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 République bananière - les institutions

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Orwelle



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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Lun 7 Mar - 20:51


Le numéro 2 de Bernard Arnault a quitté LVMH… avant de revenir

Pierre Godé, ancien avocat au barreau de Lille travaille au côté de Bernard Arnault le patron et premier actionnaire du groupe, depuis 1986. En novembre, l’assaut sur Hermès est à peine bouclé, qu’il démissionne du conseil d’administration du numéro un mondial du luxe. Il sera réintégré lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires le 31 mars 2011.

LVMH vient de dévoiler qu’il était propriétaire de 17 % du capital d’Hermès, sans avoir fait aucune « déclaration de seuil ». En effet, quand un investisseur détient plus de 5, 10 ou 15 % d’une entreprise cotée il doit le déclarer auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

LVMH a utilisé un stratagème très simple pour agir dans l’ombre. Il suffit de demander à trois banques d’acheter des actions de la société visée, en l’occurrence Hermès International, chacun restant juste en dessous des 5 %. Jusqu’à 4,99 %, il n’y a rien à déclarer. Dernière étape, au dernier moment, les trois banques vendent les actions qu’elles détiennent au commanditaire qui d’un seul coup d’un seul se retrouve avec 15 % du capital. 2 ou 3 % grappillés ici ou là complète l’opération et voilà LVMH propriétaire de 17 % d’un groupe très familial qui jusque-là vivait en paix. La manœuvre a pu choquer le juriste.

Pour avoir utilisé le même stratagème vis-à-vis de Saint-Gobain, Wendel se fera condamner en janvier dernier par la Commission des sanctions de l’AMF. […]

Philippe Douroux
http://phdx.blog.lemonde.fr/2011/03/07/le-jour-le-numero-2-de-bernard-arnault-a-quitte-lvmh%E2%80%A6-avant-de-revenir/


Arnault et Godé

Le cabinet de conseil aux actionnaires Deminor a pris position mercredi en faveur d'Hermès et demandé des précisions sur les moyens ayant permis à son rival LVMH de ramasser en secret plus de 17% du capital du sellier de luxe.

Il fait aussi valoir que les actionnaires de LVMH qui ont vendu des titres entre le 1er septembre et le 25 octobre ne l'auraient pas fait, s'ils avaient su que leur groupe allait faire une plus-value importante sur l'opération Hermès.

Le groupe de Bernard Arnault a acquis ses titres au prix moyen de 80,5 euros, alors que l'action Hermès cotait à 176,20 euros en clôture vendredi 22 octobre, à la veille du communiqué de LVMH révélant sa prise de participation. [...]
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20101208.REU6389/le-cabinet-deminor-demande-des-comptes-a-lvmh-sur-hermes.html

Le cabinet Arnaud Claude et associés
« Avocat au barreau de Paris depuis 1981, Nicolas Sarkozy crée avec 2 confrères (Michel Leibovici et Arnaud Claude) en 1987 un cabinet spécialisé dans l’immobilier et le droit des affaires (Arnaud Claude et associés) [...]
En 1995, Nicolas Sarkozy apportera d’ailleurs de nouveaux clients au cabinet, comme le groupe pharmaceutique Servier, Bernard Arnault et LVMH, ainsi que quelques vedettes du show-biz. [...]
Dernier extrait pour l’anecdote: « Ce n’est qu’en 2006 que Nicolas Sarkozy s’acquitte pour la première fois de l’impôt sur la fortune : 1988 euros, selon son état-major de campagne »
http://unavisenpassant.blogspot.com/2010/12/le-sale-monde-comme-il-va-2.html

Quand Nicolas Sarkozy joue les Berlusconi…
Au début du mois de novembre 2007 Bernard Arnault, plus grosse fortune française et témoin de mariage de Nicolas Sarkozy, parvenait enfin à mettre la main sur le quotidien économique « Les Echos », et cela malgré l’opposition quasi unanime de la rédaction du journal qui déclarait craindre pour son indépendance éditoriale.

Crainte pas forcément infondée si on en croit les nombreux journaux qui relatent la réunion étonnante qui s’est tenue vendredi dernier à l’Elysée.

Invités par Nicolas Sarkozy pour parler de la situation économique en France, les principaux journalistes du quotidien, dont le directeur de la rédaction, ont écouté avec stupeur le président de la République leur annoncer l’arrivée prochaine de N. Beytout, l’actuel directeur du Figaro et autre proche du chef de l’État, à la tête de leur journal !

Décidément quand Silvio Berlusconi déclarait « Sarkozy m’a pris comme modèle », il n’avait pas tort…
http://juvisy.parti-socialiste.fr/?p=160


Bernadette Chirac chez LVMH, Florence Woerth chez Hermès…

[...] depuis les années 1990, le politique est influencé par l'économique. Qu'un ancien ministre devienne administrateur, ce n'est pas nouveau.
Ce qui est nouveau, c'est l'autre sens. C'est l'esprit du management qui influence le politique.

Qu'un ancien d'une banque d'affaires devienne conseiller à l'Elysée et reparte dans une banque, ça c'est très nouveau.
Un PDG qui devient ministre de l'économie et repart dans les affaires, ça aussi c'est très nouveau. La sphère managériale prend le dessus sur la sphère strictement politique...
http://eco.rue89.com/2010/04/23/bernadette-chirac-chez-lvmh-florence-woerth-chez-hermes-quy-voir-148732

Mme Chirac recevra 650 000€ par an en juste retour à son dévouement à la cause du luxe français (sic) et Mme Woerth, 400 000€.
http://www.espace-ibara.com/on-nous-prend-vraiment-pour-des-cons/indecence-dessin-dibara-on-nous-prend-pour-des-cons-n%C2%B01
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Orwelle



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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Mar 8 Mar - 19:33


Un avion présidentiel dans la 4e dimension

Réagissant aux propos tenus par Thierry Meyssan sur le site suisse Mecanopolis* à propos d’un avion présidentiel français vendu secrètement par Michèle Alliot-Marie à ses amis tunisiens, le Comité Valmy a retracé le mystérieux itinéraire de cet appareil. L’opacité qui entoure la transaction et les déplacements de l’Airbus renforce les soupçons d’une vente illicite au clan Ben Ali avec rétro-commissions au clan Sarkozy.

Dix ans après ses révélations sur les attentats du 11 septembre, Thierry Meyssan est reconnu comme un journaliste d’investigation de tout premier plan et pour la fiabilité de ses sources. Aussi, quand il avance qu’il y aurait eu de graves irrégularités sur la vente d’un avion présidentiel Airbus A319 d’une valeur de 32 millions d’euros, il n’est pas inutile de procéder à quelques simples vérifications, ce que nous avons fait.

Il en ressort de très troublantes anomalies qui tendent à accréditer les terribles hypothèses du fondateur du Réseau Voltaire [...]

Nous transmettons également ce texte aux autorités compétentes en leur demandant de répondre aux questions qui les concernent :

- 1. Qui Nicolas Sarkozy a t-il mandaté pour procéder à la vente des avions F-RBFA et F-RBFB ?

- 2. Se porte t-il garant de la régularité des procédures ?

- 3. Est-il intervenu directement dans ces opérations ?

- 4. Michèle Alliot-Marie est-elle intervenue dans les ventes des avions F-RBFA et F-RBFB ? A t-elle traité de ces affaires avec des représentants de l’Etat tunisien, des sociétés NouvelAir, Tunisair, TTS Financière ou Karthago Airlines ?

- 5. Y a t-il eu des mouvements financiers relatifs à ces avions ?

- 6. Pourquoi la procédure normale et transparente d’appel d’offres n’a t-elle pas été employée ?

- 7. qui a donné des ordres aux personnels chargés de tenir le registre de la Direction Générale de l’Aviation Civile pour que les 2 A319 F-RBFA et F-RBFB n’y figurent plus ?

- 8. A qui appartiennent aujourd’hui les appareils F-RBFA et F-RBFB ?

- 9. Quelles logos, marques et immatriculations portent aujourd’hui les appareils ?

- 10. Où est l’Airbus A319 F-RBFB, cn 1556 ?
www.voltairenet.org/article168754.html
* www.dailymotion.com/video/xhehz3_meyssan-alliot-marie-et-les-ventes-d-airbus_webcam cyclops
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Orwelle



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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Ven 11 Mar - 18:24


Sondage, sondages

Dans une ordonnance rendue le 9 mars 2011 le juge d’instruction Serge Tournaire a estimé qu'il y avait bien matière à enquêter sur le contrat passé en 2007, sans appel d'offres, entre l’Élysée et l'ancien journaliste Patrick Buisson.
C'est la Cour des comptes qui avait mis au jour en juillet 2009 cette convention, conclue sans qu'"aucune des possibilités offertes par le code des marchés publics pour respecter les règles de la mise en concurrence (...) n'ait été appliquée".
Arrow Le parquet de Paris a annoncé jeudi 10 mars sa décision de faire appel de la décision du juge.
www.lexpress.fr/actualite/politique/sondages-de-l-elysee-le-parquet-veut-faire-appel_970985.html

Le texte qui vise à accroître la transparence dans les sondages a rencontré une vive opposition du gouvernement.
www.lemonde.fr/politique/article/2011/03/11/l-assemblee-nationale-fait-un-pas-vers-une-loi-sur-les-sondages_1491924_823448.html

Un sondage VSD donne Marine Le Pen en tête du premier tour (avec 24%) « au coude à coude » avec Jean-Luc Mélenchon.
Le deuxième tour de l’élection présidentielle opposerait donc Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon !
www.plumedepresse.net/exclusif-plumedepresse2012%C2%A9-melenchon-au-second-tour/
www.vsd.fr/contenu-editorial/l-actualite/les-indiscrets/1824-melenchon-le-pen-le-duel-des-grandes-gueules
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Dim 3 Avr - 13:27


© Tim Douet

Affaire Tapie : la Cour de Justice de la République a été saisie
Les députés socialistes ont écrit à la Cour de Justice, désignant la ministre de l'Économie comme responsable d'une décision ayant favorisé « des intérêts particuliers au détriment de l'intérêt public »

Ça chauffe pour Christine Lagarde. Les députés socialistes n’auront pas attendu la décision de la Cour de discipline budgétaire devant laquelle ont été déférés, pour le règlement de l'affaire opposant Bernard Tapie au Consortium de réalisation (CDR), les deux hauts fonctionnaires de Bercy chargés de purger le passif du Crédit Lyonnais. Dans une lettre dont Le Monde a eu connaissance, et que Marianne2 publie, les députés socialistes ont saisi la Cour de justice de la République à l’encontre de leur patronne, la ministre de l’Économie. Dans ce courrier, adressé vendredi 1er avril à Jean-Yves Nadal, procureur général près la Cour de cassation, ils pointent « un faisceau d'indices » montrant que les décisions prises « avaient pour objet de favoriser des intérêts particuliers au détriment de l'intérêt public ».

Pour ce faire, les parlementaires de l’opposition disposent d’un sacré biscuit. Cette procédure survient au lendemain de la publication d’un rapport de la Commission des Finances sur l’ensemble du règlement de ce contentieux. C’est sur la base de ce document que deux hauts fonctionnaires Jean-François Rocchi, le président du CDR, l’établissement public chargé des dettes du Crédit Lyonnais, et Bernard Scemama, le président de l'EPFR, qui chapote le CDR, ont été renvoyés devant la cour de discipline budgétaire. Les magistrats de la rue Cambon ne sont pas tendres avec les deux fonctionnaires. […]

Leur rapport est publié sous un titre pour le moins accusatoire : « De nombreux dysfonctionnements affectent les processus décisionnels impliquant le CDR et l’EPFR. » Plus, loin ils accusent Jean-François Rocchi de rien moins que de falsification, justifiant le renvoi du fonctionnaire de Bercy devant la cour de discipline budgétaire […]

L'affaire se corse pour Christine Lagarde puisque la lettre évoque « faux et usage de faux ». Il y aurait eu falsification de certains documents par le fonctionnaire agissant sous les ordres de Christine Lagarde.
[…]
www.marianne2.fr/Affaire-Tapie-Lagarde-devant-la-Cour-de-justice_a204517.html
www.marianne2.fr/Exclusif-affaire-Tapie-Des-fonctionnaires-soupconnes-de-falsification_a204490.html


Lallouette ose répliquer
La ministre de l'Économie a annoncé samedi 2 avril qu'elle envisageait de poursuivre en justice les députés socialistes qui l'accusent d'"abus d'autorité" dans le règlement de l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais.
"Christine Lagarde examine les actions judiciaires susceptibles d'être engagées à l'encontre des auteurs" d'une lettre adressée à Jean-Louis Nadal, procureur près la Cour de cassation, selon un communiqué de son ministère.
www.leparisien.fr/lyon-69000/affaire-tapie-lagarde-envisage-de-poursuivre-les-deputes-ps-qui-l-accusent-02-04-2011-1390927.php

Amie des oiseaux
Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts, s'est montré sceptique samedi sur l'utilité de la saisine par les députés socialistes de la Cour de Justice de la République (CJR)
www.leparisien.fr/lyon-69000/affaire-tapie-duflot-sceptique-sur-la-saisine-de-la-cjr-par-les-deputes-ps-02-04-2011-1390929.php
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Lun 11 Avr - 10:23

Sondage : 74 % des Français ne font pas confiance à Sarkozy.

Selon un sondage Harris Interactive pour Le Parisien, 74 % des Français ne font pas confiance à Nicolas Sarkozy, et 66 % ne font pas confiance à François Fillon.

La cote de confiance de l’hôte de l’Elysée est à 20 %, et celle du Premier ministre à 26 %, en baisse respective de deux et trois points par rapport au baromètre de mars.

http://www.20minutes.fr/ledirect/704281/politique-sondage-74-francais-font-confiance-sarkozy

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Orwelle



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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Lun 11 Avr - 21:09

Excellente nouvelle, bien que ça suppose au moins 10 % d'aveugles en France. Smile
Mais l'essentiel est qu'une majorité reste clairvoyante.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Lun 18 Avr - 22:28


La réforme de la garde à vue ne respecte pas le principe de séparation des pouvoirs

La réforme de la garde à vue a été adoptée le mardi 12 avril 2011 par le Parlement et le texte ne doit entrer en vigueur que le 1er juin.
Pourtant la Cour de cassation a décidé le vendredi 15 sa mise en application immédiate.
Afin que soit respecté le principe de séparation des pouvoirs, le bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau des Deux-Sèvres a annoncé le lendemain avoir demandé aux avocats de permanence ce week-end de ne pas appliquer le nouveau régime de la garde à vue.

Cette décision a provoqué une grande incompréhension dans les rangs des policiers du commissariat de Niort, rapporte Le Courrier de l'Ouest.
La position de Laurent Di Raimondo repose, selon lui, sur "une analyse légaliste des choses" qui se base sur le "principe de la séparation des pouvoirs et de la hiérarchie de la norme".

"On a hier deux normes qui se sont entrechoquées : un arrêt de la cour de cassation" qui décide que les nouvelles règles de la garde à vue devaient s'appliquer "immédiatement" et "de l'autre une loi parue au journal officiel portant réforme de la garde à vue qui prévoit l'entrée en vigueur de ce texte au 1er juin 2011", selon Me Di Raimondo*.

Pour lui "force doit rester à la loi" car on ne peut pas "laisser au pouvoir judiciaire le soin de détricoter ce que le pouvoir législatif a tricoté, c'est un non-sens".

"Il est hors de question d'accepter de faire dans l'urgence n'importe quoi dans la plus totale précipitation", s'est indigné le bâtonnier Laurent Di Raimondo.
Résultat : sur cinq gardes à vue samedi à Niort, quatre ont demandé la présence d'un avocat, mais cela a été refusé par l'avocate de permanence, selon le commissariat, comme l'explique RTL.
[...]
www.lepost.fr/article/2011/04/16/2468605_reforme-de-la-garde-a-vue-ca-coince-deja-dans-les-deux-sevres.html
*www.youtube.com/watch?v=kAIvCiVAQRg

Séparation des pouvoirs
"Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution."
Article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789.
www.toupie.org/Dictionnaire/Separation_pouvoirs.htm

Appel à la résistance du bâtonnier de Créteil
La rémunération des avocats représente 4,68 euros net de l'heure.
www.lemonde.fr/societe/article/2011/04/18/le-batonnier-de-creteil-appelle-les-avocats-du-val-de-marne-a-ne-pas-appliquer-la-reforme-de-la-garde-a-vue_1509279_3224.html

La réforme commentée par Olivier de Baynast, procureur général de la Cour d'appel d'Amiens
www.franceculture.com/emission-le-bien-commun-la-reforme-de-la-garde-a-vue-2011-03-12.html
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Sam 23 Avr - 10:49


Image Sarabande

Sarkozy incapable juridique

Sarkozy sera un incapable juridique confirmé d'ici peu. Sarkophage l'a expliqué il y a de nombreux mois ici, avec l'aide du Canard Enchaîné. Sarkozy ne pourra plus être partie civile dans un procès. Il en a fallu du temps à nos juristes de compétition pour s'apercevoir que la position de Sarkozy confinait à celle du roi soleil ... Le voilà redescendu de son trône pour rejoindre la capacité juridique des enfants. Une juste place en somme au vu du monde dans lequel il vit.
http://sarkostique.over-blog.com/article-gueant-reinvente-les-pa-trouilles-de-proximite-72234540.html

Le parquet général près la Cour de cassation estime, dans un avis rendu récemment, que Nicolas Sarkozy ne peut se constituer partie civile dans l'affaire des comptes piratés dont il a été une des victimes.

Dans l'avis cité par Le Monde, l'avocat général, Xavier Salvat, estime que "l'exercice de l'action civile par le président de la République devant une juridiction pénale (...) paraît incompatible avec l'exercice de ses pouvoirs institutionnels". Il considère que "le fait qu'une autorité soumette à ceux-là même qui relèvent de son pouvoir de nomination le soin de trancher un litige qui concerne ses intérêts privés, est de nature à donner l'apparence aux autres parties, comme au public, que le procès n'obéit pas aux règles d'un procès équitable".

Sur ce point touchant au statut pénal du chef de l’État, l'avocat général préconise donc la cassation de l'arrêt rendu par la cour d'appel de Versailles le 8 janvier 2010 dans l'affaire des comptes piratés dont Nicolas Sarkozy a été une des victimes. La cour d'appel avait accordé un euro de dommages et intérêts à M. Sarkozy, considérant que le président de la République était fondé à réclamer des dommages et intérêts, pendant son mandat, lorsqu'il est partie civile dans une affaire. L'avocate d'un des condamnés avait formé un pourvoi contre cette décision.

L'audience est prévue en mai ou juin.
http://lci.tf1.fr/france/justice/2011-04/le-chef-de-l-etat-partie-civile-le-parquet-general-est-contre-6405993.html
http://sarkostique.over-blog.com/article-13321904.html
http://sarkostique.over-blog.com/categorie-606055.html
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Jeu 5 Mai - 18:49

Apparemment toujours libre, Denis Gautier-Sauvagnac a "fluidifié le dialogue social" avec 16,5 millions d'euros en liquide.


Jacques Creyssel, directeur général du Medef, Denis Gautier-Sauvagnac, président de l’UIMM, Laurence Parisot, présidente du Medef, Jean-René Buisson, président de l’ANIA, Jean-Francois Roubaud, président de la CGPME

Affaire UIMM : l'instruction est close

Le juge même s'il n'a pas pris officiellement sa décision est donc tenté de renvoyer l'ancien patron devant le tribunal pour que les juges apprécient s'il y a lieu d'étendre la jurisprudence de l'abus de biens sociaux (spécifique aux entreprises) à l'abus de confiance (utilisé pour les associations).

Des faits de travail dissimulé sont aussi reprochés à Denis Gautier-Sauvagnac et à l'UIMM, 3 millions auraient servi à verser des compléments de salaires (« primes de cabinet » ou « frais de représentation ») et de retraite à certains salariés.

Roger Le Loire n'a pas encore pris sa décision sur un éventuel renvoi en correctionnelle de Denis Gautier-Sauvagnac. Le parquet doit encore donner son avis dans un réquisitoire. Quoi qu'il en soit, le dernier mot appartiendra au juge d'instruction . C'est lui qui décidera in fine s'il décide de renvoyer Denis Gautier-Sauvagnac devant le juge.
www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201348158786-affaire-uimm-l-instruction-est-close.htm


Le Sénat refuse de rétablir la peine de prison pour les parlementaires fraudeurs
Cette peine de prison avait été supprimée lors de la première lecture du texte à l'Assemblée nationale à l'initiative notamment du patron de l'UMP, Jean-François Copé.
www.lemonde.fr/politique/article/2011/03/02/le-senat-refuse-de-retablir-la-peine-de-prison-pour-les-parlementaires-fraudeurs_1487541_823448.html

Conflits d'intérêts : Christine Lagarde n'a pas respecté les règles
La ministre de l'Économie, Christine Lagarde, n'a pas respecté une circulaire obligeant les membres du gouvernement à confier à un tiers la gestion de leur patrimoine mobilier, affirme jeudi le site acteurspublics.com. En cause : une prise de participation dans Applicatour, société dirigée par le fils du PDG d'Oséo.
www.20minutes.fr/article/714885/economie-conflits-interets-christine-lagarde-respecte-regles

La France pillée (1/5) : niches fiscales, lobbies et emprunts toxiques
Les Inrocks publient en exclusivité le rapport de l’association Anticor en cinq épisodes. Aujourd’hui, retour sur les amendements permettant aux grosses entreprises de payer moins d’impôts, le poids des groupes de pression et les contrats risqués passés entre les collectivités et les banques.
www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/64415/date/2011-04-27/article/la-france-pillee-15-niches-fiscales-lobbies-et-emprunts-toxiques/
http://anticor.org/2011/04/27/la-france-pillee-chapitre-1/
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MessageSujet: Angolagate   Jeu 5 Mai - 20:39


Pierre Falcone, Arcadi Gaydamak, Charles Pasqua, Jean-Christophe Mitterrand (Sipa)

Trafic d’armes avec l’Angola : Pasqua, Falcone et Gaydamak relaxés
L’accusation ne se pourvoit pas en cassation


Le parquet général de la cour d'appel de Paris ne formera pas de pourvoi en cassation contre la relaxe des hommes d'affaires Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, poursuivis pour vente illicite de matériel de guerre à destination de l'Angola dans les années 1990, a-t-on appris de source judiciaire.

Ce vendredi 29 avril 2011, la cour d'appel a blanchi les deux hommes d'affaires des accusations de trafic d'armes. Le ministère public avait requis six ans d'emprisonnement contre les deux hommes estimant le trafic d'armes constitué.

"Un pourvoi ne peut être fondé que sur des motifs juridiques et ne permet pas de contester une appréciation des faits différente ou un quantum de peine insuffisant", indique-t-on jeudi au parquet général.

Si la cour a jugé que les deux hommes s'étaient rendu coupables de trafic de trafic d'armes, elle a estimé qu'ils avaient reçu un mandat officiel de l’État angolais. Elle a considéré que les deux hommes devaient bénéficier de l'immunité de juridiction accordée aux actes de puissance publique étrangère.

"Je suis ravi que l'acharnement judiciaire dont a fait l'objet Pierre Falcone depuis plus de dix ans prenne fin", a déclaré à l'AP l'un des ses avocats, Me Emmanuel Marsigny. "La justice, qui a été instrumentalisée à des fins partisanes dans ce dossier, a dit la vérité, à savoir qu'il n'y a jamais eu d'affaire de l'Angolagate, affaire crée de toutes pièces", a-t-il ajouté.

MM. Falcone et Gaydamak ont par ailleurs été condamnés dans ce même dossier pour des délits d'abus de biens sociaux ou fraude fiscale respectivement à 30 et 36 mois d'emprisonnement et 375.000 euros d'amende. La cour a maintenu le mandat d'arrêt visant M. Gaydamak.

Charles Pasqua, poursuivi pour trafic d'influence dans ce dossier, a également été relaxé. Quatre personnes, dont Arcadi Gaydamak ont formé un pourvoi en cassation contre leur condamnation, a-t-on indiqué de sources judiciaires.

Ces ventes d'armes au gouvernement de José-Eduardo dos Santos ont eu lieu entre 1992 et 1993 pour un montant de près de 790 millions de dollars.
http://fr.news.yahoo.com/vente-darmes-%C3%A0-langola-laccusation-ne-pourvoit-cassation-142824541.html

Octobre 2009
Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak - condamnés tous deux à six ans de prison ferme pour leur rôle dans l'affaire de vente d'armes à l'Angola-, et Charles Pasqua - qui écope d'un an ferme - vont faire appel. Jacques Attali et Georges Fenech sont relaxés.
Jean-Charles Marchiani est pour sa part condamné à trois ans de prison, dont 21 mois avec sursis pour complicité de trafic d'influence et recel d'abus de biens sociaux.
Jean-Christophe Mitterrand, le fils de l'ancien président de la République, écope pour sa part de deux ans de prison avec sursis et 375.000 euros d'amende, le romancier Paul-Loup Sulitzer de 15 mois avec sursis et 100.000 euros d'amende pour recel d'abus de bien sociaux.
L'avocat Allain Guilloux a été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis, et 500.000 euros d'amende pour blanchiment.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20091027.OBS5910/angolagate-prison-ferme-pour-falcone-gaydamak-pasqua-sursis-pour-mitterrand.html
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Mar 10 Mai - 16:03


Alexandre Djouhri
Un homme d'ombre au coeur du pouvoir


Enquête d’Ariane Chemin et Marie-France Etchegoin

Qui est ce mystérieux Alexandre Djouhri qui fait asseoir à sa table de Claude Guéant à Henri Proglio, de Dominique de Villepin à Serge Dassault ? Tandis que ses amis vantent son entregent en Afrique ou au Moyen-Orient, d'autres, à qui l'homme fait peur, s'étonnent du secret qui l'entoure. [Extraits]

"Nicolas Sarkozy était persuadé que Djouhri se laissait aller à dire des choses très désagréables contre lui lors de la précampagne", raconte Alain Bauer, un spécialiste de la sécurité proche du président. C'est un homme très haut placé - Bernard Squarcini qui a organisé la réconciliation entre les deux hommes, en avril 2006, dans un salon du Bristol à Paris.

Les spécialistes de la Françafrique ou des marchés moyen-orientaux assuraient l'avoir repéré en 1996 au Crillon, organisant des agapes en l'honneur du Premier ministre congolais, puis en 2004 en Libye, jouant les émissaires du gouvernement pour la vente des Rafale, s'activant autour de Thales en Arabie saoudite dans le mirifique contrat Miksa, ou encore aux côtés du président Chirac en 2006 lors d'un voyage à Riyad, plaidant enfin récemment auprès de l'Élysée la cause de Pierre Falcone, condamné dans l'affaire de l'Angolagate

une biographie pleine de trous

Alexandre Djouhri est né en février 1959. École de la rue ? Un rapport de police de 18 pages datant du 21 août 1989 décrit la guerre que se livrent au mitan des années 1980 deux bandes de voyous rivaux. Elle se solde au printemps 1986 par une tentative d'homicide dont le jeune Djouhri a été victime lors d'une fusillade place du Colonel-Fabien. Transféré à Saint-Louis, où on lui extrait du dos une balle de 11-43 […]

Dans les années 1980 en tout cas, Djouhri, à peine 25 ans, côtoie déjà des célébrités. Étonnant "Alex" qui saute de Sarcelles à Arafat en passant par Delon. Qui ne parle ni l'anglais ni l'arabe mais roule déjà sur l'or. Aussi loin qu'ils s'en souviennent, tous ses amis l'ont connu riche, mais sans pouvoir - ou sans vouloir - expliquer comment.

De 1988 à 1993, il dirige une certaine Agence de Presse euroarabe et euroafricaine, entouré d'Amadou M'Bow, ex-ministre sénégalais et ex-directeur général de l'Unesco, et de Pierre Mutin, un conseiller diplomatique qui fréquenta l'Élysée sous Mitterrand. C'est la seule relation "de gauche" qu'on lui connaît.

Quelques années plus tard, on le retrouve dans des sociétés qui oeuvrent dans le courtage en produits pétroliers, puis dans "la distribution et la maîtrise de l'eau" ou dans "la collecte de déchets" et toutes domiciliées à Genève, où lui-même est résident depuis les années 1990. Pourquoi la Suisse ? Encore une question sans réponse.

Quand "Monsieur Alexandre" ne séjourne pas au bord du lac Léman, il descend dans une suite louée à l'année dans un palace parisien, le Crillon, puis le Ritz. Costume Hermès, chaussures John Lobb, il y trinque parfois avec les fils Kadhafi et y banquette régulièrement avec Maurice Gourdault-Montagne, alors directeur du cabinet d'Alain Juppé à Matignon, puis sherpa du président Chirac avant de devenir, aujourd'hui, ambassadeur de France à Londres. À l'époque déjà, "Alex" dépensait sans compter pour ses amis ou ceux à qui il voulait plaire. Aujourd'hui encore, au restaurant du Bristol une autre de ses cantines -, il a toujours une boîte de cigares à offrir, un petrus ou un cheval-blanc grand cru à faire porter sur une table voisine "de la part de Monsieur Alexandre". Comment résister à pareille "générosité" ?

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110427.OBS1962/un-homme-d-ombre-au-coeur-du-pouvoir.html

En ayant une certaine éthique ?
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Ven 20 Mai - 0:52


Jurés populaires : « C’est un mauvais coup que vous portez à la justice et à la magistrature »,
affirme Badinter
[Vidéo]

Dans un long discours aux sénateurs, Robert Badinter a condamné ce projet qui prévoit la participation des citoyens au jugement des délits en Correctionnelle. « Je vous le dis clairement, c’est une aberration que vous nous proposez, a assené l’ancien président du Conseil constitutionnel. Au moment même où la justice ploie sous le fardeau, au moment même où ce que les justiciables réclament, c’est une justice qui soit à la fois éclairée et suffisamment prompte, vous demandez aux justiciables - qui ne vous réclament rien - d’aller participer à l’activité de tribunaux, auxquels ils auront le plus grand mal à comprendre quelque chose.»

Pour l’ancien garde des Sceaux, ce projet de loi est totalement irréaliste. « Ce n’est même pas de l’idéologie, c’est de l’aveuglement. Et je suis content de pouvoir vous le dire. Ce n’est pas de votre fait : c’est un choix politique absurde dans l’état où est la magistrature. » Plus que de favoriser la participation des citoyens, il souhaite que la justice ait des moyens plus conséquents. « Ce que la magistrature vous demande, c’est des moyens. Ce que les magistrats veulent, c’est de pouvoir rendre la justice. Ils n’ont pas besoin de se transformer en pédagogues d’occasion pour des citoyens qui ne demandent pas à participer à cette offre, parce qu’elle n’est pas la leur. Rappelez-vous qu’il y a 2400 affaires d’Assises, il y a 450 000 affaires correctionnelles et il y en a toujours plus, toujours plus. »

Le nombre d’affaires en justice, un sujet d’autant plus sensible au regard du nombre important de personnes incarcérées, 64 584, un record. « J’ajoute qu’avec ces procédures, surmultipliées par leur complexité dans la lenteur des audiences, c’est autant de détenus à titre provisoire qui demeureront plus longtemps dans des maisons d’arrêt surpeuplées. Vous connaissez les chiffres… Et pourquoi tout cela ? Je vous mets au défi, au défi devant la Haute Assemblée, de donner une raison autre qu’un slogan publicitaire. ‘Ah, dorénavant en France, on jugera non seulement au nom des citoyens mais les citoyens eux-mêmes [jugeront].’ Allez, pas de slogan, regardez la réalité en face, c’est un mauvais coup que vous portez à la justice et à la magistrature. »

www.publicsenat.fr/lcp/politique/jur-s-populaires-c-un-mauvais-coup-vous-portez-justice-magistrature-affirme-badinter-1
www.interet-general.info/spip.php?article10406


Le projet a été adopté par le sénat ce jeudi 19 mai 2011.

A propos de l'affaire DSK, une lectrice du Monde a écrit : "‘Espérons que ces images d’un suspect menotté, puis tenu de se taire devant le juge, feront impression sur les thuriféraires français du système accusatoire anglo-saxon duquel notre législateur, bien aidé en cela par la jurisprudence européenne, nous rapproche inexorablement.’
www.lemonde.fr/dsk/article/2011/05/16/le-processus-judiciaire-qui-attend-dsk_1522955_1522571.html
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Lun 23 Mai - 17:47


Outre l'affaire Tapie, Christine Lagarde est impliquée dans deux autres dossiers

Les tribunaux s'intéressent décidément beaucoup à Christine Lagarde. Outre l'affaire Tapie, sur laquelle la cour de justice de la République (CJR) a décidé de se pencher s'agissant du rôle de la ministre de l'économie et des finances, deux autres dossiers impliquant directement Mme Lagarde sont pendants devant la justice, selon des documents et témoignages recueillis par Mediapart

L'un a déjà été jugé par le tribunal administratif de Paris – en l'occurrence en défaveur de la favorite des Européens pour prendre la tête du Fonds monétaire international (FMI). L'autre s'apprête à l'être, par la même juridiction. Dans les deux cas, bien que les faits révélés soient de nature très différente, c'est un éventuel abus de pouvoir de la ministre qui est pointé du doigt.

Dans le premier cas, la justice a conclu que la ministre avait agi de manière illégale en interrompant brusquement, fin 2009, une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) susceptible d'incriminer la société Euronext, gestionnaire de la Bourse de Paris. Le ministère a fait appel de la décision.

Dans le second cas, Christine Lagarde est assignée devant le tribunal pour «détournement de pouvoir» par l'une de ses anciennes collaboratrices. Chargée de mission de communication à Bercy depuis 2002 et conseillère de Paris Nouveau Centre (ex-UMP), Lynda Asmani a été licenciée le 30 juin 2010. Elle estime avoir payé ses prises de position au sein de la majorité et juge que son licenciement est entaché d'illégalités.

Mediapart fait l'état des lieux complet de ces deux nouveaux cailloux sur le chemin du FMI pour Mme Lagarde et publie tous les documents clés.

Affaire n°1 — L'enquête interdite sur la Bourse de Paris

La sentence était, jusque-là, passée totalement inaperçue. Elle est pourtant embarrassante pour Christine Lagarde. Dans un jugement daté du 2 décembre 2010 (en intégralité ci-dessous), le tribunal administratif de Paris a jugé illégale une décision de la ministre de l'économie et des finances par laquelle elle avait mis un terme brutal, en octobre 2009, à une enquête des services de Bercy susceptible de mettre en cause la Bourse de Paris. Ou plus précisément l'entreprise Euronext, opératrice exclusive de la Bourse de Paris.

Complexe dans le fond, cette affaire résonne, dans sa forme, comme un écho aux pratiques révélées par le scandale Tapie. Où l'on voit un membre du gouvernement – Christine Lagarde dans les deux cas – suspendre par un éventuel abus de pouvoir le cours d'une procédure publique avec, en toile de fond, la défense d'intérêts particuliers.

Le dossier en question porte sur des manœuvres anti-concurrentielles et discriminatoires imputées à Euronext, entreprise jouissant du monopole de la gestion du marché boursier français, par un ancien agent de la Bourse de Paris, Sébastien Robert. Ce dernier est ce que l'on appelle, dans le jargon impénétrable de la finance, un «négociateur pour compte propre», un NCP. Habilité par l'Autorité des marchés financiers (AMF, le gendarme de la Bourse), un NCP a pour mission d'animer les marchés financiers en achetant et revendant dans un laps de temps très court des valeurs boursières pour le compte de personne d'autre que lui-même. Le but ? Faire vivre le marché, l'abonder en liquidités, éviter qu'un cours stagne, donner l'image d'une bourse en mouvement et, in fine, renforcer le critère d'attractivité pour un investisseur sur tel ou tel cours. Pour mener à bien leur mission, les NCP sont tenus de verser des frais de marché imposés par Euronext, société garante du bon fonctionnement de la Bourse de Paris.

Condamné à rouvrir l'enquête

Sébastien Robert accuse aujourd'hui Euronext d'avoir augmenté de manière occulte en 2003-2004 ces frais de marchés pour les nouveaux entrants dans le cercle des NCP. Objectif pour Euronext : gagner plus d'argent, selon M. Robert, qui s'est rendu compte de la manœuvre après avoir quitté une société de NCP en 2003 et en avoir remonté une autre quelques mois plus tard. Entre-temps, les tarifs ont, d'après lui, discrètement augmenté de plus de 300% pour les petits nouveaux...

L'accusation portée par Sébastien Robert est particulièrement grave à l'encontre d'Euronext, qui est statutairement tenue d'assurer le bon fonctionnement d'un marché réglementé et d'organiser son accès équitable aux différents acteurs. Les risques financiers encourus par Euronext pourraient par ailleurs être particulièrement élevés si une enquête venait corroborer les accusations de M. Robert.

Or, c'est précisément ce qui a commencé à être fait et ce à quoi Christine Lagarde a mis un terme. Saisie par M. Robert, l'antenne lyonnaise de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avait ouvert une enquête sur le dossier fin 2008 et était arrivée à de premières conclusions particulièrement gênantes pour Euronext.

Selon les termes d'un procès-verbal de la DGCCRF daté du 24 novembre 2008, un commissaire estimait ainsi, après «l'existence d'une discrimination, absence de contrepartie, désavantage dans la concurrence, se trouvent simultanément réunies» à l'encontre d'Euronext.

Seulement voilà, moins d'un an plus tard, le 26 octobre 2009 précisément, le directeur de cabinet de Mme Lagarde, Alexandre de Juniac, indiquait par courrier (ci-dessous) au plaignant avoir mis en terme à l'enquête de la DGCCRF, n'hésitant pas à tordre la réalité avec un certain panache.

Au vu des éléments recueillis lors des investigations menées par les services du ministère, les pratiques d'Euronext ne semblent pas contrevenir aux dispositions du droit à la concurrence», écrivait ainsi le directeur de cabinet de la ministre. Soit l'exact inverse des premières conclusions des services enquêteurs de Bercy. «Par conséquent, la DGCCRF n'entend pas poursuivre les investigations à ce titre ni déposer de conclusions auprès du tribunal de commerce de Paris», poursuivait-il.

C'est cette décision que le tribunal administratif de Paris a jugée illégale en décembre dernier, pointant la légitimité de M. Robert à poursuivre le ministère pour «excès de pouvoir». La justice a finalement annulé la décision d'octobre 2009 de Bercy et condamné le ministère à rouvrir l'enquête.

Le ministère de l'économie et des finances, qui n'a pas donné suite à nos sollicitations (tout comme Euronext), a fait appel du jugement. Une audience, dont la date n'est pas encore fixée, doit avoir lieu dans les prochains mois devant la cour administrative d'appel de Paris.

Tractations et promesses diverses

Affaire n°2 — Soupçons de licenciement politique

Christine Lagarde est également assignée devant le tribunal administratif pour «détournement de pouvoir» par l'une de ses anciennes collaboratrices. Chargée de mission de communication à Bercy depuis 2002 et conseillère de Paris Nouveau Centre (ex-UMP), Lynda Asmani a été licenciée le 30 juin 2010. Elle estime avoir payé ses prises de position au sein de la majorité et juge que ce licenciement a été entaché d'illégalités (lire notre “Boîte noire”). Elle réclame sa réintégration à Bercy et des dommages et intérêts.

«Tu comprends, ta candidature déplaît fortement à des élus parisiens importants.» Tout avait commencé par cette mise en garde de Jean-François Lamour, le président du groupe UMP à la mairie de Paris, fin juin 2008. Les poids lourds parisiens de la majorité n'avaient pas apprécié de voir la jeune porte-parole du groupe se présenter pour la présidence de la fédération UMP de la capitale. À commencer par Rachida Dati et Christine Lagarde, qui avaient un temps songé à se présenter.
[…]
www.mediapart.fr/journal/france/230511/outre-laffaire-tapie-lagarde-mise-en-cause-dans-deux-autres-dossiers-ne-pas-pr
http://da-esterel.over-blog.fr/article-outre-l-affaire-tapie-christine-lagarde-est-impliquee-dans-deux-autres-dossiers-74482532.html


Affaire Tapie : une enquête sur Lagarde pourrait être décidée le 10 juin
www.liberation.fr/politiques/01012339284-affaire-tapie-une-enquete-sur-lagarde-pourrait-etre-decidee-le-10-juin
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Jeu 26 Mai - 11:38


FMI : pourquoi Lagarde s'est lancée

La pression venue de l’Union européenne
L’Europe a d’autant plus besoin de cette tribune internationale qu’en face, les candidatures s’officialisent. Le Mexique veut présenter un candidat, le président de la banque centrale Agustin Carstens, et a demandé aux autres pays émergents de le soutenir. Puis les membres du groupe BRICS (Brésil, Russie et Inde, voire la Chine et l'Afrique du Sud), ont protesté mardi contre la volonté de l'Europe de conserver le poste de directeur général du FMI. La Chine et l'Afrique du Sud, eux, hésitent.
Mettre fin aux spéculations sur l’affaire Tapie
De plus, l’hypothèse d’une candidature Lagarde est analysée depuis une semaine par les médias. Listant les atouts et les inconvénients de la Française, les journalistes ne cessent d’évoquer l’affaire Tapie, qui pourrait éclabousser Christine Lagarde.
Or cette affaire incommode l’Élysée, qui souhaite qu’on cesse de l’évoquer chaque jour.
www.europe1.fr/Politique/FMI-pourquoi-Lagarde-s-est-lancee-557029/
www.lemonde.fr/economie/article/2011/05/25/christine-lagarde-detaille-ses-ambitions-pour-le-fmi_1527022_3234.html


Christine Lagarde a fait «échec à la loi», dénonce le procureur Nadal
La ministre «a pris des mesures destinées à faire échec à la loi», écrit le procureur. Elle «a constamment exercé ses pouvoirs ministériels pour aboutir à la solution favorable à Bernard Tapie». Son homologue de la Cour des comptes vient d'adresser deux réquisitoires à la Cour de discipline budgétaire et financière visant deux hauts fonctionnaires.
http://da-esterel.over-blog.fr/article-christine-lagarde-a-fait-echec-a-la-loi-denonce-le-procureur-nadal-74703290.html
www.mediapart.fr/journal/international/250511/christine-lagarde-fait-echec-la-loi-denonce-le-procureur-nadal


De l’affaire Tapie à l’affaire Lagarde, le déni de démocratie
www.mediapart.fr/journal/france/250511/de-l-affaire-tapie-l-affaire-lagarde-le-deni-de-democratie

Risque de mise en examen
La ministre, qui est déjà soupçonnée d'abus d'autorité, est désormais sous la menace de deux enquêtes, celle de la Cour de justice et celle de la Cour des comptes, les deux plus hautes juridictions pénales et financières.
La ministre risque d'être mise en examen, et à minima un placement sous le statut de témoin assisté [...]
www.europe1.fr/France/Tapie-deux-collaborateurs-de-Lagarde-vises-558835/
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Sam 2 Juil - 11:41


Francis Lec (premier vice-président) et Christian Manable, président du Conseil général de la Somme

Le Conseil constitutionnel autorise l'État à ne pas verser les compensations financières dues aux départements

Jeudi 30 juin 2011, le Conseil constitutionnel a rejeté les questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) formulées par 65 départements, dont cinq gérés par la droite, qui exigeaient de l'État la compensation financière d'allocations de solidarité dont la charge a été transférée aux conseils généraux en 2002. Soit un manque à gagner d'environ 600 millions d'euros au total pour les trois départements picards.
«En adoptant cette posture aujourd'hui, le Conseil constitutionnel a voulu faire gagner la droite », déplorait hier soir Claude Bartolone, président PS de la Seine-Saint-Denis, évoquant une «décision politique. » [...]

Selon Me Francis Lec, premier vice-président du conseil général de la Somme, l'action menée par ces départements devra donc être prise en compte lors de la prochaine loi des finances pour l'année 2012. «Le gouvernement et le président de la République devront prendre les mesures nécessaires afin d'assurer pour chaque département des recettes équivalentes aux dépenses qu'il expose chaque année pour nos aînés, les personnes privées d'emploi ou les handicapés. »

Par ailleurs, le rejet de cette question prioritaire de constitutionnalité ne signifie pas pour autant la fin du combat juridique. Il se poursuivra, en effet, devant le tribunal administratif saisi d'une demande de condamnation de l'État à rembourser les sommes dues [...]

Claudy Lebreton, président de l'Assemblée des départements de France (ADF), envisage de saisir la justice à un autre niveau. «Nous n'allons pas en rester là, loin s'en faut. Je regarde du côté de la Cour européenne de justice, m'interrogeant sur le respect par la France de la charte de l'autonomie locale qu'elle a ratifiée. »

Mais alors qu'un nouveau combat juridique s'engage, certains départements commencent tout simplement à se demander comment ils boucleront leur futur budget. Une vraie question prioritaire de comptabilité.

Fabrice JULIEN
www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Coup-dur-pour-les-departements
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Lun 4 Juil - 1:15

Une fête entre amis de l'oligarchie sarkoziste.

Musée Albert Kahn, Boulogne-Billancourt, lundi 27 juin 2011 : à l'invitation d'Alain Minc, de nombreuses personnalités du monde politique, économique et médiatique s'étaient données rendez-vous.

Mediapart s'est rendu sur place pour voir qui étaient les invités d'Alain Minc.

L'oligarchie est ici, dans cette vidéo très révélatrice.

Si vous voulez savoir qui sont les quelques dizaines de personnes qui ont tous les pouvoirs en France, les voici.

Voici les oligarques :

http://www.dailymotion.com/video/xjmr7z_une-fete-entre-amis-de-l-oligarchie-sarkoziste_news
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Mar 5 Juil - 22:51

Délinquance en col blanc

Les notes de frais de Jean-Marc Pastor empoisonnent l'atmosphère au Sénat

C'est une affaire qui commence sérieusement à empoisonner l'atmosphère au Sénat. Au point que son président, Gérard Larcher, doit s'entretenir mardi 5 juillet, à 16 heures, avec les trois questeurs, à la demande de ces derniers, pour avoir "une explication". L'habituelle courtoisie qui prévaut au Palais du Luxembourg pourrait en souffrir.

A l'origine, une enquête menée par le site d'information Mediapart sur la "vie de château" des questeurs du Sénat. Ces sénateurs, au nombre de trois – deux de la majorité, René Garrec (UMP) et Gérard Dériot (ratt. UMP), et un de l'opposition, Jean-Marc Pastor (PS) –, élus par leurs pairs, sont parmi les plus hauts et plus influents dignitaires de la chambre puisqu'ils sont responsables de la bonne gestion des 346 millions d'euros de budget annuel de l'institution.

Ils bénéficient aussi de confortables avantages. Outre leur traitement de sénateur, chacun d'entre eux dispose d'un logement de fonction – qu'ils peuvent à l'occasion mettre à disposition de leurs collègues – et d'une indemnité complémentaire de 5170 euros bruts par mois. L'enquête de Mediapart révèle également l'existence d'"une rallonge annuelle pour frais de représentation" qui s'élèverait à 11 600 euros par questeur. "Cet argent n'est pas versé sur leur compte, mais il suffit de présenter des factures au service de la trésorerie", affirment les auteurs de l'enquête.

S'appuyant sur des "documents internes", Mediapart (accès payant), dans son édition du 27 juin, fait état de trois factures transmises par Jean-Marc Pastor à la trésorerie du Sénat, le 9 décembre 2010, soit quelques jours avant expiration de son crédit annuel. Deux d'entre elles correspondent à des notes de restaurant. Mediapart en produit le fac simile. La première est établie à la date du 19 novembre 2010 et porte le numéro de série 642540 : elle correspond à un repas de 51 convives pour un montant total de 1428 euros. La seconde, établie à la date du 3 décembre 2010, porte le numéro de série 642541, pour un repas de 38 convives et un montant de 1064 euros. Toutes deux ont été émises par l'Hostellerie Saint-Jacques de Monestiés, dans le département du Tarn, dont Jean-Marc Pastor est sénateur. L'établissement est géré par sa fille et, selon Mediapart, l'élu en détient lui-même des parts.

La presse locale s'empare alors des révélations du site et sollicite le sénateur socialiste. Celui-ci déconseille au rédacteur en chef du Tarn libre de s'en faire l'écho, en lui indiquant que le Sénat "a porté plainte", selon les propos rapportés par Mediapart dans son édition du 3 juillet, et en se prévalant d'un communiqué de soutien du président du Sénat, Gérard Larcher.

Problème : la responsable de la communication de la présidence du Sénat, Nathalie Bahier, affirme que ce communiqué "est un faux". "Il n'y a jamais eu de communiqué de presse de Gérard Larcher concernant cette affaire", indique-t-elle au Monde, confirmant les propos qu'elle a tenus à Mediapart. [...]

Traditionnellement, le Sénat préfère laver le linge sale en famille. [...]

Patrick Roger
www.lemonde.fr/societe/article/2011/07/05/les-notes-de-frais-d-un-questeur-du-senat-empoisonnent-l-atmosphere-au-palais-du-luxembourg_1544843_3224.html
www.mediapart.fr/journal/france/030711/mis-en-cause-le-questeur-pastor-diffuse-un-faux-communique-du-president-du-sen
www.leparisien.fr/politique/un-questeur-du-senat-soupconne-d-avoir-diffuse-un-faux-communique-05-07-2011-1521245.php


Le sénateur Pastor rembourse ses restos, et tout va bien
Sans autres frais…ils sont sympas au Sénat…
www.rue89.com/2011/07/05/le-senateur-pastor-rembourse-ses-restos-et-tout-va-bien-212383

Le Sénat a décidé d’attribuer fin juin une prime exceptionnelle de 3.531,61 euros aux sénateurs Evil or Very Mad
www.liberation.fr/politiques/01012347304-les-senateurs-se-votent-une-prime-de-3500-euros
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Sam 16 Juil - 14:48


Escroquerie, faux, prime indue : le Sénat mafia porte plainte… contre la presse !

Mediapart et l’AFP avaient révélé l’existence de pratiques suspectes.
La plainte, actuellement à l'étude, a été déposée mercredi 13 juillet par le questeur délégué du Sénat, Gérard Dériot, au nom de "l'État-Sénat". Elle vise "tous auteurs, co-auteurs, ou complices des faits d'abus de confiance et de vol", a-t-il été précisé de sources concordantes confirmant une information de Mediapart.

Cette plainte intervient après une série de révélations du site internet Mediapart, facsimilés à l'appui, sur les rémunérations des membres du cabinet du président Larcher et des notes de frais douteuses du questeur socialiste, Jean-Marc Pastor, ainsi que la publication par ce dernier d'un faux communiqué de soutien de Gérard Larcher (UMP).

La plainte intervient également après la révélation de l'attribution aux sénateurs d'une prime exceptionnelle de 3.531,61 euros, prime prétendument annulée par le Sénat après le scandale qu'elle a provoqué. Selon les documents publiés par Médiapart cette prime versée en juin et qualifiée d"exceptionnelle" est distribuée depuis plusieurs années aux membres de la haute assemblée pour un montant variable.
www.liberation.fr/politiques/01012349313-plainte-du-senat-apres-des-fuites

Pastor et la princesse
Lisez bien vos journaux dans les jours qui viennent: personne n'y réclamera la moindre sanction contre le faussaire Pastor.
Il est donc désormais acquis qu'existe, en plein Paris, une zone de non-droit, gouvernée par des mœurs maffieuses. Elle s'appelle le Sénat.
www.arretsurimages.net/vite.php?id=11616
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Ven 22 Juil - 14:00


Le Conseil constitutionnel valide la Journée de solidarité
Des salariés la contestaient au motif qu'elle créerait une inégalité devant la loi et l’impôt.

Le Conseil constitutionnel a jugé vendredi que les dispositions de la Journée de solidarité, destinée à financer la prise en charge des personnes âgées et dépendantes, respectent le principe de l’égalité devant la loi et l’impôt, ce que contestaient des salariés.

Deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) avaient été soulevées pour contester les dispositions de la Journée de solidarité créée en 2004. «L’ensemble des dispositions» visées a été jugé conforme à la Constitution, a indiqué le Conseil constitutionnel dans un communiqué.

Les requérants, dont le syndicat des services CFDT du Maine-et-Loire, estimaient qu’en s’appliquant exclusivement aux salariés et fonctionnaires et en exonérant les professions libérales et les retraités, la Journée de solidarité «portait atteinte au principe d’égalité» devant la loi et devant les charges publiques. Selon eux, «la dimension nationale de la Journée de solidarité devait être rétablie en la faisant supporter par tous les Français et non par les seuls salariés».

Le Conseil constitutionnel a pour sa part reconnu au législateur la possibilité de «faire spécialement appel à l’effort» des salariés du privé et agents du public.
Le principe d’égalité «n’interdit pas au législateur de mettre à la charge de certaines catégories de personnes des charges particulières en vue d’améliorer les conditions de vie d’autres catégories», a expliqué le Conseil constitutionnel.

Une deuxième journée ?

Depuis 2010, tout citoyen peut invoquer en justice l’inconstitutionnalité d’une loi, d’abord devant la Cour de cassation ou le Conseil d’Etat, avant transmission le cas échéant devant le Conseil constitutionnel.

Initialement, le lundi de Pentecôte était devenu un jour travaillé mais non payé et le produit de cette journée de travail était versé à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Depuis 2008, les entreprises sont libres de décider quel jour de l’année elles utilisent pour contribuer à cette journée, qui a rapporté 2,4 milliards d’euros en 2010.

Malgré les polémiques entourant cette journée depuis sa création, l’idée d’en créer une deuxième a été avancée pour compléter le financement de la dépendance, éventuellement en l’élargissant à d’autres catégories professionnelles en plus des salariés.

Artisans, professions libérales, retraités ne contribuent pas à la Journée de solidarité.

Récemment, le groupe des départements de droite au sein de l’Assemblée des départements de France (ADF) a affirmé soutenir l’idée d’une deuxième Journée de solidarité. Elle rapporterait 3,2 milliards d’euros si elle concernait tous les actifs, soit 2,3 milliards d’euros de la part des salariés et 0,9 milliard pour les autres actifs, selon un document diffusé par les élus des départements de droite.

L’Elysée a annoncé il y a une dizaine de jours que Nicolas Sarkozy rendrait ses arbitrages sur la réforme de la dépendance à la rentrée de septembre et non plus en juillet comme escompté initialement.
www.liberation.fr/societe/01012350427-le-conseil-constitutionnel-valide-la-journee-de-solidarite

Membres du CC :
Jean-Louis DEBRÉ, UMP, président du CC, nommé par le Président de la République en février 2007
Jacques BARROT, UMP, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en février 2010
Claire BAZY MALAURIE, nommée par le Président de l'Assemblée nationale en août 2010
Guy CANIVET, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en février 2007
Michel CHARASSE, exclu du PS, nommé par le Président de la République en février 2010
Jacques CHIRAC, UMP, membre de droit
Renaud DENOIX de SAINT MARC, nommé par le Président du Sénat en février 2007
Valéry GISCARD D'ESTAING, MoDEM, membre de droit
Jacqueline de GUILLENCHMIDT, nommée par le Président du Sénat en février 2004
Hubert HAENEL, UMP, nommé par le Président du Sénat en février 2010
Pierre STEINMETZ, UMP ( ?) nommé par le Président de la République en février 2004

"Il faut revoir le mode de désignation au Conseil constitutionnel"
Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l'université Montpellier I, et ancien membre du Conseil Supérieur de la Magistrature.
« Il y a un décalage entre la fonction juridictionnelle du Conseil et le mode de désignation politique de ses membres. Un tribunal doit donner l'apparence de l'impartialité et de la neutralité. Ce que le mode de désignation des membres du Conseil ne garantit pas actuellement. La loi doit être contrôlée par des juristes non par des politiques. »
www.lexpress.fr/actualite/politique/il-faut-revoir-le-mode-de-designation-au-conseil-constitutionnel_851147.html
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Mer 3 Aoû - 12:53


Comment Sarkozy a récompensé la bande du Fouquet's

Nicolas Sarkozy a donné des coups de pouce à nombre de ses amis qu'il avait réunis au Fouquet's le soir de son élection, le 6 mai 2007. Outre les décorations qui viennent orner les costumes des amis influents du Président – une vingtaine de convives du Fouquet's ont ainsi été distingués par une Légion d'honneur depuis 2007 ! –, la plupart ont bénéficié d'aides plus concrètes. [...]

Le sondeur Pierre Giacometti, qui a monté sa propre société, a ainsi signé des contrats à l'année avec la présidence de la République et Matignon, tandis que le publicitaire François de La Brosse a récupéré une partie des commandes concernant la stratégie internet de l'Elysée et de l'UMP.

Sans être rémunéré par l'Elysée, le cas d'Alain Minc, conseiller du Président et de nombreux PDG du CAC 40, à la tête de sa petite société AM Conseil, qui réalise en moyenne cinq millions d'euros de chiffre d'affaires chaque année, est emblématique de cette aisance. Il a défendu l'ouverture des jeux en ligne et la limitation de la publicité à la télévision, deux dossiers dont certains de ses clients – Vincent Bolloré, Stéphane Courbit – ont essayé de tirer parti.

Des nominations sous influence

L'entremetteur Alain Minc a aussi plaidé à l'Elysée en faveur de la fusion GDF-Suez, effective mi-2008 et dont l'un des principaux bénéficiaires financiers fut le milliardaire belge Albert Frère. Fort de son carnet d'adresses « transpartisan », Minc, qui se définit comme un « libéral de gauche », a également soufflé quelques noms « d'ouverture » au Président. [...]

Cependant, Alain Minc n'a pas toujours le dernier mot : c'est ainsi qu'il n'a pas réussi à faire nommer son ami Jacques Veyrat, bras droit de Robert Louis-Dreyfus, à la tête de France Télécom, ni à imposer son poulain Alexandre Bompard à la tête de France Télévisions, comme successeur de Patrick de Carolis.

Des conflits d'intérêts embarrassants

Sur ces deux dossiers, l'Elysée a écouté d'autres avis : l'ami du Président, Stéphane Richard, ancien promoteur immobilier devenu le directeur de cabinet de la ministre Christine Lagarde, a finalement pris les rênes de France Télécom en pleine crise sociale, tandis que l'expérimenté Rémy Pflimlin était choisi pour diriger les chaînes de télévision publique.

D'autres invités du Fouquet's ont été choyés depuis 2007. Henri Proglio en fait partie au premier rang. [...] nommé en novembre 2009 à la tête d'EDF, a même obtenu, dans un premier temps, qu'il puisse parallèlement garder sa casquette de président du conseil de surveillance de Veolia, avec des émoluments annuels de 450 000 euros correspondants. [...]

Les bons services de l'Elysée à Bouygues

Nicolas Sarkozy a également aidé indirectement nombre de ses amis PDG. Il a joué les VRP de l'avionneur Serge Dassault dans tous les pays où il s'est rendu. Il a déployé le tapis rouge pour recevoir le président bolivien Evo Morales, afin que Vincent Bolloré puisse discuter avec lui de l'exploitation des gisements de lithium destiné à alimenter les batteries de ses voitures électriques.

Les casinos du groupe Barrière – le Fouquet's en fait partie – dirigé par Dominique Desseigne, ont bénéficié d'autorisations d'installation de machines à sous et se sont alliés à la Française des Jeux pour le poker en ligne.

La fondation Louis Vuitton pour l'art contemporain, dans l'orbite du groupe LVMH de Bernard Arnault, a été reconnue d'utilité publique afin de faciliter son installation à Paris.

Le groupe Bouygues a été choisi pour construire le « futur Pentagone » français dans le XVe arrondissement. Bref, la « bande du Fouquet's » se porte bien…

> Découvrez la suite de l'enquête, les photos, les archives, interviews et reportages vidéos sur LaFranceDesReseaux.com.
www.lafrancedesreseaux.com/reseau/19/la-bande-du-fouquets-prospere/
www.rue89.com/2011/08/01/comment-sarkozy-a-recompense-la-bande-du-fouquets-215875


"La Revanche des Collabos !"
« Mon seul adversaire, celui de la France, n’a jamais cessé d’être l’argent. » Général de Gaulle.
www.fakirpresse.info/Diffuser-la-revanche-des-collabos.html

Jackpot ! Ils ont fait main basse sur la France
www.jacquesmagnin.fr/fouquets.htm
www.paperblog.fr/3026318/la-bande-du-fouquet-s-toujours/

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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Dim 14 Aoû - 11:15

Union Maffieuse au Pouvoir

Affaire Tron : atmosphère de mauvais polar à Draveil

Menaces de mort, enquêtes privées… Drôle d'ambiance dans la ville dont l'ex-ministre, poursuivi pour viols, est le maire. [Extraits]

Peu avant minuit samedi soir, en rentrant chez elle, Marie Labbé, ancienne attachée parlementaire de Georges Tron, a trouvé la porte de son appartement fracturée. L'intérieur ravagé, jusqu'aux WC, détruits. Du matériel hi-fi et des bijoux volatilisés.

Un document sur l'affaire volé

Disparu aussi, un document, posé sur un meuble de sa chambre, dans lequel figuraient les noms, dates et circonstances de plusieurs affaires présumées de harcèlement sexuel impliquant le maire de Draveil depuis une quinzaine d'années.

L'une des plaignantes, Eva Loubrieu, a reçu des messages menaçants par SMS.

Le domicile de la seconde, Virginie Faux, a reçu plusieurs appels anonymes, parfois en pleine nuit. Au bout du fil, quand elle ou l'un de ses fils (de 9 et 13 ans) décrochaient, le silence. Ou une voix d'homme. « Il nous a dit qu'il continuerait tant qu'on ne “les” laisserait pas tranquilles », relate la plaignante à Rue89. « Un soir, je lui ai dit qu'on était sur écoute, et qu'il serait arrêté par la police. Depuis, les appels ont cessé. »
Un motard frôle la voiture…

Un jour qu'elle conduisait, Virginie Faux a vu sa voiture frôlée par une moto. Une fois, deux fois, la moto est passée puis repassée. La dernière fois, le pilote a tendu le bras vers la conductrice, les doigts joints pour former un pistolet, et a fait mine de tirer.

Le soir de la fête de la musique, Marie Labbé était attablée avec quelques amis en plein air, dans le centre-ville de Draveil. Selon son récit, un groupe d'adjoints au maire et d'élus est passé devant eux, avant de s'éloigner. A une dizaine de mètres, le compagnon de l'une des élus a fixé l'ex-attachée parlementaire de Georges Tron. Tendu son index à la verticale en travers de ses lèvres, pour lui intimer le silence. L'index est ensuite descendu à l'horizontale le long du cou, comme s'il le tranchait.

Au mois de février, Rue89 avait révélé que le chef de cabinet du ministre, Philippe Moronval, ancien commissaire de Draveil, donnait des ordres aux policiers de la ville. Sa successeur à la tête du commissariat, une jeune femme belle et brillante, avait été limogée quelques mois auparavant. Georges Tron avait nié toute intervention, tout en reconnaissant que « les choses ne se passaient pas […] comme elles auraient dû se passer ».

Rue89 a recueilli le témoignage d'une autre ancienne collaboratrice de Georges Tron, qui n'apparaît pas dans la procédure et préfère rester anonyme, « par crainte de représailles ».

« Tron m'a demandé de constituer un dossier »

Elle confirme en tous points le goût du maire pour les « enquêtes discrètes » et les « dossiers » montés contre ses ennemis

Au mois de mai, cette femme a pris contact avec la PJ de Versailles. On lui a demandé si elle avait été violée, elle a répondu qu'elle n'avait subi que des massages des pieds. « Recontactez-nous plus tard, pour l'instant on ne prend que les viols », lui aurait répondu le policier.
Depuis, elle dit avoir laissé plusieurs messages, mais la police ne l'a pas rappelée.
www.rue89.com/2011/08/12/affaire-tron-atmosphere-de-mauvais-polar-a-draveil-217580
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Dim 21 Aoû - 10:02


L'enquête judiciaire sur Christine Lagarde est officiellement ouverte

La CJR, la Cour de justice de la République, a été formellement saisie ce mardi 16 août à Paris par le parquet général près la Cour de cassation. C'est en sa qualité d'ancienne ministre de l'Économie et des Finances que Christine Lagarde est visée, soupçonnée de « complicité de détournement de biens publics » et « complicité de faux », dans le règlement du conflit financier Tapie/Crédit Lyonnais.

C'est une enquête pénale, classique mais collégiale, confiée à trois magistrats de la Cour de cassation, la plus autorité judiciaire nationale. […]
L'ancienne ministre sera évidemment entendue et peut-être même mise en examen au cours de cette instruction qui peut aussi bien déboucher sur un non-lieu que sur un procès. Les deux accusations sont passibles de dix ans de prison.
www.rfi.fr/france/20110816-enquete-judiciaire-christine-lagarde-est-officiellement-ouverte

Affaire Tapie : Lagarde s’est «personnellement» impliquée
www.liberation.fr/societe/01012354758-affaire-tapie-lagarde-s-est-personnellement-impliquee
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MessageSujet: des copains et des coquins   Mer 21 Sep - 22:10



Nicolas Bazire en garde à vue, un ex-conseiller de Sarkozy devant le juge
L'ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur, Nicolas Bazire, a été interpellé dans l'enquête sur le volet financier de l'affaire Karachi.
De son côté, Thierry Gaubert, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, doit être présenté à un juge ce mercredi.
www.france24.com/fr/20110921-nicolas-bazire-attentat-karachi-balladur-sarkozy-retrocommissions-pakistan-thierry-gaubert

Coup de piston historique à la Cour des comptes, signé Sarkozy
Et une entorse de plus au slogan de campagne de Nicolas Sarkozy, qui promettait une « République irréprochable » : le Président a nommé à la Cour des comptes une de ses conseillers, Cécile Fontaine, en s'asseyant à la fois sur l'avis défavorable du chef de la juridiction et sur ses usages historiques.

Rue Cambon à Paris, où siège l'institution comptable suprême de la France, ce double camouflet – absolument légal – n'est pas passé du tout. Au point que l'association des magistrats et anciens magistrats de cette Cour plutôt discrète a publié un communiqué, révélé par Marianne2.fr.

Pour comprendre ce qui pêche dans l'arrivée de Cécile Fontaine, énarque de 40 ans, jusqu'ici « conseillère défense, finances publiques et réforme de l'État » à la présidence de la République, il faut revenir sur le processus de son arrivée.
[...]
www.rue89.com/2011/09/20/coup-de-piston-historique-pour-la-cour-des-comptes-signe-sarkozy-222726

Un autre copain de Sarkozy est à la tête de Dexia : Pierre Mariani
Mariani, membre du comité exécutif de BNP Paribas, est devenu membre du conseil d'administration de Dexia en 2008.
À 52 ans, ce dernier a une carrière de fonctionnaire, puis de banquier. De 1993 à 1995, il a été directeur de cabinet du ministre du Budget, à savoir Nicolas Sarkozy. Auparavant, il travaillait à la direction du Budget.
www.lesmotsontunsens.com/un-copain-pote-de-sarkozy-a-la-tete-de-dexia-pierre-mariani-20081007

Libération publie la carte de France des collectivités locales ayant contracté des produits financiers fournis par Dexia qui pourraient risquer, dans certains cas, de les conduire à la faillite.
www.liberation.fr/societe/01012360988-votre-commune-est-elle-infectee-par-un-emprunt-toxique

Inspecteurs des Finances : avec eux rien de changera
L'aristocratie des énarques fait partie d'un corps de l'État qui contrôle Bercy et le secteur financier.
En 2008 lorsque le plan de sauvetage des banques a été élaboré, l'hypothèse d'une « nationalisation » des établissements en difficulté a vite été étouffée dans l'œuf par le lobby des inspecteurs banquiers.
www.rue89.com/2011/09/19/les-inspecteurs-des-finances-ensemble-rien-ne-changera-222144
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Ven 28 Oct - 19:59


Image Damien Glez

France2 et TF1 convoquées à l’Élysée pour une allocution du chef de l'UMP

Le jeudi 27 octobre 2011 Sarkozy s'est exprimé dans une émission très spéciale consacrée à la crise de l'euro.
L’émission, diffusée en direct sur France 2 et TF1, est produite par une société privée, Maximal production, dirigée par Jérôme Bellay (directeur du Journal du dimanche, propriété du groupe Lagardère, dont le patron est un ami de sarkozy).

Les syndicats de France Télévision l'ont en travers de la gorge, et parlent d'un procédé "scandaleux" et de "république bananière". "C'est parfaitement choquant qu'une émission du service public fasse appel à une société privée", affirme le secrétaire général du SNJ (syndical national des journalistes).

Le réalisateur de l'émission, Renaud Le Van Kim (Le Grand Journal), n'est autre que la personne qui a mis en scène la cérémonie d'intronisation de Nicolas Sarkozy a la tête de l'UMP en 2004.

Ce temps de parole ne sera pas comptabilisé par le CSA, car le chef de l’UMP est dans le cadre de ses fonctions de chef d'État.
www.lepost.fr/article/2011/10/25/2622089_avant-sa-diffusion-l-emission-de-sarkozy-fait-deja-parler-d-elle.html

La presse française ne ménage pas le bateleur...
Sarkozy trop occupé à nous « protéger » pour être candidat
www.rue89.com/2011/10/27/sarkozy-trop-occupe-nous-proteger-pour-etre-candidat-226023

Dans les commentaires : ‘Bien sûr qu'il est déjà en campagne, mais il se déclarera officiellement le plus tard possible, pas tellement pour un effet d'annonce le plus rapproché des échéances, mais bel et bien parce que sa propagande et ce qu'elle coûte dans les mois qui viennent n'aura pas à être imputée au budget de l'UMP, mais au portefeuille de ceux qui payent des impôts dans ce pays et pas à celui de ses amis exilés fiscaux en Suisse.’

Quand le bateleur fait financer sa propagande par le contribuable, pas question de rigueur ni de limitation des crédits.

« Une émission sur mesure »
UNE SOCIÉTÉ PRIVÉE
L'actualité de la crise et du sommet européen du 26 octobre justifie aujourd'hui pour l'Elysée un nouvel exercice télévisuel. Et pour ce retour, réclamé depuis longtemps par une partie de la majorité inquiète du succès de la primaire socialiste, la présidence a choisi avec soin le dispositif.
www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/27/nicolas-sarkozy-a-la-television-une-emission-sur-mesure_1594216_823448.html

« Inimaginable ailleurs. En Russie peut-être ! »
http://fr.news.yahoo.com/jean-jacques-bourdin-inimaginable-ailleurs-russie-peut-%C3%AAtre-141500464.html

Sarkozy à la télé : un candidat, deux recruteurs et un drôle d'entretien d'embauche
Nicolas Sarkozy en candidat, Jean-Pierre Pernaut et Yves Calvi en recruteurs : ce soir sur TF1 et France 2, les téléspectateurs assisteront à un entretien d'embauche presque comme les autres. Presque.
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/208327;sarkozy-a-la-tele-un-candidat-deux-recruteurs-et-un-drole-d-entretien-d-embauche.html

À l'étranger c'est encore pire...
Frankfurter Allgemeine Zeitung : « Moi Tarzan, vous spectateurs »

Les charges antifrançaises du Daily Mail* sont, pour le tabloïd anglais, une sorte de séance quotidienne de « french bashing » histoire de garder la forme. Mais un article aussi violent contre Nicolas Sarkozy, c'est du rarement vu.
A l'heure où le président français veut appliquer à ses compatriotes et aux Européens de la zone euro sa « gestion rigoureuse », le journal britannique livre un article fleuve où tout y passe, à commencer par son goût des dépenses somptuaires. [...]

Ce vendredi, le quotidien boursier et conservateur Frankfurter Allgemeine* résume la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy :
« Moi Tarzan, vous spectateurs. »
La différence entre l'Allemagne et la France, c'est que l'Allemagne est une vraie démocratie parlementaire. Le quotidien note qu'à son retour de Bruxelles, Nicolas Sarkozy n'est pas allé s'exprimer devant les députés, mais devant les caméras.
[...]
www.rue89.com/2011/10/28/empereur-tarzan-la-presse-europenne-juge-sarkozy-226032
*www.dailymail.co.uk/news/article-2053994/Nicolas-Sarkozy-Will-Emperor-Excess-bankrupt-France.html
*www.faz.net/aktuell/politik/sarkozy-und-der-gipfel-ich-tarzan-du-zuschauer-11508250.html
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MessageSujet: Re: République bananière - les institutions   Ven 28 Oct - 22:25


Afrique. Sarkozy accusé de favoriser son ami Vincent Bolloré

Du "chantage d'État". Voilà comment Médiapart* qualifie les pressions qu'aurait exercées l'Élysée sur plusieurs chefs d'État africains pour le compte de l'industriel Vincent Bolloré, notamment implanté à Ergué-Gabéric (29), qui est aussi un intime de Nicolas Sarkozy, afin qu'il décroche des concessions portuaires.

Dans un entretien accordé à Médiapart, Jacques Dupuydauby, président du groupe portuaire Progosa, dénonce "les pressions de Nicolas Sarkozy sur plusieurs chefs d'État d'Afrique de l'Ouest pour que Vincent Bolloré décroche de juteuses concessions portuaires". "On est passé de la Françafrique des mallettes à la Sarkafrique des concessions", indique l'homme d'affaire franco-espagnol.

"VRP de luxe"

"Quand Vincent Bolloré s'implante quelque part, il utilise le président comme son VRP de luxe. Nicolas Sarkozy, de son côté, met dans la balance les relations franco-africaines (...)".
Dans cette interview, Jacques Dupuydauby ne mâche pas ses mots et accuse le président de "chantage d'État" au profit de Vincent Bolloré. Trois dirigeants africains - Togo, Congo et Cameroun - lui auraient affirmé avoir reçu un message très clair de l'Élysée : "Si vous ne faites pas ce qu'on vous demande en donnant telle et telle chose à Bolloré, vous ne pourrez plus compter sur l'appui de la France".

Des attaques déjà dans "Sarko m'a tuer"

Il ne s'agit pas des premières déclarations fracassantes de Jacques Dupuydauby à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Dans "Sarko m'a tuer", ouvrage de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, l'homme d'affaires avait déjà attaqué le locataire de l'Élysée. Leur inimitié remonterait visiblement à 1983. Nicolas Sarkozy venait alors d'être élu maire de Neuilly.
www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/afrique-sarkozy-accuse-de-favoriser-son-ami-vincent-bollore-25-10-2011-1477802.php
* www.mediapart.fr/journal/international/241011/affaires-africaines-lentretien-qui-accuse-sarkozy
www.anticolonial.net/spip.php?article90
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