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 FN. Demandez le programme !

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Orwelle



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MessageSujet: FN. Demandez le programme !   Dim 29 Mai - 13:15

 
On a retrouvé le programme du Front National !
Par Peachy Carnehan

Par bonheur pour les électeurs tentés par les nouvelles thèses «égalitaires» du FN, il s'avère aujourd'hui possible de consulter l'intégralité du fameux «programme économique» dans une version originale. Attention au choc national-libéral.

Celui-ci, qui avait été supprimé dans l'urgence lors de l’effondrement du système bancaire en 2008, a fort heureusement été conservé en copie dans l'obscure rubrique «Question» du site frontnational.com par un webmaster vraisemblablement étourdi.

Et là, mazette, le « programme en cours de réactualisation du FN » s’avère être bien plus inspiré du néolibéralisme « hallal » de Milton Friedman que des plus vibrants discours socialisants de Jean Jaurès ou des thèses étatistes de John Keynes pourtant si vantés par Jean-Marine.

Quelques extraits ?

« Il faut donc libérer le travail, à l’intérieur des frontières seulement, et diminuer le poids de l’État français, que ce soit au niveau des réglementations, mais aussi de ses dépenses (non-remplacement des départs en retraite des fonctionnaires, privatisation de certains services, introduction du « mérite » dans la rémunération des emplois publics). »

Liquidation de l'État et des services publics, dérégulation... Du pur Sarkozy, du pur Alain Minc. Le programme du Fouquet's de 2007 mot pour mot. Même un Dominique Strauss-Kahn au meilleur de sa forme n’oserait pas dire ça. Autre exemple ?

La restauration de l’autorité de l’État et de ses agents ?

« Une Fonction publique hypertrophiée et un étatisme envahissant plombent les comptes de la Nation et maintiennent des niveaux de fiscalité et de réglementation particulièrement néfastes au développement de nos entreprises. Ils sont d’autant plus néfastes que la France est désormais projetée dans une concurrence internationale sauvage. »

Encore cet État français salopard qui nuit aux intérêts supérieurs du Medef. Et ces impôts qui nous bouffent nos bénéfices et nos dividendes dans un contexte de mondialisation inévitable ma bonne dame...

L’’impôt sur le revenu comme valeur républicaine commune ?

« Il faut éliminer l’impôt sur le revenu pour permettre aux ménages de disposer de l’argent qu’ils gagnent, augmenter leur pouvoir d’achat et relancer la consommation. Le taux maximum de 20% enlèvera à cet impôt son caractère confiscatoire, et rendra tout leur dynamisme à nos décideurs économiques. »

20%... pire que le bouclier fiscal de Liliane Bettencourt si apprécié des Français. Et le vieux refrain sur le pouvoir d'achat, si cher au petit Nicolas, qui devrait exploser - c'est juré - si on baisse les impôts des plus riches pour accabler les classes moyennes par des taxes indirectes.

Grand moment de national-libéralisme

Par égard pour le bon goût et la décence nous vous épargnerons la longue litanie des joyeusetés sarkozystes, néolibérales ou parfois complétement délirantes du genre «Comment le Front National va-t-il financer les baisses d’impôts ?» ou «Pourquoi l’immigration est-elle responsable de la dette publique ? (Sic) » À vous de déguster le fameux « programme économique et social » du Front National, si social, si proche des couches populaires.

Le lien vers ce grand moment de national-libéralisme qu’on nous cachait si injustement :
http: http://frontnational.com/questions/index.php?title=%C3%89conomie_et_Budget
www.youtube.com/watch?v=hOAxiR-N5Bc&feature=player_embedded cyclops
www.nordenstar.com/archive/2011/04/05/on-a-retrouve-le-programme-du-front-national.html

En commentaire, le ‘justicier’ indique le programme de 2012 :
ww.frontnational.com/?page_id=1159

L’association VISA vient de publier une brochure
intitulée « FN, le pire ennemi des salarié(e)s »


Alors qu’il prétend défendre les salarié-e-s, le programme du FN sur les retraites, l’emploi, les salaires, le temps de travail, le droit du travail et les syndicats est purement antisocial et particulièrement régressif.

Cette brochure décrypte le programme du FN sur ces thèmes et livre aux militants syndicaux des arguments pour combattre les idées d’extrême droite sur leur lieu de travail.

- Cette brochure est gratuite. disponible sur commande par mel à isa[at]visa-isa.org.
Deux exemplaires peuvent être envoyés sur simple indication de votre adresse postale à assovisabis[at]gmail.com
(Les frais d'envoi sont pris en charge par une structure syndicale membre de VISA). Pour un envoi plus important, il sera demandé une participation aux frais.

- Elle est aussi 'feuilletable' en ligne :
www.wobook.com/WBzt3VW5Gv1S/FN-pire-ennemi-des-salaries.html

VISA regroupe des militant(e)s de la FSU, de la CGT, de la CFDT et de SOLIDAIRES (adhérent(e)s de sections d'entreprises, élu(e)s de syndicats nationaux ou représentant(e)s de fédérations professionnelles) qui, depuis 1996, recensent, analysent, dénoncent, les incursions de l’extrême droite et plus particulièrement du Front National sur le terrain social.
www.visa-isa.org/node/1203

Le Front national braconne sur le terrain de l’écologie pour appâter « les amoureux de la nature »
19 Décembre 2014
http://www.socialisme-libertaire.fr/2014/12/le-front-national-braconne-sur-le-terrain-de-l-ecologie-pour-appater-les-amoureux-de-la-nature.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Dim 29 Mai - 13:25


10 avril 2007
L'électeur lepéniste
Par Nonna Mayer, directrice de recherche au CNRS-Cevipof, auteure de "Ces Français qui votent Le Pen", Flammarion, 2002. [Extraits]

En 1984, la liste Le Pen fait ses meilleurs scores dans les catégories les plus aisées et les plus instruites de la population : chez les industriels et les gros commerçants, les professions libérales, des catégories traditionnellement acquises à la droite et exaspérées par l'arrivée des "socialo-communistes" au pouvoir.

À partir de 1986, le FN étend son influence dans la fraction la plus populaire de l'électorat de droite, celle des petits commerçants artisans. Le Pen arrive en tête de cette catégorie au cours de la présidentielle 1988. À partir des années 1990, il perce dans un électorat populaire déçu par la gauche. Au premier tour de l'élection présidentielle de 1995, c'est chez les ouvriers que Jean-Marie Le Pen fait son meilleur score. […] ils sont 21 % en 1995 et 23 % en 2002 à dire voter pour lui. Ils sont encore plus nombreux à s'abstenir. Le premier parti ouvrier, c'est l'abstention.

Enfin, en 2002, Jean-Marie Le Pen élargit son audience dans le monde rural et agricole. Au final, le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen fait le même score de 22 à 23 % chez les ouvriers, les employés, les commerçants et artisans, et les agriculteurs.

Ajoutons deux caractéristiques à cet électorat, qui, elles, ne varient pas. Moins on a fait d'études, plus il y a de chances pour que l'on vote Le Pen.
Deuxième constante : le sexe. Les électrices votent beaucoup moins souvent Le Pen que les électeurs. Si seulement les femmes avaient voté le 21 avril 2002, Le Pen arrivait en troisième position. Si les hommes, seulement, avaient voté, Le Pen serait arrivé premier.

Quant aux couches supérieures, ce n'est pas un ensemble homogène. Il y a des professions libérales, des industriels, des gros commerçants, des cadres qui votent Le Pen. Ils étaient particulièrement nombreux en 1984, et aussi à l'élection présidentielle de 1988 : contrairement aux idées reçues, le vote Le Pen augmentait alors avec le niveau de revenus. C'est plutôt le diplôme qui apparaît comme un rempart contre ce choix politique.

Vote protestataire
Tous les sondages semblent montrer qu'une fraction importante des électeurs lepénistes de 2002 a l'intention de voter pour Nicolas Sarkozy. Il y a une partie de l'électorat de Jean-Marie Le Pen qui n'apprécie pas les outrances de celui-ci, ses dérapages verbaux, et qui trouvent dans Nicolas Sarkozy l'incarnation d'une droite dure sur les thèmes de l'immigration et de l'insécurité.
Mais il est vrai que le danger est, à terme, de donner une légitimité à ses positions et d'effacer la limite entre la position "républicaine" et celles de Jean-Marie Le Pen.

En 2002, le succès de Jean-Marie Le Pen tient au fait qu'environ 10 % de l'électorat a voté pour un candidat ou une candidate qu'il ne souhaitait pas voir élu(e), et dont il était sûr qu'il ou elle n'avait aucune chance d'être élu(e). Rappelons que même en 2002, seulement 40 % des électeurs de Jean-Marie Le Pen souhaitaient qu'il soit élu. Les autres votent essentiellement contre les autres candidats
[…]
www.lemonde.fr/politique/chat/2007/04/10/nonna-mayer-moins-on-a-fait-d-etudes-plus-il-y-a-de-chances-pour-que-l-on-vote-le-pen_893903_823448.html
www.lepost.fr/article/2011/03/08/2427783_qui-sont-les-electeurs-du-fn.html


Le chômage principale motivation du vote FN
Alors que le débat se concentre sur l'immigration et la sécurité, un sondage Opinion Way pour LCI et Fiducial publié le 22 mars 2011 révèle que la motivation première des électeurs français d'extrême droite est à chercher avant tout du côté de la dégradation du marché de l'emploi. Selon Eurostat, le taux de chômage en France a bondi ces trois dernières années, en passant de 7,7% en janvier 2008 à 9,6% en janvier 2011.
www.lyoncapitale.fr/journal/univers/Politique/Cantonales-2011/L-emploi-principale-motivation-du-vote-FN

L'insécurité et la délinquance
Selon une enquête de l'institut Ipsos de mars 2011, pour ce qui concerne l'enjeu national n°1, les sympathisants du Front National plébiscitent l'insécurité et la délinquance, deux thématiques qui arrivent largement en tête dans l'électorat frontiste avec 60% de citation chacune. Le sujet du pouvoir d'achat n'arrivant qu'en troisième position chez eux avec 30%.
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/le-vote-fn-a-t-il-change_251024.html

De vote protestataire le FN devient un vote d'adhésion
qui séduit désormais aussi les classes moyennes.
C'est l'enseignement de l'enquête réalisée par Lyon Capitale dans son édition de mai 2011.
C’est la première fois qu’un sondage mesure aussi nettement "l’effet Marine Le Pen" : 86% des électeurs du FN disent souhaiter qu’elle soit élue présidente de la République, alors que seulement 53% auraient aimé voir son père, Jean-Marie Le Pen, à l’Élysée.
Si l’immigration et la sécurité restent les deux principales motivations du vote FN, c’est la peur suscitée par la religion musulmane qui rassemble l’écrasante majorité des électeurs du parti d’extrême-droite.
www.lepost.fr/article/2011/04/28/2479722_sondage-exclusif-le-fn-devient-un-vote-d-adhesion.html

Merci, Sarkozy !

Identité nationale
www.lemonde.fr/politique/article/2009/04/21/nicolas-sarkozy-relance-le-debat-sur-l-identite-nationale_1183372_823448.html
http://sarko-verdose.bbactif.com/t326-identite-nationale


Islam
www.liberation.fr/politiques/01012320727-nicolas-sarkozy-s-enflamme-sur-l-islam

Insécurité
www.lexpress.fr/actualite/politique/l-insecurite-cheval-de-bataille-de-sarkozy-en-periode-electorale_755513.html

Guéant et Mariani ciblent les enfants d'immigrés
www.lepost.fr/article/2011/05/28/2508610_ma-reponse-a-gueant-et-mariani-les-deux-energumenes-nes-avec-une-cuillere-en-or-dans-la-bouche.html

Croisements dangereux
http://traces-de-gras.over-blog.com/article-12060971-6.html#anchor
http://chribactu.20minutes-blogs.fr/archive/2010/08/17/insecurite-mon-oeil.html
http://sarkostique.over-blog.com/article-6013719.html
http://sarkostique.over-blog.com/article-25381227.html
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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Dim 29 Mai - 14:09



LePenismes

Jean-Marie Le Pen, fils d’un patron pêcheur et d’une couturière, est né Jean Marie Louis Le Pen, le 20 juin 1928. Après avoir été élève d’un collège jésuite, il obtient une licence à la faculté de droit de Paris
Il tient une partie de son patrimoine de la vente de la société de cimenterie Lambert, que lui lègue par testament Hubert Lambert (succession qui donne lieu à un début de poursuites judiciaires). Les dons aux partis politiques (comme des héritages) sont adressés à une association de financement. Jean-Marie Le Pen est condamné en 1997 pour ne pas avoir appliqué cette loi à tous les dons. Il est assujetti à l'ISF depuis la création de cet impôt.

Jean-Marie Le Pen est un ancien soldat des guerres d'Indochine et d'Algérie. Affabulateur, anti-intellectuel et homophobe : « La France est gouvernée par des pédérastes : Sartre, Camus, Mauriac » (L'Express, 18 mars 1955), il est repéré par Pierre Poujade, et élu député de Paris en 1956 sous les couleurs de l'Union et fraternité française (UFF). ll quittera les bancs de l'Assemblée nationale pour aller se battre pour la défense de l'Algérie française. Quarante ans plus tard, il justifie l'usage de la torture lors de son temps de service.

Battu aux élections de 1962, Jean-Marie Le Pen crée une entreprise d'édition phonographique, la Serp (Société d'étude et de relations publiques), spécialisée dans l'édition de chants et de discours historiques, qui édite un disque intitulé Le IIIe Reich en 1971. L'un de ces disques lui vaut une condamnation en 1971 pour « apologie de crimes de guerre ». En 1972, il est appelé à présider le jeune Front national (créé par Ordre nouveau). Les résultats électoraux du Front national sont en hausse depuis les élections municipales de 1983, à Dreux notamment.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Le_Pen

Le Canard enchaîné
Enquête sur la fortune de Jean-Marie Le Pen : le leader du FN contourne l'ISF
www.politique.net/2007122602-enquete-sur-la-fortune-de-le-pen.htm


Renouveau du fascisme ?
La progression du Front national est inquiétante pas tant dans les urnes que dans les esprits.
http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2011/03/22/renouveau-du-fascisme.html



L’idéologie du Front National est-elle oui ou non imprégnée de fascisme ?
Les partis politiques s’inscrivent dans une histoire, ils naissent, meurent et laissent des héritages. Le Front National s’inscrit dans une histoire qui le classe incontestablement à l’extrême droite. Héritier du boulangisme, avec son culte de l’homme fort, héritier des ligues qui se constituent au moment de l’Affaire Dreyfus, le Front National emprunte une partie de ses thèmes, de ses références culturelles, historiques et politiques à l'Action Française, aux ligues des années 30, au régime de Vichy, aux partis collaborationnistes. L’admiration d’un certain nombre de militants d’extrême droite pour le régime de Vichy, pour la LVF ou la Waffen SS est un secret de polichinelle…
Aucune surprise, donc, lorsqu’on apprend dans Libé qu’un proche de Marine Le Pen admirait, dans sa jeunesse, la LVF.
www.lheninois.com/article-23444931.html



Un soutien de Marine Le Pen admirateur de la LVF
Robert Ottaviani, ex-chanteur d’Ultime Assaut, un groupe de rock identitaire français (RIF) de la mouvance skinhead, préside aujourd’hui l’association Energie Bleu Marine créée pour soutenir la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle de 2012.
Parmi les titres phares de ce groupe, l’un rend hommage à la LVF, la Légion des volontaires français qui, durant la Seconde guerre mondiale, se sont engagés sous l’uniforme allemand au sein de la division SS Charlemagne.
www.liberation.fr/politiques/0101120700-marine-sur-un-air-de-nazi-rock



Apologie de crimes de guerre et contestation de crime contre l’Humanité
L’ancien président du Front national avait notamment déclaré : "En France du moins, l’Occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine, même s’il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés".
Il avait également présenté une version jugée choquante du massacre d’Ascq, perpétré dans la nuit du 1er au 2 avril 1944, et durant lequel 86 Français avaient été fusillés en représailles au déraillement d’un train allemand.
www.lcp.fr/actualites/politique/14794-jean-marie-le-pen-sera-rejuge-pour-ses-propos-sur-l-occupation

Historiques des condamnations de Le Pen
http://che1951.skyrock.com/662569918-Les-condamnations-de-Le-Pen-par-la-Justice.html
http://rlfreims.lautre.net/dossiers/condamnations.htm
http://jrdf.unblog.fr/2007/03/30/historique-des-condamnations-de-le-pen/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Dim 20 Nov - 12:30


(Reuters)

La France rêvée de Marine Le Pen : son programme décrypté

Thème par thème, Rue89 a soumis à des experts les propositions de la candidate du FN, qui présentait son projet présidentiel ce samedi 19 novembre à Paris.

Jean-Marie Le Pen, officiellement, était « en congé ». Cela lance ou relance les spéculations sur sa mise à l'écart de la campagne.

Pendant une heure, Marine Le Pen a « brossé » son projet. Elle a mentionné quelques-unes de ses propositions fortes déjà connues (préférence nationale, présomption de légitime défense pour la police, mise en place du référendum d'initiative populaire). Elle a insisté sur le pouvoir qui doit être redonné au peuple, en instaurant la proportionnelle à toutes les élections par exemple : « Rien ne doit échapper au contrôle et au jugement des Français », a-t-elle dit.

Sa République à elle ne reconnaîtrait pas les communautés : si elle accédait au pouvoir Marine Le Pen stopperait toutes subventions aux associations communautaires.

Elle s'est également concentrée sur la politique étrangère, pour un « État fort ». Après son voyage aux États-Unis, Marine Le Pen s'est positionnée contre la logique « euro-Atlantique » alors que les États-Unis sont en train de sombrer. Elle a fait quelques propositions :

- sortie du commandement intégré de l'Otan ;
- alliance stratégique poussée avec la Russie ;
- tout accord avec les pays du Maghreb et d'Afrique noire serait conditionné à l'arrêt de l'immigration vers la France.

Thèmes :
- État et politique étrangère
- Sécurité et justice
- Immigration
- Femmes
- Éducation
- Économie
www.rue89.com/2011/11/19/la-france-revee-de-marine-le-pen-son-programme-decrypte-226702

La présidente du Front National, présentée comme le trouble-fête de la prochaine Présidentielle, peinerait à trouver des parrainages et donc les 500 signatures nécessaires à sa participation à l'élection.
www.ladepeche.fr/article/2011/11/17/1217931-marine-le-pen-rame-pour-trouver-ses-500-signatures.html
www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Marine-Le-Pen-a-presente-son-programme-pour-2012-sans-le-chiffrer-425913
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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Dim 20 Nov - 12:58



Les mots du FN dans la bouche de l'UMP : l'inventaire

Aujourd'hui, l'extrême-droitisation n'est plus le seul fait d'une minorité rangée sous l'étiquette «Droite Populaire». Elle touche le sommet de l'Etat, certains ministres, des élus de tous les échelons. Elle ne se concentre plus sur le thème de l'immigration, elle déteint sur la vision du social, de la religion, des banlieues, de l'islam, de la famille, de la nation .

Mediapart a épluché cinq ans de mots et de mesures à la droite de l'échiquier politique. Sur de nombreux sujets, le résultat se superpose étrangement.

«L'assistanat», «cancer de la société» 9 mai 2011.
Suivant à la lettre les préconisations faites un mois plus tôt par Patrick Buisson, le très influent conseiller de Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez lance la chasse à «l'assistanat», qu'il qualifie de «cancer de la société». «J'ai juste dit tout haut ce que beaucoup de Français pensent tout bas», se justifie le ministre dans un entretien au Progrès.
Une expression qui reprend le slogan de Jean-Marie Le Pen dans les années 1980, lorsqu'il se présentait comme celui qui «disait tout haut».

www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=aXPhEPRTyBs#t=8s cyclops

A l'UMP comme au FN, on prétend que la fraude aux prestations sociales a «explosé». Le 15 novembre, à Bordeaux, Nicolas Sarkozy fait de la lutte contre la fraude sociale l'un de ses axes de campagne pour 2012. La fraude, «c'est la trahison nationale», le «vol», répète le président, mais aussi les ténors de l'UMP. «Fraudeurs» «voleurs», dit le ministre du travail: «ils prennent tout simplement dans la poche des autres».

www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=xAk7L5UIonM#t=1s cyclops

La veille, Marine Le Pen avait elle aussi ciblé «la fraude sociale». Elle ne parle pas de «cancer» mais plutôt de «poison de la société».
Et reprend à son compte les mots du député UMP Dominique Tian, auteur d'un rapport sur le sujet: «En juin un rapport parlementaire a estimé son coût à 20 milliards d'euros par an soit 44 fois plus que la fraude détectée.»
La Droite populaire, le collectif à la droite de l'UMP, propose de créer une «carte de sécurité sociale sécurisée», quand le FN souhaite une «carte Vitale biométrique». Le sujet est pratique, il permet de désigner (sans le dire) les étrangers comme responsables des déficits des comptes sociaux.

«Les profiteurs du haut et les profiteurs du bas»
7 août 2011. Thierry Mariani, ministre des transports et chef de file de la Droite populaire, puis Laurent Wauquiez (fondateur de la Droite sociale) proposent une série de mesures pour «lutter contre les profiteurs du haut et les profiteurs du bas». Cette formule, rabâchée ici et là, est souvent prononcée par Marine Le Pen.
Elle s'en prend aux «patrons voyous» «aux supers-profits du CAC 40» , l'UMP tape sur les puissants (suppression des stock-options, taxe des hauts revenus financiers, encadrement des augmentations de salaires des dirigeants qui suppriment des emplois).
Elle prône «la politique de tolérance zéro contre les fraudeurs», ils prônent la création d'un fichier des allocataires sociaux.

Les «signes extérieurs de richesse des voyous»
24 novembre 2009. «On va changer les règles sur les signes extérieurs de richesse et de train de vie. Nous allons cibler un certain nombre de cités où il y a du trafic de drogue», annonce Sarkozy, en visite en Seine-Saint-Denis.
Un mois avant, le député UMP Alfred Trassy-Paillogues s'en prend lui aux gens du voyage qui «débarquent en faisant fi de toutes les règles», «bénéficient assez souvent d'aide sociale de notre pays» et roulent «dans des Porsche».
Marine Le Pen veut elle aussi s'attaquer aux «signes extérieurs de richesse des voyous de banlieue», à ces «dealers qui se baladent avec des grosses voitures tout en touchant le RSA»

Les «racailles» et les «zones de non-droit»
14 avril 2007. «J'ai bien l'intention de continuer à appeler un voyou, un voyou, une racaille, une racaille. Ce n'est pas un mot qui est insultant, ce qui est insultant, c'est de se comporter comme un voyou», dit le candidat Sarkozy à Meaux, peu avant son élection. Son «nettoyer au Kärcher la cité» et «débarrasser de la racaille» de 2005, il les assume. «Voyous», «gangs», «bandes», «racailles», «gros caïds», «petits dealers», «zones de non-droit», «lutte sans merci».
Ces expressions ponctuent son quinquennat quand il s'agit de parler de banlieues.

C'est aussi le champ lexical employé par le FN: «La France est livrée aux racailles, aux casseurs, aux bandes armées», dénonce la patronne du FN.

«Homosexualité» et «polygamie» 25 mai 2001.
A l'Assemblée, la députée et maire UMP de Montauban, Brigitte Barèges, monte au créneau contre le mariage homosexuel: «Et pourquoi pas des unions avec des animaux ? Ou la polygamie ?».
«Pourquoi pas la polygamie», c'est précisément la remarque de Marine Le Pen le 14 juin dernier, sur France Inter.
Le FN comme l'UMP sont opposés au mariage homosexuel. Avec les mêmes arguments («Le mariage s'effectue entre un homme et une femme») et les mêmes remarques homophobes. Le parti présidentiel va même plus loin . Le député Jacques Myard compare l'homosexualité à la zoophilie et l'assimile à une «perversion sexuelle». Son collègue Christian Vanneste la qualifie d'«inférieure».

[...]
«Apéros saucisson-pinard» 14 juillet 2011.
La Droite populaire organise à l'Assemblée nationale un «apéritif saucisson-vin rouge pour fêter dignement la fête nationale». Une initiative qui rappelle les «apéros saucisson-pinard» organisés par l'extrême droite pour provoquer la communauté musulmane et en particulier les prières de rue.
L'interdiction de l'un de ces apéros avait été défendue par Marine Le Pen. Avec les mêmes arguments: l'Etat cède à toutes les exigences «communautaristes».

[...]
www.mediapart.fr/journal/france/161111/les-mots-du-fn-dans-la-bouche-de-lump-linventaire
http://au-bout-de-la-route.blogspot.com/2011/11/les-mots-du-fn-dans-la-bouche-de-lump.html#more
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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Lun 21 Nov - 20:36


Au «Banquet des mille» du FN, le 19 novembre 2011 © Thomas Haley

Ces «déçus» de Sarkozy qui ont rejoint le FN

Ils donnaient leur voix à l'UMP mais glisseront un bulletin Front national dans l'urne, en avril. Mediapart a croisé de nombreux «déçus» du sarkozysme, samedi, lors de la présentation du projet 2012 de Marine Le Pen. Qu'est-ce qui séduit ces anciens militants et sympathisants de l'UMP ? Portraits.
www.mediapart.fr/journal/france/191111/ces-decus-de-sarkozy-qui-ont-rejoint-le-fn
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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Sam 17 Déc - 10:34


«Travailleurs» ! «Travailleurs» !
Ou comment l'extrême droite laboure le champ sémantique de l'extrême gauche.
[Vidéo]
www.liberation.fr/politiques/06014565-travailleurs-travailleurs


Marine Le Pen pille le vocabulaire du Front de gauche

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) a estimé lundi que Marine Le Pen (FN), lors de son meeting à Metz le dimanche 11 décembre, n'avait fait que « piller » le vocabulaire du Front de gauche alors que « tout ce qui intéresse la vie quotidienne des travailleurs ne la concerne pas ».

« Madame Le Pen est en panne de public, en dépit de la gonflette que lui assurent médias complaisants et les horrifiés de service », « mille personnes seulement pour son premier meeting de campagne !", écrit le candidat du Front de gauche à l'Élysée, sur son blog www.jean-luc-melenchon.fr.

La candidate du FN « a compris ce qu'est le fond de l’air devant la catastrophe qui s’avance. Elle s’avance donc sur les mots qui couvrent l’attente. La voilà qui parle de ‘révolution’. Oui mais attention ! On devine qu’il ne s’agit pas de ‘révolution citoyenne’ ni de révolution socialiste, bien sûr. Il s’agit de ‘révolution nationale’ », poursuit-il, y voyant une « reprise du label du régime du maréchal Pétain ».

Pour l'eurodéputé, elle « pille à grande échelle le vocabulaire et les références du Front de gauche : révolution, nuit du 4 août, porte-parole des ‘invisibles’ ».

« Nous comprenons l’intention : disputer le terrain à la seule force politique présente dans les entreprises et les quartiers populaires qu’est notre Front de gauche ». « La bataille est engagée entre elle et nous », « nous allons rendre visible aussi son déguisement », que ce soit sur l'augmentation du Smic, le blocage des loyers, ou la taxation des revenus du capital dont elle ne parle pas, affirme-t-il.

« Tout ce qui intéresse la vie quotidienne des travailleurs ne la concerne pas. Les tenants du système ont bien compris son utilité : ils font donc la promotion d’une Le Pen qui serait devenue la représentante des classes populaires. Cette nouvelle assignation injurieuse du peuple est une sorte de resucée de la vieille antienne ‘plutôt Hitler que le Front populaire’ », « plutôt le Front national que le Front de gauche », conclut M. Mélenchon.
www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jZQIF6aafO8RF3NmH4tF_CZ07Mlw?docId=CNG.12d738fc045c40f7c3183a20418bcf5a.221
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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Jeu 23 Fév - 9:09



Front national : contre-argumentaire en 20 fiches
Par La rédaction de Mediapart

Mediapart s’est astreint à lire, ligne à ligne, les principaux documents programmatiques rendus publics. À quelques jours de la «convention présidentielle» de Marine Le Pen, qui s’est tenue les 18 et 19 février à Lille, la rédaction a passé en revue la totalité des propositions du FN et de sa présidente. Celles développées dans son projet 2012* (lire la «Boîte noire»), et celles annoncées récemment dans les médias.

Chacune des 20 fiches thématiques expose, décrypte et explicite un des 30 volets du projet de la formation d’extrême droite. Jusqu’au 22 avril (date du premier tour), elles seront librement accessibles en page d’accueil du site.

« De ce programme Le Pen, nous pouvons tirer cinq enseignements principaux ; plusieurs d’entre eux constituent des surprises.

Le premier enseignement est que le Front national n’a rien oublié de son histoire et de ses racines. Il est bel et bien le parti de l’extrême droite française, qui va chercher dans l’entre-deux-guerres, le pétainisme et l’antigaullisme une partie de ses inspirations. On pouvait penser cette filiation oubliée pour construire, sous l’influence de plusieurs mouvements de ce type en Europe, un populisme radical. Ce n’est pas le cas.

Le «nouveau FN» continue ainsi à copier-coller de nombreuses propositions du FN de Jean-Marie Le Pen. Si la fille a laissé entendre qu'elle était plus «moderne» que son père, car elle est «une femme de son temps», les fondamentaux demeurent : «préférence nationale» (rebaptisée «priorité nationale»), stigmatisation des étrangers et obsession de l’immigration, rétablissement de la peine de mort par référendum, lutte contre l'avortement, opposition à la légalisation de l'euthanasie, politique familiale nataliste, retour à l'école d'avant 1968, mariage et adoption réservés aux couples hétérosexuels, etc. (lire notre fiche «Un "nouveau FN" bien proche de l'ancien»).

Le deuxième enseignement est plus surprenant. Il tient à la faiblesse de l’expertise, de la précision et de la cohérence de cet ensemble programmatique. L’analyse de l’état de la société française relève d’un salmigondis de revues de presse, empruntant, dans le plus grand désordre, statistiques ou travaux de recherche. Des affirmations contenues dans un chapitre sont contredites dans un autre. Des chiffrages trouvés ici ne sont plus les mêmes là. Des mesures sont clairement hors du cadre idéologique…

Ce manque de cohérence et de fiabilité vient souligner ce qu’est encore aujourd’hui le Front national : le parti des Le Pen, entreprise dynastique, où le travail théorique, la construction d’un corpus idéologique et l’affichage d’une véritable volonté de gouverner ne sont qu’accessoires. Le Front national demeure ce parti tribunitien construit sur les charismes du père puis de la fille. A contrario, imaginerait-on le FN aussi puissant si Bruno Gollnisch en était aujourd’hui le président ? En un quart de siècle de présence massive dans le champ politique, cette formation n’est donc pas parvenue à dépasser le stade des slogans et imprécations. C’est une raison d’espérer.

Le troisième enseignement peut être également une bonne nouvelle. L’immense majorité du programme du Front national est simplement inapplicable sauf à faire de ce pays une table rase. L’essentiel de son programme économique est une vue de l’esprit. L’ensemble des chiffrages est totalement fantaisiste. Le 12 janvier d’ailleurs, la présidente du FN avait convoqué la presse pour une mise en scène de graphiques, tableaux et chiffres. Un mois plus tard, cet exercice de chiffrage était mis à bas par le numéro 2 du FN, Louis Aliot. Invité de «Radio France Politique» le 5 février (voir cette vidéo à 14'15), il expliquait : «Bah... c'est financé, il suffira de mettre le budget en ordre de marche, de récupérer la compétitivité, la croissance, de faire des économies, c'est de la macro-économie.»

En plein exercice incantatoire, Louis Aliot ajoutait : «Il faut dire : la candidate c'est Marine Le Pen, il y a un projet. Il y a des économies à faire sur des postes budgétaires, c'est une économie d'ensemble qu'il faut voir, il ne faut pas sectoriser les mesures.» Marine Le Pen tombe ainsi en plein dans le travers qu'elle croit voir chez ses adversaires : «des slogans publicitaires aussi vides que creux». La campagne électorale peut ainsi être un moment de pédagogie citoyenne qui permettra de démonter un programme fantasmatique : à condition, justement, que ses adversaires en fassent une priorité.

Le quatrième enseignement est, lui, des plus inquiétants. On peut juger inapplicable ce projet et constater dans le même temps qu’il est porteur de ce qu’il faut bien appeler une guerre civile. Les remises en cause fondamentales des droits et libertés des citoyens, le pétainisme social, l’exacerbation de la priorité nationale articulée à une persécution des étrangers ou des Français d’origine étrangère sont autant de garanties de mettre le pays à feu et à sang.

L’isolement d’une France barricadée derrière ses frontières, ayant rompu avec l’Europe, donc indirectement avec les autres puissances démocratiques, est un autre danger funeste. Enfin le désastre économique programmé et la ruine de pans entiers de notre économie (agriculture, par exemple) rendraient simplement insupportable au pays une telle thérapie. On objectera que les programmes sont faits pour ne pas être appliqués. C’est d’ailleurs ce que le FN avait fait dans ses très rares conquêtes électorales locales. Les gestions médiocres, faites de renoncements et d’incompétence, de quelques villes vite perdues (Toulon et Vitrolles par exemple) ont montré que ce parti tribunitien ne pouvait passer l’obstacle de la gouvernance.

Le cinquième enseignement est que Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy se marchent dessus trop souvent. Surtout depuis que le président-candidat a énoncé les contours – très à droite – de son projet dans Le Figaro Magazine. Les deux candidats partagent un ensemble de positions (opposition au droit de vote des étrangers, à la légalisation de l'euthanasie, au mariage homosexuel) et de propositions (recours au référendum populaire). Surtout, leurs projets stigmatisent les «assistés» et les étrangers. »

* www.frontnational.com/le-projet-de-marine-le-pen/
www.mediapart.fr/journal/france/090212/front-national-notre-contre-argumentaire
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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Jeu 23 Fév - 9:18



Les 20 fiches

1/ Un «nouveau FN» bien proche de l'ancien
2/ La sortie de l'euro
3/ La dette
4/ L'«État fort»
5/ Économie et social
6/ Agriculture

7/ Immigration
8/ Sécurité
9/ Justice

10/ Logement
11/ Santé et recherche
12/ Éducation
13/ Écologie

14/ Place des femmes
15/ Laïcité

16/ Culture
17/ Démocratie et institutions
18/ Presse et numérique

19/ Politique étrangère
20/ Europe
www.mediapart.fr/journal/france/090212/front-national-notre-contre-argumentaire

1. Un «nouveau FN» bien proche de l'ancien
Marine Le Pen serait plus «moderne» et à la tête d'un «nouveau FN» «dédiabolisé». C'est l'idée qu'elle tente d'installer depuis sa prise du parti. Pourtant, en comparant les propositions de 2007 et 2012, on voit que le Front national a conservé ses mesures fondamentales, du rétablissement de la peine de mort à la lutte contre l'avortement, en passant par la «priorité nationale»
www.mediapart.fr/journal/france/080212/1-un-nouveau-fn-bien-proche-de-lancien

2. Le FN et la sortie de l'euro
C'est la clé de voûte du programme économique du Front national : le retour au franc, sur la base d'un euro égale un franc. Une mesure qui semblait encore totalement exotique il y a trois ans, mais que la crise de l'euro, depuis mai 2010, a rendue un peu plus crédible. Décryptage.
www.mediapart.fr/journal/economie/100212/2-le-fn-et-la-sortie-de-leuro

3. Le FN et la dette
Décryptage du plan de désendettement de Marine Le Pen.
www.mediapart.fr/journal/france/130212/3-le-fn-et-la-dette

4. Le FN et l'«État fort»
Décryptage de l'« État fort » prôné par Marine Le Pen, qui passera aussi par un lavage de cerveau nationaliste.
www.mediapart.fr/journal/economie/100212/4-le-fn-et-l-etat-fort

5. Le FN : l'économie et le social
Ne pas chercher de cohérence idéologique dans le programme économique du FN. Il n'y en a pas.
www.mediapart.fr/journal/economie/100212/5-le-fn-leconomie-et-le-social

6. Le FN et l'agriculture
Il faut lire le projet de Marine Le Pen à destination des agriculteurs comme un exemple type de ce que la politique peut produire de stupide et néfaste.
www.mediapart.fr/journal/france/120212/6-le-fn-et-lagriculture

7. Le FN et l'immigration
Décryptage des propositions en matière d'immigration de Marine Le Pen.
www.mediapart.fr/journal/france/080212/7-le-fn-et-limmigration

8. Le FN et la sécurité
Décryptage des propositions en matière de sécurité de Marine Le Pen.
www.mediapart.fr/journal/france/080212/8-le-fn-et-la-securite

9. Le FN et la justice
Décryptage des propositions en matière de justice de Marine le Pen.
www.mediapart.fr/journal/france/080212/9-le-fn-et-la-justice

10. Le FN et le logement
Décryptage des propositions en matière de logement de Marine Le Pen.
www.mediapart.fr/journal/france/080212/10-le-fn-et-le-logement

11. Le FN, la santé, la recherche et la «fraude»
Décryptage des propositions en matière de santé et de recherche de Marine Le Pen.
www.mediapart.fr/journal/france/080212/11-le-fn-la-sante-la-recherche-et-la-fraude

12. Le FN et l'éducation
Décryptage des propositions en matière d'éducation et d'enseignement supérieur de Marine Le Pen.
www.mediapart.fr/journal/france/080212/12-le-fn-et-leducation

13. Le FN et l'écologie
Décryptage des propositions en matière d'écologie de Marine Le Pen.
www.mediapart.fr/journal/france/070212/13-le-fn-et-lecologie

14. Le FN et la place des femmes
Décryptage du discours et des propositions sur/pour les femmes de Marine Le Pen.
www.mediapart.fr/journal/france/080212/14-le-fn-et-la-place-des-femmes

15. Le FN et la laïcité
Décryptage des propositions en matière de laïcité de Marine Le Pen.
www.mediapart.fr/journal/france/080212/15-le-fn-et-la-laicite

16. Le FN et la culture
Décryptage des propositions en matière de culture de Marine Le Pen.
www.mediapart.fr/journal/france/080212/16-le-fn-et-la-culture

17. Le FN et les institutions
Décryptage des propositions sur la démocratie et les institutions de Marine Le Pen.
www.mediapart.fr/journal/france/080212/17-le-fn-et-les-institutions

18. Le FN et le numérique, la presse
Décryptage des propositions en matière de numérique et de presse de Marine Le Pen.
www.mediapart.fr/journal/france/080212/18-le-fn-et-le-numerique-la-presse

19. Le FN et la politique étrangère
Décryptage des propositions en matière de politique étrangère de Marine Le Pen.
www.mediapart.fr/journal/france/080212/19-le-fn-et-la-politique-etrangere

20. Le FN et l'Europe
En finir avec l’Europe, détruire l’Union européenne. Au moins sur ce point, le programme du Front national est-il clair.
www.mediapart.fr/journal/france/130212/20-le-fn-et-leurope

www.mediapart.fr/dossier/france/fn-notre-contre-argumentaire
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MessageSujet: Extraits   Jeu 23 Fév - 9:33



5. Le FN : l'économie et le social

Ne pas chercher de cohérence idéologique dans le programme économique du FN. Il n'y en a aucune. Ce programme est une sorte de monstre à plusieurs têtes, alliant analyses, slogans et références de gauche, rengaines économiques portées par une partie de la droite et de l'extrême droite depuis des décennies, le tout nappé de la sacro-sainte préférence nationale (rebaptisée «priorité nationale»), bien présente même si le FN ne la place plus en tête de gondole.

>    Accents de gauche

Car pour cette campagne, le FN la joue social (lire notre enquête*). Dans de longs développements (qui ne font bien souvent que ressasser des statistiques archi-connues, mais au moins le FN cite-t-il des chiffres justes, au contraire de Nicolas Sarkozy), le FN multiplie les propositions glanées à la gauche de l'échiquier politique. D'autres empruntent carrément à la rhétorique, éculée mais toujours efficace, du pot de terre contre le pot de fer. [...]

Des idées dont il est difficile d'apprécier la portée, puisque aucune n'est assez détaillée ni chiffrée.

Le FN ne craint pas, pour tancer la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy, d'en dénoncer le caractère «inefficace et injuste» : précisément la formule sur laquelle s'étaient accordés les syndicats à l'automne 2010. À cette époque pourtant, le FN n'avait guère été en tête de la mobilisation. Il promet un retour à 40 ans d'annuités pour une retraite à taux plein (contre 41,5 ans aujourd'hui) et un retour «progressif» à l’âge légal à 60 ans, sans indiquer néanmoins les modalités de ce retour et la façon il sera financé. L'important est ailleurs : avec cette proposition, le FN se démarque de Nicolas Sarkozy, de François Hollande dont la position sur le sujet n'est pas très claire, mais aussi du Front de gauche qui prône un retour immédiat à l'âge légal à 60 ans. Se démarquer avant tout dans l'offre politique, voilà bien la priorité.

>    La préférence nationale pour les prestations sociales, le logement et l'emploi

Malgré les fanfreluches “pour faire de gauche” qui parsèment son programme économique, le FN prône avant tout une France du repli sur soi et de l'autarcie, y compris en matière économique. L'air de rien, le programme du parti affirme que la préférence nationale serait introduite pour les prestations sociales, l'accès au logement et à l'emploi, ce qui en pratique signifie priver de droits élémentaires les 3,5 millions d'étrangers qui vivent en France**.

Concernant le logement social, «seules les personnes qui peuvent légitimement y prétendre pourront conserver» leur habitation : il faut donc comprendre, même si ce n'est pas dit, que les autres seront expulsés de chez eux. Le minimum vieillesse serait également réservé aux Français, et supprimé pour les étrangers qui ne vivent pas en France et/ou y ont travaillé moins de 10 ans. Une rupture totale avec l'esprit des lois de Sécurité sociale de 1945. [...]

Une loi «Achetons français» «favorisera toutes les productions françaises, y compris au niveau très local», «dans le domaine de l’artisanat de l’industrie ou de l’agriculture». Pourtant, il est en réalité très difficile de dire ce qu'est un produit français, sans compter qu'une telle labellisation ne pourra pas à elle seule relancer la machine économique…

>    Rhétorique ultralibérale et priorité aux petits patrons

Paré de plumes sociales, franchement nationaliste, le programme du FN intègre enfin des grands classiques de la rhétorique ultralibérale qui imprègne la doctrine économique du FN depuis sa création au début des années 1970 : la défense des petites entreprises et des artisans étranglés par les charges et les procédures administratives («Les PME/PMI d'abord !», répète Marine Le Pen), l'apprentissage à 14 ans – une vieille marotte de la droite, que Dominique de Villepin avait en son temps tenté de relancer –, le durcissement des sanctions envers les chômeurs.

C'est aussi en fidélité à cette tradition que le FN souhaite rendre possible les dérogations aux 35 heures, tout en affirmant que ces renégociations ne peuvent déboucher que sur des hausses de salaires – une pierre dans le jardin de Nicolas Sarkozy et de ses «accords compétitivité emploi», qui ouvriraient la voie à des baisses de salaire.


>   Haro contre les syndicats

Bien évidemment, les syndicats de salariés ne sont pas épargnés. Marine Le Pen les accuse régulièrement de «dealer avec le gouvernement» (exemple en vidéo ici***). Le FN souhaite des organisations professionnelles qui font moins grève et manifestent moins. Par ailleurs, le «monopole de représentativité institué après la Libération sera supprimé». En réalité, c'est déjà le cas depuis 2008, et la liste des syndicats représentatifs doit être remis à jour en 2013 sur la base des élections professionnelles des années passées.

>   Suppression de l'ISF et instauration d'une TVA sociale déguisée

Enfin, sous couvert de simplifier, «d’optimiser et de rendre plus juste» le système fiscal, le FN souhaite aussi supprimer l'ISF et instaurer une «contribution sociale aux importations». Il s'agit en réalité d'une TVA sociale comme le préconise Nicolas Sarkozy, avec une hausse de TVA de 3% sur les biens importés. Cette taxe s'accompagnerait d'une baisse des cotisations salariales qui permettra, promet le FN, «d’augmenter de 200 euros net les rémunérations des salaires jusqu’à 1,4 fois le SMIC». Reste à savoir comment faire pour cibler les produits importés car bien des produits "made in France" contiennent en réalité des pièces ou des éléments importés.

La réalité économique est malheureusement un peu plus complexe que le monde fantasmatique décrit par Mme Le Pen.
www.mediapart.fr/journal/economie/100212/economie-un-programme-national-et-vaguement-socialiste

*www.mediapart.fr/journal/france/131211/le-pen-son-vive-la-sociale-de-pacotille-inquiete-la-gauche-et-lump
**www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF02131
***www.dailymotion.com/video/xf7iix_marine-le-pen-denonce-les-syndicats_news
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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Jeu 3 Mai - 8:09



Mohamed Moulay, l'homme au poignard de Le Pen, est mort

S'il y a une personne qui ne pleurera pas sa disparition, c'est bien Jean-Marie Le Pen... " L'enfant au poignard ", c'était lui. Mohamed Moulay est mort, samedi 28 avril, à Alger, d'une embolie pulmonaire. Il avait 67 ans. Son histoire paraît dans Le Monde du samedi 4 mai 2002, à la veille du second tour de l'élection présidentielle. Jean-Marie Le Pen a évincé Lionel Jospin au premier tour et se retrouve en compétition avec Jacques Chirac. Si Mohamed Moulay a accepté de se confier au Monde, c'est parce que " la situation est grave, dit-il. Un homme qui a les mains pleines de sang prétend entrer à L’Élysée. "

Un homme grand, fort et blond

Ni lui ni sa famille n'espèrent quoi que ce soit : "Nous n'attendons ni publicité ni argent. Je m'étais mis en retrait de la guerre d'Algérie depuis longtemps mais nous sommes capables, nous aussi en Algérie, d'avoir un sursaut devant ce qui se passe en France ", tient-il à préciser.

Mohamed Moulay a perdu son père le 3 mars 1957. Dans la nuit, une patrouille d'une vingtaine de parachutistes conduite, selon les témoins, par un homme grand, fort, et blond, que ses hommes appellent " mon lieutenant " et qui se révèlera plus tard être Jean-Marie Le Pen, fait irruption au domicile des Moulay, un petit palais de la Casbah d'Alger. Ahmed Moulay, le père, 42 ans, va être soumis à la " question " sous les yeux de ses six enfants et de sa jeune femme.

Supplice de l'eau, torture à l'électricité... Le calvaire va durer plusieurs heures. C'est l'ère de " la torture à domicile " mise en oeuvre par l'armée française pendant la " bataille d'Alger ". Ahmed Moulay refuse de donner les noms de son réseau du FLN. Il va en mourir.

Pièce à conviction pour procès perdu

Quand Le Pen quitte le domicile des Moulay, à l'aube, laissant derrière lui un cadavre, il oublie sur place un poignard. L'un des jeunes fils du supplicié, Mohamed, 12 ans à l'époque, le trouve et le cache dans le placard du compteur électrique, " sans bien savoir pourquoi ". Le lendemain et le surlendemain, Jean-Marie Le Pen et ses hommes reviennent et mettent la maison à sac pour retrouver le poignard. En vain. L'enfant se tait.

Devenu adulte, Mohamed Moulay gardera l'arme chez lui, pendant quarante ans. Le poignard arrivera en France, début 2003, dans la valise de l'envoyée spéciale du Monde à Alger. Il servira de pièce à conviction dans le procès que le leader du Front national a intenté au journal pour " diffamation ".

Jean-Marie Le Pen perdra ce procès. Il perdra également son appel et verra son pourvoi en cassation rejeté. Le poignard se trouve toujours à Paris, dans le coffre-fort de l'avocat du Monde, Yves Baudelot. Il va repartir en Algérie d'un mois à l'autre pour rejoindre le musée des moudjahidine. C'était le vœu de Mohamed Moulay. Il s'agit d'un couteau des Jeunesses hitlériennes, fabriqué dans la Ruhr, dans les années 1930. Sur le fourreau, on peut lire distinctement : JM Le Pen, 1er REP.

Une immense affection pour la France

En dépit des circonstances de la mort de son père, qui l'avaient traumatisé à vie, Mohamed Moulay avait toujours gardé une immense affection pour la France, comme ses deux oncles, Ali et Rachid Bahriz, eux aussi affreusement torturés pendant la guerre d'Algérie. Au lendemain de cette fameuse nuit du 3 mars 1957, Mohamed Moulay avait arrêté l'école pour prendre le maquis jusqu'à l'indépendance de son pays, en 1962, ce qui allait faire de lui le plus jeune moudjahidine.

Une fois revenu à la vie civile, il était entré à la Sonelgaz, à Alger, mais ses activités de syndicaliste l'avaient emporté sur son emploi de cadre. Intègre, désintéressé et courageux, Mohamed Moulay avait une mémoire exceptionnelle, ce qui faisait de lui l'un des témoins les plus fiables de la guerre d'Algérie. Marié à une française d'origine algérienne, il a eu cinq enfants, aujourd'hui tous installés dans le sud de la France, comme leur mère.

Lui était resté à Alger, y compris après sa retraite de la Sonelgaz. " J'aime trop l'Algérie pour pouvoir la quitter ", disait-il en souriant, tout en ne cachant pas sa tristesse de voir ce qu'était devenu son pays, si loin de ses rêves de jeune combattant indépendantiste.

Florence Beaugé
02.05.2012
www.lemonde.fr/disparitions/article/2012/05/02/mohamed-moulay-l-homme-au-poignard-de-le-pen-est-mort_1694213_3382.html
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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Jeu 3 Mai - 9:04



Message de Michel Thooris, candidat FN aux élections législatives 2012 dans la huitième circonscription des Français de l'étranger, secrétaire général du syndicat France Police :

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Les électeurs franco-israéliens ont placé madame Marine Le Pen en deuxième position dans plusieurs bureaux de votes lors du premier tour de l’élection présidentielle le dimanche 22 avril dernier. Au total 6,5 millions d’électeurs nous ont fait confiance.
En ma qualité de conseiller politique de Marine Le Pen, je tenais personnellement à vous en remercier.

Le dimanche 3 juin prochain, vous êtes appelés aux urnes pour élire un député à l’assemblée nationale. A ce titre, je serai le candidat d’un grand rassemblement national et patriotique soutenu par Marine Le Pen.

Si les électeurs me font confiance, j’aurai à cœur de défendre dans l’hémicycle le Grand Israël et sa capitale éternelle, Jérusalem.
Un grand nombre de mes ami(e)s vivent en Judée et Samarie. La défense des populations de ces régions juives est au cœur de mon projet politique.

L’Islam radical menace dangereusement notre civilisation. Si aucune politique patriotique n’est mise en œuvre, l’Europe risque bientôt de devenir judenrein.

En votant Michel Thooris, vous ferez le choix d’accorder votre voix au seul candidat, déjà fort de 6,5 millions d’électeurs, qui défend réellement Israël. Donnez-moi le pouvoir de faire entendre à l’opinion publique française la vérité sur Israël et son peuple.

Je me permets de vous communiquer en pièce jointe un tract de campagne.

Recevez, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l’expression de mon plus profond respect.

Michel Thooris, conseiller politique de Marine Le Pen et candidat à l’élection législative en Israël
http ://thooris.over-blog.com/

‘Le néologisme «judenrein» (on dit aussi «judenfrei») aurait été inventé en Autriche, en 1924, par un entraîneur qui se flattait d'avoir une équipe sans juif.’ (herodote.net)
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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Mer 20 Fév - 19:00



No to racism, fascism and islamophobia !
Des pancartes et slogans anti-fascistes ont accueilli Marine Le Pen à Cambridge

Plusieurs associations d'étudiants avaient fait savoir leur mécontentement avant la venue de Marine le Pen à l'université de Cambridge (Angleterre). Mardi 19 février 2013, elles l'ont hurlé à la face de la présidente du FN. À son arrivée sur le prestigieux campus, celle-ci a en effet été accueillie par une centaine de manifestants qui l'ont copieusement sifflée et huée.

"Le Pen, never again"
Les protestataires étaient munis de nombreuses pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Pas de plate-forme pour le fascisme" ou encore "F comme Fascisme, N comme Nazi, à bas le Front national". Pour dénoncer les invitations à débattre de la Cambridge Union Society - la venue de Dominique Strauss-Kahn l'an dernier avait aussi provoqué des remous -, des banderoles avaient également été déployées avec des messages comme "Le Pen, never again" ou "Les syndicats (étudiants), vous aimez les violeurs et les fascistes" pour dénoncer les invitations à débattre de la Cambridge Union Society.
Son compagnon et vice-président du FN, Louis Aliot, a ainsi posté la photo d'un parterre d'étudiants écoutant calmement la Française dans un amphithéâtre.

La mission de la présidente du FN était de présenter "les grandes lignes de (s)a pensée politique sur la France, l'Europe et le monde". Son intervention a duré 35 minutes.
[...)
Vidéo : www.dailymotion.com/video/xxn9st_pancartes-et-slogans-anti-fascistes-contre-la-venue-de-marine-le-pen-a-cambridge_news cyclops
www.metrofrance.com/info/marine-le-pen-accueillie-par-des-huees-a-cambridge/mmbt!jX9xrmp5DdtYI/
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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Mar 2 Avr - 21:53



Tout oppose Mélenchon à Le Pen. La preuve par quatre

Le congrès du Parti de Gauche a été marqué par une accusation incroyable à son égard : il serait nationaliste et antisémite. Cette accusation s’apparenterait à un canular, si elle n’avait pas été lancée par les principaux cadres du gouvernement et du parti socialiste, si elle n’avait pas été abondamment reprise, relayée et argumentée par des éditorialistes présents sur tous les médias et très actifs sur les réseaux sociaux. Ensemble, ils ont théorisé et théorisent encore sur la dérive “sociale nationale” du Parti de Gauche qui en ferait un alter ego du Front National.
À gauche pour de vrai ! nous ne reviendrons pas sur les raisons qui motivent ces esprits fourchus, ces langues tordues. Ils sont bien ridicules de diffamer l’une des principales formations politiques du Front de Gauche. Ils sont bien animés par la peur de voir leur système s’effondrer dès les futures échéances électorales que sont les municipales et les Européennes. Il convient, dès lors, de diviser ce Front de Gauche, d’isoler le PG. Mais ça ne prend pas, la mayonnaise ne monte pas. Le “choc de marginalisation” du Parti de Gauche ne percute pas. Tout simplement parce que tout oppose le Parti de Gauche et le F Haine. La preuve par quatre.

1/ Commençons par l’accusation essentielle, le nationalisme

Le Parti de Gauche revendique la régularisation de tous les sans papier. Car il s’inscrit dans le mouvement ouvrier internationaliste, c’est à dire l’antithèse du nationalisme. Il est donc logique qu’il milite pour le droit de vote des étrangers présents sur le territoire. Il plaide et agit pour la fin des discriminations, y compris ethniques, à l’embauche, au logement, à la santé, à l’éducation, au droit social…C’est pourquoi il s’oppose radicalement à la politique de reconduite à la frontière brutale, hier des Roms sous Sarkozy, aujourd’hui des Roms sous Hollande par exemple. En raison de cet ancrage dans l’internationalisme, son leitmotiv ne pouvait être autre que “l’Humain d’Abord”.

Le F Haine revendique l’expulsion des travailleurs sans papiers et de leurs familles. Car il s’inscrit dans la longue tradition des droites nationalistes françaises. Il est donc logique qu’il milite contre le droit de vote des étrangers, même s’ils sont présents depuis des lustres en France, qu’ils travaillent, paient des impôts et ont des enfants français. Ils plaident pour les discriminations à l’embauche, au logement, à la santé, à l’éducation, au droit social… C’est pourquoi il approuve les expulsions brutales opérées hier sous Sarkozy, opérées aujourd’hui par Hollande. En raison de son ancrage dans le vieux mouvement nationaliste français, son leitmotiv ne pouvait être que “la France aux Français”.

2/ Poursuivons avec l’orientation économique et sociale

Le parti de Gauche préconise une politique de redistribution des richesses produites. Car il s’inscrit dans la longue tradition socialiste qui entend contrecarrer les effets dévastateurs du capitalisme sur celles et ceux qui ne sont pas les propriétaires de l’appareil de production et des ressources naturelles. Aussi préconise-t-il un secteur bancaire public afin de financer les investissements stratégiques écologiques et industriels de demain à travers une planification de l’économie. Il milite pour la nationalisation des productions stratégiques, comme le secteur de l’énergie, afin de stopper la spéculation sur les ressources naturelles et assurer l’accès à l’énergie aux plus démunis. Il souhaite que les citoyens deviennent des salariés actifs dans les entreprises du secteur privé en participant aux conseils d’administrations, avec droits de vote et de véto. Cette redistribution doit également passer par une refonte totale de l’impôt, afin de le rendre véritablement progressif. La hausse du SMIC à 1700 Euros, la limitation des salaires à 360.000 Euros par an doivent être des vecteurs de cette redistribution indispensable à la cohésion économique et sociale et à la lutte contre le chômage de masse. Dans ce cadre, la confirmation des 35 heures dans un premier temps, puis la poursuite de la réduction du temps de travail, y compris au fil de la vie avec le retour à la retraite à 60 ans, sont indispensables. Enfin, les revenus du capital doivent être taxés à la même hauteur que ceux du travail. Voilà pour quelques orientations préconisées par le Parti de Gauche au sein du Front de Gauche.

Le F Haine défend le libéralisme économique et la propriété privée des moyens de productions et de financements. Hors de question de nationaliser le secteur bancaire ou de créer un secteur financier public. Il entend poursuivre le processus de privatisations des quelques services publics encore existants. Il ne veut surtout pas entendre parler de nationalisation, en bon parti néolibéral qu’il est. Aussi est-il pour l’augmentation du temps de travail, y compris l’allongement de la durée de cotisation. Sur le plan salarial, il s’oppose à toutes augmentations du salaire direct et préconise une baisse des cotisations sociales, confirmant ainsi son ancrage du côté de la politique de l’offre, traditionnelle à droite. Il considère les syndicats comme une entrave à “la liberté d’entreprendre”, autre thème chéri par les néolibéraux et revendique une nécessaire “simplification” de l’économie… En matière fiscale, il souhaite une baisse de l’impôt et ne veut surtout pas entendre parler de limitation des très hautes rémunérations. Il désire la suppression de l’ISF via un processus d’enfumage qui consiste à fusionner cet impôt avec d’autres et un bouclier fiscal pour mieux défendre les grandes fortunes. Sa revendication d’un protectionnisme n’a donc rien d’économique mais tout du nationalisme séculaire de l’extrême droite française.

3/ Abordons maintenant la question des institutions

Le Parti de Gauche plaide pour une VIe République, socialiste, écologique et sociale. Il s’agit de remettre le citoyen au centre de toutes les décisions politiques et d’en finir avec un régime présidentiel, voulu par un général, construit par un général et expérimenté par un général. Cette VIe République aura pour vocations principales de rendre le pouvoir au peuple et aux salariés, de favoriser l’écologie pour tous et pas uniquement pour quelques “bobos” capables de se la payer, à travers une orientation résolument sociale. Elle sera donc le socle à l’avènement de l’écosocialisme du 21e siècle, alternative à un capitalisme libéral constamment en crise.

Le F Haine se plaît dans la Ve République du général. Aucune proposition écologique, aucune proposition sociale, aucune proposition démocratique. Sa seule revendication, le scrutin propositionnel. Non dans le but d’assurer une représentativité “miroir” du peuple. Mais dans le but d’inonder l’assemblée de petites Marion.

4/ Finissons par les questions sociétales

Le Parti de Gauche milite pour une société de l’égalité. Aussi est-il pour le mariage pour tous, mais également pour le droit au transgenre, sujet à la pointe de la question de l’égalité des droits civiques. Il refuse l’enfermement du citoyen dans un tout sécuritaire, fait de peines planchers, de caméras de vidéo-surveillance dans la cité, d’un tout carcéral. Car il est pleinement conscient que la société produit sa délinquance, à travers les inégalités et les discriminations sociales. Il est donc du côté de la prévention et non du côté exclusif et aveugle de la seule répression qui permet de justifier la limitation rampante mais continue des droits et de l’égalité sociale.

Le F Haine est pour la peine de mort, pour les peines planchers, pour la vidéo-surveillance, pour la création de milices de sécurité. Le F Haine est contre le mariage pour tous, contre l’égalité des droits sociaux à travers son “Français d’Abord”. Le F Haine est, en réalité, pour une société ultra sécuritaire et ultra discriminatoire.



Réflexions européennes

Il n’y a donc rien, absolument rien de commun entre le Parti de Gauche et le Front National. À gauche pour de vrai !, nous venons d’en apporter la preuve par quatre. Mais n’éludons rien, allons jusqu’au bout de la comparaison : l’Europe. C’est, en réalité, sur ce terrain que les esprits fourchus et les langues tordues tirent la matière première de leurs hallucinations et de leurs diffamations. Mélenchon est contre l’Europe, l’héritière du trône F Haine également. Donc ils sont pareils. Voilà leur postulat choc qui va très vite faire toc.

   Jean-Luc Mélenchon et le Parti de Gauche ne sont pas contre l’Europe. Ils sont contre la société de la concurrence libre et non faussée que construisent les responsables européens depuis une vingtaine d’années. Une société qui fait la part belle à la politique de l’offre, l’allongement du temps de travail, la baisse des salaires, les inégalités fiscales, la confiscation de la démocratie. Mais cessons là l’énumération.
Car vous avez compris que Jean-Luc Mélenchon et le  Parti de Gauche s’opposent à cette Europe en raison de son incompatibilité avec le projet d’écosocialisme, nécessairement internationaliste, redistributif et citoyen. Alors, le député européen Mélenchon propose des résolutions au parlement par dizaines, pose des questions par dizaines, participe aux débats par centaines.

   Marine, l’héritière du trône F Haine, s’oppose à l’Europe pour des raisons nationalistes, en tenant un discours à l’apparente tonalité sociale. Alors qu’en vérité son mouvement soutient la politique économique de l’offre, souhaite l’accroissement du temps de travail, n’a aucune vision écologique, préconise la défense fiscale des plus riches et soutient un projet de société inégalitaire et ultra sécuritaire. Mais il ne faut surtout pas que cela se voie. Alors le député européen Marine Le Pen ne propose aucune résolution au parlement, pose à peine 2 questions et va à quelques rares débats dans l’espoir que son absence ne se voie pas !

L’argument choc est donc bel et bien fait de toc. Nous n’osons imaginer un instant que cette tentative d’amalgame, diffamatoire et surtout mensongère, n’a d’autre but que de masquer l’incroyable proximité qui existe désormais entre une UMP et un PS, y compris sur la question générale de l’Europe, à un an d’élections qui risquent de leur faire très mal. Nous n’osons pas imaginer un instant qu’ils arrosent avant d’être arrosés, quitte à jouer avec le feu. Le feu d’une banalisation du F Haine et de son héritière. Le feu d’un pari insensé qui consiste à miser sur le F Haine en espérant que le bon vieux réflexe républicain l’écarte de la victoire électorale pour mieux remporter la mise dans un second tour de vote utile.

2 avril 2013
http://agauchepourdevrai.fr/post/46940374228/tout-oppose-melenchon-a-lepen-la-preuve-par-quatre
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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Mar 2 Avr - 22:01



Deux poids, deux mesures sur France Inter

Patrick Cohen, roquet avec Mélenchon, caniche avec Le Pen
http://www.dailymotion.com/video/xymosh_deux-poids-deux-mesures-sur-france-inter_news

Joffrin. Simple roquet. En costume de chien de garde. Joue merveilleusement bien son rôle.
Publié le 16 janvier 2012 par Gauchedecombat
http://www.paperblog.fr/5227959/joffrin-simple-roquet-en-costume-de-chien-de-garde-joue-merveilleusement-bien-son-role/#8DiYpPBUj2Px2f4B.99


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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Mer 3 Avr - 20:53


Image du Canard Enchaîné (2002)*

Liste non-exhaustive des condamnations et mises en examen du Front National et de ses membres

Le Front National 1992-1996, condamné pour avoir vendu une investiture.

Le Front National 2002, condamné pour avoir utilisé de manière dévalorisante l’image d’une personne.

Le Front National 2002, condamné pour avoir utilisé sur son site les clichés protégés de l’AFP.

Le Front National 2008, condamné pour avoir utilisé sans autorisation, en la détournant, la célèbre photo du « Che au béret et à l'étoile ».

Le Front National 2007-2009, condamné à rembourser plus de 6,3 millions d'euros de dettes majorées de près de 600.000 euros d'intérêts à Fernand Le Rachinel.

Le Front National 2009, condamné à détruire ses tracts.

Le Front National 2010, condamné à retirer ses affiches litigieuses.

1995, trois colleurs d’affiches du Front National ont été condamnés pour le meurtre d’Ibrahim Ali-Abdallah.

2004, un membre du Front National dont l’identité n’a pas été révélée a été mis en examen et écroué pour la profanation de 127 tombes du cimetière juif de Herrlisheim.

2007, un membre du Front National dont l’identité n’a pas été révélée a été mis en examen pour l’assassinat de Karim Zaiter, un pilote de quad, la veille de Noël, puis incarcéré. Il affirme avoir tiré au hasard sur un des engins qui tournaient sur le square sans vouloir tuer.

2009, quatre membres du Front National dont les noms n’ont pas été révélés ont été condamnés pour coups et blessures après avoir attaqué un homme noir une fois le repas patriotique organisé par le FN terminé.


Alexandre Gabriac (FN) 2007, mis en examen pour ses liens étroits avec un commando d'extrême-droite ayant tenté de cambrioler un stand de tir à Saint-Andéol-le-Château, dont l'aventure s'est terminée par le meurtre du Gendarme Ambrosse.
2009, condamné pour apologie de crime contre l'humanité, injures à caractère raciste et violences volontaires ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 8 jours.

Alexandre Simonnot (FN) 2006-2010, condamné pour avoir détruit un préservatif géant à l'occasion de la journée mondiale contre le Sida.

Antoinette Martinet (FN) 1997 à 1998, condamnée pour provocation à la haine, à la violence et à la discrimination.

Bruno Gollnisch (FN) 2004-2007, condamné en première instance et par le Conseil d'État pour contestation de l'existence de crime contre l'humanité (négationnisme), la Cour de Cassation va pourtant casser sans renvoi l'arrêt de la cour d'appel. 2008-aujourd’hui, poursuivi en justice pour incitation à la haine raciale.

Bruno Mégret (Fondateur du MNR et membre du FN) 1998, condamné pour avoir tenu des propos sur l’inégalité des races. 2002-2002, condamné pour avoir envoyé aux frais de la commune de Vitrolles plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer sa candidature pour l'élection présidentielle. 2006, condamné pour détournement de fonds.

Calude Jaffres (FN) 1997, condamné pour usurpation de fonction.

Catherine Mégret (FN) 1998 et sa Mairie de Vitrolles furent condamnés pour discrimination et incitation à la discrimination.
2002, condamnée pour avoir envoyé aux frais de la commune de Vitrolles plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer la candidature de son époux pour l'élection présidentielle.
2006, condamnée avec son mari pour détournement de fonds.

Cédric Bégin (FN) 1999-2002, condamné pour détention sans autorisation de munitions et d'armes, condamné pour incitation à la haine raciale.

Christophe Klein (FN) 1999-2002, condamné pour provocation à la discrimination raciale.

Claude Jaffrès (FN) 1997, condamné pour abus d’autorité et usurpation de fonction.

Daniel Simonpieri (FN puis UMP), condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Condamné pour harcèlement moral.

Denis Monteillet (FN) 1995, condamné pour avoir inscrit plusieurs personnes de son voisinage sur la liste présentée par son parti au municipales sans les avoir prévenues. Le Conseil d’Etat a annulé les élections des conseillers municipaux FN pour « liste irrégulière ».

Emilien Bonnal (FN) 1985, ex-candidat FN aux cantonales et municipales, a été reconnu coupable de meurtre, alors qu’il collait des affiches pour le FN, pour avoir tué Abdallah Moktari, 23 ans, qui l’avait insulté. 8 ans de prison.

Francis Watez (FN) 1995, condamné pour incitation à la discrimination raciale pour avoir collé des affiches proclamant : "Musulmans, Barbaresques, Algériens, terroristes ou non, tous dehors" et "Refuser l’intégration de ces sauvages est un devoir national" (2 ans d’inéligibilité et 50.000 F d’amende).

François Nicolas-Schmitt (FN) 1997, condamné pour détournement de fonds.

Gilles Lacroix (FN) 1997-1997, condamné pour complicité de violence en réunion, avec arme et préméditation et pour complicité de destruction de biens

Georges Theil (FN) 2001, condamné pour contestation de crimes contre l'Humanité. 2004-2006, de nouveau condamné pour contestation de crimes contre l’humanité.

Guy Cannie (FN) 2009-2011, condamné pour escroquerie en bande organisée.

Jacky Codvelle (FN) 1990, condamné pour avoir mis le feu à la voiture du député du Rhône et maire PS de la ville, Jean Jacques Queyranne pour fêter le 14 juillet.

Jacques Bompard (FN) 2008-2010, mis en examen pour prise illégale d’intérêt.

Jacques Coutela (FN) 2011, mis en examen pour incitation à la haine raciale suite à son apologie d’Anders Behring Breivik, auteur des attentats d’Oslo.

Jean Holtzer (FN) 1990, ex-candidat FN aux cantonales a été reconnu coupable de vol à main armé pour avoir braqué une banque (8 ans fermes). Cet ancien avocat général avait un jour réclamé la peine de mort pour une histoire identique.

Jean-Claude Poulet (FN) 1992, condamné pour avoir battu son épouse pendant quinze ans pour "la stimuler au travail... Il fallait que je la stimule assez fréquemment".

Jean-Marc Maurice (FN) 2004 à 2009- 2010 à 2011, 6 condamnations. Condamné pour outrage à agent dépositaire de l'autorité publique, vol, escroquerie, banqueroute, travail dissimulé et non déclaré, abus de bien sociaux.

Jean-Marie Le Chevallier (FN), condamné pour subornation de témoin dans l'affaire du meurtre de son directeur de cabinet.

Jean-Yves Douissard (FN) 1999-2002, condamné pour incitation à la haine raciale.

Joël Klein (FN) 1998, condamné pour coups et blessures sur un Nord-Africain.

Laurent Mirabeau (financier de JM LePen) 1994, condamné pour escroquerie et exercice illégal de la profession de banquier.

Louis Aliot (FN) 2008, condamné pour diffamation.

Louis de Noëll (FN) 1997, condamné pour détournement de fond. Il avait utilisé de l’argent de la société dont il est le gérant pour s’acheter un appartement à Paris, un autre à Perpignan et une villa sur la mer. 1 an avec sursis et 50.000F d’amende.

Marc Georges (FN) 1995, condamné pour avoir blessé par balle un jeune homme.

Marc Lyoen (FN) 1997, condamné pour avoir employé des clandestins.
2008 : Candidat régulier du FN, condamné cette fois pour fraude au RSA. L'ancien dirigeant départemental du FN devra payer une amende de 500 euros et rembourser 15.000 euros au Conseil Général de Maine et Loire.

Marcel Mazières (FN) 1995, condamné pour avoir envoyé à un professeur de philosophie une lettre anonyme injurieuse. Extrait : « Vous transformez nos classes en goulag politique, votre aspect physique est disgracieux et, apprenant que vous êtes homo, cela est risible ».

Marine Le Pen (FN) 2008, condamnée pour diffamation.

Pascal-Bernard de Leersnyder (FN) 1991, condamné pour actes de torture sur un enfant de cinq ans. Reconnu coupable de violence sur mineur pour avoir appris l’allemand au fils de sa compagne à coup de poing (jusqu’au sang) et pour lui avoir plongé la tête dans les WC ( "Il n’était pas digne de la salle de bains" ). 13 mois de prison dont 10 fermes.

Patrick Bassot (FN) élu dans le Vaucluse 2012, a été condamné à 1.000 euros d’amende pour « incitation à la discrimination, à la haine et à la violence à l’encontre des immigrés ».

Patrick Binder (FN) 2010-2011, condamné pour injure publique et provocation à la haine raciale. 2004-2005, condamné pour injures racistes en public.

Philippe Bernard (FN) 2004-2008, mis en examen pour faux et falsification, abus de confiance et escroquerie.

Philippe Viard (FN) 1998, mis en examen et probablement condamné depuis pour discrimination en raison de l'origine, de l'appartenance ou la non-appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation ou une religion non déterminée. Condamné pour injures et pour délit de fuite après avoir renversé un enfant.

Pierre Van Dorpe (FN) 1989, condamné pour avoir tiré à l’aide de son fusil à pompe sur un groupe de jeunes d’origine maghrébine, en blessant au dos l’un d’eux parce qu’il faisait trop de bruit. Le FN lui paye ses 15.000F de caution. 15 mois avec sursis.

Raynald Liekens (FN) 1994, condamné pour le meurtre d’une juive. Il a déclaré : « Elle était plus gentille avec moi que personne ne l’avait été jusque-là. Mais, quand j’ai appris qu’elle était juive, j’ai décidé de la tuer car les juifs sont les ennemis de la race blanche ».

Richard Jacob (FN) 2010-2011, condamné pour outrage et rébellion.

Roger Fabregues (FN) 1996, condamné pour trafic de drogues. Il avait profité d’un voyage au Maroc pour importer du haschisch (2 ans de prison).

Sylvain Ferrua (FN) 1996, condamné pour proxénétisme 1 an avec sursis et 50.000 F d’amende.

Tanguy Deshayes (FN) 2008-2009, mis en examen pour menaces de mort, il a confirmé en être l’auteur. Quelques années auparavant il avait été condamné pour bagarre ainsi que pour port d'arme.

Valls et André (FN), condamnés pour violence avec arme.

Xavier Voute (FN) 1997, condamné pour avoir aspergé de gaz lacrymogène des militants de Ras l'Front (mouvement anti-FN).

Yannick Lecointre (FN) 2010-2011, condamné pour trafic de drogue (transport, détention, acquisition, cession et emploi non autorisés de stupéfiants).

Jean-Marie Le Pen (FN) : reconnu coupable par le tribunal administratif de fraude fiscale
(redressement de 1,4 million de Francs), reconnu coupable d’apologie de crime de guerre dont la déportation pour l’édition d’un disque sur lequel on peut entendre "un hymne du parti nazi" et "Vive Hitler", reconnu coupable d’antisémitisme insidieux, reconnu coupable de banalisation d’actes jugés constitutifs de crimes contre l’humanité (11/10/1989) pour avoir qualifié les chambres à gaz de "point de détail" de la 2ème Guerre Mondiale, reconnu coupable de captation d’héritage (5.000F à verser), reconnu coupable d’agression d’un candidate socialiste (3 mois avec sursis, 20.000F d’amende, 2 ans d’inéligibilité), reconnu coupable d’avoir tenu des propos sur l’inégalité des races avec Bruno Megret, condamné à verser 10.000F à L’UEJF (Union des Étudiants Juifs de France) et à publier à ses frais le jugement dans 3 hebdomadaires (30.000F par publication).

Liste de ses condamnations :

1960, condamné pour menaces de mort proférées à l'encontre d'un commissaire de Police.

1964, condamné pour coups et blessures volontaires.

1969, condamné pour coups et blessures volontaires.

1971, condamné pour apologie de crime de guerre.

1986, condamné pour antisémitisme insidieux.

1986, condamné pour apologie de crimes de guerre dont la déportation.

1987, condamné pour provocation à la haine, à la discrimination et à la violence raciale.

1991, condamné pour trouble manifestement illicite à l'ordre public.

1991, condamné pour banalisation de crimes contre l'humanité et consentement à l'horrible.

1992, condamné pour diffamation.

1993, condamné pour injure publique.

1995, condamné pour oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer.

1996, condamné pour avoir tenu des propos ayant gravement porté atteinte au président du tribunal d'Auch.

1997, condamné pour avoir injurié l'association Ras l'front (mouvement anti-FN) de « mouvement de tueurs de flics ».

1997, condamné pour avoir injurié le président de SOS-Racisme.

1997, condamné pour banalisation de crimes contre l'humanité et consentement à l’horrible.

1998, condamné pour injures publiques et violences sur personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions.

1998, condamné pour avoir présenté une tête en carton à l'effigie de Catherine Trautmann.

1998, condamné pour avoir déclaré « Je crois à l'inégalité des races ».

1999, condamné pour incitation à la haine raciale et apologie de crime de guerre.

2002, condamné pour avoir reproduit sans autorisation un reportage de treize photographies prises par l’AFP.

2004, condamné pour provocation à la haine raciale.

2005, condamné pour incitation à la haine raciale.

2008, condamné pour complicité d'apologie de crimes de guerre et contestation de crime contre l'humanité.

Lilith13
05 juin 2012
Sources : No Pasaran. Eddy Trivulce
http://blogs.mediapart.fr/blog/lilith13/050612/les-condamantions-et-mises-en-examen-du-front-national-et-de-ses-membres


*http://www.patatozor.fr/front-national/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Jeu 4 Avr - 10:45



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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Jeu 4 Avr - 11:19


M. Le Pen à Fréjus (Var).© M. Turchi

Front national : les réseaux obscurs de Marine Le Pen

Ce week-end à Nice, Marine Le Pen affichera son «nouveau FN». Mais derrière l'opération «dédiabolisation», des personnages moins présentables œuvrent toujours. Dans Le Système Le Pen, publié le 8 septembre, deux journalistes mettent en lumière ces cercles de fidèles, de ralliés, de revenants.

«Dédiabolisation». Le mot est de Marine Le Pen, elle ne cesse de le répéter depuis son émergence médiatique, un soir électoral de 2002. La présidente du FN s'efforce de faire croire que son parti n'est plus «d'extrême droite» et qu'«Obama est plus à droite qu'(elle)». Elle aime raconter qu'un groupe d'experts issus de la société civile l'alimente en notes. Qu'elle a purgé son parti de la frange dure, banni les skinheads. Et que, finalement, elle ne fait pas d'autre constat sur l'euro que celui de grands économistes, comme Jacques Sapir.

C'est sans aucun doute ce que Marine Le Pen rabâchera pendant les universités d'été de son parti, ce week-end, à Nice, voulant faire du parti des Le Pen un grand «pôle de rassemblement populaire».

Voilà pour la vitrine. Mais dans l'arrière-boutique, des conseillers occultes moins présentables font fonctionner l'entreprise Le Pen. Leur présence sur l'organigramme officiel du parti ruinerait cette stratégie de «dédiabolisation». Pourtant, ce sont eux qui écrivent les discours de la présidente du FN, eux aussi qui l'alimentent en notes, mettent sur pied le socle idéologique du parti, réalisent ses affiches de campagne, tirent les ficelles financières. Eux qui l'ont portée à la tête du FN et lui permettent aujourd'hui de caracoler dans les sondages.

Cet été, Carl Lang, ancien numéro trois du FN, exclu à l'automne 2008, livrait à Mediapart les contours de ces cercles d'influence. «Le premier cercle, c'est Louis Aliot(vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen),central car conseiller privilégié, obsédé par la normalisation par rapport à la communauté juive. Le deuxième cercle est tenu par Philippe Olivier, (beau-frère de Marine Le Pen, en rupture avec Jean-Marie Le Pen depuis qu'il avait rejoint Mégret en 1998). Il est revenu au centre du dispositif. C'est un grand stratège, il a organisé en sous-main la campagne municipale d'Hénin-Beaumont. Il produit des notes, il influence beaucoup Marine Le Pen sur le côté citoyen étatique.»

Troisième cercle, selon Carl Lang, la bande d'Hénin-Beaumont. «Bruno Bilde (directeur de cabinet de Marine Le Pen) et Steeve Briois (secrétaire général du FN). Ils sont censés animer l'appareil mais ils ne tiennent rien en fait. Steeve Briois n'a aucune influence politique, Philippe Olivier est dix niveaux au-dessus de lui». Enfin, le quatrième cercle est organisé autour de «Philippe Péninque, avocat, conseiller occulte».





C'est précisément sur ces cercles officieux qu'ont enquêté les journalistes du Monde, Caroline Monnot et Abel Mestre, spécialistes du FN et auteurs du très bon blog«Droites Extrêmes». Dans un livre publié le 8 septembre aux éditions Denoël et intitulé Le Système Le Pen, ils mettent en lumière les réseaux du Front national. Sur près de 200 pages, ils livrent une galerie de portraits de ces «représentants de l'extrême droite la plus dure», ces «individus troubles» qui conseillent Marine Le Pen, ou chez qui elle «pioche des idées au gré de l'actualité».

Le point de départ de la (ré)organisation de ces réseaux autour de la stratégie de «dédiabolisation», c'est sans doute cette scène, rapportée au milieu du livre. Septembre 2007. Le FN vient de prendre une double claque. A peine 10% des suffrages recueillis à la présidentielle, le discours orienté vers les enfants d'immigrés n'a pas pris et Sarkozy a siphonné les voix frontistes. Aux législatives, c'est carrément la douche froide (4,29% des voix). Le parti est endetté jusqu'au cou, les cadres ont fichu le camp, les élus n'ont pas été réélus, et le chef est sur le déclin.

Marine Le Pen est «déprimée». Elle déjeune avec «un petit homme» qui travaille dans une institution financière parapublique. «On est au fond du trou», lui dit-elle. Il lui déroule son scénario : «Le système bancaire est insolvable, le marché va dégringoler, le système économique est à bout de souffle. (...) Le balancier va revenir vers nous, il faut le choper au passage. Est-ce que vous voulez arriver au pouvoir? (...) C'est l'économie et le social qui vont vous y amener. Il va falloir qu'on travaille.»

Ce spécialiste des marchés, c'est Nicolas Pavillon. Aujourd'hui l'une des chevilles ouvrières du programme du FN, il est constamment mis en avant par la numéro un du FN comme chef de file des «experts», pour «faire sérieux»,estiment les journalistes. «Mais ce ne sont pas ces experts qui forgent le fond de son discours.» Ce sont «les nouveaux idéologues» du parti, qui «pour la première fois ont élaboré une grille de lecture du monde».

Les multiples «familles» de Marine Le Pen

«Marine Le Pen a fait un coup de poker» avec un nom et du charisme, estiment les journalistes. Sa conquête a débuté«avec peu de troupes, une poignée de fidèles, auxquels se sont agrégés des ralliés, des revenants, des nouveaux convertis». Ils recensent plusieurs «familles», mélange de«modérés et radicaux», chacune avec «son propre objectif».

Le cercle des plus anciens marinistes, d'abord. Cette génération de quadras, qui s'est construite autour de Samuel Maréchal, l'ex-beau-frère de Marine Le Pen, a milité ensemble au FNJ, le mouvement de jeunesse du parti, dans la seconde moitié des années 1990. Ils ont toujours aspiré au pouvoir mais sont restés fidèles à Le Pen pendant la scission de 1998.

Ils se retrouvent aujourd'hui dans l'entourage de la présidente. Ce sont les «héritiers», comme le vice-président Louis Aliot, «curieux mélange tout à la fois "moderne" et "tradi"», qui refuse «le folklore de l'extrême droite» mais reste nostalgique «de l'Algérie française». Ce sont aussi les«night-clubbers», cette «bande bruyante et fêtarde» de cadres issus du FNJ qui accompagnait Marine Le Pen et son beau-frère «avec l'envie de foutre la merde».

«Les Assasiens», ensuite, rencontrés par la présidente du FN lors de ses études de droit à l'université d'Assas. La figure emblématique ? Frédéric Chatillon (dont Mediapart avait déjà parlé ici), président du GUD (Groupe union et défense) à partir de 1991. «Un ami», dit de lui Marine Le Pen. «Chef de bande, c'est lui qui fait prendre au GUD un tournant dit "antisioniste" radical», expliquent les auteurs. Aujourd'hui, il dirige Riwal, une entreprise de communication qui travaille essentiellement avec le FN.

«Pour le reste, il n'a pas beaucoup changé», estiment-ils : il «veille, comme un "grand frère", aux destinées du GUD», «admire la République sociale italienne de Mussolini», reste un «fervent supporteur du Hezbollah», «a des amitiés syriennes haut placées et solides» et a «apporté son soutien au régime de Bachar Al-Assad» au printemps. Sorte de conseiller en communication de Marine Le Pen, il réalise certaines de ses plaquettes de campagne et organise des dîners pour la présenter «à des avocats ou des hommes d'affaires».

Autour de la présidente du FN, on croise également les«ralliés», incarnés par deux tacticiens politiques : Philippe Olivier, beau-frère de Marine Le Pen, et Emmanuel Leroy, ancien d'Ordre Nouveau (entre autres) et ex-conseiller régional FN. Tous deux avaient suivi Bruno Mégret lors de la scission et ont réussi à remonter  discrètement dans le«cercle très fermé des conseillers de Marine Le Pen» en produisant notes et argumentaires.

Tous deux sont des idéologues très influencés par le Grece (le Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne, qui, «derrière un éloge du droit à la différence», déploie «un racisme beaucoup plus subtil qu'une hiérarchie des races un peu primaire»).

Ce sont eux qui ont fourni à Marine Le Pen le socle de ses discours, et cette idée clé : la mondialisation rend le clivage droite/gauche caduc car la vraie fracture se situe entre«mondialistes» et défenseurs de «l'identité nationale». À ce duo d'influence greciste s'ajoute Laurent Ozon (dont Mediapart avait tiré le portrait). «Pépite écolo» de Marine Le Pen, propulsé par elle-même au bureau politique du FN, il a démissionné de ses fonctions sept mois plus tard, après son dérapage sur l'attentat d'Oslo.

Vient ensuite «le clan», celui des «Gudards» (dont Frédéric Chatillon), articulé autour de l'avocat et «homme d'argent»Philippe Péninque. Ancien conseiller de Jean-Marie Le Pen, il est réapparu dans le sillage de Marine Le Pen à la veille de la présidentielle de 2007. «Il est l'homme des missions spéciales pour le clan des Le Pen», «le grand frère», écrivent les auteurs. «Avocat omis», il «fait désormais des affaires avec le "clan"». Un réseau informel, surnommé le«GUD business», «qui ne dédaigne pas les montages financiers opaques». Indépendant du FN, il «roule pour Marine Le Pen» et jouit d'une sorte d'impunité auprès d'elle.

Enfin il y a«les gars d'Hénin-Beaumont» : Laurent Brice (coopté au comité central), Steeve Briois, Bruno Bilde. Natifs du Nord (et de la Lorraine pour le troisième), issus de familles très marquées à gauche (pour les deux premiers), ils ont suivi Mégret en 1998.

C'est ce trio de militants et d'élus de terrain qui a proposé à la présidente du FN, en 2007, de faire du bassin minier son futur bastion. «Un ancrage populaire, minier, ouvrier, désenchanté, pauvre. L'exact opposé de Neuilly-sur-Seine», où elle est née. Bingo. Hénin-Beaumont deviendra le laboratoire du FN mariniste, un FN débarrassé des «zozos» selon sa formule. Bilde et Briois sont la vitrine du FN et se contentent de «faire tourner le parti».

Au fil des pages, on croise d'anciens compagnons de route de la présidente du FN (le polémiste Alain Soral, le riche imprimeur Fernand Le Rachinel), des personnages sulfureux la soutenant (l'ancien chef des skinheads parisiens, Serge Ayoub, dit «Batskin», avec qui elle dîne en septembre 2010); des futures proies (comme Philippe Vardon, un membre de la direction du Bloc identitaire, avec qui Marine Le Pen affirme« (être) en contact»), et... un franc-maçon, malgré la haine historique de l'extrême droite pour les loges maçonniques : l'avocat Valéry Le Douguet (membre du Grand Orient, militant de l'UMP jusqu'en 2010, ancien du cabinet de Chirac à la mairie de Paris), aujourd'hui chargé du volet «justice» du projet frontiste.

La «dédiabolisation», cheval de Troie des plus radicaux

Le livre démonte au passage plusieurs idées reçues. Première d'entre elles, la vision d'une Marine Le Pen étrangère aux méthodes de son père. Elle fonctionne au contraire «à l'identique» de Jean-Marie Le Pen, affirment les auteurs. «Comme lui, elle est entourée de plusieurs clans, de figures diverses (...) chargées de la conseiller. (...) Des personnes qu'elle arrive à faire cohabiter alors que certaines se détestent cordialement.»

Comme lui aussi, «elle sait être dure, intransigeante, même avec ses proches». Comme lui, «la famille est aussi un clan politique : son compagnon est vice-président du FN, son beau-frère est l'un de ses conseillers les plus influents, et sa sœur Yann est toujours là, à la fois discrète et omniprésente».

Autre concept écorné, celui de «dédiabolisation», érigée en stratégie officielle, mais qui est «d'abord et surtout une affaire d'image». Pour les auteurs, Marine Le Pen appliquerait la recette Mégret à sa sauce.

Lors de la scission de 1998, Bruno Mégret s'était opposé à Jean-Marie Le Pen au nom d'une stratégie de «dédiabolisation», avec l'objectif de s'allier, à terme, avec la droite classique. Or, après la rupture, ne restent autour du chef du MNR que «les plus radicaux de l'extrême droite», comme «Pierre Vial, qui (...) flirte clairement avec le néonazisme». La «dédiabolisation» serait donc «un cheval de Troie» pour les plus radicaux afin de diffuser leurs idées et influer sur la ligne politique de la droite classique.

D'ailleurs, pour Marine Le Pen, «l'idée, dans l'immédiat, n'est pas de passer des alliances avec la droite. Mais bien de faire exploser la majorité présidentielle. Et de ramasser une partie des morceaux d'une UMP réduite», analysent les auteurs.

Elle mise sur un mauvais score de Nicolas Sarkozy à la présidentielle pour «exercer une pression maximale sur les élus de la droite parlementaire» lors des législatives, son vrai rendez-vous. D'où la création, annoncée après les dernières élections cantonales, d'un «pôle de rassemblement», une plate-forme au nom neutre pour attirer des candidats réticents par rapport au label «FN». «30% des investitures» seront réservées à ces ralliés. Mais pour le moment, cela permet «d'intégrer des personnalités», à l'image du médiatique avocat Gilbert Collard, devenu président du comité de soutien de Marine Le Pen pour 2012.

Autre idée reçue battue en brèche : Marine Le Pen aurait sorti de son chapeau la question sociale et «la lutte contre le mondialisme» dans un parti qui ne parlait que d'insécurité et d'immigration. Sauf qu'en 2002, la sortie de l'euro et de l'Union européenne, la dénonciation du «mondialisme» figurent déjà dans le programme de Jean-Marie Le Pen.

«Marine Le Pen et ses idéologues n'ont rien inventé. Ils ont déplacé les meubles, analysent les deux journalistes. La "mondialisation" a été poussée au milieu du salon. Immigration, chômage, insécurité : c'est autour d'elle que tout s'ordonne.»

À Mediapart, Marine Le Pen ne disait pas autre chose, lors des dernières élections cantonales : «J'ai donné une visibilité au programme économique et social du Front. (...) Le thème numéro un, c'est la lutte contre le mondialisme. L'immigration en découle. Elle est aux confluents de l'insécurité et du social.»

Ce sera «quitte ou double», estiment Caroline Monnot et Abel Mestre. Car la troupe mariniste, constituée par strates successives, croule sous les inimitiés, et ne s'est toujours pas stabilisée. «Tout repose sur son score à l'élection présidentielle», «épreuve de vérité», qui «doit permettre d'être en position de force aux législatives». La dynamique«ne marche qu'aux promesses de succès à venir. Un coup d'arrêt et l'édifice s'effondre».

Marine Turchi
09 septembre 2011
http://www.mediapart.fr/journal/france/080911/front-national-les-reseaux-obscurs-de-marine-le-pen
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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Mer 22 Mai - 4:33


À droite, Christophe Barbier, journaliste à L’Express.

Ces journalistes et ces solfériniens qui disent comme Le Pen

Les médiacrates, leurs laquais et les solfériniens assimilent tous les jours Mélenchon à Le Pen. Mais qu'en est-il des journalistes qui ont des points communs avec Le Pen ? Treize exemples... [sans les liens donnés dans l'article]

1. Quand Mélenchon a dit qu’il fallait faire une "grande opération nettoyage" à Hénin-Beaumont, Le Pen a répondu que ça lui rappelait "führieusement les nettoyages ethniques". Tiens, tiens… Mais c’est exactement la même conclusion qu’ont récemment tirée le parti solférinien, ainsi qu’une meute de journalistes !
En effet, quand Mélenchon a parlé de "purifier cette atmosphère politique", Lilian Alemagna (Libération)¹, Arnaud Montebourg ainsi que de nombreux autres journalistes et solfériniens ont tout de suite assimilé J.-L. Mélenchon, par le jeu de mots "purification éthique", à un homme qui veut faire de la purification ethnique. Comme Marine Le Pen, donc, un an auparavant. Illustrons donc ce fait imparable qui prouve des points communs entre la dirigeante du Front National et ces journalistes, à l’aide du même type de petits photo-montages tout innocents qu’ils chérissent tant :

À gauche, Lilian Alemagna de Libération

2. Le journaliste de Libération Lilian Alemagna emploie les mêmes arguments que Le Pen :
"Jean-Luc Mélenchon ne veut pas laisser le champ de l’antisystème à la seule Marine Le Pen. Et compte bien faire oublier qu’il a été trente-deux ans au Parti socialiste, ancien sénateur puis ministre de Lionel Jospin."
Il s’agit précisément d’un des arguments favoris de l’extrême droite : qui a passé plus de trente ans au PS n’a pas le droit de changer, n’a pas le droit de critiquer. Le fait que Mélenchon a longtemps lutté à l’intérieur du PS pour essayer de contrer sa dérive droitière n’est pas mentionné. Le fait qu’il reconnaisse son erreur de diagnostic non plus. Il a pourtant déjà dit qu’il aurait pu – dû ? – partir avant.
"Mieux vaut jamais que tard" : telle est la maxime des sectaires et des lepénistes qui se répètent les uns les autres tels des perroquets : "Mélenchon-30-ans-au-PS !", "Mélenchon-30-ans-au-PS !", "Mélenchon-a-été-sénateur !". [...]

Mais il y a pire : les journalistes qui valident les thèses de Le Pen :

3. Laurent Joffrin, journaliste et directeur du Nouvel Observateur, donnait en juin 2012 une leçon de lepéno-réalisme à Jean-Luc Mélenchon, lui expliquant la raison de son échec à Hénin-Beaumont : avoir répété tout au long de la campagne électorale que non, l’immigration n’est pas un problème.


4. Joffrin à nouveau, l’anti-populiste, répondant au populiste Mélenchon, considérait l’an dernier, comme Le Pen, que l’immigration est un problème :
« Il y a un sous-titre dans son programme, qui à mon avis est d’une maladresse totale, c’est : « L’immigration n’est pas un problème ». Alors on peut se battre pour les droits de l’Homme et se battre pour une politique d’immigration humaine, mais dire que c’est pas un problème, alors là les gens y r’gardent ça, y comprennent plus où y z’habitent, là. »

5. Les journalistes Maël Thierry et Sylvain Courage du Nouvel Observateur répondant eux aussi à Mélenchon, que l’immigration est un problème. Comme Le Pen :
"Le candidat du Front de Gauche veut régulariser les sans-papiers et permettre à tous les étrangers qui le souhaitent d’acquérir la nationalité française après cinq ans de résidence. Une telle disposition, unique en Europe, risque de provoquer, à terme, un afflux de migrants difficile à maîtriser. Eva Joly prône la régularisation des sans-papiers sur des critères "objectifs" comme la présence sur le territoire depuis plus de cinq ans."


À gauche, Maël Thierry ; a droite, Sylvain Courage, journalistes au Nouvel Observateur

6. Et c’est encore dans un entretien paru dans Le Nouvel Observateur – "Hollande condamné au courage" – qu’on trouve des traces de lepeno-compatibilité. Le soi-disant "philosophe" et historien Marcel Gauchet dit de Mélenchon :
"Il est devenu le candidat des médias, en se faisant le champion de l’antiracisme et en poussant la surenchère jusqu’au déni pur et simple du fait que l’immigration pose problème. C’est ce qu’il a voulu aller vendre contre Marine Le Pen et c’est là-dessus notamment qu’il s’est planté." (28/06/12)

7. Le journaliste Thierry Guillemot, comme Le Pen, défend la "liberté d’expression" de l’antisémite Dieudonné, le 23 janvier 2013 à la télévision.

8. Le Figaro fait la promotion de militants antisémites et négationnistes [6].


9. Le Figaro à nouveau, après avoir été alerté à propos de l’article promouvant des militants antisémites et négationnistes, a persisté à faire leur promotion [7].

10. Marianne – "journal républicain et engagé" –, a établi un lien entre les problèmes socio-économiques du pays et l’immigration, comme Le Pen :
« [Mélenchon] réagissait à l’entretien paru dans les colonnes du Monde daté de jeudi dans lequel le premier flic de France [Valls] déclarait : « Aujourd’hui la situation économique et sociale ne permet pas d’accueillir et de régulariser autant [de sans-papiers] que certains le voudraient. » Est-ce à dire que Mélenchon est favorable à la régularisation de tous les sans-papiers ? Dans un contexte où les élus locaux reconnaissent la difficulté à intégrer ceux qui sont présents sur le sol français en toute légalité, cette position est délicate à tenir. » [8]


11. Marianne, encore une fois, a publié un encadré intitulé « Le tabou de l’immigration » [9], dans lequel le journaliste écrit que « le ministre de l’Intérieur a raison » de cautionner « un éventuel retour des contrôles aux frontières de l’espace Schengen, pour mieux contrôler les flux migratoires » et prétend que « la non-régularisation de l’immigration ouvre un boulevard à Marine Le Pen ».
Pour ne pas lui ouvrir un boulevard, il faut donc valider une de ses thèses, c’est-à-dire… lui « ouvrir un boulevard » !


12. Le journal Le Monde, comme l’extrême droite, traîne la Révolution dans la boue [10]

13. Et le meilleur pour la fin : Christophe Barbier qui, comme Le Pen, vomit le parlementarisme et emploie un vocabulaire typiquement lepéniste contre Mélenchon (titre de son article : "Pour en finir avec Mélenchon" [11]) :
« un candidat du système nourri au fromage de tous les mandats et au gâteau du carriérisme politicard »

Notes :

1. "Mélenchon = purificateur ethnique" dans Libération ?" (voir Libération du 06/04/13)

2. "Mélenchon = purificateur ethnique" dans Libération ?" (voir Libération du 06/04/13)

3. "Pourquoi Mélenchon a échoué", Le Nouvel Observateur, 10 juin 2012

4. Dans un « duel des éditorialistes » à France Info, "Jean-Luc Mélenchon a-t-il réussi sa mobilisation ?", le 19/03/12.

5. "Présidentielle : les mesures les plus irréalistes, les plus dangereuses", Le Nouvel Observateur, 06/04/12, par Sylvain Courage, Maël Thierry, Julien Martin et Donald Hebert.

6. Voir "Le Figaro fait la promotion de militants antisémites" ("Agression de La Fouine : «C’est un coup monté»")

7. Voir "Le Figaro persiste à promouvoir des militants antisémites"

8. "Sans stratégie claire, Mélenchon tape sur Hollande », Marianne, 29/06/12,

9. Marianne, n° 791, semaine du 16 au 22 juin 2012

10. "Jean-Luc Mélenchon, combien de divisions ?", Le Monde, 29.09.2012

11. "Pour en finir avec Mélenchon", par Christophe Barbier, L’Express, 14/03/2012.
http://opiam2012.wordpress.com/2013/04/22/des-journalistes-et-des-solferiniens-qui-disent-comme-le-pen/
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MessageSujet: Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour vendre des disques !   Jeu 24 Oct - 7:40



Michel Fugain défend Jean Roucas sur le Front National

«Il a des idées. Il les défend», a déclaré le chanteur sur RMC…

Après Gilbert Collard, Jean Roucas s'est trouvé un nouvel avocat : le chanteur Michel Fugain. Invité de l'émission «Les Grandes Gueules» sur RMC mardi, celui-ci a trouvé que l'humoriste avait «parfaitement raison» de s'élever contre le supposé boycott dont il ferait l'objet après avoir révélé qu'il votait Front national.

«On n'a aucune raison de lui interdire quoi que ce soit. Il a des idées. Il les défend. Que les gens considèrent qu'elles soient bonnes ou pas bonnes, c'est le problème des gens», explique le chanteur.

Sur le FN lui-même, Michel Fugain déclare : «La question s'est posée il n'y a pas vraiment longtemps de savoir si c'est un parti d'extrême droite ou pas. Je rappelle volontiers que le parti nazi, ça voulait dire national-socialiste, d'accord. Ca veut dire qu'il y avait le mot socialiste dedans. Donc, c'est [le FN] un parti populiste, quoi. C'est là que ça se situe, c'est ni à droite ni à gauche (…)».

Invité par 20 Minutes à éclaircir ses propos, Michel Fugain a refusé, arguant qu'il ne souhaite pas parler politique.
En 2012, il avait participé à la campagne de François Hollande en faveur du PS.
http://www.youtube.com/watch?v=xWkJVjlASf8 cyclops 
http://www.20minutes.fr/politique/1240753-20131023-michel-fugain-defend-jean-roucas-front-national


Les nazis socialistes, c'est une idée récurrente chez les réacs incultes, voire les fachos, comme l'internaute Lt Sipovitch, qui laisse ce commentaire :
"Comme il le laisse entendre implicitement les socialistes sont bien les héritiers idéologiques des nazis!!!
Lui au moins,il a tout compris..." pirat 
http://fr.news.yahoo.com/michel-fugain-d%C3%A9fend-jean-roucas-front-national-152946629.html
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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Sam 1 Mar - 10:05



Imposture
Pourquoi Marine Le Pen et le FN se moquent des ouvriers

Marine Le Pen se dit la candidate des classes populaires, notamment des ouvriers. De belles paroles contredites dans les faits par l’attitude du FN et de ses élus : le FN refuse de soutenir des ouvriers en lutte pour leur emploi, plaide pour une réforme néolibérale des retraites et refuse toute augmentation du Smic. Ses leaders préfèrent, comme Sarkozy, s’en prendre aux syndicats.

En octobre 2010, les 24 élus frontistes du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont Jean-Marie Le Pen, refusent de voter une motion [1] de « solidarité avec les salariés de Fralib » proposée par la gauche. [...]

Le FN contre les syndicats

Dans la bouche des responsables et élus frontistes, les mêmes mots reviennent pour fustiger un « vœu hypocrite » de la part du « système UMPS », « pompiers pyromanes », « responsable de cette situation », raconte une journaliste de Mediapart. Mais la pirouette pour éviter le vote passe mal chez les salariés en lutte contre la fermeture de leur entreprise. « Quand ces salariés ont su ce qui s’était passé au conseil régional, ils ont compris que le FN est du côté du patron et pas de notre côté », résume Olivier Leberquier, délégué syndical CGT de Fralib. En dehors de ces dernières semaines électorales, Marine Le Pen s’est toujours abstenue de soutenir les différents mouvements de grève ou les manifestations ouvrières. Pire, elle les a parfois combattus.

Lors du mouvement contre la réforme des retraites, Marine Le Pen déclare : « Ensemble, gouvernement et syndicats jettent la France dans le chaos. Voilà deux semaines que la France s’installe dans le chaos, entre grèves, manifestations et blocus. La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers. » Les déclarations du FN dénoncent régulièrement les mobilisations syndicales. À l’instar des propos de Bruno Gollnisch, ancien délégué général du FN, aujourd’hui conseiller régional en Rhône-Alpes, qui considère que « le sabotage de l’économie française caractérise l’action des dirigeants de la CGT. Ces blocages frappent avant tout les salariés qui se rendent à leur travail, les entreprises, et menacent l’emploi. La CGT doit être rendue pénalement responsable, ses dirigeants doivent en répondre », proposait-il le 4 novembre 2010.

Le FN contre la retraite par répartition

Sur les retraites, le FN joue les girouettes. Fin janvier 2012, Jean-Marie Le Pen se déclare favorable à un relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans. Quid des salariés usés par des longues carrières ou des métiers pénibles ? De son côté, sa fille promet de rétablir le droit à la retraite à taux plein à 60 ans avec 40 annuités… Dans le programme du Front national, pas une ligne ne mentionne le retour de l’âge du départ à la retraite à 60 ans. La faute à une « erreur de plume » se défend Marine Le Pen. Abandonnant toute référence à l’âge légal, le FN joue l’ambiguïté en promouvant une retraite à la carte. Et défend le passage à la retraite par capitalisation, qui ne profitera qu’à ceux qui peuvent épargner pour leurs vieux jours, donc aux salariés les mieux payés. Marine Le Pen propose également d’abaisser l’âge de l’apprentissage à 14 ans. Réinstaurer le travail des enfants, en voilà une bonne idée !

La riposte est venue notamment des syndicats. Dans un courrier de mars 2011, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, dénonce [2] « l’exploitation par le FN des peurs et de la précarité sociale ». En présentant l’immigré comme le responsable de tous les maux, le Front national détourne « l’attention des véritables causes de l’exploitation dont les salariés, quelle que soit leur origine, sont victimes » et contribue pour le syndicaliste « à entretenir le système tant décrié ». Alors que les inégalités de patrimoine n’ont cessé de s’accroître depuis 2004, Marine Le Pen demeure par principe contre l’augmentation du Smic, qu’elle assimile à « une mesurette ». Elle s’oppose aussi à l’idée d’un salaire maximum pour les grands patrons.

Marine Le Pen, « l’héritière »
[...]

Sophie Chapelle
[1] http://www.bastamag.net/IMG/pdf/motion_soutien_fralib.pdf
http://www.bastamag.net/Pourquoi-Marine-Le-Pen-et-le-FN-se
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MessageSujet: Re: FN. Demandez le programme !   Aujourd'hui à 11:46

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