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 Spéculation, crise, finance / Economie

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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mer 19 Jan - 23:22

Mercredi 19 janvier 2011 :

Le sauvetage de l’euro n’a pas eu lieu : hier, par la voix de son ministre des finances, Wolfgang Schäuble, l’Allemagne a jeté l’éponge. M. Schäuble a dit qu’il n’y avait aucune urgence et qu’on pouvait réfléchir posément à la mise au point d’une nouvelle stratégie. Une autre manière de dire : « Advienne que pourra ! »

L’oraison funèbre de la zone euro telle qu’on l’aura connue, à seize, a été prononcée par Olli Rehn, le commissaire aux affaires économiques et monétaires de la zone euro : « La crise est toujours là. Nous connaissons une trêve depuis deux ou trois jours, mais nous ne pouvons pas nous permettre la moindre complaisance ». L’histoire retiendra qu’Olli Rehn rejetait lui la capitulation ; il est apparemment de la race des capitaines qui choisissent de couler avec leur navire.

Quand la zone euro a commencé de se défaire il y a un an, lorsque la situation de la Grèce a été connue, et que les projecteurs se sont immédiatement tournés vers le Portugal et l’Espagne, il est devenu évident que ce serait le pays le plus riche des seize qui – en dernière instance – devrait sauver tout le monde. Pourquoi ? Parce que dans un premier temps, les États sauvent les banques et comme elles sont insolvables, ils se noient en tentant de les sauver (voir le cas de l’Irlande dont on parlait moins il y a un an mais qu’il a fallu sauver en catastrophe à l’automne dernier), et que dans un deuxième temps, c’est aux États encore debout de tendre une main secourable à ceux qui tombent l’un à la suite de l’autre.

Quand la Grèce est tombée, l’Allemagne a fini par dire oui, du bout des lèvres.

Quand ce fut le tour de l’Irlande, l'Allemagne a dit qu’il s’agissait plutôt du genre de question dont le Fonds Monétaire International devrait s’occuper. Depuis, elle s’est attelée à mettre au point une solution qui entrera en vigueur en 2013, c’est-à-dire lorsqu’on pourra, après la bataille, faire le décompte des morts et des vivants. L’Allemagne s’est faite une raison, elle a faite sienne la philosophie du « En bien ou en mal, tout finit par s’arranger ! »

Mr. Schäuble aura donc connu son « moment Paulson », du nom de Henry « Hank » Paulson, le Secrétaire au Trésor de la deuxième administration Bush, qui jeta l’éponge le 14 septembre 2008 quand le représentant de la Barclays confirma que sa banque était prête à reprendre Lehman Brothers – à condition que ses actionnaires approuvent l’opération dans les jours qui suivraient. Le soleil se levait sur Tokyo et il était déjà trop tard.

L’hémorragie que provoqua la faillite de Lehman Brothers, et qu’il fallut étancher en déversant près de deux mille milliards de dollars et d’euros, fait que l’histoire pose déjà un regard sévère sur le « moment Paulson ». Mais que pouvait faire d’autre le ministre des finances américain ?
On sait aujourd’hui – depuis que la Federal Reserve, poussée dans ses derniers retranchements, a dû révéler les chiffres – que les titres rachetés à Bear Stearns par la Federal Reserve Bank de New York, qui avait elle été sauvée au printemps par son rachat arrangé par JP Morgan Chase, étaient une infâme camelote.

On a également appris le mois dernier que Bear Stearns était impliqué à l’époque dans une affaire de manipulation du prix de l’argent-métal sur le marché des Exchange-Traded Funds. Nous ne le savons que depuis quelques semaines mais il est difficile d’imaginer que Paulson ne l’ai pas su lui à l’époque. Il a déclaré alors sans la moindre ambiguïté : « Une opération de sauvetage comme celle qui vient d’avoir lieu pour Bear Stearns ne pourra pas être répétée ».

On sait maintenant que Lehman Brothers truquait ses comptes grâce à une entourloupe au doux nom de « Repo 105 », déguisant en ventes effectives à la fin de chaque trimestre des mises en pension de titres, et clamant à la face du monde qu’elle réduisait l’effet de levier dans son financement, alors qu’elle se contentait de doper sa combine. Cela aussi Paulson devait le savoir : on nous montre à nous les bilans officiels des sociétés, mais un ministre des finances a accès aux vrais chiffres. Quand tout s’écroule, apparaît en surface quelle est la part de ces chiffres qui découle d’un travail honnête et celle qui s’obtient par la fraude ordinaire. Quel que soit son degré personnel de cynisme, on est toujours surpris.

Que va-t-il se passer maintenant ? L’effet domino va suivre son cours et les pays en faillite restructureront leur dette.

Les banques allemandes et françaises encaisseront la décote de la dette grecque ; les banques britanniques et néerlandaises, la décote de la dette irlandaise ; les banques espagnoles encaisseront la décote de la dette portugaise – la goutte qui fera déborder le vase en ce qui les concerne, et ainsi de suite, car chacun doit de l’argent à tous les autres. Il faudra avoir le cœur bien accroché dans le secteur bancaire.

Les banques allemandes prendront un sacré coup, mais on a dû faire les comptes à Berlin, et le calcul est facile à faire : sauver les banques allemandes coûtera toujours moins cher que de sauver toutes les banques de la zone euro, plus la dette souveraine de tous les pays dont elles relèvent. Au bout du compte, la notation AAA de l’Allemagne devrait en sortir indemne, alors que si elle s’engageait dans les jours qui viennent à sauver l’Espagne (coût à vue de nez : 950 milliards d’euros, soit davantage que le montant actuel de la cagnotte européenne : les 750 milliards du Fonds Européen de Stabilité Financière), la notation de son risque de crédit serait menacée.

Hier, la zone euro a basculé officiellement dans le chacun pour soi. Mais quel était le choix qui s’offrait à M. Wolfgang Schäuble ? Guère meilleur que celui auquel était confronté M. Henry Paulson il y a deux ans : Charybde ou Scylla.

Y a-t-il moyen de faire autrement ? Oui, si l’on remet en question des choses jugées fondamentales quant au statut de la propriété privée. À cela, la zone euro et ses majorités parlementaires libérales n’est pas encore prête. On en reparlera sur le champ couvert de morts, après qu’auront été quelque peu déblayés les décombres.

Paul Jorion.

http://www.pauljorion.com/blog/?p=20559
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Ven 21 Jan - 1:17

Jeudi 20 janvier 2011 :

Ce matin, la banque américaine Goldman Sachs organisait un séminaire dans le très select Cercle Interallié, pour présenter ses perspectives économiques et financières de l’année. En gros, expliquer à ses clients quelles étaient les évolutions à attendre en matière de conjoncture et surtout où placer leur argent pour en profiter le mieux possible.

Mais c’est à la fin, lorsque l’on a abordé la question des obligations que j’ai failli tomber de ma chaise : pour les experts de la banque, il faut acheter de la dette grecque et, dans une moindre mesure irlandaise et portugaise ! Mais pas n’importe laquelle. Dans le cas de la Grèce, il faut prendre les obligations à 30 ans. Surtout pas celle à 10 ans.

Bizarre : les taux à dix ans sont à plus de 11,30 % et ceux à 30 sont à 8,50 %. Les gourous de Wall Street auraient-ils perdu leur calculatrice ? Non, rassurez-vous !

« La Grèce va restructurer sa dette à dix ans », nous a annoncé l’air de rien le stratège obligataire de la banque : ce qui signifie qu’il faut la fuir à tout prix.

Par contre, cette restructuration épargnera la dette à trente ans. Et au contraire, en restructurant à court terme, la Grèce aura plus de chance de nous rembourser à très long terme. Avec des taux à 8,50 % à 30 ans - imbattable – Athènes offre des rendements uniques au monde, qui vont rapporter plein de sous.

Les clients de Goldman Sachs ont vraiment de la chance. Ils ont appris (c’est un scoop) que la Grèce allait restructurer sa dette et surtout qu’il fallait tout de suite se précipiter sur les taux à trente ans.

Au fait, ami lecteur, j’ai oublié de vous dire : c’est Goldman Sachs qui a été soupçonné, dans les années 2000 d’avoir aidé le gouvernement Grec à maquiller ses comptes. Une accusation jamais prouvée, je m’empresse de le préciser, mais que les clients de la banque, hier au Cercle Interallié auraient peut-être mérité de savoir.  

http://blog.lefigaro.fr/economie/2011/01/le-scoop-de-goldman-sachs-sur-la-dette-grecque.html

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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Dim 23 Jan - 16:05

A propos de la Grèce :

- Emprunt à 3 mois :

Allemagne : taux d'intérêt des obligations à 3 mois : 0,470 %.

France : taux d'intérêt des obligations à 3 mois : 0,622 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN3M:IND

Et la Grèce ?

Quel taux d'intérêt doit payer la Grèce pour un emprunt à 3 mois ?

Jeudi 20 janvier 2011, pour un emprunt à 3 mois, la Grèce a dû payer un taux d'intérêt de 4,10 %.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/01/23/97002-20110123FILWWW00058-grece-un-emprunt-pour-la-diaspora.php

- Emprunt à 6 mois :

Allemagne : taux d’intérêt pour les obligations à 6 mois : 0,640 %.
France : taux d’intérêt pour les obligations à 6 mois : 0,744 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN6M:IND

Et la Grèce ?
Quel taux d’intérêt doit payer la Grèce pour un emprunt à 6 mois ?
Mardi 11 janvier 2011, pour un emprunt à 6 mois, la Grèce a dû payer un taux d'intérêt de 4,90 %.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/01/11/97002-20110111FILWWW00482-grece-leve-195-mds-en-dessous-de-5.php

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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 24 Jan - 17:48

Lundi 24 janvier 2011 :

La capacité de remboursement de la Grèce, lourdement endettée, est fortement remise en question par les marchés financiers, qui estiment qu'une restructuration de la dette devrait être engagée le plus tôt possible.

Les trois principales agences de notation ont abaissé leur note attribuée aux emprunts d'Etat grecs en catégorie spéculative. Par ailleurs, la prime de risque exigée par les investisseurs pour détenir de la dette grecque plutôt que de la dette allemande s'inscrit à plus de huit points de pourcentage.

"La Grèce ne sera pas capable de rembourser sa dette. Et plus tôt elle le reconnaîtra, mieux ce sera pour toutes les parties impliquées", a déclaré la semaine dernière à Reuters le président de l'institut de recherche allemand Ifo Hans-Werner Sinn. "Par conséquent, la Grèce doit trouver un accord avec les banques créancières en vue d'une restructuration de sa dette, ce qui implique que les banques renoncent à un partie de leur dû."

Mais il semble toutefois beaucoup plus probable que l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) ne privilégient pas cette solution et optent plutôt pour un délai supplémentaire du remboursement de l'aide financière, une réduction des taux d'intérêt et des rachats de dette grecque sur le marché secondaire, afin d'éviter une "décote".

Une dépréciation de la dette grecques, même limitée, affecterait les banques européennes encore fragiles et les assureurs, en particulier français et allemands, ce qui serait lourd de menaces la stabilité de la zone euro.

Quoi qu'il en soit, à plusieurs reprises, Athènes a publiquement écarté l'hypothèse d'une restructuration.

Le ministre délégué aux Finances grec avait ainsi expliqué vendredi qu'Athènes souhaiter rééchelonner le remboursement des aides d'urgence reçues l'an dernier du FMI et de plusieurs pays de la zone euro, mais qu'il n'était pas question de restructurer la dette grecque.

En contrepartie d'une aide de 110 milliards d'euros accordée en mai dernier, le gouvernement socialiste s'est en revanche engagé à mettre en place un douloureux plan d'austérité budgétaire.

Le gel des salaires dans la fonction publique et des pensions de retraites, la réduction des aides sociales et du budget consacré à la défense, conjugués à une hausse des prélèvements obligatoires, ont permis de juguler partiellement le déficit, qui est passé de 15,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2009 à 9,4% du PIB en 2010.

Des efforts sont également entrepris pour rendre l'économie grecque plus compétitive, mais la tache à accomplir est encore colossale, notamment en termes de contrôle des dépenses dans le secteur de la santé ou des transports, et de lutte contre la corruption et la fraude fiscale.

Or, même si le plan d'austérité sur trois ans est appliqué à la lettre, le FMI et l'UE prévoient que la dette publique grecque atteindra un pic à 158% du PIB en 2013. Des économistes tablent de leur côté sur une dette à plus de 160% du PIB en 2014, ce qui, selon eux, n'est pas viable.

Le pays devrait alors générer un excédent budgétaire primaire de 5,5% pour simplement stabiliser le montant de la dette à ce niveau.

Pour que la dette recule, l'économie grecque, qui s'est contractée d'environ 8% depuis le début de la crise, devrait en outre progresser de quelque 5% par an.

Pour assainir la situation grecque, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) pourrait être autorisé à acheter sur le marché secondaire des obligations d'Etats membres en difficulté face à la crise de la dette, selon des sources de la zone euro.

Autre option envisagée, le FESF pourrait prêter à ces Etats pour qu'ils rachètent leur dette à moindre coût.

En fin de compte, ce sera l'UE qui tranchera si la dette grecque doit être restructurée, et le cas échéant, à quel moment.

"En gros, un quart de la dette grecque est détenue par les Grecs", commente Gikas Hardouvelis, professeur d'économie à l'université Piraeus. "Pour le reste, elle est détenue principalement par les banques européennes, la Banque centrale européenne et les Etats européens. Ils ne nous laisseront pas (décider)".

"L'UE devrait probablement rééchelonner le remboursement des 110 milliards d'euros puis s'interroger : ne devrions-nous pas rééchelonner le reste de la dette ?" ajoute-t-il.

"Cette hypothèse est bien plus probable que celle d'une décote."

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters_00316411-grece-une-restructuration-imminente-de-la-dette-parait-peu-probable.htm
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 25 Jan - 10:36

Espagne : les caisses d'épargne en difficulté pourront être nationalisées.

L'Espagne a lancé lundi un nouveau message pour rassurer les marchés en exigeant un effort supplémentaire de recapitalisation des caisses d'épargne, maillon faible de son système financier, et en autorisant la nationalisation partielle des plus fragiles d'entre elles.

Le besoin total de recapitalisation supplémentaire des caisses d'épargne est chiffré à 20 milliards d'euros, selon une estimation de la Banque d'Espagne, qui leur avait déjà injecté 11,5 milliards d'euros en 2010 à travers le fonds public Frob.

Selon Mme Salgado, le fonds public Frob réalisera cet investissement "en achetant des actions ordinaires aux conditions du marché et en accord" avec les directives européennes, ce qui impliquerait une nationalisation partielle de certaines caisses.

Cette intervention "aura un horizon limité dans le temps qui ne sera en aucun cas supérieur à cinq ans", a déclaré la ministre, qui a estimé à 20 milliards d'euros les besoins pour la recapitalisation des caisses d'épargne selon un calcul de la Banque d'Espagne.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jieJ1kQJkCKrZt4hS96yKGOZwBIw?docId=CNG.8a8bfb8a7ff60c7f5e5d7f661a435cba.171
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 25 Jan - 18:50

Mardi 25 janvier 2011 :

« Perspectives de l’économie mondiale », par le FMI.

Le risque que les remous financiers se propagent de la périphérie au coeur de l’Europe est une conséquence de la faiblesse persistante des établissements financiers dans de nombreux pays avancés de la région, ainsi que d’un manque de transparence en ce qui concerne leurs engagements.

Les établissements financiers et les États souverains sont donc étroitement liés, et la contagion entre les deux secteurs se produit dans les deux sens.

Bien que les pays de la périphérie ne représentent qu’une faible partie de la production et du commerce de la zone euro, leurs relations financières importantes avec les pays du coeur de la zone, ainsi que la contagion financière, sous la forme d’une plus forte aversion au risque et d’une baisse des cours des actions, pourraient entraîner un ralentissement de la croissance et de la demande qui freinerait la reprise de l’économie mondiale.

En particulier, la persistance de tensions sur les marchés pourrait causer de sérieux problèmes de financement pour des banques et des États souverains importants, et les effets de débordement sur les pays du coeur de la zone euro seraient d’autant plus probables.

Le graphique 4 présente un autre scénario, qui illustre comment une contagion plus forte pourrait amputer la croissance. Ce scénario — qui est plus ou moins similaire à celui qui est présenté dans la Mise à jour des PEM de juillet 2010 — suppose qu’un choc majeur suivi d’une action trop lente et pas assez vigoureuse des pouvoirs publics entraîne d’importantes pertes sur titres et prêts dans la périphérie de la zone euro.

En conséquence, les ratios de fonds propres diminuent considérablement dans plusieurs pays, tant dans la périphérie qu’au coeur de la zone euro. Dans ce scénario, les banques européennes durcissent les conditions de prêt dans les mêmes proportions que lors de l’effondrement de Lehman Brothers en 2008.

En conséquence, la croissance dans la zone euro est réduite d’environ 2½ points de pourcentage par rapport au scénario de référence. En supposant que les effets de contagion financière sur le reste du monde sont limités — le durcissement des conditions de prêt aux États-Unis étant deux fois moindre qu’en Europe —, la croissance mondiale en 2011 est inférieure d’environ 1 point de pourcentage à celle qui est prévue dans le scénario de référence.

Mais si la contagion financière est plus forte — avec une montée généralisée de l’aversion au risque, un tarissement des liquidités et de fortes baisses sur les marchés d’actions —, les répercussions sur la croissance mondiale seraient bien plus prononcées, et amplifiées par les faiblesses des bilans dans les autres principaux pays avancés.

Dans les pays avancés, le plus urgent est d’atténuer les tensions financières dans la zone euro, ainsi que de faire avancer les réformes nécessaires du système financier et le rééquilibrage à moyen terme des finances publiques.

Ces mesures propices à la croissance seraient utiles pour s’attaquer au chômage, qui reste élevé — un enjeu capital pour ces pays. Elles auraient aussi des effets bénéfiques sur les pays émergents, où les pouvoirs publics ont pour tâches principales de faire face de manière appropriée aux entrées de capitaux, de maîtriser les risques de surchauffe et de faciliter le rééquilibrage extérieur.

Dans la zone euro, une action globale, rapide et résolue est nécessaire face aux risques de dégradation de la situation.

Des mesures importantes ont été prises depuis mai au niveau national et au niveau de la zone euro, notamment une consolidation des soldes budgétaires et l’exécution de réformes structurelles, le renforcement de l’aide exceptionnelle en liquidités et la mise en place du programme de rachat d’obligations souveraines par la Banque centrale européenne (BCE), ainsi que l’établissement à titre temporaire du Fonds européen de stabilisation financière (FESF), qui sera remplacé par le Mécanisme européen de stabilité (MES) permanent après 2013.

Mais, dans beaucoup de pays, il reste essentiel de renforcer encore l’action au niveau national afin d’assurer la viabilité des finances publiques et de raviver la croissance.

Les marchés restent inquiets à propos des pertes potentielles des banques de la région et n’ont pas été apaisés par les tests de résistance qui ont été effectués jusqu’à présent.

De nouveaux tests de résistance, qui sont plus réalistes, plus exhaustifs et plus stricts, clarifieront la situation. Ils devront être suivis rapidement d’une recapitalisation.

Il convient aussi de donner aux marchés l’assurance que le centre mettra à disposition des ressources suffisantes pour faire face aux risques de dégradation et que la stratégie globale est cohérente.

Donc, le FESF et le MES permanent qui est prévu doivent être en mesure de mobiliser des ressources suffisantes et de les déployer avec souplesse, en fonction des besoins. Entre-temps, la BCE devra continuer de fournir des liquidités et d’acheter des titres afin de préserver la stabilité financière.

http://www.lesechos.fr/medias/2011/0125//0201099687702_print.pdf

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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Jeu 27 Jan - 12:29

Jeudi 27 janvier 2011 :

Mauvaise surprise matinale pour les investisseurs et les marchés. L'agence de notation Standard and Poor's a en effet décidé d'abaisser la note de la dette à long terme du Japon d'un cran.

L'économie nipponne est désormais noté « AA - », la quatrième meilleure possible sur une échelle de 22 notations.

Pour les experts de Standard & Poor's, la situation financière du pays, déjà lourdement endetté, devrait empirer dans le futur. Et d'expliquer que les déficits budgétaires du pays resteront élevés dans les années qui viennent, grevant d'autant pour l'Etat une souplesse budgétaire d'ores et déjà limitée.

Sans surprise, cette annonce a fait l'effet d'une bombe sur les marchés et relancé les craintes des investisseurs sur le poids des dettes souveraines dans les pays développés.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201105315141.htm
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Ven 4 Fév - 11:04

Le ministre des finances belge, Didier Reynders, s'est prononcé jeudi 13 janvier en faveur d'un doublement des capacités d'aide mises à la disposition de la zone euro, à 1 500 milliards d'euros, et a indiqué que des discussions en ce sens avaient actuellement lieu en Europe.

Peu après, la ministre de l'économie française, Christine Lagarde, a déclaré qu'une augmentation du fonds de secours européen pourrait être décidée "si nécessaire" afin de "démontrer [la] détermination [de la France] à défendre la stabilité de la zone euro".

"Je pense que ce serait un objectif tout à fait raisonnable de doubler les moyens" du Fonds de soutien de la zone euro, a indiqué M. Reynders. "Je pense que doubler le fonds, la facilité actuelle et le mécanisme permanent pour l'avenir [qui sera mis en place à partir de la mi-2013], ce serait la bonne logique", a-t-il précisé.

Les pays de la zone euro ont mis en place un fonds de secours doté de garanties de prêts à hauteur de 440 milliards d'euros. A ce montant s'ajoutent 250 milliards d'euro de prêts du Fonds monétaire international et 60 milliards d'euros de prêts de l'UE. Les capacités d'aide pour les Etats qui connaîtraient des difficultés atteignent donc au total 750 milliards d'euros.

DES CAPACITÉS D'AIDE PORTÉES À 1 500 MILLIARDS AU TOTAL.

Si l'idée du doublement est retenue, "ça voudrait dire doubler les garanties [de la zone euro], qui étaient jusqu'à présent de 440 milliards", a expliqué M. Reynders.

Le dispositif total portant sur 750 milliards d'euros, "si nous prenons la même démarche, en doublant, on arriverait à 1 500 milliards d'euros", a-t-il ajouté.

Interrogé pour savoir si les discussions en cours en Europe portaient sur ce montant, M. Reynders a répondu : "Tout à fait."

"La Commission européenne, la Banque centrale européenne commencent à évoquer ce genre de possibilités également" dans le cadre de ces discussions, a-t-il ajouté. Les responsables européens ont engagé un débat sur le renforcement des capacités de prêts du Fonds de secours de la zone euro.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/01/13/zone-euro-discussions-sur-un-doublement-du-fonds-de-soutien_1465331_3234.html

Aujourd'hui, vendredi 4 février, nous allons voir la réalité.

La réalité, ce sera la décision de porter le Fonds européen de Stabilité Financière à 1500 milliards d'euros.

Ou pas.

On va voir le résultat du sommet européen d'aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Sam 5 Fév - 2:28

Le 1er janvier 2002, nous avons changé nos billets et nos pièces en francs français pour des billets et des pièces en euros.

C'était le 1er janvier 2002.

Depuis, le progrès économique et le progrès social ont enrichi tous les Français !

Le progrès économique fait rage !

Voici la balance commerciale annuelle de la France :

http://www.lesechos.fr/chiffres-economie/efrbala.htm
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Sam 5 Fév - 2:31

Quant aux 1500 milliards d'euros pour le Fonds de soutien, les Européens ne sont pas d'accord entre eux.

Comme d'hab.

Vendredi 4 février 2011 :

Les Européens divergent sur la réponse globale à la crise.

Les dirigeants européens vont devoir mettre les bouchées doubles s'ils veulent présenter fin mars, comme prévu, une réponse globale à la crise.

Vendredi, ils se sont quittés divisés sur la plupart des aspects de cette réponse, à l'issue d'un premier sommet européen de l'année qui a duré beaucoup plus longtemps que prévu.

Sur le fond, les Vingt-Sept divergent sur la manière de réformer la Facilité européenne de stabilité financière (FESF) et sur les contreparties demandées par l'Allemagne à travers un "pacte de compétitivité" préparé à Berlin et endossé par Paris.

Sur la forme, la quasi totalité des Etats membres ont ouvertement reproché au couple franco-allemand la méthode consistant à "préempter" les débats, comme ils l'avaient déjà fait en octobre dernier lors de la déclaration de Deauville sur la réforme du Pacte de stabilité et de croissance.

"La discussion est assez vite montée en température", a expliqué un diplomate ayant suivi les discussions des chefs d'Etat et de gouvernement.

"(Donald) Tusk (le Premier ministre polonais) a demandé à (Nicolas) Sarkozy et (Angela) Merkel s'ils pensaient réellement qu'ils avaient le droit de traiter tous les autres de cette manière. Il s'est senti insulté", a ajouté ce diplomate.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/actualite/les-europeens-divergent-sur-la-reponse-globale-a-la-crise_959146.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 8 Fév - 2:07

Quelle a été la conséquence concrète de ces engueulades entre européens lors du sommet du vendredi 4 février 2011 ?

Réponse :

Lundi 7 février 2011 :

Nordine Naam est stratégiste obligataire chez Natixis.

Une légère déception a été notée après le sommet de l'Union européenne et la décision des dirigeants des pays de la zone euro de se rencontrer fin mars pour prendre une décision finale sur les moyens de renforcer les moyens de leur Fonds de secours financier. Cela a créé une légère tension sur les taux des pays fragiles, a expliqué M. Naam.

http://www.romandie.com/infos/news/201102071917070AWPCH.asp

Bilan de la journée du lundi 7 février : les taux des PIIGS sont repartis à la hausse.

Italie : les taux des obligations d'Etat à 10 ans ont augmenté de 1,788 %.

Espagne : les taux des obligations d'Etat à 10 ans ont augmenté de 1,869 %.

Irlande : les taux des obligations d'Etat à 10 ans ont augmenté de 0,180 %.

Portugal : les taux des obligations d'Etat à 10 ans ont augmenté de 1,557 %.

Grèce : les taux des obligations d'Etat à 10 ans ont augmenté de 0,984 %.
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 8 Fév - 2:08

- Emprunt à 5 ans :

Pays-Bas : taux des obligations d’Etat à 5 ans : 2,357 %.

Allemagne : taux des obligations d’Etat à 5 ans : 2,435 %.

France : taux des obligations d’Etat à 5 ans : 2,698 %.

Et le Portugal ?

Lundi 7 février 2011, le Portugal n'a pas voulu emprunter directement sur les marchés. Le Portugal a lancé un emprunt à 5 ans dans le cadre d’une syndication bancaire. Le Portugal a mandaté Barclays, BNP Paribas, Caixa, Deutsche Bank, HSBC et Morgan Stanley pour réaliser cette opération.

Lors de sa dernière émission à 5 ans, en juin 2010, le Portugal avait payé un taux moyen de 4,56 %.

Lundi 7 février 2011, le Portugal a payé un taux de 6,457 %.

http://www.obliginfos.fr/2011/02/07/nouvel-emprunt-obligataire-a-5-ans-pour-le-portugal/

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201131338857-le-portugal-lance-un-emprunt-obligataire-a-5-ans.htm
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Jeu 10 Fév - 11:01

Mercredi 9 février 2011 :

Moody's pointe le risque d'une restructuration des dettes périphériques.

Un analyste de Moody's a fait valoir hier que les pays "périphériques" de la zone euro, comme la Grèce, le Portugal et l'Espagne, avaient du mal à stabiliser leur niveau de dette et il a averti que le risque de restructuration avait augmenté.

Les marchés ruminent cette idée depuis des semaines au sujet de la dette grecque, dont le niveau paraît peu supportable.

Certains opérateurs se sont même positionnés sur les obligations grecques de très longue maturité pour contourner un risque qu'ils jugent imminent.

Lundi 7 février, Jean-Claude Trichet a souligné qu'un rachat de titres grecs avec une décote profiterait aux intervenants qui ont pris des paris à la baisse sur les obligations en question.

Le marché évoque dès lors l'hypothèse d'un échange de titres contre d'autres ayant une maturité plus longue.

http://www.lesechos.fr/journal20110209/lec2_marches/0201135796702-moody-s-pointe-le-risque-d-une-restructuration-des-dettes-peripheriques-.htm
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Ven 11 Fév - 1:12

Jeudi 10 février 2011 :

Le Portugal emprunte à 7,656 %.

Le rendement de la dette portugaise à dix ans a atteint jeudi un niveau sans précédent depuis la création de l'euro, les investisseurs s'interrogeant sur la capacité des pays européens à se mettre d'accord sur une solution globale à la crise de la dette.

Le rendement de l'emprunt portugais à dix ans a atteint 7,656% tandis que la prime réclamée par les investisseurs pour en détenir plutôt que des Bunds allemands à même échéance a augmenté à 440 points de base.

"Les marchés ont sans doute de quoi être déçus après la dernière réunion de l'UE. Les marchés se sont peut être emballés et si nous ne percevons pas de résolution ou des propositions fortes, il pourrait y avoir un creusement plus fort encore sur la périphérie", a déclaré un trader.

Le gouvernement portugais a néanmoins dit qu'il restait confiant dans sa capacité à se financer lui-même sur les marchés et que la hausse sensible du rendement de la dette du pays ces derniers jours ne reflétait pas les fondamentaux de son économie.

"Il n'y a aucune raison de penser que le Portugal ne réunit pas les conditions pour continuer à faire appel aux marchés. C'est plutôt l'inverse", a déclaré le ministre de la Présidence Pedro Silva Pereira, qui condamne les attaques spéculatives faisant grimper les rendements portugais. "Le problème vient des marchés obligataires et ne concerne pas seulement le Portugal mais les taux à l'échelle européenne, tous victimes de mouvements spéculatifs qui attaquent l'euro", a-t-il souligné, ajoutant que l'Union européenne préparait une réponse.

Le gouvernement a insisté sur le fait que le Portugal n'avait besoin d'aucune aide étrangère alors que bon nombre d'économistes estiment qu'il sera le prochain à demander l'aide de l'Union européenne.

Le ministre a également indiqué que l'éxécution du budget de cette année montrait jusqu'ici des signes "extrêmement positifs" du côté des recettes, le Portugal cherchant à ramener son déficit public à 4,6% du PIB cette année contre environ 7% en 2010.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/02/10/97002-20110210FILWWW00625-le-portugal-emprunte-a-7656.php

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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 14 Fév - 22:41

Lundi 14 février 2011 :

Italie : la dette publique a progressé de 4,5 % en 2010 à 1843 milliards d'euros.

Milan (awp/afp) - La dette publique de l'Italie, l'une des plus élevées du monde en valeur absolue, s'élevait à 1843 milliards d'euros fin 2010, soit une progression d'environ 4,5 % par rapport à fin 2009, a annoncé lundi la Banque d'Italie.

Fin décembre, la dette avait en revanche reculé par rapport au record historique de 1869 milliards d'euros atteint fin novembre.

La Banque d'Italie n'indique pas ce que représente la dette publique en pourcentage du produit intérieur brut (PIB).

Dans ses dernières prévisions économiques datant de fin septembre, le ministère de l'Economie avait indiqué tabler sur une dette de 118,5 % du PIB en 2010, contre 115,9 % en 2009.

En 2011, la dette devrait encore progresser à 119,2 %, avant de diminuer à 117,5 % en 2012, et 115,2 % en 2013, toujours selon les prévisions du ministère.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/02/14/97002-20110214FILWWW00491-italie-dette-publique-en-hausse-de-45.php

Les prévisions du ministère de l'Economie italienne sont beaucoup trop optimistes selon le FMI.

En 2012, la dette publique de l'Italie sera de 120,1 % du PIB (ce sont les dernières prévisions du FMI).

C'est à la page 2 :

http://www.imf.org/external/french/pubs/ft/fm/2011/01/update/fmindexf.pdf

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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 14 Fév - 22:44

Les investisseurs internationaux pensaient que le Fonds Européen de Stabilité Financière allait être porté à 1500 milliards d’euros : avec ces 1500 milliards d’euros, le FESF allait pouvoir sauver les cinq Etats européens en faillite.

Les investisseurs internationaux ont eu une mauvaise surprise : vendredi 4 février, les dirigeants européens n’ont pas réussi à s’entendre. Le FESF n’a pas été porté à 1500 milliards d’euros.

Conséquence : depuis lundi 7 février, les obligations de l'Etat portugais, de l'Etat irlandais, de l'Etat italien, de l'Etat grec, de l'Etat espagnol sont toutes reparties à la hausse.

Les obligations de l’Etat portugais atteignent des niveaux historiques. Elles n’ont jamais été aussi hautes.

Ces cinq Etats sont très très mal.

Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,827 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,455 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,422 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,148 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 11,584 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 15 Fév - 19:39

Mardi 15 février 2011 :

Pourquoi la survie à long terme de l'euro est improbable.

Dans un long entretien à La Tribune, Niall Ferguson, professeur d'histoire à l'université de Harvard, porte un regard pessimiste sur l'Europe. Il se dit certain que les mouvements populistes ont de beaux jours devant eux. Et il s'interroge sur les effets de la montée en puissance de la Chine.

La Tribune : Vous êtes l'un des premiers à avoir analysé la crise qui a touché l'économie mondiale à partir de 2007. Pouvons-nous dire que nous sommes aujourd'hui sortis de cette crise ?

Niall Ferguson : Le monde a dû faire face une grande dépression. Heureusement, nous avons eu recours à des mesures fiscales et monétaires massives qui nous ont permis d'en atténuer les effets. Et aujourd'hui, après ces mesures de soutien excessives, nous avons la gueule de bois. Celle-ci prend la forme d'une crise de dette souveraine, qui s'étend chaque fois qu'un pays est attaqué par les marchés financiers, parce qu'il trop endetté. Est-ce que cet enchainement va aller au delà de la zone euro et traverser l'Atlantique ou prendre la direction du Japon ? J'en suis convaincu depuis un petit moment, parce que les déficits ou l'endettement de ces pays n'ont rien à envier à ceux que nous surnommons les Pigs, je veux parler du Portugal, de la Grèce, de l'Irlande ou de l'Espagne. Voilà pourquoi je m'attends à un changement significatif de la perception des investisseurs, sur l'aspect risqué des obligations japonaises ou américaines. Changement qui se traduirait par un mouvement à la hausse des taux d'intérêt nominaux, avec des conséquences très importantes pour ces pays. C'est le grand risque que court actuellement l'économie mondiale, étant donné la taille des économies japonaise et américaine.

La Tribune : Lors du dernier World Economic Forum à Davos, de nombreux intervenants insisté l'écart croissant entre la bonne santé des economies émergentes et le marasme des pays industrialisés. Partagez vous cette analyse ?

Niall Ferguson : Sur un plan historique, la crise financière est un épiphénomène. Il s'agit d'un événement relativement discret qui intervient dans le contexte d'un déplacement massif du pouvoir économique de l'Occident vers l'Orient. En réalité, cette crise n'a fait qu'accélérer ce transfert, qui avait débuté bien avant 2007.

Est-ce que dans l'histoire, le monde a connu de tels transferts de pouvoir ?

Si on regarde un peu plus d'un siècle en arrière, on a connu un phénomène comparable, lorsque les Etats-Unis et l'Allemagne ont pris le pas sur la Grande Bretagne dans le palmarès des puissances industrielles. Dans le premier cas, ce changement s'est fait en douceur, les Etats-Unis doublant la Grande Bretagne dans les années 1870, et cette dernière acceptant très bien sa relégation graduelle d'un statut de senior à celui de junior dans le cadre d'un partenariat anglo-américain. En revanche, dans le cas de l'Allemagne, même si ce pays avait des affinités culturelles avec la Grande Bretagne, le résultat a été un conflit désastreux. Aujourd'hui, lorsqu'on se penche sur la relation sino-américaine, on peut se poser des questions. Est-ce que le partenariat économique sino-américain va continuer à exister ? S'il devait disparaitre, par quoi serait-il remplacé ? Par une simple compétition entre deux rivaux, ou par quelque chose de plus sérieux, voire par un conflit ?

Quel est votre pronostic ?

Je ne suis pas fondamentalement pessimiste et je ne crois pas que nous sommes à l'aube d'un nouveau type de guerre froide, ou qu'un jour éclateront de véritables guerres entre les Etats-Unis et la Chine. Ce n'est pas inévitable. Mais parallèlement, si l'on considère l'importance de la demande chinoise en matières première, demande qui va aller en s'amplifiant, et l'offre mondiale de ces ressources minières ou naturelles, il parait probable qu'une rivalité va s'instaurer entre les puissances occidentales et la Chine. Ce ne serait pas une surprenant, dans la mesure où la plupart des grands conflits de l'ère moderne ont eu pour enjeu des matières premières. Au XVIe et XVIIe, on s'est battu pour l'or et l'argent, au XVIIIe pour le sucre et les épices, au 19eme pour le charbon, au XXe siècle pour le pétrole...Voilà pourquoi je ne serais pas surpris de voir le partenariat sino-américain, qui remonte à 1972, prendre fin. Et je pense que nous assistons actuellement à sa désintégration.

Vous vous placez dans une perspective de long terme ?

Pas tant que ça. En fait, on entend déjà beaucoup de critiques chinoises sur la politique américaine. Quand j'étais à Pékin en novembre dernier, les Chinois ne cessaient de taper sur Ben Bernanke pour sa politique monétaire QE2. Sur le plan militaire, la visite à Pékin du secrétaire à la défense Robert Gates en janvier a été marquée par des signaux très symboliques de la montée en puissance militaire de la Chine. Nous avons déjà des preuves que ce mariage prend l'eau. La réalité, c'est que ce qu'on appelle la Chinamérique se résumait à un mariage économique entre un épargnant et un dépensier et j'ai toujours pensé que des alliances de cette nature ne durent pas. Passé un certain point, il s'agit d'une amitié très illusoire. Et pour des raisons essentiellement économiques, on va surgir des frictions entre les deux puissances. Au cours de la prochaine décennie, il est peu probable que ces tensions prennent un tour militaire mais sur le plan diplomatique, on voit déjà les Chinois entrain de se positionner dans la région Asie Pacifique. A Séoul par exemple, les Coréens reconnaissent que la Chine est déjà devenue la puissance dominante. Que c'est le pays avec lequel ils ne veulent pas avoir d'ennuis. Or Washington n'a pas encore pris la pleine mesure de ce changement. Sans doute parce qu'au cours de la dernière décennie, les administrations successives se sont surtout concentrées sur le Moyen Orient et les conflits en Irak et en Afghanistan. Mais au cours de la même période, la Chine a émergé si rapidement, qu'en termes de PIB calculé en parité de pouvoir d'achat, la Chine, en y incluant Taiwan et Hongkong a déjà atteint la taille des Etats-Unis. Et pourtant, les Américains sont toujours persuadés que le partenariat sino-américain est inscrit dans la durée. "Ils ont besoin de nous autant que nous avons besoin d'eux", expliquent les officiels américains. Mais ils se trompent : chaque année, la Chine a de moins en moins besoin des Etats-Unis. Inversement, les Etats-Unis ont de plus en plus besoin de la Chine.

La crise de la dette souveraine semble s'être calmée en Europe, et pourtant vous restez pessimiste. Pourquoi ?

Il y a déjà dix ans, j'avais annoncé que la zone euro serait une entité instable parce qu'une union monétaire sans une union fiscale n'est pas durable. Cette analyse a été validée par la crise. Actuellement, je crois que la situation reste très fragile, et peut aisément se résumer par une question : l'électeur chrétien démocrate allemand est-il prêt à accepter un changement institutionnel conduisant à des transferts de revenus de l'Allemagne vers la périphérie de l'Europe ? La réponse est non ! Jusqu'à la réunification du pays, il était admis que l'Allemagne était le financier du processus d'intégration européenne. Elle devait fournir la première contribution au budget européen : pour la génération d'Helmut Kohl, il s'agissait d'une sorte de réparation après la deuxième guerre mondiale. Les nouvelles générations allemandes ne ressentent pas la même obligation. Ce qui pose un problème majeur, parce que s'il n'y a plus personne pour faire des chèques, le processus d'intégration européenne ne peut pas continuer. En fait, il pourrait même aller à rebours. Donc le premier problème est cet obstacle politique, Angela Merkel ne peut pas ou ne veut pas expliquer aux citoyens allemands ordinaires pourquoi ils doivent continuer à financer ce processus. Il y aurait pourtant une réponse très simple : si les Allemands refusent de continuer à payer, les banques des Landers allemands vont couler. Car il ne s'agit pas d'une crise de la dette souveraine, mais d'une crise bancaire, dont l'épicentre se situe en Allemagne. Mais ce raisonnement échappe complètement à l'opinion allemande, qui pense qu'elle travaille dure et doit payer pour ses voisins paresseux.

Pourquoi dites vous que la construction européenne peut même aller à rebours ?

Nous vivons une période de désintégration économique, qui est très profonde et structurelle. Si vous regardez les coûts unitaires du travail, depuis la création de la zone euro en 1999, vous constatez une divergence, et non une convergence, ce qui est très problématique. Dans la période précédente, on aurait résolu le problème avec des dévaluations dans les pays trop chers. Aujourd'hui, le seul ajustement possible passerait par des réductions nominales de salaires aux travailleurs Grecs, Irlandais, Portugais ou Espagnols, ce qui semble très difficile.

Vous voyez un risque d'éclatement de la zone euro ?

Ce risque est réel et je pense que ce serait une grande erreur de croire que simplement parce que l'Euro existe maintenant, il sera toujours là dans 10 ans. Le manque de volonté politique en Allemagne, et la désintégration structurelle à l'œuvre dans la zone euro, sont les deux facteurs qui rendent la survie à long terme de l'euro improbable. Parallèlement, du point de vue allemand, l'euro est un mal nécessaire, parce que sans lui, ils auraient les mêmes problèmes que la suisse d'une monnaie trop forte. Le meilleur argument pour la survie de la zone euro est qu'elle sert très efficacement les intérêts de l'industrie allemande.

Vous voulez dire à cause de son taux de change ?

Exactement ! Rappelez vous de la signification de la zone euro : il s'agit d'un accord qui donnait aux pays excessivement endettés comme la Belgique ou l'Italie les taux d'intérêt bas allemands, l'Allemagne bénéficiant en retour d'un taux de change plus faible. C'était le deal ! Mais le problème aujourd'hui, est qu'en l'absence de transferts du centre vers la périphérie sans une véritable intégration du marché du travail, le seul moyen de maintenir la zone euro dans sa forme actuelle passe par la déflation dans les pays périphériques, ou alors il faudrait que la banque centrale européenne introduise des assouplissements quantitatifs, du type QE2 et se montre beaucoup plus agressive dans la monétisation de la dette.

Ca vous parait possible ?

La solution la plus simple pour résoudre la crise de la zone euro serait que Trichet se transforme en Bernanke, et adopte le QE2 et achète des obligations, et affaiblisse un peu l'euro. Les chinois pourraient répondre favorablement à cela en achetant encore plus de la dette des Pigs. L'autre solution, plus dure, serait de demander aux Grecs ou au Irlandais de transformer leur déficit de 10 % du PIB en un excédent de 5 % du PIB, et c'est impossible ! D'autant qu'il y a un facteur qu'il ne faut jamais sous estimer en période d'après crise, ce sont les conséquences politiques.

Jusqu'à présent, on est plutôt parvenu à les éviter...

Oui, mais il s'agit d'une combustion lente ! Les gens ont souvent du mal à réaliser que l'histoire ne se déroule pas au rythme d'un match de football. Les événements vont à leur rythme, mais déjà nous voyons dans de nombreux pays européens des tournants politiques majeurs, brisant de façon irréversible le consensus qui existait entre les chrétiens et sociaux démocrates depuis l'après guerre. Je suis convaincu que le populisme va devenir de plus en plus puissant en europe. Or il est difficile de croire que les populistes seront de vibrants défenseurs du projet européen, car leur fonds de commerce c'est le nationalisme et la xénophobie.

Quand on regarde l'Histoire, quelle est la meilleure solution pour sortir d'une crise de la dette ? Et combien de temps cela peut prendre ?

Il y a bien eu un pays qui avait une dette dépassant 200 % de son PIB, qui n'a pas fait défaut, et qui n'a pas connu l'inflation. Il s'agit de la Grande Bretagne après la bataille de Waterloo. Entre 1815 et 1914, la dette britannique a été réduite, grâce à une croissance forte, grâce à des excédents du budget primaire et grâce enfin à des taux d'intérêts bas. La Grande Bretagne pouvait, c'est vrai, compter sur deux avantages : la révolution industrielle et l'apport de son empire colonial. Malheureusement c'est le seul cas que je connaisse. Et en dehors de cette exception, tous les pays ayant accumulé des dettes trop importantes au regard de leur PIB ont été conduits au défaut ou à l'inflation, selon que la dette était libellée dans leur propre monnaie ou dans une devise étrangère. Nous voyons donc bien ce qui risque de se passer : les pays qui ne peuvent pas imprimer de la monnaie vont faire défaut, comme l'Irlande, la Grèce et peut-être d'autres ? Les autres, qui peuvent créer de la monnaie, à commencer par les Etats-Unis, connaitront l'inflation et des dépréciations monétaires. C'est ça la leçon de l'histoire.

Propos recueillis par Eric Chol et François Lenglet - 15/02/2011

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110215trib000601439/pourquoi-la-survie-a-long-terme-de-l-euro-est-improbable.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 21 Fév - 0:09

A propos du Portugal :

- Emprunt à 12 mois :

Allemagne : taux des obligations à 12 mois : 0,974 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR1:IND

France : taux des obligations à 12 mois : 1,082 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN1:IND

Et le Portugal ?

Mercredi 16 février 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 12 mois : le Portugal a dû payer un taux d'intérêt de 3,98 % (les taux sont en hausse : c'était un taux de 3,71 % lors de la précédente émission).

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110216trib000601945/le-portugal-parvient-a-emprunter-a-moins-de-4.html

- Emprunt à 5 ans :

Pays-Bas : taux des obligations à 5 ans : 2,365 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GNTH5:IND

Allemagne : taux des obligations à 5 ans : 2,417 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR5:IND

France : taux des obligations à 5 ans : 2,694 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN5:IND

Et le Portugal ?

Lundi 7 février 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 5 ans : le Portugal a dû payer un taux d'intérêt de 6,457 % (les taux sont en hausse : c'était un taux de 4,56 % lors de la précédente émission).
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 21 Fév - 0:10

Vendredi 18 février 2011 :

Emprunts portugais à 5 ans au plus haut.

Le rendement des obligations portugaises à cinq ans a atteint un nouveau record depuis la création de l'euro vendredi, toujours sous pression des investisseurs qui craignent que Lisbonne ne soit contraint de faire appel à une aide internationale.

"C'est tout simplement une situation d'incertitude générale vis-à-vis du Portugal. Ces tout derniers jours, les Bunds ont monté, et nous avons observé un report vers des actifs jugés moins risqués aux dépens des pays périphériques", commente un trader.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/02/18/97002-20110218FILWWW00456-emprunts-portugais-a-5-ans-au-plus-haut.php

Portugal : taux des obligations à 5 ans : 7,128 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT5YR:IND

Portugal : taux des obligations à 10 ans : 7,497 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Jeu 3 Mar - 15:49

A propos du Portugal :

- Emprunt à 6 mois :

Le 2 février 2011, le Portugal avait lancé un emprunt à 6 mois : il avait dû payer un taux d'intérêt de 2,984 %.
Le 2 mars 2011, il a dû payer un taux d'intérêt de 2,984 %.

- Emprunt à 12 mois :

Le 2 février 2011, le Portugal avait lancé un emprunt à 12 mois : il avait dû payer un taux d'intérêt de 3,710 %.
Le 16 février 2011, il avait dû payer un taux d'intérêt de 3,987 %.
Le 2 mars 2011, il a dû payer un taux d'intérêt de 4,057 %.

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE72113X20110302

Standard & Poor's prête à sévir sur la Grèce et le Portugal.

L'agence de notation Standard & Poor's annonce qu'elle pourrait abaisser les notes de la Grèce et du Portugal si le Conseil européen du 24-25 mars confirme ses hypothèses : au vu des discussions actuelles, S&P pense que le futur mécanisme européen, qui remplacera le Fonds de stabilité à partir de 2013, exigera, pour octroyer un prêt à un Etat de la zone euro, qu'il restructure sa dette afin de la rendre plus « soutenable ».

Une restructuration affecterait les détenteurs d'obligations, qui risquent d'être considérés en outre comme des créanciers de second rang par rapport à la structure que représente le Mécanisme.

Les porteurs de titres grecs seraient en première ligne. Ceux du Portugal ont aussi des chances d'être concernés, car, selon S&P, Lisbonne risque d'être obligé de faire appel à l'aide de ses partenaires européens et du Fonds monétaire international (FMI).

En attendant les décisions des dirigeants européens fin mars, l'agence de notation maintient la Grèce en catégorie « spéculative » (note « BB+ »). Elle pourrait abaisser cette note de probablement deux crans maximum.

Actuellement, elle évalue le taux de recouvrement des détenteurs d'obligations helléniques à 30-50 %. Cela veut dire qu'en cas de restructuration ou de défaut, un investisseur ne touchera pas plus de la moitié de la valeur nominale du titre.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201189507116-s-amp-p-prete-a-sevir-sur-la-grece-et-le-portugal.htm
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 7 Mar - 18:09

A propos de l'Espagne :

- Emprunt à 3 ans :

Le 3 février 2011, l'Espagne avait lancé un emprunt à 3 ans : elle avait dû payer un taux d'intérêt de 3,254 %.
Le 3 mars 2011, elle a dû payer un taux d'intérêt de 3,592 %.

- Emprunt à 5 ans :

Le 3 février 2011, l'Espagne avait lancé un emprunt à 5 ans : elle avait dû payer un taux d'intérêt de 4,045 %.
Le 3 mars 2011, elle a dû payer un taux d'intérêt de 4,389 %.

http://www.romandie.com/infos/news2/201103031200220AWP.asp

Zone euro : Fitch abaisse sa perspective sur la note de l’Espagne.

L’agence de notation Fitch Rating a décidé vendredi soir d’abaisser la perspective de la note de la dette de l’Espagne de « stable » à « négative ».

La note souveraine du pays, actuellement à AA+, pourrait donc être prochainement abaissée, en raison de l’important dette du pays et de son économie molle, avec un chômage record.

Sur le forex, on notera que ces déclarations pourraient contribuer à relancer les inquiétudes au sujet de la crise de la dette européenne, qui reste sans solution durable pour l’instant, avec certains pays de la zone euro toujours réticents à augmenter la taille du FESF, le fonds de secours qui a déjà servi à la Grèce et à l’Irlande.

http://www.professeurforex.com/2011/03/zone-euro-fitch-abaisse-sa-perspective-sur-la-note-de-lespagne/

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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 7 Mar - 18:09

En Europe, quels sont les Etats qui ont été en défaut de paiement ?

Réponse :

1- L'Espagne a été 13 fois en défaut de paiement.

2- L’Allemagne a été 8 fois en défaut de paiement.

3- La France a été 8 fois en défaut de paiement. Rappel : le dernier défaut de paiement de la France remonte au 30 septembre 1797 (les historiens l'appellent "la banqueroute des Deux Tiers").

4- L’Autriche a été 7 fois en défaut de paiement.

5- La Hongrie a été 7 fois en défaut de paiement.

6- Le Portugal a été 6 fois en défaut de paiement.

7- La Turquie a été 6 fois en défaut de paiement.

8- La Grèce a été 5 fois en défaut de paiement.

9- La Russie a été 5 fois en défaut de paiement.

10- La Pologne a été 3 fois en défaut de paiement.

11- La Roumanie a été 3 fois en défaut de paiement.

12- L’Italie a été 1 fois en défaut de paiement.

13- Les Pays-Bas ont été 1 fois en défaut de paiement.

(Carmen Reinhart, Kenneth Rogoff, « Cette fois, c’est différent », édition Pearson, page 120)
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Sam 12 Mar - 12:33

Mardi 11 janvier 2011 :

Le Japon va acheter des obligations européennes pour soutenir la zone euro.

Le ministre japonais des Finances, Yoshihiko Noda, a annoncé mardi que son gouvernement prévoyait d’acheter des obligations du Fonds européen de stabilité financière (EFSF) afin d’aider à stabiliser la zone euro, ont rapporté des médias.

"Il est approprié que le Japon, un pays important, achète une certaine proportion" des obligations que l’EFSF s’apprête à émettre, a expliqué M. Noda lors d’un point presse, selon l’agence Jiji, ajoutant que cet achat nippon allait renforcer "la crédibilité" des titres européens.

Interrogé sur le montant que Tokyo était prêt à mettre sur la table, M. Noda a évoqué "environ 20 %" des fonds que les Européens vont lever, a ajouté le quotidien économique Nikkei.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/le-japon-va-acheter-des-obligations-europeennes-pour-soutenir-la-zone-euro-medias-11-01-2011-1222455.php

Le Japon va-t-il réussir à sauver les cinq Etats européens en faillite ?

Le Japon va-t-il réussir à stabiliser la zone euro ?

Le suspens est insoutenable.
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Orwelle



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MessageSujet: UE : délinquance, pillage et ruine   Sam 12 Mar - 16:28


Réforme du Traité (I) :
une Europe plus solidaire... avec les marchés ?


Une tribune du collectif des Économistes atterrés, qui critique le futur (et éventuel…) pacte pour l’Euro.

Entré en vigueur depuis à peine plus d'un an, le Traité de Lisbonne va déjà devoir être réformé d'urgence. Il interdit en effet aux pays de la zone euro de venir en aide à un autre pays membre de la zone. Or, au printemps 2010, il a bien fallu improviser en catastrophe un « Fonds européen de stabilité financière » pour permettre à la Grèce, puis à l'Irlande de continuer à honorer le service de leur dette publique. Cette violation manifeste du Traité a été critiquée par la Cour constitutionnelle allemande, qui a exigé sa réforme pour le mettre en conformité avec la réalité. Mais les réformes annoncées ne vont pas seulement pérenniser le Fonds, rebaptisé Mécanisme européen de stabilité. Elles vont aussi – et surtout – pérenniser la tutelle des intérêts financiers sur les politiques économiques des États européens.

La « discipline des marchés » a fait faillite...
L'étrange clause de « non-sauvetage » (no bail-out), introduite dès le traité de Maastricht qui a fondé l'euro, semble incompréhensible au citoyen ordinaire. Pourquoi interdire aux États qui unissent leurs monnaies de s'entraider ? En fait la clause reflétait l’obsession néolibérale d’imposer aux États la discipline des marchés financiers. Avec l'interdiction faite (par le même traité de Maastricht) de recourir à la Banque centrale européenne pour financer leurs déficits, les États ont été contraints d’emprunter sur les marchés. Il leur faut donc satisfaire aux critères et exigences de l’industrie financière et des agences de notation. Interdire l’aide entre États, c’est obliger chacun à se présenter seul devant le tribunal des marchés. Chaque État doit donc respecter rigoureusement leur loi : réformes fiscales favorables aux revenus du capital, baisse des dépenses publiques, flexibilité, privatisations... Les marchés puniront tout État « laxiste » par des taux d’intérêt élevés (la prétendue prime de risque) qui l’obligeront à revenir dans le droit chemin.

Ce brillant dispositif s’est effondré avec la crise financière. [...]

« Mécanisme européen de stabilisation » ou de punition ?
Le Fonds européen de stabilité financière créé en mai 2010 a été autorisé à emprunter 750 milliards d’euros sur les marchés financiers pour venir en aide aux pays attaqués par ces mêmes marchés. Ce fonds n’était créé que pour trois ans, l’aide apportée était très fortement conditionnée à la mise en œuvre de plans de réduction des déficits publics, et les taux pratiqués étaient très élevés (5 à 6%), incorporant une prime de risque. C'est paradoxal puisque le Fonds, considéré par les opérateurs financiers comme aussi sûr que l'Allemagne, empruntait à un taux faible, proche de 3%. Mais comme le soulignait John Monks, le président de la Confédération européenne des syndicats, dans une lettre adressée à la Commission en janvier 2011, ces conditions, ajoutées aux brutaux plans d'austérité et de privatisations, ressemblent « aux clauses de réparation (punition) du traité de Versailles» et « réduisent les pays membres à un statut quasi colonial ». Accusation légitime mais lourde de signification quand on se souvient que ce traité humiliant, imposé en 1919 à l'Allemagne et dénoncé alors par Keynes, a débouché sur la prise du pouvoir par les nazis quelques années plus tard... [...]

Semestre européen : resserrer l'étau
La Commission a introduit avec l’accord du Conseil une procédure de surveillance mutuelle qualifiée de « semestre européen »: les États membres présentent au premier semestre de chaque année leurs politiques budgétaires, de court et de moyen terme, et leurs projets de réformes structurelles à la Commission et au Conseil européen, qui donnent leur avis avant le vote des parlements nationaux au second semestre. Les parlements nationaux seront donc plus ou moins contraints par les décisions prises au niveau européen. Un tel processus pourrait être utile s’il s’agissait de définir une stratégie économique pour l'emploi et les investissements écologiques. Mais en réalité il s'agit d’accroître les pressions en faveur de politiques d'austérité budgétaire et de réformes libérales. On le voit aujourd’hui : la Commission a lancé des « Processus de déficit excessif » (PDE) contre la plupart des pays de la zone, mais elle ne demande pas aux pays qui ont des marges de manœuvre d’accroître leurs dépenses ou leurs salaires pour compenser les efforts que font la Grèce, l’Irlande ou l’Espagne. La Commission prône un « assainissement budgétaire rigoureux », le rétablissement des finances publiques reste prioritaire par rapport à celui de l’emploi. Elle demande une « correction des déséquilibres macroéconomiques», par la modération salariale dans les pays déficitaires, la libéralisation des services et des commerces dans les pays excédentaires, mais jamais, nulle part, par des hausses de salaires. Elle recommande aussi de favoriser «la stabilité du secteur financier » (mais sans couper les ailes à la spéculation), de « rendre le travail plus attractif » (comme si le problème actuel était que les salariés refusent de travailler), de « réformer les systèmes de retraites » (pour réduire les coûts et favoriser les fonds de pension, malgré la crise financière permanente !)... Le tournant écologique, la réforme fiscale progressiste, la politique industrielle, la convergence sociale vers le haut restent les grands oubliés de ce semestre.
www.marianne2.fr/Reforme-du-Traite-I-une-Europe-plus-solidaire-avec-les-marches_a203682.html
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BA



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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Ven 18 Mar - 15:30

Préparez-vous à l'implosion du marché des Bons du Trésor US.

Au-delà de ses tragiques conséquences humaines (1), la terrible catastrophe qui vient de frapper le Japon va se révéler le choc fatal pour le marché chancelant des bons du Trésor américain. Dans le GEAB N°52, notre équipe avait déjà expliqué comment l'enchaînement des révolutions arabes, cette chute du « mur des pétro-dollars » (2), allait se traduire courant 2011 par l'arrêt des achats massifs de Bons du Trésor US par les pays du Golfe.

Dans ce GEAB N°53, nous anticipons que le choc brutal que subit l'économie japonaise va entraîner non seulement l'arrêt des achats de T-Bonds US par le Japon, mais qu'il va obliger les autorités de Tokyo à vendre durablement une part importante de leurs réserves en bons du Trésor US afin de financer le coût énorme de stabilisation, de reconstruction et de relance de l'économie nippone (3).

Le Japon et les pays du Golfe représentant à eux seuls 25% du total des 4.400 milliards USD de la dette fédérale US (Décembre 2010), LEAP/E2020 considère que cette situation nouvelle qui s'affirme au cours de ce premier trimestre 2011, sur fond de réticence croissante de la Chine (20% des Bons du Trésor US) à continuer à investir dans les titres fédéraux US (4), porte en germe l'implosion du marché des Bons du Trésor US pour le second semestre 2011 ; un marché qui n'a désormais plus qu'un seul acheteur : la Réserve fédérale US (5).

Il est certain que le contexte de la crise des titres des collectivités locales US (Munis) et des dettes publiques européennes (de l'ensemble de la périphérie de l'UE y compris les Royaume-Uni) que notre équipe a anticipée pour cette période (voir GEAB N°50 ) ne fera qu'amplifier le phénomène. Il est d'ailleurs tout-à-fait significatif que PIMCO, le plus important gestionnaire de fonds obligataire au monde ait décidé fin Février 2011 de se débarrasser de ses bons du Trésor US. Et c'était avant la catastrophe au Japon (6) !

Mais au-delà des chocs japonais et arabes (voir GEAB N°52 ), le processus d'implosion du marché de la dette fédérale US au second semestre 2011 s'accélère sous l'effet de quatre autres phénomènes :

. la mise en place de l'austérité budgétaire aux Etats-Unis (comme anticipé dans le GEAB N°47) qui condamne les collectivités locales US à une crise majeure du marché de leur dette (« Munis »)

. l'impossibilité pour la Fed de mettre en place un QE3

. l'inéluctable hausse des taux d'intérêt sur fond d'inflation mondiale

. la fin du statut-refuge de la devise américaine.

Bien entendu, l'ensemble de ces phénomènes sont liés et, caractéristique d'une crise majeure, on entre dans une période qui va voir leurs impacts se renforcer mutuellement, conduisant à ce choc brutal du second trimestre 2011. On pourrait d'ailleurs ajouter un cinquième phénomène : la paralysie décisionnelle complète du pouvoir US.

L'affrontement quotidien, sur pratiquement tous les sujets, entre Républicains (radicalisés par les « Tea-Parties ») et Démocrates (démoralisés par une administration Obama qui a trahi l'essentiel de ses engagements électoraux (7)), tend chaque jour un peu plus à démontrer que Washington est désormais une sorte de « nef des fous », ballotée par les évènements, sans stratégie, sans volonté, sans capacité d'action (Cool.

Autrement dit, selon LEAP/E2020, quand l'implosion du marché des Bons du Trésor US va commencer, il ne faudra s'attendre à rien d'autre à Washington qu'à une prodigieuse cacophonie qui ne fera qu'aggraver la crise.

Dans ce communiqué public du GEAB N°53, nous avons choisi de présenter plus en détail notre anticipation du choc japonais à l'échelle globale notamment en matière d'inflation et de géopolitique. Les autres phénomènes qui conduisent à l'implosion du marché des Bons du Trésor US au second semestre 2011 sont analysés dans ce GEAB où nous formulons également des recommandations pour faire face à l'évidente aggravation du processus de dislocation géopolitique mondiale.

La triple catastrophe qui vient de frapper le Japon (tremblement de terre, tsunami et accident nucléaire) constitue un événement crucial qui va accélérer et intensifier la crise systémique globale, et en particulier le processus de dislocation géopolitique mondiale.

L'ampleur des destructions, le choc direct sur les infrastructures énergétiques de la troisième (ou quatrième économie de la planète (9)), la gravité des accidents dans les centrales nucléaires (10), constitue l'un de ces chocs majeurs auquel le système international actuel n'est plus capable de résister comme nous l'anticipions dans le GEAB N°51 (« 2011 : l'année impitoyable »).

Le Japon, déjà très affaibli par une crise économique chronique qui dure depuis vingt ans et dont l'endettement public est l'un des plus importants au monde, se retrouve désormais face à la double nécessité de financer une reconstruction à grande échelle et d'assurer la transition pour une période indéterminée caractérisée par une limitation de l'énergie disponible et des disruptions de ces circuits d'approvisionnement commerciaux et industriels. Or le Japon est une composante fondamentale du système de gouvernance mondiale de ces dernières décennies. Tokyo est l'une des principales places financières de la planète, l'un des trois pôles de gestion des marchés des devises (avec Londres et New-York) et l'économie japonaise fournit quantité de composants électroniques vitaux pour l'économie mondiale.

Enfin, comme nous l'avons analysé dans GEAB par le passé, c'est avec le Royaume-Uni, l'un des deux « flotteurs » (11) qui permet aux Etats-Unis de gérer les affaires planétaires en matière économique, monétaire et financière depuis plus de cinquante ans.

Ce « flotteur » est déjà depuis quelques années attiré de manière croissante dans l'orbite chinoise, au rythme de la montée en puissance de la Chine et de l'affaiblissement des Etats-Unis. La crise déclenchée par le tremblement de terre va, selon LEAP/E2020, accélérer fortement cette évolution notamment parce qu'aujourd'hui, seule la Chine est en mesure d'apporter une aide financière massive au Japon (12), tout en aidant directement son économie en ouvrant encore plus aux entreprises japonaises l'immense marché chinois (13).

En ce qui concerne l'inflation mondiale, on peut déjà identifier cinq canaux par lesquels la crise japonaise va renforcer les pressions inflationnistes actuelles :

1. le coup d'arrêt brutal au développement des politiques d'équipement en nucléaire civil sur l'ensemble de la planète (14) qui va rapidement accroître la pression sur les prix du pétrole (15), du gaz et du charbon

2. la pénurie de nombreux composants électroniques vitaux qui va générer une hausse des prix des équipements électroniques (des ordinateurs en passant par les TV à écrans plats (16)) du fait des coupures d'électricité qui affectent les usines et de la désorganisation des transports (17)

3. une pression accrue sur les prix alimentaires et énergétiques (18) mondiaux du fait d'un accroissement significatif des importations alimentaires du Japon (notamment du riz) puisque la région touchée est l'une des grandes régions agricoles du pays (voir carte ci-dessous)

4. un nouveau recul de la globalisation économique suite aux conséquences mondiales du quasi-arrêt de l'économie japonaise, championne à la fois des exportations et du « flux tendu » (19), qui va limiter d'autant l'effet « déflationniste » des échanges mondialisés (20)

5. et enfin, un double phénomène de perte de valeur du Yen du fait d'injections massives de liquidités par la Banque du Japon et du renchérissement direct du « loyer » de l'argent au niveau mondial (hausse des taux) à cause des besoins gigantesques du Japon pour assurer sa reconstruction.

Ces anticipations n'intègrent évidemment pas le scénario de catastrophe ultime qui verrait la région de Tokyo massivement contaminée par la radioactivité suite à une fusion explosive d'un des réacteurs de la centrale de Fukushima (21).

Une telle situation conduirait, à l'image de ce qui est arrivé à Tchernobyl, à créer une zone d'exclusion touchant cette région où habitent plus de trente millions d'habitants et qui est au cœur de flux planétaires essentiels, et entraînerait une catastrophe humanitaire sans précédent historique et une disruption immédiate des marchés économiques, financiers et monétaires mondiaux. Il n'y a tout simplement pas de « plan B » à un « arrêt brutal » du nœud global que constitue Tokyo et sa région.

En souhaitant que cette situation extrême ne se réalise pas, notre équipe estime que le choc déjà avéré va donc se traduire par une aggravation brutale de la crise systémique mondiale et que le marché des Bons du Trésor US en sera la première grande victime collatérale dès le second semestre 2011 comme nous l'analysons en détail dans ce numéro du GEAB.

Le pire n'est heureusement pas certain, mais le très grave ne fait en revanche plus de doute.

---------
Notes :

(1) Dans ces circonstances tragiques, l'équipe de LEAP/E2020 souhaite exprimer sa solidarité avec le peuple japonais et en particulier avec nos nombreux abonnés et visiteurs japonais. Nous tenons également à souligner que notre analyse très « clinique » des conséquences de la catastrophe qui vient de survenir au Japon n'est pas une marque d'indifférence mais tout simplement le respect de notre méthodologie qui vise à limiter au strict minimum possible les éléments subjectifs au sein de nos anticipations.

(2) Même le Telegraph du 24/02/2011 interprète désormais les révolutions populaires arabes comme la chute de l'empire américain du Moyen-Orient.

(3) Source : JapanToday, 14/03/2011

(4) D'après le FT Deutschland, la banque centrale chinoise aurait même reçu consigne de ne plus en acheter du tout. Source : FT Deutschland, 10/03/2011

(5) Avant la catastrophe japonaise, on estime que la Fed, devenue désormais le premier détenteur de Bons du Trésor US, achetait déjà plus de 70% des nouvelles émissions. Dans les semaines à venir, cette proportion va se rapprocher progressivement de 90% à 95%. Car même malgré sa docilité vis-à-vis des pressions US, le Royaume-Uni, qui s'enfonce chaque jour un peu plus dans la nouvelle phase de la crise, la « double-dip-flation » comme la nommé notre équipe, n'a plus les moyens d'acheter les Bons du Trésor américain : il est trop occupé à racheter les titres de sa propre dette publique. Et, d'après Karen Ward, une des principales économistes d'HSBC, le gouvernement britannique risque même de devoir faire face à des émeutes de la faim si les prix alimentaires continuent à s'envoler comme ils le font depuis plusieurs semaines. Source : SkyNews, 09/03/2011

(6) A court terme, la fuite hors des valeurs boursières (japonaises et autres) peut bénéficier aux Bons du Trésor US, mais c'est un phénomène transitoire. Source : CNBC, 09/03/2011

(7) Le dernier en date est la réouverture des procès de Guantanamo alors qu'il avait promis la fermeture de la prison au plus tard un an après son élection, s'attirant ainsi des millions d'électeurs de la gauche du parti démocrate.

(Cool L'autre grand pays occidental dont les élites dirigeantes sont dans la même situation est la France.

(9) Selon que l'on considère ou non l'Euroland comme une économie à part entière. Or le sommet du 11 Mars dernier qui approfondit encore l'intégration budgétaire et financière des pays de la zone Euro rend de plus en plus aberrante la position consistant à vouloir continuer à comptabiliser de manière séparée les grands agrégats économiques des pays de la zone Euro. Ainsi, avec 8.400 milliards €, le PNB de l'Euroland se situe en seconde position derrière les Etats-Unis (10.428 Milliards €), au cours actuel de 1 € pour 1,4 $, et très largement devant la Chine (4.100 milliards €) et le Japon (3.850 milliards €). Sources : Wikipedia, Eurozone, Liste pays par PNB.

(10) Sans même évoquer à ce stade le risque d'une neutralisation partielle ou totale de la région de Tokyo, l'une des métropoles-clés du monde de ces dernières décennies, suite à une contamination nucléaire.

(11) A l'image d'un trimaran.

(12) Il faut garder à l'esprit que Pékin cherche par tous les moyens à se débarrasser rapidement, mais de manière rentable, de sa montagne de Bons du Trésor et autres Dollars US. Le cataclysme que connaît le Japon va ainsi offrir aux dirigeants chinois une occasion unique de rapprocher stratégiquement Tokyo de Pékin.

(13) A l'inverse, la très controversée présence des troupes américaines au Japon va ressortir, pour l'opinion nippone, comme d'autant plus anachronique et inutile face au désastre actuel. C'est un autre exemple, comme on a déjà pu le constater dans le cas des révolutions arabes, de l'inutilité croissante de l'immense appareil militaire américain : crise après crise, il devient évident qu'il n'a pratiquement aucune utilité pour permettre au gouvernement américain d'influer sur les évènements.

(14) Il est en effet certain que le nucléaire civil vient de subir un coup d'arrêt brutal dont il aura beaucoup de mal à se remettre, notamment parce que cette catastrophe s'inscrit dorénavant dans ce conflit entre élites et opinions publiques que la crise systémique globale exacerbe chaque jour un peu plus. Parmi les pays qui vont subir de plein fouet cette « révolution » vis-à-vis du nucléaire, on peut déjà citer la France qui a fait depuis près de cinquante ans du nucléaire civil l'un des fleurons de sa technologie et de ses exportations. Source : Spiegel, 14/03/2011

(15) Un facteur qui va renforcer l'évolution inexorable de la région du Golfe vers une situation de chaos, voire de conflit direct entre Shiites et Sunnites, entre les peuples de la région et leurs dirigeants, entre l'Iran et l'Arabie saoudite. L'envoi de troupes saoudiennes à Bahreïn est un indice de l'escalade des risques dans la région, tout comme l'implication financière des Emirats Arabes Unis qui tentent de pallier dans l'urgence quarante ans de désintérêt pour des segments entiers de leurs populations. Sources : AlJazeera, 15/03/2011 ; New York Times, 10/03/2011 ; AlJazeera, 10/03/2011

(16) Un des rares facteurs « baissiers » qui permettait de cacher l'envolée des prix de l'alimentation ou de l'énergie au sein de nombreux indices des prix. Ainsi même en Chine et dans toute l'Asie du Sud-Est, l'impact des pénuries de composants japonais se fait déjà sentir avec hausse des prix immédiate puisque l'industrie électronique japonaise a massivement délocalisé des parties entières de sa production à travers toute l'Asie, tout e conservant des fabrications stratégiques au Japon. Source : China Daily, 15/03/2011

(17) Et partout dans le monde, on va connaître des pénuries de voitures japonaises et de pièces de rechange pour ces véhicules. Etant donné l'importance mondiale de l'industrie automobile japonaise, il n'y aura pas de solution de substitution aisée à mettre en place. Ainsi même en Inde, pourtant peu dépendant des marques japonaises, l'impact se fait déjà sentir directement avec l'annulation par les grands groupes japonais de ventes et de promotion des nouveaux modèles. Source : Times of India, 15/03/2011

(18) Plusieurs raffineries japonaises ont été détruites. Cela implique des importations japonaises accrues de produits raffinés qui génèrent déjà des hausses des prix de l'essence aux Etats-Unis. Source : USAToday, 14/03/2011

(19) Les économies exportatrices chinoise et allemande (ainsi que celle de Corée du Sud, Taiwan, …) vont également subir les conséquences négatives de cette évolution.

(20) Il est important de garder à l'esprit que le recul de la mondialisation des échanges au profit d'un recentrage sur des zones économiques régionales dotées d'une monnaie unique ou dominante (UE, Asie, Amérique latine, …) entraîne un recul simultané des besoins en Dollars US pour financer les échanges internationaux. Voir différents GEAB précédents.

(21) Ce qui induirait également des conséquences internationales en matière de retombées radioactives.

http://www.leap2020.eu/GEAB-N-53-est-disponible-Crise-systemique-globale-Deuxieme-semestre-2011-Preparez-vous-a-l-implosion-du-marche-des-Bons_a6074.html
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Spéculation, crise, finance / Economie
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