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 Aux États-Unis la communauté francophone résiste

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Orwelle



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MessageSujet: Aux États-Unis la communauté francophone résiste   Lun 3 Mai - 1:41


Le Centre d'Héritage Franco-Américain (FAHC) à Lewiston

Dans le Maine, des «résistants» français s'organisent

[extraits] Dans les petites villes du Maine, État du nord-est des États-Unis, les descendants des Français venus du Québec aux XIXème et XXème siècles, font de la résistance pour préserver leur héritage culturel. Au fil des ans, ils ont affronté l’hostilité de leurs voisins anglophones et ont réussi tant bien que mal à faire revivre la langue française.

Pendant longtemps les Américains aux racines francophones ont été la cible d'insultes de la part de leurs voisins anglophones. les parents ont refusé de faire du tort à leurs enfants en leur apprenant le français. Certains ont même anglicisé leurs noms afin d'éviter la discrimination. Dans les années 30, le Ku Klux Klan a essayé de manifester contre les Franco-Américains à Saco, une ville du sud de l’État, mais les Américains d’origine française se sont battus pour faire survivre, voire même revivre cet héritage dont ils sont fiers.

Aujourd'hui, près d'un tiers des habitants du Maine est d’ascendance française, et 7 % des familles parlent français à la maison, selon le Centre d'Héritage Franco-Américain à Lewiston.

Dans les années 50 et 60, les autorités du Maine croyaient que l'apprentissage d'une deuxième langue allait retarder l'acquisition de l'anglais. Les enfants francophones refusaient aussi de s’exprimer dans cette langue parce qu'ils voulaient être traités comme leurs camarades anglophones. Ce phénomène perdure.

Un Franco-Américain au Congrès

L’identité franco-américaine est aujourd’hui à nouveau à l’honneur dans le Maine. Les Franco-Américains ont réussi à obtenir des postes clé dans la société. Le Représentant démocrate Mike Michaud, 51 ans, est le premier Franco-américain à avoir été élu au Congrès à Washington.

La vie associative joue un rôle prépondérant dans le retour du français dans le Maine. Abrité dans une ancienne église catholique, le Centre d'Héritage Franco-Américain a été créé pour défendre et promouvoir la culture franco-américaine. Il organise des déjeuners gratuits au cours desquels le lapsus en anglais est passible d’une amende de 25 cents.

L'École Française du Maine, un établissement privé créé en 2002, accueille pour sa part une soixantaine d'élèves d'origines diverses. L'année dernière, les enfants ont monté un spectacle retraçant les 400 ans de présence française dans le Maine. «Certains grands-parents avaient les larmes aux yeux», raconte Willy LeBihan, le directeur de l'école.
www.france-amerique.com/articles/2009/03/19/les-francais-du-maine.html

Le FAHC, situé 46 Oxford Street à Lewiston, abrite un orchestre symphonique.
www.francoamericanheritage.org/

Quelques liens
www.mri.gouv.qc.ca/franco-newengland/commanditaires.asp


L’homme qui promeut la culture populaire française depuis le Montana

Chris Pinet a été élevé le 22 avril dernier au rang d’officier des Palmes académiques par le consul général de France adjoint à San Francisco. Portrait d’un adepte du Petit Nicolas qui ne mâche pas ses mots.
www.france-amerique.com/articles/2010/04/30/l_homme_qui_promeut_la_culture_populaire_francais_dans_le_montana.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Aux États-Unis la communauté francophone résiste   Lun 3 Mai - 3:18



Ces Français qui voulaient faire la révolution aux Etats-Unis

[...] Ils ont été des dizaines de milliers de Français, Belges et Suisses à participer au peuplement post-industriel du nouveau monde. Sans compter les Canadiens de langue française contraints d'aller travailler «aux Etats» pour nourrir leurs familles.

Michel Cordillot est professeur à l'université Paris-VIII, grand spécialiste des luttes politiques en général, et surtout de l'Amérique contestataire. Dans ce nouvel ouvrage, il raconte une histoire particulière : non pas celle de tous les immigrés francophones, mais celle des leurs qui militaient pour une révolution anarchiste, à une époque où le capitalisme américain était encore plus sauvage qu'aujourd'hui.

On a peut-être du mal à le croire aujourd'hui, mais ces anarchistes français étaient partis nombreux en Amérique du Nord. Ils voulaient renverser les rapports de force entre oppresseurs et opprimés et, accessoirement, libérer les femmes de leur joug.

Certaines caractéristiques de la société américaine les rendent fous, comme cette manie de tout voir au travers du prisme religieux. Ils sont aussi terriblement nostalgiques des débats théoriques très français. [...]

Avec la Première Guerre mondiale s'achève la saga des révolutionnaires français du nouveau monde. Ne pouvant se résigner à rester pacifistes et neutres, beaucoup sont rentrés au pays.

Le livre met en exergue l'histoire de Louis Goaziou, originaire des monts d'Arrée en Bretagne, débarqué à Philadelphie en 1880 à l'âge de 16 ans, locuteur de breton. Grâce à l'action communautaire, politique et journalistique proprement stupéfiante de cet ancien mineur devenu journaliste et imprimeur, Michel Cornillot et d'autres historiens ont pu chroniquer l'évolution politique et la vie quotidienne des francophones installés aux Etats-Unis. (...)

Hélène Crié-Wiesner
www.rue89.com/american-ecolo/2010/05/02/ces-revolutionnaires-francais-qui-ont-emigre-aux-etats-unis-149791
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Aux États-Unis la communauté francophone résiste   Lun 3 Mai - 3:28


Pico House à Los Angeles

Los Angeles, «far ouest»français
Au cours du XIXe siècle, la ville s’est bâtie en partie grâce à l’activité des émigrés béarnais, basques, savoyards, alsaciens…

Trente ans durant, à partir de 1868, le service des eaux de Los Angeles fut en partie aux mains d’un Français, Solomon Lazard. Lointainement lié à la fameuse banque d’affaires Lazard Frères, il avait racheté le réseau vétuste à un autre Français, Jean-Louis Sainsevain, un neveu du premier véritable pionnier français, Jean-Louis Vignes. Ce dernier, vigneron de Bordeaux, était arrivé, via Valparaiso et Hawaï, dans le pueblo de Los Angeles en 1831, lorsque la bourgade assoupie comptait à peine 700 âmes. Vignes a planté son vignoble sur 42 hectares qui deviendront le centre-ville trente ans plus tard. Une rue porte encore son nom, derrière la gare, pratique pour rejoindre Sunset Boulevard quand l’autoroute 10 est encombrée. Une autre porte celui de sa demeure, «Aliso», d’après le sycomore monumental qui en faisait l’attrait.

Les premiers Français de Los Angeles n’ont jamais constitué plus de 2 % de la population, mais ils étaient autrement visibles et remuants que les réfugiés fiscaux d’aujourd’hui. Il y a eu plusieurs conseillers municipaux, et même un maire, le pas commode ex-loup de mer Joseph Mascarel, qui joua les Wyatt Earp en voulant interdire le port d’armes dans tout le patelin. Ce qui explique peut-être la petite annonce passée par une faction adverse à la fin de son mandat : «Wanted (avant le 23 avril 1866) : un candidat maire qui sache lire et parler l’anglais. Signé : Many citizens» .

Barbier lyncheur

Ce ne sont que quelques-unes des drôles d’histoires racontées par l’exposition «Pionniers and entrepreneurs» [qui s'est tenue en janvier 2008], dans une vaste salle de la Pico House. Cet immeuble historique du quartier du Pueblo a longtemps été le National Hotel, où se tenait le traditionnel banquet du 14 Juillet à cause des proprios français. L’exposition, nourrie par les travaux de l’historienne Hélène Demeester sur l’immigration française, doit beaucoup à la ténacité d’une employée du consulat, Mercedes Mira, et au soutien du financier Lionel Sauvage, fondateur de la Flax (France Los Angeles Exchange), une association à but non lucratif destinée à promouvoir les échanges culturels entre Los Angeles et la France. (...)

Philippe GARNIER
www.liberation.fr/transversales/grandsangles/300275.FR.php

Les Français de Los Angeles, une minorité active

Sait-on que la ville de Los Angeles a abrité trois hebdomadaires français ? L'Union nouvelle, publié de 1879 à 1966, l'organe de la population française du sud de la Californie, Le Progrès, journal politique, commercial et littéraire (1894-1896), ; et Le Français (1896-1898). Une exposition captivante, "Pioneers and Entrepreneurs, French Immigrants in the Making of L.A. 1827-1927" (pionniers et entrepreneurs, les immigrants français actifs à Los Angeles), instruit sur cette communauté qui avait son quartier autour d'Aliso Street, avec commerces et quelques saloons. (...)
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-995290@51-995348,0.html

L’influence des Français à Los Angeles (1827-1911)
www.all-texts.com/francaislosangeleshistoire.htm
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Aux États-Unis la communauté francophone résiste   Lun 3 Mai - 15:36



Barcelonnette et le Mexique
A la découverte des Amériques


Les habitants de l’Ubaye, formés très tôt à «l’art d’être marchand», quittaient la Vallée pour aller vendre leur production de draps et soieries en Provence, en Dauphiné, en Piémont, en Flandres…

Au milieu du XIXe siècle, l’émigration définitive remplace l’émigration saisonnière et conduit les entrepreneurs de la Vallée jusqu’aux Amériques, d’abord en Louisiane au souvenir français, puis au Mexique où Jacques Arnaud (1781 – 1828) installe vers 1818 – 1820 un magasin de tissus associé à ses frères Dominique et Marc-Antoine, ouvrant ainsi la voie aux soyeux du Mexique. Destination privilégiée depuis le Second Empire, le Mexique va concentrer la plus importante communauté d’émigrants originaires de l’Ubaye, appelés les Barcelonnettes, donnant naissance à plusieurs générations d’industriels, négociants et banquiers, qui seront les «interlocuteurs préférentiels» (Jean Meyer) de la jeune république des États-Unis du Mexique entre 1870 et 1910.

Toutes les manufactures importantes implantées au Mexique entre 1890 et 1910, qui emploient plus de 30 000 ouvriers et représentent 133 fabriques, comptent des barcelonnettes dans leur conseil d’administration.


Valle de Bravo

Cette étonnante réussite économique ne saurait masquer la dure réalité quotidienne d’une grande partie des émigrants, employés et ouvriers. Les tous premiers mouvements de contestation éclatent en janvier 1907, à l’intérieur de la fabrique de Rio Blanco fondée par les barcelonnettes. Sept ans plus tard, à l’aube du premier conflit mondial, les barcelonnettes se mobilisent et portent volontaires. À leur côté des mexicains aussi tomberont pour la France.

Les années post-révolution marquent une rupture et modifient les règles alors favorables aux investisseurs étrangers : lois sur la restriction de l’émigration, limitation du personnel étranger… etc. Une dernière vague d’émigrants rejoint le Mexique dans les années 1950, ils ne sont plus qu’une dizaine dans les années 1960. Les barcelonnettes sont de plus en plus intégrés et les retours définitifs dans la Vallée deviennent de plus en plus rare.

Aujourd’hui, le nombre de descendants barcelonnettes dépasse largement le nombre des habitants de la Vallée : 7500. Chaque année, de nombreux hollandais, américains et mexicains, tous originaires de l’Ubaye, découvrent la terre de leurs ancêtres.

Une partie d’entre eux sont aujourd’hui rassemblés au sein de l’association Racines Françaises au Mexique (Raices Francesas en Mexico).

Le 28 novembre 2004, la ville de Barcelonnette et le site de Valle de Bravo dans l'État de Mexico ont choisi de se jumeler.

www.barcelonnette.com/fr/il4-3_p50-barcelonnette-et-le-mexique.aspx
www.rfm.org.mx/
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