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 Voter Dominique Strauss-Kahn ?

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Orwelle



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MessageSujet: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Sam 22 Mai - 16:39



A l'heure où le délinquant constitutionnel neuillien Dominique Strauss-Kahn apparaît comme le leader sheep (jeu de mots) de la doxa libérale via la Démocratie Sociale Kapitaliste (DSK) il est important de rappeler le résultat de cette étude scientifique :
Sous prétexte de soigner, Le FMI créait la pauvreté.
www.lepost.fr/article/2010/05/20/2081553_dominique-strauss-kahn-le-role-du-fmi-c-est-de-vous-soigner.html

FMI, Fabrique de Misère Internationale
http://www.lutopick.fr/blog/index.php/post/2010/05/21/Fabrique-de-Mis%C3%A8re-Internationale

«On vit 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans»
Strauss-Kahn, le 20 mai sur France 2.
http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/main-basse-sur-les-retraites-t247-15.htm

Applaudi par la droite, Dominique Strauss-Kahn remet en cause la retraite à soixante ans… mais pas les marchés financiers.
www.humanite.fr/Strauss-Kahn-prend-la-porte-a-droite

Un groupe Facebook vient de s'ouvrir
POUR L'EXCLUSION DE DOMINIQUE STRAUSS KAHN DU PARTI SOCIALISTE.
http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/les-transfuges-avec-papiers-t66.htm
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Jeu 10 Juin - 14:47



La fabrication des maîtres

A deux ans (2012) d’une échéance électorale, qui n’a en vérité que peu de sens, (supprimez la fonction de Président de la République, vous verrez qu’il ne se passera... rien !), mais qui est présentée au «bon peuple» comme la quintessence de la démocratie, tout ce que le système dispose de moyens d’information, de faiseurs d’opinions, de piétaille politicienne,... se mobilise pour conditionner l’opinion publique.

Il faut qu’à l’échéance fatidique les «esprits» soient disponibles pour ingurgiter les discours où on leur promettra — comme d’habitude - des «lendemains qui chantent».

LE MAÎTRE ET LE NÉANT

J’appelle — ici - néant, tout ce qui est en dehors de la quotidienneté, c’est-à-dire de ce qui fait l’essentiel de la vie de tout un chacun.

Les maîtres, comme la monnaie, se fabriquent ex nihilo, à partir de rien. Ce ne sont que de purs produits bureaucratiques qui n’ont qu’une seule fonction : assurer la pérennité du système.

Exemple : depuis des mois, on nous présente l’actuel Président du Fond Monétaire International, comme le «candidat alternatif» au pouvoir actuel en France, quasiment le futur président de la République. Mais qui «on» ?

Avez-vous entendu parler de lui dans les bureaux, les ateliers, les champs, les marchés,... ? Bref partout où les gens, comme vous et moi, vivent. Non certainement pas. En fait tout le monde s’en fout. Pourtant c’est cette question — comme beaucoup d’autres mineures, inessentielles et à mille lieues de nos préoccupations — qui défraient les chroniques radiophoniques, les chaînes de télé, les magazines «politico-pipeuls». Un véritable produit préfabriqué nous est imposé par de multiples canaux, interférents avec des questions, elles essentielles, qui sont passées à la trappe.

Cet exemple démontre deux choses :

- cette élection appartient à un cercle restreint qui échappe largement aux citoyens,... elle se conçoit dans des sphères étrangères à la «vraie vie» ;

- le «produit proposé», largement élaboré dans le cadre du système marchand, est totalement étranger aux préoccupations du citoyen Lambda - pur produit de l’alliance politique-finance, il est le vecteur idéal pour le système.

L’intérêt d’une telle méthode c’est qu’elle assure que les choses ne changeront pas. Le «produit proposé» appartient au sérail des décideurs, des nantis, des parasites — milieu qui n’hésite pas à se qualifier abusivement d’ «élite» ( ?) - milieu dans lequel ils/elles sont tous interchangeables.

Tout ce que ce système dégénéré a de parasites, profiteurs, courtisans,... concourt à capter notre attention, non pas sur ce qui est essentiel pour notre vie présente et future, mais ce qui est essentiel pour sa propre survie à lui.... Et comme nous sommes, en principe, dans un système dit «démocratique», il faut conditionner celles et ceux qui, croyant exercer un pouvoir, vont légitimer, celle ou celui qui va continuer à les exploiter.... Et ça marche depuis près de deux siècles.

Reste pourtant à «vendre» le produit.

L’OPÉRATION MARKETING

Vendre le produit est l’affaire des partis politiques et des médias.

Le conditionnement se poursuit depuis des mois,... il n’est pas près de se terminer.

Certes, cette nomination ne fait pas l’unanimité dans les milieux politico-financiers,... les loups s’entredévorent — les intérêts des clans, le partage du pouvoir - mais le cadre de leurs affrontements est strictement limité par la survie du système et la mise à l’écart de tout risque d’interférence inopportune. Cette lutte de clans, entre partis gestionnaires, ou au sein d’un même parti, donne l’illusion d’un débat de fond, de lignes de fractures irréductibles, ... présenté au «bon peuple» comme un choix de société. Il n’en est évidemment rien. L’Histoire nous a montré que l’alternance des uns et des autres au pouvoir, sur le moyen terme, ne change rien. Mais cette illusion il faut l’entretenir. C’est là qu’interviennent les médias.

Le matraquage, très en amont de l’élection, prépare le terrain. On ne parle que de untel ou untel,... dont on ne sait d’où sort ce choix. L’opinion publique versatile et malléable est manipulée, sondée, orientée, conditionnée, «intéressée», guidée dans son choix limité... Tout est mis en oeuvre pour la séduire : appel aux milieux sportifs, médiatico-pseudo-culturels, journalistiques,... toute une galaxie de courtisans qui gravite autour du pouvoir, s’y alimente et s’y reproduit.

Des noms ?

Le sommet de la manipulation médiatique est le «débat politique». Véritable spectacle avec une mise en scène particulièrement soignée, une annonce alléchante massivement répétée,... elle interpelle le quidam entre deux matchs de football. La comparaison sportive est d’ailleurs de rigueur pour donner plus de piquant à l’opération. Les «experts», politologues, faiseurs d’opinions et autres charlatans, qui gravitent dans les sphères des partis, du pouvoir, des médias et des salons parisiens viennent dans de multiples émissions causer, disséquer, analyser, prédire.

Les matchs, pardon, les débats sont préparés comme de véritables rencontres sportives. Les champions entraînés par une équipe de spécialistes en communication. Les mots utilisés disséqués, les répliques répétées, les attitudes étudiées, les mots soupesés, les petites phrases finement ciselées, les costumes testés...

Le combat, pardon, le débat, est annoncé comme un combat de gladiateurs. Les paris sont ouverts,...

Le «bon peuple» baigne littéralement dans une sauce savamment préparée dans laquelle on a ajouté des ingrédients conformes à ses goûts, le suspense est total, l’incertitude savamment maintenue.

On rajoute à cela une dose non négligeable de culpabilisation pour faire sauter les derniers doutes - «Songez à celles et ceux qui sont morts pour la démocratie. Amen !»... et le tour est joué.

AU BOUT, ... LE BIPARTISME

Toute cette comédie, cette manipulation grotesque n’a qu’un seul et unique objectif : légitimer le pouvoir qui garantira la pérennité du système marchand.

Faire entrer la masse des citoyens dans une logique, une mécanique de légitimation du pouvoir qu’il ne maîtrise pas, tel a été l’objectif du processus dit «démocratique»,... et il est en passe d’aboutir.

Aujourd’hui un candidat se promeut comme une marchandise. Le marketing politique a remplacé le dialogue et la réflexion. Le produit est pré-digéré et consommable immédiatement.

Le jeu politique est devenu une véritable escroquerie où le gagnant est toujours le même, le politicien, et le perdant toujours le même, le citoyen.

Que ce soit A ou B, rien ne changera. Seules les apparences changeront.

Le lendemain des élections, tout est comme avant.

Toute cette manipulation n’a qu’un seul objectif politique : promouvoir le bipartisme qui assure la stabilité du système. Présenté au «bon peuple» comme une stabilité et l’expression même de la sagesse ( ?) il permet de tourner en rond, en donnant l’illusion du changement,... en fait en assurant simplement une alternance au pouvoir en vue de sauvegarder le système marchand. Les «réformes» que font les uns, sont immédiatement assumées par les autres qui leur succèdent.

Ainsi, dans une «grande démocratie» se construit le pouvoir. Les apparences sont sauves et celles et ceux qui dénoncent cette escroquerie sont traités d’anti-démocrates ( ?). Jouer ce jeu c’est se rendre complice, c’est consciemment accepter d’être trompé et refuser de le reconnaître au nom d’un civisme de courte vue.

Patrick MIGNARD
www.legrandsoir.info/La-fabrication-des-maitres.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Jeu 10 Juin - 14:51



N'oubliez pas : DSK est de gauche !

C'est la nouvelle petite musique : n'oubliez pas que DSK est de gauche. Purement, farouchement de gauche. De gauche depuis toujours. Etudiant, il écrivait les discours de Jaurès. Il a porté la serviette de Léon Blum. Regardez bien la photo, derrière Mendès-France : au troisième rang, tout à gauche, c'est lui. Libé nous en prévenait voici quelques jours : les communiquants de DSK vont maintenant s'employer à gauchir son image, en rappelant, notamment qu'il fut "le créateur des emplois jeunes", et "de la première ébauche des trente cinq heures". C'est bien joli, le FMI, la rigueur prescrite à la Grèce, la crédibilité acquise à côtoyer les Grands de ce Monde, mais ça n'assure pas un premier tour de présidentielle française, à gauche.

Résultat : attendez-vous, après avoir mangé du DSK-grand-favori-ce-sont-les-sondages-qui-le disent, à absorber du DSK-est-de gauche-faudrait-pas-l'oublier. Ca tombe bien, c'était le thème de la chronique politique de Thomas Legrand, ce matin, sur France Inter. Oh, certes pas de manière grossière. Legrand, qui dénonce régulièrement les éléments de langage, n'est pas du genre à recracher des éléments de langage. Tout en finesse, au détour d'une interrogation sur l'authenticité du pedigree de gauche des uns et des autres, et d'une interrogation plus fine encore sur le sens profond de la recherche des pedigrees de gauche, ce fut tout de même rappelé : pendant que DSK ("élu d'une circonscription populaire du Val d'Oise") faisait ses premiers pas de vrai homme de la vraie gauche, Aubry coulait des jours heureux à l'état-major de la multinationale Pechiney.

Pour autant, ne pas croire que Legrand ait reçu des "éléments de langage", en provenance des communiquants de DSK. C'est bien plus fin, voyons, un air du temps. Ca se lance en douceur, dans un soupir, une confidence, un écho. Il n'y a plus qu'à laisser courir. Ca diffuse, ça infuse, c'est en suspension, ça plonge, ça remonte, ça disparait, ça resurgit. Beau travail. Si c'est efficace ? Généralement non. La capacité de résistance de l'électeur à ces douces intox est insoupçonnable. Mais ça n'empêche pas les communiquants de communiquer.

Daniel Schneidermann
www.arretsurimages.net/vite.php?id=8297
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Sam 12 Juin - 14:29



Le FMI attaque l’Europe

Le FMI ne tarit pas de critiques envers l’Europe. Laxiste, dépensière, il est temps de la "réformer". Entendez par là baisser les prestations sociales, privatiser les services publics, démanteler le droit du travail. Les Etats-Unis qui pilotent le FMI et le milieu des affaires qui est aux commandes de l’économie pressent l’Europe de se dépouiller au plus vite de ses protections sociales. Que signifie l’arrivée du FMI sur la scène européenne ? Quel sont ses résultats passés ? Quel rôle jouent les Etats-Unis dans ce processus ? Eléments de réponse.

Le FMI qui a un bilan totalement désastreux dans les pays pauvres (voir les documentaires présentés ici) étend en ce moment sa politique à l’Europe.

Depuis la fin des accords de Bretton Woods, cette institution pilotée par les Etats-Unis (majoritaires en voix) a systématiquement prôné la privatisation et la suppression des politiques sociales (fin des remboursements des frais de santé, fin des services publics etc.). Il n’a jamais été présenté un éventail de remèdes disponibles à chaque pays selon sa situation propre, comme cela se pratiquait à la Banque Mondiale avant 1973. Ce sont toujours les mêmes recettes qui sont appliquées sans distinction et présentées comme une panacée par le FMI. C’est ce que dénonce Joseph Stiglitz, prix nobel d’économie et ancien économiste en chef à la Banque Mondiale dans La Grande Désillusion. Selon lui, si la Banque Mondiale a conservé une tendance à poser un diagnostic un peu personnalisé sur chaque pays, le FMI se montre fondamentaliste dans l’application des politiques néolibérales, ces dernières étant considérées comme le seul remède possible quel que soit le mal. Un dogme impossible à remettre en question à l’intérieur de l’institution, personne n’accepte d’entrer dans une telle réflexion. A cet égard, il faut bien constater que le néolibéralisme est une idéologie. Certains l’ont nommé TINA, There Is No Alternative, en référence à la maxime de Margaret Tatcher, toujours répétée depuis.

De fait, les populations sont toujours ressorties appauvries de ces cures d’austérité, et cela a parfois été jusqu’à les priver de ressources vitales. Ainsi au Ghana au début des années 2000, la privatisation de la compagnie nationale de distribution de l’eau, suite à un ajustement structurel, a contraint de nombreux villageois à devoir choisir entre boire de l’eau potable et manger. L’entreprise nouvellement en charge de la distribution avait doublé les prix, voire triplé ou quadruplé selon les villes.
A la même époque, la privatisation de l’eau en Bolivie créait des manifestations monstres, forçant le gouvernement à reculer.
Aujourd’hui c’est au Honduras que l’on poursuit le genre de programme, après que les Etats-Unis et l’élite locale ont renversé illégalement le président Zelaya, trop à gauche selon eux.
Ces quelques exemples se retrouvent dans de nombreux autres pays, et pour toutes sortes de denrées et de secteurs d’activité. Il faut étudier les conséquences de ces politiques sur les populations, si l’on veut évaluer correctement l’action du FMI. Systématiquement, l’élite locale s’est enrichie tandis que le peuple s’est appauvri. Cette politique est criminelle lorsqu’elle prive des citoyens de soins, d’eau potable, de nourriture, ou d’éducation.

Le FMI ou la Banque Mondiale ne posent jamais comme condition à leurs prêts : améliorer la redistribution des richesses pour soulager la pauvreté. Il s’agit toujours d’incriminer l’Etat pour taxer la population au profit d’entreprises derrière lesquelles se trouvent de riches notables locaux ou occidentaux. Le transfert de richesse s’opère des pauvres vers les riches.

La vente des actifs d’un pays (souvent à prix bradé, voir par exemple le cas de l’Argentine sous Carlos Menem) et les coupes budgétaires améliorent temporairement l’état des finances publiques. Au lieu d’encourager le pays à se libérer d’une dette souvent asphyxiante (de 20 à 35% du budget de l’Etat pour dette remboursée plusieurs fois par le jeu des intérêts), les institutions de Bretton Woods conviennent immédiatement d’un nouveau prêt (voir par exemple le cas de l’Ouganda traité ici)...

Et l’argent prêté par le FMI doit être utilisé suivant les conditions fixées par l’organisme international "américain" : constructions de centrales électriques, de routes, de barrages, etc. Tout l’argent retourne ainsi aux pays prêteurs du Nord, dans la poche des entreprises qui réalisent ces constructions. Ces projets gonflent les chiffres de l’investissement, du PIB, de la croissance, et profitent à l’élite riche. On parle de succès, les journaux de droite utilisent ces résultats comme argument en faveur de la politique néolibérale du FMI. Mais la population majoritairement pauvre s’est appauvrie comme le montrent tous les indicateurs de pauvreté et de mesure de l’inégalité, qui explosent depuis trente ans. Mieux, le pays concerné se retrouve à nouveau lié par une dette qu’il faudra rembourser et dont il faudra payer les intérêts : les pays donateurs gagnent une seconde fois, et le pays pauvre perd toute indépendance. C’est ce système que l’on nomme parfois "néocolonialisme".

Comme exemple de cette politique néocoloniale on peut citer par exemple le cas d’Haïti. La dictature des Duvalier coopérait avec les programmes américains, faute de quoi elle aurait été renversée comme l’a été Aristide ou comme ailleurs Allende, Roldos, Torrijos... Ainsi dès 1984, le FMI a obligé Port-au-Prince à supprimer toutes ses barrières douanières et à démanteler les rares et derniers services publics de l’île. Les produits agricoles américains, dont le riz, ont envahi le pays et ont jeté une grande partie de la paysannerie dans la pauvreté. Ceux-ci sont venus se réfugier dans les villes, où les entreprises américaines ont installé des ateliers textiles à bas coût, les "Sweap Shops". Les haïtiens y travaillent douze heures par jour pour un salaire dérisoire, même au regard du coût de la vie local (28 cents de l’heure chez Disney par exemple). A cet effet, Clinton a créé au début des années 90 une zone franche permettant aux entreprises américaines de rapatrier leur production sans payer de frais de douane. Techniquement c’est comme si cette zone franche faisait partie du territoire américain, droit du travail et salaires mis à part. Haïti qui produisant 90% de sa nourriture il y a trente ans en importe aujourd’hui 55%. En outre l’argent du FMI, utilisé en fonction des intérêts américains aux conditions dictées par le FMI, devra être remboursé par une population exsangue.

Selon John Perkins, qui a exercé pendant 15 ans le métier de "tueur économique" pour le compte du gouvernement américain et de multinationales, le FMI propose volontairement des prêts impossibles à rembourser de manière à tenir les pays sous le contrôle des Etats-Unis. C’est une stratégie adoptée et perfectionnée depuis plus de 50 ans pour dominer le monde par l’arme économique. Toujours selon lui, les Etats-Unis travaillent ainsi consciemment à élargir et maintenir un Empire, à l’image des autres empires déclarés de l’Histoire, comme jadis la France, l’Angleterre, Rome ou la Grèce... Mais ce dernier instille cette nouveauté qu’il parvient à ses fins en ne se saisissant de l’arme militaire qu’en dernier recours, la guerre économique et la corruption des élites nationales apportant d’assez bons résultats.

Selon Noam Chomsky, cette stratégie est née en réponse à la démocratie et aux mouvements sociaux d’après-guerre, qui sont parvenus à faire pression sur les politiques gouvernementales. La populations des Etats-Unis n’accepterait pas la manière dont se comporte son gouvernement si la question lui était posée ouvertement. Cela a forcé l’élite à opérer de façon détournée, soit par l’entremise d’entreprises privées (voir John Perkins), soit par des opérations militaires clandestines comme l’assassinat de syndicalistes en Amérique du Sud, ou le financement de groupes armés (Exemple des "Contras" au Nicaragua).

Dès les années 20, Edward Bernays théorisa dans son ouvrage Propaganda les techniques de manipulation de l’opinion. Les "relations publiques", la "communication" et la presse ont servi de relais à une désinformation de masse. Ces nouveaux attributs du pouvoir se sont développées et affinés durant tout le XXème siècle, permettant à l’élite politico-économique de perpétuer sa domination sur le monde occidental et sur le monde entier ; la chute de l’Empire stalinien ayant ouvert l’ère unipolaire que nous connaissont aujourd’hui et au sein de laquelle aucune force n’est encore en mesure de faire contre-poids. Ce que l’on nomme généralement "mondialisation", à ce titre, n’est pas autre chose que l’expansion de l’Empire américain, le FMI étant une arme parmi d’autres.

A l’heure où le FMI et les Etats-Unis s’intéressent de près aux affaires internes de l’Europe, il est essentiel de savoir à qui l’on a affaire. Hier, le Figaro nous rappelait dans ses pages saumon (p18 et 19) que les ministres des finances des pays européens ont accepté l’obligation de soumettre leur budgets nationaux à un examen préalable devant les instances européennes. L’examen devrait avoir lieu au printemps, ce qui laisserait le temps de faire d’éventuelles corrections. C’est une nouvelle délégation de pouvoir vers les institutions non démocratiques de l’Union. Le FMI, lui, trouve ces mesures trop timorées et il presse l’Europe de créer une autorité commune qui soit chargée de déterminer le niveau de déficit budgétaire admissible pays par pays. Il réclame également que chaque pays membre adopte des règles internes contraignantes qui forcent à limiter le déficit. Ainsi, la stimulation keynésienne de l’économie par l’investissement public est en train de devenir de facto une politique interdite en Europe. La formule "There Is No Alternative" semble avoir de beaux jours devant elle. Si les peuples ne se défendent pas de façon concertée, il est probable que l’irruption du FMI sur la scène européenne ne signe le début d’un processus de tiers-mondisation du continent.

Le Figaro nous apprenait encore hier que la Maison blanche fait pression pour que l’Espagne adopte son plan de rigueur. Les Etats-Unis, affublés d’un déficit abyssal, à la tête d’une économie à bout de souffle ont urgemment besoin d’énergie pour perpétuer leur non négociable "way of life", que seul le dollar-référence protège de l’effondrement. L’Europe sera-t-elle l’ultime richesse à venir alimenter la machine américaine ?

Raphaël Massi
www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-fmi-attaque-l-europe-76160
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Mar 22 Juin - 1:08



Le double langage de Strauss-Kahn

[...] L’honorable président du Fonds monétaire international est donc entré en campagne électorale. Ou plus exactement en précampagne. Il n’y avait qu’à le voir la semaine dernière répondre avec gourmandise aux questions d’Arlette Chabot sur France 2 pour prendre la mesure de son ambition. [...]

L’homme, enjoué et matois, déploie sa séduction tel un paon sa queue. Tout sourire, il prend la posture du bon docteur intervenant sur demande au chevet du malade pour lui administrer la potion qu’une armée de spécialistes évidemment désintéressés lui a concoctée. En se gardant bien de préciser que la recette enrichira une foultitude d’aigrefins (les marchés) prêts à se lancer à la curée. Telle une nuée de vautours. Grecs, Espagnols, Portugais, attention, le président du FMI est en train de vous plumer pour essayer de choper le fauteuil de Sarkozy !

La prestation fut brillante, le discours presque convaincant. Puis au détour d’une comparaison mensongère, l’escroquerie politicienne prend le dessus. Comparer le bon élève grec du FMI qui réduit certes de 5% les salaires de la fonction publique, mais augmente aussi certaines taxes, à la Roumanie, tête brûlée, qui tient à ne frapper que les salaires des employés de l’Etat et les retraites sans toucher à l’impôt, permettait à DSK de se donner le beau rôle : entre gens civilisés on peut toujours s’entendre, quant aux autres qu’ils se débrouillent, on n’y peut rien ! [...]

Vu de Bucarest, l’incident révèle une fois de plus que la mauvaise réputation du FMI n’est que trop méritée. Alors que la structure internationale de cette institution lui donne la hauteur suffisante pour jauger la bonne ou mauvaise gestion d’une économie, il se contente de laisser faire les agences de notations, donnant champ libre aux spéculateurs pour intervenir ensuite par une sorte de sauve-qui-peut financier alourdissant encore la détresse de la victime. C’est l’exemple grec. [...]

Le cynisme des nantis est tel qu’un pétrolier richissime (il pèse 2 à 3 milliards d’euros) s’est même permis d’ironiser en avançant sa propre solution pour sortir le pays de la crise : le gouvernement, dit-il, devrait décréter une amnistie fiscale pour rapatrier les 18 milliards d’euros que de fort mauvais contribuables roumains ont planqué dans les banques suisses. Voilà qui est plus direct que la potion du bon docteur Strauss-Kahn. Ce dernier ne ferait-il pas mieux d’empoigner ce dossier-là ?

Gérard Delaloye
27 mai 2010
www.largeur.com/?p=3152


VIDEO : La gouvernance mondiale capitaliste (FMI, banques...) face à l'apathie individualiste des peuples
www.dailymotion.com/video/xdqe08_le-silence-des-pantoufles_news


Sondage : record de popularité pour Dominique Strauss-Kahn, en juin
www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i1rFxNndaBoh0vWAJCmWhRZQ8zhw
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Ven 25 Juin - 10:52



Strauss-Kahn ne s'attaque pas qu'à l'économie mondiale

Dans les dîners mondains, dans le tout-Paris, le directeur du FMI est, paraît-il, connu pour ses conquêtes amoureuses. Sa supposée relation intime avec une économiste hongroise défraye en ce moment la chronique. Mais cette relation entre adultes consentants est après tout sans conséquence si, comme le dit lui-même DSK, elle ne s’est bornée qu’à un banal échange amoureux. Il y a plus grave. Une vidéo en ligne sur le web explique à mots couverts que DSK aurait pu se livrer à des violences sur Tristane Banon, une jeune journaliste et romancière.
(...)
«Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes, écrivait dans un de ses billets Jean Quatremer. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique.»
www.agoravox.fr/tribune-libre/article/temoignage-exclusif-la-troisieme-46125


Strauss-Kahn vu par Stéphane Guillon
www.youtube.com/watch?v=QekWZCN1Xc4


DSK contre-attaque
www.lepost.fr/tag/piroska-nagy/


Stéphane Guillon et Didier Porte virés de France Inter,
à deux ans de l'élection présidentielle


Le mercredi 23 juin 2010 le directeur de Radio France, Jean-Luc Hees, a déboulonné celui que l’on pronostiquait inamovible. Stéphane Guillon, franc-tireur des Matinales de France Inter, a lui-même annoncé dans sa chronique qu’il s’agissait de la dernière.
On apprenait plus tard que Didier Porte, autre humoriste satirique de la station publique et pilier du Fou du roi de Stéphane Bern, ne verrait pas son contrat reconduit.

Plusieurs émissions phare seront supprimées à la rentrée, comme "Et pourtant elle tourne" et "Esprit critique". François Morel fait aussi les frais de la mort de l’humour en matinée.

Les billets de Stéphane Guillon rassemblaient 2 millions d'auditeurs, mais les collusions entre Sarkozy et l’équipe dirigeante de France Inter sont trop épaisses. Son directeur Philippe Val, ex-patron de Charlie Hebdo, aurait été placé à son poste par Hees sur le conseil de Carla Bruni-Sarkozy, une amie.

On évoque aussi la main de l’Elysée dégageant le terrain à deux ans de l’élection présidentielle.
www.tdg.ch/actu/culture/guillon-vire-fini-rire-france-inter-2010-06-23
www.rue89.com/2010/06/23/sarkozy-besson-dsk-aubry-ceux-que-guillon-nallumera-plus-156081



Les hommes du président
www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1853
http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/notre-epoque/084782/les-hommes-du-president.html
www.lepoint.fr/actualites-medias/le-patron-de-charlie-hebdo-aux-commandes-de-france-inter/1253/0/331813
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Lun 28 Juin - 14:05


Lamy et Strauss-Kahn ont défendu les plans de rigueur au G20

G20 : «Je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes»

«Je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes» : voilà ce que le Général de Gaulle aurait dit dans l’après-guerre (outre le fait qu’il n’aimait pas «les communistes parce qu’ils sont communistes et les siens parce qu’ils aimaient trop l’argent»).

DSK et Pascal Lamy au sommet du monde

C’est un des paradoxes les plus révélateurs sur ce que pensent réellement les dirigeants socialistes. Les dirigeants de l’Organisation Mondiale du Commerce et du Fonds Monétaire International, les deux organisations qui poussent le plus l’agenda néolibéral de déréglementation monétaire, commerciale et financière sont aujourd’hui deux «socialistes» français. Mardi à Vancouver, ils ont essayé de défendre leur bilan auprès de la confédération syndicale internationale.

Il est piquant de constater que, pour le monde syndicaliste «FMI et OMC sont en effet suspectés, accusés même, de promouvoir des politiques de restriction budgétaire et d’organiser une mondialisation qui s’accompagne de dérégulation et de réduction des droits sociaux». DSK, qui avait allégé la fiscalité sur les stocks options alors qu’il était ministre, a demandé «une taxation sur les profits, les bonus et les hautes rémunérations», proposition bien vague.

Le directeur du FMI a défendu les plans de rigueur avec une image habile : «Il y a deux ans, la maison brûlait, alors les pompiers ont utilisé beaucoup d’eau, a-t-il déclaré. Maintenant, la maison est inondée. Il faut donc éponger la dette.» Il s’est opposé à une taxation des transactions financières, soutenue par les syndicalistes, qui y voient une réforme structurante qui diminuera la spéculation, plaidant plutôt pour une taxe sur les profits, sorte d’assurance pour les prochaines crises.

Les avocats dogmatiques de la mondialisation néolibérale

Il est pour le moins paradoxal de constater que des «socialistes» s’opposent à une taxation sur les transactions financières à un moment où même les dirigeants européens poussent cette idée. Contrairement à ce que dit DSK, le point n’est pas technique. Une taxe sur les profits ne consiste qu’à créer un fonds de prévention et n’a aucune dimension structurante. Une taxe significative sur les transactions financières (0.1 à 1%) aurait le double avantage d’équilibrer la fiscalité et dégonfler la spéculation.

Alors que Pascal Lamy récitait sa bible libérale dans une interview dans le Monde, affirmant que «les pays les plus pro-mondialisation sont les pays les plus pauvres», le dialogue avec les syndicats le ramenait à la réalité. Un délégué du Nigéria a réfuté cet argument en affirmant que «le libre-échange s’accompagnait toujours de déréglementation et la perte des emplois se faisait sous la bannière de l’OMC». Un membre de FO a dénoncé l’alignement des politiques sociales nationales aux conditions du marché.

Enfin, le vice-président allemand de la CSI, Michael Sommer, s’est demandé : «Pourquoi la réglementation des marchés financiers prend-elle tellement de temps – des années – quand le déblocage de sommes considérables pour les banques ou pour un programme du FMI ne demande qu’une semaine ?». De la sorte, il souligne toutes les incohérences de ces socialistes toujours plus prompts à défendre les banques ou les dogmes néolibéraux que les intérêts des classes populaires.

En 2012, même s’il semble aujourd’hui bien placé, DSK ne sera que le candidat d’une alternance de plus, le nouveau représentant (plus présentable) de la politique qui échoue depuis tant d’années. Les Français devront chercher ailleurs pour trouver une alternative.

Laurent Pinsolle
www.marianne2.fr/G20-Je-n-aime-pas-les-socialistes-parce-qu-ils-ne-sont-pas-socialistes_a194639.html

www.lemonde.fr/economie/article/2010/06/24/a-vancouver-strauss-kahn-et-lamy-n-ont-pas-convaincu-la-confederation-syndicale-internationale_1378206_3234.html
www.lemonde.fr/economie/article/2010/06/24/pascal-lamy-les-pays-les-plus-pro-mondialisation-sont-les-plus-pauvres_1377914_3234.html
www.lemonde.fr/sujet/dd44/michael-sommer.html


Lamy et DSK ne sont pas des socialistes qui veulent réformer le capitalisme, mais bien plutôt des capitalistes qui, depuis vingt ans, ont réformé le socialisme.
www.marianne2.fr/G20-DSK-et-Lamy-ou-la-grande-victoire-du-socialisme_a177519.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Lun 5 Juil - 16:13



Et le PS créa la rigueur juste

«... la rigueur fait partie du patrimoine de la gauche et [...] elle n’a rien à voir avec l’austérité»

[...] les élus socialistes lors de leurs prochaines journées parlementaires devraient plancher sur le sujet : «Il nous faudra insister sur le fait [...] que notre rigueur, c’est la justice».

Martine Aubry : «Nous avons calculé que les plans d’austérité qui sont connus aujourd’hui en Allemagne, en France, en Grande-Bretagne, ceux qui ont été imposés à la Grèce et à l’Espagne, que l’ensemble de ces plans vont conduire à 4 à 5 millions d’emplois en moins dans l’année qui vient en Europe, dont quelque 600 000 en France. Voilà la réalité de cette politique d’austérité qui n’est pas, encore une fois, une politique de rigueur qui permet de bien gérer, qui permet de réduire les déficits et la dette.».

Mais comment faire dans la rigueur de gauche ? Pour Martine Aubry, il existe des leviers : «Il y a des dépenses fiscales injustifiées que l’on pourrait réduire dans cette période». À commencer par ce qu’elle nomme «le symbole des symboles» : le bouclier fiscal. Et de poursuivre : «Mais ce n’est pas le moment de casser encore les services publics, de réduire les dépenses sociales, de réduire — comme cela est prévu par la réforme des retraites — des avantages sociaux aux PME qui sont en train d’embaucher. Non, ce n’est pas le temps de faire cela.»

L’exercice auquel commence à se livrer le PS est délicat. Entre rigueur et austérité, la frontière est parfois aussi fine que du papier à cigarette. Le même week-end, la ministre des Finances, Christine Lagarde, n'a-t-elle pas évoqué la «ri-lance», néologisme prétendant combiner la rigueur et la relance ? Quelle différence les électeurs pourront-ils percevoir entre ces deux discours ? Se contenter d’envisager une rigueur (fut-elle de gauche) pour répondre à l’austérité du gouvernement, sans imaginer pour l’heure de réponses plus innovantes, c’est peut-être aussi faire le pari risqué que la crise ne rebondira pas une nouvelle fois…

Gérald Andrieu
www.marianne2.fr/Et-le-PS-crea-la-rigueur-juste_a194895.html

Le péché originel date de 1983. Quand il a permis de dé-réguler les banques et la finance, il a fait le choix d'un chômage de masse et d'un recul sur les acquis sociaux.
Annie Madarasz-Bauchet

En réalité, la nouvelle frontière entre les partis politiques c'est le libéralisme économique ; aussi toute la stratégie du PS découle de son choix du libéralisme ; même pour un deuxième tour je ne voterai pas pour eux ; de plus UMP = PS = EE = Modem.
S'ils ne s'attaquent pas au système de production et d'échange du libéralisme, les partis politiques qui nous promettent le respect de l'environnement et le développement social ne sont que de vulgaires opportunistes !
Néo Résistant

il faudrait aussi que l'Etat français se réapproprie des pouvoirs qu'ils a délibérément abandonnés soit au profit des multinationales, via la mondialisation, soit au profit d'une Europe frappée d'impuissance, via les Traités que nous avons combattus.
Je doute que le PS, aussi européiste et mondialiste que le Modem et l'UMP, mette en oeuvre cette rigueur-là. Je le soupçonne au contraire de poursuivre la politique néfaste qui fut déjà la sienne sous Bérégovoy, avec la désinflation compétitive, et qui est aussi celle de Sarkozy, quitte à donner à chaque Français des lunettes roses pour nous tromper encore pendant quelques années.
Je souhaiterais avoir tort, mais je pense que c'est bien ce qui nous pend au nez si le PS succède à l'UMP, par exemple avec DSK comme président. La solution, n'est évidemment là. Elle ne peut se trouver que dans le camp de ceux qui se sont opposés et à Maastricht et à Lisbonne, après avoir triomphé en 2005.
Jean Dif

La rigueur socialiste, nous connaissons. C'est Papandreou en Grèce ou Zapatero en Espagne. Appliquée sous le regard sourcilleux de Strauss Kahn, au nom du FMI.
Barnabé Malwy

De beaux discours comme nos dirigeants socialistes en ont le secret, mais sur la mise au pas des marchés profiteurs, sur ce néolibéralisme dévastateur, sur ces spéculateurs destructeurs de nos droits fondamentaux, quelles solutions ?
Lionel Mutzenberg

Le plan d'austérité grec n'est pas bon, mais préconisé par un des prétendants favoris du PS qui pour l'heure est aux commandes du FMI. Si demain le candidat officiel du PS est DSK, quelle politique économique va-t-il réellement mettre en oeuvre ?
Hercule23 Hercule23
www.marianne2.fr/Et-le-PS-crea-la-rigueur-juste_a194895.html?com#comments
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Mar 6 Juil - 2:52



Le FMI préconise le Contrat de Travail Unique

Le CDI est en danger. Le blogueur Slovar revient sur un rapport du FMI qui préconise l'instauration d'un contrat unique de travail, dont Nicolas Sarkozy s'était déjà fait le défenseur lors de la campagne présidentielle.

Doit-on partager le travail ou le chômage ?



La question, loin d’être anodine, pourrait être en ces temps de chômage de masse à la base d’un choix de société pour le futur !


Dans le cas du FMI, on a une solution : Mettre fin rapidement aux «privilèges scandaleux» des salariés en CDI !



Quelle est l’analyse du FMI sur la situation du chômage ?



Le FMI s’inquiète de la situation et écrit dans un chapitre des «Prévisions économiques mondiales» semestrielles :

 «(...) Le FMI a basé ces prévisions sur un examen des tendances de l’emploi lors des phases qui ont suivi les précédentes récessions mondiales. Pour plusieurs économies développées, la possibilité d’une reprise lente de l’activité et la nature de la récession récente présage de taux de chômages élevés à court terme», a prévenu le Fonds (...) Comme un chômage élevé peut rapidement devenir un problème structurel, cela pourrait entraîner des difficultés politiques et sociales graves (...) La profondeur et la durée de la Grande récession dans plusieurs économies développées a créé la nécessité de certains ajustements structurelles pour leurs marchés du travail (...) La tâche des responsables politiques est de faire en sorte que cet ajustement se fasse le plus en douceur possible et de minimiser les conséquences économiques et sociales de long terme d’un taux de chômage obstinément élevé (...)»



Et quelle sont ses suggestions proposées dans son rapport ?



Le FMI propose tout simplement aux pays «(...) où le marché du travail est plus protégé (Allemagne, Espagne, France et Italie), que «certaines mesures devraient être prises pour s’attaquer aux conséquences négatives de marchés du travail coupés en deux» entre titulaires d’un CDI et d’un CDD ! D’après lui, pour ces pays, «faire la transition vers des contrats de travail à durée indéterminée dans lequel la sécurité de l’emploi augmente progressivement avec l’ancienneté pourrait contribuer à améliorer la formation des salariés et accroître la couverture en allocations chômage» - Source AFP/Google 



En gros, d’utiliser les conclusions du rapport de Pierre Cahuc et de Francis Kramarz qui préconisaient la mise en place d’un contrat de travail unique (CTU) que François Bayrou avait inscrit à son programme présidentiel et que Nicolas Sarkozy, séduit un temps par la formule, avait finit par abandonner dans la mesure où le MEDEF refusait de voir disparaître le CDD.



Comment ça fonctionne le contrat de travail unique (CTU) ?



Cyril De Guardia de Ponté, qui se présentait comme «conseiller national des jeunes démocrates, vice-président des jeunes démocrates des Pyrénées Orientales», publiait en juin 2007 sur Agoravox un article à ce sujet : «Faut-il fusionner CDD et CDI en un contrat unique ?»

«Les détracteurs du CTU mettent en cause la dualité du marché du travail entre les titulaires d’un CDI, assurés d’un revenu régulier et fixé, ayant la certitude de l’emploi et l’assurance d’une retraite, et les titulaires d’un CDD étant le plus souvent des travailleurs précaires alternant entre intérim et CDD. Aujourd’hui, la délivrance d’un contrat à durée indéterminée est de plus en plus rare, plus d’une personne sur cinq en âge de travailler n’en bénéficiant pas.



Pour une approche sans ambiguïté, le CTU n’est pas une idée d’inspiration patronale. C’est en premier lieu l’idée de deux économistes totalement neutres de renom, MM. Cahuc et Kramarz. Ensuite, l’idée a été reprise dans le rapport Camdessus (
Le sursaut, vers une nouvelle croissance pour la France) ainsi que dans l’ouvrage de Michel Pébereau et Bernard Spitz. (...)



Cependant, cette thèse repose sur une imposture de taille. L’intérêt du CTU pour ses promoteurs serait de pacifier le clivage existant entre les salariés en CDI, donc en situation stable, et les salariés en situation de précarité. Nombreux sont ceux qui se plaisent à penser qu’un salarié muni d’un CDI est aujourd’hui un salarié protégé disposant d’un emploi stable et sûr à vie. En effet, les entreprises décidées à procéder à des licenciements économiques et à des restructurations en France y arrivent, et le taux de recours (2,5 %) est faible. (...)



ce contrat unique serait caractérisé par le fait qu’en cas de licenciement pour des raisons strictement économiques, il n’y aurait plus de contrôle du motif de licenciement. En effet, l’employeur serait déchargé de son obligation de reclassement interne ou externe des salariés et le juge ne pourrait vérifier l’existence d’un motif économique (...)»


Étonnante ressemblance, vous ne trouvez pas ?



En clair : le salarié français dont le salaire médian ne dépasse pas 1 500 €uros, ou celui qui dispose d’un CDI à temps partiel, sont des privilégiés qui devraient comprendre qu’ils doivent perdre leur travail de temps en temps, pour permettre à plus précaires qu’eux de travailler à leur tour ... dans les mêmes conditions !



Car, comme tout le monde le sait en France un CDI apporte sécurité et stabilité ainsi que ... la garantie d’un emploi à vie !



Et sur quoi se base cette brillante réflexion du FMI ?



«(...) le cadre de réflexion utilisé ici est celui de la loi d’Okun , dont la formule est : Δ U = -0,5 x ( Δ Y/Y(%) - 3 : «qui établit une relation entre les variations du taux de chômage et celles de la production. La diversité des réactions pendant la Grande récession donne à penser que l’évolution du chômage n’est pas seulement déterminée par les fluctuations de la production — dont l’effet varie en fonction du degré de protection de l’emploi et de la proportion des travailleurs temporaires — mais aussi par les politiques économiques et les chocs (...)»

Génial et surtout ... incompréhensible pour le commun des mortels qui sont priés de faire confiance au FMI et à ses méthodes de calcul !



Une question, juste pour le "fun" : Dominique Strauss Khan a t-il prévu dans le cadre de son éventuelle candidature en 2012 à la Présidence de la République de venir nous expliquer les bienfaits durables de la loi d’Okun appliquée aux salariés ?

www.marianne2.fr/Le-FMI-preconise-le-Contrat-de-Travail-Unique_a191784.html

A quand le tyttytainment que nous a concocté Brzezinski ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tittytainment

Vers la précarisation généralisée du salariat
http://cozop.com/modernite_et_socialisme/vers_la_precarisation_generalisee_du_salariat

Parisot : «La vie est précaire, l'amour est précaire, pourquoi le travail ne serait pas précaire ?»

Sarkozy affirme qu’on peut refonder le capitalisme et le rendre plus humain
www.slate.fr/story/16611/capitalisme-illusions-sarkozy-forum-economique-davos

www.nouvelordremondial.cc/2007/10/02/dominique-strauss-kahn-se-prepare-pour-la-presidence-de-2012/
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Jeu 26 Aoû - 0:10

Le bourrage de crânes des médias a commencé ! Un prédateur de l’OMC est métamorphosé en socialiste présidentiable…



Sondage : le choc DSK en 2012

25/08/2010
Un DSK qui mettrait KO Sarkozy, une Aubry qui, elle aussi, finirait en tête au second tour… Selon un sondage exclusif TNS-Sofres-Logica à paraitre le 26 août dans le Nouvel Observateur, jamais les leaders du PS n'ont eu autant de chances de l'emporter en 2012.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100825.OBS8953/exclusif-sondage-le-choc-dsk.html

www.liberation.fr/politiques/0101653971-sarkozy-serait-battu-par-aubry-et-ecrase-par-dsk-selon-un-sondage
www.leparisien.fr/politique/sondage-dsk-tres-loin-devant-sarkozy-25-08-2010-1042637.php
www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/sondage-dsk-devancerait-nettement-sarkozy-en-2012-25-08-2010-1029127.php
www.lepoint.fr/la-competition-presidentielle-relancee-au-parti-socialiste-25-08-2010-1228660_19.php
www.boursier.com/vals/ALL/dsk-grand-favori-de-la-presidentielle-eco-3835.htm

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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Mar 9 Nov - 14:46


QUI EST STRAUSS-KAHN ?

Par Raoul Marc Jennar

Au moment où la presse de droite tresse des lauriers à Strauss-Kahn et alors que des sondages, commandés par cette même presse de droite, le présentent comme le futur vainqueur contre Sarkozy, il n'est pas inutile de rappeler qui est celui que la droite semble vouloir à l'Elysée en 2012.

[…] depuis quelques temps, ces médias nous abreuvent d’articles et de sondages de nature à nous convaincre que Dominique Strauss-Kahn, s’il est candidat aux présidentielles, a toutes les chances de battre Sarkozy. Sans jamais nous rappeler ce qu’il a fait quand il était ministre de Jospin et ce qu’il fait à la tête du FMI. Bien entendu.

Qui sont ces médias ? Pour l’essentiel, les grands hebdomadaires de droite (L’Express, Le Point, Paris-Match, le Journal du Dimanche) et de la gauche libérale (Le Nouvel Observateur) et des quotidiens de droite comme Le Figaro ou La Tribune. Les sondages qui nous désignent déjà le prochain président sont commandés par des journaux de droite.

Il semble que les patrons de ces organes de presse (Lagardère, Dassault, …), déçus par l’actuel occupant de l’Élysée, préfèrent quelqu’un qui leur épargnera, espèrent-ils, grèves et manifestations. D’où la nécessité de nous présenter un candidat de la gauche dite moderne, dite réaliste, dite responsable.

Il me semble donc important de rappeler qui est celui qu’on invite avec tant d’insistance à soutenir, avant même que le PS ait choisi son candidat. Sans doute pour que ce choix soit celui du patronat.

Pour ce faire, cinq sources utiles : le numéro du 24 avril 2010 de l’hebdomadaire Marianne avec un dossier intitulé « DSK mis à nu », l’article de Jean-Jacques Chavigné consacré au FMI de DSK dans le numéro 176 de juin-juillet-août du mensuel Démocratie et Socialisme, l’organe du courant du même nom au sein du PS, le livre de Vincent Giret et Véronique Le Billon, Les Vices cachés de DSK (Seuil, 2000), quelques chroniques que j’ai publiées en son temps dans un hebdomadaire belge ou sur ce blogue et, enfin et surtout, l’excellent dossier de François Ruffin paru dans le numéro 47 (automne 2010) de Fakir (encore en vente actuellement – contact @fakirpresse.info).

Il me paraît indispensable de rappeler les choix qui furent ceux de Strauss-Kahn quand il était ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie de Jospin :

* la privatisation des banques publiques : le GAN, le CIC, la Marseillaise de Crédit, le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier de France, le Groupe Caisse d’Epargne. Après le passage de Strauss-Kahn, il n’y a plus de secteur financier public.
* les autres privatisations. Sous l’impulsion de Strauss-Kahn, le gouvernement Jospin a davantage privatisé que les gouvernements de droite présidés par Balladur et Juppé : Airbus, France Télécom, Thomson-CSF, Thomson Multimedia, Air France, …
* la libéralisation du secteur de l’énergie : Strauss-Kahn, qui défend les négociations de l’OMC, soutient l’adhésion du gouvernement Jospin aux propositions européennes (Barcelone) qui vont permettre ensuite à la droite de privatiser EDF-GDF.
* c’est lui qui met en place le régime des stocks options avec plusieurs mesures favorables à cette manière de rémunérer les hauts-dirigeants d’entreprises
* c’est lui qui lance l’idée de fonds de pension « à la française »
* c’est lui qui pousse Jospin à renier les engagements pris par le PS devant les électeurs, en 1997 : défendre et renforcer les services publics, défendre Renault-Vilvoorde, poser quatre conditions pour le passage à l’euro.


C’est Strauss-Kahn qui, en 1999, a proposé Pascal Lamy pour que celui-ci devienne le Commissaire européen au commerce international (avant de devenir, ensuite, directeur général de l’OMC).

En 2003, Strauss-Kahn déclare à Tribune Juive qu’il se lève chaque matin « en se demandant comment il pourra être utile à Israël. » En 1991, il avait déclaré : “Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël.” (Passage)

En 2005, Strauss-Kahn fait campagne pour le « oui » au TCE.

Le directeur général du FMI est fidèle à l’ancien ministre de Jospin. Sous son impulsion, le FMI instrumentalise la dette publique des pays du Nord comme du Sud.

Sous la pression du monde des affaires et de la finance, les gouvernements ont décidé de ne plus permettre aux pouvoirs publics d’emprunter auprès d’organes publics de crédit, à des taux nettement avantageux. En Europe, c’est devenu la règle depuis le traité de Maastricht. Les États sont tenus d’emprunter auprès des banques privées. C’est la principale cause de leur endettement, vu les taux pratiqués.

La seconde cause d’endettement, c’est le renflouement des banquiers et des spéculateurs suite à la crise de 2008.

Pour combattre la dette, on ne pose pas de questions sur les causes de celle-ci. On affirme que le seul remède, ce sont des réformes dites « structurelles ». Le FMI de Strauss-Kahn poursuit ainsi 4 objectifs :

* diminuer les salaires des fonctionnaires, remplacer les retraites par répartition par un recours aux assurances privées, réduire les investissements dans la santé, l’éducation, la culture
* vendre les services publics aux firmes transnationales
* flexibiliser le marché du travail en démantelant le droit du travail, en favorisant les délocalisations et en rendant les licenciements plus faciles
* augmenter les profits des firmes privées en multipliant les exonérations de cotisations sociales ou d’impôts et en gelant ou en réduisant les salaires.

Ce sont ces politiques que le FMI de Strauss-Kahn impose aux pays du Sud. Avec la complicité de la Commission européenne, il fait de même avec les États de l’Union européenne.


Nul ne s’étonnera dès lors qu’il ait très officiellement exprimé son soutien aux « réformes » entamées par Sarkozy.

« On vit 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans. » déclarait Strauss-Kahn au journal Le Figaro, le 20 mai 2010.

Quelle différence entre Sarkozy et Strauss-Kahn ? Celle qu’on peut trouver entre un Sarkobrun et un Sarkorose. C’est toujours du Sarko.

Il me semble urgent que, dès à présent, les partis à la gauche du PS fassent savoir qu’en tout état de cause, il leur sera impossible de soutenir Strauss-Kahn en 2012. Il ne suffit pas de changer une personne. Il faut changer de politique. Cela va sans dire, me dira-t-on. Mais cela va encore mieux en le disant.
www.jennar.fr/index.php/qui-est-strauss-kahn/
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Mar 16 Nov - 1:21



Les sept péchés capitaux de Dominique Strauss-Kahn

Ministre des Finances de Lionel Jospin, DSK incarne, à lui seul, tous les renoncements de la gauche plurielle. Les « succès de ce modernisateur », point par point.

Le carcan monétaire : sans conditions

« Dominique Strauss-Kahn convainc Lionel Jospin de jouer à fond la carte de l’euro », Le Monde.

« Sous conditions ». Voilà la formule que trouvent, sur la monnaie unique, Dominique Strauss-Kahn et Lionel Jospin dans la soirée du 4 septembre 1996. C’est qu’en ces journées où le Parti socialiste concocte son programme, le Mouvement des Citoyens de Jean-Pierre Chevènement et les communistes réclament un nouveau référendum. Les Verts demeurent, à l’époque, opposés à Maastricht. Et même au sein du PS, la majorité soutient Henri Emmanuelli : « Si on veut retrouver la croissance, il faut sortir du carcan monétaire. »
Devant cette offensive, DSK cherche la parade : le passage à l’euro se fera, mais sous « conditions ». Avec, notamment, l’affirmation d’un « gouvernement européen » face à la future Banque centrale, le rejet d’un euro surévalué par rapport au dollar, et la révision du pacte de stabilité.
Sitôt promis, sitôt trahi. « Au lendemain des élections législatives de 1997, Dominique Strauss-Kahn convainc Lionel Jospin de jouer à fond la carte de l’euro, et, oubliant les fameuses conditions que posaient auparavant les socialistes à son lancement, de se convertir au très contraignant pacte de stabilité » (Le Monde, 3 novembre 1999). Les ministres européens des finances se disent vite « rassurés », se montrent « confiants » : aucun « séisme » ne secouera l’Europe. La « discipline budgétaire » est acceptée, le traité d’Amsterdam signé (18 juin), et même : « les quinze accélèrent la création de la monnaie unique » (16 septembre).
DSK n’a guère bataillé. Ou seulement pour que Jean-Claude Trichet succède à Wim Duisenberg à la tête de la BCE : qu’un libéral français succède à un libéral néerlandais, voilà une jolie victoire… Depuis, tout le pouvoir est laissé aux banquiers, « indépendants », hors de contrôle démocratique. Eux se soucient de la seule inflation, qui menace la rente – guère de l’emploi. Et la gauche ne peut que se lamenter, impuissante, contre un « euro surévalué ».
Le « carcan monétaire » ne s’est pas desserré. Mais renforcé.

Services publics : « le plus grand privatiseur »

« Lionel Jospin privatise plus que Alain Juppé » Le Monde.

« Nous refusons la privatisation des services publics et leur transformation en objet de profits. » La plate-forme de la gauche plurielle n’avait rien de bolchevik, aucune nationalisation n’était prévue : ne pas privatiser, l’engagement, modeste, semblait tenable.
Aussitôt installé à Bercy, pourtant, DSK reçoit Michel Bon, le PDG de France Télécom – qui plaide pour une « ouverture du capital » de son entreprise. À son tour, le ministre des Finances « fait le siège de Matignon », et Lionel Jospin soupire : « Puisqu’il n’y a pas d’autre solution… » Dès sa déclaration de politique générale, le 19 juin 1997, à l’Assemblée, le Premier ministre revient alors sur son engagement de campagne, et prévient que, pour les services publics, « des adaptations seront nécessaires ».
« Après une concertation sociale approfondie » - il faut cela pour avaler des couleuvres -, « Jospin donne son feu vert, début septembre, à une privatisation partielle. À Bercy, DSK se réjouit » (Le Nouvel économiste, 23/04/99). La « commission des privatisations », mot honni, est rebaptisé « commission des transferts » - et sous la houlette du grand argentier, elle « transfert » beaucoup : France Télécom d’abord, Thomson-CSF, Thomson Multimédia, Air France… DSK est médaille d’or : « le plus grand des privatiseurs », pour Les Échos (3 novembre 1999), tandis que Le Monde dresse ce constat : « Lionel Jospin privatise plus que Alain Juppé » (7 août 1998).
Privatiser, soit, mais pour quel résultat ?
Libéré de l’État et de ses pesantes contraintes, Michel Bon verse dans la folie des grandeurs : jusqu’alors prospère, France Télécom rachète, en 2000, le britannique Orange pour 50 milliards d’euros, acquiert quelques autres babioles, devient la seconde entreprise la plus endettée du monde, à hauteur de 75 milliards d’euros, et frôle le gouffre dès 2002. Ce fleuron du service public n’évite la ruine que grâce… à l’État : bon bougre, il remet 15 milliards au pot. Et son nouveau PDG, Thierry Breton, s’engage sur 15 autres milliards d’ « économies en interne » - sur le personnel, donc. Les suicides à répétition, chez les agents Orange, la pression qu’ils subissent, trouvent leur source ici. Dans un choix politique. Effectué sous un gouvernement de gauche.

Airbus : en cadeau à Lagardère

C’est à cet « incompétent » que DSK a remis les clés du trésor.

« Une excellente nouvelle », voilà comment Dominique Strauss-Kahn, alors ministre des Finances et « coordinateur aéronautique en Europe », salue la privatisation de Aérospatiale. Et c’est à Lagardère qu’est confiée l’entreprise – un patron qui fréquentait le Cercle de l’industrie…
À toutes les étapes du « deal », c’est DSK qui a négocié. Et tout accordé : « Airbus », d’abord, cette mine d’or - à une société, Matra, pourtant étrangère aux avions civils. Une ristourne sur les actions, aussi, évaluée à quatre milliard de francs. Et surtout, les pleins pouvoirs au privé : malgré les 15% qu’il possède encore, l'État français se retrouve « interdit de gestion ». Ses intérêts sont représentés par Jean-Luc Lagardère (0,9% du capital), dont les lieutenants (Philippe Camus, Noël Forgeard, Jean-Louis Gergorin, Philippe Delmas, Jean-Paul Gut) occupent les postes-clés. Europe 1, la radio de Lagardère peut exulter : « L'équipe Jospin sort des entreprises du giron de l'État à un rythme deux fois supérieur à celui de la droite. Pour ce qui est d'Aerospatiale, il était temps. » (16/02/99).
Et pourquoi pareille urgence ?
Par voracité. Durant « cinq années de dividendes », les actionnaires se goinfrent, le cours du titre en bourse grimpe de 70 %, un rachat d’actions, à hauteur de 7 milliards d’euros, est programmé. Autre chanson, pour les salariés : à l’automne 2006, la direction décrète le plan Power 8, 10 000 emplois seront supprimés en Europe, délocalisés. L’injustice sociale se double d’un scandale financier : « J'ai le choix de passer pour quelqu'un de malhonnête ou d'incompétent qui ne sait pas ce qui se passe dans ses usines. J'assume cette deuxième version », se défend étrangement Arnaud Lagardère (Le Monde, 15 juin 2006).
C’est à cet « incompétent », donc, que DSK a remis les clés du trésor – et l’héritier s’est servi à pleines mains. Mais l’ancien ministre n’en paraît pas fâché : au moment de l’affaire, Strauss-Kahn publie une tribune dans Le Monde (également copropriété de Lagardère) sans que ce nom ne soit prononcé. Ni Jean-Luc, ni Arnaud. C’est qu’un pacte les unit – dont le politique récolte aujourd’hui les fruits médiatiques…

Stock-options : la fiscalité des patrons

Le Ministre des Finances de la gauche plurielle défait ce que la droite a construit

Sujet sensible. DSK avance donc pas à pas : dès l'automne 1997, « les bons de souscription de parts de créateurs d'entreprise » - stock-options, en français… - bénéficient d’une fiscalité allégée, mais simplement pour « les sociétés de moins de sept ans ». Un an s’écoule, et en 1998, c’est désormais pour « les sociétés de moins de quinze ans. » En janvier 1999, Dominique Strauss-Kahn croit désormais l’heure venue : toutes les stock-options, désormais, même celle des patrons du CAC 40, seront imposées à 26 % - et non plus à 40 %... Le ministre des Finances de la gauche plurielle défait, ici, ce que la droite a construit : c’est Alain Juppé, deux ans plus tôt, qui avait relevé le taux d’imposition de 26 % à 40 % !
Le cadeau est trop gros : c’est un tollé. « Quatre milliards de francs pour 12 000 privilégiés, s’emporte Louis Viannet, le leader de la CGT, comparés aux 4,5 milliards de francs dégagés pour quelque 4 à 5 millions de chômeurs ou d'exclus, on voit de suite qu'une telle mesure irait dans le droit fil de la justice sociale !... » (Le Monde, 9/01/99). Les communistes et les Verts protestent. D’autant que, malchance, on apprend alors que Philippe Jaffré, l’ancien (et nullissime) patron d’Elf, serait parti avec deux cents millions d’indemnités et de stock-options. Les députés socialistes, en rébellion contre Bercy, déposent un amendement pour relever la taxe à 54 % - comme l’impôt sur le revenu... finalement abandonné.
On en reste au statu quo, un match nul. Et bientôt mis en examen, DSK ne mènera pas son combat plus loin. Mais à ses amis patrons, par pragmatisme, il aura tout de même évité quelques désagréments : la Taxe Tobin sur les transactions financières, prônée dans le programme mais aussitôt repoussée. L’impôt sur la fortune, qui devait s’étendre aux biens professionnels : les grandes fortunes y échapperont. Même les niches fiscales dans les DOM-TOM seront prolongées ! Quant à la taxe professionnelle, elle sera allégée de vingt milliards de francs en cinq ans…

Banque : se débarrasser du pôle public

« La mise en place d’un grand pôle financier public. » Voilà la promesse qu’adresse, au printemps 99, Dominique Strauss-Kahn aux députés communistes. C’est que le groupe PC à l’Assemblée bougonne. D’ « établissements de crédit à but non lucratif », les Caisses d’Épargne vont se transformer en « banques coopératives », et nettement plus lucratives – un « véritable bouleversement » comme le titre La Tribune (7/02/00).

En fait de « grand pôle financier public », Libération le félicite : « Et de cinq. Après le GAN, le CIC, la Marseillaise de Crédit et le Crédit Lyonnais, Dominique Strauss-Kahn n’avait plus qu’un dossier à boucler pour achever son grand œuvre, connu sous le nom de code de ‘restructuration du secteur financier’ : la cession du Crédit foncier de France (CFF). Depuis hier, voilà l’affaire réglée. (…) L’État s’est débarrassé de la dernière banque publique » (Libération, 11/07/99). On ne saurait mieux dire : bon débarras ! Devant pareille « œuvre », le ministre des Finances s’auto-congratule : « Le secteur financier public a été remis sur les rails. » Et comment ? En supprimant « le secteur financier public » ! Même le quotidien patronal Les Échos est surpris de cette prouesse : « La réduction spectaculaire de l’emprise du public, depuis deux ans, se réclame du réalisme » (7/10/99).

C’est qu’à chaque fois, DSK sait trouver les mots qui touchent. Pour l’ouverture du marché de l’électricité, par exemple, trait de génie, il avait inscrit un « droit à l’énergie », et ça avait marché : les parlementaires avaient approuvé. Pour la « privatisation des Caisses d’Épargne », il ajoute un petit mot sur le « développement durable » et contre « l’exclusion bancaire ». Ça fait joli, et ça marche encore.

Dix ans plus tard, en fait de « développement durable », l’Écureuil est devenu une « vraie banque » : il s’est lancé à fond dans la spéculation. Jusqu’à la débâcle record de Natixis – près de 10 milliards épongés par les contribuables…

Retraites : des fonds de pension « à la française »

« Une tentative pour faire avancer la retraite par capitalisation au détriment des régimes par répartition » : voilà comment, durant la campagne de 1997, le porte-parole du PS, François Hollande, condamne les fonds de pension.

Changement de partition, à l’automne : « la création d'un système de retraite par capitalisation (fonds de pension), en marge des régimes par répartition actuels, est de nouveau à l'ordre du jour. Le ministre des Finances, Dominique Strauss-Kahn, a expliqué devant les financiers réunis par la Commission des opérations de Bourse (COB), mardi 9 décembre, qu'il allait relancer la réflexion sur les fonds de pension à la française » (Le Monde, 11/12/97).

C’est son dada, à DSK – et depuis un bail. Dès 1982, avec son ami Denis Kessler, ils publient L’Épargne et la retraite - un ouvrage qui plaide en faveur des « assurances vie ». Leurs trajectoires divergent, apparatchik socialiste pour l’un, dirigeant de AXA, puis de la Fédération française des sociétés d’assurance pour l’autre, mais les deux co-auteurs ne se quitteront plus. On dîne ensemble à la maison. DSK invite DK à s’exprimer devant les cadres du PS. DK invite DSK à s’exprimer aux Journées de l’assurance – contre 20 000 F. Et quand ils se retrouvent tous deux aux affaires, l’un comme « n°1 bis du MEDEF », l’autre comme maître de Bercy, les deux partenaires s’accordent pour créer des « fonds partenariaux » - un mot qui sonnait moins anglo-saxon.

Là encore, sa mise en examen – et les réticences des députés – bloqueront le projet. Mais le grand argentier n’a pas dit son dernier mot : « Si on arrive à vivre 100 ans, déclarait-il en mai dernier sur France 2, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans, il va bien falloir que d'une manière ou d'une autre ça s'ajuste. Dans beaucoup de pays, c'est la voie qui est choisie. » Comme quoi, sur les grands projets, pour les grandes idées, le directeur du FMI peut se soucier de politique intérieure…

21 avril 2002 : la strauss-kahnisation de Jospin

Avant d’entrer à Matignon, Lionel Jospin le sermonnait : « Ne répète pas ce que te disent les patrons », lui reprochait de « baigner dans le patronat », s’agaçait de ses dîners en tête à tête avec le CAC 40.

Mais aussitôt chef du gouvernement, il en fait son « conseiller particulier » : « Le Premier ministre écoute beaucoup le ministre des Finances, le consulte chaque jour en dehors de sa sphère de compétence, sur tous les dossiers : DSK a même à Matignon un petit ‘réduit’ discret qui lui évite de faire des aller et retour à Bercy » (Le Point, 13 juin 1998). Et que lui répète alors le « réaliste », le « pragmatique » Dominique Strauss-Kahn, sur Vilvorde, sur Michelin, sur l’Europe ? Que « les marges de manœuvre sont très faible », qu’ « il n’y a pas d’autre solution », etc. Alors qu’une tentative de transformation réclame toujours, à gauche, une confrontation au monde, aux forces d’argent, à leurs médias, aux intérêts des élites, aux diplomaties conservatrices, Lionel Jospin « écoute » l’homme qui, dans son entourage, accepte pleinement cet ordre des choses – et lui recommande la même acceptation.

D’où une métamorphose que raconte, surpris, Le nouvel Économiste, au printemps 1999, titrant «Jospin le libéral » : « C’était mardi 6 avril, devant l’auditoire très select de la Fondation Saint-Simon. Lionel Jospin était venu s’expliquer sur ses conceptions économiques : ‘J’ai évolué, a-t-il avoué ce jour-là. Sur certains sujets, je me suis étonné moi-même. J’ai découvert que la réalité était plus complexe que je ne le croyais.’ Au lendemain de l’élection présidentielle, quand il n’était que premier secrétaire du PS, devant ce même aéropage très gauche caviar, il était au contraire apparu comme le tenant d’une gauche frileuse hésitant à bousculer les dogmes, accrochée au secteur public, aux nationalisations et au volontarisme d’État. Lionel Jospin passait alors pour un archéo, un brin sectaire, brouillé avec les lois de l’économie de marché. Parpaillot affichant son mépris pour l’argent, à mille lieues des entreprises, des affaires, des sphères de la finance. Il y a trois ans et demi, devant les saint-simoniens, Lionel Jospin était mal à l’aise, tendu. Mais le 6 avril, il est apparu rayonnant, affichant sans complexes son pragmatisme de gauche, devant la crème de l’establishment, au cœur du temple de la pensée unique. »

« Mon programme n’est pas socialiste », proclamerait bientôt le gentil Lionel pour lancer sa gentille candidature à la présidentielle. Et il refuserait de rencontrer les salariés de Lu, un peu trop vindicatifs, trop virulents. Et il ne prononcerait pas une fois le mot « ouvrier », trop archaïque, d’après ses gentils communicants. Ouvrant un boulevard à gauche pour une myriade de méchants contestataires, et faisant largement fuir l’électorat populaire vers le méchant Le Pen…
www.fakirpresse.info/articles/362/les-7-peches-capitaux-de-dominique-strauss-kahn.html


Dans un éditorial du journal « Challenges », le 4 octobre 2007, Denis Kessler écrit notamment :
« Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !

Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (...) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s´y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d´importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...
A y regarder de plus près, on constate qu´il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C´est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception.
Elle est là. Il s´agit aujourd´hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !
(...) Désavouer les pères fondateurs n´est pas un problème qu´en psychanalyse. »

Texte intégral :
www.challenges.fr/magazine/analyse/0094.005304/?xtmc=adieu_1945&xtcr=1
www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EEAEAVyFkEbmvlIfck.shtml
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Ven 19 Nov - 15:11


Aubry doit rompre le pacte de Marrakech avec DSK

[…] le PS travaille, multiplie les conventions et même les propositions. Mais qu’en ressort-il ? Rien de cohérent. Le principal est ailleurs : il s'agit de préserver coûte que coûte les équilibres internes. C’est dans ce rôle qu’a décidé de se cantonner Martine Aubry. Le contre-projet socialiste sur les retraites l’a montré : il ne s’agissait pas de satisfaire une aile du parti plutôt qu’une autre, mais toutes à la fois : les 60 ans pour les uns et l'allongement de la durée de cotisation pour les autres.

Et il faudrait que la mascarade de la préservation des équilibres continue encore un an ? Il faudrait qu’elle perdure jusqu’à ce que Dominique « si-monsieur-veut-bien » Strauss-Kahn dise, enfin, s'il est candidat ou non ?

Depuis des mois maintenant, à juste titre, François Hollande demande que le calendrier des primaires socialistes soit avancé. Ségolène Royal qui n’était pas sur cette ligne à l’origine, partage aujourd’hui ce point de vue. Ajoutons à ces deux-là, Manuel Valls. Tous trois, évidemment se voient soupçonnés de vouloir couper l’herbe sous le pied de DSK. Peut-être. Et quand bien même ? Il faudrait que le « peuple de gauche » attende sagement que le patron du FMI lui fasse part de son bon vouloir. Aubry peut rompre le pacte de non-agression, le pacte dit « de Marrakech », qui la lie à Strauss-Kahn. Elle doit le faire. Ou peut-être a-t-elle déjà choisi son camp...
www.marianne2.fr/Aubry-doit-rompre-le-pacte-de-Marrakech-avec-DSK_a199792.html

l'exclusion possible de DSK du système de nomination du candidat socialiste est refusée par la majorité du PS, rangée derrière leur patronne Martine Aubry.

Cette dernière avait d'ailleurs affirmé à demi-mots, lors de l'émission A vous de juger du 14 octobre, qu'elle ne se présenterait pas aux primaires si DSK y allait.

Si l'entourage de la première secrétaire a tranché – "Le calendrier des primaires ne bouge pas et ne bougera pas" affirme un de ses proches sur le site TF1 News –, Benoît Hamon est plus nuancé : "S'il faut être plus souple, on discutera" (*), a déclaré le porte-parole du parti, interrogé mercredi sur LCI. Allié de Martine Aubry, il n'exclut toutefois pas de se lancer dans la bataille des primaires si l'homme du FMI s'y présente.

Il n'est pas le seul. Une autre candidature a déjà été annoncée : Arnaud Montebourg officialisera samedi en Bourgogne sa présence aux primaires. Le député de Saône-et-Loire a convié partisans et journalistes dans son fief de Frangy-en-Bresse pour son "discours de candidature", peut-on lire dans une invitation diffusée mercredi.
www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Calendrier-des-primaires-Les-problemes-de-timing-du-PS-234509/?sitemapnews
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Lun 29 Nov - 23:01

Pire que l’UMP !

Le directeur du FMI décidément anti-social
Taxe sur les transactions de change : Dominique Strauss-Kahn trahit les malades

En choisissant les banques contre les malades, Dominique Strauss-Kahn se disqualifie pour les primaires à gauche en vue des présidentielles en 2012.

Dans un communiqué du Fonds Monétaire International (FMI), faisant suite à la réunion des ministres des finances des pays du G20 qui s’est tenue en Écosse la semaine dernière, Dominique Strauss-Kahn s’est prononcé contre la taxe sur les transactions de change ; une taxe pourtant indolore qui pourrait dégager quelque 60 milliards de dollars par an, qui seraient reversés à la lutte contre les grandes pandémies et au développement dans les pays les plus pauvres :

« On ne peut pas continuer dans ce système où quelques individus prennent des risques, et où c’est nous tous qui payons des taxes, comme vous et moi, qui en faisons les frais. (…) ». Le directeur exécutif du FMI, Dominique Strauss-Kahn a clarifié qu’une taxe sur les transactions de change n’était donc pas à l’ordre du jour.

Pourtant, un groupe de travail sur les financements innovants, mandaté par Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, a montré qu’une telle taxe était réalisable, applicable et indolore (à hauteur de 0,005%). Cette taxe, qui a depuis été soutenue par la ministre française de l’économie Christine Lagarde, par Nicolas Sarkozy et par Gordon Brown il y a trois semaines, devait être mise en place avec l’aide du FMI.

Or, en balayant cette proposition d’un revers de main pour protéger les banquiers, DSK trahit les malades des pays du Sud qui pourraient bénéficier des fonds dégagés par un tel financement innovant, et se disqualifie par la même occasion pour représenter un parti de gauche aux présidentielles en 2012.
http://gauche.unitaire82.over-blog.com/article-une-fois-de-plus-dominique-strauss-kahn-trahit-les-malades-61978190.html

Le mystérieux club DSK
Si DSK reste coi sur ses intentions quant à la prochaine élection présidentielle, d’autres commencent à s’organiser. «Pour une candidature de Dominique Strauss Kahn aux présidentielles de 2012 !», proclame le site le Club DSK.
www.20minutes.fr/article/586485/Politique-Le-mysterieux-club-DSK.php

Boutin : «DSK est très proche de Sarkozy. Il ne sera pas candidat»
www.marianne2.fr/Boutin-DSK-est-tres-proche-de-Sarkozy-Il-ne-sera-pas-candidat_a200266.html
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Sam 29 Jan - 9:18


Laurent Joffrin : « voter Mélenchon, ce sera bientôt voter Sarkozy »

Le vrai défaut de DSK, ce n'est pas son silence, c'est la politique qu'il mène au FMI !
Sacha Tognolli, responsable du Réseau Jeunes du Parti de Gauche, s'insurge contre l'éditorial de Laurent Joffrin, paru mercredi dans Libération. Le directeur chute son article en expliquant que « voter Mélenchon, ce sera bientôt voter Sarkozy ». Une petite phrase qui a eu le don d'agacer l'auteur de cette tribune, pour qui, au contraire, « voter Strauss-Kahn, ce sera bientôt enterrer la gauche ».

Mercredi, en ouvrant Libé, les lecteurs ont pu découvrir un édito de Laurent Joffrin pour le moins surprenant. Enfin, surprenant pour ceux qui n'avaient plus l'habitude de lire Libération depuis le 29 mai 2005 et l'édito de Serge July contre le peuple ayant voté NON à l'Europe du libre-échange. [...]

Mais venons-en plus particulièrement à l'action du FMI depuis que DSK en est le directeur.
Si on se rappelle son action récente et désastreuse pour le peuple grec, les médias se font peu l’écho des ravages du FMI en Europe de l'Est. Serait-ce la faute du « silence » de DSK ? En 2008 et 2009, celui-ci est intervenu dans 5 pays européens : la Hongrie, la Lettonie, l'Ukraine, la Roumanie et la Serbie. Bafouant la souveraineté populaire, le FMI est seul maître à bord. C'est lui qui propose les mesures d'austérité et qui en contrôle l'application. Avec toujours les mêmes remèdes libéraux : réduction des dépenses publiques, baisses drastiques des salaires des fonctionnaires, suppression de postes de fonctionnaires, augmentation de la TVA, privatisation des services publics, hausse des loyers…et la liste est loin d’être exhaustive !

Et le résultat ? Toujours le même ! Cette politique de contraction économique provoque des crises sans précédent dans tous ces pays. Ainsi, en Lettonie, l'ampleur de la dépression dépasse celle des États-Unis en 1929 ! Avec l’appui des gouvernements socio-démocrates et conservateurs, le FMI a donc décidé de faire payer aux peuples la crise que le capitalisme financiarisé a provoquée. L’exemple de la politique de Sarkozy est édifiant : bouclier fiscal, aucun coup de pouce pour le SMIC, fin de la retraite à 60 ans, suppression d'un poste de fonctionnaire sur deux, privatisations d'EDF-GDF et de La Poste et prochainement suppression de l'ISF. Voyez-vous une différence entre la politique menée par le FMI de DSK et celle de Sarkozy sur le plan économique et social ? Aucune, bien entendu, si ce n'est que ce qu’orchestre le maître de la finance internationale est bien plus brutal que ce que fait notre Président.

Imaginez un instant la scène en 2012 : lorsque le Front de Gauche s’attaquera au bilan de Sarkozy, ce dernier pourra toujours répondre « Mais c’est moins pire que le bilan de Strauss-Kahn ». On entend déjà la parade de ses soutiens à l’instar de Monsieur Joffrin : « Ce qu'a fait DSK partout en Europe hier, ce n'est pas ce qu'il fera en France demain. » On est donc averti du double-jeu auquel vont se livrer les deux candidats. D'une part, Nicolas Sarkozy promet sur la scène internationale de « moraliser le capitalisme » et s'attaque aux droits des travailleurs une fois revenu sur le territoire national. D’autre part, DSK affame les peuples de toute l'Europe mais promettrait l'inverse pour la France.

Mais Joffrin d'oublier un petit détail : DSK a déjà parlé de ce qu'il proposait pour la France. Une seule fois, c'était le 20 mai sur France 2. Et que nous a-t-il promis ? De mettre fin au « dogme » de la retraite à 60 ans. Décidément, Joffrin a la mémoire qui flanche. Alors paraphrasons l'éditorialiste de Libé : voter Strauss-Kahn, ce sera bientôt enterrer la gauche en France !
[...]
www.marianne2.fr/Le-vrai-defaut-de-DSK-ce-n-est-pas-son-silence-c-est-la-politique-qu-il-mene-au-FMI-_a202149.html

Tout ce beau monde qui appartient au club Le Siècle
http://sarko-verdose.bbactif.com/t411-sus-au-diner-du-siecle
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Ven 25 Fév - 0:54


Dominique Strauss-Kahn mis en cause devant le TGI de Paris
pour son implication dans une escroquerie internationale à 22 milliards de dollar$


Le 20 septembre 2010, Maître Dominique Kounkou, avocat de Christian Basano, assignait l’Agent Judiciaire du Trésor (AJT) pour faute lourde de l’État devant le TGI de Paris, dans une affaire complexe d’escroquerie internationale, dans laquelle M. Dominique Strauss-Kahn fut un acteur particulièrement impliqué comme Ministre de l’Industrie du gouvernement Cresson en 1991.

L’on trouvera ci-dessous les premières pages de l’assignation, actuellement en instance devant la Première Chambre du TGI de Paris. Une enquête approfondie devra être diligentée par ce Tribunal dans les prochains mois. Les conclusions en réponse de l’AJT dans cette affaire sont attendues à la prochaine audience du 16 mars prochain.

www.politiquedevie.net/pdf/ASSIGNATIONAJTDSKBASANO.pdf

Communiqué de Presse Politique de Vie
18 février 2011
www.politiquedevie.net
www.alterinfo.net/Dominique-Strauss-Kahn-mis-en-cause-devant-le-TGI-de-Paris-pour-son-implication-dans-une-escroquerie-internationale-a-22_a55403.html
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Ven 13 Mai - 21:58


Strauss-Kahn montant dans une Porsche estimée à plus de 100.000 euros…

DSK, 'la porsche tranquille'

Dominique Strauss-Kahn a décidé d'assigner en justice le journal France Soir "à la suite de la publication de fausses informations relatives à son train de vie", a-t-on appris vendredi auprès de l'un de ses avocats.
Le patron du FMI conteste notamment des informations relatives à ses dépenses chez un tailleur de luxe de Washington présenté comme étant celui du président américain Barack Obama.
La question du train de vie de Dominique Strauss-Kahn a été relancée la semaine dernière après la publication de photographies prises à Paris aux abords d'une voiture de luxe […]
www.lexpress.fr/actualite/politique/dsk-attaque-france-soir-et-met-en-garde-les-autres_992584.html

Strauss-Kahn : Le scénario catastrophe

Et si « l'affaire de la Porsche » – la voiture qu'utilisait Dominique Strauss-Kahn le 28 avril à Paris – faisait capoter la candidature aux primaires du PS du directeur général du FMI ?

C'est une photo qui, quoi qu'il arrive, fera date. Prise le 28 avril à Paris – a priori près de la luxueuse place de Vosges où le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, et son épouse, la journaliste Anne Sinclair, ont acquis en 2007, révèle L'Express, un superbe appartement de 240 m2 qui a fait l'objet, depuis, d'importants travaux d'aménagement –, on y aperçoit le couple s'apprêtant à monter à bord d'une Porsche, qui les attend. […]

Comment, en effet, DSK et son équipe ont-ils pu imaginer (au choix) que passerait inaperçu ou que serait tenu pour banal le fait pour un candidat PS à l'Élysée de se balader, surtout en temps de crise, en Porsche. […]

Où est la « vraie vie » ?

Beaucoup de bruit pour une... Porsche, diront certains. Ils se trompent. Car l'affaire, d'apparence anodine, est triplement révélatrice.
1. Elle tend à prouver que le directeur général du FMI – qui vit, à Washington, sur un très grand pied (salaire : 267.000 € net par an, et une allocation de frais de 47.800 €) – a, jusqu'à un certain point, perdu le contact avec la « vraie vie ». Par aveuglement, par éloignement, par griserie ?
2. L'affaire ouvre une brèche dans un dossier jusqu'ici tabou ou verrouillé : quel est, au juste, de Paris à Washington, en passant par leur riad de Marrakech (acheté en 2000, semble-t-il, 500.000 € mais puissamment transformé depuis), le train de vie exact des Strauss-Kahn ? Réponse : c'est du très, très haut de gamme. Cela peut prêter à polémiques, même s'il est évident qu'être candidat de gauche à l'Elysée ne saurait être réservé aux seuls titulaires du... SMIC.
3. A la Porsche revient enfin un « mérite » : soudain, on a le droit de poser des questions à DSK, et sur DSK. Car tout est organisé jusqu'ici par son équipe – au PS, personne n'ose le dire, de peur d'injurier l'avenir – pour qu'il soit propulsé à l'Elysée, à la façon d'un Balladur naguère : dans un fauteuil, sans débats, sans questions. C'est lui, donc ce sera lui, donc on se tait. Une simple opération de « ratification » suffira. À la clé : com vissée, rideaux tirés, rivaux écartés et, sous le prétexte du FMI, un projet réduit ou presque, à ce jour, à la meilleure façon de cuire un steak à Washington.
De deux choses l'une : ou DSK descend vite du « ciel » et fend l'armure. Ou ce sera, pour lui, le scénario catastrophe.

Dominique de Montvalon
www.francesoir.fr/actualite/politique/strauss-kahn-scenario-catastrophe-100676.html

DSK a pour tailleur Georges de Paris, qui habille les présidents américains depuis Lyndon B. Johnson. Dans cette boutique située dans la 14e rue de Washington, à dix minutes de la Maison-Blanche, les costumes se vendent entre 7.000 et 35.000 dollars.
www.francesoir.fr/actualite/politique/l-equipe-dsk-dement-tailleur-confirme-100945.html

Le patrimoine de DSK

Les appartements parisiens du couple Strauss-Kahn
Dans la capitale, les Strauss-Kahn disposent de deux logements : un vaste appartement place des Vosges et un autre dans le XVIe arrondissement.

Comment DSK paie ses impôts
Dominique Strauss-Kahn et son épouse paient l'ISF seulement sur leurs biens détenus en France.

D'où vient le riad du couple DSK-Sinclair ?
DSK et Anne Sinclair ont acheté ce petit palais du XIXe siècle en octobre 2000 pour un peu moins de 500 000 euros. Avant d'y entreprendre d'importants travaux.
[…]
www.lexpress.fr/actualite/politique/le-patrimoine-de-dsk_991654.html
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Ven 13 Mai - 22:25

11 et 12 mai 2011


DSK devant le Tribunal des condamnés d'avance !

D.S.-K. C’EST EXQUIS !
Pourtant, une poignée d’extrémistes poursuit notre futur président devant le Tribunal des condamnés d’avance.

Mais de quoi notre exquis futur-Président peut-il bien être accusé ?
C’est ce que nous allons apprendre, à l’appel des AMG de Là-bas si j’y suis, les amis de Fakir, l’AL (association Lancry) et le CVMV (Cercle vélocipédiste marxiste de Vincennes).

Avec
le Président du Tribunal : Daniel Mermet
le Procureur : Gérard Mordillat
le Producteur stagiaire : François Rufin
et les Avocats de la défense : Jean-Marc Daniel et Christophe Clerc.
Et des témoins et experts : Gérard Filoche, Jacques Cossart, Philippe Cohen, Anaëlle Verzaux et Frédéric Pagès.
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/labassijysuis/index.php?id=104514

‘histoires plus ou moins drôles’ de Chimulus
http://blabladezinc.20minutes-blogs.fr/media/00/00/648869109.jpg

D’autres créations de Karine Villard
http://perdre-la-raison.blogspot.com/2010/06/woerth-dsk-equipe-de-france-l-actualite.html
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Lun 16 Mai - 3:06


The New York Daily News

"Strauss-Kahn, c'est fini !"

Que ce soit en France ou au FMI, l'avenir de Dominique Strauss-Kahn semble désormais devoir s'écrire en pointillés. Le Français a été inculpé le 14 mai pour agression sexuelle aux États-Unis. Largement reprise et commentée dans la presse étrangère, cette information choque certains, mais ne surprend pas grand monde.

"Le pervers", titre le New York Daily News. Selon lui, Dominique Strauss-Kahn serait "connu en France comme 'le grand séducteur'". La nouvelle de l'interpellation du patron du FMI, le 14 mai à New York, a rapidement fait le tour de la planète médiatique. Les tabloïds conservateurs américains s'en donnent à coeur joie, et racontent par le menu l'agression sexuelle dont s'est déclarée victime une employée d'un hôtel de Manhattan. […]

Tous les journalistes font le même constat que le Britannique : DSK, même s'il est présumé innocent - il a choisi de plaider non coupable -, a contre lui une solide réputation de coureur de jupon. "Que les parties génitales étaient son point faible était de notoriété publique", attaque par exemple Michael Klasgen dans le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. […]

Deux questions reviennent inlassablement sous la plume des commentateurs et autres chroniqueurs : DSK peut-il encore prétendre, en France, à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2012 ? Et comment peut-il rester en poste au FMI, en pleine crise financière et alors que l'institution doit négocier un délicat plan d'aide à la Grèce ? A la première question, le tabloïd allemand Bild apporte une réponse tranchée en parlant déjà de DSK au passé : "Le socialiste de luxe qui voulait diriger la France", titre-t-il sur son site Internet. "Strauss-Kahn, c'est fini !" acquiesce Joëlle Meskens, correspondante à Paris du quotidien belge Le Soir […]

"Strauss-Kahn plonge le FMI dans une grave crise", titre pour sa part l'Handelsblatt, prestigieux quotidien financier allemand. Le Français devait rencontrer ce 15 mai à Berlin la chancelière Angela Merkel, et assister demain 16 mai à une réunion des ministres des Finances de l'Eurogroupe. […]

"[…] John Lipsky, le numéro 2 du FMI, a décidé de se retirer en août", considère en éditorial le Financial Times, qui appelle DSK à quitter ses fonctions le temps de l'enquête.

À Washington ou Paris, l'avenir politique du Français semble bien compromis. "No he Kahn't", titrent de concert The Economist (Londres) et El Pais (Madrid), en référence à des T-Shirt à l'effigie de DSK qui commençaient à se vendre des deux côtés de l'Atlantique, avec le slogan "Yes, he Kahn" - un jeu de mot sur l'ancien slogan de campagne de Barack Obama ("Yes, we can", soit en français "oui, nous pouvons").
www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2011/05/15/strauss-kahn-c-est-fini

www.nydailynews.com/news/ny_crime/2011/05/15/2011-05-15_top_french_pol_arrested_accused_of_assaulting_maid.html
www.sueddeutsche.de/politik/anklage-gegen-strauss-kahn-schwachpunkt-genitalbereich-1.1097606
www.bild.de/politik/ausland/iwf/iwf-chef-dominique-strauss-kahn-der-luxus-linke-der-praesident-werden-wollte-17907914.bild.html
www.lesoir.be/actualite/france/2011-05-15/strauss-kahn-c-est-fini-840125.php
www.handelsblatt.com/politik/international/strauss-kahn-stuerzt-den-iwf-in-eine-schwere-krise/4176194.html
www.ft.com/intl/cms/s/0/8f819aa0-7f16-11e0-b239-00144feabdc0.html?ftcamp=rss#axzz1MRe91vCN
www.economist.com/blogs/newsbook/2011/05/arrest_dominique_strauss-kahn
www.elpais.com/articulo/internacional/he/Kahn/t/elpepuint/20110515elpepuint_4/Tes



DSK vu par l'Apple Daily (Taïwan)
www.youtube.com/watch?v=8F3c3Cm3afo


Qui est vraiment Dominique Strauss-Kahn
L'enquête du journaliste Michel Taubmann (Éditions du Moment) lève le voile.
www.lepoint.fr/politique/qui-est-vraiment-dominique-strauss-kahn-05-05-2011-1329735_20.php

Strauss-Kahn et les femmes : les histoires de trop
www.rue89.com/2011/05/15/strauss-kahn-et-les-femmes-les-histoires-de-trop-203849

Strauss-Kahn arrêté : le meilleur des dessinateurs de Rue89
www.rue89.com/2011/05/15/strauss-khan-arrete-le-meilleur-des-dessinateurs-de-rue89-203876
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Lun 16 Mai - 8:13


Menottes aux poignets, DSK a quitté le commissariat

Accusé "d'agression sexuelle, de séquestration de personne et de tentative de viol", Dominique Strauss-Kahn a quitté en menottes le commissariat de Harlem où il était en garde à vue depuis près de 30 heures. Il comparaîtra, ce lundi 16 mai au matin, en audience préliminaire, selon ses avocats. Il a accepté de se soumettre à "un examen médical corporel", notamment des recherches d'ADN sur ses vêtements. Ses avocats affirment qu'il plaidera "non-coupable" et se défendra "vigoureusement" contre les accusations.
www.lemonde.fr/politique/article/2011/05/15/en-direct-les-suites-de-l-arrestation-de-dsk_1522335_823448.html

Les termes de l'inculpation sont importants
DSK est inculpé d'acte sexuel criminel, tentative de viol et séquestration. En droit américain, la notion « d'acte sexuel criminel » correspond en effet à un viol par fellation ou par sodomie. Le viol simple désigne lui une pénétration vaginale non consentie.

Selon de nouveaux éléments livrés par la police, DSK aurait appelé l'hôtel Sofitel dans l'après-midi de samedi, pour demander s'il avait laissé son téléphone portable derrière lui. En réalité, contrairement aux premières déclarations faites par les forces de l'ordre, ce n'était pas le cas. Mais, sur ordre des détectives, un employé de l'hôtel a menti et lui a demandé où il pouvait le restituer. C'est là que le NYPD s'est rendu compte que DSK était à JFK, prêt à embarquer sur le vol d'Air France.
http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2011/05/dsk-laudience-devant-le-juge-repouss%C3%A9e-nouvelle-recherche-dindices.html

Sur France Info, Eva Joly a évoqué « un cauchemar », favorisé par la « violence » de la justice américaine. (Voir la vidéo)
http://dai.ly/iFtSxv
www.rue89.com/2011/05/16/les-avocats-de-dsk-produisent-un-alibi-avant-sa-comparution-204049



DSK arrêté : un jeune UMP premier sur l'info

Au moment même où DSK était interpellé à l'aéroport JFK de New York, un jeune UMP dégainait l'information sur Twitter.
Jonathan Pinet a été le premier à lancer l'information sur Twitter à 23h00 (heure française), soit 17h00 heure de New York. Dominique Strauss-Kahn a été interpellé samedi à 16h 40, heure locale, à l'aéroport JFK de New York.

Fait troublant : dans son tweet, Jonathan Pinet fait état d'une arrestation à l'hôtel. C'est effectivement à l'hôtel Sofitel que les enquêteurs ont tenté d'interpeller Dominique Strauss-Kahn. En vain.

Quelques minutes plus tard, Arnaud Dassier, ancien responsable de la campagne Internet de Nicolas Sarkozy en 2007, suspecté d'être à l'origine de la rumeur sur DSK et la Porsche, reprend l'information.
Le tout premier papier évoquant l'affaire est le tabloïd à sensations New York Post qui publie à 18h33, heure de New York, soit 1h33 après Jonathan Pinet.

Comment ce jeune ‘populaire’ qui revendique le lancement des campagnes web de l'UMP contre la gauche, peut-il, 1h33 avant le tout premier tabloïd américain, affirmer que DSK a été arrêté dans un hôtel, alors même que DSK n'a été, selon le tabloïd américain qui a sorti l'information, interrogé qu'à l'aéroport ?
www.lepost.fr/article/2011/05/15/2494988_dsk-arrete-ou-les-preuves-d-une-operation-minutieusement-orchestree-par-l-ump.html


C’est tout juste si Colombani n’accuse pas Hollande d’avoir tendu un piège à DSK ! Surprised

Jean-Marie Colombani :
« DSK accusé d'agression sexuelle : l'explosion en vol »

L'accusation d'agression sexuelle sonne probablement le glas de sa candidature à la présidentielle de 2012.
À posteriori, on comprend mieux l’attitude et l’obstination d’un François Hollande. On disait : pourquoi s’obstine-t-il si DSK est candidat alors qu’ils ont les mêmes idées ? En son for intérieur, François Hollande avait sans doute une idée des fragilités de DSK...
www.slate.fr/story/38147/dsk-accusation-viol-explosion

'Pourquoi Slate, qui voyait en DSK un président de l'Europe, ne le défend-t-il plus ?'
www.lepoint.fr/politique/dsk-a-t-il-ete-piege-15-05-2011-1330872_20.php

DSK, la chute ? [Vidéos]
Les avocats de DSK évoquent un alibi pouvant disculper leur client.
www.leparisien.fr/dsk-la-chute/en-direct-les-avocats-de-dsk-devoilent-un-alibi-16-05-2011-1451417.php

DSK et son pénis : la politique plus forte que la justice
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/818;dsk-et-son-penis-la-politique-plus-forte-que-la-justice.html

Festival de Kahn
« Que la bite meure »
http://next.liberation.fr/cinema/01012337572-que-la-bite-meure
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Lun 16 Mai - 21:14


Dominique Strauss-Kahn reste incarcéré à New-York
L'accusation évoque au moins un autre incident similaire

Il y a des informations selon lesquelles il a eu une conduite similaire à celle-ci dans au moins un cas, a déclaré le procureur devant le tribunal, juste avant que la juge ne prononce l'incarcération de Dominique Strauss-Kahn.
Malgré l'offre d'une caution d'un million de dollars, le tribunal pénal de New York a refusé lundi la libération du patron du FMI. C'est le 20 mai qu'aura lieu la prochaine audience.
www.romandie.com/news/n/_DSK_l_accusation_evoque_au_moins_un_autre_incident_similaire160520111905.asp

Une vidéosurveillance de la femme de chambre du Sofitel
www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/France/Une-videosurveillance-de-la-femme-de-chambre-du-Sofitel

Le rapport des diplomates français transmis à Paris mentionne « des traces de griffures sur le torse de l’auteur présumé »
www.atlantico.fr/decryptage/dsk-strauss-kahn-scandale-sexuel-rapports-police-99470.html

Philippe Brenot, psychiatre : "Si l'agression sexuelle est avérée, c'est un trouble de la personnalité"
www.lexpress.fr/actualite/societe/si-l-agression-sexuelle-est-averee-c-est-un-trouble-de-la-personnalite_993223.html

Strauss-Kahn : une carrière au parfum de polémique

Dans la biographie Le Roman vrai de DSK, qu'il vient de publier aux Éditions du moment, le journaliste Michel Taubmann relève qu'à chaque fois qu'il a connu une phase très positive dans sa carrière, Dominique Strauss-Kahn a été rattrapé par des polémiques.

Ce fut le cas en 1999. Alors pièce maîtresse du gouvernement Jospin dans lequel il règne sur le ministère des Finances, DSK est obligé de démissionner pour se défendre des accusations lancées contre lui dans l'affaire de la Mnef.

La Mnef et Elf

Rémunéré 600 000 francs TTC en 1997 par la mutuelle étudiante pour son rôle d'avocat d'affaires dans une négociation avec la Compagnie générale des eaux (CGE), DSK est accusé d'avoir produit des justificatifs antidatés. Reconnaissant une "erreur" de date dans les documents fournis à la justice, il sera finalement relaxé en 2001 des accusations de "faux et usage de faux".

Son nom apparait aussi dans l'affaire Elf dans laquelle le juge Eva Joly le met en examen en janvier 2000. Il est alors soupçonné d'avoir fait prendre en charge une partie des rémunérations de sa secrétaire, Evelyne Duval, employée par le Cercle de l'ndustrie que DSK a cofondé, par une filiale d'Elf, sans contrepartie réelle pour le groupe pétrolier français. Dominique Strauss-Kahn a obtenu, le 2 octobre, un non-lieu dans l'affaire Elf.

La cassette Méry

Enfin, il se retrouve plongé au coeur des affaires qui secouent la ville de Paris. Le 21 septembre 2000, Le Monde publie un document posthume - initialement enregistré sur bande vidéo par l'homme d'affaires - dans lequel le promoteur immobilier Jean-Claude Méry met en cause Jacques Chirac dans le système de passation des marchés publics de la Ville de Paris, et Michel Giraud, ancien président de la région Île-de-France. Le 24, l'ancien ministre de l'Économie Dominique Strauss-Kahn admet avoir eu en sa possession un exemplaire de cette vidéo, mais déclare ne l'avoir jamais visionné. Il sera entendu comme témoin, avant que cette partie de la procédure ne soit annulée.

L'affaire Piroska Nagy

Après avoir lentement remonté la pente, DSK est nommé en 2007 à la direction générale du FMI. Mais en octobre 2008, éclate le scandale Piroska Nagy, du nom d'une économiste hongroise employée du FMI avec qui DSK reconnait avoir eu une liaison. Le Français est alors soupçonné d'abus de pouvoir […]

L'affaire Tristane Banon

À l'occasion de ce scandale américain ressort une affaire précédente. Dans une émission de Thierry Ardisson diffusé en septembre 2007, une jeune écrivain, Tristane Banon, raconte avoir été agressée en 2002 lors d'un rendez-vous avec DSK pour une interview. Ce dernier lui aurait fait des avances de plus en plus pressantes, Tristane Banon expliquant avoir lutté pour s'échapper. […]

Interrogée ce dimanche par Paris-Normandie, la mère de Tristan Banon, Anne Mansouret, dit "aujourd'hui regretter d'avoir dissuadé [sa] fille de porter plainte contre DSK".
[…]
www.lexpress.fr/actualite/politique/strauss-kahn-une-carriere-au-parfum-de-polemique_992920.html


DSK, le retour
http://dondevamos.canalblog.com/tag/Mnef
www.fakirpresse.info/articles/373/campagne-dsk-pourquoi-on-n-en-veut-pas.html
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Mar 17 Mai - 11:08


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Le processus judiciaire qui attend DSK
www.lemonde.fr/dsk/article/2011/05/16/le-processus-judiciaire-qui-attend-dsk_1522955_1522571.html

Commentaire de Jacotte : ‘Espérons que ces images d’un suspect menotté, puis tenu de se taire devant le juge, feront impression sur les thuriféraires français du système accusatoire anglo-saxon duquel notre législateur, bien aidé en cela par la jurisprudence européenne, nous rapproche inexorablement.’

DSK : Le complotisme change de bord
www.agoravox.fr/tribune-libre/article/dsk-le-complotisme-change-de-bord-94011

Exemple : Un coup de la CIA
En tant que directeur du FMI, DSK dans son dernier rapport à Washington se montrait prêt à défier la suprématie américaine.
http://resistance71.wordpress.com/2011/05/21/affaire-dsk-la-these-du-coup-monte-prend-de-lampleur-a-qui-profite-vraiment-le-crime-suppose/
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MessageSujet: Re: Voter Dominique Strauss-Kahn ?   Sam 21 Mai - 2:09


Cyrus Vance Jr.

Un lien entre le procureur chargé de l’affaire DSK et Nicolas Sarkozy ?

Selon le blog d’arquius*, sur le site de Mediapart, il existerait un lien entre Nicolas Sarkozy et l’affaire DSK : Cyrus Vance Jr.

Cyrus Vance Jr. est le procureur (District Attorney ou DA) de Manhattan chargé de prouver la culpabilité de Dominique Strauss-Kahn. Son père, Cyrus Vance Sr. a eu sous ses ordres, lorsqu’il était ministre des affaires étrangères de Jimmy Carter [1977-1981], Frank George Wisner, né en 1938, membre de la CIA, et créateur du groupe de Bilderberg.
Ce Frank Wisner s’est marié en 1977 avec Christine de Ganay, qui avait été la seconde épouse de Pal Sarkozy, donc la belle-mère de Nicolas Sarkozy.
Le couple Wisner-Ganay a eu plusieurs enfants, dont David Wisner, porte-parole et correspondant de la campagne présidentielle de Sarkozy aux États-Unis.
Christine de Ganay est la mère d’Olivier Sarkozy, un des dirigeants du groupe Carlyle, qui comptait parmi ses actionnaires la famille Bush et Oussama Ben Laden.
*http://blogs.mediapart.fr/blog/arquius/160511/curieux-cyrus-vance-jr-procureur-en-charge-du-dossier-dsk-est-lie-aux-famil

Indépendants du pouvoir politique, les DA des États-Unis sont élus par le peuple et doivent régulièrement remettre leur mandat en jeu. Cyrus Vance Jr. est démocrate.
http://actualite.portail.free.fr/monde/a-la-une/18-05-2011/cyrus-vance-jr-bourreau-de-dsk/

Les protagonistes de l'affaire Strauss-Kahn
www.tsr.ch/info/monde/3147190-les-protagonistes-de-l-affaire-strauss-kahn.html
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MessageSujet: Chimulus : http://blabladezinc.20minutes-blogs.fr/   Sam 21 Mai - 10:24


DSK : une prison dorée au coeur de Manhattan

Anne Sinclair avait vendredi jeté son dévolu sur un luxueux appartement du quartier huppé de l’Upper East Side, à deux pas de Central Park. Un meublé de la résidence hôtelière Bristol Plaza, sur la 65e Rue, « décoré de marbre de Carrare, équipé de trois lignes téléphoniques et de télévision plasma dans la salle de bains ». Piscine intérieure, terrasse et salle de sport à disposition des locataires. Loyer mensuel : entre 8.000 $ le studio et 14.200 $ le trois-pièces, selon le site Internet de l’immeuble.

Mais, au dernier moment, le bailleur a refusé d’abriter ce couple décidément trop médiatique. Un coup dur pour DSK, obligé de passer quelques heures de plus derrière les hauts murs de Rikers Island.

Mais pour sortir de prison, DSK a dû casser sa tirelire. Il a d’abord dû s’acquitter de sa caution, fixée à 1 million de dollars (703.100 €). Et accepter un dépôt de garantie de 5 millions de dollars (3,5 millions d’euros). Une somme exorbitante garantie par Ira Judelson, un agent d’assurances connu à Manhattan pour voler au secours des people menacés de poursuites judiciaires. Décrit par le New York Times il y a quelques mois pour être « l’ATM (le DAB, distributeur de billets, NDLR) des rappeurs, acteurs et sportifs désespérés », Judelson a l’habitude de travailler avec Benjamin Brafman, l’un des deux avocats américains de DSK. Les tarifs de cet agent de stars : entre 6 et 10 % du montant de la caution à garantir.

Par ailleurs, les frais que DSK doit engager pour sa défense seront colossaux et pourraient se chiffrer, au final, à plusieurs millions de dollars. Avec Anne Sinclair, il a en effet choisi de s’adjoindre les services de deux avocats de renom : Benjamin Brafman et William Taylor. Les ténors, redoutés par les équipes du procureur, réclament des honoraires à la hauteur et de leur réputation et de celle de leurs clients. La presse américaine avance leurs tarifs : environ 1.000 $ de l’heure.

Le couple Strauss-Kahn a beaucoup d’argent et les moyens engagés par la défense seront sans limite. Tout sera fait pour prouver l’innocence de Dominique Strauss-Kahn mais surtout décrédibiliser sa victime présumée. Les avocats ont d’ores et déjà fait appel à des équipes de détectives privés rompus à ce genre d’exercice. Ces enquêteurs sont sans doute en train d’éplucher la vie de la femme de chambre du Sofitel afin de prouver qu’elle a accusé le directeur général du FMI d’un crime inexistant dans un but financier. Tout comme les avocats, ces super-détectives ont un prix : entre 500 et 700 $ de l’heure, selon les sociétés d’investigation.

On le comprend : la nouvelle vie et la défense de Dominique Strauss-Kahn risquent de lui coûter très, très cher. Au bas mot : 250.000 $ par mois.
www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/une-prison-doree-au-coeur-manhattan-103256.html

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MessageSujet: « America is the only country that went from barbarism to decadence without civilization in between » Oscar Wilde   Sam 21 Mai - 11:25

Eh oui, la justice des États-Unis n'est pas aussi égalitaire qu'on veut bien le dire.

« Dans le système à charge américain, comme toute la France a pu le constater avec les photos de DSK menotté à la sortie du commissariat de Harlem, on n'attend pas que l'accusé soit condamné pour le confronter aux caméras. Dès samedi soir, le NYPD donnait les premiers éléments de l'enquête aux journalistes.
Du côté des avocats au contraire, très peu de choses ont été dites, si ce n'est que DSK démentait les faits. La raison en est simple : ces derniers sont obligés d'attendre l'inculpation formelle de leur client avant de pouvoir accéder au dossier de l'accusation et de contre-attaquer, par voie de presse éventuellement. »
http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2011/05/dsk-la-presse-montr%C3%A9e-du-doigt.html

Nafissatou Diallo est forcée d'aller de chambre d'hôtel en chambre d'hôtel avec sa fille pour échapper aux médias qui font le siège de son appartement du Bronx, et elle a peur pour son job.
www.lefigaro.fr/international/2011/05/21/01003-20110521ARTFIG00001-les-guineens-du-bronx-reclament-justice.php

DSK va être aidé par le FMI :
"DSK pourrait toucher une retraite à vie et un parachute doré de 300.000 dollars"


On apprend que DSK, qui a démissionné le 19 mai, pourrait toucher entre 318.000 et 349.000 dollars de prime de départ, soit environ 235.000 euros, selon l'accord signé entre lui et le Fonds.

En effet le contrat qu'il a signé en 2007, année où il est arrivé à la tête du FMI, comprend une clause de "Separation Allowance" ("Allocation de séparation") stipulant que, quel que soit le motif de rupture de contrat, même s'il s'agit de poursuites judiciaires, le directeur général du FMI touchera une somme représentant 60 à 65% de son salaire annuel, estimé à 500.000 dollars par an.

En outre, Dominique Strauss-Kahn devrait toucher une retraite à vie d'un montant annuel similaire à ses indemnités de départ, précise le site du FMI. Une retraite qui peut-être versée dès 50 ans et après seulement trois ans de service à la tête du Fonds.
www.zinfos974.com/FMI-DSK-pourrait-toucher-une-retraite-a-vie-et-un-parachute-dore-de-300-000-dollars_a28857.html

Quel dommage que le FMI n'ait pas le dixième de cette générosité avec les peuples portugais, irlandais, grec, espagnol... !


Marc-Olivier Strauss-Kahn, frère cadet du directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a été nommé le 14 mars 2008 “représentant en Amérique de la Banque de France”. À ce poste, il devait recevoir un salaire de base de 250.000 dollars (160.000 euros) par an, assorti d’une “indemnité d’expatriation” de 150.000 euros, plus des “frais de représentation” de 50.000 euros par an. Le tout net d’impôt.
Voilà un regroupement familial bien onéreux pour le contribuable français. Sachant que la Banque de France a perdu toute son importance depuis l’avènement de la BCE et que son rôle est purement cosmétique [...]
http://fr.altermedia.info/general/le-parachute-en-platine-du-frere-de-dsk_13249.html
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