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 Fernando Lugo - l'Amérique latine

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Orwelle



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MessageSujet: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Lun 21 Avr - 18:07



Fernando Lugo remporte la présidentielle au Paraguay

L'ancien évêque catholique et chef de file de l'opposition de centre gauche a mis fin à 61 ans d'hégémonie du parti conservateur.

Fernando Lugo, ancien évêque catholique et chef de file de l'opposition de centre gauche, a mis fin à 61 ans d'hégémonie du parti Colorado en remportant l'élection présidentielle de dimanche au Paraguay.

Près de 3 millions de Paraguayens étaient appelés aux urnes dimanche pour un scrutin présidentiel historique. Les résultats collectés dans 88% des bureaux de vote le créditent de près de 41% des suffrages, soit dix points de plus que Blanca Ovelar, candidate du Colorado et première femme à briguer la présidence, qui a reconnu sa défaite.

Le parti Colorado, au pouvoir depuis 1947 - un record mondial -, a soutenu durant 35 ans la dictature du général Alfredo Stroessner avant de contribuer à sa mise à l'écart, en 1989.

L'ex-général Lino Oviedo, condamné naguère à la prison pour une tentative de putsch, arrive en troisième position. Le scrutin se déroule à la majorité simple, sans second tour.

"Nous pouvons dire aujourd'hui que le petit peuple est aussi capable de l'emporter", avait-il déclaré un peu plus tôt, à son quartier général de campagne.

Suspendu par le Vatican

Né le 30 mai 1951, l'ancien prélat a entamé une carrière politique parce qu'il se sentait impuissant face à la pauvreté. Ce qui lui a valu d'être suspendu par le Vatican en 2005.

Désormais à la tête d'une coalition de centre gauche, il se présente comme un indépendant et récuse la comparaison avec les présidents vénézuélien Hugo Chavez, chantre de la révolution bolivarienne, bolivien Evo Morales, brésilien Luiz Inácio Lula et avec la présidente du Chili Michelle Bachelet. Il condamne aussi la théologie de la libération, qui fut active au Nicaragua et dont Hélder Câmara et Oscar Romero furent les représentants au Brésil et au Salvador.

http://www.liberation.fr/actualite/monde/322327.FR.php
www.leforumcatholique.org/message.php?num=388371


En butte à l'opposition plus ou moins franche des papes Jean-Paul II et Benoït XVI, la théologie de la libération est le nom donné à un mouvement social et religieux apparu en Amérique latine à la fin des années 1950 lorsque des catholiques progressistes s'éloignent d'un catholicisme conservateur au profit d'une voie dans laquelle l’action politique apparaît comme une exigence de l'engagement religieux dans la lutte contre la pauvreté.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ologie_de_la_lib%C3%A9ration



http://www.iheal.univ-paris3.fr/mercosur_fr/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Jeu 24 Avr - 22:18


ASSOCIATED PRESS

Une enquête a été ouverte contre le président colombien Alvaro Uribe
Il serait impliqué dans un massacre de paysans en 1997, perpétré par les milices d'extrême-droite.

Selon des organisations des droits de l’homme, lors du massacre de El Aro en 1997 des paramilitaires, secondés par des militaires, ont torturé puis assassiné 15 paysans qu’ils accusaient d’aider les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

Il n’existe pour l’instant aucune procédure formelle contre le chef de l’Etat sur la question paramilitaire devant le Congrès ou la Cour suprême de justice, seules institutions compétentes pour engager des poursuites contre le chef d’Etat.

Déjà dans le passé plusieurs membres de la famille Uribe avaient été mis en cause dans le scandale dit de la «para-politique» mais aucune preuve jusqu’à présent n’a pu être établie.

www.liberation.fr/actualite/monde/322977.FR.php

Uribe opposé à l'octroi du statut de bélligerant aux Farc
www.cyberpresse.ca/article/20080424/CPMONDE/80424124/1014/CPMONDE

La sale guerre de Colombie continue
5 avril 08 - En Europe pour présenter le rapport d’une mission d’observation internationale, la Colombienne Liliana Uribe dénonce les nombreuses exactions des forces gouvernementales et l’absence d’une justice crédible face à ces crimes.
www.humanrights-geneva.info/La-sale-guerre-de-Colombie,2976


Qui est Alvaro Uribe, l’actuel président de la Colombie ?

Le président actuel de la Colombie, Alvaro Uribe, est le fils d’un grand propriétaire terrien d’Antioquia. Son père, notoirement lié au narcotrafic, est mort dans des circonstances mystérieuses, avant de devenir soit disant un «martyr» des FARC par la grâce de son fils.

Autant, il a pu être à une certaine époque un des proches “collaborateurs” des narcotrafiquants, selon les dires mêmes des autorités américaines, autant il est aujourd’hui le plus important et le plus en vue de tous les hommes de main des E.U., en Amérique Latine.

http://reactionismwatch.wordpress.com/2008/03/09/qui-est-alvaro-uribe-lactuel-president-de-la-colombie/

La couverture médiatique de la visite d'Alvaro Uribe en France : Le Bon, La Brute et le Truand
par Romain Migus
29 Janvier 2008
www.alterinfo.net/La-couverture-mediatique-de-la-visite-d-Alvaro-Uribe-en-France,-Le-Bon,-La-Brute-et-le-Truand_a16305.html


Dernière édition par Orwelle le Sam 26 Avr - 12:10, édité 1 fois
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Sam 26 Avr - 12:09

En Colombie, le cousin du Président à l’ombre des paramilitaires

Le sénateur colombien Mario Uribe [...] a retrouvé derrière les barreaux 31 collègues, détenus pour la même accusation.

C’est le plus fort coup de semonce pour le Président depuis le début du scandale de la «parapolitique», il y a un an et demi quand la justice a dévoilé les liens entre politiciens de la coalition présidentielle et paramilitaires. Ces groupes antiguérilla formés à partir des années 1980 par de grands propriétaires et des cartels de la drogue avec la complicité d’autorités civiles et militaires ont fait des dizaines de milliers de victimes. Les parlementaires mis en cause sont accusés d’avoir reçu l’appui des escadrons pour se faire élire, en échange du pillage des fonds publics. Ce dernier rebondissement a détourné l’attention des médias colombiens du dossier des otages de la guérilla.

Plus qu’un cousin, Mario Uribe a été l’allié le plus fidèle du président pendant vingt ans. [...] Une voiture blindée est venue chercher le fugitif en soirée, sous les cris d’«assassin» lancés à la sortie par des proches de victimes de paramilitaires. [...]

Pendant les scandales, les narcomilices d’extrême droite sont toujours à l’œuvre : 23 syndicalistes ont été assassinés depuis le début de l’année, et des escadrons réarmés ensanglantent plusieurs régions pour s’assurer le contrôle des routes de sortie de la cocaïne. L’arrestation du premier cousin n’y aura rien changé.

MICHEL TAILLE
www.liberation.fr/actualite/monde/323333.FR.php

Selon une dépêche de l’Agence télégraphique suisse, Mario Uribe aurait fait assassiner, par les milices paramilitaires, des agriculteurs colombiens dont il convoitait les terres.
www.interet-general.info/article.php3?id_article=10754


La "parapolitique" met le pays au bord d'une crise institutionnelle

64 sénateurs et députés du Congrès colombien, soit quasi le quart des parlementaires nationaux, sont depuis plusieurs mois dans le collimateur de la justice. Parmi eux, 54 appartiennent aux partis de la coalition soutenant le président Alvaro Uribe et 33 sont en prison, y compris Mario Uribe, que la "parapolitique" avait conduit à abandonner le Congrès en octobre 2007.

Le Mouvement national colombien des victimes de crimes d'Etat accuse les paramilitaires d'avoir "perpétré entre 1982 et 2005 plus de 3.500 massacres et volé plus de six millions d'hectares de terre". Le Mouvement ajoute que "depuis 2002, après leur démobilisation, ils ont assassiné 600 personnes chaque année et sont parvenus à contrôler 35 pour cent du Congrès [Parlement]".

Aujourd'hui dans l'opposition après avoir gouverné la Colombie à de multiples reprises, le Parti Libéral (centriste, mais avec une aile gauche) donne raison à [l'analyste politique] Claudia Lopez en soupçonnant le pouvoir d'envisager "un chemin anticonstitutionnel, le chemin de l'autoritarisme et de l'éventuelle disparition de l'Etat de droit". Les libéraux préviennent qu'ils vont analyser la possibilité d'élections anticipées ou la convocation d'une Assemblée constituante comme remèdes à la "parapolitique".

Le mandat du président Alvaro Uribe court en principe jusqu'en 2010.

www.latinreporters.com/colombiepol23042008.html


La Colombie d’Uribe déstabilise la Nouvelle Amérique Latine

Au cours des deux derniers mois, des chercheurs, des universitaires et des juristes ont appelé à reconnaître les FARC-AP en tant que force légitime se battant contre l’Etat corrompu de Colombie.
De Copenhague à Caracas, de nombreuses personnalités gouvernementales ont dénoncé l’appellation de terroriste utilisée pour désigner les FARC-AP.
Depuis plusieurs années, pour soutenir l’Etat Colombien, différents aspects des activités politiques et culturelles des FARC, à caractère réellement social, ont été occultées ou marginalisées par la presse privée ou les gouvernements.

La terminologie du terrorisme est parfaite pour l’idéologie impérialiste et l’expansionnisme. C’est, disent Petras et Veltmeyer, une référence sans limites précises qui « permet un maximum d’interventions, dans toutes les régions et contre toute opposition » et « que n’importe quel groupe s’opposant activement au militarisme, à l’impérialisme (aussi appelé ‘mondialisation’) ou à des régimes locaux autoritaires puisse être dénoncé comme terroriste », légitimant ainsi une invasion ou une attaque.

il est clair que l’Etat Colombien, avec le soutien total des Etats-Unis, imposera ses projets et valeurs idéologiques par la force, sans souci des droits et des privilèges des lois et procédures électorales conventionnelles.
Des analystes attentionnés de la situation Colombienne continuent de débattre pour savoir si l’Etat Colombien est préfasciste ou fasciste.

James J. Brittain (Professeur Assistant) et Jim Sacouman (Professeur), sociologues Canadiens de l’Université d’Acadie en Nouvelle-Ecosse
4 mars 2008
http://lgvsite.canalblog.com/archives/2008/03/09/8249697.html
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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Lun 12 Mai - 14:22



Chavez règle ses comptes avec Angela Merkel, Juan Carlos et Alvaro Uribe

Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a réglé ses comptes dimanche, au cours de son émission radiotélévisée hebdomadaire « Alo Presidente ».

D’abord avec les dirigeants européens Angela Merkel, chancelière allemande, et Juan Carlos, roi d’Espagne. Il a reproché à la première ses déclarations invitant les autres gouvernements latino-américains «à prendre leurs distances avec celui de Cararcas». Le site du journal espagnol El Païs rapporte ses paroles : « Madame la chancelière, vous pouvez aller au ... », a-t-il dit, avant d’ajouter : « Comme c'est une femme, je n'en dirai pas plus. »

Hugo Chavez a indiqué ne pas savoir s’il serait présent au sommet entre l’UE et l’Amérique latine organisé à Lima le 16 mai prochain : «Je ne sais pas si j'irai à Lima. On dit à quelqu'un de venir pour qu'il reste muet. Pourquoi ne te tais-tu pas ? Mais nous ne nous tairons pas». Cette déclaration fait allusion à l’incident provoqué par Juan Carlos l’an dernier lors du sommet ibéro américain de Santiago. Le sommet , qui réunira plus de cinquante chefs d'Etat et de gouvernements, sera consacré à la lutte contre la pauvreté, le réchauffement climatique et les relations commerciales.

Le président vénézuélien a d’autre part accusé la Colombie de préparer une guerre contre son pays, qui servirait de prétexte à une intervention des Etats-Unis. «Cela est planifié, cela se produirait à partir des Etats de Zulia et de Tachira. (...) Ce serait une guerre dans laquelle les paramilitaires joueraient un rôle de pénétration et de renseignement» a-t-il déclaré avant de s’adresser directement à son homologue colombien Alvaro Uribe, qu’il a qualifié de «redoutable irresponsable», de «menteur», de «manipulateur» : «Président Uribe, demandez-vous bien jusqu'où cela peut aller, je vous lance publiquement un appel à la réflexion».

www.liberation.fr/actualite/monde/325862.FR.php
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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Jeu 14 Aoû - 21:04



Bolivie.
"Le Monde" prépare le terrain pour le coup d’Etat


Le jour du référendum révocatoire qui devrait confirmer la popularité du président Morales mais qui pourrait aussi faire l’objet d’un coup d’Etat civil ou militaire ou d’incidents graves, à la suite d’une déstabilisation orchestrée depuis des mois par la droite bolivienne appuyée lourdement par les Etats-Unis.

Ce jour, le quotidien le Monde prépare le terrain et justifie par avance tout ce qui pourrait arriver en souhaitant presque ouvertement que cela arrive (que Morales et son gouvernement tombent, renversés par des évènements...) en nous expliquant pourquoi cela va arriver.

A tous les coups l’on gagne, si cela arrive, on vous a dit pourquoi, si cela n’arrive pas -cette fois- on aura contribué à dénigrer un président dont le tort principal est d’être pauvre, indien, et de vouloir un peu plus de justice sociale pour son peuple.

Tous les poncifs du vocabulaire us contre Morales y passent mais appliqués en pommade. (...)

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69896
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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Mer 11 Mar - 9:37



L'Amérique latine en mouvement

presque partout en Amérique latine, à des degrés divers, s’est amorcé un mouvement inouï. En témoignent la fraternité ostensible entre des chefs d’Etat opposés à l’empire, fraternité qui n’est pas de façade car elle se traduit par une solidarité concrète entre ces pays.

A comparer avec l’Europe où chaque pays est en concurrence avec les autres et où l’on oppose les travailleurs entre eux pour mieux les déposséder. Les voyages à Cuba des dirigeants de ces pays sont des signes forts d’insoumission donnés aux USA.

En Amérique latine, il se passe ceci : la recherche d’un socialisme du XXIème siècle, démarqué de celui que l’URSS a caricaturé, dédaigneux du faux socialisme de tous les PS d’Europe, attentif à ce qui a fait tragiquement tomber Salvador Allende. C’est une expérience qui se fait en marchant.

Des terres sont distribuées aux paysans (y compris à Cuba), des entreprises autogérées, des coopératives créées par centaines, des médias alternatifs confiés aux populations, les monopoles démantelés ou nationalisés, tandis que dans tel ou tel de ces pays, les élus sont révocables par leurs électeurs. Dans tous, la solidarité nationale a mis fin à la famine, a permis l’alphabétisation, travaille à donner un toit à chacun (vaste programme).

L’Amérique du Sud s’est mise en marche dans un terrain non défriché. On verra des erreurs de route, mais on voit déjà que tout ce qui se fait est le contraire de ce qui se fait dans l’Union Européenne et dans notre Sarkoland.

Or, dans chacun des pays qui ont choisi cette voie, les dirigeants sont (physiquement) en danger de mort et les peuples risquent de voir surgir les canonnières. A comparer avec la veulerie de nos édiles qui, ne risquant rien dans une Europe puissante, sont néanmoins couchés devant les USA.

Le voyage d’un émissaire de Sarkozy à La Havane est un geste frileux qui signifie que l’ostracisme de la France, qui épousa la politique de Bush, ne peut se poursuivre.


Des chefs d’Etat ont précédé l'émissaire à Cuba : Cristina Kirchner (Argentine), Michelle Bachelet (Chili), Rafael Correa (Equateur), Alvaro Colom (Guatemala), José Manuel Zelaya Rosales (Honduras), Leonel Fernández Reina (République dominicaine) et Hugo Chávez (Venezuela). Nous avions eu, quelques mois plus tôt : Evo Morales (Bolivie), Inácio Lula da Silva (Brésil), René Préval (Haïti),Daniel Ortega (Nicaragua). Bien avant, Nelson Mandela, à peine élu président d’Afrique du Sud, se précipita à La Havane pour son premier voyage à l’étranger.

Tous ces [chefs d'Etat] étaient venus consulter des dirigeants d’une île où les basanés ne sont pas esclavagés et où, depuis 1959, et contrairement à ce qui se passa chez eux, la police et l’armée n’ont jamais tiré dans la foule, ni torturé les opposants, ni assassiné les dirigeants, ni mis en place une « démocratie » qui vend le pays au puissant voisin. [...]

Cuba, ni paradis ni enfer, dirigée par des hommes, pas par des anges, seule fourmi insolente que, de mémoire de latino-américain, un éléphant furieux n’a pas réussi à écrabouiller, seul pays du monde pourtant que l’armée des USA a le droit d’envahir sans prévenir le Congrès [...]

A cause de l’ensemble de nos médias (Siné Hebdo compris), la France sera bientôt le dernier pays à avoir compris que, dans toute l’arrière-cour US, une aube se lève, un autre monde est en train d’éclore, grouillant d’idées, de projets, d’innovations, grâce à la longue résistance d’une île minuscule soumise à un blocus.

Validmir MARCIAC
www.legrandsoir.info/spip.php?article8176



Emprunté à un article récent publié sur plusieurs sites. Auteur : Salim Lamrani, spécialiste en ce domaine :
Un rapport bipartite du Congrès étasunien, rendu public le 23 février 2009, intitulé « Changer la politique à l’égard de Cuba en faveur de l’intérêt national des Etats-Unis », recommande au président d’entreprendre « un premier pas unilatéral » à l’égard de La Havane, avant le prochain Sommet des Amériques du 17 avril 2009. Selon le congressiste de l’Indiana Richard Lugar, promoteur du rapport de 25 pages, ce geste consisterait, dans un premier temps, à éliminer les sanctions de 2004, un simple ordre exécutif étant nécessaire à cela.

« Un tel geste pourrait signaler un important changement et favoriserait un climat de bonne volonté à l’égard des Etats-Unis de la part des pays latino-américains, tout comme la coopération régionale que le gouvernement étasunien recherche dans plusieurs domaines », souligne le document.

Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Descartes et à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français spécialisé sur les relations entre Cuba et les États-Unis.
www.legrandsoir.info/spip.php?article8176

Cuba, les ouragans et l’hypocrisie de Washington
22 septembre 2008
www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10294




L'AFFAIRE DES CINQ

www.eyrolles.com/Accueil/Livre2/0/9782841095872/livre-washington-contre-cuba-un-demi-siecle-de-terrorisme-l-affaire-des-cinq.php
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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Dim 12 Juil - 13:28



« J’appelle à dénoncer le fait que l’armée a ordre de m’arrêter et de m’abattre si je résiste. »

Le docteur Luther Castillo Harris est originaire de la Mosquitia, une région dans la jungle, difficilement accessible, au Nord-Est du Honduras, pays le plus pauvre d'Amérique centrale. Il appartient à l’ethnie garifona, composée de descendants d’esclaves en fuite d’un bateau naufragé près des côtes de l’île de Saint Vincent.

Titulaire d’une bourse d’étude à Cuba, il étudie gratuitement la médecine à l’Ecole latino-américaine de médecine (ELAM), comme des milliers de jeunes étudiants pauvres, venus des quatre coins du monde.

Ses études terminées, il retourne pratiquer la médecine dans sa communauté d’origine. Là, grâce à la collaboration de Cuba, le gouvernement de Manuel Zelaya construit un hôpital, équipé de matériel de pointe, qui ouvre ses portes le 8 octobre 2007. Luther en devient le directeur. Depuis son ouverture, des milliers de personnes, qui n’avaient jamais vu de médecins auparavant, ont reçu des soins.

Dès le début du coup d’Etat, Luther a rejoint les mouvements sociaux de résistance, dont il est devenu le coordinateur.

C’est Luther, et tous les paysans, les ouvriers, le peuple souverain du Honduras qui prenait enfin son destin en main que les putschistes veulent abattre.

Aujourd’hui, le peuple hondurien n’a pas peur, il le crie dans les rues. Ecoutez cette chanson que les manifestants chantent à la tête des gorilles.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article88818



Le 28 juin 2009 au Honduras s'est produit un coup d’Etat contre la démocratie.

Le Président constitutionnel, Manuel ZELAYA, a été séquestré et expulsé de force par l’armée. Une oligarchie des plus réactionnaires s'est installée depuis au pouvoir, personnifiée par Roberto Micheletti, ancien militaire et puissant homme d'affaires.

Le bras droit de Micheletti s'appelle Billy Joya Améndola

Billy Joya Améndola était un des principaux dirigeants du Service de renseignement 3-36, chargé de l’enlèvement et de la séquestration des opposants politiques, et fondateur des escadrons de la mort « Lince y Cobra » (Lynx et Cobra). Il fut, dans ces fonctions, l’un des principaux exécuteurs d’enlèvements, de tortures et d’assassinats au Honduras, et pour le moins de onze exécutions sous le pseudonyme de Docteur Arranzola.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article88763



L’ambassadeur des Etats-Unis au Honduras, Hugo Llorens,
admet avoir participé à des réunions où a été préparé le coup d’Etat du 28 juin 2009 contre le président Zelaya.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article88758

la politique à « deux voies » des États-Unis et du Canada

Pour mater les Honduriens, l’Empire anglo-saxon a recours à la méthode classique « du bon et du mauvais flic ». D’un côté, l’action secrète et le coup d’État militaire, de l’autre la diplomatie et les écrans de fumée. Les deux voies sont poursuivies simultanément et au besoin, les rôles sont répartis entre États-uniens et Canadiens. Cependant, observe Arnold August, la diplomatie ne vise pas ici à faire respecter le droit international, mais au contraire à le violer en douceur. Ainsi, Washington et Ottawa réclament le rétablissement du président Zelaya dans ses fonctions, mais l’invitent à ne pas rentrer dans son pays pour ne pas provoquer d’affrontement avec les militaires.
www.voltairenet.org/article161013.html

Sanctions internationales

La compagnie publique Petroleos de Venezuela (PDVSA) fournissait jusqu'ici 20 000 barils de pétrole par jour au Honduras en vertu de cet accord, selon ses estimations. Rappelons que le président hondurien Zelaya avait opéré un certain rapprochement avec son homologue vénézuélien Hugo Chavez, avant le coup d'État.

Enfin, le Nicaragua a décidé de fermer l'accès à son espace aérien à l'avion du président désigné au sein des nouvelles autorités du Honduras, Roberto Micheletti.
www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/07/09/005-Honduras-jeudi.shtml

Mais le Honduras résiste!
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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Ven 11 Sep - 23:15



L'autre 11 Septembre
par Maurice Lemoine

Un projet de loi présenté le 8 septembre par la présidente chilienne Michelle Bachelet propose de mettre un terme à la « Loi réservée du cuivre ». Edictée sous le gouvernement du général Augusto Pinochet (1973-1990), celle-ci octroie aux Forces armées 10 % des revenus générés par l'exportation de la principale richesse du pays : le cuivre. A cause de cette mesure héritée de la dictature, le Chili est le pays latino-américain qui dépense le plus pour ses militaires - après le Brésil (immense) et la Colombie (enlisée dans un conflit). Son budget de la défense n'a cessé de croître de manière impressionnante ces dernières années, plaçant le pays au 12e rang des destinataires mondiaux d'armements pour la période 2003-2007 (4,9 milliards de dollars en 2007) .

Tout en réincorporant le budget militaire dans le budget national, la loi proposée par Mme Bachelet, si elle est votée, pourrait permettre d'affecter une part plus importante des revenus du cuivre, gérés par l'entreprise publique Corporación del Cobre (Codelco), aux insuffisants et indispensables programmes sociaux.

En son temps - celui de la guerre froide - c'est ce que voulait faire, toutes choses égales par ailleurs, Salvador Allende. Elu le 4 septembre 1970, partisan d'un socialisme démocratique, il nationalise les banques, la grande industrie et... les mines de cuivre (propriété des multinationales américaines). On sait ce qu'il en advint. Le président Richard Nixon et son secrétaire d'Etat Henry Kissinger donnent des instructions directes à la Central Intelligence Agency (CIA) pour « faire craquer l'économie chilienne ». Grèves (en particulier des camionneurs) et manifestations se succèdent sur la droite du gouvernement de l'Union patriotique (UP), occupations de terres et d'usines se multiplient sur sa gauche, ne facilitant pas son action. Tandis qu'une campagne médiatique haineuse et souvent mensongère, menée par le quotidien El Mercurio, prépare le terrain, l'état-major de l'insurrection regroupe l'organisation fasciste Patrie et Liberté, le Parti national, les officiers putschistes. L'ambassadeur américain Harry Schlaudeman - qui a participé à l'invasion de la République dominicaine en 1965 - assure la coordination entre les militaires chiliens et la CIA.


Salvador Allende (au centre) et Augusto Olivares (à droite), notamment.


Le 11 septembre 1973, la flotte entre à Valparaiso et l'armée attaque le palais présidentiel de la Moneda. C'est de là qu'Allende émet son dernier discours, transmis par Radio Magallanes : « Ils vont sûrement faire taire Radio Magallanes et vous ne pourrez plus entendre le son métallique de ma voix tranquille. Peu importe, vous continuerez à m'écouter, je serai toujours près de vous, vous aurez au moins le souvenir d'un homme digne qui fut loyal avec la patrie. Le peuple doit se défendre et non pas se sacrifier, il ne doit pas se laisser exterminer et humilier. (...) Allez de l'avant, sachant que bientôt s'ouvriront de grandes avenues où passera l'homme libre pour construire une société meilleure. (...) Vive le Chili ! Vive le peuple ! Vive les travailleurs ! Ce sont mes dernières paroles, j'ai la certitude que le sacrifice ne sera pas vain et qu'au moins ce sera une punition morale pour la lâcheté et la trahison. »

Plutôt que de se rendre, Allende se suicidera.

Le documentaire Héros fragiles d'Emilio Pacull revient sur ces événements. Dans ce voyage intime vers le passé, sous-titré « Chili 1973, affaire non classée », Pacull, après une longue absence, se lance sur les traces de son beau-père, Augusto Olivares, proche collaborateur d'Allende qui, lui aussi, s'est donné la mort dans le palais de la Moneda le 11 septembre 1973. A travers des archives, des extraits de films de fiction, des entretiens avec victimes, militants, anciens de l'Unité populaire et des acteurs (repentis ou non) du coup d'Etat, Pacull livre un travail d'investigation remarquable. Il permet également de (re)découvrir, in vivo pourrait-on dire, le rôle du patronat chilien, des médias et des Etats-Unis, dans cette page marquante de l'histoire qui a mené le Chili de l'utopie socialiste au « paradis » néolibéral.
www.monde-diplomatique.fr/2009/09/

Vidéo, hommage à Salvador Allende


« J'ai vu le vrai visage de la terreur »
Douglas « Checho » Galleguillos avait 19 ans le 11 septembre 1973. Il habitait Santiago du Chili le jour du coup d'État qui coûta la vie au président Salvador Allende. Depuis 1985, il habite Villeneuve d'Ascq. À l'occasion de la semaine commémorative, il témoigne.

Arrestations liées à la dictature Pinochet
le 2 septembre 2009
radio-canada.ca
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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Dim 29 Nov - 10:57

15 août 2009
Accord pour des bases militaires US en Colombie


Le président colombien Alvaro Uribe (AFP)

La Colombie autorise les États-Unis à utiliser sept de ses bases militaires

Un «accord réaffirme l'engagement des deux parties à lutter contre le trafic de drogue et le terrorisme» déclare un communiqué du ministère colombien des Affaires étrangères.

Ces sept bases militaires sont d'une grande importance stratégique pour les Etats-Unis. Elles permettent à l'aviation d'avoir accès aux Caraïbes et au Pacifique. De plus, les avions peuvent atteindre n'importe quel point du continent américain à partir de ces bases.

"Accord complémentaire pour la coopération et l’assistance technique pour la défense et la sécurité"

Le ministre des Affaires étrangères de la Colombie, Jaime Bermúdez et l’ambassadeur des États-Unis à Bogotá, William Brownfield, ont signé l’accord militaire qui avait été rejeté par la majorité des pays d’Amérique Latine.

Aux les premières heures de ce vendredi [30 10 2009], le gouvernement colombien a paraphé l’accord qui permettra l’établissement des Forces armées des États-Unis réparties sur sept bases militaires en Colombie.

Ce seront environ 800 militaires américains et 600 entrepreneurs civils du Gouvernement de Barack Obama qui occuperont les postes stratégiques.

Le texte signé par la Colombie et les États-Unis porte le nom d’ "Accord complémentaire pour la coopération et l’assistance technique pour la défense et la sécurité".

Le gouvernement d’Álvaro Uribe recevra jusqu’à 40 millions de dollars supplémentaires comme assistance additionnelle pour la signature de ce pacte militaire.

Les États-Unis ont remis plus de 6 milliards de dollars depuis 2000 à Uribe en contrepartie de la prétendue "Lutte contre le trafic de stupéfiants".
npa2009.org
cyberpresse.ca

Révélations du document officiel de la Force aérienne des USA
http://cubasilorraine.over-blog.org/article-les-veritables-objectifs-de-l-accord-militaire-signe-avec-la-colombie--39148206.html
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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Dim 29 Nov - 11:10


William Brownfield : 'es cuestión de colaboración'

Washington déclare ne pas vouloir participer pas aux opérations militaires colombiennes

L'ambassadeur des Etats-Unis en Colombie a tenté de rassurer les pays comme le Venezuela ou l'Equateur inquiets à propos de l'accord militaire signé entre Bogota et Washington, en affirmant que son pays ne participerait pas «aux opérations militaires» de la Colombie.

L'ambassadeur et le chef de la diplomatie colombienne, Jaime Bermudez, ont signé vendredi pour dix ans un accord permettant à l'armée américaine de faire usage d'au moins sept bases en Colombie, pays frontalier avec le Venezuela, l'Equateur, le Brésil, le Pérou et Panama.

Il autoriserait la présence de 800 militaires et 600 civils américains.

Cela «ne signifie pas une augmentation de la présence militaire des Etats-Unis en Colombie» et cela n'aura pas d'«impact extraterritorial», a dit l'ambassadeur américain.

Le texte est destiné selon Washington et Bogota à renforcer leur coopération dans la lutte contre le trafic de drogues et les guérillas d'extrême-gauche, mais il a suscité des réserves en Colombie et une crise régionale en juillet-août.

Le Venezuela et l'Equateur craignent que des opérations les visant puissent être menées depuis le sol colombien, notamment en matière de renseignements.

01 11 2009
cyberpresse.ca

Castro accuse Obama de traiter avec «mépris» l'Amérique latine

Le dirigeant historique cubain Fidel Castro a accusé mercredi l'administration de Barack Obama de traiter avec un «mépris» inégalé l'Amérique latine en signant un accord controversé avec la Colombie pour l'utilisation d'au moins sept de ses bases militaires.

Cet accord, «qui menace non seulement le Venezuela mais tous les pays d'Amérique centrale et du Sud», «n'est pas un acte du gouvernement de Bush ; c'est Barack Obama qui a souscrit à cet accord, violant les normes légales, constitutionnelles et éthiques», écrit Fidel Castro dans un billet en rappelant que les États-Unis disposent d'une base militaire au Honduras, où s'est déroulé récemment un coup d'État. «Jamais on n'a traité avec autant de mépris les peuples latino-américains», estime-t-il dans une «réflexion» publiée sur le site officiel Cubadebate.cu.

«Un pays comme Cuba sait très bien que quand les États-Unis imposent une de leurs bases militaires, ils partent s'ils le veulent ou restent par la force comme cela est le cas depuis plus de cent ans avec Guantanamo», base navale américaine dans le sud-est de l'île communiste, poursuit l'ancien président cubain, âgé de 83 ans.

Fidel Castro estime que la lutte contre la drogue évoquée par Washington et Bogota pour la signature de cet accord n'est qu'un prétexte, les «bases militaires américaines étant apparues en Amérique latine bien avant les drogues, à des fins interventionnistes».

En vigueur pendant dix ans, cet accord, signé vendredi dernier à Bogota, doit permettre à l'armée américaine de faire usage - pour la lutte contre le narcotrafic et les guérillas - d'au moins sept bases en Colombie, pays comptant des frontières avec le Venezuela, l'Equateur, le Brésil, le Pérou et Panama.

Ennemi déclaré de Washington depuis un demi-siècle, Fidel Castro promet par ailleurs dans ce billet de «continuer à lutter sans fin pour la liberté» des cinq Cubains condamnés en 2001 aux États-Unis à de lourdes peines de prison pour espionnage contre les milieux anticastristes de Miami.

4 novembre 2009
www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/200911/04/01-918280-castro-accuse-obama-de-traiter-avec-mepris-lamerique-latine.php
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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Dim 29 Nov - 11:24



Evo Morales : les bases militaires des États-Unis en Colombie visent à contrôler l’Amérique Latine

“Quand ils ne peuvent plus agir en Bolivie, ils transforment la Colombie en base militaire étasunienne, afin de contrôler et d’exploiter nos ressources naturelles”. Il a répété que l’objectif des bases militaires était de chercher à reverser les gouvernements démocratiques.

Le président bolivien a constaté que l’empire étasunien a dans sa ligne de mire les richesses naturelles de son pays comme le gaz, qui a des réserves pour encore 150 ans, le fer, pour 85 ans et peut-être du lithium.

Le 10 septembre dernier, la Bolivie a déclaré persona non grata le représentant étasunien dans ce pays, Philip Goldberg, après l’avoir accusé de soutenir des groupes d’opposition autonomistes qui procédèrent à des blocages de routes, à des occupations de ministères et qui retinrent captif le vice-ministre du gaz naturel au Brésil.

Doc audio
www.legrandsoir.info/+Evo-Morales-les-bases-militaires-des-Etats-Unis-en-Colombie-visent-a-controler-l-Amerique-Latine+.html
Bicentenaire de La Paz le 16 juillet 2009

Narcotrafic, Droits de l'Homme : Chavez répond à Obama
16 novembre 2009
www.dailymotion.com/video/xb907g_chavez-a-obama-allez-vous-laver-ce_news


Chavez : il faut «se préparer à la guerre»

Le président vénézuélien craint une agression armée des Etats-unis à partir de la Colombie.
Hugo Chavez a affirmé dimanche 8 novembre que l'armée devait se tenir prête "pour la guerre" et a invité ses concitoyens à "défendre la patrie" contre une éventuelle agression des Etats-Unis à partir de la Colombie.
"Le gouvernement colombien est transféré aux Etats-Unis, il n'est plus à Bogota", a-t-il lancé, ajoutant que "les militaires yankees pourraient être à leur aise en Colombie, comme s'il s'agissait d'un Etat de l'Union".

Vendredi, le dirigeant cubain Fidel Castro avait affirmé que cet accord équivalait à une "annexion", en préparation d'une attaque contre le Venezuela.
Source : NouvelObs.com
http://agir-pour-lavenir.forumactif.org/amerique-du-sud-f27/vers-une-guerre-contre-chavez-t880.htm
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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Dim 29 Nov - 11:40



Venezuela : le flot de mensonges

Comme le montre Eva Golinger dans ses livres, le flot permanent de mensonges sur le Venezuela et son président, le populaire Hugo Chavez doit se voir comme le fer de lance d’une stratégie intégrée de déstabilisation et de « changement de régime » pour la nation pétrolière orientée vers le socialisme.

Ces mensonges insistants et répétés ont leurs précédents. En 1960, le Sénateur Chilien Salvador Allende, a raconté au Sénat chilien qu’il avait été témoin de la « propagande brutale et délibérée… Jour après jours et minute après minute, ils défigurent ce qui s’est passé à Cuba ». Naturellement, les chaînes médiatiques dirigées par des grosses compagnies privées ne pouvaient pas envisager la moindre vue sympathique de la révolution socialiste cubaine.

Toutefois, le grand danger de ces mensonges constants à propos de Cuba, démontré par Allende, était qu’ils reproduisaient les préparatifs du renversement antérieur par les Etats-Unis du gouvernement démocratique et réformiste de Jacobo Arbenz au Guatemala. Ce coup d’Etat de 1954 a été suivi par des décennies de dictatures soutenues par les Etats-Unis et l’assassinat de plus de 100 000 personnes dans ce pays d’Amérique centrale. Allende avait raison. En 1961, les Etats-Unis ont lancé une invasion à Cuba, mais ont échoué à la soutenir avec des troupes terrestres étasuniennes, et l’intervention a échoué. Plus tard, Allende lui-même, en tant que président massivement élu du Chili, a fait face aux mêmes attaques médiatiques féroces, avant d’être assassiné lors du coup d’Etat militaire soutenu par les Etats-Unis de 1973.

Dans le cas du Venezuela, nous n’avons pas du tout besoin de regarder plus loin que The Economist, basé à Londres, pour voir de bons exemples de malhonnêteté calculée. The Economist privilégie les intérêts d’investisseurs britanniques, européens et (de plus en plus) asiatiques, à ceux des grandes compagnies étasuniennes. Néanmoins, sur la question de s’opposer à un gouvernement socialiste au Venezuela, il y a un terrain d’entente et le niveau d’éthique journalistique est similaire.

Regardons leur article récent, « La politique étrangère du Venezuela : rêves d’un monde différent », délicatement sous-titré : « Les Armes et les Tyrans » (The Economist, 19 Septembre 2009, p.52). Dans un court article, ils se débrouillent pour fourrer au moins quatre mensonges importants, à côté de quelques mensonges anecdotiques. (...)

Tim Anderson
20 Octobre 2009
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16021


Las constantes y perennes mentiras sobre Venezuela
Por : Tim Anderson
Fecha de publicación : 23/10/09
www.aporrea.org/venezuelaexterior/a88832.html


Venezuela's foreign policy
Dreams of a different world

Arms and the tyrants

Sep 17th 2009
www.economist.com/world/americas/displaystory.cfm?story_id=14460201


ALBA : Alliance de pays souverains dans les Amériques (35)
Unasur : Union des Nations Sud-Américaines, organisation supranationale créée en mai 2008 à l’image de l’Union européenne. Outre la communauté économique, le projet inclut à terme le passage à la monnaie unique, l’octroi d’une citoyenneté et d’un passeport commun et l’instauration d’un parlement commun.
BNDES : outil économique dont se sert Lula pour financer divers projets.
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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Lun 30 Nov - 17:28


Appel d'un syndicat étudiant à ne pas voter à la présidentielle du dimanche 26 novembre 2009
à Tegucigalpa (AFP Orlando Sierra)


Le Honduras vote pour entériner le coup d'Etat

Analyse
Cinq mois après le putsch qui a causé la chute de Manuel Zelaya, les Honduriens sont appelés aux urnes ce dimanche pour élire un nouveau Président. Un scrutin contesté qui légalise de fait le renversement du 28 juin.

Le double-jeu américain

L'influence des Etats-Unis dans l'affaire hondurienne s'est faite bien davantage sentir quand l'administration américaine a annoncé qu'elle reconnaîtrait les résultats du scrutin. Un blanc-seing donné aux putschistes, mais surtout le moyen de sortir d'une crise qui l'embarrassait de plus en plus, alors que la priorité est actuellement à l'Afghanistan et l'Irak.

Ce que la revue Envio résume ainsi: «Les républicains utilisaient les difficultés à résoudre la crise hondurienne pour fustiger l'incompétence d'Obama et des démocrates (...). Si Obama n'arrive pas à régler un conflit dans un pays si petit, comment pourrait-il faire face à des problèmes bien plus sérieux dans et hors des Etats-Unis?»

Pour Benoît Hervieu, «les États-Unis ne voulaient pas qu'on les accuse d'une ingérence grossière», ce qui expliquerait leur timidité face aux putschistes. Reste que le départ de Zelaya, dont la politique avait récemment viré à gauche, avec notamment l'adhésion à l'Alliance bolivarienne, n'était sûrement pas pour déplaire à l'administration américaine, toutefois largement désintéressée de la zone.

Violations des droits de l'homme

Les futures relations diplomatiques du Honduras avec ses voisins sont déjà problématiques. L'Argentine et le Brésil, acteurs régionaux majeurs, ont annoncé qu'ils ne reconnaîtraient pas le nouveau gouvernement. En fait, le scrutin et l'entérinement du coup d'Etat risquent «d'accroître la dépendance économique du Honduras vis-à-vis des États-Unis (principal fournisseur et client, ainsi que terre d'immigration, ndlr)», précise Benoît Hervieu.

En interne, la situation est tout aussi tendue. «C'est une erreur d'imaginer que ces élections vont laver le linge sale du coup d'État», explique le responsable de RSF. «4000 cas de violation des droits de l'homme (arrestations arbitraires, quelques cas de viols) ont été recensés et attestés depuis juin». Les journalistes en font souvent les frais: les suspensions ou fermetures de journaux, radios ou télés «hostiles» se sont multipliées ces derniers mois. «Quel sera l'avenir des médias qui ont dénoncé le coup d'État et disent aujourd'hui que ces élections en sont une légalisation?», s'interroge Benoît Hervieu. (...)

SYLVAIN MOUILLARD
www.liberation.fr/monde/0101605654-le-honduras-vote-pour-enteriner-le-coup-d-etat


Porfirio Lobo se déclare vainqueur de la présidentielle au Honduras

Manuel Zelaya, dûment élu mais évincé du pouvoir, et réfugié à l'ambassade brésilienne depuis plus de deux mois, a déclaré l'élection illégitime et appelé à son boycottage.

Selon Associated Press, il affirme déjà que le taux de participation au scrutin n'est que de 35 %, et non de 60 %, comme le clament les responsables du scrutin.
www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/11/30/001-honduras_resultats.shtml


Manuel Zelaya refuse de reconnaître l´élection présidentielle au Honduras
http://fr.cctv.com/program/journal/20091130/101263.shtml

Honduras : les partisans du président Zelaya affrontent la police
http://fr.cctv.com/program/journal/20091130/101267.shtml

Hugo Chavez : c'est une "farce électorale"

Le président du Venezuela Hugo Chavez, allié du dirigeant du Honduras Manuel Zelaya, a qualifié de "farce électorale" le scrutin organisé dans le pays d'Amérique centrale, jugeant qu'il s'agissait de "la deuxième étape d'un coup d'Etat".

"A l'heure où j'écris ces lignes, nous n'avons aucune information certifiée sur ce qui va se passer lors de la farce électorale organisée au Honduras. On ne peut pas donner d'autre nom à ce qui est de toute évidence la deuxième étape d'un coup d'Etat", écrit M. Chavez dans sa chronique hebdomadaire, publiée dans la presse vénézuélienne.

"C'est le tout nouveau modèle hondurien : la nouvelle technique de l'Empire, le coup d'Etat légal"

Ce scrutin présidentiel, législatif et municipal se déroule sans observateurs de l'ONU et de l'OEA (Organisation des Etats américains) et il est contesté par M. Zelaya et plusieurs pays latino-américains, car le président déchu n'a toujours pas été rétabli dans ses fonctions.

Mais les Etats-Unis soutiennent au contraire ces élections, qu'ils considèrent comme un élément important pour sortir de la crise. "Quand le président (américain Barack) Obama affirme que ces +élections+ permettent de +repartir de zéro+, ce n'est pas seulement une marque d'hypocrise, c'est aussi la confirmation de la stratégie des Etats-Unis pour essayer de conserver son pouvoir dans la région", ajoute M. Chavez.
www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/11/29/01011-20091129FILWWW00143-honduras-farce-electorale-chavez.php

Le Brésil ne reconnaîtra pas les résultats des élections au Honduras, a affirmé le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, dimanche en marge du Sommet ibéro-américain, qui se tient à Estoril, une station balnéaire portugaise.

Ces élections ont également été rejetées par le Venezuela, la Bolivie et l'Equateur, alors que les Etats-Unis, le Panama et le Pérou ont affirmé vouloir reconnaître les résultats.
http://french.cri.cn/781/2009/11/30/302s206492.htm
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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Jeu 9 Juin - 21:56


Photo: AP/Martin Mejia

Pérou : Ollanta Humala remporte l'élection présidentielle

Au Pérou, le candidat nationaliste de gauche, Ollanta Humala, a remporté l'élection présidentielle au terme du second tour, disputé dimanche. Il a battu par une faible avance sa rivale de droite, Keïko Fujimori, fille de l'ancien dictateur aujourd'hui emprisonné.

M. Humala, 48 ans, a recueilli l'appui de 51,5 % des électeurs contre 48,5 % pour Mme Fujimori, avec 92,2 % des suffrages dépouillés.

« Nous voulons la croissance économique avec un volet social. Nous pouvons construire un Pérou plus juste pour tous. » Ollanta Humala
[...]
Mieux redistribuer les richesses

M. Humala a promis de créer des emplois, d'améliorer les conditions de vie des plus pauvres, notamment en construisant des logements et en leur offrant des services de première nécessité comme l'eau courante et l'électricité, et de mettre fin aux conflits sociaux récurrents.

Partisan d'une renégociation des contrats d'exploitation des ressources naturelles, M. Humala veut également mieux redistribuer les bénéfices de milliards de dollars issus de l'industrie minière, qui représente à elle seule 60 % des revenus d'exportation du Pérou.

Celui qui a déjà dit admirer le général Juan Velasco, dictateur qui, entre 1968 et 1975, a exproprié les terres des riches et nationalisé une multitude d'industries, a tenté de modérer son image.
Au cours de la campagne, il s'est davantage réclamé d'une gauche à la Lula, l'ex-président brésilien.
[…]
L'ancien gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson, qui était au Pérou en tant qu'observateur pour le compte de l'Organisation des États américains, estime que le nouveau président péruvien demeure une « énigme ». L'ex-politicien américain croit cependant qu'il sera possible de « l'éduquer » et demande au monde des affaires de lui donner une chance.
www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/06/06/008-perou-ollanta-humala-victoire.shtml

Élections au Pérou : les inquiétudes du Monde

Dimanche 5 juin 2011 : Ollanta Humala remporte l’élection présidentielle au Pérou, avec plus de 51,5 % des voix. Son adversaire, Keiko Fujimori, reconnaît sa défaite le 6 juin. La lointaine Amérique latine va de nouveau faire les frais de la malinformation, pour ne pas dire de la désinformation, de la part de certains médias français. Le Monde s’est une fois de plus illustré.

[…] Les inquiétudes sont donc celles des « marchés », du « monde des affaires », et d’une partie de l’électorat de Keiko Fujimori, laquelle a été, apprend-on par ailleurs, « soutenue par de nombreux représentants de la droite traditionnelle, […] une grande partie de l’élite sociale et économique mais aussi de la classe moyenne urbaine ». Est-ce le programme du futur président qui les inquiète ? Ce n’est pas grâce à cet article qu’on l’apprendra, puisqu’il ne consacre pas la moindre ligne aux projets d’Ollanta Humala, uniquement qualifié de « nationaliste ».

Il faut se reporter à la dépêche AFP « étoffée » de la veille pour apprendre que « la priorité de Humala est de partager la croissance, qui s’élevait à 8,7 % en 2010, dans un des pays les plus inégaux du monde », car « au Pérou, la prospérité qui règne à Lima, sur la côte, pour une élite blanche, n’a jamais concerné le pays de l’intérieur, des Andes ou de l’Amazonie, indien surtout, et spectaculairement sous-développé ».

Il ne nous appartient pas de juger du programme d’Ollanta Humala, et encore moins de faire un quelconque pronostic sur ses réalisations futures. Mais, de toute évidence, certains Péruviens ont peut-être de quoi être « inquiets ». Et d’autres, rassurés, voire pleins d’espoir. Or, si le sort de « l’élite blanche » semble inquiéter Le Monde, celui des exclus de la croissance ne semble pas préoccuper outre mesure la rédaction du quotidien. […]
www.acrimed.org/article3614.html

Libération fait croire à un coup d’État
avec le titre « Présidentielle au Pérou : le candidat de gauche, Ollanta Humala, se proclame vainqueur »
www.liberation.fr/monde/01012341694-presidentielle-au-perou-le-candidat-de-gauche-ollanta-humala-se-proclame-vainqueur


Pérou, d’une arrière-cour à l’autre ?
Si l’économie péruvienne a cru de 8,3 % en 2010 et la pauvreté chuté de 54 % à 35 % en dix ans, les inégalités demeurent criantes. Directement concernées, les entreprises chinoises qui, comme le montre ce reportage, ont depuis quelques années propulsé les produits miniers au premier rang des exportations du pays.
www.monde-diplomatique.fr/2011/06/REVELLI/20747

www.perou.org/
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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Mer 6 Mar - 3:59



Le président du Venezuela, Hugo Rafael Chávez Frías, né le 28 juillet 1954 à Sabaneta, est mort des suites d'un cancer le 5 mars 2013 à Caracas.
www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/03/05/011-mort-hugo-chavez-president-venezuela.shtml

Les nouveaux Chiens de garde
Allergiques aux socialistes dignes de ce nom, les toutous du capitalisme, couchés devant les puissants, fussent-ils assassins ou voyous, se lâchent. Le Figaro, RFI, Le Monde, France Inter, Libération parlent de provocateur, de tribun populiste, de paranoïa ou font de l'humour...
http://www.lesnouveauxchiensdegarde.com/

BB interviews…Noam Chomsky
Feb 15, 2013
Chomsky says that corporate journalists working within this framework learn subconsciously and by cultural accretion what they can and can’t write in their articles (which results in most adhering to a very tight ideological spectrum). He is fond of quoting George Orwell’s remark that establishment journalists working in the “free press” know instinctively “what it wouldn’t do to say”. No one is telling them what not to write, Chomsky avers, but the self-censorship is the all the more powerful because it is done automatically, without thought.
There is no need for any cognitive dissonance or crisis of conscience.
http://blogs.ft.com/beyond-brics/2013/02/15/bb-interviews-noam-chomsky/

"Les dirigeants américains ont utilisé la fenêtre d'opportunité ouverte par le 11 septembre pour pousser plus en avant leur politique. " Noam Chomsky, au cours de la conférence qu'il a donnée au FSM devant un auditoire de deux mille personnes, a voulu alerter sur les véritables objectifs qui se cachent derrière le slogan de " guerre contre le terrorisme " lancée par George W. Bush depuis les attentats contre les tours du World Trade Center. Le linguiste américain a dénoncé la propagande et le détournement des mots.
http://www.humanite.fr/node/444994
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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Mer 6 Mar - 9:38



Hugo Chavez, le socialisme du 21e siècle

[Vidéo] Fils d’enseignants, issu d’une famille modeste, Hugo Chavez, né en 1954, suit des études à l’Académie militaire du Vénézuela avant d’intégrer l’université Simon Bolivar de Caracas. Rien ne le destine alors à la politique. Il rêve d‘être champion de baseball.
Pourtant en 1992, à la tête du mouvement pour la révolution bolivarienne qu’il a créé, il tente un coup d’État contre le président Pérez. Sans succès. Il passera deux ans en prison mais déclare : “Je m’incline … pour l’instant”, petite phrase qui le rendra célèbre. [...]
Jusqu’au dernier moment, Hugo Chavez n’aura de cesse d’assurer la survie de sa “Révolution Bolivarienne”. C’est pour cela qu’il demandera à son gouvernement, à son parti et à l’armée fidélité envers son successeur, Nicolas Maduro.
http://fr.euronews.com/2013/03/05/hugo-chavez-le-socialisme-du-21e-siecle/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicol%C3%A1s_Maduro


Lettre du Président Hugo Chavez aux participants du IIIème Sommet Afrique-Amérique latine et Caraïbes (Guinée Équatoriale, février 2013)
Une sorte de lettre d’ « adieu » à l'attention des Africains
www.rewmi.com/Lettre-d-adieu-Le-President-Hugo-Chavez-ecrit-aux-africains_a74903.html

Hugo Chávez eut en 2007 une virulente altercation avec le roi d’Espagne durant la clôture du 17e Sommet ibéro-américain, le roi Juan Carlos lui ayant ordonné de se taire, après qu’il eut qualifié l’ex-Premier ministre espagnol de « fasciste ».
Le président a ensuite déclaré qu’il ouvrait le débat avec le roi et qu’il souhaitait que Juan Carlos s’exprimât sur la tentative de coup d’État de 2002 visant à renverser son gouvernement, pourtant légitimement et démocratiquement élu par le peuple vénézuélien.
Chávez a alors pointé du doigt Manuel Viturro, ambassadeur espagnol à la date du 11 avril 2002, comme complice de ce coup d’État avorté.
« Il est difficile de croire que l’ambassadeur puisse appuyer les putschistes sans l’appui préalable de Sa majesté » a déclaré le président du Venezuela.
« Alors, à cet instant précis, je me demande si le fait que le roi ait pu appuyer le coup d’État de 2002 le pousse à s’énerver si fort lorsque je qualifie l’ex-Premier ministre Aznar de fasciste. Faut-il croire que c’est le roi en personne qui dirige la politique extérieure ? » a ajouté le président.
Maintenant, je comprends la colère du roi à travers cette invective, « pourquoi tu ne te tais pas ? ».

Votre Majesté, je vous réponds ceci : « Nous sommes ici depuis 500 ans, jamais nous ne nous tairons, encore moins à la demande d’un monarque. »
www.actulatino.com/2007/11/12/venezuela-hugo-chavez-repond-au-roi-d-espagne-apres-leur-joute-verbale-survenue-lors-du-17e-sommet-ibero-americain/
http://lejournaldusiecle.com/2013/03/06/le-president-du-venezuela-hugo-chavez-est-mort/


Pour lui rendre hommage, et réaffirmer que Hugo Chavez ne mourra jamais, le Parti de Gauche invite chacun à se rassembler demain 6 mars, à 18h30, au pied de la Statue du Libertador Simon Bolivar à Paris.
La statue est située sur le cours la Reine, dans le 8e arrondissement de Paris, au débouché du pont Alexandre-III.
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MessageSujet: Re: Fernando Lugo - l'Amérique latine   Jeu 7 Mar - 6:14



Hugo Chávez

Peu de gouvernants au monde font l’objet de campagnes de démolition aussi haineuses que M. Hugo Chávez, président du Venezuela. Ses ennemis n’ont hésité devant rien : coup d’État, grève pétrolière, exode de capitaux, tentatives d’attentat... On n’avait pas vu un tel acharnement en Amérique latine depuis les attaques de Washington contre M. Fidel Castro.
Les calomnies les plus misérables sont colportées contre M. Chávez, conçues par les nouvelles officines de propagande – National Endowment for Democracy (NED), Freedom House, etc. – financées par l’administration du président des États-Unis George W. Bush. Dotée de moyens financiers illimités, cette machine à diffamer manipule des relais médiatiques (dont des journaux de référence) et des organisations de défense des droits humains, enrôlés à leur tour au service de ténébreux desseins. Il arrive aussi, ruine du socialisme, qu’une partie de la gauche sociale-démocrate ajoute sa voix à cette chorale de diffamateurs.

Pourquoi tant de haine ? Parce que, à l’heure où la social-démocratie connaît une crise d’identité en Europe, les circonstances historiques semblent avoir confié à M. Chávez la responsabilité de prendre la tête, à l’échelle internationale, de la réinvention de la gauche. Alors que, sur le Vieux continent, la construction européenne a eu pour effet de rendre pratiquement impossible toute alternative au néolibéralisme (lire « An 01 de la gauche, on arrête tout, on réfléchit » et « Le spectre de l’Occident paralyse la pensée »), au Brésil, en Argentine, en Bolivie et en Équateur, inspirées par l’exemple vénézuélien, les expériences se succèdent qui maintiennent vivant l’espoir de réaliser l’émancipation des plus humbles.

À cet égard, le bilan de M. Chávez est spectaculaire. On comprend que, dans des dizaines de pays pauvres, il soit devenu une référence obligée. Dans le respect scrupuleux de la démocratie et de toutes les libertés (1), n’a-t-il pas refondé la nation vénézuélienne sur une base neuve, légitimée par une nouvelle Constitution qui garantit l’implication populaire dans le changement social ? N’a-t-il pas rendu leur dignité de citoyens à quelque cinq millions de marginalisés (dont les indigènes) dépourvus de documents d’identité ? N’a-t-il pas repris en main la compagnie publique Petróleos de Venezuela SA (PDVSA) ? N’a-t-il pas déprivatisé et rendu au service public la principale entreprise de télécommunication du pays ainsi que la compagnie d’électricité de Caracas ? N’a-t-il pas nationalisé les champs pétrolifères de l’Orénoque ? Enfin, n’a-t-il pas consacré une part de la rente pétrolière à acquérir une autonomie effective face aux institutions financières internationales, et une autre au financement de programmes sociaux ?

Trois millions d’hectares de terre ont été distribués aux paysans. Des millions d’adultes et d’enfants ont été alphabétisés. Des milliers de dispensaires médicaux ont été installés dans les quartiers populaires. Des dizaines de milliers de personnes sans ressources, atteintes d’affections oculaires, ont été gratuitement opérées. Les produits alimentaires de base sont subventionnés et proposés aux plus démunis à des prix inférieurs de 42 % à ceux du marché. La durée de travail hebdomadaire est passée de 44 heures à 36 heures, tandis que le salaire minimum montait à 204 euros par mois (le plus élevé d’Amérique latine après le Costa Rica).

Résultats de toutes ces mesures : entre 1999 et 2005, la pauvreté a baissé de 42,8 % à 37,9 % (2), tandis que la population vivant de l’économie informelle chutait de 53 % à 40 %. Ces reculs de la pauvreté ont permis de soutenir fortement la croissance, qui, au cours des trois dernières années, a été en moyenne de 12 %, parmi les plus élevées du monde, stimulée aussi par une consommation qui a progressé de 18 % par an (3).

Devant de tels succès, sans parler de ceux obtenus en politique internationale, faut-il s’étonner que le président Chávez soit devenu, pour les maîtres du monde et leurs affidés, un homme à abattre ?

Ignacio Ramonet
août 2007
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/08/RAMONET/15003

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