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 Le scandale Woerth

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 12 Juil - 20:44


CC James Cridland / Flickr

Le banquier de Bettencourt est un avocat genevois

La fortune personnelle de l’héritière de L’Oréal était gérée par un avocat d’affaires de Genève. C’est avec lui que traitaient le gérant de fortune de Liliane Bettencourt et sa subordonnée, Florence Woerth.

Me M., l’avocat écran
Me M. [...] est un avocat d’affaires genevois de grande expérience. Via son cabinet d’avocats, qui a pignon sur rue, tout près du Grand Théâtre, il siège actuellement dans 24 conseils d’administration, trois conseils de fondation et est habilité à signer dans 27 sociétés anonymes ou Sàrl.
La piste genevoise entourant la fortune de la première fortune de France – entre 16 et 20 milliards d’euros – se voit chaque jour renforcée. «La Suisse, affirme ainsi à L’Illustré Me Antoine Gillot, l’avocat parisien du majordome «espion», est un élément important dans toute l’affaire Bettencourt. C’est là qu’a été mis en place un montage complexe qui permet de faire écran.»

Un avocat d’affaires transformé en banquier, qu’est-ce à dire ?
On se retrouve là au cœur de ce qui constitue la place financière genevoise. «Il existe quelques avocats à Genève dont la principale, voire l’unique activité est d’ouvrir des comptes bancaires pour des tiers, au nom de fondations, de trusts ou de sociétés anonymes, et qui en détiennent la signature, nous explique un familier du dossier. Un seul de ces avocats peut ainsi avoir la signature pour des milliers et des milliers de comptes. Ils sont une sorte d’écran entre la banque et l’ayant droit économique du compte.»
La fonction – tout à fait légale aux yeux de la loi helvétique – de ces hommes de loi est également de fonctionner comme un family office, c’est-à-dire qu’«outre la gestion des actifs d’une personnalité très fortunée ou d’une famille tout entière, ils envoient des fonds que leur demandent leurs clients, paient l’achat d’un immobilier, paient l’écolage d’une école privée ou louent pour eux un yacht», continue notre interlocuteur.

«Les patrons de L’Oréal sont tous en Suisse !»
C’est donc tout naturellement à Me M. que Florence Woerth, gérante de la fortune de Liliane Bettencourt depuis 2007, avait affaire. Son supérieur au sein de la société financière Clymène, Patrice de Maistre, affirme lui aussi dans les fameux enregistrements qu’il «voit régulièrement» l’avocat d’affaires genevois. La ligne Paris-Genève fonctionne visiblement à merveille… (...)
www.tdg.ch/actu/monde/banquier-bettencourt-avocat-genevois-2010-07-08

Préliminaires dans l’enquête Bettencourt

Enquêtes préliminaires tous azimuts. La justice est en marche, disent certains, tandis que d’autres affirment qu’il ne s’agit que poudre aux yeux, le procureur n’étant pas un magistrat indépendant. Mais c’est quoi, «une préli» ?
http://moreas.blog.lemonde.fr/2010/07/10/preliminaires-dans-l%E2%80%99enquete-bettencourt/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 12 Juil - 23:59



Sarkozy parle d'argent alors qu'il s'agit de démocratie

Eric Woerth est «lavé de tout soupçon», a voulu décréter le président de la République lundi soir sur France 2. On aimerait qu'il ait raison. Mais si son ministre doit évidemment bénéficier de la présomption d'innocence, rien, dans les événements récents, ne permet de clore de façon aussi péremptoire l'affaire née il y a trois semaines.

Eric Woerth, d'abord, a été pris dans un conflit d'intérêts manifeste : trésorier de l'UMP, ministre du Budget, époux de la gestionnaire de fortune d'une donatrice. En quoi est-il «blanchi» de ce conflit, que reconnait lui-même le Président : ne «conseille» -t-il pas à celui qui n'est même plus ministre du Budget, mais seulement ministre du Travail, de renoncer à ses fonctions de trésorier du parti ? [...]

Une enquête sur ces accusations précises est nécessaire

Eric Woerth, ensuite, a été accusé par Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt, d'avoir pris livraison, pour la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007, d'une enveloppe de 150 000 euros en liquide. Une accusation lourde, portée par une personne que ses fonctions rendent crédible. La comptable maintient encore aujourd'hui cette affirmation, malgré les pressions énormes qui pèsent sur elle.

Avant de déclarer Eric Woerth «lavé de tout soupçon», une enquête sur ces accusations précises est nécessaire, et elle doit aller à son terme. En attendant, le fait que la presse, les parlementaires et la justice s'intéressent à ces «enveloppes de kraft demi-format» n'a rien d'illégitime.

«Arrêtons de tourner autour de cette question malsaine», propose Nicolas Sarkozy, avec une grimace, à propos de «l'argent» et de la «détestation» qu'il soulèverait selon lui. Etonnante et révélatrice digression sur «l'argent» qui, depuis l'épisode Fouquet's-yacht, colore singulièrement, qu'il le veuille ou non, son quinquennat… On ne voit pourtant pas trop ce qui permet au Président de considérer qu'une «détestation de l'argent» nourrit la polémique actuelle.

Depuis trois semaines, ce n'est pas «l'argent» qui soulève l'intérêt ou l'indignation (de la presse, des élus ou de l'opinion), c'est la collusion entre l'argent et la politique, c'est l'absence de transparence qui entoure cette relation, pour le coup «malsaine». Et ce qui est en jeu, au final, loin de ces fantasmes sur une prétendue fascination pour l'argent, c'est la santé de la démocratie.
www.rue89.com/2010/07/12/sarkozy-parle-dargent-alors-quil-sagit-de-democratie-158485

Sarkozy à l'Elysée comme si vous y étiez
Relevé d'âneries
www.marianne2.fr/Sarkozy-a-l-Elysee-comme-si-vous-y-etiez_a195324.html

Affaire Woerth : un député finalement pas si "stupide"
Manque de chance pour le gouvernement, le député socialiste Christian Eckert a de la mémoire.

Le 9 décembre 2009, l'élu pose une question à Eric Woerth : "Monsieur le ministre des comptes publics, vous êtes censé combattre la fraude et l'évasion fiscale. Est-ce compatible avec votre fonction d'animateur du club des financeurs de l'UMP ? N'y a-t-il pas, sinon conflit d'intérêts, du moins confusion des genres ?"

Eric Woerth y répond de manière ironique : "Vous savez, les membres du gouvernement sont des responsables politiques (...) nous exerçons donc des responsabilités dans les partis politiques. C'est un scoop, je suis heureux de vous le donner. (...) Je ne sais pas ce que vous essayez de démontrer à travers votre question stupide, mais j'aurais du mal à y répondre autrement que cela."

Christian Eckert a de la mémoire, donc. Et mardi 6 juillet, il s'est rappelé au bon souvenir d'Eric Woerth lors de la séance de questions aux gouvernement. La vidéo est ici (à partir de la 44e minute).
www.lexpress.fr/actualite/politique/affaire-woerth-un-depute-finalement-pas-si-stupide_905906.html
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Orwelle



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MessageSujet: Un article de 6 pages !   Mar 13 Juil - 3:30



Pour Eric Woerth, ça passe et ça cash

«Ce que je reproche à M. Woerth c’est une mauvaise foi évidente, une forme de malhonnêteté intellectuelle et de cracher dans une soupe dans laquelle il a été ravi de tremper ses lèvres.» Pierre Condamin-Gerbier
En Suisse, rares sont les membres de l’UMP à défendre Eric Woerth. Un homme qui, en 2007, avait récolté auprès des mêmes un demi-million de francs suisses pour la campagne du candidat Sarkozy. [...]

Un panier de crabes. En Suisse, l’affaire délie les langues, entre autres, au sein de la communauté française lémanique, proche de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). «C’est normal que certains s’en prennent à Eric Woerth. Ils croyaient s’acheter une protection avec lui, mais le ministre s’en est pris à eux quand il s’est agi de taper sur les exilés fiscaux», explique ce cadre français résidant dans la région zurichoise et membre actif de l’UMP Suisse.

Pour comprendre la rancœur qui anime une partie des adhérents au parti du président Nicolas Sarkozy, il faut revenir quelques années en arrière. En 2006, la délégation helvétique de l’UMP est moribonde. Elle ne compte qu’une vingtaine de membres.

C’est dans ce champ de ruines que débarque Pierre Condamin-Gerbier. Agé de 36 ans, le Stéphanois a fait carrière dans de grandes enseignes du milieu bancaire. A Paris, à Londres, à Guernesey et désormais à Genève. Elu à la tête du chapitre helvétique de l’UMP, le banquier parvient avec son équipe à faire adhérer près de 500 personnes – qui paient leurs cotisations en direct au siège de l’UMP à Paris – et autant de sympathisants.

Tout cela, en deux ans chrono. Après la fin de son mandat, à la fin de 2008, il rend son tablier. Raison ? «Par manque de temps, mais aussi avec beaucoup de regrets et de dégoût face au panier de crabes que représente une certaine frange de la communauté française à Genève», tranche-t-il sèchement. Des mots amers qui reflètent son engagement politique et matériel lors de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Des voix à conquérir. Tout avait pourtant bien commencé. Quelques mois à peine après avoir repris la présidence de l’UMP, Pierre Condamin-Gerbier et les siens réussissent un coup. Porte-parole de l’UMP et proche de Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse se rend à Genève. Aujourd’hui, comme la presse française l’a révélé, l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a touché un chèque de 7500 euros de la part de Liliane Bettencourt. C’était dans le cadre de sa campagne des élections régionales en Ilede-France où elle devait subir une cuisante défaite.

Le 26 octobre 2006, quand Valérie Pécresse vient à Genève, c’est une autre campagne qui a lieu. Nicolas Sarkozy veut l’Elysée et toutes les voix comptent, y compris celles des 100 000 exilés français en Suisse inscrits dans les consulats. Ainsi se déroule une opération séduction en présence de personnalités suisses d’importance comme le président des radicaux-libéraux, Fulvio Pelli. De quoi galvaniser les troupes de l’UMP en Suisse. D’autant qu’une rumeur enfle : Nicolas Sarkozy pourrait venir à Genève, un rêve que caresse Pierre Condamin-Gerbier.

Les conseillers en communication du futur président de la République voient la chose autrement. Le candidat de l’UMP au pays des banques qui hébergent l’argent des évadés fiscaux de France ? Impensable répond-on au siège parisien du parti. Reste un problème : comment récupérer l’argent qui attend en Suisse pour financer la campagne de l’ancien maire de Neuilly ? En envoyant des proches. Tel sera le rôle d’Eric Woerth et Patrick Devedjian. Des sourires, des mots et des chèques.

La cagnotte suisse. Ce vendredi 23 mars 2007, c’est en jet privé qu’Eric Woerth et Patrick Devedjian atterrissent à 19 heures sur l’aéroport de Cointrin. L’avion, selon nos informations, un Falcon 10, accueille à son bord les épouses des convoyeurs de fonds de l’UMP, Florence Woerth et Sophie Vanbremeersch.(...)

Philippe Le Bé
le 07.07.2010
www.hebdo.ch/pour_eric_woerth_ca_passe_et_ca_cash_page2_47785_.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 13 Juil - 16:00



Maistre-Woerth : le document qui dérange

C’est au moins dès 2006 que le couple Bettencourt a voulu financer l’UMP et Nicolas Sarkozy. Rien que cette année là les dons atteindraient 30.000 euros.

Ce "mémo strictement personnel et confidentiel" a été adressé à André Bettencourt par Patrice de Maistre -le gestionnaire de fortune de la milliardaire- le 29 septembre 2006. Son "objet" ? "Financement UMP, NS". Les dernières initiales désignant, de toute évidence, Nicolas Sarkozy. "Nous avons convenu, avec Monsieur Woerth, écrit Patrice de Maistre dans ce courrier, que vous pourriez faire déposer ces quatre chèques à son attention, à l’UMP 55 rue de la Boétie Paris 8eme".

Quatre chèques ? "Pour la campagne présidentielle, explique Maistre, chaque personne peut donner jusqu’à 4.500 euros [en réalité 4.600 euros, plafond prévu par la loi pour un candidat]. Nicolas Sarkozy n’étant pas encore candidat déclaré, cette contribution n’est pas à l’ordre du jour. Votre épouse et vous-même pouvez donc faire chacun un chèque de 7.500 euros [plafond prévu pour un parti], à (…) l’Association Nationale de financement de l’UMP (ANFUMP) et à l’association de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy". Selon le conseiller, Liliane et André ont donc la possibilité de signer en toute légalité deux chèques chacun, pour Nicolas Sarkozy et pour le parti qui doit l’amener jusqu’à l’Elysée. Au total, c’est donc 30.000 euros que le couple aurait versé dès 2006 (plus 7.500 euros "utilisé par Monsieur Renaud Donnedieu de Vabres" précise le mémo). Ce document soulève trois questions.

1/ Quel est le montant exact des dons faits par les Bettencourt au parti de Nicolas Sarkozy, ces dernières années ? "Je n’ai pas à le dire" s’est offusqué Eric Woerth le 27 juin dernier sur RTL. "Madame Bettencourt a beau être milliardaire, elle ne peut donner plus de 7.500 euros par an à un parti politique. Voilà de quoi on parle !" avait-il assuré au JDD une semaine plus tôt.

2/ La loi a-t-elle été respectée ? Sans parler des accusations de financements illégaux portées par l’ex-comptable Claire Thibout, les chèques suggérés par Maistre pourraient illustrer un constat déjà fait par la Commission nationale des comptes de campagne et de financement politique dans son rapport de 2006. La "création de partis satellites" dit la Cnccfp "a pour conséquence de faciliter le détournement de la loi". Le Nouvel Observateur avait déjà révélé que Liliane Bettencourt avait signé trois chèques pour les régionales de 2010 : un pour Valérie Pécresse (qui se présentait à l’élection), un pour l’Association de financement de UMP, et un dernier pour le micro parti de l’ex ministre du budget, l’"Association de soutien à Eric Woerth", qui lui n’était pas candidat.

3/ Quelles relations entretiennent Eric Woerth et Patrice de Maistre ? Le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt disait ne pas avoir eu de relation "en tête à tête" avec le trésorier de l’UMP avant 2007. Il a également expliqué aux policiers qu’il ne s’était "jamais occupé d’hommes politiques" et de financement de parti avant les régionales de 2010. Le mémo semble prouver le contraire.
(...)

Marie-France Etchegoin
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100713.OBS7079/info-obs-maistre-woerth-le-document-qui-derange.html
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BA



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 13 Juil - 17:18



Patrice de Maistre a reçu cinq millions de Liliane Bettencourt
Le gestionnaire de la plus grande fortune de France a lui aussi bénéficié de ses largesses - après impôt
.

Patrice de Maistre n'est pas seulement le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt. Il compte aussi au nombre des bénéficiaires des largesses de la femme la plus riche de France. En 2008, celle-ci lui a offert, sous la forme d'un don manuel devant notaire, la somme de 5 millions d'euros, sur laquelle elle s'est elle-même acquittée d'un impôt évalué à environ 3 millions.

Cette découverte, effectuée par les enquêteurs qui ont perquisitionné, vendredi 9 juillet, les sociétés Thétys et Clymène, de même que le domicile de Patrice de Maistre, éclaire d'un nouveau jour les relations entre ce dernier et sa cliente.

Agé de 61 ans, M. de Maistre, descendant du philosophe contre-révolutionnaire Joseph de Maistre (1753-1821), est l'une des vedettes involontaires des enregistrements pirates effectués par le majordome de la milliardaire pendant près d'un an, et dont l'authenticité a été confirmée par les expertises techniques. Sur ces bandes, il dispense notamment des conseils à la vieille dame pour échapper au fisc. Il se propose ainsi d'organiser le transfert des sommes déposées sur deux comptes en Suisse vers des destinations plus sûres, Singapour ou l'Uruguay... Il lui réclame, en outre, de l'argent pour l'achat d'un bateau - il en possède déjà un.

Personnalité éminente de l'entourage des Bettencourt, l'ancien vice-président du cabinet d'audit Deloitte & Touche a succédé à d'autres gestionnaires de fortune en 2006. Dans la bataille acharnée qui opposait les employés et les proches de l'héritière de L'Oréal, il n'a jamais été un ennemi du photographe François-Marie Banier, à la différence de la comptable Claire Thibout, dont il a fini par obtenir le renvoi. Le 8 juillet, lors de la confrontation entre ces deux personnages clefs de l'affaire, l'ex-comptable a confirmé ses accusations, mais Patrice de Maistre les a toutes démenties.
www.lexpress.fr/actualite/liliane-bettencourt-a-donne-cinq-millions-a-patrice-de-maistre_906068.html

Patrice de Maistre, le financier au cœur des soupçons
www.leparisien.fr/faits-divers/patrice-de-maistre-le-financier-au-coeur-des-soupcons-07-07-2010-991902.php
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 13 Juil - 23:06



Quand Woerth bradait le domaine pour faire plaisir aux copains

Quelques jours avant son transfert au ministère du Travail en mars 2010, le ministre du Budget organisait la vente de l’hippodrome de Compiègne à des amis d’amis, au prix d’une acrobatie juridique.

Dans la semaine précédant le remaniement, l’encore ministre du Budget s’est assuré de la cession d’une parcelle sur laquelle est installé l’hippodrome de Compiègne, situé dans son cher département de l’Oise. Contre un chèque de 2,5 millions d’euros, France Domaine a reçu l’ordre de céder la soixantaine d’hectares à la Société des courses de Compiègne (SCC), l’association qui en était jusqu’à présent simple concessionnaire.

Or, cette transaction, même à l’heure où tout est bon pour renflouer les comptes publics, est tout sauf anodine. Elle a mis en émoi, à Compiègne et ailleurs, les spécialistes du droit forestier qui se demandent pourquoi Eric Woerth, par ailleurs maire de Chantilly et dont l’épouse possède une écurie de courses, a ainsi précipité une cession juridiquement hasardeuse. «Qu’un ministre intervienne personnellement dans une cession, je ne l’avais jamais vu, s’étonne un fonctionnaire de l’ONF. Il fallait que les choses soient tordues pour justifier une telle implication !». [...]


La Société des courses de Compiègne (SCC), qui a obtenu la cession de gré à gré, est présidée par Antoine Gilibert*, bien connu dans l’Oise. Cet homme d’affaires est un supporter notoire du sénateur-maire Philippe Marini qui, sans être un ami de Woerth, est tout de même un membre éminent de l’UMP. Egalement propriétaire de chevaux, le même Gilibert participe aux commissions de l’organisateur des courses France galop —un point commun avec Florence Woerth, qui y siégeait également de 2004 à 2007. [...]

Désormais propriétaire, la Société des courses de Compiègne n’aura plus de comptes à rendre à personne pour transformer l’hippodrome. Jusqu’à présent, ses dirigeants devaient obtenir l’accord de l’ONF avant de réaliser le moindre aménagement. Désormais, plus rien ne s’oppose à la construction, envisagée, d’un restaurant panoramique. «On s’engage plus volontiers, quand on construit chez soi, plutôt que chez les autres», déclarait Antoine Gilibert à Paris Turf, peu après la vente. Merci qui ?

Daniel Bernard
www.marianne2.fr/Exclusif-quand-Woerth-bradait-le-domaine-pour-faire-plaisir-aux-copains_a195332.html
www.pro-galop.com/fr/organigramme.html


Vente à perte, sans enchères, ni appel d'offres
Cette parcelle de 57 hectares, comprenant un hippodrome et un golf, a été cédée de gré à gré 2,5 millions d'euros à une société de course mais elle en vaudrait dix fois plus, selon Le Canard Enchaîné et Marianne.
La vente s'est faite sans enchères, ni appel d'offres, alors que les sociétés de courses ne peuvent bénéficier d'un tel privilège selon une décision du Conseil d'Etat de 1979.
http://fr.news.yahoo.com/4/20100713/tts-france-woerth-compiegne-ca02f96.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 14 Juil - 18:39



Florence Woerth aurait postulé auprès de deux banques suisses

L'affaire Woerth continue à remuer le paysage médiatique francophone. Selon Libération du jour, l'épouse du ministre du travail, ex-gestionnaire du patrimoine Bettencourt, a fait appel à deux filiales françaises du Crédit Suisse et d'une autre banque helvétique, afin de leur proposer ses services. A cette époque, Florence Woerth désirait quitter son poste auprès de la plus grosse fortune de France.

Un conflit d'intérêts particulièrement marqué. En 2009, Eric Woerth, alors ministre du budget, bataillait ferme contre l'évasion fiscale, et les relations entre la France et la Suisse en la matière étaient tout à fait sensibles.

Florence Woerthst, ancienne directrice des investissements de Clymène, holding financière de Liliane Bettencourt, est entrée au conseil de surveillance de la maison de luxe Hermès en juin 2010. Son mari a annoncé lui-même sa démission le 21 juin.

www.tdg.ch/geneve/actu/florence-woerth-candidate-banques-suisses-2010-07-14
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 14 Juil - 19:50


AFP/PATRICK KOVARIK

Wauquiez et ses soutiens financiers de la City

Mais qu'allait donc faire Laurent Wauquiez à Londres le 28 juin dernier ? Alors que l'affaire Bettencourt soulève des questions sur les liens entretenus entre les mondes politique et financier, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, en déplacement officiel dans la capitale britannique, a rencontré au cours d'un dîner la crème des financiers français de la City, dans un club du quartier de Mayfair.

Selon le Point daté du 8 juillet, qui raconte l'épisode, figuraient parmi les convives des gérants de fonds d'investissement et des banquiers influents. "J'aime échanger à intervalles réguliers avec les Français de Londres sur l'Euro, la situation macro-économique de notre pays et les turbulences internationales, explique Laurent Wauquiez. Il faut comprendre comment ces gens-là voient notre situation, il est important que ces deux mondes, le politique et l'économique, se parlent."

Des sous or not des sous ?

Mais, selon le Point, le secrétaire d'Etat n'était pas mû que par le goût de l'échange et un désir de "construction personnelle". Laurent Wauquiez aurait profité de l'occasion pour réclamer aux convives un soutien financier pour son propre mouvement politique, Nouvel Oxygène, basé dans sa ville du Puy-en-Vélay.

Toujours selon Le Point, une partie de ces financiers auraient accepté d'effectuer un don à l'adresse du parti. (...)
www.lexpress.fr/actualite/politique/wauquiez-et-ses-soutiens-financiers-de-la-city_906193.html



Micro-partis, maxi-fric

Les dons effectués par Liliane Bettencourt à l'UMP et à Eric Woerth ont mis en lumière l'existence de ces partis politiques satellites. Leur intérêt est avant tout financier.

[...] En 2008, le micro-parti d'Eric Woerth affichait un excédent de 44 126 euros. Côté recettes, ce mouvement qui n'a cette année-là reçu aucune cotisation d'adhérent a pu compter sur de généreux donateurs qui ont versé 19 650 euros. Il a aussi été épaulé par une confortable contribution venue de l'UMP : 66 250 euros. Heureux hasard, le trésorier de l'UMP s'appelle... Eric Woerth.

Les transferts de ce type se sont multipliés ces dernières années, où le nombre de partis a littéralement explosé. En 1990, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) recensait 28 partis politiques, ils étaient 255 en 2004. "Désormais, rares sont les ministres qui n'ont pas leur propre parti", remarque-t-on à la Commission. De fait, François Fillon a créé France 9, Christian Estrosi a lancé Alliance Méditerranée Alpes, Michèle Alliot-Marie s'appuie sur Le Chêne et Laurent Wauquiez s'affirme avec Nouvel Oxygène. Sans parler de Jean-François Copé (generationfrance.fr), Jean-Pierre Raffarin (Dialogue et initiative) ou Patrick Balkany (Rassemblement pour Levallois).

La raison d'une telle floraison ? La démultiplication des ressources ! Si les dons à un parti politique en échange d'un avantage fiscal sont limités à 7 500 euros par an, rien n'empêche d'effectuer un don de ce montant à plusieurs partis politiques. Libre ensuite à ces derniers de reverser tout ou partie de cet argent à un autre mouvement.

Les yeux rivés sur 2012

"La liberté de création des partis politiques a pour conséquence de faciliter le détournement de la loi en favorisant la création de partis 'satellites' : une même personne physique peut ainsi financer plusieurs partis, en versant à chacun le montant plafond des dons autorisés, les partis bénéficiaires reversant ensuite l'argent récolté au 'parti central'", notait ainsi la CNCCFP dans son rapport 2005-2006.

Au PS, l'interdiction de l'appartenance à un autre parti limite cet éparpillement, à l'exception notable de Ségolène Royal dotée de son Désirs d'avenir, qui n'est toutefois plus un parti politique depuis 2008. [...]

"L'affaire Woerth laisse apparaître un vaste système de financement de la vie politique qui consiste à étaler les levées de fonds très en amont et à mettre en place des structures qui reversent ensuite à l'UMP" (...)
www.lexpress.fr/actualite/politique/micro-partis-maxi-fric_903396.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 14 Juil - 21:04


Nicolas Sarkozy a aussi son parti de poche, financé par Liliane Bettencourt

Présidée par Christian Estrosi, avec Brice Hortefeux comme trésorier, l'«Association de soutien à l'action de Nicolas Sarkozy», basée à Neuilly, a été financée par les Bettencourt. Petit parti de poche destiné au Président – Eric Woerth en a également créé un –, cette formation a collecté plus de 400.000 euros en 2006 et 2007. Nous publions les comptes de cette structure qui permet de contourner la loi sur le financement de la vie politique.
www.mediapart.fr/journal/france/130710/nicolas-sarkozy-aussi-son-parti-de-poche-finance-par-liliane-bettencourt



Mediapart mouille encore Sarkozy

A la suite des révélations du Nouvel Obs dans le volet fiscal de l'affaire Bettencourt-Woerth, Mediapart a publié mercredi des documents officiels qui détaillent le fonctionnement de "l'Association de soutien à l'action de Nicolas Sarkozy". Selon le site, les dons à ce micro-parti financent directement l'UMP. Ce qui constituerait un "détournement" de la loi sur les financements des formations politiques.

Mardi, le Nouvel Obs lançait un pavé dans la mare de plus en plus saumâtre de l'affaire Bettencourt-Woerth, révélant que Patrice de Maistre avait rencontré en 2006 Eric Woerth, alors trésorier de l'UMP. Ce dernier aurait expliqué au gestionnaire de fortune que Liliane Bettencourt pouvait contourner la loi qui plafonne ses dons à l'UMP à 7.500 euros par an. Au détour de son article, le Nouvel Obs évoque une "Association de soutien à l'action de Nicolas Sarkozy", construite sur le même modèle que celle qui "soutient" Eric Woerth. Mediapart en détaille le fonctionnement sur son site mercredi.

Cette structure, considérée légalement comme une association politique, a pour président Christian Estrosi. Maire de Nice, ce fidèle soutien du président a hérité, au lendemain du scrutin régional, du portefeuille de l'Industrie au gouvernement. Par ailleurs, le trésorier de "l'Association de soutien" est Brice Hortefeux, actuel ministre de l'Intérieur. Enfin, son mandataire financier était, au moins jusqu'en 2008, Didier Banquy, actuel directeur de cabinet du ministre du Budget, François Baroin.

Passe-passe associatif

L'association est domiciliée à Neuilly-sur-Seine, ancien fief électoral du président. A la lecture des documents publiés par la presse, la structure a recueilli environ 272.000 euros de dons en 2006 et 134.716 euros en 2007. Selon Mediapart, ces fonds étaient directement transférés dans les caisses de l'UMP, alors en campagne présidentielle. "La multiplication de ces petites trésoreries 'satellites', chargées de reverser une partie de leur collecte à la 'maison mère', autorise les donateurs à dépenser, en toute légalité, bien plus que 7.500 euros par an. Pour le couple Bettencourt, la somme globale a ainsi atteint 30.000 euros minimum en 2006, au seul profit de l'UMP", calcule le site.

Dans son rapport de 2007, année de l'élection présidentielle, la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP), chargée de faire respecter la loi sur les financements politiques, avait qualifié une telle manœuvre de "détournement" de la loi. L'organe de contrôle avait toutefois validé les comptes de "l'Association de soutien à l'action de Nicolas Sarkozy", même si elle avait observé une erreur comptable : 250.000 euros qui devaient être reversés à la campagne du candidat UMP ont en fait été donnés au parti lui-même. Autrement dit, les dons destinés à la "personne" de Nicolas Sarkozy sont tombés dans les caisses de son parti.

G.V.
www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Mediapart-mouille-encore-Sarkozy-207420/
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 15 Juil - 1:01

Liliane Bettencourt vient de déclarer :

« Il est absurde de penser que des hommes politiques aient pu recevoir des enveloppes à notre table », se serait exclamé l'héritière de L'Oréal lors d'un récent entretien avec son conseil, avant d'ajouter : « Si cela avait été le cas, jamais la secrétaire comptable Claire Thibout n'en aurait été informée. »

Selon Maître Kiejman, Liliane Bettencourt aurait même ironisé : « Remettre des enveloppes à table serait vraiment une entorse à la bonne éducation…»

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/07/14/01016-20100714ARTFIG00426-liliane-bettencourt-ordonne-un-audit-de-ses-societes.php

Mais Claire Thibout n'a jamais dit que les enveloppes étaient données à des hommes politiques à la table des Bettencourt, pendant le repas.

Claire Thibout , l'ex-comptable des Bettencourt de mai 1995 à novembre 2008, raconte que des hommes politiques recevaient de l'argent liquide après le repas, dans l'un des petits salons situés au rez-de-chaussée.

Par exemple, Claire Thibout raconte :

« Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe, ça se passait dans l’un des petits salons situés au rez-de-chaussée, près de la salle à manger. Ca se passait généralement après le repas, tout le monde le savait dans la maison. Comme M. et Mme Bettencourt souffraient tous les deux de surdité, ils parlaient très forts et de l’autre côté de la porte, on entendait souvent des choses que l’on n’aurait pas dû entendre. Encore une fois, tout le monde savait dans la maison que Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l’argent. C’était un habitué. Le jour où il venait, lui comme les autres d’ailleurs, on me demandait juste avant le repas d’apporter une enveloppe kraft demi-format, avec laquelle il repartait. Je ne suis pas stupide quand même, inutile de me faire un dessin pour comprendre ce qu’il se passait... ».

http://www.mediapart.fr/journal/france/060710/lex-comptable-des-bettencourt-accuse-des-enveloppes-dargent-woerth-et-sarkozy#comment-571471
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 15 Juil - 7:09



Lancôme / Bruni : un autre conflit d'intérêt ? (Daily Mail)

"L'association caritative de Carla dans une histoire d'argent" titre à la Une le quotidien britannique Daily Mail. Celui-ci affirme page 10 que l'une des associations de Carla Bruni "aurait reçu d'importantes donations en argent de la femme la plus riche de France".

"L'association de Carla mêlée à la tourmente de l'argent de l'Oreal". Daily Mail évoque un partenariat, rendu public en septembre par Carla Bruni, avec Lancôme, une marque du groupe l'Oréal, qui aurait donné plus de 500 000 euros. "Bien qu'il n'y ait rien d'illégal dans l'accord entre Lancôme et madame Bruni, cela représenterait un réel conflit d'intérêt, si madame Bettencourt, était considérée comme bénéficiaire de ses liens avec le gouvernement de Mr Sarkozy."
www.arretsurimages.net/vite.php?id=8660


Ce n'est pas la première fois que la presse anglaise se penche sur la Fondation de l'épouse du chef de l'Etat.
En avril, le Telegraph signalait que les dons de John Paulson «pourraient embarrasser Nicolas Sarkozy.»

John Paulson n'est rien d'autre qu'un des principaux gérants de fonds d'investissements américains, qui a réalisé des centaines de millions de dollars de gains en spéculant lors de la crise des subprimes. Là encore, rien d'illégal, notait le journal britannique, mais de quoi «potentiellement embarrasser le président Sarkozy, qui se dit en croisade pour moraliser le capitalisme».
lesnouvellesnews.fr

John Paulson's donations to Carla Bruni could embarrass Nicolas Sarkozy
It transpires that Mr Paulson and his wife, Jenny, pledged to donate €500,000 (£435,000) to Mrs Bruni-Sarkozy's foundation "every year for three years".
telegraph.co.uk

Goldman Sachs est accusé d'avoir trompé ses clients
au bénéfice du fonds d'investissement Paulson & Co, fondé par John Paulson
.

zonebourse.com

Goldman Sachs fournisseur de gaz pour la France
Par arrêté du 19 janvier 2010, signé par Borloo, la société Goldman Sachs International (GSI), dont le siège social est situé Peterborough Court, 133 Fleet Street, EC4A 2BB, Londres (Royaume-Uni), est autorisée à exercer l’activité de fourniture de gaz sur le territoire français pour approvisionner la catégorie de clients suivante : les fournisseurs de gaz naturel.
www.energie2007.fr/actualites/fiche/2368

Goldman Sachs, banque fossoyeur de la Grèce,
tout d'abord en l'aidant à masquer ses pertes et ensuite en pariant contre elle sur les marchés financiers, n'est pas sur le banc des accusés.
Le justicier Sarkozy ne réclame pas à Goldman Sachs de payer pour la Grèce.
Peut-être parce que l'"ami banquier italien" qui lui a offert ses vacances à Wolfeboro en 2007 est Robert Agostinelli, longtemps collaborateur de Goldman Sachs, dont il a fondé la branche M&A à Londres.
Robert Agostinelli, invité du Fouquet's en mai 2007, est membre du CFR (Council on Foreign Relations), qui est à l'origine de la Commission Trilatérale, avec le groupe Bilderberg. Groupe Bilderberg devant qui Van Rompuy se présenta avant de prendre ses fonctions à la direction de l'Union européenne. Union européenne dont le traité de Lisbonne a été imposé aux Français par Sarkozy.
Et la boucle est bouclée.
www.voltairenet.org/article158263.html
http://agitare-rem.forumparfait.com/madame-lagarde-combien-pour-la-grece-et-goldman-sachs-vt45.html
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20090727.OBS5559/un-proche-de-sarkozy-oublie-par-la-justice.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 15 Juil - 13:00



Quand Eric Woerth et Patrice de Maistre passaient à table

Il y a comme un parfum d’amitié : des rendez-vous au café, des dîners, parfois une réunion. Les agendas de Patrice de Maistre, le conseiller financier de Liliane Bettencourt, remis la semaine dernière aux enquêteurs, apportent leur lot de précisions sur ses contacts avec l’ami, le ministre, le trésorier Eric Woerth. Et posent de nouvelles questions.

- Le 29 septembre 2006, Patrice de Maistre adresse à André Bettencourt un mémo intitulé « Financement UMP, NS ». Révélé mardi 13 juillet par le Nouvel Observateur, ce document préconise l’envoi par les Bettencourt de 30 000 euros à l’UMP. A charge pour Monsieur et Madame Bettencourt de faire, chacun, un chèque de 7 500 euros à l’Association de financement de l’UMP et à l’Association de soutien à Nicolas Sarkozy. Le don, légal, a été décidé lors d’une «réunion» avec Eric Woerth.

- Les 19 janvier et 7 février 2007, Patrice de Maistre consigne deux rendez-vous avec Eric Woerth, au «café». Dans l’enquête sur le versement présumé de 150 000 euros pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, ces dates pourraient être significatives. L’ancienne comptable de Bettencourt, Claire Thibout, a - selon ses carnets de caisse - remis 140 000 euros à André Bettencourt en janvier 2007.

- Les 12 et 20 septembre, Eric Woerth, devenu ministre du Budget, déjeune avec le conseiller de Bettencourt. Selon l’inspection générale des finances, le ministre est alors «saisi» par Maistre de la situation fiscale de l’un de ses associés. Les 19 septembre et 9 novembre, la «cellule fiscale» du cabinet examine le dossier de ce contribuable, dont le redressement est abandonné.

- Le 12 novembre, Florence Woerth est embauchée chez Clymène, pour 13 000 euros mensuels et 50 000 euros de prime de fin d’année. Patrice de Maistre dira dans les écoutes que c’est «à la demande de son mari», mais tous démentiront.

- Le 23 janvier 2008, Eric Woerth remet la Légion d’honneur à Patrice de Maistre.

- Une semaine plus tard, le 31 janvier 2008, le couple Woerth dîne chez Liliane Bettencourt.

- Le 11 février 2009, Maistre est invité à dîner par les Woerth à Bercy. Hasard de calendrier, ce même jour, le contrôle fiscal visant le photographe François-Marie Banier est engagé. Le ministre en sera informé en mars.

- Le 12 juin 2009, le conseiller de Bettencourt est reçu à l’Elysée pour évoquer le classement de l’affaire Bettencourt. Et le 22 juin, il rencontre la cellule fiscale du ministre pour évoquer un projet de la fondation Bettencourt.

- A l’automne 2009, Maistre, préoccupé par le risque que «le fisc ne tire un fil» à partir des comptes non déclarés en Suisse, multiplie les voyages à Genève.

- Le 4 mars 2010, Maistre fait encore signer à Liliane Bettencourt trois chèques de 7 500 euros pour l’UMP, dont un pour la campagne d’Eric Woerth.

- Le 23 avril 2010, Maistre regrette finalement d’avoir engagé la femme du ministre. «Elle est trop dans les journaux», dit-il.

www.liberation.fr/politiques/0101646934-quand-eric-woerth-et-patrice-de-maistre-passaient-a-table
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 15 Juil - 14:02


La maison familiale de Liliane Bettencourt, à Neuilly-sur-Seine. Photo : AFP

Patrice de Maistre, François-Marie Banier et Fabrice Goguel placés en garde à vue

De source proche de l'enquête, trois personnes ont été placées en garde à vue, jeudi 15 juillet, dans le cadre du dossier Woerth-Bettencourt. Selon les informations du Monde, Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Me Fabrice Goguel, son ancien avocat fiscaliste, et l'artiste François-Marie Banier sont interrogés par la police, depuis ce matin.

La brigade financière est saisie de trois enquêtes préliminaires dans l'affaire Woerth-Bettencourt. Elle se penche sur le soupçon de financement illégal de l'UMP par la famille Bettencourt, sur les manœuvres d'évasion fiscale et l'éventuel conflit d'intérêts entre les fonctions de ministre de budget et de trésorier de l'UMP d'Eric Woerth.

Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, a été chargé, mercredi, par la milliardaire d'un "un audit indépendant" des sociétés gérant sa fortune : Téthys, Clymène ainsi que de la Fondation L'Oréal. Une persquisition aux domiciles de Liliane Bettencourt et de Patrice de Maistre a eu lieu lundi. Le conseiller patrimonial devrait être interrogé sur le contenu des écoutes publiées par Le Point et Mediapart, dans lesquelles il évoque notamment la situation fiscale de Mme Bettencourt.

Le photographe François-Marie Banier est, lui, poursuivi pour "abus de faiblesse" par Françoise Bettencourt-Meyers, la fille de Liliane Bettencourt. Elle l'accuse d'avoir usé de son influence sur sa mère pour obtenir près d'un milliard d'euros de dons.

Carlos Vejarano, gérant de l'île d'Arros (Seychelles), est également en garde à vue, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.
Le Figaro indique que, «à en croire les enregistrements clandestins réalisés de mai 2009 à mai 2010 au domicile de Liliane Bettencourt, cet homme d'affaires aurait à plusieurs reprises formulé d'importantes exigences financières auprès de l'entourage de la milliardaire».
lemonde.fr

La comptabilité de Bettencourt cible des perquisitions
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE66C0NN20100713

www.nordeclair.fr/France-Monde/France/2010/07/12/nef-1250896.shtml
http://20min.fr/a/585219


Eva Joly : "Philippe Courroye est coupable de complicité de destruction de preuves par abstention."

Dans un entretien accordé au Monde, l'ex-juge et députée européenne (Europe Écologie) Eva Joly accuse le magistrat Philippe Courroye, qui a diligenté à Nanterre plusieurs enquêtes liées à l'affaire Woerth-Bettencourt, d'être "un procureur aux ordres".

Elle estime que M. Courroye "opère dans un cadre procédural inadéquat". "Quand il frappe à la porte de Patrice de Maistre, c'est sur le mode : 'acceptez-vous que l'on perquisitionne chez vous ?'. Impossible de surprendre quelqu'un dans ces conditions. Croyez-moi, dans l'affaire Elf, on n'aurait pas trouvé grand-chose ainsi. En tant que procureur, depuis les lois Perben, il lui faut, pour perquisitionner, soit l'assentiment du perquisitionné, soit l'autorisation du juge des libertés et de la détention. On pourrait dire qu'il est coupable de complicité de destruction de preuves par abstention. Le juge d'instruction, lui, est seul maître à bord."

Et elle insiste, à propos de M. Courroye : "Qu'il se réveille, sa place n'est pas à la table des Chirac ! Il est trop orgueilleux et vaniteux désormais, il semble souffrir du même syndrome que Nicolas Sarkozy, celui de la toute-puissance et de l'impunité. D'autant que le procureur Courroye est au cœur d'un conflit d'intérêt…" Selon l'ancienne juge, " les observateurs étrangers sont effarés, ils parlent même d'un Watergate à la française".

www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/15/eva-joly-au-monde-philippe-courroye-souffre-comme-nicolas-sarkozy-du-syndrome-de-la-toute-puissance_1388199_823448.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 15 Juil - 15:09


Montage Le Post

Un autre témoin parle d'argent liquide distribué par Bettencourt

Chantal Trovel, l'ancienne secrétaire particulière d'André Bettencourt, a confirmé que le milliardaire avait pour habitude de distribuer des enveloppes d'argent à des hommes politiques.

La déposition de Chantal Trovel devant la police la semaine dernière conforte celle de Claire Thibout, l'ancienne comptable de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt qui est au centre des soupçons de financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Son contenu général était déjà connu mais Le Monde en publie vendredi les extraits les plus significatifs.

"Je savais que M. et Mme Bettencourt aidaient financièrement des personnes politiques, c'était une évidence que les personnes venaient pour cela", a-t-elle déclaré aux policiers.

"Durant les périodes qui précédaient les élections de tous ordres, des personnes qui ne venaient pas d'habitude à la maison demandaient des rendez-vous auprès de M. Bettencourt", dit-elle.

Elle ajoute qu'elle se chargeait de soumettre les demandes de rendez-vous à André Bettencourt, qui choisissait.

"Lorsqu'il disait oui, il recevait cette personne. Ils s'entretenaient ensemble durant une demi-heure à 45 minutes. Puis la personne repartait. Parfois, il arrivait que M. Bettencourt me dise 'il est venu vraiment pour ce que je pensais'. Mais il restait évasif", raconte Chantal Trovel.

Parmi les visiteurs, Chantal Trovel cite les couples Barre, Lellouche, Woerth, l'ancien garde des sceaux Albin Chalandon, le philosophe Bernard-Henri Lévy, Claude Pompidou et Bernadette Chirac. Chantal Trovel ajoute qu'André Bettencourt avait un coffre dans son bureau avec d'importantes sommes en espèces mais, s'il en manquait, il demandait à Claire Thibout d'en retirer.

Cette dernière a déjà expliqué à la police qu'elle retirait ainsi jusqu'à 50.000 euros par semaine et préparait des "enveloppes kraft demi-format" avant les visites de certains hommes politiques pour y mettre les espèces.

Pascal Bonnefoy, l'ancien majordome des Bettencourt, a également été entendu et, selon sa déposition également citée dans Le Monde, de nombreux hommes politiques étaient invités dans des réceptions chez les Bettencourt.
"Monsieur et Madame étaient très courtisés", dit le majordome à la police

www.lepoint.fr/politique/un-autre-temoin-parle-d-argent-liquide-distribue-par-le-milliardaire-15-07-2010-1214998_20.php
www.lepost.fr/article/2010/07/15/2152688_affaire-bettencourt-deux-autres-ex-employes-parlent-des-enveloppes.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 15 Juil - 20:03



NKM : «Les affaires ? Et so what ?»

Sur RTL, Nathalie Kosciusko-Morizet, faisant référence aux informations de Marianne sur la vente à bas prix de terrains appartenant à l'Etat par Eric Woerth, a estimé que les médias cherchaient désormais n'importe quoi pour faire du rebond autour d'Eric Woerth. Elle ne s'est guère montrée plus diserte sur les travaux de la future commission sur les conflits d'intérêts.
www.marianne2.fr/NKM-Les-affaires-Et-so-what_a195343.html

Affaire Woerth-Bettencourt : le rapport de l’IGF, une blague ?

Marianne a soumis le rapport réalisé par l’Inspection générale des finances à un spécialiste des questions fiscales. Cet expert qui connaît parfaitement les usages de la maison, tant sur la forme que sur le fond, livre une conclusion bien différente de celle de l’Elysée.

[...] L'examen de la situation fiscale personnelle (ESFP) de Mme Bettencourt est une procédure, plutôt légère, «non contraignante», pas du tout adaptée pour rechercher du patrimoine caché ou une minoration du patrimoine. Or, au vu des pièces du dossier pénal, ce sont bien des éléments de patrimoine, telle que l’Ile «oubliée», qui ont du sauté aux yeux des vérificateurs venus le consulter. Si ces éléments du patrimoine sont absents des déclarations ISF, ils sont pourtant présents dans le dossier pénal. Cette contradiction ne pouvait qu’interpeller les contrôleurs. Et aurait dû les conduire à déclencher non pas une ESFP, comme on l’a vu inadaptée, mais un contrôle sur pièces.

Si François Baroin avait demandé à l'IGF un libre examen du dossier, il n’est pas certain qu'elle aurait pu répondre par la négative sur l’opportunité d’ouvrir un contrôle fiscal. (...)
www.marianne2.fr/Affaire-Woerth-Bettencourt-le-rapport-de-l-IGF-une-blague_a195341.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 16 Juil - 4:50



Carlos Vejarano, l'homme qui fait peur à Liliane Bettencourt

La police s'intéresse au gestionnaire de l'île seychelloise de l'héritière de L'Oréal, qui lui aurait versé 2 millions d'euros pour qu'il se taise. [extraits]

Carlos Vejarano est le gestionnaire de l'île privée d'Arros, aux Seychelles. Une île que Liliane Bettencourt aurait cachée au fisc et qu'elle aurait léguée discrètement à François-Marie Banier.

Carlos Vejarano est évoqué régulièrement dans les conversations révélées par Mediapart et par Le Point. «Il devient de plus en plus menaçant», s'inquiète ainsi Fabrice Goguel, en juin 2009

«Ils ne voulaient pas qu'il parle», assure Olivier Metzner, avocat de la fille de Liliane Bettencourt. Selon les enregistrements, Carlos Vejarano réclamait 7 millions d'euros à l'entourage de la milliardaire pour s'acheter un hôtel particulier à Paris. Il se serait finalement contenté de 2 millions d'euros.



Incertitudes autour de l'achat de l'île d'Arros

Carlos Vejarano pourrait révéler un premier secret : les conditions dans lesquelles Liliane Bettencourt et son mari André, mort en 2007, ont acquis l'île d'Arros.

L'île d'Arros aurait été vendue aux Bettencourt en février 1999, affirme Libération. Etrangement, la transaction n'a pas été enregistrée au cadastre seychellois, selon le journal d'opposition Le Nouveau Seychelles Weekly.

Carlos Vejarano a-t-il organisé la vente ? Il a en tout cas pu suivre les transactions de près. Il était déjà le gestionnaire de l'île pour la famille Pahlavi, via la société D'Arros Development.

Aujourd'hui, selon les enregistrements, Liliane Bettencourt verserait 1,6 à 1,7 million d'euros pour l'entretien de son île.

Carlos Vejarano pourrait révéler un autre secret : le nom du véritable propriétaire de l'île d'Arros. Selon les enregistrements, Liliane Bettencourt l'aurait cédée à François-Marie Banier en 2006, par l'intermédiaire d'une fondation au Liechtenstein.

Fin juin, l'avocat de Patrice de Maistre, Pascal Wilhelm, offrait une autre version : la propriétaire de L'Oréal serait simplement locatrice de l'île et ignorerait qui en est le propriétaire !

Cosmétiques, mécanique et philanthropie

Les activités de Carlos Vejarano ne se limitent pas aux îles exotiques. L'homme d'affaires est même un globe-trotter : citoyen espagnol, il est né en janvier 1948 aux Etats-Unis, et il réside officiellement en Suisse, à Saviese.

Carlos Vejarano possède également deux adresses à Paris dans le XVIe arrondissement, selon le greffe du tribunal de commerce :
.un hôtel particulier villa d'Eylau : il appartient à une société civile immobilière gérée par Carlos Vejarano ;
.un bureau au centre d'affaires Paris Etoile, rue de Presbourg.

«On attend toujours ses millions de dollars»
Carlos Vejarano a également investi en Suisse. (...)

François KRUG
www.rue89.com/2010/07/15/carlos-vejarano-lhomme-qui-fait-peur-a-liliane-bettencourt-158816
www.lepoint.fr/societe/document-affaire-bettencourt-les-enregistrements-secrets-05-07-2010-1211175_23.php
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 16 Juil - 6:33

Il est constructible, il vaut plus cher et les conditions de sa vente sont illicites.


L'hippodrome de Compiègne bradé par Woerth

Cette parcelle de 57 hectares, comprenant un hippodrome et un golf, a été cédée de gré à gré 2,5 millions d'euros à une société de course alors qu'elle en vaudrait dix fois plus, selon Le Canard Enchaîné et Marianne.

Alors que Woerth assurait mercredi que le terrain n’était «pas constructible», du côté du ministère du Budget, on indiquait qu’une clause soumet toute nouvelle construction sur le terrain à l’approbation écrite de l’Etat pendant les 50 prochaines années.

Aujourd’hui, seuls des rénovations ou remplacements peuvent être effectués sur les bâtiments existants : un restaurant panoramique est d’ailleurs prévu. Mais si une partie vierge du terrain était un jour ouverte à la construction, le prix d’achat actuel représenterait «un cadeau», selon Jean-Christian Heu-Boidin, ancien président de la Chambre des notaires de l’Oise qui chiffre : «Si une parcelle est éventuellement constructible le prix n’est plus de 1 euro/m2 mais de 150 euros/m2».

«Pas de mise aux enchères, de concurrence ou d’appel d’offres»

La vente s'est faite sans enchères, ni appel d'offres alors que les sociétés de courses ne peuvent bénéficier d'un tel privilège selon une décision du Conseil d'Etat de 1979, avance le Canard enchaîné.

De plus, un décret de 2004 dispose que la cession d’un bien par l’Etat «doit être précédée, en principe, d’une procédure de publicité et de mise en concurrence».

Le Courrier picard a obtenu des confidences. «Même les plus proches du maire n’ont rien su de cette vente. Mais lors de l’assemblée générale de la société, le président a chaleureusement remercié Éric Woerth», raconte cet élu sous couvert de l’anonymat.

Le Canard enchaîné affirme en outre, documents à l’appui, que l’Office national des forêts (ONF) n’aurait jamais dû vendre un terrain qui lui appartenait depuis des lustres. En vertu d’une ancienne loi du code forestier, visant à éviter le morcellement des domaines.



Quelle valeur cette parcelle de la forêt de Compiègne a-t-elle ?

Pour à peine le prix d’une belle propriété dans le secteur, l’association SCC (Société des Courses de Compiègne) a acquis d’un coup les 57 hectares du champ de courses et ses 5 000 m² de bâtiments. Dont le magnifique pavillon de style anglo-normand (587 m²) qui abrite la salle des balances et les locaux administratifs de l’hippodrome... «Même pas le prix de notre seul club house», s’étonne ce membre du golf qui partage une partie des terrains avec les courses.

Le golf a disparu

Surtout, s’étonne le Canard, Éric Woerth évoque une clause d’intéressement entre la société des courses et l’État, dans l’hypothèse où des plus-values seraient réalisées sur la revente de parcelles. Il garantit la continuité de l’activité hippique, mais le golf a disparu.
Et dans l’acte de vente établi en préfecture le 17 mars 2010, l’hippodrome est aussi assuré de son maintien pendant 50 ans. Tandis que la continuité du golf s’entend «accessoirement».

Question : combien rapporterait la revente des 6 hectares du golf à 300 mètres du château ? Cet agent immobilier s’étouffe. «À ce niveau-là, dans un tel quartier, il n’y a tout simplement pas de limite de prix...»
Or, entre la Société des courses et le golf, la tension est à son comble depuis qu’Antoine Gilibert veut faire plier les golfeurs avec des baux d’un an renouvelable selon son bon vouloir.
Écœurés, neuf des onze membres du bureau du golf ont démissionné. L’affaire se terminera devant le tribunal le 16 septembre. D’ici là, l’assemblée générale aura déjà désigné un nouveau président. Un ami d’Antoine Gilibert bien sûr...

Clause d’intéressement

On voit tout l’intérêt de la transaction avec ce golf en sursis. On note la clause de plus-value partagée en cas de revente. Comment pourrait-il y avoir des plus-values, selon le président de la SCC, puisqu’il estime que c’est vendu trop cher ? Et c’est un bon moyen de se protéger : vous voyez, on partagera les plus-values s’il y en a. Mais cela peut aussi vouloir dire qu’il y aura des plus-values et que la SCC est d’accord pour partager une partie du gâteau avec l’Etat qui lui aura permis d’avoir le gâteau. (...)

www.liberation.fr/politiques/0101647227-vente-de-l-hippodrome-de-compiegne-c-est-surtout-la-procedure-qui-gene
www.agoravox.fr/tribune-libre/article/famille-woerth-des-conflits-d-78494


Deux autres affaires où le nom d’Eric Woerth est cité : l’affaire Peugeot et ses lingots, l’affaire Wildenstein et sa fraude fiscale.
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 16 Juil - 9:02



Nouvelles révélations dans l'affaire Bettencourt :
le chèque de 100.000 euros qui accuse !


Quatre mois seulement avant le premier tour de la présidentielle de 2007, Lilianne Bettencourt avait procédé à un énorme retrait en liquide : 100 000 euros, qu'elle avait chargée sa comptable de tirer en espèces à la banque Dexia, grâce à un chèque auto-libellé dont Marianne s'est procuré le fac similé. Il n'y avait donc pas que les 180 000 euros de la BNP !

Sur la période janvier-avril 2007, les quatre mois précédant le 1er tour de l'élection présidentielle, les «carnets Bettencourt» avaient révélé près de 400.000 euros d'espèces tirées à la BNP et, surtout, plus de 180.000 euros accompagnés, dans ces carnets, de la mention «Monsieur» ou «M.Bettencourt». Or, l'ex-comptable a toujours affirmé qu'elle inscrivait l'une ou l'autre de ces mentions lorsque l'argent était destiné à des financements politiques.

Or, cette semaine, Marianne est en mesure d'affirmer que les Bettencourt possédaient d'autres comptes bancaires sur lesquels, en pleine campagne électorale, ils tiraient également des sommes extravagantes en liquide. Un chèque daté du 21 décembre 2006, que Mme Bettencourt a libellé à son nom, a été confié à sa comptable, Claire Thibout, pour que celle-ci aille le tirer en espèces au guichet de la banque Dexia. [...]

A qui ces 100.000 euros étaient-ils destinés, à quatre mois seulement du premier tour de l'élection présidentielle ? Pourquoi cette somme ne figure-t-elle pas dans les carnets de Mme Bettencourt, contrairement à tous les autres retraits en liquide effectués au guichet de la BNP ? La banque Dexia a-t-elle alerté Tracfin, l'organisme chargé de lutter contre les mouvements illicites de capitaux, à propos de cet énorme retrait ? Et si oui, les services de Tracfin ont-ils prévenu leur autorité de tutelle ? Existe-t-il d'autres comptes bancaires sur lesquels le couple Bettencourt tirait des espèces ?

Marianne a pu consulter la liste des comptes des Bettencourt pour les années 2006 et 2007 : outre BNP-Paribas et Dexia, on relève les noms des banques Crédit Lyonnais, Union des Banques Suisses (UBS), Banexi, CCP, BIMP, OBC, HR Finances, Marignan Gestion et même Banco Credito de Balear. [...]

Ces nouvelles révélations devraient intéresser les enquêteurs de la brigade financière [...] Elles devraient aussi passionner le procureur de Nanterre Philippe Courroye qui vient d'ouvrir deux nouvelles enquêtes préliminaires pour «blanchiment de fraude fiscale» et «financement illégal d'activités politiques». (...)

Laurent Neumann
www.marianne2.fr/Nouvelles-revelations-dans-l-affaire-Bettencourt-le-cheque-de-100-000-euros-qui-accuse-_a195352.html
www.marianne2.fr/Exclusif-les-carnets-Bettencourt-enfin-reveles-dans-Marianne_a194964.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 16 Juil - 14:45



Affaire Woerth-Bettencourt : finalement, c’est la défense qui s’effondre

Fureur à l’Elysée. La garde-à-vue de Patrice de Maistre et de François-Marie Banier a jeté la consternation.

Le Premier ministre avait dit à l’Assemblée : «toutes les accusations s’effondrent». Finalement, c’est la défense d’Eric Woerth qui s’est complètement effondrée, en particulier depuis la publication, par le site du Nouvel Observateur, du «mémo» de Patrice de Maistre intitulé «financement UMP, NS» et la découverte de son agenda qui confirment les déclarations de la comptable.

Sauf qu’un élément nouveau est intervenu : c’est que cette information absolument essentielle n’a été publiée ni par l’AFP, ni par Le Figaro, ni par la plupart des journaux régionaux et peu reprise par les radios. Donc, après la campagne quelque peu terroriste déclenchée contre Mediapart, la pression élyséenne a été, apparemment, efficace. Provisoirement du moins. Comme si il n’y avait pas Internet. Comme si on pouvait abolir le bouche à oreille. (...)
www.marianne2.fr/Affaire-Woerth-Bettencourt-finalement-c-est-la-defense-qui-s-effondre_a195353.html

François Fillon, pressé de clore la séquence catastrophique pour le gouvernement, plastronnait à l'Assemblée : «C'est un tournant. Désormais les imprécateurs savent qu'ils ne gagneront pas.»
http://fr.news.yahoo.com/76/20100713/tfr-bettencourt-de-maistre-woerth-la-com-dbac7e9.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 16 Juil - 17:40


Dominique G. © TFI

Bettencourt : de nouveaux témoignages sur les «enveloppes» aux politiques.

Contrairement à ce que proclame la propagande élyséenne, des témoignages recueillis par les policiers crédibilisent les déclarations fracassantes de Claire Thibout, l'ex-comptable des époux Bettencourt, sur l'existence d'enveloppes en espèces ayant profité à des personnalités politiques, principalement de droite.

Les dépositions d'un majordome et d'une secrétaire, et le témoignage d'un ancien chauffeur des Bettencourt à Mediapart (à lire ici), ne laissent guère de place au doute.
www.mediapart.fr/journal/france/150710/bettencourt-de-nouveaux-temoignages-sur-les-enveloppes-aux-politiques
www.mediapart.fr/journal/france/150710/claire-thibout-cest-quelquun-qui-dit-la-verite
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Sam 17 Juil - 2:11



Comptes de campagne : le hit-parade des partis de poche

La visite de Laurent Wauquiez à Londres et les enregistrements du majordome de Liliane Bettencourt ont relancé le débat sur les micropartis. Organisations discrètes, ils permettent de lever des fonds en contournant les règles de financement de campagne. Rue89 a jeté un œil dans les comptes des partis de poche (retranscrits dans un très lourd PDF).

En 1990, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) recensait 28 partis. En 2008 ils étaient 283. Parmi eux, les partis classiques mais aussi beaucoup d'initiatives plus personnelles.

L'avantage du microparti ? Permettre à un généreux donateur de faire plusieurs chèques, sans jamais dépasser le maximum autorisé -7 500 euros en période non-électorale- pour un seul parti. Au final, les trois chèques financent la même personne et la pratique est parfaitement légale.

Exception faite de Ségolène Royal, le PS a interdit la pratique. C'est surtout à droite qu'elle est très à la mode, avec plus ou moins de succès. Tour d'horizon non-exhaustif des partis Schtroumpfs.

Nicolas Sarkozy, président de la République : .Association de soutien à l'action de Nicolas Sarkozy
Revenus 2008 : 9 389 euros.
.Association nationale des amis de Nicolas Sarkozy
Revenus 2008 : 7 952 euros.

François Fillon, Premier ministre : France.9
Spécificité : 60 000 euros proviennent d'une «autre formation politique».
Revenus 2008 : 72 920 euros.

Eric Woerth, ministre du Travail : Association de soutien à l'action d'Eric Woerth
Spécificité : 66 250 euros provenaient «d'autres formations politiques» en 2008, le même Woerth était alors trésorier de l'UMP.
Revenus 2008 : 86 044 euros.

Michelle Alliot-Marie, ministre de la Justice : Le Chêne
Revenus 2008 : 36 225 euros.

Eric Besson, ministre de l'Immigration : LesProgressistes.fr
Spécificité : les cotisations des adhérents sont minimales. Les «autres formations politiques» ont versé 100 000 euros.
Revenus 2008 : 101 820 euros.

Christian Estrosi, ministre de l'Industrie : Alliance Méditerranée Alpes
Revenus 2008 : 77 100 euros.

Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi : Nouvel oxygène
Revenus 2008 : 59 871 euros.

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale : GénérationFrance.fr
Revenus 2008 : 119 805 euros.

Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP de la Vienne : Dialogue & initiative
Spécificité : 100 000 euros proviennent d'une «autre formation politique».
Revenus 2008 : 125 995 euros.

Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret et député des Hauts-de-Seine : Rassemblement pour Levallois
Revenus 2008 : 89 976 euros.

Dominique Perben, député UMP du Rhône : Lyon nouvel horizon
Spécificité : ses plus gros contributeurs sont les «personnes physiques», qui comptent pour les deux tiers des revenus amassés et les «contributions d'une autre formation politique», qui s'élèvent à 80 000 euros.
Revenus 2008 : 369 471 euros.

Gilles Carrez, rapporteur général de la commission des finances : Convergences Gilles Carrez
Revenus 2008 : 22 000 euros.

Dominique de Villepin, président du mouvement République solidaire : Courage république
Spécificité : association créée discrètement en 2006, quand Villepin, alors Premier ministre, jurait ne pas vouloir préparer la présidentielle.
Revenus 2008 : 5 850 euros.

Nicolas Dupont-Aignan, député DLR de l'Essonne : Agir au quotidien avec Nicolas Dupont-Aignan
Revenus 2008 : 42 533 euros.

Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes : Désirs d'avenir
Spécificité : les micropartis sont statutairement interdits par le PS. L'organisation a cessé d'être un parti depuis.
Revenus 2008 : 276 653 euros.

Corentin Chrétien
www.rue89.com/2010/07/16/comptes-de-campagne-le-hit-parade-des-partis-de-poche-158986

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
«Le financement des partis n'est pas vraiment contrôlé»
www.rue89.com/2010/07/16/la-corruption-en-france-des-lois-pas-vraiment-de-controle-158930

L'UMP s'intéresse plus au fric qu'à l'éthique.


L'UMP va faire payer les journalistes
Le député UMP de l’Oise, Yannick Paternotte, souhaite que la majorité tire tous les enseignements de l’affaire Woerth-Bettencourt : «Comme les journalistes ne sont plus nos amis, il faut s’attaquer à leur niche fiscale !» a-t-il lancé mardi matin en réunion du groupe UMP à l’Assemblée nationale.
«C’est prévu, l’a aussitôt rassuré le ministre du Budget, François Baroin : la niche des journalistes sera rabotée comme les autres de 10%.»
www.leparisien.fr/abo-politique/couloirs-16-07-2010-1002798.php

Yannick Paternotte mis en examen pour "abus de faiblesse"
Le 24 mai 2007 le maire de Sannois, Yannick Paternotte, a été placé en garde à vue en compagnie de son épouse Sylvie, ainsi que deux autres personnes, dont un notaire.
En effet, une plainte avait été déposée à la suite d'une donation à son bénéfice effectuée par une vieille dame, sans aucun lien de parenté avec lui. La plainte met en cause les conditions dans lesquelles cette donation, estimée à 100 000 euros, a été réalisée en 2004.
Yannick Paternotte et son épouse ont été remis en liberté, après avoir été présentés à un juge d’instruction. Leur dossier a été transmis au parquet de Nanterre.

Même en cas de condamnation des époux Paternotte, la propriété devrait rester entre leurs mains. «Une juge des tutelles avait été nommée pour protéger la victime, confie l'avocat des plaignants. Je lui avais demandé de mettre en oeuvre une procédure afin d'annuler la donation. Mais elle n'a rien fait...»
www.leparisien.fr/val-d-oise/le-juge-renvoie-yanick-paternotte-au-tribunal-23-04-2008-3298455849.php
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Sam 17 Juil - 14:43


L'audition de Patrice de Maistre met Eric Woerth en difficulté

D'après des procès-verbaux d'audition auxquels Le Monde a eu accès, la brigade financière traque bien le trafic d'influence et oriente ses investigations en direction du couple Woerth.

L'enquête, ordonnée par le parquet de Nanterre, dans laquelle quatre personnes avaient été placées en garde à vue jeudi 15 juillet, a été ouverte pour blanchiment de fraude fiscale et trafic d'influence, elle vise donc également les conditions d'embauche de Florence Woerth, l'épouse du ministre du travail. Ce dernier devrait pour sa part être bientôt entendu comme témoin.

La police dispose, depuis les perquisitions opérées dans les sociétés de M. de Maistre, d'une note datée du 31 août 2007. Un simple curriculum vitae de Mme Woerth, avec cette mention, en bas de page : "rémunération environ 200 000 euros (…) Je suis obligé d'en parler à LB vu le mari 120 000 euros".

"IL M'A DEMANDÉ DE RECEVOIR SA FEMME"

Interrogé, M. de Maistre s'explique : "Il s'agissait d'une note que j'ai dû amener à M. et Mme Bettencourt pour évoquer le recrutement de Mme Florence Woerth dans mon équipe. Cette démarche était due au fait que son mari était ministre, et que c'était donc sensible…", relate le gestionnaire de la fortune Bettencourt. Il l'assure aux policiers, "Mme Woerth ne représentait pas un risque majeur".

En 2006, donc, selon ses dires, il appelle Eric Woerth à la demande d'André Bettencourt, qui souhaite financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. "Je l'ai [M. Woerth] vu ensuite deux ou trois fois début 2007, dit M. de Maistre, parce qu'il m'a demandé de recevoir sa femme et ce pour essayer de la conseiller sur sa carrière alors, me disait-il, qu'elle n'était pas entièrement satisfaite".

Florence Woerth est embauchée, avec à la clé un CDI, rémunéré 140 000 euros annuels, plus une prime de 60 000 euros et une voiture de fonction. Elle travaille pour le compte de la société Clymène, qui gère environ 1,3 milliard d'euros. Elle en a démissionné en juin. Fin juin, Eric Woerth avait affirmé qu'il y avait "une muraille de Chine" entre ses activités et celles de son épouse.

Mme Woerth, embauchée le 12 novembre 2007? a quitté en juin ses fonctions chez Clymène, le "family office" chargé de faire fructifier la fortune de Mme Bettencourt. M. Woerth avait assuré le 21 juin qu'il n'était pas intervenu pour faire embaucher sa femme.
lemonde.fr
liberation.fr

Invité du "Grand Jury" RTL-LCI-Le Figaro le 27 juin dernier, M. Woerth avait démenti ces affirmations, assurant avoir toujours "fait une muraille de Chine" entre son métier et celui de son épouse. Et de marteler : "On me dit que j'ai facilité l'embauche de ma femme: c'est faux et archi-faux. On me dit que ma femme a été à l'origine de fraudes fiscales de la part de quelqu'un de bien connu, Mme Bettencourt: c'est faux et archi-faux. On me dit que ma femme aurait été informée de comptes en Suisse ou je ne sais où possédés par Mme Bettencourt: c'est faux et archi-faux".
tempsreel.nouvelobs.com
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 18 Juil - 1:33


Guerre entre le procureur et la juge

L'animosité entre le procureur de Nanterre Philippe Courroye et la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, tous deux chargés de l'affaire Bettencourt, n'est un secret pour personne*.

Selon Mediapart, le parquet de Nanterre a refusé vendredi de transmettre à la juge Isabelle Prévost-Desprez la retranscription des enregistrements pirates réalisés par le majordome de l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt.

A la suite du report du procès de François-Marie Banier, la juge a pourtant obtenu mardi l'autorisation de la Cour d'appel de Versailles de poursuivre son enquête. Alors comment faut-il interpréter cette décision du parquet ?

Nouvelles interrogations

En refusant de se soumettre à la décision de la Cour d'appel, le procureur déclare donc la guerre à la juge et pose une nouvelle fois la question de son indépendance.

Soumis hiérarchiquement à la Chancellerie de par son statut de procureur, il n'a en outre jamais caché son amitié pour Nicolas Sarkozy.

Cette semaine, l'ex-juge d'instruction Eva Joly soulignait encore que le procureur Courroye n'était pas l'homme de la situation dans ce genre d'affaire.
http://fr.news.yahoo.com/63/20100717/tpl-affaire-bettencourt-guerre-entre-le-5cc6428.html


*Les obstacles mis par le parquet sont réduits à néant
www.20minutes.fr/article/585061/Affaire-Bettencourt-la-juge-Prevost-Desprez-va-pouvoir-enqueter-sur-le-contenu-des-enregistrements.php

Toujours pas d'information judiciaire
Le procureur de Nanterre, qui a remis en liberté vendredi 16 juillet quatre proches de Liliane Bettencourt à l'issue de leur garde à vue, garde la mainmise sur cette affaire, en choisissant de ne pas saisir de juge d'instruction.
lemonde.fr

Ce dîner du procureur Courroye que les juges d'instruction digèrent mal

En mai 2009 Patrick Hefner, patron de la sous-direction des affaires économiques et financières (Sdaef) de la préfecture de police, [a appris] que la brigade financière qu’il supervise était dessaisie de l’enquête liée au groupe Casino. La décision des juges fait suite aux révélations du Canard enchaîné du 8 avril 2009 sur un embarrassant dîner au domicile de Philippe Courroye.

A la table du procureur de Nanterre – dont l’épouse travaille pour la fondation Casino -, se sont en effet retrouvés Jean-Charles Naouri, patron du groupe Casino, son avocat Paul Lombard, et M. Hefner. Or ce dernier enquête sur une série de plaintes liées au groupe de distribution en conflit avec la famille Baud, fondatrice des enseignes Franprix et Leader Price, détenues par Casino.

Découvrant ces agapes dans le Canard enchaîné, Mme Simeoni, juge d'instruction de la section financière de Paris, a alors convoqué dans son bureau M. Hefner, qui a reconnu les faits. La magistrate, considérant que cela pouvait fragiliser toute la procédure, lui a aussitôt annoncé qu’elle lui retirait l’enquête, sans avoir encore désigné quel service de police reprendrait l’enquête. Une façon aussi de démontrer l’indépendance d’un juge d’instruction très irrité par les méthodes d’un procureur.

M. Courroye [est] mis en cause par des avocats dans le procès de l’Angolagate, qu’il avait instruit en tant que juge. Récemment décoré par Nicolas Sarkozy lors d’une cérémonie à laquelle participait l’avocat Paul Lombard, il est promis à succéder à Jean-Claude Marin au poste de procureur de Paris.
http://maitreachoui.wordpress.com/2009/05/06/les-juges-dinstruction-digerent-mal-le-diner-du-procureur-courroye/
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 18 Juil - 11:56


«Liliane Bettencourt doit être entendue en garde à vue»

Maître Antoine Gillot est l’avocat de la comptable Claire Thibout et du majordome Pascal Bonnefoy, deux personnages clés de l’affaire Bettencourt. Il réclame le placement de la milliardaire en garde à vue.

LE PARISIEN : Quatre proches de Liliane Bettencourt ont été entendus, plus de 35 heures, par les enquêteurs de la brigade financière. Qu’en retenez-vous ?

ANTOINE GILLOT : Au risque de choquer, la question fondamentale me semble être celle-ci : pourquoi le parquet de Nanterre n’a-t-il toujours pas entendu Mme Liliane Bettencourt sous le régime de la garde à vue ? Son avocat, Maître Georges Kiejman, passe son temps à dire qu’elle est en pleine forme et qu’elle a toute sa raison. Le parquet a rejeté la plainte pour « abus de faiblesse » déposée par sa fille. Mme Bettencourt elle-même reconnaît qu’elle a commis une fraude fiscale et a annoncé qu’elle rapatrierait ses fonds en Suisse. Et on ne l’interroge pas ? Et on ne la met pas en garde à vue ?

Pourquoi, selon vous ?

Je vois deux raisons. La première, c’est que Liliane Bettencourt fait partie, en raison de ses liens avec le président de la République, de la caste des intouchables. Comme l’a révélé ma cliente Claire Thibout, l’héritière de L’Oréal est un des principaux bailleurs de fonds de l’Etat UMP. Elle a été reçue à l’Elysée alors que la procédure engagée par sa fille était toujours en cours. Les liens qu’elle entretient avec le plus haut sommet de l’Etat expliquent la mansuétude dont elle fait l’objet.

Et la deuxième raison ?

Le procureur Philippe Courroye est, au fond, convaincu que cette vieille dame de 87 ans est affaiblie. Il sait que, face aux enquêteurs de la brigade financière, sa fragilité risque d’éclater au grand jour. En limitant ses auditions aux quatre collaborateurs de la milliardaire, il reconnaît implicitement qu’elle est vulnérable. Et si d’aventure il se contentait d’entendre Liliane Bettencourt chez elle, sans la soumettre au régime de la garde à vue, ce serait bien la preuve qu’il entend la ménager.

Vous ne croyez pas à l’autonomie du procureur Philippe Courroye ?

C’est une fadaise ! Dans cette affaire, le parquet se décrédibilise chaque jour un peu plus. Les écoutes pirates ont été révélées il y a un mois. Immédiatement, Philippe Courroye a placé en garde à vue le majordome, qui les a réalisées. La comptable, Claire Thibout, a également subi le même sort. En revanche, le procureur a attendu jeudi dernier pour entendre les principaux protagonistes de ces enregistrements. Cela a laissé beaucoup de temps à ces personnes pour mettre les documents les plus compromettants à l’abri !

Que souhaitez-vous ?

Il est urgent qu’une instruction indépendante soit enfin confiée à un juge. Il y a tellement d’investigations à mener.

En ce cas, pourquoi ne déposez-vous pas une requête en suspicion légitime contre Philippe Courroye ?

Pour l’instant, aucun de mes clients n’est poursuivi. Ils ont tous été entendus comme témoins. Ce n’est donc pas à moi de faire une telle démarche.

Qui doit la faire ?

Il faudrait poser la question à Maître Olivier Metzner, l’avocat de la fille de Liliane Bettencourt. De mon côté, je demande solennellement à Michèle Alliot-Marie, garde des Sceaux, d’intervenir. Il doit être mis fin à ce déni de justice. Dans cette affaire, le procureur Philippe Courroye a choisi son camp. Ce n’est pas celui de la vérité. Vendredi dernier, il s’est encore illustré en refusant de transmettre la transcription des écoutes à la juge Isabelle Prévost-Desprez. Ce que fait ce procureur porte un nom, c’est une obstruction à la justice.

Elisabeth Fleury
www.leparisien.fr/abo-politique/liliane-bettencourt-doit-etre-entendue-en-garde-a-vue-18-07-2010-1004895.php
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 18 Juil - 16:33



Edwy Plenel : “Les révélations de Mediapart créent une authentique panique”

Télérama : En publiant les enregistrements réalisés par le majordome de Liliane Bettencourt, informations devenues affaire d'Etat, vous attendiez-vous à des réactions aussi violentes de la part du pouvoir ?
Edwy Plenel : Je n'ai jamais vu un tel déferlement de violence et de bassesse. [...]

“Méthodes fascistes” pour Xavier Bertrand, “collaborationnistes” pour Eric Raoult, “hitléro-trotskisme” pour Nadine Morano... La majorité sort la Grosse Bertha.
Quand le patron du parti présidentiel, l'UMP, parle de «méthodes fascistes», on crée un climat de brutalisation. Et quand Nicolas Sarkozy dit que tout ça va me retomber sur la tête, c'est très grave. Mais cela ne m'étonne pas de la part d'une présidence qui n'a pas le sens des limites et qui prend la République en otage. Le pouvoir sait mieux que nous ce qu'il a fait. Leur violence le démontre, même si, dans le sarkozysme, il y a aussi des seconds rôles, comme Eric Raoult, qui relèvent du comique troupier.
Les révélations de Mediapart créent une authentique panique, non pas au sein de la majorité, mais du côté du noyau dur des sarkozystes. Ce sont d'ailleurs les moins crédibles car les plus dévoués au président de la République. [...]

Quelles sont les prochaines étapes ?
Il faut qu'un juge indépendant cherche d'où viennent les 150 000 €, qui, selon Claire Thibout, ont été remis par Patrice de Maistre à Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, il faut rappeler que 75 millions d'euros sont versés aux partis politiques dans le cadre de la loi, dont une part substantielle revient à l'UMP, en tant que parti majoritaire. Il est impensable dans un tel contexte qu'il y ait des espèces qui circulent, avec toute leur dimension corruptrice. Ce juge doit vérifier qu'il y a eu une circulation massive d'espèces en janvier et février 2007 dans le cadre de la campagne de Nicolas Sarkozy. Si les comptes de campagne ne sont pas réguliers se pose alors la question de l'annulation de l'élection présidentielle.
(...)
9 juillet 2010
www.telerama.fr/monde/edwy-plenel-les-revelations-de-mediapart-creent-une-authentique-panique,58105.php



Nicolas Sarkozy a-t-il volé sa victoire le soir du 6 mai 2007 ?

Sur LCI, c'est le 16 juillet que Najat Belkacem qui pose ouvertement la question du financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy.
VIDEO

Christophe Barbier : Dans cette polémique, est-ce que Ségolène Royal n'a pas eu tort de dire "le système Sarkozy est un système corrompu" ? N'était-ce pas employer un langage trop populiste ?

Najat Belkacem : Mais toutes les révélations par la suite lui ont donné raison au contraire. Et Ségolène Royal est quand même particulièrement bien placée pour parler fort sur ce sujet.
Je vous rappelle tout de même que ce dont est suspecté Nicolas Sarkozy aujourd'hui c'est d'avoir bénéficié d'un financement illégal de sa campagne.
Vous vous rendez compte de la gravité de la chose ?
S'il a bénéficié d'un tel financement illégal cela veut dire qu'il a volé sa victoire le soir du 6 mai 2007. Cela veut dire qu'il n'aurait pas dû être président.
(...)
www.lepost.fr/article/2010/07/16/2153823_nicolas-sarkozy-a-t-il-vole-sa-victoire-le-soir-du-6-mai-2007.html


Najat Belkacem est conseillère générale socialiste.
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