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 Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour

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Orwelle



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MessageSujet: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Dim 9 Jan - 15:27


Les forces de sécurité tunisiennes chargent des manifestants le 27 décembre 2010 à Tunis (AFP)

Maroc, Tunisie, Algérie : un profond malaise social et politique

Les violentes protestations sociales en Algérie et en Tunisie témoignent d'un malaise social profond, touchant en particulier les jeunes diplômes, aggravé par la crise économique et l'usure des élites politiques, estiment des experts interrogés par l'AFP.

La Tunisie est en proie, depuis le 17 décembre, à une révolte sociale inédite, partie du centre-ouest du pays, qui a fait 4 morts au total : deux lors de manifestations et deux suicides. En Algérie, des émeutes ont éclaté ces derniers jours dans les villes du pays pour dénoncer le chômage et le coût de la vie.

Selon les analystes, il y a des points communs entre les deux pays, ainsi qu'avec le Maroc voisin. Leurs économies ne parviennent pas à offrir des perspectives aux jeunes, souvent diplômés, qui arrivent sur le marché du travail.

"Dans ces trois pays, il y a eu des efforts dans le domaine de l'éducation, mais on n'a pas pensé aux mécanismes d'intégration des jeunes diplômés à la collectivité, une intégration qui passe évidemment par l'emploi", estime Driss Benali, économiste, professeur à l'université Mohammed V de Rabat.

Le Tunisien de 26 ans qui s'était immolé par le feu en décembre et qui est mort mardi des suites de ses blessures était l'un de ces jeunes diplômés. Il était vendeur ambulant, faute de mieux, et sa marchandise venait d'être confisquée par la police.

La crise mondiale est venue s'ajouter à ces difficultés, de même que la hausse des prix alimentaires qui, dans ces pays, sont pourtant subventionnés par l'État. Après les manifestations en Algérie, le gouvernement vient d'assurer que l'"État continuera à subventionner les produits" de première nécessité.

"Il y a beaucoup de chômage, beaucoup de diplômés-chômeurs et ça fait longtemps que ça dure. La situation tient tant qu'il y a de la croissance économique", observe Pierre Vermeren, maître de conférences à l'université de Paris I.

"De plus, la crise économique a bloqué l'émigration" qui était une soupape pour les économies du Maghreb, en offrant un débouché à certains diplômés, note-t-il.


Systèmes politiques en crise

En outre, explique le chercheur, l'Algérie et la Tunisie sont "deux pays qui ont des systèmes politiques en crise" avec deux présidents, Abdelaziz Bouteflika et Zine el Abidine Ben Ali, qui s'approchent de la fin de leur carrière. En l'absence de relève, "cela crée une situation politique d'attente, sans perspective", note-t-il.

Les régimes politiques des pays du Maghreb sont pourtant très différents, la Tunisie étant très critiquée pour l'absence de libertés politiques.

"En Tunisie, ils manifestent parce qu'ils étouffent, ce n'est pas une violence seulement sociale mais une protestation contre le fonctionnement du régime. Le régime et la famille Ben Ali ont écarté toutes les relèves potentielles. Il n'y a plus de relais du pouvoir, il y a la peur qui règne", souligne Antoine Basbous, de l'Observatoire des pays arabes.

De fait, le président Ben Ali, qui tient le pays d'une main de fer, a peu de craintes de voir son pouvoir menacé par la révolte sociale, selon les analystes.

"Au Maroc, la situation n'est pas aussi fermée, il y une opposition constituée. Les jeunes au chômage peuvent manifester durant des mois devant l'Assemblée nationale à Rabat", ajoute Karim Pakzad, de l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS), à Paris.

En Algérie, "le FLN (au pouvoir) a gardé une légitimité du parti de libération nationale" et "dans l'espace public, les partis d'opposition peuvent s'exprimer", précise-t-il.

Pour les trois pays, il faut aussi désormais prendre en compte la dimension internet et le possible effet de contagion. "Les gens sont toute la journée sur internet, sur Facebook et les Algériens voient très bien ce qui se passe en Tunisie", relève Pierre Vermeren, qui souligne aussi le rôle de la chaîne Al-Jazirah dans la diffusion de l'information au Maghreb.
www.rtbf.be/info/monde/tunisie/maroc-tunisie-algerien-un-profond-malaise-social-et-politique-292241

«Avec Internet se développe une critique du pouvoir»
Interview
Samir Aïta, président du Cercle des économistes arabes, revient sur les raison du mal-être des jeunes
www.liberation.fr/monde/01012312432-avec-internet-se-developpe-une-critique-du-pouvoir

Repères : Algérie-Tunisie
www.liberation.fr/monde/01012312428-reperes

http://pedagogie.ac-amiens.fr/casnav/accueillir/en_savoir_plus/pays/maghreb.htm
www.mediasmaghreb.com/


Les soutiens toulousains aux émeutes en Algérie
“Solidaires avec la jeunesse algérienne” : la banderole est accrochée sur la façade la Mairie de Toulouse. Trois jours après le début des violences sociales en Algérie une cinquantaine de manifestants se sont rassemblés ce samedi après-midi 8 janvier sur la place du Capitole.
www.libetoulouse.fr/2007/2011/01/les-soutiens-toulousains-aux-%C3%A9meutes-en-alg%C3%A9rie.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Dim 9 Jan - 19:00


Le réveil tunisien

Cinq mille personnes ont assisté aux funérailles, le 5 janvier, du jeune Tunisien qui s’était immolé par le feu le 17 décembre à Sidi Bouzid. L’effervescence persiste en Tunisie, notamment dans le centre-ouest (nous reviendrons sur cette situation dans notre édition de février). À l’appel du conseil de l’ordre, les avocats ont fait grève le 6 janvier pour protester contre les mauvais traitements dont ils sont l’objet de la part de la police. Ce mécontentement traduit les nombreux échecs du régime et met en lumière les défis auxquels il est confronté.

Le malaise social qui s’exprime ouvertement en Tunisie est indissociable de la crise économique. 2009 a marqué une rupture profonde : la croissance a réduit ses ambitions de moitié, les exportations industrielles ont fortement reculé, les touristes européens sont restés chez eux, les investisseurs étrangers également. La mauvaise récolte de 2010 n’a rien arrangé. Résultat, l’emploi a souffert : la croissance n’absorbe plus, bon an mal an, que la moitié d’une classe d’âge, contre près des deux tiers avant la crise.

Réélu il y a un an à l’issue d’un pseudo-scrutin présidentiel sans risque ni enjeu, le président Zine el-Abidine Ben Ali — au pouvoir depuis 1987 — doit faire face à quatre défis majeurs.

LA POLITIQUE. L’exécutif écrase le régime, le président étouffe le modeste jeu des institutions pourtant prévu par la Constitution, le Parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement, et la justice est aux ordres. […]

L’INFORMATION. Internet, Facebook et les télévisions satellitaires arabes ont mis à mal le contrôle de l’information en place depuis une vingtaine d’années. Le blocage médiatique n’a servi à rien, sinon à exaspérer l’opinion. […]

LES INÉGALITÉS. Ce n’est pas un hasard si les dernières manifestations sont parties du gouvernorat de Sidi Bouzid, une région de l’intérieur enclavée et rurale. Le développement économique de ces vingt dernières années a profité d’abord aux zones côtières où se concentrent le tourisme, l’immobilier et les industries. La politique volontariste mise en place à partir des années 2000 n’a pas corrigé le mouvement, même si les efforts récents ont commencé ici ou là à porter leurs fruits, comme à Kairouan. […]

LA « FAMILLE ». M. Ben Ali est à la tête d’une famille envahissante, qui contrôle une bonne partie des conglomérats industrialo-financiers du pays. Ses filles ont épousé quatre des plus riches héritiers du pays. Sa deuxième épouse, Leïla, symbolise aux yeux de l’opinion la rapacité de la famille. Elle a fait fermer par le fisc une école privée, implantée de longue date, qui faisait de l‘ombre à celle qu’elle voulait ouvrir. Son frère, Belhacen Trabelsi, marié à la fille du patron des patrons tunisiens, a pris le contrôle d’une banque privée grâce à l’intervention en sa faveur du gouverneur de la Banque centrale — qui a laissé sa réputation dans l’affaire.

Faire disparaître Mme Ben Ali de la une des journaux, où chaque jour elle parade, ne suffira pas à faire disparaître la suspicion. Le retrait de la « famille » des affaires et de la politique est un préalable. Son hostilité à toute concession politique ou sociale, la mauvaise santé du président, âgé de 75 ans, font craindre qu’elle ne cherche à s’imposer dans la succession qui s’annonce.

Jean-Pierre Séréni
www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-01-06-Tunisie

L'immolation par le feu «est devenu un symbole» pour les manifestants
www.20minutes.fr/article/647834/monde-revolte-tunisie-immolation-feu-est-devenu-symbole-manifestants


Opération Tornisia (TOR + Tunisia)
Parti Pirate Tunisie continue de distribuer des CD et des clefs USB avec TOR le logiciel libre de connexion sécurisée dans les lycées et universités en Tunisie.
www.reveiltunisien.org/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mar 11 Jan - 18:25


Le VRP et la first nunuche reçus par Ben Ali en avril 2008 (Reuters)

Tunisie, dictature mafieuse

Depuis trois semaines, un vent de révolte politique et sociale souffle sur la Tunisie. La violence de la répression, qui a fait vingt-trois morts, témoigne que le régime de Ben Ali se sent pour la première fois menacé. Mais la puissance et la persistance de la mobilisation du peuple tunisien offrent à l'opinion publique et aux représentants politiques européens et français l'occasion d'ouvrir les yeux sur la réalité tunisienne. Une perception biaisée depuis plus de vingt ans par des idées reçues alimentées par le pouvoir et nombre de ses sympathisants français.

Première idée : "Le régime tunisien n'est certes pas une démocratie, mais ce n'est pas une dictature, tout juste un régime autoritaire." Non, les événements en cours le prouvent à ceux qui ne voyaient pas ou ne voulaient pas le voir : le régime tunisien est une dictature policière et mafieuse de la pire espèce. Ben Ali à Carthage, c'est Al Capone à la Maison Blanche.

Deuxième idée : "Le pays doit à Ben Ali un miracle économique." En réalité, la Tunisie des années 1990 devait sa relative prospérité aux trois décennies de présidence Bourguiba, marquées par un investissement massif dans l'éducation, dans le planning familial et la mise en place d'une économie de marché saine, capable de dégager une croissance annuelle de 7 %. Cette situation, Ben Ali en a hérité. Vingt ans après, il a transformé la Tunisie en une économie de corruption dont les dérives mafieuses ne sont plus à démontrer. Après le "miracle", c'est la désespérance sociale.

Troisième idée : "Ben Ali a éradiqué le danger islamiste." A ne pas le soutenir, le risque serait trop grand de voir se former un régime taliban au sud de la Méditerranée, comme l'affirme Nicolas Sarkozy en 2008. En réalité, Ben Ali a détruit, au prix de violations massives des droits de l'homme, un parti islamiste conservateur bourgeois, Ennadha, qui se situait à mille lieues de la violence djihadiste. Quant aux troubles politiques, les "barbus" y sont invisibles, comme en témoignent les slogans laïques scandés par les manifestants.

Quatrième idée : "Il n'y a pas d'opposition crédible. L'opposition tunisienne est faible, divisée et impuissante." Ceux qui ont vécu et vivent sous un régime de dictature savent bien qu'une opposition ne peut exister que dans une démocratie, que dans une dictature, il ne peut y avoir qu'une résistance, civile ou armée. Ben Ali, "élu" et "réélu" en recueillant par trois fois plus de 90 % des suffrages, a organisé sa propre "opposition" pour donner le change, muselant, emprisonnant et torturant des centaines d'hommes et de femmes courageux et dignes, qui se sont battus contre une des machines les plus répressives et perverses qui aient jamais existé.

Cinquième idée, en forme de question faussement ingénue : "Quelle alternative à Ben Ali ?" Si un Tunisien posait la même question à un Français : "Quelle alternative à Sarkozy ?", la réponse apparaîtrait naturelle et évidente : la personne que les Français désigneront à la prochaine présidentielle. C'est la même chose pour un Tunisien répondant à son ami français : celui qui succédera à Ben Ali sera la personne désignée par le peuple tunisien dans des élections libres et transparentes. Qui a dit que nous sommes condamnés à la dictature à perpétuité ?

Longtemps Ben Ali a été présenté comme le garant de la stabilité en Tunisie. Depuis la révolte qui sévit dans le pays, il est devenu le principal ingrédient de l'instabilité, et seul son départ pourra ramener le calme. L'opinion publique et les responsables politiques français doivent ouvrir les yeux sur la réalité du pouvoir tunisien. Sinon le risque est grand que la France perde le capital de sympathie dont elle jouit en Tunisie. Elle perdrait la possibilité de jouer un rôle dans une transition pacifique vers un Etat de droit, et de participer à la création d'un espace euroméditerranéen stable, prospère et partageant les mêmes valeurs démocratiques.

Moncef Marzouki, opposant tunisien, auteur avec Vincent Geisser de "Dictateurs en sursis" (Ed. de l'Atelier, 2009)
www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/11/tunisie-dictature-mafieuse_1464009_3232.html


Moncef Marzouki, homme politique et médecin tunisien parle à Daniel Mermet ce 11 janvier 2011.

Le contraste est saisissant entre le témoignage de Radhia Nasraoui, avocate tunisienne, militante des droits humains et la tiédeur des critiques de l’UMP Bruno Lemaire, ou de l’Union européenne.
Autres intervenants de ‘La Tunisie se lève’ :
Sihem Ben Sedrine, journaliste tunisienne et défenseuse des droits de l'homme.
Hamma Hammami, porte-parole du Parti communiste des ouvriers de Tunisie, Professeur de lettres et civilisation arabe, il dirige le journal interdit El Badil.
Atia Athmouni, professeur, membre du Parti démocratique Progressiste.
Taoufik Ben Brik, journaliste et écrivain.
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/labassijysuis/
http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=4288&BD=11012011
cyclops

Cinquante manifestants tués, les médecins des hôpitaux débordés manifestent devant les hôpitaux et font face aux tirs de la police. Et pendant ce temps...
'Lundi, après les États-Unis, l'Union européenne (UE) a finalement haussé le ton à l'égard de Tunis, allant jusqu'à conditionner les négociations sur des relations renforcées avec ce pays à un meilleur respect des droits de l'homme.
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a appelé par la voix de sa porte-parole, Maja Kocijancik, à la « libération immédiate » des manifestants emprisonnés.'
www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110110231932/france-ue-arrestation-tunisiel-ue-hausse-le-ton-le-gouvernement-ferme-les-lycees-et-les-universites.htm

Rencontre Sarkozy/Ben-ali
http://mykaia.fr/blog/2008/05/01/rencontre-sarkozy-ben-ali/



Sarkozy a voté Ben Ali

« Le premier des droits de l’homme, c’est manger, être soigné, recevoir une éducation et avoir un habitat ». On se souvient toujours de cette désormais célèbre phrase de l’ancien président français Jacques Chirac lors de sa visite en Tunisie qui avait provoqué un tollé.

L’année dernière, son successeur, Nicolas Sarkoz, en entamant sa première visite d’Etat en Tunisie avait souligné que « le président Ben Ali est le premier à reconnaître qu’il y a des tas de choses à améliorer. Nous en avons parlé, nous avons parlé de cas particuliers». Au deuxième jour de sa deuxième visite d’Etat en Tunisie, Nicolas Sarkozy est resté fidèle à la diplomatie des contrats, que certains veulent qualifier de “Realpolitik”, et nous apporte la bonne nouvelle : “l’espace des libertés progresse en Tunisie”. Enfin ! Ben Ali a eu droit aux louanges de la part de quelqu’un qui ne veut pas s’ériger “en donneur de leçons” sur les droits de l’Homme.

Et comme on est habitué aux insultes présidentielles françaises, après le « manger et taisez-vous » de Chirac voici Sarkozy qui invente la roue de son Union pour la Méditerranée :

Vous avez une main-d’oeuvre qui ne demande qu’à être formée, nous avons beaucoup d’intelligence et beaucoup de formation. (…) Ensemble, avec votre main-d’oeuvre, avec nos écoles, nos universités, avec ce que nous échangerons, nous pouvons créer un modèle qui triomphera dans le monde entier.

Ce sont là les propos racistes de Nicolas Sarkozy devant les 500 patrons français et tunisiens réunis en marge du forum économique tuniso-français, organisé à Gammarth en Tunisie. […]

5 mai 2008
http://nawaat.org/portail/2008/05/05/sarkozy-a-vote-ben-ali/
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mar 11 Jan - 18:38


Un militant tunisien : « Nous vivons un moment historique »
Par Jean-Sébastien Mora

Joint par Rue89, un témoin des émeutes de Kasserine dit « rêver du moment où les policiers refuseront de tirer ». Entretien

Rue89 : À en croire le bruit derrière vous, la contestation continue, ainsi que le recours par la police aux armes à feu.

Rabhi Samir : C'est toujours le chaos, c'est vraiment terrible ! Huit jeunes ont été tués par la police ce [lundi] matin et une dizaine d'autres sont entre la vie et la mort, en réanimation [plusieurs vidéos, vraisemblablement tournées ce 10 janvier à Kasserine, ont été publiées sur Facebook, dont l'une, très forte, prise dans un hôpital, ndlr].

On compte même un enfant de 13 ans tué après que la police a tiré aveuglément dans un nuage de gaz lacrymogène.

La nuit a été calme mais dès ce [lundi] matin, en solidarité avec les familles [de victimes], les Tunisiens sont sortis massivement dans les rues.

C'est un engrenage qui ne semble jamais s'arrêter car la réponse de la police n'a pas changé : elle tire dans le tas.

[Dimanche], lorsque nous avons évoqué un bilan de trente morts en début d'après-midi, on nous a accusés de grossir les chiffres. Maintenant, la plupart des médias internationaux confirment ce bilan désastreux qui s'accroit d'heures en heures.

Les manifestants n'ont-ils pas peur d'y laisser leurs vies ?

Les gens sont portés par une rancœur qui dure depuis des mois, voire des années.
[…]
www.rue89.com/2011/01/10/un-militant-tunisien-nous-vivons-un-moment-historique-184840

www.facebook.com/video/?id=100001887460089 cyclops
www.facebook.com/video/video.php?v=117789271627321


Tunisie : le silence coupable de la France

C’est une petite phrase de Frédéric Mitterrand qui illustre bien ce qu’une majorité de la classe politique française semble penser : "Dire que La Tunisie de Ben Ali est une dictature est exagéré"...

Pourtant, un régime qui fait tirer sur ses jeunes parce qu’ils réclament des emplois, une opposition qui peine à s’exprimer, des opposants qui sont enfermés et battus, ne sont-ce pas là quelques-uns des critères qui caractérisent, sinon une dictature, du moins un régime autoritaire ?
Et les silences en France deviennent assourdissants devant l’ampleur de la répression. Amnesty International parle de vingt-trois civils tués ce week-end en Tunisie. L’opposition en évoque vingt-sept. Et la Fédération Internationale des Droits de l’Homme avance le chiffre de trente-cinq victimes.
[…]
www.france-info.com/chroniques-debats-duel-du-jour-2011-01-11-tunisie-le-silence-coupable-de-la-france-508182-81-213.html
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mer 12 Jan - 22:07

Mais il vaut peut-être mieux que le gouvernement français se taise...

L'indécence au pouvoir : MAM offre l'aide sécuritaire à la Tunisie

A ce niveau, on ne sait plus quel mot employer : connerie ? incompétence ? ignorance ? Comment Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères de la République, intervenant dans le cadre solennel de l'Assemblée nationale en lisant un texte écrit d'avance, a-t-elle pu proposer une coopération sécuritaire à la Tunisie au moment où les morts se comptent par dizaines ?

Invraisemblable ? Ecoutez-là donc, c'était dans le cadre de la séance des questions au gouvernement, mardi, en réponse à la question d'un député qui relevait l'« incohérence » entre la position française en faveur de la démocratie en Côte d'Ivoire, et son soutien « indéfectible à la dictature de M. Ben Ali ». La réponse de la ministre, après avoir « déploré » les violences :

« Nous proposons que le savoir-faire qui est reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité permette de régler des situations sécuritaires de ce type.
C'est la raison pour laquelle nous proposons aux deux pays [Algérie et Tunisie, ndlr], dans le cadre de nos coopérations, d'agir en ce sens pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l'assurance de la sécurité. » (Voir la vidéo de BFM-TV)

Ainsi donc, tout ce que la France trouve à dire à propos de la tuerie qui se déroule depuis plusieurs jours en Tunisie face au mouvement de la jeunesse, c'est que techniquement, c'est pas parfait et que notre « savoir-faire » est à sa disposition.

Après coup, le Quai a dû juger ce texte -officiel- indécent
La déclaration est à ce point hallucinante qu'elle a été ratiboisée par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valéro
[…]
www.rue89.com/2011/01/12/lindecence-au-pouvoir-mam-offre-une-aide-securitaire-a-tunis-185251

Tunisie : « le gouvernement maîtrise très bien l’usage du Net »
www.ecrans.fr/Censure-le-gouvernement-tunisien,11737.html
www.nouvelordremondial.cc/2007/09/12/la-menace-terroriste-en-france-est-reelle-permanente-constante/
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Sam 15 Jan - 22:08


La rue tunisienne pousse Ben Ali hors du pouvoir
Selon la chaîne de télévision Al Djazira, qui avait d'abord annoncé une arrivée en France, l'ex-président tunisien se serait réfugié en Arabie Saoudite.

ouest-france.fr

Révolution en Tunisie : un modèle arabe en gestation !
par Hassan Serraji

Après la joie et le soulagement, la Tunisie a vécu une nuit horrible. Le pays s’est embrasé d’un coup. Des milices cagoulées ont attaqué des commerces, dilapidé les biens des particuliers et semé l’émoi. On a aussi rapporté des soulèvements dans deux prisons et la fuite de certains de leurs locataires dangereux.

Durant toute la nuit de vendredi à samedi, la télé Tunisie 7 a ouvert ses ondes en direct aux appels au secours des civils de partout en Tunisie. Plusieurs citoyens apeurés ont demandé l’intervention de l’armée. Selon les reportages d’Al Jazeera et de France 2, cette démonstration d’insécurité est désormais une tentative de semer le désordre et d’enflammer le pays ce qui fait l’affaire du clan Ben Ali.

Al Jazeera a noté que curieusement les forces de sécurités ont disparu de la circulation. Le peuple s’est donc organisé quand des jeunes ont formé des comités populaires de quartier en collaboration étroite avec l’armée pour se défendre contre le pillage des attaques des bandes criminelles organisées.

Peu à peu, l’intervention de l’armée avec l’action courageuse des comités populaires a réussi au cours de la nuit à intervenir pour réduire le sentiment d’insécurité qui a jeté son dévolu sur la Tunisie.

Certes, ce matin, la Tunisie a la gueule de bois, néanmoins la poussée brave du peuple tunisien aura désormais des répercussions indéniables dans la région. Al Jazeera a notamment diffusé des images de la rue arabe qui, à défaut de se soulever directement contre ses despotes, revendique le droit de partager la joie du soulèvement populaire du peuple tunisien. En Égypte, en Jordanie et au Yémen, des centaines de gens se sont rassemblés devant les ambassades de Tunisie au Caire, à Aman et à Sanaa en scandant des slogans prosoulèvement populaire.

Par ailleurs, au Koweït, des députés de l’opposition ont salué le soulèvement du peuple tunisien et en Algérie, le parti du Front des forces socialistes (FFS) n’y va pas de main molle, par communiqué il a déclaré que la détermination, le rassemblement et le courage du peuple tunisien ont eu raison de l’État policier. La victoire du peuple tunisien est la victoire de toutes les femmes et de tous les hommes épris de justice, de liberté et de démocratie dans le Maghreb.

Un micro-trottoir des correspondants d’Al Jazeera a enregistré le soulagement de la rue en Arabie saoudite, en Syrie et en Libye. Dans les autres pays arabes, c’est le silence total ou le black-out, c’est selon! Rien ne filtre pour le moment. Néanmoins, Al Jazeera rapporte que sur le web, des milliers d’internautes arabes ont fêté l’heureux événement. Plusieurs ont échangé sur Twitter et Facebook leurs photos personnelles par le drapeau tunisien ou la photo de Bouazizi.

Le modèle tunisien est devenu du coup un laboratoire d’une révolution en gestation observée par tous les peuples arabes pour voir la suite des choses. Les gouvernants ne sont pas assurés, le risque de contagion est plus que possible et le cri de Bouazizi risque de devenir une traînée de poudre qui embrasera toute la région.

Pour le moment, en Tunisie, le retour à la normale est de bon augure. Depuis le départ de Ben Ali, l'intérim était assuré par le PM Mohammed Ghannouchi. Ce n’est plus le cas. Le président tunisien a été définitivement écarté du pouvoir en vertu d'une décision du Conseil constitutionnel. Dans la foulée, il a été remplacé par Foued Mebazaa, le président du Parlement.

Vers 8 h 45, heure de Montréal, Fouad Mebazaa, le nouveau président par intérim de la Tunisie, a annoncé dans une allocution télédiffusée la nomination de Mohammed Ghannouchi comme PM pour proposer les membres d’un futur gouvernement d’union nationale. À suivre.
www.journalmetro.com/blogue/post/744421--revolution-en-tunisie-un-modele-arabe-en-gestation
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mer 19 Jan - 17:20


L'Algérie en quasi-état de siège : Alger quadrillée par la police

Le régime qui craint une révolte populaire, a considérablement renforcé, de manière visible, le dispositif de sécurité dans la capitale.

Les rues d’Alger sont quadrillées depuis vendredi dernier par un important dispositif sécuritaire.

Les dizaines de ces derniers sont postés en différents lieux sensibles de la capitale. Sur la place du 1er Mai, plus précisément devant le siège de la centrale syndicale, un nombre important de camions des brigades antiémeute attendent un éventuel mouvement de rue. Aux Trois-Horloges, à Bab El Oued, et non loin du commissariat du 5e arrondissement, le même dispositif a été mis en place avec, en tête de peloton, le fameux blindé antiémeute appelé «moustache». Devant le siège de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), la même exhibition de force est constatée. Le palais d’El Mouradia, siège de la présidence de la République, demeure sous l’œil vigilant d’un ensemble de véhicules policiers dirigés par des officiers.

Le pays en quasi-état de siège

Il était difficile pour les Algérois, hier, de communiquer par SMS. Le réseau téléphonique a été perturbé avec l’impossibilité d’envoi de texto, en particulier Mobilis rapporte le quotidien El Watan. Le réseau social facebook subit aussi des perturbations interminables. Par ailleurs, sur le plan sportif, la trêve footballistique a été inhabituellement avancée, ce qui dénote la crainte de voir tout rassemblement populaire se transformer en manifestation. Les activités culturelles ont, elles aussi, été suspendues jusqu’à nouvel ordre.

Source : Radio Kalima
www.dazibaoueb.fr/article.php?art=19615
www.kalimadz.com/fr/News-sid-Le-pouvoir-tremble-Alger-quadrillee-par-la-police-243.html


Des grenades lacrymogènes pour Ben Ali bloquées à Roissy

L'ex-président tunisien attendait du matériel de sécurité en provenance de France. Un blocage qui serait technique, pas politique.

Plusieurs tonnes de matériel de maintien de l'ordre, des grenades lacrymogènes notamment, à destination de la Tunisie sont coincées à Roissy depuis vendredi. Nous n'avons pas le chiffre exact mais d'après nos informations, il y aurait sept tonnes de matériel.

Le fournisseur, Sofexi, appartient au groupe privé Marck, spécialisé dans l'équipement de sécurité. Sur la vidéo ci-dessous, on peut voir des lots de treize colis. Il ne s'agit que d'une partie de la livraison adressée au ministère tunisien de l'Intérieur et du Développement local.
(Voir la vidéo : http://dai.ly/i4ZdDY)

Sofexi confirme que la Tunisie est l'un de ses clients depuis 2008 mais refuse d'indiquer à quel moment la commande a été passée.

Un blocage technique, pas politique

Sur son blog, le journaliste Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions de défense, affirme que « le patron du groupe a reçu un appel d'une haute autorité de l'Elysée, lui signifiant que cette livraison était hors de question ». D'après nos informations, le blocage des grenades n'est pourtant pas lié à une question politique mais technique.

Selon Hesnault, la société chargée du transport du matériel, les raisons de ce blocage sont liées à une bête lourdeur administrative.
[…]
www.rue89.com/2011/01/18/des-grenades-lacrymogenes-pour-la-tunisie-bloquees-a-roissy-186310
www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Tunisie-un-avion-contenant-du-materiel-de-maintien-de-l-ordre-bloque-vendredi-a-Roissy_a106.html
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Dim 23 Jan - 10:24


Affrontements violents lors d'une manifestation à Alger

Bravant l'interdiction, les manifestants qui réclamaient une «Algérie démocratique» s'étaient rassemblés au centre de la capitale. 42 personnes sont blessées selon l'organisateur.
www.liberation.fr/monde/01012315333-plusieurs-blesses-lors-d-une-manifestation-a-alger

L’Occident, un obstacle à la démocratisation

L'Europe, France en tête, est complice des crimes des dictatures du monde arabe, accuse un journaliste marocain.

Les habitants du monde arabe suivent avec grand intérêt et enthousiasme les événements historiques qui ont lieu en Tunisie. Ils s’interrogent sur l’avenir des gouvernements de la région, après le renversement du président Zine El-Abidine Ben Ali en raison de l’injustice politique et sociale qu’il a fait régner pendant plus de vingt ans. Cette révolution met en évidence non seulement le rôle crucial des nouvelles technologies pour mobiliser les peuples, mais aussi le rôle répugnant de l’Occident, qui apporte un soutien inconditionnel à la perpétuation de dictatures moyenâgeuses.

Malgré le manque de libertés, l’injustice sociale, les niveaux insupportables de corruption et l’Etat policier, l’Occident n’a cessé de défendre ces régimes. Jusqu’à ce que Ben Ali soit renversé, l’Occident le considérait comme un “élève exemplaire”. Le président français Nicolas Sarkozy a même déclaré en 2008 que la Tunisie vivait en démocratie. Pendant tout le mois qu’a duré le mouvement de protestation, les gouvernements occidentaux, à l’exception des Etats-Unis, ont gardé un silence suspect – la chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, a même proposé de conseiller le gouvernement tunisien sur la façon de mettre fin aux manifestations. Une telle attitude met en évidence le deux poids deux mesures de l’Occident quand il s’agit d’exiger la démocratisation de certains pays.

D’un côté, l’Union européenne, France en tête, fait pression sur les présidents ivoirien, soudanais et iranien, et de l’autre elle garde un silence plus que suspect sur ce qui se passe dans le monde arabe, et surtout au Maghreb. Si l’Occident a joué un rôle crucial dans la démocratisation des pays de l’Europe de l’Est, elle fait tout le contraire avec les pays arabes. Non seulement elle soutient les régimes dictatoriaux, mais elle les aide à piller les richesses nationales en leur permettant d’ouvrir des comptes où ils peuvent déposer leur butin et d’acquérir des biens immobiliers et des actions de grandes entreprises européennes. Avec un tel comportement, l’Occident se rend complice par excellence de ces crimes. L’Europe offre également depuis plusieurs années, un autre cadeau à ces dictateurs en refusant d’accorder l’asile politique à ceux qui fuient ces régimes sanglants.

Pis, l’Occident ne cesse de répéter qu’il lutte contre les mouvements islamistes et les terroristes, mais les études sociologiques montrent que le fanatisme découle directement de l’injustice sociale et de la corruption de ces régimes dictatoriaux. Malgré cela, l’Occident ferme les yeux sur cette réalité et sur ces faits et se lie avec les dictatures.

El-Houssine Majdoubi,
Journaliste marocain, correspondant en Espagne du quotidien panarabe Al-Quds Al-Arabi.
www.courrierinternational.com/article/2011/01/20/l-occident-un-obstacle-a-la-democratisation

La vidéo qui fait mal : DSK vante la Tunisie de Ben Ali
www.rue89.com/2011/01/15/la-video-qui-fait-mal-dsk-vante-la-tunisie-de-ben-ali-185764

La vidéo qui fait mal (2) : Eric Raoult se réjouit de la réélection de Ben Ali (2009)

www.rue89.com/2011/01/15/la-video-qui-fait-mal-2-raoult-se-rejouit-de-la-reelection-de-ben-ali-2009-185845

La vidéo qui fait mal (3) : Sarkozy trouve qu'on est trop sévères avec la Tunisie (2008)
www.rue89.com/2011/01/15/la-video-qui-fait-mal-3-sarkozy-trouve-quon-est-trop-severes-avec-la-tunisie-2008-185852

La révolution tunisienne en court métrage d'animation
www.rue89.com/2011/01/16/la-revolution-tunisienne-en-court-metrage-danimation-185967
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mer 26 Jan - 17:20


Gaz lacrymogène au Caire ce mardi. (© AFP Mohammed Abed)

L'Égypte se révolte pour chasser Moubarak : plusieurs morts

Après l'Algérie samedi 22 janvier, c'est au tour de l'Egypte de manifester sa colère contre le pouvoir en place. Plusieurs dizaines de milliers d'Egyptiens défilent dans les rues du Caire et partout dans le pays ce lundi, décrété Jour de la colère ou Jour de la révolution par les internautes, très actifs en Egypte. Plusieurs personnes sont mortes.

Ils réclament plus de liberté et exigent le départ de Hosni Moubarak. Le rendez-vous a d'abord été lancé via Facebook où un petit groupe souhaitait rendre hommage à Khaled Saïd, jeune homme de 28 ans originaire d'Alexandrie et torturé à mort par la police le 6 avril.

La date n'est pas anodine. En Egypte, le 25 janvier correspond à la Fête de la police, une commémoration du 25 janvier 1952, quand les hommes de la police ont affronté à Ismaïlia les forces d'occupation britanniques.

Depuis mardi après-midi, la foule égyptienne en colère réclame le départ du président Hosni Moubarak. Pour contenir les manifestants, 30 000 policiers ont été mobilisés dans la capitale mais la population n'a pas reculé, en dépit de leurs tentatives de dispersion à coup de lacrymogènes et de canons à eau. (Voir la vidéo)

Dans la nuit, la situation était très confuse. CNN confirmait la mort d'un jeune homme tué par la police durant la manifestation à Suez. On a appris qu'un second manifestant dans la même ville avait également été tué. Un policier a succombé à une blessure au crâne.

À 23h35, cette vidéo postée sur YouTube témoigne de la détermination des manifestants.
www.youtube.com/watch?v=I_emuOVvlbU cyclops

Peu avant, les informations en provenance d'Egypte étaient essentiellement issues des réseaux sociaux (le mot clé est #25jan sur Twitter), les télévisions étant plutôt silencieuses (à l'exception de France 24, Euronews et CNN). Elles faisaient état de dizaines de blessés et d'arrestations massives.

Sur son compte Twitter, le journaliste égyptien Mohamed Abdelfattah rapportait qu'il avait été frappé et arrêté par la police. Ses derniers messages postés :

« - Gaz lacrymo
- Je suffoque
- On est bloqué à l'intérieur d'un immeuble
- Voitures blindées dehors
- À l'aide, on suffoque
- Je vais être arrêté
- À l'aide
- Arrêté
- On m'a frappé »

Certains réseaux sociaux sont bloqués. L'opérateur Vodafone a ainsi confirmé le blocage de Twitter sur tout le territoire égyptien, rapporte l'AFP.

Des manifestations ont également eu lieu à Assouan et Assiout, à Tanta et à Mansourah selon l'AFP. Depuis les émeutes de 2008, le gouvernement a pris quelques mesures notamment contre la vie chère mais les tensions restent vives dans ce pays où le président Hosni Moubarak règne depuis trente ans.

À la mi-janvier, l'immolation d'Abou Abdel Monem, propriétaire d'une sandwicherie, après s'être vu refuser des coupons de subvention pour acheter du pain, avait profondément ému et fait espérer un réveil de la population, à l'image de la révolution tunisienne. Dans les rues égyptiennes, le slogan le plus populaire des manifestations qui ont suivi le départ de Ben Ali est « Moubarak dehors, ton avion t'attend. »

En fin de soirée, Hosni Moubarak ne s'était pas encore exprimé. Sur YouTube, cette petite parodie le représente répétant, comme l'a fait Ben Ali la veille de sa fuite :
« Cher peuple égyptien, je vous ai compris, je vous ai compris, je vous ai compris. »
Voir la vidéo : www.youtube.com/watch?v=CvQFqOYUFu4

Zineb Dryef
www.rue89.com/2011/01/25/des-milliers-degyptiens-dans-la-rue-pour-chasser-moubarack-187368
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Ven 28 Jan - 23:21


Véhicule de la police complètement incendié par la foule en colère (AFP/MOHAMMED ABED)

28/01/2011

Égypte : des tanks dans les rues du Caire

Au Caire, à Suez, à Alexandrie, l'Égypte s'est embrasée, ce vendredi, malgré le couvre-feu.
LEXPRESS.fr suit cette soirée à rebondissement, heure par heure.


20h20 Ce "vendredi de la colère," point d'orgue de quatre jours de manifestations a fait huit morts et des dizaines de blessés, selon l'AFP. Ni le couvre-feu ni la coupure d'Internet n'a dissuadé les manifestants de descendre dans la rue, notamment au Caire, à Alexandrie et à Suez, pour réclamer le départ du président Hosni Moubarak.

18h46 Le gouvernement égyptien étend le couvre-feu à tout le pays, alors que les manifestations, au Caire principalement, ne se résorbent pas.

18h44 La Bourse de New York creusait ses pertes ce vendredi à la mi-journée alors que s'aggravait la crise en Egypte, tandis que les prix du pétrole décollaient: le Dow Jones perdait 1,19% et le Nasdaq 2,39%. "C'est de l'aversion au risque en raison de l'escalade en Egypte, et des craintes que la situation pourrait s'étendre à d'autres pays de la région", a commenté Peter Cardillo, d'Avalon Partners. De leur côté, les prix du pétrole bondissaient de plus de 4% à New York, où le baril gagnait 3,61 dollars à 89,25 dollars.

18h40 D'après un membre de l'entourage de Mohamed El-Baradei, leader de l'opposition égyptienne, près de 80 000 manifestants seraient dans les rues de Port Saïd, en ce vendredi soir. Dans cette ville, selon The Guardian, un jeune de 14 ans aurait été tué.
[…]
www.lexpress.fr/actualite/monde/egypte-des-tanks-dans-les-rues-du-caire_956600.html

De par son ampleur, la coupure d'Internet en Egypte est une première disent les spécialistes.
www.publicsenat.fr/lcp/politique/egypte-coupure-d-internet-prend-quelques-minutes-71386

Vidéos impressionnantes des violents affrontements
La police n'hésite pas à tirer sur des manifestants. Malgré tout, les Égyptiens résistent et continuent de réclamer le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981.

Affrontement dans les rues du Caire sur Euronews :
www.wat.tv/video/violents-affrontements-caire-3bhr5_2eyr9_.html

Un reporter de l'agence AP a filmé jeudi un Égyptien se faisant tirer dessus par un policier :
www.wat.tv/video/egypte-police-tire-balles-3bi3f_2eyr9_.html

www.lepost.fr/article/2011/01/28/2386389_violents-affrontements-en-egypte-les-videos.html
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Lun 31 Jan - 23:20



Pandémie démocratique au Maghreb - l’angoisse de la contagion
par Lémi et JBB

[Extrait]
si les nations riches ont su se mettre à l’abri, certaines parties du monde restent à la merci du virus de la grippe démoviaire. De quoi alarmer les plus hautes autorités, et jusqu’à un président Sarkozy se disant « très concerné et touché » lors d’une récente conférence de presse : « Combien de temps allons-nous rester insensibles à la détresse des populations soumises au virus démocratiques ? Pouvons-nous rester bras ballants devant la contagion annoncée ? Non, trois fois non ! D’autant que les remèdes sont à notre portée : le cas cubain, par exemple, montre bien qu’il est possible de faire refluer le virus par des administrations régulières d’autoritarisme. M. Moubarak et M. Bouteflika peuvent donc compter sur nous : nous ferons tout pour les soutenir dans cette passe difficile. »

Notes

[1] Ce pastiche s’appuie sur un constat : l’usage récurrent par certains médias du terme de "contagion" pour évoquer la possibilité que la révolte tunisienne s’étende aux pays voisins. Un choix lexical pour le moins maladroit - voire très révélateur - puisque le mot se définit ainsi : « La contagion est le fait de transmettre une maladie de façon directe ou indirecte. » Une maladie, la révolte populaire ? C’est sans doute l’inconscient qui parle...

À preuve, ce titre de Paris-Match dans son édition électronique du 24 janvier, Maghreb : craintes et contagion, cet autre du Monde en date du 18 janvier, Les obstacles à une contagion de la contestation au Maghreb, et ce troisième par l’inénarrable Jean-Michel Aphatie sur RTL : La contagion tunisienne. Quelques exemples parmi d’autres, tant le terme a été utilisé à foison et encore bien davantage dans le corps des articles qu’en titraille. L’aspiration à la liberté est contagieuse : les journalistes et éditocrates savent décidément fort bien rappeler, à l’attention de ceux qui l’auraient oublié, dans quel camp ils se rangent...

Mais il y a pis : pour les lecteurs qui n’auraient pas saisi toute la charge péjorative contenue dans le terme "contagion", quelques gens de presse ont cru bon d’y accoler le mot "risques". Ainsi du Parisien, qui a titré le 16 janvier sur De sérieux risques de contagion dans le monde arabe, de La Dépêche, dont l’éditorial du 17 janvier est intitulé Tunisie, des risques de contagion, ou du chercheur Pascal Boniface, dont l’entretien accordé sur le sujet au Parisien est titré Il y a un risque de contagion au Maghreb...

Mais c’est Le Monde - encore lui... - qui a su le mieux dire la peur du soulèvement populaire et de son extension à toute la région, sa Une du 19 janvier résumant parfaitement les craintes et angoisses d’une petite élite face au renversement de l’ordre établi. Maghreb : les risques de la contagion tunisienne s’affiche ainsi en gros, sur deux colonnes et en tête de la première page. De quoi prendre peur, non ?
www.article11.info/spip/Pandemie-democratique-au-Maghreb-l

Les sites de la France ignorent les manifestations en Égypte
www.rue89.com/2011/01/29/les-sites-de-la-france-ignorent-les-manifestations-en-egypte-188036

Cafouillage dans le gouvernement français sur l´Égypte
La situation en Égypte a suscité dimanche un cafouillage au sein du gouvernement français, Jeannette Bougrab, secrétaire d'État à la Jeunesse, étant rappelée à l'ordre après avoir appelé au départ du président Hosni Moubarak.
www.boursier.com/actualites/reuters/cafouillage-dans-le-gouvernement-francais-sur-l-egypte-feed-79584.html

La France a formé la police égyptienne de Moubarak
www.rue89.com/2011/01/29/quand-la-france-formait-la-police-de-moubarak-188097

Alliot-Marie admet avoir passé le réveillon de Noël en Tunisie
www.boursier.com/actualites/reuters/alliot-marie-admet-avoir-passe-le-reveillon-de-noel-en-tunisie-79576.html
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mar 1 Fév - 20:42


Tunisie, Égypte... Et le Maroc ?

Dans cette tribune, l'écrivain et poète marocain Abdellatif Laâbi dresse un tableau de l'immobilisme dans lequel est figé le pays de Mohammed VI. Il en appelle à l'instauration d'un véritable État de droit, condition préalable d'un « décollage démocratique ».

« Si, comme je le crois, la majorité des Marocains aspirent ardemment à une transition pacifique, mais irréversible, vers la démocratie, le moment est donc venu d’un sursaut citoyen impliquant toutes les forces politiques, sociales et intellectuelles qui partagent la même aspiration. L’heure est au bilan critique et autocritique, au réarmement de la pensée, à la libération des initiatives, à l’affirmation claire des solidarités, au débat de fond et à la synergie entre toutes ces forces.
Le moment est venu pour nos gouvernants de donner des gages concrets de leur volonté à satisfaire une telle aspiration, le gage le plus urgent consistant à prendre des mesures radicales pour répondre à la détresse économique et sociale qui a atteint un seuil critique. » […]
www.marianne2.fr/Tunisie-Egypte-Et-le-Maroc_a202376.html


Les marchés votent Moubarak, comme DSK

Les agences de notation sont complices des régimes autoritaires ou dictatoriaux. En dégradant la note de la Tunisie, puis récemment de l'Égypte, elles montrent bien, selon Jack Dion, que les marchés s'accommodent parfaitement de n'importe quel régime, pourvu qu'y règne la possibilité d'y faire des affaires sans entraves.

La « bande des trois » agences de notation n’a pas tardé à réagir au mouvement de révolte qui balaie l’Égypte. L’une d’entre elles, Moody’s, a déjà dégradé la note de ce pays en laissant entendre qu’elle pourrait encore lui donner un coup de pouce à la baisse d’ici peu. Les deux autres devraient suivre le mouvement.

Dans un communiqué, Moody’s justifie sa décision « par l’augmentation récente et significative du risque politique ». Autrement dit, quand Moubarak écrasait l’Égypte sous son talon de fer, semant peur et désespoir, quand il pouvait truquer les élections en toute impunité, quand il jetait en prison le premier contestataire venu, quand il engraissait sa caste, tout allait bien.

A cette époque bénie, il n’y avait pas de « risque politique » - du moins en apparence, puisque l’on sait désormais que le feu couvait sous la cendre. Maintenant que le peuple rentre dans la danse et demande des comptes, les marchés s’affolent, prennent peur, et crient à la panique.

Ils sont comme ça, les marchés. Ils aiment l’ordre dès lors que cela leur permet de faire leurs petites affaires. D’ailleurs, ils avaient appliqué le même principe avec la Tunisie, voici peu. […]
www.marianne2.fr/Les-marches-votent-Moubarak-comme-DSK_a202379.html
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mer 2 Fév - 10:37


Le roi Abdallah II et la reine Rania de Jordanie

Le roi Abdallah II de Jordanie limoge son Premier ministre pour calmer la rue

Après la chute du président Zine el Abidine Ben Ali en Tunisie et la contestation de plus en plus importante en Égypte, la Jordanie tente de reprendre la main, alors que des appels à manifester ses multiplient en Syrie.

Les pays arabes craignent-ils l'effet domino ? Le roi Abdallah II de Jordanie semble vouloir prendre les devants. Ainsi, un nouveau Premier ministre a été nommé mardi 1er février. Maarouf Bakhit remplace Samir Rifaï à la tête du gouvernement et se voit charger de mener de "réelles réformes politiques", a annoncé le palais royal après plusieurs manifestations de l'opposition au cours des dernières semaines. "Nous voulons des réformes qui ouvrent la voie à notre peuple vers de larges opportunités et une vie décente qu'il mérite", a ajouté le roi.
Cette nomination a été immédiatement critiquée par les islamistes. "Maarouf Bakhit a conduit les pires élections législatives en Jordanie" lors de son mandat de Premier ministre en 2007 et "il n'est pas un réformateur", a déclaré Zaki Bani Rsheid, membre du comité exécutif du FAI.
www.challenges.fr/actualites/monde/20110201.CHA2737/la_jordanie_et_la_syrie_touchees_par_le_vent_de_revolte.html

Les islamistes du FAI reconnaissent la légitimité de la monarchie
Le Front de l'action islamique (FAI), principal parti d'opposition en Jordanie, a souligné hier que, contrairement à l'Égypte, l'opposition n'appelle pas à un changement de régime dans le royaume, mais demande des réformes politiques.
www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/687413/_Les_islamistes_reconnaissent_la_legitimite_de_la_monarchie.html

Les Frères musulmans sont opposés à la monarchie
Les Frères musulmans jordaniens sont mobilisés depuis le début de la contestation contre le régime monarchique[/b] – contrairement à la branche égyptienne du mouvement islamiste panarabe. Et ils ont plus de poids qu'au Caire, car ils représentent politiquement les deux tiers de la population : les Palestiniens.
www.lejdd.fr/International/Moyen-Orient/Actualite/Jordanie-et-Yemen-les-autres-poudrieres-262647/
www.dna.fr/fr/monde/info/4553048-JORDANIE.-Le-roi-Abdallah-II-a-limoge-hier-son
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mer 2 Fév - 10:45


Le président syrien, Bachar al-Assad

Appel à une "Journée de Colère" contre la "monocratie" en Syrie

NICOSIE — Un appel à manifester vendredi 4 février après-midi contre la "monocratie, la corruption et la tyrannie" en Syrie a été lancé ces derniers jours sur Facebook, pourtant censuré, au moment où des manifestations sans précédent en Égypte demandaient le départ du président Hosni Moubarak.

Alors que d'énormes manifestations secouent l'Égypte, le vent de colère semble se propager dans la région.
Il invite les jeunes Syriens à manifester vendredi après la prière, "la première journée de la colère du peuple syrien et de rébellion civile dans toutes les villes syriennes".

"Vous ressemblez aux jeunes de Tunisie et d'Egypte. Nous ne voulons pas une révolution violente mais un soulèvement pacifique (...), haussez la voix d'une manière pacifique et civilisée, car exprimer ses opinions est garanti par la Constitution", indique le groupe dans un communiqué publié sur le site.

"Il ne faut plus accepter l'injustice", insiste-t-il.

"Nous ne sommes pas contre ta personne mais contre la monocratie, la corruption et la tyrannie et le fait que ta famille et tes proches se soient accaparé des richesses", indique encore le texte, en s'adressant au président syrien, Bachar al-Assad.

Le site Facebook est bloqué par les autorités syriennes mais les internautes, grâce à certains programmes, peuvent contourner la censure.

Un autre groupe Facebook a appelé à un sit-in jeudi à 15H00 (13H00 GMT) devant le Parlement à Damas "en solidarité avec les étudiants, les employés, les chômeurs et les retraités désargentés".

Samedi après-midi, les forces de l'ordre avaient empêché un rassemblement de jeunes près de l'ambassade d'Egypte à Damas. L'appel à ce rassemblement de solidarité avec les manifestants avait été également lancé sur Facebook.
google.com

Un groupe facebook, Syrian Revolution 2011 appelle à une "journée de colère" en Syrie ce vendredi 4 février. Le groupe a déjà réuni plus de 8500 soutiens et cherche à recréer en Syrie le même élan qui avait servi à démarrer la révolution en Égypte la semaine dernière.

Après les premières manifestations mardi 25 qui répondaient aux appels de mouvements de jeunes relayés par Facebook, la révolution égyptienne avait vu des milliers d'Égyptiens la rejoindre après la prière du vendredi.

Un autre groupe facebook a aussi été créé pour organiser les manifestations de vendredi et de samedi en Syrie.

Dans une interview au Wall Street Journal, le président Bachar el Assad était confiant que son pays n'était pas menacé par une révolution, rappelant que la Syrie, à la différence de l'Égypte, n'était pas alliée d'Israël et des États-Unis, ce qui rendait le pouvoir plus en phase avec le peuple.

Il a cependant promis des réformes pour améliorer la liberté de la presse.
www.iloubnan.info/politique/actualite/id/55497/titre/Appel-%C3%A0-une-%22Journ%C3%A9e-de-Col%C3%A8re%22-en-Syrie-vendredi
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mer 2 Fév - 10:51


Des milliers de manifestants ont défilé dans les rues de la capitale yéménite le 27 janvier 2011
(AFP/Mohamad Huwais)


Yémen : le parlement convoqué

Alerté par la vague de protestations populaires qui déferle sur le monde arabe, le président yéménite Ali Abdallah Saleh a convoqué le Parlement et le conseil consultatif pour mercredi. La réunion extraordinaire se tiendra à la veille d'une manifestation, la deuxième du genre, prévue par l'opposition.

À la tête du pays depuis 32 ans, le président Saleh doit prendre la parole au cours de la réunion, mais la teneur de son propos demeure inconnue.

Inspirés par les protestations en Tunisie et en Égypte, des milliers de Yéménites ont tenu une manifestation jeudi dernier à Sanaa. L'opposition a convenu de répéter l'expérience jeudi prochain avec la tenue d'une « journée de colère ».

Tentant de calmer le jeu, le président yéménite a annoncé la création d'un fonds pour l'emploi des diplômés et le prolongement d'une couverture sociale à quelque 500 000 personnes.

Le parti au pouvoir, le Congrès populaire général (CPG), a également manifesté son intérêt pour la reprise du dialogue au sujet de réformes politiques. Le CPG avait coupé court aux pourparlers dans le but de tenir des élections législatives le 27 avril dernier sans attendre le résultat du dialogue.

Le CPG caressait également le projet d'apporter des amendements constitutionnels susceptibles de paver la voie à une élection à vie du président Saleh, au pouvoir depuis 1978. Selon les lois en vigueur au Yémen, le président devrait quitter ses fonctions au terme de l'année 2013.

Le Yémen est l'un des pays arabes les plus pauvres et le tiers de sa population souffre de la faim. La population est également reconnue pour être lourdement armée et les conflits tribaux dégénèrent parfois en bain de sang.

Une éventuelle révolte populaire au Yémen pourrait aussi se propager à l'Arabie saoudite voisine. Les deux pays partagent une frontière commune qui demeure poreuse.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters
www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/02/01/008-yemen-saleh-concessions.shtml
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mer 2 Fév - 10:54



Moyen Orient

Nombre de pays : 16 ( Bahrein-Iran-Irak-Israël-Jordanie-Koweit-Liban-Oman-Qatar-Arabie saoudite-Syrie-Emirats arabes unis-Yémen).

Population totale : 170 688 136 h

De l’Iran à l’Afghanistan et au Pakistan, les pays du Moyen-Orient forment une région du monde pleine de richesses naturelles mais aussi une région chargée en histoire et en culture. Dominé par la langue arabe, il n’en demeure pas moins que le Moyen-Orient est une partie du monde très riche et diversifiée où se côtoient les cultures perses, juives, kurdes, arabes et turques. Aujourd’hui, on limite géographiquement les pays du Moyen-Orient de la rive est de la mer Méditerranée jusqu’à la frontière du Pakistan, et bordée par la mer Rouge, l’Arabie Saoudite reste le plus grand pays de cette région.
www.paperblog.fr/2784666/moyen-orient/

Si l'Égypte ne fournit plus de gaz à Israël...
Si un mouvement islamique prenait le pouvoir à la place du Rais, rien ne garantit que le gaz continue à être livré à Israël, puisque même la paix signée entre les deux pays serait probablement reconsidérée.
L'aggravation de la situation en Égypte pourrait aussi entraîner le blocage de routes pétrolières stratégiques et générer une "pénurie" de brut, mais l'OPEP est prête à accroître sa production si tel était le cas, indique son secrétaire général, Abdallah Salem El-Badri.
www.israel-infos.net/Si-l-Egypte-ne-fournit-plus-de-gaz-a-Israel---6045.html
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mer 2 Fév - 20:00



Une bonne tarte via Wikileaks

WikiLeaks, ce site Internet qui a entrepris de divulguer 250 000 câbles confidentiels volés à l’administration américaine, bouleverse aujourd’hui les équilibres géopolitiques de la planète : la Tunisie se serait-elle levée comme un seul homme si WikiLeaks n’avait pas divulgué, le 7 décembre dernier, un mémo accablant sur la corruption du clan présidentiel ? La réponse semble entendue en Égypte où le pouvoir menacé par une nouvelle révolution s’est empressé de couper tous les accès au Web. Il faut dire que sur la toile, les révélations signées WikiLeaks n’en finissent plus de tomber sur la gestion policière du pays par Hosni Moubarak… Et l’usage « généralisé » de la torture !

Tarte à la crème tropézienne pour Ben Ali

Grâce à WikiLeaks, c’est le dessous des cartes qui apparaît au grand jour. De quoi changer la donne mondiale. Il ne fallait sans doute qu’une étincelle. Un de ces détails que l’Histoire retiendra. Comme lorsque l’ambassadeur américain à Tunis raconte par le menu, son dîner chez Mohammad Sakher El Materi, le gendre « préféré » du président Ben Ali : une douzaine de plats, viande, poulpes et couscous, jus de fruits frais sans oublier le dessert… Une crème du célèbre glacier tropézien Barbarac que le maître des lieux a fait venir en jet privé !

Voilà pour l’anecdote. Sauf que les milliers de ventres affamés tunisiens ne pouvaient rester sourds. Pas plus que les Turkmènes, lorsque la diplomatie américaine dresse un portrait au vitriol de son président, de ses maîtresses et de sa fille. Révélant au passage que cette dernière s’est offert, on ne sait trop avec quel argent, une jolie villa sur la Côte d’Azur.
[…]
www.nicematin.com/article/cote-dazur/la-cote-dazur-nechappe-pas-aux-revelations-de-wikileaks
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Jeu 3 Fév - 12:53


Paris : La police de Sarkozy réprime la solidarité avec l’Égypte !

Alors que les manifestations au Caire contre le régime de Moubarak continuent de braver le couvre-feu, la police et l’armée (qui ont déjà fait 125 morts), les Égyptiens de Paris s’étaient donné rendez-vous, samedi 29 janvier après-midi, devant leur ambassade, pour un rassemblement de soutien à leurs compatriotes. Malgré la posture diplomatique du gouvernement français, qui n’a de cesse d’appeler au "calme" et à la "retenue", ce rassemblement s’est terminé dans le sang et par une centaine d’arrestations. Motif des CRS : personne n’avait déposé de demande d’autorisation de manifester.

C’est une véritable rafle qui s’est déroulée samedi soir sur les Champs-Elysées, à la fin du rassemblement de soutien aux Égyptiens. Tout avait pourtant bien commencé : à l’appel de collectifs, 500 personnes s’étaient réunies dès 14h devant l’ambassade d’Égypte, dans le 8ème arrondissement de Paris, pour protester contre la dictature de Moubarak. À quelques mètres de l’ambassade, pas de "casseurs" ni de "jeunes excités", mais des familles égyptiennes, des Tunisiens et des militants politiques venus dire leur solidarité avec les populations du Caire, d’Alexandrie, d’Algérie et de Gaza. […]

Une souricière en plein milieu des Champs-Élysées

Au fur et à mesure, les derniers militants politiques quittaient le cortège pour rejoindre le métro, mais les Égyptiens, eux, gagnés par l’effervescence de leur pays, ne pensaient pas à rentrer chez eux.

Au moment où il est devenu évident qu’il n’y avait plus de Blancs dans la manifestation, des dizaines et des dizaines de policiers ont surgi, encerclant les manifestants à la hauteur de la rue Quentin Bauchart. Pendant une trentaine de minutes, les CRS sont restés immobiles, resserrant les rangs des manifestants, empêchant les gens de se disperser, de repartir ou de sortir de la manifestation. Lorsque les manifestants ont commencé à montrer des signes d’impatience, les CRS leur ont envoyé du gel lacrymogène, qui contrairement au gaz ne s’évapore pas : il imprègne la peau ou les vêtements, "optimisant" la sensation de brûlure et la gêne respiratoire.

Au moins 5 blessés et une centaine d’arrestations

Étouffant et toussant, les manifestants ont essayé de sortir de cette souricière, mais les policiers les ont contenus à coups de matraque, dans le dos, les jambes et les bras. Au fur et à mesure que la police avançait ou reculait (selon les endroits), on pouvait voir des manifestants au sol : un premier recevait des coups de pieds de la part d’un policier dans la tête et avait le visage en sang, il ne bougeait plus. Un deuxième était visiblement inanimé, une fille à genoux à côté de lui le secouait. Un troisième était au sol, saisi de convulsions. Les policiers arrêtaient les manifestants à tour de bras et le cordon qu’ils formaient rendait la visibilité quasi nulle : impossible de dire combien il y a avait de blessés.

Mais rapidement, les pompiers se sont trouvés débordés. Leurs camions étant trop petits pour faire monter tous les blessés, les policiers ont réquisitionné le magasin Toyota des Champs-Élysées pour en faire un hôpital de fortune. Vers 20h un cordon de CRS s’est installé devant le magasin (qui est entièrement vitré) pour qu’on ne puisse pas voir ce qui se passait à l’intérieur. Les blessés ont ensuite été évacués vers l’hôpital Bichat, tandis que les personnes arrêtées étaient transportées au commissariat. Au total, sur les Champs-Élysées et sur la place des Ternes, la police a procédé à 97 arrestations. Pour contrôle d’identité, puisqu’aucun manifestant n’a commis de délit. […]

Olympe Naularis
www.npa2009.org/content/la-police-de-sarkozy-r%C3%A9prime-la-solidarit%C3%A9-avec-legypte
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Ven 4 Fév - 21:53


Manifestation pour Ben Barka en 2002 à Rabat (Joelle Vassort/Reuters)

Affaire Ben Barka

Le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka est abordé devant la brasserie Lipp, boulevard Saint-Germain, par deux policiers français. Il monte dans une 403 de la PJ et disparaît. On ne reverra jamais le principal opposant au roi du Maroc Hassan II.
Quarante-cinq ans plus tard, son spectre hante toujours la justice française.

Le juge admoneste Juppé
Il dénonce le manque de coopération du ministre après un vif échange de courriers.

L'affaire de cet opposant marocain enlevé en plein Paris, sans que son corps ne soit jamais réapparu, est loin d'avoir livré tous ses secrets. C'est la conviction de Bachir Ben Barka, le fils aîné de l'ex-précepteur du jeune Hassan II et de Me Maurice Buttin, son avocat désigné presque aussitôt le rapt commis en plein Saint-Germain-des-Prés et dont il publie un récit très détaillé.*
la famille Ben Barka et son conseil dénoncent le peu d'entrain que montrent, selon eux, les autorités françaises dans un dossier impliquant des anciens du SDECE, des barbouzes et de défunts truands manipulés par les services marocains alors soucieux de neutraliser un opposant à la notoriété montante. […]

« Grosse ficelle »

Excédé par ce dialogue de sourds, le conseil de Bachir Ben Barka fustige la lenteur de la procédure et soupçonne une volonté déguisée de vouloir freiner l'instruction. « Pourquoi nous donner des documents non-déclassifiés et qui ne concernent pas l'affaire Ben Barka ?! S'ils n'ont vraiment rien à voir avec le dossier, qu'on nous les verse pour crever l'abcès », fulmine Me Buttin, soumis, tout comme le juge, à un énième examen de la CCSDN pourtant favorable aux précédentes requêtes du magistrat.
Dénonçant « une grosse ficelle », l'avocat cite une promesse de l'hôte de l'Élysée qu'il prolonge d'une patte toute personnelle. « Lorsque Nicolas Sarkozy déclare partout sa volonté de transparence dans cette affaire, je réponds qu'elle est, hélas, totale par son...vide. »

Un journaliste sur écoute ?

La justice enquête désormais sur des écoutes téléphoniques illégales présumées visant Jospeh Tual, un journaliste de France 3 familier du dossier Ben Barka. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire en ce sens confiée à la juge Isabelle Couzy. Joseph Tual est convaincu d'avoir été victime d'une écoute téléphonique sauvage, en novembre 2007, lorsqu'il découvre dans Maroc Hebdo, un journal marocain, la retranscription d'une conversation enregistrée à son insu et « tronquée » tenue avec Miloud Tounzi, alias Larbi Chtouki, l'un des supposés membres du commando ayant pris part au rapt de l'opposant à la monarchie chérifienne. L'échange téléphonique se déroule, en octobre 2007, au lendemain de la signature par le juge Ramaël de cinq mandats d'arrêt internationaux visant notamment Miloud Tounzi. Pour Me Fabienne Delecroix, l'avocate de M. Tual, la retranscription provient soit d'un enregistrement illégal effectué par M. Tounzi, soit d'une écoute téléphonique pirate constituant, dans un cas comme dans l'autre, une « atteinte au secret des correspondances ».

Samy Mouhoubi
17 Janvier 2011
www.francesoir.fr/actualite/politique/affaire-ben-barka-juge-admoneste-juppe-64559.html


Ben Barka : nouvel avis défavorable à la déclassification de documents

le juge Patrick Ramaël, chargé d'une information judiciaire "contre X des chefs d'homicide volontaire et complicité d'homicide volontaire" sur M. Ben Barka, avait redemandé une déclassification des autres documents. Ce qui avait conduit le 15 décembre le ministre de la Défense Alain Juppé à solliciter la commission pour un nouvel avis. [...]

4 Février 2011
www.aufaitmaroc.com/actualites/maroc/2011/2/4/ben-barka-nouvel-avis-defavorable-a-la-declassification-de-documents


Vidéos
Après des années d'enquête, de révélations et de témoignages, ce qui s'est passé après l'enlèvement est (presque) connu.

« Escorté » par deux inspecteurs de la Mondaine et le chef d'escale d'Orly Antoine Lopez, un correspondant habituel du SDECE (les services secrets français), Ben Barka est livré à Fontenay-le-Vicomte, dans la villa de Georges Boucheseiche, truand notoire et barbouze occasionnelle.
À partir de là, plusieurs hypothèses. Selon les uns, le chef de la gauche marocaine aurait été torturé par Boucheseiche et sa bande. D'autres prétendent que c'est le colonel Dlimi, patron de la sûreté marocaine, puis le ministre de l'Intérieur, le général Oufkir, qui l'auraient brutalisé et tué. […]

01/10/2007
www.rue89.com/2007/10/01/un-telefilm-provoque-la-colere-des-ben-barka
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mer 9 Fév - 14:35


Alliot-Marie invitée d’un membre du clan Ben Ali
Ben Ali conseillé par un proche de Raffarin
Fillon en vacances en Égypte
Sarkozy hôte du roi du Maroc

Les démocrates qui nous gouvernent, comme Juppé, ne voient pas où est le problème.
http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2011/02/jupp%C3%A9-lange-et-la-b%C3%AAte.html


Ce n’est même pas une question d’éthique pour eux, juste un problème géographique. Sarkozy, de New-York, à ses ministres : ‘Privilégiez la France pour vos vacances’
Sarkozy parti pour un voyage privé aux États-Unis, avec deux avions de la République.
www.liberation.fr/politiques/01012318916-nicolas-sarkozy-demande-a-ses-ministres-de-privilegier-la-france-pour-leurs-vacances

En juin 2010 Sarkozy promettait de sanctionner les ministres
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110202.OBS7349/quand-sarkozy-promettait-de-sanctionner-les-ministres.html

En 2007 Sarkozy promettait une « République irréprochable »
www.youtube.com/watch?v=4cyeEvHLkEI
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Jeu 10 Fév - 11:41



En Égypte, rien n’est joué

[...] pour l’essentiel, s’il est ébranlé, le régime policier reste en place. La disparition des forces policières ne doit pas faire illusion. Le témoignage d’un journaliste du New York Times sur son arrestation et sur ce qu’il a vu dans des prisons secrètes (des centaines de prisonniers politiques, des gens battus et torturés, etc.) le prouve (Souad Mekhennet et Nicholas Kulish, « 2 Detained Reporters Saw Police’s Methods », 6 février).

En deuxième lieu, l’armée. Son haut-commandement est profondément lié à Moubarak, lui-même un militaire (le pouvoir, depuis 1952, est contrôlé par l’armée). Elle est aussi, ne l’oublions pas, une force économique, dirigeant non seulement l’industrie militaire, mais aussi des industries civiles. Elle assure à une partie de ses membres, notamment aux officiers supérieurs, des revenus substantiels. Elle a refusé de participer à la répression, mais elle n’est pas du côté des manifestants. Elle cherche aujourd’hui, comme Moubarak, à mettre un terme au mouvement et à assurer une transition « tranquille » qui équivaut à maintenir le même régime sans Moubarak.
[...]
http://blog.mondediplo.net/2011-02-08-En-Egypte-rien-n-est-joue

Égypte : Extrême violence en province. [Vidéo]
Loin des caméras de télévision et de l'attention internationale, la province, elle, connaît depuis deux jours une escalade de la barbarie.
www.youtube.com/watch?v=Pt5aJbU9Hwc cyclops
http://crisdegypte.blogs.liberation.fr/cairote/2011/02/egypte-vid%C3%A9o-extr%C3%AAme-violence-en-province.html

Le gouvernement égyptien rejette les conseils américains
http://fr.news.yahoo.com/4/20110209/twl-egypte-monde-bd5ae06.html

Le gouvernement évoque une intervention de l'armée en cas de chaos
www.liberation.fr/monde/01012318923-au-caire-des-centaines-de-manifestants-bloquent-l-acces-au-parlement

La colossale fortune du clan Moubarak
Plus que Ben Ali et Bill Gates

Le président égyptien Moubarak, son épouse et ses deux fils sont à la tête d'une fortune estimée entre 40 et 70 milliards de dollars.

La fortune de la famille d'Hosni Moubarak, au pouvoir en Egypte depuis l'assassinat d'Anouar el Sadate en 1981, pourrait atteindre jusqu'à 70 milliards de dollars selon le quotidien anglais The Guardian, qui cite des experts du Moyen-Orient. L'essentiel de cette fortune serait placé sur des comptes en Grande-Bretagne et en Suisse mais aussi dans des biens immobiliers à Londres, à New York, Los Angeles et sur les côtes de la mer Rouge. Selon une enquête du quotidien arabe Al-Khabar, le président constesté possède des biens immobiliers à Manhattan mais aussi à Beverly Hills, notamment sur Rodeo Drive.

Système de corruption fructueux

À l'origine de cette fortune colossale se trouve un efficace système de corruption, selon The Guardian. Chaque investissement étranger est ponctionné par le clan Moubarak. Toute implantation en Égypte d'un investisseur est accompagnée d'une joint-venture avec un partenaire local à hauteur de 20 %. La famille Moubarak possède par ailleurs des participations dans des entreprises du pays liées à l'État ou l'armée.

À titre comparatif, le site du Monde.fr précise lundi que 40% des 80 millions d'Égyptiens vivent avec moins de trois dollars par jour.

www.tdg.ch/node/309033
www.challenges.fr/actualites/moyen_orient/20110207.CHA2916/la_fortune_des_moubarak_evaluee_a_70_milliards.html

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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mar 15 Fév - 2:57


Yemen, Iran, Irak, Libye, Algérie, le vent de révolte continue de souffler !

Plusieurs manifestations ont eu lieu dans différents pays du Moyen-Orient, en plus de pays arabes, afin de protester contre les régimes en place. L'exemple de la Tunisie et, plus récemment, de l'Égypte, semble essaimer.

Au Yémen, plusieurs personnes ont été blessées lors de la mobilisation. Dans la capitale Sanaa, des milliers d’étudiants et d’avocats ont scandé « Après Moubarak, Ali », en référence au président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. Les protestataires ont tenté de marcher sur la place Tahrir (Libération), qui porte le même nom que celle du Caire, mais les forces de sécurité ont installé des barbelés pour les en empêcher. Des centaines de partisans du Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir) ont alors attaqué les manifestants à coups de bâton et de pierres, selon un correspondant de l’AFP. Quelques manifestants ont été légèrement blessés. Le correspondant de la BBC en arabe, Abdallah Ghorab, le visage en sang, a affirmé à l’AFP avoir été battu « par des hommes du parti au pouvoir ». La manifestation était organisée à l’initiative d’étudiants et de composantes de la société civile. L’opposition parlementaire, qui a décidé de reprendre le dialogue avec le régime, ne s’y est pas associée.

En Iran, l’opposition réformatrice est parvenue à organiser sa première manifestation anti-gouvernementale depuis un an à Téhéran, malgré les avertissements des autorités qui avaient interdit tout rassemblement et massivement déployé les forces de l’ordre. Alors que ces rassemblements étaient silencieux au départ, certains manifestants ont commencé à crier des slogans anti-gouvernementaux, comme « mort au dictateur » ou « Ya Hossein, Mir Hossein » (allusion au leader d’opposition Mir Hossein Moussavi) et ont incendié des poubelles, selon des témoignages rapportés par des sites d’opposition ou recueillis par l’AFP. Des incidents ont éclaté en plusieurs endroits de Téhéran entre des milliers de manifestants et les forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. « Plusieurs centaines de personnes » auraient été arrêtées, selon le site Kaleme.com de M. Moussavi, qui cite des « témoignages non confirmés ».

A Bahreïn, malgré l’interdiction, quelques centaines de personnes ont manifesté dans plusieurs villages chiites, où des heurts ont fait au moins un blessé, selon le ministère de l’Intérieur et des témoins. Les forces de sécurité avaient été déployées en force sur les principaux accès de la capitale, Manama, pour prévenir un rassemblement auquel avaient appelé des internautes.

En Irak, la manifestation se voulait romantique, à l’occasion de la Saint-Valentin: quelques centaines de jeunes se sont rassemblées, avec des roses et des ballons rouges, dans le centre de Bagdad, pour exprimer « l’amour de leur pays » et critiquer la cupidité des dirigeants. Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a affirmé que les demandes des manifestants étaient « légitimes » et qu’il fallait que les ministres agissent pour les satisfaire.

Des appels à manifester jeudi contre la corruption et le népotisme en Libye ont par ailleurs été lancés depuis quelques semaines sur Facebook. En Algérie, où une marche de l’opposition, interdite, s’était heurtée le 12 février à un dispositif de sécurité très renforcé, une nouvelle manifestation est prévue samedi prochain.

LeVif.be, avec Belga
http://actualutte.info/?p=1883
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Lun 21 Fév - 15:47


«C'est un massacre, le régime Libyen devient fou»

Au moins 233 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement de protestation, dont 60 pour la seule journée du dimanche 20 février 2011 à Benghazi, selon un nouveau bilan publié lundi par l'ONG Human Rights Watch. Inflexible, le fils du dictateur Khadafi, Seïf Al-Islam, évoque un risque de «guerre civile».

«Notre moral est au plus haut et le leader Mouammar Kadhafi, ici à Tripoli, conduit la bataille et nous le soutenons ainsi que nos forces armées (...) Nous ne lâcherons pas la Libye et nous combattrons jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière femme et jusqu'à la dernière balle.» [...]

L'ambassadeur de Libye en Inde démissionne. Il a annoncé lundi à la BBC qu'il avait démissionné pour protester contre la violente répression par le régime des manifestations en cours dans son pays.
www.liberation.fr/monde/01012321270-un-risque-de-guerre-civile-en-libye

Des mercenaires sud-africains tuent les opposants en Libye. « C’est traditionnel chez les dictateurs arabes d’avoir recours à des non-nationaux pour maîtriser les révoltes » dit un chercheur. Mais c’est aussi ce que prévoit la législation de l’Union Européenne !

Kadhafi massacre son peuple à Benghazi
مئات القتلى والجرحى في بنغازي
www.youtube.com/watch?v=-hL2sMJshjw

Des avions tireraient sur la foule à Tripoli
http://fr.news.yahoo.com/76/20110221/twl-libye-des-avions-tireraient-sur-la-f-1a8f422.html

Tripoli est en feu, à Darna les policiers distribuent des armes aux gens pour qu'ils se défendent contre les mercenaires.

Un opposant libyen exilé à Londres affirme aux journalistes du Guardian que les navires libyens bombardent Tripoli depuis la côte. Le Monde confime cette info.

Berlusconi a apporté des navires Italiens en soutien à l'armée libyenne
www.technicoblog.com/aerei-italiani-bombardano-tripoli-navi-italiane-porto.htm

Deux mirages 'Dassault' de Khadafi ont refusé de bombarder les villes libyennes. Les pilotes se sont posés à Malte.

Boris Boillon, nouvel ambassadeur en Tunisie, défendait Kadhafi
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/02/21/oups-quand-boris-boillon-nouvel-ambassadeur-en-tunisie-defendait-kadhafi/

Kadhafi aurait quitté la Libye avec sa famille
www.lalibre.be/actu/international/article/643800/kadhafi-aurait-quitte-la-libye-avec-sa-famille.html
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mar 22 Fév - 12:08


Les policiers chinois tentent d'empêcher les médias de photographier une arrestation à Shanghaï, le 20 février 2011 (Reuters)

La Chine craint une révolution de jasmin

Tout est parti d’Internet. Sur les réseaux sociaux chinois, l’appel, vraisemblablement lancé par des sites chinois basés à l’étranger, a été relayé, avant que le couperet de la censure ne tombe, dimanche. D’après l’AFP, certains de ces messages enjoignaient "les travailleurs sans emploi et les victimes des expulsions forcées à participer à des manifestations, crier des slogans et réclamer la liberté, la démocratie et des réformes politiques pour mettre fin au parti unique".

À la suite des régimes tunisien et égyptien, certains souhaiteraient voir tomber le régime communiste, dans une révolution de jasmin à la chinoise. Le mot “jasmin” a d’ailleurs été bloqué sur plusieurs sites Internet chinois, comme le service de “microblogging” Sina Weibo, le moteur de recherche Baidu ou l’équivalent de Facebook, Renren. Selon PCWorld, ce dernier site indiquait comme seule réponse à cette requête : "Veuillez ne pas diffuser de contenus politiquement sensibles, à caractère sexuel, publicitaires ou tout autre type de contenu inapproprié." En outre, une centaine d’activistes avait été arrêtée samedi, sans doute en prévision de ce mouvement.

Des policiers sillonnent la foule

Outre la censure d’Internet, les autorités chinoises ont également déployé d’importantes forces policières dans dix grandes villes du pays, dont Shanghaï et Pékin, où étaient prévues les manifestations. À Shanghaï, des policiers et des hommes en civil ont tenté d’empêcher les quelques participants de filmer ou de prendre des photographies. Le correspondant du quotidien Libération a été notamment le témoin de l’arrestation d’un jeune étudiant. Sur plusieurs images prises par des manifestants, on peut voir les forces de police sillonner la foule, sous l’oeil de nombreuses caméras. Sur Twitter, rassemblés sous la balise #cn220, plusieurs internautes publient des images du rassemblement de Pékin, dans le quartier commerçant de Wangfujing.

Vidéo : www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=vQQO-T1LqqM cyclops

Manifestement, le régime chinois s’inquiète des risques de contagion des révolutions dans le monde arabe. Alors que les requêtes sur les mots “Égypte”, “Révolution”, “Démocratie” sont déjà censurées depuis plusieurs jours, cette réaction face aux risques de manifestations démontre une certaine fébrilité du régime. L’avocat et militant des droits de l’Homme Li Jinsong a confié à l’AFP : "Je ne pense pas que l'appel à manifester était à prendre au pied de la lettre. Personne n'avait vraiment l'intention de manifester car il y a trop de policiers." Mais pour cet activiste, "en prenant cela au sérieux, la police montre combien elle craint que la révolution du jasmin puisse influencer la stabilité sociale en Chine". L’avertissement, en tout cas, a été pris au sérieux Pékin.

A.G. (avec AFP)
www.lejdd.fr/International/Asie/Actualite/La-Chine-craint-une-revolution-de-jasmin-271829/?sitemapnews
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mar 22 Fév - 12:27


Maroc. Cinq morts et 128 blessés dimanche

Cinq personnes ont trouvé la mort et 128 autres ont été blessées (dont 115membres des forces de l'ordre) lors des troubles ayant suivi les manifestations, par ailleurs largement pacifiques, qui se sont déroulées, dimanche 20 février, au Maroc. Les corps calcinés des cinq personnes ont été retrouvés à l'intérieur d'une agence bancaire incendiée dans la ville d'Al Hoceima, au nord du pays, a précisé le ministre de l'Intérieur. Des milliers de personnes ont manifesté, dimanche, dans de nombreuses villes du Maroc pour réclamer des réformes politiques et une limitation des pouvoirs du roi.
(Photo AFP)
www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/maroc-cinq-morts-et-128-blesses-dimanche-22-02-2011-1214383.php

Maroc : un prince en soutien aux manifs du 20 février
Le prince Moulay Hicham, cousin « rebelle » du roi Mohammed VI, a apporté son soutien, sur France24, aux manifestations du 20 février.
www.france24.com/fr/20110218-fr-entretien-prince-moulay-hicham-el-alaoui-maroc-mohammed-vi-transition-chercheur-stanford-democratie



À Bahreïn, «les derniers jours ont marqué un tournant»
Pour Marc Valéri, chercheur à l’université d’Exeter en Angleterre, les récents événements laissent présager le pire. [Extraits]

Bahrein, 800 000 habitants majoritairement chiites alors que la famille régnante est sunnite, vit sous un régime de monarchie constitutionnelle depuis 2002 — mais le Premier ministre est choisi par le roi. Depuis lundi, la colère d'une partie de sa population est réprimée dans le sang.

Ici les tensions sont récurrentes, au contraire de ce que l'on voit en Libye, ou que l'on a vu en Tunisie et en Egypte. Elles datent des années 90 où elles portaient le nom d'Intifada. L'arrivée du nouveau roi Hamad bin Isa Al Khalifa en 1999 a quelque peu calmé les choses. Il a dès le début pris des mesures en rupture avec la politique de son père avec par exemple une série d'amnisties. Il a également permis le retour de nombreux exilés et entamé un processus constitutionnel. L'opposition légale chiite a pu participer aux dernières élections.

Mais dans le même temps, il y a eu beaucoup de heurts dans les villages chiites par exemple. Il semble qu'aujourd'hui, l'état de grâce du roi soit arrivé à son terme. C'est la fin d'un cycle.

Le roi avait promis que le parlement serait seulement composé d'une chambre élue et bénéficiant du pouvoir législatif. Or en 2002, la constitution a été promulguée unilatéralement. Elle a donné le jour à un parlement composé de deux chambres, l'une nommée par le pouvoir, l'autre élue par le peuple mais ne bénéficiant d'aucun pouvoir législatif.

On peut aujourd'hui être pessimiste. D'un côté, il n'y a pas de raison pour que l'opposition cesse ses revendications Les gens ont été choqués par la violence de la répression et veulent maintenant aller jusqu'au bout. Les derniers jours ont marqué un tournant. C'est la première fois que l'on demande la chute du régime.

De l'autre, je ne vois pas la monarchie faire des concessions.

A Bahreïn, comme dans toutes les monarchies du Golfe, les partis politiques sont interdis. Une des concessions du roi a été d'autoriser des sociétés politiques qui font office de partis. A côté de l'opposition légale chiite, il y a une opposition de gauche et les chiites des frères musulmans.

Mais il y a à Bahreïn une forte société civile. La population est globalement très éduquée, il y a beaucoup d'intellectuels et la politisation y est très forte et ancienne. C'est pour cela que la contestation est aiguë.

Quelle est l'importance de cette petite île d'un peu plus d'un million d'habitants ?

Le pays joue un rôle prépondérant dans la région. D'abord, le siège de la flotte américaine dans le Golfe s'y trouve. Les Etats-unis sont très liés au roi et on le voit dans la prudence de leurs réactions.

Ensuite, les monarchies du Golfe dans leur ensemble ne souhaitent pas la déstabilisation de Bahreïn car cela pourrait être un élément de contagion dans les autres monarchies où se trouvent des chiites. [...]
www.liberation.fr/monde/01012320870-a-bahrein-les-derniers-jours-ont-marque-un-tournant
www.ecrans.fr/Bahrein-renforce-son-filtrage-d,12060.html
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Aujourd'hui à 11:48

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Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour
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