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 Le scandale Woerth

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Orwelle



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MessageSujet: Le scandale Woerth   Dim 20 Juin - 11:59



Les liens entre Liliane Bettencourt et le couple Woerth révélés par des enregistrements pirates
Nombreux détails dans Mediapart. Beaucoup moins dans Le Point. [extraits]

Mediapart raconte comment Florence Woerth, a été embauchée pour gérer la fortune de Liliane Bettencourt, au sein de la société Clymène. "Le 23 avril 2010, Patrice de Maistre confie à la milliardaire : «Je me suis trompé quand je l'ai engagée. (...) J'avoue que quand je l'ai fait, son mari était ministre des finances (du budget, NDLR), il m'a demandé de le faire. (...) Et donc si vous voulez, aujourd'hui, sans faire de bruit, je pense qu'il faut que j'aille voir son mari et que je lui dise que avec le procès et avec Nestlé, il faut qu'on soit trop manœuvrants et on peut plus avoir sa femme. Et puis on lui, on lui, on lui donnera de l'argent** et puis voilà. Parce que c'est trop dangereux.»"

L'Elysée "connaît très très bien le procureur"

Et apparemment, [Patrick] Ouart s'intéresse de près à la procédure judiciaire lancée par Françoise Bettencourt contre sa mère et Banier. Selon le site d'info, le conseiller de Bettencourt affirme ainsi avoir été informé par avance que "le procureur Courroye allait annoncer le 3 septembre, normalement, que la demande de votre fille était irrecevable. Donc classer l'affaire." Ce qui a effectivement eu lieu, mais n'a finalement pas empêché la fille de Bettencourt de lancer le procès, par une autre procédure. Et justement, le 23 avril 2010, alors que Ouart a déjà quitté l'Elysée, de Maistre indique qu'il lui a pourtant affirmé que "le président continue de suivre ça de très près...". Ouart lui aurait même confié que si Françoise Bettencourt gagne en première instance, "on ne peut rien faire de plus, mais on peut vous dire qu'en cour d'appel, si vous perdez, on connaît très, très bien le procureur."

en décembre 2008 comment Liliane Bettencourt aurait rencontré Nicolas Sarkozy en privé pour lui demander de faire classer l'enquête préliminaire ouverte à Nanterre. Ce qui a finalement été fait. A noter : lorsqu'il était maire de Neuilly, entre 1983 et 2002, Sarkozy avait été reçu plusieurs fois à déjeuner à l'hôtel particulier de la milliardaire, situé dans sa commune.

Une femme "cernée par des profiteurs"

En mars 2010, la milliardaire signe des autorisations de paiement : une première "à l'intention de la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, afin de l'aider à financer semble-t-il sa campagne pour les élections régionales (elle était tête de la liste UMP en Ile-de-France) puis, à en croire les enregistrements, un deuxième à l'ordre d'Eric Woerth et enfin un troisième, manifestement pour... Nicolas Sarkozy !". Le site retranscrit un dialogue, qui incrimine donc le chef de l'Etat, mais sans être vraiment capable d'expliquer de quoi il retourne exactement.

"- Ça, c'est Valérie Pécresse. Ça, c'est Eric Woerth, le ministre du budget. Je pense que c'est bien, c'est pas cher et ils apprécient.
- Et Nicolas Sarkozy ?
- C'est fait, c'est dedans."


Mediapart et le Point se rejoignent sur l'argent caché de Bettencourt. Les deux publications signalent qu'elle détient plusieurs comptes cachés, d'abord en Suisse, mais qui seront déplacés courant 2009 vers Hong-Kong, Singapour ou l'Uruguay, pour échapper au fisc, qui peut désormais mettre son nez dans les comptes en Suisses des contribuables français. Et les sommes ne sont pas minces : ces comptes pèsent aux alentours de 80 millions d'euros, au moins !

Interrogés par Mediapart pour savoir si le ministre connaissait l'existence de ces comptes, les services d'Eric Woerth se sont contentés de répondre : "Qu'elle soit sur la liste ou pas, ceci n'a rien changé à l'action d'Eric Woerth en matière de lutte contre l'évasion fiscale et d'utilisation de cette liste: il est allé jusqu'au bout des choses dans ce domaine." (...)

Dan Israel
le 16/06/2010
www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3090
www.mediapart.fr/journal/france/140610/sarkozy-woerth-fraude-fiscale-les-secrets-voles-de-laffaire-bettencourt


**A l'époque, Eric Woerth cumulait ses fonctions de ministre du budget avec celles de trésorier de l'UMP. Un autre enregistrement, réalisé en octobre 2009, pose la question d'un éventuel mélange des genres entre les deux postes.

Le 27 octobre 2009, le même Patrice de Maistre explique à Liliane Bettencourt que son défunt mari André, ancien ministre, aura un amphithéâtre à son nom à l'hôtel de la Monnaie de Paris. "Ils ont obtenu un bâtiment de l'hôtel de la Monnaie, qui est derrière l'Institut. Et ça, c'est mon ami Eric Woerth, dont la femme travaille pour nous, qui s'en est occupé." De quoi relativiser les dénégations d'Eric Woerth.
www.lemonde.fr/politique/article/2010/06/17/les-liens-troubles-des-epoux-woerth-avec-liliane-bettencourt_1374679_823448.html
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Orwelle



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MessageSujet: Woerth démission, Sarkozy destitution !   Dim 20 Juin - 12:09



Affaire Bettencourt : Plenel et Kahn veulent la tête de Woerth

Le patron de Mediapart explique sur trois pages «pourquoi M. Woerth doit démissionner». «L'affaire Bettencourt est désormais une affaire d'Etat» [...]

Plenel : «Une fraude fiscale de très grande ampleur»

Autre révélation des enregistrements, comme le résume Edwy Plenel, «l'organisation d'une fraude fiscale de très grande ampleur, entre comptes suisses et île paradisiaque, au moment même où le discours officiel est au combat contre les paradis fiscaux». Qui tient le discours officiel ? Eric Woerth. Mais ce n'est pas tout :
    «Enfin les conflits d'intérêts, via son épouse, d'un membre notable du gouvernement, ministre du Budget jusqu'en mars dernier, ministre du Travail aujourd'hui, hier responsable de l'administration fiscale, aujourd'hui organisateur de la réforme des retraites et, par ailleurs, trésorier du parti présidentiel, l'UMP, et, à ce titre, récolteur et gestionnaire de dons financiers.»

Jean-François Kahn évoque aussi cet aspect précis sur son blog :
    «Eric Woerth était trésorier de l'UMP. Ensuite, il prit la présidence d'une amicale des soutiens financiers à Nicolas Sarkozy qui regroupe le gotha de la finance et du CAC 40. Puis, il a été promu ministre du Budget, avant de devenir celui du Travail.

    Et, en tant que ministre du Budget, il préside, au nom de l'amicale, des réunions rassemblant les plus gros fraudeurs fiscaux et exportateurs de capitaux en leur promettant de tenir compte de l'aide qu'ils ont apporté et sont prêts à apporter de nouveau, financièrement, à Nicolas Sarkozy.»

En VIP à Longchamp

Kahn : «Les soupçons sont gravissimes»

Kahn rappelle que De Maistre affirme avoir donné 7 500 euros à Woerth (somme sous le seuil légal), que le conseiller financier a organisé la fuite de capitaux de sa patronne vers Singapour ou l'Urugay…

Et l'ancien patron de Marianne en déduit deux hypothèses :
    «Soit Madame Woerth exerce vraiment sa fonction, juteusement rémunérée, gestionnaire de fortune de Madame Bettencourt, et elle est évidemment au courant de ces pratiques illégales, on est même en droit de penser qu'elle les favorise et les conseille, soit, ce qui est possible, elle n'est absolument pas dans le coup, mais alors il s'agit d'une fonction fictive et c'est une subvention indirecte au ministre du Budget dont on attendrait des renvois d'ascenseur.
    Dans les deux cas, les soupçons sont gravissimes.»
Edwy Plenel [...] cite l'ouvrage «Déontologie des fonctions publiques» du conseiller d'Etat Christian Vigouroux, paru chez Dalloz en 2006 :
    «Le principe absolu est que le chargé de fonctions publiques devra éviter d'être en situation de conflits d'intérêts, c'est-à-dire en situation de choisir ou d'être soupçonné de choisir son intérêt propre, direct ou indirect plutôt que l'intérêt public qu'il est censé servir.»

Augustin Scalbert
www.rue89.com/2010/06/18/affaire-bettencourt-plenel-et-kahn-demandent-la-demission-de-woerth-155439
www.mediapart.fr/journal/france/180610/pourquoi-m-woerth-doit-demissionner
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 20 Juin - 12:14



Eric Woerth, le collecteur des impôts pour l'UMP : Basic instinct

Nous savons que Nicolas Sarkozy n'a pas toujours eu la Suisse en horreur. En effet, en tant qu'avocat d'affaire, Il a conseillé et orienté de nombreuses fortunes françaises vers ces vertes prairies fiscales.

Nous savons également qu'Eric Woerth, le ministre du budget, a été le grand argentier de l'UMP, ainsi que de la campagne de Sarkozy de 2007. Eric Woerth, au titre de cette dernière casquette avait donc fait une visite en Suisse le 23 mars 2007 pour récolter les fonds. L'UMP Suisse (sic) avait mis les petits plats dans les grands - et à cette occasion, Eric Woerth avait été reçu en début de soirée à l'hôtel Crowne Plaza, le tout agrémenté d'un after au "Caviar House" (re SIC).

Il semblait donc ne faire aucuns doutes que parmi ces généreux donateurs, il devait y avoir quelques esprits mal tournés, très certainement Français, qui devaient espérer une amnistie fiscale en retour de leur générosité. Dans ce cas précis, cela peut également s'appeler un investissement. (...)

www.peuples.net/post/Eric-Woerth%3A-collecteur-des-imp%C3%B4ts-pour-l-UMP
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 20 Juin - 12:43



Quand Eric Woerth allait chercher des fonds en Suisse

L’article d’Antoine Menusier, correspondant à Paris du quotidien suisse “Le Matin”, daté du 20 septembre, est passé inaperçu en France, sauf du “Canard enchaîné” et de quelques responsables de l’UMP auxquels il a causé quelques frayeurs… Il relate le voyage à Genève, le 23 mars 2007, d’Eric Woerth, alors trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, accompagné de Patrick Devedjian, à l’époque député des Hauts-de-Seine.

“Cette visite (…) avait un but,écrit Antoine Menusier, récolter de l’argent pour financer l’«effort de guerre» du candidat de la droite, opposé à sa rivale socialiste, Ségolène Royal. Le comité de soutien UMP Suisse avait vu grand pour accueillir les émissaires de Sarkozy : une réception à l’Hôtel Crowne Plaza en début de soirée, suivie d’une réunion au Caviar House, dans la très chic rue du Rhône, avec le «premier cercle», autrement dit, les donateurs les plus fortunés.”

“Eric Woerth ne cherchait pas alors à savoir si les chèques qu’on lui remettait étaient prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français», raconte un banquier français opérant dans une banque genevoise, cité par le correspondant du “Matin” qui précise : “S’il parle aujourd’hui, c’est qu’il est dégoûté par les «techniques peu glorieuses» employées en ce moment par le même Woerth pour faire plier les évadés fiscaux.”

Selon le “Canard enchaîné” daté du 7 octobre, cet article a provoqué “un véritable branle-bas de combat au siège de l’UMP. Les responsables du parti majoritaire cherchent surtout à savoir si quelques généreux donateurs ne figureraient pas malencontreusement sur la liste des 3.000 évadés fiscaux que Woerth clame détenir.”

La Suisse n’a pas toujours été villipendée comme paradis fiscal. Avant de devenir président de la République, Nicolas Sarkozy fut, notamment, avocat d’affaires. A ce titre, il accompagnait des clients à Genève et les introduisait auprès de financiers, rapporte le site Rue89 en date du 2 avril 2009.

L'épouse d’Eric Woerth, Florence, est gestionnaire de patrimoine au sein de Clymène, la structure qui gère le patrimoine personnel de Liliane Bettencourt, précisent Claire Gatinois et Anne Michel dans “Le Monde” du 23 janvier 2009. L’épouse du ministre veille aux intérêts de l’héritière du groupe L’Oréal, filiale de Nestlé, 7ème fortune mondiale en 2008 selon le magazine Forbes, la plus grande de France. “Clymène, écrit Antoine Menusier, a transféré 280 millions d’actifs de sa cliente sur un compte UBS [Union de banques suisses]. [Le ministre] n’est bien entendu pas responsable des activités de sa femme, mais il serait étonnant que l’un et l’autre n’aient pas échangé leurs vues sur les pratiques des banques suisses.”

Dans leur livre, Sarkozy et l’argent roi, signale Anthony Lesme sur Bakchich, les journalistes Renaud Dély et Didier Hassoux, respectivement de Marianne et du Canard enchaîné, dévoilent l’existence du Cercle de France. L’organisation serait chapeautée par Eric Woerth. À la page 73, on apprend que le ministre du Budget également trésorier de l’UMP, a reçu “par trois fois les donateurs de la campagne présidentielle de Sarkozy.” Lors d’un entretien avec l’un des auteurs, Éric Woerth s’est justifié, “c’était pour les remercier, dit-il. C’est une simple question de politesse, c’est la moindre des choses, non ?” Elise Karlin précise dans L’Express que : “Le 3 septembre 2007, c’est au Bristol que Nicolas Sarkozy reçoit les plus généreux donateurs de sa campagne présidentielle.”

Le site Bakchich ajoute “si les contacts sont encore réguliers, c’est qu’en 2012, Nicolas [Sarkozy] compte encore sur eux.” Bakchich encore, qui sous la plume de Marion Mourgue dresse le portrait d’Eric Woerth, qui ferait partie du cercle fermé des ministres préférés du président : “Affable, courtois, le ministre la joue pourtant « collectif ». Et un chouia convenu : « Je n’ai pas de conflit de personne avec les autres ministres. Ce n’est pas mon caractère. Je cherche à arranger les choses, dans les règles du cadre fixé. On participe tous à une politique commune.» (…) “Le Budget peut-il être un tremplin politique ?, se demande Marion Mourgue. Le ministre n’esquive pas : «Si je peux accéder à de plus larges responsabilités, j’en serais heureux»

9 octobre 20009
http://veilleur.blog.lemonde.fr/2009/10/09/quand-eric-woerth-allait-chercher-des-fonds-en-suisse/
http://dutron.wordpress.com/2010/03/


Sarkozy et l'argent roi... le «Cercle de France» révélé
20 mai 2008 10:22, Bakchich.info, par Anthony Lesme

Dans leur dernier livre, «Sarkozy et l’argent roi», les journalistes Didier Hassoux et Renaud Dély, dévoilent l’existence du «Cercle de France», «sorte de banque privée au sein de l’UMP». Grâce à ce club, chapeauté par Eric Woerth, tout est devenu possible…

«Le Cercle de France» est une «sorte de banque privée au sein de l’UMP». «Une organisation secrète, au service de Sarkozy.» Diable ! Un des donateurs de ce cercle magnifique s’est confié à Renaud Dély et Didier Hassoux. Dans leur dernier livre Sarkozy et l’argent roi, fort instructif, les journalistes, respectivement de Marianne et du Canard enchaîné, dévoilent l’existence du Cercle de France. L’organisation serait chapeautée par Eric Woerth. À la page 73, on apprend avec délectation que le très discret ministre du Budget également trésorier de l’UMP, a reçu «par trois fois les donateurs de la campagne présidentielle de Sarkozy.» Une fois de plus, la frontière entre État et parti politique est franchie. Et qui mieux qu’Éric, à la croisée des fonctions et des portefeuilles, pouvait remplir cette fonction ?
www.lesmotsontunsens.com/sarkozy-et-l-argent-roi-le-cercle-de-france-revele
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 20 Juin - 13:47



Montebourg : "Eric Woerth ne pourra échapper à une très grave mise en cause sur le plan politique comme juridique"

Des enregistrements pirates de conversations privées de Liliane Bettencourt, riche héritière de L'Oréal, ont été remis à la justice. On y parle d'évasion fiscale et de dons aux partis politiques. Le nom de l'ancien ministre du Budget, Eric Woerth, également trésorier de l'UMP, et celui de sa femme apparaissent à plusieurs reprises. Pour le député PS Arnaud Montebourg, la situation du ministre sera vite intenable.

Que retirez-vous de la lecture des compte-rendus des enregistrements pirates effectués chez Liliane Bettencourt ?

Arnaud Montebourg: Nos milliardaires ont de la chance en cette période de crise: ils utilisent les paradis fiscaux, ils fraudent en toute impunité le fisc, des femmes de ministre les aident et ils ont le soutien du pouvoir. En retour, eux-mêmes ne se privent pas de financer le parti au pouvoir, l'UMP. C'est cette collusion entre ceux qui dirigent la France et ceux qui fraudent ses lois qui me frappe, et le cynisme avec lequel ces personnes richissimes n'ont aucune considération pour la République et le respect de sa légalité que je retiens sociologiquement de ces enregistrements.

Bien sûr, ce sont des enregistrements déloyaux qui devraient donner lieu à l'ouverture immédiate d'une information judiciaire contre la famille Bettencourt et ses conseils, vu l'ampleur et le degré professionnel d'organisation de la fraude fiscale qu'ils révèlent, mais ils sont surtout significatifs d'une insolence insoutenable pour les gens ordinaires qui n'arrivent même plus a vivre de leur simple travail dans notre pays, en saisissant sur le vif ces tranches de vie absolument stupéfiantes de cette famille de milliardaires.

Que pensez-vous de la présence de l'épouse d'Eric Woerth dans la société qui gère la fortune de Mme Bettencourt ?

Là, ma préoccupation concerne la République et le respect de ses règles. Nous avons un ministre du Budget, en même temps trésorier de l'UMP, dont la femme travaille à organiser la fraude fiscale de Mme Bettencourt. En retour, cette dernière finance l'UMP. Nous sommes là dans le conflit d'intérêt, qui s'il était avéré, serait pénalement répréhensible. Un ministre du Budget, qui a la charge de réprimer la fraude fiscale, peut-il vivre, à travers le salaire ou les honoraires que perçoit sa propre femme, de la même fraude fiscale? La réponse est non, car il s'agit d'une forme de trafic, où l'on utilise son influence pour obtenir des avantages directs ou indirects. C'est parce que son mari est ministre du Budget, qu'il a le pouvoir de poursuivre et qu'il ne le fait pas, que, me semble-t-il, Florence Woerth est présente dans ce dossier.

En outre, un ministre du Budget, chargé par la République de lutter contre les fraudeurs, peut-il être en même temps trésorier de l'UMP et recevoir de l'argent de la part de personnes qui se livrent à la fraude fiscale? Là, c'est un conflit d'intérêt politique majeur. Voilà deux raisons, juridique et politique, d'adresser de très graves reproches à Eric Woerth, sur le plan politique comme sur le plan pénal.

Pour sa défense, Eric Woerth peut-il arguer du fait qu'il n'était pas au courant de l'évasion fiscale pratiquée par Liliane Bettencourt ?

La femme d'un ministre chargé de lutter contre la fraude fiscale ne peut pas ne pas informer son mari car elle sait qu'elle l'exposerait dans ce cas risqué. On ne peut pas croire qu'Eric Woerth ne soit pas informé du dossier Bettencourt, puisqu'il ressort de l'évidence des enregistrements que cette affaire est suivie à l'Elysée. De surcroît, il sait qu'il a reçu de l'argent de Mme Bettencourt pour le compte de l'UMP. Madame Woerth qui fait profession, en l'espèce, de conseiller la fraude fiscale ne pouvait que dire à son mari qu'elle le mettait en danger, ou bien se retirer, ce qu'elle n'a pas fait.

Eric Woerth est aujourd'hui ministre du Travail, chargé d'un dossier aussi sensible que celui des retraites. Peut-il se maintenir à son poste ?

D'abord, on ne peut pas être ministre du Budget (Eric Woerth a quitté le Budget pour le ministère du travail en mars, ndlr), proclamer tous les jours qu'on lutte contre les paradis fiscaux en ayant ce genre de tolérance et de profits issus de la fraude fiscale, dont Mme Bettencourt semble être coutumière à la lecture des compte-rendus publiés. Il me paraît extrêmement difficile qu'Eric Woerth puisse se maintenir politiquement dans un gouvernement qui a affiché comme objectif de lutter contre les paradis fiscaux.

Ensuite, comme il est chargé d'un dossier de premier plan, sa position ministérielle va avoir pour conséquence que tout l'appareil judiciaire et policier de l'Etat va se mobiliser pour empêcher que la vérité éclate, et donc protéger la fraude fiscale commise par la famille Bettencourt. La mécanique est d'ailleurs enclenchée : le procureur Philippe Courroye, qui est un serviteur sans âme du pouvoir, lui-même cité dans les enregistrements, vient de mobiliser des moyens pour poursuivre ceux qui ont pratiqué ces enregistrements, et non pas ceux qui commettent les fraudes au détriment des caisses publiques. Malgré tout, Eric Woerth ne pourra pas échapper à devoir affronter une très grave mise en cause sur le plan politique et juridique.

Thierry Dupont
www.lexpress.fr/actualite/politique/montebourg-eric-woerth-ne-pourra-echapper-a-une-tres-grave-mise-en-cause-sur-le-plan-politique-comme-juridique_900455.html

Affaire Bettencourt : l'épouse d'Eric Woerth porte plainte contre Montebourg
Eric Woerth a annoncé dimanche matin que son épouse va porter plainte contre Arnaud Montebourg. Le député socialiste a estimé samedi que le maintien d'Eric Woerth au gouvernement empêchera que la vérité éclate sur les éventuelles opérations financières de Liliane Bettencourt pour échapper au fisc. La femme du Ministre était en effet chargée de 2007 à 2010, quand son mari était à Bercy, de la gestion de la fortune de l'héritière du groupe L'Oréal. Le ministre estime que ces accusations sont "scandaleuses et fausses".
20 juin 2010
www.rtl.fr/fiche/5943134662/affaire-bettencourt-l-epouse-d-eric-woerth-porte-plainte-contre-montebourg.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 20 Juin - 21:21



Eva Joly estime qu'Eric Woerth devrait démissionner

L'eurodéputée Eva Joly (Europe Ecologie), ancienne juge d'instruction, a estimé dimanche dans un entretien au site Mediapart qu'Eric Woerth devrait démissionner du gouvernement après sa mise en cause dans l'affaire Liliane Bettencourt, soupçonnée d'évasion fiscale.

Eric Woerth doit-il démissionner ? "Oui", répond-elle. "Il n'est pas extraordinaire de demander à un ministre d'être irréprochable ! Les fonctions de sa femme ne sont pas contestées, la validité des enregistrements non plus. Dans une démocratie normale, la démission s'impose".

L'eurodéputée estime aussi qu'"une enquête fiscale" doit être immédiatement diligentée par Bercy après les révélations d'enregistrements pirates suggérant notamment que Mme Bettencourt, dont la fortune est gérée par l'épouse d'Eric Woerth, possède des comptes illégaux à l'étranger.

"Il faut que les enquêtes qui soient ouvertes ne concernent pas seulement les enregistrements, mais aussi des vérifications fiscales sur les conseils de Mme Bettencourt, et sur Mme Bettencourt elle-même", affirme Eva Joly.

"Il doit y avoir aussi une enquête fiscale immédiate sur le départ évoqué d'un compte vers Singapour. On ne peut pas s'abriter derrière le respect de la vie privée dans cette affaire, car le contenu des discussions est trop violent, dans ce qu'il nous dit des rapports entre pouvoirs financiers et politiques !", ajoute-t-elle.

"Enfin, ces enregistrements mettent en lumière la valeur des paroles et de la rhétorique d'Eric Woerth (ministre du Budget entre 2007 et mars 2010, ndlr) sur les paradis fiscaux. Il y a une contradiction d'intérêts incroyable, par rapport à sa prétendue lutte contre les paradis fiscaux, alors même que sa femme a participé à l'évasion fiscale de la fortune Bettencourt", poursuit l'ex-juge d'instruction, reprenant ainsi les accusations lancées samedi par Arnaud Montebourg* (PS).

www.la-croix.com/afp.static/pages/100620154324.7pws50uq.htm
* http://perso.ovh.net/~amontebo/eric-woerth-ne-pourra-echapper-a-une-tres-grave-mise-en-cause-sur-le-plan-politique-comme-juridique/

Le numéro un du PS, Martine Aubry, avait demandé plus tôt "la transparence" dans cette affaire.

"Si ces enregistrements se révèlent vrais, nous sommes face là à un scandale d'Etat qui doit entraîner la démission du président de la République ou sa destitution", a affirmé pour sa part la vice-présidente du FN, Marine Le Pen.

http://actu.orange.fr/people/liliane-bettencourt-accuse-sa-fille-d-etre-derriere-les-ecoutes_570297.html
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BA



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 21 Juin - 8:27



Pourquoi Eric Woerth devrait être mis entre parenthèses

Bien sûr qu’Eric Woerth devrait, sinon démissionner, au moins être mis entre parenthèses.

Pour cette raison simple : dans sa négociation avec les syndicats, à propos de la réforme des retraites, il est aujourd’hui dans une position d’extrême faiblesse, la révélation de ses accointances et proximités avec le sommet de l’oligarchie de l’argent roi lui a fait perdre toute crédibilité pour plaider la cause des sacrifices auprès des représentants des salariés. On imagine les slogans et les pancartes le 24 juin prochain.

Jean Michel Apathie qui, après avoir accablé la pauvre Christine Boutin – quel courage ! – vole au secours d’Eric Woerth, argumente en substance : on a besoin de ses grandes qualités pour mener à bien la courageuse réforme des retraites. Mais, c’est exactement l’inverse : même d’un point de vue sarkozyste, il n’est plus en situation de vendre à l’opinion la «courageuse» réforme des retraites.

Imaginez un instant un ministre de la Défense dont on apprendrait, qu’en temps de guerre, il a fait engager son épouse comme conseillère stratégique de l’armée ennemie.

Pourquoi Anelka vient-il d’être viré de l’équipe de France ? Pour avoir injurié Domenech ? Non, mais pour avoir refusé de s’excuser.

Or, Eric Woerth, qui aurait pu, au moins, reconnaître une imprudence, plaider l’indulgence pour un moment de faiblesse, a osé déclarer au JDD, lui qui était ministre du Budget, qui est ami avec le directeur financier de Liliane Bettencourt, Patrice De Maistre, et qui a fait engager sa propre épouse dans le staff de gestion de la fortune de la richissime héritière :

«Quant à moi, je ne connais pas les finances de Madame Bettencourt et je n’ai aucune information sur une quelconque évasion fiscale» — peut-être ignore-t-il également le montant de notre dette et de nos déficits !

Et, en prime, il nie avoir reçu de l’argent de la principale actionnaire de l’Oréal, alors que Patrice de Maistre, lui, le confirme, tout en précisant que c’était légal. Ce qui est vrai.

Comment peut-on mentir aussi effrontément ?

Woerth ajoute, d’ailleurs, pour se défendre : «J’ai rendu publique une liste d’évadés fiscaux».
Mais non, c’est faux : il a tenu ces listes secrètes, au contraire, et a négocié, en cachette, avec les délinquants, non pas pour appliquer la loi, mais pour leur arranger le coup grâce à des compromis.

Question : certains de ces fraudeurs ne participaient-ils pas à la réception haut de gamme, que le ministre présida au titre de président du club des plus gros donateurs à la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, donateurs dont Liliane Bettencourt faisait d’ailleurs partie ? Et cela, précisons-le, alors qu’il était ministre du Budget et que lorsqu’on déclare, en substance, à toutes ces généreuses personnes : «on vous en saura gré», cela pèse lourd.

Oui, il y a scandale. Qui tient à quoi ? A cela qu’un ministre du Budget, qui se présente en chevalier blanc de la lutte anti fraude fiscale, intervient en même temps auprès de ce Patrice De Maistre, qui se révèle être un organisateur de camouflage fiscal et de fuite illégale de capitaux vers des paradis fiscaux, pour faire engager son épouse dans l’équipe de gestion de la colossale fortune de Madame Bettencourt.

Or, en quoi consiste en grande partie cette gestion ? A jongler avec des comptes en Suisse, au Lichtenstein, à Singapour, à Hongkong, en Uruguay, pour, justement, faire échapper le plus d’argent possible à l ‘investigation du Fisc. Fisc auquel on dissimule même l’achat d’une île aux Seychelles.

Encore une fois, puisque, jusqu’à présent, les grands médias hésitent à poser la question : ou bien Madame Woerth n’ignore rien des pratiques de l’équipe dont elle fait partie et même les a favorisées, ou bien (et il ne serait pas objectif de l’exclure) elle n’est absolument pas au courant, ni de près ni de loin, et alors elle exerce un emploi fictif, c’est-à-dire que le staff de Patrice De Maistre ne la paye que pour obtenir les grâces de son mari ministre du Budget.

S’il existe une autre interprétation possible alors qu’on nous la donne. Peut-être la fonction de Madame Woerth ne consistait-elle qu’à contrôler la comptabilité des achats de Madame Bettencourt chez Dior et Lanvin. Mais alors qu’on le précise et qu’on précise aussi pour quel salaire.

Que dit exactement Patrice De Maistre à Madame Bettencourt dans les fameux enregistrements, certes condamnables, mais d’autant plus explicites que les propos qu’ils rapportent n’étaient évidemment pas censés être rendus publics ?

Citation : «J ‘ai fait venir le ministre Eric Woerth (pour régler quelques problèmes) c’est le mari de Madame Woerth que vous employez, qui est l’une de mes collaboratrices. Il est très sympathique et c’est notre ministre du Budget. En plus, c’est lui qui s’occupe de vos impôts. Il est ministre du Budget. C’est un ami. Donc je trouve que ce n’était pas idiot».

Ou encore : «Je me suis trompé quand j’ai engagé Madame Woerth. J’avoue que quand je l’ai fait son mari était ministre des Finances (sous-entendu je l’ai fait pour ça), il m’a demandé de le faire. Mais aujourd’hui (compte tenu de certains problèmes) on ne peut plus avoir sa femme. C’est trop dangereux. On lui donne de l’argent et puis voilà».

Il peut effectivement s’agir d’indemnités de licenciement.

Un mois plus tard, Patrice De Maistre explique à Madame Bettencourt à qui il fait signer des chèques, qui il faut aider financièrement : «Valérie Pécresse, c’est la ministre de la Recherche. Elle va perdre aux régionales mais il faut que l’on montre votre soutien. Le deuxième c’est le ministre du Budget. Il faut aussi l’aider. Et le troisième c’est Nicolas Sarkozy».

Ajoutons que le même Patrice de Maistre informe sa richissime cliente, contre laquelle sa fille a initié une action en justice : «le conseiller juridique de l’Elysée, que je vois régulièrement pour vous, a dit que le procureur Courroye allait annoncer (dans deux mois) que la demande de votre fille était irrecevable. Donc affaire classée. Mais il ne faut le dire à personne».

Dix mois plus tard, le même rapporte : «L’ex conseiller juridique de l’Elysée (passé entre temps chez LVMH) a voulu me voir, il m’a dit que le président continue de suivre ça de très près. En cour d’Appel, si vous perdez, il m’a assuré qu’on connaît très bien le procureur, donc c’est bien !».

Eric Woerth a poussé le cynisme jusqu’à prétendre qu’il s’agissait d’une entreprise de déstabilisation liée à la réforme des retraites. Comme si le majordome indélicat qui a tout enregistré en douce et livré les cassettes à la fille de Madame Bettencourt, avait en tête la réforme des retraites. Stupide !

Donc, tout y est : l’osmose, la quasi fusion du pouvoir politique, d’un certain pouvoir judiciaire et de l’oligarchie financière. La facilité dont bénéficient les grandes fortunes pour rentrer directement, à leur convenance, en relation avec le président de la République et certains de ses ministres pour régler en catimini leurs petites et grandes affaires. Les services rendus. L’argent distribué. L’intervention directe sur le cours de la justice. L’impunité accordée aux oligarques liés au pouvoir en place (Madame Bettencourt habite Neuilly et s’est toujours déclarée proche de Sarkozy) s’adonnant à des pratiques illégales qui feraient condamner lourdement tout citoyen ordinaire.

***

Si on ajoute qu’on achète impunément des élus (comme on l’a fait avec Christine Boutin en lui confiant une juteuse mission bidon pour l’empêcher de rejoindre Dominique de Villepin)…

… qu’on menace ouvertement de couper les aides d’Etat au journal Le Monde s’il ne choisit pas des repreneurs qui conviennent au président de la République…

… qu’on a menti avec un aplomb stupéfiant à propos de l’attentat de Karachi, dont on sait maintenant qu’il était lié à des versements de commissions qui devaient permettre la distribution de rétro-commissions…

On ne s’étonne pas que notre pays soit représenté à une coupe du monde de football par une équipe qui est finalement à l’image de ce qu’il est entrain de devenir.

C’est si vrai que nos footballeurs se comportent, maintenant, comme des salariés syndiqués qui manifestent contre le report de l’âge de la retraite. A chacun ses mutineries !

Oh, le courage dont font preuve certains journalistes pour réduire en charpie Nicolas Anelka !
Et s’ils en manifestaient la moitié, voire même le quart, pour aborder l’affaire Woerth !

***

La gauche va finir par s’emparer de l’affaire Woerth. C’est normal et classique. Même si elle-même n’est pas vêtue, en la matière, de probité candide.

Mais de même que la gauche honorable n’a pas hésité à dénoncer les turpitudes mitterrandiennes, la droite honorable, aujourd’hui, s’honorerait en faisant savoir, qu’au-delà de toutes les sensibilités politiques, il y a des pratiques qu’elle ne peut accepter !

www.jeanfrancoiskahn.com/Pourquoi-Eric-Woerth-devrait-etre-mis-entre-parentheses_a167.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 21 Juin - 12:03



Si les journaliste politiques avaient le culot des journalistes sportifs

Sarkophage s'est amusé à reprendre mot pour mot les commentaires sur l'équipe de France en remplaçant quelques noms et situation. Ils sont en gras !

LIBÉRATION
(Fabrice Rousselot)
«A trop jouer au plus malin, Sarkozy l'arrogant s'est coupé de la France du travail, celle qui remplit les usines chaque semaine. Casques vissés sur les oreilles, les ministres autistes, retranchés derrière leurs egos surdimensionnés, ont encore creusé le fossé avec les Français. L'unique spectacle qu'ils ont su donner est celui de minables querelles internes pour savoir qui allait pouvoir débiner l'autre. Sarkozy, Fillon, Woerth et consorts ont juste oublié que la politique est depuis longtemps bien plus qu'un simple loisir. L'Afrique du Sud n'a t-elle pas fait de cette Coupe du Monde le symbole d'une unité retrouvée dans sa transition post-apartheid ? Pour l'heure, il semble bien loin le mirage de la France "black-blanc-beur" de 1998. En brisant le rêve, les populistes récoltent un torrent de haine qu'ils ont nourri des mois durant. On en aurait presque oublié la réalité de la politique : avec un mauvais président, de mauvais ministres, on ne va jamais très loin.»

LA RÉPUBLIQUE DU CENTRE
(Jacques Camus)
«On a beaucoup parlé, hier, de "l'esprit de résistance" à l'occasion de la célébration fastueuse de l'appel du 18 juin. Et ces mots ont évidemment pris un relief particulier au lendemain d'une débâcle française que l'on aurait tort de confiner au dérisoire domaine sportif. La déroute de notre "gouvernement" déborde en effet le simple cadre de la compétition pour illustrer une certaine arrogance française.
Inutile d'y revenir, nos ministres ont confondu "l'esprit de résistance" avec "l'esprit de suffisance". Mais le plus grave tient à ce que cet échec inéluctable, lié à notre criante impréparation, ne nous a pas empêchés d'entretenir les plus folles ambitions. Comme si une sorte de génie français ("l'exception française") pouvait nous dispenser du travail et de la sueur. De cela, on retrouve trace dans notre propension à refuser d'affronter l'inconfort des réalités en nous en remettant aux vertus de la débrouille.»

LE JOURNAL DE LA HAUTE-MARNE
(Patrice Chabanet)
«L'effondrement du gouvernement de la France est plus qu'une contre-performance politique qui fait honte au pays. Elle a aussi valeur de symbole. Elle cristallise un mélange douteux d'arrogance, d'incompétence et de manque de courage face à l'adversité. Symbole aussi parce que cette raclée sans gloire est entrée en télescopage avec deux autres évènements d'une tout autre importance, il faut le reconnaître : l'anniversaire du 18 juin 1940 et la disparition du Général Bigeard. (...) Alors, (...), on enrage de voir une telle désinvolture. Certes, les ministres du gouvernement Sarkozy n'ont pas les épaules très larges et une épreuve politique reste avant tout une épreuve politique. Mais en ce mois de juin anniversaire, ils nous ont plutôt rejoué mai 1940, la débâcle et le déshonneur.»

http://sarkostique.over-blog.com/article-le-gouvernement-sarkozy-c-est-l-equipe-de-france-en-pire-52587114-comments.html

Médias : tout sur les Bleus, presque rien sur Woerth

Ce matin, les médias sont unanimes : l'équipe de France a dépassé les bornes et doit rendre des comptes. En revanche, l'affaire Woerth-Bettencourt hérisse moins les journalistes. A moins qu'ils n'osent pas ?

[...] Pourtant, personne ou presque n'a évoqué cette affaire, préférant les chicaneries des Bleus. Seul Jean-Michel Aphatie, qui recevait sur RTL François Bayrou, a fait réagir son invité sur l'affaire Bettencourt. Selon le chef de file de MoDem, «depuis des années en France, on n'a pas fait respecter le mur de verre qui devrait faire séparer les affaires d'argent, les affaires privées des affaires publiques». Après avoir affirmé qu'il ignorait ce qui s'était réellement passé, il a insisté sur la prudence nécessaire lorsqu'on occupe une fonction ministérielle.

C'est tout. Service minimum. Les journalistes objecteront que Woerth n'a rien commis d'illégal. Mais les Bleus non plus! Leur attitude est simplement considérée par les médias comme moralement choquante. Ce qui, apparemment, n'est pas le cas de l'évident conflit d'intérêt au centre duquel Woerth se trouve, ni de la morgue avec laquelle réagit le ministre aux accusations. Comme quoi, les médias ont la morale sélective.

Samantha Barreto

www.marianne2.fr/Medias-tout-sur-les-Bleus,-presque-rien-sur-Woerth_a194354.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 21 Juin - 12:51



Bayrou dénonce "un mélange" entre affaires publiques et privées

Le président du Mouvement démocrate François Bayrou a déploré lundi "un mélange" entre affaires publiques et privées, alors qu'il était interrogé sur l'affaire Bettencourt.

"Depuis des années en France, on n'a pas fait respecter le mur de verre qui devrait faire séparer les affaires d'argent, les affaires privées des affaires publiques", a-t-il observé sur RTL.

"Il y a trop de complaisance, on est constamment en train d'accepter qu'il y ait une immixtion, un mélange entre les affaires publiques" et privées, a-t-il ajouté.

Alors que l'épouse du ministre du Travail Eric Woerth a travaillé au sein de la société gérant la fortune de Liliane Bettencourt, héritière du fondateur de L'Oréal, François Bayrou a noté qu'"il y a des prudences nécessaires lorsque vous occupez une grande fonction publique".

http://fr.news.yahoo.com/3/20100621/tpl-justice-bettencourt-woerth-bayrou-cfb2994.html

Arrogant, sans scrupules et sans vergogne :
A propos de la manifestation du 24 juin pour les retraites, Woerth invite à distinguer intérêt général et intérêts catégoriels !
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 21 Juin - 17:11



La France de Bettencourt ne vaut pas mieux que celle d'Anelka

Il y a bien un État dans l'État selon Philippe Bilger. Celui des favorisés que l'on s'attache à protéger plus encore quand leur fortune est mise en jeu.

[...] Il a fallu du temps pour que les médias s’emparent de ce que Mediapart avait légitimement placé en première ligne de l’information. Ce qu’on apprenait sur nos mœurs me semblait tellement énorme, hallucinant, que j’imaginais naïvement un scandale républicain, un bouleversement démocratique. C’était oublier, d’une part, que Mediapart était à la source et que d’aucuns préfèrent déplaire à Plenel que favoriser la vérité et, d’autre part, que la France se mobilise infiniment moins pour la morale publique et ses dérives que pour la probable élimination de l’équipe de France dont il faudra bien dire un mot, le moment venu (Le Figaro, Le Point, Le Parisien).

Il n’empêche que maintenant le mouvement est lancé et que même ceux qui se plaisent à se boucher le nez et l’esprit sont obligés de se réveiller. Car elle n’est pas belle, la France de L’Oréal qui nous est offerte au travers de ces écoutes, elle n’inspire pas confiance cette histoire familiale qui, grâce aux liens qu’elle a su tisser et aux puissants soutiens dont elle bénéficie, paraît n’être entravée par rien, sur le plan politique, judiciaire ou fiscal. Les noms mentionnés - Eric Woerth qui a démenti avoir eu le moindre rôle dans cette cuisine de luxe (JDD.fr), son épouse, Patrick Ouart notamment - peuvent laisser penser que pour Liliane Bettencourt et ses conseillers, les règles ordinaires n’ont plus cours, que les influences officieuses et déterminantes sont légitimes et qu’il existe là un royaume qui vaut largement la République française. Pour ne parler que de la justice, son téléguidage, en l’occurrence par l’Elysée, avec la certitude et l’assurance qu’on pourra «compter» sur tel ou tel magistrat, ne laisse pas de troubler et rend encore plus pessimiste sur le caractère équitable des promotions à venir. Ce tableau est réaliste et presque cynique, tant il décape et fait perdre les illusions qu’un idéalisme désespéré cherchait tout de même à maintenir.

La France de L’Oréal, c’est du Balzac, du Zola, du Feydeau aussi, une plongée dans les arcanes du vrai pouvoir, du médiocre et du somptuaire mêlés [...]

Il y a des cités où on n’ose plus entrer et des privilégiés qu’on s’efforce, au contraire, de gâter encore davantage. L’impuissance et le favoritisme. Des réseaux, des sollicitations, des dérivations, des transgressions, des accommodements, des compromis, une démocratie spéciale, un Etat dans l’Etat.

Nous sommes bien en 2010 ?

Philippe Bilger
21 06 2010
www.marianne2.fr/La-France-de-Bettencourt-ne-vaut-pas-mieux-que-celle-d-Anelka_a194360.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 22 Juin - 13:02



Eric Woerth annonce que son épouse va démissionner de Clymène

PARIS (Reuters) - Florence Woerth va démissionner "dans les prochains jours" de la holding qui gère les actifs de Liliane Bettencourt, l'héritière de L'Oréal, a annoncé lundi son époux Eric Woerth à des journalistes.

"C'est en cours", a-t-on précisé dans l'entourage du ministre du Travail.

Florence Woerth occupe depuis 2007 les fonctions de directrice des investissements de cette société, baptisée Clymène.

Son nom, ainsi que celui de son époux, est cité dans les enregistrements pirates de l'ex-majordome de Liliane Bettencourt dont des extraits ont été diffusés par la presse.

La publication - écrite et audio - par le site Mediapart de conversations entre Liliane Bettencourt et son gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre, entre mai 2009 et mai 2010 suggère des interventions de l'entourage de Nicolas Sarkozy en faveur de l'héritière de L'Oréal dans le procès qui l'oppose à sa fille, ainsi que des dons à des personnalités de l'UMP, dont Eric Woerth, qui est trésorier du parti majoritaire.

Les enregistrements suggèrent également des opérations d'évasion fiscale au bénéfice de Liliane Bettencourt.
www.boursier.com/vals/ALL/eric-woerth-annonce-que-son-epouse-va-demissionner-de-clymene-feed-65316.htm

Comme Arnaud Montebourg et Eva Joly,
Olivier Besancenot (NPA) et les députés PCF ont réclamé la démission de Woerth.
Mais pas le PS !
www.nordeclair.fr/France-Monde/Breves/2010/06/21/woerth-annonce-la-demission-de-sa-femme-.shtml
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 22 Juin - 13:24



La sauce Woerth du Canard

Eric Woerth inaugure l'année 2010 en meilleure place de la page la plus lue (la page 2) du Canard. L'ascension a été rapide, mais riche en rebondissements :

- le fait que M. Woerth occupe simultanement les fonctions de ministre du Budget (et des Comptes publics, et de la Fonction publique, et de la Réforme de l'Etat) et de trésorier du parti majoritaire ;
- les prévisions opportunément élastiques de ses services à Bercy (ci-dessus) ;
- la mutation d'un fonctionnaire coupable d'avoir, un soir, laissé son fils à la porte du logement de fonction qu'il occupe à Bercy.

Monsieur Woerth ne se prive pas d'essayer de se faire mousser de son côté. Mais la rocambolesque histoire des 3000 fraudeurs qu'il se faisait fort de débusquer au fond de leurs réserves suisses ne peut pas expliquer, à elle seule, l'intérêt prononcé du Canard enchaîné pour une lumière parmi d'autres du Gouvernement actuel. [...]
Elles s'apparentent donc davantage à des signaux adressés aux initiés des mondes politiques et médiatiques. Des "initiés" qui :
- sont "invités" à s'emparer du cas Woerth sur les faits déjà exposés ;
- ou bien sont prévenus de l'imminence de révélations de plus grande ampleur (...)

Astarpam
10 janvier 2010
http://astarpam.over-blog.com/categorie-11247969.html


Woerth, ex-directeur financier du RPR
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Woerth
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 22 Juin - 14:19



Affaire Bettencourt :
Madelin dénonce le «conflit d'intérêt» d'Eric Woerth

L’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Alain Madelin, monte au créneau ce mardi en qualifiant d’«incompatible avec la fonction» la situation d’Eric Woerth : l’épouse gère une partie de la fortune de Liliane Bettencourt alors qu’il est ministre du Budget.

«A l’évidence, c’est une situation de conflit d’intérêt, incompatible avec la fonction», a déclaré l’ancien ministre de l’Economie d’Alain Juppé sur BFM. «La meilleure preuve, a-t-il ajouté, c’est que dès que le coup de projecteur est porté sur Mme Woerth, elle est obligée de démissionner. Ça montre bien que la situation était intenable».

«Dans n’importe quel autre pays européen, je ne pense pas que le ministre du Budget puisse être trésorier du parti majoritaire», poursuit Madelin. C’est le premier conflit d’intérêt qui illustre très bien une certaine inconscience française par rapport à toutes ces questions.»
www.liberation.fr/politiques/0101642811-affaire-bettencourt-florence-woerth-compte-porter-plainte-contre-eva-joly

Mamère évoque «une possible affaire d'Etat»
Liliane Bettencourt promet de se mettre en règle

Elle reconnaît ainsi indirectement qu'elle détenait des comptes non déclarés. Par ailleurs, Florence Woerth, l'épouse du ministre du Travail, va démissionner de la société qui gère les avoirs de la milliardaire.
www.liberation.fr/societe/0101642631-affaire-bettencourt-bayrou-denonce-un-melange-entre-le-public-et-le-prive
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 22 Juin - 16:15



Bachelot chez les ministres-cailleras !

"Révoltant. scandaleux, indigne" : les rares UMP qui prennent la défense de Woerth, n'ont pas de mots assez durs pour dire l'injustice qui frappe le ministre du Travail. Comment donc ? Sa femme, simple salariée, n'aurait pas le droit de travailler ? Que veut-on ? Les soviets ? 93 ? Une fois de plus, ils ne réalisent pas que l'excès même de leur révolte la décrédibilise. Peut-être, après tout, que Mme Woerth, discrète et peu curieuse salariée du "family office" Clymène (cinq employés, si l'on a bien compris) n'avait jamais saisi dans le couloir aucune allusion à l'île aux Seychelles, ni aux comptes en Suisse. Peut-être croyait-elle que "l'île", que l'on mentionnait toujours en baissant la voix, était la capitale du Nord-Pas de Calais, et la Suisse le lieu de villégiature dont les petits-enfants rapportaient toujours des chocolats à Madame. Peut-être. Mais ils devraient au moins admettre que les apparences, pour le moins, sont contre elle.

Révoltant, scandaleux, indigne : qui faisait vibrer les carreaux, ce matin, sous le coup d'une irrépressible indignation ? Copé lui-même, interrogé sur France Inter par Demorand. Copé, expert incontesté en conflits d'intérêt, puisqu'il cumule ses fonctions de président du groupe UMP à l'Assemblée avec celles de collaborateur d'un grand cabinet d'avocat. Copé qui, comme le rappelait une récente biographie, avait déployé tout son entregent pour geler une proposition de loi, votée au Sénat, tendant à fusionner les professions d'avocat et de conseil en propriété industrielle, qui aurait porté préjudice à son employeur. Croyez-vous que Demorand le lui eût rappelé? Cela leur crève tellement les yeux, qu'ils ne le voient plus.

Il faudrait leur envoyer Bachelot, tiens, quand elle sera de retour. Elle les assoirait autour d'une table. Elle leur parlerait très doucement de leurs appartements de fonction inoccupés, de leurs cigares, de leurs voyages en jet, de leur cumul emploi-retraite, de leurs chambres d'hôtels, des petits djobs de leurs épouses. Elle leur dirait que ce n'est pas bien, très simplement. Elle "verrait les yeux de chacun d'entre eux". Elle leur dirait le "désastre moral". Elle leur dirait les rêves brisés de "vos gosses, de nos enfants", eux qui croyaient tellement à la beauté de la chose publique. "C'est l'image de la France que vous avez ternie", soufflerait-elle. Elle leur révélerait que le pays, désormais, les regarde comme des cailleras, avec une mentalité de mafia. Elle leur passerait une vidéo de Finkielkraut. A force, elle finirait sûrement par leur tirer des larmes.

Daniel Schneidermann
le 22/06/2010
www.arretsurimages.net/vite.php?id=8401

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/
www.arretsurimages.net/vite.php?id=6808
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 22 Juin - 17:22



Woerth dit n'avoir "pas du tout pensé à démissionner"

Le ministre du Travail, Eric Woerth, a déclaré mardi 22 juin sur France 3 qu'il "n'a pas du tout pensé à démissionner" du gouvernement dans le cadre de l'affaire Liliane Bettencourt , estimant qu'"il n'y a d'ailleurs aucune raison (qu'il) le fasse".
http://fr.news.yahoo.com/73/20100622/tfr-eric-woerth-dit-n-avoir-pas-du-tout-0e31ec3.html

Bettencourt sur la "liste noire" du fisc ?
Woerth ne répond pas, invoque le "secret fiscal"


Le ministre du Travail, Eric Woerth, a refusé de dire, mardi sur France 3, si la milliardaire Liliane Bettencourt comptait ou non parmi les contribuables français soupçonnés de détenir des avoirs à l'étranger, invoquant le "secret fiscal".

"Je ne peux pas du tout répondre à cette question parce que le secret fiscal vaut", a expliqué l'ex-ministre du Budget (mai 2007-mars 2010), alors qu'on l'interrogeait peu avant la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, sur l'éventuelle présence du nom de l'héritière milliardaire de L'Oréal sur une liste de plusieurs milliers de ces contribuables français.
www.liberation.fr/depeches/0101642862-bettencourt-sur-la-liste-noire-du-fisc-woerth-ne-repond-pas-invoque-le-secret-fiscal
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 22 Juin - 18:27


Image Martin Vidberg

Seule une enquête en bonne et due forme pourrait sauver la réputation de Woerth

Le 29 octobre 2009, le financier de Madame Bettencourt déclare à sa patronne :
    «J'ai fait venir le ministre Eric Woerth.
    - Qui c'est celui-là ? bom

    - Alors, c'est le mari de Madame Woerth que vous employez, qui est l'une de mes collaboratrices, qui n'est pas très grande. […] Mais lui est très sympathique et c'est notre ministre du Budget. […] Il est très sympathique et en plus, c'est lui qui s'occupe de vos impôts, donc je trouve que ce n'était pas idiot. C'est le ministre du Budget, il est très sympathique, c'est un ami».
Le ministre se dit «déontologiquement très à l'aise» dans cette affaire, et refuse d'envisager toute idée de démission comme le demande une partie de l'opposition.

Mais pour le ministre qui utilisait il y a peu des listings volés d'exilés fiscaux français pour se draper dans les habits de l'inquisiteur de la fraude, cette affaire est plus qu'embarrassante. Et mérite plus que des explications par voie de presse, mais une enquête en bonne et due forme sur le possible conflit d'intérêt auquel elle a pu donner lieu. C'est à ce seul prix que sa réputation sera sauvée.
www.rue89.com/explicateur/2010/06/22/avec-les-woerth-laffaire-bettencourt-devient-affaire-detat-155788
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 22 Juin - 21:09



L'agence de notation Fitch Ratings est dirigée par Ladreyt de Lacharrière

Marc Ladreyt de Lacharrière, ami de Sarkozy, proche d’Alain Minc et de François Fillon, est membre du CA et ex-directeur financier de L'Oréal.
Eric Woerth est trésorier de l'UMP, parti auquel contribuent Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal, et Ladreyt de Lacharrière.
Et Fitch Ratings donne à la France une "note", dont ses amis Sarkozy, Fillon et Woerth tirent prétexte pour attaquer nos retraites.
La boucle est bouclée.
http://desirs-d-avenir-grand-sud.over-blog.com/article-nos-retraites-notees-par-des-agences-de-notation-privees-47938976.html

«Qui dirige – les gouvernements ou les marchés financiers ?»
La question, posée par l'économiste Robert Skidelsky (Financial Times, 17 juin 2010), ne soulève pas un suspense insoutenable alors que, sous la pression des investisseurs, les pouvoirs publics européens imposent des politiques d'austérité à leurs populations.
www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-06-22-L-argent-qui-corrompt

Affaire Bettencourt : Mediapart publie des extraits sonores des enregistrements pirates
http://tempsreel.nouvelobs.com/async/go_article.php?key=20100621.OBS5883&xtmc=mediapart&xtcr=1
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 23 Juin - 11:26

Sarkozy, Woerth, fraude fiscale: les secrets volés de l’affaire Bettencourt

Acte I : les interférences de l’Elysée.

Première indication : le pouvoir en place se préoccupe du sort de Liliane Bettencourt, qu’il s’agisse de l’évolution de la procédure judiciaire ou de celle de son patrimoine. Il est vrai que derrière un conflit familial, il y a un enjeu économique majeur : le devenir de L’Oréal (dont Mme Bettencourt est actionnaire majoritaire avec 27,5 % des parts), groupe sur lequel lorgne le géant suisse Nestlé, deuxième actionnaire.

Les enregistrements remis à la police judiciaire la semaine dernière mettent en lumière le rôle prééminent joué, dans l’ombre, par Patrick Ouart. Nommé en mai 2007 conseiller pour les affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, ce magistrat de formation, surnommé «le vrai garde des Sceaux» lorsque Rachida Dati – qu’il déteste – occupait la place Vendôme, est parti faire fortune dans le privé. Le 30 novembre 2009, il a quitté la présidence de la République pour rejoindre le groupe de luxe LVMH.
Toutefois, selon plusieurs sources, il continuerait à conseiller le chef de l’Etat sur les dossiers les plus sensibles – il aurait ainsi participé à des réunions au moment du procès Clearstream, en janvier dernier.

Un mélange des genres surprenant que les conversations captées clandestinement chez Mme Bettencourt semblent confirmer, puisqu’elles évoquent ses interventions dans le dossier avant mais aussi après son départ de l’Elysée. On peut supposer que M. Ouart est «mandaté» par Nicolas Sarkozy, que l’affaire Bettencourt intéresse au premier chef. Lorsqu’il était maire de Neuilly-sur-Seine (entre 1983 et 2002), M. Sarkozy était souvent l’hôte de Liliane Bettencourt, qui le conviait à déjeuner dans son hôtel particulier.

Lors d’un entretien enregistré le 21 juillet 2009, le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, explique ainsi à la milliardaire qu’il a eu au téléphone le matin même Patrick Ouart, «le conseiller juridique, à l’Elysée, que je vois régulièrement pour vous».

Il s’explique : «Il m’a dit que le procureur Courroye allait annoncer le 3 septembre, normalement, que la demande de votre fille était irrecevable. Donc classer l’affaire. Mais il ne faut le dire à personne, cette fois-ci. Il faut laisser les avocats travailler. Voilà. Il vaut mieux que j’entende cela qu’autre chose. Donc je suis de bonne humeur.»

M. de Maistre était bien renseigné : le 3 septembre 2009, le parquet de Nanterre se prononça effectivement pour l’irrecevabilité de la plainte de Françoise Bettencourt.

Le 23 avril 2010, lors d’une autre entrevue surprise par le dictaphone caché, et alors que Patrick Ouart a quitté l’Elysée depuis près de cinq mois, Liliane Bettencourt s’enquiert auprès de Patrice de Maistre de l’évolution de la procédure. «Est-ce qu’on a des indications ou quelque chose?», demande l’actionnaire principale de L’Oréal.
Patrice de Maistre répond : «Je n’ai qu’une indication. C’est que j’ai vu, euh, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy pour les affaires juridiques et judiciaires, Patrick Ouart, qui n’est plus à l’Elysée mais qui n’a pas été remplacé et qui travaille chez Bernard Arnault, et qui m’aime beaucoup. Et il a voulu me voir l’autre jour et il m’a dit, M. de Maistre, le président continue de suivre ça de très près… (…) Et en première instance, on ne peut rien faire de plus, mais on peut vous dire qu’en cour d’appel, si vous perdez, on connaît très, très bien le procureur. Donc c’est bien. Voilà. Ça date de la semaine dernière. Je ne l’ai pas dit à Kiejman, voilà.»

Préalablement, le chef de l’Etat avait déjà été jusqu’à accorder un entretien en particulier à la milliardaire, à l’Elysée, fin 2008. Selon Le Point du 18 décembre 2008, elle aurait demandé au président de classer l’enquête préliminaire ouverte à Nanterre, espérant sans doute jouer sur les liens unissant Nicolas Sarkozy au procureur des Hauts-de-Seine, Philippe Courroye – dont il est beaucoup question dans les enregistrements.

C’est une visite que l’avocat «historique» de Liliane Bettencourt, Me Fabrice Goguel, qui ne la défend plus aujourd’hui, jugera inopportune dans une conversation captée le 3 juillet 2009 : «Vous avoir emmené voir Sarkozy, finalement, cela a été une très mauvaise chose. C’est à cause de ça que le procureur ne veut plus régler le dossier, pour montrer qu’il est indépendant de Sarkozy.»

Acte II : les relations avec Eric et Florence Woerth.

Nicolas Sarkozy n’est pas la seule personnalité politique d’envergure à graviter dans l’environnement de la milliardaire. A en croire les enregistrements, l’actuel ministre du travail et trésorier de l’UMP (depuis 2003), Eric Woerth, est également omniprésent dans les conversations.

En tant que ministre du budget (de mai 2007 à mars 2010), M. Woerth fut notamment l’homme du bouclier fiscal destiné à réduire les impôts des plus riches, mais aussi celui qui a créé une «cellule» pour inciter les fraudeurs du fisc à rapatrier leurs fonds en France.

Il faut préciser que Florence Woerth, l’épouse de l’actuel ministre du travail, a géré entre 2007 et 2010, sous l’autorité de Patrice de Maistre, au sein de la société Clymène, la fortune de Liliane Bettencourt.

Le 23 avril 2010, Patrice de Maistre confie à la milliardaire : «Je me suis trompé quand je l’ai engagée. (…) J’avoue que quand je l’ai fait, son mari était ministre des Finances (du Budget, NDLR), il m’a demandé de le faire. (…) Et donc si vous voulez, aujourd’hui, sans faire de bruit, je pense qu’il faut que j’aille voir son mari et que je lui dise que avec le procès et avec Nestlé, il faut qu’on soit trop manœuvrants et on peut plus avoir sa femme. Et puis on lui, on lui, on lui donnera de l’argent et puis voilà. Parce que c’est trop dangereux.»

D’après Patrice de Maistre, Eric Woerth est aussi celui qui a permis à l’Institut d’obtenir un bâtiment de l’Hôtel de la Monnaie, à Paris, où doit être construit un auditorium «André Bettencourt», du nom du défunt mari de Liliane, mort en 2007. Le 29 octobre 2009, le gestionnaire de fortune annonce à la richissime héritière avoir invité M. Woerth à visiter les lieux. «J’ai fait venir le ministre Eric Woerth», dit-il.

« Qui c’est celui-là ? », lance Mme Bettencourt, oublieuse d’une précédente discussion sur le même sujet, deux jours plus tôt.

De Maistre explique et en dit beaucoup : « Alors, c’est le mari de Mme Woerth, que vous employez, qui est l’une de mes collaboratrices, qui n’est pas très grande… Mais lui est très sympathique et c’est notre ministre du Budget. Et c’est lui qui a permis à l’Institut de récupérer le bâtiment dans lequel on va faire l’auditorium. Il est très sympathique et en plus c’est lui qui s’occupe de vos impôts donc je trouve que ce n’était pas idiot. C’est le ministre du Budget. Il est très sympathique, c’est un ami.»

Le dictaphone-espion placé chez Mme Bettencourt a capté une autre scène, datée du 4 mars 2010 celle-là, où la milliardaire, sous le contrôle de Patrice de Maistre, signe une autorisation de paiement à l’intention de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, afin de l’aider à financer semble-t-il sa campagne pour les élections régionales (elle était tête de la liste UMP en Ile-de-France) puis, à en croire les enregistrements, un deuxième à l’ordre d’Eric Woerth et enfin un troisième, manifestement pour… Nicolas Sarkozy !

D’après les éléments de compréhension de la scène fournis par l’écoute de la bande, on entend Patrice de Maistre soumettre à Liliane Bettencourt un certain nombre d’autorisations de paiement, sans que l’on sache avec certitude s’il s’agit de chèques. Soudain, le nom de Valérie Pécresse apparaît.

Patrice de Maistre : «Valérie Pécresse, c’est la ministre de la Recherche. Elle fait la campagne pour être présidente de Paris. Elle va perdre mais il faut que vous la souteniez et c’est des sommes très mineures, des petites sommes. Elle va perdre mais il faut que l’on montre votre soutien. Le deuxième, c’est le ministre du budget. Il faut aussi l’aider. Et le troisième, c’est Nicolas Sarkozy.»

La suite du dialogue est pour le moins savoureuse :

— Liliane Bettencourt : «Bon alors, il faut donner pour Précresse…»
— Patrice de Maistre : «Mais ce n’est pas cher.»
— LB : «C’est elle qui a demandé cette somme là ?»
— PdM : «Non, c’est le maximum légal. C’est 7.500, ce n’est pas très cher. Vous savez, en ce moment, il faut que l’on ait des amis. Ça, c’est Valérie Pécresse. Ça, c’est Eric Woerth, le ministre du budget. Je pense que c’est bien, c’est pas cher et ils apprécient.»
— LB : «Et Nicolas Sarkozy ?»
— PdM : «C’est fait, c’est dedans.»

Acte III : les comptes suisses secrets.

Les bandes enregistrées témoignent par ailleurs de la panique qui paraît s’être emparée des proches de Liliane Bettencourt dans le courant de l’année 2009 s’agissant des fonds placés par la milliardaire à l’étranger. A l’évidence, la crainte était forte que le fisc français ne plonge son nez dans certaines opérations financières et découvre notamment l’existence de deux comptes suisses, l’un crédité de 13 millions d’euros, l’autre de 65 millions d’euros, et ignorés de l’administration jusqu’alors.

De fait, le contexte est plutôt tendu. Entre la volonté affichée par l’Etat français de lutter contre l’évasion fiscale (dont témoigne la mise en place à Bercy d’une cellule vouée à accueillir les fraudeurs «repentis») et le scandale des fichiers volés à la HSBC (contenant le nom de milliers de Français ayant des comptes non déclarés dans la banque suisse), il est devenu risqué de dissimuler des avoirs chez nos voisins helvètes.

L’écoute des bandes montre que, selon toute vraisemblance, le principal collaborateur de Liliane Bettencourt et ses proches conseillers ont préféré ne pas rapatrier en France les avoirs cachés de la femme la plus riche de France. Pour continuer de les soustraire à l’attention du fisc.

En témoigne cette discussion du 27 octobre 2009 entre Patrice de Maistre et l’héritière de L’Oréal :

— PdM : «Je voulais vous dire que je pars en Suisse tout à l’heure pour essayer d’arranger les choses. Et vous allez voir Me Goguel aujourd’hui ou demain. Et il faut qu’on arrange les choses avec vos comptes en Suisse. Il ne faut pas que l’on se fasse prendre avant Noël.»
— LB : «Que l’on se fasse prendre comment ?»
— PdM : «A partir de janvier – c’est M. Woerth qui a fait la loi –, la France peut demander aux Suisses si vous avez un compte là-bas. Je suis en train de m’en occuper et de mettre un compte à Singapour. Parce qu’à Singapour, ils ne peuvent rien demander. Mais Goguel m’a dit que vous aviez un autre compte mais je ne suis pas au courant. (…) J’y vais toutes les semaines en ce moment.»
— LB : «Vous pensez régler le problème ?»
— PdM : «Oui. Pour le moment, on est en train de s’en occuper. (…) Vous, c’est chez Burus. Je traite ça avec Merck (un avocat suisse, NDLR). Ce compte-là, on va le mettre à Singapour où vous aurez la paix. (…) Il est de 12 ou 13 millions, c’est beaucoup d’argent. Et vous en avez un autre, paraît-il, beaucoup plus important.»
Trois semaines plus tard, les choses avancent. Lors d’un rendez-vous, le 19 novembre 2009, Patrice de Maistre confie avoir obtenu de plus amples informations sur cet «autre» compte caché : «Je suis allé voir ce compte à Vevey où vous avez quand même 65 millions d’euros. C’est beaucoup d’argent. J’ai vu le notaire qui s’occupe de cela (…) il faut que l’on enlève ce compte de Suisse. Donc je suis en train d’organiser ça puisque vous savez qu’il y a une loi qui va permettre aux Français de savoir l’argent que l’on a en Suisse. (…) Il faut qu’on bouge ce compte. (…) Je suis en train d’organiser le fait de l’envoyer dans un autre pays, qui sera soit Hong Kong, Singapour ou en Uruguay. (…) Comme ça, vous serez tranquille. Je pense que c’est bien, ça vous laisse votre liberté. Si on ramène cet argent en France, ça va être très compliqué.»

La réplique de Liliane Bettencourt est implacable : «Il y aura toujours une espèce de chantage.» De Maistre embraye : «Voilà. Actuellement, il y a beaucoup de gens qui ramènent l’argent en France mais je pense que pour vous, j’y crois pas.»

Le gestionnaire de fortune y «croit» d’autant moins que, d’après les enregistrements pirates, il aurait utilisé une partie de cet argent secret pour s’offrir un bateau de 21 mètres… C’est ce qui ressort des bandes et tout particulièrement d’un enregistrement du 23 octobre 2009, dans lequel M. de Maistre concède que le sujet est «délicat».

Il dit pourquoi : «Il faut que je vois comment je peux faire revenir de l’argent ici. Qu’on vous le donne et qu’après vous puissiez me le donner. Il faut que je vois ça. Pour ne rien vous cacher, Goguel m’a dit que vous aviez un gros compte, moi je n’étais pas au courant. Vous ne m’en avez pas parlé (…) Je crois que vous avez 60 ou 80 millions d’euros, à peu près. (…) Pour moi, c’est un immense plaisir. Mais je vivrais sans… Mais, oui, il faudrait que ce soit assez vite. (…) Mais je ne veux pas que quelqu’un puisse être au courant, parce que vous savez que j’ai signé quelque chose comme quoi je suis votre protecteur et donc je ne peux pas faire ça. Il faut que ce soit de la main à la main. Je ne veux pas que votre fille soit au courant. Quand je vais aller en Suisse, je vais voir s’ils peuvent toujours ramener de l’argent en France. Maintenant, c’est très difficile. (…)»

La Suisse n’est pas le seul motif de préoccupation fiscale du gestionnaire de fortune de l’héritière de L’Oréal. Les enregistrements rendent compte des interrogations de Patrice De Maistre quant au statut de l’île d’Arros, aux Seychelles. Un sublime îlot privé qui n’est manifestement pas déclaré et dont on découvre que le propriétaire officieux n’est autre que… François-Marie Banier, par l’entremise d’une société au Liechtenstein.

Le 19 novembre 2009, Patrice de Maistre annoncera que, contrairement à ce qu’il avait imaginé un temps, il est préférable de ne pas déclarer l’île à l’administration française : «J’ai aussi examiné le fait que vous déclariez votre île en France. Mais là aussi, je pense qu’il ne faut pas le faire parce que c’est trop compliqué. J’ai peur que le fisc tire un fil.»

Et le gestionnaire de fortune d’ajouter : «Pour l’île, vous étiez chez vous et à un moment vous avez voulu la donner à François-Marie. [Me Goguel] a créé une fondation et il a fait des grosses bêtises. Par exemple, il vous a fait mettre 20 millions de ce compte que vous avez à Vevey dans la nouvelle fondation. (…) C’est stupide. Si je voulais ramener l’île, on va tout de suite voir que vous avez un autre compte où vous avez mis 20 millions dans la fondation et on tire le fil. Ça, je ne veux pas. (…) On va rester comme ça. On va pas bouger.»

Acte IV : la succession de Liliane Bettencourt.

Nul doute aujourd’hui que le conseil de Françoise Bettencourt, Me Olivier Metzner, qui soutient que la mère de sa cliente a perdu tout discernement, tentera de tirer avantage de ces enregistrements clandestins. L’avocat avait demandé en vain, en décembre 2009, la mise sous tutelle de la vieille femme.

Mais le juge des tutelles de Neuilly-sur-Seine avait refusé d’ouvrir une procédure de protection judiciaire, au motif qu’il ne disposait d’aucune pièce médicale pour se prononcer. Et pour cause : dans le cadre de l’enquête préliminaire, Liliane Bettencourt a refusé l’expertise indépendante réclamée par le parquet de Nanterre, qui a dû se contenter d’un certificat établi par un neuropsychiatre choisi par la milliardaire elle-même et qui concluait qu’elle présentait «une bonne agilité intellectuelle» et un «état psychologique conservé».

Toutefois, les conversations captées douze mois durant par le dictaphone de l’employé de maison laissent deviner une vieille femme atteinte d’un début de surdité et sujette à de fréquentes pertes de mémoire, spectatrice plutôt qu’actrice des débats, qu’ils portent sur la stratégie judiciaire à adopter ou sur les mesures à prendre pour mettre sa fortune à l’abri du fisc. Des discussions dont elle ne paraît pas toujours mesurer la portée, ni parfois même le sens.

C’est flagrant lorsqu’il est question de celui dont elle a fait, au désespoir de sa fille, son “favori”.Photographe, romancier, acteur, François-Marie Banier (63 ans) est surtout un dandy, familier de la jet-set dont il est une figure depuis la fin des années 1960. Successivement proche de Dali, Aragon ou Françoise Sagan, il a rencontré Liliane Bettencourt en 1987. Depuis, ils ne se sont plus quittés, la milliardaire, séduite par le personnage, en faisant son “homme de compagnie” – mais pas son amant.

Pour la fille de l’héritière de L’Oréal, le photographe aurait en fait profité de la dégradation progressive de l’état de santé de sa mère pour la déposséder au fur et à mesure de ses biens, via des libéralités de toutes sortes (participations dans des SCI, remises d’espèces, dons de tableaux de maîtres, souscription de contrats d’assurance-vie, etc.). Le tout pour un montant proche du milliard d’euros.

De son côté, l’artiste juge infamantes les accusations qui le visent, assurant que Mme Bettencourt-mère a toute sa tête. Ce que Liliane Bettencourt a elle-même certifié à plusieurs reprises ces dernières années. Les bandes enregistrées font apparaître François-Marie Banier sous un jour pas toujours favorable, à en croire la milliardaire elle-même.

Ainsi, cet échange du 23 octobre 2009 :

— Patrice de Maistre : «Et vis-à-vis de vous, je crois qu’il vous a apporté beaucoup, c’est vrai. C’est un homme intelligent et créatif. Mais, par ailleurs, je vous ai vu une ou deux fois où il a été violent avec vous et c’est inacceptable.»
— Liliane Bettencourt : «Mais il n’est pas élevé.»
— PdM : «Et il a un grain. (…) Vous savez cette histoire avec votre fille, il ne veut jamais s’arrêter. Je lui ai dit que si on gagne le procès, il faut tourner la page. Lui, il ne peut pas tourner la page. Vous, ce n’est pas pareil, c’est votre fille. Mais lui, il faut qu’il tourne la page.»
— Liliane : «Je crois qu’il a besoin de mordre.»
— De Maistre : «C’est ça. Comme un chien de chasse, il a besoin d’attraper quelque chose. Et il mord… pas mal. (…) Il y a très peu de gens qui l’aiment bien.»

Le 7 avril 2010, Patrice de Maistre demande à Liliane Bettencourt : «Comment ça se passe avec Banier ?» La réponse est cinglante : «Il écrit. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup. Il est très intelligent… Mais il me tue. C’est pas du tout quelqu’un de bavard. Il est toujours comme ça. Il devient trop exigeant.»

Les faveurs accordées par Mme Bettencourt à son protégé auraient même, à en croire les bandes pirates, été couchées dans un testament du 11 décembre 2007, dans lequel elle aurait fait de François-Marie Banier le «légataire universel» de son faramineux patrimoine ! Ce dont l’octogénaire ne se souvient pas trois ans plus tard. En témoigne cet échange avec son notaire, Me Jean-Michel Normand, le 12 mars 2010 :

— Jean-Michel Normand : «Je voulais vous demander. Est-ce que François-Marie Banier vous a dit qu’il fallait changer des dispositions ? (…) Il préfère ne plus apparaître.»
— Liliane Bettencourt : «Comme quoi ?»
— JMN : «Comme légataire. (…)»
— LB : «Mais est-ce qu’il est dans la succession ?»
— JMN : «Oui, vous l’avez mis.»
— LB : «Mais il y a longtemps.»
— JMN : «Oui, mais il y est. Il faudrait prendre une décision pour désigner un autre légataire universel comme la fondation ou l’Institut Pasteur.»
— LB : «(…) On l’enlève de la succession. Très bien. (…) Combien j’ai laissé à François-Marie Banier, quelles proportions ?»
— JMN : «Légataire universel.»
— LB : «C’est-à-dire ?»
— JMN : «Tout.»
— LB : «Ah, non…»
— JMN : «Si. C’est vous qui me l’avez dit.»

Fabrice Arfi pour Mediapart.
http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/06/19/sarkozy-woerth-fraude-fiscale-les-secrets-voles-de-laffaire-bettencourt/
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 23 Juin - 12:31

22 Juin 2010
Affaire Bettencourt :
Mediapart assigné en justice




Starifions Bettencourt et l'île d'Arros !

[...] alors que nos confrères de Mediapart sont assignés jeudi par la milliardaire et son conseiller, et sommés de retirer les conversations sous peine d'une astreinte de 10 000 euros "par heure de retard et par extrait", la question qui domine toutes les autres est simple : le public a-t-il intérêt à avoir connaissance de ces informations ? Et la réponse l'est tout autant : c'est oui. Les conditions de l'embauche de l'épouse du ministre du Budget au service de la milliardaire, la connaissance précise qu'avait Mme Woerth de l'évasion fiscale pratiquée par cette dernière, à l'heure où son mari multipliait les moulinets contre les comptes en Suisse, sont des sujets d'enquête d'intérêt public. Ne nous y trompons pas : contrairement aux termes hypocrites des deux assignations, ce n'est pas pour avoir violé la vie privée, que Mediapart est assigné. Meilleure preuve : comme c'est curieux, les plaignants n'assignent pas Le Point, qui a pourtant choisi, dans les mêmes conversations, des passages touchant bien davantage à la vie privée de la milliardaire et de son cher photographe, en prenant garde d'expurger tout ce qui pourrait éclabousser le couple Woerth. Tiens donc ! On l'a oublié ? L'hebdomadaire n'arrive pas jusqu'à Neuilly ?

Dans une démocratie fonctionnant correctement, ces sujets devraient intéresser la Justice. On se pince d'ailleurs en voyant le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, faire placer le maître d'hôtel à dictaphone en garde à vue, et se boucher soigneusement les oreilles pour ne pas entendre le contenu des enregistrements. En sommes-nous là, à cette poutinisation du parquet, dans le beau département des Hauts-de-Seine ? Eh oui, nous en sommes là. Mediapart a raison de hurler. Si nous avions eu ces enregistrements, nous les aurions publiés aussi. Le site est assigné demain. Jusque là, la publication des extraits est autorisée. Blogueurs, forumeurs, emparez-vous de ces extraits, diffusez-les. Faites de Liliane Bettencourt, de Patrice de Maistre, de l'île d'Arros, aux Seychelles, les stars incontestées du Web mondial. Les autres, ceux qui n'ont pas de site, envoyez des boules Quiès à Courroye, son stock doit être épuisé (parquet de Nanterre, 6 rue Pablo Neruda, 92000 Nanterre). Cela va donc sans dire, mais disons-le tout de même : nous sommes pleinement solidaires de Mediapart.

www.arretsurimages.net/vite.php?id=8414
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 23 Juin - 14:30



RÉVÉLATION - Quand Woerth remettait la Légion d'honneur à Patrice de Maistre

L'homme de confiance de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, a reçu les insignes de la Légion d'honneur des mains d'Éric Woerth, alors ministre du Budget, le 23 janvier 2008 à Bercy.

Cet épisode, passé inaperçu dans la tourmente politico-médiatique de ces derniers jours - mais révélé dans Le Point à paraître jeudi 24 juin - pourrait relancer les doutes sur la relation entre le conseiller de la milliardaire, mis en cause dans les enregistrements de son maître d'hôtel, et le couple Woerth. [...]

La divulgation de conversations dans lesquelles Patrice de Maistre présentait Éric Woerth comme "un ami" a conduit, par ailleurs, l'actuel ministre du Travail à affirmer que l'homme d'affaires n'était pour lui qu'une "connaissance". C'est pourtant bien sur le contingent réservé à son ministère que M. de Maistre avait été promu, le 14 juillet 2007, au grade de chevalier de la Légion d'honneur, dans la première promotion suivant l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Report

Signe du destin : la cérémonie officielle de remise de la décoration avait été initialement fixée au 19 novembre 2007, soit au moment même où Florence Woerth faisait son entrée au sein de la société Clymène, l'une des structures chargées de la gestion des avoirs de Liliane Bettencourt, dont M. de Maistre est le directeur général. Mais ce jour-là, André Bettencourt, ancien ministre et époux de la milliardaire, décédait des suites d'un cancer et la réception fut annulée. Elle ne put finalement se tenir qu'au début de l'année suivante, au ministère. Éric Woerth prononça alors l'éloge du récipiendaire. (...)

www.lepoint.fr/societe/revelation-quand-woerth-remettait-la-legion-d-honneur-a-patrice-de-maistre-le-conseiller-de-liliane-bettencourt-23-06-2010-469497_23.php
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Orwelle



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MessageSujet: EXTRAITS   Mer 23 Juin - 22:39



Sarkozy veut des états généraux du football

«Le sport est une réponse à la crise, c'est parce qu'il y a des problèmes qu'il faut mobiliser le pays vers l'organisation de grands événements. Qu'est-ce qu'il y a de plus fort que le sport, et à l'intérieur du sport qu'est-ce qu'il y a de plus fort que le football» ? s'exclamait Nicolas Sarkozy.

«Dans un stade c'est un moment de communion, il n'y a plus de classes sociales» déclarait Roselyne Bachelot (...)

Pendant ce temps-là, les grandes multinationales, elles, gèrent et comptent tranquillement leurs milliards de dollars gagnés grâce à cette hystérie collective que représente la coupe du monde de football.

Profitant, lui aussi, de cette anesthésie générale, le président de la République Nicolas Sarkozy annonce solennellement le 16 juin 2010 en pleine coupe du monde la destruction de ce qui reste encore du système de retraite par répartition.

«Panem et circenses», voilà ce que les empereurs de la Rome antique offraient au peuple afin qu’il ne songe plus à sa misère. (...)

Les corps des sportifs ne sont que des machines à sous. Les compétitions sont poussées à l’extrême afin que le spectacle soit rentable. Car seule la victoire, par tous les moyens, compte. Le dopage généralisé, dans ces conditions, devient indispensable. Le sport, paradoxalement, constitue ainsi la négation des qualités physiques des sportifs !

La bourgeoisie est donc gagnante sur les deux tableaux : endormir le peuple et faire des bénéfices. (...)
www.legrandsoir.info/Dans-un-stade-c-est-un-moment-de-communion-il-n-y-a-plus-de-classes-sociales.html
www.rue89.com/2010/06/23/sarkozy-veut-des-etats-generaux-du-football-156159



AA

Les Bleus : une overdose médiatique qui tombe à pic.
Devinez pour qui ?


Inouï ! La France est à la veille d’une grève générale. L’école de ma fille sera fermée demain, c’est la première fois que ça se produit depuis 5 ans qu’elle la fréquente. Le ministre du budget est sérieusement soupçonné de complicité de fraude fiscale. Une inondation dans le Var a fait au moins 25 morts, le genre de catastrophe dont les médias sont friands et avec lesquels ils tartinent en principe à outrance leurs journaux. Le Canard révèle ce matin que la nouvelle présidente de la Halde, ne faisant en cela que suivre l’exemple du Président de la République à son arrivée, aurait doublé son salaire. Les Etats européens prennent les uns après les autres des mesures qui ne visent qu’à faire subir à leur peuple la double peine de la crise, et à « rassurer les marchés.»

Et pourtant, on n’en parle pas ou si peu. Toutes les antennes, tous les journaux, sont saturés, monopolisés, dégoulinants de foot. Ou plutôt de para-foot. [...]

Sarkozy a construit le calendrier de la casse des retraites sur celui de la Coupe du Monde de foot, en priant pour que nos footballeurs fassent un beau parcours. Les choses ne se sont évidemment pas passées comme prévu. Je le soupçonne néanmoins d’exploiter la débâcle, et notamment de monter en épingle le psychodrame, avec Bachelot et Yade à la manoeuvre*, et la meute de journalistes derrière.
Car attention, ce n’est pas fini ! Certains joueurs ont promis un «grand déballage». (...)

Super No
www.marianne2.fr/Les-Bleus-une-overdose-mediatique-qui-tombe-a-pic-Devinez-pour-qui_a194403.html

*Et avec Quick, qui supprime ses contrats publicitaires à Anelka. Quick, société achetée à un prix exorbitant à Albert Frère, un ami de sarkozy, par la Caisse des Dépôts et Consignations.

www.sports.fr/cmc/scanner/football/201024/edf-quick-zappe-anelka_290830.html?popup
http://fr.wikipedia.org/wiki/Quick_%28restauration%29
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 24 Juin - 22:33


James Andanson/Sygma/Corbis

Révélation : c’est un ministre du Général de Gaulle qui a planqué l’argent de Bettencourt en Suisse !

Plus précisément, c'est André Bettencourt, époux (décédé) de Liliane et ministre sous De Gaulle et Pompidou, qui avait eu la riche idée d'ouvrir des comptes en suisse, à une époque où les familles bourgeoises craignaient l’arrivée de la gauche au pouvoir. Une fraude pratiquée par bien d'autres élus et ministres.

Comment se fait-il qu’on découvre cet argent seulement aujourd’hui ? Car ce n’est que grâce aux écoutes sauvages pratiquées par le majordome de Liliane Bettencourt, et révélées par le site Mediapart, qu’on connaît l’existence de deux comptes en Suisse, l’un de 13 millions d’euros, l’autre de 65 millions, ouverts à Vevey.
Marianne2 a la réponse : ces comptes «oubliés» datent d’une quarantaine d’années. Ils avaient été ouverts, selon nos informations, par le mari de Liliane Bettencourt, André, au tournant des années 1968-1970. A ce moment, André Bettencourt était… ministre.
Pilier des Républicains indépendants, le parti de Giscard d’Estaing, après avoir été pétainiste en 1940, puis proche de Pierre Mendès-France au milieu des années 50, André Bettencourt participa à tous les gouvernements de 1966 à 1973, sous Charles de Gaulle puis Georges Pompidou.

C’est à cette période donc, qu’il constitua une cagnotte en Suisse. Vraisemblablement en passant ou en faisant passer des valises de billets, chose courante à l’époque. On imagine un ministre de Mon Général, qui détestait l’argent, passant la frontière en se planquant des douaniers… Ensuite, André Bettencourt fut député puis sénateur de la Seine-Maritime jusqu’en 1986. A ce titre, il vota tous les budgets de la droite permettant de lever l’impôt sur ses concitoyens, alors que son petit magot était à l’abri.

On sait que la plupart des comptes frauduleux hors des frontières sont constitués par des ménages «aisés» lors des périodes de tensions politiques, particulièrement lorsque la gauche est sur le point d’arriver aux affaires, lorsque la guerre menace ou encore en cas de dévaluation et de renforcement du contrôle des changes. Il y eut donc une vague d’évasion fiscale en 1936, une autre en 1938, une autre encore en 1947, puis 1968, 1974, 1978, 1981, 1983… La trouille est un moteur puissant. Autre «bonne» raison de planquer son argent : la constitution de caisses noires. Une partie de celle de l’UIMM avait ainsi été exfiltrée.

Depuis l’ouverture de la «cellule de régularisation», la direction des services fiscaux traite en effet différemment les comptes. S’ils sont anciens, issus d’un héritage, et si les titulaires actuels ne les ont pas utilisés, le rappel d’impôts se fait avec peu de pénalités. Le milliard d’euros récupéré récemment par le ministère du Budget représente entre 15 à 20% des avoirs détenus à l’étranger déclarés au fisc à la fin de 2009.
Voici donc ce que risque madame Bettencourt : payer un impôt de 15 millions d’euros, correspondant grosso modo au rappel de l’ISF dû depuis 10 ans. A moins qu’il soit démontré qu’elle s’est servi de l’argent. Par exemple, pour payer le loyer ou l’entretien de l’île d’Arros, aux Seychelles.

Encore un cas, cette île, dont le propriétaire réel, au travers d’une fondation basée en Suisse, est encore indéterminé : est-ce François-Marie Bannier (son avocat, contacté n’a pas répondu), Liliane Bettencourt, ou … personne ? L’enjeu vaudrait, dit-on, environ un milliard.
Mais Liliane Bettencourt a les moyens de faire face à une forte amende, puisqu’elle touche environ 175 millions d’euros de dividendes de L’Oréal chaque année. (...)

Hervé Nathan
www.marianne2.fr/Revelation-c-est-un-ministre-du-General-de-Gaulle-qui-a-planque-l-argent-de-Bettencourt-en-Suisse-!_a194410.html

Elu à l'Académie des Beaux-Arts, André Bettencourt fut même membre du gouvernement sous la présidence de René Coty !
http://blog.communes76.com/post/2007/11/19/576-deces-d-andre-bettencourt2



"Impossible que Tracfin n’ait pas vu passer ces fonds financiers", selon Julien Dray

Invité du 22h de Public Sénat, Julien Dray, conseiller régional PS d’Ile-de-France, s’est exprimé sur l’affaire Woerth/Bettencourt.

Le député de l’Essonne s’interroge sur le travail mené par Tracfin, la cellule française de lutte anti-blanchiment. " A quoi sert cette cellule ? Et, est-ce qu’elle a été au courant de ces mouvements financiers ? ", se demande Julien Dray, alors que Liliane Bettencourt disposerait de deux comptes bancaires non déclarés en Suisse, pour un montant de près de 80 millions d’euros, selon les enregistrement dévoilés par Médiapart.

Le député PS s’étonne que cette " cellule chargée de surveiller le blanchissement de l’argent sale ", par ailleurs " très vigilante " et " capable de voir le moindre détail dans certaines situations ", n’ait fait aucun signalement sur des mouvements financiers importants.

"Tracfin n’a pas vu passer ces fonds financiers ?", poursuit Julien Dray insistant. "C’est impossible que 80 millions d’euros puissent circuler sans que Tracfin, qui dispose de toutes les informations bancaires, n’ait pas été alertée. Ou alors c’est qu’il s’est passé quelque chose", lance Julien Dray…

www.publicsenat.fr
http://fr.news.yahoo.com/63/20100624/tpl-affaire-bettencourt-impossible-que-t-5cc6428.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/TRACFIN



Avec François-Marie Banier,
dont le procès devrait s'ouvrir le 1er juillet.
Photographe, romancier, acteur, François-Marie Banier (63 ans) est surtout un dandy, familier de la jet-set dont il est une figure depuis la fin des années 1960. Successivement proche de Dali, Aragon ou Françoise Sagan, il a rencontré Liliane Bettencourt en 1987. Depuis, ils ne se sont plus quittés, la milliardaire, séduite par le personnage, en faisant son “homme de compagnie” – mais pas son amant.
www.rue89.com/mon-oeil/2010/06/30/quand-francois-marie-banier-seduisait-le-vieil-aragon-156921
http://william2510.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/791001
http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/06/19/sarkozy-woerth-fraude-fiscale-les-secrets-voles-de-laffaire-bettencourt/


Generous to a Fault ?
www.nytimes.com/2009/08/23/fashion/23loreal.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 24 Juin - 23:40



Woerth, Bettencourt, Guillon… Un parfum de république bananière

Il y a eu l’affaire de l’EPAD, celle d’un fils prodigue que son papa voulait imposer à la tête d’un organisme des Hauts-de-Seine brassant des milliards d’euros. Le symbole même du néopotisme d’Etat. Le signe absolu et, qui plus est, assumé, revendiqué, du mélange des genres entre la politique et le business… Il y aura désormais l’affaire Woerth-Bettencourt qui, elle aussi, marquera au fer rouge un système, le sarkozysme, qui s’est affranchi, le front haut, de toutes les règles morales ontologiquement nécessaires à la poursuite de l’intérêt général.

Dans toute autre démocratie digne de ce nom, les Etats-Unis par exemple, si souvent pris en exemple par nos gouvernants, Eric Woerth aurait déjà été évincé du gouvernement, commission d’enquête parlementaire et mea culpa public à la clé. Tout comme Bernard Kouchner n’aurait jamais dû politiquement survivre aux révélations du journaliste Pierre Péan sur ses accointances coupables avec des dictateurs africains …
Tout comme le secrétaire d’Etat Christian Blanc aurait dû partir en fumée après les révélations du «Canard Enchaîné» sur ses 12.000 euros de cigares achetés aux frais de la princesse… Tout comme Alain Joyandet n’aurait pas dû rester une seconde de plus au gouvernement après l’histoire de son aller-retour express à Haïti en avion privé à 116.000 euros, et encore plus après les révélations sur ses affaires immobilières à Saint-Tropez…


zoom

Mais non, ils sont toujours là, insubmersibles, indéboulonnables, inébranlables. Mieux, et on le voit encore dans l’affaire Woerth, le président de la République et le Premier ministre, et avec eux tous les mainates de l’UMP, se sont empressés de jouer les témoins de moralité d’un ministre en plein conflit d’intérêts. Qu’on se le dise : en France, le conflit d’intérêts n’existe plus. Tout est possible. Surtout, ne vous gênez pas…

L’opinion publique n’encaisse pas ces comportements indécents d’un pouvoir qui a perdu toute légitimité morale ? Qu’à cela ne tienne : parlons d’autre chose. Le football, au hasard. (...)

Pendant ce temps, dans notre beau et grand pays démocratique, Eric Woerth peut, sans crainte, continuer à s’occuper du dossier des retraites. Nicolas Sarkozy peut, sans crainte, menacer le directeur du «Monde» de lui couper ses subventions s’il ne choisit pas le repreneur qui sied à l’Elysée. Les humoristes Stéphane Guillon et Didier Porte peuvent être limogés sans autre forme de procès par un patron désigné par Nicolas Sarkozy… Jusqu’au moment où viendra l’heure des comptes, cette fameuse «nuit du 4 août» qui fait si peur à Jean-François Copé. (...)

Laurent Neumann
www.marianne2.fr/Woerth,-Bettencourt,-Guillon-Un-parfum-de-republique-bananiere_a194422.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 25 Juin - 22:22



Le parquet renvoie la balle au fisc

Le parquet de Nanterre a déclaré avoir alerté le fisc dès janvier 2009 sur de possibles fraudes de la principale actionnaire de L'Oréal Liliane Bettencourt, rejetant la responsabilité sur le gouvernement.

Le ministre du Budget de l'époque était l'actuel ministre du Travail, Eric Woerth, qui est actuellement au centre d'une tourmente politico-judiciaire pour les liens qu'il aurait entretenus avec l'entourage de la femme la plus riche de France.

L'hebdomadaire Marianne avance dans son édition datée du 26 juin que le parquet avait entre les mains depuis 2008 tous les éléments sur des faits s'apparentant à une présomption de fraude fiscale et qu'il avait "omis d'alerter le fisc".

Dans un communiqué, le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, dément formellement, précisant avoir alerté l'administration fiscale en janvier 2009.

"A compter de ce jour, l'intégralité des éléments de la procédure et des scellés confectionnés dans ce cadre était à la disposition de l'administration des impôts", écrit-il. [...]

Mais la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a répondu que la justice ne pouvait s'autosaisir et qu'il appartenait à l'administration fiscale de dénoncer les faits.

Le ministre du Travail, Eric Woerth, a été ministre du Budget de mai 2007 à mars 2010. [...]

Marianne affirme que le parquet était au courant des éventuelles fraudes depuis mars 2008 en raison des pièces figurant dans la plainte de Françoise Bettencourt-Meyers, fille de la milliardaire, contre François-Marie Banier.

L'ÎLE D'ARROS PAS DÉCLARÉE ?

Parmi ces pièces, figure une lettre du photographe à Liliane Bettencourt, datée de mai 2005. Celle-ci fait référence à l'île d'Arros, aux Seychelles, que la milliardaire posséderait sans l'avoir déclarée au fisc.

Selon l'hebdomadaire, qui publie un extrait de la déclaration d'impôt sur la fortune de la milliardaire, cette île n'est pas mentionnée dans le document. [...]

Françoise Bettencourt-Meyers poursuit François-Marie Banier pour "abus de faiblesse", lui reprochant d'avoir obtenu de sa mère, âgée de 87 ans, des dons de près d'un milliard d'euros.

Le procès doit théoriquement s'ouvrir le 1er juillet à Nanterre mais un report pourrait être demandé en raison du climat provoqué par les polémiques entre les parties.

Gérard Bon
http://fr.news.yahoo.com/4/20100625/tts-france-bettencourt-parquet-ca02f96.html

La justice avait alerté le fisc dès 2009

'L'administration fiscale avait été prévenue le 9 janvier 2009 du fait que ce dossier était susceptible de mettre en évidence des éléments de fraude fiscale', a dit Philippe Courroye en précisant que cette démarche avait été réalisée 'conformément à l'article L 101' du livre des procédures fiscales. 'L'administration a eu connaissance de l'ensemble des pièces du dossier. Rien n'a été occulté', a précisé le procureur, en ajoutant que le parquet ne pouvait décider seul de se saisir d'un fait de fraude fiscale.

Cette annonce de Philippe Courroye complique encore en peu plus la défense d'Eric Woerth (...)

www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/25/affaire-bettencourt-la-justice-avait-alerte-le-fisc-des-2009_1378980_3224.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Sam 26 Juin - 11:36


© REUTERS

Woerth devrait démissionner

Cela ne fait plus gère de doute. Eric Woerth devrait démissionner. Car il devient de plus en plus clair que l’ex-ministre du Budget, homme aux multiples casquettes, a couvert de gros fraudeurs du fisc et a même décoré de la légion d’honneur leur patron, comme par hasard employeur, à sa demande, de sa propre épouse. Cette impunité et cette rosette étant sans doute destinées à remercier tout ce beau monde des dons qu’il a généreusement consentis au parti — l’UMP — dont Monsieur Eric Woerth était justement le trésorier.
Dans ces conditions, peut-on rester celui qui est chargé de faire passer auprès des salariés une réforme qui exige d’eux des sacrifices ?
Impossible. Et c’est d’ailleurs François Fillon qui a hier repris le dossier en main. (...)

Jean-François Kahn
www.marianne2.fr/Sondage-quelle-initiative-sarkozyste-a-t-elle-debouche-sur-un-resultat-positif_a194447.html


Pearltree

Il faut sauver le soldat Woerth
www.pearltrees.com/#/N-u=1_4540&N-f=1_1044451&N-s=1_1044451&N-p=6882184&N-play=0

A Chantilly sa relève semble assurée pale
http://lecantilien.blogencommun.fr/2008-03-chantilly-woerth-en-terrain-conquis/
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