sarkoverdose

Politique, culture, art, humour...
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Le scandale Woerth

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, ... 11, 12, 13  Suivant
AuteurMessage
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Sam 26 Juin - 17:13


© AFP | Nicolas Sarkozy et Eric Woerth

L’ami de Liliane Bettencourt pisté depuis 2 ans par le fisc

L’ex-ministre du Budget, Éric Woerth, ne pouvait rien ignorer, malgré ses dénégations, des tambouilles entre le photographe François-Marie Banier et la richissime propriétaire de L’Oréal.

Durant l’hiver 2008, les Allemands fournissaient à Bercy une liste de cinq cents Français «touristes fiscaux» au Liechtenstein. Parmi eux, comme Bakchich devait le révéler le 15 mars 2008, figuraient David Douillet et François-Marie Banier. Le premier, qui déposa plainte contre notre site, fut condamné à nous verser 3 000 euros (ce qu’il n’a toujours pas fait). Le second se fit plus discret.

En effet, le ministère des Finances décida, début 2008, d’éplucher les comptes de deux cents de ces contribuables suspects, dont ceux de François-Marie Banier.

L’ensemble de son dossier fut donc transféré de la perception du VIe arrondissement, où réside le photographe, à la Direction nationale des vérifications des situations fiscales (DNVSF). Sous ce sigle, se cachent les plus fins limiers du fisc, connus pour passer au scalpel les fortunes des particuliers.

Un vérificateur, D.C., réceptionna le dossier de Banier. Lequel dossier n’a toujours pas réintégré, deux ans après, les armoires des contrôleurs du VIe arrondissement. Un enterrement fiscal est si vite arrivé.

Eclairage

Passionnante est la lecture, sous cet éclairage, de certains échanges entre Liliane Bettencourt et ses conseillers, publiés par nos excellents confrères de Mediapart.

Qu’y apprend-on  ? Le 7 avril 2009, Patrice de Maistre, «l’expert» ès évasion, explique à la milliardaire  : «Banier vous a fait mettre l’île d’Arros dans une fondation pour lui (…) Banier vous a pris 20 millions pour les mettre dans une nouvelle fondation», apparemment au Liechtenstein.

Plus tard, le 23 octobre 2009, le même Patrice de Maistre expliquait à la milliardaire  : «Il serait bien que vous récupériez officiellement votre île d’Arros. Vous savez que cela appartient au Liechtenstein.»

Autant de tractations illégales, passibles du délit de blanchiment, d’après un arrêt de la Cour de cassation de février 2008, que le fisc connaît fatalement, après deux ans d’enquêtes sous l’autorité d’Éric Woerth.

Un peu gênant, alors que l’épouse du ministre a conseillé la milliardaire pour la gestion de son patrimoine. Tout récemment, Nicolas Sarkozy a convoqué son ministre. Le chef de l’État, paraît-il, est sorti fort inquiet de cet entretien. On le serait à moins  !
(...)

Nicolas BEAU
www.bakchich.info/L-ami-de-Liliane-Bettencourt-piste,11200.html

Le gouvernement s’enfonce dans l’affaire Woerth-Bettencourt

[...] Chaque jour apporte ses lots de «casseroles» qui tendent à transformer l’Elysée en vaste batterie de cuisine (lire ci-dessous). Mais l’affaire Woerth est devenue la plus périlleuse pour le président Sarkozy.

Tout d’abord, elle atteint une pièce maîtresse de son gouvernement. Eric Woerth sortira affaibli de cette tourmente politique, ce qui le place en fort mauvaise posture pour mener à bien la plus importante – mais aussi la plus impopulaire – réforme du quinquennat, celle des retraites.

La bulle des gouvernants

Ensuite, cette affaire démontre à quel point les actuels gouvernants français sont enfermés dans leur bulle. Même si rien ne peut leur être reproché sur le plan judiciaire, l’exemple de connivence entre puissants qu’ils ne cessent d’offrir ne peut qu’attiser la colère des citoyens, sommés de fournir moult efforts pour réduire la dette publique et affronter la crise économique. (...)
www.24heures.ch/gouvernement-enfonce-affaire-woerth-bettencourt-2010-06-23



Eva Joly : «Nicolas Sarkozy détruit les contre-pouvoirs»

[extraits]
Pour l'ancienne juge, du fait de leur mode de nomination politique -sur décision présidentielle et parfois même contre l'avis du Conseil supérieur de la magistrature, comme ce fut le cas dans le cas de Courroye- les procureurs ne font pas sérieusement leur travail. Elle accuse :
    «Le procureur de Nanterre ou le procureur de Paris [Jean-Claude Marin, ndlr] ne font pas leur boulot, qui est d'appliquer la loi, de faire en sorte que les crimes et délits portés à leur connaissance fassent l'objet d'enquêtes et de renvois devant le tribunal pour être jugés. Ils confondent leur rôle avec celui de serviteurs personnels du président de la République, ce qui est évidemment gravissime.» (Ecouter le son)
le rôle de Florence Woerth dans la société Clymène, qui gère l'argent de Bettencourt, première fortune de France :
    «... Acceptons qu'elle n'ait jamais eu recours à des procédés illégaux. Cela veut dire que ce qu'elle a fait, c'est de la défiscalisation à outrance, légale certes, mais quand même… Elle a été employée à plein temps pour dépouiller l'Etat de recettes fiscales…»
La juge évoque notamment un nouveau «climat de peur», dans l'institution judiciaire comme dans les médias. Elle dénonce, dans ce pays où le Parlement ne pèse pas bien lourd, la «destruction organisée» des autres contre-pouvoirs, «pris l'un après l'autre» : médias, humoristes, juges, «jusqu'à la Halde…».

Si Nicolas Sarkozy est réélu, prophétise-t-elle avec un sourire triste, «il continuera à s'attaquer aux contre-pouvoirs et ira jusqu'au bout. Il commencera par la réforme de la procédure pénale et la suppression du juge d'instruction», qui est pour elle le dernier rempart contre la corruption du système politique français. (...)

Pascal Riché
www.rue89.com/2010/06/26/eva-joly-nicolas-sarkozy-detruit-les-contre-pouvoirs-156487
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 27 Juin - 14:37



Woerth a-t-il évité une enquête fiscale à l'héritier des Peugeot ?

Robert Peugeot a craint une enquête fiscale sur ses lingots d'or. L’entourage de Woerth dément toute intervention. [extraits]

Woerth a eu un dîner en tête-à-tête avec Robert Peugeot en décembre dernier. Il a eu lieu chez L’Ami Louis, à Paris, et s’est décidé après le cambriolage opéré chez l’héritier des Peugeot, où lui ont été dérobés des lingots d’or.

Pourquoi le président de la structure familiale contrôlant le géant automobile a-t-il voulu dîner rapidement avec le ministre du Budget ? Selon nos sources, Robert Peugeot, déjà sous le coup d’un litige fiscal, avait une crainte : une enquête sur l’origine de son or. Le montant du vol, sur la base de sa déclaration initiale, a d’abord été estimé à 500.000 euros… puis aujourd’hui à 150.000 euros. Pourquoi cet écart ?

L’histoire remonte au 5 décembre dernier. Alors qu’il chasse en Turquie pour le week-end, Robert Peugeot est appelé sur son portable par un policier du commissariat du 16e. Prévenu par la concierge de l’immeuble, l’enquêteur ne peut que constater les dégâts : dans la salle de bains de cet appartement de 400 m², des cambrioleurs bien renseignés ont descellé un coffre-fort Fichet-Bauche, d’environ 45 cm de large pour 30 cm de hauteur.

Selon la procédure de la police, une dizaine de lingots ont été dérobés ainsi que des pièces, et vérifications faites, au prix du lingot d’un kilo à environ 25.000 euros, le préjudice se chiffrerait à environ un demi-million d’euros. Puis le montant du préjudice a été divisé par trois.

début juin, Robert Peugeot a reçu la Légion d’honneur au siège de PSA, avenue de la Grande-Armée… des mains d’Eric Woerth.

www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Les-lingots-de-Robert-Peugeot-203209/

Dîners, spectacles : les lobbies et leurs cadeaux aux députés
www.rue89.com/2010/06/26/diners-spectacles-les-lobbys-et-leurs-cadeaux-aux-deputes-156503
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 27 Juin - 18:56



Affaire Bettencourt, le mensonge d’Eric Woerth

[...]
Il aura fallu que le Procureur de Nanterre, en réponse à une enquête de Marianne, précise avoir alerté le fisc début 2009 pour qu’Eric Woerth sorte du bois. Un communiqué du ministère du Travail admet, vendredi en toute fin de journée, qu’un contrôle fiscal a été lancé «courant 2009» sur monsieur Banier. [...]

A ce stade, il faut bien souligner la double approximation du ministre dans le récit qu’il fait des événements.

Pourquoi aurait-il lancé un contrôle sur Banier alors que c’est Liliane Bettencourt qui fait l’objet des inquiétudes du Parquet de Nanterre ?

Comment peut-il être à ce point brouillé avec la chronologie ? Voici Woerth qui évoque en effet un contrôle sur Banier courant 2009, alors que c’est dix-huit mois plus tôt, début 2008, que le fisc commence à éplucher les comptes au Liechtenstein du photographe.

Depuis plus de deux ans, Eric Woerth est parfaitement au courant des dérapages fiscaux de madame Bettencourt, sans avoir besoin des alertes du Procureur de Nanterre.

Depuis novembre 2007, c’est-à-dire au moment même où le fisc français prend possession de la liste des 200 français exilés fiscaux au Liechtenstein, sa propre épouse conseille la milliardaire.

Tandis que de leur côté, les services fiscaux, via Banier, sont fatalement tombés sur les avoirs de la milliardaire au Liechtenstein et sur la fameuse ile d’Arros.

Il va lui falloir bien du talent, aujourd’hui dimanche à 18 heures 30 sur RTL, pour retrouver quelques repères chronologiques.
www.bakchich.info/Affaire-Bettencourt-le-mensonge-d,11235.html

Mamère qualifie de "voyous" ceux qui sont au sommet de l'Etat
"En fait, les voyous, c'est pas dans les cités qu'ils se trouvent, c'est au sommet de l'Etat...", Noël Mamère, ce dimanche sur Radio J.
Pour lui, ce sont "les gens qui prennent des libertés avec l'argent public, qui prennent des libertés avec les principes démocratiques".
"Au sein du gouvernement, il y a des gens qui n'arrêtent pas d'expliquer qu'il faut se serrer la ceinture, qui sont les chantres de la tolérance zéro et qui s'appliquent à eux-mêmes le principe de l'impunité", a-t-il précisé.
www.lepoint.fr/politique/noel-mamere-qualifie-de-voyous-ceux-qui-sont-au-sommet-de-l-etat-27-06-2010-470861_20.php


Séquestrer les patrons : Eric Woerth est pour ! (Ou presque…)
www.article11.info/spip/spip.php?article326
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 27 Juin - 22:26



Depuis 20 ans, les «affaires» sont récurrentes chez Eric Woerth

L’affaire Bettencourt qui défraie la chronique ces temps-ci, n’est pas un cas isolé. Elle est révélatrice des pratiques récurrentes d’Eric Woerth. Dans l’Oise, son département, près de 20 ans de ces pratiques ont été épinglées par la Chambre régionale des comptes de Picardie. Revalorisation de salaire (+70 %), frais de déplacements (+724 %), prime de départ illégale, inéligibilité… Les extraits du rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) et les décisions de justice que nous mettons en ligne sont édifiants. Les «affaires», une vieille habitude chez Eric Woerth !

Document : extrait de la CRC sur Eric Woerth

Les comptes de l’Agence de développement de l’Oise (ADO) et son directeur général Eric Woerth ont été largement épinglées par la Chambre régionale des Comptes et la justice. L’ADO, était alors présentée comme une agence non-conforme aux règles de procédure budgétaire et d’emploi des fonds publics :

Le Tribunal administratif d’Amiens le 1er février 1987 a considéré que «le Conseil général de l’Oise ne pouvait légalement confier à l’Agence départementale de l’Oise, association régie par la loi de 1901, compétence en matière d’interventions économiques, notamment pour l’attribution des aides aux projets de développement et des aides aux entreprises en difficultés».

Ce n’est pas simplement la délégation à l’ADO de la distribution des aides que le Tribunal a déclarée illégale. Le juge administratif a aussi censuré le caractère trop général de la mission confiée à l’ADO.
Le Tribunal n’a pas admis que le Conseil Général délègue à un organisme privé, l’exécution des interventions économiques du département sans avoir, au préalable, par ses délibérations, défini les principes de ces interventions, les modalités générales de leur mise en œuvre, et les contrôles qu’il entendait exercer.
Les ressources de l’ADO provenaient uniquement d’une subvention du département et les organes dirigeants étaient majoritairement constitués de conseillers généraux.

Concernant la non admission de la délégation des interventions économiques du département à un organisme privé, les principes généraux des interventions économiques du département doivent être fixés par assemblée plénière dans les délibérations de celui-ci et non par une représentation de celle-ci dans les organes dirigeants d’une association.
La Chambre du Tribunal a été frappée de constater qu’aucune réflexion de portée générale sur le développement de l’Oise n’avait été élaborée, ni a fortiori débattue sur la ligne de conduite à déterminer en matière d’interventions économiques, à partir d’une appréciation de la situation économique du département.

De plus l’illégalité de délégation des interventions économiques du département à l’ADO réside dans le fait que le Conseil Général était informé a posteriori des actions engagées par l’ADO au coup par coup en l’absence d’une politique générale d’intervention qu’il aurait lui même définie.
La Chambre souligne que ce type d’association n’a pas d’autonomie réelle vis-à-vis du département. Elle considère que l’ADO doit être considérée comme ayant la nature d’un service du Conseil général. Cette même Chambre a donc annulé l’élection du directeur général de l’ADO, Eric Woerth, au Conseil Municipal de Chantilly.
La Chambre a estimé que le Conseil Général devait rapidement régulariser les relations juridiques entre le département et l’ADO faute de quoi elle serait amenée à caractériser une gestion de fait.

Les observations de la Chambre n’ont que partiellement été suivies par le Conseil général en 1992. Par exemple « les Nuits de Feux » et le salon « s’implanter » sont maintenus alors que ces missions ne rentrent pas dans l’objet statutaire de l’ADO. En vue de l’insuffisant suivi des recommandations de la Chambre, celle-ci souhaite que le Conseil Général procède de lui-même à la réintégration de l’Agence dans les meilleurs délais.

Des traitements et indemnités accordées sans rigueur par le Président à Eric Woerth :

Après deux augmentations de 25,7 % et 18,9 % intervenues en juillet 1987 et janvier 1989, le salaire brut mensuel du directeur général Eric Woerth, a été porté de 3567,31 euros en juin 1986(date de son recrutement) à 5335,72 euros en janvier 1989. Cette rémunération était encore la sienne lors de sa démission en 1990.
A cette rémunération mensuelle s’ajoute les trois primes de fin d’année de 3567,31 euros, 4484,75 euros et 4484,75 euros qui lui ont été versées au titre des exercices 1986, 1987 et 1988.
Eric Woerth disposait également d’une voiture de fonction, ce qui n’était pas prévu dans son contrat de travail, et comme son domicile situé à Chantilly, est éloigné du siège de l’Agence, les frais d’essence pris en charge par l’ADO ont été coûteux pour les finances de celles-ci. En 1988, par exemple, leur montant s’est élevé à 2295,88 euros.
De plus si le contrat de Monsieur Woerth avait été strictement respecté, il aurait du percevoir en 1986, une prime au plus égale à la moitié de celle dont il a bénéficié de 3567,31 euros.
La Chambre estime qu’il s’agit de revalorisations discrétionnaires et exorbitantes.

La prime de fin de contrat de Monsieur Woerth :

Après l’arrêt du Conseil d’Etat annulant son élection au conseil municipal de Chantilly, Monsieur Eric Woerth, craignant à juste titre d’être également déclaré inéligible au Conseil Régional dont il était aussi membre, informait le président de l’ADO de son intention de résilier son contrat. Le Président lui a accordé une prime de fin de contrat d’un montant égal à cinq mois de salaire, soit 26678,58 euros. La Chambre a qualifié cette prime de pure libéralité.

Les honoraires d’avocat de Monsieur Woerth :

Les frais d’avocat de Monsieur Woerth dans l’affaire à caractère éminemment personnel qui portait sur son éligibilité au conseil municipal de Chantilly ont été pris en charge indument par l’ADO pour un montant de 1372,04 euros. Ils n’ont été que partiellement remboursés par Eric Woerth suite à la demande de la Chambre.

La prospection d’entreprises au Japon et les interventions de l’ADO circonscrites au territoire de Chantilly :

Le pacte d’amitié avec une ville Japonaise et la plupart des interventions de l’ADO avaient pour cadre le château de Chantilly ce qui favorisait l’économie de cette région qui ne peut être considérée comme la plus dépourvue d’emplois industriels.

L’intervention de l’ADO dans Les Nuits de Feux (spectacle pyrotechnique de Chantilly en été) :

En 1987, l’ADO crée les Nuits de Feux. En 1989, celles-ci représentaient 19 % des dépenses totales de l’ADO avec un coût brut de 673 414,72 euros.
Avec cette manifestation, la notion de développement économique prend une extension si large qu’elle lui ferait perdre tout son sens, la Chambre estime donc que ce spectacle ne rentre pas dans l’objet de l’ADO.

http://forums.france5.fr/cdanslair/Politiqueinterieure/impossible-consensus-retraite-sujet_1362_3.htm#t65653



Un autre trésorier de la droite : Louise-Yvonne Casetta
dont l'adjoint s'appelait Woerth


Woerth, diplômé d’HEC, prospère dans le domaine de l’audit d’entreprise. Il travaille notamment pour le cabinet Andersen spécialisé dans les comptes, bien sûr. Parallèlement ce Buster Keaton de la comptabilité se sent pousser des ailes politiques. Il adhère au RPR, parrainé par Mancel, élu de l’Oise, et secrétaire général du parti de Chirac. Un Mancel qui, à force de se payer des Ferrari et des lits rotatifs avec de l’argent public, va finir par subir une petite claque de la part de la justice. Woerth devient aussi l’adjoint de Louise Yvonne Casetta, «la trésorière occulte du RPR» qui, elle, va être récompensée de six mois de prison avec sursis, pour avoir mis les mains dans l’argent sale issu du «marché des lycées d’Île de France».

www.liberation.fr/france/0101191472-casetta-cassette-a-tiroirs-du-rpr-la-tresoriere-occulte-du-parti-aurait-taxe-les-marches-des-creches-de-paris
http://cozop.com/bakchich/le_moment_est_venu_de_prendre_la_defense_du_couple_woerth


La «cassette» du RPR a travaillé dans le département. Et pas n'importe où. A l'ADO, l'Agence de développement de l'Oise. Une agence dirigée à l'époque par Eric Woerth, l'actuel député-maire de Chantilly, et présidée par Jean-François Mancel, président du conseil général.
www.leparisien.fr/oise/quand-louise-yvonne-casetta-travaillait-dans-le-departement-08-10-2003-2004449851.php
www.liberation.fr/france/0101210933-le-lourd-agenda-judiciaire-de-la-droite-une-dizaine-d-affaires-menacent-plusieurs-tenors-du-rpr-a-l-ex-cds



CHANTILLY (60) Première manifestation du 1er mai chez Woerth
Les syndicats de l'Oise ont décidé pour la première fois de manifester ce samedi 1er mai, dès 10 h 30, à Chantilly, ville du ministre du Travail Eric Woerth
www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Premiere-manifestation-du-1er-mai-chez-Woerth
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 28 Juin - 3:16



En catimini, le Sénat allège le délit de prise illégale d'intérêt !

Jeudi 24 juin, en pleine grève générale, sans tambour ni trompette, le Sénat a allégé drastiquement le délit de prise illégale d'intérêt. Quelques mécréants irrespectueux évoquent une légalisation du financement occulte des partis politiques...

Eolas l'évoquait mercredi. Jeudi matin, en pleine grève générale, et au moment où Sarkozy accueillait Thierry Henry à l'Elysée (annulant au passage une rencontre avec les ONG), le Sénat analysait la proposition de loi n°268 du sénateur Bernard Saugey (UMP - Isère) "visant à réformer le champ des poursuites de la prise illégale d'intérêts des élus locaux".

Pour faire bref, le délit de prise illégale d'intérêt, régi par l'article 432-12 du Code pénal, est défini comme le fait, pour le responsable d'une collectivité publique, de "prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont [il] a, au moment de l'acte, en tout ou partie, la charge d'assurer la surveillance". Ce délit est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende. Exemple : si un maire attribue un marché public à une entreprise, et s'il fait affaire à titre personnel avec cette même entreprise, il se rend coupable de "prise illégale d'intérêt". (Lire "Sarkozy, Pérol : Attrape-moi si tu peux").

Enrichissement personnel, ou pas

La prise illégale d'intérêt sanctionnant l'appauvrissement de la collectivité, le délit peut donc être constitué sans enrichissement personnel ! Si l'élu tire bénéfice de son acte, l'on parlera alors de corruption passive. Nuance de taille. Car la proposition de loi se propose de remplacer les mots "intérêt quelconque" par "intérêt personnel distinct de l'intérêt général". Et hop, ni vu ni connu, j't'embrouille...

"Financement occulte des partis politiques"

"L'effet de cette loi serait donc de dépénaliser les situations ou l'élu favorise un tiers avec qui il n'a pas de lien personnel. Favoriser son épouse, son fils ou son beau-frère resterait puni, mais plus, par exemple et au hasard, le fait de faire en sorte qu'une partie des fonds publics que l'on gère favorise son parti politique" affirme Maître Eolas. Il n'y a pas de petits profits...

Petits arrangements entre amis

L'on se permettra d'ajouter que cette nouvelle rédaction laisse aussi le champ libre à l'enrichissement personnel qui ne se ferait pas au détriment de l'intérêt général. Exemple : Si un maire bénéficie des largesses d'une entreprise privée concomitamment en affaire avec sa commune, l'élu pourra toujours arguer que sa collectivité n'y a rien perdu, voire qu'elle y a gagné, pourquoi pas. Aussi simple.

Le délit de prise illégale d'intérêt supprimé ?

D'autre part, et c'est un poil plus embêtant, politiquement parlant : il y a de fortes chances que le terme d'"intérêt personnel" soit interprété par les juges comme un profit sonnant et trébuchant, au contraire de l'"intérêt quelconque". Si c'est le cas - l'avenir nous le dira - le délit de prise illégale d'intérêt disparait en tant que tel, puisque la malversation en cause tomberait alors sous le coup de la législation sur la "corruption passive".

Ah, j'allais oublier, la proposition de loi a été adoptée à l'unanimité. Une "République irréprochable", puisqu'on vous le dit...

Napakatbra
www.lesmotsontunsens.com/en-catimini-le-senat-allege-le-delit-de-prise-illegale-d-interet-7537
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
BA



Messages : 505
Date d'inscription : 24/06/2009

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 28 Juin - 8:48

Concernant Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, Robert Peugeot, et la fraude fiscale, voici un article très intéressant. Nous avions appris que Patrice de Maistre et Robert Peugeot avaient été décorés de la Légion d'Honneur par Eric Woerth. Nous apprenons aujourd'hui qu'ils sont de généreux donateurs de l'UMP :


Fin 2003, dans le sud de l’Espagne, Patrice de Maistre à l’issue d’une chasse aux cerfs.
En compagnie, juste derrière lui, de Robert Peugeot. (DR)


L’homme de confiance, le ministre et les chasseurs

Chasseurs et donateurs à l’UMP : Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, fait partie de ces amis "remerciés" en 2008 par Eric Woerth.

Le dîner a eu lieu au printemps 2008 dans un des hôtels particuliers de la République, rue de Lille. L’hôtel de Seignelay, ancien ministère du Commerce, est aujourd’hui utilisé par les trois ministres de Bercy (Economie, Budget, Industrie) qui peuvent en disposer à tour de rôle. Le jardin, juste derrière le musée d’Orsay, est agréable. Un petit coin d’histoire de France : Coco, le dernier chien de Marie-Antoinette, y est enterré. Ce soir-là, c’est Eric Woerth, ministre du Budget, qui régale. Mais c’est avec sa casquette de trésorier de l’UMP qu’il a lancé l’invitation.

Sont conviés à sa table une douzaine de généreux donateurs du parti, accompagnés de leurs épouses. Aux côtés de son mari, Florence Woerth reçoit son employeur, Patrice de Maistre, 61 ans, le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, accompagné de son épouse Anne. Les deux couples se connaissent. Le 23 janvier 2008, Patrice de Maistre a été décoré de la Légion d’honneur à Bercy, par le ministre du Budget en personne. Sont également invités ce soir-là un ancien de la banque Rothschild, plusieurs autres financiers, un homme d’affaires de l’immobilier, un industriel alors en délicatesse avec le fisc, et Robert Peugeot, PDG de FFP, la holding qui contrôle la participation de la famille dans PSA. Point commun de ces invités, outre leur surface financière et leur aide à l’UMP ? La chasse. Les hommes autour de la table sont de fines gâchettes.

"Ils forment un petit club très fermé. Comme la plupart des gens vraiment fortunés, ils fuient la une des journaux. Et s’échappent de Paris le plus souvent possible en Falcon pour assouvir leur passion commune", confie l’un des invités au dîner. Une passion dévorante qui les emmène aux quatre coins du monde. En Tanzanie, un des rares pays africains où il est encore possible de pratiquer la chasse aux grands fauves ; au Canada, où le beau-père de l’un d’eux a un territoire de chasse grand comme la Belgique ; dans les ex-pays de l’Est, à la chasse à l’ours et à l’ibex ; dans le sud de l’Espagne ou l’Ecosse, à traquer de grands cerfs. Certains, comme Robert Peugeot, ont déjà tué des lions… Patrice de Maistre tire plus modestement le sanglier aux abords de sa propriété de Brinon-sur- Sauldre, en Sologne.

Il semble au centre de la fraude fiscale

"On s’était gentiment moqué de lui parce que sa première chasse manquait un peu de rabatteurs", raconte un des invités. En clair, Patrice de Maistre n’est pas le plus aisé, même si, avec son aïeul, le philosophe Joseph de Maistre, penseur de la contre-révolution, il a de belles lettres de noblesse. Originaire de Mulhouse, puis diplômé de l’IEP de Paris et de comptabilité, "Patou" est un passionné de voile, initié par son père à la régate en Méditerranée.
Etudes faites, il épouse Pascale Bru, la fille de Roland Bru, un riche entrepreneur, propriétaire forestier du Gabon des années 1950, homme des réseaux Foccart. "Patrice et sa femme Pascale ont eu un grave accident de voiture en allant à Courchevel. Malgré leurs trois enfants, ils se sont ensuite éloignés", raconte une ancienne connaissance du couple. En 1981, le descendant de l’historien épousera en seconde noce Anne Dewavrin, divorcée de Bernard Arnault, qui n’a pas encore fondé LVMH.

Depuis, ils partagent leurs vacances entre la propriété en Sologne, la maison d’Anne à Saint-Tropez, et le bateau. "Mais Anne n’aime pas trop la voile et Patrice pas trop Saint- Tropez…" En 2001, quittant Deloitte & Touche, le grand cabinet parisien d’expertise comptable, où il certifiait les comptes de L’Oréal, Patrice de Maistre crée sa société, Eugénia, du nom de sa fille, avec pour seule cliente Liliane Bettencourt. Puis en 2003, il entre au service exclusif de la femme la plus riche d’Europe : le voilà propulsé directeur général de Clymène et Thétys, les deux holdings chargées de la fortune de Liliane Bettencourt.
"Patrice est homme gentil et discret. À côté des autres chasseurs, il a longtemps fait figure de second rôle. En fait, il n’est entré dans la cour des grands qu’avec son mariage avec Anne et après avoir pris ses fonctions aux côtés de Liliane Bettencourt", confie cette source. Sans les écoutes opérées par le majordome, révélées par Mediapart, voilà dix jours, la notoriété de Patrice de Maistre n’aurait pas dépassé le cercle de ses amis chasseurs.

Ces démentis seront-ils suffisamment solides ?

A écouter les enregistrements pirates, il semble au centre de la fraude fiscale. Celui qui déplace des comptes suisses "à Singapour" ou en Amérique latine… Il s’occupe du cas de l’île d’Arros, cette île bien réelle, mais dont le véritable propriétaire semble être un fantôme aux yeux du fisc français. Pour d’autres, il serait chargé de nettoyer des pratiques antérieures à son arrivée. En réaction aux écoutes, cette semaine, Liliane Bettencourt a annoncé qu’elle se mettrait en conformité avec le fisc. "C’était inévitable, intenable pour les impôts qui ne pouvaient pas ne pas s’en mêler", nous confiait en milieu de semaine une source à Bercy.
Dans Le Figaro de samedi, Patrice de Maistre s’explique à son tour. Il dit avoir "découvert en novembre dernier" l’existence d’un compte suisse "ancien" et "jamais déclaré" et assure que sa cliente n’est que "locataire" de l’île d’Arros. Il affirme n’avoir, quant à lui, "jamais participé à aucun transfert d’argent entre la France et un paradis fiscal". Ces démentis seront-ils suffisamment solides face aux dégâts provoqués par les enregistrements sauvages ? En tout cas, le chasseur, en quelques jours, est devenu gibier.

Laurent Valdiguié
www.lejdd.fr/Politique/Actualite/L-homme-de-confiance-le-ministre-et-les-chasseurs-203208/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 28 Juin - 13:21



Woerth, ministre sourd et aveugle

Prenons un aspect de l'affaire, un seul. L'île des Seychelles. Il faut revenir à l'île. Ecoutons Aphatie, au Grand jury, résumer (fort bien) le dossier devant Eric Woerth. "La fille de Liliane Bettencourt alerte la Justice fin 2007. Dans les premiers mois de 2008, les services de police récupèrent des documents où François-Marie Banier écrit à Liliane Bettencourt :"je vous ai fait acheter l'île d'Arros". Ces documents sont transmis à l'administration fiscale en janvier 2009. Cette île ne figure pas dans sa déclaration ISF. L'administration a-t-elle ou non vérifié sa déclaration ISF ?"

Il faut écouter, la réponse de Woerth (la bande-son est ici, c'est celle dont le texte commence par "Eric Woerth a-t-il pu empêcher des contrôles fiscaux ?", elle dure sept minutes, mais ce sont sept minutes indispensables). Il faut l'écouter, pour comprendre ce que peut être un suicide en direct, en présence du gratin de la Sarkozie rassemblé en polos du dimanche (Chatel, Bertrand, Bachelot, Soubie, etc., les images sont ici). Il faut écouter la véhémence de ces protestations qui ne démentent rien, il faut savourer ces énormes accents de bonne foi dans les énormités les plus énormes. "Le problème est que les journalistes ne comprennent pas comment fonctionne le fisc. L'administration fiscale ne me rendait pas compte, comme les médecins ne rendent pas compte à Roselyne Bachelot, que je remercie d'être là, si untel ou untel est malade. Je ne connais pas cette île. Je ne sais même pas où elle est. J'en ai entendu parler dans la presse". C'est vrai ! Comment peut-on oser embêter le ministre avec une île dans laquelle il n'est jamais allé ?

Dîners avec des donateurs de l'UMP dans les locaux d'un ministère, remises de Légion d'honneur: aucun détail supplémentaire ne l'ébranlera. Savais-je ? Non, je ne savais rien. Et il est parfaitement, totalement normal que je n'aie rien su. Et aujourd'hui encore, je ne veux surtout pas savoir pourquoi je ne savais rien. Combien de temps cela pourra-t-il durer ? C'est la seule question.

Daniel Schneidermann
le 28/06/2010
www.arretsurimages.net/vite.php?id=8478
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 28 Juin - 13:26



«Woerth a réinventé le concept de "ni responsable ni encore moins coupable"»

La presse française juge ce lundi que la position du ministre du Travail Eric Woerth devient de moins en moins tenable dans l'affaire Bettencourt, où elle voit un «conflit d'intérêt» flagrant, alors que les révélations se sont poursuivies ce week-end.

«L'affaire (...) suscite un malaise profond» et est «de celles qui nourrissent les pires suspicions de l'opinion publique à l'égard du politique : connivences, conflits d'intérêts, impunité des puissants», estime ainsi Fabrice Rousselot dans Libération, qui souligne que «chez certains de nos voisins, Eric Woerth aurait déjà quitté son poste».

Dans L'Humanité, Jean-Emmanuel Ducoin attaque un «mélange des genres (...) consubstantiel au sarkozysme : conflit d'intérêts permanent, domination des intérêts privés, mépris de l'intérêt général... En d'autres temps, Eric Woerth aurait déjà été écarté».

Pour Philippe Palat (Midi Libre), «confronté à d'incessantes accusations de conflit d'intérêt, le ministre du Travail voit l'étau se resserrer». Et de poursuivre : «Certes, le président Sarkozy le soutient», mais «jusqu'où ?».

«Le soldat Woerth est-il encore sauvable ?», s'interroge aussi Dominique Garraud (La Charente Libre), qui voit venir un «sacrifice inéluctable».

Jacques Camus (La République du Centre) se moque : «Eric Woerth a réinventé (...) le concept de "ni responsable ni encore moins coupable"». Et d'asséner le coup de pied de l'âne : «il n'est pas interdit, non plus, de s'interdire toutes ces opulentes promiscuités dans un souci éthique».

Denis Daumin (La Nouvelle République) en vient à plaindre un ministre «réfutant avec obstination et véhémence sans jamais être parfaitement convaincant» et lui conseille perfidement «de se ressourcer loin de nos hexagonales gesticulations. Aux Seychelles, par exemple», où se trouve l'île dissimulée au fisc par Liliane Bettencourt...

Pour Hervé Favre (La Voix du Nord), l'affaire est entendue : Eric Woerth est passé «du statut de ministre qui monte» à «celui de maillon et de cible politique comme il se définit lui-même. Et de cible à fusible...»

Jorge D'Hulst note dans Libération Champagne les derniers rebondissements «son attitude vis-à-vis de Robert Peugeot (qui) sème encore un peu plus le trouble» et s'étonne que son épouse ait «créé une écurie de chevaux de course alors que son mari préparait une loi libéralisant les paris en ligne».

Christine Clerc (Le Télégramme) réclame «des règles plus rigoureuses» pour les ministres, «le meilleur moyen d'éviter tout soupçon de conflit d'intérêts».

Michel Lépinay (Paris-Normandie) parle d'un «syndrome du Fouquet's, cette connivence entre les hommes aujourd'hui au pouvoir et les plus grandes fortunes» qui «finit par faire désordre».

Enfin, Jean-Michel Helvig, dans la République des Pyrénées, résume sèchement : tout cela «traduit un état d'esprit où les bornes de la décence ont été volatilisées».

www.liberation.fr/politiques/0101643896-woerth-a-reinvente-le-concept-de-ni-responsable-ni-encore-moins-coupable
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 28 Juin - 14:46



Woerth annule une réunion des donateurs de l'UMP

"Chers amis, Nous avons le regret de vous informer du report de la réunion d'actualité prévue le lundi 28 juin à 19 heures. Cette réunion sera reprogrammée à la rentrée de septembre. En vous remerciant très sincèrement pour votre compréhension."
C'est par ce simple courriel envoyé vendredi 25 juin dans l'après-midi que la rencontre organisée ce soir au siège parisien de l'UMP par Premier Cercle, le club des donateurs aisés de l'UMP piloté par Woerth, a été brusquement annulée.

Grand argentier des campagnes électorales de Nicolas Sarkozy, trésorier de l'UMP et ministre du Travail, Éric Woerth devait coanimer la soirée avec Henri Guaino, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.

Cette réunion était l'occasion pour Éric Woerth de mettre en avant la réforme des retraites qu'il mène rondement sous l'oeil bienveillant de son "protecteur", Nicolas Sarkozy. Mais, depuis plusieurs jours, le ministre multiplie les interventions dans les médias pour tenter de dégonfler la polémique grandissante autour de son rôle exact dans l'affaire Banier-Bettencourt révélée par Le Point et Mediapart.

Inspiré des "charity dinners" américains, Premier Cercle compte environ 400 adhérents qui ont déboursé entre 3 000 et 7 500 euros l'année afin d'approcher le chef de l'État.

Philiippe Mathon
www.lepoint.fr/politique/woerth-annule-une-reunion-des-donateurs-de-l-ump-28-06-2010-471068_20.php
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 28 Juin - 18:58



Woerth maintenu malgré l'affaire Bettencourt, «trop c'est trop»
Par Corinne Lepage, eurodéputée

Même s'il table sur l'effet «vacances», le gouvernement a tort de croire au maintien d'Eric Woerth au poste de ministre du Travail. Son départ est inéluctable. S'il se maintenait, alors ce serait le signe d'une crise de légitimité sans précédent de l'action publique.

L'écart entre la perception par la société de l'éthique publique minimale et la réalité de la loi ne cesse de croître. Un manquement éthique n'est pas réprimé. Un manquement à la loi l'est. Le conflit d'intérêt n'est pas réprimé en droit français. Il est illégitime, il n'est pas illégal. Il devrait le devenir par une extension de la prise illégale d'intérêts.

Mais, comble de l'impudence, le Parlement vient de changer la définition de ce délit pour en réduire la portée et assurer encore mieux l'impunité. Croit-on vraiment, en haut lieu, que c'est une manière de régler la crise morale, de surcroit en prétendant «moraliser» la vie publique alors que c'est tout le contraire qui se fait dans les actes ?

La ligne jaune entre la démocratie et le clan

La publicité mensongère n'est pas applicable à la parole publique. Mais, même dans ce domaine, trop c'est trop. Proposer une Etat exemplaire, en laissant Eric Woerth à sa place et en dépénalisant la prise illégale d'intérêts, constitue une véritable provocation.

Si elle se faisait, c'est alors la légitimité de l'ensemble du gouvernement et du Président lui-même qui seraient en cause.

Il va de soi qu'accroître le conflit entre légalité et légitimité au moment où un plan de rigueur sans précédent se dessine est un risque politique et social dont chacun peut se demander s'il a été réellement posé et, dans l'affirmative, quelle considération essentielle peut justifier un tel risque.

S'il s'agissait de garantir les conditions du financement politique, alors la ligne jaune qui sépare un état démocratique et de droit d'autres régimes de type clanique serait franchie.
www.rue89.com/2010/06/28/woerth-maintenu-malgre-laffaire-bettencourt-trop-cest-trop-156698

En catimini, le Sénat allège le délit de prise illégale d'intérêt
www.lesmotsontunsens.com/en-catimini-le-senat-allege-le-delit-de-prise-illegale-d-interet-7537

Sarkozy va imposer la rigueur au sommet de l'Etat clown
Le chef de l'Etat devrait annoncer "au plus tard mardi" des mesures pour "moraliser les pratiques gouvernementales et tailler dans les dépenses des cabinets ministériels"
http://fr.news.yahoo.com/73/20100628/tfr-sarkozy-va-imposer-la-rigueur-au-som-0e31ec3.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 28 Juin - 19:27



La leçon de sarkozysme d'Eric Woerth

1) Dans une République non pas exemplaire mais respectueuse de ses principes élémentaires, il n’est pas concevable que l’épouse (une excellente professionnelle de la finance disposant d’une excellente réputation) du ministre du Budget (un responsable politique que l’on croyait rigoureux) gère le patrimoine de Mme Bettencourt, troisième fortune de France. S’il les avait respectées, les règles de la prudence la plus élémentaire, Eric Woerth, ministre de «nos» impôts (oui), cela interdisait à Florence Woerth d’exercer ses talents (durant cette période) dans le big business.
Comment et pourquoi ces deux «intelligents» ne s’en sont-ils même pas rendu compte ? Pourquoi ces deux membres éminents de la «bulle» ont-ils à ce point perdu le sens des convenances et de la réalité ?

2) Dans une République s’en tenant à un minimum d’éthique, le ministre du Budget – défenseur de nos intérêts collectifs et de nos impôts – ne peut en aucun cas – en aucun cas ! – être le trésorier d’une association de millionnaires soutenant (c’est leur droit légitime) l’action du président de la République. Il n’est pas concevable, pas un instant concevable, qu’Eric Woerth, car c’est de lui qu'il s’agit, ait pu frayer avec ces gens-là. Non pas que ces gens-là soient par essence coupables, mais le ministre du Budget, par définition, par fonction, sait que ces gens-là, tous ces gens-là, sont les champions de ce qu’on appelle poliment «l’optimisation fiscale». En clair, des batteries de conseillers, de spécialistes ont pour seul métier de leur faire (légalement) payer le moins d’impôts possible. Eric Woerth n’a donc pas à les fréquenter, ils sont, l’un et les autres, antithétiques. Pire encore, le ministre des impôts savait pertinemment qu’un certain nombre de ces gens-là – personne n’en doute et Woerth pas davantage – fraude très intelligemment, très «scientifiquement» le fisc. Et il n’en prend pas moins le risque de les fréquenter ?

Comment et pourquoi ne s’en est-il pas même rendu compte ? Pourquoi cet éminent personnage de la «bulle», maire de la richissime Chantilly, a-t-il disjoncté au point de se couper des Français, des dizaines de millions de Français qui n’appartiennent pas à cet univers ?
Poursuivons notre questionnement.

3) Dans une République décente, comment un ministre, par ailleurs un élu du peuple, peut-il mentir aussi effrontément, jusqu’à laisser sans voix les trois journalistes du Grand Jury-RTL qui, pourtant, l’ont interrogé sans concession aucune ? Comment peut-il répondre «Banier», quand on le questionne à propos de Liliane Bettencourt ? Comment peut-il feindre d’ignorer que les documents transmis par le procureur Courroye au ministère du Budget contraignaient les services fiscaux à enquêter sans plus attendre sur la femme la plus riche de France, qu’il ne pouvait l’ignorer et qu’il ne s’est rien passé tant que la presse n’était pas en mesure de jouer son rôle –essentiel en démocratie – de révélateur ?

Dans une République au fonctionnement un tant soit peu cohérent, comment accepte-t-on qu’un ministre pris dans une telle tourmente, n’apportant aucune réponse précise aux questions précises qui lui sont posées, se contente de cartonner, de surcroît avec morgue, la presse et les journalistes ?

Oui, comment tout cela, tous ces dysfonctionnements, toutes ces anomalies, tous ces dérèglements sont-ils possibles ?
Pour obtenir un début d’explication, il faut indéniablement en revenir à la véritable nature du sarkozysme, à ses particularités culturelles et sociales.

Dans cet univers-là, dans ce petit monde qui va de la Plaine Monceau à Neuilly, les riches, les super-riches, les ultra-riches ont été sans cesse et sans répit, adulés. A de nombreuses reprises, Nicolas Sarkozy a expliqué que plus les riches seront riches, mieux la société se portera. La crise, son ampleur, les dégâts provoqués l’ont contraint à amender son discours. Mais dans l’esprit du chef de l’Etat, les Bettencourt de ce monde sont à protéger. Eric Woerth est donc un parfait petit soldat du sarkozysme. Rien de plus, rien de moins.

Maurice Szafran
www.marianne2.fr/La-lecon-de-sarkozysme-d-Eric-Woerth_a194643.html

Sarkozy et l'argent
http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/dossier/071938/sarkozy-et-l-argent.html
www.politique.net/2008060202-sarkozy-et-l-argent-roi.htm


Le nouveau jouet de Sarkozy : un Airbus à 176 millions d'euros pour faire le beau
http://fr.news.yahoo.com/63/20100627/ted-le-nouveau-jouet-de-sarkozy-un-airbu-07dc05d.html

Cambadélis réclame la démission du gouvernement
http://fr.news.yahoo.com/3/20100628/tpl-woerth-bettencourt-ps-cambadelis-cfb2994.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 28 Juin - 21:21



Scandales : comment la démission est devenue un gros mot...

Le meilleur signe de l'effondrement de la morale publique parmi la caste dirigeante est certainement la disparition d'une pratique courante en démocratie : la démission.

En effet, à l'heure où nous écrivons ces lignes, pas une démission de responsable politique n'a suivi la multiplication effarante des affaires qui touchent des membres du gouvernement et d'institutions proches du pouvoir.

Alors que dans la plupart des pays démocratiques, la brochette de ministres accusés auraient déjà remis leur portefeuille au chef du gouvernement, chez nous ils préfèrent manier le déni, l'arrogance et la victimisation.

12 000 euros de cigares au frais de l'Etat ? Pas grave, il suffira de rembourser, comme si le problème que soulève cette affaire se limitait à la somme mise en jeu et ne touchait pas à une question de principe...

Des appartements de fonction détournés de leur usage naturel ? Et alors ? Il suffit de nier et le problème disparaît...

L'affaire Woerth/Sarkozy/Bettencourt ? Une sombre machination contre le ministre en charge du dossier des retraites, un ministre forcément droit, juste et honnête puisqu'on vous le dit !
 Démissionner ? Jamais de la vie !

Quand les médias résistent, c'est la carte de la victimisation qui fait bouclier

A chaque fois, le mécanisme est le même. On commence par nier, puis si on a la malchance, rare, d'avoir un peu de résistance médiatique en face, on développe une autre défense consistant à se draper dans sa naturelle vertu et à jouer à fond la carte de la victimisation.

Attention nous dit-on ! N'allez pas trop loin, on est en train «de jeter l'honneur d'un homme aux chiens» (Eric Woerth a déjà utilisé l'expression), de le «lyncher en public»...Le chantage implicite au suicide est souvent l'arme ultime dont use la caste lorsque l'accusation s'obstine. Frédéric Mitterrand avait pratiqué strictement la même méthode, avec succès.

D'autant qu'il finit toujours par y avoir quelques bons journalistes pour relayer la ligne de défense ministérielle. Il y a toujours un Alain Duhamel, un Laurent Joffrin ou un François d'Orcival pour s'inquiéter du pauvre responsable politique si durement attaqué...

Bref, nous sommes bien loin de la Belgique, de la Suède, de l'Allemagne ou des Etats-Unis, où la démission des dirigeants est chose courante, et pour bien moins. On est aussi très en retrait au regard de notre propre histoire, qui a heureusement offert des exemples de démission.

Ne comptons pas d'ailleurs sur le parti socialiste pour exiger avec véhémence des responsables de la majorité un tel comportement. Il fut lui-même confronté à tant d'affaires nauséabondes que dans ce domaine il a la prudence de ne pas tirer le premier...

Bref, il y a bien quelque chose de plus en plus pourri au Royaume de l'indécence et de l'immoralité sarkozyste. Non seulement on vole le peuple, mais en plus on lui crache à la figure quand il a l'outrecuidance de s'en rendre compte. Voilà qui mériterait un bon coup de pied dans le tas !

Le vrai débat
www.marianne2.fr/Scandales-comment-la-demission-est-devenue-un-gros-mot_a194641.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 28 Juin - 22:39


S. Soriano/Le Figaro

Surveillés, les agents du fisc contre la défense Woerth

«Le patron suprême, c'est le ministre», dénoncent-ils, en plus d'un manque de moyens dans la lutte contre la fraude.

Pas d'information, pas de blocage, pas d'initiative : la défense d'Eric Woerth pourrait s'appeler «opération muraille de Chine». Muraille entre l'ex-ministre du Budget et son administration, muraille encore entre Eric et Florence Woerth, chargée de gérer les placements de la contribuable Liliane Bettencourt. Faux, répondent les agents du fisc, les interventions politiques sont légion.

Aussi étrange que cela puisse paraître, il n'existe aucun texte encadrant les relations du ministre du Budget avec son administration. Pourtant, à ce poste très politique, Eric Woerth fut, comme ses prédécesseurs, à la tête d'une véritable tour de contrôle de l'Etat.

Le contrôle fiscal est une procédure administrative. Chaque année, il s'en déroule :
    .environ 5 000 en contrôle interne, par l'analyse des renseignements livrés par les contribuables dans les déclarations de revenus,
    .50 000 en contrôle externe, réalisés en fonction d'éléments divers -dénonciations, transmissions judiciaires ou douanières, etc.
Dans les faits, voici comment un agent expérimenté décrit son travail :
    «Il n'y a pas de texte officiel pour décrire la relation entre le ministre et son administration, il y a des règles non-écrites.

    La hiérarchie est directe : tout dossier sensible soit être signalé au directeur local, qui transmet ensuite à la direction générale, pour savoir si l'agent part en vérification.

    Après, en fonction de la complexité et de la sensibilité, le dossier atterrit au cabinet du ministre.»
Il faut savoir que les agents du fisc ont la capacité à la fois d'initier les poursuites et de les exécuter. Autrement dit, le feu vert (ou rouge) de la hiérarchie joue un rôle direct sur le déroulement de la procédure.

«S'il n'y a pas d'aval politique, le cas ne sera jamais vérifié»

Une direction est chargée des cas les «plus complexes et sensibles» : la Direction nationale de vérification des situations fiscales (DNVSF). Elle s'attaque aux particuliers ayant un gros patrimoine, de préférence lorsqu'ils sont domiciliés à l'étranger.

La DNVSF compte treize brigades, plus une brigade de programmation, avec cinq à sept vérificateurs par brigade. Elle a une compétence nationale pour suivre à la trace ces gros contribuables. Comme pour tous les contrôles fiscaux, confie notre vieux routier, les agents de cette direction sont étroitement surveillés :
    «Pour les contrôles de la DNVSF, s'il n'y a pas d'aval politique, le cas ne sera jamais vérifié. Et il n'y a pas de trace, un peu comme un procureur de la République qui classe sans suite, en fonction de “ l'opportunité ” des poursuites.

    Il n'y a pas de procédure, mais un coup de téléphone suffit. Parfois aussi, on envoie un mail et on n'a jamais de réponse. Il suffit de laisser traîner quelques mois et c'est prescrit.»
En matière fiscale, la prescription est de trois ans.

«Dans la pratique, le patron suprême, c'est le ministre»

Officiellement, les syndicats des impôts restent prudents sur le cas Woerth. A l'image d'Alexandre Derigny, secrétaire fédéral de la Fédération CGT des finances :
    «Normalement, un ministre n'a pas à s'ingérer dans un contrôle fiscal en cours. Le contrôle est mené par l'administration, ce n'est pas un politique qui peut le stopper. Dans la pratique, le patron suprême, c'est le ministre.»
La DNVSF est-elle un cas particulier ?
    «Leurs contrôles sont ciblés : gros patrimoine, situation complexe, pluri-activités, domiciliation fiscale à l'étranger…

    Il y a des cellules de programmation qui utilisent des indices qui peuvent laisser entendre qu'il y a des problèmes. Cela va de la classique lettre de dénonciation, au gars qui roule en Porsche en déclarant un train de vie différent.»
Un millier de fonctionnaires seulement contre la fraude fiscale

Pour les syndicats, l'un des enjeux de l'affaire Woerth -l'homme était plutôt considéré jusqu'à maintenant comme un ministre actif- est de mettre en lumière la faiblesse criante des moyens dédiés à la fraude fiscale. Alexandre Derigny (CGT) :
    «La législation en vigueur est très complexe et peu adaptée pour être efficace. Le véritable enjeu est de rendre efficace le contrôle fiscal international.

    Nous avons des doutes quant à la volonté politique de chasser les fraudeurs importants. Il suffit de regarder le nombre d'agents à la DNVSF, une centaine sur 130 000 agents à la DGFIP [la Direction générale des finances publiques, ndlr].»
En ajoutant la Direction des vérifications nationales et internationales (DVNI) et la Direction nationale d'enquêtes fiscales (DNEF), cela représente à peine un millier de fonctionnaires.

En 2008, confronté au scandale du Lichtenstein, Eric Woerth avait promis de créer un service judiciaire fiscal. Cette super task force antifraude, associant officiers de police judiciaire (OPJ), agents du fisc et douaniers, serait sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Plus sûr que le ministère de la Justice ou Bercy.

David Servenay
http://eco.rue89.com/2010/06/28/surveilles-les-agents-du-fisc-contre-la-defense-woerth-156745
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 29 Juin - 0:07



PMU, jeux en ligne : Eric Woerth accusé d'un autre "conflit d'intérêts"

Noël Mamère a pointé du doigt ce qu'il considère comme un "conflit d'intérêts" concernant le couple Woerth.

Le député Vert a en effet dénoncé sur Radio J un "conflit d'intérêts" entre la création par Florence Woerth d'une écurie avec d'autres femmes et le fait que "quelques mois plus tard", son mari, ministre du Budget, ait présenté une loi sur l'ouverture des jeux en ligne, rapporte Le Figaro.fr.

"Mme Woerth qui crée sa société, une écurie réservée aux femmes, qui s'appelle Dam's. Vous pouvez aller sur son site... Elle a créé cette association avec qui ? Avec un certain nombre de femmes dont Mme Nathalie Belinguier qui, à l'époque où cette écurie a été créée, n'était rien d'autre que l'épouse du patron du PMU", a déclaré Noël Mamère.

Avant d'ajouter : "Comme par hasard, comme ça, ça a été créé en 2008. Quelques mois plus tard, M. Woerth, ministre du Budget, présente à l'Assemblée nationale un projet de loi pour l'ouverture des jeux en ligne et des jeux d'argent."

Après vérification, le nom de Florence Woerth apparaît bien sur le site de l'écurie Dam's. Celle-ci y est présentée comme faisant partie du comité fondateur. (...)
http://fr.news.yahoo.com/63/20100628/tpl-pmu-jeux-en-ligne-eric-woerth-accus-5cc6428.html


De gauche à droite : Dominique Ades-Hazan, Florence Woerth, RéjaneLacoste,
Nathalie Bélinguier et Nicole Séroul. Photo Laurence Salphat
(zoom)

QUAND LE GALOP SE CONJUGUE AU FEMININ PLURIEL

Désormais, les écuries de galop vont devoir compter avec une toute nouvelle née au concept unique : l’écurie DAM’S, écurie de femmes, propriétaires associées, unies par la même passion pour les courses de galop.
Rencontre et explications avec sa fondatrice Florence Woerth.
(...)

www.femmechevalpassion.com/QUAND-LE-GALOP-SE-CONJUGUE-AU-FEMININ-PLURIEL_a45.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 29 Juin - 0:45

"S
Dessin de Plantu (Le Monde, 9 mai 2007)

Affaire Bettencourt : Mediapart publie des nouveaux extraits sonores

Insistant sur les difficultés qu'a rencontrées le ministre du travail, Eric Woerth, pour justifier l'absence d'enquête des services fiscaux sur Liliane Bettencourt, à l'époque où il était ministre du budget, Mediapart a décidé de 'revenir sur les faits et seulement eux et, pour donner la pleine mesure des informations contenues dans les écoutes clandestines réalisées chez Liliane Bettencourt par son ancien maître d'hôtel, de diffuser de nouveaux extraits sonores liés à la situation patrimoniale de la propriétaire de L'Oréal et à l'embauche de Florence Woerth auprès de la milliardaire'.

Dans cet extrait sonore, on peut entendre M. de Maistre raconter à Mme Bettencourt sa visite en Suisse et sa rencontre avec un certain 'maître Schtroumpf', notaire à Vevey, où l'héritière de L'Oréal dispose d'un compte de 65 millions d'euros. [...]

Dans un enregistrement daté du 7 avril 2010, Patrice de Maistre lâche : "Banier vous a fait mettre Arros dans une fondation pour lui. (...) Pour le moment, c'est insupportable. J'ai vu l'avocat de Banier en Suisse et Banier vous a pris 20 millions pour les mettre dans la nouvelle fondation". Plus loin dans la discussion, il répète : "Il a mis l'île dans une fondation pour lui. (...) Ensuite, il vous a pris 20 millions en Suisse, qu'il a mis dans sa fondation".

Selon Mediapart, le mécanisme apparaît, au fil des enregistrement, de manière limpide : "Liliane Bettencourt a acheté l'île d'Arros qu'elle a ensuite cédée à son protégé, le photographe François-Marie Banier, par le truchement d'un obscur montage financier qui passe par le Liechtenstein".

www.lemonde.fr/politique/article/2010/06/28/affaire-bettencourt-mediapart-publie-des-nouveaux-extraits-sonores_1380216_823448.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 29 Juin - 16:08



Villepin pilonne Woerth

Dominique de Villepin était l'invité ce matin de Nicolas Demorand sur France Inter. Interrogé sur l’affaire Woerth, Villepin n’emploie pas l’expression «affaire d’Etat» mais parle d’une «Affaire qui concerne et qui touche l’Etat». L’art de la litote. Et de rappeler, à partir de cette affaire, les trois principes fondamentaux qui doivent selon lui régir l’Etat :

1) «L’impartialité de l’Etat. Il y a incompatibilité entre la fonction de trésorier d’un parti, petit ou grand, et ministre (pas uniquement du budget). On ne peut pas à la fois solliciter des bailleurs de fonds et en même temps exercer la fonction de ministre qui exige l’impartialité.»

2) «L’égalité devant l’impôt. On apprend à la suite d’informations qu’un contrôle fiscal est lancé sur l’une des personnalités du dossier de Madame Betancourt, François-Marie Banier, et en même temps on apprend qu’un certain nombre de suspicions dés le début 2008 on été apportées par la justice. On ne comprend pas dans ce contexte pourquoi il y a un feu vert donné par le ministre à un contrôle et rien dans l’autre cas.»

3) «Et c’est sans doute le plus grave parce qu’il touche directement au fonctionnement de nos institutions : l’indépendance de la Justice. On apprend à travers ce dossier une immixtion régulière, constante, d’un conseiller du Président de la république (dans un premier temps et qui est maintenant dans la sphère privée mais qui continue manifestement de s’occuper de ce dossier) et par ailleurs on voit une immixtion du procureur de la République très au delà de la fonction qui est la sienne du procureur de Nanterre.».
(...)
www.marianne2.fr/Le-cadeau-de-Sarko-a-Villepin_a194656.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 29 Juin - 16:33



Woerth en perte d'autorité

La mise en cause d'Éric Woerth dans l'affaire Bettencourt pour sa double casquette de ministre et trésorier de l'UMP nuit à son autorité alors qu'il doit piloter la réforme des retraites.
En tout cas, sans relayer explicitement l'appel à la démission du ministre lancé par Arnaud Montebourg, l'ex-ministre de l'Économie et député Michel Sapin constate que le «soupçon est là», susceptible de rejaillir sur «tout l'État» et de fragiliser la crédibilité d'un ministre portant la réforme des retraites.
www.nordeclair.fr/France-Monde/France/2010/06/29/woerth-en-perte-d-autorite.shtml

Pour J-Luc Mélenchon, le ministre "est affaibli"
et le vrai problème est Bettencourt

Selon le président du Parti de Gauche, "le vrai problème, c'est les Bettencourt et les autres, c'est ceux-là dont on devrait parler. Comment ça se fait qu'une fois de plus ces gens se manifestent comme des irresponsables sociaux ? C'est la première fortune du pays, mais elle a caché une île, rien que ça, une île, pourquoi pas une montagne pendant qu'on y est ?" a-t-il raillé.

"Une île et plein d'argent et on n'a rien à dire sur les fraudeurs fiscaux. 40 milliards par an s'évadent de cette manière, c'est ce qu'on paye tous les ans pour la dette de la France, 40 milliards que ces gens-là nous volent et qui obligent les gens à trimer sang et eau pour les payer à leur place"
www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iuqs4vJQeBK7Zkug0AOlst_BZgBw

Selon Juppé, "Woerth devrait choisir"
www.leprogres.fr/fr/france-monde/article/3404288/Woerth-se-fait-rappeler-a-l-ordre-par-Juppe.html

Christine Lagarde sur Eric Woerth :
«On aurait tout intérêt à clarifier ce qui constitue un conflit d'intérêts»

www.20minutes.fr/article/581961/Politique-Christine-Lagarde-sur-Eric-Woerth-On-aurait-tout-interet-a-clarifier-ce-qui-constitue-un-conflit-d-interets.php

Nommé avant d'être ministre, Woerth restera trésorier de l'UMP,
annonce Luc Chatel

www.lepoint.fr/politique/nomme-avant-d-etre-ministre-woerth-restera-tresorier-de-l-ump-annonce-luc-chatel-29-06-2010-471325_20.php

Quand Sarkozy va lâcher Woerth
Sarkozy juge déjà en privé que Woerth ne parle pas assez de la réforme des retraites et se justifie trop sur les accusations dont il est l’objet… alimentant par là même la polémique. [...]
Et alors là … Eric Woerth sera lâché par Sarkozy, qui à n’en pas douter, transformera l’affaire en modèle pour ressortir son discours sur la république irréprochable.
Cela fait donc un pronostic de lâchage de Woerth entre le 15 juillet et le 15 août ?
Attention quand même car en tant que trésorier de l’ UMP, Woerth en sait autant sur les dessous du financement de Sarkozy que la mère Dati (qui s’occupa de certaines affaires dans les Hauts de Seine) et il ne faudrait pas que Woerth devienne un “born again” et raconte tout des financements de l’ UMP en 2007 à travers l’ Europe…
www.newsnours.com/2010/06/quand-sarkozy-va-lacher-woerth.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 29 Juin - 17:03



Affaire Woerth : un «problème de gouvernance» ? Une pétaudière

A travers ses dénégations qui sont certainement sincères, Eric Woerth fait un terrible aveu : il ne voit pas où est le problème.
S'il y a bien des intérêts, comment pourrait-il y avoir conflit ? Mieux : c'est parce qu'il y a des intérêts qu'il n'y a pas conflit.
L'insoutenable légèreté du Woerth ne le préservera pas, ni lui ni les siens, des lois de la pesanteur.
www.rue89.com/riwal-ferry/2010/06/29/affaire-woerth-le-probleme-de-gouvernance-est-une-petaudiere-156833

Fillon inaugure une mosquée à Argenteuil
Pour la première fois dans l'histoire de la République, un Premier ministre inaugure un lieu de culte.
www.marianne2.fr/A-Argenteuil,-Fillon-s-est-assis-sur-la-laicite_a194655.html

Raymond Domenech entendu demain à l'Assemblée nationale
La Fédération internationale de football met en garde contre l'ingérence du politique dans les affaires sportives françaises et n'exclut pas une suspension de la FFF.
www.liberation.fr/sports/0101644114-domenech-entendu-demain-a-l-assemblee-la-fifa-inquiete

Woerth lâché, Sarkozy de plus en plus erratique
Alain Juppé a pris ses distances avec le meilleur des sarkozystes, Eric Woerth. Il n'est ni le premier ni le dernier. Et manifestement, le Président n'a plus la main verte...
www.marianne2.fr/Woerth-lache,-Sarkozy-de-plus-en-plus-erratique_a194654.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 29 Juin - 22:28



Parenthèse Radio, la nouvelle affaire Woerth

Eric Woerth a fait pression sur le président du CSA, autorité dite "indépendante", pour qu'un régime de faveur soit accordé à Parenthèses Radio, une station destinée à promouvoir les valeurs de la familles.

En quelques mois Parenthèse Radio obtient ce que d'autres mettent des années à obtenir : plusieurs grosses fréquences notamment dans l’Est parisien, à Creil sur 101.3, Meaux sur 101.3 et Melun sur 97.6 à Clermont-Ferrand sur 88.1, Limoges sur 90.5, Dijon sur 94.1, Marseille sur 103.1, Troyes sur 93.4, Tours sur 98 .2, Toulouse sur 90.5, à Amiens sur 88.4, à Caen 98.7, le Mans 87.6, et à Laval 87.6.

Pas moins de 14 fréquences sur les principales agglomérations françaises, dont Paris, Marseille et Toulouse. Un développement inédit dans l'histoire de la FM française : "Ce déploiement est un fait unique dans l'histoire récente de la radio et témoigne de la nécessité de l'offre de Parenthèse dans le paysage audiovisuel français", expliquait la station en avril 2008.

Or, Florence Woerth était actionnaire de Parenthèse Radio, créée par Isabelle Attali-Schmid en 2007, et elle devait y exercer une activité aussi précisément définie qu'au sein de Clymène.

La bienveillance du CSA n'a cependant pas empêché l'affaire de péricliter. Parenthèse Radio a été placée en liquidation judiciaire le 9 juillet 2009. Exploitée par la SAS Sofisa, la station thématique dédiée à la famille avait accumulé plusieurs dizaines de milliers d'euros de dettes depuis son lancement en octobre 2007.

www.lesindiscrets.com/article-12577-une-nouvelle-affaire-de-corruption-pour-m-et-mme-woerth.html
www.lepost.fr/article/2010/06/28/2133138_l-autre-affaire-woerth.html


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
BA



Messages : 505
Date d'inscription : 24/06/2009

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 29 Juin - 22:30

Patrice de Maistre est le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt. Patrice de Maistre a été enregistré à son insu pendant ses dialogues avec Liliane Bettencourt. Le site Mediapart a mis en ligne deux enregistrements dévastateurs pour Eric Woerth.

Lisez cet article hallucinant :

Affaire Bettencourt : pourquoi Eric Woerth ne dit pas la vérité.

Les démentis d'Eric Woerth n'y font rien. Le ministre du Travail peine à convaincre que Liliane Bettencourt n'a pas bénéficié d'un traitement de faveur du fisc lorsqu'il était ministre du Budget. Mediapart publie de nouveaux extraits sonores des enregistrements pirates réalisés chez la milliardaire. Et reprend en détail la chronologie.

Extrait ci-dessous : le 29/10/2009, Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, et ses relations avec Eric Woerth :

« Et j'ai fait venir le ministre Eric Woerth. Bon. Voilà. Alors c'est le mari de madame Woerth que vous employez, qui est une de mes collaboratrices, qui n'est pas très grande. Mais lui est très sympathique. Et c'est notre ministre du Budget. Et c'est lui qui a permis à l'Institut de récupérer le bâtiment dans lequel on va faire l'auditorium. Et il est très sympathique. Et en plus, c'est lui qui s'occupe de vos impôts. Donc, je trouve que c'était pas idiot. Voilà. C'est le ministre du Budget. Donc, voilà. C'est un homme très sympathique. C'est un ami. »

Ci-dessous, Patrice de Maistre, le 23 avril 2010, à propos du conflit d'intérêts de Florence Woerth :

« Je me suis trompé quand je l’ai engagée. C'est-à-dire qu'en fait, avoir la femme d'un ministre comme ça, ce n'est pas un plus, c'est un moins. Je me suis trompé. Pourquoi ? Parce que comme vous êtes la femme la plus riche de France, le fait que vous ayiez une femme de ministre chez nous, tous les journaux, tous les trucs disent : "Oui, tout est mélangé, etc." Bon. J’avoue que quand je l’ai fait, son mari était ministre des Finances (du Budget, NDLR), il m’a demandé de le faire. Je l’ai fait pour lui faire plaisir. »

http://www.mediapart.fr/journal/france/280610/bettencourt-pourquoi-eric-woerth-ne-dit-pas-la-verite
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 29 Juin - 22:46


Un lapsus révélateur d'Eric Woerth sur cette courte vidéo :
www.dailymotion.com/video/xduc5f_lapsus-d-eric-woerth_news#from=embed

BA, je pense que ces infos figurent en page 1 ou 2 de ce topic.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Il vaut mieux tard que jamais   Mer 30 Juin - 10:44



Affaire Bettencourt : les enregistrements qui accusent

Depuis dix jours, les cadres du gouvernement et de l'UMP se relaient, dans les médias, pour prendre la défense d'Eric Woerth, ministre du travail, emporté par les multiples affaires Bettencourt. La publication d'écoutes illégales, par Mediapart, révèle des conversations entre Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal, et ses "conseillers" fiscaux et juridiques. Ces échanges mettent à mal la ligne de défense du gouvernement, qui néanmoins poursuit son tir de barrage médiatique. Extraits des enregistrements.

Eric Woerth aurait facilité la construction d'un auditorium André-Bettencourt au sein de l'Institut de France

Le 27 octobre 2009, lors d'une conversation entre Liliane Bettencourt et Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de l'héritière, le nom d'Eric Woerth est cité. Il est alors question de construire un auditorium André-Bettencourt au sein de l'Institut de France. Le gestionnaire souligne sa proximité avec le ministre et le rôle que ce dernier a joué : "Ils ont obtenu un bâtiment de l'hôtel de la Monnaie, qui est derrière l'Institut. Et ça, c'est mon ami Eric Woerth, dont la femme travaille pour nous, qui s'en est occupé. Et maintenant, il faut faire des travaux pour faire un auditorium […]. Ça va être sensationnel. […] Là, vous vous engagez pour donner au maximum 10 millions. […] J'ai demandé au ministre Eric Woerth, qui est un ami, d'être là, parce que c'est grâce à lui qu'il y a eu l'hôtel de la Monnaie." Le ministre du budget apparaît dans un rôle de faciliteur.

Deux jours plus tard, le 29 octobre, Patrice de Maistre assure à Liliane Bettencourt qu'il fait avancer le projet d'auditorium : "J'ai fait venir le ministre Eric Woerth", lui déclare-t-il. "Qui c'est celui-là ?", questionne-t-elle. Patrice de Maistre répond : "Alors, c'est le mari de Mme Woerth que vous employez, qui est l'une de mes collaboratrices, qui n'est pas très grande… Mais lui est très sympathique et c'est notre ministre du budget. Et c'est lui qui a permis à l'Institut de récupérer le bâtiment dans lequel on va faire l'auditorium. Il est très sympathique et en plus c'est lui qui s'occupe de vos impôts donc je trouve que ce n'était pas idiot."

Eric Woerth aurait fait embaucher son épouse dans la société Clymène

Construire et maintenir de bonnes relations avec le pouvoir et en particulier avec le ministre en charge du budget et de la lutte contre l'évasion fiscale est le cœur de la stratégie de Patrice de Maistre. Dans un enregistrement du 23 avril, le gestionnaire assure avoir embauché Florence Woerth, au sein de la société chargée de gérer la fortune Bettencourt, Clymène, à la demande du ministre : "Il m'a demandé de le faire […]. J'l'ai fait pour lui faire plaisir."

Liliane Bettencourt aurait signé trois chèques pour l'UMP

Le 4 mars 2010, Patrice de Maistre demande à Liliane Bettencourt de signer trois chèques. Un pour Valérie Pécresse, alors tête de liste de la majorité présidentielle pour la région Ile-de-France, un second pour Eric Woerth, un troisième pour Nicolas Sarkozy. "Valérie Pécresse, c'est la ministre de la recherche, précise le gestionnaire à Liliane Bettencourt. Elle fait la campagne pour être présidente de Paris. Elle va perdre mais il faut que vous la souteniez. C'est des petites sommes, il faut lui montrer votre soutien. Le deuxième, c'est le ministre du budget, il faut aussi l'aider. Le troisième, c'est Nicolas Sarkozy, ce n'est pas cher, c'est le maximum légal. C'est 7 500 euros, c'est pas très cher. En ce moment il faut qu'on ait des amis. C'est bien, c'est pas cher et ils apprécient."

"J'ai vu les chèques dont il est question. Il n'y a aucun problème, a précisé au Journal du Dimanche Me Pascal Wihlem, avocat de Patrice de Maistre. "Mme Bettencourt a bien aidé Valérie Pécresse et Eric Woerth à hauteur de 7 500 euros chacun, soit les montants plafonnés par la loi… Et il n'y a pas de financement de Nicolas Sarkozy. Il y a juste un don à l'UMP, comme Mme Bettencourt ne s'en est jamais cachée."

La première fortune de France aurait cherché à échapper au fisc

Les enregistrements révèlent également une face obscure de la gestion de la fortune de Liliane Bettencourt. Dans un échange daté du 17 septembre 2009, Patrice de Maistre annonce qu'il faut nettoyer un compte en Suisse non déclaré au fisc français : "Lundi, je pars en Suisse parce que vous avez un compte en Suisse et vous savez qu'on n'a plus le droit d'avoir des comptes en Suisse." Liliane Bettencourt s'étonne : "Mais on a le droit d'avoir des comptes ?" Patrice de Maistre confirme qu'il est autorisé d'avoir des comptes en Suisse dès lors qu'ils sont déclarés : "Euh… On a le droit d'avoir des comptes mais il faut le dire. Et comme vous n'avez pas beaucoup d'argent sur ce compte, on va voir ce qu'on fait. Et après, on verra si éventuellement vous le déclarez ou pas."

Une conversation du 27 octobre fait état de la recherche d'une solution d'évasion pour les avoirs non déclarés de Liliane Bettencourt. Patrice de Maistre s'inquiète des exigences de transparence de la France vis-à-vis des paradis fiscaux : "A partir de janvier – c'est M. Woerth qui a fait la loi –, la France peut demander aux Suisses si vous avez un compte là-bas. Je suis en train de m'en occuper et de mettre un compte à Singapour. Parce qu'à Singapour, ils ne peuvent rien demander." Il s'agit alors d'évacuer 12 à 13 millions d'euros.

Le 29 octobre, Patrice de Maistre annonce à Liliane Bettencourt qu'elle dispose d'un second compte suisse doté de 65 millions d'euros, non déclaré, et qu'il va falloir également le sortir discrètement : "Je suis en train d'organiser le fait de l'envoyer dans un autre pays, qui sera Hongkong, Singapour ou en Uruguay. […] Comme ça, vous serez tranquille. Je pense que c'est bien, ça vous laisse votre liberté. Si on ramène cet argent en France, ça va être très compliqué."

Patrice de Maistre aurait aussi caché que Liliane Bettencourt est propriétaire de l'île d'Arros

Les millions d'euros planqués en Suisse ne sont pas les seuls actifs que Patrice de Maistre s'emploie à cacher au fisc. Dans un enregistrement du 3 juillet, le gestionnaire et Fabrice Goguel, ancien avocat fiscaliste, s'inquiètent de l'intérêt que pourrait susciter l'île d'Arros aux Seychelles : "Vous savez qu'on n'a pas très envie que l'on aille chercher du côté d'Arros. On n'a pas très envie que des gens se demandent, finalement, qui est propriétaire d'Arros."

Le 23 octobre, Patrice de Maistre indique à Liliane Bettencourt qu'elle devrait récupérer "officiellement son île", "quitte à payer des impôts" : "Pour votre image, je n'ai pas du tout envie que l'on dise que Mme Bettencourt a une île par le biais d'une société au Liechtenstein et d'une fondation, dans VSD ou j'sais pas quoi. […] Vous pourrez la donner à qui vous voulez officiellement, mais personne ne pourra venir vous faire chanter. En ce moment… Il ne faut pas qu'à cause de ça on puisse venir vous embêter, vous voyez. Cela ne coûterait pas très cher en impôts. La seule crainte que j'ai, c'est que je ne veux pas réveiller le tigre qui dort. C'est-à-dire qu'il ne faut pas qu'il y ait des conséquences à cela." Le tigre qui dort ressemble à s'y méprendre au fisc français. "J'ai peur que le fisc tire un fil", explique le 29 octobre Patrice de Maistre. Pour dérouler quelle pelote ?

L'Elysée serait intervenu dans la procédure judiciaire entre Liliane Bettencourt et sa fille

Au-delà de l'évasion fiscale et des conflits d'intérêts, les enregistrements donnent également des indications sur les liens étroits qui unissent le parquet et l'exécutif, notamment pour la demande de Françoise Bettencourt-Meyers, fille unique de l'héritière et actionnaire principale de L'Oréal, de mettre sous tutelle sa mère, qu'elle estime victime de "proches" ayant bénéficié de millions d'euros de dons.

Le 21 juillet, Patrice de Maistre annonce qu'il reçoit directement de l'Elysée les décisions qui doivent être annoncées par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, douze jours plus tard. Son informateur serait un conseiller juridique de l'Elysée. "Il m'a dit que le procureur Courroye allait annoncer le 3 septembre, normalement, que la demande de votre fille était irrecevable. Donc classer l'affaire. Mais, précise-t-il, il ne faut le dire à personne, cette fois-ci."

Eric Nunès
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/06/29/affaire-bettencourt-les-enregistrements-qui-accusent_1380743_823448.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
BA



Messages : 505
Date d'inscription : 24/06/2009

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 30 Juin - 11:38

L'affaire : du conflit d'intérêt au trafic de décorations.

Les internautes ont été les premiers à le relever : alors même qu’Eric Woerth, enfermé dans son système de déni, continue de nier tout conflit d’intérêt, sa propre épouse a reconnu : « J’avais sous-estimé le conflit d’intérêt ».

Du coup, la ministre de l’Economie elle-même, Christine Lagarde, a déclaré qu’il fallait y mettre fin.

Les députés UMP, eux, sont en train de prendre peu à peu conscience du tonneau de dynamite que représentait cette double casquette, trésorier du parti majoritaire et trésorier de la nation. Cumul qui n’existe nulle part ailleurs, même pas en Corée du Nord.

Tous les journaux ont ainsi relevé cette incongruité : Eric Woerth trésorier de l’UMP promettait aux gros donateurs, en tant que ministre, de leur obtenir une entrevue à l’Elysée avec le président de la République. Un gros billet = ¼ d’heure, un plus gros billet = ½ heure ? Et avec gâteries intellectuelles ? Car cela revient presque à monnayer des passes.

Autre anguille sous roche : les donateurs au trésorier du parti obtenaient systématiquement que le ministre (en l’occurrence le même homme) leur décerne la Légion d’Honneur. Or, aucun de ceux sur la poitrine desquels on épingla ainsi la rosette n’avaient réalisé le moindre acte ou publié la moindre œuvre qui méritassent qu’on les distinguassent de la sorte.

Cela ne ressemble-t-il pas à un trafic de décorations ?

Jean-François Kahn.

http://www.marianne2.fr/jeanfrancoiskahn/L-affaire-du-conflit-d-interet-au-trafic-de-decorations_a177.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 30 Juin - 11:44



Woerth, poisson-pilote de Sarkozy à la tête du club des donateurs de l'UMP

"Les gens me voient, ils payent ! À l'américaine." Nicolas Sarkozy a dans les yeux l'enthousiasme du joueur de casino qui vient de rafler la mise. Nous sommes en 2004. Alors fraîchement élu président de l'UMP, il présente devant les cadres du parti sa belle idée : la création d'un club de donateurs fortunés, qui sera un précieux marchepied en vue de la présidentielle de 2007. Avec une fascination envieuse, il s'est inspiré de George Bush, qui a levé des millions de dollars pour financer sa campagne présidentielle grâce aux "charity dinners" organisés par le Parti républicain. (...)

"Il était important pour nous de diversifier les sources de financement. Pour cela, il fallait organiser les donateurs au sein d'une même structure", nous confiait Woerth il y a quelques mois. Nous interrogions alors celui qui était encore ministre du Budget - donc des impôts - sur d'éventuels conflits d'intérêts. Son collègue Alain Marleix avait, lui, démissionné de son poste de responsable des élections à l'UMP avant de devenir ministre en charge des collectivités locales.(...)

Le lendemain, il réunissait au Bristol - il arrive que les réunions se tiennent aussi au Cercle Interallié - des membres du Premier Cercle, parmi lesquels Laurent Dassault, Sydney Ohana, le chirurgien des stars, Aldo Cardoso, ancien pdg d'Andersen Worldwide, Guillaume Dard, pdg de Montpensier Finance, ou encore de grandes familles françaises, des patrons de PME et des anonymes. Pour les remercier de leur soutien, Nicolas Sarkozy fait, une fois tous les trois mois, une apparition à ces réunions. Durant près d'une heure, il expose sa vision du monde sous les yeux des convives devenus brusquement très "petits garçons". Pour dénicher ces bienfaiteurs, moins généreux en ces temps de crise, l'UMP a engagé une agence de conseil en communication de mobilisation, Optimus. "Nous avons un rôle de conseil et d'assistance dans le fund-raising", explique un cadre de l'entreprise dirigée par Alexandre Basdereff, directeur général du Service d'information du gouvernement entre 1995 et 1997. Employée d'Optimus, Rebecca Jaffrain (joignable à l'UMP) assure la communication entre le parti et les membres du Premier Cercle. Éric Woerth himself n'hésite pas non plus à écrire, par e-mail, à chacun des donateurs.

Afin de les valoriser et de leur signifier qu'ils ne sont pas que des vaches à (bon) lait, l'UMP convie ces militants dorés à des ateliers de travail et les invite à formuler des propositions utiles à l'élaboration d'un programme. En 2007, l'UMP a perçu, au titre de dons de personnes physiques, 9.125.105 euros. Loin, très loin, devant le PS et ses... 743.432 euros. Le Premier Cercle compte environ 400 adhérents, tous titulaires d'une carte "Premier Cercle Premium" inscrite en italique. Pour l'obtenir, il est nécessaire de débourser dans l'année entre 3.000 et 7.500 euros pour la bonne cause sarkozienne. Et pour contourner ce plafond légal, "beaucoup n'hésitent pas à verser des sommes aux membres de leur famille ou à des amis en leur demandant d'en faire don ensuite à l'UMP. C'est la combine", confie un membre du club. (...)

Saïd Mahrane
www.lepoint.fr/politique/woerth-poisson-pilote-de-sarkozy-a-la-tete-du-club-des-donateurs-de-l-ump-29-06-2010-471451_20.php


Conflit d'intérêts : avant Eric Woerth, il y a eu Alain Marleix
Alain Marleix était chargé des élections à l'UMP quand il a été nommé au gouvernement pour piloter le découpage électoral. Il avait quitté ses fonctions au sein du parti.
www.liberation.fr/politiques/0101644172-conflit-d-interet-avant-eric-woerth-il-y-a-eu-alain-marleix
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5795
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 30 Juin - 16:25



Les casquettes de Woerth, et la taupe

[...]
Envoyé spécial de France Inter au siège de l'UMP, Jean-François Achilli y a découvert mardi un parti en pleine effervescence, dans lequel circulaient "d'un étage à l'autre" les épreuves des dernières révélations de Mediapart, à propos de dons effectués par Eric Woerth, trésorier de l'UMP, à Woerth Eric, président d'un petit parti de l'Oise, joliment dénommé "association de soutien à l'action d'Eric Woerth", et qui peut recevoir des dons, comme un grand. Comment une double casquette peut en cacher une autre. (...)
www.rue89.com/schneidermann-9-15/2010/06/30/affaire-woerth-lump-affolee-cherche-la-taupe-156932

Liliane Bettencourt a signé un chèque à l’association de soutien à l’action de Woerth

Le Nouvel Observateur révèle dans son édition du 1er juillet que Patrice de Maistre - dont l’avocat est également chargé depuis peu de régulariser les "oublis" fiscaux de Mme Bettencourt - a retrouvé trace non pas de trois, mais de quatre chèques.

"Madame Bettencourt a aussi versé 7500 euros à l’association de financement de l’association de soutien à l’action d’Eric Woerth (AFASAEW) en mars 2010", reconnaît-on dans l’entourage de Patrice de Maistre.
Selon Mediapart, il existe en Picardie une "association de soutien à l’action" d’Eric Woerth, un parti intégralement dévoué au ministre du budget puis du travail, qui n’a touché aucune cotisation en 2008 (donc sans adhérent apparent à l’époque), d’après les derniers bilans comptables rendus publics.
tempsreel.nouvelobs.com

ASSOCIATION DE SOUTIEN A L'ACTION D'ERIC WOERTH (ASAEW)
Siège social : 2, rue Odent, 60300 Senlis.
Date de la déclaration à la sous-préfecture de Senlis : 1er octobre 2007.
journal-officiel.gouv.fr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le scandale Woerth
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 13Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, ... 11, 12, 13  Suivant
 Sujets similaires
-
» SCANDALE A L'ONE
» Scandale des sondages : pouquoi Bayrou n'a-t-il rien dit ?
» scandale sur les nouvelles barbies noires
» Énorme scandale à Strasbourg
» [Clip] Justice - Stress, scandale sur la toile !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
sarkoverdose :: Forum :: Politique / Social-
Sauter vers: