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 Thaïlande : derrière les Chemises rouges, Carlyle et George Soros à l'affût ?

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Orwelle



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Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Thaïlande : derrière les Chemises rouges, Carlyle et George Soros à l'affût ?   Sam 1 Mai - 20:02



La Thaïlande à l’heure des règlements de comptes

[extraits]

Le 12 avril, coup de théâtre supplémentaire. A l’issue d’une longue enquête, la Commission électorale recommande la dissolution du Parti démocrate, celui de M. Abhisit, pour avoir perçu des donations jugées illégales lors des élections de 2005. Les démocrates dominent la coalition gouvernementale. La recommandation est adressée au bureau de l’attorney general. Si ce dernier l’approuve, elle sera soumise à la Cour constitutionnelle, qui jugera. La procédure peut prendre entre deux mois et un an. La décision de la Commission électorale, qui est l’objet de pressions ouvertes des « rouges », tend à affaiblir encore davantage un gouvernement déjà en piteuse posture, dont l’autorité est battue en brèche et auquel les « rouges » reprochent d’être le produit de manœuvres parlementaires, non d’une victoire électorale.

La crise en cours remonte à la fin de 2005, quand les « jaunes », mouvement extraparlementaire et royaliste, descendent dans la rue pour protester contre M. Thaksin Shinawatra, alors le premier ministre le mieux élu de l’histoire du royaume. Leurs manifestations font le lit du coup d’Etat de septembre 2006, au cours duquel M. Thaksin est limogé. Les militaires rendent le pouvoir aux civils à l’occasion d’élections en décembre 2007. Le parti du clan Thaksin arrive en tête. Les « jaunes » reprennent leurs manifestations – occupant le siège du gouvernement et même les deux aéroports de Bangkok – jusqu’à l’intervention d’un tribunal, qui dissout le parti parrainé par M. Thaksin – lui-même en exil volontaire pour éviter la prison à la suite d’une condamnation pour abus de pouvoir.

Le dysfonctionnement du système est patent. Dans la foulée du coup d’Etat de 2006, l’UDD, autre formation extraparlementaire, est formé, et les « rouges » succèdent aux « jaunes » dans les rues. En avril 2009, les « rouges » empêchent la réunion à Pattaya, station balnéaire, d’un sommet régional. Toutefois, ayant perdu le contrôle de leurs troupes à Bangkok, ils sont contraints de mettre un terme à leurs manifestations. En mars 2010, ils envahissent à nouveau la capitale, deux semaines après la confiscation, par la justice, des deux tiers des avoirs bancaires de la famille Shinawatra.

Les « rouges », cette fois, sont organisés. (...)

Si le commandement militaire soutient le gouvernement, le général Anupong n’en a pas moins déclaré, après avoir ordonné le repli des soldats le 10 avril, que la crise devrait être réglée par des moyens politiques, non par la force, et qu’une dissolution du Parlement pourrait être un moyen d’en sortir. Lors d’un échange télévisé surréaliste – deux séances de trois heures –, M. Abhisit a proposé d’avancer d’un an des élections prévues au plus tard en décembre 2011. Les leaders « rouges » présents ne lui ont accordé que quinze jours pour dissoudre la Chambre.

les « sans couleur » ou encore les « arc-en-ciel » sont contre la dissolution du Parlement et le limogeage de M. Abhisit. Ils affichent drapeaux nationaux et portraits d’un roi hospitalisé depuis septembre. Ils sont contre les « rouges ». Ils sont apparus à la « une » de la presse avant d’en être chassés par le nuage de cendres qui couvre l’Europe. Silencieux pendant des semaines, les « jaunes » ont, de leur côté, fait leur réapparition le 18 avril en accordant « sept jours » aux autorités pour rétablir l’ordre et la paix, faute de quoi ils redescendraient dans la rue.

des chefs militaires ont été tués, le 10 avril, lors d’une opération de style militaire, exécutée par des professionnels. Il y a une volonté de revanche dans l’air.

L’épreuve de force n’a pas encore eu lieu. La thèse d’un complot, préparé de longue main par M. Thaksin et ses acolytes, gagne du terrain. Si les « rouges » ont l’ambition de changer la société, d’autres les utilisent comme un paravent à leurs propres projets.

Jean-Claude Pomonti
mercredi 28 avril 2010
http://blog.mondediplo.net/2010-04-28-La-Thailande-a-l-heure-des-reglements-de-comptes


Commentaires
Malheureusement la Thaïlande est à son tour sous le coup d’une opération de prise de pouvoir par le groupe Carlyle.
Une preuve avant la création du thai rak thai, pendant la crise : "Thailand’s financial crisis" (Publication : Journal of Economic Issues) [...]

L’un, George Soros, aggrave la crise, l’autre, Thaksin, en profite, sachant qu’ils font tous les deux partie de Carlyle et que Thaksin crée des fondations sur le même modèle que Soros.


C’est une opération comme il y en a eu dans de nombreux pays, comparable à celle en Ukraine. On change la couleur des t-shirts, mais le but est le même, permettre aux sociétés étrangères de rentrer sur un marché trop protégé par l’État. Mais il faut d’abord placer le traître au pouvoir et peu importe ce que l’on peut faire croire aux rouges, au final s'ils gagnent, Thaksin retournera aux commandex en temps que 1er ministre et continuera la libéralisation du pays, sachant que son principal obstacle est le roi.

Ce pays avant Thaksin était imprenable car uni ; Thaksin a créé les divisions d’abord entre musulmans et bouddhistes, ensuite entre les pauvres du nord-est et les classes riches et moyennes du pays, diviser pour mieux régner ...

La Thaïlande qui est restée si longtemps indépendante, risque de tomber aux mains des multinationales qui ont réussi a corrompre les cerveaux des plus pauvres.
luk


La censure en Thailande
En Thaïlande, utiliser un "proxy" est passible de prison ! Alors que les Chemises Rouges continuent à manifester pour la démocratie et contre la dictature, le gouvernement fait aussi tout de son côté pour affaiblir le mouvement, en utilisant ses pouvoirs d'urgence pour bloquer les chaines de télévision, les radios communautaires et les sites Internet qui diffusent des informations “subversives”. Il y a plus de 16 millions d'internautes en Thaïlande. Pour prévenir une victoire des Chemises Rouges dans la cyber-guerre, le Vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban a autorisé le blocage de 36 sites internet en mars. Les défenseurs de la liberté de la presse savent que des milliers de sites étaient déjà inaccessibles. Ils affirment que leur nombre atteint déjà les 65.000. Lire l'article de 2009 sur "le Monde" de la censure dans le monde.
www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/05/29/les-censeurs-du-net_1199993_3236.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Thaïlande : derrière les Chemises rouges, Carlyle et George Soros à l'affût ?   Mer 19 Mai - 13:51



Thaïlande : cent personnes prisonnières d'un bâtiment en flammes
L'armée thaïlandaise a attaqué le camp retranché des chemises rouges dans la capitale.
En réaction, des manifestants ont incendié plusieurs bâtiments, dont la Bourse de Bangkok.

Le camp rouge asphyxié, les Thaïlandais indignés

Bangkok. A mesure que la répression contre les manifestants se durcit, le mouvement prend des airs de révolte populaire.

Une odeur âcre d’urine et d’ordures flotte sur le camp des «chemises rouges» dans le quartier de Rajprasong, le cœur commercial de Bangkok. Les employés municipaux ne viennent plus collecter les déchets ni vidanger les toilettes mobiles depuis que l’armée a commencé, jeudi, le blocus du camp, où les manifestants antigouvernentaux se sont installés il y a six semaines.

Barricades. Les petits commerçants, qui vendaient du jus de canne à sucre ou du poulet grillé, sont devenus rares. Les médicaments commencent également à manquer et le don organisé lundi par la Croix-Rouge thaïlandaise a été vivement applaudi par les chemises rouges. «Nous sommes maintenant obligés de nous faire envoyer la nourriture par petites quantités apportées par des motos», confie Kopkeo Pikulthong, un des leaders du mouvement de contestation. Aux barrages, des soldats prennent aux sympathisants des chemises rouges les vivres qu’ils essaient d’introduire dans le «camp rouge». «Mon plus gros problème, ce sont les habits, surtout les sous-vêtements. Avant je partais du camp à 6 heures du matin pour me changer chez moi, mais maintenant, c’est beaucoup plus difficile. Cela fait cinq nuits que je dors au milieu de la rue», indique Nid Sawangkeo, une guide touristique.

Les militaires ont peu à peu resserré leur étau sur le camp, s’établissant à une cinquantaine de mètres à peine des premières barricades. Au barrage de Siam, près du secteur commercial du même nom, un garde, une matraque glissée dans le pantalon, observe, à travers un entassement de pneus, les soldats déployer des rouleaux de fer barbelé en travers de la rue. «Le gros des militaires est stationné dans le stade. D’après les journalistes, ils sont nombreux», explique le garde. Mais si le camp de Rajprasong subit durement les effets du siège, le lourd bilan depuis début avril (65 tués, dont 61 civils et quatre militaires) a alimenté une vague de ressentiment dans les quartiers périphériques de la capitale. Du labyrinthe de ruelles des quartiers du monument de la Victoire, de Klong Toey, de Din Daeng ou de Lard Prao, des milliers de résidents ont bâti des estrades et dénoncent ce qu’ils qualifient de «massacre» par le gouvernement.

«Très innocents». Une portion de l’avenue Rama IV a ainsi été surnommée «Snipers Alley» : quiconque s’y expose se fait immédiatement tirer dessus. En fait, le mouvement des chemises rouges commence de plus en plus à ressembler à une révolte populaire, ce qui l’amène à s’étendre à de nombreux quartiers.

Réfugiés dans une base militaire, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva et les porte-parole militaires multiplient les communiqués pour dénoncer les «terroristes», mais même des Bangkokiens des classes aisées commencent à s’indigner. «Je suis venu pour voir la situation de mes yeux. Ces gens sont très innocents. Tout ce qu’ils veulent, c’est la dissolution du Parlement, mais le gouvernement les traite de terroristes», déclare Sirivan Koo-amphorn, directrice marketing d’une entreprise commerciale.

Arnaud DUBUS
www.liberation.fr/monde/0101636078-le-camp-rouge-asphyxie-les-thailandais-indignes
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Thaïlande : derrière les Chemises rouges, Carlyle et George Soros à l'affût ?   Mer 19 Mai - 15:43


Photo EPA

A Bangkok, le capitalisme tue

La Thaïlande a connu un développement économique important et rapide, mais la société n’a pas suivi. La majorité de la population a été tenue à l’écart des dividendes du développement. Il en est résulté une division profonde de la société entre une minorité de gens très aisés et une large majorité de gens aux conditions de vie plus que modestes.

Cette division se manifeste entre les partisans du maintien de l’ordre traditionnel tel qu’il s’est mis en place après la deuxième guerre mondiale et ceux favorables à une adaptation aux réalités et aux exigences du XXIe siècle et de la modernité qu’il implique, entre les partisans du statu quo et ceux du changement.

Depuis le 12 mars, un mouvement populaire paralyse une partie de la capitale thaïlandaise pour réclamer l’organisation d’élections libres. Même si on a pu observer à Bangkok des gens de condition modeste le soutenir (chauffeurs de tuk-tuk ou de taxis, policiers, agents des services publics dont des soldats et des sous-officiers), ce mouvement est très largement d’origine provinciale. Une coalition l’encadre. Elle s’appelle Front Uni pour la Démocratie et contre la Dictature (United front for Democracy and against Dictatorship – UDD).[...]

Ce mouvement s’oppose à l’establishment : palais royal, armée, administration, magistrature, business, bourgeoisie aisée. Celui-ci est défendu par une coalition qui s’appelle Alliance du Peuple pour la Démocratie (PAD) dont les militants arborent la couleur de la monarchie, le jaune. Ils défendent les élites aristocratiques et financières de Bangkok. Ces militants appartiennent pour l’essentiel aux différents partis de la coalition gouvernementale présidée par le Premier ministre Abhisit Verjjajiva, disciple de Chuan Leekpai, figure historique du Parti démocrate qui fut deux fois Premier ministre. [...]

Le PAD s’est créé contre le gouvernement de Thaksin en 2005. Il a soutenu le coup d’Etat qui a chassé celui-ci du pouvoir. Lorsque les élections de 2007 ont ramené des amis de Thaksin au gouvernement, le PAD a organisé les manifestations monstres qui ont provoqué un renversement d’alliances parlementaires et amené Abhisit à la tête du gouvernement.

On peut donc observer que les signes de la crise thaïlandaise sont manifestes depuis cinq ans.

Après avoir joué la montre et compter sur l’usure des manifestants, après avoir tenté la manière forte (27 morts, 1000 blessés) et découvert les divisions de la police et de l’armée sur le principe d’une répression violente des manifestants, après sept semaines de manifestations, après avoir pris le risque d’une dérive aux relents de guerre civile avec des affrontements entre militants UDD et PAD, Abhisit a proposé un plan de sortie de crise. Il a appelé à la réconciliation.

Cette «feuille de route» annonçait des élections pour le 14 novembre et présentait 5 points :
1. le respect du régime de monarchie constitutionnelle du pays,
2. l’application de réformes pour plus de justice économique et sociale,
3. la création d’un organe chargé de veiller à la liberté des médias et à leur indépendance,
4. des enquêtes indépendantes sur les violences qui ont fait 27 morts et 1000 blessés,
5. des amendements à la Constitution.

[Une] demande de clarifications assortie de la poursuite des manifestations et occupations de portions de Bangkok a ouvert une nouvelle période d’incertitude : soit la coalition gouvernementale permettait à Abhisit de fournir les éclaircissements demandés, soit elle décidait de recourir à la manière forte pour mettre fin à la crise. Un pas a été fait par le gouvernement qui a fourni une date pour la dissolution du Parlement, soit, conformément à la Constitution, 60 jours avant le scrutin.
L’UDD a alors demandé que le vice-premier ministre soit inculpé pour les violences commises. Très vite, cette surenchère des éléments les plus radicaux de l’UDD a provoqué son équivalent du côté de la coalition gouvernementale. L’épreuve de force a repris entre les deux camps. La «win-win» (chaque partie est gagnante) solution à portée de mains s’est alors volatilisée. Feu vert a été donné à l’armée pour mettre fin, en tirant sur des civils, à l’occupation des quartiers de la capitale, ceux de la finance et du business, occupés par les militants de l’UDD . C’est ce qui est en train de se passer aujourd’hui. (...)
www.jennar.fr/index.php/a-bangkok-le-capitalisme-tue/

Six morts, 58 blessés et vingtaine de bâtiments en feu
L'armée a entrepris très tôt ce matin d'envahir le quartier contrôle par les Chemises Rouges qui contestent le pouvoir en place et manifestent en Thaïlande depuis la mi-mars. Les leaders de l'organisation se sont rendus. Une vingtaine de bâtiments ont été incendiés. Plusieurs personnes ont été tuées.
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