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 EPR, industrie nucléaire

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Orwelle



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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Jeu 17 Mar - 2:42


Pourquoi on ne trouve pas de comprimés d'iode en France

"Les comprimés d'iodure de potassium du stock de l'État ne peuvent être délivrés (à titre gracieux ou onéreux) qu'à la demande expresse des autorités"
Or, les éventuelles retombées radioactives sur le territoire français, ne présenteraient "aucun risque sanitaire", d'après Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie.
www.lexpress.fr/actualite/environnement/pourquoi-on-ne-trouve-pas-de-comprimes-d-iode-en-france_973076.html

La France reconstitue les stocks d'iode de l'Outre-Mer
"Si on va au bout du scénario catastrophe (...), il peut y avoir des retombées dans une large partie de l'hémisphère Nord, y compris dans de petites proportions en France métropolitaine", a déclaré NKM.
www.lepoint.fr/fil-info-reuters/la-france-reconstitue-les-stocks-d-iode-de-l-outre-mer-16-03-2011-1307316_240.php

Accident nucléaire : faut-il s'abriter ou se calfeutrer ?
http://fr.news.yahoo.com/79/20110316/tsc-accident-nuclaire-faut-il-s-abriter-be0b1cf.html

Japon : Les failles des réacteurs connues depuis 1972
Le New York Times rapporte que déjà en 1972, un responsable de la Commission sur l'Énergie Atomique américaine avait recommandé que les «Mark 1» ne soient plus commercialisés à cause des risques de sécurité qu'ils représentaient.
Des experts prévenaient que si les systèmes de refroidissement lâchaient dans les réacteurs nucléaires de type «Mark 1», utilisés par la centrale de Fukushima, l'enceinte de confinement entourant le réacteur exploserait probablement à cause de la surchauffe des barres de combustibles qu'elle contient. Et que des radiations dangereuses seraient dispersées dans l'air.
http://fr.news.yahoo.com/78/20110316/thl-pourquoi-on-ne-trouve-pas-de-comprim-a700739.html


Mardi 15 mars
Le réseau "Sortir du nucléaire" a demandé la fermeture immédiate des 16 réacteurs nucléaires les plus âgés en France
en prenant exemple sur la décision du gouvernement allemand qui en ferme provisoirement sept.

Les 16 réacteurs visés par "Sortir du nucléaire" sont les deux de Fessenheim (1977), les quatre de Bugey (1978-1979), les trois de Tricastin (1980-1981), les trois de Gravelines (1980), les trois de Dampierre (1980-1981) et celui de Saint-Laurent (1981).

Les anti-nucléaires ont également appelé les Français à se méfier des propos de l'exécutif français sur l'accident en cours au Japon.

"L'État français a délibérément menti sur les retombées radioactives de l'accident de Tchernobyl en France en 1986, privilégiant les intérêts économiques et son industrie nucléaire au détriment de la santé des Français", a-t-il ajouté.
http://fr-ca.actualites.yahoo.com/sortir-du-nucl%C3%A9aire-demande-la-fermeture-16-r%C3%A9acteurs-20110316-042217-715.html


STOP-EPR : "ni à Penly, ni ailleurs"
NUCLÉAIRE : NOUS VOULONS AVOIR LE CHOIX !
Appel unitaire

Rassemblement devant l'Assemblée Nationale
126 Rue de l'Université, Paris 7e
Le dimanche 20 mars 2011 à 15:00
M° ligne 12
www.rezocitoyen.org/NUCLEAIRE-NOUS-VOULONS-AVOIR-LE-CHOIX.html
www.sortirdunucleaire.org/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Ven 18 Mar - 3:24


Contamination nucléaire : quels sont les aliments les plus sensibles ?

Sols, plantes, animaux… Sur les zones touchées par des dépôts radioactifs, tout est contaminé. Mais pas au même degré. Le point avec Philippe Renaud, chef du laboratoire d’études radio-écologiques en milieux continental et marin à l’IRSN.

Les salades et le lait. « Les aliments les plus sensibles aux dépôts radioactifs sont les légumes à feuilles et le lait », indique le spécialiste de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN). Les salades donc, mais encore les épinards et les poireaux sont les produits de consommation à éviter en priorité en cas d’accident nucléaire. « Il faudra même interdire leur consommation au Japon pendant plusieurs semaines, en cas de catastrophe majeure », précise Philippe Renaud.

Comme les légumes à feuilles, l’herbe reçoit aussi directement les dépôts radioactifs. Le lait des vaches, chèvres et autres brebis est donc rapidement contaminé. Quand ? « Dès le lendemain de l’ingestion par les animaux », souligne le spécialiste.

Dans un second temps, la viande sera elle aussi contaminée. […]

Contamination chronique. Dans les mois et même les années qui suivent, une contamination chronique des sols perdure. C’est d’ailleurs toujours le cas, dans les environs de Tchernobyl, en Ukraine, depuis l’explosion de la centrale atomique. C’était il y a 26 ans. […]

En France, quelques jours après la catastrophe, en mai 1986, « on a relevé des taux de concentration de polluants radioactifs de 1 000 Bq par kilo de salade, dans l’est de la France », poursuit le spécialiste. La quantité de césium 137 des salades en France est actuellement de l’ordre de 0,01 Bq/kg. […]

Une fois consommés, les produits contaminés sont digérés. Les éléments radioactifs profitent de ce processus naturel pour passer dans le sang, jusqu’aux organes. Ensuite, l’organisme les élimine par les voies naturelles… mais le mal est fait, en fonction des doses.

Et les eaux ? La contamination terrestre est bien pire que celle du milieu marin. Toutefois, les eaux n’en sont pas pour autant protégées. En effet, « les dépôts radioactifs sur la terre ruissellent dans les cours d’eaux et finissent par se déverser dans la mer, le long de la frange côtière », ajoute-t-il. Lieux de pêche et d’aquaculture, ces zones deviennent donc particulièrement sensibles à une contamination radioactive.
[…]
www.destinationsante.com/Contamination-nucleaire-quels-sont-les-aliments-les-plus-sensibles.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Ven 18 Mar - 3:59


Qui contrôle les centrales nucléaires ?
Les annonces fusent pour rassurer l'opinion publique sur la sûreté des installations nucléaires. Mais au fait, qui fait quoi ?

[…] L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) réalise environ 500 inspections chaque année, certaines sont annoncées d'autres sont inopinées. La plupart du temps, deux inspecteurs interviennent quelques jours sur un thème particulier comme les règles incendies ou le bon respect des règles de préservation de l’environnement.

Révisions décennales

Tous les dix ans, les installations subissent des contrôles qui durent entre 4 et 6 mois. Mais c’est l'exploitant (EDF ou Areva) qui réalise les tests et doit ensuite envoyer les résultats à l'ASN.

Cette étape prévue par la loi permet de décider de la poursuite d'exploitation d'une centrale nucléaire. C'est à partir de ce bilan que l'ASN donne son feu vert ou non à EDF pour poursuivre l'exploitation du site. C'est le cas actuellement de la centrale de Fessenheim. L'ASN doit rendre en avril son avis autorisant ou non une prolongation de l'exploitation alsacienne.

L'AIEA, "chien de garde nucléaire" de l'ONU

Enfin, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) réalise chaque année un audit dit OSART pour Operational Safety Review Team ou "équipe de vérification de la sûreté opérationnelle". Mais contrairement à l'ASN, l'AIEA n'a pas de pouvoir coercitif et ne peut obliger une centrale à réaliser des travaux ou à fermer.

Elle a averti le Japon il y a deux ans qu'un séisme important pouvait poser "un problème sérieux" à ses centrales nucléaires, selon des câbles américains obtenus par le site WikiLeaks et auxquels le quotidien britannique Telegraph a eu accès. On connaît la suite.
www.lepost.fr/article/2011/03/17/2437794_qui-controle-les-centrales-nucleaires.html

Où l'on découvre que nos alertes nucléaires sont obsolètes
Officiellement, c'est « un hasard » : l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a publié ce jeudi matin un appel d'offres pour le « renouvellement du dispositif informatique de l'ASN dédié à l'alerte en cas d'urgence radiologique » sur le site gouvernemental consacré aux marchés publics. L'actuel, sous-dimensionné, rate des appels d'urgence !
www.rue89.com/confidentiels/2011/03/17/ou-lon-decouvre-que-nos-alertes-nucleaires-sont-obsoletes-195580

Les sénateurs communistes disent non à la privatisation du nucléaire
www.publicsenat.fr/lcp/politique/s-nateurs-communistes-disent-non-privatisation-nucl-aire-86272
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Dim 20 Mar - 13:45


Le panache radioactif de Fukushima devrait toucher la France mercredi ou jeudi

Il aurait déjà atteint le nord-est de la Sibérie, les États-Unis et l’ouest de l’atlantique, selon l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). [Extraits]

Le panache radioactif sera détectable très loin de l'émission, jusqu'en France par exemple, mais [serait] sans effets sanitaires. Comme attendu, l’hémisphère sud n’est pas significativement affecté par cette dispersion à grande échelle.

Japon : le "panache" radioactif en images
www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=qHbQZQygrag cyclops

il est recommandé d'ingérer une pastille d'iode stable pour saturer la thyroïde et empêcher la fixation d'iode radioactif. Le gouvernement japonais vient de demander aux populations qui ont été évacuées de le faire. C'est un peu étrange : soit il fallait le faire dès le début car il s'agit d'une mesure plus préventive que curative, soit c'est inutile, voire risqué.
Il y a probablement un aspect de politique de communication dans cette décision

La situation à la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi, en résumé :
► Les personnels de la Tepco continuent d'essayer de mettre en marche les systèmes de secours des réacteurs avec l'alimentation électrique qui est enfin arrivée sur le site.

► Les arrosages massifs des piscines des réacteurs 3 et 4 ont permis de les refroidir et de diminuer la radioactivité sur le site. La Tepco annonce 2,6 millisieverts par heure au batiment administratif de la centrale qui est à 500 mètres de la zone la plus irradiante, le réacteur n°3. Autrement dit, il faudrait y rester près de 40 heures sans protection pour atteindre la dose de 100 millisieverts.

► Enfin, la Tepco annonce une opération de relâchage de vapeur d'eau contaminée du réacteur 3 pour diminuer la pression. Durant cette opération, les personnels et les pompiers sont temporairement évacués du site afin de les protéger.

Sylvestre Huet,
le dimanche 20 mars 2011
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/03/sdf.html


Japon : les « experts » mettent leurs œillères
Alors que les Japonais s'efforcent de refroidir les réacteurs de Fukushima, le débat sur le nucléaire fait rage en France. Le blogueur SuperNo dénonce le discours pontifiant des experts et en appelle à trouver des alternatives, notamment en commençant par réduire notre consommation énergétique.
www.marianne2.fr/Japon-les-%C2%A0experts-mettent-leurs-oeilleres_a203922.html


Plus de 20.000 morts
Le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon ont fait plus de 20.000 morts et disparus. La population s'inquiète d'éventuelles pluies radioactives. Les responsables de la centrale de Fukushima ne sont pas sûrs de pouvoir relancer les pompes de refroidissement aujourd'hui.
L'ACTUALITE AU FIL DE LA JOURNEE
www.liberation.fr/terre/01012326583-direct-japon-seisme-tsunami-fukushima-reacteur-centrale-nucleaire-radioactif-miyagi

Les rescapés du tsunami vivent dans des conditions extrêmes
www.liberation.fr/monde/11011379-japon-les-rescapes-du-tsunami
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Ven 25 Mar - 0:40


Sécurité nucléaire,
les risques de la dérégulation


Il n'a pas fallu attendre longtemps pour que la catastrophe de Fukushima, au Japon, déclenche en France un débat sur la pertinence et l'avenir de l'atome. Faut-il ou non sortir du nucléaire, faut-il ou non un référendum sur la question, faut-il ou non développer les énergies renouvelables ? Qu'importe à la presse l'importance du débat : l'émotion suffit à légitimer son inscription en tête des priorités politiques. Subordonner la vie démocratique au rythme des catastrophes et des faits divers est un procédé à double tranchant. Il peut conduire à une délibération informée sur l'avenir énergétique d'un pays, mais aussi au vote d'une loi sécuritaire. Par exemple, un « débat » sur la récidive lancé à l'été 2007 après l'enlèvement d'un garçonnet à Roubaix par un pédophile préluda à l'adoption d'une législation liberticide.

Au nombre des arguments sur l'avenir du nucléaire avancés par la plupart des protagonistes de cette controverse - politiques, éditorialistes, experts -, un a manqué à l'appel : la dérégulation du marché de l'électricité, entreprise en France et en Europe depuis une vingtaine d'années. Le processus débute en juin 1996 avec la directive européenne ouvrant le marché de l'électricité à la concurrence pour les professionnels. Il se poursuit par la loi du 10 février 2000, votée par le Parlement à majorité socialiste, qui transpose la directive de 1996, puis par la loi d'août 2004 qui privatise partiellement Électricité de France (EDF). Enfin, la loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité (NOME) de novembre 2010 oblige EDF à céder à ses concurrents une partie de sa production. Entre-temps, une deuxième directive européenne, lancée lors du Conseil européen de Barcelone de mars 2002 et approuvée par le premier ministre et le président de la République française de l'époque, MM. Lionel Jospin et Jacques Chirac, ouvre à la concurrence la fourniture d'électricité au consommateur.

Les conséquences de la disparition du monopole de service public d'EDF sont loin d'être négligeables tant pour les usagers - hausse incessante des prix, dégradation du service - que pour les salariés et, finalement, pour la sûreté des centrales nucléaires. Établissement public transformé en société anonyme en 2004 et coté en Bourse, ce « service public » doit désormais rémunérer ses actionnaires. De ce débat-là, peu ont entendu parler. Premier producteur mondial privé d'électricité, le propriétaire de la centrale de Fukushima, Tokyo Power Electric Company (Tepco), a falsifié des rapports d'inspection de réacteurs nucléaires durant plusieurs décennies pour couvrir près de deux cents incidents dans les centrales de Fukushima et de Kashiwazaki-Kariwa.

Les circonstances particulières de l'accident survenu au Japon - un tremblement de terre suivi d'un tsunami - focalisent l'attention sur la fiabilité technologique de la production nucléaire. Or la sûreté de cette industrie ne dépend pas uniquement, comme l'avancent souvent ses opposants, d'une technique plus ou moins efficiente. Elle repose aussi sur la qualité de la tâche effectuée par les salariés qui y travaillent. Ainsi, pour M. Michel Lallier, représentant de la Confédération générale du travail (CGT) au Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité du nucléaire et ancien secrétaire du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la centrale de Chinon, la sûreté de la production de l'électricité issue du nucléaire repose sur trois piliers : technologique, social, humain. « Comme pour un tabouret à trois pieds : si vous mettez à mal un de ses pieds, le tabouret ne tient plus vraiment, et les deux aut res peuvent céder. C'est ce qui arrive aujourd'hui dans les centrales nucléaires [...]

Gilles Balbastre
www.monde-diplomatique.fr/2011/04/BALBASTRE/20357
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Orwelle



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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Ven 25 Mar - 3:32


Japon : le MOX français partira bien
Enquête sur le transport dont Areva et la France ne préfèrent pas parler.

Contrairement aux dénégations d’Areva de la semaine dernière, le transport de Mox entre la France et le Japon est confirmé pour la semaine du 4 avril. Le MOX, c’est ce combustible particulièrement dangereux, qui encore en train de brûler dans le réacteur n°3 de Fukushima.
Le Mox est un combustible composé notamment de 6 à 7 % de plutonium issu du retraitement, l’un des radiotoxiques les plus puissants qui existent. Un réacteur carburant au Mox pose donc un double problème : il a un point de fusion beaucoup plus bas et, si une fuite survient, le potentiel de rejets radioactifs est le double.

Les containers de combustibles sont transportés dans un premier temps par camion, sous escorte policière, le long des 18km de route qui séparent l’usine de La Hague du port de Cherbourg.
Ils sont ensuite embarqués à bord de navires qui feront route vers le Japon. Pour le transport d’avril, deux navires ont été identifiés : le Pacific Egret et le Pacific Heron.
Ces bateaux cargo civils sont équipés, avant leur départ, d’armes réservées d’habitude à l’usage militaire. […]
http://bit.ly/gTRNul
http://fr.wikipedia.org/wiki/Combustible_MOX


Alors que l'eau est polluée à Tokyo, l'inquiétude gagne le reste du monde
www.lavoixdunord.fr/France_Monde/actualite/Secteur_France_Monde/2011/03/24/article_alors-que-l-eau-est-polluee-a-tokyo-l-in.shtml
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Lun 4 Avr - 21:50


Fukushima : un réacteur fissuré, des milliers de tonnes d’eau radioactives dans l’océan pacifique

Une fissure à colmater sur le réacteur 2
Tepco, l’opérateur de la centrale de Fukushima, annonce la découverte d’une nouvelle fissure dans la structure en béton du réacteur 2, entrainant une fuite d’eau radioactive en mer. Pour colmater la fuite, Tepco s’apprête à injecter du béton. Cette fissure serait à l’origine des très forts taux de radioactivité mesurés au large de la centrale accidentée. La radioactivité mesurée est de 1.000 milliSieverts par heure. On ignore en revanche si l’eau contaminée provient du réacteur lui-même. De même, l’importance de la fuite - et donc la quantité d’eau radioactive rejetée en mer - reste à déterminer. […]
www.leparisien.fr/tsunami-pacifique/fukushima-un-reacteur-fissure-des-fuites-radioactives-dans-la-mer-02-04-2011-1389916.php

Le Japon déverse des milliers de tonnes d'eau radioactive dans l'océan


La centrale nucléaire Fukushima-Daiichi a entrepris lundi le déversement plus de 11 000 tonnes d'eau dans l'océan Pacifique. Selon l'exploitant de la centrale, le niveau de radioactivité de cette eau est faible.

L'objectif est de libérer de l'espace dans les réservoirs servant au traitement des déchets pour y accueillir l'eau hautement radioactive qui s'est accumulée dans les salles des machines, en particulier dans celle du réacteur 2.

Après le raz-de-marée du 11 mars, des milliers de tonnes d'eau ont été déversées sur les réacteurs endommagés pour les refroidir, ce qui a inondé les salles des machines. Selon Tepco (Tokyo Electric Power), responsable de la centrale, il est nécessaire de transvider cette eau dans les réservoirs pour permettre aux ouvriers de faire les réparations requises. […]

Des changements s'imposent, affirme l'AIEA
Par ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie nucléaire (AIEA) a indiqué lundi que le monde n'aura d'autre solution que de changer son approche de l'énergie nucléaire, après le désastre de Fukushima.

« La crise à Fukushima-Daiichi a des implications énormes pour l'énergie nucléaire et nous confronte tous à un défi majeur. Nous ne pouvons pas reprendre une approche routinière [après un tel accident] », a déclaré le directeur général de l'AIEA, Yukiya Amano, en introduction à une réunion de la Convention sur la sûreté nucléaire, lundi.

Impact sur l'après-Kyoto
D'autre part, le Japon laisse entendre que l'accident nucléaire survenu le 11 mars pourrait avoir un impact sur sa politique climatique, à la reprise des négociations sur le climat à Bangkok.
[...]
www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/04/04/004-eau-radioactive-japon.shtml

Une file d'attente pour de la nourriture (Reuters)

Les Japonaises dans une situation alarmante

Une pétition a été adressée au Premier ministre japonais concernant la sécurité des femmes.

Les militantes de la Marche mondiale des femmes du Japon sont très inquiètes par la situation des femmes dans les zones septentrionales, la région la plus touchée du Japon.

Elles viennent d’envoyer au Premier ministre Naoto Kan une pétition demandant :
- La prévention des agressions sexuelles dans les centres d’accueil, le soutien pour les victimes d’agression sexuelle, et la mise en place d’espaces de sécurité ;
- la priorité aux services obstétriques d’urgence et l’accomplissement des services de santé reproductive,
- la garantie de la vie privée et de la sécurité pour toutes les femmes dans les abris.
www.egalite-infos.fr/2011/03/28/une-petition-adressee-au-premier-ministre-japonais-concernant-la-securite-des-femmes/

Les Japonais de Suisse et leur famille
www.swissinfo.ch/fre/societe/Les_Japonais_de_Suisse_pensent_a_leur_famille.html?cid=29922194
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Mar 5 Avr - 5:18


Japon : les clochards du nucléaire

80% des travailleurs du nucléaire au Japon sont en fait des sous-traitants, recrutés parmi les couches les plus paupérisées de la population japonaise. Enquête sur les "gitans du nucléaire".

En plus d'une forte radioactivité qui les condamne à mort à brève échéance, les quelques 500 liquidateurs de Fukushima doivent travailler dans des conditions atroces et inhumaines. Ils recevraient seulement deux repas par jour, des biscuits le matin et du riz le soir, un maximum d'un litre et demi d'eau par personne, et dormiraient sur des nattes de plomb, à même le sol. Dans ces conditions, un patron confiait au journal Asahi qu'il ne pensait plus "pouvoir trouver d'autres salariés qui accepteraient d'y aller." Dans le journal tokyoïte Tokyo Shimbun, un ancien travailleur sous-traitant de Fukushima Daiichi ne cache pas sa colère au sujet des trois ouvriers contaminés aux jambes. Sur les trois irradiés, deux n'étaient même pas chaussés de bottes. Qui sont ces travailleurs du nucléaire et comment sont-ils recrutés ? [...]

Ces travailleurs pauvres et non qualifiés effectuent pour quelques jours, parfois quelques semaines, les tâches les plus dangereuses au coeur des centrales nucléaires. Parce qu'ils se déplacent de centrale en centrale, on les appelle au Japon les "gitans du nucléaire" (genpatsu jipushi), du nom d'un livre de Kunio Horie publié en 1984. [...] Et les intermédiaires servant au recrutement des travailleurs journaliers sont bien souvent les yakuzas*.

En France, où la sous-traitance dans le nucléaire est en plein développement, l'expression utilisée dans le jargon des employés d'EDF pour les désigner est moins poétique mais plus explicite : la "viande à rems".
[...]
www.lexpress.fr/actualite/environnement/japon-les-clochards-du-nucleaire_978891.html
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Yakuza


Le rem
Acronyme de l'anglais "Röntgen Equivalent Man", le rem est une ancienne unité de mesure de dose de radiation absorbée par un organisme vivant. Il est remplacé de nos jours par le sievert (1rem équivaut à 0,01 sievert)
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Mar 5 Avr - 5:59


Le nuage nucléaire évite une fois encore la France
Comment expliquer l’indifférence des Français envers l’écologie ? Ils s’obstinent dans un déni de réalité, alors même que la vague verte transforme leurs voisins allemands. Analyse.

Il est des coïncidences qui ne s’inventent pas : par deux décisions de justice des 18 et 31 mars 2011, la France est en train de se débarrasser d’un douloureux procès, celui qui aurait dû faire un peu de lumière sur le comportement du gouvernement en avril 1986 au moment de la tragédie de Tchernobyl.

Rappelons qu’à l’époque la France vivait depuis un mois sa première cohabitation, François Mitterrand régnant à l’Elysée avec Jacques Chirac comme premier ministre. Le ministre de l’Environnement s’appelait Alain Carignon, un politicien qui eut son heure de gloire dix ans plus tard quand il fut condamné à cinq ans de prison pour corruption. Alors que l’Europe entière était glacée d’effroi par la catastrophe de la centrale nucléaire soviétique, la France officielle se drapa dans une superbe indifférence que l’écologiste Noël Mamère résuma ironiquement d’un mot fameux : «Le nuage nucléaire s’est arrêté à nos frontières !».

Responsable du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) à l’époque, le professeur Pierre Pellerin, un ponte du nuclaire, se risque même à déclarer à un journal télévisé du 29 avril : «Cela ne menace personne actuellement, sauf peut-être dans le voisinage immédiat de l’usine, et encore.»

Quinze ans plus tard, une instruction est enfin ouverte et le distingué professeur est mis en examen pour «tromperie aggravée». C’est l’abandon de la procédure et des poursuites contre lui que le parquet et la cour d’appel de Paris ont enclenché ces jours-ci en plein drame de Fukushima.

Vous l’aurez remarqué, la nouvelle n’a pas fait les grands titres de la presse française. Ainsi est la France, fière de compter parmi les grandes puissances nucléaires mondiales. Un acquis historique que l’on doit aux épousailles contre nature de la droite gaullienne et de la physique communiste : en 1945, le physicien atomiste Frédéric Joliot-Curie, militant communiste, fonde le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) avec le soutien du général de Gaulle qui le nomme haut-commissaire. Objectif : fabriquer la bombe.

Depuis, malgré quelques vicissitudes et autres accidents de parcours, gauches et droites françaises réunies dans le même culte prétendument progressistes s’accordent pour se mettre au garde-à-vous devant les panaches crachés par d’innombrables centrales. Et s’accordent aussi pour ne pas toucher à la bombinette du général. Malgré l’abnégation d’une poignée de militants, l’écologie politique n’a jamais vraiment percé. Même aujourd’hui, alors que dans le monde entier les écologistes ont le vent en poupe, la France leur reste fermée.

La preuve ? Les élections cantonales de ces dernières semaines dont les deux tours ont eu lieu alors que tous les regards étaient tournés vers Fukushima. Alors que le même jour en Bade-Wurtemberg, land conservateur et catholique depuis les guerres de Souabe, les écolos bouleversent les traditions et sont portés au pouvoir par le quart des électeurs, leurs amis français entraînés par Cécile Duflot, Eva Joly ou Noël Mamère obtiennent certes un succès d’estime aux cantonales en doublant le nombre de leurs de 24 à 49, mais sur 2013 sièges à re-pourvoir. Vous parlez d’un succès, d’une marée verte !

Il faudrait une solide étude historique des mentalités pour expliquer l’indifférence des Français pour l’écologie et, somme toute, leur animadversion envers la nature et l’environnement, de même que leur acceptation béate d’une politique nucléaire civile et militaire défiant l’entendement si ce n’est la raison.
Faute d’histoire, il n’est pas interdit d’esquisser quelques hypothèses. [...]

Gérard Delaloye
www.largeur.com/?p=3389

http://paul-keirn.over-blog.com/article-fukushima-30-mars-2011-quoi-de-neuf-n-6-70563818.html
www.solaireinfo.com/blog/?p=784


Tchernobyl : décision le 7 septembre
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110331.FAP7127/tchernobyl-decision-le-7-septembre.html

Pour la Criirad, la contamination en France est "probablement sous-évaluée"
http://lci.tf1.fr/science/environnement/les-premieres-traces-du-nuage-radioactif-relevees-en-france-6330480.html

Flashmob suisse contre le nucléaire
www.pourton.info/2010/05/28/flashmob-suisse-contre-le-nucleaire/
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Mer 6 Avr - 10:49


Ami du BTP en général et de Bouygues en particulier
Sarkozy fustige le "terrorisme" environnemental

Sarkozy a fustigé mardi le "terrorisme" de ceux qui, au nom de la protection de l'environnement, bloquent des grands projets de développement.
En déplacement dans la Somme, le chef de l'État a en outre exclu de nouveau l'arrêt du parc nucléaire français, qui fournit près de 80% de l'électricité du pays, à la lumière de la catastrophe de la centrale japonaise de Fukushima.
http://fr.news.yahoo.com/4/20110405/tts-france-nucleaire-sarkozy-ca02f96.html

Transports Canal Seine-Nord : Bouygues aux avant-postes
Sarkozy, flanqué pour l’occasion de Jean-Louis Borloo, a officiellement lancé, hier 5 avril à Nesle (Somme), la dernière phase du pharaonique chantier du canal Seine-Nord Europe, en annonçant le début du « dialogue compétitif » devant départager Bouygues et Vinci pour la construction de l´ouvrage.
www.lalsace.fr/actualite/2011/04/06/transports-canal-seine-nord-ultimes-arbitrages

Dans le Canard Enchaîné n° 4649 du 2 décembre 2009, on apprend -discrètement car cela n'a fait la une, nulle part-, que sur ordre de l'Élysée plus spécialement de Sarkozy, Areva doit vendre sa très rentable filiale T&D, spécialisée dans le transport et la distribution d'électricité.
Et qui est l'heureux gagnant ?
Eh bien, un consortium composé de Schneider et Alstom qui est contrôlé par le groupe de Martin Bouygues, grand ami de Sarkozy et parrain de son fils Louis.
www.paperblog.fr/2640618/sarkozy-offre-une-bonne-affaire-a-bouygues/

www.marianne2.fr/Incroyable-Sarkozy-prefere-Bouygues-a-Free_a182125.html
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100714.OBS7110/legion-d-honneur-sarkozy-recompense-bouygues-et-perol.html
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Mer 6 Avr - 19:16


Sarkozy se ridiculise aussi au Japon

Confondant sang-froid et inconscience, le Monarque français a joué à l'autruche. Sans surprise, il expliqua à la communauté française du Japon qu'il n'y avait aucun problème de contamination radioactive à Tokyo. Au premier ministre japonais, il lâche une proposition sans conséquence ni intérêt : la création de normes internationales de sûreté nucléaire. Comme si la catastrophe de Fukushima provenait d'un manque de normes.

À Tokyo, Sarkozy prit quelques minutes pour s'adresser à la communauté française expatriée au Japon. Il lisait un texte qui se voulait émouvant, levant rarement les yeux. L'émotion se prépare. [...]

« Face à la catastrophe, il reste peu de mots, et pourtant il faut trouver les mots pour conforter ceux qui souffrent. A tous, je suis venu donc dire le soutien de la France, au nom de tous les Français, au nom de l'Europe, et au nom de tous les pays du G20 puisque la France préside aujourd'hui le G20.»

Les États participants au G20 n'ont rien demandé au Monarque français. Le G20 n'est d'ailleurs pas une organisation institutionnalisée comme l'Europe, avec une « présidence ». La France organise simplement sur son sol et toute l'année les débats de l'agenda convenu. Mais il fallait à Sarkozy cette touche personnelle et narcissique pour que son discours soit complet. Aux expatriés, il lance un « sachez que la France est à vos côtés. » Au bout de trois minutes et trente secondes, on arrive à l'essentiel. Fukushima, 6 réacteurs incontrôlées, une pollution radioactive pour une petite centaine d'années, un océan voisin contaminé. Quels seront les mots du VRP du nucléaire français ?

« Aujourd'hui même, alors que l'ampleur de la catastrophe se dévoile peu à peu, un nouveau danger menace, le danger de l'accident nucléaire. » Notez le terme employé : le tsunami fut une catastrophe. Mais l'explosion puis les fuites incontrôlées de radioactivité à Fukushima ne sont qu'un « accident. » Et d'ailleurs, Sarkozy se veut rassurant. « Face à cette situation, nous devons faire preuve d'un grand sens de la responsabilité. Pour aider les techniciens japonais qui travaillent jour et nuit dans la centrale de Fukushima, la France avec le CEA et les entreprises françaises a d'ores et déjà fourni du matériel technique, des équipements de protection. » Serait-ce tout ? Non, le Monarque embraye sur les consignes de départ dans l'urgence des premières menaces radioactives voici deux semaines.

« Je sais que la rapidité avec laquelle la communauté française a réagi a suscité certaines réserves. Je le dis sans hésitation. Il était du devoir des autorités françaises d'appliquer ce principe de précaution. Et j'assume la recommandation aux Français que rien ne retenait à Tokyo de quitter la région. Mon devoir est de protéger les Français. » Le devoir, toujours le devoir ! Sarkozy évoque ensuite, « en toute transparence », la situation du nucléaire au Japon. « Cette situation est critique, très instable et malheureusement durable. » Oh ! Le monarque reconnaîtrait-il la gravité de la catastrophe ? Que nenni ! Il précise aussitôt : « Vous devez accepter de vivre avec cette situation pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois. » Plusieurs mois ? La catastrophe de Fukushima a des conséquences séculaires sur l'environnement de la région.

Le même jour, on apprenait que de l'iode radioactif 131 avait été découvert dans une nappe d'eau à 15 mètres sous la centrale nucléaire de Fukushima. Plus les réacteurs sont arrosés pour être refroidis, plus les nappes et l'océan sont pollués. On se rassure en expliquant que l'iode n'a qu'une durée de vie de 8 jours. Il y a quelques jours déjà, le premier ministre japonais avait expliqué que l'évolution de ces réacteurs était désormais « imprévisible ». La zone de radiation déborde les 40 kilomètres au-delà de la centrale. Seuls les 20 premiers kilomètres ont été évacués. Il y a 8 jours, les habitants de Tokyo ne devaient pas faire boire de l'eau du robinet à leurs nourrissons.

« Que devez-vous faire ? », s'interroge le Monarque. Et que répond-t-il ? Rien : « Ce n'est pas à moi de vous le dire. Chacun de vous doit décider en son âme et conscience selon sa situation familiale et sa situation professionnelle. Pour éclairer votre décision, sachez que les autorités françaises sont là, aux côtés des autorités japonaises, pour donner des informations fiables. » Quelle curieuse position ! Le Monarque nous explique que la France est là, qu'elle maîtrise, qu'elle conseille, qu'il s'agit d'un accident. Mais... mais... ne paniquez pas. Faites vos choix. On vous informera des pollutions en cours. Il y en a pour quelques semaines.

Ce jeudi [31 mars] à Tokyo, Sarkozy représentait la filière nucléaire française. Il était comme un représentant de commerce désolé de son produit défectueux. Surtout, Areva a prévu de se coter en Bourse sous peu. Pour rassurer, il ajoute : « J'ai sollicité l'expertise scientifique du CEA, de l'Autorité de Sûreté Nucléaire et de l'Institut de Protection Nucléaire. On est tranquille. » Pour résoudre la rivalité entre EDF et Areva sur les marchés internationaux, Nicolas Sarkozy a confié au CEA, en février dernier, le soin d'exporter, notamment en Chine, la technologie française. Le CEA est actionnaire à 72% d'Areva. Juge et partie... La veille, en France, un rapport de l'ASN critiquait la sûreté de 4 centrales françaises d'EDF. Le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) n'exclait même plus un moratoire sur la construction de l'EPR de Flamanville : « C'est un questionnement, une réflexion. On n'est pas sûr. Ça fait partie du champ des hypothèses. » Au Japon, Nicolas Sarkozy était ailleurs. Hors sol.

« Tous, je dis tous, s'accordent à dire que dans la situation actuelle, résider à Tokyo ne constitue pas un danger réel pour la santé des population. Bien entendu, nous maintenons notre vigilance, en accord avec les autorités japonaises. Et nous vous alerterons s'il existe un risque. Je vous dois la transparence. » Vraiment ? Nicolas Sarkozy est juge et partie. Il vend, à tour de bras, des centrales et la technologie nucléaire française depuis 2007. Pour le risque nucléaire, il n'avait pas grand chose de plus à dire. Sarkozy nous préviendra. [...] Mais, précise-t-il, « l'heure n'est pas aux polémiques, elle n'est pas aux anathèmes, l'heure n'est pas aux choix précipités, qui ne marquent qu'une seule chose, le manque de sang-froid. Dans ces situations, il faut faire preuve de sang-froid. » L'homme qui parle ainsi n'a cessé d'instrumentaliser les faits divers les plus sordides et les plus anecdotiques pour créer toutes sortes de lois inutiles et mal ficelées en matière de lutte contre la délinquance. Et voici qu'un accident, une catastrophe nucléaire ne mériterait... aucun débat.

On croit rêver. Sarkozy s'obstine sur cette ligne de défense depuis 3 semaines. Et il sort l'argument économique, incroyable en ces temps de catastrophe : « Pour la France, le nucléaire civil est un élément essentiel de son indépendance énergétique et de la lutte contre les gaz à effet de serre.»

Il annonce ainsi qu'il veut réunir les autorités nucléaires des États du G20, « à Paris », pour définir une norme internationale en matière nucléaire. « Il est absolument anormal que ces normes de sûreté internationale n'existent pas. »

C'était la grande idée du moment. Quelques heures plus tard, Nicolas Sarkozy répéta son propos : « Il faut remédier à cette incongruité qui fait qu'il n'existe pas de norme internationale pour le nucléaire. » Sarkozy noie le poisson et joue l'hypocrite. Quelles normes a-t-il imposées quand il a vendu le nucléaire français à la Libye ?

« Le problème est un problème de norme de sûreté plus que de choix de l'énergie nucléaire, pour laquelle il n'y a pas d'alternative à l'heure actuelle, poursuit le locataire de l’Élysée, appelant à la mise en place de règlements internationaux. Il est absolument anormal que ces normes de sûreté internationales n'existent pas (...) ce qui compte, c'est qu'avant la fin de l'année il y ait des normes internationales. Le nucléaire n'est possible qu'avec des normes de sûreté exceptionnelles. »

Ces propos sont indécents. Une représentante de Greenpeace rappelait, jeudi soir sur Canal+, que la France a vendu deux EPR à l'Inde, en décembre dernier, qui doivent être construits sur une zone à fort risque sismique.

Le cauchemar reste français, et l'inconscience sarkozyenne.
www.marianne2.fr/sarkofrance/Au-Japon-Sarkozy-confond-sang-froid-et-inconscience_a398.html

www.developpementdurable.com/politique/2011/04/U272/sarkozy-promoteur-du-nucleaire-envers-et-contre-tout-meme-le-pire.html
www.marianne2.fr/Sarkozy-au-Japon-une-visite-bienvenue-a-la-portee-limitee_a204712.html
http://sarkofrance.blogspot.com/2011/03/japon-sarkozy-pense-sa-filiere.html

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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Lun 30 Mai - 15:29


Image Paxus Calta

L’Italie suspend les constructions nucléaires
Mardi 24 mai 2011 au soir, le gouvernement italien a voté à l'unanimité le gel des projets de construction de centrales nucléaires dans le pays.
Le président du Conseil Silvio Berlusconi, partisan de l'énergie nucléaire, a décidé de renoncer à la construction de centrales nucléaires face aux réticences de l'opinion publique, inquiète après la catastrophe japonaise de Fukushima.
Il a annoncé que la situation serait réexaminée dans un ou deux ans.

Le gouvernement, qui espère de la sorte éviter, le 12 juin, un référendum sur ses projets nucléaires, a obtenu la confiance par 313 voix contre 291.
L'Italie, sujette à des séismes, est le seul membre du Groupe des huit pays les plus industrialisés à ne pas produire d'énergie nucléaire. Les Italiens se sont prononcés contre par référendum en 1987, après la catastrophe de Tchernobyl.
[…]
www.lexpress.fr/actualites/2/monde/vote-sur-le-gel-des-projets-de-centrales-nucleaires-en-italie_996189.html

La Suisse décide l'abandon progressif du nucléaire
Le gouvernement suisse (Conseil fédéral) a décidé mercredi 26 mai l'abandon progressif de l'énergie nucléaire. Il souhaite continuer de garantir une sécurité élevée de l'approvisionnement énergétique en Suisse, mais sans le nucléaire à moyen terme. Les centrales nucléaires actuelles seront mises à l'arrêt à la fin de leur durée d'exploitation et ne seront pas remplacées.

Le gouvernement suisse table, dans le contexte de sa nouvelle stratégie énergétique 2050, sur des économies accrues (efficacité énergétique), sur le développement de la force hydraulique et des nouvelles énergies renouvelables et, au besoin, sur la production d'électricité à base de combustible fossile (installations de couplage chaleur-force, centrales à gaz à cycle combiné) ainsi que sur les importations.
À la suite du séisme qui s'est produit au Japon et aux dommages subis à Fukushima, le gouvernement suisse a chargé le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication suisse (DETEC) d'actualiser les perspectives énergétiques
[…]
http://french.cri.cn/781/2011/05/26/304s244942.htm

L'Allemagne décide l'abandon du nucléaire d'ici 2022
L'Allemagne, première grande puissance industrielle à renoncer à l'énergie nucléaire, a décidé lundi 30 mai de fermer ses derniers réacteurs en 2022, en réaction à la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Au terme de plusieurs heures de négociations dans la soirée du dimanche 29 mai, les membres de la coalition gouvernementale allemande se sont mis d'accord pour que la plus grande partie des 17 réacteurs allemands soient mis hors service d'ici fin 2021.
Les trois plus récents continueront de fonctionner jusqu'à fin 2022, a détaillé le ministre de l'Environnement, Norbert Röttgen, qui a qualifié cette décision d'"irréversible".
www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/L-Allemagne-annonce-l-abandon-du-nucleaire-pour-2022-_NG_-2011-05-30-620155


TEPCO CEO and other execs knee to ask forgiveness for their role in accident Rolling Eyes

La colère des mères de Fukushima

La délégation de femmes du département de Fukushima venue en bus jusqu’à Tokyo ce lundi 23 mai était attendue par quelques centaines de soutiens. Rendez-vous avait été fixé devant le Mext, l’énorme ministère de l’éducation, de la science, de la culture, du sport et de la technologie. Objectif : tenter d'infléchir mais aussi tancer un gouvernement accusé de ne pas prendre les mesures adéquates pour préserver les populations des régions du nord, au premier chef les enfants, des rayonnements radioactifs faussement minimisés.

Parmi les participants à la manifestation, venus de tout le Japon, les membres d’une communauté qui s’est formée après le 11 mars à l’initiative de Madame K, alias Hirondelle, sur Mixi, le réseau social numérique le plus important du pays. Cette quadragénaire d’Osaka, guide interprète de profession, a décidé de s’engager à titre personnelle après la tragédie du 11 mars
[…]

www.agoravox.fr/article95019

http://paxus.wordpress.com/2011/04/30/why-nuclear-is-unreformable/


Fukushima : polémique sur la fusion des réacteurs
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/05/fukushima-dai-ichi-vaste-chantier-la-centrale-nucl%C3%A9aire-japonaise-lest-aux-sens-propre-et-figur%C3%A9-un-chantier-car.html

La Criirad réclame une enquête sur l'évaluation de l'impact de Fukushima en France
Le laboratoire indépendant remet en cause les communications officielles sur le nuage radioactif en France...
www.20minutes.fr/article/730478/criirad-reclame-enquete-evaluation-impact-fukushima-france
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Lun 30 Mai - 22:10


Le débat sur le nucléaire relancé en France par l'arrêt allemand

La décision de l'Allemagne de cesser toute production d'électricité nucléaire d'ici 2022 relance le débat en France et met l'opposition autant que la majorité dans l'embarras. [Extraits]

La coalition au pouvoir à Berlin a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi son intention de fermer toutes ses centrales nucléaires au plus tard en 2022, un revirement complet du gouvernement d'Angela Merkel, lié à la catastrophe de la centrale de Fukushima, au Japon.

La France, dont 85% environ de la production d'électricité est d'origine nucléaire, n'avait rien décidé de concret après cet événement, sauf un audit de ses 58 centrales, avec en perspective une possible fermeture des centrales les plus anciennes comme celle de Fessenheim en Alsace.

Cependant, le 3 mai dernier, Nicolas Sarkozy qualifiait "d'irresponsables" les tenants d'une sortie du nucléaire et promettait de continuer les investissements dans la filière. François Fillon a réaffirmé lundi cette position malgré le choix allemand. Il propose toutefois un effort d'investissement "en matière de sûreté". rabbit

Cette stratégie reste néanmoins contestée, notamment par les écologistes, qui plaident pour un arrêt progressif du nucléaire. Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a ainsi jugé lundi que la décision de Berlin confortait sa position.

Eva Joly, candidate aux primaires écologistes, a dit dans un communiqué qu'à ses yeux, la position de la France n'était plus tenable.
"Après avoir raté le train des énergies renouvelables et les centaines de milliers d'emplois qu'elles créent, la France rate le train du démantèlement dont l'Allemagne va devenir experte, écrit-elle.
Elle avance l'idée que les énergies renouvelables vont créer des centaines de milliers d'emplois en Allemagne, une manne dont la France se prive, selon elle.

Le Parti socialiste, très divisé sur le sujet, est sur une position nettement plus ambiguë que ses possibles alliés.
"C'est important aujourd'hui que les grands pays comme (l'Allemagne-NDLR) puissent prendre cet engagement. Maintenant la France n'est pas dans la situation de l'Allemagne", a dit Benoît Hamon, lors du point presse hebdomadaire du PS.
Il dit s'en remettre à "l'arbitrage du peuple français (qui) indiquera la voie en matière de politique énergétique et de transition énergétique et écologique". Le PS ne propose dans son projet qu'un développement des énergies renouvelables.

Le patronat français plaide de son côté pour un effort supplémentaire en matière d'énergies alternatives.
Reste ce que les écologistes qualifient de "lobby" nucléaire, les principales entreprises de la filière. La présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, a mis en doute la validité de la décision des partis allemands.
[...]
www.lexpress.fr/actualites/2/actualite/le-debat-sur-le-nucleaire-relance-en-france-par-l-arret-allemand_997783.html
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Mar 7 Juin - 1:40


Huit Français sur dix souhaitent sortir du nucléaire
Selon un sondage de l'Ifop publié dans le Journal du dimanche daté du 5 juin, plus de six Français sur dix (62 %) expriment leur préférence pour un arrêt progressif "sur 25 ou 30 ans" du programme nucléaire hexagonal et de ses centrales.

Selon cette enquête, 15 % se prononcent pour un arrêt rapide du programme nucléaire français et 22 % sont au contraire favorables à sa poursuite et à la construction de nouvelles centrales. Une majorité de sondés, 55 %, ne ressent pas d'inquiétude à l'égard des centrales nucléaires françaises, contre 45 % qui se disent préoccupés. Ce sondage a été réalisé après la décision de l'Allemagne d'abandonner l'énergie nucléaire dès 2022.
www.lemonde.fr/planete/article/2011/06/05/six-francais-sur-10-souhaitent-sortir-du-nucleaire_1532174_3244.html

Martine Aubry contre un calendrier précis de sortie du nucléaire
Alors que le 22 mars 2011 elle était favorable à une sortie du nucléaire, la patronne du Parti socialiste a exclu le lundi 6 juin de fixer une date précise de sortie du nucléaire en France, dans un des sujets cruciaux pour une éventuelle alliance avec les écologistes à la présidentielle de 2012.
www.lemonde.fr/depeches/2011/06/06/aubry-contre-un-calendrier-precis-de-sortie-du-nucleaire_799115.html

"Stress tests" des réacteurs : EDF pas trop stressée...

Le 1er juin, les fameux "stress tests" longuement évoqués suite à la catastrophe de Fukushima vont débuter. La Grande-Bretagne et surtout la France, qui comportent le plus de réacteurs et mettent ainsi en danger toute l’Europe, ont fait pression pour des évaluations a minima.

Cette logique est aberrante : normalement, plus les responsabilités sont lourdes, plus les exigences devraient être élevées ! Si cette complaisance pour des exigences de sûreté plus basses se traduisait par un accident, ce sont aussi les pays qui ont fait le choix de ne pas développer le nucléaire qui en pâtiraient.
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Les-stress-tests-pas-tres
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Ven 17 Juin - 2:59


Bernard Laponche : “Il y a une forte probabilité d'un accident nucléaire majeur en Europe

Physicien nucléaire, polytechnicien, Bernard Laponche est formel : la France est dans l'erreur. Avec le nucléaire, elle s'obstine à privilégier une énergie non seulement dangereuse mais obsolète. Alors que d'autres solutions existent, grâce auxquelles les Allemands ont déjà commencé leur transition énergétique.

On présente toujours l'énergie nucléaire comme une technologie très sophistiquée. Vous dites qu'il s'agit juste du « moyen le plus dangereux de faire bouillir de l'eau chaude » (1). C'est provocateur, non ?
Pas vraiment... Un réacteur nucléaire n'est qu'une chaudière : il produit de la chaleur.
Mais au lieu que la chaleur, comme dans les centrales thermiques, provienne de la combustion du charbon ou du gaz, elle est le résultat de la fission de l'uranium. Cette chaleur, sous forme de vapeur d'eau, entraîne une turbine qui produit de l'électricité. L'énergie nucléaire n'est donc pas ce truc miraculeux qui verrait l'électricité « sortir » du réacteur, comme s'il y avait une production presque spontanée...

Pourquoi cette image s'est-elle imposée ?
Les promoteurs du nucléaire ne tiennent pas à mettre en avant la matière première, l'uranium. C'est lié au fait qu'à l'origine le nucléaire était militaire, donc stratégique. Et puis en laissant penser que l'électricité est produite directement, ils lui donnent un côté magique, ainsi qu'une puissance trois fois plus élevée, car c'est la chaleur produite que l'on évalue, pas l'électricité. Or les deux tiers de la chaleur sont perdus, ils réchauffent l'eau des fleuves ou de la mer qui sert à refroidir les réacteurs.

Parlons donc du combustible...
Ce sont des crayons d'uranium, de l'uranium légèrement enrichi en isotope 235, pour les réacteurs français. La fission est une découverte récente (1938) : un neutron tape un noyau d'uranium qui explose, produit des fragments, donc de l'énergie, et des neutrons, qui vont taper d'autres noyaux – c'est la réaction en chaîne. La multiplication des fissions produit de la chaleur. Or les fragments de la fission sont de nouveaux produits radioactifs, qui émettent des rayons alpha, bêta, gamma... A l'intérieur des réacteurs, vous produisez donc de la chaleur, c'est le côté positif, mais aussi des produits radioactifs, notamment du plutonium, le corps le plus dangereux qu'on puisse imaginer, qui n'existe qu'à l'état de trace dans la nature. On aurait dû s'interroger dès l'origine : ce moyen de produire de l'eau chaude est-il acceptable ?
[…]

Propos recueillis par Vincent Remy
Télérama n° 3205
www.telerama.fr/monde/bernard-laponche-il-y-a-une-forte-probabilite-d-un-accident-nucleaire-majeur-en-europe,70165.php


EPR
DECRYPTAGE - Les qualités et les défauts du réacteur...

www.20minutes.fr/article/295185/France-L-EPR-suscite-autant-d-attente-que-de-mefiance.php
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Ven 17 Juin - 3:50

Sarkozy ne lui a pas dit «casse-toi, pauv' con», pourtant

Eric Besson «se casse» en plein enregistrement de «Capital»

Mercredi 15 juin 2011 le ministre de l'Industrie Eric Besson a quitté le plateau de l'émission «Capital» de M6 en plein enregistrement, en déclarant « Je me casse. Fait chier », a indiqué à l'AFP une personne présente dans le studio.

Le ministre s'est levé. Il a retiré son micro et l'a jeté sur la table et il a dit : « Allez, je vous laisse. Je me casse. Fait chier », a raconté la personne qui a assisté à la scène. Quand le journaliste lui a demandé ce qu'il faisait, le ministre a répondu : « Je me barre. »

Juste avant le départ du ministre, Eric Besson et Guy Lagache avaient eu un échange un peu vif.
« En France, la sûreté nucléaire pose problème. On voit qu'il y a des failles sur la façon de sécuriser les installations », a dit le journaliste.
« Mais, non, excusez-moi. D'entrée, je suis pas d'accord. Vous avez affirmé d'entrée ‘la sûreté nucléaire pose parfois problème'’ », lui a répondu M. Besson.
« Oui, parfois. Je vous propose d'écouter cet ancien sous-traitant qui était chargé de déceler des défaillances dans des installations », a rétorqué Guy Lagache, en lançant le témoignage qui a provoqué le départ du ministre.

Aucune décision n'avait encore été prise jeudi soir concernant la diffusion ou non de cette séquence, a précisé une source interne à M6.
http://fr.news.yahoo.com/eric-besson-casse-plein-enregistrement-capital-205900170.html
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Sam 18 Juin - 9:42


Une centrale nucléaire américaine touchée par la crue du Missouri

Une situation qui a provoqué plusieurs rumeurs démenties par l'opérateur de la centrale.
La forte crue du Missouri en cours aux États-Unis a touché une centrale nucléaire. Celle de Fort Calhoun, au Nebraska. Les fortes pluies, la fonte des neige et un lâcher du barrage de Points Gavins ont provoqué une rapide montée des eaux autour de la centrale, dont une partie a été inondée le 6 juin.

Le lendemain, 7 juin, un incendie a détérioré un système électrique du dispositif de refroidissement de la piscine où se trouvent les combustibles. L'incendie a été éteint par les moyens automatiques de lutte contre le feu. Et les pompes ont été remises en service 90 minutes après l'incendie. La centrale s'est donc mise en alerte et a, comme elle en a l'obligation, déclaré cet accident à l'autorité de sûreté nucléaire américaine (la NRC, Nuclear Regulatory Commission).

Le réacteur est à l'arrêt depuis le 9 avril et vide de combustible. En revanche, le cœur du réacteur déchargé est en refroidissement dans la piscine qui dont donc être refroidie par la circulation de l'eau. La perte temporaire de cette dernière était donc un accident sérieux.
[...]
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/06/une-centrale-nucl%C3%A9aire-us-touch%C3%A9e-par-la-crue-du-missouri.html
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Dim 26 Juin - 15:34


Bouygues a dissimulé des accidents du travail sur le chantier de l'EPR

Le procureur de la République de Cherbourg a confirmé un PV de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dénonçant une «démarche intentionnelle» de dissimulation d’accidents du travail sur le chantier du réacteur nucléaire de troisième génération de Flamanville.

Dans ce PV daté du 6 juin, révélé vendredi par le quotidien L’Humanité, le gendarme du nucléaire recense 112 accidents de travail survenus en 2010 sur le chantier de l’EPR dont 38 accidents «à déclarer n’ayant pas fait l’objet d’une déclaration».

En avril, l’ASN avait indiqué enquêter sur une sous-déclaration des accidents du travail sur le chantier, qui pourrait être de l’ordre d’un accident sur quatre.
L’ASN met en avant la responsabilité des employeurs, dont Bouygues qui pilote le génie civil sur le chantier et Elco Construct.

Les peines encourues sont 42 amendes de 4e classe soit 31.500 euros et un an d’emprisonnement et 3.750 euros d’amende pour le délit d’obstacle aux missions de l’inspecteur du travail.

Un salarié de 32 ans est décédé le 11 juin sur le chantier de l’EPR. Après la mort, le 24 janvier, d’un autre salarié de 37 ans, une enquête de flagrance pour «homicide involontaire» avait été ouverte par le procureur de Cherbourg.
[…]
www.liberation.fr/societe/01012345267-des-accidents-du-travail-dissimules-sur-le-chantier-de-l-epr
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Lun 27 Juin - 18:20


Sarkozy annonce le déblocage d'un milliard d'euros pour le «nucléaire du futur»

Lors de sa conférence de presse sur les «investissements d'avenir», Nicolas Sarkozy a annoncé le déblocage de fonds, notamment pour «renforcer la recherche dans le domaine de la sûreté nucléaire» et pour développer le nucléaire de 4e génération.

«La France a une avance considérable» dans le domaine de la sûreté. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle a «perdu des appels d'offres» à l'étranger, selon le chef de l’État. «Nos centrales sont plus chères car plus sûres», a-t-il vendu. clown
«Il n'y a pas d'alternatives au nucléaire aujourd'hui, a tranché le président.
[...]
www.liberation.fr/economie/01012345706-sarkozy-annonce-le-deblocage-d-un-milliard-d-euros-pour-le-programme-nucleaire-du-futur
http://sarkopitheque.wordpress.com/category/environnement-ecologie/

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Orwelle



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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Mar 28 Juin - 17:05


Image lobofakes.com

Fukushima vu par Nicolas Demorand (Libération) le 7 mai :
« Qu’on se souvienne des 250 000 morts d’Haïti, il y a un an. Preuve que le développement économique est encore la meilleure arme pour limiter les conséquences d’un séisme. »

Il est vrai que sur France Inter, le "conformiste et bien élevé jeune homme" invitait Daniel Cohen, un économiste de la banque Lazard, mais jamais Attac ou la Fondation Copernic.
www.acrimed.org/article3433.html
www.kartoffelkaefig.net/2011/03/12/jouer-a-celui-qui-eternue-le-plus-fort/


Vidéo
Arrow Fukushima : message d’un Français expatrié au Japon depuis 10 ans
« Faut se réveiller, les Français ! »
www.dailymotion.com/video/xjceam_fukushima-message-d-un-expatrie-francais-15-06-2011_news# cyclops
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Mar 28 Juin - 19:33


Los Alamos (Nouveau Mexique)
Le plus important complexe nucléaire des États-Unis menacé par un incendie
[Vidéo]

Un grand feu de forêt faisait rage cette nuit dans le Nouveau Mexique, aux États-Unis. Il a entraîné l‘évacuation de 12.000 personnes depuis dimanche et se rapprochait dangereusement ce matin du laboratoire nucléaire de Los Alamos, qui va rester fermé ce mardi pour la deuxième journée consécutive.

Le Laboratoire national de Los Alamos est le plus vaste complexe nucléaire américain. Il abrite des centres de recherche et un site de stockage de plutonium. C’est dans ce laboratoire qu’a été fabriquée la première bombe atomique.

Des flammes ont brièvement pénétré lundi sur une surface de 0,4 hectare à l'intérieur de la limite sud-ouest du site, qui s'étend sur 11 000 hectares dans les monts Jemez, dans le nord du Nouveau-Mexique, à une quarantaine de kilomètres de Santa Fe, avant d'être éteintes par les pompiers.

L'incendie, qui s'est déclaré dimanche 26 juin après-midi, a ravagé plus de 58.000 hectares et le chef des pompiers de Los Alamos a estimé qu'il pourrait encore doubler voire tripler en taille.
[…]
www.lenouvelliste.ch/fr/news/suisse/news.php?idIndex=3&idContent=295486
www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/06/28/etats-unis-le-site-nucleaire-de-los-alamos-menace-par-un-incendie_1541763_3222.html
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Mer 6 Juil - 10:34


Fukushima. Des appels à évacuer la ville
Radioactivité quatre fois supérieure à la norme


Une des quatre mesures effectuées dans cette cité de près de 300.000 habitants fait état d'un taux de césium radioactif de 46.540 becquerels par kilogramme. Au Japon, le taux maximum légal est de 10.000 becquerels.
Professeur à l'Université de Kobe, l'auteur des analyses se fait pressant : «Les enfants jouent avec la terre, ils jouent donc avec des substances hautement radioactives. L'évacuation doit être décrétée au plus vite.»
«On tolère sur place un taux de risque de cancer 20 fois supérieur à celui communément admis», s'indigne Bruno Chareyron, membre de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité.

Les associations de résidents appellent à l'évacuation des enfants et des femmes enceintes.
Selon le regroupement d'associations à l'initiative de l'étude, ce niveau dépasse le seuil à partir duquel les autorités soviétiques ont procédé à l'évacuation des populations après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986.
[...]
www.enerzine.com/2/12332+fukushima--la-contamination-radioactive-des-sols-setend+.html


Incendie à la centrale EDF de Tricastin
‎Samedi 2 juillet vers 14 h 50, un incendie s'est déclaré sur la centrale EDF du Tricastin, à Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme). Des riverains, inquiets, ont indiqué qu'une colonne de fumée noire s'élevait dans le ciel.
Il s'agit de l'explosion du transformateur de la tranche 1 de la centrale, qui est à l'arrêt.
www.ledauphine.com/drome/2011/07/02/explosion-et-colonne-de-fumee-a-la-centrale-edf-du-tricastin


Fessenheim : on en reprend pour 10 ans !
L’arrogance nucléaire française se poursuit


L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé lundi 4 juillet que le réacteur numéro 1 de la plus vieille centrale nucléaire de France est « apte à être exploité pour une durée de dix années supplémentaires ». Fessenheim pourra vivre plus longtemps, à condition que quelques travaux soient réalisés sur le site.

À la suite de cette annonce, Eva Joly et Yannick Jadot, députés européen Europe Ecologie - les Verts déclarent : « L’arrogance nucléaire française se poursuit. Comme si Fukushima n'avait pas eu lieu, l'ASN ne tient pas compte de la décision collégiale de la Commission européenne de mettre en place des critères européens de “stress tests”. En utilisant ses propres critères, l'ASN préfère choisir le moins-disant sécuritaire. Nous critiquions déjà la rigueur des tests de résistance européens, ne prenant pas en compte les risques liés aux attaques terroristes, et les chutes jutes d'avion... mais l'ASN n'a de toute façon pas attendu leur mise en place pour tirer ses propres conclusions ».

Le PS a dénoncé, mardi 5 juillet, des "approximations et contradictions" dans l'avis de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et réclame ‘’un audit véritablement indépendant" pour statuer sur l'avenir de la plus vieille centrale du parc nucléaire français, exploitée depuis 1977.

Le Parti de Gauche réclame la fermeture immédiate du site.
www.actualites-news-environnement.com/26812-Nucleaire-France-entete.html
www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/3914-fessenheim-doit-fermer-immediatement-
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Dim 10 Juil - 10:32


The Asahi Shimbun/Getty

Le bœuf de Fukushima présente de forts taux de césium

Selon un communiqué officiel publié samedi 9 juillet, de la viande de bœuf destinée à la consommation a été enlevée du marché, après que l'on se soit rendu compte qu'elle était fortement contaminée au césium, avec des niveaux de radioactivité plus de six fois supérieurs aux normes autorisées au Japon.

Cette viande qui avait des valeurs de 1.530 à 3.200 becquerels par kilo, alors que la norme limite est de 500 becquerels, fait partie d'un lot de 11 animaux livrés dans le courant du mois à Tokyo en provenance d'une ferme située à proximité de la ville de Minamisoma dans la préfecture de Fukushima. [...]

Mais au-delà, cette affaire démontre également que la contamination des territoires par les rejets de la centrale ne se limite pas à la zone interdite des 20 km mais peut sous l'effet de la pluie et des vents polluer des secteurs plus éloignés de manière aléatoire.
www.rfi.fr/asie-pacifique/20110709-forts-taux-cesium-boeuf-prefecture-fukushima
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Dim 10 Juil - 10:49


Après la secousse, les Japonais se sont réfugiés dans les hauteurs par crainte d’un tsunami,
le 10 juillet 2011. AFP PHOTO/Jiji Press


Nouveau séisme au Japon

Quasiment quatre mois après le séisme et le tsunami dévastateurs dans le nord-est du Japon, la même région de l’archipel a à nouveau été secouée tout à l’heure d’une magnitude de 7,3 sur l’échelle de Richter. L’épicentre a été localisé au large des côtes nord-est du pays. […]

près de quatre mois après la catastrophe naturelle, il n’y a toujours pas de plan de reconstruction du Tohoku en raison de la paralysie politique à Tokyo. Et les gens de cette région se disent abandonnés par gouvernement du Premier ministre Naoto Kan.

Depuis le séisme géant du 11 mars 2011, on enregistre des centaines de répliques, certaines de force 6 ou 7 sur l’échelle de Richter, de plus en plus souvent dans la région de la centrale de Fukushima, mais aussi dans celle de Tokyo. Le plus grand danger pour la centrale est qu’un séisme égal à celui du 11 mars, de force 9 sur l’échelle de Richter, ne se reproduise et détruise ces installations.

Tepco, l’opérateur de la centrale est en train de renforcer les structures de certaines des piscines d’entreposage des combustibles. L’interrogation principale concerne l’état des structures des piscines des réacteurs. Elles sont placées en partie haute des bâtiments et leur comportement, en cas de répliques sismiques sévères, ne peut pas être apprécié, avoue Tepco.
www.rfi.fr/asie-pacifique/20110710-quatre-mois-apres-le-seisme-meurtrier-une-nouvelle-replique-secoue-le-nord-e
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MessageSujet: Re: EPR, industrie nucléaire   Mer 13 Juil - 8:52


Baleines, algues, moules : océan radioactif au large de Fukushima

Quatre mois après le séisme et le tsunami qui ont ravagé les côtes nord-est du Japon, la centrale nucléaire de Fukushima, détruite, vomit encore chaque jour d'importantes quantités de radioactivité dans l'environnement. A cause des tonnes d'eau déversées lors d'une improvisation de la dernière chance pour refroidir les réacteurs blessés, c'est l'océan tout proche qui a surtout récupéré les radioéléments.

Si des tentatives de Tepco et d'Areva sont encore en cours pour limiter les rejets et colmater les fuites, la centrale ne peut pas être étanche. Or, il faut continuer à refroidir les cœurs et le combustible usé. Alors de l'eau radioactive s'écoule toujours en mer. Personne n'y peut rien.

Dilution des rejets toxiques… et concentration

Bien sûr, les courants transportent et diluent les rejets toxiques dans l'immensité de l'océan, mais il faut compter avec la vie qui a une tendance naturelle à lutter contre l'entropie… Sur la côte justement, il y a de la vie : des algues, des moules, des poissons, des mammifères marins, participant tous à une chaîne alimentaire complexe.

Chacun de ces organismes, à son niveau, capte et retient les particules présentes dans l'eau et se nourrit de l'étage inférieur. De proies en prédateurs, il y a concentration des éléments radioactifs.

Plus ils sont hauts dans la chaîne, plus ils risquent d'être contaminés. Outre les filtreurs, comme les moules, qui par définition vont retenir tous les polluants, les poissons carnivores, prédateurs, comme les thons ou les requins, sont particulièrement vulnérables.

Or, ce sont des prises et des mets de choix pour les populations humaines…

Une faune et une flore radioactives

Pour l'instant, en plus des détections directes d'iode 131, de césium 134 et de césium 137 dans l'eau de mer à 40 kilomètres de la centrale, ce sont les algues qui inquiètent : comme les champignons sur la terre ferme, les algues concentrent fortement les radioéléments. Et les grands mammifères marins avalent quotidiennement des tonnes de petits organismes qui se nourrissent de ces algues…

Mi-juin, dix-sept baleines ont été abattues au large d'Hokkaido dans le cadre du « programme de recherche » japonais sur les cétacés – une couverture pour de la chasse commerciale. Après analyse de six d'entre elles, deux se sont révélées contaminées au césium. Le gouvernement a interdit la pêche autour de la centrale. Les autorités et les responsables des pêcheries effectuent des contrôles du niveau d'irradiation de la pêche le long de la côte.

Alors que se tient ces jours-ci la 63e commission baleinière internationale, on peut ironiquement noter que pour une fois, les fameux prélèvements scientifiques de baleines du programme de recherche japonais auront servi à quelque chose…

Jean-Emmanuel Rattinacannou
www.rue89.com/planete89/2011/07/12/baleines-algues-moules-un-ocean-radioactif-au-large-de-fukushima-213849

L'UE augmente la dose de radiation autorisée pour les aliments venant du Japon

Le 25 mars 2011 l’Union Européenne a rédigé une directive* (297/2011) pour relever la dose de radiation maximale autorisée pour les produits alimentaires venant du Japon.

La dose maximale de 370 (nourriture pour enfants et produits laitiers) ou 600 becquerels/kg (autres produits) a été relevée à 400 (enfants) resp. 1.000 (produits laitiers) et 1.250 bq/kg (autres). Certains produits comme l’huile de poisson et les épices peuvent maintenant même dépasser 12.500 bq/kg.

Au lieu de tout jeter, l'UE a préféré relever les niveaux admissibles !
Évidemment les produits japonais vont contaminer les autres rangés à côté.
[...]

*http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2011:080:0005:0008:FR:PDF
http://lesmoutonsenrages.wordpress.com/2011/04/03/comment-lue-nous-empoisonne-une-fois-de-plus/
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