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 Le scandale Woerth

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 31 Aoû - 14:34



Affaire Bettencourt
La lettre qui contredit Eric Woerth


Un courrier saisi lors d'une récente perquisition prouve que l'actuel ministre du Travail est bien intervenu, en mars 2007, auprès de Nicolas Sarkozy pour lui demander d'attribuer la Légion d'honneur à Patrice de Maistre, financier des Bettencourt... et grand donateur de la campagne présidentielle. (…)

Quant à Nicolas Sarkozy, il se trouve pour quelques semaines encore à la tête du ministère de l'Intérieur, qu'il s'apprête à quitter pour se consacrer à la campagne.

Dans la lettre, rédigée sur du papier à en-tête d'une association de soutien à l'action de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth vante les mérites de Patrice de Maistre, membre du Premier cercle, rassemblant les principaux donateurs de Sarkozy. Le gestionnaire de fortune est, par ailleurs, un collecteur de fonds légaux pour l'UMP. Avec ce document, l'hypothèse d'une récompense pour ses bons et loyaux services prend corps.

Interrogé le 30 août par L'Express, pour savoir s'il était intervenu par écrit ou oralement dans le dossier d'attribution de Légion d'honneur, Eric Woerth n'a pas souhaité entrer dans le détail. Il a simplement répété que cette remise de décoration n'avait donné lieu à "aucune contrepartie".

Quant à l'avocat de Patrice de Maistre, Me Pascal Wilhelm, il nous a indiqué que son client avait découvert l'existence de cette lettre le 25 août, lorsque les policiers l'ont interrogé pendant six heures. Une nouvelle audition d'Eric Woerth semble désormais inévitable.

Eric Pelletier, Philippe Broussard
www.lexpress.fr/actualite/politique/affaire-bettencourt-la-lettre-qui-contredit-woerth_916022.html

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 1 Sep - 11:43



Woerth, toujours plus «lapidé»

Le «lapidé» de la République, c’est ainsi que s’est autoproclamé Eric Woerth, possède une fâcheuse propension à fournir la première pierre

Dans leurs éditions de mercredi, Le Canard enchaîné et L’Express ont affirmé que la police avait saisi récemment une lettre datée de mars 2007 dans laquelle l’ex-ministre du Budget et ex-trésorier de l’UMP demande à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, d’appuyer la demande de décoration de Patrice de Maistre, contrairement à ce qu’il a toujours assuré.

Le ministre du Travail a immédiatement démenti avoir été pris en flagrant délit de mensonge par ce courrier. [...] son avocat Me Jean-Yves Le Borgne a lui aussi certifié que le ministre n’avait pas «porté» le dossier d’attribution de la Légion d’honneur à M. de Maistre mais a concédé, pour la première fois, qu’il y avait peut-être donné un avis positif.

Vente illégale ?

Outre cette lettre, le Canard enchaîné a jeté une nouvelle pierre dans le jardin de M. Woerth en révélant que la vente controversée par l’ex-ministre du Budget d’une parcelle de la forêt de Compiègne avait été refusée en 2003 par un précédent gouvernement.

L'hebdomadaire avait accusé en juillet Eric Woerth d'avoir bradé pour 2,5 millions d'euros une parcelle de la forêt de Compiègne (Oise) comportant un golf et l'hippodrome, lorsqu'il était ministre du Budget.

Le journal satirique publie désormais une lettre de l'ex-ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard, refusant la vente sollicitée par la société locataire du lieu.

Dans ce courrier daté du 13 août 2003 et adressé à l'ex-président de la Société des courses de Compiègne, Armand de Coulange, M. Gaymard refuse de vendre le domaine, estimant qu'elle "n'est pas possible" du point de vue légal.

"Compte tenu de la législation concernant les forêts domaniales, je vous informe qu'une cession par vente n'est pas possible. En revanche, un échange serait envisageable si la Société des courses de Compiègne offrait un terrain forestier de la même importance et d'une valeur suffisante" (…)

www.liberation.fr/societe/0101655264-l-autre-affaire-qui-embarrasse-eric-woerth
www.liberation.fr/politiques/0101655135-eric-woerth-a-soutenu-la-demande-de-legion-d-honneur-de-patrice-de-maistre


Nadine Morano s’est indignée de la «mise à mort» de M. Woerth. monkey
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 1 Sep - 12:00


AFP/SAMIR TOLBA

Perquisition en cours chez Liliane Bettencourt

Une perquisition est en cours au domicile de Liliane Bettencourt, à Neuilly-sur-Seine, indique-t-on au Monde de source judiciaire. La juge Isabelle Prévost-Desprez, chargée d'un supplément d'information dans le cadre de l'affaire Bettencourt, s'est rendue sur les lieux, accompagnée de policiers.

La présidente de la 15e chambre du tribunal de Nanterre, chargée de juger l'artiste François-Marie Banier pour abus de faiblesse sur Mme Bettencourt, avait décidé de mener elle-même ce supplément d'information après la publication dans la presse d'enregistrements clandestins réalisés au domicile de l'héritière de l'Oréal.

La magistrate, en conflit ouvert avec le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, est pressée par le temps : elle doit vite avancer dans ses investigations avant que la cour d’appel de Versailles ne se prononce le 14 septembre sur un recours en annulation déposé par Me Kiejman, l’avocat de Liliane Bettencourt.

www.lemonde.fr/politique/article/2010/09/01/perquisition-en-cours-chez-liliane-bettencourt_1405144_823448.html
www.liberation.fr/politiques/0101655277-perquisition-chez-liliane-bettencourt


[Maj] 6 septembre 2010
Mme Bettencourt s’était déclarée outrée et humiliée par la perquisition à son domicile, au cours de laquelle "les serrures de ses coffres ont été forcées et les chambres de ses salariés fouillées".
Elle n’a sûrement pas de mots pour qualifier les journalistes qui, après avoir fait passer son ami homosexuel pour un gigolo, livrent maintenant au public un détail en or de sa vie privée, grâce au journal Capital. Sans oublier de l’appeler «mamie» ou «mémé». La palme de l’élégance revenant peut-être au blog de Jean-Marc Morandini : «Bon la bite en or, ok. Bravo au Petit Journal, c'est hilarant. Mais avez-vous vu le regard hébété de Mémé Liliane ?»
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 1 Sep - 17:36


Liliane Bettencourt :
la Banque de France a ouvert une enquête

La Banque de France, via l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP), a ouvert une enquête après avoir remarqué des mouvements de fonds suspects sur un des comptes bancaires de Liliane Bettencourt.

L'ACP a cherché à savoir si une des banques de Liliane Bettencourt avait bien rempli ses obligations prudentielles, notamment celle de signaler à Tracfin, la cellule française contre le blanchiment, les «flux atypiques» sur un compte bancaire. Malgré des retraits en espèces pouvant atteindre 145 000 euros en un mois, Tracfin n'a jamais été alerté de la situation des comptes bancaires de Liliane Bettencourt.

La banque soupçonnée risque de lourdes sanctions

Les résultats de cette enquête sont pour le moment tenus secrets. L’ACP dispose d’une palette de sanctions envers la banque, du rappel à l’ordre au retrait d’agrément, en passant par des amendes pouvant aller jusqu’à 50 millions d’euros. Elle peut également transmettre les résultats de son enquête à Tracfin si elle l’estime nécessaire.

Interrogée, BNP Paribas, la principale banque de Liliane Bettencourt, n’a pas souhaité dire si elle était visée par l’enquête de l’ACP : «Nous ne faisons aucun commentaire», indiquait ce matin un de ses porte-parole.
www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Bettencourt-La-Banque-de-France-a-ouvert-une-enquete-209646/
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 2 Sep - 3:52



Après l' emploi chez L’Oréal et le micro-parti,
L'étrange affaire immobilière de Dord, nouveau trésorier de l'UMP

A-t-il violé le code électoral ? A-t-il réalisé en 24 heures une plus-value immobilière de 55 000 euros ? Le député répond à Rue89.

Le 9 janvier 2007, le député de Savoie Dominique Dord faisait l'acquisition d'un terrain pour la somme de 95 000 euros, sans les frais. Le lendemain 10 janvier, il le revendait 150 000 euros. Le député répond à Rue89.

Outre cette plus-value réalisée en un temps record, la genèse de cette transaction puis ses conditions amènent à s'interroger sur celui qui vient d'être élu trésorier de l'UMP en remplacement d'Eric Woerth, démissionnaire. Voici les questions qui se posent :

* Le député a-t-il enfreint le code électoral en devenant gérant d'une société immobilière à but lucratif ?
* Comment cette rapide plus-value a-t-elle été réalisée ?
* A quoi correspondent les 60 000 euros «en dehors de la comptabilité du notaire» qu'évoque un acte notarié ?
* Le député a-t-il financé sa campagne électorale de 2007 grâce à cette plus-value opérée cinq mois plus tôt ?

Dans ce dossier très complexe, dont Rue89 a obtenu les pièces, on retrouve Dominique Dord et son suppléant Claude Giroud, qui est aussi son associé au sein de la société civile immobilière (SCI) DG, laquelle est propriétaire des locaux de la fédération UMP de Savoie, à Chambéry.

La loi interdit aux parlementaires de gérer des SCI lucratives
[...]

Une somme «en dehors de la comptabilité du notaire»
[...]
Dans l'acte de vente de la partie acquise 95 000 euros (103 000 euros frais compris) par Dominique Dord et son épouse, le paragraphe «paiement du prix» fait sursauter :

«L'ACQUEREUR a payé le prix ci-dessus exprimé comptant ainsi qu'il résulte de la comptabilité du notaire soussigné, à hauteur de SOIXANTE MILLE EUROS (60 000,00 euros) antérieurement à ce jour en dehors de la comptabilité du notaire et QUARANTE TROIS MILLE EUROS (43 000,00 euros) ce jour par la comptabilité du notaire.»

Aucun acte pour une transaction de 60 000 euros

Après s'être renseigné auprès de son notaire, le député se souvient avoir versé cette somme en octobre 2006, «par chèque, sûrement», comme «acompte» au futur vendeur, et à la demande de ce dernier qui devait «régler des droits de succession». Cette transaction n'a donné lieu à aucun acte officiel. «J'ai eu sans doute une reconnaissance d'acompte», répond Dominique Dord. [...]

Quand on lui dit avoir copie d'un document stipulant que les acquéreurs à 150 000 euros étaient prêts à acheter le même terrain un an plus tôt à… 160 000 euros, Dominique Dord répond «oui, c'est vrai, on aurait pu le vendre plus cher». Cool
[...]

Financement électoral ? «Je serais le roi des cons»

Cette affaire a été évoquée en avril 2007 par le journal satirique «L'Aixaspérant» d'Aix-les-Bains, la ville dont Dominique Dord est le maire. Ce qui a lancé dans la circonscription du député des soupçons de financement électoral illicite : la plus-value est en effet intervenue à cinq mois de l'élection législative de juin 2007.

La réponse de Dominique Dord à ces soupçons est d'une logique implacable : il serait «vraiment le roi des cons» d'effectuer «une “opération” aussi visible, enregistrée devant notaire, déposée à la conservation des hypothèques, donnant lieu à déclaration fiscale» pour du financement illégal. [...]

Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a présenté Dominique Dord en ces mots, après son élection comme successeur d'Eric Woerth, lundi : «Quelqu'un de particulièrement rigoureux, de sérieux».
www.rue89.com/confidentiels/2010/09/01/letrange-affaire-immobiliere-de-dord-nouveau-tresorier-de-lump-164856

Digne de succéder à Woerth, dirait-on !

Sa fiche «godillot» du 13 juin 2009
www.deputesgodillots.info/depute-dominique-dord.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 2 Sep - 13:34


Liliane Bettencourt a cité Nicolas Sarkozy parmi ses solliciteurs, affirme François-Marie Banier

Dans des notes saisies chez François-Marie Banier, les policiers ont eu la surprise de découvrir le nom de Nicolas Sarkozy. L'artiste, qui a la manie de retranscrire toutes les conversations qu'il tient afin, dit-il, de détenir un matériau romanesque, fait état d'une conversation qu'il a eue avec Liliane Bettencourt. Celle-ci, dans le scellé n°1, se serait épanchée sur les gens qui la sollicitaient, sur le plan financier.

'Je vous indique que correspond aussi en clair à la réalité vécue le passage sur M. Sarkozy, du 26 avril 2007, lâche M.Banier. Elle [Mme Bettencourt] cherche à me dire quels sont les écueils de quelqu'un qui possède de l'argent, et l'exemple qu'elle prend par rapport à ces demandes d'argent est aussi romanesque. Qui dit qu'elle ne me montre pas une histoire qui n'est pas tout à fait juste ? Ce sont des propos qu'elle m'a tenus, mais je ne sais s'ils sont vrais ou pas.'

Mme Bettencourt, selon M. Banier, cite le nom de M. Sarkozy. Et l'on peut déduire des réponses de l'écrivain, volontairement abscons, qu'il était notamment question d'argent. 'Elle ne m'a pas dit si c'était pour Neuilly, pour sa campagne ou pour autre chose. Ce n'était peut-être pas pour lui [M. Sarkozy].'
lemonde.fr

M. Banier© Reuters

Bettencourt : les carnets Banier désignent Nicolas Sarkozy

Par Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme

La maison Bettencourt est loin d'avoir livré tous ses secrets – surtout les moins avouables. Dans la plus grande discrétion, les policiers de la brigade financière ont saisi lors d'une perquisition réalisée au début du mois de juillet des documents compromettants puisque susceptibles de conforter les soupçons qui pèsent sur le financement de l'UMP, et de Nicolas Sarkozy en particulier. Il s'agit de carnets dans lesquels, à l'instar du général Philippe Rondot, le «scribe» de l'affaire Clearstream, l'artiste François-Marie Banier notait certains événements dont il a pu être le témoin ou des confidences dont il fut le destinataire, dans l'hôtel particulier de la milliardaire, à Neuilly-sur-Seine.

Parmi les nombreuses annotations consignées par le protégé de Liliane Bettencourt dans ses carnets, l'une implique directement le président de la République. Selon des informations recueillies de sources concordantes par Mediapart, le photographe a reporté dans son journal intime, au printemps 2007, des «propos tenus» par la propriétaire de L'Oréal selon lesquels Nicolas Sarkozy aurait reçu, en pleine campagne présidentielle, de l'argent des époux Bettencourt. […]

Saisis le 12 juillet dernier lors d'une perquisition au domicile du photographe, accusé par la fille de Liliane Bettencourt d'avoir profité de l'état de sa mère pour la déposséder d'une partie de sa fortune, ces carnets personnels ont été immédiatement placés sous scellés dans les armoires de la police judiciaire. Les enquêteurs sont à la recherche d'autres carnets : interrogé sur ce point, M. Banier a assuré à la PJ qu'ils lui avaient été dérobés.

Les enquêteurs agissant dans le cadre d'une enquête préliminaire conduite et contrôlée par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, hiérarchiquement rattaché à l'exécutif, très peu de personnes ont pu avoir accès à ce jour à ces calepins. L'Elysée, rapidement informé de leur contenu, a – ou plutôt avait – tout intérêt à ce qu'ils ne soient pas mis sur la place publique. Notamment l'un d'entre eux.

De fait, l'examen par les enquêteurs de ces scellés mis à l'abri dans les coffres de la brigade financière semble avoir été très instructif. Tout particulièrement le «scellé BANIER numéro un», en l'occurrence l'extrait du carnet qui évoque des relations financières entre l'actuel chef de l'Etat et le couple Bettencourt. Si Mediapart n'a pu matériellement consulter le fameux scellé numéro un, il est toutefois possible d'en connaître le contenu, notamment au travers de l'audition de M. Banier, questionné par la police les 15 et 16 juillet. […]

«Je suis horriblement choqué par la saisie des notes intimes de l'écrivain que je suis», a d'abord déclaré l'artiste. Questionné une première fois sur le contenu du scellé numéro un, il a répondu, comme s'il fallait d'emblée en relativiser la portée : «C'est bien moi qui les ai rédigés. Je note, autant que je transforme, des impressions pouvant immédiatement se changer en œuvre littéraire. Ce sont plus des transpositions que la réalité. Ce sont des bases de départ pour plus tard éventuellement créer des personnages fictifs, comme tout écrivain, pour avoir de l'imagination.»

« Cela correspond aussi à ma réalité vécue »

Une réponse qui n'a guère convaincu les policiers, qui ont alors fait observer à l'artiste qu'avaient été consignés dans lesdits carnets des faits bien réels. Par exemple, les extraits regroupés dans le scellé numéro 3, où il est notamment question de l'ancien PDG de L'Oréal Lindsay Owen-Jones, comportent des annotations factuelles évoquant davantage ce que l'on trouverait dans le carnet de notes d'un journaliste que dans le calepin d'un romancier... Ce dont M. Banier, mis devant l'évidence, a finalement dû convenir :

— «Ces écrits ne sont donc pas là des fantasmagories d'écrivain ?», ont ainsi interrogé les policiers.
— «Non, ce sont des observations de vies minuscules et de vice majuscule. Cela correspond aussi à ma réalité vécue», a concédé l'artiste. […]

« La vérité explosera »

Au final, que retenir de cette longue tirade, où transparaît tout l'embarras de son auteur, à la fois désireux d'atténuer la portée de ses notes manuscrites saisies par la police, tout en en confirmant la teneur ? Qu'entre les deux tours de la dernière élection présidentielle, Liliane Bettencourt lui aurait confié avoir dû financer Nicolas Sarkozy, sans doute via son gestionnaire de fortune Patrice de Maistre. Rien de moins.

Certes, l'artiste tente de désamorcer ses propres révélations en suggérant d'abord que la vieille dame aurait tout inventé. Mais on se demande bien pour quel motif […]

Autre motif d'interrogation: tout en tentant de les “déminer”, M. Banier confirme les révélations contenues dans ses carnets en maintenant que les propos concernant le financement de Nicolas Sarkozy qu'il prête à Liliane Bettencourt lui ont bien été tenus par la milliardaire, alors qu'il lui aurait été si simple de dire qu'il avait sans doute extrapolé, voire inventé, ces confidences.

Une attitude qui va sans doute renforcer les inquiétudes des proches du chef de l'Etat, déjà interpellés par le fait que, dès le mois de septembre 2008, le dandy avait cru bon, lors d'une audition à la PJ dans le cadre de la première enquête pour «abus de faiblesse», de citer les noms de Nicolas Sarkozy et... d'Eric Woerth. Il avait en effet assuré, au détour d'une phrase dans laquelle il mettait en avant son «attitude de franchise absolue», que cette qualité était «connue de tout un chacun, que ce soit M. Sarkozy, M. Woerth, M. Breton...».

Pour le moins troublants, les écrits de M. Banier corroborent en tout cas les déclarations de l'ex-comptable de Mme Bettencourt, Claire Thibout, qui a déclaré en juillet, à Mediapart, devant la police, puis dans le bureau de la juge Isabelle Prévost-Desprez, que Liliane et André Bettencourt avaient versé des sommes en espèces à de nombreuses personnalités politiques durant des années. Assertion confirmée depuis par d'autres anciens employés du richissime couple.

L'ancienne comptable avait surtout évoqué la remise d'une somme en liquide de 150.000 euros au début de l'année 2007 à Eric Woerth, via Patrice de Maistre (le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt), dans le but de financer de manière illicite la campagne présidentielle de M. Sarkozy. Plusieurs éléments matériels (agendas, livrets de comptes...) ont d'ores et déjà permis de crédibiliser les affirmations de la comptable, à défaut de les prouver. […]

Autre élément important, qui tend à démontrer que les annotations figurant dans les carnets Banier à la date du 26 avril 2007 semblent assez éloignés du roman «balzacien» évoqué par le photographe : un ancien majordome des Bettencourt, Bruno, a expliqué le 18 juillet au Journal du Dimanche que Nicolas Sarkozy s'était rendu au printemps 2007 au domicile des Bettencourt. «Une semaine avant l'élection présidentielle, il est venu seul et n'est resté qu'un quart d'heure, à boire un verre avec eux», s'est souvenu l'employé de maison.

Au passage, le maître d'hôtel contredisait le chef de l'Etat, qui avait assuré sur France 2, lors de son interview télévisée par David Pujadas quelques jours plus tôt, avoir toujours rencontré les Bettencourt en présence de nombreuses autres personnes...
www.mediapart.fr/journal/france/010910/bettencourt-les-carnets-banier-designent-nicolas-sarkozy


Woerth admet avoir demandé la Légion d'honneur pour De Maistre
http://fr.news.yahoo.com/4/20100902/tts-france-woerth-bettencourt-ca02f96.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 2 Sep - 15:01



Woerth : la lapidation à défaut de la justice et du droit

Eric Woerth se dit victime d'une «lapidation médiatique». Vrai, répond Philippe Bilger, sauf que tout cela aurait pu être évité si la justice avait été complètement libre de faire son travail.

Les initiatives récentes du procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal dans l'affaire Woerth/Bettencourt ont été unanimement saluées. Saisi par un courrier de Corinne Lepage, il a demandé que lui soient transmis, pour examen, les pièces, les procès-verbaux et les rapports aussi bien de nature pénale que fiscale. Je doute que la procédure devant la cour de justice de la République passionne nos concitoyens mais la démarche de Jean-Louis Nadal est apparue comme la possibilité d'y voir clair, peut-être, enfin. Alors que ce qui domine depuis plusieurs semaines relève plus d'un désordre institutionnel et procédural -avec notamment les enquêtes parallèles du siège et du parquet à Nanterre - que d'une justice libre et sereine, la simple intervention du procureur général a suffi pour redonner un peu d'espoir, tant le sentiment d'errer sans gouvernail était déprimant. […]

Des actes sont accomplis quotidiennement mais cependant rien ne semble bouger vraiment. L'activité existe mais le surplace domine. C'est à cause de cet immobilisme profond que le «harcèlement médiatique» semble être la seule réponse possible alors que dans une démocratie valable il serait réduit à néant par l'ouverture, depuis longtemps, d'un espace judiciaire digne de ce nom. [...]

On refuse l'ouverture d'une instruction en espérant un gain politique. Mais le gain politique aurait été, à un certain moment, d'avoir la sagesse de lâcher la bride judiciaire. Le Pouvoir aurait eu tout intérêt à modifier ses habitudes. La justice peut n'être pas toujours une ennemie mais une chance. Il est sans doute trop tard. […]
www.marianne2.fr/Woerth-la-lapidation-a-defaut-de-la-justice-et-du-droit_a196957.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 2 Sep - 22:14

Maître Antoine Gillot est l’avocat de Claire Thibout, l’ex-comptable des époux Bettencourt.

Vendredi 9 juillet 2010 :

Maître Antoine Gillot dénonce l’"acharnement" du parquet contre sa cliente, l’ex-comptable des époux Bettencourt. Parce que "c’est un témoin crédible et qu’elle sait beaucoup de choses".

Maître Gillot affirme encore que sa cliente "ne s’est aucunement rétractée et a maintenu mot pour mot" ce qu’elle avait déclaré au journaliste de Mediapart. Notamment les "espèces demandées" par Patrice de Maistre "pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy" et le versement de ces fortes sommes en liquide à Eric Woerth.

Claire Thibout confirme également les visites de Nicolas Sarkozy chez Liliane Bettencourt, comme d’autres hommes politiques de droite. Et qu’à l’occasion de ces visites de politiques, "il lui était demandé de préparer des enveloppes avec des espèces", explique l’avocat.

Monsieur et Madame Bettencourt "se montraient très généreux avec les personnels politiques de droite", a-t-elle réaffirmé aux enquêteurs. Tout en concédant que Claire Thibout n’avait jamais assisté personnellement à des remises d’enveloppes.

"Je crois que la vérité va sortir", pronostique l’avocat, évoquant les documents produits par le site marianne2.fr (près de 400.000 euros sortis en liquide dans les mois qui ont précédé l’élection présidentielle, ndlr).

http://www.france-info.com/france-justice-police-2010-07-09-bettencourt-l-avocat-de-l-ex-comptable-denonce-le-harcelement-464014-9-11.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 3 Sep - 20:39



Un élu PS saisit la justice sur la vente de Compiègne sous Woerth

Le député PS Christian Bataille vient de saisir le procureur de Paris Jean-Louis Nadal sur la cession d'une parcelle de la forêt de Compiègne.

Christian Bataille, député socialiste du Nord, entend faire toute la lumière sur la vente de l’Hippodrome du Putois, à Compiègne. Décidée par Éric Woerth contre l’avis du ministère de l’agriculture, cette cession légalement hasardeuse pourrait être annulée. Dans ce but, Christian Bataille annonce qu’il a saisi le procureur général de Paris afin de diligenter une enquête judiciaire.

Marianne 2 : En quoi la vente d’un hippodrome à Compiègne, révélée par Marianne 2, peut-elle concerner un député du Nord ?
Christian Bataille : « Le rôle d’un parlementaire n’est pas seulement de faire la loi, mais aussi de contrôler l’action du gouvernement. En l’espèce, la vente d’une parcelle de la forêt domaniale de Compiègne sur décision personnelle d’Eric Woerth, dans ses fonctions de ministre du Budget, parait enfreindre la loi. J’ai donc l’intention de saisir dès aujourd’hui le procureur général de Paris Jean-Louis Nadal, afin que la justice examine la légalité de cette cession. »

M2 : Vous souhaitez faire annuler la vente ?
C.B. : « L’inaliénabilité de la forêt domaniale est inscrite dans le droit français depuis Dioclétien. Cette règle a été codifiée sous l’Ancien régime dans l’édit des moulins de 1566, puis confirmée par la République, en 1790. Depuis, la forme de cette interdiction n’a quasiment pas varié. Il ressort de l’article L-62 du code du domaine de l’État que : « Les bois et forêts domaniaux ne peuvent être aliénés qu'en vertu d'une loi». Je doute que les fonctionnaires de Bercy aient laissé leur ministre dans l’ignorance de ce texte. Au moment de prendre la décision d’une telle cession, Eric Woerth pouvait d’autant moins ignorer le droit que le ministère de l’agriculture, dans une lettre signée quelques mois plus tôt par le ministre de l’époque Hervé Gaymard, avait explicitement justifié son refus de vendre par cette impossibilité légale. Pourquoi Eric Woerth a-t-il tenu, dans les jours précédant son transfert vers un autre ministère, à satisfaire le locataire de cet hippodrome ? A-t-il seulement sollicité le service des Domaines pour obtenir la juste évaluation du bien ? A ce propos, dès la rentrée parlementaire, je demanderai également des explications à François Baroin, le ministre de tutelle de France domaines. »

M2 : Corinne Lepage, en tant que député européen Europe écologie, a engagé une procédure voisine de la vôtre, mais elle souhaite traduire Éric Woerth devant la cour de justice de la République. Est-ce également votre objectif ?
Christian Bataille : « A ce stade, je ne veux pas me prononcer sur l’identité du bénéficiaire de cette vente et sur ses liens éventuels avec Eric Woerth. Ni même sur le prix de cession, apparemment sous évalué. Avant de suspecter un éventuel délit de favoritisme, il m’importe simplement de savoir si le caractère illégal de la vente est confirmé par la Justice. Dans ce cas, le gouvernement devra proposer une loi particulière pour valider cette cession. A défaut, l’hippodrome redeviendra un bien public, propriété de l’Etat. »

Daniel Bernard
www.marianne2.fr/Exclusif-un-elu-PS-saisit-la-justice-sur-la-vente-de-Compiegne-sous-Woerth_a196981.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 3 Sep - 22:24

Frédéric Lefebvre ne voulait pas répondre aux questions sur l’affaire Woerth !

Frédéric Lefebvre voulait détourner la conversation vers deux autres sujets : un suspect de braquage du casino d’Uriage a été relâché par le juge, et le chômage est en légère baisse. Mais en face de lui, Jean-Michel Apathie voulait lui poser des questions sur l’affaire Woerth !

Frédéric Lefebvre est à pleurer de rire dans cette vidéo :

http://www.rtl.fr/fiche/5949950113/quand-frederic-lefebvre-ne-veut-plus-parler-de-l-affaire-woerth.html

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Frédéric Lefebvre.

Frédéric Lefebvre : Bonjour, Jean-Michel Aphatie.

Jean-Michel Aphatie : François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, dit ceci ce matin dans le journal "Les Echos" : "Je me pose une question légitime. Comment Eric Woerth peut-il gérer en même temps ses problèmes personnels avec l’affaire Bettencourt, et la réforme des retraites ? Cette situation, poursuit François Chérèque, fait que l’on n’aborde plus du tout le fond du dossier. C’est un vrai problème". Y a-t-il aujourd’hui, Frédéric Lefèbvre, un "problème Woerth" ?

Frédéric Lefebvre : Vous savez, je dis la même chose que François Chérèque c’est "revenons au fond du dossier".

Jean-Michel Aphatie : Y a-t-il un "problème Woerth" ?

Frédéric Lefebvre : Il y a un moyen de régler cette difficulté, ce problème : c’est de revenir à l’essentiel au lieu d’être sur le dérisoire.

Jean-Michel Aphatie : Qui est sur le dérisoire ?

Frédéric Lefebvre : Mais tout le monde.

Jean-Michel Aphatie : Tout le monde, sauf vous...

Frédéric Lefebvre : "Sauf moi", ce n’est pas le sujet. Mais quand on parle, quand j’entends parler en permanence, alors qu’il y a des milliers de décorations par an, qu’il y a des dizaines de milliers de lettres de soutien pour des décorations, quand vous parlez de "l’affaire du siècle", c’était une "affaire politique sans précédent", qu’en réalité alors que les Français qui nous écoutent ce qui les intéresse c’est d’autres questions, c’est le chômage, c’est les retraites, c’est les questions de sécurité. Quand je vois le temps qu’on passe sur cette affaire, quand j’entends les mots employés en parlant de Monsieur Woerth "menteur", " rétractation", "aveu", "reconnu", alors même que je me souviens qu’à votre antenne, sur RTL au mois de juin, Eric Woerth ne s’est jamais caché d’avoir remis à monsieur de Maistre cette décoration...

Jean-Michel Aphatie : Pour être précis, le 23 juin, la révélation est faite par Lepoint.fr, que c’est Eric Woerth qui a décoré Patrice de Maistre. Ce n’est pas Eric Woerth qui le dit, mais c’est Lepoint.fr...

Frédéric Lefebvre : Il ne s’en est jamais caché. Quand vous l’interrogez...

Jean-Michel Aphatie : Le cabinet d’Eric Woerth, le 23 juin, confirme le fait qu’Eric Woerth, ministre du Budget ; a remis la légion d’honneur à Patrice de Maistre. Le 23 juin, le cabinet de Monsieur Woerth, dit : "il l’a remise mais il ne l’a pas proposée". Et il faut attendre le 31 août, Lexpress.fr pour comprendre qu’Eric Woerth fait partie des gens qui ont proposé que la légion d’honneur soit remise à Patrice de Maistre. Comment peut-on expliquer que deux mois se soient écoulés sans qu’Eric Woerth cherche à vérifier s’il a fait partie ou non des gens qui ont proposé la légion d’honneur à Patrice de Maistre, deux mois ?

Frédéric Lefebvre : Jean-Michel Aphatie, je redis ce que j’étais en train de dire. On est d’accord sur une chose : c’est que, à votre émission, le 23 juin - vous dites que c’est le 23 juin - je ne me souvenais pas de la date exacte...

Jean-Michel Aphatie : C’est le 27 juin l’émission, mais le 23 juin la révélation pour la remise de la décoration.

Frédéric Lefebvre : Très bien. Donc, Eric Woerth a parfaitement admis et reconnu et ne s’en est pas caché qu’il avait remis cette décoration.

Jean-Michel Aphatie : Mais il dit : "Je ne l’avais pas proposée"...

Frédéric Lefebvre : Attendez juste... Il dit...

Jean-Michel Aphatie : Je complète !

Frédéric Lefebvre : Il dit qu’il ne l’a pas attribuée, c’est pas lui qui ne l’a pas attribuée. Il a parfaitement raison puisque c’est le ministre de l’Economie. C’était même avant qu’il soit ministre du Budget. Par contre, qu’est-ce qu’il dit ? Il dit que c’est une connaissance, monsieur de Maistre, que c’est pas un ami, c’est une connaissance. Il ne s’est jamais caché de connaître monsieur de Maistre. Donc le débat il est sur, puisqu’il dit aussi à un autre moment que si on lui avait demandé si il soutenait monsieur de Maistre, bien sûr il l’aurait soutenu, mais il ne se souvenait pas s’il l’avait fait. Donc le débat...

Jean-Michel Aphatie : Mais pourquoi n’a-t-il pas vérifié ? Il a attendu deux mois..

Frédéric Lefebvre : Mais parce que c’est dérisoire, monsieur Aphatie. Je le redis. Et on nous parlait de cette grande affaire, tout ça. Ces attaques ont fait flop, monsieur Aphatie.

Jean-Michel Aphatie : Y a t-il un "problème Woerth" aujourd’hui ?

Frédéric Lefebvre : Mais il n’y en a pas. Ces attaques ont fait flop ; et la réalité de tout cela, c’est qu’on oublie l’essentiel des choses. Vous vous intéressez aux lettres, Jean-Michel Aphatie. Il y a une lettre qui est beaucoup plus intéressante dans "Le Figaro", aujourd’hui, qui montre quoi ? Ce que nous disons depuis le départ et ce que dit d’ailleurs Eric Woerth : c’est que c’est en rien une affaire. Cette affaire Bettencourt n’est en rien une affaire politique. C’est une affaire familiale, la personne qui a attaqué Eric Woerth et qui a attaqué le monde politique. On apprend qu’il y a un courrier qui est en réalité un contrat avec une des personnes de la famille, avec 800.000 euros à la clé. C’est ça la lettre qui est importante, monsieur Jean-Michel Aphatie.

Jean-Michel Aphatie : Donc, pour vous pas de problème. Eric Woerth peut rester ministre ?

Frédéric Lefebvre : Bien sûr. Et je vais vous faire une confidence : j’attends avec impatience que le débat des retraites s’ouvre, qu’Eric Woerth puisse faire son travail. Qu’on le laisse faire son travail. Au lieu de rester sur le dérisoire, revenons à l’essentiel.

Jean-Michel Aphatie : Est-ce que vous convenez tout de même qu’Eric Woerth aurait pu apporter lui-même plus de clarté sur ses relations avec Patrice de Maistre et dire tout simplement à un moment : "Oui, j’ai fait partie des gens, il y en a peut-être plusieurs d’ailleurs, on ne le sait pas, qui ont recommandé la remise de la Légion d’honneur à Patrice de Maistre".

Frédéric Lefebvre : On ne va pas passer toute l’émission sur cette lettre.

Jean-Michel Aphatie : D’accord. Si on ne passe pas toute l’émission, j’ai une autre question : ...

Frédéric Lefebvre : J’imagine qu’on ne va pas passer toute l’émission là-dessus. Qu’on va parler par exemple de cette affaire absolument choquante d’Uriage avec un braqueur qui se retrouve...

Jean-Michel Aphatie : ... J’ai une autre question...

Frédéric Lefebvre : Ecoutez, en tout cas, moi j’aimerais parler de cela. Je suis...

Jean-Michel Aphatie : ... J’ai une autre question...

Frédéric Lefebvre : On va passer toute l’émission sur Patrice de Maistre ? Les Français... Ecoutez...

Jean-Michel Aphatie : ... J’ai une autre question...

Frédéric Lefebvre : J’ai écouté vos auditeurs ce matin, ils s’intéressent aux questions. Non, mais je vais répondre à vos questions, mais permettez-moi...

Jean-Michel Aphatie : Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de...

Frédéric Lefebvre : Attendez. Jean-Michel Aphatie, avant, je vais juste terminer ce que je disais et puis vous pourrez poser votre question. De toute façon, vous êtes ici chez vous.

Jean-Michel Aphatie : Alors allez-y, poursuivez.

Frédéric Lefebvre : Je veux dire que j’ai écouté votre antenne, et je suis particulièrement choqué par la décision qui a été prise de remettre en liberté ce braqueur et que je me félicite que le parquet ait fait appel et que j’attends avec impatience que la décision du juge des libertés soit remise en cause parce que, voyez-vous, les attaques que subissent les policiers, le travail fait par les policiers, ne doit pas être détricoté de cette manière.

Jean-Michel Aphatie : D’accord. J’ai compris. Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune Bettencourt...

Frédéric Lefebvre : ... Mais c’est important de parler de ces questions.

Jean-Michel Aphatie : Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune Bettencourt, fait-il partie de l’association "Premier Cercle" qui regroupe les principaux donateurs de l’UMP ?

Frédéric Lefebvre : Je vais vous dire : je n’en ai strictement aucune idée. Il faut que vous interrogiez pour cela les trésoriers. Je n’en ai aucune idée.

Jean-Michel Aphatie : Aucune idée. J’ai noté vous ne vous intéressez pas à la question. J’ai une autre question.

Frédéric Lefebvre : Il pourrait parfaitement l’être.

Jean-Michel Aphatie : Cette association Premier Cercle qui regroupe les principaux donateurs...

Frédéric Lefebvre : Attendez, Jean-Michel Aphatie, les principaux donateurs : combien sont-ils, Jean-Michel Aphatie ?

Jean-Michel Aphatie : J’ai une autre question... Je ne sais pas. Vous le savez ?

Frédéric Lefebvre : 50.000. Vous devriez le savoir parce que Eric Woerth...

Jean-Michel Aphatie : Je vous demandais si monsieur Patrice de Maistre en fait partie.

Frédéric Lefebvre : Eric Woerth l’avait dit à votre émission le 27 juin.

Jean-Michel Aphatie : Et je vous demande si Patrice de Maistre en fait partie.

Frédéric Lefebvre : Je me souviens du débat...

Jean-Michel Aphatie : Est-ce que je peux vous poser une autre question ?

Frédéric Lefebvre : Vous pensez bien...

Jean-Michel Aphatie : Que vous ne le savez pas.

Frédéric Lefebvre : Mais exactement. En plus je ne suis pas trésorier de ma famille politique. Je n’en sais strictement rien.

Jean-Michel Aphatie : Cette association Premier Cercle est-elle mise en sommeil, comme on l’a lu aujourd’hui ?

Frédéric Lefebvre : Pourquoi serait-elle mise en sommeil ?

Jean-Michel Aphatie : Donc elle ne l’est pas : les donateurs se réunissent toujours ?

Frédéric Lefebvre : Mais attendez, je ne comprends pas votre question.

Jean-Michel Aphatie : Vous êtes porte-parole de l’UMP...

Frédéric Lefebvre : Oui, mais...

Jean-Michel Aphatie : Je vous demande si l’association qui regroupe les principaux donateurs de l’UMP est mise en sommeil. On ne peut que le lire, mais ça n’a pas été officiel, ou pas. Très bien.

Frédéric Lefebvre : Bien sûr que non. Les donateurs de l’UMP, heureusement... Il y a toujours des donateurs, et ils sont nombreux.

Jean-Michel Aphatie : Tout ça est transparent, il n’y a pas de problème, on peut...

Frédéric Lefebvre : Mais c’est ce que je suis en train de vous dire. C’est pour ça que...

Jean-Michel Aphatie : Voilà. Je peux donc vous poser la question.

Frédéric Lefebvre : Regardez tout ce temps qu’on a passé. Il nous reste combien de temps ?

Vincent Parisot : Il ne vous reste rien du tout.

Frédéric Lefebvre : Eh bien. Voilà. Ecoutez, moi je voudrais dire une chose.

Jean-Michel Aphatie : Rapide, alors...

Frédéric Lefebvre : Elle est très rapide. Je voudrais en profiter, sur l’emploi.

Jean-Michel Aphatie : Ah non, non, non. Ecoutez...

Frédéric Lefebvre : Les chiffres...

Jean-Michel Aphatie : Non. L’actualité, elle est exigeante, l’actualité d’aujourd’hui...

Frédéric Lefebvre : Non mais...

Jean-Michel Aphatie : L’actualité, c’était Eric Woerth, et l’on vous remercie d’avoir participé à cette émission concernant Eric Woerth. Merci. Bonne journée.

Vincent Parisot : Vous savez ce qu’on va dire : Jean-Michel, vous êtes venu avec vos questions, et puis monsieur Lefebvre est, lui, venu avec ses réponses.

Jean-Michel Aphatie : Vous savez, c’est l’actualité qui dit les questions.

Vincent Parisot : C’est terminé, Monsieur Lefebvre.

Frédéric Lefebvre : Non, mais RTL, vous êtes à l’écoute des Français ?

Vincent Parisot : Totalement. Et ils vont avoir la parole tout à l’heure.

Frédéric Lefebvre : Qu’est-ce qui intéresse les Français ?

Jean-Michel Aphatie : C’est terminé, monsieur Lefebvre...

http://www.rtl.fr/fiche/5949950113/quand-frederic-lefebvre-ne-veut-plus-parler-de-l-affaire-woerth.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 3 Sep - 22:55

Very Happy
Il peut être intéressant, et coriace, cet Apathie !
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Sam 4 Sep - 17:44


Woerth, trois lettres pour un mensonge

La première a été saisie au ministère de l'Intérieur, les deux autres chez Patrice de Maistre. Elles démontrent qu'Éric Woerth a caché pendant trois mois sa demande de Légion d'honneur. Pourquoi ? [extraits]

Selon nos informations, ce n’est pas une mais… trois lettres dans le dossier judiciaire du procureur Courroye, qui témoignent bel et bien de cette intervention longtemps cachée. Une intervention dont Éric Woerth, entendu comme témoin par les policiers de la brigade financière, fin juillet, ne s’était pourtant pas souvenu. Ces deux autres courriers ont été saisis dans le bureau de Patrice de Maistre.

"Cher Éric"

Le premier, datant de juin 2007, un mois avant la promotion du 14 Juillet, est un mot manuscrit dans lequel l’homme d’affaires "remercie" le ministre du Budget, qu’il appelle "cher Eric", "de son soutien" pour l’obtention de sa médaille. Dans le deuxième courrier, de l’automne 2007, Patrice de Maistre renouvelle, dans un mot tapé à la machine, ses remerciements pour lui avoir obtenu la Légion d’honneur et demande au ministre de lui décerner la récompense.

Entre-temps, Florence Woerth avait été embauchée au sein de Clymène, la structure financière chargée de gérer le patrimoine de la première fortune de France et était devenue l’employée de Patrice de Maistre. Difficile donc de croire qu’Éric Woerth ne se soit pas "souvenu" de cette intervention. D’autant qu’en 2006, puis en janvier 2007, il avait rencontré à deux reprises Patrice de Maistre, en tête à tête, pour évoquer des questions de financement politique et un éventuel soutien des Bettencourt à la campagne de Nicolas Sarkozy.

Ministère de l’Intérieur

Autre élément de trouble dans cette affaire à tiroirs: le courrier de demande de décoration signé de la main d’Éric Woerth adressé à Nicolas Sarkozy, et daté du 12 mars 2007, a été retrouvé par les enquêteurs… au ministère de l’Intérieur. La lettre a été dénichée au mois d’août lors d’une "visite" des policiers de la brigade financière au service des décorations.

A-t-il été lâché ? Pour l’heure rien ne l’indique et à l’Elysée, officiellement du moins, on assure le contraire. Mais en confiant aux enquêteurs une lettre explosive pour la défense Woerth, sans avoir averti le ministre du Travail, le ministère de l’Intérieur a mis le feu aux poudres.

Défense rigide

Dans l’entourage de Patrice de Maistre on est persuadé que c’est la défense rigide de Woerth qui a crispé les choses. Devant les policiers, une nouvelle fois, de Maistre commence par répéter qu’il "n’a jamais parlé de sa Légion d’honneur avec Eric Woerth". Au pied de la lettre l’affirmation n’est pas fausse. Puis les policiers sortent de leurs tiroirs les trois courriers qui prouvent l’intervention du ministre. "Je ne connaissais pas l’existence du courrier à Nicolas Sarkozy", déclare alors de Maistre.

Sur procès-verbal, il raconte comment une première tentative pour obtenir la Légion d’honneur, dès 2006, avec l’avocat Jacques Rossi n’a pas abouti. Et qu’en revanche un de ses amis, Éric de Sérigny, en mars 2007, lui a proposé de réactiver le dossier auprès… d’Éric Woerth. Et qu’il savait bien, comme l’attestent ses deux courriers de remerciement, qu’il devait sa Légion d’honneur du ministre du Budget.

Synthèse en cours

Dans la foulée, les enquêteurs entendront Laurent Solly, l’ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Intérieur, qui a reçu le premier courrier. "Solly a déclaré qu’il avait aiguillé la demande d’Eric Woerth auprès du ministère de l’Economie, mais que ce n’était pas passé par Nicolas Sarkozy", assure-t-on dans son entourage. Une façon de couper tout lien avec le Président.

Au vu de ces éléments, le parquet de Nanterre estimera-t-il qu’il s’agit d’un trafic d’influence ? Selon nos sources, une synthèse est en cours d’élaboration à destination du parquet général de Versailles, puis du procureur général près la Cour de cassation. "Nous espérons en finir avec ce volet fin septembre", assure au JDD le procureur général de Versailles, Philippe Ingall-Montagnier. Éric Woerth devrait donc être réentendu d’ici là. […]

Laurent Valdiguié
www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Woerth-trois-lettres-pour-un-mensonge-218145/
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Sam 4 Sep - 23:25



Affaire Woerth-Bettencourt : tout ce qu’on a «oublié» de nous dire…

Pourquoi Eric Woerth s'entête-t-il à conserver une stratégie de défense calamiteuse ? Pourquoi n'y a-t-il toujours pas de juge d'instruction chargé du dossier ? Pourquoi tout se passe-t-il comme si de rien n'était ? L'affaire Bettencourt est sans doute bien plus gênante pour Sarkozy qu'il ne voudrait le faire croire…

[…] Pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il imposé cette stratégie de défense suicidaire à Eric Woerth ? Certainement pas pour sauver la réforme des retraites, comme le répètent tous les perroquets de la majorité. Mais plus sûrement parce que, derrière l’affaire Woerth-Bettencourt, derrière les mensonges risibles de l’ex-trésorier de l’UMP, se cachent des vérités plus inavouables. Sur le financement du parti majoritaire ? Sur celui de la campagne présidentielle du candidat Sarkozy en 2007 ?

Comment se fait-il que plus personne ne parle des fameux « carnets Bettencourt », publiés en juillet par Marianne, qui révélaient les sommes astronomiques en liquide qui circulaient chez les Bettencourt à Neuilly ? Près de 400.000 euros notamment, non affectés, dans les quatre mois qui précédèrent le 1er tour de la présidentielle de 2007 ? A qui est allé cet argent ? Hier, l’ex-comptable évoquait des enveloppes d’argent liquide destinées au financement politique. Aujourd’hui, c’est le journal intime de François-Marie Banier qui semble indiquer que Mme Bettencourt aurait fait des cadeaux à Nicolas Sarkozy. Pourquoi, au-delà de l’enquête préliminaire ouverte par le procureur Courroye pour financement illicite d’activités politiques, n’y a-t-il toujours pas de juge d’instruction désigné ?

Un mois après les révélations de Marianne, on ne sait toujours pas pourquoi Mme Bettencourt voulait retirer quelque 500.000 euros en liquide auprès de la banque Dexia le 26 décembre 2006. Tout juste a-t-on appris que la Banque de France avait cherché à savoir si les banques auprès desquelles Mme Bettencourt retirait cet argent liquide (environ 150.000 euros par mois à la BNP) avaient alerté, comme la loi les y oblige, les services de Tracfin, l’organisme de lutte contre les mouvements illicites de capitaux. Réponse : non. Et alors ? Et alors, rien. On continue à faire comme si de rien n’était. Et l’on ne parle même pas des passe-droits fiscaux dont Mme Bettencourt a bénéficié pendant des années.

La presse fait son travail. Elle pose des questions, continuera à le faire. Il serait peut-être temps que ceux auxquelles elles s’adressent apportent enfin des réponses.

Laurent Neumann
www.marianne2.fr/Affaire-Woerth-Bettencourt-tout-ce-qu-on-a-oublie-de-nous-dire_a196978.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 7 Sep - 13:46


Le juge Jean-Bernard Schmidt

La police suisse perquisitionne chez les amis des Bettencourt

Un juge de Genève a fait perquisitionner un établissement bancaire et des avocats liées à la famille Bettencourt, à la demande du parquet de Nanterre. Des surprises sont à attendre.

[…] le juge d’instruction genevois Jean-Bernard Schmidt a reçu une demande d’entraide judiciaire de la part du parquet de Nanterre le 25 août. Après examen, il a décidé de l’exécuter. Les suspicions portent sur le «blanchiment, trafic d’influence et escroquerie», ce qui laisse supposer que les limiers sont à la recherche à la fois des deux comptes «clandestins» de la famille Bettencourt, dont l’existence a été révélée par les écoutes, sur la pratique de Patrice de Maistre qui avoue, dans les mêmes écoutes, vouloir transférer 80 millions d'euros vers Singapour (ce qui constituerait un fait de blanchiment).

Le motif de l’escroquerie pourrait viser à «éclaircir» le statut de l’île d’Arros, dont la propriété est incertaine, puisque les Bettencourt sont passés par deux «fondations», ou trusts, pour l’acquérir, puis en avoir la jouissance. Selon l’entourage de Mme Bettencourt, les personnes responsables de la fondation pourraient avoir cherché à «capter» la propriété de l’île sise au Seychelles. Le trafic d’influence pourrait viser les époux Woerth. On sait que Florence Woerth s’est rendu au moins deux fois à Genève, et beaucoup plus selon la Tribune de Genève. Ce journal affirme par ailleurs avoir déniché des propriétés des Bettencourt dans un quartier très chic de la ville de Calvin, dans le parc de Château-Bnaquet, situé au bord du lac Léman. Au fait, on-elles été déclarées au fisc français ?

Hervé Nathan
www.marianne2.fr/La-police-suisse-perquisitionne-chez-les-amis-des-Bettencourt_a197177.html

Woerth recule puis perd les pédales devant la presse
www.marianne2.fr/Woerth-recule-puis-perd-les-pedales-devant-la-presse_a196966.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 7 Sep - 15:10

Éditorial de la Tribune de Genève du 2 septembre : L’impossible ministre Eric Woerth
France | Mais pourquoi diable Eric Woerth fait-il encore partie du gouvernement français ? Sa situation au sein du cabinet Fillon était intenable. Elle est devenue indécente.


© Pascal Frautschi | Château-Banquet à Genève.
Au numéro 14, la boîte aux lettres porte encore aujourd’hui le nom de Bettencourt


À Genève, Mme Woerth logeait dans le fief des Bettencourt !

[extraits] Entre les bords du lac Léman et la Perle du lac s’élèvent les résidences de Château-Banquet. Un somptueux ensemble d’immeubles baignant dans la verdure, où les appartements se vendent 1,5 million de francs le cinq-pièces et 3,5 millions de francs le dix-pièces. C’est là que, selon plusieurs sources concordantes, résidait l’épouse de l’actuel ministre français du Travail et ancien ministre du Budget, lorsqu’elle venait à Genève pour gérer les affaires de Liliane Bettencourt.

Selon plusieurs sources, la gérante de fortune française, au service de la société financière des Bettencourt Clymène, y est venue souvent. Bien plus en tous les cas que ce qu’affirmait le 4 juillet dernier l’avocat de Florence Woerth, Me Antoine Beauquier, suite aux révélations de la Tribune de Genève, affirmant qu’elle était «presque à demeure» dans la Cité de Calvin : «Mme Woerth, disait-il alors, n’a effectué au cours de ces dernières années que deux déplacements à Genève : le 11 janvier et le 29 mai 2008.»

Habitait-elle directement au 10, où les Bettencourt ont acquis un splendide appartement de… dix-neuf pièces de 433 mètres carré, au huitième étage ? Cet appartement était inscrit sous la propriété de la société immobilière En Bergère Vevey SA

Havre fiscal des dirigeants de L’Oréal

Les enregistrements réalisés au domicile de Liliane Bettencourt par son ancien majordome ont ainsi révélé que «le banquier» de l’héritière était un avocat d’affaires genevois, Me M., qui détenait la signature sur les comptes de Liliane Bettencourt et qui compte parmi ses nombreuses relations d’affaires l’un des administrateurs de la SI En Bergère Vevey SA.

Or, quand le patron de Florence Woerth et financier de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, voulait de l’argent, il le faisait venir de Genève, ou de Vevey, par les bons soins de Me M.

Autant dire que les déplacements Paris-Genève étaient nombreux. A ce propos, la Tribune de Genève a également appris que des émissaires français, liés à Patrice de Maistre, se sont rendus en juillet dernier auprès de la banque dépositaire des deux comptes non déclarés de Liliane Bettencourt, une banque privée de la place.

Cherche villa à 50 millions

Dans ses salons privés, il aurait été question d’un achat immobilier «d’au moins 50 millions de francs» entre Genève et Lausanne, grâce aux quelque 70 millions de francs que la banque privée gardait dans sa filiale de Vevey. Le but probable ? Faire disparaître ce compte compromettant (dont l’identité de l’ayant droit doit être connue), via une société, anonyme, elle, grâce à l’acquisition d’une belle propriété sur le Léman, où les objets de prestige ne manquent pas.

A Genève, on le sait aujour­d’hui, la famille Bettencourt avait donc bien plus que ces deux comptes bancaires non déclarés, sur lesquels Patrice de Maistre a voulu retirer 300 000 francs pour s’acheter un beau voilier en Méditerranée. L’héritière L’Oréal y détient également un compte à UBS, de quelque 230 millions de francs, et un autre au Credit Suisse, d’environ 150 millions de francs, qui proviennent de ses dividendes de L’Oréal.

Cette visite estivale des émissaires de de Maistre dans les salons de la banque privée genevoise prouve l’urgence qu’il y a pour l’entourage de l’héritière à nettoyer toute trace d’évasion fiscale en Suisse, considérée en France comme une fraude grave. Délit qu’Eric Woerth, lorsqu’il était au Budget, avait explicitement désigné comme sa principale croisade. Aujourd’hui, c’est lui qui se retrouve au cœur d’une tempête qui pourrait bien lui coûter sa tête.
www.tdg.ch/actu/monde/geneve-woerth-logeait-fief-bettencourt-2010-09-02

Me Schtroumpf est donc mis hors de cause.
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 7 Sep - 15:38



Raymond Soubie, enquête sur le vrai ministre des retraites
Par Mathieu Magnaudeix

Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy, est l'architecte de la réforme des retraites. Depuis trois ans, il règne en superintendant sur les affaires sociales. La crise n'a fait qu'accroître son influence. Après les retraites, il va retourner au privé. Portrait-enquête sur un homme d'influence, qui cultive le mystère. [petits extraits]

Dehors, ça tangue et ça gronde. Mardi 7 septembre, plusieurs centaines de milliers de Français vont manifester contre la réforme des retraites. Le même jour, c'est un ministre du travail carbonisé qui va défendre le texte à l'Assemblée. Tout ce tumulte n'atteint guère le bureau aux portes capitonnées de Raymond Soubie, au deuxième étage de l'Elysée. Ce vendredi après-midi 3 septembre, calé dans un fauteuil rose pimpant, le conseiller social du chef de l'Etat depuis 2007, l'homme qui a réglé au millimètre la mise en scène de la réforme des retraites, affiche une gaieté de pinson.

Raymond Soubie est un sphinx. Jamais un commentaire sur la politique sarkozyste. Le doyen des conseillers (il est né en 1940) connaît la musique. Il était déjà conseiller social des premiers ministres Chirac et Barre dans les années 1970... Loyal au chef de l'Etat, muet comme une tombe, il ne cille ni ne bronche, sans état d'âme.

on le voit partout dans le sillage du chef de l'Etat, particule élémentaire de la Sarkozie. A l'Elysée, il est un superministre de tout ce qui n'est pas dans l'orbite de Claude Guéant, le tout-puissant secrétaire général de l'Elysée. Une sorte de «vice-premier ministre», ironise un observateur. «Fillon a perdu beaucoup d'arbitrages face à lui», note un témoin du match Matignon-Elysée.

Il est de toutes les réunions importantes, même quand ça ne le concerne pas. Il règne sur un empire où le soleil ne se couche jamais : l'emploi, la santé, la fonction publique. Il a récupéré l'industrie avec la crise, l'éducation depuis que le ministre s'appelle Luc Chatel. Au travail, il a survécu à Xavier Bertrand, Brice Hortefeux, Xavier Darcos.

Comme le monarque, son conseiller social a tout centralisé. Raymond Soubie, intendant général des affaires sociales, exige allégeance de ses ministres et de leurs équipes. Il trouve discourtois, et le fait savoir, de ne pas être informé des décisions. Jaloux de ses prérogatives, il réclame que “ses” ministères le consultent avant toute initiative, passent par lui avant de parler au président. Il distribue les bons points : «Je le dirai au président...» Si un ministère “social” prend un peu trop de liberté, un mail tombe, pianoté par ses conseillères, deux brillantes énarques : «Raymond Soubie aimerait savoir...» Qu'un membre du gouvernement s'aventure dans la presse à faire des déclarations que le conseiller n'a pas validées, et c'est Matignon qui se fait taper sur les doigts.

Seul Xavier Darcos, ministre du travail de juin 2009 à mars 2010, a tenté d'agir comme s'il était un ministre de la Ve République. Il n'a pas joué les rebelles, a juste pris de (menues) initiatives. Il a osé envoyer une lettre aux syndicats au sujet du grand emprunt. Soubie n'a vraiment pas apprécié. Darcos pensait qu'il vaudrait peut-être mieux faire passer la réforme des retraites vite fait, avant l'été, pour éviter un automne agité. Soubie était d'un avis contraire. Darcos, jadis étoile montante de la Sarkozie, a été débarqué juste après les régionales.


Les conseillers du président. R. Soubie, C. Guéant, H. Guaino.© Reuters

Mardi, au soir de la manifestation, Raymond Soubie consultera son tableau vert et jaune. Quelques feuilles de papier agrafées qui ne le quittent jamais, où sont répertoriés tous les mouvements sociaux depuis quinze ans : date, nombre de manifestants, etc. Une encyclopédie de poche de la grève. Utile pour affiner les éléments de langage que les ministres débiteront en boucle dans les médias, en fonction du nombre de manifestants.

Ce 7 septembre sera une de ses dernières journées d'action. Raymond Soubie va quitter l'Elysée.

«Plus il méprise les gens, plus il les couvre de fleurs», dit en riant Rose-Marie Van Lerberghe. Sous Martine Aubry, cette haute fonctionnaire a ficelé la loi sur les 35 heures. Soubie l'a appelée pour diriger Altedia, le cabinet de ressources humaines qu'il a fondé en 1992. Elle est ensuite revenue dans le giron de l'Etat, à l'Assistance publique. Elle dirige maintenant un groupe privé de maisons de retraites, Korian.

Ce parcours fait d'allers-retours entre le public et le privé résume bien le CV-type des collaborateurs d'Altedia. Dans les années 90, le cabinet de Raymond Soubie a bâti sa réputation sur sa capacité à mener des restructurations, à élaborer des plans d'épargne salariale et des projets d'entreprise..., et à accompagner les privatisations d'entreprises publiques : Renault, France Télécom, Air France, Bull, Thomson, etc.

Public, Cac 40 : à la fin des années 90, Soubie est la coqueluche de tous les patrons. Et reste un conseiller écouté des politiques, surtout de droite. Lors des grèves de décembre 1995, il est là, en coulisses. Marc Blondel, alors secrétaire général de Force Ouvrière, se souvient d'avoir été invité à déjeuner : «Le père Soubie voulait jauger ma détermination.» En 2003, Altedia remporte l'appel d'offres lancé par le gouvernement pour faire la communication gouvernementale des retraites, un pactole de 20 millions d'euros. Soubie définit les arguments et la tactique, jusqu'à suggérer à Jean-Pierre Raffarin (premier ministre) et François Fillon (affaires sociales) les concessions à faire. [...]
www.mediapart.fr/journal/france/050910/raymond-soubie-enquete-sur-le-vrai-ministre-des-retraites


30/01/2009 10:58 | © 2009 AFP
La réunion Sarkozy-syndicats ne sera pas simplement "d'agenda", déclare Soubie
www.ladepeche.fr/article/2009/01/30/532618-La-reunion-Sarkozy-syndicats-ne-sera-pas-simplement-d-agenda-declare-Soubie.html

Des proches de Raymond Soubie prennent le contrôle d'une agence de presse
Fin janvier [2009], lorsque la nouvelle est devenue officielle, le sujet n'a pas beaucoup été développé dans la presse. Tout juste une brève sur lefigaro.fr le 27 janvier, avec un titre pourtant évocateur : "La famille de Raymond Soubie prend le contrôle de l'AEF". Rien de très affriolant au premier abord... Mais quand on creuse, la petite affaire devient gênante pour l'indépendance de la presse.
www.mediapart.fr/club/blog/florent-pommier/030209/des-proches-de-raymond-soubie-prennent-le-controle-d-une-agence-de-
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 8 Sep - 23:50


Photo lesoir.be

L'ancienne secrétaire de Liliane Bettencourt accable François-Marie Banier
Par Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme
[extraits]

La juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, qui instruit un supplément d'information dans le cadre de la procédure pour «abus de faiblesse» déclenchée par la fille de Liliane Bettencourt, continue de recueillir des témoignages très défavorables pour François-Marie Banier.

Le dernier en date est même accablant pour l'artiste, accusé par Françoise Bettencourt-Meyers d'avoir profité de la dégradation de l'état de santé de sa mère pour faire main basse sur une partie de sa fortune. Il émane de Christiane Djenane, qui fut la secrétaire particulière de Liliane Bettencourt de 1992 à 2007, date de son éviction. Cette femme, qui dit s'être «dévouée avec passion» à l'héritière de L'Oréal, a certifié en préambule de son audition du 31 août n'avoir «reçu aucune gratification de la part de Françoise Meyers-Bettecourt» en échange de son témoignage.

Mme Djenane a expliqué que l'état de santé de Mme Bettencourt s'était dégradé en deux temps. […]
Le second épisode se situe à la fin du mois d'août 2006, lorsque André Bettencourt s'est blessé dans la résidence espagnole du couple de milliardaires, à Formentor.

À partir de l'hospitalisation de son mari, la vieille dame semble entrer en dépression, sa secrétaire la trouve souvent dans la journée «recroquevillée dans son lit».

À l'évidence, dans l'esprit de Mme Djenane, M. Banier porte une lourde responsabilité dans cette affaire. […] l'artiste la «harcelait pour (qu'elle) mette le chéquier dans le sac de Liliane Bettencourt quand ils partaient déjeuner ensemble».

«Il me harcelait aussi, a-t-elle assuré, pour mettre du papier à en-tête “18, rue Delabordère” (adresse de Mme Bettencourt, NDLR) avant les rendez-vous avec elle. Quand j'ai lu dans la presse qu'il y avait eu une perquisition chez Me Normand (notaire de Mme Bettencourt, NDLR) au cours de laquelle avaient été retrouvés des codicilles et lettres, j'ai compris à quoi servait et où allait le papier à en-tête vierge que François-Marie Banier exigeait que je mette dans le sac de Liliane Bettencourt. À l'époque, je subodorais que François-Marie Banier pouvait lui faire écrire ce qu'il voulait sur ce papier à en-tête (...) et maintenant j'en ai la preuve.»

Une «prison dorée»

Pour Christiane Djenane, inutile de chercher bien loin la raison de son limogeage : «J'imagine que je gênais François-Marie Banier. J'avais confisqué une fois le chéquier un week-end car il profitait du dimanche pour se faire établir des chèques [...]»

Accusé de tous les maux, M. Banier serait à l'origine, à en croire Mme Djenane, de la rupture entre l'héritière de L'Oréal et sa fille. […]

Pour conclure, Christiane Djenane a dit ressentir «beaucoup de chagrin». «[...] Claire et moi nous aurions pu assurer à Liliane Bettencourt une vieillesse paisible et affectueuse. J'ai le sentiment que ceux qui (l') entourent aujourd'hui vont la précipiter vers la mort. Pour moi, elle est dans une prison dorée et elle va en mourir.»
www.mediapart.fr/journal/france/070910/lancienne-secretaire-de-liliane-bettencourt-accable-francois-marie-banier


Enregistrements audio
Affaire Bettencourt : les pièces à conviction (5/7)


4. La vieille dame sous «protection»

Le bas de laine qu'incarne Liliane Bettencourt est faramineux. Ceux qui ont pour mission de le faire fructifier ne semblent pas prêts à le lâcher, le moment venu, au profit d'une fille unique devenue honnie. Tout à leur obsession d'avoir un coup d'avance dans leur course contre la montre engagée avec l'héritière, ces défenseurs de la veuve et surtout pas de l'orpheline poursuivent un projet retors, qui aliène Liliane : un mandat de protection future, c'est-à-dire un licou du destin... [extraits]

«Ça lui donne un vrai pouvoir»
25 mai 2009
Fabrice Goguel, avocat fiscaliste de Liliane Bettencourt, expose à celle-ci un projet qui tient à cœur à Patrice de Maistre, son gestionnaire de fortune. Un mandat protecteur... L'enjeu est d'éviter qu'un jour ou l'autre, la fille de Mme Bettencourt, Françoise Meyers-Bettencourt, ne prenne le dessus. Il est donc envisagé qu'en cas de perte de capacité de Liliane Bettencourt, le professeur Gilles Brücker pour l'aspect «personnel et médical» et le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre pour «les affaires» soient assurés de maîtriser la situation

«Si un jour vous étiez malade...»
3 juillet 2009
L'avocat fiscaliste reparle à la vieille dame (née le 21 octobre 1922) de ce mandat que son gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre, semble pressé de lui faire signer

«Je n'ai aucune envie que vous tombiez dans les pattes de votre fille»
7 septembre 2009
Patrice de Maistre trouve Liliane Bettencourt en pleine forme au retour de ses vacances à l'Arcouest en Bretagne. Il glisse très vite quelques mots essentiels sur le mandat qu'il espère à venir

«Madame, je vous explique»
4 mars 2010
Le mandat de protection future a finalement été signé. Patrice de Maistre entreprend désormais sa possible future protégée octogénaire, au sujet d'un nouvel acte : sa désignation, cette fois, comme tuteur.

«Désignation de M. de Maistre comme tuteur»
12 mars 2010
Le notaire, Me Normand, est de retour, en tête-à-tête avec Liliane Bettencourt, avec toujours la même idée lancinante : le mandat de protection future, qui «a été signé il y a quelques mois», précise-t-il, et la désignation d'un tuteur pour renforcer ce mandat. Cette conversation commence par une plaisante et lucide réflexion de Liliane Bettencourt : «C'est très agréable d'avoir de l'argent, mais faut pas se laisser trop faire. Sinon on devient maboul»
www.mediapart.fr/journal/france/290710/4-la-vieille-dame-sous-protection

Enregistrements audio
Affaire Bettencourt : les pièces à conviction (7/7)

Carlos Vejarano

L'argent qui rend fou
[extraits]

Liliane Bettencourt en toute liberté, ou Liliane Bettencourt en toute perdition ? Il n'est pas impossible de juger sur pièce, en tendant l'oreille, c'est-à-dire en écartant les ailes des vautours.

«Il devient de plus en plus menaçant...»
12 juin 2009
Fabrice Goguel, l'avocat fiscaliste qui sera bientôt éconduit, accompagne Patrice de Maistre chez Mme Bettencourt. Il est très vite question de Carlos Vejarano, gestionnaire d'Arros, qui profite visiblement de la crainte que suscite la découverte de l'île comme partie intégrante du patrimoine Bettencourt, au mépris des lois fiscales. […]

«Le bateau de mes rêves, que je voudrais acheter...»
17 septembre 2009
Sans pincettes aucunes, Patrice de Maistre réclame un cadeau. De quoi s'acheter un bateau «superflu», donc très cher, dans la discrétion la plus totale et passant donc par la filière suisse

23 octobre 2009
Le bateau est une idée qui trotte dans la tête du gestionnaire de fortune

«L'argent arrivera à mon bureau»
27 octobre 2009
Petite piqûre de rappel du gestionnaire à sa milliardaire

«Je vous ai fait signer un reçu»
14 décembre 2009
Noël approche, si bien qu'au détour de la conversation, le bateau revient en huitième semaine […]

«Vous avez déjà donné beaucoup d'argent à Banier»
4 mars 2010
[…]

«Il me tue !»
7 avril 2010
D'emblée, lors de cette rencontre avec son auguste cliente, le factotum financier Patrice de Maistre engage Liliane Bettencourt à se plaindre de Banier : «Il me tue, il devient trop exigeant.»

«Banier vous a fait mettre d'Arros dans une fondation pour lui»
7 avril 2010
Un quart d'heure plus tard, Patrice de Maistre pointe à nouveau le photographe, qui revendique un droit de propriété sur l'île d'Arros dans les Seychelles, mais refuse d'en payer les frais d'entretien malgré une fondation dotée de 20 millions d'euros […]

«Vous m'avez donné tellement... de liberté»
11 mai 2010
François-Marie Banier noie le poisson avec une agilité d'anguille stupéfiante, ne reculant devant aucun effet. Convoquant Picasso, évoquant un projet de musée, promettant de gagner le procès intenté par Françoise Meyers-Bettencourt, s'interrogeant sur sa capacité à rester serein devant le tribunal, il prend bien soin de mentionner «les 4.000 pages» de sa correspondance avec Liliane Bettencourt […]
www.mediapart.fr/journal/france/300710/largent-qui-rend-fou


Vendetta is coming Cool
Banier : «Comme exercice littéraire, j’écris des lettres qui sont des moments foudroyants de colère ou de vision apocalyptique d’un individu, et certaines de ces lettres ont été envoyées à leur destinataire, alors qu’elles ne devaient pas l’être, avec la mention : “Vendetta is coming.” Ce que j’écris n’est pas forcément vrai»…
Kamizole

Les dons dont a bénéficié François-Marie Banier lui ont été légués sous forme de chèques, d’assurances-vie, de tableaux de Picasso, de Matisse ou de Mondrian. Accusé d’avoir soutiré 993 millions d'euros à Liliane Bettencourt, propriétaire d’un tiers de L’Oréal, François-Marie Banier encourt jusqu’à trois ans de prison et 375.000 euros d’amende.
www.europe1.fr/France/Francois-Marie-Banier-le-dandy-226144
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 9 Sep - 21:18


Affaire Bettencourt : le siège de l’UMP a été perquisitionné

Trois policiers de la brigade financière se sont présentés hier au siège de l'UMP, rue La Boétie à Paris pour une «demande de renseignements». Ils cherchaient la trace d’un courrier de Woerth, de mars 2007, adressé à Sarkozy, pour recommander Maistre pour la Légion d’honneur.

Selon nos sources, ils agissaient dans le cadre d'une des enquêtes préliminaires menées par le procureur de Nanterre Philippe Courroye. Les enquêteurs ont été accueillis mercredi après-midi par Eric Cesari, le directeur général du parti majoritaire, présent sur place.

Les policiers ont réclamé les archives intitulées «correspondance» et ont fouillé pendant près d'une heure les documents de la période du premier trimestre 2007. Les enquêteurs seraient à la recherche d'une éventuelle trace de réception du courrier daté du 12 mars 2007, signé Eric Woerth et adressé à Nicolas Sarkozy. C'est dans ce courrier, dont Eric Woerth a reconnu l'existence la semaine dernière, qu'il demandait l'attribution de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. Interrogé, Eric Cesari confirme notre information : «La police judiciaire nous avait prévenus 24h à l'avance […]».

www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Depeches/INFO-MATCH-Affaire-Woerth-Bettencourt-Perquisitions-a-l-UMP-211409/
www.liberation.fr/politiques/01012289150-affaire-bettencourt-le-siege-de-l-ump-a-ete-perquisitionne


La perquisition chez Liliane Bettencourt, vue par Chimulus.
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 10 Sep - 8:59



Woerth est intervenu en 2009 pour le dossier fiscal d'un casinotier

Le ministre du Travail Eric Woerth est intervenu en 2009, lorsqu'il était ministre du Budget, en faveur du dégrèvement fiscal d'un casinotier impliqué dans les jeux d'argent en ligne, révèle dans son édition de vendredi Libération qui s'est procuré un courrier du ministre.

Jeudi soir, M. Woerth a "contesté totalement (ces) allégations".

Cette lettre datée du 30 janvier 2009 - dont Libération ne publie pas de fac-similé - est adressée par M. Woerth (ministre du Budget de mars 2007 à mai 2010) à son mentor politique Jean-François Mancel, député de l'Oise, qui l'avait sollicité à propos du dossier de redressement fiscal de Pascal Pessiot, patron de la Société française des casinos (SFC).
Dans ce courrier, M. Woerth écrit à M. Mancel qu'il a examiné, conformément à sa demande, la situation fiscale personnelle de M. Pessiot et qu'il préconise un dégrèvement, selon Libération.

M. Pessiot, partisan de la libéralisation des jeux d'argent sur internet (effective depuis le 8 juin 2010) avait été condamné en mars 2007 à un an de prison avec sursis - avant d'être relaxé en mars 2009 - pour avoir participé à l'exploitation de sites illégaux de jeux en ligne via des entreprises situées à Belize et aux Bahamas, explique le quotidien.

Dans sa lettre à M. Mancel, M. Woerth souligne que c'est "à juste titre que l'administration a entendu assujettir (M. Pessiot) à l'impôt en France sur la part des bénéfices sociaux devant lui revenir". "Cela étant (...) il m'a paru possible de reconsidérer les redressements litigieux (...) Les dégrèvements correspondants seront très prochainement prononcés", écrit le ministre du Budget de l'époque. "Je ne serai pas opposé à ce qu'un règlement transactionnel incluant une modération significative des pénalités soit envisagé", poursuit M. Woerth, selon des extraits du courrier. […]

Fin juin, M. Woerth avait déjà assuré n'avoir "jamais déclenché de contrôle fiscal (ni) jamais empêché un contrôle fiscal".

S'il n'est pas judiciairement mis en cause dans la tentaculaire affaire Bettencourt, M. Woerth est soupçonné de conflits d'intérêts entre ses anciennes fonctions de ministre du Budget, son ancien poste de trésorier de l'UMP, et l'embauche en 2007 de son épouse Florence par la société gérant la fortune de la milliardaire Liliane Bettencourt.
www.liberation.fr/depeches/01012289357-woerth-est-intervenu-en-2009-pour-le-dossier-fiscal-d-un-casinotier-selon-la-presse


Cadeau fiscal : Les pouvoirs du ministre

On s'en doutait depuis longtemps mais l'épisode Lagerfeld le confirme : un ministre des Finances peut intervenir dans une affaire de redressement fiscal. Il ne décide pas seul, mais la procédure suivie laisse forcément planer un doute sur l'objectivité du résultat. Sous le règne de Dominique Strauss-Kahn, le couturier s'est vu notifier un redressement de 80 millions de francs, ramené à 46 millions. A l'époque d'Alain Lamassoure, ministre délégué au Budget de 1995 à 1997, les 60 millions de francs réclamés pour un précédent redressement à Lagerfeld ont été ramenés à... 10 millions.

« L'administration fiscale avait d'abord considéré que le couturier touchait tous ses revenus en France, raconte Lamassoure. Après enquête, cette évaluation est apparue non fondée. La base de l'impôt et les pénalités ont donc été fortement réduites. » Selon nos informations, c'est le même raisonnement qui aurait conduit Dominique Strauss-Kahn à diminuer le redressement du couturier. Dans quelles conditions a-t-il accordé ce cadeau fiscal ? Une enquête judiciaire est ouverte. [...]

Chaque année, sur 56 000 contrôles fiscaux, seuls 2 000 à 3 000 feraient l'objet de contestations traitées par la Direction générale des impôts (DGI). Deux bureaux traitent ces cas litigieux. Le plus souvent, il s'agit du CF2. Le CF3 (affaires internationales) a traité le cas Lagerfeld. Selon Bercy, sur les 1 400 dossiers du CF2, 250 remontent au cabinet, provenant le plus souvent de parlementaires. Là, une petite cellule de quatre à cinq personnes analyse les faits. Ces experts transmettent leur avis aux services centraux de la DGI. Enfin, le litige revient au ministre, qui tranche, sur avis de son administration. « En théorie, celui-ci a le pouvoir d'annuler complètement la dette fiscale d'un contribuable sans avoir à se justifier, explique un connaisseur. En pratique, c'est très rarement le cas, car il reste une trace écrite de la décision. »

Mais celui-ci peut être enclin à une plus grande clémence selon la « qualité » du contribuable qu'il a en face de lui. Créateurs, stylistes, chanteurs, sportifs de haut niveau, par nature très nomades, sont ainsi traités avec un soin particulier, afin de concilier au mieux justice fiscale... et rentrées fiscales.

« Il n'est pas choquant que certains dossiers remontent au ministre, cela fait partie de la culture française, estime Robert Baconnier, ancien directeur général des impôts et patron du bureau Francis Lefebvre. Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, en revanche, aucun cas particulier ne peut être traité au niveau central.
[...]
www.lepoint.fr/archives/article.php/64228
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 10 Sep - 18:20


15 décembre 2008/REUTERS/Chip East

De mystérieux rendez-vous à New York

Quelles relations Bernard Madoff et Patrice de Maistre ont-ils entretenues à partir de 2001, date à laquelle l’ex-commissaire aux comptes de L’Oréal est devenu le gestionnaire de fortune de la milliardaire ?

Selon Hugues Armand-Delille, Français qui a travaillé entre 2007 et 2008 à New York pour l’un des principaux fonds rabatteurs des « produits Madoff » en Europe, « l’unique client que j’ai vu rencontrer l’illustre Madoff (…) est un certain Patrice de Maistre, pour le compte de Liliane Bettencourt ». A cette époque, le gestionnaire de fortune de l’héritière de L’Oréal s’est pourtant déjà largement désinvesti de la Sicav Luxalpha, aujourd’hui dans le collimateur de la justice. « Patrice de Maistre savait-il, avant tout le monde, que Madoff vendait du vent ? » s’interroge un avocat du dossier.
www.leparisien.fr/faits-divers/de-mysterieux-rendez-vous-a-new-york-10-09-2010-1061936.php

Les relations entre Maistre et Madoff intriguent la justice

Le juge Van Ruymbeke va entendre le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. Il s’interroge sur le rôle joué par la Fondation Bettencourt dans l’arnaque de l’escroc américain Bernard Madoff.

Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, doit être entendu fin septembre comme témoin par le juge Renaud Van Ruymbeke dans le cadre de l’instruction, ouverte à Paris, sur l’affaire Madoff. Le magistrat du pôle financier souhaite notamment comprendre quel rôle exact l’homme de confiance de Liliane Bettencourt aurait joué dans cette gigantesque arnaque.

Jusqu’à présent, la milliardaire française a toujours été présentée comme une des nombreuses victimes de Bernard Madoff, l’escroc américain. Ses pertes sont évaluées, par ses avocats, aux alentours de 30 M€. Mais ce scénario, au fil des mois, est apparu de plus en plus fragile.

Un fonds privé pour vendre du Madoff. En 1997, une structure est créée au Luxembourg qui, portée par la banque BNP Paribas, commercialise des produits Madoff. Son nom : Oreades [...]
Ses créatrices, les sociétés Thétys et Gespral, sont détenues à 100% par la famille Bettencourt.

Un de ses principaux administrateurs est Jean-Paul Delattre, à l’époque gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt. Oreades est présentée à des investisseurs comme un « fonds privé » : on y accède sur autorisation expresse de l’héritière de L’Oréal. [...]

Des doutes sur les pertes de Liliane Bettencourt. Curieusement, alors que l’Oreades totalise 280 M€ d’actifs et affiche des rendements positifs, elle est liquidée en février 2004 et remplacée par une autre strcture baptisée Luxalpha. Elle n’est plus adossée à la BNP mais à la banque suisse UBS. Elle demeure chargée de commercialiser des produits Madoff.

Patrice de Maistre, qui a succédé à Jean-Paul Delattre en 2001, a-t-il alors des doutes sur le système ? La BNP Paribas commence-t-elle à se méfier des montages financiers de Madoff ? « Compte tenu de la régularité de ses performances, il n’y avait aucune raison de liquider Oreades », s’étonne Me Asmar. [...]

Une chose est sûre : entre 2007 et 2008, alors qu’il a recruté Florence Woerth chez Clymène, Patrice de Maistre rencontre Bernard Madoff au moins une fois, aux Etats-Unis. Et en décembre 2008, quand le scandale éclate, la fortune de l’héritière de L’Oréal n’est guère touchée. A-t-elle même perdu de l’argent ?

Me Asmar s’interroge. « On nous parle d’une perte de 30 M€, ce qui est déjà très peu au regard de sa fortune », commente l’avocat. Et, dans les comptes de ses sociétés, ce trou reste pour l’instant introuvable.[...]
www.leparisien.fr/faits-divers/les-relations-entre-maistre-et-madoff-intriguent-la-justice-10-09-2010-1061937.php

16/01/2009
Affaire Madoff : des avocats se regroupent pour négocier avec UBS
Selon un porte-parole du cabinet Orrick Rambaud Martel, une douzaine de cabinets d'avocats de la place de Paris ont décidé de se coordonner et de demander conjointement à la banque UBS le remboursement de l'argent investi par leurs clients dans le fonds luxembourgeois Luxalpha, impliqué dans le scandale Madoff.
www.lepoint.fr/actualites-economie/affaire-madoff-des-avocats-se-regroupent-pour-negocier-avec-ubs/916/0/307643
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 10 Sep - 20:37



L'UMP achète le mot-clé «perquisition» sur Google

Le parti réagit à la mauvaise pub de la «demande de renseignements» de la police ce mercredi à son siège, au sujet de l'affaire Woerth.

Tapez «perquisition» sur Google. Surprise avec la première réponse : un lien publicitaire annonce que «l'UMP n'a pas été perquisitionnée». [...]

Juridiquement, donc, ce n'était pas une perquisition. Médiatiquement, c'est différent : le mot est dans tous les esprits. C'est celui qu'ont retenu beaucoup de médias (dont Rue89), et c'est celui que les internautes auront tendance à taper sur Google pour en savoir plus.

L'UMP l'a vite compris. Comme le signale @nicolasvoisin ce vendredi matin sur Twitter, elle a acheté le mot-clé «perquisition» sur Google, pour que sa version de l'histoire apparaisse en tête des résultats.

Selon l'UMP, l'opération «s'est arrêtée d'elle-même, parce qu'on avait atteint le plafond qu'on s'était fixé». Chaque clic sur un lien commercial est en effet facturé par Google.
[...]
www.rue89.com/mon-oeil/2010/09/10/lump-achete-le-mot-cle-perquisition-sur-google-165998
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MessageSujet: David Sénat envoyé au bagne   Lun 13 Sep - 12:01



Affaire Bettencourt : le journal "Le Monde" a-t-il été "écouté" ?

La police des polices et la justice cherchent à savoir qui a informé le quotidien du soir.

Selon plusieurs sources, c’est en particulier un article du Monde daté du 18-19 juillet et intitulé "Patrice de Maistre met en difficulté le couple Woerth", qui a déclenché une enquête sur les "fuites". Cet article citait plusieurs extraits de procès- verbaux de la garde à vue du gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, notamment interrogé - le 15 et 16 juillet- sur les conditions d’embauche de Florence Woerth chez Clymène, la société gérant les avoirs de l’héritière de l’Oréal et mettait en lumière les contradictions de la défense adoptée par Éric Woerth.

Ces révélations du Monde ont-elles entrainé l’éviction du magistrat David Sénat, l’un des plus proches conseillers de Michèle Alliot-Marie ? La Chancellerie continuait dimanche de le nier et d’affirmer que ses très soudaines et nouvelles fonctions -une "mission de préfiguration" de la cour d’appel de Cayenne- ne sont liées qu’à son désir de "retourner sur le terrain".

Vendredi pourtant, Bernard Squarcini, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur, expliquait au Nouvel Observateur que ses services s’étaient bien penchés sur le sujet : "Il y a eu un éclairage DCRI". Un autre responsable policier assurait : "Cette affaire est grave. Quand on balance des PV, on peut aussi balancer des secrets d’Etat", s’interrogeant aussi sur de "possibles règlements de compte" entre ministres du gouvernement. [...]
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100912.OBS9727/fuites-dans-l-affaire-bettencourt-le-monde-a-t-il-ete-ecoute.html
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100912.OBS9727/info-obs-affaire-bettencourt-une-plainte-deposee-et-le-conseiller-penal-de-mam-vire.html



12 septembre 2010
Bernard Squarcini (patron de l'antiterrorisme français) : «On s'attend à avoir des attentats en France»
www.leprogres.fr/fr/permalien/article/3767262/Bernard-Squarcini-171-On-s-attend-224-avoir-des-attentats-en-France-187.html

Si « Bernard Squarcini ne cache pas son inquiétude », les Français doivent s’intéresser à autre chose qu’au scandale Bettencourt-Woerth !
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 13 Sep - 12:11

Mais une autre affaire revient...

Guy Wildenstein

Affaire Wildenstein : une plainte pour « blanchiment »

C’est l’autre affaire dans laquelle Eric Woerth pourrait avoir à se justifier : l’affaire Wildenstein, du nom de Daniel Wildenstein, le plus grand marchand d’art français, mort le 23 octobre 2001, à l’âge de 84 ans.

Sa succession a donné lieu à une bataille judiciaire, toujours en cours, entre sa dernière épouse, Sylvia Wildenstein, et les fils de son premier mariage, Alec et Guy Wildenstein, membre du Premier cercle (les donateurs de l’UMP), représentant de l’UMP aux États-Unis, conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) pour les États-Unis, proche de Nicolas Sarkozy, pour lequel il voue une « réelle admiration » comme il l’explique lui-même dans ce reportage diffusé sur France 24 avant la présidentielle de 2007.
Vidéo

L’actuel ministre du Travail, Éric Woerth n’est pas un inconnu, non plus, pour Guy Wildenstein. Le 7 janvier 2007, Guy Wildenstein était aux côtés d’Eric Woerth, alors ministre du Budget (et de Patrick Devedjian) pour accueillir à New-York les soutiens financier du Premier cercle au candidat Sarkozy.

L’Institut Wildenstein, rue La Boétie, à Paris, jouxte le siège de l’UMP.

Président de l’American Society of the French Legion of Honor, Guy Wildenstein a été élevé au grade de commandeur de la Légion d’Honneur en janvier 2009 (sur le contingent du ministère des affaires étrangères).

À l’occasion, Guy Wildenstein peut croiser Éric Woerth sur les champs de course de Chantilly (ville dont l’ancien trésorier de l’UMP est le maire depuis 1995) où l’écurie Wildenstein est présente.

Cette bataille judiciaire entre Sylvia Wildenstein et les fils du marchand d’art est susceptible d’embarrasser Éric Woerth. La veuve du collectionneur reproche aux fils Wildenstein de l’avoir lésée, en lui demandant de renoncer à la succession, et d’avoir dissimulé une partie de la fortune familiale (notamment des toiles de maîtres) dans des fonds offshore.

Cette fortune est aujourd’hui évaluée à 4 milliards d’euros (contre 42 millions, comme initialement déclarée)

Or, alerté à plusieurs reprises en 2009 par l’avocate de Sylvia Wildenstein sur l’utilisation des paradis fiscaux et l’emploi de « trusts » dans la succession Wildenstein, Éric Woerth, alors ministre du Budget, n’a pas réagi.

Finalement, le 22 juillet 2010, à la suite d’une plainte avec constitution de partie civile de la veuve du collectionneur, une information judiciaire «pour abus de confiance» a été ouverte par le parquet de Paris, confiée au juge d’instruction Guillaume Daieff. Une première plainte déposée le 22 juin 2009 auprès du Procureur de la République, Jean-Claude Marin, avait été classée sans suite le 5 juillet dernier.

Une nouvelle plainte, cette fois pour "abus de confiance", "organisation d’insolvabilité", "blanchiment", "recel d’abus de confiance", "recel de blanchiment », « recel de faux et d’usage de faux", vient d’être déposée par l’avocate de Sylvia Wildenstein, Claude Dumont-Beghi, ouvrant ainsi un nouveau front judiciaire dans l’affaire Wildenstein.

C’est une information du dossier France-Inter
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1405
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 13 Sep - 13:01


Le Monde accuse l'Élysée d'avoir violé "le secret des sources" et porte plainte

«Les services de la DCRI, c'est-à-dire du contre-espionnage français, ont été mis à contribution hors procédure judiciaire […] Les identités des personnes ayant contacté ce membre de l'appareil d'Etat ont été remises à la DCRI par un opérateur téléphonique, sous forme d'un listing.. »
Le Monde rappelle que l'actuel gouvernement a renforcé récemment la loi sur la protection des sources des journalistes pour se mettre en conformité avec le droit européen
www.liberation.fr/depeches/01012289851-woerth-le-monde-accuse-l-elysee-d-avoir-viole-le-secret-des-sources-et-porte-plainte

Affaire Woerth-Bettencourt : l’Elysée accusé d’avoir fait espionner un journaliste du Monde

Décidément, l’affaire Woerth-Bettencourt n’a pas fini de faire des vagues... Elle semble même empoisonner le pouvoir en place, au plus haut niveau.
Le Monde accuse donc l’Elysée d’avoir fait enquêter le contre-espionnage, pour connaître l’origine de la fuite qui a informé son journaliste dans le dossier. “L’Elysée a eu recours, courant juillet, à des procédés qui enfreignent directement la loi sur la protection du secret des sources des journalistes”, écrit Sylvie Kaufmann, la directrice de la rédaction du quotidien.
www.france-info.com/france-justice-police-2010-09-13-affaire-woerth-bettencourt-l-elysee-accuse-d-avoir-fait-espionner-un-484866-9-11.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 13 Sep - 13:41



L'affaire Wildenstein rebondit
Par Laurent Mauduit

L'affaire Wildenstein, qui embarrasse Nicolas Sarkozy autant que l'affaire Bettencourt, prend une nouvelle tournure. Après plusieurs années de confrontation judiciaire au civil, une première plainte a été déposée au pénal le 8 septembre, notamment pour abus de confiance et blanchiment. Mediapart lui consacre une longue enquête, en deux volets. Le premier est une plongée dans les deux trusts, DeltaTrust et SonsTrust, implantés aux îles Caïmans et à Guernesey, où a été logée à l'insu de l'administration fiscale française une gigantesque fortune. [extraits]

L'affaire Wildenstein ressemble à s'y méprendre à l'affaire Bettencourt. Les ressorts de l'intrigue sont presque tous les mêmes : les premiers rôles sont tenus par les membres d'une famille richissime qui, entre champs de course et belles demeures dans des paradis exotiques, se déchirent autour d'une fortune ; il est question de dons financiers via le Premier cercle des donateurs de l'UMP, de Légion d'honneur, et de conflits d'intérêts ; on y parle de présomption de fraude fiscale massive au travers d'opaques structures financières implantées dans des pays fiscalement peu regardants, et cela, sans que le ministre du budget, pourtant alertés, diligente sur-le-champ une enquête de ses services ; on y croise le chef de l'État, Nicolas Sarkozy, et le ministre Éric Woerth.

Notre histoire commence le 23 octobre 2001, quand décède, après dix jours de coma, Daniel Wildenstein, le plus célèbre collectionneur et marchand d'art du XXe siècle. Pour sa veuve, Sylvia, c'est à l'époque un double choc, affectif d'abord, mais ensuite aussi financier, parce que les enfants que son mari a eus d'un premier mariage, Guy et Alec, lui apprennent assez vite qu'il n'a pas laissé derrière lui, comme elle le pensait, une immense fortune mais qu'il est mort ruiné.

Elle finit donc pas accepter de renoncer à la succession. Commence alors une interminable bataille judiciaire opposant Sylvia Roth-Wildenstein à ses deux beaux-fils, Guy et Alec, et, après la mort de ce dernier, le 17 février 2008, à ses trois ayants droit, ses deux enfants Diane et Alec Junior Wildenstein et sa veuve, Lioubov Wildenstein.

Car Sylvia Wildenstein finit par avoir des soupçons. Épaulée par une avocate, Claude Dumont-Beghi, elle comprend progressivement qu'elle n'aurait jamais dû renoncer à sa part de la succession.

Le 14 avril 2005, la cour d'appel de Paris annule la déclaration de succession établie par les deux frères et, dans le même temps, la renonciation à succession de Sylvia Wildenstein.

Obtenant une rente de 400.000 euros par an et la jouissance d'un appartement, elle est surtout rétablie dans ses droits d'héritière. À l'avenir, pourtant, le cours de la justice ne lui sera pas aussi favorable. À partir de 2007 en particulier – et pour son avocate, la coïncidence est troublante. Dans un arrêt de la cour d'appel de Paris rendu le 16 juin 2010, Sylvia Wildenstein se voit ainsi condamner pour «procédure abusive» à payer 175.000 euros aux autres héritiers de son mari. Dans ses attendus, la cour fustige le «battage médiatique»

pourvoi en cassation

Parallèlement à la confrontation judiciaire, interminable autant que complexe, commence donc, à partir de 2005, une véritable chasse au trésor : mais, puisque Daniel Wildenstein n'était pas ruiné quand il a décédé, quel est le véritable montant de sa fortune ?

Car l'avocate Claude Dumont-Beghi a très vite de nombreux doutes. D'abord, le montant de la succession, tel qu'il a été déclaré par les deux frères Wildenstein, soit 42,985 millions d'euros, lui semble notoirement sous-évalué. Elle n'est pas loin de penser qu'en vérité la somme déclarée à l'administration fiscale n'équivaut qu'à environ 10% du montant réel des œuvres ou des biens déclarés. Exemple : le château de Marienthal, à Verrières-le-Buisson (Essonne) est évalué dans la déclaration de succession à 2 millions d'euros, alors que le montant sera ultérieurement réévalué à 20 millions d'euros.

la plus grosse partie de la fortune de Daniel Wildenstein a été discrètement logée dans des «trusts», immatriculés dans des paradis fiscaux, et que ces biens ne figurent pas dans la succession.

Selon la législation française, un trust bénéficie d'un statut fiscal assez proche de celui d'une donation. C'est une sorte d'avance sur une succession. Il est donc autorisé mais à la condition de figurer le moment venu dans la déclaration de succession.

Deux trusts cachés, aux Caïmans et à Guernesey

Avec ces deux trusts, l'affaire prend une tout autre tournure. D'abord parce que les deux bénéficiaires sont Guy et Alec et que ces structures auraient donc dû apparaître dans la succession. Mais aussi parce que ces deux trusts, qui sont installés dans des paradis fiscaux réputés pour leur opacité, le DeltaTrust aux îles Caïmans et le SonsTrust à Guernesey, récèlent des fortunes inestimables

Ces richesses qui n'ont pas été déclarées dans la succession

Parmi les tableaux qui ont été logés dans le DeltaTrust figurent, comme s'il en pleuvait, des œuvres de Bonnard, de Courbet, de Fragonard, de Picasso, et de bien d'autres encore...

Sans doute est-ce là une différence entre l'affaire Bettencourt et l'affaire Wildenstein : dans le premier cas, la présomption de fraude et d'évasion fiscale ne porte que sur une partie minime du patrimoine de la famille tandis que, dans le second cas, c'est la plus grande partie de la fortune qui a été installée – sans doute en grande partie dès son vivant – dans des paradis fiscaux.

Après une très longue bataille judiciaire au civil, c'est cela qui a conduit Me Claude Dumont-Beghi à déposer, pour la première fois, une plainte au pénal, le 8 septembre auprès du procureur de la République, à Paris, comme vient de le révéler France Inter.

même si dans les trois mois le parquet devait classer l'affaire sans suite, une nouvelle plainte avec constitution de partie civile pourrait être déposée. Et alors, à la différence de l'affaire Bettencourt, il est très probable qu'un juge d'instruction indépendant soit saisi.

Il faut dire qu'avant d'en arriver à cette extrémité, Sylvia Wildenstein et son avocate ont remué ciel et terre pour tenter d'obtenir gain de cause. En particulier l'avocate a saisi les deux ministres successifs du budget, Eric Woerth d'abord, François Baroin ensuite, de sa découverte des deux trusts.

Et qu'est-il advenu ? Une enquête fiscale a-t-elle été diligentée pour confirmer ou infirmer cette présomption de fraude fiscale massive ?

Que nenni ! Mais cela est une autre histoire, que nous aborderons dans le deuxième volet de notre enquête. Il s'agit, en fait, d'une histoire dans l'histoire. Ou plutôt de la clef de l'énigme.
www.mediapart.fr/journal/france/100910/laffaire-wildenstein-rebondit

Deuxième volet de l'enquête de Mediapart : Guy Wildenstein, l'ami américain de Nicolas Sarkozy

Pour l'UMP, la police invente le «préavis de perquisition»
www.marianne2.fr/Pour-l-UMP,-la-police-invente-le-preavis-de-perquisition_a197221.html
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