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 G20 de Toronto : la montagne a accouché d'une souris

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Orwelle



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MessageSujet: G20 de Toronto : la montagne a accouché d'une souris   Lun 5 Juil - 18:55


Photo : François Pesant

Le G20 de Toronto - La dérive
Le Canada n'avait jamais connu d'arrestations aussi massives


Les 929 millions de dollars octroyés à la sécurité — un autre record — n'ont pas empêché le grabuge et le vandalisme. Et si la vraie victime de ces événements était l'engagement des citoyens et leur droit de manifester?

Le ressac des 1090 arrestations de la fin de semaine à Toronto a été rapide et puissant, alimenté par le fait que la vaste majorité des personnes (827) ont été relâchées sans qu'aucune accusation ne soit portée contre elles.

Jamais le Canada n'avait connu d'arrestations aussi massives.

L'Association canadienne des libertés civiles (ACLC) songe à des poursuites au civil. L'organisme avait déployé plus de 50 observateurs durant les manifestations. Leur rapport préparé le lendemain des événements parle d'arrestations arbitraires, d'intimidation de la part des policiers, de fouilles excessives, de conditions de détention inhumaines et contraires au droit canadien (plus de 24 heures et sans possibilité de parler à un avocat). Des individus ont été interpellés et fouillés parce qu'ils prenaient des photos. Pas moins de sept journalistes et photographes de presse, certains portant ostensiblement leur accréditation jaune des sommets du G8 et du G20, ont été arrêtés.

Relayée par Internet et l'omniprésent site YouTube, la controverse a grandi toute la semaine, au point où le Bloc québécois et l'Alliance de la Fonction publique du Canada ont joint leur voix à l'ACLC et à Amnistie internationale pour réclamer une enquête indépendante. Une requête pour l'instant rejetée par les autorités fédérales et ontariennes.

Irvin Waller, professeur au département de criminologie de l'Université d'Ottawa et chercheur de renommée mondiale convient que la présence massive de policiers est nécessaire pour assurer la sécurité lors de tels sommets, mais il craint la dérive qui s'installe, au Canada comme ailleurs. «Le vrai enjeu, c'est l'utilisation d'une force proportionnelle à la menace, dit M. Waller. L'utilisation abusive de la force contrevient aux valeurs canadiennes.»

Il s'explique: «Les G8 et les G20 abordent beaucoup d'enjeux importants pour les citoyens, que ce soit les changements climatiques, la libéralisation des marchés ou la santé des femmes dans les pays pauvres. Des gens peuvent vouloir manifester pacifiquement pour se faire entendre. C'est la démocratie et c'est sain. Mais si les forces de l'ordre arrêtent n'importe qui et créent un climat de tension avec leurs habits antiémeutes, les citoyens vont commencer à avoir peur et vont y penser à deux fois avant d'aller manifester.»

Jules Lobel, juriste et professeur de droit à l'Université de Pittsburgh : «C'est le scénario apocalyptique qui prend le dessus, alors la police procède à des arrestations de masse et des arrestations préventives. Mais ce scénario ne passe jamais près de se réaliser. Aucun chef d'État n'est en danger. La police doit revoir ses méthodes et revenir à la base pour s'assurer de ne pas arrêter des innocents.»

Beaucoup d'argent

Les quatre voitures de police incendiées à Toronto lors du G20 — cinq de moins que lors de la victoire du Canadien de Montréal en série éliminatoire en 2008 — et les vitrines fracassées n'expliquent pas la somme record de 929 millions dépensée pour la sécurité du G8 et du G20, affirme Irvin Waller, également auteur du livre Lutter contre la délinquance : comment le tout répressif tue la sécurité (L'Harmattan, 2009).

www.ledevoir.com/politique/canada/291907/le-g20-de-toronto-la-derive



Un sommet du g20 à Toronto pour presque rien

Sortir définitivement de la crise : c'était l'enjeu des deux réunions du G8 et du G20, ce week-end, à Toronto au Canada. Mais ce double sommet n'a pas tenu ses promesses. Au lieu d'aboutir à des solutions communes, il a mis au jour des intérêts économiques très différents aux quatre coins de la planète. Hier soir, les négociations promettaient d'aboutir sur un projet a minima : la division par deux, d'ici à 2013, du déficit public des pays du G20.
www.20minutes.fr/article/581545/Economie-Un-sommet-du-g20-a-Toronto-pour-presque-rien.php

Le communiqué final du G20 de Toronto laisse craindre le pire à venir !

Les Grands de ce monde se sont séparés sur une valse-hésitation entre la résorption rapide des déficits publics et le soutien d'une relance déjà très fragile.

Ils ont conclu que devant la diversité des politiques budgétaires et économiques de chaque Pays, il valait mieux que chaque Pays adopte sur le plan national les mesures qui s'imposent pour lui-même, en clair «que chacun se démerde» sans emmerder les autres (NDLR), comme consensus dans le désordre, il est difficile de faire mieux.

Alors que chaque jour, on nous serine de Bruxelles, de Berlin, de Paris, de Madrid, selon des modalités inconciliables, de mettre en place le plus rapidement possible une Gouvernance des politiques publiques des 16 et des 27, voici qu'au 1er sommet mondial dans le calendrier, les Grands Pays du G20 prônent le chacun-pour-soi, les dirigeants des États-Unis et des Pays émergents (Chine, Brésil, Inde) doivent bien rigoler dans leur moustache.

Chaque Pays tirant à hue et à dia, on ne peut rêver de scénario plus propice pour briser l'élan très fragile de la croissance.

Vouloir résorber les déficits publics à un rythme insupportable pour l'économie Française, qui freinera les dépenses de fonctionnement, mais aussi les dépenses d'investissement (la croissance de demain)qui pèsera lourdement sur notre système social à la française (tant vanté, ces derniers temps) au risque d'installer dans le Pays un climat social très dégradé pouvant engendrer des mouvements sociaux, des mouvements d'opinion dont nul ne peut prévoir l'issue. (...)

jacklittle
www.lemonde.fr/idees/chronique/2010/07/02/le-communique-final-du-g20-de-toronto-laisse-craindre-le-pire-a-venir_1381407_3232.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: G20 de Toronto : la montagne a accouché d'une souris   Lun 5 Juil - 19:19



Le G8 et la gouvernance planétaire : Le Yalta des ressources des pauvres

«Si tu ne peux pas distribuer de la nourriture, distribue au moins des bonnes paroles»
Proverbe africain

Ce proverbe s’applique comme un gant à la méthode du G8 en face de l’Afrique. En effet, les pays les plus industrialisés du Monde, le G8, se sont d’abord retrouvés seuls au Sommet du Canada, ensuite ils ont élargi le sommet au G20 et ils ont accordé quelques instants aux pays africains qu’ils encouragent à persévérer dans les réformes, c’est-à -dire une ouverture débridée de leurs marchés, distribuant ça et là des satisfecits et «des promesses qui n’engagent - comme le dit si bien l’ancien président français Jacques Chirac - que ceux qui y croient». Promesses qui ne nourrissent pas le milliard d’hommes qui vit au-dessous du seuil de pauvreté. De quoi ont - ils parlé ? Est-ce du malheur des déshérités ? Des changements climatiques et des réfugiés économiques et climatiques ? Est-ce qu’ils ont parlé de la dénucléarisation du Monde ? Non ! ils ont parlé de la façon de continuer à gérer les ressources qu’ils n’ont pas et qui se trouvent «ailleurs».
(...)
www.legrandsoir.info/Le-G8-et-la-gouvernance-planetaire-Le-Yalta-des-ressources-des-pauvres.html

Le G20, un popcorn qui coûte cher !
Imaginez, TROIS jours, un MILLIARD !


Eh oui, MILLE MILLIONS pour trois petites journées… pour 72 heures ! Ça nous revient à presque 14 millions par heure (précisément : 13 888 888.89 $ de l’heure). C’est 231 481.48 $ de la minute et on peut même le calculer à la seconde, ça revient à 3 858.02 $ pour une petite seconde ! Vous rendez-vous compte, presque QUATRE mille dollars (4 000 $) par seconde pour assurer la sécurité de ces "bien-aimés" (sic).

En comparaison…

En mars 2010, au Sommet du Millénaire de Montréal, le communiqué de Presse disait : «1,4 milliard de personnes vivent avec un revenu inférieur à 1,25 dollar par jour.» Et on ajoutait : «Cette statistique fait peur, mais c’est une réalité.» [3]

Toujours en mars, au Parlement européen, on notait que «100 millions de nouvelles personnes ont rejoint le milliard d’êtres humains en situation d’extrême pauvreté. En Afrique subsaharienne, ce sont entre 30 et 50 000 enfants supplémentaires qui sont décédés des suites de la crise» "économique". [4]

L’automne dernier, Robert B. Zoellick, le missionnaire de l’oligarchie néolibérale qui ne roule pas en trottinette ni ne couche à la belle étoile déclarait suite à une étude sérieuse et approfondie : "D’après nos estimations, «à cause de la crise mondiale», 90 millions de personnes de plus basculeront dans l’extrême pauvreté d’ici la fin de l’année prochaine ; jusqu’à 59 millions de personnes de plus perdront leur emploi cette année ; et entre 30 000 et 50 000 nourrissons de plus mourront en Afrique subsaharienne". [5]

Malgré son grand cœur de missionnaire, cette observation ne lui a pas coupé l’appétit. Bilderberg la semaine dernière, G8, G20, Monsieur Zoellick est le pique-assiette de toutes ces belles rencontres.

Selon un rapport récent de la BM et du FMI (ces organismes-outils du néolibéralisme qui font semblant de sauver le monde), il y aurait 920 millions de personnes qui devront continuer à vivre dans l’extrême pauvreté d’ici 2015.

Le thème…

Chaque G-20 a son thème "chéri". Devinez quel sera le thème de cette année où l’on se sécurise pour un milliard de $$ ? L’austérité, mes amis, l’austérité !
(...)
www.legrandsoir.info/Le-G20-un-popcorn-qui-coute-cher.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: G20 de Toronto : la montagne a accouché d'une souris   Lun 5 Juil - 19:21


Photo Saul Porto/Reuters

Trois idées reçues sur les black blocs, trouble-fête du G20

Lors des manifestations anti-G20 qui se sont déroulées le week-end dernier à Toronto, des affrontements ont opposé les forces de police à « des black blocs ». En théorie, loin du groupe organisé de casseurs souvent fantasmé, le terme désigne une technique -musclée- de manif.

Le face à face a duré plus de cinq heures. Les manifestants anti-G20 et les policiers se sont affrontés pour la deuxième journée consécutive ce dimanche jusqu'à 22 heures alors que s'achevait le sommet des grandes puissances mondiales à Toronto.

Samedi déjà, des incidents avaient éclaté en marge de la manifestation, malgré le milliard de dollars alloué au dispositif de sécurité.
(...)
www.rue89.com/explicateur/2010/06/30/trois-idees-recues-sur-les-black-blocs-156958
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MessageSujet: Re: G20 de Toronto : la montagne a accouché d'une souris   Ven 12 Nov - 21:16



Un G20 pour rien, sauf pour Sarkozy

Comme d'habitude, la réunion du G20 montre la vanité de l'espérance d'une gouvernance mondiale. Notre Président fait mine de devenir le nouvel architecte d'un nouvel ordre monétaire mondial. Il n'a fait qu'épargner l'Allemagne et la Chine, qui préparent pourtant de douloureux lendemains au monde entier.

Ca y est. Il l’a sa présidence du monde. Ce vendredi 12 novembre matin, descendant de son tout nouveau « Air Sarko one », Nicolas Sarkozy n’a pas boudé son plaisir en héritant du bâton de chef du G20 pour un an.
On va voir ce qu’on va voir. Le chef de l’État incapable de trouver dans sa politique intérieure les ressorts d’un nouveau souffle pour la fin de son quinquennat, compte sur sa stature internationale pour se refaire la cerise. Mais le bâton dont il hérite aujourd’hui peut s’avérer plus proche du bâton merdeux que celui de maréchal.

Cette cinquième réunion du G20, fut en effet à l’image des précédentes. En pire. Rien n’y a été réglé, alors que les tensions entre les grandes puissances sont au plus haut. Après que les États-Unis ont injecté 600 milliards de nouveaux dollars dans l’économie monde, nombre de pays ont considéré cet afflux de billets verts comme le signe du déclenchement d’une guerre des changes, jusqu’alors larvée.

Une guerre des changes doublée en réalité d’une guerre commerciale. Engluée dans un chômage de masse (10 % de la population active), appauvrie par la crise (42 millions d’américains mangent grâce à l’aide alimentaire fédérale), l’Amérique tente le tout pour le tout afin de se sortir de l’impasse. Et cette fois, le couple Bernanke/Obama respectivement président de la banque centrale et, depuis la victoire républicaine, président de pas grand-chose, comptent redonner un coup de fouet au made in USA. Et il y a du pain sur la planche. Outre-Atlantique, l’industrie n’occupe que 11% de la population active.

« Parce qu'elle s'appuie sur la dépréciation du taux de change, l'action des autorités américaines n'est pas sans effets sur les autres pays. Pour certains, cette décision est source d'inflation, pour d'autres de récession », expliquent dans une tribune aux quotidien Les Échos, les économistes Gérard Belet et Mathilde Lemoine. Aussi, pour les autres puissances, notamment les pays émergents exportateurs (Brésil, pays asiatiques) le coup est-il sérieux. Et leurs dirigeants n’ont pas manqué de le faire savoir aux intéressés. Parmi les plus remontés, les Allemands, premiers exportateurs mondiaux, ont jugé cette politique « dangereuse » et « irresponsable ». De son côté, l’autre machine à exporter, la Chine, joue gagnant : sa monnaie, arrimée au dollar, suivra le billet vert dans sa descente, accentuant la surélévation du yuan. Situation que résume à merveille [Hubert Védrine dans le talk du Figaro, l’ancien ministre PS des affaires étrangères: les États-Unis « gèrent leur monnaie de façon économique, mais aussi politique, la Chine qui la gère de façon carrément politique et la zone euro qui la gère de façon, disons, idéaliste. »

Qu’a donc compris Nicolas Sarkozy de cette situation bien complexe ? Pour sa première conférence de presse, le nouveau président du G20 a ainsi verbalisé l’idée qu’il se faisait de son mandat :
« Il y a deux stratégies possibles. À mes yeux, il n’y en a qu’une. La première consiste à se faire des reproches les uns aux autres. Les pays en excédant reprochant aux pays en déficit d’être en déficit. Les pays en déficit reprochant aux pays en excédant d’être en excédant. Cette stratégie conduit à l’échec certain. Certain ! Absolument certain !

J’ajoute une remarque personnelle. Je ne vois pas comment on peut reprocher à un certain nombre de pays d’agir de façon unilatérale puisqu’il n’existe pas de système multilatéral. Donc ce qui compte c'est de poser les bases d’un système monétaire authentiquement multilatéral.
Et puis la deuxième solution, c'est, au contraire, essayer par le dialogue de rassembler tout le monde pour poser les base du système du 21e siècle. C'est très compliqué, c’est très difficile, il y aura beaucoup d’épreuves à surmonter mais la légitimité du débat n’est plus mise en cause par personnes. Et même mieux le G20 donne mandat à la présidence française d’avancer sur le sujet… On est bien loin du scepticisme qui régnait, il y a quelques mois… »
Voilà comment Nicolas Sarkozy a défini sa vision de son mandat d’un an de patron du G20.

On voit donc que, en pleine « guerre des monnaies », le président français reprend une antienne de la politique française internationale : «la mise en place d'un système monétaire international (…) Le président ne peut pas escamoter la question, c'est une vieille position française, droite et gauche confondue…», a ainsi rappelé Hubert Védrine.

Cet objectif, pour important qu’il soit, Nicolas Sarkozy croit donc en avoir reçu mandat lors de la passation de pouvoir entre la France et la Corée du Sud, présidence sortante du G20. Une lecture un peu hâtive du communiqué final des vingt pays les plus riches du monde. En effet, le texte reprend, quasiment mot pour mot, le communiqué publié à l'issue de la réunion des ministres des Finances du G20, fin octobre dernier.
Mais bon, la posture, gaullienne, est avantageuse... Et on a récemment vu Nicolas Sarkozy à Colombey-les deux Églises pour le quarantième anniversaire de Mon-Général, cherchant un improbable héritage.

Mais surtout, Nicolas Sarkozy fait dans le politiquement correct en refusant de « faire des reproches ». Dès le début de son propos, il met de côté la question des déséquilibres commerciaux.
Étonnante démarche que celle-là. La guerre des monnaies n’est en réalité que la partie visible d’une confrontation plus profonde : la bataille pour l’emploi. Et derrière l'emploi on trouve évidemment la localisation des activités, et notamment la production des biens. En un mot, de l’industrie.
Les mots du chef de l’État visent, en réalité, à épargner la Chine, dont Nicolas Sarkozy craint désormais le poids. Mais surtout l’Allemagne. Tout comme l’empire du milieu, notre partenaire européen, avec qui nous avons en partage notre monnaie, a choisi un modèle de développement centré sur les exportations, au détriment de sa consommation intérieure. C’est cette question que Nicolas Sarkozy ignore superbement.

Pourtant, même à Bercy, jusqu’à la puissante direction du Trésor, certains militent pour mettre ce sujet sur la table, et ne pas réduire les problèmes du monde aux seules questions monétaires.
Pour eux, la résolution de la question monétaire ne peut constituer une solution pérenne puisqu’elle ne saurait à elle seule réduire les déséquilibres commerciaux de la planète.


« Pour retrouver la maîtrise des équilibres économiques et de la souveraineté, une option est d'ériger des écluses régulant les mouvements du capital financier. L'alternative que doit à tout prix trouver le G20 est un accord multilatéral visant à rééquilibrer la croissance mondiale. Il consisterait en un nouveau plan de relance budgétaire aux États-Unis, en Allemagne et en Chine et en l'appréciation coordonnée des monnaies asiatiques. La stabilité mondiale en dépend », concluent Gérard Belet et Mathilde Lemoine.

La France, et l’Europe en général, aurait tout à gagner dans une telle configuration. Pas sûr que ce soit le chemin sur lequel nous entraîne le bâton du bon pasteur Nicolas Sarkozy.

Emmanuel Lévy
www.marianne2.fr/Un-G20-pour-rien-sauf-pour-Sarkozy_a199558.html

La « guerre des monnaies » expliquée aux nuls Idea
www.rue89.com/2010/11/10/la-guerre-des-monnaies-expliquee-aux-nuls-175296

Air sarko One ou Air Beauf One
185 millions d’euros ou, selon un rapport parlementaire, 176 millions d’euros, dont 60 millions pour l’achat, 91,5 pour l’aménagement, 20,5 pour la sécurisation des communications et les systèmes d’écoutes, et 4 millions pour la qualification de l’appareil.

Soupçonné d’être équipé entre autre d’un four à pizza, d’une cafetière à 25.000 euros ou encore d’une baignoire-sabot… l’A330 compte une soixantaine de places, contre 253 dans sa version standard.
"Entièrement désossé, il a été réaménagé et décoré aux frais du ministère de la Défense", souligne le Canard Enchaîné qui précise que l'appareil "compte désormais une soixantaine de fauteuils de type 'classe affaires' contre 324 en version bétaillère".

Il est équipé de :
- Une chambre avec lit double, dressing et salle-de-bains,
- Un coin douche près de la cabine de pilotage,
- Une salle de réunion pour une douzaine de personnes au centre de l’appareil
- Un bureau-salon avec accès Internet,
- Une salle de communication dotée des technologies dernier cri afin d’envoyer des messages cryptés à tout moment,
- Un centre médical équipé d’une mini-salle d’opération,
- De leurres anti-missiles. Avec l’entrée en service de l’A330, le chef de l’Etat décollera désormais d’Orly et de Roissy, et non plus de la piste de Villacoublay, trop courte pour ce type d’appareil

Coût de l’heure de vol de Air Sarko One : 20.000 euros

À cause de cet avion, l'aéroport de Villacoublay, en banlieue parisienne, a dû aussi faire l'objet de travaux. La piste a été mise hors service pour plus de 6 mois. Elle ne pouvait supporter le futur Airbus du président. Surtout, il se murmure que Sarkozy ne supportait plus de devoir descendre sur le tarmac. Il lui faut un couloir protégé. Les aménagements sont conséquents, comme le rapportait Le Point en octobre dernier : "réfection complète de la piste et allongement de 1.850 à 2.000 mètres, réfection et élargissement des pistes de roulage (taxiways), mise aux normes de la loi sur l'eau (bassins de rétention), nouvel éclairage, etc."

http://info.france2.fr/politique/l-air-sarko-one-epingle-par-le-canard-64255858.html
http://veilleur.blog.lemonde.fr/2009/11/14/%C2%AB-air-sarko-one-%C2%BB-un-palace-flottant-a-20000-euros-lheure-de-vol/
http://sarkononmerci.fr/files/air-beauf-one.html


Commentaires :
Rappel de l’article du “Bild Zeitung” : 280.000 euros/an de fleurs pour les appartements privés - 61 voitures de service - 2 airbus - 6 Falcon Jets (le dernier à 60.000 euros) - 1.000 employés - 44 chauffeurs - 87 cuisiniers - 1.000.000 euros/an pour les boissons…

Qu’on lui offre un spoutnik à lui et à sa famille et qu’on les envoie sans billet de retour au diable !
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Orwelle



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MessageSujet: Re: G20 de Toronto : la montagne a accouché d'une souris   Dim 14 Nov - 23:01


Sarkozy, le garçon mal élevé de la scène internationale

Cette fois, il a vraiment dérapé. Arriver au G20 après le début et partir avant la fin, c’est un comportement inacceptable pour un Chef d’État. Aucun autre dirigeant du G 20 ne s’est permis une telle indélicatesse. Ce qui ne l’a pas empêché de tenir une conférence de presse à l’usage des médias français comme si de rien n’était.

Dix neufs chefs d’État et de Gouvernement du G 20 ont discuté d’un des problèmes les plus épineux de notre économie mondiale : les déséquilibres croissants entre les économies principales et les problèmes liés à l’action américaine qui affaiblit le dollar et créé d’énormes tensions sur le protectionnisme.

Cette impolitesse est, fort heureusement, sans conséquences sur les débats du G 20 qui n’ont pas besoin de la France pour se dérouler. Christine Lagarde connaît les affaires et a été plus efficace que ne pourrait l’être son patron qui étudie rarement les dossiers en profondeur. Mais c’est une insulte à une institution qui cherche désespérément à traiter enfin les vrais problèmes de l’ordre monétaire international.

Rappelons-nous que c’est le même Nicolas Sarkozy qui, au début de son mandat, avait insulté la francophonie en quittant ses réunions au Québec pour aller convaincre le Président George W. Bush de réunir le G 20 au niveau des chefs d’État et de Gouvernement…alors que le Président Obama venait d’être élu. Il voulait en faire l’organe des réformes financières au milieu de la crise.

C’est également lui qui a annoncé lors du discours aux Ambassadeurs en septembre qu’il allait faire du G 20 sous « sa » présidence le lieu de la discussion du soi-disant dysfonctionnement du marché des changes. C’était le mauvais sujet, mais cela nous rappelait qu’en effet la France aurait la Présidence du G 20 au premier semestre de l’an prochain.

Il y a une tradition dans les Présidences tournantes : le Président de la session suivante joue un rôle particulier lors de la session précédente pour assurer la continuité des débats. Monsieur Sarkozy a, par son absence, dit aux Coréens, qu’il considérait leur présidence comme insignifiante. Connaissant les susceptibilités de ce pays, ce ne sera pas oublié lorsque la France cherchera de « gros contrats ».

Mais surtout, cela rend inefficace la Présidence française à venir. Plutôt que de préparer le terrain pour les débats suivants, le Président de la France a préféré la chaise vide. C’est un faux-pas diplomatique, et une insulte aux 19 autres Nations.

Préférer les cérémonies du 11 novembre et dévoiler une nouvelle plaque pour des lycéens qui s’étaient opposés aux Allemands en 1940 est sympathique. Mais lorsqu’on a le privilège d’être autour de la table des principaux dirigeants du monde, on s’y rend. Cette attitude ne peut que renforcer l’image d’une attitude française aussi irresponsable qu’arrogante. Y compris pour le Président Hu Jin Tao que l’on recevait avec faste la semaine précédente et qui, tout comme Barack Obama, Angela Merkel et les autres, ont fait le déplacement dans la capitale coréenne.

La France ne mène pas le monde à sa guise. Le Président français sera dont le Maître de Cérémonie du G 20 en France au premier semestre de 2010. La France mérite mieux qu’un Président qui fait passer son narcissisme avant ses intérêts nationaux.

Son souhait d’une crise pendant la Présidence française pour se mettre en valeur confirme cette fâcheuse tendance. Il a aimé la Présidence Européenne : ceux d’entre nous qui dépassons la propagande savent pertinemment bien que c’était beaucoup de bruit et peu d’action. Gageons que s’il y a une crise, Monsieur Sarkozy organisera des sommets. En attendant, il a déjà prévu d’organiser des séminaires et conférences : la recette de l’agitation pour camoufler l’inaction.

L’Europe et les instances internationales sont lasses de ses coups de gueule et autres rodomontades qui empêchent le bon fonctionnement de la gouvernance économique de la planète. Les sommets européens résonnent encore de ses excès. Face aux difficultés de l’Irlande ou du dollar, il faut une Présidence sérieuse et préoccupée des vrais problèmes, et non pas au service des ambitions personnelles d’un chef d’État. Nul doute que tout se passera très bien à Cannes en Novembre 2011.

Georges Ugeux
http://finance.blog.lemonde.fr/2010/11/12/monsieur-sarkozy-il-est-temps-de-renoncer-a-etre-le-garcon-mal-eleve-de-la-scene-internationale/

Une dépêche de l'agence de presse britannique Reuters nous apprend que «malgré la solennité du moment et bien qu'à quelques centimètres du pape, Nicolas Sarkozy a subrepticement consulté un message sur son téléphone portable». Quelques jours plus tard, le 13 janvier 2008, il récidivera en Arabie Saoudite en présence du roi.
www.mediapart.fr/club/blog/fabrice-arfi/260808/une-certaine-vulgarite-d-etat


Sarkozy oublie Parisot à Séoul
Laurence Parisot, la présidente du Medef, présente au sommet du G20 à Séoul, avait été invitée par Nicolas Sarkozy à rentrer à Paris avec lui, dans son nouvel avion présidentiel. Mais vendredi, dans la précipitation du départ, Sarkozy a posé un lapin à la patronne des patrons : il l'a oubliée à Séoul, selon le JDD.fr.
www.rue89.com/2010/11/13/nicolas-sarkozy-oublie-laurence-parisot-a-seoul-175836

Paradis fiscaux
Retour sur la monstrueuse imposture de l’homme qui prétendait « moraliser le capitalisme »

« Les chefs d’États et de gouvernements, Nicolas Sarkozy en tête, avaient fait de la lutte contre les paradis fiscaux une des priorités du G20 pendant la crise financière, rappelle le Nouvel Observateur. A la veille du sommet de Séoul, pourtant, personne n’en parle.

Problème résolu ? « Rien n’a changé », répond Eric Vernier, spécialiste de la fraude fiscale. Il commence par rappeler la nocivité du phénomène : « L’évasion fiscale a un véritable impact sur l’équilibre budgétaire des nations. Même lorsqu’ils sont réinjectés dans l’économie, le passage des capitaux par les paradis fiscaux pose problème : en échappant à l’impôt, l’argent qui devrait être utilisé collectivement (pour construire des routes, des hôpitaux, des écoles, etc.) est utilisé à titre individuel. Et bien que la crise soit issue principalement des dérives des banques et des marchés financiers, les effets de cette crise ont été accentués grâce aux paradis fiscaux. (…) Pour donner un ordre de grandeur, on peut s’intéresser à la fraude à l’impôt et aux charges sociales, dont une part transite vers les paradis fiscaux, et qui s’élève à 40 milliards d’euros par an, rien qu’en France. (…) Cela dit, malgré les déclarations fermes des politiques à l’époque, presque rien n’a changé »
www.plumedepresse.net/he-sarko-et-les-paradis-fiscaux/

G20
Quand Strauss-Kahn menace Sarkozy

Le Point.fr révèle en effet un échange entre les deux hommes tu jusqu'à présent. Entre deux séances lors du G20 à Pittsburgh, le 25 septembre 2009, Dominique Strauss-Kahn a rencontré de façon impromptue le chef de l'Etat aux toilettes et lui a proféré cet avertissement : "J'en ai plus qu'assez des ragots répétés sur ma vie privée et sur les prétendus dossiers et photos qui pourraient sortir contre moi. Je sais que tout ça part de l'Elysée. Alors, dis à tes gars d'arrêter ou sinon je saisirai la justice." Nicolas Sarkozy s'est défendu en protestant de sa bonne foi.
www.lemonde.fr/politique/article/2009/12/04/quand-strauss-kahn-menace-sarkozy_1275969_823448.html
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MessageSujet: Re: G20 de Toronto : la montagne a accouché d'une souris   Mer 5 Juil - 12:28



Avant-G20 : répression violente des anti-G20
À Hambourg la police disperse des manifestants avec camions à eau et gaz irritant

Ambiance conviviale
Au total, les organisateurs ont prévu une trentaine de manifestations durant toute la semaine et espèrent réunir plus de 100.000 manifestants anti-G20 à Hambourg sur plusieurs jours.

Dans une ambiance plutôt conviviale et sous la pluie, les manifestants se sont rassemblés en fin de matinée devant la mairie de Hambourg où plusieurs prises de parole ont eu lieu pour réclamer "une autre politique", appeler au respect de l'environnement  ou critiquer le président américain Donald Trump. [...]
Dans le port de Hambourg, des militants de Greenpeace ont également manifesté devant un cargo chargé de charbon pour réclamer l'arrêt du charbon dans la production d'électricité.

2 juillet 2017
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170702.OBS1508/les-anti-g20-se-mobilisent-a-hambourg.html
http://www.leparisien.fr/international/en-images-premieres-tensions-a-hambourg-avant-le-g20-05-07-2017-7111755.php
http://www.europe1.fr/international/g20-la-police-disperse-des-manifestants-a-hambourg-3380543




Le douzième sommet du Groupe des vingt se tient les 7 et 8 juillet 2017

Le Groupe des vingt (G20) est composé de dix-neuf pays et de l'Union européenne, dont les ministres, les chefs des banques centrales et les chefs d'État se réunissent régulièrement depuis novembre 2008. Il vise à favoriser la concertation internationale et se décline sous trois formes : les G20 regroupant des chefs d'État et de gouvernement, les G20 finance regroupant les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales et, depuis les 20-21 avril 2010, des G20 sociaux, réunissant les ministres de l'emploi.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sommet_du_G20_de_2017
http://www.europe1.fr/international/g20-sous-haute-tension-en-vue-avec-donald-trump-3380372




Pas de liste noire des paradis fiscaux au G20 de Hambourg
Alors que les chefs d’Etat et de gouvernement devraient prendre acte des efforts faits par les centres financiers offshore pour se normaliser, sous la pression des « Panama papers ».
http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/06/28/pas-de-liste-noire-des-paradis-fiscaux-au-g20-de-hambourg_5152499_3234.html

Le roi Salmane d'Arabie saoudite sera absent au G20
Le souverain saoudien se fera représenté par son ministre des Finances, Mohammed Al-Jadaan
Actuellement, l’Arabie Saoudite et ses alliés ont isolé le Qatar, l’accusant de soutenir le «terrorisme» et les islamistes extrémistes et lui reprochent sa proximité avec l’Iran.
De leur côté, les autorités qataries ont rejeté les allégations de Ryad et refusé de se faire dicter leur politique étrangère.
http://courrierstrategique.com/10952-le-roi-salmane-darabie-saoudite-sera-absent-au-g20.html

Les villes devenues territoires hors États
Des maires du monde entier s'adressent au G20 pour "sauver la planète"
http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250279383587

À présent auxiliaires de police ?
Les agents SNCF priés de signaler les groupes militants se rendant au G20
http://www.europe1.fr/societe/les-agents-sncf-pries-de-signaler-les-groupes-militants-se-rendant-au-g20-3380096
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MessageSujet: Re: G20 de Toronto : la montagne a accouché d'une souris   Ven 7 Juil - 17:52



Le G20 de Hambourg : répression contre les opposants -
Déclaration du Parti communiste allemand (DKP)


Les autorités allemandes, leurs forces de l’ordre, n’hésitent pas à violer, dès à présent, les droits constitutionnels et les décisions de justice pour étouffer la contestation et son écho mondial.

Ils veulent criminaliser le droit à la résistance – notre réponse : la solidarité !

Le Tribunal administratif de Hambourg a statué en référé, dans la nuit du 2 juillet 2017, que le camp anticapitaliste contre le sommet du G20 pouvait avoir lieu à Hambourg. La police de Hambourg a ignoré cette décision de justice et a interdit aux participants à ce rassemblement l’accès au parc Entenwerder où il est prévu. Sans la moindre justification de droit, l’espace avait déjà été évacué dimanche par la police. Le Parti communiste allemand condamne ces agressions et y voit une violation flagrante du droit de la part des forces de l’ordre de l’Etat.

Il s’agit ici d’une nouvelle tentative d’empêcher et de criminaliser la résistance légitime contre le sommet du G20 à Hambourg. Elle est à ranger à côté de l’interdiction de fait de manifester dans la « zone bleue » [entre l’aéroport et le lieu du G20], de la fermeture de la place de l’Heiligengeistfeld aux initiatives et manifestations, du refus de laisser s’installer les contestataires dans le Parc de la Ville ou dans le Parc du Peuple.

Nous condamnons également les procédures individuelles engagées contre plusieurs opposants au G20. En amont des manifestations ont eu lieu des perquisitions chez plusieurs militants anti-sommet, dans plusieurs appartements et une permanence politique.

Mais notre résistance collective ne se laisse pas intimider, dans sa diversité et sa créativité politiques.

Le DKP exprime sa solidarité avec les militants poursuivis.

Olaf Matthes, attaché de presse

4 juil 2017
http://www.cgt-unilever-hpc-france.com/2017/07/le-g20-de-hambourg-repression-contre-les-opposants-declaration-du-parti-communiste-allemand-dkp.html
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MessageSujet: Re: G20 de Toronto : la montagne a accouché d'une souris   Lun 24 Juil - 17:04



Des manifestants torturés à Gênes lors du G8 de 2001, admet le chef de la police

Des manifestants qui protestaient lors de la tenue du sommet du G8 à Gênes en 2001 ont bel et bien été torturés, a reconnu, le  mercredi 19 juillet 2017, le chef de la police italienne Franco Gabrielli. Il s'agit de la plus importante reconnaissance officielle de culpabilité par rapport à ces faits.

Franco Gabrielli s'est exprimé un mois après que la Cour européenne des droits de l'Homme a établi pour la seconde fois que des policiers italiens avaient brutalisé des civils à Gênes. Au début du mois, le Parlement italien a introduit le délit de torture dans la législation.
https://www.rtbf.be/info/societe/detail_des-manifestants-tortures-a-genes-lors-du-g8-de-2001-a-genes-admet-le-chef-de-la-police?id=9663666

Gênes, Italie, juillet 2001, la torture en marge du G8
La presse unanime et soudain débloquée (20 juillet 2017) : « G8 à Gênes : des manifestants ont été torturés, admet le chef de la police italienne ».
https://www.legrandsoir.info/genes-italie-juillet-2001-la-torture-en-marge-du-g8.html

Gênes 2001, G8 : « Comme le scorpion, mon frère », polar altermondialiste

Chapitre 12. Le centre de torture. La caserne Bolzaneto.

[...] 'il ne s’agissait pas de débordements incontrôlés. Un policier de la brigade d’intervention rapide de la caserne Bolzaneto s’est confié à Repubblica : il a vu le chef du département de la police pénitentiaire spécialisée dans les affaires « délicates » (maffieuses) regarder ses hommes à l’œuvre, sans s’émouvoir des bastonnades. Quatre députés de l’Alliance Nationale ont été remarqués dans la salle d’opération de la gendarmerie, sourds aux cris de douleurs, aux chocs des corps, aux slogans lancés qui traversaient les murs : « Vive le Duce ! Vive Pinochet ! ».

On sait aussi que des hauts responsables de la police italienne étaient à Gênes, que des membres du Gouvernement se trouvaient au centre nerveux commandant les opérations. Gianfranco Fini, leader des fascistes de l’Alliance nationale a passé la nuit dans les locaux de la « questure » (préfecture) de Gênes. Epris de Justice (il en est le ministre), Roberto Casteli était là aussi.

Les exactions ne sauraient donc être imputées à des débordements incontrôlés. Au demeurant, un policier a confié à notre confrère Repubblica que l’ordre est arrivé directement de Rome, demandant d’arrêter le plus de monde possible à n’importe quel prix. N’importe quel prix ! ».' [...]
https://www.legrandsoir.info/genes-2001-g8-comme-le-scorpion-dans-une-nuit-d-epouvante-polar-altermondialiste-suite.html



À Milan, une fresque a été peinte à la mémoire de Carlo Giuliani, mort le 20 juillet 2001 à Gênes.
https://rebellyon.info/20-juillet-2001-le-jeune-Carlo-Giuliani
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MessageSujet: Re: G20 de Toronto : la montagne a accouché d'une souris   

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G20 de Toronto : la montagne a accouché d'une souris
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