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 Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?

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Orwelle



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MessageSujet: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Sam 31 Juil - 3:24



Jeux clandestins : Fabien Chalandon avait été alerté de son arrestation

Fabien Chalandon, le fils de l'ancien ministre de la Justice Albin Chalandon, a été placé en garde à vue le 29 juin 2010. Il est soupçonné d'être intervenu à de nombreuses reprises auprès de Michèle Alliot-Marie, à l'époque où elle était à la tête du ministère de l'Intérieur et de plusieurs responsables politiques, en faveur de la mise en service d'une borne Internet dissimulant des machines à sous.

Fabien Chalandon, 57 ans, a été alerté de la venue des policiers de la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire de Paris à son domicile. Absent de son appartement mardi matin, le fils de l'ex-garde des Sceaux avait pris ses précautions pour permettre aux enquêteurs de perquisitionner son habitation.
«Il avait laissé un mot à l'intention des policiers, confie une source proche de la direction de la PJ parisienne. Il avait été prévenu de leur arrivée. Par qui ? C'est un mystère.»

Les enquêteurs ont finalement retrouvé sa piste en fin de matinée alors qu'il se trouvait devant l'entrée du cabinet de son avocat, situé dans le VIe arrondissement à Paris, avant de l'interpeller.

«Il a été placé en garde à vue dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par le juge d'instruction parisien, Nadine Barthélémy-Dupuis, précise la même source. L'enquête qui le concerne porte sur l'exploitation de bornes de la société Visionex, implantée dans un bar du XIXe arrondissement à Paris.»

Au cours de son audition, Fabien Chalandon a déclaré «avoir été trompé» sur l'utilisation de ces machines par le gérant de cette société, Olivier Sigoignet. Ce dernier avait été mis en examen, le 20 mai pour «infraction sur la législation sur les jeux de hasard» avant d'être placé en détention provisoire.

Les investigations menées ont démontré que Fabien Chalandon a été rétribué à hauteur de 10 000 € par mois, depuis un an et demi, par la société Visionex en échange de ses conseils. Toujours selon nos informations, il a également reconnu en garde à vue que ces bornes abritaient, bel et bien, des jeux de hasard illégaux.

Dans le cadre de la même affaire, les policiers de la BRB ont entendu, la semaine dernière, l'ex-directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie, Michel Delpuech. Interrogé sur le contenu d'un courrier écrit par ses soins, Michel Delpuech s'est défendu d'être intervenu en faveur de la société Visionex. «Les investigations se poursuivent, poursuit un proche de l'affaire. D'autres personnes vont être entendues.» Selon nos informations, un conseiller juridique de Michèle Alliot-Marie pourrait être prochainement interrogé.
(...)
www.leparisien.fr/faits-divers/jeux-clandestins-fabien-chalandon-avait-ete-alerte-de-son-arrestation-30-06-2010-984118.php
www.lepoint.fr/societe/legislation-sur-les-jeux-le-fils-de-l-ex-garde-des-sceaux-albin-chalandon-en-garde-a-vue-30-06-2010-471741_23.php


Septembre 2008
Visionex, s'il représente une concurrence pour la FDJ et le PMU, n'a rien de commun avec une machine à sous illégale. Alors ?

Olivier Sigoignet ne parvient pas à comprendre la volte-face de l'administration : «Dès fin 2006, j'avais pris contact avec toutes les autorités afin de m'assurer que cette loterie était légale. J'ai également édité une plaquette et fait passer des communiqués à l'AFP. Vous pensez vraiment qu'une personne qui s'apprête à enfreindre la législation sur les jeux de hasard et d'argent se conduit de la sorte ?»

Question pertinente, en effet. Pourquoi les policiers des Courses et Jeux ont-ils fait diligence à ce point alors que plusieurs services de l'administration avaient confirmé la légalité de Visionex ? Surtout, on peut se demander quelle est la proximité entre la Sous-direction des courses et jeux et la Française des jeux (FDJ)...

Pour mener leur enquête préliminaire, les RG ont ciblé trois cafés qui se trouvent être aussi des points de vente de la FDJ et du PMU. Or certains patrons de bars et tabacs liés à ce monopole d'Etat reconnaissent volontiers, sous le sceau de l'anonymat bien entendu, que les représentants de la FDJ les rappellent à l'ordre si d'autres appareils que les leurs font leur apparition dans leurs salles. Surtout s'il s'agit de machines reliées à Internet : «La FDJ a raté ce virage, observe l'un d'entre eux. Elle voit d'un mauvais oeil tous ceux qui la défient sur un terrain où elle ne se sent pas très à l'aise.» Les fonctionnaires des Courses et Jeux iraient-ils jusqu'à se transformer en inspecteurs de monopole pour le compte de la FDJ ?

Olivier Sigoignet rencontre l'ancien garde des Sceaux Albin Chalandon, qui se saisit du dossier avec l'appui de son fils Fabien, un banquier d'affaires qui connaît bien les arcanes de la bureaucratie française.

L'histoire devient dès ce moment, en avril 2008, une édifiante farce politico-administrative. Chalandon alerte les ministres de la Justice et de l'Intérieur, Rachida Dati et Michèle Alliot-Marie, sur ce qu'il considère comme un scandale d'Etat : l'instrumentalisation de la justice et l'utilisation d'un service de police à des fins d'intérêts privés ; les RG, de surcroît, sont saisis en tant que police administrative, puis changent de casquette en cours de route pour utiliser leurs pouvoirs de police judiciaire.

Bagarre au sein du cabinet de la ministre

Finalement, le préfet Michel Delpuech, directeur de cabinet de MAM, reçoit Olivier Sigoignet et son avocat et leur assure partager leur indignation. La «bonne foi» de l'entrepreneur est, selon lui, «établie». Il promet même une enquête interne de l'IGPN afin de faire toute la lumière sur ce comportement des Courses et Jeux.

Mais ces belles paroles ne sont suivies d'aucun acte. Aussi, quand, au bout d'un mois et demi, Chalandon reçoit une lettre signée Michel Delpuech, qui évite de prendre parti, l'ancien garde des Sceaux s'agace. Et la bagarre s'installe au sein même du cabinet de la ministre entre ceux qui veulent couvrir les RG et ceux qui souhaitent, pour protéger la ministre d'un éventuel scandale, déclencher une enquête sans complaisance sur les policiers des Courses et Jeux. Pour l'heure, le club des étouffeurs semble l'emporter, mais la ministre en personne a été alertée sur les risques inhérents à une affaire de ce type. Son directeur de cabinet, en ne déclenchant pas d'enquête, ne s'est-il pas mis en porte-à-faux par rapport à l'article 40 du Code de procédure pénale, selon lequel «toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs» ? C'est la question que posent publiquement Chalandon père et fils, avec Delpuech en ligne de mire.
www.lepoint.fr/actualites-societe/quand-les-rg-depassent-les-bornes/920/0/271449
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Sam 31 Juil - 18:11



Yazid Sabeg en plein conflit d'intérêts ?

Yazid Sabeg utilise-t-il son poste de haut commissaire à la Diversité pour servir ses propres intérêts ? Le Canard enchaîné du 28 juillet révèle que le haut commissaire (qui est toujours à la tête de sa société privée) a déposé un dossier auprès du Fonds stratégique d'investissement, géré par l'Etat, pour obtenir une aide de 20 millions d'euros afin de racheter Altis, une filiale d'IBM. Selon l'hebdomadaire, Claude Guéant serait intervenu auprès du FSI pour appuyer la demande de Sabeg.

Yazid Sabeg a un statut ambigu au sein du gouvernement : il y est sans y être. Officiellement, en tant que haut commissaire à la Diversité, Sabeg n'est pas membre du gouvernement et ne perçoit aucune rémunération à ce titre. Il a donc pu rester à la tête de son entreprise. Sauf que ce non-membre du gouvernement semble bénéficier à plein de ses relations haut placées pour ses propres intérêts selon Le Canard enchaîné.

Jeudi 22 juillet, le comité d'investissement a examiné la demande de Sabeg et émis des réserves : le business plan doit être revu. En off, un membre du FSI s'agace des interventions de Guéant : "Sabeg nous a pris pour un distributeur automatique de billets : son business plan est carrément léger, il table sur un chiffre d'affaires fantaisiste. Sans l'intervention de Guéant, le dossier ne serait même pas passé devant le comité d'investissement". Depuis le 22 juillet, les pressions sur les membres du comité du FSI auraient repris de plus belle.

L'enjeu est important car la société Altis, spécialisée dans les semi-conducteurs, a besoin de cette somme pour sauver ses 1400 emplois. Le 1er juillet dernier, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, s'était d'ailleurs engagé à "tout faire" pour sauver Altis. Sabeg sera-t-il ce sauveur avec la complicité de Guéant et du FSI ? Contacté par Le Canard, Sabeg nie tout conflit d'intérêts en affirmant qu'il n'est pas "membre du gouvernement". Certes, mais comme le note l'hebdomadaire, il dispose tout de même de bureaux rue de Lille, à l'hôtel Seignelay, c'est-à-dire "deux étages au-dessous de la soupente d'Estrosi".

Yazid Sabeg n'est pas connu du grand public, mais il mériterait à l'être. Sherlock Com' avait déjà relevé de possibles conflits d'intérêts dans sa chronique : "Commissaire Yazid, et businessman Sabeg"

www.arretsurimages.net/vite.php?id=8800
www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2858
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Dim 1 Aoû - 13:19


Reuters

Les heures supplémentaires du sénateur Gérard Longuet chez GDF Suez

Gérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat, a aussi été conseiller de GDF-Suez. Entre septembre 2008 et fin 2009, il a conduit pour le groupe privé «une mission de réflexion sur le déploiement du nucléaire en France et l'étranger». Alors que le gouvernement conduit une politique de libéralisation totale de l'énergie en France, le représentant du groupe majoritaire au Sénat peut-il avoir ainsi des intérêts communs avec une des parties prenantes ? Gérard Longuet dément tout conflit d'intérêts. [extraits]

Jamais de telles relations n'auraient dû être connues publiquement. Mais des proches du sénateur, par mégarde, y ont fait explicitement référence. Interrogés, GDF-Suez et Gérard Longuet ont reconnu la réalité de cette mission de conseil, qu'ils auraient sans doute préféré taire. «Oui, il y a bien eu une mission de conseil», reconnaissent les deux parties.

Un contrat de conseil a été officiellement passé en septembre 2008, deux mois à peine après la création de GDF-Suez. Officiellement, c'est à l'initiative de Gérard Mestrallet, président du groupe, qu'aurait été prise cette décision. Selon nos informations, ce serait plutôt l'homme d'affaires, Albert Frère, deuxième actionnaire du groupe après l'Etat, qui aurait suggéré l'idée. Interrogé sur ce point, le porte-parole du groupe dit ne pas savoir ce qu'il en est.

Selon GDF-Suez, peu bavard sur le sujet, il s'agissait de «mener une réflexion sur le déploiement du nucléaire en France et à l'international». Un contrat a été signé avec Sokrates Group, la holding de conseil de Gérard Longuet, pour conduire cette mission.

Ces travaux ont duré jusqu'en décembre 2009, selon les deux parties. «Quand j'ai été candidat à la présidence du groupe UMP au Sénat en juillet 2009, j'ai annoncé à Gérard Mestrallet que je n'aurais plus suffisamment de temps pour m'occuper de cette mission. De plus je trouvais compliqué de poursuivre ce travail, tout en étant président du groupe de la majorité. Tout s'est donc arrêté à la fin de l'année dernière», explique-t-il.

Le président du groupe UMP au Sénat et GDF-Suez n'en disent pas plus. Ils refusent catégoriquement en tout cas de donner le montant de ce contrat.

«Une petite activité personnelle de consulting»

En 1999, époque où sa carrière politique semblait compromise à la suite de sa mise en examen pour financement illégal du parti républicain, il s'est lancé dans le conseil en rachetant plusieurs sociétés : 100% de Herbemont Cesar et associés (HCA), spécialisé dans la conduite du changement dans les entreprises, 60% de Sanesco, conseil auprès des hôpitaux et institutions médicales, 85% de Francis Vidal.

Ces participations ont toutes été regroupées dans Sokrates group dont Gérard Longuet est l'actionnaire majoritaire. Depuis 2007, il a revendu une à une ces activités. La dernière opération en date est la cession de Sanesco, revendue en mai 2010 à GE Heathcare, la filiale santé de General Electric, pour environ 1 million d'euros. Mais à côté de ces filiales et après leur cession, Gérard Longuet dit «avoir conservé une petite activité personnelle de consulting». C'est dans ce cadre que l'accord a été passé intuitu personae avec GDF-Suez.

Libéral convaincu, Gérard Longuet l'est naturellement pour le secteur de l'énergie. Bien qu'il ait postulé à la présidence d'EDF en 2004 et tenté à nouveau sa chance en 2009 pour remplacer Pierre Gadonneix, il se dit partisan de la dérégulation totale du secteur. Comme son vieil ami Philippe Ladoucette, président de la Commission de la régulation de l'énergie (CRE), il est favorable à une mise en concurrence totale de l'énergie, la fin des tarifs régulés, une augmentation des prix afin de soutenir la concurrence, une libéralisation totale du nucléaire en France. Des positions pas très éloignées non plus de celles de GDF-Suez.

Mais une chose est d'avoir des convictions. Une autre est de courir le risque de pratiquer le mélange des genres. Car l'enrôlement d'un sénateur par GDF-Suez n'est pas totalement dénué de calcul et d'arrière-pensées. Pour certains, ce cas est la première manifestation des effets induits de la libéralisation de l'énergie en France.

Au moment où le gouvernement fait voter loi sur loi – de la privatisation de GDF à la loi Nome accordant un partage de la rente nucléaire aux groupes privés – pour accélérer la déréglementation du secteur, est-ce que cela ne pose pas problème de mener en parallèle la fonction de législateur et une activité de conseil auprès d'une des parties prenantes à ce dossier ?

«Le conflit d'intérêts est réel»

Le code électoral, très sensible à ces questions d'indépendance du législateur par rapport à toutes les forces de pression, dit un peu autre chose : un élu ne peut pas décider seul de la conduite à tenir en cas de situation de litige potentiel. Un membre de l'entourage du président du Sénat, Gérard Larcher, rappelle l'esprit de la loi : «Les règles d'incompatibilité sont extrêmement fines, elles se jugent au cas par cas. Tout repose sur un système déclaratif sur l'honneur en début de mandat ou en cours de mandat, s'il y a un changement. C'est le bureau qui examine alors les situations personnelles de façon totalement discrète et demande si nécessaire une régularisation. Dans le cas présent, il faut savoir si cette mission de conseil a été déclarée.»

Dans les cas d'incompatibilité, la loi retient notamment les fonctions de conseil au privé : «Il est interdit à tout parlementaire de commencer à exercer une fonction de conseil qui n'était pas la sienne avant le début de son mandat. [...] ».

«Ce mandat de conseil n'est peut-être pas illégal. Néanmoins le conflit d'intérêts lui est réel et demeure. Se défendre en disant qu'il n'intervient pas dans les débats sur les questions d'énergie est un piètre argument. D'abord, ce n'est pas le rôle d'un président de groupe de prendre position dans les discussions. Ensuite, il passe sous silence son rôle d'organisateur de la majorité au Sénat. C'est lui qui choisit les rapporteurs des textes, désigne les animateurs dans les commissions. Ce sont des choix décisifs pour la suite des discussions», explique un parlementaire de l'opposition, qui refuse d'être nommé pour «ne pas en rajouter dans le climat actuel». (...)

Martine Orange
www.mediapart.fr/journal/france/280710/les-heures-supplementaires-du-senateur-gerard-longuet-chez-gdf-suez

L'affaire tombe mal, alors que l'Elysée peine à trouver des élus pour participer à une commission inter-partis sur la notion de conflit d'intérêts. Le PS, qui réclame une commission d'enquête parlementaire, a déjà exclu d'y participer.
www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/29/gerard-longuet-soupconne-de-conflit-d-interet_1393635_823448.html

UMP : Union pour Ma Pomme
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Ven 24 Sep - 3:37


Copé, Fillon et Longuet

Martin Hirsch dénonce le conflit d'intérêts et appelle à une loi

[…] Martin Hirsch déplore les lacunes de la «conception française» du conflit d'intérêts, une sorte de «mythologie» selon laquelle «être honnête permet de surmonter tout conflit d'intérêts», défense invoquée par Claude Guéant pour Éric Woerth. Résultat, «il faut avoir consommé pour être condamnable», alors que «dans la plupart des autres pays», «la faute commence en amont, dès lors que l'on est en situation de devoir concilier des intérêts contradictoires». «C'est un peu comme si le fait d'avoir de l'alcool dans le sang au volant ne devenait un délit que si un accident intervenait», tacle-t-il. «Rien pour le prévenir, rien même pour le caractériser, tant qu'il ne s'est pas transformé», insiste-t-il.

Quand Vivendi invite

Il épingle notamment les deux chefs de file de l'UMP au Parlement, Jean-François Copé, également avocat d'affaires, et Gérard Longuet, qui avait reconnu avoir eu une mission de conseil pour GDF-Suez (2008-2009), en réfutant tout mélange des genres.

Et l’ancien haut-commissaire à la Jeunesse et aux solidarités actives de s’attaquer également aux «cadeaux et invitations» qui «peuvent représenter le préliminaire du conflit d’intérêts et l’antichambre de la corruption». Et cette fois, il cite des exemples personnels. Comme cette fois où, directeur de cabinet du secrétaire d’État à la Santé, en 1998, il reçoit un fax à son domicile, «une invitation signée de Jean-Marie Messier, alors patron de Vivendi, qui me conviait à assister à une représentation de l’opéra au Festival d’Aix». Avec invitation à utiliser son jet privé pour y aller et pour en revenir, ou passer la nuit dans un hôtel de luxe d’Aix. Aux frais de Vivendi. Refusée, évidemment. Au même moment, son cabinet menait une «discussion âpre» avec les professionnels de l’eau sur une nouvelle réglementation, a-t-il découvert…

Plus tard, alors qu’il était nommé directeur de la Pharmacie centrale des hôpitaux, un patron d’un laboratoire pharmaceutique lui «a très simplement expliqué que son avion privé était garé à Orly et qu’il était à ma disposition chaque fois que j’en aurais besoin». […]

Sans parler de «l’étrange tradition selon laquelle La Poste attribuait des timbres d’une valeur de plusieurs dizaines de milliers d’euros chaque année à son ministre de tutelle et à quelques autres responsables publics, très hauts placés».

Mais pour Martin Hirsch, il ne s’agit pas que de dénoncer, mais de proposer. Il fait neuf recommandations, dédiant son livre aux parlementaires «qui voteront une loi». […]
www.20minutes.fr/article/600826/societe-martin-hirsch-denonce-conflit-dinteret-appelle-loi


Révélation : quand Gérard Longuet était arrosé par la Poste

Actuel président du groupe parlementaire UMP au Sénat, et très écouté à l’Elysée, Gérard Longuet a reçu des «épreuves de luxe», «d’une valeur marchande bien supérieure (aux timbres premiers jours, très cotés, NDLR) : ils présentaient par leur nombre restreint une rareté qui les différenciait. Ce système était l’un des mieux gardés de la République. Probablement seuls les bénéficiaires connaissaient ce stratagème astucieux et lucratif ». […]

Gérard Longuet n’est évidemment pas seul concerné, bien sûr. Les ministres de tutelle des gouvernements de gauche, Paul Quilès, Jean-Marie Rausch, et de droite, José Rossi ou François Fillon devraient révéler s’ils ont succombé ou non à l’amour immodéré de la philatélie. Et aussi un… ancien président de la République nommé Jacques Chirac. Question : est-ce avec des timbres-poste, ou avec des timbres de la Semeuse, qu’il compte dédommager la ville de Paris pour les emplois fictifs, aux côtés de l'UMP ?
www.marianne2.fr/hervenathan/Revelation-quand-Gerard-Longuet-etait-arrose-par-la-Poste_a46.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Dim 26 Sep - 20:37


Cool, Raoul !

Un député UMP, ancien conseiller de Borloo, est pris en plein conflit d'intérêts

Arnaud Richard, 39 ans, est devenu député UMP au mois de juin. Il n'a, pour autant, pas cru nécessaire de cesser immédiatement ses activités à la Caisse des dépôts et consignations, pourtant placée sous le contrôle direct du Parlement.

www.mediapart.fr/journal/france/250910/un-depute-ump-ancien-conseiller-de-borloo-est-pris-en-plein-conflit-dinterets
www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/fiches_id/345897.asp


Arnaud Richard propulsé député

Par courrier du 25 mai 2010, le Premier Ministre François Fillon a informé Pierre Cardo, par ailleurs président de la Communauté d’agglomération des Deux Rives, que, suite à l’examen du rapport provisoire de sa mission sur le démantèlement des navires en fin de vie qu’il lui avait confiée le 4 décembre 2009, cette dernière sera prolongée.

Par conséquent, il sera mis un terme au mandat de député de Pierre Cardo qu’il occupait depuis 1993. Conformément aux dispositions de l’Article LO 176 du code électoral, Arnaud Richard, député suppléant, élu en même temps que lui, lui succédera comme député de la 7e circonscription des Yvelines.

Naturellement, le PS a vivement réagi : La prolongation de cette mission « oblige (le député Cardo) à démissionner et permet à son suppléant de devenir député. Ce dernier, Arnaud Richard se retrouve ainsi propulsé député sans aucune légitimité ».

Le PS yvelinois [...] conteste la nomination de cette mission au Député de la 7e circonscription : " La nomination de Pierre Cardo pour une mission sur le démantèlement des navires en fin de vie n’a pu être faite en fonction de ses compétences dans ce domaine, lui-même s’étant autoproclamé spécialiste des banlieues".

Les élus socialistes dénoncent alors, dans ce choix, une manoeuvre politicienne évitant à la droite d’organiser une législative partielle dans la 7e circonscription : "Il ne peut s’agir là que d’un calcul cynique afin de lui permettre de quitter ses fonctions en s’assurant de sa succession et en déniant ainsi aux électeurs la possibilité de choisir la personne qu’ils souhaiteraient lui voir succéder. Une nouvelle fois dans notre département, comme cela avait été le cas pour le remplacement de Pierre Bédier, la droite fait montre d’un déni de démocratie".

Arnaud Richard est conseiller municipal d’opposition à Meulan mais également conseiller parlementaire du Ministre d’État, Jean-Louis Borloo.
www.mediaseine.fr/Pierre-Cardo-Arnaud-Richard-Le-PS-01799

Arnaud Richard, conseiller fantôme
Lors du conseil municipal du 19 octobre 2007, les élus « Rouen Verte et Solidaire » ont interpellé le Maire concernant les absences répétées de son adjoint aux nouvelles technologies, M. Arnaud Richard. Le Maire a adressé une fin de non-recevoir aux élus « R.V.S ».

Arnaud Richard n’habitait plus Rouen depuis 4 mois, n’exerçait pas son mandat, mais continuait à percevoir son indemnité, contribuant ainsi à discréditer la fonction d’élu.
http://politicobs.canalblog.com/archives/2007/10/26/6676373.html
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Dim 26 Sep - 20:49



UMPéisation à tous les étages et tours de passe-passe
Un président du « corps français » à la tête de l’AFITF
!

Le président centriste de la majorité, de la commission des finances du Sénat, Jean Arthuis, siégeait, en tant que sénateur, au conseil d’administration de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France. Désormais, c’est au titre d’élu local qu’il occupera cette place.

Le président du groupe sénatorial UMP, Gérard Longuet, déjà membre de ce conseil dont il envisageait de prendre un jour la présidence, le remplace en tant que sénateur. Jusque-là, rien à dire mais d’une pierre… deux coups : il est nommé, par décret du Premier ministre en date du 23 avril (JO du dimanche 25 avril 2010), président du conseil d’administration de l’Agence. Voici donc un sénateur UMP, mais pas n’importe lequel puisqu’il est président du groupe parlementaire, à la tête d’un organisme de régulation, de collecte et redistribution financière, au moment où se boucle, au demeurant, le projet du Grand Paris et de ses infrastructures de transport.

Rectificatif : Gérard Longuet était déjà président de l'AFITF ; il souhaitait le rester et à cette fin le tour de passe-passe consistait naturellement à le maintenir dans le conseil d'administration en changeant sa "case" d'appartenance. Il fallait lire donc dans l'article "reprendre" et "renommé". Tout ceci ne change en rien l'observation et... au contraire la conforte : le président de l'AFITF y est au titre de sénateur avec l'une des fonctions qu'il exerce au Sénat, soit président du groupe sénatorial UMP et non, en tant qu'élu local (ex conseiller régional)

www.vielocale-viepublique.fr/Pouvoir/tabid/71/Default.aspx
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Dim 26 Sep - 20:57



Rétablir la confiance

Le mercredi 30 septembre 2009 [s'est tenu] à Paris un colloque sur le thème « Crise financière, un an après : le droit peut-il rétablir la confiance ? » introduit par Jean-François Copé, avocat à la Cour et député-maire de Meaux, avec Arnaud Richard, directeur juridique, Boursorama [...]

Cet événement, organisé conjointement par le cabinet Gide Loyrette Nouel A.A.R.P.I. et l‘Association Française des Juristes d’Entreprise, en partenariat avec l’ESSEC, sera l’occasion d’analyser les impacts et opportunités de la crise pour les acteurs de l’économie ainsi que l’évolution de la régulation du système bancaire et financier.

[...] parlementaires, hauts fonctionnaires, directeurs juridiques de sociétés multinationales, banquiers et avocats d’affaires aborderont à l’aulne de leur expérience pratique les sujets suivants :

# impacts et opportunités de la crise pour les actionnaires
# banque et assurance : diversité des métiers et risques de conflits d’intérêts
http://www.lamyblog.fr/2009/09/crise-financiere-un-an-apres-le-droit-peut-il-retablir-la-confiance/

L’aiglon de Meaux est intouchable

Ainsi donc, poser la question du conflit d'intérêts de Copé, qui serait payé jusqu'à 20 000 euros par mois par un cabinet d'avocats, pour "deux ou trois après-midis par semaine", ce serait l'équivalent de dénoncer des Juifs sous l'occupation […]

Si les mots manquent aussi, mais cette fois par lassitude, c'est pour qualifier l'incuriosité journalistique devant la scandaleuse situation de Copé.

Qu'il soustraie ces fameuses "deux ou trois après-midis par semaine" à la lourde tâche pour laquelle il a été élu (réformer ce pays qui en a tant besoin, et aider le président de la République), est un premier scandale, que le journal d'Etienne Mougeotte devrait dénoncer tous les jours (à sa décharge, il en soustrait bien davantage pour se consacrer à la réalisation de ses très hautes ambitions pour 2017, mais il n'est pas seul dans ce cas).

Mais qu'il oppose un refus sans appel à toute question sur les dossiers que lui confie ce grand cabinet d'affaires, au montant des revenus qu'il en retire, et que la question ne lui soit pas systématiquement posée dès qu'il parle dans un micro (c'est à dire sept fois par jour en moyenne, jours fériés compris), devrait être inacceptable. On l'entend déjà, quand il se trouvera un jour ou l'autre, immanquablement, au centre d'un maëlstrom à la Woerth : "mais enfin, cette situation était connue ! Elle était sur la place publique. Et cela ne gênait personne !"
www.arretsurimages.net/vite.php?id=9213

« Sa tâche principale ? User de son influence »
www.rue89.com/2009/07/24/maitre-cope-touche-t-il-200-000-euros-chaque-annee

Comment Maître Copé a enterré une loi qui gênait son cabinet
www.rue89.com/2010/01/07/comment-maitre-cope-a-enterre-une-loi-qui-genait-son-cabinet-132633

L'aiglon de Meaux, un drôle d'oiseau
Il est régulièrement suggéré que c’est l’autre, avec dix ans de moins : maniaque, petit aboyeur, libéral, embusqué, tout tapissé de parler-vrai. En réalité, avec quinze centimètres de plus, ce n’est pas du tout Sarkozy. Authentique bourgeois élevé dans les beaux quartiers... il accroche un portrait de Pompidou dans sa chambre d'enfant.
À Sciences-Po, il suit le cours d’anglais pour les nuls. Un condisciple se souvient : «Il avait déjà les codes, le costume, la cravate, les lunettes d’écaille. Un jour, il a dit : "I want to be président de la République."
www.denistouret.net/constit/Cope_Jean-Francois.html

De 1989 à 1991, il est chef de bureau à la Caisse des dépôts et consignations.
En 2005, il est mis en cause, notamment par Le Canard enchaîné car il occupait un logement de fonction. Ayant acquis quelques semaines plus tôt un appartement à Paris 16ème, près du Trocadéro, Jean-François Copé contrevenait donc à la règle selon laquelle un ministre disposant d'un appartement privé à Paris ne peut disposer d'un logement de fonction. L'appartement de fonction, loué 5500 €, était également plus grand (230m²) que ce qu'autorisent les consignes ministérielles (120 à 140 m² au maximum dans sa situation d'alors)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_Cop%C3%A9

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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Dim 26 Sep - 21:39

Fine équipe

Christine Albanel rejoindrait l'équipe de Stéphane Richard, futur patron de France Télécom

Christine Albanel, agrégée de lettres, ancienne plume de Jacques Chirac et ministre de la culture, est directrice exécutive chargée de la communication, du mécénat et de la stratégie dans les contenus de France Télécom.

Or, comme du reste Stéphane Richard, lui-même ancien directeur du cabinet du Gouvernement, Mme Albanel qui cumule trois mandats chez Orange / France Télécom, et à la Cité des Télécoms est, elle aussi, sous le coup du conflit d’intérêts… Puisque cette brave dame a, comme qui dirait, défendu une loi – HADOPI – qui rend bien service aux boîtes citées !

Thomas Bronnec, de l’Express, rappelle sur son blog que le conflit d’intérêt ne s’arrête pas à l’affaire Bettencourt/Woerth :

Sébastien Proto a beaucoup oeuvré pour l’adoption de la récente loi sur les paris en ligne. Or Bernard Arnault, père de son copain Antoine, possède 10% de Bwin, l’une des sociétés lancées sur le créneau, et sponsorise ledit site.

«Illégitime mais pas illégal», ce sont aussi, les nominations de personnalité à des fonctions d’intérêt général comme André Santini. Alors qu’il est toujours sous le coup d’une enquête pour “détournement de fonds publics, faux et prise illégale d’intérêt ”

Ajoutons à cela des faits de «République irréprochable» :

-François Pérol a été fait officier de la légion d’honneur. François Pérol, ancien conseiller de l’Élysée et actuel patron de Banque Populaire-Caisse d’épargne, est pourtant visé par une enquête pour «prise illégale d’intérêt»

www.latribune.fr/entreprises-finance/communication/telecom-internet/20100219trib000478369/christine-albanel-devrait-rejoindre-france-telecom.html
www.urvoas.org/2010/08/01/provocations-ou-desarroi/
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MessageSujet: UMP : Union des Magouilleurs & Parasites   Dim 26 Sep - 22:16



Stéphane Richard : le roi du conflit d'intérêts à Bercy

Nommé directeur de cabinet de la ministre de l'Économie et des Finances, Christine Lagarde, à l'été 2007, Stéphane Richard est emblématique d'une génération de hauts fonctionnaires, en passe de reléguer au rang d'anecdotes les problèmes déontologiques posés par le pantouflage à l'ancienne. Chez lui, le conflit d'intérêts n'est plus un risque à éviter, mais le moteur d'une carrière construite à la charnière du public et du privé.

L'ambivalence est inscrite dans sa formation initiale. Né le 24 août 1961, Stéphane Richard est diplômé de HEC et de l'ENA, promotion Fernand Braudel en 1987. Un de ses condisciples énarques est Nicolas Bazire, futur directeur de cabinet du Premier ministre Édouard Balladur pendant la deuxième cohabitation, de 1993 à 1995. C'est lui qui fera le pont entre Nicolas Sarkozy et Stéphane Richard.

En 1991, Stéphane Richard est encore de gauche, et membre du cabinet de Dominique Strauss-Kahn, alors ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur... Au bout d'un an, il quitte la politique pour les affaires, rejoignant la Compagnie Générale des eaux (CGE). Le jeune inspecteur des finances est d'abord chargé du redressement de la filiale immobilière Phénix, en grave difficulté. Puis, en 1997, il prend la tête d'un pôle que le groupe vient de créer pour rassembler des actifs très hétéroclites, la Compagnie générale immobiliers et services (CGIS).

De grands changements se préparent. La vénérable CGE est en train de devenir Vivendi. En 1996, Guy Dejouany a passé les commandes à Jean-Marie Messier, qui demande à Richard d'organiser les cessions d'actifs de la CGIS, avec l'idée de dégager des fonds pour investir dans le numérique. Richard s'exécute et revend hôtels, tours à La Défense, gymnases, clubs de vacances, centres commerciaux, installations portuaires à Marseille, etc. Pendant cette période, la CGIS fait travailler occasionnellement un avocat du cabinet Arnaud Claude, du nom de... Nicolas Sarkozy.

En 2000, Vivendi décide de se séparer de la CGIS. Le pôle immobilier est cédé à des fonds d'investissement, dont une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, CDC Equity capital. Stéphane Richard et d'autres dirigeants prennent des parts dans la nouvelle entité (bientôt rebaptisée Nexity), via un rachat d'entreprise avec effet de levier, ou leverage buy-out (LBO). C'est le premier des trois LBO successifs qui vont faire la fortune de Stéphane Richard. Sa participation initiale, qui n'excédait pas 750 000 euros, va atteindre plusieurs dizaines de millions d'euros en 2006. Pressé de restructurer Vivendi, Messier a cédé la CGIS au début d'une envolée ahurissante des prix de l'immobilier.

Stéphane Richard, de son côté, a quitté Nexity pour devenir directeur général de Connex-Veolia Transport en 2003. Une forme de retour au bercail, puisque Veolia Transport est, elle aussi, une émanation de feu la CGE. À ce poste, Richard semble loin de la politique. Il en est en réalité tout proche. Fournisseur de service aux collectivités, le groupe offre en effet des possibilités de contact virtuellement inépuisables avec les élus. À titre personnel, Stéphane Richard reste en lien avec Nicolas Sarkozy, qui le fait chevalier de la Légion d'honneur le 14 juillet 2006.

À la même époque, Stéphane Richard est en train de négocier avec le fisc un énorme redressement, portant sur quelque 660 000 euros. Étudiant un des LBO de Nexity, la Direction nationale de vérification des situations fiscales s'est aperçue que Stéphane Richard avait dissimulé une partie de ses revenus dans des plans d'épargne en actions, à fiscalité favorable. Les discussions prenant du temps, l'intéressé se retrouve au printemps 2007 dans une situation surréaliste. Il bataille avec Bercy... tout en étant pressenti pour devenir directeur de cabinet du ministre de l'Économie et des Finances, un poste qu'il occupera effectivement à partir de l'été 2007. Une situation proprement inimaginable au Royaume-Uni, aux États-Unis ou dans les pays scandinaves. Richard s'acquitte de son redressement quatre mois plus tard.

Et ce n'est pas tout. En janvier 2006, quelques mois seulement avant de recevoir la Légion d'honneur, Stéphane Richard a été placé en garde à vue par les gendarmes de la section de recherches de Versailles, en sa qualité d'ancien directeur des affaires immobilières de Vivendi. Les enquêteurs travaillent sur un gigantesque dépassement de permis de construire portant sur 45 000 m2 bâtis entre 1996 et 2000, dans le quartier d'affaires de la Défense. La branche immobilière de Vivendi était très active à l'époque à La Défense. Stéphane Richard n'a pas été mis en examen dans ce dossier. Les investigations avançaient depuis très lentement. Une information judiciaire pour infraction au code l'urbanisme a été confiée à la juge Charlotte Bilger par le parquet de Nanterre en mai 2008.

En mai 2009, Stéphane Richard a annoncé qu'il prendrait la tête de l'opérateur Orange en 2011. Il a obtenu au préalable l'avis favorable de la Commission de déontologie, qui donne un avis (alors non obligatoire) sur le passage dans le privé des hauts fonctionnaires ou des membres de cabinet ministériel.
Consciente d'un possible, pour ne pas dire inévitable, conflit d'intérêts avec ses anciennes fonctions de «dircab » de la ministre de l'Économie et des Finances, la Commission lui a interdit d'avoir des contacts professionnels avec ses anciens collaborateurs au cabinet. « Je pourrai donc parler à Christine Lagarde et à Luc Châtel », alors secrétaire d'État chargé de la consommation, en a déduit le plus sérieusement du monde Stéphane Richard, dans un entretien accordé au Journal du dimanche du 17 mai 2009. Voilà qui a au moins le mérite de la franchise.

E. Seznec
www.bakchich.info/Les-petits-secrets-des-grands,09241.html

Stéphane Richard à la tête d'Orange : une "affaire Pérol" bis ?
www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/stephane-richard-a-la-tete-d-orange-une-affaire-perol-bis_180819.html

Interrogé sur la notion de conflit d'intérêts, Stéphane Richard répond qu'il juge "très souhaitable qu'il y ait des passerelles entre le public et le privé".
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Dim 26 Sep - 23:46



Conflit d'intérêts dans la dépendance ?
Médéric Ier ou «Cap futur autonomie» !

Apprenant la naissance de cette nouvelle assurance obligatoire, Edgar Faure aurait inventé une formule magique du genre «la dépendance dans l’interférence» !

Cette affaire est surprenante. On peut comprendre que le président de la République soit un fervent défenseur des personnes âgées, du troisième âge, préoccupé par la maladie d’Alzheimer (voir "Fondation Alzheimer Médéric") ou par l’avenir des laboratoires pharmaceutiques, autrefois pourvoyeurs de fonds électoraux. Mais cette affaire d’assurance obligatoire rappelle qu’une société très spécialisée prospère dans ce domaine et que l’un de ses dirigeants n’est autre qu’un frère du président.



Pure coïncidence ! Il ne suffit plus qu’inscrire dans l’exposé des motifs : «En cas de perte d'autonomie, vous pouvez vous retrouver rapidement démuni financièrement et physiquement. C'est pourquoi nous avons créé CAP Futur Autonomie : pour vous aider à maintenir votre niveau de vie et ainsi rester chez vous, pour vous accompagner, vous soutenir et vous conseiller, vous et votre famille» comme dit la réclame de Malakoff-Médéric.
www.vielocale-viepublique.fr/Pouvoir/tabid/71/Default.aspx

Guillaume Sarkozy : «Je n'ai jamais d'échanges professionnels avec mon frère»
lavoixeco.com

Retraites : une réforme tout bénef... pour les assureurs !

En toute discrétion, pendant l'été, plusieurs députés ont déposé quelques subtils amendements à la nouvelle loi sur les retraites. Objectif : généraliser la retraite par capitalisation. Et tant pis si l'exemple américain vire au cauchemar.

Ce n'est un secret pour personne. Les pensions des retraités baissent. Et elles continueront de baisser. Encore et encore. À tel point qu'Aviva, sixième assureur mondial, affirme que les 27 pays de l'UE devront trouver 1.900 milliards d'euros pour assurer une "retraite décente" à ses citoyens qui prendront leur retraite entre 2011 et 2051. Dont 243 milliards pour la France. Ainsi, Aviva estime que le Français moyen devra épargner 8 000 euros par an pour compléter sa retraite future. Une aubaine pour les assureurs...

Amendements à buts très lucratifs

Un journaliste du site miroirsocial.com s'est penché sur le texte de la nouvelle loi sur les retraites. Et devinez ce qu'il y a trouvé : quelques discrets amendements, déposés sans tambour ni trompette, destinés à développer les "plans d'épargne collectifs pour la retraite" (PERCO) et les "plans d'épargne-retraite populaire" (PERP). Créés par Fillon en 2003, ces fonds de pension investis en Bourse sont abondés par le salarié, selon ses moyens, et son employeur, selon sa volonté. Avec en général une contrepartie : le gel des salaires. Et donc une baisse des cotisations du régime général, comme le souligne le Canard Enchainé de cette semaine. Une façon discrète de transférer des fonds du système par répartition vers la capitalisation individuelle...

Modernité, quand tu nous tiens...

Jusqu'à présent, les PERCO étaient réservés aux grandes entreprises. Un amendement propose de les généraliser aux PME. Un autre suggère d'y affecter la moitié des sommes versées au titre de la participation. Un troisième demande aux entreprises offrant une retraite chapeau à leurs dirigeants de créer systématiquement un PERCO à destination de leurs salariés. Et enfin, un dernier propose à ceux qui n'auraient pu profiter de leurs RTT de les reverser sur un fonds d'épargne retraite. Bref, tout est fait pour que la retraite par capitalisation se généralise, alors qu'elle restait jusqu'à présent une exception.

Un Sarkozy peut en cacher un autre

En 2009, les plans de capitalisation représentaient près de 10 milliards d'euros de cotisations, sur les 230 versés au régime général. C'est peu, mais déjà beaucoup pour un produit aussi jeune. Et les nouvelles mesures ne manqueront pas d'accélérer encore le mouvement. Une catastrophe, pour les salariés. Une opportunité, pour les assureurs, qui multiplient les offres d'assurance retraite par capitalisation. Ainsi, le groupe Malakoff-Mederic, dont le PDG, Guillaume Sarkozy, n'est autre que le frère de notre président... s'apprête à lancer son offre PERCO. Ça marche comme ça chez les Sarkozy : Nicolas réduit les montants des pensions de retraite pendant que Guillaume propose des complémentaires aux salariés les plus aisés.

Oncle Sam floué...

Pourtant, la retraite par capitalisation est une catastrophe. Une récente étude universitaire US montre qu'il manque 6.600 milliards de dollars aux Américains pour maintenir leur niveau de vie pendant leur retraite, soit 45% du PIB des États-Unis. Excusez du peu ! Les fonds de pension US sont dans une situation financière abracadabrantesque. Ceux des 100 premières entreprises américaines accusent un déficit de 460 milliards de dollars. À ce jour, les retraités américains ne sont pas sûrs de recevoir le fruit de leur épargne. Un exemple de modernité, à suivre de toute urgence...

Napakatbra
24 septembre 2010
www.lesmotsontunsens.com/retraites-tout-benef-pour-les-assureurs-7980

Avec la crise, c'est tout le système de retraites par capitalisation qui vacille
www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/29/le-krach-boursier-menace-les-retraites-dans-de-nombreux-pays_1112372_1101386.html
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Mer 6 Oct - 14:19


Miracle chez Hirsch : la Résurrection de Saint Martin

Après trois ans au sein du gouvernement Fillon, l'ex-haut-commissaire a trouvé la parade pour sa réintégration à gauche: se mettre la droite à dos. Et c'est gagné : il est partout, presse, radio, télé. Avec son livre sur les conflits d'intérêts, où est pointé notamment Jean-François Copé, Martin Hirsch a trouvé le chemin de Solférino, et peut-être un poste de ministre en cas de victoire du PS en 2012. [extraits]

Il fut, sans doute, la plus belle « prise d’ouverture » qu’ait faite Nicolas Sarkozy. En faisant entrer Martin Hirsch dans son premier gouvernement, le chef de l’État s’offrait une véritable marque chargée de symboles : l’Abbé Pierre et Emmaüs. Au marché de la symbolique, Saint Martin Hirsch, qui avait partagé la cape de l’Abbé, vaut son pesant en lettres d’indulgences pour les réformes plus droitières que François Fillon s’apprête à mettre en œuvre en 2007. Cette caution, Sarkozy, l’achète au prix fort : ce haut fonctionnaire, classé à gauche, s’offre un poste de Haut-commissaire — qui ne lui impose pas une solidarité gouvernementale absolue — et une mission, mettre en œuvre le RSA.

Trois ans plus tard, Martin Hirsch veut se racheter. Même s'il « ne renie pas une seule seconde d’avoir travaillé au gouvernement », le vent a tourné. À peine sorti du gouvernement, l’ancien Haut-Commissaire cherche à renouer avec la gauche, qu’il sent gagnante en 2012, à l’instar de la plupart des hauts fonctionnaires, comme son ex-compère Jean-Pierre Jouyet. Et quel meilleur moyen que de taper à bras raccourcis sur les deux patrons des groupes UMP au Parlement : Jean François Copé et Gérard Longuet, deux repoussoirs de la gauche. […]

Vilipendé par la droite, Saint Martin semble en passe de réussir aux yeux du petit monde parisien son abjuration du sarkozysme.

Le conflit d'intérêts c'est les autres
Il est fort ce Martin. En un bouquin, il a presque réussi à faire oublier ses 3 ans au gouvernement Fillon. Tandis que les autres transfuges du sarkozysme se sont vite mués en supplétifs ultra-convertis, Martin Hirsch servait efficacement de caution morale. Pas un mot pourtant n’est sorti de sa bouche sur les franchises médicales ou l’offre raisonnable d’emploi, rien non plus sur le bouclier fiscal. […]

Haut-commissaire chargé de la Jeunesse, Martin ouvrira le chemin à la création de l'Agence du service civique. Laquelle est créée le 12 mai 2010. Ce groupement d'intérêt public encadre le système de volontariat des jeunes de 16 à 25 ans. Et devinez qui prend la présidence de cette Agence, avec rémunération à la clé ? Martin Hirsch, le même qui a signé la loi et les décrets instituant cet organisme.
Il n’en est d’ailleurs pas à son coup d'essai. En 1999, lorsqu’il quitte le poste de directeur de cabinet de Bernard Kouchner, alors ministre de la Santé, il se recasera à la direction de l’Agence française de sécurité sanitaire, dont il pilota la création. Des postes qu’il continuera de cumuler avec la direction opérationnelle d’Emmaüs, l’association dont il fit son tremplin politique. Autant de situations qui pourraient elles aussi entrer dans le cadre d’analyse qu’il formule pour définir les conflits d’intérêts.

Mais en tant que Haut-commissaire, il sait aussi faire plaisir à son ancienne maison. C’est lui qui signe le décret permettant à Emmaüs de déroger au contrat de travail. Pour répondre à une vieille demande de l’immense association, ce texte met fin à un critère essentiel du contrat de travail : la subordination entre l'employeur et l'employé. Désormais, les travailleurs au sein des communautés, notamment celles d'Emmaüs, pourront être employés sans chef, sans hiérarchie. Et hop… Il est vrai que cela ne lui rapporte pas d’argent. En tous cas pas directement.

Conflits d'intérêts à la petite semaine
Son autoportrait en héraut des trois B, le Bien, le Bon, le Beau, apparaît un peu partout dans son livre. Ainsi ignore-t-il superbement l’affaire Woerth, qui porte sur des milliards d'euros en espèces, pour se concentrer sur les dizaines de milliers d’euros de timbres de collection offerts à Gérard Longuet quand il était ministre des Postes et télécommunications (ce qui n’excuse en rien cette pratique, tout comme celle qui lui a longtemps permis, comme aux autres ex-ministre des PTT, de jouir d’un chauffeur payé par La Poste…). Pourquoi une telle mansuétude à l’égard d’Éric Woerth ? Martin Hirsch s’exprime sur ce point : il entretient avec l’actuel ministre du Travail «des liens amicaux», partageant le même amour de l’alpinisme.
«Je fais de la montagne avec lui, c'est quelqu'un dans lequel j'ai confiance», a-t-il déclaré sur France 2. «Il me paraît absolument exclu qu'il ait pu donner un avantage pour le travail de sa femme». C'est ainsi : les saints rois de France guérissaient les écrouelles, Martin Hirsch, lui, fait disparaître les conflits d'intérêts de ses amis.


Ce n’est qu’au détour d’une notule qu’est évoqué le cas de Philippe Marini, à travers l’excellent papier que lui consacra Guillaume Delacroix dans Les Échos. Le sénateur maire UMP de Compiègne est pourtant la figure singulière du conflit d’intérêts au sein du Parlement. Rapporteur général du budget, il est le cofondateur de Gimar (mar pour Marini) une importante, active et puissante banque d’affaires au sein de laquelle il continue de siéger. Son nom est connu de tous pour sa capacité à réécrire tout seul la loi de finance lors des derniers arbitrages de décembre. Une faculté qu’il sait utiliser pour faire passer de nombreux amendements que lui adressent régulièrement les principaux lobbies, notamment celui de la finance.


Y est également évoqué le cas de BNP-Paribas. On se souvient de la présence de Michel Pébéreau, son patron, dans le bureau de la ministre de l’Économie lors de la soirée où s’est élaboré le plan de sauvetage des banques, et notamment de Dexia. C’est sans doute durant cette même nuit que furent réglées les modalités de la prise de contrôle de Fortis, une autre banque du Benelux, par BNP-Paribas. Mélange des genres évident. Évoqué, à peine commenté.


Pas plus que la présence de l’un des administrateurs de BNP-Paribas (Jean-François Lepetit) au sein de l’Autorité des marchés financiers. D’ailleurs ce sont toutes les autorités de contrôle qui échappent à l’analyse de Martin Hirsch. Croit-il que, parce qu’indépendantes de l’État, celles-ci sont par nature des ilots préservés des conflits d’intérêts ?


Pérol
En revanche, deux impasses sautent aux yeux. […] Durant ses trois années passées dans le gouvernement, on n'a pas entendu Martin Hirsch protester contre les nominations de deux amis de Nicolas Sarkozy à des postes clé : Stéphane Richard à France Telecom et François Pérol à la tête de BPCE (banques populaires et Caisse d’Épargne), sujet à peine abordé dans le livre. Les deux hauts fonctionnaires qui avaient pourtant eu sous leur tutelle respective ces deux entreprises, se sont totalement joués de la commission de déontologie, depuis lors discréditée. Ils voulaient ces postes, ils les ont eus. Camarade de promotion de l’Ena, Pérol bénéficie-t-il du même traitement amical que Hirsch accorde à Éric Woerth ? On veut ne pas y croire.

En attendant, le processus de désarkozysation de Martin Hirsch fait son bonhomme de chemin. […]
Signe des temps : Libération qui devait lui consacrer un de ses volets sa série estivale intitulée « ils m’énerve celui-là », y a renoncé.
Encore un effort, et on le retrouvera ministre d’un gouvernement de gauche.

Emmanuel Lévy
www.marianne2.fr/Miracle-chez-Hirsch-la-Resurrection-de-Saint-Martin_a198191.html
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Lun 25 Oct - 10:43


Les petites affaires de Monsieur Lagarde

Xavier Giocanti, l’époux de Christine Lagarde, est un as de la défiscalisation[/b]. Plutôt incongru, lorsqu’on partage la vie de la ministre de l’Économie.

En 1998, Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, faisait un beau cadeau à Xavier Giocanti, le Marseillais qui partage la vie de Christine Lagarde, ministre de l’Économie : les « zones franches urbaines » de la ville. Depuis douze ans, le beau Xavier, sous couvert d’une bienfaisance officiellement destinée à donner du travail à ceux qu’on ne peut kärchériser, implante des immeubles et quelques entreprises dans ces « zones ».

Cet entrepreneur, qui, selon ses propres termes, s’occupe du « PIB de Christine Lagarde » (« plaisir intérieur brut »), manifeste hélas une vraie détestation pour le fisc, dont la représentante dort dans son lit. Ainsi, c’est dans la partie néerlandaise de l’île de Saint-Martin qu’il a installé sa boîte de gestion hôtelière. Puis il a créé une société de conseil en patrimoine dont l’objectif est d’éviter la guillotine de l’impôt… De la défiscalisation tout ce qu’il y a de plus légal, mais qui la fiche mal quand on partage la vie de celle qui squatte Bercy…

Muselier et Gaudin

Mais il y a mieux. Selon Paris- Match, Xavier Giocanti a un frère caché, un certain Renaud Muselier. Un garçon connu puisque, sans y laisser de traces, il a occupé la fonction de secrétaire d’État aux Affaires étrangères sous le pontificat de Jean-Pierre Raffarin. Il est bien sûr député et même vice-président d’un monstre créé par Sarkozy, l’Union pour la Méditerranée. Dans un entretien avec Match, Muselier a ouvert son vaste cœur : « Xavier ? C’est mon frère. »


Avec son « frère » Muselier, Giocanti est en affaires. Renaud, ami de Paul Bérenger, ancien Premier ministre de l’île Maurice, participe là-bas à un projet immobilier qui exige un investissement de 30 millions d’euros pour la construction de 33 villas qui doivent rapporter 80 millions d’euros. Grâce à Joe Lesjongard, ancien ministre du Logement, Muselier et ses potes ont obtenu le label Integrated Resort Scheme, un dispositif qui vous fait échapper à l’impôt. Visitez le site Web de Belle Rivière (du nom d’une rue de Saint-Pierre-et-Miquelon libérée en 1941 par un vrai héros, l’amiral Muselier, grand-père de Renaud), il vous promet tous les arrangements avec le fisc, et même d’y échapper complètement en devenant résident fiscal de l’île Maurice.

L’autre aubaine, c’est l’intervention à Maurice de l’Onudi, l’organisme de coopération internationale de l’ONU avec les pays en voie de développement. Ce perspicace et astucieux machin a participé à la mise en valeur du domaine de Belle Rivière.

Et c’est sans aucun doute un pur hasard si, alors qu’il était secrétaire d’État, Muselier a obtenu la création à Marseille du bureau français de cet Onudi. Et un bonheur de plus, possible pour son frère Xavier, puisque l’Onudi se charge aussi de créer des zones franches à Maurice. Elle est pas belle, la vie ? […]

JACQUES-MARIE BOURGET
www.bakchich.info/Les-petites-affaires-de-Monsieur,12174.html
www.belleriviere.com/accueil.htm


Xavier Giocanti condamné pour "d'irrégularités sérieuses" par la Commission européenne
Une association marseillaise dirigée de 2003 à 2005 par Xavier Giocanti, le compagnon de Christine Lagarde, a été condamnée par une ordonnance de la Cour européenne de justice à rembourser un million d'euros de subventions européennes suite à des "irrégularités".
www.lemonde.fr/politique/article/2010/08/04/le-compagnon-de-christine-lagarde-condamne-a-rembourser-des-subventions-europeennes_1395481_823448.html

Xavier Giocanti sera-t-il déchu de sa nationalité française ?
www.inversalis-productions.eu/blog/2010/08/xavier-giocanti-sera-t-il-dechu-de-sa-nationalite-francaise/
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Mer 3 Nov - 17:46


Nicolas et Guillaume, et François, et Olivier

Conflits d’intérêts
La saga des frères Sarkozy


On parle beaucoup de conflits d’intérêts dans la vie politique ces derniers temps. Des amitiés de Nicolas Sarkozy avec le milieu de la finance et des médias, de l’affaire Woerth-Bettencourt aux récentes révélations du livre de Martin Hirsch, mais les journalistes « officiels » oublient aussi d’autres évidences. Alors que le déficit prévisionnel de la Sécurité Sociale a été annoncé cette semaine et qu’une diminution des remboursements est d’ores et déjà au programme, il est temps de se pencher sur le secteur de la santé, de comprendre son fonctionnement, et surtout d’en connaître les acteurs.
www.mecanopolis.org/?p=20384

Toutes les entreprises d'architecture doivent souscrire une complémentaire santé pour leurs salariés depuis le 1er mai 2008. Sauf que l'obligation de souscrire auprès d'un unique partenaire imposé offrant des tarifs et prestations en apparence peu compétitifs a soudain créé un lourd climat de suspicion, comme en témoigne une pétition.
www.cyberarchi.com/actus&dossiers/index.php?dossier=83&article=11631


Le FBI arrête un médecin français pour délit d'initié
Étrange mélange des genres entre médecine et finance : un spécialiste français de l'hépatite C conseillait à la fois un laboratoire testant un nouveau médicament et des fonds d'investissement spécialisés dans la santé. Les informations confidentielles qu'il leur a fournies leur aurait permis d'éviter de lourdes pertes en Bourse.
http://eco.rue89.com/2010/11/03/le-fbi-arrete-un-medecin-francais-pour-delit-dinitie-174321
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Mar 16 Nov - 14:47

Casseroles et conflits d'intérêts : cinq ministres à surveiller
Le lâchage d'Eric Woerth préservera-t-il le nouveau gouvernement des soupçons de conflits d'intérêts et des menaces judiciaires ? Pas sûr : de Brice Hortefeux à Nora Berra, passage en revue des ministres qui pourraient gâcher l'effet régénérateur du remaniement.


Nora Berra et les labos pharmaceutiques

Roselyne Bachelot, ancienne pharmacienne, connaissait bien les médicaments. Sa successeure à la Santé, Nora Berra, aussi : médecin de formation, Nora Berra a successivement travaillé pour trois groupes pharmaceutiques, ce qui peut être embarrassant à l'heure où l'on parle de conflits d'intérêts.

Selon sa biographie dans le Who's Who la nouvelle ministre de la Santé a exercé chez :

* Boehringer Ingelheim, de 1999 à 2001,
* Bristol Myers Squibb, de 2001 à 2006,
* Sanofi Pasteur, de 2006 à 2009 -elle entre ensuite au gouvernement, comme secrétaire d'État aux Aînés.


Michel Mercier et le tram de Lyon

Bonne nouvelle pour Michel Mercier : comme le révèle notre partenaire Lyon Capital, le parquet de Lyon vient de classer sans suite une enquête préliminaire qui aurait pu le gêner. Juste avant qu'il ne passe du ministère de l'Aménagement du territoire à celui de la Justice.

Ouverte en 2009, l'enquête portait sur le projet de tram Rhônexpress. Un projet géré notamment par le conseil général du Rhône, dont Michel Mercier est le président. Lyon Capitale raconte l'affaire :

« La concession a été attribuée à Vinci pour une durée de trente ans dans des conditions extrêmement avantageuses. La Justice s'interroge [à l'époque] sur l'existence d'un éventuel délit de favoritisme.

L'une des accusations consistait à affirmer que Vinci aurait participé au financement occulte de la campagne présidentielle de François Bayrou, dont Michel Mercier était le mandataire financier. »

Ces accusations n'ont pas pu être confirmées et les enquêteurs n'avaient pas interrogé Michel Mercier, souligne Lyon Capitale. Le classement sans suite arrive à temps pour le nouveau ministre de la Justice, autorité de tutelle des magistrats qui enquêtaient sur ce marché public.
www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Politique/France/Rhonexpress-le-volet-Mercier-classe-sans-suite


Frédéric Lefebvre et son passé de lobbyiste

Frédéric Lefebvre a enfin obtenu une place au gouvernement. Sa cure de silence lui a permis de décrocher un portefeuille à rallonge, celui de secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation (ouf ! ).

Des domaines sur lesquels il a pu travailler lorsqu'il était encore un discret mais influent lobbyiste, co-fondateur du cabinet Pic Conseil. Frédéric Lefebvre explique qu'il n'y travaille plus depuis dix ans. Ce qui ne l'empêche pas, comme l'avait noté LePost, d'en être encore actionnaire et de continuer à toucher des dividendes.

Sous son nouveau nom, Domaines Publics, le cabinet annonce parmi ses « domaines d'intervention » l'artisanat, le tourisme ou l'hôtellerie. Ce seront aussi les « domaines d'intervention » de Frédéric Lefebvre à Bercy : le nouveau secrétaire d'Etat devra donc rester insensible aux suggestions de ses anciens collègues lobbyistes.


Jeannette Bougrab et les assureurs

Jeannette Bougrab ne sera pas restée longtemps à la tête de la Halde, mais elle aura eu le temps d'y susciter quelques polémiques. Ou de devenir, selon elle, la cible de journalistes malveillants.

La nouvelle secrétaire d'État chargée de la jeunesse poursuit ainsi Le Canard enchaîné pour diffamation. Le 30 juin, l'hebdomadaire affirmait qu'elle avait fait doubler sa rémunération à la Halde, la faisant passer de 6 900 à 14 000 euros. Jeannette Bougrab et le gouvernement avaient vigoureusement démenti.

Jeannette Bougrab est aussi membre du Cora, un « conseil d'orientation et de réflexion de l'assurance » créé par le lobby des assureurs. Ce lundi, sa biographie sur le site du Cora avait d'ailleurs été mise à jour, pour annoncer son entrée au gouvernement.

Ce « conseil » planche, notamment, sur la dépendance, un dossier jugé prioritaire par Nicolas Sarkozy. La semaine dernière, notre confrère Bakchich avait interrogé Jeannette Bougrab sur cette activité. Une question « dégueulasse », avait-elle estimé. (Voir la vidéo)
http://dai.ly/cRq2RS cyclops

François Krug
www.rue89.com/2010/11/15/casseroles-et-conflits-dinterets-cinq-ministres-a-surveiller-176017

Une avancée dans la sarkozie : après une garde des Sceaux dont le frère séjourne régulièrement en prison, voici un ministre de la Justice qui aurait dû s’y retrouver. Pour le parti des godillots, 'honnêteté' est sûrement un gros mot.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Dim 21 Nov - 2:22


Jean-Christophe Lagarde, maire de Drancy, visé par deux plaintes

Le maire Nouveau Centre de Drancy est accusé de complicité de prise illégale d'intérêts et détournement de fonds publics.

Ugo Portier-Thomassin, le responsable de la section PS de la ville, avait déposé des plaintes avant l’été au parquet de Bobigny. Mais «elles auraient été perdues par les services du procureur», indique son avocat, Francis Pudlowski. Elles ont donc été «redéposées officiellement dans les mains du procureur adjoint le 14 octobre dernier.»

Ces deux plaintes sont assorties de nombreux documents qui prouvent, selon Ugo Portier-Thomassin, que «le maire a organisé plusieurs évènements - au moins deux barbecues géants - pour son association de soutien politique Oxygène» aux frais de la municipalité.

La seconde plainte porte sur des soupçons d’irrégularités autour de l’attribution de plusieurs marchés publics à la SARL Bouvelot TP, une entreprise de terrassement et de démolition, «pour un montant de 771.000 euros», selon Francis Pudlowski. D'après l'avocat, le gérant de la société est domicilié à la même adresse que celle du maire, à Drancy et «une adjointe au maire vit avec l’un des salariés de cette société, qui n’est autre qu’un membre de la famille du gérant, Christophe Bouvelot».
[…]
www.20minutes.fr/article/621937/politique-nouveau-centre-jean-christophe-lagarde-vise-deux-plaintes

Jean-Christophe Lagarde s’est opposé au TCE en 2005 parce qu’il souhaite une Europe plus fédéraliste, dotée d’un gouvernement politique.

Après le 1er tour de l'élection présidentielle de 2007, Jean-Christophe Lagarde se présente en candidat libre, après avoir refusé d'appeler à voter pour Nicolas Sarkozy.
Lors des élections législatives de 2007, il se représente sans étiquette.
Deux jours après son élection, il annonce son adhésion au groupe Nouveau centre, groupe composé d'anciens parlementaires UDF qui avaient soutenu Nicolas Sarkozy entre les deux tours des présidentielles.

Sur proposition de Jean Christophe Lagarde, le Nouveau centre a fait alliance avec le Fetia Api (Financement : 870 000 d’euros pour le Nouveau Centre et 30 000 euros pour le Fetia Api). Le Fetia Api (« Nouvelle étoile ») est un parti politique de la Polynésie française, proche de l'UDF puis du Nouveau Centre qui le soutient, afin notamment de pouvoir bénéficier du financement public des partis politiques, plus aisé pour les partis qui se présentent outre-mer.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Christophe_Lagarde

Grande lessive pour 2012 ?
Copé aurait cessé de travailler pour le cabinet Gide. Apparemment l'UMP a pour lui plus de valeur que la République française.
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Mer 24 Nov - 20:06



Conflits d’intérêts à la sauce lyonnaise

Par Slim Mazni, Paul Terra, Raphaël Ruffier-Fossoul

Enquête. Copinage, favoritisme, double-casquette… Lyon Capitale a dressé une liste - non exhaustive - des conflits et mélanges d’intérêts dans les milieux politico-économiques lyonnais.

Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, la soirée du Fouquet’s et ses vacances sur le yatch de Bolloré, toutes les barrières de prudence en matière de conflit d’intérêts en France ont semblé s’effondrer.

À Lyon comme ailleurs. Mais à Lyon, les circuits sont parfois courts. Et Gérard Collomb, dans l’intention de mobiliser les “forces vives” de l’agglomération, dans “l’intérêt général”, a multiplié les rapports privilégiés avec certains chefs d’entreprises, intégré à ses équipes des conjoints, avocats et collaborateurs des plus influents. Dans une ville où les réseaux se recoupent sans cesse, les situations de conflits d’intérêts se sont multipliées.

Lyon Capitale a enquêté pour lister quelques conflits d’intérêts ou mélanges des genres, qui ont souvent suscité la polémique ces derniers mois. Cela va du petit soupçon de favoritisme, à la grande collusion d’intérêts


Marie-Odile Fondeur (PS)
L’adjointe de GL Events

Christophe Cizeron
La récompense chez GL Events


Françoise Grossetête (UMP)
Les lobbyistes de la pharmacie récompensent l’eurodéputée

Robert Thévenot (Gauche Moderne)
L’élu qui dirige des journalistes


Guy Mathiolon
Que faire de la proximité au pouvoir ?

Thierry Braillard (Parti Radical)
Au barreau de la ville de Lyon


Richard Brumm
Adjoint aux conflits d’intérêts ?


François Turcas (UMP)
Go-between

Les Dognin-Sauze
Karine Dognin et Philippe Sauze
Le numérique en partage


Michel Havard (UMP)
Le député qui aime bien Suez


Emmanuel Hamelin (UMP)
Une décoration pour celle qui réclame 30 millions aux Lyonnais


Christiane Demontès (PS)
Difficile d’attaquer ses amis en justice

Bernard Rivalta (PS)
Rien ne l’arrête !

Jean-Louis Ubaud (PS)
Élu ou salarié ?

Bruno Gentilini (UMP)
À l’insu de son plein gré

Patrick Nicole-Williams
Élu et lobbyiste


Michel Mercier (Centre)
Népotisme ?

Raymond Durand (Nouveau Centre)
Une collaboratrice gâtée

Paul Vidal (UMP)
Il est contre mais vote pour


Bernard Fontanel
Le patron des patrons qui sait en faire profiter sa boîte

Christian Barthélémy
Travaille-t-il pour le Grand Stade ou vote-t-il pour l’OL Land ?

Gérard Angel
Les infos impubliables


Gérard Collomb
Des amis riches et désintéressés

le 09/11/2010
www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Politique/Ville-de-lyon/Conflits-d-interets-a-la-sauce-lyonnaise
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Ven 24 Déc - 9:20


Le patrimoine des députés devra rester secret

Mercredi 22 décembre 2010 un amendement téléguidé par Copé, le patron du parti présidentiel, a été adopté pour punir la divulgation publique des déclarations de patrimoine des députés. En coulisses, on appelle cela l'amendement Martin Hirsch. Copé et Longuet avaient peu apprécié que Martin Hirsch dévoile certains conflits d'intérêts ou petits arrangements dans un récent ouvrage en octobre dernier.

Les députés menteurs n’iront pas en prison
Et ils pourront être lobbyistes : le député Tardy a proposé en vain un amendement interdisant aux députés de devenir avocat-conseil au cours de leur mandat.

Le duo Copé-Jacob refusait au départ toute sanction pénale contre les députés ayant « sciemment » omis de déclarer des éléments de leur patrimoine ou en ayant fait une « évaluation mensongère » à la Commission de transparence financière de la vie politique. Ce contrôle est prévu lors de l'élection ou réélection puis à la fin de son mandat pour éviter tout conflit d'intérêts ou enrichissement frauduleux pour les parlementaires. Jean-François Copé a d'ailleurs été souvent critiqué à ce sujet cumulant ses fonctions d'avocat d'affaires et de député.

Un premier amendement au projet de loi organique relatif à l'élection des députés discuté à l'Assemblée prévoyait une peine de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende pour les députés fraudeurs.

Ce à quoi s'opposaient Copé et Jacob qui ont déposé un amendement supprimant cette disposition. Finalement un nouvel amendement du rapporteur UMP Charles de la Verpillère, cosigné par Jacob, a été présenté. Il maintient la peine de 30 000 euros d'amende mais supprime les deux ans de prison.
www.marianne2.fr/sarkofrance/En-Avignon-le-President-des-Riches-parle-de-respect-aux-infirmieres_a296.html
www.marianne2.fr/Pas-de-prison-pour-les-deputes-menteurs-merci-Cope-_a201004.html
www.marianne2.fr/Cope-le-petit-Sarkozy-qui-monte-qui-monte_a87438.html

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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Sam 15 Jan - 3:50


Deux conseillers de Bertrand liés au laboratoire Servier en 2006

Deux médecins travaillant pour le laboratoire Servier, le fabricant du Mediator, étaient aussi conseillers au cabinet du ministre de la Santé Xavier Bertrand quand il a prorogé le remboursement du médicament en 2006, écrit Le Canard enchaîné qui paraît mercredi.

En mars 2006, la Haute autorité de santé, instance d'expertise sollicitée pour se prononcer sur l'efficacité du Mediator, avait conclu qu'il ne présentait "aucun intérêt de santé publique" mais le ministre, écrit Le Canard, avait décidé de maintenir son remboursement par la Sécurité sociale.

À cette époque, travaillaient dans son équipe ministérielle deux médecins ayant des liens financiers avec Servier, le professeur Gérard Bréart et le professeur Françoise Forette, par ailleurs élue UMP, ajoute le journal.

Respectivement spécialiste de santé publique et professeur de gériatrie, ils ont tous deux rédigé des études pour Servier, souligne l'hebdomadaire. Le premier a d'ailleurs déclaré ses liens d'intérêt avec le laboratoire.

La seconde a publié deux études financées par Servier et a perçu des honoraires comme conférencière. Elle remet par ailleurs un prix décerné par le laboratoire à de jeunes chercheurs depuis 19 ans.

Les deux professeurs travaillent aussi pour une fondation sur la maladie d'Alzheimer créée en 1985 par trois laboratoires, dont Servier.

Laure Bretton et Thierry Lévêque
http://fr.news.yahoo.com/4/20110111/tts-france-mediator-bertrand-ca02f96.html
www.plumedepresse.net/mediator-bertrand-demission/
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Mer 16 Fév - 15:47

Michèle Alliot-Marie : jusqu’où et jusqu’à quand ?

Jusqu'où faudra-t-il descendre dans la trivialité et l'indignité pour que la ministre française des affaires étrangères comprenne qu'elle porte atteinte à l'autorité des fonctions qu'elle occupe ?

Jusqu'où faudra-t-il aller dans le conflit d'intérêts pour que le chef de l'Etat comprenne que le crédit de la France, dont il est garant, est engagé ? Et pour qu'il en tire la conclusion logique ?

Les nouvelles révélations du Canard enchaîné sur les désormais fameuses vacances tunisiennes de Michèle Alliot-Marie, de ses parents et de son compagnon, Patrick Ollier, ministre des relations avec le Parlement, sont définitivement accablantes.

Lorsqu'elle est épinglée une première fois par l'hebdomadaire satirique, au début du mois, la ministre se défend publiquement, devant l'Assemblée nationale et lors du journal de 20 heures de France 2, le 2 février. Elle reconnaît avoir accepté l'invitation d'un homme d'affaires tunisien, Aziz Miled, pour gagner Tabarka depuis Tunis dans son jet privé.

Cet "ami", assure-t-elle, se trouvait opportunément sur l'aéroport de Tunis, le 29 décembre 2010, lorsqu'elle y débarque en provenance de Paris. Cet ami, ajoute-t-elle, n'est pas un proche du pouvoir tunisien, mais a été, au contraire, "spolié" par des proches du président Ben Ali. Enfin, la ministre des affaires étrangères prétend que les troubles, qui ont conduit à la fuite du président tunisien, n'ont commencé qu'"à la fin de son séjour".

Trois contre-vérités.

Primo, la révolution tunisienne a été déclenchée, dès le 17 décembre, par le suicide de Mohamed Bouazizi : les manifestations ont commencé le 19 à Sidi Bouzid et l'on déplorait déjà un mort lors des émeutes le 24 décembre, cinq jours avant l'arrivée de la ministre.

Secundo, Aziz Miled est tout sauf une victime du clan Ben Ali : il lui était lié, au contraire, et jusque dans les derniers mois, dans de multiples affaires.

Tertio, comment imaginer que l'invitation de M.Miled, le 29 décembre, était fortuite, dès lors que, le lendemain, à Tabarka, cet homme d'affaires vendait aux parents de la ministre ses parts dans une société immobilière dont ils étaient déjà les actionnaires minoritaires ?

Mme Alliot-Marie s'indigne que l'on attaque, après la sienne, la "vie privée" de ses parents. Mais n'a-t-elle pas démontré, elle-même, par ses arrangements avec la vérité, l'embarras qui est le sien depuis le début ?

Embarras compréhensible, au demeurant, tant le mélange des genres est patent entre affaires familiales et fonctions publiques. Surtout quand on se souvient que, le 11 janvier encore, trois jours avant la chute du régime Ben Ali, la ministre proposait aux autorités tunisiennes le savoir-faire français en matière de "règlement des situations sécuritaires".

Cette affaire n'a rien d'illégal. Elle est tout simplement scandaleuse. Et dangereuse. Elle témoigne de l'indifférence d'une des principales ministres du gouvernement à ce qui devrait être une évidence : on ne peut exercer de telles fonctions sans être au-dessus de tout soupçon. Ne pas le comprendre, c'est saper tout respect vis-à-vis de l'autorité publique.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/16/michele-alliot-marie-jusqu-ou-et-jusqu-a-quand_1480810_3232.html
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Dim 3 Avr - 12:07


GDF-Suez. Plainte contre Copé et Longuet pour "prise illégale d'intérêt"

Une plainte déposée contre Gérard Longuet pour prise illégale d'intérêt début mars par un actionnaire minoritaire de GDF-Suez a été élargie au patron de l'UMP Jean-François Copé, hier. Ce dernier juge les accusations "fantaisistes".

Une plainte avec constitution de partie civile a été déposée hier par un actionnaire minoritaire de GDF-Suez, visant Jean-François Copé et Gérard Longuet, après le classement pour "absence d'infraction" d'une première plainte contre Longuet au début du mois. Le plaignant, Jean-Marie Kuhn, les accuse de prise illégale d'intérêt.

"Conflit d'intérêt" et "trafic d'influence"

Kuhn accuse Copé d'avoir "suivi de très près" les préparatifs de la fusion GDF-Suez" lorsqu'il était ministre du Budget entre 2004 et 2007. Redevenu député, puis inscrit comme avocat au cabinet Gide, un grand cabinet d'affaires parisien, en 2007, Copé a, selon lui, "été dans une situation de conflit d'interêt" et de "trafic d'influence" dans le dossier GDF-Suez.

Dans la plainte, que s'est procurée l'AFP, Kuhn fait état de "lobbying effectué par M. Copé auprès des députés au profit de GDF-Suez en contrepartie d'honoraires importants sous couvert de son métier d'avocat". Le plaignant accuse également Gérard Longuet, consultant GDF lorsqu'il était sénateur, d'avoir "usé de son influence pour obtenir la libéralisation du prix de l'énergie ainsi qu'un cadre législatif et réglementaire favorable à GDF-Suez". [...]
www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/gdf-suez-plainte-contre-cope-pour-prise-illegale-d-interet-01-04-2011-1255015.php
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Mar 31 Mai - 21:37


Les membres de l’Union des Malfaisants et Prédateurs se spolient même entre eux !
Un pirate informatique au sein d’une section de l’UMP

Un important dirigeant d’une section de l’UMP arrêté et mis en examen pour piratage informatique et détournement de données bancaires.

Mauvaise ambiance du côté de de la fédération UMP de la Haute-Garonne. Cette section politique proche du gouvernement se retrouve dans une affaire de piratage informatique qui fait tâche au pied du sapin de Noël.

C’est la Dépêche du Midi qui révèle l’information, quelques jours après les élections internes pour l’UMP 31. Un jeune responsable de cette section a été arrêté, gardé à vue 48 heures et mis en examen dans le cadre de la double enquête menée sur les délits « d’escroquerie à la carte bancaire volée » et « piratage informatique ».

L’homme est soupçonné d’avoir acheté pour environ 7000 € d’articles sur internet, achat effectué à partir de la carte bancaire piratée de l’ex-secrétaire départemental de l’UMP, Christian Raynal et d’avoir installé un programme espion dans l’ordinateur du bureau de l’ex-présidente de la fédération de Haute-Garonne, l’eurodéputée Christine de Veyrac. Un keylogger qui a permis au « curieux » dirigeant de tout connaître sur les petits secrets de la dame.

Les policiers ont retrouvé des objets acquis frauduleusement au domicile du jeune homme, ainsi que chez un complice.
www.undernews.fr/hacking-hacktivisme/un-pirate-informatique-au-sein-dune-section-de-lump.html
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Mar 31 Mai - 21:39


Élections à l'UMP : comment faire voter des sans-papiers

A priori, Euroberbère est une association respectable : créée en 2004 dans le XVIIIe arrondissement de Paris, elle s'occupe d'aider les sans-papiers dans leurs démarches administratives.

Mais ses méthodes ont de quoi surprendre : l'association demande de l'argent aux immigrés, contre la promesse d'improbables interventions politiques directes.

Pire, en enquêtant, nous avons découvert qu'un ancien cadre de l'UMP avait demandé à des sans-papiers de s'inscrire à son parti et de voter – pour lui – lors d'une élection interne… Et ce, contre la promesse de l'accélération des démarches administratives.

« Ils m'ont assuré qu'ils avaient des contacts au ministère »

Une témoin, femme sans-papiers, confirme ces méthodes à Rue89 :
« J'ai payé 300 euros, en liquide, avec un reçu. Et ils m'ont dit qu'ils pouvaient m'aider. C'était en juin 2009.
Deux semaines après, ils m'ont assuré qu'ils avaient des contacts au ministère. J'ai eu un rendez-vous à la préfecture où un avocat d'Euroberbère (d'après ce que l'on m'a dit) m'a accompagnée.
Mais je savais que c'était les règles normales, qu'on faisait la queue comme tout le monde, même s'ils me disaient qu'ils avaient des relations. »

Effectivement, Euroberbère prétend intervenir « personnellement auprès de madame la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie » et utilise sur ses courriers un logo semblable à ceux que l'on retrouve sur les papiers administratifs officiels.

L'association a fait appel d'une première condamnation le 13 janvier 2009 après une plainte de Michèle Alliot-Marie. Mickaël Barache, président d'Euroberbère, et un second responsable, ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis pour escroquerie, en première instance. Il y a quelques jours, la cour d'appel a confirmé la condamnation.

Voici par exemple ce que l'on pouvait lire sur l'un des courriers d'Euroberbère :
« Nous intervenons immédiatement et personnellement auprès de monsieur Nicolas Sarkozy, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire pour lui signaler votre cas [celui d'un adhérent sans-papiers, ndlr] et lui confirmer que vous relevez personnellement après examen attentif de votre dossier de “l'immigration choisie” qu'il souhaite voir dotée en France d'autorisations de séjour et de travail. » (Télécharger la lettre)

Un militant UMP qui se rend « une fois par semaine » chez Euroberbère

A défaut de connaître le ministère de l'Intérieur, l'association entretient des liens étroits avec Thomas Nouvelande, ancien conseiller UMP du XVIIIe arrondissement, et président départemental de l'Association des amis de Nicolas Sarkozy (ANANS).

Lors de notre enquête, le nom de Thomas Nouvelande revient de manière récurrente. Nous l'avons rencontré. Que fait-il pour Euroberbère, alors qu'il prétend lui-même ne pas être lié à cette association ?

Il admet la « connaître », sans plus :
« Je n'ai aucun lien avec cette association mais je la connais car cela fait partie des rencontres que l'on peut avoir en tant qu'ancien conseiller. Je n'ai jamais travaillé pour eux, ni bénévolement, ni en tant que salarié. Et puis je veux préciser que même si je n'ai rien contre les sans-papiers, j'appartiens à une famille d'idées qui n'en fait pas la promotion. »

Pourtant, Mickaël Barache, le président d'Euroberbère, prétend l'inverse :
« Il vient une fois par semaine généralement. Il vient nous donner un coup de main car il a de bonnes compétences juridiques. Peut-être même qu'il va passer ce soir, c'est un ami personnel, il n'y a pas de problème. »

Selon les déclarations de la sans-papiers citée plus haut, Thomas Nouvelande s'occupait de certains sans-papiers au sein de l'association :
« Je le voyais souvent à Euroberbère, il discutait de mon cas avec Mickaël Barache. »

Convaincre les sans-papiers d'adhérer à l'UMP ?

Du 21 au 29 octobre 2010, avaient lieu les élections internes à l'UMP dans le XVIIIe arrondissement (élections qui déterminent notamment les investitures aux cantonales et municipales). Thomas Nouvelande, candidat à la réélection, a perdu face à Roxane Decorte, tous deux candidats UMP. 


Selon plusieurs témoignages et les documents, Thomas Nouvelande intervenait auprès des militants et notamment des sans-papiers de l'association Euroberbère pour les convaincre d'adhérer à l'UMP.

Notre témoin sans-papiers dit ainsi avoir payé, en espèces et directement à Thomas Nouvelande, une cotisation pour rejoindre l'UMP :
« Il m'a d'abord fait comprendre implicitement qu'adhérer à l'UMP m'aiderait pour mon dossier. Je lui ai remis l'argent en main propre, à l'association, qu'il a glissé dans une enveloppe. »

Selon notre témoin, Thomas Nouvelande voulait convaincre des sans-papiers d'adhérer à son parti pour que ces derniers puissent voter pour lui, ce que confirment deux autres personnes de l'UMP :
« Il m'a dit que je pouvais convaincre mon entourage d'adhérer à l'UMP, et qu'il pourrait même payer les cotisations s'ils n'ont pas d'argent. Il savait que je connaissais bien la communauté chinoise. Je devais ensuite recevoir un code pour pouvoir voter pour lui sur Internet. »

Un e-mail, provenant de l'adresse de Thomas Nouvelande, demande d'ailleurs des documents complémentaires pour pouvoir l'inscrire sur les registres de l'UMP.

« Il m'a envoyé deux SMS, parlant des élections »

Notre témoin dit s'être fait « harceler » par téléphone la semaine des élections afin de voter pour Thomas Nouvelande :
« Il m'appelait mais je ne répondais pas. Il m'a envoyé deux SMS parlant des élections. »

Les deux SMS que nous avons obtenus proviennent effectivement du portable personnel de Thomas Nouvelande. Le 29 octobre, soit un jour avant la clôture des élections, il écrivait ainsi :
« [Prénom du destinataire] Bonjour, urgent. Il faut me téléphoner c'est Thomas pour élection. 06 XX XX XX XX. Merci. »

Thomas Nouvelande nie :
« Il peut m'arriver d'envoyer des SMS à des adhérents, mais ce sont des messages que j'envoie à tous, et jamais à des gens si je sais qu'ils sont sans-papiers. »

Pourtant, les messages ne sont pas à diffusions multiples mais nominatifs. Ils sont destinés à un sans-papiers que Thomas Nouvelande a vu plusieurs fois à l'association Euroberbère. Notre témoin a payé sa carte mais n'a rien reçu en retour…

Contactée par Rue89, Roxane Decorte, qui était opposée à Thomas Nouvelande lors des élections internes à l'UMP, n'est pas étonnée :
« J'ai saisi à de nombreuses reprises la commission de contrôle, notamment sur des suspicions d'adhésions douteuses à l'UMP. Des gens se plaignaient d'être contactés par téléphone par Thomas Nouvelande. »

« Il m'a remis tout le listing des adhérents de l'UMP »

Guy Capitanio, conseiller du Nouveau Centre, confirme que Thomas Nouvelande sollicitait les adhérents pour voter pour lui, notamment ceux du Nouveau Centre. Il ajoute que Thomas Nouvelande s'était procuré un listing des adhérents de l'UMP (avec leurs coordonnées) que Rue89 s'est procuré, pour pouvoir les convaincre de voter pour lui :
« Il a pas arrêté d'appeler les militants du Nouveau Centre pour qu'ils adhèrent à l'UMP et qu'ils votent pour lui. Lors d'une réunion dans un café, il m'a remis tout le listing des adhérents de l'UMP. Il croyait que j'allais travailler avec ça contre Roxane Decorte. »

Or, seuls les députés, le président du comité départemental, le secrétaire départemental et le délégué de circonscription peuvent détenir une telle liste. L'UMP confirme que la détention de tout listing avec les coordonnées de militants est « totalement illégale ». Solliciter des adhérents pendant une élection, faire adhérer des sans-papiers ou payer par espèces une adhésion le sont tout autant.

Selon Thomas Nouvelande, ces accusations sont « des coups bas » de ses « ennemis politiques. »

► Mis à jour le 18/01/11 à 15h35. Contrairement à ce qui était indiqué, la témoin a fini par recevoir sa carte d'adhérente à l'UMP (fin décembre). En outre, en octobre 2010, Thomas Nouvelande était candidat à la réélection.

David Perrotin
www.rue89.com/2011/01/18/elections-a-lump-comment-faire-voter-des-sans-papiers-181854

http://asset.rue89.com/files/lettre_euroberbere_ok.jpg


Union Menace et Pègre

Enquête sur les liens entre un conseiller UMP et l’association de sans-papiers Euroberbère

Rue89 a révélé ce mardi [18 janvier 2011], qu’un ancien conseiller UMP et président départemental de l'association des amis de Nicolas Sarkozy [ANANS], Thomas Nouvelande, a tenté de solliciter les voix de sans-papiers pour s’assurer une victoire aux élections internes de l’UMP. L'enquête met à jour des pratiques plus que contestables de l'association. Acturevue, reproduit les discussions entre l'auteur de l'enquête et différents protagonistes qui n'ont pas hésité à le menacer de violer ses sources. [Extraits]

Pour se défendre, l'association Euroberbère et Thomas Nouvelande préfèrent signaler à David Perrotin, qu'ils ont enquêté sur lui, comme le rappelle Thomas Nouvelande lors de leur rencontre :
« Je vous connais bien David Perrotin (…) j'aime bien savoir à qui j'ai affaire. »

Lors d’un contact téléphonique, le cousin de Thomas Nouvelande (l'identité n'est pas confirmée) l'a menacé de façon plus ou moins explicite à plusieurs reprises :
« Je sais qui vous êtes (David Perrotin, ndlr), faites attention. Si c'est une tentative habile de votre part pour chercher à lui nuire, ça ne se passera pas comme ça. (…) On connaît vos intentions derrière, reste à démontrer que Nouvelande travaille avec Euroberbère. »

Ces mises en garde diffèrent peu de celles du président de l'association d'Euroberbère à l'égard de l'auteur de l'enquête :
« Écrivez ce que vous voulez, je ferai une réponse et il vous faudra vingt ans pour vous en remettre. »

Acturevue
www.mediapart.fr/club/blog/acturevue/190111/enquete-sur-les-liens-entre-un-conseiller-ump-et-l-association-de-sans-pa

EUROPBERBERE & ANANS (Association nationale des amis de Nicolas Sarkozy) DEPT IDF PARIS 75
Interview des Présidents/ pour le Journal d'édition SECRET CHINA
le 05/05/2010
http://djamazz.centerblog.net/6582263-europberbere-anans-dept-idf-paris-75

Nicolas Sarkozy Président de la" République irréprochable" contourne les lois du financement des partis politique
(et pas que)

Comment Nicolas Sarkozy a-t-il financé sa campagne présidentielle en 2007 ?
"L'Association nationale des amis de Nicolas Sarkozy" utilisait un système de financement opaque
www.mediapart.fr/club/blog/ambre/300610/nicolas-sarkozy-president-de-la-republique-irreprochable-contourne-les-lois-d

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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Mar 31 Mai - 22:04

Longuet, Alliot-Marie, J-Marc Sylvestre, Seguin, Séguéla...

Des frais de Gérard Longuet "pris en charge" par Ben Ali en 2006

Après l'affaire MAM, un document officiel tunisien datant de 2006, que les Inrocks se sont procuré, évoque un séjour de Gérard Longuet et de son ami le journaliste Jean-Marc Sylvestre dans un hôtel de luxe du pays « pris en charge » par le régime de Ben Ali.

En février dernier, en plein feu des révolutions arabes, éclatait le scandale des vacances tunisiennes de Michèle Alliot-Marie. Notre ministre des Affaires étrangères avait bénéficié de l’avion gratuit d’un homme d’affaires, Aziz Miled, proche du régime de Ben Ali. Au nom de la « République irréprochable » exigée par Nicolas Sarkozy, la gauche demandait sa démission. Un homme avait volé au secours de la ministre:

« Trop c’est trop ! tempêtait-il. MAM s’est exprimée avec honnêteté sur ses déplacements en avion, lors de son séjour de fin d’année en Tunisie. »

Cet homme était le président du groupe UMP du Sénat, Gérard Longuet. Qui se trouve être aujourd’hui notre ministre de la Défense. Ce qu’on ignorait à l’époque, c’est que Gérard Longuet, lui non plus, n'avait pas tout raconté sur ses escapades privées en Tunisie.

Des documents que nous avons récupérés dans les archives de l'Agence tunisienne de communication externe (ACTE), le bras armé de l'ex-pouvoir tunisien pour organiser des séjours agréables aux politiques et aux journalistes étrangers, nous permettent de reconstituer les conditions de l’escale tunisienne de Longuet en 2006.
[...]
www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/65858/date/2011-05-30/article/des-frais-de-gerard-longuet-pris-en-charge-par-ben-ali/
www.arretsurimages.net/vite.php?id=11302
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Sylvestre


7 juin 2011
Armée : Gérard Longuet recrute un expert chez Julien Courbet
Gérard Longuet vient de confier une mission sur la « judiciarisation des conflits » à maître Gérard Michel, rendu célèbre par sa participation aux émissions de Julien Courbet. Simple coïncidence sans doute : l'avocat était intervenu dans deux affaires gênantes pour le futur ministre de la Défense et, comme lui, il a longtemps été élu local en Lorraine.
www.rue89.com/2011/06/07/armee-gerard-longuet-recrute-un-expert-chez-julien-courbet-208130
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Mer 12 Oct - 20:57


Dominique Dord et son micro-parti

Successeur de Woerth, Dominique Dord, nouveau trésorier de l'UMP, a été directeur de produits pour L'Oréal, propriété de la famille Bettencourt, de 1985 à 1987.
Son micro-parti, Action Savoie Première, a perçu 1.790 euros de cotisation de ses adhérents et 200 euros de dons. Le siège se situe à Chambéry et sa présidente est Christiane Darche, qui a pour compagnon le directeur général des services de la ville d'Aix-les-Bains. Or, le député-maire d'Aix n'est autre que Dominique Dord.
[...]
www.politique.net/2010083102-tresorie-ump-loreal-micro-parti.htm

Il sévit dans d'autres domaines
www.liberation.fr/politiques/01012365294-les-deputes-votent-une-disposition-controversee-sur-le-temps-de-travail
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Sam 3 Déc - 13:38


L'éthylotest bientôt obligatoire dans les voitures

Après les discothèques et les bars à ambiance musicale, les voitures. Nicolas Sarkozy a annoncé avant-hier une série de mesures ambitieuses sur la sécurité routière, à l’occasion de la « cérémonie des Écharpes d’or de la prévention routière ». Parmi elles, le déploiement de 400 radars fixes supplémentaires d’ici à fin 2012, et surtout l’obligation de posséder un éthylotest dans chaque véhicule « à partir du printemps prochain ».

Dès le printemps 2012, tous les automobilistes devront avoir un ballon à portée de souffle. Sans éthylotest dans leur boîte à gants, ils seront sanctionnés d'une amende de 11 euros (contravention de première catégorie).

Pour que cela soit efficace, il faudrait que les éthylotests soient lisibles
L’association 40 millions d’automobilistes pointe tout de même quelques interrogations. « Pour que cela soit efficace, il faudrait que les éthylotests soient lisibles. Car aujourd’hui, les résultats ne sont pas très clairs, et sont difficiles à lire, surtout dans une voiture et dans le noir. En outre, la notice indique que les éthylotests doivent être conservés entre 10 °C et 40 °C, or les températures peuvent monter au-delà dans une voiture garée en plein soleil. »

Deux acteurs qui se partagent le marché : Red Line Products, une société sud-africaine, et Contralco, une entreprise française implantée à Gignac (Hérault). Ce dernier fournit entre autres les forces de l'ordre. Leader européen, Contralco détient « 90% » du marché français, selon Daniel Orgeval, chargé de mission dans l'entreprise. De juteux profits en perspective.

Généralisation des éthylotests antidémarrage ?
Le gouvernement songerait même à aller beaucoup plus loin dans la lutte contre l’alcool au volant. Selon une source gouvernementale citée par l’AFP, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a saisi Bruxelles pour rendre obligatoire dans l’Union européenne l’installation d’éthylotests antidémarrage dans chaque voiture. Ces éthylotests se mettent déjà progressivement en place dans les transports en commun. Ils sont obligatoires dans les cars neufs de transport d’enfants depuis le 1er janvier 2010.

Laurent Hecquet, délégué général de 40 millions d’automobilistes, n’est pas convaincu que leur généralisation à tous les véhicules neufs soit pertinente. « Cela risquerait d’être très coûteux pour les automobilistes, et rien n’est prévu pour les motos, ce serait deux poids, deux mesures »
www.francesoir.fr/actualite/societe/ethylotests-bientot-obligatoires-dans-voitures%C2%A0-162433.html
www.rue89.com/rue89-eco/2011/12/02/pour-ou-contre-lethylotest-obligatoire-dans-les-voitures-227102


40 millions d'euros ponctionnés sur les Français
Réaction de Thierry1960 : « On nous vole pour rien. 37 millions d'automobilistes, 1 ou deux euros pour par pièce, mettons en étant large 40 millions d'euros ponctionnés sur les Français »
Pour rien ou pour un parti politique bientôt en campagne électorale ?

Ethylo
Beaucoup d'entreprises désireuses de se faire de la publicité pourraient s'engouffrer dans la brèche, et fournir à leurs clients des éthylotests à leur effigie. Ethylo, l'un des principaux fabricants de bornes éthylotest, fournit essentiellement les discothèques. Bertrand Jermann est le président de cette jeune société née en 2009, qui a vu son activité boostée par l'obligation pour les discothèques et les bars de nuit de mettre des éthylotests à disposition de leurs clients.
www.lefigaro.fr/societes/2011/12/01/04015-20111201ARTFIG00699-le-marche-des-ethylotests-booste-par-la-securite-routiere.php


L'éthylotest est obligatoire dans les discothèques et établissements de nuit
Une loi parue dans le Journal Officiel du samedi 1er octobre 2011 rend l'éthylotest obligatoire notamment dans les discothèques.
Les établissements de nuit ont deux mois pour se munir de dispositifs "permettant le dépistage de l’imprégnation alcoolique". Cela concerne tous les commerces autorisés à vendre de l’alcool après 2 h du matin : ils doivent désormais "s’assurer qu’à tout moment la demande de dépistage peut être satisfaite dans un délai inférieur à quinze minutes". Une mesure peut-être un peu trop rigide... Retour à l'envoyeur à l'Assemblée, les députés qui imposent des éthylotests
www.gentside.com/insolite/les-deputes-soufflent-dans-l-039-ethylotest-avant-de-rentrer-dans-l-039-hemicycle_art28690.html


Dominique Benezeth, ancien gendarme et responsable de la prévention à Contralco, est très présent sur les contrôles d'alcoolémie diurne et nocturnes pour sensibiliser les automobilistes.

LE LEADER DE L’ÉTHYLOTEST CONTRALCO SENSIBILISE AUSSI
La police nationale ne fait pas que de la répression. De plus en plus lors de contrôles elle effectue de la prévention en distribuant, après dépistage, des éthylotests en partenariat avec Contralco.
Cette société basée en périphérie de Montpellier est spécialisée dans la fabrication d’éthylotests homologués par le ministère de la santé. Elle fabrique les tests chimiques jetables et les éthylotests électroniques utilisés par les forces de l’ordre. Elle est le leader en France et fournit la police, la gendarmerie, la sécurité et la prévention routière...
http://fr.news.yahoo.com/conducteur-dix-contr%C3%B4l%C3%A9-positif-20101216-194244-404.html

La double casquette : fabricant et expert

I-Tets, Association Nationale pour la Promotion du Dépistage d’Alcoolémie et des Drogues a été déclarée auprès de la Préfecture de Police, le 21 juillet 2011.
Objet : Création d’une association lobbyiste à but non lucratif

Voici sa composition :

Président : Daniel Orgeval, Chargé de mission de l’entreprise Contralco
- Formateur Forces de l’Ordre et conseiller technique en éthylomètrie et cinémométrie
- Intervenant Départemental de Sécurité Routière en Préfecture de l’Essonne,
- Enquêteur ECPA pour la DDT – 91 & IDF,
- Membre du comité de certification NF éthylotests.

1er Vice-Président : Stéphane Vialettes, Directeur Général de l’entreprise Alcolock France
- Expert technique en matériels de sécurité routière, alcool et drogues
- Producteur d’éthylomètres homologués et d’éthylotests normés et certifiés

Vice-Président : Bertrand Jermann, Chef de l'entreprise Ethylo
- Producteur de systèmes de dépistage d’alcoolémie normés et certifiés

Vice-Président : Pierre Elefteriou, Chef de l’entreprise Pelimex
- Membre du comité de certification NF éthylotest
- Expert du CEN éthylotests (comité européen)
- Importateur d’éthylotests normés et certifiés

Trésorier : Monsieur Patrick Deprez, Chef de l'entreprise Objectif prévention
- Importateur d’éthylotests normés et certifiés

Liste des adhérents, membres actifs et suppléants :

- Heinesch Claude, Vice-Président du Directoire de l’entreprise Dräger, membre du groupe international Dräger AG - Expert technique Armées & Défense.
- Hetzel Bernard, Président du Directoire de l’entreprise Dräger France SAS
- Haeberlé Luc, Directeur Commercial & Marketing de l’entreprise Dräger France SAS
- Marchandise Jean-Pierre, Directeur Commercial de l’entreprise Alcolock, membre du groupe international ACS Corps
- Despres Pierre, Chef de l’entreprise Objectif Prévention
- Antoine Guy, Directeur Général Délégué de l’entreprise Ethylo
- Chackir Jean, Gérant de l’entreprise Alcoroute AJC Media
- Condesse Eric, PDG de l’entreprise Contralco
- Comeau Felix, Chef de l’entreprise ACS - Alcohol Contremeasure Systems Corps (Canada)
- Grand d’Esnon Thomas, Chef de projet EAD au sein de l’entreprise Mercura
- Christophe Charruault, Responsable Marketing au sein de l’entreprise Mercura
- Dominique Benezeth, Responsable formation Forces de l’Ordre, Chargé de Mission régional et Intervenant départemental de Sécurité Routière, Officier de Réserve de la Gendarmerie (Forces spéciales). Adresse : Contralco - Avenue du Mas Faugère – BP 23 – 34150 Gignac

Cette association a tenu deux assemblées de préparation et de constitution au Laboratoire National d’Essais les 23 avril et 24 juin 2011.
www.net1901.org/actualite/Declaration-a-la-Prefecture-de-Police,2924.html

Contralco
Créée en 1982 à Gignac, Contralco est reprise en 2006 par une nouvelle équipe dirigeante, composée d'Eric Condesse et d'Antoine Marin.
La société s’appuie sur une stratégie bien huilée et sur une demande en hausse constante, divisée en quatre segments : les forces de l’ordre avec les deux volets prévention et contrôle (35% de son activité), la prévention en entreprise (15%), les institutionnels et associations (25%), le grand public (25%). Traditionnellement, Contralco a noué un partenariat quasi naturel avec la police et la gendarmerie dans le cadre de leurs contrôles routiers
« nous travaillons avec des députés pour voir comment l’éthylotest pourrait être considéré comme un produit de prévention… et se voir appliquer un taux de TVA à 5,5%. »
Contralco investit pour gérer le surcroît de demandes. « Si, demain, on légifère pour rendre notre produit obligatoire, comme on l’a fait pour le triangle et le gilet fluo, nous devons être en capacité de produire plus. » La capacité de production s’élève à 18 millions de pièces par an. Elle vise la barre des 40 millions
La PME touche 18 000 clients et a réalisé 5,7 M€ de CA en 2008
www.objectif-lr.com/pages/?all=numero&id=70&sommaire=681
www.viadeo.com/search/rcl/fr/Contralco/fr/


Sur les routes, devant les discothèques et au collège…
Les policiers municipaux en formation au collège de Manduel
La police municipale de Manduel a organisé une journée de formation au collège via Domitia. Outre de Manduel, des policiers municipaux sont venus de Marguerittes, Beaucaire, Aramon, Jonquières-Saint-Vincent, Redessan, Garons et même Villeneuve-lès-Avignon et Roquemaure pour y participer.
Deux modules étaient proposés. Le premier concernait la sécurité routière et l'alcoolémie et était assuré par Dominique Benezeth, responsable du département formation à la société héraultaise Contralco, leader européen en tests et contrôle alcoolémie, qui intervient également dans les écoles de police et gendarmerie.
http://manduel.blogs.midilibre.com/archive/2009/10/12/les-policiers-municipaux-en-formation-au-college-de-manduel.html

L’entreprise DOMITIA RANDONNEE est domiciliée à Roquefort-des-Corbières (11540).
On trouve un Dominique Benezeth à la tête d’une entreprise commerciale à Roquefort-des-Corbières.
www.societe.com/societe/benezeth-dominique-427612700.html

LA CAGNOTTE DES RADARS
Sécurité routière : 4.200 «radars pédagogiques» installés en 2011 et 2012
Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, l’a annoncé le 30 mai 2011 lors d’une conférence de presse à Proyart, dans la Somme.
Si les radars sont bien la propriété de l'État, leur entretien et fonctionnement sont confiés à la société Atos, dirigée par Thierry Breton.
http://sarko-verdose.bbactif.com/f3-environnement-animaux-eau-alimentation

Bientôt 60.000 caméras de vidéosurveillance de plus. Dans quel but ?
http://sarko-verdose.bbactif.com/t297-bientot-60000-cameras-de-videosurveillance-de-plus-dans-quel-but

Le "subterfuge" du Sénat pour "légaliser" le financement occulte des partis politiques
www.lesmotsontunsens.com/le-subterfuge-du-senat-pour-autoriser-le-financement-occulte-des-partis-politiques-8709
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MessageSujet: Re: Après Woerth : Alliot-Marie ou Yazid Sabeg, ou... ?   Aujourd'hui à 5:59

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