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 Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006

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Orwelle



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MessageSujet: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Lun 29 Nov - 12:54



"Je veux, si je suis élu président de la République, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où nous voulons que nos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause."
Nicolas Sarkozy, le 18 décembre 2006 à Charleville-Mézières.
www.marianne2.fr/Sarkopromesse-n-4-objectif-zero-SDF-en-2008_a173735.html

Vidéo
www.dailymotion.com/video/xbi4oc_sdf-oublies-du-sarkozysme_news

Vous avez la possibilité d'écrire au président de la République par voie postale (votre courrier est alors dispensé d'affranchissement), à l'adresse suivante :
Monsieur le président de la République
Palais de l'Élysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Ou de lui envoyer un message :
ww.elysee.fr/ecrire/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Lun 29 Nov - 13:03


Les sans-papiers de plus en plus refoulés des centres d'hébergement

La pratique se serait généralisée...

Sans-papiers, donc sans-abri ? Des pratiques tendant à interdire l'accès des centres d'hébergement aux étrangers en situation irrégulière car déboutés de demandes d'asile se développent en France, selon des documents que publie lundi le journal Libération.

Un courriel d'une administration préfectorale du Calvados, la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), à des associations déplore de voir de telles populations abritées, et on y lit : «La DDCS avait clairement annoncé que les déboutés ne seraient plus pris en charge dans les dispositifs d'hébergement.»

[…] Le cahier des charges de l'organisme gérant le 115 du Haut-Rhin, la structure qui répond aux appels d'urgence de demande d'hébergement, distingue le «public de droit commun» et «les demandeurs d'asile ou déboutés du droit d'asile».

Des températures proches de 0°

«En cas de saturation des places d'hébergement d'urgence, la nécessité d'assurer une fluidité au dispositif impose de prioriser le public de droit commun», lit-on.

Libération publie aussi des échanges de courriels dans l'Yonne, où la restitution d'un logement est refusée à une famille dont l'expulsion a été annulée par la justice.

Les températures approchant de 0° un peu partout en France ces derniers jours, les plans d'urgence ont été déclenchés un peu partout pour permettre l'hébergement des SDF. Un premier décès a été signalé samedi à Marseille.
www.20minutes.fr/article/630241/societe-les-sans-papiers-plus-plus-refoules-centres-hebergement


Marseille : première victime du froid

Le froid est sans doute en cause dans le décès d'une femme retrouvée sans vie hier après-midi dans le centre-ville

Une femme d'une trentaine d'années, a été retrouvée morte dans le hall d'un immeuble du 1er arrondissement. Le froid est sans doute l'une des causes du décès.
Selon des habitants de l'immeuble, son aspect vestimentaire ne donnait pas à penser à une SDF.

La victime était inconnue du quartier et même du Samu social.

"Il appartient à l'enquête à venir de déterminer les circonstances exactes du décès de cette malheureuse. On peut imaginer un mauvais état général mais c'est sûr que le froid est un facteur aggravant", avait déclaré hier René Giancarli, président du Samu social à Marseille.

Une autopsie du corps doit être pratiquée demain.

Les personnes démunies sont de plus en plus nombreuses par ces temps de crise, et le froid les fragilise encore plus. Le Samu social tente de les repérer dans la rue, mais l'aide de tous est largement sollicitée. Il suffit de composer le numéro 115 pour avertir les services d'urgence sociale.
http://mediterranee.france3.fr/info/provence-alpes/marseille--premiere-victime-du-froid-66073880.html

Vidéo
http://mediterranee.france3.fr/info/provence-alpes/marseille--premiere-victime-du-froid-66073880.html?onglet=videos&id-video=mars_1315088_281120101734_F3

Chapatte

Marseille, tu me fends le cœur !

Au Vieux Port tanguaient transbordeurs
Sur la Canebière on jouait
Escartefigue fendait le cœur
De Panisse qui s’emportait.

Notre Dame de la Garde veillait.

Au Vieux Port le pauvre dérive
Au pied des marches vient s’échouer
Un corps de femme qui n’est pas ivre
Pas de pastis pour réchauffer.

Pagnol est du siècle passé.

La bouillabaisse des marchands
Au goût sale de panier de crabes
Noie les rêves des grands enfants
Les blancs, les noirs et les arabes.

Le bateleur ment à la criée.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Sam 4 Déc - 12:44



Un SDF retrouvé mort dans le centre de Paris

Le corps d'un homme sans domicile fixe, âgé d'une quarantaine d'années, vraisemblablement mort de froid, a été découvert dans le XVe arrondissement de Paris par un autre SDF.

Un homme sans domicile fixe a été découvert mort, probablement en raison du grand froid, vendredi 3 décembre dans le 15e arrondissement de Paris. Âgé d'une quarantaine d'années, cet homme d'origine asiatique ne portait pas de trace d'agression. Il n’était pas couvert ni équipé pour passer une nuit dehors.

Son cadavre a été retrouvé vendredi matin à 8 heures, sous l'arche d'un ensemble d'immeubles d'habitation situé au 44, rue Cambronne par un autre sans domicile fixe. Cet homme n'était pas connu des autres SDF du quartier, ni des habitants de l'immeuble au pied duquel il a été retrouvé.

Cinq agents de la police se sont rendus sur place pour enquêter sur l'origine du décès. Ce SDF n’était pas connu des services sociaux, ni des forces de l’ordre. Il s'agit du deuxième décès connu d'un sans-abri en Ile-de-France depuis le début de la vague de froid la semaine dernière.

Deux autres SDF sont déjà morts de froid, l'une à Marseille le samedi 27 novembre, l'autre à Nantes, lundi 29 novembre. (source Europe 1)
http://info.sfr.fr/france/articles/un-sdf-retrouve-mort-dans-centre-de-paris,154431/

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Sam 4 Déc - 22:49



04/12/2010 à 16h15
Un SDF retrouvé mort sur un chantier en Essonne

Un sans-abri d'origine ukrainienne de 39 ans a été retrouvé mort, probablement de froid, samedi sur un chantier à Savigny-sur-Orge (Essonne), annonce la préfecture de l'Essonne.

L'homme, qui serait un sans-papiers, selon cette source, a été découvert en début d'après-midi par un des gardiens du chantier, mais sa mort pourrait remonter à plus loin, a précisé la préfecture.

Le froid serait à l'origine du décès. L'enquête devra en déterminer les causes exactes. Une autopsie pourrait être envisagée.

On ignore si la victime avait pour habitude de se réfugier dans ce chantier.

C'est le premier sans-abri retrouvé mort en Essonne depuis le début de la vague de froid qui s'est abattue sur l'Île-de-France.
http://lci.tf1.fr/filnews/france/un-sdf-retrouve-mort-sur-un-chantier-en-essonne-6176106.html
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Mar 7 Déc - 5:00


Un SDF mort à Dunkerque

Un sans-abri d'une cinquantaine d'années a été retrouvé mort, probablement de froid, lundi 6 décembre 2010 dans des toilettes publiques à Dunkerque (Nord).

L'homme a été découvert inanimé par deux autres SDF lundi en fin de matinée. Les pompiers ont ensuite tenté de le réanimer, en vain. On ignore depuis quand l'homme se trouvait là et à quand remonte la mort.

Selon plusieurs témoins, son visage était cyanosé au moment où il a été découvert, ce qui pourrait indiquer que sa mort est due à son exposition au froid. Une autopsie doit être pratiquée pour déterminer les causes du décès.

Samedi, un autre sans-domicile fixe avait été découvert mort sur un chantier dans l'Essonne. Deux autres SDF avaient également été découverts sans vie à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) et dans le XVe arrondissement de Paris, la semaine précédente, alors que la France subissait une vague de froid.
http://fr.news.yahoo.com/76/20101206/tfr-un-sdf-mort-dunkerque-dbac7e9.html
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Mer 8 Déc - 19:40


2010 Reuters

Polémique sur l'hébergement d'urgence des sans-papiers

Les centres d'hébergement en France ont reçu lundi un rappel de leur obligation d'accueillir tous les sans-abri, même s'ils n'ont pas de papiers en règle.

Selon le quotidien Libération, des consignes ont été passées pour refuser les étrangers en situation irrégulière dans les centres d'hébergement d'urgence dans plusieurs départements.

L'opposition se dit indignée et dénonce des "dérives" découlant, selon les sénateurs communistes, d'une logique de "xénophobie d'État", après la réforme restreignant l'accès à l'aide médicale d'État (AME) et avant l'examen d'un nouveau projet de loi sur l'immigration.

"Les étrangers sans-abri ne sont pas des variables d'ajustement", dit un communiqué de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars), qui regroupe 850 associations s'occupant de près de 3.000 services d'aide aux sans-abri.

La Fnars rappelle "le principe d'accueil inconditionnel des plus démunis" et cite l'article L 11-2 du Code d'action sociale qui "impose d'accueillir toutes les personnes sans abri ou en détresse, sans poser de condition de régularité de séjour".

"Tous les centres d'hébergement sont donc dans la légalité lorsqu'ils accueillent des étrangers en situation de détresse, quelle que soit leur situation administrative", dit la Fnars.

ACCUEIL "INCONDITIONNEL"

Dans un communiqué, le groupe PCF-Parti de gauche attaque une forme de "xénophobie d'État", estimant que la droite française poursuit pour des "raisons électoralistes" son "offensive de destruction de la dignité humaine".

"La généralisation de l'application d'une législation d'exception aux étrangers a occasionné un chapelet de dérives qui ont conduit des zélateurs de la xénophobie d'État à appliquer le principe de préférence nationale à l'accueil en centre d'hébergement d'urgence", dénoncent les sénateurs.

Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, a rappelé les propos de Nicolas Sarkozy, qui avait réaffirmé le principe d'accueil "inconditionnel" des sans-abri en 2007.

"Je tiens à souligner notre indignation devant ce qui pourrait être des instructions de l'administration à ce que les demandeurs du droit d'asile ne puissent avoir accès aux centres d'hébergement d'urgence alors qu'il fait froid", a dit le dirigeant socialiste lors de son point de presse hebdomadaire.

"La responsabilité de la République c'est d'héberger tout le monde et ne pas faire le tri entre les SDF avec papiers et les SDF sans papiers", a-t-il ajouté.

Le principe d'inconditionnalité, que certains députés UMP voudraient abroger, a été rappelé début novembre par François Fillon, après une réunion avec les associations d'aide aux mal-logés. Le Premier ministre leur avait promis d'envoyer aux préfets une circulaire pour leur rappeler leurs obligations en matière d'hébergement.

Laure Bretton
Lundi 29 novembre
http://fr.news.yahoo.com/4/20101129/tts-france-hebergement-sans-papiers-ca02f96.html
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Mer 8 Déc - 21:40


Nous avons créé une association "COLERES DU PRESENT" à ARRAS et depuis neuf ans nous organisons le Premier mai, un festival qui met en avant autour de la littérature, du théâtre et du cinéma, l'expression populaire et la critique sociale.
Avec les plus démunis, récemment les SDF avec qui nous avons écrit un feuilleton pour l'Avenir de l'Artois qui vient d'être publié, les mineurs marocains, les demandeurs d'emploi, nous menons des ateliers de création qui leur permettent de rêver une autre vie, un monde plus juste, d'exprimer leurs colères, leurs indignations mais aussi de montrer qu'ils sont des citoyens à part entière.
Nous aimerions que M. Stéphane Hessel soit le parrain de la dixième manifestation. Pouvez-vous lui transmettre l'invitation ?
Merci d'avance. En amitié,
Ricardo Montserrat
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic/commentaire.php


Mercredi 8 décembre 2010
Journée John Lennon
"L'idéalisme-t-il disparu ?"

invités
Stéphane Hessel
diplomate, ambassadeur, ancien résistant, auteur de « Indignez-vous » aux éditions Indigènes


Susan George
présidente d’honneur d’Attac, présidente du Conseil du Transnational Institute (TNI), auteur de « Leurs crises, nos solutions » aux éditions Albin Michel

Manuel Domergue
militant du collectif Jeudi Noir auteur de, « Kamerun ! La guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971) » (La Découverte, janvier 2011)
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic/index.php?id=98492


www.citoyens-resistants.fr/spip.php?article123
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Jeu 9 Déc - 1:56


Lille : Un SDF meurt dans l'incendie de sa tente

Un SDF est mort mercredi en fin d'après-midi à Lille dans l'incendie de sa tente sous laquelle il se préparait visiblement un repas avec un réchaud à alcool, a-t-on appris auprès des secours.

L'homme, âgé d'environ 30-40 ans, avait placé sa tente dans un entrepôt d'une usine désaffectée du quartier de Fives, promise à la réhabilitation.

Les pompiers ont été appelés par des riverains qui avaient vu de la fumée se dégager du bâtiment. Quand ils ont éteint l'incendie, ils ont constaté le décès de l'occupant de la tente.

Selon des riverains, cet homme aurait été expulsé en septembre d'un logement du quartier et il vivait depuis de façon isolée.

www.20minutes.fr/ledirect/635949/societe-lille-sdf-meurt-incendie-tente
www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2010/12/08/article_lille-un-sdf-retrouve-mort-carbonise.shtml
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Jeu 9 Déc - 3:19


600 000 enfants mal-logés
18 000 enfants SDF en France

La Fondation Abbé Pierre entame ce mercredi sa campagne nationale d'affichage dans les grandes villes. En tout, quelque 6 800 panneaux d'affichage et flancs de bus afficheront les deux visuels dénonçant le mal-logement et ses centaines de milliers de victimes. Cette année, la fondation a voulu mettre l'accent sur la situation des 600 000 enfants en France "qui souffrent de conditions de vie indignes". Une estimation qui figure dans le 15e rapport annuel sur le mal-logement en France.

Graves conséquences sur la santé

Parmi ces enfants, on dénombrerait plus de 18 000 SDF et 2 000 autres vivant dans des " habitats de fortune (cabane, construction provisoire) ". En outre, 255 000 enfants vivraient dans des conditions de " surpeuplement accentué ", hébergés chez des tiers (famille ou amis). Un mal-logement ou non-logement qui aurait de graves conséquences sur la santé des enfants concernés : saturnisme, affections respiratoires, troubles du sommeil, difficultés relationnelles, pertes des repères, insertion compromise, délinquance... La Fondation en profite ainsi pour dénoncer "l'inertie des pouvoirs publics en matière de construction de logements adaptés aux moyens et aux besoins des familles a frappé massivement".

En face : 400 000 logements vacants

De son côté, l'association Habitat et Humanisme a décidé de lancer un appel aux propriétaires pour tenter de trouver une solution pour ces centaines de milliers d'enfants mal-logés. "Quand l'avenir des citoyens de demain est ainsi menacé, c'est celui de la société qui est en péril", souligne l'association qui propose notamment aux propriétaires de lui confier la gestion de leur logement "en bénéficiant d'une tranquillité de gestion, d'avantages fiscaux et d'aides à la rénovation". Le tout en échange d'une baisse significative du montant du loyer pour rendre le logement plus accessible aux quelque 3,5 millions de mal-logés en France. Rappelons que sur le territoire, plus de 400 000 logements seraient actuellement vacants.
http://fr.news.yahoo.com/77/20101208/tfr-600-000-enfants-mal-logs-en-france-37c756d.html
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Sam 11 Déc - 11:20


Nice : ils aspergent d'essence deux SDF et mettent le feu

Ce vendredi 10 décembre vers trois heures du matin, un homme et son fils ont été aspergés d’un liquide inflammable par des individus, alors qu’ils se trouvaient dans le jardin de la Villa Thiole, dans le quartier de la Libération, à Nice, dans les Alpes-Maritimes.
Un lieu où ces deux Roumains, sans domicile fixe, avaient trouvé refuge, indique Nice Matin.
Les agresseurs ont mis ensuite le feu aux deux victimes.
Le fils, âgé de 20 ans, a été hospitalisé, dans un état jugé « désespéré ».
La Sûreté départementale a été saisie de l’enquête.
http://fr.news.yahoo.com/63/20101210/tfr-nice-ils-aspergent-d-essence-deux-sd-019dcf9.html
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Lun 13 Déc - 2:52


Le 54 de la rue Montpensier où l'homme a été retrouvé mort © Jean-Philippe Gionnet

15 novembre 2010
Pau : un SDF décédé rue Montpensier

Macabre découverte faite hier matin, aux environs de 7 h 30, par le SAMU et les services de police. Appelés par le compagnon d'infortune d'un SDF à se rendre rue Montpensier, à Pau, non loin des installations du Secours catholique, ils ont découvert le cadavre d'un homme.

Également sans domicile fixe, il était décédé depuis peu semble-t-il. Selon les premières constatations, la mort serait d'origine naturelle. L'état de cette personne, sous traitement et âgée de 47 ans, était fragile.
www.larepubliquedespyrenees.fr/2010/11/15/pau-un-sdf-decede-rue-montpensier,165965.php

Le Secours catholique veut expulser des squatteurs
L'association caritative a assigné le couple sans domicile fixe et sa fille de deux ans pour occupation illégale d'une maison, rue Raymond-Icart.
Le plus fort, c'est que la maison a été léguée au Secours catholique moyennant le respect d'une clause d'action de type social ; elle a d'ailleurs longtemps hébergé une famille moldave. Comble du comble, le Secours catholique a fait couper l'électricité (1) et l'eau au jeune couple.
http://collectifsdfalsace.20minutes-blogs.fr/archive/2009/04/25/guilhemery-le-secours-catholique-veut-expulser-des-squatteur.html

Déménagés du centre de Lyon, des SDF se rebiffent
Ils se sont d’abord opposés au déménagement de leur centre d’hébergement de la Presqu’Ile aux confins de Gerland. Sans succès. Aujourd’hui, le collectif des résidents du Train de Nuit revendique l’amélioration de leurs conditions de vie.
www.lyoncapitale.fr/mobile/journal/univers/Actualite/Logement/Demenages-du-centre-de-Lyon-des-SDF-se-rebiffent

Nogent sur Marne interdit les SDF
si SDF il y a, c'est qu'il y a bien un problème de logement
combien de logement ont été créés en 30 ans à Nogent sur Marne et dans tout le pourtour de la banlieue parisienne, à part des cages à lapins qui aujourd'hui fort du mal être de la population sont devenue de véritables ghettos ?
http://sdf-grand-froid.blogspot.com/2010/12/nogent-sur-marne-interdit-les-sdf.html

15 novembre 2010
Déception des associations reçues par Matignon sur le mal logement
Les associations de défense des mal-logés ont affiché leur déception à la sortie d’une réunion mercredi 10 novembre à Matignon, promettant de futures actions face au « fossé considérable entre les souffrances des populations et sa prise en considération par le gouvernement ».
www.secours-catholique.org/actualite/deception-des-associations-recues,8128.html

Remise à plat de tout le dispositif d’accueil et de suivi des personnes sans-abri
Le monde associatif s’inquiète de la réforme de l’accueil des sans-abri
« Benoist Apparu s’était engagé à maintenir le budget en 2010, rappelle la présidente de la Fnars. Mais, localement, les pouvoirs publics annoncent des baisses de crédits. Les associations ses sentent trahies. »

Au-delà de la seule question budgétaire, ce sont les outils de la réforme qui provoquent des inquiétudes. Une récente circulaire du gouvernement fixe le cadre des futurs « services intégrés de l’accueil et de l’orientation » (Siao). Il s’agit, dans chaque département, de confier une mission de coordination de l’accueil des sans-abri à un opérateur unique. « Il apparaît absolument essentiel que l’acteur retenu soit légitime et reconnu pour sa capacité à coordonner l’ensemble des associations », insiste la circulaire. Or, à quatre mois de la mise en place des Siao, le « préalable indispensable » de « concertation » semble en panne et les associations redoutent une désignation autoritaire des opérateurs par les représentants de l’État.
www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2426261&rubId=4076
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Lun 13 Déc - 3:12


Les logements d'urgence pas assez nombreux

29 octobre 2010
Hervé Mathurin - Sud-Ouest

Le nombre de sans-abri a tellement augmenté qu'on ne sait plus où les loger en urgence.
http://lemondedelexclusion.hautetfort.com/archive/2010/11/01/les-logements-d-urgence-pas-assez-nombreux.html

Les associations dénoncent l’État qui ne finance pas suffisamment

L'État n'applique pas " le principe d'accueil inconditionnel des plus démunis", accusent les associations qui s'appuient sur l'article L 11-2 du Code d'action sociale. Lequel "impose d'accueillir toutes les personnes sans abri ou en détresse, sans poser de condition de régularité de séjour".
"Tous les centres d'hébergement sont donc dans la légalité lorsqu'ils accueillent des étrangers en situation de détresse, quelle que soit leur situation administrative", estime la Fnars, cofinancée par l'Union européenne.

En fait, la lutte contre la pauvreté et les exclusions est régie par l'article L115-1 modifié par loi n°2008-1249 du 1er décembre 2008 - art. 1 (V) qui stipule que " la lutte contre la pauvreté et les exclusions est un impératif national fondé sur le respect de l'égale dignité de tous les êtres humains et une priorité de l'ensemble des politiques publiques de la nation."

Le groupe PCF-Parti de gauche attaque une forme de "xénophobie d'État", estimant que la droite française poursuit pour des "raisons électoralistes" son "offensive de destruction de la dignité humaine".
"La généralisation de l'application d'une législation d'exception aux étrangers a occasionné un chapelet de dérives qui ont conduit des zélateurs de la xénophobie d'État à appliquer le principe de préférence nationale à l'accueil en centre d'hébergement d'urgence", dénoncent les six sénateurs.

"Je tiens à souligner notre indignation devant ce qui pourrait être des instructions de l'administration à ce que les demandeurs du droit d'asile ne puissent avoir accès aux centres d'hébergement d'urgence alors qu'il fait froid".
"La responsabilité de la République c'est d'héberger tout le monde et ne pas faire le tri entre les SDF avec papiers et les SDF sans papiers", a ajouté le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon.

L'abrogation du principe d'inconditionnalité est mise en débat dans le groupe UMP de l'Assemblée nationale.

http://lulupo.blog.lemonde.fr/category/faimpauvrete/sdf-rue/
www.lepost.fr/article/2010/12/01/2325380_toit-toit-mon-toit.html


Après la réforme restreignant l'accès à l'aide médicale d'État (AME), le gouvernement entend restreindre l’accès à l’hébergement des SDF et sans-papiers.

Des associations privées assurent les missions de service public de l’État. Pourtant, sous prétexte qu’il leur verse quelques subsides insuffisants, l’État entend s’arroger le droit d’influer sur la politique qu’elles mènent. Elles sont ainsi enjointes, tel le Secours catholique, de ne plus accueillir ou accompagner les SDF sans-papiers.

Mais il ne déloge pas les milliers de riches Français qui vivent en HLM et compte bientôt renflouer les banquiers milliardaires.


SDF : un hiver hautement répressif

Les pouvoirs publics et les médias feignent de croire que la question de l'errance ne se pose qu'en hiver. Le collectif "Les Morts de la rue" ne cesse pourtant de le claironner : c'est tout au long de l'année que meurent les SDF.

En fait, ce n'est plus un secret, les diverses violences subies dans la rue tuent plus que le froid. La mort de cette femme est certes dramatique, mais pas plus que celles des centaines d'autres SDF qui disparaissent le reste de l'année. La compassion saisonnière cache le désintérêt général pour ces questions.

Ce que nous apprennent ces nouvelles, c'est que cette année encore, les solutions proposées ne seront que de l'ordre du bricolage et de la coercition. Les sans-abri ont besoin de beaucoup plus que d'un gymnase surchargé qui fermera au printemps. On connait les difficultés liées à ce type d'hébergement. L'insalubrité, la promiscuité et l'insécurité sont autant de raisons objectives pour lesquelles beaucoup de SDF n'y auront pas recours.

Mais surtout, les sans-abri n'ont pas besoin qu'on leur enseigne ce qui est bon pour eux ou qu'on les traite comme des criminels. Depuis plusieurs années, des SDF avaient trouvé refuge au bois de Vincennes. Vendredi, les forces de l'ordre les en ont expulsés et ont détruit leurs logements de fortune jugés insalubres. Après avoir contraint les sans domicile à quitter les grandes villes, on les chasse des bois. Dans la même logique coercitive, certaines préfectures préconisent désormais d'expulser les sans-papiers des centres d'hébergement.

LIBERTÉ INDIVIDUELLE

La répression est donc la seule solution proposée contre la pauvreté. Les pouvoirs publics n'ont pas pour vocation de venir en aide aux SDF. Ils répondent en revanche à une autre fonction : la gestion de flux "d'indésirables", c'est-à-dire le contrôle et l'éviction de l'espace public d'individus qui semblent s'écarter des "normes". Et en effet, si l'approche coercitive est incompatible avec les besoins des SDF, elle est en revanche adaptée à ce but. Cette logique répressive traverse la prise en charge de la pauvreté dans son ensemble : expulsion, radiation des Assedic, restriction pour l'accès à l'Aide médicale d'Etat (AME), etc. Le sociologue Loïc Wacquant y voit une tendance à "punir les pauvres".

Il est urgent de sortir de cette logique répressive. Il faut d'abord améliorer l'hébergement afin que chacun puisse trouver confort et intimité 24 heures sur 24 et tout au long de l'année dans une chambre individuelle. Il faut ensuite sortir des rapports de domination. Donnons à chacun les moyens de vivre décemment avec tout ce que cela comporte de liberté individuelle. […]
www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/30/sdf-un-hiver-hautement-repressif_1446578_3232.html

Les meilleurs blogs sur les SDF
www.mastersinpublichealth.net/top-50-blogs-for-better-understanding-homelessness/
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Dim 19 Déc - 13:08


Rennes. Une femme SDF retrouvée morte près du Thabor

Une femme âgée d'une quarantaine d'années, sans domicile fixe, a été retrouvée inanimée ce 17 décembre, peu avant 10 h, près de l'église Notre-Dame en Saint-Melaine, située près du parc du Thabor, à Rennes. Elle est décédée peu après l'arrivée des secours.

Les pompiers de Rennes ont été appelés ce matin vers 9 h 45 pour prendre en charge une femme, découverte inanimée dans son sac de couchage, dans le cloître de l'église Notre-Dame-en-Saint-Melaine près du parc du Thabor, dans le centre-ville de Rennes.

Cette femme, âgée d'une quarantaine d'années, sans domicile fixe, aurait passé la nuit dans cet ancien cloître, alors que les températures ont été inférieures à 0°dans l'agglomération rennaise. Les secours n'ont pas pu la réanimer. La femme est décédée quelques minutes après leur arrivée.

La semaine passée, Hervé Le Fresne, responsable local du 115, numéro d'appel pour l'hébergement d'urgence, avait rappelé qu'une cinquantaine de personnes étaient laissées à la rue chaque jour à Rennes faute de place pour les héberger.
www.letelegramme.com/ig/generales/regions/ille-et-vilaine/rennes-une-femme-sdf-retrouvee-morte-pres-du-thabor-17-12-2010-1151974.php
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Dim 19 Déc - 13:12


La rue de Choiseul dont l'un des immeubles abritait le SDF. Photo Jean-Marc Loos

Strasbourg : un SDF retrouvé mort

Le corps d’un homme sans vie a été retrouvé hier, dans un immeuble désaffecté du centre de Strasbourg.

Un de ses compagnons, qui l’avait connu dans l’un ou l’autre foyer où il passait parfois ses nuits, l’a découvert hier en fin de matinée, dans un immeuble fissuré, qui doit être démoli, et qui sert occasionnellement d’abri à des sans domicile fixe, près du Faubourg de Pierre, au centre de Strasbourg. Âgé de 57 ans, l’homme de nationalité mauritanienne, comme en témoignent ses papiers, qui vit en France depuis plusieurs années, gisait par terre, dans la même position dans laquelle son ami l’avait vu il y a 15 jours. Ce dernier pensait alors que l’homme dormait et il était reparti, sans tenter de le réveiller.

« Il n’y a pas de traces apparentes de violences sur son corps. Il ne manquait rien dans ses affaires », indiquait hier le parquet, en précisant qu’une autopsie serait pratiquée demain, en vue de rechercher les causes et la date exacte du décès — qui remonterait à au moins deux semaines. « On ignore s’il est mort de froid, d’un malaise cardiaque ou d’une consommation excessive d’alcool ou de stupéfiants », a observé un commissaire, pour qui « l’homme qui disposait de couvertures, a pu être victime de ses conditions d’existence ». Le maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), en exprimant « son émotion et sa tristesse », a rappelé que la Ville soutient les maraudes des associations dans le cadre du dispositif 115, ajoutant que « de multiples solutions d’hébergement d’urgence sont mises en œuvre ».

En début d’après-midi, une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles de nombreux représentants d’extrême-gauche, avaient manifesté place Kléber, puis dans les rues proches, à l’appel de l’association Droit au logement (Dal) 67.

www.lalsace.fr/fr/permalien/article/4341600/Un-SDF-retrouve-mort.html
www.dna.fr/fr/a-la-une-web/info/4338837-Strasbourg-Un-SDF-retrouve-mort-dans-un-appartement-desaffecte
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Mar 21 Déc - 16:25


Un SDF à l’état de momie retrouvé au sous-sol d’un hôpital toulousain

Dimanche, un employé de l'hôpital, qui réparait une fuite d'eau, découvre dans les sous-sols de l'hôpital Purpan de Toulouse, le cadavre d'un homme "quasiment momifié", rapporte La Dépêche.

Cet homme aurait soixante ans et serait mort il y a environ deux ans.

Le témoin déclare : "C'était vraiment impressionnant. On voyait son crâne, une de ses mains et de ses chevilles. La peau était marron jaune."

Une enquête a été ouverte. Policiers et médecin légistes se sont rendus sur les lieux. Il s'agirait peut-être d'un SDF qui aurait élu domicile à cet endroit et serait décédé là de mort naturelle. On a retrouvé aussi son lit fait de draps et de couvertures, des mégots et des bouteilles. Le corps a pu être conservé probablement en raison d'une faible température et de la ventilation de cet endroit, dont la hauteur ne dépasse pas 60 cm.

Le personnel soignant de l'hôpital est perturbé par cette affaire. "Savoir que des gens vivent et meurent là, sous nos pieds, dans le dénuement le plus total, ça perturbe malgré tout".

Pour expliquer cette "momification", le journal précise que le corps peut-être partiellement ou complètement conservé - dans de rares cas - et ce serait bien cela qui se serait passé pour la momie du SDF qui vient d'être retrouvée dans les sous-sols d'un des plus grands hôpitaux de la région.
http://fr.news.yahoo.com/63/20101221/tod-une-momie-retrouve-dans-un-hpital-de-366b5ef.html
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Mar 21 Déc - 20:37


Baraquements de Roms expulsés

Les plus pauvres sont priés de se rendre invisibles...
Porte ouverte aux expulsions


"Plus personne ne nie la réalité de la crise du logement qui sévit en Ile-de-France, en Paca et dans plusieurs métropoles régionales. De nombreux rapports ont souligné sa gravité et l’émergence de diverses formes d’habitat précaire (squats, baraques autoconstruites, campement de tentes, caravanes…), devenu le réceptacle des personnes les plus fragiles qui ne trouvent plus à se loger : exclus, démunis et même salariés pauvres. Les bidonvilles, qui avaient disparu à la fin des années 60, renaissent dans les espaces urbains. Qu’à cela ne tienne. Brice Hortefeux a sa solution. Elle consiste à donner aux préfets des prérogatives supplémentaires pour les évacuer et tout raser, en invoquant «la salubrité», «la sécurité ou la tranquillité publiques». Des termes suffisamment vagues pour motiver des expulsions à répétition. Plus de cinquante associations, dont le Droit au logement (DAL), la Fondation Abbé Pierre, ou la Ligue des droits de l’homme, ont signé un appel pour dénoncer ce texte qui «accable les personnes les plus gravement touchées par la crise du logement». Ce collectif souligne qu’«il n’est prévu ni relogement ni hébergement pour les expulsés». Hier, ces associations ont organisé un rassemblement devant l’Assemblée nationale, pour demander le retrait de l’article 32 ter A de la Loppsi 2, réprimant les mal-logés. «Toutes les personnes vivant dans des habitats non conformes au code de l’urbanisme (tentes, cabanes, yourtes, tipis, mobil-home, maisons autoconstruites notamment dans les DOM-TOM), pourront être chassées et leur habitat rasé», souligne Jean-Baptiste Eyraud, le président du DAL. Les plus pauvres sont priés de se rendre invisibles."

Tonino Serafini
http://vieethabitatchoisis.blogspot.com/2010/12/les-plus-pauvres-sont-pries-de-se.html
http://vieethabitatchoisis.blogspot.com/2010/10/projet-argumentaire-contre-art-32-ter.html


Logement : Le Gouvernement ruine les précaires

Le Gouvernement cible les plus pauvres. C’est répugnant, mais c’est ainsi et ça sera bientôt légal, lorsque le Sénat aura validé l’article 32 ter A de la loi LOPPSI (Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) que vient d’adopter l’Assemblée nationale. Regardons ce texte

« I - Lorsqu’une installation illicite en réunion sur un terrain appartenant à une personne publique ou privée en vue d’y établir des habitations comporte de graves risques pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques, le représentant de l’État dans le département ou, à Paris, le préfet de police peut mettre les occupants en demeure de quitter les lieux ».

Bon, c’est l’histoire de gens qui s’installent chez d’autres, ce qui n’est pas bien, nous sommes d’accord. Mais comme nous en sommes pas des crétins, nous savons que ce qui est visé, c’est l’habitat précaire. Une fois de plus, le gouvernement se lâche sur les pauvres, qui sont le péril n° 1 pour l’économie française au seuil de l'année 2011, c’est bien évident.

« Installation illicite en réunion », c'est la formule légale pour parler des familles fauchées, qui ont trouvé un logement de fortune pour éviter la rue. Cette loi est inadmissible quand on connait les carences du Gouvernement pour le logement : loi sur le droit au logement opposable inappliquée à 98%, loi SRU obligeant à un certain nombre de logements sociaux inappliqué (en commençant par Neuilly), rareté des constructions de logement sociaux, impunité pour les marchands de sommeil, absence de mise en œuvre des lois sur les réquisitions, maintien des personnes aisées vivant dans les HLM…

On continue.

Le mécanisme est simple : le préfet met les occupants en demeure de quitter les lieux, et si le tribunal administratif n’est pas saisi les 48 heures, la mise en demeure devient exécutoire. Une simple mise en demeure devient titre exécutoire, permettant le recours à la force publique. Impensable.

Normalement, c’est au propriétaire de s’en occuper, mais celui-ci peut être négligent. Que le préfet puisse intervenir lorsque la salubrité ou l’ordre public est en jeu, c'est logique. En revanche, ne l’est pas du tout le système de cette mise en demeure de 48 heures.

Pour ce genre d'affaires, il existe une procédure simple, rapide et efficace : le préfet fait convoquer les familles concernées devant le juge des référés du tribunal de grande instance (TGI). Les familles ont la possibilité d’obtenir la désignation d’un avocat au titre de l’aide juridictionnelle, un examen contradictoire du dossier, une audience de plaidoiries et la décision du juge. Lequel juge, compétent pour les expulsions locatives, est rodé à la matière.

Et comment les choses se passent, alors ? Si le maintien n’est plus possible, il faut partir. Mais on laisse un délai pour que les services sociaux puissent trouver une solution, car bien entendu on ne jette pas les familles à la rue. Et si c'est la préfecture qui poursuit, alors il est facile au juge de demander où en est l’État de ses nombreux engagements sur le logement social…

C’est de cela que ne veut pas le Gouvernement, d’où cette procédure expéditive : « La mise en demeure est assortie d’un délai d’exécution qui ne peut être inférieur à quarante-huit heures. Elle est notifiée aux occupants et publiée sous forme d’affichage en mairie et sur les lieux ».

Et là vient le couperet : « Lorsque la mise en demeure de quitter les lieux n’a pas été suivie d’effet dans le délai fixé et n’a pas fait l’objet d’un recours dans les conditions prévues au II, le préfet peut procéder à l’évacuation forcée des lieux ». Une famille à la rue, sans décision d'un juge !

L'UMP explique qu'un système du même type existe pour les gens du voyage (Loi du 5 mars 2007). En réalité, c’est un régime très différent car il vise des résidences mobiles, donc au moins on reste dans la caravane, et n’est valable que dans les communes qui se sont équipées d’une aire d’accueil.

La loi a prévu un recours, pas piqué des hannetons. Les personnes destinataires de la mise en demeure peuvent, dans le délai imparti, demander son annulation au tribunal administratif, et le président du tribunal statue dans un délai de soixante-douze heures à compter de sa saisine ».

C’est de la folie.

Le délai de 48 heures, peut inclure un repos ou un férié : rien ne s’y oppose. Je précise qu’en métropole, il n’existe que 31 tribunaux administratifs : un pour trois départements. On peut penser que la famille qui vit en logement insalubre n’a pas forcément une voiture. En 48 heures, il faut tout faire : réunir un dossier, retraçant pourquoi on en est là, discuter la réalité de l’insalubrité, trouver les preuves, rédiger un recours, faire le photocopies, trouver une solution alternative, aller au tribunal pour déposer la requête, puis revenir pour l’audience… Ce gouvernement est inhumain.

Ces familles vont aller pleurer au tribunal et quand elles rentreront, elles auront tout perdu.

Comme si ça ne suffit pas, la loi prévoit 3750 € d’amende si la famille ne déguerpit pas dans les 48 heures. Impossible de trouver les sous pour se nourrir ? Eh bien voilà 3750 € d’amende pour vous apprendre à vivre...

À part ça, la France est le pays des droits de l’Homme.
http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2010/12/20/le-gouvernement-ruine-les-precaires.html

L'habitat précaire

Un certain nombre de personnes se sont trop éloignées de la société pour accepter d'entrer dans le cadre d'un dispositif d'urgence. Dans cette marge de la marge, rétive à toute mesure d'aide, ne figurent pas seulement des sans-abri des centres villes, dont la médiatisation peut occulter d'autres populations en butte à de graves difficultés de logement.

"De plus en plus de gens n'ont plus la force de demander, constate Isabelle Séry, chargée du logement à la Fédération nationale des associations d'accueil et de réadaptation sociale (Fnars). Elles se situent hors des circuits sociaux, et n'ont même plus l'idée d'appeler au secours." Des personnes âgées isolées, par exemple, peuvent parfois passer leurs dernières années dans un habitat de fortune. Tel semble être le cas de cet homme de soixante-dix-sept ans, retrouvé, jeudi, mort de froid à Orgeval (Yvelines), près de la caravane où il vivait depuis des années, refusant d'aller en maison de retraite.

En l'absence de toute statistique précise, il est impossible de dire si l'habitat précaire, de type caravane, abri de jardin, cabane dans les bois ou squatt, s'est développé ces dernières années. Mais les jeunes de moins de vingt-cinq ans, sans ressources, semblent de plus en plus nombreux à y avoir recours. Des familles peuvent également être contraintes à ce mode d'hébergement, à la suite d'une expulsion. Beaucoup d'entre elles se tiendront par la suite à l'écart, de peur que les dispositifs d'urgence ne les séparent.

"Nous savons aujourd'hui repérer les sans-abri isolés et leur offrir des solutions adaptées, à condition qu'ils le souhaitent", dit Didier Rouffignac, responsable de la Croix-Rouge dans l'Essonne. Mais nous manquons encore de réponse à apporter à ces familles qui se cachent pour préserver leur unité et le peu qu'elles possèdent.

Jérôme Fénoglio,
Le Monde
28 Décembre 1996 (extrait)
www.crdp-montpellier.fr/ressources/dda/exclusion/dda3_321_2.html
http://un-dollar-par-jour.over-blog.com/categorie-907822.html
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Jeu 6 Jan - 2:16



Eure : un SDF retrouvé mort

Il était aux environs de 15 heures, ce mercredi 5 janvier 2011, quand un homme âgé d’une cinquantaine d’années a été découvert sans vie, à Vernon, dans l’Eure.

Ce sans domicile fixe a été retrouvé dans un cabanon, à l’arrière d’une propriété.
La victime ne portait sur elle aucun papier d’identité, précise Paris Normandie.
Le médecin du SAMU qui a constaté le décès aurait conclu à une « mort naturelle ».
Le parquet a demandé un examen clinique afin de déterminer les causes exactes du décès.
http://fr.news.yahoo.com/63/20110105/tfr-eure-un-sdf-retrouv-mort-019dcf9.html

Le 14 déc. 2010 Sarkozy avait joué les Père Noël dans ce département
http://normandie.france3.fr/info/haute-normandie/nicolas-sarkozy-joue-les-pere-noel-dans-l-eure--66404640.html
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Jeu 6 Jan - 5:59


Paris, juin 2005 (Photo Eric Pouhier/CC/ Wikimedia Commons)

La France compterait 133 000 personnes sans domicile

Selon une étude de l’Insee sur les sans-abri et les mal-logés, il y aurait 33 000 personnes à la rue ou en hébergement d’urgence.

La population des sans-domicile en France, non prise en compte par les dispositifs d’enquêtes classiques, qui portent sur les ménages, ne devait être recensée qu’en 2012. Mais l’Insee, dans une étude parue jeudi 6 janvier 2011, apporte un nouvel éclairage en croisant les données du ministère des affaires sociales et celles de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

« Le conseil national de l’information statistique a estimé qu’il fallait dès à présent fournir une estimation à partir des données disponibles », explique Jean-Louis Lhéritier, en charge des conditions de vie des ménages à l’Insee. En 2001, date du dernier comptage, 86 500 personnes sans toit avaient été répertoriées.

Les associations réclament des données plus récentes

On apprend ainsi qu’en métropole, environ 133 000 personnes étaient sans domicile en 2008, dont 33 000 se trouvaient à la rue ou dans les dispositifs d’hébergement d’urgence et près de 100 000 dans des services sociaux d’accueil pour des durées un peu plus longues.

La population SDF, selon l’étude, est en large partie masculine, urbaine, et pour près de la moitié, localisée en Île-de-France. Les sans-domicile accueillis dans les établissements sociaux (accueil mère enfant, centres destinés aux demandeurs d’asile, centres de réinsertion sociale…) représentent quant à eux 66 000 personnes, dont 30 % de mineurs et 40 % de femmes.

Les associations de solidarité, heureuses de disposer de nouveaux chiffres pour diriger leur action, réclament toutefois des données plus récentes. « Ces statistiques nationales ne peuvent pas pointer les dernières évolutions, estime Nicole Maestracci, présidente de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars). Par exemple, nous estimons qu’aujourd’hui, les moins de 25 ans représentent 20 % des personnes en hébergement d’urgence. »

947 000 logements « privés de confort »

Avoir un logement fixe ne garantit pas la qualité de l’habitat. En 2006, selon l’étude, 38 000 personnes vivaient à l’hôtel dans des conditions médiocres, pour la plupart sans cuisine. Parmi ces mal-logés, très peu de personnes âgées, mais 22 % de moins de 18 ans.

L’Insee pointe également un nombre important d’habitations de fortune, qui concernent 85 000 individus. Les trois quarts de ces logements étaient des constructions provisoires ou des mobile homes, 20 % ne disposaient ni de douche ni de baignoire, et 10 % étaient surpeuplés.

Enfin, l’étude recense 947 000 logements « privés de confort » (mal chauffés, isolés, sans sanitaires, infiltrations d’eau…), lesquels abritent 2,1 millions de personnes.

Jean-Baptiste FRANÇOIS
www.la-croix.com/La-France-compterait-133-000-personnes-sans-domicile/article/2451282/4076

Étude de l'Insee sur les sans-abris et le logement indigne
www.la-croix.com/etude-de-l-Insee-sur-les-sans-abris-et-le-logement-indigne/article/2451274/47601
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Dim 9 Jan - 6:03


Un sans-abri de 35 ans retrouvé mort dans un hall d’immeuble du XIe arrondissement

C’était dimanche 19 décembre en milieu de matinée. Alors que la neige commençait, une fois de plus, à tomber sur la capitale, des témoins ont découvert un homme inanimé, allongé dans le hall d’un immeuble d’habitation de la rue Alexandre Dumas.
L’appel à police secours a été aussitôt transféré aux pompiers, qui n’ont pu que constater le décès de la victime.

Les causes de la mort de ce sans-abri, âgé de 35 ans, n’ont pas encore pu être déterminées avec certitude. Mais, selon les responsables des premiers secours, l’homme a très vraisemblablement succombé au froid.
Il avait visiblement trouvé refuge très temporairement dans le hall d’immeuble où son cadavre a été retrouvé. Hier, un matelas traînait encore sur le lieu du drame. D’après les riverains, il n’appartenait pas à la victime. « Il y a un couple de trentenaires, des Polonais je crois, qui vient dormir toutes les nuits dans ce hall, commente l’employé d’une entreprise de la rue. Mais le SDF qui est mort, lui, on ne le connaissait pas. »

Tragique ironie du sort : ce nouveau mort de la rue est décédé à quelques centaines de mètres seulement de la mairie du XIe arrondissement où la Ville de Paris a ouvert, depuis deux semaines, une salle pour l’hébergement d’urgence des SDF. Le dispositif Grand Froid de la mairie (des places de mise à l’abri pour la nuit, destinées à renforcer le parc des centres d’hébergement de l’État) compte actuellement un peu plus d’une centaine de lits. Ils sont répartis dans trois gymnases dans le XIIe, le XVIIe et le VIIe arrondissement.

La mairie a, par ailleurs, ouvert hier un nouveau site d’hébergement provisoire dans un bâtiment réaménagé à proximité de la gare Montparnasse. Géré par Emmaüs, ce centre, d’une capacité de cent places, accueillera les exilés et les demandeurs d’asile qui vivent dans la rue, notamment dans le Xe. Le sans-abri décédé ce dimanche dans le XIe est le deuxième mort de froid dans la capitale depuis le début de l’hiver. « Le 4e du week-end en France », a rappelé hier Europe Écologie-les Verts en dénonçant « le manque scandaleux de places d’hébergement ».
www.leparisien.fr/paris-75/paris-75005/un-sans-abri-retrouve-mort-dans-un-hall-d-immeuble-du-xie-arrondissement-21-12-2010-1199203.php
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Jeu 27 Jan - 17:53



Mort d'un clochard, co-fondateur de Rock and Folk

Son corps a été découvert dimanche 23 janvier au soir, dans un recoin du parking du Canal. Mort vraisemblablement d'une hémorragie interne. Et de nombreux excès… La triste fin d'un SDF, d'un clodo, paumé, largué, perdu dans l'alcool, la drogue et les méandres d'une vie hors norme.

Le SDF du parking souterrain, décédé à l'âge de 58 ans sans un regard, sans un sourire, c'était Daniel Vermeille, une légende underground du journalisme rock, un copain de Keith Richards et d'Iggy Pop, une icône de la beat génération, un disciple de Phil Spector, un grand frère sulfureux pour une poignée de gamins de Sète, un assassin, un repris de justice. Et un clodo de Sète qu’on ne voyait plus. Il était là pourtant, canne en main, à traîner sa solitude et sa déchéance sur l’Esplanade, devant les halles ou dans les cellules de dégrisement du commissariat.
[…]
www.midilibre.com/articles/2011/01/25/A-LA-UNE-Daniel-Vermeille-vie-et-mort-d-un-clochard-celeste-1518312.php5
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Lun 25 Juil - 17:48


« Être une femme à la rue, c'est être une proie »

Les assos ferment, le Samu social est en crise ; pour les femmes SDF, violences, prostitution et viol continuent.

Alors que le Samu social de Paris faisait déjà état dans son dernier bilan de son incapacité à répondre à 10 601 demandes de mise à l'abri, le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, annonçait le 20 juillet au JT de France 2 la fermeture prochaine de 4 500 places supplémentaires.

Les femmes et les familles sont les plus touchées

Le Samu social est en crise. Son directeur et fondateur Xavier Emmanuelli vient de claquer la porte*. Financée à 92,5% par l'Etat, l'institution accuse une restriction budgétaire de 25% alors que le dispositif est déjà en complète saturation.

En 2010, le Samu Social a attribué 1 930 000 nuitées, soit 24% de plus qu'en 2009. Alors que le nombre de personnes en famille – 11 200 – vient de dépasser le nombre de personnes isolées – 10 300 – , la coupe budgétaire annoncée touche de plein fouet l'hébergement en hôtel, principalement dédié aux femmes et aux familles à la rue.

Les centres d'hébergement collectif ne sont pas épargnés non plus. L'été dernier, le Centre pour jeunes femmes à la rue Apaso a mis la clé sous la porte. Fin juin, le centre Yves Garel a fermé à son tour. Une solution de remplacement a été trouvée pour les 57 lits qui étaient réservés aux hommes, mais pas pour les 38 places pour femmes.

Le nombre de femmes à la rue augmente toujours. Elles représentaient 13,3% des appels quotidiens au 115 en 1999, et 16,7% des appels en 2009.

« Il y a très peu d'hébergement pour femme. Donc peu sont prises au 115. Pour le reste, c'est difficile. D'autant que certaines ont des problèmes psychiques ou psychiatriques », commente Solange Gomis, du centre d'accueil la Halte Femmes :
« Quand vous restez pendant 1h30 avec la musique lancinante du 115 au bout du fil et qu'on vous demande de rappeler à 21 heures, c'est dur. »

Dans la rue, pour les femmes, une « dimension sexuelle »

Ici, chacune a son histoire, mais toutes en ont commun une même préoccupation : trouver un endroit sûr pour passer la nuit. Pour Rodrigue :
« Une femme à la rue est bien plus en danger qu'un homme. La rue est un milieu violent en règle générale mais pour les femmes, la dimension sexuelle intervient. »

Tous les jours à la Halte, on sent poindre l'angoisse à mesure qu'approche la fermeture.

Le premier danger qui guette les femmes à la rue, c'est le viol.
[…]
www.rue89.com/francis-a-paris/2011/07/22/etre-une-femme-a-la-rue-cest-etre-une-proie-215208
* www.youphil.com/fr/article/04148-le-samu-social-plaque-par-son-fondateur
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Mer 3 Aoû - 10:51


Éthique
Édito de François SERGENT

«La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part», comme avait dit justement - quoi qu’on en dise - Michel Rocard. Et, aujourd’hui, elle n’en prend plus sa part.
Nos enquêtes, tout comme l’annonce de la démission spectaculaire de Xavier Emmanuelli, patron historique du Samu social, confirment l’effondrement du système d’hébergement d’urgence des SDF, étrangers ou non.

Il y a cinq ans, en décembre 2006, Nicolas Sarkozy promettait pourtant «que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid». Promesse non tenue, comme le dénoncent les professionnels de l’urgence sociale. Avec raison, le gouvernement avait voulu substituer des solutions pérennes aux hébergements provisoires, notamment en hôtel. Système coûteux, destructeur des liens familiaux, rendant impossible tout suivi social, médical ou scolaire. Mais les places de logements promises sont notoirement insuffisantes et, nuit après nuit, le Samu social est contraint de renvoyer à la rue des familles y compris avec des enfants.
Comme si le gouvernement faisait tout d’une manière subreptice et perverse pour décourager les étrangers et les pauvres. Mais l’exclusion ne peut tenir lieu de politique. La France est liée par des lois et tenue par des valeurs européennes d’accueillir l’autre, français ou étranger chassé de son pays, en raison de ses idées ou du délabrement des économies du Sud.
www.liberation.fr/politiques/01012352429-ethique

Monsieur le Président, vous aviez dit zéro SDF...
Par la Coordination nationale des professionnels de l'urgence sociale
Après la démission de Xavier Emmanuelli, le fondateur du Samu social, les professionnels de terrain de l'urgence sociale adressent une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy.
www.liberation.fr/societe/01012352254-monsieur-le-president-vous-aviez-dit-zero-sdf

Entre décembre 2010 et mai 2011, le nombre de morts dans la rue s’est élevé à 253.
L’espérance de vie de ces personnes décédées : 51 ans alors que la moyenne nationale pour les hommes est de 77,8 ans et pour les femmes de 84,5 ans.

Le Centre d’études et de recherche sur la Philanthropie a livré ses études sur la mendicité à Paris. Pour gagner entre 10 et 15 euros par jour (en moyenne), il faut faire la manche pendant 12 heures, soit arpenter les rues entre 6 heures et 8 heures en accostant les gens, soit faire un discours dans 41 rames de métro. Ce qui nécessite d’avoir la forme physique, de pouvoir supporter la station debout, d’éviter continuellement le flux de la foule et de surmonter sa honte de devoir vivre ainsi.
www.pensezbibi.com/bibi-educ/le-desastre-sarkozy-en-huit-chiffres-8471
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Mer 2 Nov - 7:10



Né dans la rue, le bébé de la SDF meurt

Mardi 1er novembre, un bébé mis au monde par sa mère, sans domicile fixe, est décédé en pleine rue à Paris. Vers 13 h 30, la maman, âgée de 38 ans, qui appelait au secours et qui portait son enfant dans ses bras, rue de l’Observatoire dans le XIVe arrondissement a été prise en charge par les pompiers.
Appelée en renfort devant la gravité de l’état de santé du bébé, une équipe du Samu n’a rien pu faire pour le sauver.

« Selon les premières investigations menées, la maman aurait accouché, dans la matinée, avec l’assistance de son compagnon, sous une tente qui leur sert d’abri, plantée rue de l’Observatoire
[…]
« Ce drame est significatif de la politique menée actuellement en matière d’accueil et d’hébergement des sans-abri, a également dénoncé le collectif Les Morts dans la rue. La réduction des moyens ne peut qu’engendrer des situations comme celle-ci. Nous souhaitons également exprimer notre colère vis-à-vis du gouvernement qui n’est plus à même de protéger les plus pauvres. »

Toujours selon ce collectif, 280 personnes sont mortes dans la rue depuis le début de l’année 2011 en France.

www.leparisien.fr/paris-75/ne-dans-la-rue-le-bebe-de-la-sdf-meurt-01-11-2011-1696879.php
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rabateliere



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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Mer 2 Nov - 19:58

Orwelle a écrit:


"Je veux, si je suis élu président de la République, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où nous voulons que nos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause."
Nicolas Sarkozy, le 18 décembre 2006 à Charleville-Mézières.
www.marianne2.fr/Sarkopromesse-n-4-objectif-zero-SDF-en-2008_a173735.html

Vidéo
www.dailymotion.com/video/xbi4oc_sdf-oublies-du-sarkozysme_news

Vous avez la possibilité d'écrire au président de la République par voie postale (votre courrier est alors dispensé d'affranchissement), à l'adresse suivante :
Monsieur le président de la République
Palais de l'Élysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Ou de lui envoyer un message :
ww.elysee.fr/ecrire/
Une promese parmi tant d'autres non respectée mais même bafouée !
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Sam 4 Fév - 11:26


Les élections approchent, le cynisme grandit

Le président Nicolas Sarkozy s'est rendu dans la nuit de vendredi à samedi (4 février) au centre d'hébergement d'urgence Jean Rostand à Ivry (Val-de-Marne). Lors de cette visite de près d'une heure, le chef de l'État, accompagné du président du Samu Social, Eric Molinié, s'est entretenu avec "les femmes hébergées ainsi que les personnels et bénévoles du centre", a précisé l'Elysée.

La ministre du Logement Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a elle visité vendredi soir un centre d'hébergement dans le Fort de Nogent (Val-de-Marne), a reconnu qu'augmenter le nombre de places d'accueil ne suffisait pas à régler le problème des sans-abri.

Alors qu'un homme de 82 ans, souffrant d'Alzheimer, première victime déclarée du froid, a été retrouvé inanimé vendredi, mort d'hypothermie, dans un chemin forestier près de Bitche (Moselle), la secrétaire d'État à la Santé, Nora Berra, a recommandé aux "personnes les plus vulnérables d'éviter de sortir". Rolling Eyes
http://fr.news.yahoo.com/neige-verglas-15-d%C3%A9partements-vigilance-orange-053004181.html
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MessageSujet: Re: Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006    Aujourd'hui à 11:49

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Souvenir de Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006
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