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 Le scandale Woerth

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 6 Juil - 13:03



L'ex-comptable de Bettencourt : des enveloppes pour Sarkozy

Selon Claire T., partis et hommes politiques de droite ont reçu des versements d'argent liquide de la part de l'héritère L'Oréal.

L'affaire Woerth-Bettencourt est entrée dans sa troisième dimension.
Après le conflit de famille autour de l'héritière du groupe L'Oréal, puis le conflit d'intérêt entre l'ancien ministre du Budget et son épouse Florence, embauchée comme gestionnaire de fortune par Liliane Bettencourt, voici la machine à financement occulte.

«Les visiteurs les plus assidus : le Parti républicain»

Comme l'explique Mediapart, Claire T. a été entendue lundi par les enquêteurs de la financière, à qui elle a confirmé le rôle joué par le couple de milliardaires dans le financement de la classe politique.

André Bettencourt, surnommé «Dédé» par ses employés, mari de l'héritière de L'Oréal (décédé en novembre 2007), voyait défiler tous ceux qui, à droite, avaient besoin d'un coup de pouce. Elle raconte à nos confrères :
    «Dédé, et il ne s'en cachait pas, a toujours financé la droite. C'était un vrai défilé d'hommes politiques dans la maison, ils venaient surtout au moment des élections. Dédé “arrosait” large. Chacun venait toucher son enveloppe Certaines atteignaient même parfois 100 000, voire 200 000 euros.»
Certains de ces «visiteurs du soir» sont connus de Claire T., embauchée en 1995 :
    «Les visiteurs les plus assidus étaient des responsables du Parti républicain. Il leur remettait une enveloppe tous les deux ou trois mois. Parfois 10 000, 20 000 ou 30 000, d'abord en francs, puis en euros, car là aussi, tout augmente !

    Je sais que Dédé avait contribué, juste avant mon arrivée, au financement en liquide de la campagne d'Edouard Balladur. Cela dit, comme il était généreux, il ne m'étonnerait pas qu'il ait aussi financé les activités politiques de Jacques Chirac.»
(...)

150 000 euros remis à Woerth

Claire T. bénéficie, à la BNP, d'une autorisation qui plafonne ces retraits à 50 000 euros. Or, en 2007, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt formule une demande particulière :
    «C'était à la fin du mois de mars 2007. Patrice de Maistre, qui était devenu celui qui “s'occupait” des politiques, du fait de la maladie de Dédé, m'a convoquée pour me demander d'aller retirer à la banque une somme trois fois supérieure à l'habitude, à savoir 150 000 euros.

    J'ai refusé, en expliquant que mon accréditif ne me le permettait pas. Il s'est énervé, en me disant que la banque ne nous refuserait pas ce service.

    Je lui ai demandé la raison pour laquelle il lui fallait absolument récupérer un tel montant, et là, il m'a répondu : “Mais enfin, c'est pour financer la campagne présidentielle de Sarkozy ! Je dois donner de l'argent à celui qui s'occupe du financement de la campagne, Eric Woerth. Et 50 000 euros, ce n'est pas suffisant.”
La comptable prend conseil auprès de son interlocutrice à la banque qui lui confirme qu'un tel retrait suscitera forcément la curiosité de Tracfin, la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances. Claire T. refuse donc la demande de Patrice de Maistre :
    “Comme les 50 000 euros ne suffisaient pas, Maistre s'est rendu -ou a envoyé quelqu'un, je ne sais pas- en Suisse, pour prélever en urgence le complément, à savoir 100 000 euros.

    D'après ce que j'ai compris, il n'a pas puisé dans le compte de Vevey mais plutôt dans celui de Genève. De toute façon, il allait toutes les semaines en Suisse… Ensuite, Maistre m'a dit qu'il allait très vite dîner avec Eric Woerth afin de lui remettre, ‘discrètement’ comme il m'a dit, les 150 000 euros. Et le dîner a bien eu lieu très rapidement…”
(...)

Pour Sarkozy, une enveloppe en kraft, demi-format

Rien d'inhabituel puisque Nicolas Sarkozy semble avoir été un visiteur régulier de l'hôtel particulier des Bettencourt à Neuilly-sur-Seine, ville dont il fut maire pendant deux décennies. Et pas simplement pour de banales visites de courtoisie selon Claire T. :
    “Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe, ça se passait dans l'un des petits salons situés au rez-de-chaussée, près de la salle à manger. Ça se passait généralement après le repas, tout le monde le savait dans la maison.

    Comme M. et Mme Bettencourt souffraient tous les deux de surdité, ils parlaient très fort et de l'autre côté de la porte, on entendait souvent des choses que l'on n'aurait pas dû entendre.

    Encore une fois, tout le monde savait dans la maison que Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l'argent.

    C'était un habitué. Le jour où il venait, lui comme les autres d'ailleurs, on me demandait juste avant le repas d'apporter une enveloppe kraft demi-format, avec laquelle il repartait. Je ne suis pas stupide quand même, inutile de me faire un dessin pour comprendre ce qu'il se passait…”

Parmi les réactions politiques qui affluent depuis ce matin, Jean-François Copé, patron des députés UMP, et Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, demandent à Nicolas Sarkozy de s'exprimer au plus vite devant les Français.

David Servenay
www.rue89.com/2010/07/06/lex-comptable-de-bettencourt-evoque-des-enveloppes-pour-sarkozy-157655
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BA



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 6 Juil - 17:09



Rapport de Bercy sur Bettencourt : Baroin revient sur son engagement

Le 30 juin, sur France 2, le ministre du budget, François Baroin, avait annoncé la création d'une enquête de l'Inspection générale des finances au sujet des soupçons de complaisance fiscale de son prédécesseur Eric Woerth envers l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt.

Il précisait que le rapport serait rendu public une dizaine de jours plus tard. "Il sera à la disposition à la fois du public qui s'intéresse à cette situation et d'une éventuelle future commission d'enquête parlementaire", avait-il annoncé.

Mais, mardi, dans Les Echos, le ministre du budget est revenu sur son engagement.

A la question "Ce rapport sera-t-il public ?", François Baroin se contente de répondre : "Il sera à la disposition d'une éventuelle commission d'enquête parlementaire. Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée Nationale, ne voit pas d'objection à ce qu'une telle commission soit créée."

Or, cette commission d'enquête pourrait ne pas voir le jour avant le mois d'octobre, même si le président de l'Assemblée en a accepté le principe.

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, a estimé qu'"avant le 14 Juillet, le gouvernement et la majorité ne veulent pas d'une commission d'enquête", et qu'"ils renvoient à septembre la décision alors qu'il y a urgence".

Pourquoi le ministre a-t-il changé d'avis ?, s'interroge le journaliste de L'Express Thomas Bronnec sur son blog.

"Vu l'ampleur que prend l'affaire, je doute qu'un tel délai soit acceptable par l'opinion. Surtout pour un rapport qui est censé 'mettre les choses au clair' sur les liens éventuels entre Eric Woerth et le traitement du dossier fiscal de Liliane Bettencourt", explique-t-il.

Nabil Wakim
www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/06/rapport-de-bercy-sur-bettencourt-baroin-revient-sur-son-engagement_1384159_823448.html

Autrement dit : le rapport de Bercy sur Liliane Bettencourt ne sera pas rendu public ; il sera étouffé.
François Baroin veut étouffer le rapport sur Liliane Bettencourt pour tenter de sauver Nicolas Sarkozy et pour éteindre le scandale des enveloppes.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 6 Juil - 21:29



Sarkozy, Woerth sont dans le bateau de la répufric ...

La séance à l'assemblée nationale cet après-midi en dit long sur le degré avancé de la moisissure de certains crânes et honneurs.

Baroin a pulvérisé le point godwin en accusant le PS de faire le jeu du FN. Ce qui dépasse le grotesque comme un Concorde mange le mur du son. (...)

La vérité, Sarkophage vous le dit, c'est :

- il faut du fric pour se faire élire président de la république et adepte de la rillettelance, surtout quand on est particulièrement inexpérimenté, inefficace et avec un goût plus que prononcé pour le bling bling.

- Woerth n'est pas un fusible qu'on peut faire sauter comme cela. Pas pour la réforme des retraites, écran de fumée parmi d'autres, pas financée, pas pensée et inadaptée aux problèmes rencontrés. Woerth c'est le tiroir-caisse du parti populiste. Celui qui fait rentrer les valises, les brouettes, les malles, les remorques, les top cases, les gros sacs, les containers, les cantines de billets. Il connaît sans doute pas mal de secrets qu'il vaudrait mieux ne pas voir étalés. Alors le lâcher en rase campagne...
(...)
http://sarkostique.over-blog.com/article-sarkozy-woerth-sont-dans-le-bateau-de-la-repufric-53526417.html

Une cote de confiance au plus bas

Selon les chiffres du baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine, publié jeudi, la cote de confiance du président de la République chute à 26%, soit son niveau le plus bas depuis son accession à l'Elysée en mai 2007.

Symbole de l'omniprésidence sarkozyste, la nouvelle procédure de désignation du président de France Télévisions par le chef de l'Etat s'est retournée contre lui. Nicolas Sarkozy a été contraint de choisir lundi Rémy Pflimlin, ancien dirigeant de France 3, alors que sa préférence allait à Alexandre Bompard, le jeune patron d'Europe 1.

Le climat actuel a évidemment pesé, raconte le journaliste Emmanuel Berretta sur LePoint.fr, pour qui c'est «le choix de la raison plutôt que celui du cœur». Rémy Pflimlin, 56 ans, «dont les rondeurs rassurent, […] apparaît comme le candidat du “compromis” dans un climat politique pourri par l'affaire Woerth».
www.rue89.com/2010/07/06/joyandet-france-tele-cope-claire-t-sarkozy-accule-157700
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 6 Juil - 22:51

"la classe au pouvoir est la seule classe qui fonctionne véritablement de manière collective et solidaire."



Affaire Woerth : comment on se rend service dans le gotha

Une partie de chasse, une brasse… Décryptage des codes de l'entraide chez les élites avec les sociologues Pinçon-Charlot.

Depuis vingt ans, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot s'intéressent aux classes dominantes et aux fortunes de France. Alors que l'affaire Woerth-Bettencourt met en lumière les collusions entre oligarchie et classe politique, Rue89 a rencontré le couple de sociologues bourdieusiens pour un passage en revue des codes, des lieux et des techniques de transmission des élites. Décryptage à deux mois de la sortie du «Président des riches», leur prochain ouvrage à paraître le 9 septembre aux éditions La découverte.

Une vidéo ponctue cet entretien : il s'agit d'extraits du documentaire passionnant que Jean-Christophe Rosé a consacré aux Pinçon-Charlot en 2008. Alors qu'ils poursuivent leur enquête au cœur de la grande bourgeoisie, le réalisateur les filme et, avec eux, leurs interlocuteurs, pour des images inédites.
www.rue89.com/entretien/2010/07/04/affaire-woerth-comment-on-se-rend-service-dans-le-gotha-157378


Bernadette Chirac au mariage de Jean d'Orléans
www.lepost.fr/article/2009/05/02/1519645_le-bibi-de-bernadette-chi-ra-quissime.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 7 Juil - 0:50


Affaire Woerth : «Ça pue et nous n’avons pas à nous en réjouir»

[...] «on est entré dans un mécanisme dangereux», «ces informations qui jettent un doute justifient d’aller jusqu’au bout de la transparence». Ce n’est pas un responsable de gauche qui dégaine, mais le président (UMP) de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (...)

Jean-Françcois Copé (UMP), l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, mais aussi le chef des députés PS, Jean-Marc Ayrault, demandent à ce que Nicolas Sarkozy prenne la parole. (...)

Pour Jean-Luc Mélenchon aussi, la pression est montée d’un cran sur l’exécutif : «Cette fois-ci ça sent très mauvais !» s’exclame le président du Parti de gauche dans un communiqué. «Le chef de l’Etat doit rendre des comptes» poursuit-il, observant que les accusations de l’ancienne comptable de la milliardaire «mettent en cause non seulement la probité de son ministre du Travail, mais la légitimité de sa propre élection».

(...) la numéro un socialiste, Martine Aubry, et le député Arnaud Montebourg ont dénoncé le proximité - d’ailleurs assumée - du procureur de Nanterre, Philippe Courroye et de Nicolas Sarkozy. La première demandant, du coup, à la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie de saisir le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour que l’affaire Bettencourt soit «dépaysée dans un autre tribunal» que celui de Nanterre. «Cette affaire oppose le juge Courroye, lui-même mis en cause dans les écoutes, à un juge d’instruction, Isabelle Prévost-Desprez», présidente de la 15e chambre à Nanterre, a rappelé Aubry.

Pour Montebourg, c’est un «juge d’instruction indépendant» du gouvernement qui doit être nommé pour «faire connaître la vérité» sur ce possible scandale. Selon le socialiste, le procureur Courroye «lui-même cité dans les enregistrements clandestins, est placé dans une situation de dépendance structurelle à l’égard du pouvoir qui l’empêche sur le plan déontologique de diriger la moindre enquête préliminaire».

«Un profond remaniement»

Le député Verts Noël Mamère (Verts) a jugé mardi que l’affaire Woerth-Bettencourt s’acheminait vers «une affaire Sarkozy» et demandé «un profond remaniement» gouvernemental. «On s’achemine vers une affaire Sarkozy qui peut devenir une affaire d’Etat et nous comprenons mieux pourquoi le président de la République et son gouvernement s’attachent avec autant d’obstination à défendre le soldat Woerth», a dit M. Mamère dans les couloirs de l’Assemblée nationale. [...] concluant «Ça pue et nous n’avons pas à nous en réjouir».
www.liberation.fr/politiques/0101645442-affaire-bettencourt-on-est-entre-dans-un-mecanisme-dangereux
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 7 Juil - 3:42



Le financement de la vie politique dans le collimateur

Le 11 mars 1988 le législateur a édicté des règles pour encadrer les dons aux partis ou aux candidats en campagne. Du coup, il y a plus de transparence. Le dispositif présente néanmoins quelques failles

Sept ans de tâtonnements, entre 1988 et 1995, ont été nécessaires pour parvenir à un régime juridique stable de financement des campagnes électorales et des partis politiques. Plafonnement des dépenses électorales, remboursement des frais de campagne, aide budgétaire publique aux partis politiques : autant de progrès destinés à faire de la France une «démocratie irréprochable». Si les soupçons à l’encontre d’Éric Woerth sont confirmés, il s’agirait donc d’un retour aux années 1980-2000, dont l’atmosphère politique avait été empoisonnée par les «affaires». (...)

En ce qui concerne les ressources des partis, la principale modification concerne le financement par les entreprises, légalisé en 1990, puis interdit en 1995. Les comptes de l’UMP, par exemple, montrent quelles sont aujourd’hui les principales ressources des partis politiques : le financement public (66 % des ressources de l’UMP), les dons de personnes physiques (14 %), les cotisations des adhérents (10 %) et les contributions des élus (3 %).

Un financement lié aux législatives

[...] La condition pour bénéficier de ce financement public a toutefois été durcie par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en 2003 : il faut non seulement présenter des candidats dans au moins 50 circonscriptions, mais aussi que ces candidats aient obtenu chacun au moins 1 % des suffrages exprimés. Si quatorze partis ont répondu à ces deux critères, trois n’ont répondu qu’au premier : le Nouveau Centre d’Hervé Morin, le Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement et Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan.

Cette double condition n’existe toutefois pas pour les vingt-six partis ayant présenté des candidats exclusivement outre-mer. C’est ainsi que le sénateur non-inscrit Jean-Louis Masson (Moselle) a pu créer «Démocratie et République» (anciennement « Metz pour tous ») dans l’unique but de bénéficier du financement public : près de 410 000 € en 2010. (...)

7 500 euros par donateur et par an

Les «dons consentis par des personnes physiques dûment identifiées», quant à eux, ne peuvent pas «annuellement excéder 7 500 €». Autre précision de la loi : «Tout don de plus de 150 € doit être versé, à titre définitif et sans contrepartie, soit par chèque, soit par virement, prélèvement automatique ou carte bancaire.»

Enfin, les seules personnes morales qui peuvent contribuer au financement des partis sont… les partis politiques ! (...)
Autre source d’opacité : les «collectes au drapeau» et autres quêtes effectuées lors des réunions publiques.

En ce qui concerne, maintenant, la campagne présidentielle, les grands principes sont les mêmes : interdiction des dons des personnes morales, à l’exception des contributions des partis politiques, et plafonnement des dons des personnes physiques à 4 600 €. En moyenne, les dons des personnes physiques ont représenté 12 % des recettes des candidats, mais ce chiffre a atteint le record de 33 % pour Nicolas Sarkozy.

Dîners de gala

Selon La Tribune de Genève, Éric Woerth aurait par exemple participé, en mars 2007, à deux dîners de gala avec les plus grandes fortunes françaises exilées en Suisse romande afin de collecter des fonds pour la campagne du candidat UMP. Rien d’illégal, si ces dons se sont bien effectués dans les conditions et les limites légales.

Dans les vingt-sept cartons constituant les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a néanmoins repéré que «trois dons de personnes physiques dépassaient le plafond légal». (...)

Laurent de BOISSIEU
www.la-croix.com/Le-financement-de-la-vie-politique-dans-le-collimateur/article/2431927/4076

http://anticor.org/
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 7 Juil - 10:46

Claire T. est l'ex-comptable des Bettencourt de mai 1995 à novembre 2008. Claire T. raconte sur le site Mediapart le scandale des enveloppes remplies de billets de banque.

Eric Woerth aurait dû porter plainte en diffamation contre l'ex-comptable des Bettencourt.

Pourquoi Eric Woerth ne porte pas plainte en diffamation contre l'ex-comptable des Bettencourt ?

Hein, pourquoi ?
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 7 Juil - 13:02

Daniel Schneidermann te donne la réponse, BA ! Cool



Tout sauf un juge !

"Allez-vous porter plainte ?" demande sur TF1 Laurence Ferrari à Woerth. "Ma femme a déjà porté plainte, contre Montebourg et Eva Joly" répond le ministre. Ferrari : "mais il ne s'agit plus de votre femme, il s'agit de vous". Bafouillements du ministre. Peut-être. On verra. Vous savez, la diffamation, c'est compliqué. Et de revenir au message qu'il est venu marteler : la campagne est "insupportable". Stupeur, on l'imagine, des télespectateurs, qui n'imaginaient pas les justiciables-ministres si démunis.

Mais si c'est aussi "insupportable", si ce ne sont que torrents de haine, calomnies fascistes, ragots qui menacent la démocratie, tweets nauséabonds, blogs vaseux, allez-y donc, ministres outrés, compagnons indignés, porte-parole scandalisés: portez plainte ! Qu'attendez-vous ? Vos avocats piaffent. Qu'attend donc l'hyper-procédurier Sarkozy, qui n'hésita pas à assigner L'Obs pour une affaire aussi grave qu'un faux texto (la fameuse affaire "si tu reviens, j'annule tout"), qu'attend-il pour porter plainte contre Claire Thibout ? Qu'attend-il, au moins, pour obliger Woerth à le faire à sa place ?

Ah oui, mais une plainte, c'est un juge d'instruction. Et avec un juge d'instruction, on entre dans l'incontrôlable. Tout sauf le juge ! Tous leurs espoirs reposent aujourd'hui sur le vaillant procureur Courroye, qui virevolte sous les applaudissements du Figaro, multipliant les auditions, mimant la-véritable-enquête-qui-n'a-peur-de-personne-et-qui-ira-jusqu'au-bout, afin de faire croire, ô consécration, qu'un procureur nommé par le pouvoir peut mener "une enquête indépendante". Afin, accessoirement, de tenter de faire oublier qu'il figure, aussi, dans les maudits enregistrements du majordome, au titre d'ami bienveillant de la milliardaire. Le paradoxe de l'histoire, c'est qu'appuyant de toutes ses forces sur le frein, Courroye appuie aussi (sans le vouloir ? Mystérieux méandres de la psychologie humaine...) sur l'accélérateur. C'est la définition même d'une affaire incontrôlable.
www.arretsurimages.net/vite.php?id=8586
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 7 Juil - 14:04



La police confirme le retrait de 50 000 euros fin mars 2007

Il y a bien eu un retrait d’espèces de 50 000 euros à l’agence de la BNP le 26 mars 2007, conformément à ce que l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, a déclaré, lundi 5 juillet, au site Mediapart. Les réquisitions faites par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) ont en effet permis de retrouver la trace de ce retrait.

Mme Thibout affirme que Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, lui avait demandé, fin mars 2007, de retirer 150 000 euros, "une somme trois fois supérieure à l'habitude" ce qu'elle a refusé expliquant que son accréditif ne lui permettait pas. Selon Mme Thibout, ce dernier lui aurait déclaré que cette somme était destinée au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy via le trésorier de l'UMP Eric Woerth. "Je me suis rendue, comme d'habitude, avenue de la Grande-Armée et j'ai retiré 50.000 euros que j'ai remis à Liliane Bettencourt qui a ensuite donné l'enveloppe à Maistre devant moi", avait raconté Mme Thibout. (...)
www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/07/la-police-confirme-le-retrait-de-50-000-euros-fin-mars-2007_1384483_823448.html


L'UMP se déchaîne contre Mediapart et le PS
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100707.OBS6757/l-ump-s-en-prend-a-mediapart-et-au-parti-socialiste.html

Edwy Plenel annonce vouloir "saisir la justice" pour diffamation

Le journaliste Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, a annoncé son intention de "saisir la justice" pour diffamation après que Xavier Bertrand (UMP) a qualifié de "méthodes fascistes" la couverture de l'affaire Bettencourt par son site internet.

Il a vu dans ces déclarations une "attaque concertée, non pas de la majorité (...) mais de la garde rapprochée du président". (...) "Cette garde rapprochée, au bout de trois semaines de révélations, manifeste un mépris profond de la démocratie et de la justice dans sa mauvaise foi", a affirmé le journaliste.

"Il y a eu une décision de justice qui a été rendue il y a une semaine, par une vice-présidente du tribunal de Paris qui dit que les informations de Mediapart sont légitimes et d'intérêt public, que nous avons fait notre travail de manière rigoureuse. Elle déboute Mme Bettencourt et son chargé d'affaires, qui voulaient que nous enlevions nos informations".
"Maintenant que la justice nous a donné raison, on en vient à la calomnie parce que c'est celui qui dit qui y est", a-t-il dit. (...)
www.sudouest.fr/2010/07/07/affaire-bettencourt-la-police-confirme-un-retrait-de-50-000-euros-en-2007-134655-755.php
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 7 Juil - 14:12



Pour Cahuzac, Sarkozy doit remanier ou… dissoudre l’Assemblée !

Pour le président socialiste de la Commission des finances, le cas Woerth est révélateur d’une «crise de régime». Nicolas Sarkozy n’aurait d’autre choix que de former un «gouvernement de combat, resserré» ou de renvoyer aux urnes les Français.

[...] la France traverse, depuis plusieurs semaines maintenant, une «crise de régime», une «crise politique», une «crise morale» qui dépasse la seule personne d’Eric Woerth. Une crise de confiance à l’égard du pouvoir en place qui ne peut trouver d’issue dans sa seule démission. Ce qu’a très brillamment expliqué Jérôme Cahuzac ce matin sur l’antenne d’Europe1, quand François Bayrou optait, lui, pour un discours plutôt modéré, voire fade, sur RTL, faisant même douter qu’il ait pu un jour être l'opposant numéro un à Nicolas Sarkozy. (...)
www.marianne2.fr/Pour-Cahuzac-Sarkozy-doit-remanier-ou-dissoudre-l-Assemblee-_a194938.html


Ph. Bilger, Avocat Général près la cour d'appel de Paris

Bilger répond à Guaino et pointe Patrick Ouart

Philippe Bilger relève que dans l'entretien qu'il a accordé au Parisien, Henri Guaino répond aux questions embarrassantes sur l'affaire Woerth-Bettencourt… par des questions. Le blogueur a donc entrepris de répondre aux questions (purement rhétoriques) que se pose Guaino.

[[Extrait]
L'un des journalistes questionne Henri Guaino : «Mais est-il normal que Liliane Bettencourt bénéficie d'une information privilégiée en provenance de l'Elysée dans un dossier judiciaire la concernant ?»
Celui-ci répond ainsi : «Quelles informations privilégiées ? Quel secret a-t-il été violé ? Y a-t-il eu des pressions sur la justice ? A-t-on des traces d'une quelconque intervention de l'Elysée» ? (Mediapart)
Au lieu de poursuivre et de répondre par l'affirmative, le journaliste passe à un autre sujet et les interrogations purement dilatoires d'Henri Guaino -mais qui en l'occurrence font mouche- demeurent indemnes, alors que lui connaît parfaitement la vérité sur le fonctionnement de l'Elysée, les principes que la justice doit respecter et l'obligation pour le conseiller judiciaire du président de la République de n'être pas au service d'une partie.

On sait, par les écoutes clandestines dont l'authenticité n'a pas été démentie, que le 21 juillet Patrice de Maistre annonce à Liliane Bettencourt une «bonne nouvelle» qui lui a été transmise par le conseiller judiciaire de l'Elysée (Patrick Ouart) et qui ne doit pas être divulguée. La requête présentée par sa fille sera déclarée irrecevable le 3 septembre par «le procureur Courroye» et l'affaire «sera classée». Il est acquis que plusieurs contacts ont eu lieu entre ce conseiller et le gestionnaire de Maistre pour le compte de Liliane Bettencourt.

Broutille, répliquera-t-on. Je n'en suis pas sûr. En l'occurrence, le sort de la société L'Oréal qui justifierait la curiosité inquiète de l'Etat n'est pas en cause. Il y a seulement une mise à disposition d'une information judiciaire essentielle, au bénéfice d'un intérêt privé, de la part de l'autorité publique. Il y a une violation de la règle d'égalité des citoyens devant le service public. Je continue à soutenir que la «République irréprochable» espérée se niche, aussi, dans ces détails qui façonnent ou défigurent un quotidien démocratique respectueux et respectable.
(...)
www.marianne2.fr/Bilger-repond-a-Guaino-et-pointe-Patrick-Ouart_a194932.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 7 Juil - 19:28


Dessin de Baudry

Woerth porte plainte contre X pour dénonciation calomnieuse
Le ministre du Travail Eric Woerth a annoncé aujourd'hui qu'il allait déposer plainte pour dénonciation calomnieuse après les accusations de financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.
www.rue89.com/2010/07/07/eric-woerth-porte-plainte-contre-x-pour-denonciation-calomnieuse-157906

Scandales : c'est Woerth qu'il fallait limoger
www.marianne2.fr/Scandales-c-est-Woerth-qu-il-fallait-limoger_a194911.html

Joyandet, France Télé, Copé, Claire T. : Sarkozy acculé
Une garden-party annulée et une longue lettre au Premier ministre envoyée, Nicolas Sarkozy pensait pouvoir sortir de sa mauvaise passe actuelle avec quelques expédients. C'est raté. Le chef de l'Etat est plus que jamais acculé. Au point de se faire sommer de s'exprimer, voire de remanier, par sa propre majorité.
www.rue89.com/2010/07/06/joyandet-france-tele-cope-claire-t-sarkozy-accule-157700
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 7 Juil - 19:52


Ouverture d'une enquête sur les allégations contre Eric Woerth

Les procédures judiciaires visant l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt se rapprochent d'Eric Woerth et de l'Elysée avec l'ouverture d'une enquête visant des allégations de financement politique illégal.

L'enquête préliminaire ouverte mercredi après la déposition à la police de Claire Thibout, ex-comptable de la milliardaire, a été confiée à la Brigade financière et la Brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP), a précisé un porte-parole du parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine).

Le ministre du Travail Eric Woerth, qui nie les accusations de Claire Thibout, qui affirme qu'il a perçu de l'argent pour le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a répliqué en annonçant une plainte pour dénonciation calomnieuse.

Jusqu'ici, la seule enquête ouverte visait les conditions dans lesquelles ont été réalisés des enregistrements clandestins de l'héritière de L'Oréal à l'origine de l'affaire. (...)

ENQUÊTE À LA BNP, WOERTH CONVOQUÉ ?

L'Elysée parle de "calomnies". Patrice de Maistre, interrogé par la police mardi, a nié les accusations.

Le gestionnaire de fortune pourrait être prochainement confronté à l'ex-comptable dans les locaux des services de police. La police, qui cherche à réentendre Claire Thibout, n'a pu dans l'immédiat la localiser.

Selon le site internet du Monde, la police a par ailleurs retrouvé mercredi ses carnets "de caisse" où elle consignait les retraits d'espèces et peut-être leur usage.

L'audition d'Eric Woerth lui-même est une possibilité ouverte par cette nouvelle enquête mais nécessiterait une autorisation préalable du conseil des ministres.

Selon une source proche du dossier, la police mène un examen complet des comptes de Liliane Bettencourt par des réquisitions à la BNP afin d'obtenir les traces des retraits.

La conduite de l'enquête par le procureur de Nanterre Philippe Courroye, qui ne cache pas son amitié avec Nicolas Sarkozy, a suscité une protestation de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), qui pense qu'il faut saisir un juge d'instruction. (...)

Le pouvoir du procureur est plus limité que celui d'un juge d'instruction, notamment en matière d'enquête à l'étranger.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100707/tts-france-justice-bettencourt-ca02f96.html
http://blabladezinc.20minutes-blogs.fr/


Sarkozy attaque le fondateur de Mediapart, Edwy Plenel

Le président de l'UMP a rappelé les écoutes dont a été l'objet, sous François Mitterrand, le journaliste Edwy Plenel en dénonçant le fait que le fondateur de Mediapart utilise lui-même des écoutes illégales.

"Edwy Plenel, dont on connaît les affinités politiques et qui a fait pleurer Margot pour être victime des écoutes, il utilise des écoutes illégales d'un maître d'hôtel viré" par Liliane Bettencourt, a-t-il lancé, selon un participant à la réception des députés NC à l'Elysée.

"Il s'est drapé dans le rôle du martyr des écoutes de Mitterrand et maintenant il les utilise sans réserve éthique ni méthodologique. Au niveau déontologie, c'est inimaginable. Mais ça va lui retomber sur la tête" (...)
http://fr.news.yahoo.com/73/20100707/tpl-ecoutes-dans-l-affaire-bettencourt-s-1198b37.html

Le petit mafieux confond téléphone et conversation en tête-à-tête.
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 7 Juil - 22:14

Le ministre du Travail Eric Woerth a annoncé mercredi qu'il avait décidé de déposer plainte contre X pour "dénonciation calomnieuse" auprès du tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine).

Dans un communiqué, l'ancien ministre du Budget mis en cause dans l'affaire Bettencourt "dénonce les accusations mensongères dont il a fait l'objet, en particulier concernant la réception de fonds en espèces au fin de financement illégal d'activité politique".

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100707.FAP5061/affaire-bettencourt-woerth-porte-plainte-pour-denonciation-calomnieuse.html

L'ex-comptable des Bettencourt s'appelle Claire Thibout. Son nom est dans tous les journaux : c'est elle qui a raconté le scandale des enveloppes remplies de billets de banque.

Alors pourquoi Eric Woerth porte plainte contre X ?

Et pourquoi Eric Woerth ne porte pas plainte contre Claire Thibout ?

Pourquoi ?

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/07/la-police-confirme-le-retrait-de-50-000-euros-fin-mars-2007_1384483_823448.html#ens_id=1373579
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 7 Juil - 22:17



Pour la presse internationale, Sarkozy est 'comme Nixon pendant le Watergate'

A mesure qu'elle se rapproche du chef de l'Etat, l'affaire Woerth-Bettencourt trouve de plus en plus d'écho dans la presse internationale. 'L'affaire qui embrase la famille [Bettencourt] semble ne pas pouvoir s'arrêter et le scandale risque d'atteindre le président Sarkozy', rapporte ainsi The Independent, reléguant au second plan le rôle d'Eric Woerth, les dons de Mme Bettencourt au photographe François-Marie Banier et l'emploi qu'occupait auprès de la milliardaire l'épouse du ministre du travail.

'Le parti de Nicolas Sarkozy [aurait] benéficié, pour sa campagne de 2007, d'un financement illégal de 150 000 euros provenant de la fortune de l'héritière de L'Oréal', résume ainsi El Pais, alors que Vanity Fair se demande, dans un long article en 'une' de son site Internet, si 'Sarkozy peut survivre au scandale Bettencourt'. Pour le magazine, l'affaire 'pourrait puer autant qu'un camembert'. Reconnaissant la complexité de cette affaire, l'auteur de l'article s'excuse : 'Si, arrivé à ce point de l'article, vous suivez encore, j'admire votre persévérance.' Puis, il explique : 'L'opinion publique française ne s'intéresse guère à la vie sexuelle de ses hommes politiques, et c'est sans doute pourquoi les scandales politiques français sont plus complexes que ceux des Américains.'

"AMOUR, ARGENT, TRAÎTRISE"

"Des comptes en Suisse, une île aux Seychelles, une milliardaire de 87 ans qui ne parle plus à sa fille et héritière, un photographe qui croule sous les cadeaux, un majordome-espion, un ministre dans la tourmente… Amour, argent, traîtrise, politique, justice : tous les ingrédients d’un feuilleton haletant dont la France et Nicolas Sarkozy se seraient pourtant bien passés", ironise Marwane Ben Yahmed dans l'éditorial qu'il signe dans Jeune Afrique. La tourmente est telle, estime l'agence officielle chinoise Xinhua, que "peu importe qu'elle soit vraie ou fausse, elle déshonore le gouvernement français, déjà bien mal en point".

En conséquence, le président a été obligé d'évoquer l'affaire tout en "refusant de la commenter publiquement", souligne le Guardian, qui rapporte les propos de Sarkozy lors de son déplacement, mardi, à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne). A l'instar du Guardian, de nombreux journaux ont usé de cette citation du président où il enjoignait aux Français de se concentrer sur les sujets importants au lieu de perdre du temps sur cette histoire. "Malgré ses dénégations, la controverse ne semble pas vouloir mourir", explique le quotidien britannique, qui rappelle que la cote de popularité du chef de l'Etat a "sombré à 26 %".

"WATERGATE"

Le New Zealand Herald estime que l'affaire est sur le point de tourner "à la tragédie" pour le président. Pour Le Soir, la polémique a déjà "viré au scandale d'Etat" et ne laisse désormais que "peu de marge de manœuvre" à Sarkozy, qui devra tôt ou tard lâcher son ministre du travail s'il ne veut pas y laisser trop de plumes. La Libre Belgique remarque, elle, que, "sans répondre sur le fond du dossier, la droite accuse l'opposition de faire le jeu de l'extrême droite" et n'hésite pas à évoquer les "méthodes fascistes" de la presse.

Alors, Sarkozy peut-il survivre ? Julian Sancton, qui posait la question dans Vanity Fair, est pessimiste et ose une comparaison que les médias français n'ont pas risquée. "Comme Nixon pendant le Watergate, Sarkozy risque de mourir à petit feu [Sarkozy is facing a death by a thousand cuts] et il tente de minimiser les dégâts. Et comme ils l'ont fait pendant le Watergate, les hommes politiques les plus puissants, ceux qui étaient au cœur du scandale, sont restés à leur poste alors que leurs collaborateurs ont été jetés par-dessus bord comme du ballast. Et comme lors du Watergate, je présume que les révélations vont se poursuivre." Jusqu'où ?

Jonathan Parienté
www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/07/pour-la-presse-internationale-sarkozy-est-comme-nixon-pendant-le-watergate_1384831_823448.html

www.jeuneafrique.com/Article_ARTJAJA2582p006-007.xml0_politique-gouvernement-justice-corruptionserie-noire.html
http://news.xinhuanet.com/english2010/world/2010-07/07/c_13386865_2.htm
www.guardian.co.uk/world/2010/jul/06/nicolas-sarkozy-denies-illegal-donation
www.nzherald.co.nz/world/news/article.cfm?c_id=2&objectid=10656984
http://videos.lesoir.be/video/iLyROoaf84bW.html
www.lalibre.be/actu/international/article/594789/le-camp-sarkozy-attaque-la-presse-aux-methodes-fascistes.html



Can Sarkozy Survive the Bettencourt Scandal ?
www.vanityfair.com/online/daily/2010/07/can-sarkozy-survive-frances-latest-scandal.html

Sarkozy 'campaign donation' probe opened
http://article.wn.com/view/2010/07/07/Sarkozy_campaign_donation_probe_opened/

Un commentaire :
Assez rigolo de voir le Tsar Kosy 1er s'indigner des méthodes fascistes des écoutes alors qu'il achète des listes de clients de banques suisses volées par un voyou. Cela s'appelle l'arroseur arrosé !
Loe - Bruxelles
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 8 Juil - 1:37



Face à Mediapart, les ministres sortent «l'épouvantail Salengro»

[...] Nadine Morano, en sortant de Matignon mercredi après-midi :
    «Aujourd'hui, ce sont des méthodes des années 30 avec des sites Internet qui utilisent des méthodes fascistes. J'en appelle à votre vigilance. Un jour, cela peut vous arriver d'avoir votre honneur jeté aux chiens.»
[...] Estrosi s'est fait plus précis, sur France Info :
    «Lorsque je vois ce fameux site-là qui me rappelle, dans son comportement, une certaine presse des années 30, j'ai en mémoire Clemenceau, Salengro, plus proche de nous Bérégovoy.»
Selon un historien, «Estrosi est fâché avec l'Histoire»

La «certaine presse des années 30», c'est Gringoire, L'Action Française ou Je suis partout, des journaux d'extrême droite en partie responsables du suicide du ministre de l'Intérieur du Front populaire Roger Salengro, le 17 novembre 1936, après une campagne sur une prétendue désertion pendant la Grande Guerre.

Plusieurs organisations de journalistes se sont déclarées «indignées» par tous ces propos. Joint par Rue89, l'historien Christian Delporte, président de la Société pour l'Histoire des médias, ne comprend pas :
    «Mais à quoi le ministre fait-il allusion quand il évoque Clemenceau ? On a déjà constaté qu'Estrosi était fâché avec l'Histoire…»
A chaque fois qu'un politique est atteint, on exhume Salengro

Concernant Salengro, «ce n'est pas comparable» car «il n'y avait pas d'enquête judiciaire, uniquement de la calomnie», rappelle l'historien :
    «Là, Mediapart prolonge une enquête judiciaire en interrogeant cette ancienne comptable qui s'est déjà confiée à la police.

    De toute façon, à chaque fois qu'un homme politique est atteint personnellement dans une enquête, on sort l'épouvantail Salengro, la calomnie qui finit par détruire un homme et aboutit à son suicide.»
A propos de la mort de Bérégovoy, Christian Delporte trouve aussi la comparaison peu pertinente. Pour deux raisons :
    «Dans un cas, il s'agissait d'une affaire de prêt personnel. Dans l'autre, il est question du financement d'un parti politique et d'une éventuelle violation de la loi. Ce n'est pas Woerth en personne, mais le financement de la campagne électorale de tout un parti, l'UMP, et de Nicolas Sarkozy.

    A mon sens, Mediapart a fait son métier. On peut aussi rappeler à M. Estrosi que la droite de l'époque avait exploité les articles du Canard Enchaîné sur Bérégovoye.»
«En France, quand la presse s'émancipe, ça crée un choc»

«Sans vouloir comparer», l'historien fait un parallèle avec le scandale du Watergate, qui avait provoqué la démission du président américain Richard Nixon : «A l'époque, personne n'a traité les auteurs du scoop de “fascistes” ou de “staliniens”.»

Mais alors, pourquoi le fait-on en France ?
    «Parce qu'en France, on a beaucoup de mal avec la liberté de la presse. Il y a tellement de liens organiques entre la presse et la politique que quand la presse s'émancipe, ça crée un choc.»
Augustin Scalbert
www.rue89.com/2010/07/07/face-a-mediapart-les-politiques-sortent-lepouvantail-salengro-157929
www.histoiredesmedias.com/


Estrosi à propos du débat sur l'identité nationale :
«Si, à la veille du second conflit mondial, dans un temps où la crise économique envahissait tout, le peuple allemand avait entrepris de s’interroger sur ce qui fonde réellement l’identité allemande, héritière des Lumières, patrie de Goethe et du romantisme, alors peut-être aurions nous évité l’atroce et douloureux naufrage de la civilisation européenne.»


Morano ou la droite décomplexée
http://desourcesure.com/dss/2009/12/nadine_morano_stereotypes_et_r.php

Quand un journaliste de I-Télé passe à la casserole la morano…
http://k.mouhoubi.free.fr/monblog/?p=937
Une autre vidéo.

Liberté de la presse en danger
Brèves
http://yonne.lautre.net/spip.php?article2678

Appel du 18 juin 2010 pour une presse libre :
A tous les journalistes et citoyens français

http://vigicitoyen.canalblog.com/archives/2010/06/18/18345131.html

Il est particulièrement choquant de voir Sarkozy rendre hommage à De Gaulle le 18 juin.
Les acteurs, témoins ou les dépositaires du Conseil national de la Résistance doivent se sentir mal aujourd'hui. Je rappelle les principales directions voulues par le conseil de la résistance, que M Sarkozy s'acharne chaque jour à casser :
la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression, la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères, l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie, le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques, un plan complet de sécurité sociale visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État.
Patrick
www.lepoint.fr/monde/sarkozy-commemore-a-londres-l-appel-du-18-juin-1940-du-general-de-gaulle-18-06-2010-467940_24.php
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 8 Juil - 13:26



L'affaire Bettencourt et l'affaire Woerth

— il n’y a pas d’affaire Woerth ?

Pas d’affaire pénale, non. Mais politique, oui. Que la loi ait été respectée ne veut pas dire que ces faits sont dignes d’éloge. Acheter 12 000 euros de cigares est aussi légal. Les avocats sont sensibilisés à une situation qu’il nous faut éviter à tout prix : le conflit d’intérêt. Et là, on a un parfait exemple d’un mélange des genres dont l’existence même est anormale, au sens moral du terme — éthique, si tu préfères le grec.

— C’est-à-dire ?

— On peut être surpris d’apprendre ainsi que le ministre du budget, en charge notamment du recouvrement de l’impôt, demande un service au premier contribuable de France, au risque de se retrouver dans une position délicate si ce contribuable s’avérait frauder, ce qu’à Dieu ne plaise. Surtout quand ce service consiste à faire embaucher son épouse dans la société en charge de gérer cette fortune évanescente. Et on peut l’être tout autant quand on réalise que ce même ministre cumulait ses fonctions avec celles de trésorier de l’UMP, recevant de ce chef les dons faits par Mme Bettencourt, et même les sollicitant ! Tout comme il en recevra en sa qualité de candidat aux régionales dans la région Picardie.

— Les montants en question sont conformes aux maximum légaux prévus par le Code électoral ?

— Oui, absolument. Il ne manquerait plus que le trésorier de l’UMP acceptât des dons illégaux. Mais encore une fois le problème n’est pas la violation de la loi (dans ce cas, il y aurait lieu à saisine de la Cour de Justice de la République) mais de la façon dont elle est appliquée. Le service de la chose publique (qui en latin se dit res publica) suppose une rigueur de celui qui a reçu mandat, et le peuple a le droit d’exiger qu’on lui en rende compte (article 15 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen). La femme de César ne doit pas être soupçonnée, et il en va de même de ses ministres. Or ce mélange des genres, assez typiquement français, qui voit le ministre en charge du recouvrement de l’impôt aller solliciter des dons pour son parti à des exilés fiscaux, ne peut que faire naître des soupçons de collusion et d’indulgence coupable, ce qui suffirait à le rendre politiquement condamnable en temps normal. Mais en ces temps de rigueur et de dure réforme des retraites, cela devient politiquement désastreux, quand on apprend en plus que les services du même ministre ont versé 30 millions d’euros à la femme la plus riche de France. Et la défense du ministre, entre dénis démentis par les faits et théorie du complot contre la réforme des retraites, n’est pas ce qui se fait de mieux en termes de damage control. À croire que depuis l’affaire Gaymard, aucune leçon n’a été tirée. [...]

— En attendant, la présidente Prévost-Desprez ne peut absolument pas mener son enquête ?

— Non. L’effet suspensif de l’appel s’y oppose, et tout acte d’instruction serait nul (crim. 19 mai 1980).

— Le parquet de Nanterre gagne donc la première manche.

— Oui, et haut la main : il a obtenu ce qu’il voulait : retirer ce dossier à cette présidente. Reste à savoir si la cour le lui rendra. Les fameux enregistrements contiennent peut-être un élément de réponse… En tout état de cause, on peut parier que le parquet de Nanterre aura bouclé son enquête à temps pour l’audience devant la cour d’appel, ce qui permettra au parquet général — le parquet de la cour d’appel, Raymond— de soutenir que la mesure ne s’impose plus. Ça plus une motivation cinglante à l’égard du parquet, voilà deux bonnes raisons pour la cour d’appel d’infirmer le jugement du 1er juillet…

— Et donc de devoir évoquer l’affaire.

— Te voilà un expert en procédure pénale, Raymond.

— Ce serait quand ?

— Ce ne sera pas avant six mois ; je dirais entre six mois et un an.

— Quelle erreur de la part du tribunal.

— À sa décharge, les juges n’ont pas l’habitude de voir dans le parquet un ennemi dont il faut se garder. Ils ont déjà du mal à voir en lui une simple partie. Un parquet normal dans une affaire normale n’aurait pas fait appel et aurait laissé la présidente procéder, malgré qu’il en ait. (...)

Eolas
Lundi 5 juillet 2010
www.maitre-eolas.fr/post/2010/07/02/L-affaire-Bettencourt-et-l-affaire-Woerth
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 8 Juil - 13:51



Outrance et calomnie, les réponses prévisibles du clan Sarkozy
[Extraits]

L'affaire Woerth-Sarkozy nourrit deux nouvelles interrogations

Si les calomnies sont si insupportables, pourquoi donc Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas porté plainte pour diffamation ?
Eric Woerth veut prouver, par voie de justice, qu'il n'a pas touché 150 000 euros en espèces pour le compte de la campagne de Nicolas Sarkozy. Soyons précis : qu'il les ait perçu ou pas n'est pas le sujet. Le sujet de cette affaire, rappelons-le, est de savoir si oui ou non Nicolas Sarkozy a bénéficié d'une dotation en espèces de 150 000 euros pour financer sa campagne électorale. Pourquoi donc Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas porté plainte ? Parce qu'Eric Woerth doit jouer son rôle de bouclier jusqu'au bout. S'il saute, Sarkozy saute ensuite.

Le Monarque peut rester confiant. En matière de financement politique illégal, la prescription est de ... 3 ans, soit cette année pour des faits remontant à l'année 2007. Quelle bonne nouvelle !

Autre interrogation :
Pourquoi donc chaque ministre et secrétaire d'Etat s'est-il créé, à l'instar d'Eric Woerth, un micro-parti politique personnel ?
Les trois versements, non contestés à droite, réalisés par Liliane Bettencourt à Valérie Pécresse, Eric Woerth et Nicolas Sarkozy, via trois associations politiques distinctes, ont permis à la milliardaire de dépasser légalement les 7 500 euros de dons annuels autorisé à un même parti.

Parmi les membres du gouvernement, il en est qui visiblement n'a rien compris au contexte, n'a tiré aucune leçon des polémiques du moment. Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'emploi, était le 28 juin dernier à Londres pour dîner avec des ... financiers français de la City. Le Point, dans son édition du 8 juillet 2010, rapporte qu'il «a également demandé leur soutien financier pour son mouvement politique Nouvel Oxygène
(...)
www.marianne2.fr/sarkofrance/Outrance-et-calomnie-les-reponses-previsibles-du-clan-Sarkozy_a120.html

Le cumul de Woerth n’indispose pas à droite
Les sympathisants de droite ne sont pas choqués par la double casquette d’Eric Woerth. D’ailleurs, il y a encore quelques mois, le trésorier de l’UMP appelait les militants sarkozystes à financer un grand projet du gouvernement.
www.bakchich.info/Le-cumul-de-Woerth-n-indispose-pas,11337.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 8 Juil - 14:13



Affaire Woerth : l’UMP riposte via les Publicité Google AdWords

L'UMP vient de lancer une campagne de soutien à… Eric Woerth via les liens sponsorisés de Google
.

D’un côté les ténors de l’UMP fustigent le Web lieu de «rumeurs» et de l’autre, les communicants du même parti utilisent allègrement le réseau pour distiller de la propagande.

Une première dans une affaire de cette ampleur ! A noter que pour cette campagne Google l’UMP a, au moins, utilisé le mot clé «Liliane Bettencourt»

Intitulée «Soutien à Eric Woerthwww.lemouvementpopulaire.fr L’UMP mobilisée pour soutenir Eric Woerth, un homme droit et intègre» le lien publicitaire renvoie sur une page du site internet de l’UMP avec une phrase choc martelée depuis le début de l’affaire par ministres et responsables UMP : «Des allégations répétées ne font pas une vérité» .

Il est à noter que les auteurs de la campagne ne manquent pas d’humour dans cette période difficile pour la majorité UMP : au bas de cette page de soutien à Woerth un bandeau publicitaire affiche un appel au don en faveur de l’UMP, don à un parti «déductible de vos impôts» précise même le logo !
(...)
Reste à savoir si cette première campagne, sera suffisante pour éteindre l’incendie.
www.toulouse7.com/2010/07/08/affaire-woerth-lump-riposte-via-les-publicite-google-adwords/

Mais il reste le vizir qui veut devenir calife à la place du calife
Copé soutient Woerth comme la corde le pendu
www.rue89.com/2010/07/08/cope-soutient-woerth-comme-la-corde-le-pendu-157970
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 8 Juil - 14:46


Affaire Woerth : la comptable se rétracte, Mediapart maintient

Claire Thibout, ex-comptable de la milliardaire, est revenue sur ses déclarations lors d'un nouvel interrogatoire mené en urgence mercredi par des policiers et rapporté par Le Monde, disculpant notamment Nicolas Sarkozy.
«L'article de Mediapart me fait dire que j'aurais déclaré quelque chose concernant la campagne électorale de M. Balladur. C'est totalement faux. C'est de la romance de Mediapart. De même que je n'ai jamais dit que des enveloppes étaient remises régulièrement à M. Sarkozy.»

12h11. Mediapart contre-attaque. Sur BFM-TV, son fondateur Edwy Plenel dénonce «la très forte pression» qui a poussé Claire Thibout à se rétracter, «sur un point, ses déclarations sur Nicolas Sarkozy, qu'elles nous a bien faites évidemment» :
    «Je rappelle que les policiers n'agissent pas dans un cadre totalement indépendant, mais sous le contrôle du procureur Philippe Courroye, proche de l'Elysée. » (Voir la vidéo)
Joint par Rue89, le journaliste qui a signé l'article concerné explique à Rue89 que ses échanges avec Claire Thibout n'ont pas été enregistrés, mais qu'ils se sont passés en présence de tiers, dont il ne donne pas les identités :
    «Face à la pression, Claire Thibout est en panique, ce qui est totalement compréhensible. Mais je maintiens l'intégralité de l'article. Je n'inventerais pas les détails qu'elle me donne, sur la remise des enveloppes au rez-de-chaussée, sur le fait qu'il s'agisse d'enveloppes kraft demi-format…»
Mediapart annonce qu'il donnera en début d'après-midi plus de détails sur ces entretiens.
(...)
www.rue89.com/2010/07/08/affaire-woerth-la-comptable-se-retrace-mediapart-maintient-sa-version-158007
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 8 Juil - 15:02



Affaire Woerth : une défense normale mais pathétique
par Jean-François Kahn

Que Woerth et ses collègues fassent bloc, c'est normal. Mais oser accuser ceux qui ont sorti l'affaire — Mediapart en tête — de «faire le jeu de l'extrême-droite», voire d'être «fascistes», c'est minable.

Qu’Eric Woerth se défende avec vigueur, c’est normal. Que ses collègues de l’UMP s’en déclarent solidaires, c’est également dans l’ordre des choses.
Et d’ailleurs, on aurait tort de transformer en chasse à l’homme ce qui n’est que la mise en lumière d’un système.

Certes, Eric Woerth n’est sans doute pas le parangon de vertu que sa mise et sa posture de petit intendant besogneux de lycée de province donnent à croire. Son rôle dans les affaires Mancel (il suffit de lire les attendus des décisions de justice) ou au côté de la fameuse Louise-Yvonne Casetta qui organisa, pour le compte du RPR, le racket des fournisseurs de la Ville de Paris, en témoigne. Ainsi – cela finira également par sortir -, les conditions pour le moins étranges de la vente de terrains à Chantilly.

En revanche, en tant que trésorier de l’UMP à la fois président du club des plus gros donateurs à la campagne sarkozyste et ministre du Budget, il n’est pas exclu qu’il n’ait jamais mis le moindre fifrelin dans sa poche et que son honnêteté personnelle ne soit, en la matière, nullement en cause. L’argent, ça n’était pas pour lui, c’était pour faire élire Nicolas Sarkozy. C’est tout le problème. Ou, plus exactement, il s’est contenté de démontrer au pouvoir de l’argent qu’il avait tout à gagner à placer l’argent au pouvoir. Ce pourquoi, effectivement, sa chute entraînerait l’examen impitoyable du système lui-même.

Cependant, une certaine stratégie de défense qui consiste à invoquer un complot, à dénoncer un chef d’orchestre clandestin, à stigmatiser hargneusement la presse en général et accuser les socialistes de tirer les ficelles de cette histoire, est assez pathétique. (...)

Jeudi 8 Juillet 2010
www.marianne2.fr/Affaire-Woerth-une-defense-normale-mais-pathetique_a194948.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 8 Juil - 15:55


Woerth et le secrétaire général de l'UMP, Bertrand, le 6 juillet (Gonzalo Fuentes / Reuters)

Baroin et Estrosi mentent
Régis Juanico, trésorier du PS : «Un trésorier n'encaisse pas les chèques et ne certifie pas les comptes de son parti»

François Baroin dit qu'un trésorier de parti «encaisse des chèques, fait des reçus». Christian Estrosi le voit plutôt comme un «commissaire aux comptes». [extraits de l'entretien]

Je suis stupéfait de leur méconnaissance fondamentale des règles et des lois qui encadrent la vie des partis politiques. M. Baroin comme M. Estrosi ont tout faux, ils entretiennent une confusion gravissime.

Pour ce qui est des ressources, les mandataires financiers des associations de financement d'un parti, aux niveaux national et départemental, sont les seuls habilités à encaisser les versements relatifs aux dons. Ils encaissent aussi les cotisations des adhérents et des élus et l'ensemble des sommes perçues par le mandataire financier sont reversées au parti. Des sommes destinées au mandataire financier, rien ne transite par le trésorier du parti qui enregistre simplement les recettes. M. Baroin se trompe complètement : aucun trésorier de parti n'encaisse les chèques de dons, c'est le trésorier de l'Association de financement qui a ce rôle et donc aussi celui d'émettre les reçus fiscaux.

D'autre part, il y a la dotation publique d'Etat, fixée par la loi pour cinq ans, en fonction du nombre de voix aux législatives et selon le nombre de parlementaires. Elle est versée directement sur le compte des partis.

La fonction principale du trésorier tient dans la gestion d'un budget et son suivi, la façon dont on va dépenser les ressources. Les principales dépenses concernent la masse salariale du parti, les charges courantes - (communication, organisation d'événements), la solidarité avec nos fédérations. Et le financement des campagnes électorales.

M. Estrosi aussi est très approximatif. Les partis ont l'obligation de faire certifier leurs comptes par deux commissaire aux comptes : ils regardent s'il n'y a pas d'irrégularité, font un rapport transmis par le parti à la commission nationale des comptes de campagne et de financement des partis. Les commissaires aux comptes travaillent en toute indépendance. Le trésorier ne certifie pas les comptes de son parti, ce serait totalement illégal !

Avec l’affaire Bettencourt, on a entendu parler de «micro-partis»
Les dons d’une personne privée ne peuvent dépasser 7.5000 euros à un parti mais cette personne peut donner cette somme à plusieurs formations politiques sans limitation. Ils ont donc pu multiplier les sous-chapelles de l'UMP pour multiplier les dons. C’est une façon de détourner l’esprit de la loi même si cette possibilité existe légalement.

Le financement des partis est extrêmement encadré et contrôlé. Malgré cela, Eric Woerth, ancien ministre du Budget et trésorier de l’UMP, a-t-il vraiment pu se mettre dans une situation de conflit d’intérêts ?

L'UMP a créé deux cercles de donateurs dont le Premier cercle pour les principaux, qui donnent entre 3.000 et 7.500 euros par an. Ces membres rencontrent très régulièrement Nicolas Sarkozy et ses ministres. Ils font vivre le parti et peuvent être en contact avec les membres du gouvernement sur les dossiers qui les intéressent.

De ce mélange des genres, des interrogations peuvent légitimement naître. Au fil des révélations, nous découvrons d’ailleurs, dans les affaires Bettencourt et Wildenstein, que les intéressés ont pu faire échapper une partie de leur fortune ou de leur patrimoine à l’imposition fiscale. Et Eric Woerth était alors ministre du Budget.
www.liberation.fr/politiques/0101645864-un-tresorier-n-encaisse-pas-les-cheques-et-ne-certifie-pas-les-comptes-de-son-parti
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 8 Juil - 16:33



Sarkozy "joue la carte de la décomposition"
selon le député PS Jean-Christophe Cambadélis

"Dans les cordes sur une affaire qui touche le premier cercle de ses amis, à terre dans les sondages où les records d'impopularité se multiplient, frappé d'inertie face aux crises qui viennent en rafales, Nicolas Sarkozy semble jouer la carte de la décomposition", écrit le secrétaire national du PS à l'international sur son blog.

Le député de Paris fustige notamment la "radicalisation grotesque du discours de Xavier Bertrand (patron de l'UMP) qui attaque la presse", la "radicalisation du discours d'Eric Woerth qui porte plainte", la "radicalisation dans la stratégie de la citadelle Elysée assiégée" dont "le mutisme va jusqu'aux limites du possible".

"Tout ceci ne débouche que sur la décomposition intenable", juge-t-il.

"Qui peut croire que Woerth peut conduire sa tâche alors que la rue agitera des enveloppes kraft demandant la retraite à 60 ans +parce que je le vaux bien!+", interroge le député strauss-kahnien.

"Qui peut croire que le 14 juillet où défileront nos anciennes colonies, la France sera un exemple ? Qui peut croire que Nicolas Sarkozy peut librement présider le G20 où le monde entier rira sous cape ?", poursuit-il.
www.lepoint.fr/politique/cambadelis-ps-sarkozy-joue-la-carte-de-la-decomposition-08-07-2010-1212568_20.php

55 % des Français en faveur d'un remaniement
http://fr.news.yahoo.com/64/20100708/tpl-55-des-franais-en-faveur-d-un-remani-b4551a8.html

Financement politique : les députés Verts réclament une commission d'enquête
http://fr.news.yahoo.com/78/20100708/tpl-financement-politique-les-dputs-vert-34cdeee.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 8 Juil - 20:52



Mediapart: 1 - Élysée: 0

[...] Non contents de prétendre à la palme des opprimés sous un acharnement médiatique immérité, Nicolas Sarkozy et ses agents utilisent sans vergogne les méthodes qui permirent de clouer au pilori des boucs émissaires [...]

dans le cas de l'affaire Bettencourt-Woerth-Sarkozy, la sélection opérée sur un plateau pour des journalistes dûment «tuyautés» par le parquet voire le ministère de l'Intérieur à la manœuvre, consiste à ne retenir, dans la déposition de Claire Thibout, l'ancienne comptable de la famille Bettencourt, que des bribes de déclarations à décharge, qui donnent l'impression, au cours d'un interrogatoire mené en ce sens, d'exonérer les hommes politiques de l'UMP.

Le montage à peine transmis aux journaux qui le publient comme une rétractation de la comptable, l'Élysée se fend d'un communiqué s'auto-disculpant : Claire Thibout aurait été instrumentalisée par Mediapart, circulez, il n'y a plus rien à lire !

Retournement de situation ? Une lecture exhaustive de l'interrogatoire subi par ce témoin permet de mesurer, au contraire, à quel point il y a confirmation davantage qu'infirmation de ses dires sur le financement occulte de la droite française par le clan Bettencourt. C'est précisément ce document, dans sa longueur, ses méandres et ses répétitions, que publie Mediapart. [...]

Voilà pourquoi, malgré une intégralité rébarbative, il faut lire ce que nous avons la chance d'avoir à disposition intégralement. Nous voici au cœur d'un paradoxe: le journalisme consiste à choisir honnêtement; la manipulation se fonde sur des fragments déloyaux. Internet, qui se joue des formats, n'empêche pas l'écrémage propre à l'information, tout en permettant l'offre de preuves complète terrassant la désinformation. Voilà tout l'enjeu de cette folle journée, non pas des dupes comme l'espérait Nicolas Sarkozy, mais des avisés...
www.mediapart.fr/club/blog/antoine-perraud/080710/mediapart-1-elysee-0

Fabrice Lhomme, de Mediapart : «Claire Thibout est en panique»

Fabrice Lhomme, le journaliste de Mediapart qui a recueilli les propos de Claire Thibout, explique à Rue89 qu'il maintient «l'intégralité de l'article» où elle racontait la remise d'enveloppes d'argent liquide à Nicolas Sarkozy.

Il revient sur les conditions de ses échanges avec l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt et commente ses rétractations : «Face à la pression, Claire Thibout est en panique, ce qui est totalement compréhensible», estime-t-il.

D'après Le Monde, qui la décrit aussi comme «paniquée», l'ancienne comptable avait trouvé refuge auprès de sa famille, dans le sud de la France, où les policiers l'ont finalement retrouvée mercredi.

Dans quelles circonstances avez-vous interviewé Claire Thibout ?
Je l'ai d'abord rencontrée en face-à-face, en présence d'un témoin, pour préparer l'entretien à venir. Elle a alors fait des déclarations sur Balladur et sur Sarkozy. Puis, quand j'ai appris lundi soir qu'elle avait parlé à la police, je l'ai rappelée parce qu'il allait y avoir des fuites.

Je l'ai alors interviewée par téléphone, en présence d'un autre témoin, en mettant le haut-parleur. Elle a alors précisé ses déclarations.

Avez-vous enregistré ses propos ?
Non, j'ai pris des notes les deux fois. J'ai déjà fait des milliers d'interviews, et, la plupart du temps, je ne les enregistre pas. Les rares fois où je le fais, c'est pour de longs entretiens très préparés en amont. Cette fois-ci, je l'ai appelée en urgence lundi. Je l'ai même rappelée plus tard dans la soirée pour avoir des précisions.

Comment expliquez-vous qu'elle se soit rétractée ?
C'est parce qu'elle est effarée par l'ampleur de la polémique déclenchée par ses propos. Mais sa défense n'est pas tenable : j'ai bien pris soin de lui demander des détails pour étayer ce qu'elle disait, et ces détails, je ne les aurais pas inventés !

Que les échanges d'enveloppes avaient lieu au rez-de-chaussée, ou que les enveloppes étaient des kraft demi-format, je ne vais pas inventer des trucs pareils !

Ce qui est surprenant, c'est qu'elle maintient l'intégralité de ses propos, sauf ceux qui mettent en cause Sarkozy.

Qui sont vos témoins ? Vont-ils appuyer ce que vous dites ?
Je ne sais pas encore. Ces personnes ne font pas partie de l'équipe de Mediapart. Quoi qu'il en soit, je maintiens l'intégralité de l'article.
www.rue89.com/2010/07/08/fabrice-lhomme-de-mediapart-claire-thibout-est-en-panique-158021
www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/08/l-ex-comptable-s-est-partiellement-retractee-mercredi-soir-devant-les-enqueteurs_1384984_823448.html


Audition en pleine nuit

L'avocat de Claire Thibout a déploré les conditions d'audition de sa cliente à son domicile jusqu'après minuit, par des policiers dépêchés spécialement dans le sud de la France et il a dénoncé des "pressions" du parquet.

"Le mot pressions me semble tout à fait adapté. Je trouve absolument scandaleux l'acharnement du parquet à son encontre", a-t-il dit à Reuters.

Claire Thibout est revenue à Paris avec les policiers jeudi jusqu'au siège de la brigade financière, dans le XIIIe arrondissement, a dit son avocat. Patrice de Maistre est ensuite arrivé dans le même lieu, selon des journalistes sur place.
Ils devaient vraisemblablement être confrontés, car Patrice de Maistre nie l'épisode des 50.000 euros, a dit Me Gillot.
http://fr.news.yahoo.com/4/20100708/tts-france-justice-bettencourt-sarkozy-ca02f96.html


Claire Thibout : "Il y a eu beaucoup de personnes politiques qui ont reçu de l'argent…"

[...] si elle se rétracte pour partie, elle demeure très accusatrice.

Ainsi, elle confirme que l'hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine était un lieu prisé par les hommes politiques. Elle précise même que "ces messieurs venaient pour avoir de l'argent" mais indique n'avoir jamais assisté à la moindre remise d'enveloppes. "Il y avait des enveloppes d'espèces qui étaient remises par M. Bettencourt ou de temps en temps par Mme Bettencourt à des politiques", relate-t-elle.

M. Sarkozy était-il concerné ? C'est "possible", avance-t-elle, sans qu'elle puisse prouver quoi que ce soit. Elle raconte les invitations à l'hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine. On y croisait, si l'on en croit Claire Thibout, Pierre Messmer, Mme Pompidou, François Léotard, Gérard Longuet, le couple Chirac, Edouard Balladur, Bernard Kouchner, Danielle Mitterrand ou encore Renaud Donnedieu de Vabres, Nicolas Sarkozy et plus récemment Éric Woerth.

Elle raconte ensuite comment se préparaient ces rencontres [...]

"Je ne veux pas faire de délation (…) pour ce qui est de M. Woerth, si il n'y avait pas eu les histoires de carnets, je n'en aurais jamais parlé à personne…" Ces fameux carnets, où la comptable couchait les sommes décaissées.

Elle confirme en tous points l'épisode qu'elle avait déjà relaté tant aux enquêteurs qu'à Mediapart. "M. de Maistre m'avait demandé avant les élections présidentielles de 2007 d'aller lui chercher 150 000 euros à la banque (…). Je lui ai demandé pourquoi une telle somme, il m'a répondu qu'il devait organiser un dîner avec M. Woerth pour la lui remettre. Il voulait que cela se passe par l'intermédiaire de Mme Bettencourt (…) Je lui ai dit que ce n'était pas possible surtout pour l'usage qu'il voulait en faire. Il s'est énervé".

Claire Thibout aurait alors dénoncé ces agissements auprès d'Eva A., chargée de clientèle à la BNP, qui aurait ensuite expliqué à M. de Maistre que tout cela ne pouvait se faire sans attirer l'attention de Tracfin, l'organisme anti-blanchiment de Bercy. (...)
www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/08/claire-thibout-il-y-a-eu-beaucoup-de-personnes-politiques-qui-ont-recu-de-l-argent_1385384_823448.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 8 Juil - 20:58

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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 8 Juil - 22:18



Après Jaurès, Moquêt, Bakounine, Blum, le Sarkozysme pompe Zola

Frédéric Lefebvre, qu'on ne présente plus tant son nom est connu des amateurs d'idiot du village, s'est une fois de plus claqué les neurones pour oser pondre ce qu'il a pondu.

Que le Bling bling ait besoin aujourd'hui d'un écrivain qui a combattu la misère, l'injustice, la manipulation et j'en passe, c'est pathétique.

L'hypoprésident en est réduit à cela : faire plagier et réécrire ce qui a fait l'honneur de la France toute entière pour défendre les valises de fric, le bling bling, la morgue, la suffisance et le mépris.
http://sarkostique.over-blog.com/article-apres-jaures-moquet-bakounine-blum-le-sarkozysme-pompe-zola-53637815.html
www.liberation.fr/politiques/0101645868-le-j-accuse-de-lefebvre



Ce jeudi le Geste -qui rassemble 123 éditeurs de services en ligne, dont Rue89-, a publié un communiqué intitulé
«Non, nous ne sommes pas des irresponsables !». Extrait :

«Depuis quelques jours, les éditeurs de presse en ligne, et Internet d'une manière générale, font, dans le cadre de l'affaire Woerth/Bettencourt, l'objet de violentes attaques de la part de nombreuses personnalités politiques.

Ces agressions tentent à décrédibiliser notre profession en nous faisant passer pour des irresponsables, colporteurs de ragots, bien loin de la réalité d'une profession organisée et parfaitement responsable.»
www.geste.fr/spip.php?rubrique20
www.rue89.com/2010/07/08/bettencourt-woerth-les-editeurs-en-ligne-ne-sont-pas-irresponsables-158061


Claire Thibout se rétracte, l'Elysée jubile (trop vite)
Un article est régulièrement mis à jour
www.rue89.com/2010/07/08/affaire-woerth-la-comptable-se-retracte-lelysee-jubile-158007
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