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 Le scandale Woerth

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 30 Juin - 19:25



Affaire Bettencourt : Sarkozy a reçu deux fois Patrice de Maistre

Selon l'avocat du gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, ces rendez-vous avaient pour but d'"évoquer les conséquences, sur le groupe l’Oréal, du procès intenté à François-Marie Banier".

Depuis le début de l’"affaire Banier", Nicolas Sarkozy a rencontré personnellement deux fois, à l’Elysée, Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. Contacté par le Nouvel Observateur, Pascal Wilhelm, l’avocat de Patrice de Maistre, confirme ces deux rendez vous. Le 5 novembre 2008, l’homme qui connaît tous les secrets financiers et fiscaux de l’actionnaire principale de l’Oréal était accompagné de la milliardaire. Mais il a aussi vu le président en tête-à-tête une autre fois. "Pour évoquer les conséquences, sur le groupe l’Oréal, du procès intenté à François-Marie Banier par la fille de Mme Bettencourt", assure Me Wilhelm.

A lire demain dans le Nouvel Observateur : "Bettencourtgate : la main de l’Elysée"
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100630.OBS6416/info-obs-affaire-bettencourt-sarkozy-a-recu-deux-fois-patrice-de-maistre.html

Lors d'un buffet-débat à l'occasion de la fin de la session parlementaire, Sarkozy a de nouveau apporté son soutien au ministre du travail, Eric Woerth, soupçonné, ainsi que sa femme Florence, de conflit d'intérêts dans l'affaire Liliane Bettencourt, l'héritière du groupe L'Oréal accusée d'évasion fiscale.
http://fr.news.yahoo.com/4/20100630/tts-france-remaniement-sarkozy-ca02f96.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 30 Juin - 20:06



Affaire Woerth : un conflit d'intérêt peut en cacher bien d'autres

Alors que tous les regards se tournent vers le couple Woerth, une autre affaire de conflit d’intérêt vient de connaître un nouveau rebondissement. Le doyen des juges d’instruction a ouvert une information judiciaire pour «prise illégale d’intérêt» à la suite de la nomination de François Pérol à la tête de la banque BPCE (Banque populaire Caisse d'Epargne). Elle pallie l’étrange cécité de Jean-Claude Marin, le procureur de Paris, proche du chef de l’Etat, qui n'y percevait aucune anomalie juridique.

Cette promotion, pourtant baroque, faisait de l’ex-secrétaire général adjoint de l’Elysée qui, à ce poste, avait eu à piloter la fusion Caisses d’Epargne et Banques Populaires, le patron de cet ensemble de 100 000 salariés, et ce à quelques mois seulement d’écart. Le mélange des genres dénoncé par la CGT de l’Ecureuil aura finalement été entendu par une instance qui pourrait par ailleurs disparaître avec la fin du juge d’instruction souhaitée par Nicolas Sarkozy.

Ce contre-pouvoir judiciaire est en réalité le dernier rempart après que la commission de déontologie de la fonction publique a été incapable d’empêcher François Pérol de prendre l’Ecureuil. Après un acadabrantesque jeu de procédure, entre saisine pure et avis consultatif préalablement demandé par le secrétariat général de l’Elysée, François Pérol s’était emparé de la troisième banque française, sans coup férir.

Pérol, mais pas seulement...

Voilà qui nous ramène à la question du conflit d’intérêt. Interrogé sur le cas d’Eric Woerth, son cumul entre ministre du budget et trésorier de l’UMP, l’autre volet de l’affaire, Charles de Courson, député NC de la Marne en appelle, comme nombre de députés de tout bord, à la mise en place d’une commission de déontologie pour les ministres, et autres parlementaires. Laquelle veillerait à identifier les fonctions ou «situations» incompatibles avec la charge politique. «C’est le seul moyen de faire. Même si la commission de déontologie pour les fonctionnaires s’est avérée à l’usage moins rigoureuse que prévue», se désole-t-il. En effet, depuis quelques années le pantouflage de fonctionnaire dans une entreprise ne doit pas être expressément autorisé, à chacun d’apprécier sa situation et de voir si celle-ci mérite d’être autorisée par la Commission.

Mais il y a pire. Même les avis de cette Commission peuvent être foulés au pied. La preuve par Stéphane Richard, l'inventeur du «retro pantouflage», c’est-à-dire le retour dans le public après être passé par la case privé, a refait, l’année dernière, le chemin inverse. Il est passé de la direction du cabinet de la ministre de l’Economie au poste de PDG de France Telecom en moins de un an. Il fait ainsi fi de l’autorisation de la commission de déontologie qui avait conditionné son passage à France Telecom : celui-ci devait se cantonner dans des activités qu’il n’avait pas eues sous sa responsabilité à Bercy. Peine perdue…. En devenant PDG, il embrasse tout un pan qu’il avait eu sous son autorité à Bercy.

Les autorités de contrôle, ne contrôlent rien...

Ce n’est pas le moindre paradoxe que de voir éclore partout des comités de déontologie, alors qu’au même moment la responsabilité politique comme la morale publique ou celle des affaires s’émoussent.

Ainsi chaque entreprise du CAC 40 fait-elle grand usage de déontologues. Elles affichent également avec satisfaction leur bilan social et écologique, leurs actions en termes de lutte contre les discriminations (il conviendrait de multiplier les «s» à la fin de cette expression).

Elles se gaussent aussi d’avoir des administrateurs indépendants comme le prescrit la charte qui fait office de loi en la matière. Pourtant quand on regarde dans le détail... Prenons l'exemple du conseil d’administration de la BNP-Paribas. Jean-François Lepetit y siège, classé parmi les administrateurs indépendants. Pour un type qui doit beaucoup de sa carrière à Michel Pébereau, le boss de la banque, l’indépendance est toute relative… mais tout ce qu’il y a de plus conforme à la charte, puisque cela fait plus de cinq ans qu’il n’est plus salarié de la banque de la rue d’Antin. Ce qui lui permet également de siéger au Conseil de l’Autorité des marchés financiers. Évidemment pas sous sa casquette d’administrateur «indépendant» de BNP-Paribas, car l’homme est également président du Conseil national de la comptabilité, et c’est à ce titre qu’il siège à l’AMF. AMF qui a comme mission de surveiller les établissements de crédits agissant sur les marchés… et dont le rapport annuel est aussi vide de sanctions qu’un chalutier de poisson après une campagne en mer Baltique.

Un autre exemple de conflit d’intérêt ? Suite à la fusion de la commission bancaire, chargé du contrôle des banques et de l’Acam, son homologue des assurances, Jean-Philippe Thierry a été nommé à la vice-présidence de l'ensemble. Les très obéissants contrôleurs des assurances, un corps de polytechniciens pas vraiment gauchistes, ont eu beau crier leur colère contre la nomination de celui qui était patron d’Allianz, il y a seulement quelques mois, rien n’y a fait, l'apparatchik de l'assurance a vu son bâton de maréchal préservé….

La ministre des finances Christine Lagarde a déclaré qu'elle allait mettre à profit ses vacances pour travailler la notion de conflit d'intérêt, comme si le mot venait de surgir avec l'affaire Woerth. On pourrait commencer par donner le dossier aux historiens : le conflit d'intérêt est déjà une vieille histoire française et beaucoup de grands patrons ont construit leur carrière à partir de ce concept très juteux...

Emmanuel Lévy
www.marianne2.fr/Affaire-Woerth-un-conflit-d-interet-peut-en-cacher-bien-d-autres_a194661.html



Nicolas Dupont-Aignan fustige «une République bananière»
Le chef de file de Debout la République estime que «la première chose que devrait faire M. Woerth, c’est démissionner de son poste de trésorier de l’UMP.»

«Cela veut dire que Mme Bettencourt avait embauché le ministre du Budget», a persiflé Jean-Pierre Grand, villepiniste. «Il faut que le président siffle la fin de la récréation et fasse un nouveau gouvernement.» «Je comprends qu’il y ait un impact négatif sur l’opinion», euphémise en écho François Goulard, membre du même parti.
www.liberation.fr/politiques/0101642811-affaire-bettencourt-florence-woerth-compte-porter-plainte-contre-eva-joly

Les députés PS exigent une commission d'enquête
L'affaire Bettencourt a donné lieu mardi à une nouvelle bronca du PS, qui a exigé une commission d'enquête parlementaire sur ses "aspects judiciaires et fiscaux", sur fond de report probable du procès de François-Marie Banier, poursuivi pour abus de faiblesse sur l'héritière de L'Oréal.
http://fr.news.yahoo.com/73/20100629/tpl-bettencourt-woerth-les-dputs-ps-exig-1198b37.html

Ségolène Royal : le "système Sarkozy est corrompu"
Ségolène Royal, interrogée sur l'affaire Bettencourt, où le nom du ministre Eric Woerth est cité, a affirmé mardi sur TF1 que le "système Sarkozy" était "corrompu".
http://fr.news.yahoo.com/73/20100629/tpl-sgolne-royal-le-systme-sarkozy-est-c-1198b37.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 1 Juil - 11:24

Nicolas Sarkozy au plus bas depuis trois ans à 26 %.

La cote de confiance du président français Nicolas Sarkozy atteint son score le plus bas depuis trois ans avec 26 %.

Celle du premier ministre François Fillon chute à 35 %, selon un sondage TNS Sofres Logica pour "Le Figaro Magazine", à paraître samedi 3 juillet.

Le chef de l'Etat a perdu deux points de confiance en un mois et voit le pourcentage de défiance augmenter de quatre points à 71 %.

Le premier ministre voit pour sa part le nombre des mécontents passer de 57 % à 61 %, soit quatre points de plus.

Pour "Le Figaro Magazine", les Français ne distinguent plus Nicolas Sarkozy de François Fillon comme ils le faisaient auparavant quand ils accordaient une sorte de prime au premier ministre face au chef de l'Etat.

"Désormais, le couple exécutif subit la même érosion dans toutes les catégories de la population", écrit l'hebdomadaire.

http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20100701065440390172019048094_brf010.xml
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 1 Juil - 12:42

Quand Eric Woerth dînait avec Liliane Bettencourt.

Un simple scellé, dans les centaines de documents judiciaires liés à l'affaire Bettencourt. Il s'agit du journal intime de Martin d'Orgeval, un photographe, très proche de François-Marie Banier, et donc de Liliane Bettencourt. Une date y est consignée : "30-01-08 : Liliane reçoit le ministre du Budget à dîner Eric Woerth".

"Liliane", c'est donc Mme Bettencourt, première contribuable française, qui doit recevoir, ce 30 janvier 2008, dans son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine, Eric Woerth.
Sept jours plus tôt, le 23 janvier 2008, Eric Woerth a remis, à Bercy, les insignes de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt. M. de Maistre n'est autre, à l'époque, que l'employeur de Florence Woerth.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/01/quand-eric-woerth-dinait-avec-liliane-bettencourt_1381386_823448.html

Le ministre du Budget Eric Woerth avait demandé à Patrice de Maistre d'embaucher son épouse, Florence Woerth.

Patrice de Maistre avait accepté : le 12 novembre 2007, Florence Woerth intégrait la petite entreprise qui gérait la fortune de Liliane Bettencourt. Elle gagnait 180 000 euros nets par an, soit 15 000 euros nets par mois (Le Canard Enchaîné, mercredi 30 juin 2010, page 3).
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 1 Juil - 14:13



Bettencourt : les "miettes", et l'indicible

"Si le fisc ménage Liliane Bettencourt, la solidarité conjugale des Woerth n'y serait pour rien. Mais il y aurait une sorte de tradition nationale, gauche et droite confondues, d'indulgence envers l'héritière de L'Oréal, depuis que le couple Bettencourt aurait promis à Mitterrand de ne jamais vendre L'Oréal à Nestlé, ni à personne, du vivant de Liliane. Promesse scellée par les solidarités de l'Occupation et de la Résistance, où Mitterrand et le mari Bettencourt se rendirent des services mutuels. Dans ce contexte, l'île d'Arros, par exemple, ne serait qu'une "miette", passée inaperçue. Et quelques dizaines de millions oubliés en Suisse ? De grosses miettes aussi, et rien de plus."

Quant à Woerth, "c'est la réforme des retraites. Et cette réforme, si elle va jusqu'au bout, c'est tout ce qui restera du sarkozysme. Accessoirement, de cette réforme, dépend le maintien de la note AAA de la France. Ou du moins le gouvernement le croit-il, peut-être à tort, selon cet article de Slate.fr, où l'on apprend que toutes les gesticulations françaises sur la rigueur n'ont peut-être aucun fondement. Mais comme dit drôlement l'article : "quand tout le monde annonce des mesures, celui qui ne fait rien attire l'attention fort peu bienveillante des agences de notation et des marchés". " (...)
www.arretsurimages.net/vite.php?id=8513



Eugène Schueller, père de Liliane Bettencourt, et fondateur de la société L'Oréal

Dans l'entre-deux-guerres Eugène Schueller met ses moyens personnels à la disposition de son ami Eugène Deloncle, lors de la formation du groupe d'extrême droite Comité secret d'action révolutionnaire (CSAR), plus connu sous le surnom de La Cagoule. En 1934 il constitue, avec Deloncle et Jean Filliol, l’Organisation secrète d’action révolutionnaire nationale (OSARN), qui tentera un coup d’État dans la nuit du 15 au 16 novembre 1937. En 1941, avec Deloncle il lance la Légion des volontaires français (LVF) pour combattre le bolchévisme sur le front de l’Est. En accord avec les autorités allemandes, il crée le Mouvement social-révolutionnaire avec le même Deloncle, dont il est le mécène. Il participe ensuite à la direction du RNP de Marcel Déat. Eugène Schueller publie La Révolution de l’économie chez Denoël dans la collection «La Révolution mondiale», qui comptait les Discours d’Hitler dans ses titres.

Après la guerre et grâce aux témoignages de Pierre de Bénouville, d'André Bettencourt, de Max Brusset (député), de Jacques Sadoul (alors maire communiste de Sainte-Maxime) et des membres de la résistance, des réfractaires au STO et de juifs qu'il a aidés pendant le conflit, Eugène Schueller sera relaxé.

À la fin de l'année 1945 Schueller, qui avait engagé François Mitterrand comme président-directeur général des éditions du Rond-Point (et directeur du magazine Votre Beauté), est rejoint par son futur gendre, André Bettencourt, à la direction du groupe L'Oréal. L'année suivante François Mitterrand abandonne ses fonctions pour être élu député.

Avec l'aide de l'Opus Dei, une confrérie catholique franquiste, Henri Deloncle (frère d'Eugène) développe L'Oréal-Espagne où il emploie Jean Filliol, condamné en tant que co-responsable du massacre d'Oradour-sur-Glane. Quant à Jacques Corrèze, il deviendra patron de l'Oréal-États-Unis.

Rue Saint-Dominique, le bureau d'André Bettencourt, lorsqu'il dirigait la Propaganda Staffel, devient une résidence de l'Opus Dei. Tandis que Robert Mitterrand s'installe rue Dufrenoy dans l'immeuble qui abritera le siège de l'Opus en France.

André Bettencourt a poursuivi une brillante carrière. Journaliste, il a créé en 1945 le Journal agricole, pour les anciens lecteurs de La Terre française. Sa carrière politique l'a conduit plusieurs fois au Parlement et au Gouvernement. Il a ainsi pu renouer avec ses activités passées en devenant secrétaire d'État à l'Information (1954-55), poste créé par son ami François Mitterrand en 1948.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_Schueller
http://union-activistes.over-blog.com/article-27888890.html

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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 1 Juil - 14:35



Affaire Bettencourt : Baroin ouvre une enquête, le climat politique se tend

L'affaire Bettencourt, devenue en partie l'affaire Eric Woerth, continue de secouer les bancs de l'Assemblée nationale. Les propos de Ségolène Royal, mardi 29 juin, sur le "système Sarkozy corrompu" ont déclenché des salves de part et d'autre de l'hémicycle. Le ministre du budget, François Baroin, a annoncé l'ouverture d'une enquête.

Pour le deuxième jour consécutif, les élus socialiste, dont le président du groupe, Jean-Marc Ayrault, ont demandé la création d'une commission d'enquête sur la gestion du dossier fiscal de Liliane Bettencourt. Il s'agit de "faire la lumière sur la gestion du dossier Bettencourt par les services du ministère du budget et de la justice sous l'autorité de MM. Woerth [mai 2007-mars 2010] et Baroin et de Mme Alliot-Marie", a déclaré M. Ayrault lors d'une conférence de presse.

En réponse mercredi soir, invité du journal télévisé de France 2, le ministre du budget, François Baroin, a annoncé sa décision de saisir l'Inspection générale des finances (IGF), qui mènera une enquête sur l'affaire Woerth-Bettencourt. Il s'agit de "tout mettre sur la place publique", a-t-il ajouté, précisant que le rapport de l'IGF devrait être disponible "dans une dizaine de jours" et serait à "la disposition d'une éventuelle commission d'enquête parlementaire".

L'IGF est un service d'inspection ministériel aux pouvoirs importants (contrôle sur pièces et sur place, rapports sur des sujets divers, etc.) Composée de soixante-dix inspecteurs hauts-fonctionnaires, l'Inspection générale des finances est placée sous la tutelle du ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi et du ministre du budget.

"PARTI DE POCHE"

Mais à l'Assemblée, les élus socialistes ont surtout mis le doigt sur un nouvel aspect de l'affaire : la création par Eric Woerth d'un "parti de poche". Selon le site Mediapart, l'ex-ministre du budget, également trésorier de l'UMP, est à la tête dans l'Oise, où il est maire de Chantilly, d'une "Association de soutien à l'action d'Eric Woerth", qui a le statut de parti politique à part entière. Cette association aurait touché par exemple, en 2008, 19 650 euros de "dons de personnes physiques" ainsi que des subventions de l'UMP, dont Eric Woerth est en même temps trésorier. Dans Le Nouvel Observateur, à paraître vendredi, l'entourage de Patrice de Maistre confirme que le gestionnaire de la fortune de Liliane Betencourt a signé un chèque de 7 500 euros, le maximum légal, au microparti d'Eric Woerth.

"Avez-vous perçu des dons émanant de Mme Liliane Bettencourt ? Le compte de votre parti politique dans l'Oise a-t-il été alimenté par un ou plusieurs chèques de Mme Bettencourt ?" a lancé Christian Paul (PS). "Dans le cas d'une réponse positive, il ne s'agit plus d'une confusion des genres mais d'une dérive", a-t-il conclu.

TIR GROUPÉ DU GOUVERNEMENT

Le gouvernement a répondu par la même stratégie de défense groupée en criant à la "chasse à l'homme". (...)
www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/30/affaire-bettencourt-ayrault-depose-sa-demande-de-commission-d-enquete_1381212_3224.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 1 Juil - 14:53



Ce si honnête monsieur Woerth ? Déjà en 1992…

«Ce sont des allégations totalement dénuées de fondement. Elles sont d'autant plus ridicules que je rappelle qu'en tant que ministre du Budget, j'ai mené une lutte acharnée contre l'évasion fiscale et les paradis fiscaux.» Au centre des accusations dans l'affaire Bettencourt, Eric Woerth continue de jouer la carte de l'honnêteté tout terrain, qu'il cultive depuis son entrée en politique.

Une entrée en politique pourtant loin de s'être toujours déroulée dans les clous de la loi. Après plusieurs revers électoraux dans sa ville natale de Creil (Oise) au début des années 80, il met le cap vers une ville voisine bien plus à droite et entre au conseil municipal de Chantilly. Mais son mandat va se terminer beaucoup plus tôt que prévu.

Par un arrêt du 26 janvier 1990, le Conseil d'Etat annule son élection. En cause, l'incompatibilité avec sa fonction de directeur général de l'ADO. ADO, trois lettres pour «Agence de développement de l'Oise», trois lettres qui auraient pu causer sa perte dès l'entame de sa carrière politique.

«L'ADO exécute ses missions sans titre légal»

L'Agence et son directeur général se sont faits vertement épingler le 12 novembre 1992 dans un rapport définitif de la chambre régionale des comptes de Picardie, que Rue89 s'est procuré, comme Mediapart et Le Canard Enchaîné.

Dès sa création en juillet 1986, son poids dans le département a immédiatement été important. Par une décision du 13 octobre de la même année, le conseil général de l'Oise confie à l'ADO «l'impulsion, la coordination et la cohérence de toutes les actions concourant au développement départemental», et en même temps l'ensemble des crédits d'interventions économiques de la collectivité locale.

Illégal, tonne le tribunal administratif d'Amiens le 1er décembre 1987 : il est interdit de confier de telles attributions à une association régie par la loi de 1901. Attributions alors légèrement modifiées par le conseil général, mais insuffisamment. Ce que la chambre régionale des comptes ne manque pas de souligner :

«C'est sans titre légal que, depuis la décision du tribunal administratif d'Amiens, l'ADO exécute les missions qu'elle remplit pour le compte du département et pour lesquelles elle reçoit une subvention du conseil général.»

«La gestion de l'ADO a été dispendieuse»

[...] Il faut continuer de feuilleter le rapport pour avoir des exemples de ces actions à l'intérêt «discutable». Plusieurs études et audits apparaissent suspects aux yeux de la chambre, qui y voit des «subventions indirectes». Telle cette étude sur les brosses à cheveux, intitulée «analyse fine du marché et des comportements face à la brosse», co-financée par la Fédération française de la brosse et qui a coûté 57 876 francs à l'ADO. (...)

«Une prime de départ de 175 000 francs»

La chambre réserve enfin quelques banderilles aux conditions de départ d'Eric Woerth de l'ADO, en soulignant ses aspects juridiques, politiques et financiers (...)

Julien MARTIN
www.rue89.com/2010/06/30/ce-si-honnete-monsieur-woerth-deja-en-1992-157010
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 1 Juil - 15:15



Woerth démission ! Sarkozy complice !

Le peuple français dans son immense majorité est aussi «choqué» par l’affaire Woerth qu’il le fut au temps de la tentative de «placement» du Prince Jean à L’EPAD de la Défense. On nous agite sous le nez le chiffon sale de la haute bourgeoisie insolente, pleine de morgue et de mépris et l’on tente de...

[extraits] dans le CV de M. Woerth on trouve : directeur d’Andersen Consulting de 1998 à 2002. Pourquoi 2002 ? Parce qu’Andersen Consulting a fraudé en maquillant des comptes frauduleux, notamment ceux d’Enron : elle a dû fermer et ses employés, notamment ses responsables dont M. Woerth, ont dû trouver un emploi ailleurs. En 2002, le fond de pension Enron s’est effondré et les retraités qui avaient la certification d’Andersen Consulting se sont finalement retrouvés sans rien. M. Woerth est tout naturellement devenu le ministre gérant le dossier retraite en France…

Au budget Woerth a fait semblant de «découvrir» 3000 exilés fiscaux, mais s’est bien gardé de les nommer, dénoncer et poursuivre, il s’est contenté de les «forcer» (?) à négocier, en douce, des ajustements bienvenus. De telles négociations ne sont pas transparentes du tout.

Woerth jure qu’il n’ordonne ni n’empêche aucun contrôle fiscal, ce qui ne tient pas debout une seconde pour un ministre du Budget… D’ailleurs, Woerth se contredit aussitôt en public puisqu’il explique avoir diligenté une enquête concernant Jean-Marie Banier l’ami de Liliane Bettencourt. Et son successeur François Baroin ouvre lui, une enquête sur la patronne de Loréal, démentant encore en pratique les allégations de Woerth.

L'«Association de soutien à l’action d’Eric Woerth», un parti «inconnu» de Woerth a touché + de 19.650 euros de «dons de personnes physiques». Qui s’affiche dans ce parti de Woerth ? Yvonne Cassetta, la trésorière condamnée du RPR, et JF Mancel. Liliane Bettencourt en fait partie ! Ainsi la femme la plus riche de France, première fraudeuse fiscale a embauché la femme du ministre du budget et s’est payé aussi, en direct, dans sa cassette, le ministre lui-même… La main dans le sac…

C’est la marque du sarkozysme qui est en cause, il gouverne pour un petit clan de riches, ses potes du Fouquet’s, amis placés et obligés, ces financiers auxquels il promettait le règne des «subprimes», des «hedges funds», des prêts hypothécaires, ceux-là même qui, tous ensemble, nous ont précipité dans la crise et veulent nous la faire payer jusqu’à plus soif en cassant nos salaires, notre sécu, retraites.

Les minables diversions de Sarkozy sur les «économies» de l’Etat (il supprime une Garden party et fustige un ministre qui a usé d’un jet privé, mais achète un avion de 176 millions d’euros) ne feront ni diversion, ni illusion.

Ils veulent nous piller des milliards pour préserver leurs milliards à eux, ceux qu’ils nous ont volés, ceux qu’ils cachent, ceux sur lesquels ils fraudent, ceux qu’ils se passent de main en main.

Gérard Filoche
www.filoche.net/2010/06/30/woerth-demission-sarkozy-complice/
www.rfi.fr/actufr/articles/093/article_56974.asp


Une effarante accumulation de scandales autour du pouvoir et de Sarkozy
www.nbiou.com/international/une-effarante-accumulation-de-scandales-autour-du-pouvoir-et-de-sarkozy/
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 1 Juil - 17:51



L'Élysée a recommandé son avocat à Liliane Bettencourt

Selon les enregistrements réalisés clandestinement par l'ancien maître d'hôtel de Liliane Bettencourt, la présidence de la République aurait recommandé en 2009 à l'entourage de la milliardaire le choix d'un avocat, en raison de ses relations personnelles avec le procureur de Nanterre, Philippe Courroye. Cet avocat, Me Paul Lombard, a effectivement représenté la milliardaire durant huit mois, de février à octobre 2009.
Et s'est efforcé, au nom de sa cliente, d'empêcher les poursuites pour "abus de faiblesse" engagées contre le photographe François-Marie Banier par sa fille, Françoise Bettencourt Meyers.

Dans une conversation enregistrée le 29 octobre 2009, l'homme de confiance de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, explique avoir recruté Me Lombard "pour établir le contact avec le magistrat" et précise : "On l'a pris parce que l'Élysée m'avait dit qu'il avait un très bon contact avec le procureur, ce qui était vrai." M. de Maistre ajoute : "On l'a utilisé." Lors du même entretien, le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt explique avoir signifié à l'avocat sa mise à l'écart, considérant qu'il n'était plus utile.

Conflits d'intérêts

C'est au cours de l'été 2009 que le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, avait décidé de classer l'enquête de la brigade financière, alors que celle-ci mettait en évidence des soupçons d'"abus de faiblesse" au préjudice de l'héritière de L'Oréal, aujourd'hui âgée de 88 ans. Les enregistrements prouvent d'ailleurs que M. de Maistre en fut lui-même informé par le conseiller de l'Élysée pour la justice, Patrick Ouart, dès le 21 juillet 2009 - alors que la position du parquet ne fut exprimée publiquement qu'au mois de septembre.

Un autre événement explique sans doute la mise à l'écart de Me Lombard. Au mois de juin 2009, la révélation - par le Canard enchaîné - d'un déjeuner tenu chez Philippe Courroye avec l'avocat, le pdg de Casino, Jean-Charles Naouri, et un responsable policier chargés d'enquêtes relatives à ce groupe de distribution, avait fragilisé le procureur et suscité des soupçons de conflits d'intérêts. La polémique qui avait suivi avait notamment mis en évidence les relations particulières entre Me Lombard et le chef du parquet de Nanterre. Depuis le renvoi de cet avocat, c'est Me Georges Kiejman qui représente Mme Bettencourt.

Hervé Gattegno
www.lepoint.fr/societe/info-lepoint-fr-l-elysee-a-recommande-son-avocat-a-liliane-bettencourt-30-06-2010-472036_23.php

Bakchich publie des enregistrements inédits, datés du 21 juillet 2009, qui révèlent une certaine fébrilité du côté des défenseurs de Mme Bettencourt. L’avocat de celle-ci, Georges Kiejman, dévoile à sa cliente et à Patrice de Maistre, son gestionnaire de fortune, les enjeux du procès qui s’annonce.
www.bakchich.info/Proces-Banier-les-craintes-de,11274.html

Sarkozy fait main basse sur la justice
www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/sarkozy-fait-main-basse-sur-la-justice_762954.html

Procès Banier : le parquet bloque l'ouverture du complément d'enquête

Après quatre heures de délibéré, la 15e chambre du tribunal correctionnel, présidée par Isabelle Prévost-Desprez, avait accédé à la demande de renvoi de l'avocat de M. Banier, Me Hervé Temime.

Mme Prévost-Desprez avait jugé nécessaire d'ordonner un supplément d'information, se commettant elle-même pour l'exécuter, c'est-à-dire pour décortiquer les enregistrements pirates réalisés au domicile de Liliane Bettencourt par son majordome entre mai 2009 et mai 2010.

Finalement, cette décision autorisant un complément d'enquête devra être réexaminée par la cour d'appel de Versailles dans un délai d'un mois, à la suite de la procédure d'appel lancée cet après-midi par le parquet.

Liliane Bettencourt et de son gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre, avaient assigné en référé Médiapart et Le Point pour s'opposer à la publication des retranscriptions des enregistrements pirates réalisés au domicile de l'héritière de L'Oréal. Ils réclamaient également plusieurs dizaines de milliers d'euros de réparation.

Mme Prévost-Desprez a rappelé jeudi que cette enquête, par sa nature même, ne serait «pas soumise au principe du contradictoire». En outre, a-t-elle pointé, le parquet pourra «choisir, en toute hypothèse, de ne pas verser ces pièces» au tribunal qui doit juger l'affaire Banier. En effet, il revient au parquet de décider de «l'opportunité des poursuites».

Le juge des référés du TGI de Paris a rejeté ce jeudi ces demandes. La justice a notamment estimé qu'«ordonner le retrait des documents servant de fondement à la publication d'informations légitimes et intéressant l'intérêt général reviendrait à exercer une censure contraire à l'intérêt public, sauf à ce que soit contesté le sérieux de la reproduction, ce qui n'est pas le cas en l'espèce».

www.dna.fr/fr/a-la-une-web/info/3416600-Justice-Bettencourt-le-parquet-bloque-l-ouverture-du-complement-d-enquete
www.liberation.fr/societe/0101644564-bettencourt-l-avocat-de-banier-demande-le-renvoi-d-un-proces-nauseabond
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 2 Juil - 1:40



Le bouclier fiscal a rapporté 30 millions d'euros à Liliane Bettencourt.
Woerth a donné son aval


Le fisc a remboursé 30 millions d'euros à la milliardaire Liliane Bettencourt en mars 2008 au titre du bouclier fiscal, une opération qui a dû recevoir l'aval de l'ancien ministre du Budget, Eric Woerth, affirme jeudi le site internet Mediapart.

Ce remboursement a eu lieu après une demande en ce sens faite par les conseils de Mme Bettencourt, héritière de L'Oréal, adressée entre la fin du mois de janvier 2008 et le début du mois de février 2008, selon Mediapart.

D'après ce site, qui rapporte les propos d'un fonctionnaire des impôts ayant requis l'anonymat, "les remboursements opérés par l'administration fiscale, lorsqu'ils sont supérieurs à plusieurs millions d'euros, nécessitent l'aval du ministre de tutelle".

"Eric Woerth, ministre du budget au mois de mars 2008, a donc dû donner son accord pour le versement de cette somme colossale", ajoute Mediapart.

Le bouclier fiscal, mesure emblématique du président Nicolas Sarkozy, revient à plafonner les prélèvements (impôts divers, CSG et CRDS) de tout contribuable à la moitié de ses revenus (salaires, patrimoine, etc.) et a été instauré à l'été 2007.

Selon les chiffres officiels, les 47% de bénéficiaires redevables de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune) captent plus de 99% des sommes remboursées, soit en moyenne 75.674 euros par personne. (...)
www.lepoint.fr/societe/bouclier-fiscal-bettencourt-a-recupere-30-millions-d-euros-selon-mediapart-01-07-2010-1210125_23.php

Aucune enquête fiscale n'a visé l'héritière de L'Oréal depuis au moins quinze ans.
www.mediapart.fr/journal/france/010710/le-ministre-du-budget-rembourse-30-millions-deuros-liliane-bettencourt

Woerth, fusible de Sarkozy ?

Le coup très dur qui lui a été porté par le Procureur Courroye vendredi, accrédite cette thèse. Pour information, l’hebdomadaire Marianne dépeint ce magistrat comme un «intime de Nicolas Sarkozy (…), l’incarnation même de la porosité entre le parquet et le pouvoir». Rappelons au passage que Philippe Courroye était en charge de l’enquête sur les appartements de Neuilly de Nicolas Sarkozy, qu’il a d’ailleurs rapidement classée sans suite. Quelques mois plus tard, il était nommé Procureur de Nanterre contre l’avis du Conseil Supérieur de la Magistrature et décoré de la légion d’honneur dans les salons de l’Elysée. Derrière Philippe Courrroye et Patrick Ouart, on perçoit en filigrane l’implication manifeste de Nicolas Sarkozy.

La question est donc de savoir si la charge du procureur a pu se faire sans l’aval du Président. Derrière les manifestations de solidarité, Nicolas Sarkozy aurait-il décidé de lâcher le soldat Woerth pour éviter que l’affaire ne remonte jusqu’à lui ?

David Doucet
http://reversus.fr/2010/06/28/woerth-fusible-de-sarkozy/
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 2 Juil - 16:27


Cinquante mille euros en espèces chaque semaine

L'avocat de l'ex-comptable de Liliane Bettencourt a déclaré sur RMC que cette dernière autorisait sa cliente à retirer chaque semaine de son compte des sommes en espèces pour un montant maximum de 50.000 euros.

"Cet argent était distribué", a déclaré Me Antoine Gillot. A la question de savoir si ces sommes avaient pu bénéficier à des personnalités politiques, l'avocat a répondu : "Ça fait partie des possibilités".

L'ancienne comptable, a-t-il précisé, notait précisément dans des carnets à qui l'argent était remis. Ces carnets ont été transmis à un avocat de Liliane Bettencourt, a-t-il dit.

Des enregistrements clandestins de conversations entre Liliane Bettencourt et son gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre, laissent entendre que des dons financiers ont été accordés à des personnalités de la majorité, notamment Valérie Pécresse et Eric Woerth.

Pour l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, la position d'Eric Woerth, maître d'oeuvre de la réforme des retraites, est difficilement tenable.

INTERVIEW DE BETTENCOURT

"Je pense que c'est très difficile quand on est dans sa situation de mener à bien une réforme importante comme celle-là", a-t-il déclaré sur RTL. Du moins lui sera-t-il "à peu près impossible de rester trésorier du parti majoritaire".

Le chef de l'Etat a confirmé mercredi qu'il attendrait octobre pour procéder à un remaniement du gouvernement et le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, déclare dans une interview au Figaro Magazine qu'il est exclu qu'Eric Woerth démissionne.

TF1 devait diffuser vendredi soir une interview de Liliane Bettencourt dans le cadre du journal de 20 heures. L'entretien a été réalisé mercredi dernier dans la propriété familiale de la milliardaire, en Bretagne. Elle y juge notamment "déprimant" le procès qui l'oppose à sa fille, Florence Bettencourt-Meyers.

L'avocat de cette dernière, Me Olivier Metzner, a déclaré vendredi sur RMC et BFM TV qu'il s'agissait d'un "photomontage".
"Ce ne sera pas l'interview de Liliane Bettencourt, ce sera l'interview de ses conseillers qui ont préparé des petites fiches", a-t-il dit, affirmant que ce bref entretien avait nécessité "trois heures de préparation et d'enregistrement". "On ne lui laisse aucune liberté tellement on a peur de ce qu'elle pourrait dire", a-t-il dit.

Sophie Louet
http://fr.news.yahoo.com/4/20100702/tts-france-bettencourt-woerth-ca02f96.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 2 Juil - 17:24



Les banques suisses chargent Eric Woerth

Parties de Paris il y a quinze jours, les vagues causées par l'affaire Bettencourt-Woerth atteignent les rives du lac Léman. Les financiers suisses ricanent doucement et s'emportent contre Eric Woerth. Les langues se délient, tel ce financier spécialiste des 'family offices' qui s'emporte dans la Tribune de Genève, contre l'ancien ministre du budget qui menaçait, à l'automne, quelques milliers de citoyens français dont les noms figuraient sur un listing volé par Hervé Falciani chez HSBC Private Bank à Genève.
'Eric Woerth, qui avait fait de l'évasion fiscale sa priorité, nous a longtemps fustigés comme les ennemis numéro un. C'est lui aussi qui (...) nous a conduits sur la liste grise de l'OCDE, celle des paradis fiscaux non coopératifs. Mais savez-vous qu'au même moment, sa femme Florence, l'une des gérantes de fortune de Liliane Bettencourt, était vue très souvent dans le 'family office' de la milliardaire française, qui se situe à deux pas de l'Hôtel d'Angleterre ?' 'Eric Woerth, durant ces deux dernières années, ne pouvait pas ignorer que sa femme se trouvait très régulièrement à Genève. Et que ce n'était certainement pas pour voir son Jet d'eau !' Le locataire de la rue de Grenelle appréciera.

Les enregistrements rendus publics par Mediapart ont mis au jour deux comptes bancaires, l'un à Vevey, de 65 millions d'euros, l'autre à Genève, de 16 millions d'euros. 'Ces comptes auraient été déplacés au mois d'avril dernier, dans une assurance-vie en France au profit du petit-fils de Liliane et fils de Françoise [...] Le quotidien suisse poursuit en évoquant le transfert "de 280 millions d'euros des comptes français de Liliane Bettencourt chez UBS Genève".

7 MILLIONS D'EUROS POUR LA CAMPAGNE DE 2007

Eric Woerth s'est rendu au printemps 2007 en Suisse chez "Pierre Condamin Gerbier, délégué de l'UMP pour la Suisse et gérant de fortune ardent défenseur des "family offices" [...]
un autre banquier genevois, lui aussi extrêmement courroucé : "Eric Woerth ne cherchait pas alors à savoir si les chèques qu'on lui remettait étaient prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français." La collecte finale avait rapporté, en tout, plus de 7 millions d'euros.

Le Matin Dimanche rappelait que Nicolas Sarkozy, avocat d'affaires avant de devenir président de la République, accompagnait des clients à Genève et les introduisait auprès de financiers, reprenant une information du site Rue89 le 2 avril 2009, titrant "Quand Sarkozy l'avocat ne méprisait pas les paradis fiscaux". "Voir (...) Nicolas Sarkozy en procureur Fouquier-Tinville des fraudeurs du fisc, cela ne manque pas d'étonner dans la cité de Calvin", s'étonnait alors Le Matin.
lemonde.fr

Un «Genevagate» menace Mme Bettencourt et les Woerth
Deux comptes suisses, à Vevey et à Genève, ont été mis au jour par les enregistrements du maître d’hôtel. Le réseau de sociétés gérant la fortune de l’héritière L’Oréal finit sous le Jet d’eau, près de l’Hôtel d’Angleterre.
Selon un banquier de la place, «depuis 2008, Florence Woerth était presque à demeure à Genève».
tdg.ch

l'hôtel d'Angleterre
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 2 Juil - 20:56



Quand Eric Woerth dînait avec Liliane Bettencourt

Un simple scellé, dans les centaines de documents judiciaires liés à l'affaire Bettencourt. Il s'agit du journal intime de Martin d'Orgeval, un photographe, très proche de François-Marie Banier, et donc de Liliane Bettencourt. Une date y est consignée : "30-01-08 : Liliane reçoit le ministre du budget à dîner Eric Woerth".

"Liliane", c'est donc Mme Bettencourt, première contribuable française, qui doit recevoir, ce 30 janvier 2008, dans son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine, Eric Woerth. Sept jours plus tôt, le 23 janvier 2008, celui-ci a remis, à Bercy, les insignes de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt. M. de Maistre n'est autre, à l'époque, que l'employeur de Florence Woerth.

Interrogé par Le Monde, le cabinet de M. Woerth a confirmé l'existence de ce dîner. (...)
www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/01/quand-eric-woerth-dinait-avec-liliane-bettencourt_1381386_823448.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 4 Juil - 3:46



Sarkozy et son remaniement : corruption ET perversion ?

De nombreux observateurs se sont émus de la formule de Ségolène Royal relative à la «corruption du système Sarkozy». [... Mais] la corruption peut se comprendre de façon non exclusivement judiciaire. Elle peut s'entendre dans un sens général, se rapportant à la dégradation de tout ce qui est sain ou moral au sein d'une société. Ainsi peut-on être corrompu en politique sans nécessairement relever d'un tribunal.

Par exemple, se faire octroyer le droit de nommer les présidents de radios et de télévisions publiques, tenter d'imposer un membre de sa famille à la tête d'un organisme public gérant des milliards, assurer la promotion de transfuges traîtres au camp adverse, convoquer des patrons de presse pour les menacer indirectement, se faire offrir une augmentation de salaire de 175% alors qu'on ne débourse pas un sou dans le cadre de ses fonctions, s'accorder le droit de voler dans un avion à 176 millions d'euros, recevoir un footballeur pour faire plaisir à son fiston tandis que la France s'inquiète pour ses retraites, demander la tête des bouffons du roi (Guillon et Porte) pour outrage, tout cela donc, relève d'une certaine corruption de l'idéal républicain. Cela n'a rien d'illégal, mais reflète malgré tout ce que peut être un régime corrompu de moeurs. C'est ce que le cardinal de Retz appelait «La corruption du siècle», lorsque le bon plaisir l'emporte sur l'intérêt général.

Ceci étant posé, venons-en au fait.
Le président de la République a annoncé un remaniement ministériel pour octobre prochain. Dans trois mois. Trois mois ! Pourquoi si loin ? Et comme il ne se refuse rien, il a même quasiment dressé la liste des victimes potentielles.

A ma connaissance, c'est la première fois que je vois un président de la République s'y prendre de la sorte. Et je m'interroge. Pourquoi se comporter ainsi ? Quel est le sens politique de la chose ? Où est l'intérêt général là-dedans ?

Comment ne pas approuver le commentaire de Dominique de Villepin à ce sujet ? "C'est une grande première, un remaniement annoncé par anticipation avec un effet différé de plusieurs mois. Dans quelle situation sont aujourd'hui les ministres montrés du doigt, qui sont supposés devoir partir ? Dans quelle situation sont-ils vis-à-vis des Français, vis-à-vis d'eux mêmes, mais surtout vis-à-vis de leur administration ? Un ministre, c'est le chef d'une administration, or un ministre en sursis, qui est désigné comme partant, c'est un ministre qui perd immédiatement tout son crédit auprès de son administration"

Malgré moi, je suis conduit à conclure que l'actuel chef de l'État, à l'instar des enfants en mal de d'œdipe, manifeste une fois encore qu'il est gouverné par son principe de plaisir. On imagine la joie qui est la sienne à exhiber à la face du monde sa toute puissance sur le destin des uns et des autres. Sans parler du déni de responsabilité que cela révèle. «Ca n'est pas moi qui échoue, mais les nuls qui sont tout autour de moi et m'ont trompé. Donc, je vais les punir et les faire souffrir».

Durant trois mois, le souverain va pouvoir amuser la galerie des journalistes politiques avec son remaniement. Qui sera disgracié ? Qui sera épargné ? Qui sera élevé ? Étonnant spectacle que ce narcissime pathologique érigé en modèle politique, terrible alliance de la corruption des mœurs et de la perversité d'un caractère.

Bruno Roger-Petit
www.lepost.fr/article/2010/07/02/2138821_sarkozy-et-son-remaniement-corruption-et-perversion.html

Petite leçon de psychologie : le pervers narcissique et ses complices
http://familles.blogs.liberation.fr/hefez/2007/05/petite_leon_de_.html

Benoît Hamon sur l'affaire Woerth : "Il faut faire le ménage"

"La responsabilité de ce triste spectacle tient à ses acteurs" et "les acteurs de cette triste pièce sont Nicolas Sarkozy, François Fillon, François Baroin, Eric Woerth et l'UMP tout entière qui se solidarise d'une situation qui est absolument intenable. Il n'y a pas un Français, même de droite, pour soutenir cela".
"Il y a manifestement un mélange des genres, tout le monde le lui répète" mais "le président de la République ne veut rien entendre, comme d'habitude". "On demande à Nicolas Sarkozy de tirer aujourd'hui les conséquences de cette situation".
"Le mélange des genres entre M. Woerth, son épouse et Mme Bettencourt, sa fonction de trésorier de l'UMP, tout ça, objectivement, nécessite de faire un peu le ménage".
www.lepost.fr/article/2010/07/03/2139189_benoit-hamon-sur-l-affaire-woerth-il-faut-faire-le-menage.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 4 Juil - 4:18


Alec Wildenstein

La succession Wildenstein, une future affaire Woerth ?

Daniel Wildenstein était marchand de tableaux, historien d'art et éditeur, et surtout l'un des plus grands collectionneurs du XXe siècle. Depuis sa mort en 2001, sa succession est l'objet d'une bataille d'héritiers, où il est question de «trusts» aux îles Caïmans, d'un îlot privé aux îles Vierges, d'un ranch kenyan et de tableaux de maîtres par dizaines. Comme dans l'affaire Bettencourt, l'un des protagonistes est lié à Eric Woerth. Saisi du dossier, le ministre du Budget n'est pas intervenu.

C'est Le Canard enchaîné de mercredi qui a fait ce lien : Guy Wildenstein, fils de Daniel, est membre fondateur de l'UMP et ami du ministre du Travail, rencontré à Chantilly où feu son père élevait des pur-sang de course.

Depuis 2001, Guy Wildenstein s'oppose à la veuve de son père, Sylvia Wildenstein. [...]

Woerth alerté des soupçons d'évasion fiscale des Wildenstein

Que vient faire Eric Woerth dans ce musée presque idéal de la peinture ? En juin 2009, alors qu'il est ministre du Budget (et donc patron de l'administration fiscale), il reçoit une lettre de l'avocate de Sylvia Wildenstein, également envoyée au directeur général des finances publiques, alertant sur les soupçons d'évasion fiscale liés à la succession.

Malgré une relance, les deux lettres restent sans réponse. Dans son combat devant la justice, Sylvia Wildenstein considère que ses adversaires, les «consorts Wildenstein», ont «sciemment coordonné leurs efforts […] pour échapper […] à tout contrôle des juridictions civiles, fiscales et pénales».

Plusieurs arrêts ont été rendus au cours de la longue procédure opposant la veuve à ses beaux-fils. Dans un arrêt de 2005, les juges de la cour d'appel de Paris écrivent :
    «M. Alec et M. Guy Wildenstein se sont, à ce jour, approprié la totalité des biens dépendant de l'indivision post-communautaire.»
Favorable à Sylvia Wildenstein, l'arrêt reconnaît que la veuve a été victime d'«abus de faiblesse». [...]

Avocat des consorts Wildenstein, Me Jean-François Prat ne commente pas cette «affaire en cours», mais conseille de «lire l'arrêt de la cour d'appel». «Si ma consœur ne croit pas à notre justice, tant mieux pour elle.» Il rappelle que le système de trusts est «parfaitement licite».

Reste une question : pourquoi Eric Woerth n'a-t-il pas répondu aux courriers de l'avocate de Sylvia Wildenstein ? Interrogé sur ce point, le cabinet du ministre ne nous a pas encore apporté de réponse.

Augustin Scalbert
www.rue89.com/2010/07/03/la-succession-wildenstein-une-future-affaire-woerth-157268

Alec Wildenstein
The son of Daniel Wildenstein, Alec was born in Marseilles on August 5 1940 and received his education in New York.
The family empire had been founded in Alsace in 1875 by Nathan Wildenstein, a cloth merchant who began to deal in valuable works of art. (...)
www.telegraph.co.uk/news/obituaries/1579208/Alec-Wildenstein.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 4 Juil - 15:57



Le WoerthGate est un Sarkogate

Il a bien tenté de riposter, de protéger son fidèle trésorier. Sarkozy a dû lâcher quelques annonces de rigueur pour corriger l'image d'un gouvernement en déconfiture morale. Fillon a demandé à ses ministres de faire front. Mais l'avalanche de révélations quotidiennes n'a pas ralenti son rythme. Eric Woerth est devenu la nouvelle icône des relations troubles entre la Sarkofrance et les forces de l'argent. Les coulisses de la mandature Sarkozy se dévoilent jour après jour. [extraits]

Eric Woerth, le bouclier de Sarkozy...

Le ministre se défend de toute illégalité, clame qu'il n'a jamais été informé du profil fiscal de Mme Bettencourt. On se souvient pourtant de l'affaire Dray, où Eric Woerth semblait sacrément bien informé d'un dossier qui se révéla vide. Le week-end dernier, Sarkozy s'était agacé d'être interrogé, samedi puis dimanche, sur cette affaire, alors qu'il traitait du sort du monde au G20 de Toronto. L'heure était à la solidarité gouvernementale.

Et Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, justifie l'exemplarité du président : quand il prend l'avion, «Sarkozy paye lui-même son dentifrice.» On oublierait presque les invitations de séjour, de yacht en villas prestigieuses, ou la rénovation intégrale des appartements de l'Elysée dès son élection en mai 2007 (alors qu'il ne les habite quasiment pas).

Désormais, les dépenses privées des ministres seront à leur charge... On se frotte les yeux. Avant, ils tapaient donc dans la caisse, s'interroge Martine Aubry. Le Monarque se prive des chasses présidentielles (qu'il avait rétablies en 2007), et promet de vendre ses deux moyens courriers dès la livraison de son nouvel Airbus à 176 millions d'euros (plus les deux Falcons à 35 millions pièce). Bel effort !

Coûte que coûte, Sarkozy veut maîtriser le calendrier. La presse s'amuse de cette clémence : s'il y a des abus, pourquoi attendre 5 mois pour les sanctionner ?
les ministres accusent la gauche d'attaquer Woerth pour éviter de parler des retraites. On croyait que la concertation était close, qu'il n'y avait pas d'alternatives au projet Sarkozy.

Enfin, pour éteindre les critiques, François Baroin concède le lancement d'une enquête de l'Inspection Générale des Finances pour faire toute la lumière sur cette affaire. Et pourquoi pas la justice ?

... qui craque

Ainsi, Mediapart révèle le jour même que Mme Bettencourt n'aurait fait l'objet d'aucun contrôle fiscal depuis 15 ans. François Baroin venait d'expliquer que les gros contribuables font l'objet de vérifications fiscales tous les ans.

Les grandes déclarations de l'automne 2008 contre les paradis fiscaux sont oubliées. Même la fameuse chasse à la fraude, activée par Eric Woerth au printemps 2009, en prend un coup. La Cour des Comptes a publié son analyse du contrôle fiscal en France. Ses constats sont rudes pour les thèses gouvernementales : rendement insuffisant et stagnant, réduction des effectifs dédiés au contrôle, récolte insuffisante des pénalités et redressements (à peine 37% en 2008 !), contrôle insuffisant des niches fiscales et de l'ISF...

Autre information, cette comptable a déclaré que son employeur lui demandait de retirer chaque semaine 50 000 euros en espèces pour des donations diverses, «possiblement» pour des personnalités politiques, répertoriées sur un fameux carnet. On imaginerait normal que la justice demande à avoir connaissance de ce fameux carnet. On en est bien loin. Dans le procès Banier-Bettencourt, qui s'ouvrait ce jeudi, la juge a demandé un supplément d'information du fait du versement des fameux enregistrements au dossier. Mais le parquet a fait appel de cette décision de renvoi !

Sarkogate

Le mélange des genres est manifeste. Aucune enquête judiciaire n'a été ordonnée pour juger de la réalité de ces conflits d'intérêts. A droite, l'unanimité s'est fissurée cette semaine. Alain Juppé puis Christine Lagarde ont suggéré à Eric Woerth qu'il clarifie ses fonctions. Le président UMP de l'Assemblée Nationale a exprimé son accord pour l'organisation d'une commission d'enquête parlementaire.

Le WoerthGate est en passe de devenir un Sarkogate.
Selon le quotidien suisse, Florence Woerth habitait quasiment à demeure à Genève. Mais c'est toute la politique fiscale de Nicolas Sarkozy qui est à nouveau attaquée. Au début de l'année, le bouclier fiscal était durement critiqué : il protégeait les plus riches des efforts de rigueur imposés au plus grand nombre. Cette fois-ci, la proximité du clan Sarkozy avec les grandes fortunes, y compris pour son financement politique, ajoute une nouvelle dimension à l'affaire : depuis 2007, Nicolas Sarkozy gouverne pour un clan, quelques centaines de grands donateurs de son «premier cercle». On le savait, mais voici que les coulisses sont enfin dévoilées.

www.marianne2.fr/Le-WoerthGate-est-un-Sarkogate_a194719.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 4 Juil - 18:23



Encore un conflit d'intérêts ?
Accord cadre entre le ministère de l'Éducation nationale et le groupe L'Oréal
sur la validation des acquis d'expérience (VAE)


Le ministre de l'Éducation nationale (et aussi porte-parole du gouvernement) Luc Chatel est un ex-employé de L'Oréal.
Il a signé un accord cadre avec Jean-Paul Agon, directeur général du groupe L’Oréal portant sur la mise en œuvre de la validation des acquis de l’expérience (VAE) au sein du Groupe L’Oréal en France, le jeudi 3 juin 2010.

Le dispositif vise à favoriser l’accès des salariés à des qualifications reconnues par l’obtention de diplômes de l’Éducation nationale.
Cet accord facilite la validation des acquis de l’expérience. Le Groupe L’Oréal proposera à ses collaborateurs en France un accompagnement personnalisé dans le cadre du programme "Hévéa". L'objectif est de reconnaître les compétences des collaborateurs, de tenir compte de
l’évolution des métiers et de répondre à un vrai besoin de développement personnel et professionnel.
www.education.gouv.fr/cid51926/validation-des-acquis-de-l-experience-accord-avec-l-oreal.html

En tout cas, il y a collusion entre le pouvoir et la grande industrie.

Quand Luc Chatel le valait bien
Entré dans le groupe L'Oréal, le leader mondial des cosmétiques, en 1990, à 26 ans, comme chef de produit, il l'a quitté en 2002, après son élection comme député UMP de la Haute-Marne, alors qu'il était devenu directeur des ressources humaines (DRH).
www.lexpress.fr/actualite/politique/quand-luc-chatel-le-valait-bien_777497.html

Le 17 août 2009
Luc Chatel rencontrait des figurants
lors de sa visite d'un supermarché
www.slate.fr/story/9985/chatel-lhyper-sarkozy-chez-faurecia-quand-la-mise-en-scene-derape
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 5 Juil - 1:10



Démission d'Alain Joyandet et de Christian Blanc du gouvernement

Sarkozy et Fillon auraient demandé à Alain Joyandet et Christian Blanc de démissionner du gouvernement, a précisé dimanche à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.

Pourtant Alain Joyandet avait un peu plus tôt annoncé sa démission en publiant un billet sur son blog.
"L'homme d'honneur que je suis ne peut accepter d'être victime d'un amalgame. Après mûre réflexion, j'ai décidé de quitter le gouvernement"

Mercredi, en recevant les députés UMP à l'Elysée, le chef de l'Etat avait promis de tirer "sévèrement" les conséquences de ces affaires, lors d'un remaniement du gouvernement en octobre, après la réforme des retraites, estimant que "tout ce qu'(il) ferait à chaud compliquerait (sa) tâche".
http://actu.orange.fr/france/demission-d-alain-joyandet-et-de-christian-blanc-du-gouvernement-a-la-demande-de-sarkozy-et-fillon_579348.html

photo : Xavier Leoty , AFP/Archives

Les démissions Joyandet/Blanc "posent plus de problèmes qu'elles n'en résolvent",
selon Jean-Christophe Cambadélis (PS)


"Soit la démission des deux ministres est une tentative de l'Elysée de jeter du lest, c'est tardif et pose plus fortement la question d'Eric Woerth", le ministre du Travail mis en cause pour conflit d'intérêts dans l'affaire Bettencourt.

"Soit ces démissions sont 'spontanées' et c'est l'image d'un délitement qui appelle à un changement de gouvernement", ajoute M. Cambadélis, député et secrétaire national du PS.
http://actu.orange.fr/politique/demissions-joyandet-blanc-posent-plus-de-problemes-qu-elles-n-en-resolvent-selon-cambadelis-ps_579368.html

Christian Blanc et Alain Joyandet à nouveau députés dans un mois
Blanc et Joyandet retrouveront, s'ils le souhaitent, leur siège de député dans un délai d'un mois sans devoir passer devant les électeurs.
La loi votée en 2008 autorise les parlementaires, lorsqu'ils quittent le gouvernement, à retrouver leur siège sans avoir à subir une élection législative partielle comme c'était le cas auparavant.
Christian Blanc devrait donc retrouver son siège de député de la 3e circonscription des Yvelines et Alain Joyandet celle de la 1ère circonscription de la Haute-Saône.
www.lepoint.fr/christian-blanc-et-alain-joyandet-a-nouveau-deputes-dans-un-mois-05-07-2010-1211328_19.php
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 5 Juil - 2:12


«Pourquoi l'Elysée couvre-t-il à ce point Eric Woerth ?»

Dimanche soir, le numéro deux du PS, Harlem Désir, résumait le sentiment de l'opposition après les démissions d'Alain Joyandet et de Christian Blanc du gouvernement. «Cette situation de crise au sommet de l'Etat ne peut pas durer, pas plus que l'absence de réponses claires aux questions posées par les révélations successives dans l'affaire Woerth/Bettencourt», s'est offusqué le député européen sur son blog. «Nicolas Sarkozy, qui avait annoncé un remaniement à l'automne, ne parvient plus à faire face au délitement de son gouvernement : la France a aujourd'hui un gouvernement en lambeaux conduit par une présidence épuisée.»

«Pourquoi ces deux là ? Pourquoi pas les autres ?»
«Pourquoi ces deux là ? Pourquoi pas les autres, dont les noms sont cités dans des abus divers et nourrissent le feuilleton d'une décomposition générale ?», s'est interrogé le leader du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon.
«Si le président pense que ce délestage suffira, il se trompe ( ) La situation est en train d'échapper à son contrôle. Bientôt, pour que les uns ne partent pas sans les autres, le mot d'ordre deviendra 'qu'ils s'en aillent tous' !»

Discours similaire de la part du député vert Noël Mamère : «Ce sont des démissions sur commande. Enfin, le président de la République et le premier ministre ont pris la mesure des dégâts qu'ont entraînés les attitudes de ces ministres». Mais «il en reste encore d'autres. Ces démissions tardives ne mettront pas un terme à cette atmosphère délétère, pour ne pas dire pourrie, qui règne dans le pays».

De son côté, le Parti radical de gauche est allé un peu plus loin dans la critique en demandant des élections législatives anticipées. «Je demande que le président de la République procède à la dissolution de l'Assemblée nationale. Les Français doivent retourner aux urnes pour sanctionner ce gouvernement moribond. Un gouvernement qui est déjà condamné moralement par tous», a écrit dans un communiqué Eddie Ait, secrétaire national du PRG.
www.lefigaro.fr/politique/2010/07/04/01002-20100704ARTFIG00207-pourquoi-ces-deux-la-pourquoi-pas-les-autres.php

L'affaire Woerth vue de l'étranger
www.youtube.com/watch?v=pEJk3eXw-ME
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 5 Juil - 13:57



Conflits d'intérêts : l'embouteillage

[...] que nous rappellent opportunément Les Echos ? Que le procureur général de Versailles Philippe Ingall-Montagnier, celui-là même qui au terme d'une longue "analyse juridique", a conclu qu'il y aurait peut-être matière à enquêter sur l'évasion fiscale de Bettencourt, serait une bonne connaissance de Patrice de Maistre et de...Liliane Bettencourt. Du moins de Maistre, dans une conversation de l'époque où il espérait faire capoter le procès intenté à Bettencourt par sa fille, s'en vantait-il. "En première instance on ne peut rien faire de plus, mais si vous perdez en cour d'appel on connaît très très bien le procureur.» La transcription est certes ambiguë. Où est la virgule ? Après "perdez", ou après "en Cour d'appel" ? N'empêche. En voilà un, ce procureur général, qui risque de se trouver en situation de conflit d'intérêt. On l'espère aussi fondamentalement honnête que Woerth. Et on espère que cette absolue honnêteté lui permettra de gérer au mieux cette situation délicate.

D'autant que le procureur général se trouve apparemment en prise avec une autre situation tout aussi délicate. Le président du sénat Gérard Larcher, également maire de Rambouillet, est visé par une plainte pour avoir sous-évalué , dans ses déclarations, le montant de ses indemnités d'élu. Le parquet général va-t-il ouvrir une enquête pour faux en écriture publique ? Coïncidence, il se trouve que l'épouse du procureur général, Magali Ingall-Montagnier, est depuis 2009 conseillère du président du Sénat, pour les questions de Justice. Fortunes et infortunes de la vie conjugale. Dès qu'on soulève une pierre...

www.arretsurimages.net/vite.php?id=8559
www.lesechos.fr/info/france/020646678155-affaire-bettencourt-investigation-sur-un-blanchiment-de-fraude-fiscale.htm
www.senat.fr/presse/cp20090204a.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 5 Juil - 15:16



Alain Joyandet et Christian Blanc démissionnent. Jamais deux sans trois ?

[...] la démission des deux secrétaires d'Etat va rendre encore plus difficile le maintien d'un ministre chaque jour davantage mis en cause par les révélations contenus dans les enregistrements privés et dans les enquêtes publiées dans la presse, comme le remboursement de 30 millions de son ISF ou le dîner au domicile de Liliane Bettencourt. Interviewé par La Croix pour son édition du 5 juillet, le député UMP Etienne Pinte a d'ailleurs déclaré : «Il y a incompatibilité entre les fonctions de ministre et trésorier de l'UMP».
(...)
www.marianne2.fr/Alain-Joyandet-et-Christian-Blanc-demissionnent-Jamais-deux-sans-trois_a194896.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 6 Juil - 7:44

Mardi 6 juillet 2010 :

L'ex-comptable des Bettencourt accuse :
des enveloppes d'argent à Woerth et à Sarkozy
.


L'ex-comptable de Liliane et André Bettencourt révèle, dans un témoignage explosif à Mediapart, comment le couple de milliardaires a régulièrement financé, via des enveloppes contenant des espèces, des personnalités de la droite française, dont Nicolas Sarkozy.

Elle a notamment relaté un épisode – qu'elle a également rapporté lundi 5 juillet aux policiers – situé en mars 2007 et mettant en scène Eric Woerth. Ce dernier se serait vu remettre, via le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, une somme de 150.000 euros pour la campagne présidentielle de M. Sarkozy.
www.mediapart.fr/journal/france/060710/lex-comptable-des-bettencourt-accuse-des-enveloppes-dargent-woerth-et-sarkozy#comment-571471
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 6 Juil - 10:06

Claire T. est, de fait, détentrice de très lourds secrets, qu’elle a confiés à Mediapart, juste après son audition, lundi soir.

C’est un témoignage accusatoire, qu’elle reconnaît volontiers ne pas pouvoir étayer de preuves matérielles définitives, et qui devra être soumis par les enquêteurs à un méticuleux travail de recoupements et de vérifications.

Claire T. s’explique sur sa décision de parler à la police et à un journal : «J’en ai marre de voir tous ces gens ne pas assumer leurs responsabilités, raconter n’importe quoi. Il est temps de dire ce qu’il s’est passé. Et puis, après tout, moi je n’ai rien à me reprocher».

Maire de Neuilly-sur-Seine entre 1983 et 2002, M. Sarkozy était souvent l’hôte des Bettencourt.
«Il venait déjeuner ou dîner avec Cécilia», se souvient Claire T.

Lui aussi avait-il droit aux «attentions» accordées aux personnalités politiques en visite chez les Bettencourt ?
Un brin hésitante d’abord, mesurant sans doute la gravité de ses propos, Claire T. confirme :
«Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe, ça se passait dans l’un des petits salons situés au rez-de-chaussée, près de la salle à manger. Ca se passait généralement après le repas, tout le monde le savait dans la maison. Comme M. et Mme Bettencourt souffraient tous les deux de surdité, ils parlaient très fort et de l’autre côté de la porte, on entendait souvent des choses que l’on n’aurait pas dû entendre. Encore une fois, tout le monde savait dans la maison que Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l’argent. C’était un habitué. Le jour où il venait, lui comme les autres d’ailleurs, on me demandait juste avant le repas d’apporter une enveloppe kraft demi-format, avec laquelle il repartait. Je ne suis pas stupide quand même, inutile de me faire un dessin pour comprendre ce qu’il se passait...».

www.mediapart.fr/journal/france/060710/lex-comptable-des-bettencourt-accuse-des-enveloppes-dargent-woerth-et-sarkozy#comment-571471
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 6 Juil - 11:42



Enveloppes / Bettencourt : restons calmes, mais...

Nous voici donc au summum : des enveloppes de liquide, venant sans doute de comptes suisses. Et à Sarkozy lui-même (avant 2007) ou à Woerth (pour la campagne de 2007). On ne voit pas bien comment demain, après-demain, on pourra encore faire pire. Restons calmes. Souvenons-nous que l'ex-comptable des Bettencourt, Claire T, qui a parlé hier soir à Mediapart (après avoir parlé deux fois aux policiers dans la même journée, selon Mediapart), n'a aucune preuve de ce qu'elle avance. Rien ne nous garantit sa fiabilité. Les noms des bénéficiaires des enveloppes ne figurent pas dans ses fameux "cahiers de comptes", qu'elle ne détient d'ailleurs plus. Les vérifications seront longues. Il y a, dans cet emballement, encore d'autres mystères. Celui-ci, par exemple : qu'arrive-t-il au procureur Courroye, homme de Sarkozy, jusqu'à peu agent actif de la poutinisation de la Justice, et qui depuis quelques jours pousse les feux, jusqu'à faire interroger deux fois l'ex-comptable dans la même journée de lundi. Et pourquoi cette cascade de révélations aujourd'hui, alors que l'ex-comptable avait été interrogée en juin ? Donc, restons calmes.

Mais tout de même. "L'Elysée dément", répètent ce matin les radios, en boucle. De près, c'est plus compliqué. Si l'Elysée dément, en effet, les remises d'enveloppes personnelles à Sarkozy avant 2007, s'agissant du don de 150 000 euros, l'Elysée renvoie vers le trésorier de la campagne, un certain...Eric Woerth. Par là-même, s'éclairent d'ailleurs d'un jour sinistre les vraies raisons pour lesquelles Sarkozy ne peut pas lâcher Woerth.

A l'heure matinale où cette chronique est écrite, Copé somme Sarkozy de "parler aux Français". Pour "remettre les choses en perspective", explique-t-il délicieusement dans leur novlangue, toujours vaillante. Un ordre ! Et au président de la République ! Leur navire coule. Qui eût prédit naufrage si rapide ? Parler aux Français, certes. Mais que dire ? Leur marge de manoeuvre, à la vérité, se réduit de minute en minute. Depuis ce matin, on n'en est même plus au renvoi de Woerth. Hormis la création immédiate d'une commission d'enquête parlementaire (mais une vraie, pas une au rabais, à la Karachi), avec auditions publiques et télévisées, sur le système Bettencourt, on ne voit pas bien ce qui peut encore sauver le pouvoir.

Daniel Schneidermann
le 06/07/2010
www.arretsurimages.net/vite.php?id=8570


www.arretsurimages.net/vite-dit.php#8567
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 6 Juil - 12:04



Dossier interactif
Une rétrospective complète des enquêtes, plusieurs extraits des enregistrements clandestins et une table d'orientation.
www.mediapart.fr/content/bettencourt
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