicture/2011/08/london_riots.html
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mer 10 Aoû - 10:57


Londres (REUTERS/Luke MacGregor)

Crise financière et émeutes de Londres : des signaux d'alarme

C'est le choc des images : celles de Londres en proie aux pires émeutes de mémoire de Londonien, et celles de la Bourse et de ces visages atterrés de traders sous le choc. Qu'est-ce que ces deux scènes sans rapport apparent nous disent sur notre monde ?

La crise financière et la violence urbaine : le rapprochement est hasardeux, et pourtant, inévitable, ne serait-ce que parce que ces deux sujets se disputent la une des journaux sans qu'il soit aisé de les analyser à chaud.

Le rapprochement, pourtant, s'impose, car réduire les émeutes de Londres, comme le font de nombreux politiciens et journalistes britanniques, à de simples actes criminels, sans prendre en considération le contexte économique et social dans lequel elles se produisent, relève de l'aveuglement. Même si les scènes de pillage, la dégradation gratuite, et la violence sans but évident brouillent le sens et facilitent les analyses réductrices, comme en France en 2005, lors de l'explosion des banlieues.

« Observez et pleurez pour notre avenir »

C'est dans le Daily Telegraph, le vieux quotidien conservateur, pourtant, qu'à côté des éditoriaux « law and order », on trouve cette analyse de Mary Riddell, chroniqueuse du journal :
    « Ce n'est pas une coïncidence si les pires violences que Londres a connues en plusieurs décennies se déroulent dans un contexte d'économie mondiale en train de s'effondrer.

    Bien que l'épicentre de l'actuelle crise soit dans la zone euro, les gouvernements britanniques successifs se sont employés à cultiver la pauvreté, les inégalités, et l'inhumanité qui sont aujourd'hui exacerbés avec la crise financière.

    L'absence de croissance de la Grande-Bretagne n'est pas un sujet de discussion ni même un argument pour accabler George Osborne [le chancelier de l'échiquier ou ministre de l'Economie et des Finances britannique, ndlr], pas plus que notre force de non-travail sans formation, démotivée et sous-éduquée, n'est une variable d'ajustement de notre bilan national.

    Observez les équipes de casseurs à l'action dans les rues de nos villes, et pleurez pour notre avenir. La génération perdue s'entraîne pour la guerre. »
Excessif ? Réaction trop émotionnelle sous le coup des images des bâtiments en flamme et de l'« anarchie » qui monte, comme le titrent plusieurs quotidiens ?

Toujours plus d'austérité ?

La crise sociale a bon dos pour justifier des pillages insensés, répondent les apôtres de la répression et du « Kärcher » pour régler les problèmes. Mais la répression suffirait-elle pour résoudre la question du chômage massif (en Grande-Bretagne comme dans les quartiers défavorisés de France, comme en Espagne ou en Grèce), l'absence de perspective, des budgets sociaux décroissants, de l'insécurité ?

C'est là que la crise financière et la panique actuelle entrent en jeu. La crise financière, centrée sur la question de la dette et des équilibres budgétaires, pousse tous les gouvernements européens à plus d'austérité, à des réductions de dépenses publiques, à rogner et à diluer le modèle de société bâti dans l'après-guerre.

Comme l'ont joliment exprimé les « indignados » de Madrid, « nous ne sommes pas contre le système, c'est le système qui est anti-nous »…

Ces politiques, présentées comme inévitables pour « rassurer les marchés » et mettre fin à l'« esclavage » de la dette et du déficit, sont perçues par une part croissante de la population, en Europe, comme le prix payé par les pauvres pour un système qui est devenu fou, celui de la finance-reine.

En 2008-2009, les citoyens ont assisté au sauvetage des banques qui avaient participé au système et avaient manqué d'y laisser leur peau ; en 2011, c'est à eux qu'on présente l'addition.

Les émeutes de Londres ne sont pas directement liées aux derniers épisodes de la crise financière, qu'il s'agisse des soubresauts de la zone euro ou de la dégradation de la note de la dette américaine… Mais elles font assurément partie du paysage social d'une Europe ultra-libéralisée et paupérisée (c'est en particulier vrai en Grande-Bretagne après les périodes choc de Thatcher et Blair), en train de subir des électrochocs (Irlande, Portugal, Grèce…) peut-être insupportables.

Les dirigeants politiques européens actuels, concentrés sur l'objectif prioritaire de sauver ce qui peut l'être du système monétaire et de leur crédit, comme ceux qui aspirent à diriger leurs pays demain, auraient tort de négliger les signaux qui sont envoyés par les populations. Sous la forme éminemment sympathique des « indignados » de Madrid, ou sous celle, sinistre, des émeutiers de Londres.

Pierre Haski
www.rue89.com/2011/08/09/crise-financiere-et-emeutes-de-londres-des-signaux-dalarme-217309
www.rfi.fr/europe/20110808-emeutes-angleterre-chaudes-soirees-londoniennes


"On n'a pas de boulot, pas d'argent (...) On a entendu que des gars prenaient des trucs gratos, alors pourquoi pas nous ?"
http://lci.tf1.fr/monde/europe/royaume-uni-nouvelle-nuit-de-violences-6633806.html
http://lci.tf1.fr/monde/infographie-emeutes-royaumes-uni/emeutes-au-royaume-uni-avant-apres-les-photos-6638565.html


« Les gamins de 12 ans ne font pas d’illusion pour leur avenir, ils n’ont pas de rêves… » Etienne Liébig, travailleur social en Seine-Saint-Denis.
www.rmc.fr/editorial/174331/angleterre-les-emeutes-peuvent-elles-arriver-en-france/


LES CRIMES DU CAPITALISME
http://lesfuries.chez-alice.fr/crimes.htm
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Jeu 18 Aoû - 2:08


Warren Buffet : « Taxez-moi ! »
Dans une tribune publiée par le New York Times, le milliardaire américain a appelé lundi 15 août les parlementaires à augmenter les impôts pour les plus riches.
www.liberation.fr/monde/01012354331-warren-buffet-taxez-moi

Pierre Bergé, millionnaire étiqueté à gauche, et Maurice Lévy, le patron de Publicis, s'exprimant en tant que président de l'Association française des entreprises privées (Afep), se sont prononcées en faveur d'une contribution accrue des plus riches à l'effort national.
http://eco.rue89.com/2011/08/16/a-leur-tour-de-riches-francais-prets-a-payer-plus-dimpots-218100

Monique Pinçon-Charlot : « Les riches sentent les dangers de la situation actuelle »

Certains riches veulent être plus taxés pour éponger les déficits publics. Une vaste hypocrisie, dénonce la sociologue Monique Pinçon-Charlot, spécialiste de la bourgeoisie... [Extraits]

Avec les révolutions arabes, les émeutes en Angleterre, la classe dominante sent les dangers explosifs de la situation actuelle.
[...] il y a un sentiment de révolte dans le pays de Nicolas Sarkozy parmi les classes moyennes et populaires.
Compte tenu des affaires Servier, Tapie, Bettencourt et Wildenstein qui touchent de près le président de la République, ses amis se devaient de faire un geste pour apaiser la tension. Maurice Lévy parle bien d’une taxe exceptionnelle. Cela sous-entend qu’elle sera provisoire.

Pour réellement bien faire, les riches devraient payer enfin leurs impôts en mettant fin à l’optimisation fiscale. Il faudrait une réelle réforme fiscale progressive où tous les revenus du travail et du capital seraient prélevés à la source pour éviter les niches et l’évasion.
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ne dit-elle pas que l’impôt «doit être également réparti entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés ?»

Pensez-vous qu’avec cette crise, en France, les riches vont devenir plus solidaires ?

Rien ne va changer. Souvenez-vous en 2008, l’État français a volé au secours des banques à coup de milliards. Tout est rentré dans l’ordre très vite pour ces institutions. La preuve, elles se sont remises à verser des bonus à leurs dirigeants et à leurs traders. Regardez cette année, le plan de sauvetage de la Grèce. Il va alourdir l’endettement de la France de 15 milliards d’euros. Mais c’est un cadeau inouï aux grandes fortunes grecques qui sont les principales créancières du pays. Conclusion : on fait toujours des cadeaux aux plus riches.

À partir de quand est-on considéré comme très riche en France ?

La grande richesse est multidimensionnelle. Bernard Arnault est l’homme le plus riche de France avec 21 milliards d’euros. Jean-Paul Gaultier, qui est la 500e fortune hexagonale selon Challenges est à la tête de 60 millions d’euros. L’écart entre les deux est très important.

Mais la richesse est de plusieurs ordres. Au-delà de la richesse matérielle, il y a la richesse culturelle (tableaux et autres œuvres d’art…), sociale (cercles, réseaux…) et la richesse symbolique. Le riche est plutôt mince et redressé alors que le pauvre a tendance à souffrir d’obésité. Jamais les individus n’ont autant porté l’origine de leur classe sur leur corps.

La grande richesse, c’est comme un iceberg. Quand on en voit une partie, il faut se dire qu’il y en a 100 fois plus en-dessous.
[...]
www.20minutes.fr/article/771510/monique-pincon-charlot-les-riches-sentent-dangers-situation-actuelle

La nouvelle vie des riches,
leurs îles secrètes, leurs dernières folies…
www.lepoint.fr/actualites-societe/la-nouvelle-vie-des-riches/920/0/360080

www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/actualite/economie/les-10-hommes-les-plus-riches_501168.html?p=7

Comment vivaient les riches il y a dix ans
www.lepoint.fr/archives/article.php/70512

Sommet Sarkozy-Merkel : un cran de plus dans l'austérité pour les peuples
Le président des riches « rêve à haute voix, dans la suite de la contre-réforme des retraites, d’appliquer ici, la même politique qui a provoqué une baisse brutale des salaires et des allocations en Allemagne.
Ce sommet est une nouvelle provocation, une provocation à construire une mobilisation convergente dans toute l’Europe contre l’austérité, pour refuser de payer la crise du capitalisme, pour l’annulation de la dette. »
www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-sommet-sarkozy-merkel-un-cran-de-plus-dans-laust%C3%A9rit%C3%A9
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