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 Spéculation, crise, finance / Economie

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BA



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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 23 Nov - 13:34

L'Espagne fonce vers le défaut de paiement.

Plus les jours passent, plus l'Espagne emprunte à des taux exorbitants.

Plus les jours passent, plus l'Espagne se surendette.

Mardi 16 novembre 2010 :

L'Espagne a émis mardi pour 4,975 milliards d'euros de bons à 12 et 18 mois, dans la fourchette de ce qu'elle souhaitait vendre, mais les taux qu'elle a dû concéder sont en nette hausse, a annoncé le Trésor espagnol, reflet des tensions sur les pays périphériques en zone euro. Au total, le Trésor voulait écouler entre 4,5 et 5,5 milliards d'euros.

Les bons à 12 mois ont entraîné une forte demande (7,1 milliards), pour un montant final de 3,7 milliards d'euros, au taux moyen de 2,363%, bien au-dessus du taux de la précédente émission similaire (1,842%), le 19 octobre, et du taux de même échéance à la clôture de lundi (1,250%).

Pour l'émission à 18 mois, la demande a atteint 4,6 milliards, pour un montant final de 1,2 milliard d'euros, au taux moyen de 2,664%, là encore supérieur au taux de la précédente émission similaire (2,009%), le 19 octobre, et à celui de même échéance lundi soir (1,700%).

Ce renchérissement de l'emprunt espagnol, déjà noté lors des émissions de ces dernières semaines, reflète le retour des inquiétudes concernant les pays les plus fragiles de la zone euro, dans le sillage de l'Irlande, dont la capacité à résorber son énorme déficit suscite des doutes grandissants.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/11/16/97002-20101116FILWWW00498-espagne-emission-reussie-a-taux-eleves.php

Jeudi 18 novembre 2010 :

L'Espagne a vendu jeudi 3,654 milliards d'euros d'obligations à long terme, mais a dû assortir ces dernières d'un taux plus élevé qu'il y a deux mois.

"L'adjudication s'est plutôt bien déroulée, si l'on condidère le contexte très risqué pour les pays périphériques", commente Chiara Cremonesi, stratégiste d'UniCredit à Londres.

La situation de l'Irlande, les inquiétudes au sujet du Portugal - considéré comme le prochain sur la liste des pays nécessitant une aide-, et la nécessité pour la Grèce de réaliser 4 milliards d'euros de coupes budgétaires supplémentaires pour atteindre son objectif de déficit en 2011, sont autant de facteurs qui ont pesé sur le marché obligataire.

Le niveau attractif des rendements a cependant suscité une demande satisfaisante pour l'adjudication espagnole.

Le Trésor espagnol a mis en vente de 3 à 4 milliards d'euros d'emprunts d'Etat à maturité en octobre 2020 assortis d'un taux de 4,85% et de titres à maturité en juilllet 2041 assortis d'un taux de 4,70%.

Le Trésor a payé un rendement moyen de 4,615% sur les obligations à 10 ans, contre 4,144% lors de sa précédente adjudication le 16 septembre 2010, et un rendement moyen de 5,488% sur les obligations à 30 ans, contre 5,077%.

http://www.easybourse.com/bourse/international/news/890121/espagne-dette-a-long-terme-trouve-preneur-mais-a-taux-eleve.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 23 Nov - 16:33

L'Espagne fonce vers le défaut de paiement.

Plus les jours passent, plus l'Espagne emprunte à des taux exorbitants.

Plus les jours passent, plus l'Espagne se surendette.

Mardi 23 novembre 2010 :

L'Espagne emprunte et les taux doublent.

Le Trésor espagnol a émis mardi pour 3,256 milliards d'euros de bons à 3 et six mois, mais les taux qu'il a dû concéder ont été presque multipliés par deux par rapport à la dernière émission de ce type, signe d'un regain de tension après le plan de sauvetage irlandais.

Les taux moyens ont été de 1,743% pour les bons à 3 mois et 2,111% pour ceux à 6 mois, presque le double de ceux concédés lors de l'émission du 26 octobre, 0,951% et 1,285% respectivement.

Ces taux sont également supérieurs à ceux de la clôture du lundi 22 novembre : 0,950% pour les bons à 3 mois et 1,150% pour ceux à 6 mois.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hfSUn5OGl1hBp3bsGBF37q9J4Zpw?docId=CNG.7b035e05269c1bb2e7483bb732e2538a.4c1
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Jeu 25 Nov - 0:30

Vous avez vu ces cinq graphiques ?

Non, franchement, vous avez vu ces cinq graphiques ?

Mercredi 24 novembre 2010 :

Italie : taux d'intérêt des obligations à 10 ans : 4,343 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Espagne : taux d'intérêt des obligations à 10 ans : 5,064 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

Ce qui se passe en ce moment même en Espagne est très important.

Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Espagne à rembourser ses dettes.

Portugal : taux d'intérêt des obligations à 10 ans : 7,016 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Irlande : taux d'intérêt des obligations à 10 ans : 8,864 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Grèce : taux d'intérêt des obligations à 10 ans : 11,921 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Jeu 25 Nov - 23:05

Jeudi 25 novembre 2010, vers 20h30 :

Les investisseurs internationaux n'ont plus aucune confiance dans les Etats d'Europe du sud, ni dans l'Irlande.

Les investisseurs internationaux n'ont plus aucune confiance dans la capacité de ces cinq Etats à rembourser leurs dettes.

Leurs taux d'intérêt explosent.

Ces cinq Etats foncent vers le défaut de paiement.

Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,394 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,175 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,023 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,041 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 11,934 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 29 Nov - 0:06

Ce soir, tous les grands médias nous parlent de l’Irlande.
Pourtant, le problème n’est pas l’Irlande !
Le problème de l’Irlande vient d’être réglé ce soir : les CONtribuables de l’Union Européenne paieront 85 milliards d’euros pour sauver l’Irlande.
Dix milliards d’euros vont servir pour “des mesures de recapitalisation immédiates” des banques irlandaises, et 25 milliards d’euros pour des mesures de soutien aux banques si elles sont nécessaires.
Les 50 milliards d’euros restants seront destinés à couvrir les besoins budgétaires de l’Irlande.

Bon.
La Grèce, 110 milliards d'euros, c'est réglé.
L'Irlande, 85 milliards d'euros, c'est réglé.

Mais maintenant ?

Maintenant, le vrai problème, c’est l’Espagne.
Maintenant, il va falloir trouver des centaines de milliards d’euros pour sauver l’Espagne.

“cela coûterait jusqu’à 500 milliards d’euros”, a estimé cette semaine Cornelia Meyer, PDG de la société de conseil MRL Corporation, sur la chaîne américaine CNBC.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/11/24/97002-20101124FILWWW00459-l-espagne-trop-grosse-pour-etre-sauvee.php

Une autre estimation datée du 26 novembre : 800 milliards d’euros.

Juergen B. Donges est l’un des économistes les plus influents d’Allemagne. Juergen B. Donges est un ancien membre du groupe des Cinq Sages qui conseillent le gouvernement allemand. Il a calculé que le sauvetage de l’Espagne coûterait 800 milliards d’euros.

http://www.eleconomista.es/economia/noticias/2633763/11/10/Entrevista-con-Juergen-B-Donges-Rescatar-Espana-costaria-800000-millones-de-euros.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 29 Nov - 10:50

Cette semaine va être très importante pour le Portugal et pour l'Espagne.

Nous devrons bien observer ces deux pays en priorité.

Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,447 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,201 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 6,987 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,147 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 11,774 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 30 Nov - 1:23

Lundi 29 novembre 2010 :

Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Espagne à rembourser ses dettes.

Les taux d’intérêt de l’Espagne sont en train d’exploser.

L’Espagne fonce vers le défaut de paiement.

Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,638 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,427 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,033 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,250 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 11,785 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND


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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mer 1 Déc - 23:39

Le Portugal emprunte des milliards d’euros sur les marchés internationaux.

Mercredi 20 octobre 2010 : pour un emprunt à un an, le Portugal a dû payer un taux d'intérêt de 2,886 %.

Deux semaines plus tard, mercredi 3 novembre 2010 : pour un emprunt à un an, le Portugal a dû payer un taux d'intérêt de 3,260 %.

Quatre semaines plus tard, mercredi 17 novembre : pour un emprunt à un an, le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 4,813 % !

Six semaines plus tard, mercredi 1er décembre : le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de ... 5,281 % !

(Par comparaison, pour un emprunt à un an, la France doit payer un taux d’intérêt d’environ 0,848 %, l’Allemagne doit payer un taux d’intérêt d’environ 0,686 %.)

Plus les jours passent, plus le Portugal emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

Plus les jours passent, plus le Portugal se surendette.

Plus les jours passent, plus le Portugal se rapproche du défaut de paiement.
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Ven 3 Déc - 10:29

Un article génial, tout simplement génial :


Nous sommes au cœur de la crise.


Maintenant que l’Union européenne et le Fonds monétaire international se sont accordés pour fournir une enveloppe de 67.5 milliards d’euros à l’Irlande en soutien à son secteur bancaire en difficulté, la crise de la dette de la zone euro arrive-t-elle enfin à son terme ?

Malheureusement, non. En fait, nous n’en sommes probablement qu’à mi-chemin de la crise.

Bien sûr, une soudaine poussée de croissance pourrait encore résoudre tous les problèmes de dette de l’Europe – et d’autres pays, d’ailleurs. Mais ce scénario de rêve semble de plus en plus improbable. Le dernier round comprendra sans doute une nouvelle vague de restructuration des dettes européennes, comme celles qui conclurent la crise de la dette latino-américaine dans les années 1980.

Pour commencer, il fait s’attendre à de nouveaux plans de sauvetage, avec le Portugal en tête de liste. Avec un taux de croissance moyen de 1% depuis dix ans, et l’un des marchés du travail les plus sclérosés qui soit, il est difficile de voir comment le Portugal pourrait s’extraire du poids de la dette. Ce poids comprend à la fois la dette publique intérieure (due par l’État) et la dette extérieure (due par l’ensemble du pays à des prêteurs étrangers). Les Portugais affirment à juste titre que leur situation n’est pas aussi grave que celle de la Grèce, qui est elle soumise à l’équivalent économique de soins intensifs. Mais le niveau d’endettement du Portugal reste néanmoins très préoccupant d’un point de vue historique (sur la base de recherches effectuées conjointement avec Carmen Reinhart). Avec un scénario de base d’une récession ou d’une croissance anémique couplée à une austérité budgétaire pour de nombreuses années à venir, il est probable que le Portugal fera tôt ou tard la demande d’une aide extérieure.

Le cas de l’Espagne est plus compliqué. Le gouvernement central est sans doute solvable, ce qui ne semble pas être le cas de plusieurs municipalités et établissements bancaires espagnols. La grande question dans ce cas est de savoir si le gouvernement central sera prêt, comme en Irlande, à assumer la dette privée (et municipale). A nouveau, l’histoire n’incite pas à l’optimisme. Il est très difficile pour un gouvernement central de rester sur la ligne de touche quand des acteurs clés de l’économie sont au bord de la faillite.

Mais le renflouement éventuel du Portugal et de l’Espagne n’est que la prochaine étape – pas nécessairement finale – de la crise. En fin de compte, des restructurations importantes de la dette publique et /ou privée seront nécessaires dans tous les pays endettés de la zone euro. Les plans de sauvetage du l’UE et du FMI ne sont après tout que des mesures provisoires : même des prêts à taux préférentiels doivent être remboursés un jour ou l’autre.

Confrontés à une croissance atone avant même l’adoption de mesures d’austérité, ces quatre pays européens doivent s’attendre à une décennie perdue comme celle qu’a connue une grande partie de l’Amérique latine dans les années 1980. La renaissance du continent et sa croissance dynamique actuelle ne sont intervenues qu’après des réaménagements considérables des dettes des pays de la région dans les lignes du plan Brady. De telles restructurations sont le scénario le plus plausible en Europe aujourd’hui.

Il semble parfois que le seul chef d’État de la zone euro prêt à envisager la probabilité d’autres restructurations de dettes soit la chancelière allemande Angela Merkel. Les Allemands ont été largement critiqués pour avoir dit que l’Europe n’avait pas de mécanisme clair pour faire face à un défaut de la dette souveraine, et qu’un tel mécanisme était nécessaire. Certains experts se plaisent à croire que l’Irlande s’en serait sortie sans dommage sans les déclarations maladroites de l’Allemagne.

Mais cela n’a aucun sens. Avec un endettement privé colossal, un effondrement des prix de l’immobilier et des créances extérieures s’élevant à dix fois le produit national brut (selon la base de données Reinhart-Rogoff), l’Irlande n’avait aucune chance de s’en tirer indemne. Encourager le pourrissement et l’aggravation du problème de la dette en la balayant sous le tapis au moyen d’artifices douteux ne peut qu’aggraver ce problème.

En juillet dernier seulement, les pays de la zone euro ont largement vanté les résultats des tests de stress des banques européennes qu’elles ont presque toutes passés, y compris les banques irlandaises, avec succès. Mais le refus de la réalité est un choix politique imprudent dans la gestion d’une crise financière. Le problème des dettes européennes devrait d’ailleurs être encore gérable – dans la mesure où les réaménagements et restructurations nécessaires sont mis en oeuvre.

A cet égard, le sauvetage de l’Irlande est particulièrement déconcertant. Ce que l’Union européenne et le FMI ont réellement fait est de convertir une dette privée en une dette souveraine. Les obligataires privés, les investisseurs et les entités financières qui prêtent aux banques ont pu retirer leurs fonds en masse et les voir remplacés par une dette publique. Les Européens ont-ils décidé que le défaut de paiement souverain est plus facile à gérer, ou imaginent-ils que cela n’arrivera simplement pas ?

En nationalisant les dettes privées, l’Europe suit la même voie que les pays d’Amérique latine lors de la crise de la dette des années 1980. Dans ce cas-là aussi, les gouvernements ont « garanti » la dette du secteur privé pour finalement se retrouver en cessation de paiement.

Puis, à la mise en oeuvre du plan Brady, les créances bancaires furent réduites de près de 30 pour cent, soit quatre ans après le plus fort de la crise.

La plupart des analyses rétrospectives de la crise latino-américaine estiment qu’il aurait mieux valu pour toutes les parties concernées d’avoir entrepris bien plus tôt un réaménagement partiel de la dette. L’Amérique latine aurait pu renouer plus rapidement avec la croissance, et les créditeurs y auraient probablement trouvé leur compte.

Alors que les décideurs européens semblent passer d’un stade de déni à l’autre, il serait peut-être temps d’envisager l’avenir avec un peu plus de réalisme. Comme tout alcoolique en sevrage pourrait leur dire, la première étape est d’admettre, comme Merkel, que l’Europe a un problème.

Kenneth Rogoff.

http://lecercle.lesechos.fr/les-economistes/kenneth-rogoff/221132166/nous-sommes-au-coeur-de-la-crise

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Sam 4 Déc - 3:15


La finance mondiale a la trouille, mais le cache

Les grands du monde se sont réunis à Dubaï début décembre. Lors des échanges, un scénario, hélas vraisemblable, de panique financière, à partir des banques espagnoles, a circulé. Mais chut ! Il ne faut pas que cela se sache…

Réunie à Dubaï, le World Economic Forum (célèbre pour organiser chaque début janvier le Forum de Davos) a été le lieu de débats discrets mais instructifs. Selon un des 700 participants, les « grands du monde » présents (notamment l’inévitable Klaus Schwab, fondateur du Forum, un ponte du FMI, un représentant chinois, un ministre sud-africain, tous le gratin du Golfe arabique, des Européens en nombre, etc.) n’avaient qu’une angoisse : quand arrivera la prochaine crise systémique, modèle Lehmann Brothers 2008, mais en bien pire ?

Le scénario préféré des financiers mondiaux commence par le défaut d’une banque espagnole. « Les banques espagnoles sont très grosses. Elles sont empêtrées jusqu’au cou dans la bulle immobilière, et chargées de créances irrécouvrables. Ces banques peuvent très bien connaître une crise de liquidité gigantesque, qui mettrait en péril d’autres grandes banques américaines et européennes qui sont leurs contreparties», explique un éminent invité du WEF.
Ensuite le scénario vire à la tragédie planétaire. Car, à la différence de l’automne 2002, les budgets publics ne peuvent plus absorber un choc aussi violent que la faillite d’une grande banque systémique. L’Espagne qui aura en 2011 une dette publique de plus de 70 % du PIB sera dans l’obligation de garantir ses banques. « Pour les banques irlandaises, cela a coûté près de 40 milliards. On les a trouvés. Mais dans le cas de l’Espagne, il faudra peut-être multiplier le chiffre par 10 ! À ce moment-là les marchés, qui sont irrationnels par nature, risquent de refuser de prêter à l’État espagnol, comme ils l’ont fait pour la Grèce et l’Irlande. Et le fonds européen de stabilisation de l’euro n’est pas dimensionné pour un tel enjeu… ».
La fin du scénario est un véritable cauchemar : les marchés « irrationnels » retirent toute confiance aux dettes souveraines, les taux d’intérêts montent partout (sauf pour quelques États) et provoquent une récession majeure…
Ces discussions, bien sûr, n’ont pas fait l’objet d’une quelconque publicité, le « off » ayant été accepté par tous les participants. Les citoyens lambda, néanmoins épargnants et contribuables, se contenteront des communiqués bien plus rassurants du FMI et de la BCE, selon lesquels l’Espagne est absolument à l’abri de toute crise financière. Dormez bonne gens…

Hervé Nathan
www.marianne2.fr/hervenathan/La-finance-mondiale-a-la-trouille-mais-le-cache_a57.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Sam 4 Déc - 3:24


Le président islandais : « on a laissé les banques tomber et on ne s’en porte que mieux »

2 décembre 2010 – Alors que le peuple irlandais est aux prises avec le monstre financier qui menace de le dévorer, le président d’Islande, pays qui a lui aussi dû faire face à l’effondrement de son système bancaire, a déclaré qu’il valait mieux laisser les banques faire faillite pour préserver l’intérêt général.

Pour l’instant, les dirigeants européens persistent à croire que pour rétablir l’économie, on ne peut pas se débarrasser des banques parasites, à l’opposé de la seule alternative qui nous reste : établir un Glass-Steagall global pour liquider les activités spéculatives et rétablir un système de crédit pour alimenter l’économie réelle.

Dans une interview avec l’agence d’information financière Bloomberg, Olafur Grimsson a dit : « La différence [avec l’Irlande] c’est qu’en Islande nous avons permis aux banques de faire faillite. C’étaient des banques privées et on n’y a pas injecté d’argent pour les maintenir ; l’État n’a pas porté la responsabilité de la faillite des banques privées. »

Début 2010, lorsque le gouvernement islandais a négocié avec les intérêts financiers un renflouement draconien qui fut ensuite approuvé par le Parlement, le Président Grimsson décida de soumettre cette décision à un référendum. Le peuple rejeta unanimement (93%) le plan de renflouement.

« L’Islande se porte bien mieux qu’attendu », a déclaré Grimsson. « Peut-on demander aux gens ordinaires – les agriculteurs et les pêcheurs, les enseignants, les docteurs et les infirmières – d’assumer la responsabilité de la faillite des banques privées ? Cette question, qui fut au cœur du débat dans le cas de la banque islandaise Icesave, va être la question brûlante dans de nombreux pays européens. »

En Islande, les activités en faillite furent séparées du reste des banques, ce qui permet aujourd’hui d’avoir un système bancaire au service de l’économie nationale.

www.solidariteetprogres.org/article7213.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 6 Déc - 15:21

France : taux des obligations à 7 ans le 31 août 2010 : 1,934 %.
Lundi 6 décembre 2010, la France a lancé un emprunt à 7 ans. Elle a dû payer un taux d'intérêt de 2,62 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN7:IND


France : taux des obligations à 8 ans le 31 août 2010 : 2,204 %.
Lundi 6 décembre 2010, la France a lancé un emprunt à 8 ans. Elle a dû payer un taux d'intérêt de 2,92 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN8:IND


France : taux des obligations à 15 ans le 31 août 2010 : 2,886 %.
Lundi 6 décembre 2010, la France a lancé un emprunt à 15 ans. Elle a dû payer un taux d'intérêt de 3,57 %.


http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN15:IND
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 6 Déc - 15:38

A propos de la zone euro :


Es stellt sich dann für sie die Wahl zwischen einem Schrecken ohne Ende - dem Verbleib im Euro-Raum mit geringem Wachstum und schwacher Wettbewerbsfähigkeit - und einem Ende mit Schrecken.

"lieber ein Ende mit Schrecken als ein Schreck ohne Ende" = "mieux vaut une fin terrifiante qu'une terreur sans fin".

Wolfgang Münchau, Financial Times Deutschland, 2 décembre 2010.

http://www.ftd.de/politik/konjunktur/:kolumne-muenchau-warum-die-euro-zone-zerbricht/50200450.html?page=2
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 7 Déc - 20:51

Zone euro, histoire de taux plus du tout égaux
La dispersion des taux à l'intérieur même de la zone met en danger la pérennité de la monnaie unique.



L'Europe en porte-à-taux

L'Europe a mal à ses taux. Entre la création de l'euro en 1999 et mi-2008, tous les pays de la zone euro ont emprunté sur les marchés à des conditions très avantageuses, c'est-à-dire allemandes. Un parapluie protecteur qui a été un avantage pour tous, mais a également permis aux pays de s'affranchir des contraintes de la dette en menant des politiques néfastes. Le réveil est brutal et les dominos tombent: Grèce, Irlande, et le Portugal en ligne de mire. L'euro existe encore et personne n'en est sorti. Mais avec cet éclatement des taux d'intérêts, c'est déjà une petite mort de la monnaie unique. Avant la grande?

Un petit coup de spread

La crise a popularisé un florilège de mots techniques, jusque-là inconnus du grand public et qui peuplent désormais les articles de journaux. Parmi eux, le spread. […]

La petite mort de l'Euro

Une des vertus prêtée à l'Euro est qu'elle offrait une protection à ses pays membres. Cela a été assez vrai et même sûrement trop. En effet, pendant près de 10 ans, tous les pays de la zone euro ont bénéficié des mêmes taux d'intérêt ou presque. Le spread entre les différents pays restait très limité […]

On voit très nettement que cette situation a duré jusqu'à la crise et qu'à partir de mi-2008, les spreads ont augmenté plus ou moins fortement. Cela signifie que la zone euro a vécu sous une cloche protectrice jusqu'à la crise. Tous les pays, quelle que soit leur situation économique, ont emprunté aux mêmes conditions que les Allemands. Ainsi, tous les élèves de la classe, bons ou mauvais, ont été vus du même oeil que le meilleur élève.

C'est une situation qui a été très favorable pour tous puisqu'elle a permis à tous les pays de la zone euro d'emprunter à de biens meilleures conditions que s'ils avaient été seuls face aux marchés. C'est donc une forme de subvention qui a été apportée par l'euro, permettant notamment de réduire le service de la dette. Malheureusement, cela a aussi été la possibilité donnée à tous les gouvernements d'évoluer dans une sorte de "bulle" déconnectée des marchés et de pouvoir laisser dériver leur politique économique et budgétaire sans que les marchés ne les sanctionnent. […]

La zone euro n'a pas éclaté pour le moment mais nous sommes peut-être à un tournant. Le niveau de l'euro constitue un handicap pour les pays les plus faibles mais ne joue plus son rôle qui permettait à ces derniers de s'endetter à de bonnes conditions. Dès lors, l'intérêt de rester dans la zone devient faible ...
http://resultat-exploitations.blogs.liberation.fr/finances/2010/12/spread.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 7 Déc - 23:12

Mardi 7 décembre 2010 :

Strauss-Kahn appelle l'Union Européenne à allonger la durée de remboursement du prêt grec.

Le directeur général du Fonds monétaire international estime qu'Athènes n'a pas les capacités d'honorer ses engagements envers les Européens aussi vite que prévu.

http://www.lepoint.fr/economie/strauss-kahn-appelle-l-ue-a-allonger-la-duree-de-remboursement-du-pret-grec-07-12-2010-1272118_28.php

- Les Etats européens sont surendettés.

- Les Etats européens vont emprunter sur les marchés internationaux.

- Avec cet argent, les Etats européens surendettés vont prêter des dizaines de milliards d'euros à des Etats européens en faillite.

- Les Etats européens en faillite ne pourront jamais rembourser ce prêt.

Conclusion :

En Europe, des Etats surendettés se surendettent encore plus pour prêter de l'argent à des Etats en faillite ... alors qu'ils savent que ces Etats en faillite ne pourront pas les rembourser !

Conclusion numéro 2 :

L'Union Européenne, ça consiste à emprunter de l'argent qu'on n'a pas, pour le prêter à des Etats en faillite, qui ne pourront pas nous le rembourser, et qui nous entraîneront dans leur chute !

Conclusion numéro 3 :

Le Titanic européen coule, mais nous coulerons tous ensemble ! Nous mourrons tous noyés, certes, mais nous mourrons tous noyés ensemble !
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mer 15 Déc - 0:07

La Banque Centrale Européenne a dans son bilan des dizaines de milliards d’euros d’obligations pourries : ce sont des obligations de l’Etat portugais, de l’Etat irlandais, de l’Etat italien, de l’Etat grec, de l’Etat espagnol.

En clair : la Banque Centrale Européenne est devenue une gigantesque fosse à merde.

Le capital de la Banque Centrale Européenne est dramatiquement insuffisant par rapport à ces dizaines de milliards d’euros d’obligations pourries. Les contribuables européens vont donc payer des dizaines de milliards d’euros pour recapitaliser la BCE !

Lisez cet article :

La BCE songe à une augmentation de capital. L'Allemagne serait d'accord.

La Banque centrale européenne (BCE), qui soutient depuis plusieurs mois en achetant de la dette les pays les plus fragiles de la zone euro, envisage d'augmenter son capital, a indiqué mardi 14 décembre à l'AFP une source européenne, et l'Allemagne appuierait cette démarche.

La BCE envisage de demander aux banques centrales nationales qui détiennent son capital de l'augmenter, selon une source européenne proche du dossier.

Une augmentation de capital sera à l'ordre du jour de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs de la BCE jeudi 16 décembre, et des discussions sont en cours entre l'institution monétaire européenne et les banques centrales nationales, selon cette source.

Le capital de la BCE a une valeur nominale de 5,76 milliards d'euros par rapport à une somme de bilan de 138 milliards d'euros, selon son rapport annuel de l'an dernier.

Son capital est détenu par les banques centrales de tous les pays de l'Union européenne. Les pays de la zone euro en possèdent environ 70%, les autres pays de l'Union Européenne 30%.

La BCE, garante de la stabilité des prix dans la zone euro, a décidé au printemps dernier sur fond de crise de la dette grecque d'intervenir directement, en achetant des titres des pays les plus malmenés sur les marchés.

A ce jour, elle a acheté pour 72 milliards d'euros d'obligations principalement grecques, portugaises et irlandaises.

En réalité, ces achats sont réalisés par la BCE et les banques centrales nationales qui composent avec elle l'Eurosystème, dont la somme de bilan avoisine les 2.000 milliards d'euros.

http://www.lemonde.fr/depeches/2010/12/14/la-bce-songe-a-une-augmentation-de-capital-l-allemagne-serait-d-accord_3214_236_44048775.html

Autrement dit :

Et maintenant, contribuables européens, préparez-vous à payer des dizaines de milliards d’euros.

Et maintenant, contribuables européens, préparez-vous à payer des dizaines de milliards d’euros pour recapitaliser la Banque Centrale Européenne.
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mer 15 Déc - 22:58

Le Portugal emprunte des milliards d’euros sur les marchés internationaux.

Mercredi 6 octobre 2010 : pour un emprunt à 3 mois, le Portugal avait dû payer un taux d'intérêt de 1,595 %.
Un mois plus tard, mercredi 3 novembre 2010, le Portugal a dû payer un taux d'intérêt de 1,818 %.
Un mois plus tard, mercredi 15 décembre 2010, le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de … 3,403 % !

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE6BE1OY20101215

Conclusion : plus les jours passent, plus le Portugal emprunte à des taux de plus en plus élevés.

Plus les jours passent, plus le Portugal se surendette.

Plus les jours passent, plus le Portugal se rapproche du défaut de paiement.
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mer 15 Déc - 22:59

L’Espagne emprunte des milliards d’euros sur les marchés internationaux.

- Emprunt à 12 mois :

En août 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 12 mois. L’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 1,836 %.
En septembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 1,908 %.
En novembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 2,363 %.
Mardi 14 décembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de … 3,449 % !

- Emprunt à 18 mois :

En août 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 18 mois. L’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 2,078 %.
En septembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 2,146 %.
En novembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 2,664 %.
Mardi 14 décembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de … 3,721 % !

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE6BD0YF20101214

Conclusion : plus les jours passent, plus l’Espagne emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus élevés.

Plus les jours passent, plus l’Espagne se surendette.

Plus les jours passent, plus l’Espagne se rapproche du défaut de paiement.
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mer 15 Déc - 23:00

Il suffit de lire les chiffres pour comprendre les besoins de la BCE. Ses comptes affichent un montant de capital souscrit de 5,8 milliards d’euros pour un total de bilan de 138 milliards d’euros, et encore, ces données remontent à fin 2009, avant que la BCE ne se lance dans des opérations de sauvetage.

Le ratio de levier financier s’élève donc à 24, score que l’on jugerait dangereux pour une banque commerciale et qui est à peine inférieur… à celui qu’affichait Lehman Brothers avant d’imploser.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/12/15/les-banques-centrales-des-pigs-doivent-se-recapitaliser-sans-tarder_1453711_3234.html

En clair : avec seulement 5,8 milliards d’euros de capital, la Banque Centrale Européenne a prêté 138 milliards d’euros. Son ratio de levier financier atteint le niveau ahurissant de 24 ! Avec seulement 1 euro de capital, la BCE a prêté 24 euros !

Ces données remontent à fin 2009.

Et fin 2010 ?

Où en est la BCE fin 2010 ?

A combien s’élève son ratio de levier financier ?

En tout cas, la situation de la BCE est à ce point désespérée que jeudi 16 décembre, les dirigeants de la BCE vont aller à Bruxelles mendier auprès des chefs d’Etat et de gouvernement.

Les dirigeants de la BCE vont implorer les chefs d’Etat et de gouvernement :

« Nous avons fait le sale boulot : nous avons racheté des obligations pourries, que plus personne ne veut ! Nous avons racheté des obligations pourries de l’Etat portugais, de l’Etat irlandais, de l’Etat italien, de l’Etat grec, de l’Etat espagnol ! Et maintenant, nous sommes en faillite ! Vous devez nous recapitaliser ! Vous comprenez, la Banque Centrale Européenne est TOO BIG TO FAIL ! »

Comme d’habitude, les chefs d’Etat et de gouvernement vont renflouer une banque en faillite avec l’argent des contribuables.

Cette fois, les contribuables européens vont payer des milliards d’euros pour recapitaliser la Banque Centrale Européenne.

Mais à part ça, c’est toujours la même chanson : recapitaliser une banque en faillite avec l’argent des contribuables.

Comme d’hab.
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Jeu 16 Déc - 11:29

Le gouvernement allemand serait prêt à soutenir une augmentation de capital de la Banque centrale européenne (BCE), une mesure envisagée par l'institution.

« L'Allemagne a toujours dit qu'elle était prête à soutenir la BCE, a indiqué, mardi, un responsable gouvernemental allemand. Je n'exclus pas que le président de la BCE, Jean-Claude Trichet évoque le sujet au dîner de jeudi 16 décembre », lors du sommet des chefs d'État et de gouvernement européens à Bruxelles.

Interrogé sur les motivations de la BCE, le responsable allemand a répondu : «J'imagine que la BCE espérerait renforcer ses fondations afin de montrer aux marchés qu'elle est bien capitalisée si, par exemple, elle voulait acheter d'autres obligations souveraines.»

La BCE avait commencé au printemps à acheter des obligations de pays de la zone euro en difficulté lors de la crise grecque. À ce jour, elle a acheté pour 72 milliards d'euros d'obligations principalement grecques, irlandaises et portugaises.

Les marchés suivent de très près les décisions de la BCE sur les achats de titres de dette souveraine, qui ont freiné l'envolée des coûts d'emprunt des pays périphériques de la zone euro.

L'une des options serait de doubler le capital de la BCE, qui s'élève aujourd'hui près de 5,8 milliards d'euros, sur un bilan de près de 138 milliards d'euros. Toute augmentation de capital exige le feu vert du gouvernement allemand, premier actionnaire de la BCE, avec 18,9% des parts, détenues via la Bundesbank.

Selon le député allemand Norbert Barthle, chargé des questions budgétaires à la CDU, le parti de la chancelière, «Berlin sera forcé d'avaler la pilule amère si la BCE décide d'augmenter le capital» en transférant une partie des bénéfices de la Bundesbank pour abonder le capital de la BCE.

La crise de la dette dans la zone euro est particulièrement problématique pour l'Allemagne, première économie d'Europe et premier contributeur des institutions européennes. Pour Jean-Claude Trichet, une telle augmentation de capital ne permettra pas de faire l'économie d'un renforcement du fonds européen de stabilisation financière (FESF).

Lundi soir, le président de la BCE s'est de nouveau prononcé pour une augmentation du fonds de 750 milliards d'euros. «Nous réclamons un maximum de flexibilité et un maximum de capacité, quantitativement et qualitativement», a-t-il dit.

Arguant que seulement 10% du fonds a été utilisé, Angela Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, sont tous deux opposés à son renforcement.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/12/14/04016-20101214ARTFIG00767-berlin-pret-a-augmenter-le-capital-de-la-bce.php
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Sam 18 Déc - 17:37

Vous voulez savoir combien de milliards d'euros d'obligations pourries rachète la BCE ?

Alors il faut regarder la rubrique 7.1 intitulée "Titres détenus à des fins de politique monétaire".

Dans la semaine du 1er au 5 novembre, la BCE a racheté 711 millions d'euros d'obligations pourries.

http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2010/html/fs101109.fr.html

Dans la semaine du 8 au 12 novembre, la BCE a racheté 1,073 milliard d'euros d'obligations pourries.

http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2010/html/fs101116.fr.html

Dans la semaine du 15 au 19 novembre, la BCE a racheté 672 millions d'euros d'obligations pourries.

http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2010/html/fs101123.fr.html

Dans la semaine du 22 au 26 novembre 2010, la BCE a racheté 1,348 milliard d'euros d'obligations pourries.

http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2010/html/fs101130.fr.html

Dans la semaine du 29 novembre au 3 décembre, la BCE a racheté 1,965 milliard d'obligations pourries.

http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2010/html/fs101207.fr.html

Dans la semaine du 6 au 10 décembre, la BCE a racheté 2,667 milliards d'obligations pourries.

http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2010/html/fs101214.fr.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Sam 18 Déc - 23:32

Le capital et les réserves de l’Eurosystème sont de 78 milliards 189 millions
d’euros.

Les soi-disants "actifs" de l'Eurosystème sont de 1951 milliards 661 millions
d'euros.

L’effet de levier est donc de 24,96 !

http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2010/html/fs101214.fr.html

Mais parmi ces soi-disant "actifs" de l'Eurosystème, combien y a-t-il de
centaines de milliards d'euros d'obligations pourries ?

Parmi ces soi-disant 1951 milliards d'euros d' "actifs", combien y a-t-il de
centaines de milliards d'euros d'obligations dont la valeur réelle est égale à
zéro ?

Parmi ces soi-disant 1951 milliards d'euros d' "actifs", combien y a-t-il de
créances irrécouvrables ?

Premier article de presse à lire absolument :

"Mais le problème de fond n'est pas au niveau des chiffres. L'Eurosystème
souscrit depuis un bon moment aux emprunts d'Etat émis par des pays de second
rang comme l'Irlande, la Grèce, le Portugal ou l'Espagne, les fameux "PIGS". Si
un seul se déclarait en faillite, la banque centrale perdrait gros.
L'Eurosystème a aussi accordé des prêts aux banques de ces pays pour 334
milliards d'euros."

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/12/15/les-banques-centrales-des-pigs-doivent-se-recapitaliser-sans-tarder_1453711_3234.html

Deuxième article de presse à lire absolument :

Selon Charles Wyplosz, de l'Institut de hautes études internationales et du
développement de Genève, c'est une façon d'avouer que la BCE envisage
sérieusement l'hypothèse d'une restructuration des dettes de pays comme
l'Irlande et la Grèce, contrairement à ce que clament, tous les jours, les
dirigeants européens. La BCE prend donc ses précautions, car, si ce scénario
devait se réaliser, la BCE et les banques centrales nationales qui la composent
(dont la Banque de France et la Bundesbank) essuieraient de lourdes pertes
susceptibles de laminer leur capital...

Depuis le mois de mai et la crise grecque, la BCE est en effet intervenue
directement sur le marché obligataire et a racheté 72 milliards d'euros
d'emprunts grecs, portugais, irlandais et espagnols, afin de réduire le coût de
refinancement de ces États.

L'augmentation de capital peut aussi être interprétée comme "un appel à la
responsabilité des dirigeants de la zone euro" qui ne sont toujours pas prêts à
augmenter leur fonds d'aide aux pays en difficulté, considère Philippe Simonnot.
"Jean-Claude Trichet (son président) veut montrer qu'il ne pourra pas faire plus
que ce qu'il fait déjà", car la BCE a un capital limité. Les États devront donc
trouver une solution globale à la crise pour calmer l'inquiétude des
investisseurs.

Pour Gilles Moëc, économiste à la Deutsche Bank, la BCE signifie aux États que
"son intervention n'est pas gratuite".

Ce message sera d'autant mieux relayé si les banques centrales nationales, qui
souscriront à l'augmentation de capital de la BCE, décident de puiser dans leurs
bénéfices et réduisent au passage les dividendes qu'elles versent chaque année à
leur État respectif en fonction de leurs résultats. Un manque à gagner potentiel
de 820 millions d'euros pour la France.

Mais elles pourraient tout aussi bien choisir de taper dans leurs réserves. Une
solution moins favorable à la solvabilité du système, alors que la
capitalisation totale des banques centrales de l'Euroland est limitée à 78
milliards d'euros pour un bilan consolidé de près de plus de 1.900 milliards...

Un "effet de levier équivalent, voire plus important que celui des banques
commerciales à qui l'on a reproché leur imprudence", rappelle Philippe Simonnot
qui dénonce une véritable "fuite en avant" du système.

http://www.lepoint.fr/economie/les-lecons-de-l-augmentation-de-capital-exceptionnelle-de-la-bce-17-12-2010-1276862_28.php
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 20 Déc - 13:20

A propos de la Banque Centrale Européenne : c’est le contribuable qui paiera la note.

« Le contribuable à la rescousse de sa banque centrale.

Ce n’est qu’une phrase dans la déclaration finale des chefs d’Etat de la zone euro lors du Conseil européen du vendredi 17 décembre. Mais elle pourrait peser plusieurs milliards d’euros dans les comptes publics des seize états de la monnaie unique.

Ces dirigeants européens déclarent en effet « être déterminés à garantir l’indépendance financière des banques centrales de l’Eurosystème », c’est-à-dire de la Banque Centrale Européenne (BCE) et des seize banques centrales nationales des pays ayant adopté l’euro, à l’instar de la Banque de France.

Cela rappelle que les contribuables des seize Etats membres doivent renflouer la banque centrale de leur pays (par exemple les Français pour la Banque de France) si elle n’était plus suffisamment capitalisée pour continuer sa mission.

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a pris soin de faire répéter cette obligation aux chefs d’Etat lors du dîner du jeudi 18 décembre. Le matin même, il avait acté avec ses homologues du Conseils des gouverneurs de la BCE le doublement du capital de la banque, grâce à une injection de 5 milliards d’euros venant des seize banques centrales nationales (711 millions d’euros pour la Banque de France).

Jean-Claude Trichet s’inquiète de couvrir les pertes éventuelles qu’encourent la BCE et, par ricochet, les banques centrales nationales de la zone euro, si les obligations de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal et de l’Espagne, qu’elles ont achetées pour 72 milliards d’euros depuis mai 2010 pour aider ces Etats membres, n’étaient pas remboursées.

Dès lors, le contribuable paierait aussi cette note d’une faillite d’un Etat de la zone euro, comme la Grèce ou l’Irlande, jusqu’ici secouru par la BCE et ne pouvant plus rembourser ses emprunts. »

Frank Paul Weber, La Tribune, lundi 20 décembre 2010, page 6.
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Ven 31 Déc - 12:51

Les contribuables sont des cons.
Démonstration :

WikiLeaks 17/03/2008 : "Le problème actuel est l’insolvabilité des banques".

En mars 2008, six mois avant la crise, le gouverneur de la Banque d’Angleterre savait que les banques étaient en situation d’insolvabilité.

La méthode qu’il préconisait pour tenter de résoudre le problème a été suivie à la lettre.

Un des télégrammes dévoilés par Wikileaks concerne la situation financière des banques au mois de mars 2008.

Soit six mois avant la crise financière de 2008.

Vous trouverez le document en question à la fin de ce billet.

Il révèle que le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, savait que les banques étaient dans une situation d'insolvabilité certaine, pour ne pas dire totale.

Pour y remédier il prônait deux actions conjointes : tout cacher aux yeux du public, et refinancement des banques par les États.


PREMIÈRE ACTION : Trouver des moyens pour que les banques puissent refourguer leur créances pourries sans que ça se sache.

Concrètement :
- certainement pas au prix du marché, très proche de 0.
- éviter que les banques demandent ouvertement de l'aide à leur Banque Centrale.
- cacher à tout prix aux marchés (donc au public), le fait que les banques sont (étaient ?) en sérieuse difficulté.


SECONDE ACTION : Recapitalisation des banques par les États.

Constituer un groupe de pression d'États "amis" : USA, UK, et Suisse.
Afin qu'ils incitent les autres États à re-capitaliser eux aussi les banques.


ÉPILOGUE : Devinez quoi ?

Tout c'est passé comme prévu !


Wikileaks U.S. Embassy Cable
Monday, 17 March 2008, 18:27
C O N F I D E N T I A L LONDON 000797
SIPDIS
NOFORN
SIPDIS
EO 12958 DECL : 03/17/2018
TAGS ECON, EFIN, UK

SUBJECT : BANKING CRISIS NOW ONE OF SOLVENCY NOT LIQUIDITY
SAYS BANK OF ENGLAND GOVERNOR

Classified By : AMB RTUTTLE, reasons 1.4 (b) and (d)

1. Since last summer, the nature of the crisis in financial markets has changed. The problem is now not liquidity in the system but rather a question of systemic solvency, Bank of England (BOE) Governor Mervyn King said at a lunch meeting with Treasury Deputy Secretary Robert Kimmitt and Ambassador Tuttle. King said there are two imperatives. First to find ways for banks to avoid the stigma of selling unwanted paper at distressed prices or going to a central bank for assistance. Second to ensure there's a coordinated effort to possibly recapitalize the global banking system. For the first imperative, King suggested developing a pooling and auction process to unblock the large volume of financial investments for which there is currently no market. For the second imperative, King suggested that the U.S., UK, Switzerland, and perhaps Japan might form a temporary new group to jointly develop an effort to bring together sources of capital to recapitalize all major banks.

Systemic Insolvency Is Now The Problem.

END SUMMARY

2. King said that liquidity is necessary but not sufficient in the current market crisis because the global banking system is undercapitalized due to being over leveraged. He said it is hard to look at the big four UK banks (Royal Bank of Scotland, Barclays, HSBC, and Lloyds TSB) and not think they need more capital. A coordinated effort among central banks and finance ministers may be needed to develop a plan to recapitalize the banking system.
Unblocking Illiquid Mortgage-Backed Securities.
---

3. King said it is also imperative to find a way for banks to sell off unwanted illiquid securities, including mortgage backed securities, without resorting to sales at distressed valuations. He said sales at distressed values only serve to lower the floor to which banks must mark down their assets (mark to market), thereby forcing unwarranted additional write downs. He said we need to find an auction system where banks could move paper they want to sell without fear of stigma that the market views selling at a low price as a sign that a bank is in trouble. King said, however, he did not yet know how to structure such an auction and that further dialogue was needed. Kimmitt acknowledged the need to find ways to unblock these markets and said we should remain in touch bilaterally as well as in the G-7, the Financial Stability Forum, and the central banks.
A Possible Approach To Recapitalization.
---

4. The G-7 is almost dysfunctional on an economic level, said King. Key economies are not included, especially those that have large and growing pools of capital. King said that a new international group was needed to address the issue. It could be a temporary group, and he suggested that perhaps the central banks and finance ministers of the U.S., the UK, and Switzerland could coordinate discussions with other countries that have large pools of capital, including sovereign wealth funds, about recycling dollars to recapitalize banks. King said Japan might not be included because it has little to offer. King noted, though that including the Japanese might force their hand in finally marking to market impaired assets. Kimmitt said that he was cautious about starting new groups in the international financial community because of the inevitable debate around whom to include.
---

5. The King proposals were not casual ideas developed in the course of luncheon conversation. It was clear that his principal objective in the meeting was to outline his outside-the-box thinking for Kimmitt. King included very few details about his proposals and was content to present broad concepts, thereby planting the seeds for future discussion. END COMMENT.

6. Participants : USG : Ambassador Robert Tuttle ; Deputy Secretary Kimmitt ; Eric Meyer, Office Director for Europe ;
SIPDIS Robert Saliterman, Spokesman, International Affairs, U.S. Treasury ; Warren Chane, ECONOFF. UK : Mervyn King, Governor, Bank of England ; Chris Salmon, Private Secretary.

7. Deputy Secretary Kimmitt has cleared this message.

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/wikileaks-17-03-2008-le-probleme-86409#commentaires
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Dim 2 Jan - 23:01

Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,815 %.
(Rappel : le 12 mai 2010, le taux des obligations à 10 ans était de seulement 3,933 %)

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Depuis le Conseil européen du 10 mai 2010, la BCE a racheté 73,5 milliards d'euros d'obligations pourries (obligations de l'Etat grec, de l'Etat portugais, de l'Etat irlandais, de l'Etat espagnol).

En rachetant toutes ces obligations pourries, l'objectif de la BCE était de faire baisser les taux d'intérêt de ces quatre Etats.

Mais cela a été en pure perte.

Cela a été inefficace.

Depuis le mois de mai, les taux d'intérêt des obligations de ces quatre Etats n'ont pas baissé.

Pire : les taux d'intérêt des obligations de ces quatre Etats ont augmenté.

Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,453 %.
(Rappel : le 12 mai 2010, le taux d’intérêt des obligations à 10 ans était de seulement 3,914 %)

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 6,601 %.
(Rappel : le 12 mai 2010, le taux d’intérêt des obligations à 10 ans était de seulement 4,582 %)

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,058 %.
(Rappel : le 12 mai 2010, le taux d’intérêt des obligations à 10 ans était de seulement 4,573 %)

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,472 %.
(Rappel : le 12 mai 2010, le taux d’intérêt des obligations à 10 ans était de seulement 7,243 %)

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND
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Spéculation, crise, finance / Economie
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