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 Les transfuges avec papiers

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Ven 18 Mai - 11:52



Les Verts abandonnent la lutte contre l'aéroport de Notre Dame des Landes,
en échange de deux ministères...

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.64214694076.72687.650064076&type=3

Quand financer la boutique passe avant l'unité
Mise au point pour rappeler la loi expliquant la division des courants politiques, notamment de la gauche radicale lors des élections législatives...

Législatives : chaque parti touchera plus de 1.60 € par an et par voix obtenue pendant 5 ans, s'il est présent dans 50 circonscriptions et fait 1%. Ainsi la loi électorale s'assure de la division des forces de la gauche radicale !
http://bigre.info/post/2012/05/16/Comment-la-R%C3%A9publique
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Ven 18 Mai - 12:30


Un premier test : le pacte budgétaire
Par Aurélie Trouvé, coprésidente d’Attac France

Le vrai changement, ce n’est pas maintenant, mais dans les mois et années à venir. Il dépendra de la capacité des mouvements citoyens, syndicaux, associatifs et intellectuels à mettre le gouvernement dos au mur, fût-il socialiste.

Le pacte budgétaire sera un premier test. Cet obscur traité européen promu par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy doit être ratifié au plus tôt par l’ensemble des pays européens. Et c’est loin d’être une broutille. Il durcit considérablement les plans d’austérité sociale imposés partout en Europe et enlève tout levier budgétaire nécessaire pour financer une transition écologique et sociale. Comment ? En imposant, en plus des 3% de déficit budgétaire, un « déficit structurel » maximal de 0,5% (notion controversée dont le calcul sera laissé à l’arbitraire des experts de la Commission européenne) et un nouvel arsenal punitif, avec des amendes quasi-automatiques pour les pays en déficit. [...]
http://communistefeigniesunblogfr.unblog.fr/2012/05/09/un-premier-test-le-pacte-budgetaire/

La croissance ? Parlons-en
[...] François Hollande a expliqué pendant sa campagne que la “renégociation” du traité visait à le “compléter” avec un volet “croissance”. Or Berlin comme les institutions européennes se montrent ouverts à la mise au point d’un “pacte de croissance”, pourvu qu’on ne touche pas “au pacte budgétaire” » (1).

Tout serait donc affaire de sémantique, c’est-à-dire du sens que l’on attribue aux mots. Exemple : le mot « croissance ». Dans la bouche de M. Draghi de la BCE, de Mme Lagarde du FMI, ou du Medef, il signifie ceci : il faut alléger les charges qui pèsent sur les patrons pour relancer la machine économique ; pour cela, il faut tailler dans les régimes de Sécurité sociale et de retraites et dans les dépenses publiques, casser les garanties ouvrières collectives (conventions collectives, statuts), généraliser les accords compétitivité-emploi, aggraver dans tous les domaines précarité, mobilité et flexibilité des travailleurs. Et lorsqu’on objecte à ces honorables institutions qu’une telle politique d’austérité réduit brutalement le pouvoir d’achat des salariés (donc leur capacité de consommation), ils répondent que la déréglementation d’aujourd’hui fera la croissance de demain. Trêve d’hypocrisie : ce dont il est question ici, c’est de croissance des profits et de surexploitation. Assurément, un tel « pacte de croissance » serait compatible avec « SuperMaastricht ».

Mais que signifie « croissance » pour l’ouvrier, l’employé, le jeune, le chômeur, tous ceux qui viennent d’exprimer leur rejet des politiques destructrices appliquées depuis vingt ans par les gouvernements de toutes couleurs politiques ? Que signifie ce mot, sinon travail et pouvoir d’achat ? Autrement dit : la création des emplois sous statut nécessaires dans les écoles, les hôpitaux et l’ensemble des services publics, l’arrêt de la RGPP ; la création d’emplois en CDI et l’interdiction des licenciements dans le privé ; et, bien sûr, l’augmentation générale des salaires. Cette croissance-là, qui relance la machine économique par l’augmentation du pouvoir d’achat et la garantie d’un vrai travail et d’un vrai salaire pour chacun, est incompatible avec un traité qui fait de l’austérité une obligation constitutionnelle et prétend, dès 2013, couper 80 milliards d’euros dans les dépenses de la nation.

La sémantique doit être laissée à ceux qui jouent avec les mots. Mais on ne peut jouer avec la vie et les aspirations profondes de l’immense majorité des travailleurs et des jeunes qui ont dit leur rejet de la politique maastrichtienne.

Il faut en donner acte à Mme Merkel : ce traité n’est ni négociable ni amendable. A qui prétend défendre ou représenter les intérêts de la population laborieuse et de la jeunesse, il ne reste qu’une possibilité : dire en toute clarté que ce traité ne doit pas être ratifié. Réaliser l’unité de toutes les forces ouvrières et démocratiques pour mettre en échec la ratification du traité : telle est la tâche centrale de l’heure.
_____
(1) Président de l’Eurogroupe, M. Juncker a déclaré à Hollande le 7 mai : « Il ne sera pas possible de modifier la substance du pacte budgétaire, il n’y aura pas de nouvelle négociation possible (…). Mais il est possible d’y ajouter des éléments de croissance, pas nécessairement sous la forme d’un traité » (Reuters).
http://parti-ouvrier-independant.fr/2012/05/09/la-croissance-parlons-en/


Dans son discours prononcé à Tulle le dimanche 6 mai , François Hollande a évoqué son rôle au niveau européen et mondial
www.slate.fr/france/54573/francois-hollande-victoire-europe

Le Président de la BCE a ravi François Hollande en parlant de la "nécessité d'une pacte de croissance". Mais "Super Mario" refuse de le financer et invite les dirigeants européens à maintenir le cap de la rigueur budgétaire même si les réformes "font mal".
www.challenges.fr/finance-et-marche/20120425.CHA5759/decryptage-des-propos-de-draghi-bce-sur-la-croissance-et-le-pacte-de-stabilite-europeen.html

Relance : l'Europe se rapproche des positions de Hollande
‘L'austérité est pourtant encore au programme, et le simple fait d'ajouter "relance" au mot "rigueur" n'en fait pas un discours de gauche !’
www.mediapart.fr/journal/international/250412/relance-leurope-se-rapproche-des-positions-de-hollande

Ce carcan doit être brisé
"Imaginons un instant que les efforts de François Hollande, couronnés de succès, aboutissent à un « pacte de croissance » ouvrant la perspective d’un certain redémarrage de la machine économique, de l’emploi et du pouvoir d’achat. Que se passerait-il alors ?
Dans cette hypothèse — hautement improbable à nos yeux, répétons-le — toute mesure visant à une véritable relance de la croissance se heurterait à la réalité du TSCG.
Car aucune prévision de croissance, même la plus optimiste, ne prévoit de faire rentrer dans les caisses de l’État les 85 milliards d’euros de réduction de la dette auxquels contraint le traité TSCG dès 2013 (1), pas plus que les dizaines de milliards destinés à réduire les déficits publics."
http://parti-ouvrier-independant.fr/2012/05/15/ce-carcan-doit-etre-brise/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Ven 18 Mai - 19:24


Hollande : La continuité impérialiste

Aux responsabilités gouvernementales, les dirigeants socialistes se sont toujours montrés les défenseurs zélés de l’impérialisme français.

Qu'en sera-t-il avec François Hollande à la présidence de la République ?
On peut s'en faire une idée assez précise avec son « Grand discours sur la Défense nationale » prononcé à Paris le 11 mars 2012.

Un premier constat s’impose : Hollande cautionne les politiques bellicistes de ses prédécesseurs. [1]
Il soutient les décisions conjointes de Chirac et de Jospin de faire bombarder la Serbie en 1998 ou d'envoyer des troupes en Afghanistan en 2001.
Il cautionne également les massacres de Libye voulus par Sarkozy en rendant hommage aux « aviateurs qui sont intervenus avec tant d’efficacité pour protéger la population libyenne ».

Quand il dénonce la course aux armements comme une menace mondiale, Hollande ne vise que les risques de proliférations.
Il ne mentionne pas le fait que les puissances détentrices d'armes nucléaires - dont la France - contreviennent au Traité de non-prolifération (TNP) en continuant de moderniser leurs propres arsenaux.
Il reprend à son compte les thèses occidentales sur le programme nucléaire de l’Iran et se prononce pour que les sanctions contre ce pays soient – « si nécessaires » - « renforcées ».

En revanche, il ne mentionne pas la présence provocatrice de la base militaire française implantée depuis 2008 à Abu Dhabi.

Sur la Syrie, Hollande emboîte le pas à Sarkozy et Juppé pour condamner les « massacres perpétrés par Bachar el-Assad en Syrie » tout en ignorant les attaques et les crimes sanglants des groupes « islamistes » armés et financés par les monarchies du Golfe.
Il ignore également l’aide que les services français apportent aux « rebelles » syriens, fait pourtant dénoncé par un député de son propre parti, François Loncle. [2]
Quand il évoque le Proche et le Moyen-Orient, Hollande ne cite même pas le nom de la Palestine se bornant à constater que « les négociations sont bloquées ».

Pour l’Afrique, il s’en tient à la promesse d’« une coopération débarrassée des formes anciennes héritées de la période postcoloniale » et d’un changement des « rapports avec certains régimes ».
Mais pas un mot sur la présence de forces françaises d’occupation en Côte d’Ivoire ou sur les bases militaires implantées dans de nombreux pays africains.

Pour ce qui est de l’OTAN, François Hollande prend acte de la décision de Nicolas Sarkozy de réintégrer le commandement militaire de l’organisation tout en déplorant que la « France, plusieurs années après, n’en a retiré aucun bénéfice probant ». « Il faudra donc évaluer cette décision », ajoute-il.

En 2008, Sarkozy avait fait établir un « livre blanc » de la Défense. Hollande en propose un nouveau qui devrait être centré sur les missions assignées aux forces armées et serait suivi d’« une loi de programmation militaire ».
Ce « livre blanc » devrait privilégier « la consolidation de notre dissuasion nucléaire » dont seront conservées « les deux composantes, aérienne et sous-marine ».

Le programme de François Hollande ne laisse espérer aucune rupture avec la politique suivie par ses prédécesseurs. Seule ou avec ses alliés occidentaux, la République française continuera ses interventions militaires dans les pays d'Afrique ou d'Asie à seule fin de poursuivre ou de s'autoriser le pillage de leurs richesses.

La rhétorique de Hollande sur l’armée « pilier de la République » ou sur « le rôle de la Défense comme élément de notre cohésion nationale » ne se justifie absolumment pas dans la mesure où la France n'est pas menacée et que c'est elle - au contraire - qui joue le rôle de l'agresseur et de l'occupant...

[1] www.dailymotion.com/video/xpe2fl_discours-de-francois-hollande-sur-la-defense-nationale-a-paris-le-11-mars-2012_news?fbc=563
[2] http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2012/01/13/le-france-livre-une-guerre-secrete-en-syrie.html
[3] Mis en place par la gauche au début des années 1980.


http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2012/05/04/hollande-la-continuite-imperialiste.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Sam 19 Mai - 2:10


LE MYTHE DU "GOUVERNEMENT D'ÉNARQUES"
LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS COMPTE PLUS DE MEMBRES DE LA "FRENCH AMERICAN FOUNDATION" ET DU "SIÈCLE" QUE D'ÉNARQUES
Selon une première et rapide investigation, le nouveau gouvernement français (en y incluant le président Hollande et le Premier ministre Ayrault) compte :

a) 5 membres de la FAF (+ 1 parmi les conseillers de l'Élysée)

- M. François HOLLANDE, président de la République
- M. Pierre MOSCOVICI, ministre de l'économie, des finances et du commerce extérieur
- Mme Marisol TOURAINE, ministre des affaires sociales et de la santé
- M. Arnaud MONTEBOURG, ministre du redressement productif
- Mme Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement.
Auxquels il convient d'ajouter :
- M. David KESSLER, qui sera nommé dans les heures qui viennent au poste de conseiller médias et culture du président de la République.

b) 7 membres du Siècle

- M. François HOLLANDE, président de la République
- M. Laurent FABIUS, ministre des affaires étrangères
- M. Pierre MOSCOVICI, ministre de l'économie, des finances et du commerce extérieur
- Mme Marisol TOURAINE, ministre des affaires sociales et de la santé
- M. Manuel VALLS, ministre de l'intérieur
- Mme Aurélie FILIPETTI, ministre de la culture et de la communication
- Mme Yamina BENGUIGUI, ministre des Français de l'étranger et de la francophonie.

c) 5 anciens élèves de l'ENA

- M. François HOLLANDE, président de la République
- M. Laurent FABIUS, ministre des affaires étrangères
- M. Pierre MOSCOVICI, ministre de l'économie, des finances et du commerce extérieur
- M. Michel SAPIN, ministre du travail, de l'emploi et du dialogue social
- Mme Fleur PELLERIN, ministre des PME, de l'innovation et de l'économie numérique.

CONCLUSION
La formation du nouveau gouvernement a au moins pour mérite de clarifier les influences respectives des formations et des affinités. Ceux qui croient encore que la France serait "dirigée par les énarques" ont une vision singulièrement erronée de la situation.

Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Si%C3%A8cle#Personnalit.C3.A9s_politiques
http://www.scribd.com/doc/57471741/Young-Leaders-FAF
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marisol_Touraine

Via Romain Egalité Morin

L’histoire cachée des relations franco-américaines
par Pierre Hillard

Voici l'histoire d'une Fondation très puissante et largement méconnue : la French American Foundation (FAF) dont le but de resserrer les liens franco-américains dans tous les domaines. Cette Fondation dispose de deux sièges : New-York et Paris. Son influence est considérable si l'on en juge par ses dirigeants, ses appuis financiers et ses cadres. On y est surpris de découvrir les noms de certaines personnalités françaises.

Lors de sa visite aux États-Unis, Nicolas Sarkozy prononça un discours, le 12 septembre 2006, à la French American Foundation (FAF, la « Fondation franco-américaine »). Rappelant la nécessité de « rebâtir la relation transatlantique (…) et de favoriser la constitution d'une Europe politique forte et influente sur la scène internationale »[1], le prétendant à l’Élysée a dû ravir par ces propos les dirigeants de cette Fondation largement méconnue. L'étude de celle-ci est pourtant profitable afin de mieux saisir les liens ô combien étroits qui lient les élites franco-américaines.

La FAF doit son origine aux actions de trois éminents américains[2] : James G. Lowenstein, membre entre autres du Council on Foreign Relations (le CFR) où s'élabore la politique étrangère des États-Unis et dont l'équivalent britannique est le Royal Institute of International Affairs (RIIA, dit Chatham House) ; James Chace, directeur de la rédaction de Foreign Affairs, revue du CFR, et de Nicholas Wahl, professeur de science politique et fin connaisseur de la classe dirigeante française lui permettant des contacts en particulier avec le Général de Gaulle et Michel Debré[3].
S'appuyant dans les années 1970 sur tout un réseau[4] des milieux politiques, des affaires, de la presse et universitaires français comme Olivier Chevrillon, un des fondateurs de la revue le Point ; Pierre Jouven, président de Péchiney ; Jean-Louis Gergorin (futur membre du comité exécutif d'EADS) et Thierry de Montbrial (futur président de l'Institut français des relations internationales, l'IFRI) co-dirigeants à l'époque le Centre d'analyse et de prévision (le CAP) du ministère des Affaires étrangères de 1973 à 1984, ils obtinrent l'appui officiel de Valéry Giscard d'Estaing. Ce dernier, lors d'un dîner à l'ambassade de France aux États-Unis, annonça la création d'une double Fondation franco-américaine, le 18 mai 1976, en accord avec le président américain Gerald Ford et le secrétaire d’État Henry Kissinger[5]. Ainsi, la French American Foundation (la FAF) vit le jour avec un siège à New-York et l'autre à Paris. Comme le rappellent les textes officiels : « L'objectif de la Fondation franco-américaine est de renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique »[6]. Pour accomplir cet idéal, les bonnes fées de la finance, de la grande presse, de l'université et de la politique se sont pressées autour du tout nouvel institut. Les grâces ont été particulièrement abondantes.


En effet, la branche américaine a bénéficié d'appuis inestimables. Il n'est pas possible de nommer l'intégralité des dirigeants et des contributeurs financiers en raison de la liste impressionnante des participants. Cependant, on peut relever parmi les membres anciens et nouveaux en 2007 : John D. Negroponte, plusieurs fois ambassadeurs et dont la dernière nomination se déroule à Bagdad, membre du CFR, il a été un des présidents de la FAF de New York ; Ernest-Antoine Sellière, ancien président du patronat français et européen (le MEDEF et l'UNICE) ; les anciens ambassadeurs américain en France, Félix G. Rohatyn, et François Bujon de l'Estang à Washington[7] ; ou encore l'actuel président de la FAF de New York, Nicholas Dungan[8] dont les activités se sont déployées au sein de la très atlantiste Chatham House[9]. Par ailleurs, les appuis financiers ne manquent pas puisqu'on peut relever des noms prestigieux comme David Rockfeller, fondateur de la Trilatérale et président honoraire du CFR ; Franck Carlucci, ancien secrétaire adjoint à la CIA et ancien secrétaire à la défense du président Reagan, il a été le directeur du très puissant Groupe Carlyle. Cette société d'investissements américaine est très impliquée dans l'industrie de la défense tout en étant proche de l'administration Bush. Enfin, nous pouvons relever parmi les contributeurs : EADS, l'Oréal USA ou encore la Société Générale[10].


La FAF française n'a pas à rougir de sa jumelle new-yorkaise. Dirigée au début par le président de Péchiney jusqu'en 1982, Pierre Jouven, la Fondation est présidée depuis 1997 par Michel Garcin[11], Directeur général de Hervé Consultants (spécialiste en accompagnement d'entreprises). Le Conseil de surveillance[12] réunit EADS France, BNP Paribas, la Caisse des dépôts et Consignations et des représentants comme Yves de Gaulle (secrétaire général de Suez), Jean-Louis Gergorin (vice-président de la coordination stratégique chez EADS, mais dont les activités ont cessé avec l'affaire Clearstream) ou Marwan Lahoud, PDG du leader européen dans le secteur des missiles MBDA dont EADS est actionnaire à 37,5% et dont le frère Imad Lahoud a connu quelques démêlées judiciaires en liaison avec Jean-Louis Gergorin lors de l'affaire Clearstream. Enfin, nous pouvons ajouter que la FAF française est soutenue par le ministère des Affaires étrangères, le ministère de l’Éducation nationale ou encore l'Institut d’Études politiques de Paris[13].


Cependant, l'action de la FAF est encore plus considérable en raison de sa capacité à recruter des personnes appelées à occuper de hautes fonctions. C'est dans le programme intitulé Young Leaders qu'une véritable sélection s'opère. Comme l'affirment clairement les textes officiels : « Le programme phare des Young Leaders, piloté par les deux entités (ndlr : New-York et Paris), vise à créer et à développer des liens durables entre des jeunes professionnels français et américains talentueux et pressentis pour occuper des postes clefs dans l'un ou l'autre pays »[14]. Au sein de la sélection, c'est le professeur de science politique américain et membre du CFR, Ezra Suleiman, qui fut l'unique responsable de 1981 à 1984, puis de 1994 à 2001, du recrutement des Young Leaders en France[15]. Après une sélection drastique, seuls 125 Américains et 126 Français composent les Young Leaders depuis 1981. Dans le cas de la FAF américaine, nous pouvons citer les noms suivants avec la date d'admission : Antony Blinken (1998, ancien conseiller en politique étrangère du président Clinton), Ian Brzezinski (2001, chargé aux affaires de défense de l'OTAN, fils du célèbre géopolitologue Zbigniew Brzezinski), le général Wesley K. Clark (1983, ex-commandant en chef des troupes de l'OTAN en Europe), le président Clinton (1984) et Hillary Clinton (1983, sénateur)[16]. Dans le cas de la FAF française, nous pouvons relever en particulier : Philippe Auberger (1989, député UMP), Yves Censi (2003, député UMP), Jérôme Chartier (2003, député UMP), Nicolas Dupont-Aignant (2001, député UMP, Debout la République), Alain Juppé (1981, député UMP), Eric Raoult (1994, député UMP), Valérie Pécresse (2002, député UMP), Jacques Toubon (1983, député UMP), François Hollande (1996, député socialiste), Arnaud Montebourg (2000, député socialiste), Pierre Moscovici (1996, député socialiste), Alain Richard (1981, socialiste, ancien ministre de la Défense), Henri de Castries (1994, Directeur général du groupe AXA assurances), Emmanuel Chain (1999, journaliste), Jérôme Clément (1982, Président d'ARTE), Annick Cojean (2000, journaliste au Monde), Jean-Marie Colombani (1983, Directeur de la publication du Monde), Matthieu Croissandeau (2002, rédacteur en chef adjoint du Nouvel Observateur), Jean-Louis Gergorin (1994), Bernard Guetta (1981, journaliste à France Inter), Erik Izraelewicz (1994, rédacteur en chef des Echos), Laurent Joffrin (1994, PDG de Libération), Jean-Noël Jeanneney (1983, président de la BNF), Sylvie Kaufmann (1998, journaliste au Monde), Yves de Kerdrel (2005, journaliste aux Echos), Marwan Lahoud (1999), Anne Lauvergeon (1996, présidente d'AREVA), François Léotard (1981, ancien ministre de la Défense), Alain Minc (1981), Laurent Cohen-Tanugi (1996, Sanofi-Synthélabo et membre du conseil d'administration du think tank « Notre Europe » créé par l'ancien président de la Commission Jacques Delors[17]), Christine Ockrent (1983), Olivier Nora (1995, président des Editions Grasset), Denis Olivennes (1996, président de la FNAC) … etc[18].


Une telle représentation souligne l'influence capitale qu'exerce la French-American Foundation dans les liens franco-américains[19]. Cette fondation organise aussi différentes conférences sur la défense, le journalisme, l'éducation ou la santé. Nous trouvons parmi les participants, outre les personnes citées ci-dessus, des noms bien connus comme Jean-François Copé (porte-parole du gouvernement Chirac en 2007), Michel Barnier (conseiller politique de Nicolas Sarkozy en 2007), Nicolas Beytout (Directeur de la rédaction du Figaro), le général Henri Bentegeat (chef d’État-major des armées), etc.[20]. Tous ces colloques poursuivent, bien entendu, le but suprême de servir au mieux les intérêts de l'humanité.

RECTIFICATIF : Contrairement à ce qui a été écrit ci-dessous, Nicolas Dupont-Aignan n'est pas "membre" de la Fondation franco-américaine, mais son nom figure dans la liste des Young Leaders.
23 mars 2007
www.observatoiredeleurope.com/L-histoire-cachee-des-relations-franco-americaines_a675.html
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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Mar 22 Mai - 10:30



Législatives : pourquoi s’opposer au PS ?
Pourquoi le Front de Gauche ?

La satisfaction de voir Sarkozy et le gang de l’UMP écartés du pouvoir ne doit pas empêcher la lucidité. Même si la personnalité du nouveau président va trancher nettement avec celle de son prédécesseur et nous annonce un style davantage républicain, sur le contenu des politiques qu’il conduira, pour quelqu’un attaché aux fondamentaux de la gauche, la confiance ne peut être spontanée.

Car les promesses – qu’on veut bien prendre pour des engagements – n’ont pas été accompagnées d’une reconnaissance des dérives néo-libérales enregistrées depuis 1983 qui connurent une formidable accélération sous le gouvernement Jospin.

Alors que la crise actuelle trouve ses origines dans les pratiques - autorisées par nos gouvernements – du monde de la finance, nous n’oublions pas que la loi de déréglementation du secteur bancaire (1984) et la loi de déréglementation financière (1986) sont des lois socialistes, que l’Acte unique européen proposé par Delors (1986) a souligné la nécessité d’une liberté complète de circulation des capitaux et renoncé à l’obligation d’harmonisation, abandon qui a rendu possible la directive Bolkestein facilitant les OPA, que la libéralisation complète du marché des capitaux a été proposée par les « socialistes » Delors-Lamy (1988), que la forte diminution de la fiscalité sur les revenus du capital est une décision (1990) du gouvernement Rocard, que le traité de Maastricht (1992) conçu par Delors-Lamy et voulu par Mitterrand prescrit que « toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites », que la création d’un régime fiscal avantageux pour les stocks options a été décidée par le gouvernement Jospin (1998). Jacques Delors-Pascal Lamy, c’est le tandem qui a mis en place en Europe les politiques de Reagan et Thatcher.

À propos de Jospin, dont le retour est de nature a inquiéter, rappelons que son gouvernement a davantage privatisé que les gouvernements Balladur et Juppé réunis. Ce gouvernement Jospin a manifesté un grand zèle dans la libéralisation complète des mouvements des capitaux en France et dans le démantèlement de la fiscalité de l’épargne. Alors qu’il avait promis la renégociation du traité d’Amsterdam, Jospin y a renoncé. Alors qu’il avait promis de ne pas ouvrir le capital d’une entreprise publique, il a organisé la privatisation partielle de France Telecom. Son adhésion aux décisions des sommets de Lisbonne (2000) et de Barcelone (2002) a ouvert la voie à d’autres privatisations et en particulier à celle du secteur de l’énergie (EDF/GDF). Jospin, c’est le Premier ministre qui s’est incliné publiquement devant les licenciements boursiers.

À l’occasion des élections de 2007, François Hollande s’était engagé à ce que tout nouveau traité européen soit soumis à référendum. Cela n’a pas empêché le parti qu’il dirigeait de permettre la ratification du traité de Lisbonne – dont l’essentiel avait été rejeté en 2005 par le peuple français – alors que les voix socialistes étaient indispensables à la révision constitutionnelle qu’exigeait cette ratification.

Il faut ajouter à ce refus d’inventaire d’un passif si lourd, le flou le plus total qui demeure sur une éventuelle remise en question des choix de la droite depuis dix ans qu’il s’agisse du déclin de l’État de droit, du démantèlement du droit du travail, de la poursuite du démantèlement des services publics encore existants, du traitement des immigrés. Nous ne disposons même pas d’un signal fort indiquant que les politiques sociales et salariales doivent cesser d’être la variable d’ajustement face à la crise et, plus fondamentalement, face aux défis de l’avenir. Que signifie « donner une nouvelle orientation » à l’Union européenne ? Quelle est la portée réelle de l’intention de « renégocier » le pacte budgétaire qui ne fut jamais critiqué pour l’atteinte majeure qu’il porte aux principes démocratiques ? Comment interpréter la présence à Bercy, le ministère qui a prise sur tous les autres, d’un Moscovici et d’un Cahuzac, deux authentiques libéraux très capables de se contenter d’une rigueur qu’ils imposent sans hésitation à la Grèce ?

Comment, dans de telles conditions, faire confiance ? D’autant que le nouveau Président de la République se réclame d’un Jacques Delors et qu’il fut associé très étroitement à toutes les décisions du gouvernement Jospin dont on vient de rappeler le bilan.

En aucune façon, on ne peut accorder à Hollande et à son gouvernement un chèque en blanc. Dès lors, la meilleure façon, en démocratie, de traduire cette méfiance, c’est de constituer un groupe parlementaire de la gauche de gauche, libre de tout engagement à l’égard du gouvernement et fidèle au projet politique sur lequel ses membres ont été élus. Si ce groupe est suffisamment nombreux, s’il reste uni et cohérent, il sera incontournable pour le vote des lois et des budgets. C’est la stratégie du Front de Gauche.

Raoul Marc JENNAR
21 mai 2012
www.jennar.fr/?p=2377
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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Mar 22 Mai - 15:38


Alexis Tsipras : « Le programme d’austérité imposé à la Grèce est un désastre »

Le jeune dirigeant de l’extrême gauche grecque Alexis Tsipras était ce lundi à Paris, invité de Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent. Il a dénoncé, à l’unisson avec ses alliés français, l’approche européenne « barbare » et « inefficace » de la crise et souhaité que les efforts demandés à son pays soient réévalués.
Venu quelques heures à Paris à l’invitation de Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et de Jean-Luc Mélenchon, président du Front de gauche, avant de se rendre en Allemagne, Alexis Tsipras est entré par la petite porte de l’assemblée et a été reçu dans une salle trop exiguë. [...]

Syriza pourrait devenir la première force politique grecque avec 28 % d’intentions de vote, contre 24 % au parti conservateur Nouvelle démocratie. Il inverserait ainsi l’ordre du duo de tête des élections du 6 mai dernier (respectivement 16,8 % et 18,9 %). Ce résultat n’avait pas permis aux conservateurs de constituer une majorité gouvernementale.

D’ici là « François Hollande ne peut pas renier ses promesses au risque, sinon, de devenir ‘Hollandreou’», lance Alexis Tsipras à l’adresse du président français. Il le compare ainsi à Georges Papandreou, le dirigeant du parti socialiste grec et ancien premier ministre, dont le parti a été laminé aux dernières élections. [...]
www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Alexis-Tsipras-Le-programme-d-austerite-impose-a-la-Grece-est-un-desastre-_NG_-2012-05-21-808970


Alexis Tsipras, chef de file de la Coalition de la gauche radicale grecque (Syriza), qui a entamé par Paris une tournée pour expliquer son refus de l'austérité, ne rencontrera pas François Hollande, à qui il avait demandé un entretien.
www.20minutes.fr/elections/legislatives/937485-live-direct-mere-tristane-banon-exclue-ps-etat-grace-sondages-hollande-ayrault
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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Mar 22 Mai - 16:37


La directrice du FMI Christine Lagarde, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et le commissaire européen aux affaires monétaires Olli Rehn (Photo Yves Herman)

Christine Lagarde (FMI) : les Européens "doivent faire plus pour la croissance"
mais en engageant des réformes structurelles et sans creuser les déficits
.

www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00444933-lagarde-fmi-les-europeens-doivent-faire-plus-pour-la-croissance-325768.php

L'Europe veut doper sa croissance avec des "project bonds"
"On ne peut pas se contenter d'attendre des réformes structurelles et la réduction des déficits pour générer de la croissance", a insisté M. Monti, une position qu'il partage avec le nouveau président français, François Hollande, face à la chancelière allemande Angela Merkel, apôtre de la rigueur. Les dirigeants du G8 sont tombés d'accord samedi pour dire que croissance et consolidation budgétaire allaient de paire, façon de réconcilier ces deux points de vue.
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/l-europe-veut-doper-sa-croissance-et-regler-le-cas-grec_295075.html

L'OCDE appelle la zone euro à agir vite pour la relance de la croissance
L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié mardi des prévisions économiques qui insistent sur l'ampleur de la menace que fait peser une éventuelle sortie de la Grèce de la monnaie unique et une possible contagion.
L'institution parisienne appelle les dirigeants européens à mettre la croissance au même niveau de priorité que la réduction des déficits, les prévisions de hausse de l'activité étant relativement sombres pour le Vieux Continent.
www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/reuters-00444959-merkel-et-hollande-contraints-au-compromis-sur-la-croissance-325792.php
www.boursier.com/actualites/economie/l-ocde-appelle-la-zone-euro-a-agir-vite-pour-la-relance-de-la-croissance-15011.html?rss


Le chef économiste de la banque Sarasin : les agences de notation demandent l’austérité et, d’autre part, l’austérité est antinomique avec la croissance, du moins à court terme. Pour sortir de ce cercle vicieux, il est temps de se passer des agences de notation et d’augmenter la dette. Nous avons vu qu’aux États-Unis les investisseurs ont infligé un camouflet à Standard & Poor’s en se ruant sur la dette américaine, malgré ses avertissements. Le Japon non plus n’éprouve pas de problème d’emprunter à
un taux d’intérêt bas malgré des notes qui ne sont pas les meilleures.
www.letemps.ch/Page/Uuid/35040ed8-ca92-11e0-b417-0e5b26dd3a7b|1

Austérité et croissance sont antagoniques
Le Président de la République veut y ajouter un volet « croissance ». C’est un pas. Mais rien ne changera si on reste dans le carcan de ces traités européens.

L’austérité appliquée à marche forcée aux peuples, alors que les richesses sont accaparées par une minorité, privatisées, est non seulement injuste, mais inefficace. Il faut en tirer les conclusions et vite.

On ne peut accepter le Traité budgétaire d’austérité de M. Sarkozy et Mme Merkel. L’ajout d’un protocole dit de croissance et antinomique avec le Traité lui-même. Il faut donc l’abandonner. Austérité et développement sont antagoniques.
www.eurocitoyenne.fr/content/intervention-de-patrick-le-hyaric-pour-un-forum-de-refondation-de-leupe
http://patricklehyaric.net/2012/05/22/la-garantie/


Tout serait donc affaire de sémantique, c’est-à-dire du sens que l’on attribue aux mots. Exemple : le mot « croissance ». Dans la bouche de M. Draghi de la BCE, de Mme Lagarde du FMI, ou du Medef, il signifie ceci : il faut alléger les charges qui pèsent sur les patrons pour relancer la machine économique ; pour cela, il faut tailler dans les régimes de Sécurité sociale et de retraites et dans les dépenses publiques, casser les garanties ouvrières collectives (conventions collectives, statuts), généraliser les accords compétitivité-emploi, aggraver dans tous les domaines précarité, mobilité et flexibilité des travailleurs. Et lorsqu’on objecte à ces honorables institutions qu’une telle politique d’austérité réduit brutalement le pouvoir d’achat des salariés (donc leur capacité de consommation), ils répondent que la déréglementation d’aujourd’hui fera la croissance de demain. Trêve d’hypocrisie : ce dont il est question ici, c’est de croissance des profits et de surexploitation. Assurément, un tel « pacte de croissance » serait compatible avec « SuperMaastricht ».
http://parti-ouvrier-independant.fr/2012/05/09/la-croissance-parlons-en/

François Hollande : une déclaration sur la 'croissance' pour faire passer la pilule du Traité européen sur la règle d'or ?
le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), dont le candidat Hollande a promis d’un ton martial -mais pas trop tout de même- qu’il demanderait la renégociation — et l’on pense inévitablement au sine qua non de Jospin à propos du Traité d’Amsterdam... À tous les niveaux décidément, les mêmes causes entraînent les mêmes effets, avec en plus une aisance croissante dans le reniement, devenu pratique habituelle.
www.moulinier.info/article-f-hollande-une-declaration-sur-la-croissance-pour-faire-passer-la-pillule-du-traite-europeen-sur-105181351.html
http://blog.mondediplo.net/2012-05-02-Front-national-memes-causes-memes-effets


François Hollande nous trompe en prétendant pouvoir concilier l'austérité voulue par le « traité budgétaire européen » et sa « règle d’or » avec un prétendu « pacte de croissance ».
http://npa-longwy-transfrontalier.over-blog.com/article-contre-l-austerite-programmee-preparer-l-affrontement-105397866.html

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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Mar 22 Mai - 17:05


'René Dosière, le coriace député, célèbre pour ses combats contre les abus financiers de ses petits camarades, n'a pas obtenu l'investiture du PS.... Cette non-investiture est un signe qui ne trompe pas.'

Dans l'Aisne, Dosière fâché avec le PS
Spécialiste du budget de l'Elysée et de la moralisation de la vie politique, le député de l'Aisne René Dosière n'a pas obtenu l'investiture du Parti socialiste. Une répétition de 2007.

Pour René Dosière, les campagnes législatives se suivent et se ressemblent. Comme en 2007, le grand spécialiste des budgets de l'Elysée va se présenter dans la première circonscription de l'Aisne en candidat dissident du Parti socialiste.

Il y a cinq ans, René Dosière, dont le premier mandat remonte à 1988, avait quitté le PS après avoir raté l'investiture d'une voix lors d'un scrutin interne. Ce qui ne l'avait pas empêché d'être réélu avec 56% des voix aux législatives.

Cette fois, le député apparenté PS pensait être soutenu par son ancien parti. C'est du moins ce qu'il explique sur son blog: le 9 mai, "à l'occasion d'une réunion du groupe parlementaire, Christophe Borgel, secrétaire national aux élections, m'indique confidentiellement que je vais obtenir l'investiture. Deux jours plus tard, le bureau fédéral de l'Aisne se réunissant pour préparer les élections, Christophe Borgel confirme au téléphone au secrétaire fédéral aux élections que je suis investi dans la 1ère circonscription. Le lendemain ce dernier m'en informe." Résultat: René Dosière prépare son matériel électoral et dépose mercredi 16 mai sa candidature.

Sa réélection semble bien partie, d'autant que François Hollande a obtenu 54,5% des voix au deuxième tour de la présidentielle dans cette circonscription (le meilleur score de tout le département.

Patatras, le même jour, la fédération PS de l'Aisne annonce qu'elle investit finalement Fawaz Karimet, conseiller municipal de Laon et vice-président du conseil général. Depuis plusieurs mois, René Dosière avait refusé de prendre ce vétérinaire comme suppléant, avançant, entre autres raisons, les mauvaises relations entretenues avec la section PS de Laon, dont fait partie Fawaz Karimet, et au-delà avec la fédération de l'Aisne, dirigée par Jean-Jacques Thomas. [...]

Le député sortant juge "grotesque" cette question de suppléance. "Il vaudrait mieux s'attaquer au sénateur-maire UMP de Laon, réélu au premier tour en 2008, plutôt qu'au député de gauche sortant, explique à L'Express René Dosière Quant aux législatives, c'est au peuple souverain de prolonger mon mandat ou pas. Le travail à l'Assemblée a-t-il été bien fait? Faut-il des élus qui continuent de travailler à la moralisation de la vie politique?" Un combat par lequel René Dosière estime avoir contribué à la défaite de Nicolas Sarkozy, notamment par le biais de son livre sur l'argent de l’Élysée.
[...]
www.lexpress.fr/actualite/politique/dans-l-aisne-dosiere-lache-par-le-ps_1117377.html

Un livre dénonce le train de vie «monarchique» de l'État
Déplacements présidentiels, frais de bouche à l'Élysée, effectifs dans les ministères… Le député apparenté PS, René Dosière, pourfendeur des dépenses de l'Élysée et du gouvernement, raconte ses traques dans son livre L'Argent de l'État*.
www.lefigaro.fr/politique/2012/01/31/01002-20120131ARTFIG00488-un-livre-denonce-le-train-de-vie-monarchique-de-l-etat.php

À PROPOS DE MA NON-INVESTITURE PAR LE PS
http://renedosiere.over-blog.com/article-a-propos-de-ma-non-investiture-par-le-ps-105501822.html
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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Mar 22 Mai - 17:20


La Première dame n’existe pas

Officiellement, la Première dame de France «n’a pas de personnel à sa disposition», explique René Dosière, député socialiste qui s’est notamment spécialisé dans le «contrôle» du budget de l’Élysée.
«On ne peut pas reconnaître qu’elle ait des chauffeurs, puisqu’elle n’a pas d’existence juridique», traduit René Dosière, qui précise que c’est parce qu’elle ne figure pas dans le rang protocolaire qu’il peut dire qu’elle n’a pas d’existence juridique.

La Première dame est dans tous les médias, et ce n'est que le début. Et pourtant, elle n’existe pas. Oh, physiquement elle est là, bien sûr. C’est son rôle, celui d’épouse —ou de compagne dans le cas de Valérie Trierweiler— du président de la République française, qui n’existe pas.

Vous aurez beau partir à la recherche de son existence légale, d’une trace de statut officiel, vous ne trouverez rien. La conjointe du Président (ou, soyons fou, le conjoint de la Présidente) n’est pas dans la Constitution, pas plus que dans les lois de notre pays ni même dans le rang protocolaire. La Première dame de France est une présence sans existence officielle, scandée par des règles et des usages non écrits.

La seule mention qui en est faite est en cas de mort d’un ancien Président, puisque l’article 19 de la loi du 3 avril 1955 prévoit alors que la moitié de sa retraite est reversée à «la veuve».
www.slate.fr/story/54825/premiere-dame-valerie-trierweiler-francois-hollande-existe-pas

Au royaume de France
Valérie Trierweiler née Massonneau, pas élue, pas mariée à François Hollande, décrétée ‘Première Dame’, alors que ce titre n’existe pas dans la République française, a droit à un cabinet pour 'l'aider à gérer son nouveau statut'.
Les contribuables apprécieront.
www.leprogres.fr/actualite/2012/05/20/un-ancien-journaliste-de-rfi-nomme-directeur-de-cabinet-de-valerie-trierweiler

Tous les ingrédients d'une future cour sont réunis.’
www.lexpress.fr/actualite/politique/valerie-trierweiler-en-fait-elle-trop_1115454.html

Valérie Massonneau, petite-fille de banquiers

Banquiers, les grand-père et arrière-grand-père de Valérie Trierweiler née Massoneau ont été propriétaires de la banque angevine Massonneau et Cie, vendue en 1950 au Crédit de l'Ouest.
La famille Massonneau est devenue actionnaire à hauteur de 11% du Crédit de l’Ouest. Il y eut fusion du Crédit Nantais (créé en 1912) et du Crédit de l'Ouest d'Angers (créé en 1913) en 1957, puis fusion en décembre 2006 du Crédit Industriel de l'Ouest (CIO) et de la Banque régionale de l'Ouest (BRO). La banque porte maintenant le nom de Crédit industriel et commercial Ouest (CIC Ouest).
Aujourd’hui les six enfants Massonneau sont actionnaires du Crédit industriel et Commercial, et possèdent des actions dans différents groupes faisant partie du CIC.
Les revenus annuels de la journaliste sont estimés à plus de 3 millions annuels.
Valérie Massonneau ex-Trierweiler possède des actions de la chaîne Direct8 (qui appartient au Groupe Bolloré, où elle présente des émissions), et des actions dans ce même groupe Bolloré.

Le 20 octobre 2011 elle a porté plainte contre X pour « collecte et traitement illicite de données personnelles » auprès du parquet de Paris, à la suite de la parution, le 4 octobre, d'un article de L'Express affirmant qu’au début de l’année 2011 elle avait fait l'objet d'une enquête sur son passé et son entourage de la part d'une section de la Direction du Renseignement de la préfecture de police de Paris. Chargée par le parquet de Paris de mener des investigations, l'Inspection générale de la police nationale prétend que la fiche de Valérie Massoneau ex-Trierweiler est fausse mais clôt le dossier, sans chercher l'auteur du délit. Et pour cause ! Vincent Bolloré est intervenu en personne auprès de Nicolas Sarkozy. Il faut savoir que les Massonneau furent les banquiers et amis d’un industriel breton nommé Michel Bolloré.
http://stefanraducanuwebcollection.20minutes-blogs.fr/media/01/01/3445556236.pdf
www.wat.tv/video/valerie-trierweiler-hebdos-50x27_2exyh_.html


Valérie Massonneau n'aurait pas encore divorcé de Denis Trierweiler
François Hollande, de son coté, aurait eu une fille en 1988 avec Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, alors qu'il était en couple avec Ségolène Royal.
http://forum.aufeminin.com/forum/actu1/__f117527_actu1-Le-divorce-de-denis-et-valerie-trierweiler-na-pas-encore-ete-prononce.html
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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Jeu 21 Juin - 23:29


Assemblée nationale. Claude Bartolone élu candidat PS au perchoir
www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/assemblee-nationale-claude-bartolone-elu-candidat-ps-au-perchoir-21-06-2012-1746815.php

Éliminées, Marylise Lebranchu et Elisabeth Guigou !
'Et un hommage particulier à Monsieur Glavany interrogé hier dans Libération sur la présidence de l'AN. C'est «l’adéquation d’un homme pour le poste» qui compte, et «cela ne se mesure pas à la longueur des cheveux ou de la jupe»...
Restons entre pantalons, poil au menton !'
https://www.facebook.com/pages/La-Barbe-groupe-daction-f%C3%A9ministe/149218445123550

Quand perchoir rime avec pouvoirs
Aucune femme n'en a jamais été présidente.
www.europe1.fr/Politique/Quand-perchoir-rime-avec-pouvoirs-1136397/

Les vraies raisons du combat pour le poste de Président de l’Assemblée Nationale
www.atlantico.fr/decryptage/objectif-perchoir-vraies-raisons-combat-poste-president-assemblee-nationale-didier-maus-395755.html

Un homme à la présidence de la République
+ 1 homme Premier ministre
+ 1 homme président du Sénat
+ 1 homme président de l'Assemblée nationale
+ 4 hommes à tête des cinq ministères régaliens (Économie et Finances, Intérieur, Affaires étrangères, Défense)
+ 1 homme président du groupe PS à l'AN
+ 29 hommes conseillers de l’Élysée sur 40* (soit 72,50 %)
= la parité 'socialiste'


*www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Les-hommes-du-president-516156/

La cerise sur le gâteau :
73% d'hommes à l'Assemblée nationale : pourquoi se réjouir ?
Par Réjane Sénac, chargée de recherche CNRS au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po).
La France est passée du 69e rang au 34e rang mondial en ce qui concerne la proportion de femmes à la chambre basse.
www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/22/73-d-hommes-a-l-assemblee-nationale-pourquoi-se-rejouir_1722929_3232.html
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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Jeu 21 Juin - 23:54


Enfariné le 1er février 2012 à Paris

Invité par la télévision grecque, François Hollande a apporté son soutien à la droite
'Dans un entretien donné à une chaine de télévision grecque, trois jours avant le retour aux urnes des Grecs, François Hollande s’est en effet clairement engagé en faveur d’Antonis Samaras, le leader de Nouvelle Démocratie. Or, pour gagner les élections du 17 juin, ce parti de la droite conservatrice s’est employé à pallier l’impopularité que lui vaut sa soumission aux diktats l’UE en accueillant sur sa liste les caciques du LAOS, la version hellène du FN, et en faisant sienne la thématique xénophobe de ses nouvelles recrues. Autrement dit, la fusion de la droite et de l’extrême droite, qui choque tant les socialistes à Paris, reçoit à Athènes le soutien du président issu de leurs rangs.'
http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-feher/170612/francois-hollande-athenes-ou-lirrationalite-des-gens-raisonnables

Quand la gauche social-démocrate se félicite du succès de la droite
http://bit.ly/M93xpK

'Dans la recomposition politique qui est en cours, le PS (avec les écolos) prend en réalité la place qui était occupée par l'UDF puis le MODEM au centre, comme parti d'alternance (et non pas d'alternative au système). Apparaissant "à gauche" sur les questions sociétales, il est foncièrement "à droite" sur les questions économiques de par son engagement dans la construction de l'Europe libérale. Il sera de ce fait "à droite" sur les questions sociales qui en découlent. C'est une politique (qui n'est pas récente) de transformation du parti ouvrier social-démocrate qu'il était en parti démocrate à l'américaine. Plus "chrétien social" d'ailleurs que "républicain laïque" comme l'était en son temps le parti radical.'
J-L Duboe

Vomir ou la soirée électorale de trop
'La Nouvelle Démocratie va très certainement s’allier au PASOK pour gouverner en fonction des intérêts des banques et de l’Union européenne. Le peuple grec va devoir s’avaler le mémorandum en entier. Et nous, habitants de ce beau pays nommé France, on va certainement devoir s’avaler encore quelques jolies couleuvres austéritaires.'
http://lecridupeuple.com/2012/06/18/vomir-ou-la-soiree-electorale-de-trop/

Union européenne-Grèce : 1-0
'En apparence plus nuancé, le gouvernement français se refuse lui aussi à remettre en cause l'austérité : il s’est réjoui de la défaite de la gauche alternative en Grèce, et promet lui aussi de « tenir ses engagements » de réduction à marche forcée des déficits [1]. C'est suicidaire en période de récession, et ce n'est pas le « Pacte pour la croissance » que s'apprête à proposer François Hollande qui pourra y changer grand chose : il se borne à des mesures en faveur de l'investissement privé, pour des montants inférieurs à 1% du PIB de la zone euro.'
www.france.attac.org/articles/union-europeenne-grece-1-0

Ce que vous cachent les sociaux-libéraux et libéraux en France et en Europe à propos du mémorandum "secret" imposé à la Grèce sous forme de chantage honteux.
Faites circuler ce texte du mémorandum "secret" pour faire éclater la vérité sur le projet qui, s’il était accepté et appliqué en Grèce, deviendrait la règle économique pour tous les pays européens...
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=3348652676771&set=a.1581700104061.2075724.1282455514&type=1&ref=nf

À signer

Lettre ouverte à François Hollande pour un référendum sur le Pacte budgétaire

'François Hollande se prépare à le faire ratifier par le Parlement nouvellement élu s’il parvient à faire adopter tout ou partie du "Pacte pour la croissance" qu’il propose aux autres dirigeants européens. Mais seul un débat démocratique avec une large participation populaire peut légitimement trancher sur des enjeux aussi essentiels.

À l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, des responsables associatifs, syndicaux et politiques et des chercheurs lancent une lettre ouverte à François Hollande : "Non au Pacte budgétaire, pas d’Europe sans citoyens !", demandant l’organisation d’un débat tranché par un référendum. Merci de la signer et de la faire circuler largement autour de vous !'
Arrow www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire

En France comme en Grèce, s’opposer à l'austérité
le NPA s'adresse à toutes les forces politiques, syndicales, associatives, à toutes celles et ceux qui refusent les politiques d'austérité pour discuter ensemble des moyens de constituer une opposition de gauche au gouvernement Hollande-Ayrault.
www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-en-france-comme-en-gr%C3%A8ce-s%E2%80%99opposer-%C3%A0-laust%C3%A9rit%C3%A9


Dette des États

'L’intoxication médiatique dont parle l’article se vérifie tous les jours quand les médias parlent de la dette des États à longueur de journée. On ne vit pas une crise de la dette (elle est constante depuis 30 ans) mais bien une crise des recettes !
En 10 ans, la droite a baissé les prélèvements obligatoires pour les plus riches [...] En sorte qu’il manque aujourd’hui 500 Milliards de recette à la France rien que sous le mandat de Sarkozy ces 5 dernières années. De plus la droite a rajouté des échelons (communauté de commune, métropoles, etc) dans le mille-feuille administratif qui nous coûte un pognon fou en doublonnant les postes.
Ajoutez à cela une crise de la finance privée qui a été transmise aux États et transformée idéologiquement en crise de la dette des États, et vous obtenez le plus grand mensonge idéologique que les journalistes moutonniers répètent en boucle : « c’est à cause de la dette des États... » et c’est repris en chœur par la majorité des Français qui ont pour seul canal d’informations la télévision et la radio.
[...]'
elmkor
www.rue89.com/comment/3128893#comment-3128893

600 milliards d'avoirs français sont dissimulés dans des paradis fiscaux
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=399805590051516&set=a.401064263258982.96938.307721565926586&type=1&ref=nf

Le sauvetage des banques a coûté 37% du PIB européen
http://dondevamos.canalblog.com/archives/2012/06/09/24456046.html

La crise a coûté près de 140 milliards d'euros par an à l'économie française
www.lemonde.fr/economie/article/2012/06/20/la-crise-a-coute-pres-de-140-milliards-d-euros-par-an-a-l-economie-francaise_1721589_3234.html
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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Jeu 2 Aoû - 11:07



La France selon François Hollande

François Hollande l’avait annoncé : « Le changement, c’est maintenant ! ». Deux mois après son élection, il a rompu avec le style de son prédécesseur, mais s’astreint à poursuivre sa politique à l’identique. Pour Thierry Meyssan, ce renoncement est le fruit d’une idéologie qui transparaît dans les discours du nouveau président, celle de la collaboration avec l’Empire du moment.

Il est très difficile de cerner les convictions personnelles de François Hollande, tant l’homme s’est efforcé d’entretenir les ambiguïtés pour ratisser large et se forger une majorité. Cependant, le nouveau président a dévoilé en deux occasions sa pensée profonde. Il a ajouté à sa cérémonie d’investiture un hommage à Jules Ferry et il a surpris lors de la commémoration de la rafle du Vel d’hiv en réinterprétant cet événement historique.

Revenons sur ces deux moments.



Le 15 mai 2012, François Hollande décidait d’honorer le fondateur de l’École publique, gratuite et obligatoire, tout en qualifiant de « faute morale et politique » l’engagement de Jules Ferry en faveur de la colonisation. L’initiative du tout nouveau président pour exalter l’importance de l’école, aurait pu faire référence à des figures historiques dont il n’aurait pas eu à critiquer le bilan. S’il a choisi le patronage de Ferry plutôt que d’un autre, c’est parce qu’il changea l’objectif de l’école. D’un instrument d’émancipation, il en fit un outil d’intégration. L’école ne visait plus à libérer l’enfant de ses préjugés en développant son esprit critique et en lui donnant accès au savoir afin d’en faire un citoyen. Elle s’arrogeait pour fonction première d’arracher l’enfant à sa famille, à l’influence de l’Église et à sa culture régionale pour en faire un élève obéissant, prêt à donner sa vie pour étendre l’Empire français. Elle n’est pas devenue obligatoire pour que tous les enfants puissent en profiter, mais, comme l’a montré Michel Foucault, parce qu’elle était l’antichambre de la caserne. En outre, la logique autoritaire qui poussait les « hussards noirs » de Ferry à taper sur les doigts des enfants parlant dans leur langue maternelle au lieu du français, l’autorisait aussi à faire usage de la force pour « civiliser » les indigènes du Tonkin. On ne peut historiquement ou philosophiquement dissocier la pseudo-laïcité de Ferry de son militarisme colonial.

En son temps, le radical Georges Clemenceau s’était opposé au projet du socialiste Jules Ferry. Sa critique portait d’abord sur la prétendue « mission civilisatrice » de la France, préfiguration de l’actuel « devoir d’ingérence humanitaire ». Non point qu’il niait le haut niveau relatif de développement de l’Europe, mais parce qu’il raillait le concept de « races supérieures » ; de même qu’aujourd’hui le problème n’est pas de savoir si la France a ou non une gouvernance intérieure moins violente que celle de la Syrie, mais de reconnaître ou non la souveraineté du peuple syrien. En outre, Clemenceau estimait que le projet colonial était une aventure militaire de la haute bourgeoisie divertissant du vrai sujet : la libération de l’Alsace-Lorraine occupée et annexée par l’Empire allemand. Ferry accusait les radicaux d’être « absorbés par la contemplation de cette blessure » (la perte de l’Alsace-Moselle) au point de renoncer à leurs responsabilités dans le reste du monde. Clemenceau lui rétorqua « Mon patriotisme est en France ! » et lui opposa un éloge du Droit international naissant.

Poursuivons notre lecture des discours de François Hollande.



Le 22 juillet, il commémorait le 70e anniversaire de la rafle du Vélodrome d’hiver. En juillet 1942, des policiers et gendarmes arrêtèrent dans Paris 13 152 juifs qui furent regroupés dans ce stade avant d’être déportés, livrés à un sort fatal.

François Hollande a fait sensation en affirmant : « Nous devons la vérité sur ce qui s’est passé, il y a 70 ans. La vérité, c’est que le crime fut commis en France, par la France ». Par cette déclaration, il a pris parti dans un débat bien connu dont je rappelle les termes inconciliables :

Soit on considère que l’État français de Philippe Pétain est un régime politique parmi d’autres et qu’il était à la fois légalement et légitimement le gouvernement de la France ; soit on considère qu’il n’était qu’une fiction juridique érigée pour les besoins de l’autorité d’occupation, et que –quoi que bénéficiant d’un bricolage juridique– il était illégitime et ne constituait pas le gouvernement de la France.

Pour éviter tout contresens, il importe de rappeler qu’après avoir accepté un armistice, le président du Conseil, Philippe Pétain, se fit attribuer les pleins pouvoirs par les députés qui l’avaient suivi à Vichy. Il abrogea la « République française » au profit de l’ « État français ». Il devint donc non pas « chef d’État français » (ce qui est un rang protocolaire), mais « chef de l’État français » (ce qui est un titre), et imposa une dictature administrative chargée d’appliquer les clauses léonines de l’armistice. Les Français, qui avaient été décimés par la Première Guerre mondiale, ne s’estimèrent majoritairement pas capables de résister et s’inclinèrent devant cet état de fait. Seule une petite minorité refusa l’armistice, en premier lieu le sous-secrétaire à la Guerre, Charles De Gaulle, qui constitua à Londres le Gouvernement provisoire de la République française.

Les mots ont un sens et ce débat n’a rien d’académique. Peu avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, les trois principaux alliés (URSS, Royaume-Uni, USA) ont eu aussi à le trancher. Dans un premier temps, ils ont considéré que Philippe Pétain représentait la France. Lors de la conférence de Yalta (février 1945), ils ont anticipé la défaite de leurs ennemis (dont l’État français) et ont acté les sanctions contre eux. En portant un toast durant le banquet de clôture, Staline révéla qu’il souhaitait fusiller tous les officiers de l’armée française vaincue et priver de leur droit de vote tous les électeurs français qui avaient été en âge de responsabilité lors de l’armistice franco-allemand. Grâce à une action politique et militaire intense, Charles De Gaulle parvint à renverser ce projet. Il finit par obtenir que les trois principaux alliés reconnaissent le gouvernement provisoire de la France libre comme seul représentant de la France. C’est ainsi, qu’en définitive, la France fut reconnue comme un des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale et qu’elle obtint même un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies.

La position de François Hollande, outre qu’elle insulte la mémoire de tous ceux qui ont donné leur vie pour libérer notre patrie, a donc d’importantes conséquences en politique internationale. Puisque la République est considérée comme comptable des crimes de l’État français, il conviendrait par exemple que nous versions comme nos amis allemands des indemnités à Israël, et que nous renoncions à notre siège permanent au Conseil de sécurité.

Le point commun des deux discours de François Hollande saute aux yeux. Promoteur de « l’ingérence humanitaire », il réhabilite l’instrumentation de l’école par Ferry pour que les enfants ne deviennent pas des citoyens critiques, mais des élèves obéissants. Énarque, il réhabilite les fonctionnaires qui, trahissant la patrie, se rallièrent à un gouvernement fantoche et obéirent à l’autorité d’occupation. Socialiste, il réhabilite les députés de son parti qui validèrent l’armistice, votèrent les pleins pouvoirs à Philippe Pétain et entérinèrent le renversement de la République. Tout cela bien sûr accompagné de grandiloquentes condamnations des conséquences de cette même politique : le colonialisme et le racisme antisémite.

François Hollande est un homme cultivé qui mesure parfaitement ce qu’il dit. Il est simplement en train d’apporter sa touche à l’entreprise de démolition de la Nation française, dans la parfaite continuité de son prédécesseur.

Pour soumettre les États de la périphérie, l’Empire global tente de détruire leurs Nations par la force. Pour soumettre les États du centre, il agit en douceur, en diluant le cadre de leur souveraineté, c’est-à-dire la Nation. Pour « remodeler l’Europe », il introduit l’idéologie dont MM. Sarkozy et Hollande sont porteurs, celle de l’Ancien Régime, qui prévaut toujours dans les États anglo-saxons et est devenue celle de l’Empire.

Pour eux, la France est une communauté historique de langue et de culture. Elle a donc une base ethnique. Les nouveaux venus doivent modifier leur identité pour s’intégrer. Au contraire, pour les Révolutionnaires, la France est une communauté de destin que partagent les habitants du territoire français parce qu’ensemble ils ont renversé la tyrannie. La France est une convention juridique qui s’applique dans des frontières données, et l’on devient Français par ses actes, en se dévouant à ce projet. Bien sûr la Révolution de 1789 n’a pas fait table du rase du passé et la République française se doit d’assumer son héritage, avec ses gloires et ses hontes, mais elle n’en devient pas coupable des crimes de ceux qui l’ont trahie.

En deux discours, François Hollande nous a expliqué qu’il n’entendait pas défendre notre souveraineté, mais conditionner nos enfants et collaborer avec les États-Unis dans leurs sanglantes aventures « humanitaires ».
www.voltairenet.org/La-France-selon-Francois-Hollande
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Sam 22 Sep - 7:02



Ce reniement dont Manuel Valls est le nom

Manuel Valls sait-il que la France a voté le 6 mai 2012 ? Et qu’elle a voté majoritairement pour que le changement, ce soit maintenant ? Notamment pour les moins considérés et les plus démunis : les jeunes qui ne seraient plus victimes de contrôles au faciès, les musulmans qui ne seraient plus assimilés au terrorisme, les Roms qui ne seraient plus stigmatisés, les immigrés dont le vote local serait reconnu. Piétinant allègrement ces promesses du candidat François Hollande sans être rappelé à l’ordre, le ministre de l’intérieur frappe le nouveau pouvoir d’une marque indélébile : le reniement.

www.mediapart.fr/journal/france/200912/ce-reniement-dont-manuel-valls-est-le-nom
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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   

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Les transfuges avec papiers
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