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 * AfroSide *

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Orwelle



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MessageSujet: * AfroSide *   Lun 7 Avr - 22:09



4 avril 1968 - 4 avril 2008
Il y a 40 ans Martin Luther King mourait assassiné à Memphis

Martin Luther King, né le 15 janvier 1929, leader de la lutte pour les droits civiques et plus jeune prix Nobel de la paix, a marqué l'humanité en à peine 39 années d'existence.

C’était le 4 avril 1968, à Memphis. Il y a 40 ans le célèbre militant des droits civiques était assassiné alors qu’il dirigeait une manifestation contre le racisme. Le site Bellaciao publie le discours "J’ai fait un rêve" prononcé par Martin Luther King au Lincoln Memorial de Washington D.C., le 28 août 1963.

"I have a dream" (videos)

J’ai fait un rêve aujourd’hui.

J’ai fait un rêve, qu’un jour, chaque vallée sera levée, chaque colline et montagne sera nivelée, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux seront faits droits, et la gloire du Seigneur sera révélée, et tous les hommes la verront ensemble.

Ceci est notre espoir.

Que la liberté retentisse !

Quand nous laisserons retentir la liberté, quand nous la laisserons retentir de chaque village et de chaque lieu-dit, de chaque Etat et de chaque ville, nous ferons approcher ce jour quand tous les enfants de Dieu, Noirs et Blancs, Juifs et Gentils, Catholiques et Protestants, pourront se prendre par la main et chanter les paroles du vieux spiritual noir, "Enfin libres ! Enfin libres ! Dieu Tout-puissant, merci, nous sommes enfin libres !".


http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64289

http://grioo.com/ar,il_y_a_40_ans_nous_quittait_martin_luther_king_jr,13384.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: * AfroSide *   Jeu 17 Avr - 16:45



Aimé Césaire est mort

Le poète martiniquais Aimé Césaire, 94 ans, chantre de la «négritude», est décédé ce jeudi 17 avril au CHU de Fort-de-France (Martinique), où il était hospitalisé depuis le 9 avril.

Aimé Césaire fut, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, l’un des chantres du courant de la «Négritude».

L’auteur du «Cahier d’un retour au pays natal» avait consacré sa vie à la poésie et à la politique. Principale figure des Antilles françaises, il fut depuis les années 1930 de tous les combats contre le colonialisme et le racisme.

Les Martiniquais attendaient ces derniers jours avec sérénité et dans la discrétion l’évolution de l’état de santé d’Aimé Césaire, notamment à Fort-de-France, la ville dont il fut le maire pendant 56 ans, de 1945 à 2001.

Né à Basse-Pointe le 25 juin 1913, ce fils surdoué d’un inspecteur des impôts est encouragé aux études par les professeurs du lycée Schoelcher de Fort-de-France.

En métropole, il lance en 1932 la revue «L’Etudiant noir» où, pour la première fois, des écrivains noirs réfutent les modèles littéraires traditionnels. Il est reçu à Normale sup en 1935 et deviendra professeur, métier qu’il exercera peu, au tout début des années 40.

Il rencontre le Sénégalais Léopold Sedar Senghor et publie en 1939 son recueil «Cahier d’un retour au pays natal», où apparaît le mot «négritude». C’est une entrée fracassante dans la poésie contemporaine. Senghor assure que c’est Césaire qui a inventé ce mot, mais celui-ci a dit qu’il s’agissait d’une invention collective.

Il est, en 1946, rapporteur de la loi sur «la départementalisation de la Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion».

En 1957, il fonde le PPM, un an après sa démission du Parti communiste français qu’il avait rallié après la guerre.

Il a écrit des pièces comme «La Tragédie du roi Christophe» (1963, sur la décolonisation) ou «Une saison au Congo» (1966, sur Patrice Lumumba). En poésie, il a signé «Les Armes miraculeuses», «Soleil cou coupé», «Corps perdu», «Ferrements» ou «Moi laminaire». Il a aussi été essayiste et polémiste avec son «Discours sur le colonialisme», cri de révolte contre l’Occident, juché sur «le plus haut tas de cadavres de l’humanité» ou «Lettre à Maurice Thorez».

Divers hommages lui sont rendus à la fin de sa vie. En 2006, des admirateurs créent une association intitulée «Institut Aimé-Césaire des Lettres et des Arts des Amériques et de l’Afrique», et son nom est donné à l’aéroport de Fort-de-France.

http://www.liberation.fr/culture/321752.FR.php

Sa vie en images
www.lexpress.fr/diaporama/info/aime-cesaire-chantre-de-la-negritude_469871.html

Vidéo et divers liens sur rfo
http://rfo.fr/evenements/aime-cesaire/index-fr.php?page=accueil

Site officiel
http://www.hommage-cesaire.net/



Discours sur le colonialisme

« Il faudrait d'abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l'abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu'il y a au VietNam une tête coupée et un oeil crevé et qu'en France on accepte, une fillette violée et qu'en France on accepte, un Malgache supplicié et qu'en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s'opère, une gangrène qui s'installe, un foyer d'infection qui s'étend et qu'au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l'Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l'ensauvagement du continent. [...]»

http://aime-cesaire.blogspot.com/2007/05/aim-csaire-discours-sur-le-colonialisme_29.html

Les pages 7 à 23 en ligne
http://happy.joueb.com/news/110-aime-cesaire-discours-sur-le-colonialisme

Relecture par Gilles D'Elia (15 février 2008)
http://www.relectures.org/spip.php?article8

Présentation d'autres oeuvres
http://www.librairie-gaia.com/Cesaire/AimeCesaire.htm

Plus
http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/cesaire.html
http://cultureetloisirs.france3.fr/livres/actu/41978620-fr.php
http://papalagi.blog.lemonde.fr/2008/04/17/cesaire-son-cri/


Ségolène Royal demande le Panthéon pour Aimé Césaire
Le député socialiste de Guadeloupe Victorin Lurel a pour sa part souhaité dans un communiqué "que le chef de l'Etat propose l'entrée du 'nègre fondamental' au Panthéon des grands hommes de la République".
"Si le peuple de la Martinique l'accepte et sauf volonté contraire exprimée de son vivant sur cet éventuel honneur par Aimé Césaire", le poète a sa place au Panthéon, "en hommage à sa contribution colossale à la défense des valeurs universelles de liberté, d'égalité et de fraternité et à sa lutte inlassable contre toutes les oppressions"
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080417/tfr-cesaire-deces-pantheon-56633fe.html

Certains pensent qu'Aimé Césaire doit rester en Martinique.
"C'est [...] la position de Dominique de Villepin. Je n'ai d'ailleurs pas compris à quel titre ce monsieur s'exprimait. En tant que poète comparable à Césaire ? En tant qu'ancien ministre des Affaires étrangères qui envoya sa soeur, aux frais de la République, boycotter le bicentenaire d'Haïti et approuver un coup d'Etat qui fit vingt mille morts et dont les conséquences plongent aujourd'hui le pays dans la famine ? En tant qu'ancien Premier ministre qui refusa de commémorer le bicentenaire de la mort du général Dumas ? En tant qu'époux d'une « Béké » de la Martinique ? En tant qu'admirateur de Napoléon qui rétablit l'esclavage dans les colonies françaises et fit entrer au Panthéon Ambroise Régnier (qui y est encore) pour avoir signé en 1803 une circulaire interdisant les mariages mixtes sur le territoire métropolitain ? C'est malheureusement aussi la position de François Bayrou, qui, pour le coup, aurait mieux fait de se taire. Une pareille attitude n'étonnera personne quand on sait que Bayrou fit discrètement retirer, lorsqu'il était ministre de l'Education, à la demande d'Alain Griotteray, le Discours sur le colonialisme des programmes scolaires..."
Claude Ribbe
www.claude-ribbe.com/dotclear/index.php?2008/04/19

En 2006, lors de la décision de fêter le 10 mai l'abolition de l'esclavage, Georges Sarre a réitéré sa demande de transfert de Toussaint Louverture au Panthéon. Esclave noir, François Dominique Toussaint, dit Toussaint Louverture, fut un des chefs de la révolte des esclaves en 1791 à Haïti.

Actuellement on trouve au Panthéon deux inscriptions proches du caveau XXVI où sont les cercueils de Jean Jaurès, Félix Éboué, Marc Schoelcher et Victor Schoelcher :
- À la mémoire de Toussaint Louverture : Combattant de la liberté, artisan de l'abolition de l'esclavage, héros haïtien mort déporté au Fort-de-Joux en 1803.
- À la mémoire de Louis Delgrès : Héros de la lutte contre le rétablissement de l'esclavage à la Guadeloupe, mort sans capituler avec trois cents combattants au Matouba en 1802, Pour que vive la liberté.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Panth%C3%A9on_de_Paris
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Orwelle



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MessageSujet: Re: * AfroSide *   Ven 2 Mai - 0:19



Du racisme français ; quatre siècles de négrophobie

Le grand poète français Aimé Césaire vient de mourir, il a été de bon ton de célébrer la noblesse de son combat contre le racisme et la colonisation. Pourtant…

Césaire, de son vivant, n’a pas toujours été bercé des cris admiratifs qui ont suivi son cercueil. Il n’y a qu’à réentendre ceux qui fusèrent en 1994, quand son « Discours sur le colonialisme », écrit en 1950, fit son entrée au programme des classes de terminale ! Le député Alain Griotteray interpella le ministre de l’Education François Bayrou pour déplorer « qu’une oeuvre aussi résolument politique osant comparer nazisme et colonialisme soit inscrite au programme de français des terminales ».

Et l’oeuvre de Césaire, qui devait rester deux années au programme, disparut après la signature d’un décret de Bayrou en fin d’été 1995. Les jours qui ont suivi, aucun intellectuel français n’a pris la plume pour soulever un débat. Est-ce parce que le pays entier bronzait en vacances ?

Non, il n’y a pas que le soleil qui justifie cette désertion… L’agrégée de lettres Odile Tobner, auteur l’année dernière d’un livre intitulé Du racisme français ; quatre siècles de négrophobie, suggère une autre explication. [...]

Tout cela nous vient d’une vieille négrophobie, souvent très inconsciente, qui dure depuis des siècles.

Pour s’en convaincre, Odile Tobner a exhumé de vieux écrits, qui nous font découvrir que des penseurs humanistes tels Saint-Simon, Bossuet, Montesquieu ont commis sur les noirs des pages monstrueuses, des pages où l’Africain peine à éclore une âme au-dessus de la boue de l’animal. Et qui rappellent aussi que certains de nos grands hommes, Renan, Albert Schweitzer, le Général de Gaulle, ne sont pas épargnés par l’héritage français de la négrophobie. [...]

Pat Ethic, Michel Despratx
www.bakchich.info/article3588.html#forum35184

Stephane Constant offre une présentation claire et détaillée de ce panorama historique du racisme
www.smithologie.com/spip.php?article33 Idea

Depuis la mort de Mongo Beti, Odile Tobner a pris la direction de la Librairie des Peuples Noirs qu’il avait fondée à Yaoundé, au Cameroun. En septembre 2005, elle a succédé à François-Xavier Verschave, décédé en juin 2005.
La présidente de Survie a accordé un entretien riche et décontracté à la rédaction d’Afrikara.com au sujet de la sortie de son ouvrage "Du racisme français" paru aux Arènes en novembre 2007 (document audio).
www.thotep.com/article.php3?id_article=468 cyclops

Extrait : "Je prétends moi que Mongo Beti est plus français que Sarkozy. Sarkozy n'a jamais rien lu de la culture française traditionnelle gréco-latine, qui a formé Mongo Beti depuis ses huit ans, et dont il était complètement imprégné." "Sarkozy a très bien maîtrisé sa carrière politique mais culturellement, il est analphabète. Il est d'une ignorance crasse."

Entretien vidéo
www.dailymotion.com/video/x59452_ya-bon-banania-de-bossuet-a-nicolas_news
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MessageSujet: Re: * AfroSide *   Lun 19 Mai - 16:15



Malcolm X

Il aurait 83 ans aujourd'hui.

Malcolm X a pour père Earl Little, un prêcheur baptiste et charpentier. Louise Norton, sa mère, est née d'un viol commis par un blanc. Malcolm est le quatrième de leurs huit enfants. Tous seront éparpillés dans des foyers d'accueil après le meurtre de leur père par des racistes blancs. Sa mère sombre dans la dépression, est internée. Malcolm a alors six ans.



Adolescent il commet quelques larcins qui lui vaudront six années de prison. Il bénira cet enfermement qui lui a permis de s'instruire, notamment sur la cause des Noirs. Il se rapproche du mouvement Nation of Islam dirigé par Elijah Muhammad et commence un travail de sensibilisation de ses frères aux injustices et au combat à mener. C'est durant l'une de ses conférences qu'il rencontre Betty Sanders, une infirmière qu'il épousera en 1958 et qui lui donnera six filles (Attallah en 1958, Qubilah en 1960, Ilyasah en 1962, Gamilah en 1964 et les jumelles Malaak et Malikah en septembre 1965).



Après des prises de position radicales, comme une séparation totale des blancs et des noirs, il s'éloigne de Elijah Muhammad et de Nation of Islam, se convertit à l'islam sunnite orthodoxe et part en pélerinage à la Mecque. Il en revient sous le nom musulman de Malik El-Shabazz. Shabazz deviendra également le nom de son épouse et ses filles.

Mais son charisme représente un danger pour Nation of Islam et le pouvoir blanc des Etats-Unis. Le 21 février 1965 il sera assassiné lors d'un meeting, juste au moment où il réorientait son combat.


Malcolm enfant

http://fr.wikipedia.org/wiki/Malcolm_X
http://www.cmgww.com/historic/malcolm/
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MessageSujet: Re: * AfroSide *   Sam 19 Juil - 1:06



Nelson Mandela fête ses 90 ans !

Le 18 juillet 1918 en Afrique du Sud naissait Nelson Rolihlahla Mandela, alias Madiba ou Tata

QUNU, Afrique du Sud — Héros de la lutte contre l'apartheid et icône mondiale de la paix, Nelson Mandela a fêté vendredi ses 90 ans entouré de ses proches dans son village de Qunu, dans le sud-est de l'Afrique du Sud. L'ancien président sud-africain en a profité pour appeler les riches du pays à plus de générosité pour aider leurs nombreux concitoyens pauvres.

"Beaucoup de gens en Afrique du Sud sont riches et peuvent partager leurs richesses avec ceux (...) qui n'ont pas pu vaincre la pauvreté", a déclaré Mandela devant la presse dans le salon de sa maison à Qunu, le village de son enfance, situé à 1.000 kilomètres au sud de Johannesburg. Il s'est entretenu pendant un quart d'heure avec des journalistes de plusieurs médias, dont l'Associated Press, la première rencontre de ce type depuis plusieurs années.

"Si vous êtes pauvre, vous avez peu de chances de vivre vieux", a souligné le prix Nobel de la paix, qui est aujourd'hui un vieil homme aux cheveux blancs marchant avec difficulté, mais qui reste pour son pays et pour le monde une conscience et une voix écoutée.

Celui que les Sud-Africains surnomment affectueusement "Madiba" a fêté son anniversaire en famille, aux côtés notamment de son épouse Graca Machel et de ses petits-enfants, alors que de nombreuses manifestations étaient organisées en son honneur dans le pays.

Deux coureurs arborant le drapeau sud-africain ont fait le tour de l'île de Robben Island, où il fut emprisonné de longues années. Dans la prison voisine de Drakenstein -connue sous le nom de Victor Verster lorsque Mandela y fut détenu brièvement-un choeur de prisonniers et un orchestre ont livré une prestation retransmise en direct à la télévision. Et des détenus ont remis aux autorités des portraits de Mandela confectionnés par leurs soins pour qu'ils soient transmis à l'intéressé.

Nelson Mandela "a beaucoup donné au pays, il nous a unis", a déclaré Mark Solomons, porte-parole des deux établissements pénitentiaires.

A Johannesburg, des enfants ont marqué l'événement avec un gâteau d'anniversaire dans les bureaux de la fondation créée par Mandela après son départ de la présidence, et son parti, le Congrès national africain (ANC), a déployé des banderoles géantes à son effigie dans son quartier général, situé dans le centre-ville.

Des festivités étaient également prévues à Qunu et dans les environs: une exhibition de football, un concert de musique pop, un déjeuner samedi pour 500 invités dont des hommes politiques et des vétérans de la lutte contre l'Apartheid dans la propriété de Mandela.

Une exposition présentant des lettres écrites par des enfants à Mandela et à Rosa Parks, défunte militante pour les droits civiques aux Etats-Unis, était aussi organisée au Musée Nelson Mandela, non loin de sa résidence.

Les initiatives s'étaient déjà multipliées depuis le début de l'année dans l'ensemble de la nation "arc-en-ciel" pour célébrer l'anniversaire: expositions, réunions de vétérans de la lutte contre l'apartheid, un discours prononcé le 12 juillet par la présidence du Liberia Ellen Johnson Sirleaf, émission de pièces et de timbres spéciaux...

Mandela a payé au prix fort son combat contre l'apartheid. Il a passé 27 ans derrière les barreaux, dont une bonne partie à Robben Island. Libéré en 1990, il a conduit les négociations qui ont conduit à la chute de l'apartheid, régime raciste marqué par la domination des Noirs par les Blancs.

Il est devenu en 1994 le premier président noir d'Afrique du Sud, assurant la transition vers une société démocratique et multiraciale. Après avoir pris sa retraite politique en 1999, il s'est consacré à la lutte contre la pauvreté, l'analphabétisme et le SIDA en Afrique.

http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5hL1zA9bc_fmZwmrziqZD8OEF3keg

http://fr.youtube.com/watch?v=aIzptExMRcA
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nelson_Mandela
www.medaloffreedom.com/NelsonMandela.htm


Son autre nom, Rolihlahla, signifie en Xhosa, sa langue maternelle, « faiseur de troubles ». bom
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MessageSujet: Re: * AfroSide *   Jeu 4 Sep - 2:34


Marché Central de Koudougou (Burkina Faso)

Congrès du CEAN : «l’Afrique est pleinement dans l’Histoire, de plain-pied dans la modernité»

Le Centre d’étude d’Afrique noire (CEAN) créé à Bordeaux en 1958 fête cette semaine ses cinquante ans. A cette occasion, il organise, à partir d’aujourd’hui et durant trois jours, un congrès international, réunissant 300 participants venus de toute l’Afrique.

Retour sur les liens particuliers entre Bordeaux et le continent avec trois questions à René Otayek, directeur du CEAN.
(...)

Pourquoi le choix du thème «Penser la République» pour ce congrès ?

Le principe de la chose publique, littéralement de la «res publica», est une question centrale qui se pose en Afrique. Après la vague des transitions politiques du début des années 1990, il est important de se pencher sur les notions d’Etat, de gouvernement et de contrat social. C’est une façon de suggérer que l’Afrique est pleinement dans l’Histoire, de plain-pied dans la modernité, et que les questions qui se posent à elle nous intéressent tous.

Vous faites ici référence au discours de Dakar, sommes nous à vos yeux toujours dans une vision colonialiste de l’Afrique ?

Incontestablement notre vision reste tributaire de nombreux clichés, les stéréotypes des conflits, des génocides, du sous-développement, de la corruption. Effectivement, c’est une vision qui revient à considérer ces sociétés comme ahistoriques, pas vraiment politiques. Nicolas Sarkozy laissait espérer une rupture dans les relations franco-africaines. Mais son discours de Dakar a été une sorte de douche froide. Le but de notre congrès est justement, à l’inverse, d’affirmer que l’Afrique a sa propre Histoire, qui ne débute pas avec la rencontre de la modernité occidentale. Nous souhaitons montrer que l’Afrique bouge, se transforme, qu’elle est insérée dans la globalisation, et que les problèmes qui s’y posent, de migrations, de conflits, de gestion des ressources et de l’environnement, sont aussi des questions qui nous concernent.

Débats ouverts au public, du 3 au 5 septembre, à l'IEP de Bordeaux.


Laure Espieu
www.libebordeaux.fr/libe/2008/09/congrs-du-cean.html
www.cean.sciencespobordeaux.fr/
www.archi-mag.com/koudougou.php
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MessageSujet: Re: * AfroSide *   Mer 17 Sep - 9:30



Cameroun, il y a cinquante ans, l’assassinat de Ruben Um Nyobè
www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-09-13-Cameroun

Cameroun 1958
La guerre cachée de la France


Il y a tout juste cinquante ans, Ruben Um Nyobè, leader de l’Union des populations du Cameroun, tombait sous les balles françaises. La répression menée contre le mouvement indépendantiste fera des dizaines de milliers de victimes.

Elles sont trois au centre de l’image : trois têtes posées sur le sol. Trois têtes de jeunes hommes au visage tuméfié. Cette photo est l’un des rares témoignages subsistant, aujourd’hui au Cameroun, de la répression impitoyable menée par l’armée coloniale française contre l’Union des populations du Cameroun (UPC) et son leader, Ruben Um Nyobè, abattu il y a tout juste cinquante ans, le 13 septembre 1958. (...)

Mais en France le black-out est total. «C’est incalculable le nombre de fois où nous nous sommes vus répondre, que ce soit par des personnes qui ont travaillé du côté de l’armée française, des services de renseignements ou des responsables politiques : "Mais il ne s’est rien passé au Cameroun !" Comme s’il y avait un pacte qui dit qu’il ne faut rien raconter. C’est assez troublant», témoigne Gaëlle Le Roy, auteure, avec Valérie Osouf, du documentaire Autopsie d’une indépendance (2008). Aucun militaire français présent dans le pays entre 1955 et 1964 n’a accepté de témoigner.

«Le fait qu’on ait utilisé des armes interdites comme le napalm explique aussi ce grand silence» , renchérit Gabriel Périès.
François Gèze, le directeur des éditions de la Découverte, prépare avec trois jeunes historiens, français et camerounais, un ouvrage sur la question qui complétera les rares écrits des historiens Richard Joseph et Achille Mbembe ou de l’écrivain Mongo Beti : «C’est une guerre secrète à tous les égards : elle n’est absolument pas documentée sur le plan historique.» Pourtant, «cette guerre "qui n’a jamais eu lieu" est dans les archives, souligne Périès. Mais si on ouvre réellement celles-ci, il y aura un problème : la destruction totale ou partielle d’un groupe social, d’une race ou d’un groupe ethnique [les Bassas et les Bamilékés, ndlr] est considérée comme un génocide et c’est un crime imprescriptible…»
Peu de chance, donc, qu’elles soient rendues accessibles tant que certains acteurs impliqués sont en vie.


FANNY PIGEAUD
www.liberation.fr/transversales/grandsangles/352343.FR.php

Une page sur RUBEN UM NYOBE (1913-1958), avec vidéos
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=290371826

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ruben_Um_Nyobe

www.bonaberi.com/article.php?aid=3084
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MessageSujet: Re: * AfroSide *   Mer 5 Nov - 13:31



Barack Obama, 44e président des Etats-Unis

Son adversaire républicain John McCain a reconnu sa défaite. Scène de liesse à Chicago, fief du démocrate.
Obama a remporté mardi une victoire historique et écrasante sur son adversaire républicain John McCain, devenant à seulement 47 ans le premier Noir élu président des Etats-Unis.

Les chaînes de télévision n’ont pas attendu les résultats de la côte ouest pour annoncer la victoire du sénateur de l’Illinois. Dès l’annonce de la victoire du candidat démocrate, des scènes de liesse ont éclaté dans plusieurs villes américaines. Une immense clameur a fusé dans le parc de Chicago (nord) où le candidat démocrate avait donné rendez-vous à ses partisans, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Des dizaines de milliers de personnes rassemblées dans le Grant Park ont laissé éclater leur joie et leur émotion, brandissant des drapeaux américains et des pancartes frappées du slogan «Yes we can» (oui nous le pouvons), du sénateur de l’Illinois.


Une autre photo de Michelle Robinson par Rob C. Witzel

Non seulement Obama a conservé les Etats remportés par John Kerry il y a quatre ans, mais il a conquis plusieurs fiefs républicains comme l’Ohio et la Floride qui avaient voté pour Bush en 2000 et 2004 ainsi que la Virginie qui n’avait pas voté pour un démocrate à la présidentielle depuis 1964. Il a également remporté les Etats du Nouveau-Mexique, du Colorado, et de l’Iowa, trois Etats remportés par le républicain George W. Bush en 2004.

McCain est donné vainqueur dans le Kentucky, la Caroline du sud, le Tennessee, l’Oklahoma, l’Arkansas, l’Alabama, la Géorgie, le Dakota du Nord, le Wyoming, la Louisiane, la Virginie-Occidentale, le Texas, le Mississippi, Missouri, l’Utah, le Nebraska et le Kansas.

Le président élu qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain va hériter d’une situation économique extrêmement difficile. Les Etats-Unis, et le monde dans leur sillage, traversent la plus grave crise financière depuis celle de 1929. Le pays est engagé dans deux guerres, en Irak et en Afghanistan. Sa tâche pourrait être cependant facilitée par un Congrès qui demeure à majorité démocrate.

Les Américains étaient aussi appelés à renouveler un tiers du Sénat et la totalité de la Chambre des représentants et, selon des résultats partiels, les démocrates avaient ravi cinq sièges aux républicains au Sénat américain ce qui leur permettrait d’avoir 56 sièges sur 100. Les démocrates ont également conforté leur majorité à la Chambre des représentants.

www.liberation.fr/monde/0101167158-obama-prend-de-l-avance



Diplômé en science politique, en relations internationales et en droit, Barack Obama est né le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaii.
Barack (béni en swahili) est le fils de Barack Obama Sr. (1936-1982), économiste kenyan qui a étudié aux Etats-Unis, et Ann Dunham (1942-1995), anthropologue américaine.
Il a été élevé principalement chez ses grands-parents maternels, Stanley (1918–1992) et Madelyn Dunham (26 oct. 1922—2 nov. 2008).
Il a une demi-soeur, Maya Soetoro, née le 15 août 1970, docteur en science de l'éducation, épouse de Konrad Ng, et mère de Suhaila, née en 2005.


Fraser Robinson (1884-1936), un aïeul de l'épouse de Barack Obama

http://en.wikipedia.org/wiki/Akuma_Obama
http://fr.wikipedia.org/wiki/Barack_Obama


Album photo
www.liberation.fr/monde/1101160-obama-l-album-photo:i-4
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MessageSujet: Re: * AfroSide *   Mar 14 Juil - 20:47


Des partisans d'Obama attendent le président américain, vendredi soir à Accra au Ghana
(Luc Gnago/Reuters)


Obama au Ghana : un message subliminal à l'Afrique

Pourquoi Barack Obama, pour sa première visite en Afrique sub-saharienne depuis son élection, a-t-il choisi comme seule étape le Ghana, et pas, par exemple, le Kenya d'où venait son père, ou l'Afrique du Sud, principale puissance du continent noir ? La question fait débat en Afrique, et ce choix fait surtout s'interroger les autres : « Pourquoi pas nous » ?

La réponse est simple : le Ghana, l'ancienne Côte de l'Or britannique, premier pays décolonisé du continent en 1957 avec à sa tête un prophète panafricaniste, Kwame Nkrumah, vient de réussir une transition démocratique exemplaire, et fait aujourd'hui figure de modèle sur le continent. Le Ghana dispose aussi des médias les plus libres d'Afrique, et d'un taux de croissance constant qui pourrait faire envie ailleurs qu'en Afrique (même si le revenu par habitant reste très modeste)…

Un président social-démocrate

Son président, John Atta Mills, se décrit volontiers comme un social-démocrate africain bon teint, inspiré par l'idée de bâtir un Etat providence, et il a remporté de peu en décembre une élection présidentielle chaudement disputée, face à un adversaire qui a reconnu sa défaite et n'a pas cherché à organiser un troisième tour dans la rue.

Son prédécesseur s'était retiré après avoir accompli les deux mandats prévus par la Constitution, sans chercher à la tripatouiller pour rester au pouvoir.

Plus remarquable encore, Mills a été dans le passé vice-président d'un des hommes qui ont marqué l'histoire de l'Afrique contemporaine : le capitaine Jerry Rawlings, qui a pris deux fois le pouvoir par la force pour en chasser des dirigeants corrompus et inefficaces, mais qui, à chaque fois, a tenu sa parole de le rendre aux civils.

Rawlings fait partie de cette génération de jeunes officiers révolutionnaires dans les années 80, comme le capitaine Thomas Sankara au Burkina Faso (ex-Haute Volta), qui étaient animés par un idéal de modernisation des moeurs politiques et n'ont pas trouvé d'autre mode d'intervention que le coup d'Etat militaire. Rawlings a réussi là où Sankara a été fauché par un assassinat, et il est le seul dans ce cas.

Qu'en pense Sassou Nguesso ?

Quel message Obama envoie-t-il à l'Afrique en choisissant ce pays plutôt que son Kenya familial comme l'espéraient évidemment les Kenyans, aujourd'hui déçus ?

D'abord qu'il ne faut pas attendre de « préférence ethnique » de sa part : son héritage kenyan n'en fait ni un Africain, ni un Kenyan, il est américain, et le premier d'entre eux. Il défend donc les intérêts américains (et peut-être, selon les plus cyniques, l'avenir pétrolier, modeste mais bien réel, du Ghana), mais aussi une vision de l'Afrique.

Vu de Brazzaville, où Denis Sassou Nguesso organise ce dimanche une mascarade électorale pour se perpétuer de manière pathétique à la tête d'un pays riche aux habitants pauvres, ou vu de l'« autre » Congo, dit démocratique, qui a connu des millions de morts ces dernières années et n'a toujours pas trouvé son équilibre, vu encore de Somalie où la guerre civile vient encore de jeter des centaines de milliers d'habitants de Mogadiscio à la rue, le choix du Ghana est évident.

Le message d'Obama est donc d'encourager cette Afrique vertueuse, celle qui tente de bâtir des Etats de droit plutôt que celle des despotes corrompus. Un message par le double exemple : le sien, celui du fils d'émigré africain qui a réussi par la force du travail à se hisser là où nul autre Noir n'était avant lui parvenu ; et celui d'un pays qui s'en sort par le haut. Il l'avait déjà esquissé lors de son discours prononcé au Kenya lors de la campagne électorale, et devrait le reprendre à Accra.

Un message à la jeunesse africaine

C'est assurément un message qui passe bien auprès d'une nouvelle génération africaine qui cherche l'espoir sur un continent de plus en plus marginalisé par la mondialisation, et qui reste traversé par de nombreux conflits et inégalités. Une génération qui n'a pas envie d'entendre qu'elle n'est « pas encore entrée dans l'histoire » (suivez mon regard)…

Barack Obama a d'ailleurs choisi de nouveaux moyens pour dialoguer avec l'Afrique, en faisant appel aux réseaux sociaux et aux nouvelles technologies : par SMS, par Facebook (100 000 comptes au Ghana) ou même par Twitter, les jeunes Africains sont invités à poser des questions ou à envoyer des messages au président des Etats-Unis. La Maison Blanche a même fourni des numéros locaux dans plusieurs pays, en Français et en Anglais, pour permettre aux Africains de tout le continent d'envoyer des SMS à Obama…

De plus, Obama arrive du G8 où, à sa demande, le Fonds de lutte contre la faim dans le monde, principalement destiné à l'Afrique, est passé de 15 à 20 milliards de dollars sur trois ans.

Tout ceci ne suffit évidemment pas à changer l'équation de l'Afrique du jour au lendemain, ni même, d'ailleurs, la politique américaine sur le continent. Mais c'est assurément un message positif, envoyé par un homme qui, vu d'Afrique, est à la fois légitime et écouté.

Pierre Haski
www.rue89.com/2009/07/11/obama-au-ghana-un-message-subliminal-a-lafrique


www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/AFRIQUE-MAP-clic.htm

www.blogs-afrique.info/photos-afrique/index.php/Ghana-photos
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MessageSujet: Re: * AfroSide *   Ven 1 Jan - 13:19


Campagne publicitaire pour Jeune Afrique, en 1960 © KAHIA

Il était une fois

Alors que dix-sept pays du continent fêteront en 2010 les 50 ans 
de leur indépendance, Jeune Afrique a choisi de revenir sur les enjeux 
et les symboles culturels d’une époque emplie d’espoir. Rétrospective.
(...)

Tshitenge Lubabu M.K.
26 12 2009
www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2555p144-151_bis.xml0/-Mauritanie-Nouakchott-Kinshasa-Madagascar-Il-etait-une-fois.html
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MessageSujet: Re: * AfroSide *   Ven 25 Fév - 17:57


Berlin 1885, la ruée sur l'Afrique

15 novembre 1884. À l'initiative de Bismarck, une conférence internationale réunit à Berlin les représentants de toutes les grandes puissances européennes, ainsi que ceux de l'Empire ottoman et des États-Unis. À l'heure où les visées colonisatrices en Afrique s'intensifient, son objectif est d'organiser le partage du bassin du Congo et, plus généralement, d'établir des règles pour la colonisation du centre de l'Afrique. Car si les Européens se sont depuis longtemps installés le long des côtes, le coeur du continent est encore presque totalement terra incognita et attise les convoitises. Pendant plusieurs semaines, des diplomates qui ne connaissent rien à l'Afrique et n'y mettront jamais les pieds vont y tracer des frontières, au nom du libre commerce et de la mission civilisatrice de l'homme blanc...

Cette conférence traçait ainsi les premières ébauches de ce qui allait devenir la carte du continent africain telle qu'on la connaît aujourd'hui.

Une carte qui porte encore en elle les stigmates d’un découpage au cordeau, au mépris de la cohésion des peuples qui y vivaient, ce qui allait aussi devenir un sérieux handicap à la constitution des États-nations du continent. Aujourd’hui, la carte de l’Afrique continue de bouger : un nouveau trait, coupant l’actuel Soudan en deux, est en passe d’être tracé.

«Berlin 1885» : le docu-fiction
Il n’existe aucune image de la Conférence de Berlin — le cinéma n’est inventé qu’une poignée d’années plus tard. Pour s’attaquer au sujet, Joël Calmettes (Mitterrand et l’affaire de l’Observatoire, Nelson Mandela…) a donc choisi le docu-fiction. Son film est un huis clos découpé en cinq actes, qui alterne reconstitutions précises des négociations, basées sur les minutes de la Conférence, et séquences d’interviews d’historiens européens, africains et américains, qui expliquent comment cette conférence porte en elle les germes de nombre de conflits futurs. Sans doute pour ne pas compromettre sa grande rigueur historique, Berlin 1885… se refuse à exploiter les ressorts de la fiction.
http://videos.arte.tv/fr/videos/berlin_1885_la_ruee_sur_l_afrique-3718684.html cyclops
www.ecrans.fr/Berlin-1885-le-partage-du-gateau,12088.html

À écouter
http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=10393&BD=20022011
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/afriqueenchantee/



La diffusion d'un film sur la traite négrière dans une classe d'enfants de neuf ans a créé la polémique aux États-Unis.

Deux institutrices de Winnetka, une ville de la banlieue de Chicago, ont cru bien faire en projetant Le Passage du milieu*, du réalisateur français Guy Deslauriers, rapporte le site américain Huffington Post. Mais cela n'a pas plu aux parents d'élèves, qui ont dès le lendemain alerté la direction de l'école.

C'est que le film ne prend pas de pincettes : il montre la violente réalité des Africains embarqués dans une traversée de l'Atlantique à haut risque, surnommé «le passage du milieu». Un voyage sans retour que des millions d'Africains ont subi dès le XVIe siècle, jusqu'à la fin du XIXe. De l'autre côté de l'océan, en Amérique, l'esclavage les attendait.
[...]
http://fr.news.yahoo.com/79/20110225/twl-etats-unis-la-traite-ngrire-mal-expl-fe7f0c9.html
* www.raphia.fr/videos/video_passage.html cyclops
www.raphia.fr/films/passage.html
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MessageSujet: Re: * AfroSide *   Mar 10 Mai - 23:02

« Mondialisation. La terre devient un village, les cultures se confondent, et malheureusement le mal l'emporte sur le bien. »


Une vendeuse dans sa boutique de DVD pirates à Lagos au Nigeria. AFP

Le boom de la pornographie en Afrique

Les films pornographiques sont de plus en plus consommés en Afrique, en dépit de l’interdiction légale – et de la condamnation morale – qui existe dans de nombreux pays. Les détracteurs du genre craignent une dépravation des mœurs, surtout chez les jeunes. [Extraits]

Les « pornos » sont importés sur le continent depuis l’Occident et, de plus en plus, sont tournés avec et par des Africains – qui à l’occasion pimentent la touche locale. Des danses traditionnelles, telles le mapouka ivoirien, sont ainsi revisitées. « Sur fond de musique africaine, ces danses s’achèvent par des relations sexuelles reprenant le schéma classique des films européens », précise la Camerounaise Amely-James Koh Bela, présidente de Mayina, une association française combattant l’exploitation sexuelle.

Films X à la télé en RDC

D’où qu’elles viennent, les productions s’affichent dans des vidéos-clubs d’Abidjan, Douala, Lagos, Johannesburg ou Kinshasa. Des vendeurs ambulants cèdent en outre des CD ou DVD piratés pour 500 à 6 500 FCFA (entre 80 centimes et 10 euros). Une activité plus ou moins discrète... Est-ce à dire que la pornographie commence à entrer dans les mœurs ? Officiellement, non : malgré l’intérêt des consommateurs, elle reste illégale dans de nombreux pays et n’a pas bonne presse.

Les détracteurs craignent une dépravation sociale, arguant que des agressions ont impliqué des hommes surexcités.

Projet de loi en Afrique du Sud

Des critiques estiment ces risques particulièrement élevés chez les jeunes qui, comme en Occident, s’initient à la sexualité via internet, où ils téléchargent et diffusent du contenu, quand ils ne sèchent pas les cours pour s’« instruire » dans des vidéos-clubs.

Des inquiétudes que quelques États partagent publiquement. Au Nigeria, les autorités de Lagos demandent aux parents de surveiller strictement leurs enfants. L’ancien vice-ministre sud-africain de l’Intérieur, Malusi Gibaba, a pour sa part proposé en 2010 un projet de loi interdisant la pornographie sur le web et les mobiles pour protéger les mineurs.
Reste que le milieu du X, essentiellement non professionnel en Afrique, suscite des vocations.

Exploitation des travailleurs et travailleuses du sexe

Philippe Di Folco met cependant en garde contre les dérives, « décuplées par rapport à l’Occident ». « On assiste à une exploitation des travailleurs et travailleuses du sexe, utilisés sans contrat, sans suivi médical, commente le directeur du 'Dictionnaire de la pornographie' (éd. PUF). Ces méthodes, dont ces pays [africains] n'ont pas l'exclusivité, peuvent être assimilées à de la prostitution. Le Nord réclame par ailleurs des plans tournés sans préservatif et beaucoup de scènes plus ou moins bien simulées de violences sur les femmes, mais pas seulement : tous les genres sont affectés, hétéro ou homo. » [...]

Habibou Bangré
www.rfi.fr/afrique/20110509-afrique-quand-pornographie-met-nu
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