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 Spéculation, crise, finance / Economie

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BA



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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 10 Mai - 11:36

Voici ce qui a été décidé lundi 10 mai 2010 :

- 1- Première étape : les Etats d'Europe du sud doivent emprunter sur les marchés internationaux des centaines de milliards d'euros.

- 2- Deuxième étape : les banques privées achètent ces obligations des Etats d'Europe du sud. C'est le marché primaire.

- 3- Troisième étape : la Banque Centrale Européenne va racheter aux banques privées ces obligations des Etats d'Europe du sud. C'est le marché secondaire.

- 4- Bilan de l'opération :

- Les banques privées vont gagner des milliards d'euros.

- La Banque Centrale Européenne va devenir une gigantesque fosse à merde.

- Dans le bilan de la Banque Centrale Européenne, les obligations pourries des Etats d'Europe du sud seront stockées pendant des années.

- Les CONtribuables paieront la facture.

- CONtribuables, préparez vos chéquiers.

A 09H52 (07H52 GMT), le CAC 40 gagnait 238,09 points (+ 7,02 %) à 3.630,88 points dans un volume d'échanges déjà fourni de 2,551 milliards d'euros.

Le marché parisien était tiré par les valeurs bancaires qui gagnaient plus de 15 % et effaçaient leurs fortes pertes de la semaine passée.

Crédit Agricole gagnait ainsi 20,54 % à 39,49 euros, et Société Générale gagnait 19,37 % à 10,81 euros.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=7e95ebd137191e5d996f6b0e9081d1ea
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 10 Mai - 16:35


10 mai 2010
L'Union européenne met en place un plan de stabilisation de 750 milliards d'euros en lien avec le Fonds monétaire international.

UN PLAN DE SORTIE DE ROUTE ?

L’enveloppe financière de 500 milliards d’euros prévue (hors FMI, qui pourrait apporter jusqu’à 220 milliards supplémentaires) fait impression mais est insuffisante.

Une mesure importante manque à ce plan : l’émission d’obligations par la Commission, garanties par les Etats.

Le plan va précipiter les pays qui en bénéficieront dans la dépression économique.

Si Barack Obama a téléphoné à deux reprises en trois jours à Angela Merkel, manifestant ses inquiétudes et pressant son interlocutrice d’agir, ce n’est pas sans un sérieux motif. L’exposition du système bancaire américain à celui de l’Europe est une inconnue, en raison de l’opacité du marché des produits dérivés, et en particulier des CDS. En conséquence, après avoir exporté en Europe leur crise financière, les Américains craignent maintenant que les Européens leur rendent la pareille, tel l’arroseur arrosé.

Les marchés attendent de la BCE qu’elle engage un programme d’achats d’obligations d’Etat sur le marché secondaire, c’est-à-dire aux banques.

Le marché (les mégabanques) veut laisser les Etats et la BCE régler entre eux la crise de la dette publique et s’en laver les mains. Ils savent en effet que le risque est grand pour eux d’être mis à contribution demain, à l’occasion de restructurations d’ampleur de la dette, qu’ils pressentent inévitables.
www.pauljorion.com/blog/?p=11414



La BCE va intervenir sur les marchés d'obligations

La BCE va acheter des obligations souveraines et privées dans le cadre du plan de stabilisation de l'euro approuvé par les ministres des Finances de l'Union européenne à Bruxelles.

Cette intervention, qualifiée "d'option nucléaire" par les analystes, marque une rupture avec le dogme de l'institution de Francfort. Son président Jean-Claude Trichet avait lui-même exclu jeudi dernier une telle mesure.
"Cela marque un précédent pour le reste de l'existence de la banque centrale et aura probablement surpris les observateurs les plus aguerris", notent-ils.
Marco Annunziata, économiste en chef du groupe Unicredit, a estimé qu'elles constituaient un "choc" psychologique fort. Cela devrait être, selon lui "plus que suffisant pour stabiliser les marchés et, à court terme, prévenir la panique et le risque de contagion de la crise grecque".
http://fr.news.yahoo.com/3/20100510/twl-ue-euro-crise-bce-0ef7422.html



L’appel du sommet européen ressemble à un cri de désespoir

L’appel à une règlementation financière est pathétique. Cette semaine a permis un accord entre démocrates et républicains sur la reforme financière aux Etats-Unis. Les 1.300 pages de ce document ne sont pas une garantie de très grande efficacité, mais elle existe, et elle sera votée bientôt.
En Europe, elle n’existe pas, et lorsqu’elle sera proposée, il faudra au moins 18 mois pour la mettre en application. Cela fait également 18 mois que le premier sommet du G 20 proclamait la même chose : qu’a fait l’Europe dans ce domaine pendant un an et demi ? Où sont les projets de textes ? Les nouvelles structures sont sans pouvoir : l’action est réservée aux autorités de contrôle nationales.
http://finance.blog.lemonde.fr/2010/05/08/l%E2%80%99appel-du-sommet-europeen-ressemble-a-un-cri-de-desespoir
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BA



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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 10 Mai - 17:24

Les opérations de rachat d'obligations d'Etats européens, décidées dans le cadre de mesures exceptionnelles visant à calmer les marchés, ont commencé "ce matin", a indiqué lundi le président de l'institut d'émission européen, Jean-Claude Trichet.

La BCE est restée "totalement indépendante" et n'a pas subi de "pression" pour lancer ces mesures exceptionnelles, a assuré M. Trichet lors d'une conférence de presse à Bâle au siège de la Banque des règlements internationaux.

Il a également indiqué qu'il était "absolument crucial" que les gouvernements européens atteignent leurs objectifs fiscaux, malgré le plan de soutien sans précédent lancé dans la nuit de dimanche à lundi.

http://www.romandie.com/ats/news/100510125012.p35cwp4s.asp

Le serpent "ZONE EURO" avait faim.

Le serpent "ZONE EURO" était en train de mourir de faim.

Alors, le serpent "ZONE EURO" a commencé à se dévorer la queue lundi 10 mai 2010.

Le serpent "ZONE EURO" est rassasié momentanément : il ne mourra pas tout de suite.

Mais il mourra bientôt.

L'opération "Ouroboros" continue.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 11 Mai - 18:48


AFP/ERIC FEFERBERG

La spéculation peut continuer !

Le plan de 750 milliards d'euros décidé le 11 mai pour stabiliser la zone euro ne comporte pas de vraies mesures politiques, accuse Paul Jorion, anthropologue et économiste :
    «Les vraies mesures auraient été d'empêcher que la spéculation continue à nuire. Les politiques prennent des mesures défensives pour réduire le déficit, mais ce n'est pas le bon moment. Ils ne prennent pas de mesures offensives pour arrêter la spéculation. Ils capitulent, ils font comme s'ils étaient impuissants alors que c'est possible.»
Extrait de "La zone euro allait-elle vraiment exploser ?"
http://eco.rue89.com/2010/05/10/la-zone-euro-allait-elle-vraiment-exploser-150845
www.pauljorion.com/blog/


5 mai 2010
José Manuel Barroso s'en prend à la spéculation sur les marchés

9 mai 2010 [VIDEO]
L'Europe se mobilise contre la spéculation, Sarkozy joue les chefs d'orchestre Exclamation



J-Michel Quatrepoint : C'est la 2° fois qu'on sauve les banques

L'auteur de La dernière bulle (1), qui avait anticipé dès septembre 2008 la spéculation sur les dettes publiques, analyse le plan adopté par l'Union européenne.

Quelle est la principale nouveauté du plan arrêté par l’Union européenne et le FMI ?

Jean-Michel Quatrepoint : L’Europe a enfin désigné ce qu’on appelle le payeur en dernier ressort, l’institution qui garantit la solvabilité des prêteurs. Aux Etats-Unis, c’est l’Etat et la Banque fédérale. En Europe, ça n’existait pas pour la zone euro. Il n' y avait pas d'État derrière l'euro et la BCE n'avait pas le droit d'acheter directement de la dette des Etats. Avec ce plan, les États de la zone euro agissent comme un bloc et surtout la BCE va désormais souscrire directement des emprunts d'État, comme la Fed. Il s'agit d'officialiser ce qu'elle avait commencé à faire sur le marché secondaire : les banques apportaient des créances de dettes grecques à la BCE qui les garantissait sans en avoir formellement le droit.

Tout est bien qui finit bien donc ?

JMQ : Mais non, bien entendu. L’Union européenne a acheté du temps, du répit. Les opérateurs de marché attendront quelques semaines voire quelques mois pour relancer des attaques contre l’euro. Le système financier se nourrit d’une succession de bulles. [...]

En toute logique, compte tenu de la dette et du déficit commercial américains, c’est le dollar qui aurait dû être attaqué. Mais les traders se sont orientés contre l’euro. Pourquoi ? Pour ma part, je fais l’hypothèse d’un nouveau deal entre la Chine et les Etats-Unis au début de cette année : les Américains continuent de laisser leur marché intérieur ouvert aux produits chinois et en échange les Chinois continuent d’acheter des bons du trésor américains.

L’attaque contre le dollar étant exclu, l’euro était le maillon faible, et la Grèce le maillon faible du maillon faible. Aujourd’hui, les attaques ont cessé. Mais elles peuvent très bien recommencer dès que l’on réalisera que la Grèce ou l’Espagne ne parviennent pas à redresser leurs comptes à cause de la récession induite par les plans d’austérité. (...)

www.marianne2.fr/JM-Quatrepoint-C-est-la-2-fois-qu-on-sauve-les-banques_a192757.html
(1) http://horizons.typepad.fr/accueil/2009/10/la-dernire-bulle-de-jean-michel-quatrepoint.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 11 Mai - 20:43


Khaled Desouki/AFP/Getty Images

La Chine délocalise en Egypte pour échapper aux restrictions sur le "Made in China"

Installée depuis dix ans dans la zone franche de Port-Saïd, l’entreprise chinoise Nile Textile Group est florissante. Son carnet de ­commandes est plein, les demandes émanant principalement de clients américains. Ses six cents employés, dont 20 % sont chinois, ne sont pas près de se retrouver au chômage. Alors que Pékin a annoncé, lors du Forum Chine-­Afrique, les 8 et 9 novembre à Charm el-Cheikh, une nouvelle moisson d’investissements pour le continent, cette usine illustre la volonté chinoise de délocaliser une partie de sa ­production industrielle en Afrique du Nord.

Au-delà des gains réalisés sur le coût du transport, l’entreprise ­chinoise profite des accords commerciaux passés par l’Égypte avec les États-Unis ou l’Europe. Même aujourd’hui, alors que le système des quotas a été supprimé, «il est beaucoup plus facile d’exporter vers les pays occidentaux depuis l’Égypte»

Argument de poids pour amener les industriels chinois à délocaliser : la possibilité d’importer les matières premières sans taxes ni impôts, pourvu que le produit fini soit exporté. [...]

Quelque 950 entreprises chinoises sont installées dans les zones franches égyptiennes, représentant un investissement total de près de 200 millions d’euros.

La plupart travaillent dans l’industrie (526) ou les services (306), mais 31 se sont lancées dans le secteur de l’agriculture et huit dans le tourisme [...]

Le Forum Chine-Afrique, qui s'est tenu en novembre 2009 en présence d’une cinquantaine de pays à Charm el-Cheikh, en Egypte, devrait permettre d’accélérer le rythme, avec la signature d’un accord sino-égyptien pour encourager encore davantage les investissements.

Le développement spectaculaire des échanges économiques entre la Chine et l’Afrique ces dernières années est au coeur de ce sommet, auquel participent le Premier ministre chinois Wen Jiabao et le président égyptien Hosni Moubarak.

Selon les statistiques officielles chinoises, les investissements directs chinois en Afrique ont fait un bond de 491 millions de dollars en 2003 à 7,8 milliards fin 2008.

www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2555p068-069.xml0/egypte-chine-delocalisation-zone-franchechine-afrique-du-nord-made-in-egypt.html
www.hexaconso.fr/blog/?p=67

http://ecolonews.blog.fr/2009/11/13/un-groupe-textile-chinois-delocalise-en-egypte-pour-echapper-aux-restrictions-sur-le-made-in-china-7369086/
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gZnfsofZWMW9o0YFWH1o-xpGmUsg
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mer 12 Mai - 20:23


George Soros aurait dîné le 8 février avec d’autres dirigeants renommés de hedge funds dans un restaurant de New York.
Plat du jour : une baisse de l’euro, avec un objectif de retour à la parité avec le dollar.


Faut-il interdire aux banques de financer les hedge funds ?

Apparus dans les années 50, les hedge funds ont été découverts par le public à l'occasion de la dévaluation de la livre Sterling consécutive à l'intervention de Georges Soros.
En novembre 2007, près de 10 000 hedge funds sont opérationnels dans le monde et gèrent environ 1 760 milliards USD (1 250 milliards d'euros). En 2009, les deux tiers des hedge funds sont localisés dans les îles Caïmans, qui est de facto le paradis fiscal des multinationales.
Grâce aux liquidités injectées par les États, les 9 000 hedge funds pèsent 2 000 milliards de dollars en 2009 ; plus des trois quarts d'entre eux sont américains ou britanniques. Ces fonds sont détenus à hauteur de 18% par les banques et à près de 50% par des investisseurs institutionnels.
http://finance.blog.lemonde.fr/2010/04/06/faut-il-interdire-aux-banques-de-financer-les-hedge-funds/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_alternative


Les hedge funds viennent se nicher à Genève



Banque Goldman Sachs : la grande machine à bulles américaine

Depuis le début du mois de juillet, un important article paru dans le numéro de juillet du magazine Rolling Stone fait beaucoup de bruit. Il expose le rôle de la banque d’affaires Goldman Sachs dans presque toutes les crises financières depuis plus de 80 ans. Il apporte un éclairage cru sur les évènements financiers et économiques passés et contemporains.

L’auteur, Matt Taibbi, est un journaliste d’investigation au courage comparable à celui de Denis Robert. Le sujet est primordial, l’enquête sérieuse, les informations explosives, le ton incisif. Matt Taibbi appelle un chat un chat. L’ensemble est compréhensible par les non-initiés en finance.
http://arnauddebrienne.wordpress.com/2009/08/23/comment-la-banque-goldman-sachs-fabrique-les-crises-economiques/
www.rollingstone.com/politics/story/28816321/inside_the_great_american_bubble_machine


Sauver les banques jusqu'à quand ?
Les sommes énormes péniblement assemblées pour «sauver la Grèce» sont en fait destinées à sauver… les investisseurs.
http://blog.mondediplo.net/2010-05-11-Sauver-les-banques-jusqu-a-quand
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BA



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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Jeu 13 Mai - 8:05

La banque qui gagne à tous les coups.

BFM : Nouvelle surprenante et spectaculaire du côté de Goldman Sachs...

Marc Fiorentino : Et une bonne nouvelle qui pourrait vite se transformer en mauvaise nouvelle. Goldman Sachs vient d'annoncer que pendant les 63 jours ouvrés du premier trimestre, tous les jours, sans aucune exception, ses traders ont gagné de l'argent. 25 millions de dollars de gain en moyenne par jour, mais plus de 100 millions de dollars par jour de gain en moyenne pendant les 35 meilleures journées. Au total, prés de 10 milliards de profits sur la spéculation au premier trimestre, soit prés de 80 % du revenu total de la banque d'affaires américaines.

BFM : Et donc pas un seul jour de perte...

Marc Fiorentino : Pas un. Pas même une petite journée de trading avec une petite perte de 1 ou 2 millions de dollars, juste pour faire semblant. C'est d'ailleurs la première fois dans l'histoire de la banque d'affaires que cela arrive. Et c'est là que le bât blesse. Tous les traders, tous les spéculateurs les plus doués, tous les génies de la finance ont des jours avec et des jours sans. Le but est d'avoir en net plus de jours avec que de jours sans, et de gagner plus les jours avec qu'on perd les jours sans. C'est une bonne nouvelle qui tombe très mal alors que Goldman Sachs est déjà sous les feux des critiques. Car là c'est soit un miracle, soit un mystère. Comment peut on gagner à tous les coups ? A tous les coups. Sans exception. Pas une.

BFM : Cela va relancer la polémique sur le conflit d'intérêt...

Marc Fiorentino : De façon certaine. Et cela risque encore plus d'effrayer certains des clients. Car quand on gagne à tous les coups,
- soit c'est qu'on n'a que des traders géniaux et quand on a vu Fabrice Tourre, on a vite compris que ce n'était pas le cas,
- soit on triche, mais on sait que Goldman est trop subtil pour compter les cartes tous les jours dans les casinos,
- soit on joue le rôle de la banque dans le casino, c'est-à-dire qu'on gagne toujours, et que c'est le client qui perd.
C'est une performance vraiment spectaculaire qui va rendre jaloux tous les traders du monde et qui va encore énerver le Sénat, Michael Moore, Oliver Stone et les américains anti Wall Street.

http://www.euroland-finance.com/v2/accueil.php?page=35&row=848
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 17 Mai - 9:20

L'euro plonge à son plus bas niveau en quatre ans, et entraîne la chute des Bourses d'Asie.

L'euro a plongé lundi à son plus bas niveau depuis quatre ans face au dollar et les Bourses asiatiques chutaient dans la foulée, l'inquiétude pour la dette des pays européens se doublant de craintes sur la reprise économique du Vieux continent.

La monnaie unique européenne cotait 1,2234 dollar vers 02H30 GMT à Tokyo, son plancher depuis avril 2006. Elle remontait très légèrement peu après 03H00 GMT, autour de 1,2270 dollar, mais restait nettement sous son niveau de vendredi à 21H00 GMT, où elle valait encore 1,2365 dollar.
L'euro se dépréciait aussi face à la devise japonaise, à 112,73 yens contre 114,32 yens à 21H00 GMT vendredi.

Les Bourses asiatiques chutaient dans la foulée, inquiètes de cette dégringolade et de la panique ayant soufflé en fin de semaine sur les places financières européennes.

A la mi-séance, la principale d'entre elles, Tokyo, perdait 1,98 %.

Vers 03H00 GMT, Sydney abandonnait 2,82 %, Shanghaï 2,60 %, Hong Kong 2,47 %, Taipei 2,20 % et Bombay 1,57 %.

"Le marché n'a pas confiance en l'euro", a résumé Daisuke Karakama, analyste de marché à la banque Mizuho, qui notait que la monnaie unique européenne chutait en dépit de toute nouvelle susceptible de peser sur sa valeur.

Les 750 milliards d'euros mis sur la table la semaine dernière par l'Union européenne et par le Fonds monétaire international ne suffisent pas à rassurer les investisseurs, inquiets du haut niveau d'endettement de plusieurs pays de la zone euro, en premier lieu la Grèce mais aussi le Portugal, l'Espagne et l'Italie.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=25851790e986c30a7232be1bd43b89e5

Attachez vos ceintures.

Nous allons traverser une zone de turbulences.
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mer 19 Mai - 4:14



Pourquoi les banquiers ne disent rien sur les crises

Paul Jorion passe pour l'un des rares économistes ayant anticipé la crise du système. Il explique ici pourquoi il n'est pas le prophète que l'on croit. Ce qui n'est pas moins inquiétant.

On me dit souvent : «Vous faisiez partie du tout petit groupe de gens qui savaient qu’une crise majeure allait éclater». Je réponds en général qu’en 2002, entre collègues, à l’heure du déjeuner, on discutait de la crise qui s’annonçait.

Mais ça ne s’arrêtait pas là : nous écrivions des rapports à l’intention de la direction. Et comme ceux-ci étaient accueillis par un grand silence, mes collègues me faisaient souvent part de leur découragement : «Ils ne prennent même pas la peine de lire ce que nous écrivons !».

Mes patrons n’étaient pas des imbéciles et cette interprétation désabusée me paraissait un peu courte. J’ai expliqué dans ma chronique du Monde – Économie des lundi 29 et mardi 30 juin 2009, intitulée «La bonne santé retrouvée des banques américaines», comment Angelo Mozilo, PDG de Countrywide, aussitôt qu’il eut compris, entreprit d’exercer toutes les stock options qu’il avait dans sa firme et de revendre l’ensemble de ses actions. Et ceci, le plus légalement du monde : en suivant le plan de désengagement par étapes prévu par la loi. Je terminais ma chronique en disant ceci :

«Si le parallèle avec Countrywide a un sens, il s’agit alors simplement pour les dix banques ayant aujourd’hui remboursé l’argent du TARP de consciencieusement nettoyer la caisse avant de mettre définitivement la clé sous la porte. Lorsque les trillions à nouveau perdus seront examinés, les quelques milliards détournés in extremis par leurs dirigeants, passeront, c’est à parier, relativement inaperçus.»

Or, aux Etats-Unis, les informations tombent en pluie drue depuis quelques mois : le récit de l’invention du CDO synthétique (voir Glossaire) rapportée par Michael Lewis dans son livre The Big Short : «la grande vente à découvert», pour pouvoir précisément parier sur la chute de l’immobilier américain, le fonctionnement du hedge fund Magnetar, expliqué par Yves Smith dan son livre ECONned (intraduisible : «conned» : roulé dans la farine), les CDO synthétiques Abacus de Goldman Sachs au centre d’une plainte de la SEC (Securities & Exchange Commission), le régulateur des marchés américains, et ceux appelés Baldwin, de Morgan Stanley, que la presse évoquait vendredi, etc., tous expliquent avec moult détails que toutes les firmes à Wall Street, tous les fonds d’investissement spéculatifs, ne tombaient pas à la même vitesse : certains avaient très bien compris ce qui se tramait, et chacun rassemblait tout l’argent auquel il avait accès pour le consacrer à une seule chose : parier sur la chute du capitalisme américain, la « grande liquidation avant fermeture définitive !».

Je ne faisais pas partie en réalité des rares élus qui avaient deviné ce qui allait se passer : je faisais partie des rares crétins qui avaient choisi de vendre la mèche plutôt que de me joindre à la foule de ceux déterminés à ne pas laisser passer sans broncher une occasion de devenir super-riche comme on n’en voit qu’une seule fois dans sa vie.

Seule question : que vaudront les dollars après la fermeture définitive ? Les euros, on le sait déjà.

Paul Jorion
Lundi 17 Mai 2010

Un «article presslib’» est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un «journaliste presslib’» qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.
www.marianne2.fr/Pourquoi-les-banquiers-ne-disent-rien-sur-les-crises_a193034.html

Onfray, figure du capitalisme ?

Le capitalisme et la mort

Le capitalisme et le monde de la marchandise semblent se caractériser par leur évacuation complète de la mort, revendiquant une fin de l'histoire qui serait une histoire sans fin, une culture de paix portée par le commerce ainsi que les promesses publicitaires d'une vie de plaisirs.

Point par point, le réel y fait objection pourtant par l'irruption de la mort tant redoutée, le maître absolu, que ce soit sous la forme de l'effondrement systémique, de la guerre ou du suicide (tellement incompréhensible pour l'homo oeconomicus !).

On n'en a pas fini avec la mort, pas plus qu'avec le réel ni avec l'histoire. Ce n'est pas tant parce que le capitalisme serait mortifère, animé d'une "pulsion de mort" venue on ne sait d'où, mais parce que la mort fait partie de la vie et qu'on se cogne au réel inévitablement. Si le capitalisme monte ainsi invariablement aux extrêmes, c'est tout simplement parce qu'il ne connaît pas de limites et ne rencontre ses limites qu'à mettre en cause notre existence, individuelle ou collective. Si la mort est en jeu, c'est que la vérité n'est pas donnée ni le réel transparent et qu'il ne peut y avoir de changement des règles collectives sans menacer l'existence du collectif comme tel et jusqu'à la vie de chacun, obligé de choisir son camp. [...]

Si les crises et la guerre sont des caractéristiques relativement bien connues du capitalisme, même si on faisait mine de l'oublier, il semble qu'il y ait un tout nouveau "mode" de confrontation avec la mort, plus surprenant, au moins pour la théorie économique : le suicide des salariés devant des conditions de travail insupportables !
On a beau jeu d'arguer que ce taux de suicides ne serait pas supérieur au taux national mais cela n'empêche pas qu'ils fassent sens. Ils manifestent la limite de notre flexibilité et le besoin de conditions de travail plus humaines, ils manifestent notre liberté, notre dignité, les droits de la subjectivité contre l'utilitarisme, le refus de traiter les hommes en moyens.

On peut juste espérer que ce soit seulement le symptôme précurseur d'une mobilisation sociale cruellement absente jusqu'ici. La violence pourrait très bien se retourner alors contre les petits nazillons du néolibéralisme. (...)

Jean Zin
http://jeanzin.fr/index.php?post/2009/10/05/Le-capitalisme-et-la-mort
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 24 Mai - 2:38



Joseph Stiglitz : "L'austérité mène au désastre"

Pour le Prix Nobel d'économie, c'est par la solidarité et l'investissement que l'Europe se sortira de la crise.

Joseph Stiglitz, 67 ans, Prix Nobel d'économie en 2001, ex-conseiller économique du président Bill Clinton (1995-1997) et ex-chef économiste de la Banque mondiale (1997-2000), est connu pour ses positions critiques sur les grandes institutions financières internationales, la pensée unique sur la mondialisation et le monétarisme. Il livre au Monde son analyse de la crise de l'euro.

Vous avez récemment dit que l'euro n'avait pas d'avenir sans réforme majeure. Qu'entendez-vous par là ?

L'Europe va dans la mauvaise direction. En adoptant la monnaie unique, les pays membres de la zone euro ont renoncé à deux instruments de politique économique : le taux de change et les taux d'intérêt. Il fallait donc trouver autre chose qui leur permette de s'adapter à la conjoncture si nécessaire. D'autant que Bruxelles n'a pas été assez loin en matière de régulation des marchés, jugeant que ces derniers étaient omnipotents. Mais l'Union européenne (UE) n'a rien prévu dans ce sens.

Et aujourd'hui, elle veut un plan coordonné d'austérité. Si elle continue dans cette voie-là, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande Dépression des années 1930, que ce n'est pas ce qu'il faut faire.

Que devrait faire l'Europe ?

Il y a plusieurs possibilités. Elle pourrait par exemple créer un fonds de solidarité pour la stabilité, comme elle a créé un fonds de solidarité pour les nouveaux entrants. Ce fonds, qui serait alimenté dans des temps économiques plus cléments, permettrait d'aider les pays qui ont des problèmes quand ceux-ci surgissent.

L'Europe a besoin de solidarité, d'empathie. Pas d'une austérité qui va faire bondir le chômage et amener la dépression. Aux Etats-Unis, quand un Etat est en difficulté, tous les autres se sentent concernés. Nous sommes tous dans le même bateau. C'est d'abord et avant tout le manque de solidarité qui menace la viabilité du projet européen.

Vous prônez une sorte de fédéralisme ?

Oui. De cohésion. Le problème, c'est que les Etats membres de l'UE n'ont pas tous les mêmes croyances en termes de théorie économique. Nicolas Sarkozy a eu raison de faire pression sur (la chancelière allemande) Angela Merkel pour la forcer à payer pour la Grèce. Nombreux sont ceux qui, en Allemagne, s'en remettent totalement aux marchés. Dans leur logique, les pays qui vont mal sont responsables et doivent donc se débrouiller.

Ce n'est pas le cas ?

Non. Le déficit structurel grec est inférieur à 4 %. Bien sûr, le gouvernement précédent, aidé par Goldman Sachs, a sa part de responsabilité. Mais c'est d'abord et avant tout la crise mondiale, la conjoncture, qui a provoqué cette situation.

Quant à l'Espagne, elle était excédentaire avant la crise et ne peut être accusée d'avoir manqué de discipline. Bien sûr, l'Espagne aurait dû être plus prudente et empêcher la formation de la bulle immobilière. Mais, en quelque sorte, c'est l'euro qui a permis ça, en lui procurant des taux d'intérêt plus bas que ceux auxquels Madrid aurait eu accès sans la monnaie unique. Aujourd'hui, ces pays ne s'en sortiront que si la croissance européenne revient. C'est pour cela qu'il faut soutenir l'économie en investissant et non en la bridant par des plans de rigueur.

La baisse de l'euro serait donc une bonne chose ?

C'est la meilleure chose qui puisse arriver à l'Europe. C'est à la France, et plus encore à l'Allemagne qu'elle profitera le plus. Mais la Grèce et l'Espagne, pour qui le tourisme est une source de revenus importante, en seront également bénéficiaires.

Mme Merkel, pourtant, sait que la solidarité peut être importante. Sans cela, il n'y aurait pas eu de réunification allemande.

Oui. Mais, justement, il a fallu plus de dix ans à l'Allemagne pour absorber la réunification. Et d'une certaine manière, je pense que les ex-Allemands de l'Ouest estiment qu'ils ont déjà payé un prix élevé pour la solidarité européenne.

Pensez-vous que la viabilité de l'euro soit menacée ?

J'espère que non. Il est tout à fait possible d'éviter que la monnaie unique ne périclite. Mais si on continue comme ça, rien n'est exclu. Même si je pense que le scénario le plus probable est celui du défaut de paiement. Le taux de chômage des jeunes en Grèce s'approche de 30 %. En Espagne, il dépasse 44 %. Imaginez les émeutes s'il monte à 50 % ou 60 %. Il y a un moment où Athènes, Madrid ou Lisbonne se posera sérieusement la question de savoir s'il a intérêt à poursuivre le plan que lui ont imposé le Fonds monétaire international (FMI) et Bruxelles. Et s'il n'a pas intérêt à redevenir maître de sa politique monétaire.

Rappelez-vous ce qui s'est passé en Argentine. Le peso était attaché au dollar par un taux de change fixe. On pensait que Buenos Aires ne romprait pas le lien, que le coût en serait trop important. Les Argentins l'ont fait, ils ont dévalué, ça a été le chaos comme prévu. Mais, en fin de compte, ils en ont largement profité. Depuis six ans, l'Argentine croît à un rythme de 8,5 % par an. Et aujourd'hui, nombreux sont ceux qui pensent qu'elle a eu raison.

Propos recueillis par Virginie Malingre
www.lemonde.fr/economie/article/2010/05/22/joseph-stiglitz-l-austerite-mene-au-desastre_1361520_3234.html



Mais, au fait, pourquoi a-t-on si peur des déficits publics ?
http://eco.rue89.com/2010/05/21/mais-au-fait-pourquoi-a-t-on-si-peur-des-deficits-publics-152043

Et si on jouait l'inflation ?
Quelle sortie de crise ? Après avoir envisagé la piste de l'inflation, marianne2 donne la parole à Jean-Jacques Rosa, économiste libéral et professeur à l’institut d’études politiques de paris.
www.marianne2.fr/Sortie-de-crise-et-si-on-jouait-l-inflation-contre-la-dette_a193054.html

Pourquoi il faut revenir au franc !
www.marianne2.fr/Jean-Jacques-Rosa-pourquoi-il-faut-revenir-au-franc-!_a193049.html

Dupont-Aignan : "Sortons de la monnaie unique en bon ordre, il est encore temps"
www.marianne2.fr/Dupont-Aignan-Sortons-de-la-monnaie-unique-en-bon-ordre,-il-est-encore-temps_a192812.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 24 Mai - 2:46

Les ouistes reviennent à l'attaque, la malhonnêteté en bandoulière !


Europe : Jacques Sapir répond au Nouvel Observateur

L'économiste Jacques Sapir réagit à un article du Nouvel Observateur dans lequel il était mis en causepar des journalistes dont l'européisme confine, selon lui, à la religion.

Mes amis, nous avions tout faux. Quatre journalistes viennent, dans le Nouvel Observateur de cette semaine (du 12 au 18 mai) de nous donner la raison de la spéculation qui frappe la zone Euro : les critiques qui «entretiennent la nervosité des marchés ». Une citation complète de cette sublime prose s’impose :

«A ce déficit de solidarité s'ajoute l'influence des eurosceptiques anglo-saxons. Regardez les éditoriaux des prix Nobel Paul Krugman ou Joseph Stiglitz dans la presse américaine... Une idéologie anti-euro, incarnée en France par les économistes Jacques Sapir, Christian Saint-Etienne ou Jean-Jacques Rosa, professeur à l'Institut d'Etudes politiques,...»

et plus loin

«Ces discours ont entretenu la nervosité des marchés : les investisseurs doutent de la réussite du plan grec. Surtout ils se disent que l'Europe n'aura pas les moyens de secourir tous ces maillons faibles, qui risquent, tôt ou tard, de rééchelonner leur dette»

Que cela est bien vu, subtil, et plein de finesse. On reste sidéré par la profondeur de cette intelligence, qui fait immédiatement penser au proverbe chinois : «Quand le Sage montre la Lune, l’idiot regarde le doigt».
Qu’une telle bavure soit aujourd’hui possible en France nous en dit long sur l’exaspération des «européistes» qui retrouvent spontanément les discours qui furent les leurs avant et surtout après le referendum sur le Traité Constitutionnel Européen.

Mensonges

En fait, on trouve plusieurs mensonges dans cet article. Le premier concerne la position des critiques de la zone Euro, où d’ailleurs un amalgame, pas réellement subtil, est réalisé entre opposants absolus et critiques indiquant la présence de problèmes récurrents dans cette zone.

Qu’il s’agisse de Joseph Stiglitz, de Paul Krugman, de Christian Saint-Etienne ou de ma modeste et très indigne personne, nul d’entre nous n’a récusé le principe de la coordination monétaire ni même le bien-fondé d’une zone monétaire en Europe. Nous avons par contre mis en garde de manière constante et répétée les autorités sur le fait que cette zone devait s’accompagner de mesures importantes faute de quoi une crise était inévitable. Aujourd’hui que la crise est là, comme nous l’avions prévu, nous avons fait des propositions pour tenter de trouver une solution.

Dans mon cas, depuis 2006, je ne cesse de tirer la sonnette d’alarme en disant pourquoi et comment les intégristes de la construction européenne sont en train de tuer ce qui était, initialement, une excellente idée. D’ailleurs, certaines de mes remarques sont partagées par des économistes, tel Michel Aglietta (1), qui ne peuvent passer pour des opposants systématiques à la zone Euro. Si se prononcer pour un Euro «monnaie commune» en lieu et place de la «monnaie unique» équivaut, suivant le titre de cet article calomniateur, à vouloir «brûler l’Euro» alors les mots n’ont plus de sens.

Et l’on ne sait que trop à quelle dictature conduit la perte du sens des mots.
Le second mensonge consiste à ne parler que de la crise conjoncturelle de la zone Euro. Mais, en réalité, celle-ci vient s’ajouter à une crise structurelle dont le phénomène de l’Eurodivergence, dont j’ai eu l’occasion de parler ici (2), est le principal signal. Cette crise découle de problèmes structurels qui sont bien connus des économistes (3). Mais, les auteurs de cet article préfèrent donner la parole aux pères fondateurs de l’Euro plutôt que d’en examiner honnêtement les contradictions. C’est un second mensonge.
Le troisième mensonge consiste à nier les effets négatifs de l’Euro, pourtant dûment établis par l’INSEE (4). À croire que le fait d’écrire dans le Nouvel Observateur confère la science infuse ! Il y a là un troisième mensonge.

Dire que ce sont ces nos discours qui ont entretenu l’inquiétude des marchés est tout d’abord nous prêter une importance que nous n’avons pas. Les marchés regardent où l’on peut faire ou défaire des fortunes. Ceci constitue un quatrième mensonge.
J’ai dit personnellement qu’il y avait un doute sur le plan de sauvetage des banques européennes se faisant par l’intermédiaire de la Grèce et que l’on appelle très abusivement plan de sauvetage de ce dernier pays. Je n’ai pas été le seul et c’est d’ailleurs une évidence. Il aurait bien mieux valu organiser un défaut partiel de la Grèce, quitte à utiliser une partie de l’argent mis dans le plan pour compenser les pertes des banques européennes.

Et insinuations…

Si cela ne suffisait pas, les auteurs de cet article se livrent aussi à des insinuations détestables.
Tout d’abord, la faute à la crise ne peut être que la «spéculation», qui est naturellement «irrationnelle», et dont on sous-entend qu’elle est soit le fait de gens mal intentionnés soit celui «d’ennemis» de l’Euro. Puis on indique qu’elle est renforcée par l’influence d’eurosceptiques anglo-saxons. En fin, on procède à une dernière assimilation entre ces soi-disant eurosceptiques et des économistes français, au nombre duquel je suis, pour insinuer que nous sommes des «ennemis de l’intérieur». On aura reconnu ici le déroulement de la stratégie du complot, la paranoïa classique et parfaitement stalinienne qui transforme tout contradicteur en criminel potentiel.

En fait, la spéculation n’est en rien irrationnelle. Dans un contexte donné, elle est parfaitement logique. Ce qui importe est de comprendre que cette logique ne vaut que pour ce contexte donné. Mais cela est visiblement trop compliqué pour nos auteurs. La version policière de l’histoire est certes plus simple, même si elle est fausse. Si la spéculation se déchaîne c’est avant tout parce que, à la différence des Etats-Unis, l’Europe n’est pas un pays fédéral et ne pourra l’être, dans le meilleur des cas avant longtemps. Notons que ceci aurait pu être anticipé par les dirigeants de la zone Euro et les conduire à des mesures restrictives sur les mouvements de capitaux à court terme, justement pour prévenir une telle spéculation. Ils n’en n’ont pas voulu et ils en payent le prix (ou plus exactement ils veulent nous en faire payer le prix) actuellement. Ceux que Jupiter veut perdre, il leur ôte d’abord la raison.

Notons ensuite que, dans la liste des «eurosceptiques anglo-saxons» pour reprendre les termes de cet articles, les deux économistes cités sont…américains. Pourquoi alors ne pas l’avoir dit plus clairement ? D’ailleurs, ni Paul Krugman, ni Joseph Stiglitz, ne sont de près ou de loin des anglo-saxons. Intéressant dérapage de nos quatre auteurs qui sont incapables de nommer ce à quoi ils pensent. Mais ils sont trahis par leur lapsus. Ils voulaient dire des eurosceptiques américains…

Ceci révèle l’imaginaire assez particulier de nos auteurs. En fait, ils sont persuadés d’un «complot» américain contre l’Euro, mais ils n’osent pas le dire. Et voici comment et pourquoi Krugman et Stiglitz se retrouvent baptisés «anglo-saxons», ce qui ne manque pas de sel pour qui les connaît. On notera aussi que ces deux économistes sont des personnalités bien connues de la gauche d’outre-Atlantique et qu’ils ne sont pas particulièrement des «eurosceptiques», s’étant contentés d’émettre des critiques parfaitement légitimes sur le fonctionnement de la zone Euro.

Sur le fond, c’est une erreur de penser que l’Euro et le Dollar s’opposent. Que l’Euro vienne à disparaître, ou la zone Euro à éclater, et la spéculation attaquera immédiatement le Dollar. Il y a aujourd’hui une anxiété des opérateurs de marchés sur toutes les principales monnaies. Croire que le Dollar pourrait profiter de cette crise et de la chute de l’Euro c’est décidément ne rien comprendre ni au mécanisme de la spéculation, ni au mécanisme de cette crise qui est déjà en train d’induire une forte spéculation sur certaines matières premières ainsi que sur l’Or.

Nous vivons la crise du système monétaire international. Elle était prévisible dès 2007, et j’ai publié de nombreux textes sur ce point dès ce moment. Il faut en finir avec le mythe d’un affrontement entre l’Euro et le Dollar. Il est aujourd’hui probable que les deux couleront, l’un après l’autre.

A-t-on le droit de s’exprimer sur l’Euro ?

Ce lamentable article, qui n’est pas sans rappeler la censure dont je fus l’objet au printemps dernier par l’Hebdo des Socialistes, montre que les européistes sont en train de perdre leurs nerfs. Il faut donc réaffirmer que l’Europe ne doit pas être laissée aux européistes et qu’il convient de défendre le principe d’une coordination monétaire contre ceux qui se révèlent en réalité ses adversaires, les partisans d’un soutien inconditionnel à l’Euro tel qu’il existe.
Nous avons besoin d’un véritable débat politique pour décider quelles sont les options qui nous restent aujourd’hui et non des invectives, des mensonges ou des insinuations des quatre auteurs de cet article.

Oui, vraiment, quand les sages montrent la lune, les idiots regardent le doigt.

Jacques Sapir
www.marianne2.fr/Europe-Jacques-Sapir-repond-au-Nouvel-Observateur_a193058.html

Un banquier suisse annonce la fin de l’euro
Le pouvoir autoritaire européen est en train d'aligner les économies avec la mise sous tutelle des Etats
www.mecanopolis.org/?p=17244
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mer 26 Mai - 12:28



La lutte improbable contre les spéculateurs

19 mai 2010
Angela Merkel exhorte ses partenaires à accélérer la régulation des marchés

Après l'interdiction des ventes à découvert, le 10 mai, Angela Merkel pousse à la taxation des transactions financières. Et invite les membres de l'euro à adopter une «culture de la stabilité».

L'Allemagne a décidé d'interdire les "ventes à découvert nues" sur toute une série d’instruments de la zone euro – dettes souveraines, titres bancaires, CDS ou credit default swap, etc.

"l’Allemagne a décidé d’interdire les ventes à découvert (c’est-à-dire pariant à la baisse) en position «nue» (c’est-à-dire de la part d’un intervenant qui n’est pas exposé à une perte occasionnée par cette baisse).
La mesure équivaut à interdire les prises de position financières qui sont de simples paris sur des fluctuations de prix, sans justification économique (...)

une telle mesure s’imposant depuis longtemps, en raison du risque systémique engendré par les prises de position à découvert «nues» – et de manière générale du fait de leur nature «prédatrice» -, n’a pas réellement besoin de justification.

Les achats de CDS (Credit–Default Swaps) en position «nue» ont en particulier contribué à déstabiliser la Grèce (et la zone euro en général) depuis le mois de février."
Sur son blog, Paul Jorion espère que l’ensemble des nations suivront l’Allemagne dans cette voie.


AFP/ERIC FEFERBERG (11 02 2010)

Une action symbolique
Pas d'union européenne contre les spéculateurs

«Hier, en interdisant par décision souveraine tout un pan du marché des dérivés, la chancelière allemande a fait ce qu’il fallait pour protéger son pays contre les ravages des spéculateurs.»

Mais tant que les autres places financières ne l'imitent pas, le geste de l'Allemagne reste symbolique.

Or même ses voisins européens se sont montrés réticents à la suivre. Aussi bien la France que la Finlande et les Pays Bas se sont distancés de la décision allemande, et ont affirmé qu'ils ne prévoyaient pas de mettre en place des mesures similaires. Devant les réticences des pays anglo-saxons, les probabilités d'un accord international au G20 "ne sont pas extraordinairement élevées", a reconnu le ministre fédéral des Finances Wolfgang Schäuble.

"La France, dont le président veut pourtant «réformer le capitalisme» a pris ses distances par la voix de Christine Lagarde, la ministre des Finances, tout comme Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe qui s’est offusqué de l’unilatéralisme de la mesure."

Non seulement ses partenaires européens se désolidarisent de l'Allemagne, mais encore, ils la critiquent. Ainsi, Berlin est accusé de jouer solo dans la lutte contre la spéculation.

L'accord oublié
Pourtant le 11 mars 2010, c'est en accord avec Angela Merkel, que Nicolas Sarkozy, Jean-Claude Juncker et George Papandreou, pour "améliorer la sécurité des marchés de produits dérivés de gré à gré", préconisaient "l'interdiction des transactions spéculatives sur les CDS", ainsi que l'imposition d'une "période minimale de détention des CDS" et "l'interdiction de l'achat de CDS qui ne sont pas utilisés à des fins de couverture".

http://info.france2.fr/economie/speculation-sur-les-produits-derives-interdite--61685327.html#
www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/comment-merkel-a-affole-les-marches_232542.html
www.solidariteetprogres.org/article6651.html
www.arretsurimages.net/vite.php?id=8140
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mer 26 Mai - 13:19



Angela Merkel appelle à un renforcement de la régulation des marchés financiers internationaux

Réaliste, Mme Merkel estime que des progrès ne seraient possibles qu’avec la participation des Etats-Unis. La lutte contre les excès de la finance ne servira à rien si «l’on continue à spéculer à Chicago ou à New York», a-t-elle souligné le 16 mai.

«Hier, en interdisant par décision souveraine tout un pan du marché des dérivés, la chancelière allemande a fait ce qu’il fallait pour protéger son pays contre les ravages des spéculateurs. Le gouvernement américain doit être amené à prendre immédiatement des mesures similaires.
cidal.diplo.de

22 mai 2010
La réforme de Wall Street est adoptée au Sénat américain

Le projet de loi qui vise à éviter une nouvelle édition de la grave crise financière qui a culminé à l'automne 2008, prévoit notamment la création d'un organisme de protection du consommateur financier au sein de la banque centrale (Fed). Le texte empêche également le sauvetage de grandes institutions financières aux frais des contribuables.

Il prévoit aussi une régulation plus stricte de l'immense marché des produits dérivés, qui ne seraient plus commercialisés que sur des plateformes transparentes, et non de gré à gré. Et il interdirait aux banques d'en commercialiser certains, appelés "swaps", qui consistent à échanger soit des actifs soit des flux financiers. Cette dernière mesure jugée draconienne ne fait pas l'unanimité au Sénat et pourrait subir des modifications lors des négociations à venir avec la Chambre. [...]

Un autre amendement donne au représentant américain au Fonds monétaire international (FMI) la possibilité de s'opposer aux "sauvetages d'Etats étrangers" par le contribuable américain via des prêts du FMI, si ces derniers étaient "susceptibles de ne pas être remboursés".

Une mesure prévoit de faciliter l'action de la Commission fédérale du commerce international (FTC) - gardienne du respect des règles de concurrence - afin de renforcer la protection des consommateurs. Un autre texte est destiné à mieux encadrer les agences de notation en créant une entité intermédiaire entre elles et les institutions financières qu'elles évaluent.
la-croix.com

Obama appelle ses partisans à se cotiser pour contrer Wall Street
M. Obama se félicite de l'adoption jeudi au Sénat d'une réforme visant à renforcer la surveillance du secteur financier. Le texte doit encore faire l'objet d'une synthèse avec celui qui a été adopté par les représentants.

Mais le président prévient que "le secteur financier n'abandonnera pas" son combat pour faire dérailler la réforme. Les grands établissements de Wall Street "ont déjà dépensé un million de dollars par membre du Congrès en tentant d'influer sur le sujet"
"La réforme mettra en place la plus forte protection du consommateur financier jamais vue dans l'histoire", assure le président. "En protégeant notre économie de l'aventurisme de Wall Street, elle évitera qu'une crise comme celle qui a provoqué la dernière récession ne se reproduise", promet-il.

Les dirigeants démocrates du Congrès espèrent parvenir à une adoption définitive de la réforme avant les vacances parlementaires qui commencent début juillet.
boursorama.com

Obama met Wall Street au pas, Obama fait passer sa réforme de Wall Street au Sénat américain, Obama : «Wall Street a échoué», titre la presse.
Une voix discordante dans les louanges unanimes : "Glass-Steagall : le Sénat US capitule en rase campagne"



Capitulation de Washington face à Wall Street ?

"Sous pression des lobbyistes de Wall Street et avec la changement de bord du républicain Scott Brown, le Sénat américain a capitulé hier soir en adoptant la «Wall Street reform» d’Obama, sans qu’y figurent les amendements McCain-Cantwell prévoyant le rétablissement des dispositions de la loi Glass-Steagall et Lincoln-Cantwell visant à restreindre l'utilisation des produits dérivés. Le Congrès a trahi le peuple et refusant tout débat sur les mesures anti-spéculation, laissant le pays en proie à l’effondrement économique.

Le Glass-Steagall Act consiste à séparer l'activité des banques de dépôt de l'activité spéculative des banques de placement.

Les deux amendements en question constituaient les seuls aspects positifs d'une proposition de loi autrement impuissante.

La nouvelle loi ménage de nombreuses échappatoires pour les transactions non régulées sur produits dérivés. En effet, en l'état, même si les autorités régulatrices (CFTC et SEC) décident que les swaps en question doivent être approuvés, le texte ne prévoit aucune sanction juridique pour ceux qui enfreignent la règle.

En référence à cette faille cruciale, un blog de Newsweek compare la nouvelle loi à un beignet avec un énorme trou au milieu." [un donut]

Le président Obama [aurait] sommé Rahm Emanuel, Larry Summers, Harry Reid et Chris Dodd de tout faire, cajoleries, pots-de-vin et menaces, pour faire échouer les amendements en question.

"Un communiqué du LPAC note que si d'autres facteurs ont pesé sur le résultat du vote, notamment l’invasion du Capitole par une horde de lobbyistes de Wall Street, «aucun de ces facteurs ne saurait atténuer la responsabilité personnelle du président Obama, qui a voué les Etats-Unis à leur propre destruction en torpillant la mise en oeuvre d'une nouvelle loi Glass-Steagall et l'interdiction des produits dérivés. Les deux amendements en question constituaient les seuls aspects positifs d'une proposition de loi autrement impuissante. Au lieu de cela, les spéculateurs de Wall Street continueront à jouir de la même protection, tout en ruinant l'économie physique et en nous menant tout droit vers l'hyperinflation.» (...)

21 mai 2010 (Nouvelle Solidarité)
www.solidariteetprogres.org/article6650.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Jeu 27 Mai - 21:56

Lundi 10 mai 2010, les Etats européens et le FMI ont réussi un gigantesque coup de bluff : ils ont dit qu'ils mettraient sur la table 750 milliards d'euros pour aider les Etats d'Europe du sud et l’Irlande.

Ce coup de bluff a rassuré les marchés internationaux : les taux d'intérêt des obligations d'Etat d'Europe du sud se sont effondrés.

Mais ce coup de bluff n'a duré que deux jours.

Depuis le 12 mai 2010, pour emprunter sur les marchés internationaux, les Etats d’Europe du sud et l’Irlande doivent verser des taux d'intérêt de plus en plus élevés.

- Si l'Espagne devait lancer un emprunt à 10 ans, elle devrait verser un taux d'intérêt de 4,23 %. Par comparaison, le 1er décembre 2009, ce taux n’était que de 3,733 %. Le graphique est ici :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR%3AIND

- Si le Portugal devait lancer un emprunt à 10 ans, il devrait verser un taux d’intérêt de 4,70 %. Par comparaison, le 1er décembre 2009, ce taux n’était que de 3,727 %. Le graphique est ici :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR%3AIND

- Si l'Irlande devait lancer un emprunt à 10 ans, elle devrait verser un taux d'intérêt de 4,85 %. Le graphique est ici :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR%3AIND

- Si la Grèce devait lancer un emprunt à 10 ans, elle devrait verser un taux d'intérêt de 7,70 %. Le graphique est ici :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR%3AIND

Cette évolution montre que, depuis le 12 mai, les marchés internationaux ne font plus confiance aux pays d’Europe du sud et à l’Irlande : leurs taux d’intérêts sont repartis à la hausse.

En revanche, les investisseurs internationaux se ruent vers les emprunts de l'Etat allemand. Conséquence : les taux d'intérêt des obligations de l'Etat allemand s'effondrent depuis le 10 mai 2010.

- Si l’Allemagne devait lancer un emprunt à 10 ans, elle devrait verser un taux d'intérêt très bas : seulement 2,70 %. Le graphique est ici :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR10%3AIND

Conclusion : cette situation est intenable.

La zone euro va exploser.
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Dim 6 Juin - 14:05

Le 10 mai 2010, l’Union Européenne et le FMI ont tenté une manœuvre désespérée pour rassurer les investisseurs internationaux. L’Union Européenne et le FMI ont jeté leurs dernières forces dans la bataille : ils ont annoncé qu’ils mettaient 750 milliards d’euros sur la table.

Ce soi-disant « plan de stabilisation » n'a fait illusion que deux jours : le 10 mai et le 11 mai.

Depuis le 12 mai, les investisseurs internationaux ont compris ce qu'était vraiment ce soi-disant « plan de stabilisation » : un énorme coup de bluff.

Depuis le 12 mai, les investisseurs ont compris que les Etats européens ne pourront jamais verser des centaines de milliards d’euros pour sauver le Portugal, l'Irlande, la Grèce, l'Espagne.

Conséquence : les investisseurs internationaux n'ont plus du tout confiance dans le Portugal, l'Irlande, la Grèce, l'Espagne. Depuis le 12 mai, ils demandent des taux d'intérêt exorbitants à ces quatre pays.

Vendredi 4 juin :

- Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,528 %.

Le graphique des taux d'intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d'intérêt espagnols sont en train d'exploser.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

- Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,109 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GIGB10YR%3AIND

- Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,13 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPT10YR%3AIND

- Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 8,141 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GGGB10YR%3AIND

Ces taux d’intérêt hallucinants montrent que le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne vont devoir emprunter à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne foncent vers le défaut de paiement.

Au contraire, les taux d’intérêt de l’Allemagne deviennent de plus en plus bas.

- Si l’Allemagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt très faible : seulement 2,584 %.

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GDBR10%3AIND

Cette divergence est intenable.

Cette situation est explosive : la zone euro va finir par éclater.
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mer 9 Juin - 16:29



Exclusif : les banques relancent les «subprimes» à la française

Réguler. Depuis la crise, le mot est dans toutes les bouches. On promettait davantage de régulation notamment dans la titrisation, comme les «subprimes» qui furent le catalyseur de la crise. Le projet de loi sur la régulation bancaire et financière, que l'Assemblée examine cette semaine fait exactement le contraire. Porté par le lobby des banques, il organise la promotion de la titrisation. Dans la plus grande opacité.

«Je veux qu'on tranche la question angoissante du hors bilan. A quoi ça sert de fixer aux banques des ratios de solvabilité sur leur bilan, si on les autorise à avoir à côté un hors bilan ? (…) Ce qu'on appelle la titrisation. C'est-à-dire que chaque jour, les banques consentaient un prêt à 10h00 du matin, le revendaient à 17h00 le soir, prenaient la commission, le déstockaient, le mettaient dans ce qu'on appelle un SPV et mutualisaient ce mauvais risque», pas content Nicolas Sarkozy. Devant les Français lors de l’émission "Face à la crise" de février 2009, le Président se faisait le champion de la lutte contre les mauvaises pratiques bancaires.

On allait donc voir ce qu’on allait voir : sus à la spéculation, halte à la titrisation. Résultat des opérations : le contraire. Le projet de loi intitulé «Régulation bancaire et financière» est un rêve pour le lobby des banques : l’instauration de la titrisation à grande échelle. (...)

ces articles organisent la promotion de la titrisation des créances immobilières, que les banques portent actuellement dans leur bilan, et qu’elles aimeraient bien refourguer ailleurs.

Un texte qui passe ni vu ni connu

«Ce n’est pas une petite réforme. Il s’agit de relancer la titrisation en France, laquelle patine. Mais pas seulement. Là, on va beaucoup plus loin», confirme l' avocat d’un des plus grands cabinets spécialisés dans la finance et qui, pour cette raison, préfère l'anonymat. Ils sont une petite quinzaine sur la place de Paris, dont un a fait l’exégèse du texte. Quant au nôtre, il souhaite garder l’anonymat. «Faut pas casser le business», se justifie-t-il. « Mais en tant que citoyen, franchement, je trouve cela dingue que personne n’en parle. Comme d’ailleurs beaucoup de chose dans ce texte…»

Beaucoup plus loin ?

Mais d’abord rappelons ce qu’est la titrisation. Cette technique est née aux Etats-Unis dans les années 1970. (...)

Avec la titrisation, le gouvernement donne une seconde chance au projet de développement du crédit hypothécaire de Nicolas Sarkozy en 2004. En somme, on revient dans le mur qui a conduit à l'explosion de 2008. Sans klaxonner. Mais avec l'aval du Parlement ? Députés de tous les partis, réveillez-vous !

Emmanuel Lévy
www.marianne2.fr/Exclusif-les-banques-relancent-les-subprimes-a-la-francaise_a193573.html
http://62.244.82.84/Newsletters/Financial_services/2010.05.04/breves.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Ven 11 Juin - 17:51



Régulation bancaire et financière.
L'Assemblée renonce à plafonner les commissions bancaires


Les députés français ont renoncé à plafonner le montant des commissions payées par les commerçants lors des paiements par carte bancaire, une idée qui avait suscité beaucoup d'émoi dans le secteur des banques.

"Cette commission soumet les commerçants et les consommateurs à une double facturation puisqu'ils payent tous deux l'utilisation du système de carte bancaire à plusieurs reprises", expliquait Richard Mallié dans l'exposé des motifs de son amendement.

"Il apparaît important d'instaurer un système de rémunération bancaire basé sur une commission fixe correspondant aux services rendus par les banques" ajoutait-il en rappelant que cette commission varie entre 0,4 à 1,8% de la transaction.

Selon la commission des Finances, 58,2 millions de cartes bancaires sont en circulation en France qui représentant près de 42% des paiements de détail.

Les commissions payées par les commerçants représentent un enjeu de "2 à 3 milliards d'euros de pouvoir d'achat" (...)
http://fr.news.yahoo.com/4/20100610/tts-france-banques-assemblee-ca02f96.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Dim 27 Juin - 13:50



En route vers la récession

L'austérité budgétaire est dangereuse sur le plan mondial
Obama s'oppose aux plans d'austérité européens, estimant que s'attaquer dès aujourd'hui à la dette publique ne fera que replonger l'Europe dans la récession.
Le Prix Nobel d'économie, Paul Krugman, et de nombreux économistes "voient ce mouvement vers l'austérité comme une énorme erreur."
Blog de J-Marcel Bouguereau

L'austérité, une concession aux marchés qui entraîne la récession

Concession aux marchés
Pour les partisans de la rigueur, les "orthodoxes", les Etats n'ont tout simplement pas le choix. Car les "marchés" à rassurer, ne sont autres que leurs créanciers, dont ils dépendent pour se financer.
Mais les opposants à la rigueur refusent de se plier aux caprices des marchés, qui sont de toute façon imprévisibles. Un jour ils s'inquiètent parce que la dette est trop élevée, le lendemain c'est le manque de perspective de croissance qui les fait chuter...

Les déficits sont excessifs, certes. Cependant, "l'urgence n'est pas faire de la rigueur suicidaire", explique l'économiste Charles Wyplosz, sur le site Telos. Pour lui, ce que veulent les marchés, ce n'est "pas la rigueur immédiate mais une promesse de discipline sur trente ans". Car l'expérience nous enseigne "qu'un resserrement budgétaire prématuré est un danger aussi grand que le serait un resserrement trop tardif", avertit Martin Wolf dans le Financial Times. Et pour cause, c'est bien la contraction budgétaire prématurée qui a installé la déflation et la récession aussi bien aux Etats-Unis dans les années 30 qu'au Japon dans les années 90.


La rigueur implique la récession (Keynes)
Les pays qui ont, par le passé, réussi à réduire leur déficit, bénéficiaient d'un contexte complètement différent. Aujourd'hui, le secteur privé étant occupé à se désendetter, le niveau de la dépense privée est trop faible pour compenser la baisse des dépenses publiques. D'autre part, les taux d'intérêt étant déjà au plus bas, il ne sera pas possible de recourir à la politique monétaire pour amortir le choc de la rigueur. Ensuite, la demande extérieure est relativement faible. "Quand le Japon - ou le Canada, la Suède - a procédé à un resserrement budgétaire dans les années 1990, le dynamisme de l'économie mondiale était en mesure d'absorber l'excédent de son offre nationale", rappelle Martin Wolf. Aujourd'hui, la demande extérieure est d'autant plus faible que tous les pays européens se lancent dans l'austérité. Enfin et surtout, les pays de la zone euro sont privés du levier qui a presque toujours accompagné les plans de rigueur : la dévaluation de la monnaie.
www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/pour-ou-contre-l-austerite-les-cles-du-debat_234670.html


Réduction des déficits : la quadrature du cercle
Les économistes ont calculé que si l’inflation est de 3%, pour que la dette ne dépasse pas 60% du PIB, alors, il faut que le déficit, impérativement, ne dépasse pas 3%... A condition — et c’est le quatrième et dernier chiffre de la quadrature du cercle — que la croissance soit impérativement au moins égale à 3%.
Mais en réduisant la consommation publique, on tape sur… la croissance !
Donc les Etats sont pris dans le dilemme : réduire le déficit, mais tuer la croissance. Or c’est la croissance qui permet de réduire le déficit !
www.marianne2.fr/Reduction-des-deficits-la-quadrature-du-cercle_a194430.html

L'économiste Patrick Artus préconise 20 % d'augmentation pour tous
Le chef économiste de Natixis aurait-il pris sa carte au Parti de gauche ? Dans une publication du 1er jillet, Patrick Artus, aimable régulationniste, appelle les Etats à imposer une hausse autoritaire de 20% des salaires dans la zone euro. Il leur prescrit d'obliger la BCE à laisser l’euro se déprécier de 20%.
Cela fait maintenant quelques temps que Patrick Artus insiste sur la nécessaire hausse des salaires (1) couplée par ailleurs à une hausse des prélèvements sur le capital. Cela aurait de nombreuses vertus : «maintien de la compétitivité-prix, réduction des taux d’endettement avec les taux d’intérêt réels négatifs, relance de la demande et de l’investissement.»

A l’inverse, si rien n’est fait, tel que les choses sont en place, il y a un important risque d’étouffement de la zone euro par l’endettement.
dans nombre d’entreprises, et même au sein de certains top management, la crise a laissé des traces : l’éloge sans fin de la mondialisation heureuse a sans doute montré ses limites.

(1) "Pourquoi il faut partager les revenus - Le seul antidote à l'appauvrissement collectif" par Patrick Artus et Marie-Paul Virard, éd. La Découverte
www.marianne2.fr/Artus-mieux-que-le-NPA-20-d-augmentation-pour-tous_a194913.html




Inefficace, dangereux, et anti-démocratique
Sarkozy prépare une révision de la Constitution empêchant les déficits publics
Or, non seulement cette politque économique est dangereuse mais elle serait imposée à tout gouvernement à l'avenir.
Cela revient, par ailleurs, à "graver dans le marbre qu’il n’y a qu’une SEULE politique financière et économique possible, celle de l’ultra-libéralisme conçue par Milton FRIEDMAN. Une politique à la KEYNES est donc impossible, si le texte est adopté."
Enfin, c'est à cela que les Français ont dit NON le 29 mai 2005 !
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mer 28 Juil - 17:57



Avec la titrisation à la française, Madelin veut contourner Maastricht

C'est en toute discrétion que le gouvernement a donné son feu vert à la multiplication des opérations de titrisation. Alors que cette technique financière a été l'un des détonateur de la crise, les banque ont réussi à obtenir la titrisation de leur créances nées des Partenariats public privé. Un mélange explosif.

La titrisation ? «Chaque jour, les banques consentaient un prêt à 10h00 du matin, le revendaient à 17h00 le soir, prenaient la commission, le déstockaient, le mettaient dans ce qu'on appelle un SPV et mutualisaient ce mauvais risque.» Lors de l’émission de TV «Face à la crise», le 5 février 2009, Nicolas Sarkozy n’avait, à l’époque, pas de mots assez durs pour vilipender cette technique considérée comme le détonateur de la crise financière.

Mais le marché oublie vite, et le président aussi semble-il. Marianne avait déjà souligné le retour par la petite porte de textes promouvant la titrisation : ainsi la loi «régulation bancaire et financière» (sic, ca ne s’invente pas), votée en juin dernier, prévoit la création des «Sociétés de financement à l’habitat», structure titrisant les créances immobilières des banques. Et ce n’est pas fini.

Le rapport, réalisé par Alain Madelin à la demande de Patrick Devedjian, ministre de la relance, été remis mardi 20 juillet dernier à Christine Lagarde, vise, lui aussi, à massifier la titrisation. Cette fois-ci, le lobby bancaire a fait les choses en grand. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’appliquer cette technique aux déjà très controversés Partenariats public privé (PPP). Et le moins que l’on puisse dire est qu’à Bercy on a apprécié le travail réalisé main dans la main par Europlace, le lobby de la finance de la place de Paris, les banques, les assureurs, et l’administration via la présence du Trésor.

Christine Lagarde s’est dite «satisfaite que le secteur privé puisse prendre le relais de l’initiative publique», tandis que Patrick Devedjian a surenchéri en vantant «le potentiel majeur des PPP pour développer les infrastructures nécessaires à la compétitivité de la France et leur capacité à entraîner l’investissement privé, indispensable à la reprise économique».
(...)
www.marianne2.fr/Avec-la-titrisation-a-la-francaise-Madelin-veut-contourner-Maastricht_a195782.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Ven 27 Aoû - 20:48



Le diabolique 'présage de l''Hindenburg''

Comme si les craintes d'une rechute de l'économie mondiale ne suffisaient pas, les opérateurs des marchés boursiers viennent de trouver une autre raison de se faire peur. Ce sont les analystes techniques, les chartistes, ces experts qui tentent de prévoir l'évolution future des indices à partir de savantes études statistiques des cours passés, qui ont exhumé ce spectre. Son nom : 'le présage de l'Hindenburg' - qui à lui seul a de quoi faire frissonner et qui depuis quelques jours est devenu le sujet de conversation favori des traders. Ce qu'il recouvre : une configuration très particulière, très complexe et très rare de marché généralement suivie d'un krach boursier. (...)

UN PRINCIPE ASSEZ SIMPLE

Les opérateurs les plus superstitieux ne prennent pas à la légère ce signal déjà apparu deux fois récemment, le 12 et le 20 août. (...)

Si compliqué qu'il apparaisse, le présage de l'Hindenburg, du nom de ce zeppelin allemand qui s'embrasa en quelques minutes dans le ciel du New Jersey en 1937, repose sur un principe assez simple. Quand, à un même moment, de nombreuses valeurs atteignent ou leur plus haut ou leur plus bas, c'est que le marché est au bord du déséquilibre. (...)

C'est un mathématicien aveugle, Jim Miekka, qui, en 1995, identifia cette configuration de marché spécifique et funeste. Fidèle à son présage, il a lui-même déconseillé cette semaine, aux boursicoteurs, dans un entretien au Wall Street Journal, de rester sur les marchés : "Cela ne veut pas dire qu'il y aura forcément un krach, mais la probabilité est élevée." Et de préciser : "Avec ce que nous avons maintenant, je pense qu'il est possible que nous ayons une chute de 20 % durant l'automne."

Les mois de septembre et octobre sont d'ailleurs traditionnellement les moins bons sur les marchés mondiaux. (...)

Tiphaine de Tricornot
www.lemonde.fr/idees/article/2010/08/27/le-diabolique-presage-de-l-hindenburg_1403374_3232.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Sam 28 Aoû - 21:49

Samedi 28 août 2010 : il y a aujourd’hui deux zones euro.

1- La première zone euro regroupe les Etats qui semblent les plus solides : l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Autriche. Leurs taux d’intérêt baissent. Ils empruntent à des taux d’intérêt de plus en plus bas.

Si l’Allemagne lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de seulement 2,200 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR10:IND

Si la France lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de seulement 2,535 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN10:IND

2- La seconde zone euro regroupe les Etats qui semblent agoniser : le Portugal, l'Irlande, la Grèce, l'Espagne. Leurs taux d’intérêt augmentent. Ils empruntent à des taux d’intérêt de plus en plus hauts.

Les courbes de ces pays sont hallucinantes.

Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 5,495 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 5,720 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Si la Grèce lançait un emprunt à 2 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 11,595 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 11,446 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

La Grèce fonce vers le défaut de paiement.

Le domino grec sera le premier à tomber.
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Jeu 28 Oct - 12:58


Les banques américaines annoncent un nouveau krach

Décidément, l'immobilier américain ne cessera de nous surprendre... et de nous faire peur. [...]

En février dernier, le panel de surveillance du Congrès américain, un comité créé lors du plan Paulson pour surveiller l'état des marchés financiers ainsi que l'utilisation des fonds du TARP, s'était ému de la situation de l'immobilier commercial. Il avait avoué qu'il était "profondément préoccupé" alors que le "système financier est déjà affaibli". Venant d'un organe officiel, ces quelques mots font froid dans le dos. Le Congrès et le gouvernement nous avaient plutôt habitués à de la langue-de-bois et à un optimisme béat.

Qu'est-ce qui justifiait l'inquiétude du panel ? Les prix de l'immobilier commercial avaient, en février, chuté d'un tiers par rapport à leur plus-haut d'octobre 2007. Le panel de surveillance avait alors mis en garde contre une "vague de pertes sur les prêts immobiliers commerciaux qui pourrait menacer la stabilité de nombreuses banques et de contribuer à la faiblesse prolongée de l'économie".

Mais tout cela date de plus de neuf mois. Que s'est-il passé depuis ? Rien de bon. La situation n'a fait qu'empirer.

Cécile Chevré
www.moneyweek.fr/20101041821/conseils/economies/krach-immobilier-paulson-dettes/

Le monde d'après

Rien ne sera plus comme avant : aux yeux de nombre de bons esprits, la crise mondiale de 2008-2009 devait marquer une rupture radicale avec les errements et les excès des vingt dernières années et l'après-crise engendrer un monde meilleur. Deux ans après, nous sommes bien loin de cette douce utopie : non seulement la crise se poursuit sous d'autres formes, mais le « monde d'après » s'annonce peu réconfortant.

Après la panique systémique de 2008, la crise s'est installée. En Europe, croissance atone, chômage massif, crise des finances publiques et austérité généralisée, tandis que la situation irlandaise et l'aggravation des déséquilibres macroéconomiques entre l'Allemagne et ses voisins nous rappellent que la crise de la zone euro reste d'actualité. Aux États-Unis, où, contrairement à l'Europe, la persistance d'un taux de chômage proche de 10 % représente un mal inédit, la « croissance sans emploi » a de nouveau fait place au spectre de la récession.

Seuls les pays émergents tirent leur épingle du jeu, en même temps que la croissance mondiale, mais au prix de la pérennisation des déséquilibres commerciaux et monétaires globaux ayant contribué à la crise et d'un regain des tensions entre la Chine et ses partenaires américain, européens et asiatiques.

Au-delà de l'accord bienvenu sur la réforme de la gouvernance du FMI, la dernière réunion des ministres des Finances du G20 ne devrait pas changer grand-chose. Il est probable que la prochaine bulle financière éclatera quelque part dans ce nouveau monde, où l'afflux massif de capitaux étrangers à la recherche de rendements attractifs déstabilise les monnaies nationales et où les banques des pays développés exportent sans complexe le type d'instruments et de montages financiers à l'origine du krach de 2008. Les flux de capitaux américains investis en actifs des pays émergents ont ainsi presque doublé en un an. Mais, au-delà de la sphère économique, les effets politico-stratégiques de la crise sont également préoccupants.

À l'échelle internationale, on comptera au rang des premières victimes le projet de loi énergie-climat de l'administration Obama et les répercussions du blocage à Washington sur les négociations internationales post- Copenhague.

Laurent Cohen-Tanugi
www.lesechos.fr/economie-politique/france/debat/020885962346-le-monde-d-apres.htm
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Jeu 11 Nov - 1:42


BNP Paribas, Société Générale, Barclays, Deutsche Bank, Goldman Sachs…
Malgré leur cure d'austérité, les contribuables vont encore sauver les banques !

Les pays du G20 prépareraient une liste d'établissements sensibles...

Les pays riches et émergents du G20, dont les chefs d'Etat et de gouvernement ouvrent un sommet à Séoul jeudi, s'apprêtent à sortir une liste d'une vingtaine d'institutions financières dont la faillite aurait des répercussions mondiales, a affirmé mercredi le Financial Times.

Le G20 publierait cette liste dans le but de demander aux régulateurs nationaux d'être particulièrement attentifs à ces établissements.

En revanche, aucun accord sur les moyens de coordonner un plan international d'action entre régulateurs pour gérer une telle faillite n'est en vue, a expliqué le quotidien britannique sur son site internet, citant des sources au courant des négociations.

«Les dirigeants politiques et les régulateurs ont conclu que l'idée de spécifier une approche mondiale au démantèlement des banques en faillite est un défi trop complexe», a-t-il précisé.

Fonds propres

Et «le G20 est parti pour reporter une décision pour savoir s'il faut mettre en place au niveau mondial une exigence en matière de fonds propres supplémentaires pour les banques d'importance systémique», a ajouté le Financial Times.

Ce point fait l'objet de dissensions au sein du G20. Certains pays dont le secteur bancaire est concentré, comme la France, estiment en effet qu'ils subiraient une concurrence déloyale.

Selon une liste obtenue par le quotidien des affaires, parmi les institutions financières identifiées par le G20 se trouvent une allemande (Deutsche Bank), des américaines (Bank of America-Merrill Lynch, Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley), des britanniques (Barclays, HSBC, Royal Bank of Scotland, Standard Chartered), une canadienne (RBC), des espagnoles (Santander, BBVA), des françaises (BNP Paribas, Société Générale), des italiennes (Banca Intesa, UniCredit), des japonaises (Mitsubishi UFJ, Mizuho, Nomura, Sumitomo Mitsui), une néerlandaise (ING) et des suisses (Credit Suisse, UBS). Mais certaines pourraient être retirées.
www.20minutes.fr/article/621045/economie-bnp-paribas-societe-generale-deux-banques-sauver-absolument

Le G20 : une partie de poker

[...] aucun accord sur les moyens de coordonner un plan d'action international entre régulateurs pour gérer de telles faillites [bancaires] ne devrait être spécifié, précise le quotidien britannique. La question est jugée trop complexe.

Bâle III sous le feu des critiques

De fait, l'adoption des accords de Bâle III, qui est l'un des objectifs du sommet du G20, est une véritable partie de poker. «Le G20 est parti pour reporter cette décision», rapporte le Financial Times. Pourtant, ces nouvelles normes imposent aux établissements de relever le niveau de leurs fonds propres afin d'éviter de connaître une nouvelle faillite d'établissements financiers, après l'impact colossal du dépôt de bilan de la banque américaine Lehman Brothers, en septembre 2008.

Les grands établissements bancaires ont pointé du doigt une réduction de leurs marges engendrée par Bâle III et des effets négatifs sur l'emploi. Certains pays dont le secteur bancaire est concentré, comme la France, estiment en outre qu'ils subiraient une concurrence déloyale en cas de promulgation de ces lois. [...]
www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/11/10/04016-20101110ARTFIG00435-deux-banques-francaises-a-sauver-coute-que-coute.php
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 22 Nov - 12:48

Le Portugal reste dans la ligne de mire des marchés après l'Irlande.

L'aide de l'Union européenne à l'Irlande peut apaiser les marchés à court terme, mais elle ne devrait pas les empêcher de contraindre le Portugal à réclamer à son tour une assistance de l'UE, sauf si une solution plus générale est rapidement trouvée pour tous les pays de la zone euro.

L'Irlande s'est tournée dimanche vers l'UE et le Fonds monétaire international (FMI) pour leur réclamer une aide financière afin de redresser ses comptes publics et de couvrir d'éventuels besoins en capitaux de son système bancaire à l'avenir.

Les ministres des Finances de l'UE ont approuvé cette demande d'aide, dont le montant devrait être compris entre 80 et 90 milliards d'euros, selon une source européenne.

L'objectif est d'éviter que les inquiétudes sur la dette irlandaise ne se portent ensuite sur d'autres pays confrontés à d'importants déficits budgétaires, tels que l'Espagne et le Portugal, au risque de déclencher une crise de toute la zone euro.

"A court terme, cela devrait être favorable aux prises de risque", prédit Peter Chatwell, stratégiste au Crédit Agricole à Londres. "Je ne pense pas que cela permette en aucune manière au Portugal ni peut-être à l'Espagne de sortir de la ligne de mire."

Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances, a exprimé dimanche l'espoir exactement inverse. "Si nous apportons maintenant la bonne réponse au problème irlandais, nous aurons de grandes chances d'éviter des effets de contagion", a-t-il dit à l'antenne de la ZDF.

L'effet pourrait être de courte durée.

"Cela empêchera-t-il la contagion? A court terme, mais pas à moyen terme. Cela ne fait que calmer les marchés et accorder aux autres pays un peu de temps pour respirer. Le Portugal, notamment, n'est pas encore tiré d'affaire", prévient Carsten Brzeski, économiste à ING.

Les problèmes de dette de l'Irlande et du Portugal ont des origines différentes : l'Irlande a dû voler au secours de son secteur bancaire frappé de plein fouet par l'effondrement du marché immobilier, tandis que le Portugal souffre d'une croissance faible et d'un manque de compétitivité.

Mais au bout du compte, le résultat est le même : une dette que les marchés jugent difficile à supporter.

"Je pense que cela veut dire que le Portugal sera le prochain (à demander une aide)", commente l'économiste portugais Filipe Garcia, de la société de consultants Informaçao de Mercados Financeiros à Porto.

"J'ignore si cela se produira avant la fin de l'année ou après, mais c'est presque inévitable, maintenant", poursuit-il. "Je pense que nous avons probablement franchi le point de bascule au niveau de ce qu'il est supportable de payer en taux d'intérêt de la dette."

Si les marchés s'attaquent au Portugal, l'Espagne pourrait se retrouver rapidement en première ligne à son tour.

"Si le Portugal est contraint de passer par un renflouement, ils (les marchés) porteront ensuite leur attention sur l'Espagne et j'ignore quelle sera la réaction du gouvernement", avance Pedro Schwartz, de l'université San Pablo à Madrid.

La méfiance des marchés à l'égard de la dette de certains pays de la zone euro pourrait n'être vraiment apaisée que par le biais d'une solution rapide et détaillée pour tous les pays de la zone euro, plutôt que par une approche au cas par cas, jugent des économistes.

Le problème, c'est que la zone euro semble faire fausse route depuis le début.

Pour de nombreux économistes et dirigeants politiques, la crise actuelle est de la responsabilité de l'Allemagne en raison de la volonté allemande de créer un mécanisme de soutien dans la zone euro au sein duquel les investisseurs privés seraient sollicités, ce qui a effrayé les investisseurs et porté les écarts de rendement entre les emprunts portugais ou espagnols et ceux allemands à des niveaux trop élevés.

"Je persiste à penser que la principale cause de contagion vient de la proposition allemande d'inclure le secteur privé dans un futur mécanisme permanent de règlement des crises", dit Carsten Brzeski.

"Tant que cette question restera dans le flou, la spéculation et le risque de contagion resteront vivaces", ajoute-t-il. "Les dirigeants européens devraient maintenant profiter de la courte fenêtre d'opportunité que leur procure le renflouement de l'Irlande pour présenter un plan clair et détaillé de mécanisme permanent de règlement des crises."

Les dirigeants de l'UE doivent examiner à la mi-décembre les contours d'un tel mécanisme dessinés par la Commission européenne.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters_00300073-le-portugal-reste-dans-la-ligne-de-mire-des-marches-apres-l-irlande.htm
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 22 Nov - 13:43

D’autres crises vont-elles se produire ?

Après la Grèce et l’Irlande, d’autres maillons faibles de la zone euro alimentent les craintes. L’Espagne et le Portugal sont au premier rang. Ces pays ont profité d’une baisse généralisée des taux d’intérêt. Un coup de pouce en échange de leurs efforts vertueux pour se conformer aux engagements de Maastricht. Mais ces taux ont favorisé l’émergence de modèles de développement « non durable », fondés sur la construction, l’immobilier, l’endettement des ménages… "Ces modèles n’étaient pas tenables", insiste Alexander Kockerbeck, responsable du risque souverain chez Moody’s, première agence de notation à avoir dégradé l’Irlande.
L’Italie, la Belgique et la France inquiètent aussi. "Nous sommes dans une situation tangente. La France promet d’atteindre un déficit de 6 % du PIB l’an prochain, ce qui n’est pas crédible, alors que l’Allemagne prévoit de revenir à 2,4%", remarque l’économiste Christian Saint-Etienne (1).
" La France, par certains aspects essentiels, n’a pas l’air en bien meilleur état que l’Irlande", estimait l’économiste américain Nouriel Roubini, interrogé par une télévision américaine. Si l’économie de la zone euro ne se redresse pas comme prévu, le Fonds européen de stabilité financière risque d’être rapidement à court de recettes.
"Deux cents milliards d’euros sont réellement disponibles. En aidant deux petits pays, on vide sa trésorerie", calcule Christian Saint-Etienne. En cas de défaut d’un grand pays, seule l’Allemagne pourrait lui venir en aide. Elle devrait alors choisir entre sauver la zone euro et l’équilibre de ses propres comptes.

Les pays aidés peuvent-ils rembourser ?

C’est la crainte du moment. L’Etat grec, hier, les banques irlandaises, aujourd’hui, pourraient mettre plusieurs années à rétablir leur situation financière et rembourser les aides. L’économiste Elie Cohen est catégorique : certains prêts ne seront jamais honorés.


http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/L-Irlande-ebranle-la-zone-euro-235244/
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