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 Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Jeu 19 Mai - 16:12


Syrie : la journaliste d'Al-Jazira témoin de tortures en prison

La journaliste d'Al-Jazira, Dorothy Parvez, a dit être témoin de tortures infligées à des détenus dans la prison syrienne où elle a passé trois jours avant son transfert en Iran où elle a également été incarcérée.

«Je suis restée dans un centre de détention en Syrie pendant trois jours et deux nuits, et j'entendais des bruits de tortures sauvages», a affirmé la journaliste Américano-canado-iranienne travaillant pour le service en anglais d'Al-Jazira, lors d'un témoignage sur la chaîne mercredi soir.

«Des bruits de coups, des cris et des hurlement»

«A n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, on entendait des bruits de coups, des cris et des hurlements (...) Cela semblait interminable, à un certain moment, vous voulez vous boucher les oreilles», a encore dit la jeune femme. [...]

Al-Jazira avait annoncé mercredi que Dorothy Parvez avait été «libérée et était arrivée à Doha en provenance d'Iran».

Mme Parvez a disparu en Syrie où elle aurait «tenté d'entrer illégalement» le 29 avril avec un passeport iranien périmé, selon Damas.

L'ambassade de Syrie à Washington a affirmé le 11 mai que la journaliste avait été renvoyée le 1er mai en Iran, «extradée, en accord avec la loi internationale, dans le pays ayant délivré le passeport».

Détenue pour «vérification de passeport»

Son père Fred Parvez, qui vit à Vancouver (Canada) et qu'elle a appelé au téléphone, a déclaré à la chaîne publique canadienne CBC qu'elle avait été bien traitée pendant sa détention en Iran.

A Téhéran, le procureur général Abbas Jafari Dolatabadi a confirmé que Mme Parvez avait été détenue en Iran pour «vérification» de son passeport.

La libération de Mme Parvez est intervenue au lendemain de la visite d'un émissaire du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, Mohammad Reza Cheibani, à Doha, dont les relations avec Téhéran sont généralement bonnes.

La Syrie avait jugé «très regrettable qu'une journaliste travaillant pour une agence de presse internationale aussi renommée qu'Al-Jazira tente d'entrer dans un pays de deux façons illégales» avec «un passeport arrivé à expiration et une fausse déclaration quant à l'objectif du voyage».

Le Qatar entretenait jusqu'à récemment de bonnes relations avec la Syrie. Mais Al-Jazira a été vivement critiquée par les autorités de Damas pour sa couverture jugée exagérée du mouvement de révolte populaire qui a commencé à la mi-mars.

Les médias officiels syriens accusent régulièrement les chaînes satellitaires d'utiliser des images «fabriquées» sans s'assurer de leur source pour la couverture du mouvement de contestation du régime qui a fait, selon des ONG et l'ONU, plus de 800 morts et entraîné au moins 8.000 arrestations.
www.liberation.fr/monde/01012338328-syrie-la-journaliste-d-al-jazira-temoin-de-tortures-en-prison

Syrie
Al Jumhuriyah al'Arabiyah as Suriyah
www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/syrie.htm
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Ven 27 Mai - 20:39


Des milliers d'Égyptiens de retour place Tahrir
En Syrie, les manifestations se poursuivent, malgré la répression. En Tunisie, c'est l'incertitude sur la date des élections. Le point sur le «printemps arabe».
www.liberation.fr/monde/01012339920-egypte-des-milliers-d-egyptiens-attendus-place-tahrir

Obama et Cameron comptent afficher leur soutien au "printemps arabe" lors du G8
www.lemonde.fr/international/article/2011/05/25/obama-et-cameron-comptent-afficher-leur-soutien-au-printemps-arabe-lors-du-g8_1527321_3210.html

Les USA et leurs alliés contre la démocratie dans le monde arabe

Les États-Unis et leurs alliés feront tout pour empêcher l'instauration d'une véritable démocratie dans le monde arabe. La raison en est très simple. Dans toute la région, une majorité écrasante de la population considère que les États-Unis sont la principale la menace contre leurs intérêts.

De fait, l'opposition à la politique U.S. est si forte que l'immense majorité d'entre eux pensent que la région serait plus en sécurité si l'Iran possédait l'arme nucléaire. En Égypte, le pays le plus important, ce taux est de 80 %. Et le pourcentage est pratiquement le même ailleurs.

Il y en a certains dans la région qui considèrent l'Iran comme une menace – ils sont environ 10 %. Eh bien, il est clair que les États-Unis et leurs alliés ne vont pas tolérer que s'installent des gouvernements qui se préoccupent de la volonté du peuple. Si cela devait se réaliser, non seulement les États-Unis ne contrôleraient plus la région, mais ils en seraient expulsés. Et donc, c'est de toute évidence un plan intolérable.

En ce qui concerne WikiLeaks, il y avait un point intéressant là-dessus. Les révélations de WikiLeaks qui ont été le plus médiatisées — gros titres, commentaires euphoriques, etc. — c'est que les Arabes soutiennent la politique US vis-à-vis de l'Iran. Mais rien sur l'avis de la population arabe - il ne compte pas.

Si les dictateurs nous soutiennent et qu'ils contrôlent leurs populations, alors, où est le problème ? C'est comme l'impérialisme. Où est le problème si ça marche ? |…]

Une manifestation était prévue en Arabie Saoudite. La présence policière était si importante et si dissuasive que pratiquement personne n'a eu envie de descendre dans les rues de Riyad. Mais là, il n'y avait rien à redire. Pareil au Koweit. Il y a eu une petite manifestation vite réprimée ; sans commentaire.

En fait, le cas le plus intéressant, c'est, à bien des égards, celui du Bahreïn. Le Bahreïn est important pour deux raisons. L'une, dont les médias ont parlé, c'est que c'est le port d'attache de la 5° Flotte, force militaire majeure dans la région. L'autre raison, plus fondamentale, c'est que le Bahreïn est à environ 70% à majorité chiite […]

Et cela fait longtemps que les stratèges craignent qu'on se dirige vers une sorte d'alliance tacite dans ces régions à majorité chiite qui mènerait à l'indépendance et au contrôle de l'essentiel du pétrole mondial. […]

Les forces militaires menées par l'Arabie saoudite ont envahi le Bahreïn, permettant aux forces de sécurité de Bahreïn de réprimer violemment cette révolte, de détruire les camps de tentes et même de détruire le monument central de la place de la Perle, symbole de Bahreïn […]

ils (les dictateurs, NDT) se font de temps en temps taper sur les doigts, mais rien de bien méchant. C'est comme le principe de Carothers. Si les actions correspondent à nos objectifs stratégiques et économiques, c'est bien. Nous pouvons avoir un discours noble ; mais ce qui compte, ce sont les faits.
Eh bien, ceux-là, ce sont les dictateurs dociles des pays riches en pétrole. […]

Quand on arrive au point où il n'est plus du tout possible de le soutenir – par exemple, disons, si l'armée ou les milieux d'affaires se retournent contre lui – alors, il faut le faire partir, faire des déclarations fracassantes sur l’amour qu’on porte à la démocratie, puis, chercher à remettre en place l'ancien régime, avec de nouveaux noms, s’il faut. […]

Ça ne marche pas toujours, mais on essaie toujours – Somoza au Nicaragua ; le Shah en Iran ; Marcos aux Philippines ; Duvalier à Haïti ; Chun en Corée du sud ; Mobutu au Congo ; Ceausescu fait partie des favoris occidentaux en Roumanie ; Suharto en Indonésie. C'est la procédure habituelle. Et c'est exactement ce qui se passe en Égypte et en Tunisie.

Donc, d'accord, on les soutient jusqu'au bout — Moubarak en Égypte, jusqu'à la fin on l'a soutenu. Ça ne marche plus, on l'envoie à Charm el-Cheikh, on sort le discours, et on cherche à restaurer le régime. C'est, d'ailleurs, la raison du conflit actuel. […]

D'un autre côté, le Times ne mentait pas quand il disait que cela avait conduit à la stabilité de la région.

La raison en est que le terme "stabilité" renferme un sens spécifique – un peu comme démocratie. La stabilité signifie « compatibilité avec nos intérêts ». Et donc, par exemple, quand l'Iran essaie d'étendre son influence en Afghanistan et en Irak, ses voisins, on appelle ça "déstabiliser". Cela fait partie de la menace que constitue l'Iran. Cela déstabilise la région.

En revanche, quand les États-Unis envahissent ces pays, les occupent et les détruisent en partie, c'est dans l’idée d’apporter la stabilité. Et cela, c'est très courant – au point qu'on peut écrire – comme l'a fait l'ancien rédacteur en chef de Foreign Affairs— que quand les États-Unis ont renversé le gouvernement démocratique chilien et instauré une dictature brutale, c'était parce qu'il fallait que les États-Unis déstabilisent le Chili pour apporter la stabilité.

Eh oui, vous renversez un gouvernement parlementaire, vous y installez une dictature, vous envahissez un pays, et vous tuez 20.000 personnes, vous envahissez l'Irak et vous tuez des centaines de milliers de personnes – tout ça, c’est pour apporter la stabilité. L'instabilité, c'est quand quelqu'un vient de mettre en travers de votre chemin.

Traduction : ''emcee, des bassines et du zèle''
Source : Democracy Now
www.democracynow.org/
www.michelcollon.info/Les-USA-et-leurs-allies-contre-la.html



Renseignement. Les États-Unis se rapprochent de l’Europe.
Londres est, après l'Irlande, la deuxième étape de la tournée européenne du président américain, qui doit assister jeudi en France au sommet du G8 à Deauville avant de gagner la Pologne en fin de semaine.

Barack Obama et David Cameron, le Premier ministre britannique, doivent annoncer la formation d'un conseil de sécurité nationale américano-britannique chargé de la coopération en matière de sécurité et du partage de renseignements. "Ce n'est pas seulement l'histoire qui nous unit. Qu'il s'agisse de faire la guerre ou de redresser l'économie, nos besoins et nos convictions sont les mêmes".
Avec notamment la Grande-Bretagne et la France, les États-Unis participent depuis mars à une campagne de bombardements aériens en Libye contre les forces du régime de Mouammar Kadhafi. Londres et Washington, alliés dans la guerre en Irak, possèdent aussi les plus importants contingents militaires étrangers en Afghanistan.
http://fr.news.yahoo.com/barack-obama-d%C3%AEne-avec-la-famille-royale-britannique-051135285.html

Echelon, un réseau d'écoute mondial
Les 22 et 23 février 2000, le Parlement européen examinait un rapport sur le fonctionnement d’un réseau d’écoute anglo-saxon.
www.projet22.com/histoire-29/les-services-de-renseignements/article/echelon-un-reseau-d-ecoute-mondial
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mar 14 Juin - 23:49


En Chine, la révolte violente des travailleurs migrants du sud

(De Pékin) Depuis vendredi 10 juin dernier, la province du Guangdong, dans le sud de la Chine, est le théâtre de violentes émeutes qui rassemblent des milliers de travailleurs migrants. C'est la dernière manifestation de la violence qui couve dans ce bassin industriel où les conditions de travail sont souvent déplorables.

Pour déclencher un incendie, il suffit parfois d'une étincelle, et c'est ce qui semble s'être passé vendredi dans cette province méridionale où de violentes émeutes se sont prolongées tout le week-end.

C'est un incident banal qui a entraîné des manifestations de plusieurs milliers de personnes. Tout à commencé dans la ville de Xintang par une altercation entre un couple de vendeurs de rue originaires du Sichuan, et des « chengguan » (sorte de policiers municipaux détestés par beaucoup de Chinois, ndlr).

Désireux de déloger le couple, car la vente à la sauvette (bien que très répandue) est illégale, ils auraient violemment bousculé la femme, qui est enceinte, provoquant la colère de la foule alentour, et d'immenses manifestations qui se sont répétées chaque jour jusqu'à dimanche.

Selon le quotidien hongkongais South China Morning Post, des voitures de police auraient été détruites et des bureaux du gouvernement local saccagés vendredi et samedi soir. Et hier, malgré une présence policière renforcée, plus de 1000 personnes sont ressorties dans la rue et ont laissé libre cours à leur rage, et derrière eux, de nombreux véhicules retournés. (Voir la vidéo)

Selon le site de Radio Free Asia*, une radio financée par les États-Unis, 25 personnes seraient encore détenues par la police.
[...]
www.rue89.com/2011/06/14/en-chine-la-revolte-violente-des-travailleurs-migrants-du-sud-209237
* ww.rfa.org/english/news/china/riot-06122011185215.html

Les vendeurs ambulants se révoltent contre la tyrannie des policiers municipaux
http://observers.france24.com/fr/content/20110613-chine-xintang-images-photos-guangdong-canton-migrants-travailleurs-vendeurs-chengguan

http://chine.aujourdhuilemonde.com/des-chinois-inspires-par-la-revolte-arabe
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Sam 18 Juin - 0:07


Le roi du Maroc renonce à une partie de ses pouvoirs

Le texte de son discours de ce vendredi 17 juin sera soumis à référendum.

Ce texte, dont l'AFP a obtenu une version en arabe, propose un renforcement des pouvoirs du Premier ministre qui deviendra président du gouvernement, et élargit le champ de compétences du Parlement, tout en préservant au souverain d'importantes prérogatives politiques, ainsi que son statut de Commandeur des Croyants, qui en fait la seule autorité religieuse du royaume.

Il prévoit de garantir l'indépendance de la justice vis-à-vis des pouvoirs législatif et judiciaire.

Le Premier ministre nomme aux fonctions civiles et dans les administrations publiques, dans les fonctions supérieures et les institutions, ainsi que les entreprises publiques», énonce l'article 91. Ces pouvoirs de nomination, qui concernent les hauts fonctionnaires civils de l’État, sont actuellement exercés par le roi Mohammed VI en vertu de l'actuelle constitution marocaine.

Le projet de réforme qui sera annoncé vendredi soir par le souverain prévoit également la suppression de la disposition qui considère comme «sacré» la personne du roi. Elle a été remplacée dans l'article 46 du nouveau projet par l'expression : «L'intégrité de la personne du roi ne peut être violée».

Cette nouvelle expression est «différente par rapport à la première. Car le terme "sacré", surtout en arabe, a une forte connotation religieuse», a indiqué à l'AFP le politologue Mohamed Darif.

«Cette nouvelle formule ne cherche pas à donner une dimension religieuse à la personne du roi mais elle met plutôt en exergue ses responsabilités politiques», ajoute M. Darif.

La langue amazighe (berbère, ndlr) est désormais considérée, avec l'arabe, comme langue officielle, selon le préambule du nouveau projet de réforme constitutionnelle.

Une grande partie de la population marocaine s'exprime dans l'un des trois dialectes de la langue amazighe, qui est défendue par la grande majorité de la société civile.
www.liberation.fr/monde/01012343955-le-roi-du-maroc-renonce-a-une-partie-de-ses-pouvoirs


France. Jean-Louis Nadal, procureur général près la Cour de cassation :
Un procureur général de la nation doit être instauré, indépendant du politique

Il n'y a plus de justice digne de ce nom là où le pouvoir règne en maître, y compris sur les juges.
Le moment semble aussi venu de s'interroger sur l'instauration d'un procureur général de la nation, qui aurait, lui, autorité sur les parquets, mais qui serait déconnecté de l'échelon politique.
Ainsi émergera ce véritable pouvoir judiciaire, dont certains diront qu'il est la version juridique de l'enfer et que d'autres considèrent comme une évolution normale dans une démocratie avancée, c'est-à-dire un État de droit, où s'exerce bien sûr le pouvoir, mais où les droits des individus doivent aussi être protégés par des contre-pouvoirs, parmi lesquels la justice est un élément central.
www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/17/un-procureur-general-de-la-nation-doit-etre-instaure-independant-du-politique_1537308_3232.html
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Sam 18 Juin - 0:32


Capture d'écran de la chaîne d'opposition syrienne sur le web Sham SNN
montrant un rassemblement à Al-Keswa, près de Damas, le 17 juin 2011 (AFP)


Les Syriens dans la rue par milliers au troisième mois de contestation

«Cinq personnes ont été tuées à Homs (centre), deux à Harasta (banlieue nord de Damas) et deux à Deir Ezzor (est) lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu sur les manifestants», a déclaré à l'AFP le président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme Rami Abdel Rahmane, joint au téléphone à Londres. Selon lui, les manifestants étaient au nombre d'environ 5.000 à Homs.

Des centaines de manifestants ont été aussi dispersés par la force à Sweidat, ville du Sud à majorité druze, a-t-il dit.

Selon lui, des rassemblements ont également eu lieu dans la région de Damas, de Deraa (sud), de Jableh (ouest), dans les villes de Sarakeb (nord-ouest), Rastan (centre), Ksayr (centre), Maarat el-Naaman (ouest), Talbisseh (centre), Lattaquié (ouest) et Mayadine (est).

Selon le militant Abdallah al-Khalil, environ 2.500 personnes ont défilé à Tabqa (nord). Un autre, Hassan Berro, joint par l'AFP, a expliqué que des rassemblements avaient réuni plus de 3.000 manifestants à Amouda (nord), réclamant liberté, démocratie et reconnaissance constitutionnelle du peuple kurde, 4.000 à Qamishli (nord-ouest) et 1.500 à Ras el-Ayn (nord-ouest).

Vidéo tournée, selon les militants qui l'ont postée sur Youtube, à Hama, le 17 juin. Le rassemblement semble massif, dans cette ville victime de la répression d'Hafez al-Assad, au début des années 1980.
www.youtube.com/watch?v=xhHYTwf1RhU cyclops

Les restrictions imposées aux médias, à l'ONU et aux organisations humanitaires empêchent toute vérification indépendante de ces informations.

Les forces de sécurité ont tiré vendredi sur des milliers de manifestants qui protestaient contre le régime dans plusieurs villes de Syrie, faisant au moins 12 morts selon des militants.

10.000 Syriens en Turquie

Au total depuis le 15 mars, près de 10.000 Syriens ont trouvé refuge en Turquie.
Plus de 1.300 civils sont morts ainsi que 340 membres des forces de sécurité dans les violences, depuis le début du mouvement, selon des ONG. Quelque 10.000 personnes ont été également arrêtées.
[…]
www.liberation.fr/monde/01012343931-syrie-tirs-nourris-contre-des-manifestants-a-banias

Seize manifestants tués ce vendredi en Syrie

AMMAN (Reuters) - Les manifestations contre le régime du président Bachar al Assad se sont poursuivies en Syrie vendredi, jour de la grande prière hebdomadaire, malgré la répression menée par l'armée qui a poussé 10.000 personnes à se réfugier en Turquie.

Au total, les forces de sécurité ont abattu en une journée 16 protestataires à travers le pays, rapportent les Comités de coordination nationale.

Un manifestant a pour la première fois été tué à Alep, deuxième ville syrienne et grand carrefour commercial.

La ville, qui compte les plus anciens souks souterrains du bassin méditerranéen, a une population majoritairement sunnite mais ses marchands, très influents, entretiennent des liens étroits avec l'élite alaouite, minoritaire, au pouvoir à Damas. Alep a été jusqu'ici épargnée par les manifestations, à l'exception de son campus universitaire et de ses banlieues.

Deux manifestants qui arrachaient des portraits du président Bachar al Assad et de son père Hafez ont été tués par des agents des services de renseignement militaires à Daïr az Zour, dans l'est du pays, ont rapporté des témoins.

Trois soldats qui refusaient de tirer sur la foule ont par ailleurs été blessés par les hommes du renseignement militaire, ont-ils ajouté. La télévision publique syrienne fait état d'un membre des forces de sécurité blessé par des hommes armés dans la même ville.

Rami Makhlouf, un cousin du chef de l'État que les manifestants considèrent comme le symbole d'un régime corrompu, a déclaré qu'il allait se retirer des affaires pour se consacrer à des oeuvres caritatives.

Après trois mois de violences à travers le pays, cette annonce n'a pas calmé les opposants qui ont fait de Makhlouf, dès le début du soulèvement, l'une de leurs cibles privilégiées dans leurs slogans.

Des dizaines de milliers de personnes se sont de nouveau rassemblées dans la province méridionale de Deraa, berceau du mouvement de protestation, ainsi que dans les régions kurdes de l'est du pays.

Des rassemblements on également eu lieu dans les villes de Homs et de Hama, au nord de Damas, et dans des faubourgs de la capitale.

PRESSIONS SUR ASSAD

Dans le Nord, l'armée encercle toujours les villes de Khan Sheikhoun et de Maarat al Noumaan, sur la route Damas-Alep, cinq jours après l'occupation par les soldats de la ville rebelle de Djisr al Choghour.

Les affrontements dans la région ont poussé des milliers de réfugiés à franchir la frontière turque.

Jeudi soir, la télévision syrienne a rapporté que le riche entrepreneur Rami Makhlouf, bête noire des opposants, quittait le monde des affaires pour se reconvertir dans les oeuvres caritatives.

Makhlouf possède notamment Syriatel, principal opérateur de téléphonie mobile syrien, ainsi que plusieurs entreprises de BTP et du secteur pétrolier. Il est également présent dans le secteur du transport aérien, dans l'activité hôtelière et possède des parts dans une banque.

Ses affaires ont connu une forte croissance sous le règne du clan Assad, au point que le quadragénaire a été surnommé "la pieuvre de l'économie syrienne".

L'agence officielle de presse Sana précise qu'il mettra en vente en bourse les 40% du capital de Syriatel qu'il détient. Les fonds ainsi récupérés financeront notamment "la prise en charge des familles des martyrs de Syrie qui ont été tués dans les événements récents", ajoute Sana.

Makhlouf est directement la cible des manifestants qui, depuis la mi-mars, réclament dans la rue une démocratisation du régime et la fin de la corruption des élites.
[...]
http://fr.news.yahoo.com/les-manifestations-se-poursuivent-en-syrie-malgr%C3%A9-la-131017132.html
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Sam 18 Juin - 10:14


Des milliers de jeunes Yéménites réclament la formation d'un conseil transitoire

Selon un responsable saoudien, le président Saleh ne rentrera pas au Yémen. Le dirigeant, contesté depuis cinq mois, est hospitalisé depuis deux semaines en Arabie Saoudite.

[...] Ali Abdallah Saleh, âgé de 69 ans, est hospitalisé dans le royaume après avoir été blessé lors d'une explosion contre la mosquée du palais présidentiel à Sanaa le 3 juin. Onze de ses gardes du corps ont été tués et 124 personnes blessées, dont un grand nombre de dignitaires, parmi lesquels le Premier ministre Ali Mohammed Moujawar et le président du Parlement Abdelaziz Abdelghani, également soignés en Arabie saoudite.

«O roi Abdallah, garde chez toi Ali Abdallah»

Depuis son départ, les jeunes protestataires qui ont déclenché en janvier un vaste mouvement de protestation pour réclamer son départ font pression sur le vice-président Abed Rabbo Mansour Hadi pour qu'il forme un Conseil intérimaire afin d'assurer la transition du pouvoir.

«Le peuple a provoqué la chute du régime. Le peuple veut la formation d'un conseil intérimaire», ont répété vendredi des milliers de contestataires massés sur la Place du Changement à Sanaa.

Ils ont également scandé à l'adresse du souverain saoudien «O roi Abdallah (d'Arabie saoudite), garde chez toi Ali Abdallah (Saleh)».

Selon une source diplomatique à Sanaa, une récente rencontre a eu lieu dans une capitale européenne entre le chef de l'opposition parlementaire, Yassine Saïd Noomane, et le conseiller politique de M. Saleh, Abdel Karim al-Iryani, une personnalité respectée.

Cette rencontre avait pour but d'évoquer «une solution de compromis» qui pourrait être la formation d'un gouvernement d'unité nationale.

M. Saleh a refusé jusqu'à présent, malgré de fortes pressions régionales et internationales, de signer un accord sur une transition de pouvoir […]

Au moins 200 protestataires ont été tués au Yémen en cinq mois dans la répression de leur mouvement réclamant le départ de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans.
www.liberation.fr/monde/01012343902-le-president-du-yemen-ne-retournera-pas-dans-son-pays
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Dim 19 Juin - 22:00


Libye : les leçons d’une guerre imbécile
Par François Bonnet

L'Élysée « célébrera » dimanche 19 juin les trois premiers mois de la guerre lancée contre le tyran Mouammar Kadhafi.
Au fait, en parle-t-on encore ? Le pouvoir se garde d'évoquer le sujet après les coups de trompette triomphalistes du mois de mars.
Les médias, qui avaient quasi-unanimement applaudi cette entrée en guerre mise en scène par Bernard-Henri Lévy (« Enfin ! », titrait Laurent Joffrin, du Nouvel Observateur), n'en parlent plus guère.
Car au-delà des communiqués en langue toute militaire de l'Otan, un premier bilan se révèle inquiétant, voire catastrophique.
[Extraits]

Mais ce conflit est à la fois révélateur et destructeur. Révélateur de l'irresponsabilité de cette présidence et de la faiblesse de l'Europe.
Révélateur de l'incapacité de l'Otan. Destructeur de la Libye d'abord et, en ricochet, de bon nombre d'espoirs portés par les révolutions arabes.
Destructeur enfin par la catastrophe humanitaire qu'il est en train de provoquer avec près d'un million de réfugiés ayant fui le pays dans des conditions terribles.

Trois mois après les premiers bombardements, voici les principaux éléments de bilan d'une guerre devenue un dangereux guêpier.

1. Questions sur l'entrée en guerre

«Protéger les populations civiles», dit la résolution 1973 de l'ONU, éviter «un épouvantable massacre à Benghazi», a claironné partout BHL, relayé par Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. Est-ce si simple ?

Un premier rapport d'Amnesty International, rendu public jeudi, interroge fortement la réalité et l'ampleur de la répression meurtrière engagée par Kadhafi contre son peuple.
L'organisation conteste le nombre de victimes et accuse les rebelles d'avoir multiplié, eux aussi, les crimes.

«Le nombre de morts a été grandement exagéré, explique Donatella Rovera. On parlait de 2000 morts à Benghazi. Or la répression a fait dans cette ville de 100 à 110 morts et à Al-Baïda une soixantaine.»
C'est une fois l'intervention militaire engagée que l'armée de Kadhafi s'est déchaînée contre les populations : «À Misrata, les crimes de guerre des pro-Kadhafi sont clairs.

Il y a eu des tirs totalement sans discrimination sur les civils», ajoute la représentante d'Amnesty.
Dans le même temps, elle pointe la véritable «chasse aux sorcières» menée par les rebelles contre les Africains sub-sahariens présents dans le pays et considérés, à tort, comme des mercenaires.

2. Kadhafi en tyran suractif

Il ne devait tenir que quelques jours : Kadhafi l'insupportable dictateur devait être renversé, assassiné par ses proches, trahi.
Ou prendre la fuite dans l'écroulement bruyant de son appareil répressif et la déroute de son armée.

Rien de cela ne s'est donc passé. Et, une fois de plus, comme en Afghanistan, comme en Irak, les analyses informées des experts relayées par nos va-t-en-guerre se révèlent entièrement fausses, tout comme les évaluations fournies par les services de renseignements.

Et le colonel affirme sur tous les tons qu'il n'est pas question pour lui « de quitter son pays » alors qu'il est le « plus grand résistant à l'impérialisme occidental ».

Saïf al-Islam Kadhafi

Et si ce n'est lui, c'est donc son fils. Saïf al-Islam Kadhafi a ainsi pu, dans un entretien à Corriere della Serra, ce jeudi, proposer l'organisation d'« élections libres dans les trois mois » et en présence d'observateurs internationaux, ajoutant au passage : « Je ne doute pas un seul instant que l'écrasante majorité des Libyens soutient mon père et considère les rebelles comme des islamistes fanatiques et fondamentalistes, des terroristes soutenus par des étrangers, des mercenaires à la solde de Sarkozy. »

3. Le sur-place politique

Dans une note récente, le très classique Institut international d'études stratégiques (IISS) dresse un sombre bilan des initiatives politiques qui ont accompagné la guerre.

D'abord en notant que plusieurs pays (France, Grande-Bretagne, États-Unis, rejoints ensuite par la Russie) font du départ de Kadhafi, par ailleurs sous la menace d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale, un préalable non négociable.
Ce que ne dit pas la résolution 1973 du conseil de sécurité (il n'est question que de « protection des populations civiles », pas de changement de régime) et ce qui ne laisse guère de marge de manœuvre.

Par ailleurs, un accord pourrait-il être obtenu avec le régime de Tripoli qu'il serait rejeté par les rebelles qui excluent, à ce stade, toute négociation ou partage futur du pouvoir.

Dans un rapport solidement documenté, le centre d'études International Crisis Group rappelle que la résolution 1973 demande un cessez-le-feu immédiat.

Mais l'ICG fait le même constat : les gouvernements les plus impliqués dans la guerre n'en veulent pas.

4. L'impasse militaire

Ce blocage politique ne serait rien si la guerre se déroulait comme prévu.
Or, selon des responsables britanniques cités par lejournal The Guardian, « plus personne désormais n'envisage une victoire militaire ».

Cette déclaration « off » fait écho à de nombreuses autres, en Allemagne, aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

Signe le plus évident : le mandat de l'Otan, qui a pris les commandes de l'opération militaire dès les premiers jours de guerre (malgré l'opposition de Nicolas Sarkozy), s'achevait initialement fin juin. Il a été prolongé de 90 jours, jusqu'à la fin septembre.

A la date du 17 juin, l'Otan a lancé 11.387 raids aériens sur la Libye, dont 4.307 destinés à des bombardements ou tirs de missiles.
Les cibles sont les plus diverses


Destructions à Benghazi.© Thomas Cantaloube

Les 150 sorties aériennes organisées en moyenne chaque jour n'ont qu'un impact limité sur l'armée de Kadhafi.

Selon l'IISS, « l'Otan revendique avoir détruit plus d'un tiers des capacités militaires du régime mais les forces de Kadhafi se sont rapidement adaptées »

La présence massive de mercenaires à la solde de Tripoli, largement mise en avant par les membres de l'Otan, semble faire partie des éléments de désinformation soigneusement distillés (tout comme cette rumeur de distribution de Viagra aux soldats du régime !).

Selon une mission du CF2R (Centre français de recherche sur le renseignement) et du Ciret-Avt qui vient de publier un rapport de mission en Libye, « les effectifs des combattants étrangers sont difficiles à évaluer. [...] »

À ce stade, l'impasse militaire semble totale, le pays étant de fait coupé en deux et les forces rebelles ayant échoué à occuper durablement de nouveaux territoires, en particulier dans l'ouest.

Alors que la résolution 1973 exclut tout déploiement de troupes au sol, plusieurs centaines d'instructeurs ont été envoyés à Benghazi par la Grande-Bretagne, les États-Unis, l'Italie, la France et la Jordanie.

« L'expérience en Afghanistan montre qu'il faudra des mois pour que les rebelles de l'est du pays améliorent leurs capacités », note l'IISS.

Si tous les experts pointent la désorganisation complète des forces rebelles, beaucoup s'inquiètent des risques d'escalade incontrôlée pour briser un statu quo qui joue clairement en défaveur de l'Otan.
Les combats pourraient déborder en Tunisie

5. L'Otan, la machine à perdre

Ces trois mois d'échecs militaires sont en train de provoquer de sérieux craquements au sein de l'Otan.

La vieille Alliance atlantique a déjà à son actif dix années de défaites successives en Afghanistan. Et la voilà une fois de plus en panne !

L'homme qui vient de dresser ce constat est l'Américain Robert Gates. Cet ancien patron de la CIA, ministre de la défense de George Bush puis de Barack Obama, conservateur et vieux routier de la guerre froide, part à la retraite et peut donc parler franc.

Il l'a fait devant une batterie d'experts réunis à Bruxelles, la semaine dernière (ici un article du New York Times).
Qu'a dit Gates, qui était personnellement opposé à cette guerre ?

Que les Etats-Unis, qui se contentent d'une « place à l'arrière» dans ce conflit, comme l'a dit Obama, sont épuisés par dix années de guerre et ne peuvent plus assurer 75% des dépenses de l'Otan.

Que les Européens ne peuvent faire financer leur défense par le contribuable américain.

Que la Libye est une illustration supplémentaire de l'incapacité de cette organisation militaire.

Résumé par Robert Gates, cela donne cela : « La plus brillante alliance militaire de toute l'histoire est en opération depuis seulement onze semaines contre un régime pauvrement armé et déjà, des alliés, à court de munitions, demandent une fois de plus aux États-Unis de faire la différence. »

Car la grande coalition, triomphalement annoncée par Nicolas Sarkozy au mois de mars, s'est réduite comme peau de chagrin.
Si dix-huit pays participent officiellement à la campagne militaire, la Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis supportent l'essentiel de l'effort de guerre.

Et plus de la moitié des membres de l'Otan n'apportent aucune contribution. Quant aux pays arabes, que la France se faisait fort de mobiliser, ils se limitent à la Jordanie, au Qatar et aux Émirats arabes unis qui se contentent de missions de logistique et de surveillance.

6. Une opposition libyenne en pointillé

Les trois mois de guerre auront au moins permis d'en apprendre un peu plus sur les rebelles et sur ce fameux Conseil national de transition, dont BHL s'est autoproclamé le porte-voix, jusqu'à commettre une énorme gaffe en Israël (1).

Or les indications encore parcellaires laissent apparaître une opposition éclatée où les démocrates sont largement minoritaires.

International Crisis Group a mené une longue enquête sur ce conseil, dont une partie des 33 membres demeurent d'ailleurs encore inconnus (pour des raisons de sécurité, officiellement).

On y trouve, outre des démocrates liés à des mouvements d'opposition en exil ou à des associations internationales de défense des droits de l'Homme, quelques hauts dignitaires du régime Kadhafi ayant fait défection à partir de février.

Que faut-il penser de ce conseil de transition ?

International Crisis Group note son caractère transitoire et la présence de « technocrates » qui, « sur le tard, pour beaucoup d'entre eux, se sont fait les avocats de réformes ».

Pour le CF2R, beaucoup plus critique, «le CNT est une coalition disparate aux intérêts divergents.

Les véritables démocrates n'y sont qu'une minorité, quasiment otages des tenants d'un retour à la monarchie ou de l'instauration d'un islam radical et de nouveaux convertis de l'ancien régime (...)

Le CNT n'offre en conséquence aucune garantie. La Libye est le seul pays du “printemps arabe” dans lequel la guerre civile est installée – avec un risque réel de partition – et où le risque islamiste s'accroît».

7. Les risques d'un « État failli »

Celui, noté par l'IISS, d'une installation dans une guerre civile de plus en plus meurtrière.

Les nombreuses inconnues liées à l'attitude de tribus aujourd'hui encore fidèles à Kadhafi, les dissensions au sein des rebelles, le contrôle des ressources pétrolières ne permettent pas d'exclure un scénario à l'irakienne voyant des affrontements intercommunautaires prendre le dessus ou une partition du pays s'installer durablement. C'est également ce type de risques que l'ICG met en avant.

Les experts du CF2R et de Ciret-Avt pointent pour leur part l'émergence « d'un risque terroriste ».

C'est également ce qu'avait mis en avant la CIA
C'est pour cette raison que les États-Unis ont refusé d'armer les rebelles.

Si peu d'éléments viennent à l'appui de ces thèses, le CF2R affirme que les services occidentaux « sont très inquiets du devenir des armes pillées par les insurgés dans les arsenaux libyens, en particulier des missiles sol-air de type SAM-7 ».

Enfin, le dernier risque souligné au vu des événements de ces derniers jours est une déstabilisation régionale et en premier lieu de la Tunisie, qui doit accueillir des dizaines de milliers de réfugiés et où des combats se sont tenus près des postes frontières.

Tandis que l'ICG appelle à des négociations dans l'urgence, le CF2R estime que « l'intervention occidentale est en train de créer plus de problèmes qu'elle n'en résout. Que l'on pousse Kadhafi à partir est une chose.
Que l'on mette pour cela la Libye à feu et à sang et que l'on fasse le lit de l'islam intégriste en est une autre ».


Visite à Tripoli de Nicolas Sarkozy

8. Le présidentialisme exacerbé

Nicolas Sarkozy a voulu cette guerre. Contre l'avis de nombreux Européens (Allemagne en tête).
Et jusqu'à prendre de court Alain Juppé qu'il venait pourtant de nommer aux affaires étrangères.

Trois mois plus tard, le pouvoir est des plus discrets sur l'évolution du conflit.

Les responsables militaires laissent transparaître leurs doutes par quelques périphrases. Le chef d'état-major de la marine, l'amiral Pierre-François Forissier, a évoqué la semaine dernière « un problème de ressources humaines ».
Et de matériel : « Si le porte-avions Charles-de-Gaulle était engagé en Libye jusqu'à la fin 2011, il ne travaillerait plus du tout en opération en 2012 », pour des raisons de maintenance, a-t-il souligné.

Aux États-Unis, les critiques se font de plus en plus fortes chez les républicains comme chez certains démocrates.
Le Congrès veut être consulté sur l'engagement des troupes et menace de bloquer les budgets nécessaires.

« Libye : la pensée arrêtée », par Claude Lanzmann

Loin de l'unanimisme des principaux médias et d'un milieu intellectuel emmené par BHL, c'est justement l'un de ses amis, Claude Lanzmann, qui se pend à la sonnette d'alarme. Le directeur de la revue Les Temps modernes s'était déjà écarté de la doxa avec une tribune publiée dans Le Monde du 17 avril, et titrée « Libye, rétheurs et décideurs ».

Claude Lanzmann y revient dans le numéro de mai-juillet des Temps modernes à l'occasion d'un excellent dossier sur les soulèvements arabes.

« L'unanimité fut écrasante, l'intervention militaire non discutée et toute pensée dissonante, tout questionnement sur les raisons et les buts d'une guerre qui taisait son nom ont semblé inconvenants », déplore-t-il.

« On ne sait rien ou très peu du “gouvernement” de Benghazi, sinon qu'il est constitué de gens proches de Kadhafi pendant des décennies.

Ce qui se passe en Libye n'est-il pas au fond une guerre civile, qui autorise toutes les simplifications et les amplifications rhétoriques ?
Kadhafi devait être écrasé en quelques jours sous la fessée des frappes. Il tient bon pour l'instant, malgré de très durs bombardements, une partie de la population le soutient, lui garde sa confiance.
C'est, dira-t-on, le propre des dictatures. Mais il y a sûrement autre chose : la population libyenne ne souffrait pas de la même misère que ses voisins égyptiens et tunisiens, le fantasque dictateur n'était pas toujours aussi fantoche qu'on le prétendait.
Même corrompu, il laissait à son peuple quelque profit de la rente pétrolière, l'essence et l'électricité étaient quasiment gratuites.

La Libye a quitté la une des journaux, quelquefois n'y figure plus du tout, il est question d'enlisement et de négociations.
Nous espérons avoir la possibilité d'en dire plus dans un prochain numéro des TM. »
www.mediapart.fr/journal/international/170611/libye-les-lecons-d-une-guerre-imbecile

(1) www.france24.com/fr/20110613-libye-bernard-henri-levy-bhl-gaffe-relations-israel-conseil-national-transition-cnt-juif#

La guerre coûte un million d'euros par jour aux Français.
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Dim 26 Juin - 10:25


Maroc : protestations contre les réformes en trompe-l’œil de Mohammed VI

Il y a trois mois, le roi Mohammed VI promettait de réformer la Constitution du Maroc. Son discours répondait à des manifestations de milliers de jeunes réclamant plus de démocratie et de justice sociale, prenant exemple sur les révolutions arabes.

Dans un nouveau discours à la nation le 17 juin dernier, le roi a présenté son projet de réformes dont il avait confié la mission délicate à une commission d'experts, dont il avait soigneusement choisi les membres. La réaction internationale -et notamment française- a été presque unanime : Mohammed VI, dans un contexte arabe en effervescence, fait figure de modèle en inscrivant son pays dans la voie démocratique.

Un numéro de prestidigitation politique

Pourtant, ces annonces ne satisfont pas certains démocrates, principalement le Mouvement du 20 février, qui parlent d'un simple «toilettage» des institutions. Ils estiment que cette réforme «cosmétique» ne constitue en rien une remise en cause de la Constitution actuellement en vigueur et qui fait du roi, depuis sa première mouture de 1962, un monarque de droit divin.

«Voilà ce que c'est de faire des manifestations à tempérament, le dimanche après la sieste, la plage, la glace et le petit noir ! À présent dégustons le résultat !», régissait avec cynisme un «facebookien» après le très attendu discours royal.

Avec cette nouvelle «loi suprême», le souverain marocain conserve toutes ses prérogatives de chef de l'État […]
http://fr.news.yahoo.com/r%C3%A9formes-trompe-l-mohammed-vi-m%C3%A0j-062310658.html

www.pagesmaroc.com/maroc,protestations,contre,le,nouveau,projet,de,r,formes-2009751.html


Une « réformette » pour en finir avec le Printemps

Mohammed VI veut fermer rapidement la parenthèse, avec le référendum prévu le 1er juillet pour lequel il dira « oui ». Pour Mohammed VI, le « Printemps » a été constitutionnalisé. Mais, même s’il peut bénéficier de l’appui de la presse française, beaucoup au Maroc relèvent que le Roi applique simplement la fameuse formule qui consiste à faire « bouger quelque chose pour que tout reste en place ». On peut parier qu’après la réformette, ce sera la répression pour les jeunes du 20 février qui sont déjà violemment attaqués par la presse du Makhzen. Pour le Roi et le Makhzen, la fête du Printemps est sur le point de prendre fin.

Kader A. Abderrahim, Professeur associé California University, Chercheur associé à l’Iris, Maître de conférences à SciencesPo Paris
www.palestine-solidarite.org/analyses.Kader_A.Abderrahim.240611.htm

Une comédie politique
www.lepost.fr/article/2011/06/23/2531654_la-comedie-politique.html
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mar 9 Aoû - 17:59


Succès sans précédent de la manif du « printemps israélien »

Deux cent mille manifestants à Tel Aviv, plus de 300 000 dans l'ensemble d'Israël sur une population de sept millions d'habitants : samedi soir [6 août], le « Printemps israélien » a pris une ampleur sans précédent dans l'histoire du pays, trois semaines après le début d'un mouvement spontané de protestations contre la vie chère à l'allure de vaste happening social et culturel.

Le mouvement a démarré lorsque des jeunes Israéliens ont installé leur tente sur le Boulevard Rothschild, une grande artère de Tel Aviv, pour protester contre le prix des loyers et le coût de la vie trop cher. Le geste a aussitôt été suivi par d'autres « campeurs », et est devenu un phénomène national, aux accents combinés des « Indignados » de Madrid et des révolutionnaires de la place Tahrir du Caire, une référence explicite pour certains manifestants (voir ce panneau « Walk like an Egyptian » photographié samedi soir à Tel Aviv).

Depuis, le mouvement s'est étendu avec ces manifestations monstre du samedi soir, depuis trois weekends, et un véritable village de la protestation sur le Boulevard Rothschild, alliant la diversité des revendications à une parole libérée.

Ce récit de Noam Sheifaz, publié ce samedi sur le site indépendant +972 (le code téléphonique d'Israël…), intitulé « entre euphorie et anarchie, le festival révolutionnaire de Tel Aviv », donne une bonne idée de l'atmosphère […]

Vidéo :
www.youtube.com/watch?v=45biV1vwjhU&feature=player_embedded
www.rue89.com/2011/08/06/succes-sans-predecent-de-la-manifestation-sociale-du-printemps-israelien-216953
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Mar 30 Aoû - 12:44


Dessin d'Iturria

Le carnet de Colette Braeckman
Libye, Côte d’Ivoire : des interventions qui se ressemblent

Abidjan en avril, Tripoli en août…Certes, la Côte d’Ivoire de Gagbo n’est pas la Libye de Kadhafi. Cependant, d’un renversement de régime à l’autre, comment ne pas être frappé par les similitudes entre les deux situations, dans lesquelles des forces spéciales européennes, françaises d’un côté, franco-britanniques de l’autre, ont joué un rôle déterminant ?

Les prémices certes, sont différentes : en Côte d’Ivoire, le président Gbagbo refuse d’accepter sa défaite, au terme d’élections contestées et, se fondant sur l’avis du Conseil Constitutionnel, il se considère comme le dirigeant légitime, ce que récuse la communauté internationale, par la voix des Nations unies. Depuis 2002, il est confronté à une rébellion dont la base se trouve dans le Nord du pays et qui soutient son rival, Alassane Ouattara, un ancien directeur du FMI, bien en cour à Paris comme à Washington.

En Libye, le colonel Kadhafi, qui dirige son pays d’une main de fer depuis 42 ans, est défié, dans la foulée du printemps arabe, à une insurrection armée partie de Cynénaïque, une région traditionnellement hostile au pouvoir de Tripoli, et il s’engage à mater dans le sang des insurgés traités de « rats ».

Refus du résultat des élections d’un côté, menaces de massacre de l’autre : dans les deux cas, la raison d’une intervention militaire, justifiée par une résolution de l’ONU, sera fournie par les deux dirigeants eux-mêmes.

Le Conseil de sécurité, par la résolution no 1975 du 31 mars, entérine l’intervention des forces françaises en Côte d’Ivoire, en appui à la force Licorne qui se trouve déjà sur place et aux côtés de l’Onuci (Organisation des Nations unies en Côte d’Ivoire), afin de protéger les civils et d’empêcher l’envoi d’armes lourdes.

En Libye, la résolution 1973 autorise l’intervention des forces de l’OTAN, invoquant la nécessité de protéger les populations civiles. Dans les deux cas, les tentatives de médiation menées par l’Union africaine sont prises de court voire disqualifiées tandis que les forces engagées dépassent largement leur mandat initial, le changement de régime et la mise hors jeu des leaders discrédités apparaissant rapidement comme le but ultime des deux opérations.

Dans les deux cas aussi, la capitale offre une résistance imprévue : dans Abidjan, acquise à Gbagbo, l’armée et la gendarmerie se battent efficacement contre les rebelles nordistes, à Tripoli, les forces pro Kadhafi, très bien armées et équipées, mettent en difficulté les insurgés venus de Cynéraïque. Alors que sur le terrain la situation marque le pas, une « botte secrète » est mise en œuvre : en Côte d’Ivoire, une « armée invisible », dirigée par le sergent Ibrahim Coulibaly, s’infiltre dans les quartiers, s’empare de caches d’armes et, le jour prévu, déclenche une offensive généralisée qui fera basculer la ville en quelques jours. Les rebelles, insaisissables et en civil, sont discrètement aidés par des forces spéciales françaises tandis que des hélicoptères de l’ONUCI les déposent en arrière des lignes gouvernementales.

A Tripoli aussi, des assaillants, disposant d’armes neuves, qui ont été entraînés dans le djebel Nefoussa, relayent les insurgés. En quelques jours, ils font basculer la capitale et envahissent Bab Al-Azizia, le bastion de Kadhafi, lui aussi décrit comme un « bunker » à l’instar du palais présidentiel d’Adidjan. Des images des derniers jours de Hitler hantent les esprits et en Côte d’Ivoire, la télévision des pro- Ouattara passera même un film montrant la fin du Führer ! Terré dans sa cave, Laurent Gbagbo finit par être arrêté après que les bombardements français aient provoqué un incendie. Au moment du dénouement, les forces spéciales françaises qui ont mené l’assaut s’effacent obligeamment pour laisser aux rebelles le crédit de l’opération. Le président sortant sera emmené en captivité dans le nord du pays.

En Libye, des forces spéciales françaises, britanniques mais aussi quataries appuient le Conseil national de transition, assurent la coordination entre les unités d’élite et les forces de l’OTAN qui bombardent mais ne peuvent intervenir au sol.

Dans les deux cas, des importants stocks d’armes sont mis en circulation, les portes des prisons s’ouvrent, les destructions sont massives et l’on dénombre des milliers de morts et de blessés civils. En Côte d’Ivoire, les rebelles, une fois maîtres du terrain, se livrent à des pillages, des représailles à l’encontre des ressortissants du sud et du centre du pays, les villes de l’Ouest (Douekoue, Gagnoa) sont le théâtre de massacres de grande ampleur, les hommes adultes étant systématiquement liquidés. Le CICR recense 800 morts à Douekoue. A Tripoli, les forces pro Kadhafi ont tué des civils, des snipers sont entrés en action mais les reporters ont découvert que les rebelles avaient exécuté des dizaines de prisonniers-mains liées dans le dos- et MSF s’alarme de la situation dans les hôpitaux où affluent les blessés.

Quant à la victoire, elle se révèle amère : en Côte d’Ivoire, Ibrahim Coulibaly, le sergent IB qui avait dirigé l’ « armée invisible » a été exécuté car il n’acceptait pas l’autorité de Guillaume Soro, le premier ministre de Ouattara. En Libye, les divisions au sein du CNT se sont déjà traduites par l’assassinat du général Younès et d’autres fractures apparaissent, entre tribus, entre régions.

Cependant, dans les deux cas aussi un ordre nouveau se dessine : Alassane Ouattara tient un discours réconciliateur et fait appel à la Cour pénale internationale, le CNT promet des élections dans huit mois. En outre, les grands patrons français se sont rendus récemment à Abidjan, et, sur base d’un prêt de 400 millions de dollars, se sont engagés à reconstruire l’économie. En Libye, les fonds souverains (150 milliards de dollars) seront dégelés et rembourseront le coût de la guerre, les flux pétroliers changeront probablement de mains…
http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2011/08/26/libye-cote-divoire-des-interventions-qui-se-ressemblent/

Ce qui se passe en Libye est inquiétant. Il ne s’agit pas d’une « guerre pour la démocratie »
En Côte d'Ivoire, le pouvoir Ouattara, installé par la « communauté internationale » au prix de milliers de morts, se réjouit du trépas de Kadhafi parce qu'il constitue un message subliminal à destination d'une potentielle opposition musclée.
Ce qui se déroule en Libye n’est rien d’autre qu’une guerre illégale de l’Occident.
www.agoravox.fr/actualites/international/article/ce-n-est-pas-une-affaire-de-99790


Irak, Syrie, Liban, Libye, Somalie, Soudan et Iran
la guerre contre la Libye était programmée après le 11/9
"Le général Wesley Clark affirme que, dix jours après le 11 septembre 2001, les invasions militaires de l'Irak et de la Libye, et de plusieurs autres pays du Moyen-Orient, étaient déjà prévues et réglées d'avance."
Vidéo : www.youtube.com/watch?v=Q_gjMHetUgk&feature=share cyclops
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Dim 2 Oct - 23:29


Malgré les arrestations, les activistes anti-Wall Street ne désarment pas
DÉCRYPTAGE + VIDÉOS
Les manifestations contre la finance se multiplient à New York. Plus de 700 activistes ont été arrêtés samedi. Retour sur un mouvement qui pourrait vite faire tache d'huile.
Par Christian LOSSON

Brooklyn bridge, hier, New-York. Une manifestation pendant plus de deux heures. Plus de 700 arrestations, en dépit d'une ambiance pacifique. Un nouvel épisode du mouvement anti-Wall Street qui a débuté le 17 septembre et gagne chaque jour en ampleur. La manifestation avait débuté dans l'après-midi à Liberty Plaza, dans le quartier de la finance, où campent depuis deux semaines des militants du mouvement «Occupy Wall Street».

Les manifestants arboraient des pancartes pour «en finir avec la Fed», la Réserve fédérale, ou à braquer des «bombes au poivre sur Goldman Sachs», cette banque d'investissement new-yorkaise sur le grill depuis son rôle dans la crise des «subprimes», qui a déclenché une crise économique et financière planétaire.

La veille, vendredi, 2000 personnes avaient pris la rue pour fustiger les pratiques des banques. A Boston, ils étaient 3000, au même moment, regroupés au sein de la coalition «Droit à la ville» («Right to the city»), en partie inspiré d'un mouvements anarcho-écolo-protestaire britannique, Reclaim the streets. Ou des TAZ, des zones autonomes temporaires, théorisées par Hakim Bay. Dont voici un résumé. La police avait déjà interpellé 24 manifestants devant le siège local Bank of America. La plus grande banque (en terme d'actifs) avait annoncé un plan social qui mettra 30.000 salariés sur la touche. Le tout doublé d'une réduction annuelle de ses coûts de 5 milliards de dollars d'ici 2014, comme le rappelait récemment la presse économique.

A l'origine de ce désir de «fertilisation croisée des luttes» ? Un large appel à une «protestation pacifique», le 17 septembre. Tout un symbole voulu par les protestataires : le 17 septembre est la date anniversaire de l'adoption de la Constitution américaine, en 1787. Depuis deux semaines, à New York, les manifestations et occupations de parcs se multiplient.

Une occupation «pour libérer les Etats-Unis» du joug de la finance. Slogan par ailleurs relayé par les Anonymous, hacktivistes et donc spécialistes de cyberattaques tous azimuts (en Syrie par exemple, comme le raconte Ecrans.fr...) qui se défendent cependant de jouer un rôle central, contrairement à ce qu'affirme la presse internationale comme ici, dans The Guardian. Et pas forcément à tort d'ailleurs. Le maillage, façon toile d'araignée, est plus large. Et plus spontané.

Exemple parmi d'autres de l'agit prop anticapitaliste : le révérend Billy, dont Libération a souvent parlé, qui via des prêches anticonsuméristes, fustige, façon télévangélisme déglingué, l'impasse du libéralisme.
www.youtube.com/watch?v=0TZ_Qi0ehe8&feature=player_embedded cyclops

En fait, ces manifestations signent le retour des artivistes (contraction entre artistes et activistes) qui, à l'instar des Yes Men spécialistes des détournements, croqués en dernière page du journal en 2004, prospèrent depuis les manifestations de Seattle en décembre 1999. Et ont été à la base de la révolte en cours à New York. Une rébellion sur le mode de la désobéissance civile, dont Libération avait recensé, en 2004, la pluralité et la diversité des modes.

A New York, les adbusters, spécialisés dans le détournement de publicité, ont ainsi joué un rôle clé de coordination en temps quasi réel des actions en cours. Adbuster.org, comme d'autres, n'entendent pas en rester là. Les AG s'ajoutent aux AG, entre autogestion, forum open et volonté de dissémination des luttes. Avec, à la manoeuvre, le site d'Occupy Wall Street... Et les appels à poursuivre et amplifier les manifestations (physiquement ou viralement) se poursuivent, comme on peut le voir ci-dessous.



Mot d'ordre : «La résistance continue à Liberty square et dans tout le pays». Autour d'une idée : et si les indignados ou les révoltés de la place Tahir pouvaient contaminer l'épicentre du capitalisme et de la crise actuelle, Wall Street, et pousser le peuple américain «à prendre en main sa destinée».
[...]

De leur côté, quelques figures de l'altermondialisme, comme Noam Chomsky, intellectuel radical et controversé, tentent aussi d'accompagner le mouvement. Le sociologue des médias n'est pas seul. «C'est la première fois que cela se produit, et c'est le début de quelque chose qui ne va que s'amplifier», estime ainsi Michael Moore. Le réalisateur altermondialiste veut croire que les autorités ne s'affranchiront pas d'un claquement de doigts de cette manifestation new-yorkaise, plutôt rare, de «désobéissance civile», ce réveil «démocratique contre la kleptocratie de la finance».
www.youtube.com/watch?v=gaXBWpN7ii8&feature=player_embedded cyclops

www.liberation.fr/economie/01012363268-malgre-les-arrestations-les-activistes-anti-wall-street-ne-desarment-pas
*www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html


700 manifestants anti-Wall Street arrêtés à New-York samedi 1er octobre
www.liberation.fr/economie/01012363275-700-manifestants-anti-wall-street-arretes-a-new-york


Des images de Wall Street : les policiers agressent les insurgés sans aucune raison
http://geraldcelentechannel.blogspot.com/2011/10/jp-morgan-chase-donates-46-million-to.html
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Lun 3 Oct - 10:22


Syrie : l’appel aux armes étrangères

Analyse <> Face à la répression, l’opposition abandonne peu à peu ses principes fondateurs : pacifisme, multiconfessionnalisme et non-ingérence internationale.

Le rouleau compresseur des forces de Bachar al-Assad a-t-il aussi écrasé le consensus, solidement établi pendant six mois, de la révolution syrienne ? Les trois «non» aux armes, au confessionnalisme (confrontation communautaire) et à l’intervention étrangère, qui ont fait la cohésion et la fierté du mouvement de contestation, sont sérieusement ébranlés. «Les opposants en exil sont tranquilles, à nous donner des conseils ! Ils ne sont pas sous le feu !» lance par téléphone un jeune, apostrophant sur l’antenne d’Al-Jezira le chercheur Salam Kawakibi qui, depuis Paris, insistait sur l’importance de maintenir le caractère pacifique de la révolte. «Vous ne pouvez vous rendre compte de la brutalité et de l’humiliation quotidiennes qu’on subit !» ajoute l’intervenant, exaspéré.

«Utopique». L’escalade de la répression, depuis la puissante offensive lancée par le régime syrien au début du mois d’août, a ouvert les yeux des protestataires sur la difficulté de poursuivre un combat aussi inégal. La prise de Tripoli par la révolte armée libyenne, soutenue par l’aviation de l’Otan, a ensuite indiqué aux révolutionnaires syriens fatigués un raccourci dont ils rêvent de plus en plus. Dans la semaine qui a suivi le départ de Kadhafi, la journée d’action du vendredi a été placée sous le signe de «la protection internationale».

Les dirigeants du mouvement à l’intérieur du pays, comme les assemblées de l’opposition qui se sont tenues la semaine dernière à Damas ou à Istanbul, ont beau réaffirmer le triple rejet consacré, ils ne sont plus suivis sur le terrain par les militants comme par les populations, victimes de punitions collectives. De plus en plus souvent qualifiée d’«utopique» par ses premiers acteurs, la révolution pacifique, multiconfessionnelle et purement syrienne a perdu sa crédibilité. «Jusque-là, les Syriens ont résisté avec patience et conscience aux provocations du régime pour pousser à la militarisation du mouvement et à la sédition confessionnelle, admet l’avocate Razan Zaitouneh, l’une des animatrices des comités de coordination sur le terrain, dans une interview au quotidien libanais As-Safir. Mais la poursuite des vexations et des atteintes aux croyances religieuses de la part des sbires d’Al-Assad rendent les dérapages, hélas, plus probables.»

Les tirs de canon sur les minarets, les raids sanglants des miliciens alaouites dans des mosquées en plein ramadan et leurs insultes directes contre les fidèles ont en effet braqué la majorité sunnite de la population contre «ces impies».

Homs, la troisième ville du pays, où la protestation et les confrontations sont restées les plus violentes depuis le début de la révolution, concentre tous les dangers et les dérives possibles. Près d’un tiers de ses 1,5 million d’habitants sont alaouites mais divisés entre partisans armés du régime et protestataires, tout comme les chrétiens, qui comptent pour environ 10% de la population. En outre, les premières défections significatives au sein de l’armée se sont produites dans les environs de Homs.

Tandis que des affrontements entre militaires loyalistes et rebelles se multiplient, ces derniers interviennent aussi pour protéger les habitants des raids des miliciens pro-Assad. La présence et l’usage des armes, au nom de l’autodéfense par la population, ont été confirmés par des sources diplomatiques et locales indépendantes. La ville a été le théâtre de plusieurs épisodes de confrontation sanglante et d’actes de vengeance entre alaouites et sunnites et, plus rarement, entre sunnites et chrétiens. Les animateurs du mouvement de protestation continuent de parler «d’actes isolés», et maintiennent que leur révolte reste pacifique et non confessionnelle, mais «le glissement vers la guerre civile paraît imminent, à Homs en particulier», reconnaît une universitaire chrétienne de la ville.

Tabou. Dans les autres points chauds du pays, où les manifestants continuent de faire face, à mains nues, à la machine de guerre du régime, les appels à une intervention étrangère se multiplient. Alors que des hélicoptères survolaient Kessouah, près de Damas, le 20 septembre, le correspondant de SNN (Syria News Network), l’un des réseaux d’information de la révolution, écrivait : «Ce régime n’hésite pas à utiliser ses armées de terre, de l’air et sa marine contre le peuple désarmé. La communauté internationale pourrait au moins imposer l’exclusion aérienne pour arrêter le massacre du peuple syrien.»

Les formes, les avantages et les dangers de l’ingérence étrangère sont l’objet de débats houleux au sein du mouvement de protestation, mais le tabou est bel et bien tombé et l’un des sites de l’opposition n’hésite plus à proclamer en haut de sa page d’accueil : «Oui à l’intervention militaire étrangère pour vaincre les gangs des Al-Assad et sauver les Syriens !»Encore faudrait-il que quelqu’un soit prêt à y répondre. C’est loin d’être acquis, même parmi les puissances les plus remontées contre le régime de Bachar al-Assad.
www.liberation.fr/monde/01012363119-syrie-l-appel-aux-armes-etrangeres
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Lun 3 Oct - 10:37


Mayotte. Des blindés et des renforts de gendarmerie viennent s'opposer à la grève générale contre la vie chère.
Des affrontements qui vont crescendo

La journée a été pire qu’hier dans les rues des Kawéni et Mamoudzou où manifestants et forces de l’ordre se sont opposés au long de la journée. Et la manifestation est reconduite demain alors qu’aucune avancée n’est à noter.

28 septembre 2011
www.malango-actualite.fr/article/mayotte__des_affrontements_qui_vont_crescendo-7849.htm


Face à des manifestants qui bloquent des ronds points au simple cri de « Mabawas nachouké ! » ("les ailes de poulet moins chère") la réaction gouvernementale est totalement disproportionnée, comme chaque fois que des mouvements sociaux se déclenchent dans un département ou un territoire d'outre mer, autrement dit dans l'une des "dernières colonies française".

Avant tout, il s'agit d'une manifestation du mépris des autorités coloniales pour les Mahorais qui fait suite à d'autres interventions policières, au propos racistes de certains hauts fonctionnaires, à la chasse aux comoriens "clandestins", aux tentatives de dresser les Mahorais contre les migrants africains venus du continent.

La population est à juste titre exaspérée. Nous appelons toutes et toutes à la soutenir sans réserve.
Le 30 septembre 2011.
www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-soutien-%C3%A0-la-gr%C3%A8ve-g%C3%A9n%C3%A9rale-%C3%A0-mayotte



Les néo-colons sévissent aussi aux Antilles
http://sarko-verdose.bbactif.com/t201-les-antilles-se-soulevent
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Lun 20 Aoû - 3:24


Émeutes à Libreville (Gabon) le 16 août
Le pouvoir voulait interdire le meeting d’un parti d’opposition.


Émeutes des Cocotiers : le jour d’après
par Gérald Mounomby

Au lendemain des émeutes du 15 août, le quartier de Cocotiers, théâtre des faits, ressemblait à un no man’s land, le bilan hâtif donné par l’opposition était devenu incertain, les commentaires sont allé bon train et le président de la République n’a pas manqué d’annoncer l’application de la loi.

Le quartier des Cocotiers à Libreville semblait littéralement groggy ce jeudi 16 août après les émeutes qui l’ont secoué la veille et la tentative, réprimée, de l’Union nationale (UN) d’y organiser un meeting. Alors que les gens restaient terrés dans leurs habitations, les forces de l’ordre patrouillaient par acquis de conscience dans les rues parsemées d’éclats de bouteilles, de pare-brises éclatés, de douilles de grenades lacrymogène mais aussi de foyers éteints de détritus et de carcasses de voitures calcinées. La plupart des commerces et petits services du quartier sont restés fermés alors que de nombreux soudeurs s’y activaient pour la fabrication de grilles de sécurité. [...]
http://gabonreview.com/blog/emeutes-des-cocotiers-le-jour-dapres/


www.youtube.com/watch?v=xQ5pFITdlkc&feature=youtu.be&a cyclops
Témoignage de Gilbert Nguema, frère d’Élisabeth Nwanda

Élisabeth Nwanda tenait un petit salon de coiffure dans le quartier des Cocotiers à Libreville. Elle a succombé à l’inhalation de gaz lacrymogène. Son frère indique qu’elle est morte à son arrivée à l’hôpital : « Lorsque j’arrive, je vois ma petite sœur qui était en train d’agoniser, le sang sort par le nez et par la bouche. Elle me dit que lorsqu’elle était en train de fermer le box (de coiffure), les agents ont lancé des gaz lacrymogènes, ça l’a touchée à la face. Ils ont commencé à la tabasser. »
[...]
http://gabonreview.com/blog/le-grand-meeting-de-mba-obame-tourne-a-lemeute/


Le Gabon est dirigé par le dictateur et fils de dictateur, Ali Bongo Ondimba.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabon
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MessageSujet: Re: Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour   Aujourd'hui à 12:31

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Le vent de révolte au Maghreb souffle à l'entour
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