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 Les très bons comptes de l’immigration

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Orwelle



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MessageSujet: Les très bons comptes de l’immigration   Mer 8 Déc - 21:11


Les très bons comptes de l’immigration

Les immigrés sont une excellente affaire pour l’État français : ils rapportent une grosse douzaine de milliards d’euros par an et paient nos retraites.

Les immigrés sont une très bonne affaire pour l’économie française : ils reçoivent de l’Etat 47,9 milliards d’euros, mais ils reversent 60,3 milliards. Autant dire un solde positif de 12,4 milliards d’euros pour les finances publiques, qui ne représente pourtant que la part monétaire de transferts bien plus importants. Dans ce pays de 64,7 millions d’habitants, 6,5 millions de Français comptent au moins un immigré dans leur famille. Les chiffres de l’immigration légale sont très fluctuants. En France, on recense environ 5,3 millions de résidents étrangers avec leurs familles.

Une équipe de chercheurs de l’université de Lille, sous la direction du Pr Xavier Chojnicki, a réalisé pour le compte du ministère des Affaires sociales une étude sur les coûts de l’immigration pour l’économie nationale. Travaillant sur des chiffres officiels, les chercheurs ont décortiqué tous les grands postes de transfert des immigrés. Il en ressort un solde très positif. Les chercheurs ont remis leur rapport en 2009, au terme de trois ans d’études. Les 47,9 milliards d’euros que coûte l’immigration au budget de l’Etat (2009) sont ventilés comme suit : retraites, 16,3 milliards d’euros ; aides au logement, 2,5 milliards ; RMI, 1,7 milliard ; allocations chômage, 5 milliards ; allocations familiales, 6,7 milliards ; prestations de santé, 11,5 milliards ; éducation, environ 4,2 milliards.

De leur côté, les immigrés reversent au budget de l’Etat, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards d’euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards ; impôts et taxes à la consommation, 18,4 milliards ; impôts locaux et autres, 2,6 milliards ; contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et contribution sociale généralisée (CSG), 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d’euros.

À ce solde positif de quelque 12,4 milliards d’euros il faut ajouter d’autres revenus pas toujours monétaires, mais d’une grande importance sociale et économique : les immigrés occupent l’immense majorité des emplois dont les Français ne veulent pas, et 90 % des autoroutes ont été et sont construites et entretenues avec de la main-d’œuvre étrangère. Sans immigrés, les prix à la consommation (produits agricoles et autres) seraient bien plus élevés, la main-d’œuvre étrangère étant bien moins payée.

La comptabilité réalisée par les chercheurs de l’université de Lille fait ressortir aussi de profonds changements sociaux. Majoritairement jeunes, les immigrés sont de grands consommateurs : comme nous venons de le voir, ils versent environ 18,4 milliards d’euros à l’Etat sur leurs dépenses personnelles, notamment en TVA. Les immigrés ont modifié en profondeur le sport et les arts populaires français : la grande majorité des footballeurs de haut niveau sont issus de l’immigration, et les artistes d’origine immigrée, noirs et maghrébins, peuplent le Top 50 de la chanson populaire.

Parallèlement, de nombreux métiers, en particulier dans les services, ne fonctionnent en France que grâce à l’immigration. Plus de la moitié des médecins hospitaliers dans les banlieues sont étrangers ou d’origine étrangère. Pas moins de 42 % des travailleurs des entreprises de nettoyage sont des immigrés. Plus de 60 % des ateliers de mécanique automobile de Paris et de la région parisienne appartiennent à des mécaniciens et petits entrepreneurs d’origine étrangère.

Dans un domaine aussi crucial que l’avenir du système des retraites, les immigrés jouent un rôle des plus favorables. Le très officiel Comité d’orientation des retraites est parvenu à cette conclusion : “L’entrée de 50 000 nouveaux immigrés par an permettrait de réduire de 0,5 point de PIB le déficit des retraites.”

Xavier Chojnicki commente ces résultats en ces termes : “Il s’agit d’un processus historique lié à la structure de la population immigrée, majoritairement jeune. Comme ils sont peu qualifiés, les immigrés sont très souvent au chômage. Mais ils dépensent aussi beaucoup et sont très entreprenants. Les pensions que nous versons aux retraités sont plus que compensées par la consommation et les cotisations sociales que paient les plus jeunes, parmi lesquels on trouve des gens très dynamiques.”

Juan Pedro Quiñonero
02.12.2010 
www.courrierinternational.com/article/2010/12/02/les-tres-bons-comptes-de-l-immigration


Publications de Xavier Chojnicki diffusées sur Cairn.info
www.cairn.info/publications-de-Chojnicki-Xavier--8581.htm

UNIVERSITE Lille 2 - Droit :
Politique d'immigration et DIP : l'exemple de la polygamie (document pdf, 1 Mo)
http://edoctorale74.univ-lille2.fr/fileadmin/master_recherche/T_l_chargement/memoires/personnes/labbea04.pdf
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Les très bons comptes de l’immigration   Mer 8 Déc - 21:14



RAPPORT Statistiques INED

Selon l’Institut national d’études démographiques (INED), l’immigration a baissé en France depuis les années 1970. Les flux migratoires vers la France ont été importants dans les années 1950 et 1960. L’Hexagone compte une proportion d’étrangers (11 %) comparable à ses voisins : 13 % en Allemagne, 10 % au Royaume-Uni.
Parmi les pays européens, l’Espagne est un cas particulier puisque l’immigration y est récente, remontant aux années 1990. Entre 2002 et 2007, quelque 600 000 migrants sont arrivés chaque année en Espagne, pays qui était lui-même, avant cela, un pays d’émigration.
Les États-Unis, avec 42,8 millions d’immigrés, soit 13 % de la population, sont le premier pays d’accueil des étrangers à l’échelon mondial.

Vidéos cyclops
www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/videos/immigration_en_france/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Les très bons comptes de l’immigration   Sam 12 Fév - 15:10


Multiculturalisme : «Sarkozy déplace le débat»
Interview

Chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), Christophe Bertossi estime que «le discours sur le multiculturalisme et sa crise», repris, jeudi sur TF1 par le Président, comme par Merkel et Cameron, «ne porte sur aucune réalité».

Christophe Bertossi est responsable du programme de recherche Migrations, Identités, Citoyenneté de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Il revient sur les déclarations, jeudi soir sur TF1, de Nicolas Sarkozy, interrogé par un internaute sur le «multiculturalisme». «Oui, c’est un échec. La vérité c’est que dans toutes nos démocraties, on s’est trop préoccupé de l’identité de celui qui arrivait et pas assez de l’identité du pays qui accueillait», a affirmé le Président.

Comment comprenez-vous la position du chef de l’Etat sur l’«échec» du multiculturalisme ?

Le discours sur le multiculturalisme et sa crise ne désigne rien, il ne porte sur aucune réalité. Il fait croire que l’Europe a été un jour multiculturaliste et que cette approche aurait mené à une crise de l’intégration. En fait, l’Europe n’a jamais connu ce «multiculturalisme d’État» dont on parle, pas même dans des pays comme la Grande-Bretagne ou les Pays-Bas, où la situation est plus complexe qu’on ne le dit. Et encore moins en France !

Ce discours n’est qu’une mise en scène : il évoque une crise de confiance des Européens à propos de l’intégration des migrants. Il propose un seul cadre explicatif des problèmes socio-économiques, institutionnels, politiques : les cultures immigrées et les «communautés».

En parlant ainsi, Nicolas Sarkozy se réapproprie ce qu’ont dit Angela Merkel, David Cameron et les débats aux Pays-Bas depuis une dizaine d’années.

Cette prise de position correspond-elle à un revirement des politiques d’intégration, menées ces dernières années ?

Non, Nicolas Sarkozy est plutôt en train de déplacer le débat : il est plus facile de dire que les immigrés et leurs enfants sont responsables de l’échec de l’intégration que de remettre en cause certains échecs de ses politiques d’intégration elles-mêmes.

Quand on explique tout par l’identité et la culture, on ne parle plus des discriminations et des inégalités socio-économiques. Parler de «multiculturalisme» est une manière d’aller au bout de cette logique de culturalisation des problèmes.

On reste bien, en France, dans l’approche classique qui refuse la reconnaissance de «communautés» - avec toutes les contradictions que l’on connaît. Mais l’identité est récemment devenue un enjeu sans doute encore plus sécuritaire. C’est la base juridique de la loi sur le niqab : le «vivre ensemble» est devenu une question «d’ordre public».

Pour revenir au contexte européen, la problématique ne s’est pas posée de la même façon d’un pays à l’autre. La voix choisie par la Grande-Bretagne n’a pas été celle de la France, avec son modèle dit d’«intégration républicaine» ?

Oui, mais le «multiculturalisme» britannique n’a jamais été une philosophie, loin de là. Au-delà d’histoires et de politiques d’intégration très différentes, les leaders des principaux pays d’immigration en Europe, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, expliquent à leurs citoyens : «votre problème c’est la diversité.»

Et Nicolas Sarkozy se sert de ce que décrit David Cameron sur la société britannique pour parler d’une réalité qui n’existe pas en France. Il dit : «regardez, la Grande-Bretagne est victime du multiculturalisme, nous avons aussi des musulmans, donc la situation est la même !» Mais en France, l’islam ne pose pas de problèmes, et notre société d’intégration fonctionne bien mieux qu’on ne le dit. Le Président parle d’un «prosélytisme agressif», mais où est-il ? Pourtant, l’image que lui et ses homologues européens ont construite du musulman typiquement prosélyte, macho et barbare devient une réalité pour des centaines de millions de citoyens européens qui les croient sur parole. Et cela blesse et stigmatise d’autres millions de citoyens européens qui sont enfermés dans cette image du musulman.

L'image que Nicolas Sarkozy et ses homologues européens ont construite du «musulman» typiquement prosélyte, macho et barbare devient une réalité pour des centaines de millions de citoyens européens qui y croient. Et cela blesse et stigmatise d’autres millions de citoyens européens qui sont enfermés dans cette image dans laquelle ils ne peuvent pas se reconnaître parce qu’elle ne les concerne pas.

Un terrain qui est traditionnellement celui de l'extrême droite, et en France, du FN...

Oui, mais il ne s’agit pas seulement pour la droite classique de capter des voix d’extrême droite. Le conflit droite-gauche est débordé par ce débat, les frontières idéologiques traditionnelles sont brouillées. C’est d’ailleurs l’une des faillites des partis traditionnels de la social-démocratie qui se montre incapable de se positionner efficacement sur ces questions.
www.liberation.fr/politiques/01012319475-multiculturalisme-sarkozy-deplace-le-debat
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MessageSujet: Re: Les très bons comptes de l’immigration   Jeu 23 Juin - 10:19


Les enfants d'immigrés réussissent mieux à l'école que les autres

En apparence, les jeunes d'origine immigrée réussissent moins bien que les autres à l'école. Mais si l'on tient compte de leur milieu social, c'est tout l'inverse… L'analyse de Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités.

[…] Au total, les enfants d’immigrés ont de moins bons résultats scolaires, non parce qu’ils sont immigrés, mais parce que leurs parents appartiennent à des milieux sociaux défavorisés. A milieu équivalent, ils sont même plutôt meilleurs. Comment expliquer ce phénomène ? Selon une étude du ministère de l’Éducation, les aspirations scolaires des enfants d’immigrés et de leurs parents sont plus fortes. Pour deux grands types de raisons : ceux qui émigrent ont souvent un projet d’ascension sociale, pour eux comme pour leurs enfants ; ils n’ont pas ou peu été scolarisés et ils n’ont donc pas été mis en échec par le système éducatif, contrairement aux parents peu qualifiés qui ne sont pas d’origine immigrée. "Ils se positionnent donc de manière plus positive par rapport au système éducatif français", concluent les chercheurs.

L’une des raisons mise en avant pour refuser d’entrouvrir les frontières aux personnes venues de l’étranger est leur difficulté à s’intégrer en France. Les difficultés rencontrées par les immigrés à l’école et par la suite dans le monde du travail sont réelles. Sauf qu’elles n’ont pas grand chose à voir avec une question d’intégration, d’apprentissage de la langue ou autre. Les immigrés rencontrent les mêmes difficultés que les catégories modestes en général, en particulier une école taillée sur mesure pour les milieux favorisés. Renvoyer la responsabilité de l’échec scolaire ou du chômage sur les migrants n’est pas récent et, dans l’histoire de notre pays, se répète à chaque crise [2]. C’est une façon de déterminer des boucs-émissaires, mais aussi d’éviter de s’attaquer aux causes profondes des difficultés de ces couches sociales, de l’école au marché du travail.
[…]
www.inegalites.fr/spip.php?article1458
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MessageSujet: Re: Les très bons comptes de l’immigration   Ven 3 Aoû - 15:44



En France, les migrants peuvent avoir un impact positif sur les salaires

Les travailleurs immigrés en France tirent-ils les salaires vers le bas? L'assertion, entendue dans le débat politique, est rejetée par nombre d'économistes qui parfois évoquent même un impact positif et rappellent que cette question complexe ne se prête pas à une vision manichéenne.

"Les flux migratoires pèsent sur le pouvoir d'achat parce qu'ils pèsent sur les salaires", affirmait lundi le président du Nouveau Centre, Hervé Morin. Il apportait son soutien au ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, qui veut réduire le nombre des immigrés légaux de 20.000 par an.

Avant lui, la présidente du Front national, Marine Le Pen, avait affirmé dans un discours: "1% d'immigration en plus, c'est 1% de salaire en moins". Elle citait une étude du Conseil d'analyse économique, basée elle-même sur des travaux de chercheurs américains (Joseph Altonji et David Card) qui décelaient un impact négatif de l'immigration mais uniquement sur les bas salaires.

Selon plusieurs économistes, toutefois, ces études empiriques américaines "ne peuvent s'appliquer à la France" où le marché du travail est rigide et où le Smic joue le rôle de bouclier "protecteur".

"Le Smic empêche absolument les salaires de se disperser et se modérer en présence d'une immigration renforcée", souligne Yannick L'Horty, professeur à l'université de Paris-Est, à condition qu'il s'agisse de travailleurs immigrés "peu qualifiés" et "rémunérés au voisinage du Smic".

Si la main d'oeuvre étrangère est très qualifiée, "l'effet modérateur sur les salaires est possible" mais "assez improbable" car dans ce cas il s'agit de "métiers en tension" pour lesquels les entreprises trouvent difficilement des candidats, et dès lors "les salaires sont rigides" et leur évolution à la baisse peu plausible.

Une récente étude de deux chercheurs, Javier Ortega et Gregory Verdugo, portant sur la période 1962-1999 en France, décèle même un impact "positif" de l'immigration sur les salaires. "En partie parce que l'immigration permet aux nationaux de grimper dans l'échelle des professions" et d'aller "vers des métiers mieux rémunérés", écrivent-ils.

Etienne Wasmer, professeur du département d'économie à Sciences Po, estime aussi qu'en France l'immigration peut avoir un "effet positif" sur les salaires de certaines catégories: "Les entreprises trouvent une main d'oeuvre plus disponible, peuvent recruter plus rapidement des travailleurs qui acceptent des horaires plus flexibles". Cela permet une "amélioration de leur performance" et "cet effet favorable sera distribué en partie au capital et en partie au travail" et donc au salaire.

Autre impact positif, relève Olivier Ferrand président de Terra Nova (proche du PS): dans leur grande majorité "les immigrants en France travaillent, contribuent à la richesse nationale et renforcent notre population active qui vieillit". Toutefois, un point noir demeure: l'impact sur le chômage, le taux de chômage des immigrés est plus du double de la moyenne du pays.

Mais au total, selon cet expert, "avec 100.000 immigrants légaux par an", (sans compter les étudiants), dont seulement 20.000 travailleurs, "la France n'est plus aujourd'hui un pays d'accueil". "L'immigration est objectivement à un étiage bas et a donc un effet faible sur le marché du travail".

Pour Dominique Paillé, président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) et membre du Parti radical, "quel que soit le niveau du chômage, nous avons besoin d'une immigration régulière" car "certains emplois ne trouveront de toute façon pas preneurs parmi les salariés nationaux".
www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/En-France-les-migrants-peuvent-avoir-un-impact-positif-sur-les-salaires-_NG_-2011-04-21-565873
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