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 Camille Claudel au musée Rodin jusqu'au 20 juillet 2008

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Orwelle



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Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Camille Claudel au musée Rodin jusqu'au 20 juillet 2008   Jeu 17 Avr - 1:28



Camille Claudel (1864-1943)

Rétrospective de l'oeuvre de la sculptrice au musée Rodin à Paris du 15 avril au 20 juillet 2008


Camille Claudel est la seule sculptrice de sa génération, parmi 231 recensées à Paris, à s’être fait une place au musée d’Orsay. A son époque, les femmes n’avaient accès qu'à des ateliers pour jeunes filles, les femmes n'étant pas admises à l'Ecole des beaux-arts. Elles étaient exclues des expositions et ne recevaient pas de commandes. On niait à leur œuvre toute valeur intellectuelle, attribuant leur activité créatrice à leurs seules émotions. Des questions morales freinaient aussi leur activité: il était impensable, par exemple, qu'elles représentent la nudité du corps.

L'exposition Camille Claudel entend présenter l'oeuvre de l'artiste "en se débarrassant" de tout ce que l'on sait déjà de ses amours, sa folie, ses relations avec son frère l'écrivain Paul Claudel, et "en regardant les oeuvres elles-mêmes", dit à l'AFP une des commissaires Véronique Mattiussi.

"l'exposition, dit-elle, veut "apporter de nouvelles pistes", montrer une artiste "de son temps, influencée par les courants artistiques comme le Japonisme ou l'Art nouveau".

Quelque 90 oeuvres -l'essentiel de sa production- sont présentées dans cette rétrospective. Certaines pièces sont rarement vues ou inédites, issues de collections privées, ou viennent d'être réattribuées à la sculptrice.

Le parcours, chronologique, présente les pièces de jeunesse, les bustes de l'entourage - frère, mère, soeur, servante - de Camille, passionnée de sculpture dès son plus jeune âge. Elle prend alors des cours dans des ateliers pour jeunes filles, les femmes n'ayant pas accès à l'Ecole des beaux-arts.

En 1882, son maître part en Italie et demande à un de ses amis de le remplacer. Il s'appelle Auguste Rodin, a 24 ans de plus que Camille, qu'il intègre deux ans plus tard dans son atelier. Quand elle le rencontre, "Camille Claudel a déjà des oeuvres à lui présenter", influencées par un style italianisant mais qui montrent déjà ses préoccupations, la représentation dans ses portraits de la vie, du temps qui passe.

Elle reprend à son compte la 'théorie des profils' du sculpteur, en sculptant autour du modèle pour ne privilégier aucune face.

En 1892, la sculptrice quitte homme et atelier. "Je travaille maintenant pour moi", écrit Camille. Elle s'attaque à son premier grand sujet, Sakountala, un couple de 2 m de haut, à L'Age mûr que l'on voit comme un symbole de sa vie - un homme entre deux femmes - à Clotho, une vieille femme échevelée.



La valse -groupe de deux danseurs que Debussy, un ami de Camille, gardera sur son piano jusqu'à la fin de sa vie -, est déclinée dans un style Art nouveau.

"Plus elle essaye d'exister, plus on la compare à Rodin", dit la commissaire. Pourtant, ses bustes n'ont plus rien à voir avec Rodin qui crée de plus en plus grand, de plus en plus dépouillé quand elle travaille de petites pièces, comme les Causeuses.

On sait, d’après ses lettres, qu’elle voulait créer quelque chose de nouveau, « un art qui n’a jamais été connu sur terre ». Elle cherche à rendre l’expression d’états d’âme particuliers, disant chercher « non plus des passions universelles, (mais) un sentiment, un état ou une intention propres à un individu singulier, placé dans une situation elle aussi singulière ».

Après des débuts naturalistes, elle s'est tournée vers le modernisme de Rodin. Mais plus tard, elle veut se démarquer de son maître. A partir de 1894-1895, elle s’intéresse à l’Art nouveau, avec La Valse et sa dernière version de la Petite Châtelaine. Elle participe au Salon de l’Art nouveau en 1896.



L’art de Camille Claudel a aussi été influencé par le japonisme, une influence qu’on trouve dans La Vague, inspirée d’une estampe de Hokusai. Elle s’est encore distinguée en taillant l’onyx, un matériau difficile.




Musée Rodin
79 rue de Varenne
75007 Paris

(tlj sauf lundi de 9h30 à 17h45.
Entrée : 7 euros
www.musee-rodin.fr.

Decouvertes Gallimard, 128 pages, 13,50 euros)
http://cultureetloisirs.france3.fr/artetexpositions/dossiers/42081093-fr.php

Présentation de quelques oeuvres
http://www.camilleclaudel.asso.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Camille_Claudel
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Orwelle



Messages : 5562
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Enfin !   Ven 7 Avr - 16:53



Ouverture du premier musée Camille Claudel

Un musée entièrement dédié à Camille Claudel a ouvert ses portes à Nogent-sur-Seine le 25 mars 2017.

Née le 8 décembre 1864, Camille montre dès l'adolescence des dispositions artistiques évidentes que son père encourage. Son caractère déjà bien trempé ne va pas sans contrarier sa mère, Louise-Athanaïse Cerveaux, personnage dur et autoritaire et qui jouera un rôle décisif dans les années à venir. [...]

Camille est internée le 10 mars 1913.
Sa mère, lui interdit les visites et, plus généralement, toutes relations avec l'extérieur. Elle écrit au directeur de l'établissement "... quand elle était chez elle, elle ne recevait personne (...) Pourquoi maintenant ne pourrait-elle se passer de visite ? "
De même, ses lettres sont saisies et détruites. On ne lui transmettra aucun courrier. Elle ne recevra jamais une seule visite de sa mère, qui meurt en 1929, ni de sa sœur. Seul son frère Paul viendra la voir... une douzaine de fois (en trente ans !).

Solitude atroce, inhumaine. Il faut lire cette lettre déchirante qu'elle adresse à son frère le 3 mars 1927 :
"Ce n’est pas ma place au milieu de tout cela, il faut me retirer de ce milieu : après 14 ans aujourd’hui d’une vie pareille je réclame la liberté à grands cris. Mon rêve serait de regagner tout de suite Villeneuve et de ne plus en bouger, j’aimerais mieux une grange à Villeneuve qu’une place de 1ère pensionnaire ici. (...) Ce n’est pas sans regret que je te vois dépenser ton argent dans une maison d’aliénés. De l’argent qui pourrait m’être si utile pour faire de belles œuvres et vivre agréablement ! Quel malheur ! J’en pleurerais. Arrange-toi avec mr. le Directeur pour me remettre de 3ème classe ou alors retires-moi tout de suite d’ici, ce qui serait beaucoup mieux ; quel bonheur si je pouvais me retrouver à Villeneuve ! Ce joli Villeneuve qui n’a rien de pareil sur la terre ! [...]"

Affamée (les restrictions alimentaires pendant la guerre touchent aussi les établissements hospitaliers), Camille s'éteint, seule, atrocement seule, le 19 octobre 1943.

L'artiste ne dispose même pas d'une sépulture. À sa mort, à l'asile de Montfavet, sa dépouille a fini dans la fosse commune. Et personne de sa famille ne s'est déplacé pour le dernier adieu. Dernier acte d'une vie tragique dont l'atrocité des épisodes laisse sans voix.

http://information.tv5monde.com/terriennes/camille-claudel-drames-verites-et-legendes-157112
http://www.museecamilleclaudel.fr/


L’écorce de l’arbre
https://battements-de-loire.com/?p=1551
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