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 L'Europe impopulaire

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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 2 Déc - 0:42

C'est sûrement ça, l'amitié entre les peuples, qu'est censée représenter l'UE ! Laughing Rolling Eyes
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 2 Déc - 0:49



Sinistre 1 décembre

Aujourd’hui, le traité de Lisbonne entre en application. C’est-à-dire, pour l’essentiel, ce qui se trouvait dans le traité constitutionnel européen, que les peuples de France et des Pays-Bas ont rejeté sans que cela modifie ensuite l’attitude des partisans du TCE (la droite, mais aussi les centristes, les sociaux-démocrates et les Verts (qui viennent, sauf Bové, de soutenir le programme nucléaire de la Commission européenne). Pour ces gens-là, il n’y a de démocratie que lorsqu’on est d’accord avec eux.

A compter de ce jour, il sera possible de vérifier ce que nous, adversaires du TCE, avons dit en 2004-2005. Mais qui fera le lien entre les décisions prises et le TCE/traité de Lisbonne ? On se souvient de la manière dont l’écrasante majorité des médias s’est comportée en 2005.

Certes, des associations (comme Attac), des ONG (comme le réseau Oxfam), des coordinations altermondialistes (comme le réseau S2B) suivent de près ce qui se passe à Bruxelles. Le public a besoin de leur expertise et de leur travail de décodage des textes qui conditionnent nos vies.

Mais cela suffit-il pour mobiliser efficacement ? Sur ces dossiers comme sur ceux de la mondialisation où sont les organisations syndicales et les partis politiques qui se disent de gauche ? Il y a pratiquement autant à faire pour les mobiliser eux que pour mobiliser l’opinion publique !

Alors qu’entre en vigueur un traité qui est en soi le projet d’une société du chacun pour soi, de la concurrence de tous contre tous, d’une société où les missions de la puissance publique sont réduites à la sécurité et à la répression, où le secteur privé, du fait des choix de la social-démocratie européenne dans l’Europe de Delors et de Lamy, s’empare de toutes les activités de service, une résistance à la hauteur de cette déferlante du capitalisme reste un projet, une attente.

N’est-il pas temps de se poser la question : d’autres manières – non-violentes – de résister ne s’imposent-elles pas ?

RMJ
www.jennar.fr/index.php/sinistre-1-decembre/

9 juillet 2008
Traité de Lisbonne : la sanction démocratique irlandaise

Le 12 juin, le peuple irlandais a rejeté le traité de Lisbonne par 53,4 % des voix. Sa Constitution l’obligeant à organiser un référendum, l’Irlande fut le seul pays de l’Union où purent s’exprimer les enjeux du processus d’intégration à l’œuvre malgré l’échec du Traité Constitutionnel Européen en 2005.

Le "non" irlandais ne doit pas être interprété comme un refus isolé, il s’inscrit au contraire dans la continuité des "non" français et néerlandais. Les aveux de nombreuses personnalités européennes en attestent. Valéry Giscard d’Estaing, architecte en chef de la Constitution, avait lui-même affirmé que le « mini-traité » a le même contenu que le texte précédent. Ainsi, « La substance de la Constitution est maintenue. C’est un fait » (Angela Merkel).

(...)
www.legrandsoir.info/Traite-de-Lisbonne-la-sanction-democratique-irlandaise.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 2 Déc - 1:07



L'Unité Européenne : mythe et réalités

[VIDEO]
Une conférence de l'historienne Annie Lacroix-Riz (13 juin 2008)

Le veto enregistré dans presque tous les (rares) pays où un référendum sur le cadre politique de l’Union européenne a été organisé atteste la prise de conscience populaire de ses réalités. Le jugement objectif a tardé, tant les promesses d’Eldorado ont accompagné, après la Deuxième Guerre mondiale en Europe occidentale, après la chute de l’URSS en Europe orientale, les grandes étapes de ce vaste plan d’unification des salaires au niveau le plus bas possible. Depuis que le paradis européen est apparu pour ce qu’il était – une impitoyable course au « dumping social » –, un nouveau thème (électoral) a surgi : la liberté illimitée du capital, baptisée « concurrence non faussée », serait la « dérive » malheureuse, récente et inattendue d’une Europe initialement « sociale ».

L’exposé historique qui suit révèle une « Union européenne » fidèle, tout au long de sa vieille histoire, à son objectif primitif d’écrasement des salaires et de maximisation des profits. Définis peu après la Première Guerre mondiale, ses plans commencèrent à être mis en œuvre pendant la première phase de la collaboration économique franco-allemande, entre 1924 et la crise des années trente. Leur application prit tout son développement, d'abord sous tutelle strictement allemande, pendant l'Occupation, puis dans la sphère d'influence américaine, celle de l’après-1945 progressivement élargie, depuis la liquidation de l’URSS, à presque tout le continent – le champ de notre « Union européenne » d’aujourd'hui.
http://bridge.over-blog.org/article-23234779.html

Annie Lacroix-Riz est opposée à la vision lénifiante et pro-européenne de Pierre Gerbet.
www.forum-capes.org/viewtopic.php?f=108&t=8744

On comprend pourquoi Sarkozy s'attaque à l'enseignement de l'histoire-géo.
On le voit interpellé à Strasbourg le 10 juillet 2008 par le député européen britanique Nigel Farage (président de l'UKIP et Co-President du groupe Independence/Democracy (IND/DEM) :
www.dailymotion.com/video/x6fd1u_farage-interpelle-sarkozy-au-sommet_news
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 2 Déc - 1:17



Le Traité de Lisbonne est un cheval de Troie

L’arrêt de la Cour constitutionnelle allemande sur le Traité de Lisbonne clarifie le débat juridique. Les magistrats ne se sont pas contentés de noter que ce nouveau texte impliquait des abandons de souveraineté —ce qui est une tautologie— , elle a établi que sa philosophie est incompatible avec les principes démocratiques. En conséquence, elle a ordonné que sa ratification soit bordée par la réaffirmation de principes supérieurs par le Parlement allemand. Mais d’autres États n’ont pas eu la même sagesse.

Sans démocratie, il n’y a pas d’État de droit
Malheureusement, nous vivons à une époque où le droit est bafoué en permanence. Les belles paroles, sinon les mensonges sont à l’ordre du jour. C’est ainsi que l’engagement des soldats allemands en Afghanistan n’est pas, selon l’interprétation du gouvernement, un engagement militaire, alors que c’est bien le cas.

www.voltairenet.org/article161475.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 2 Déc - 14:32



Election du président de la Commission Européenne :
Le nanoprésident s'est encore ridiculisé
Van Rompuy a bénéficié du règlement de comptes entre Sarkozy et Juncker

Les États membres de l'UE étaient favorables à la candidature du Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker pour le poste de Président du Conseil européen .

Cependant Sarkozy, qui n'avait pas digéré le contentieux franco-luxembourgeois en matière de secret bancaire, a utilisé l'élection comme vulgaire règlement de comptes.
Juncker a retiré sa candidature afin de ne pas faire face au véto français lors du vote, facilitant ainsi l'option du deuxième choix favorable à Van Rompuy.
Sarkozy ayant, quant à lui, formellement démenti cette version des faits, on peut être sûr qu'elle est véridique.
http://lequotidien.editpress.lu/politique-et-societe/6548.html

Mais les Européens n'ont pas de regrets à avoir : gouverneur de la Banque mondiale de 1989 à 1995, Jean-Claude Juncker assume depuis 1995 la responsabilité de gouverneur du Fonds monétaire international (FMI) et de gouverneur de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).
Il est premier ministre de "la lessiveuse luxembourgeoise pour argent sale".
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Juncker
www.marianne2.fr/Juncker-pique-sa-crise-au-JT-de-France-2_a92501.html
www.dailymotion.com/video/x75e1i_france-2-vs-jcjunker_news


Ce qui expliquerait que le 26 mars 2009, le Parlement européen a adopté un accord visant un grand marché transatlantique, voté en séance avec 501 voix pour (la droite, le PSE et les Verts) et seulement 53 voix contre (la Gauche européenne).
Est aussi prévu un Conseil politique transatlantique (CPT), « organe de consultation et de coordination systématiques de haut niveau pour la politique étrangère et de sécurité ».


Ces querelles de boutiquiers ont valu un portefeuille à Barnier
There are expectations in EU circles that incoming French commissioner Michel Barnier will receive the powerful internal market portfolio now held by Irish commissioner Charlie McCreevy in return for French support for the deal to appoint Ms Ashton and Mr Van Rompuy.
www.irishtimes.com/newspaper/world/2009/1121/1224259238514.html

S'intéressent-ils à l'Europe ?
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Orwelle



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MessageSujet: Un parfait inconnu est la tête d'un géant aux pieds d'argile   Mer 2 Déc - 15:05


Van Rompuy by his sister's rival party

President Who ?

For eight years European federalists labored to produce an answer to that question.
At a summit on Thursday they delivered a mouse : a new president and foreign policy chief for the European Union whose obscure backgrounds and lack of experience virtually guarantee that they will not supplant national leaders as figures on the world stage or as interlocutors with Washington. That's probably just as well.

But, by European accounts, it was French President Nicolas Sarkozy and German Chancellor Angela Merkel who resolved that the new president would be a low-profile figure from a small country.

Though the European Union is growing stronger and may be bolstered by other aspects of the new Lisbon treaty, most Europeans aren't ready to have their national governments supplanted in key matters of domestic and foreign policy -- which is why the treaty's more ambitious predecessor was voted down in three referendums.
Europeans worry that their lack of unity will exclude them from a new "G-2" composed of the United States and China.That's unlikely. Notwithstanding Mr. Kissinger's taunt, Europe's global influence will be determined by its economic weight and willingness to remain a military partner of the United States -- not by who answers the phone.
www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/21/AR2009112101941.html

(N)EUROPE

"Europe is rumbling along quite nicely," said a French official in Paris. It goes against the view of former cold war adversaries who tend to write off Europe as a colossus incapable of exerting an influence on the world stage. A US intelligence assessment recently classed the EU as "a hobbled giant" , while a Moscow think tank saw Europe as "weak" compared with the might of Russia.
http://timesofindia.indiatimes.com/world/europe/NEUROPE-/articleshow/5254789.cms

Herman who ?

It was noticeable, however, that President Obama also declared that he intended to "work closely" with the European Commission President, Jose Manuel Barroso – a tacit recognition that there had been no real landslip in power and influence in Brussels.

According to a snap, EU-wide opinion poll, European citizens were non-plussed by, but largely indifferent to, the choice of Mr Van Rompuy. The international polling agency Proximity Panels, said that Mr Van Rompuy's name rang a bell with only one in eight Europeans compared to seven in 10 for Mr Blair.

Newspapers around Europe welcomed the appointment of a woman to a top EU job but said that [Ashton] had been chosen because she was British, female and left wing, rather than because of any evident qualifications or qualities.

Japanese newspaper editors preparing to introduce the new EU President to their readers were last night thanking the Shinto gods for his penchant for haiku.
www.independent.co.uk/news/world/europe/herman-the-world-greets-new-eu-president-1824932.html

Herman Van Rompuy and Baroness Ashton : the EU's perfect couple of nobodies

"Baroness Ashton is ideal for her new role," says Nigel Farage, leader of the UK Independence Party. "She has never had a proper job, and has never been elected to public office."

Behind the scenes, the Eurocrat elite had already established a detailed template for the two top jobs
[...] These parameters were essentially fashioned by the French president Nicolas Sarkozy and the German chancellor Angela Merkel [...]

So, instead [of Tony Blair], we have Van Rompuy, known to hardened Eurosceptics as "the Belgian waffler", a mild-mannered economist, consumed with Catholic piety, who spends one day a month in a monastery among an order of silent monks. In an interview earlier this year with Paris Match, he claimed never to lose his temper, but his sang-froid was tested when his sister, Christine, a member of a fringe Maoist party, helped to design a poster showing him dressed as a circus clown. They have not spoken since.
www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/eu/6623928/Herman-Van-Rompuy-and-Baroness-Ashton-the-EUs-perfect-couple-of-nobodies.html

Laughing
Nobody's perfect
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 3 Déc - 20:34



Traité de Lisbonne : plus de libéralisme et moins de démocratie

Le Traité de Lisbonne pousse un peu plus encore l’Europe vers le libéralisme, en réaffirmant les principes du libre-échange généralisé et du marché unique sans limites.

Il affirme aussi un peu plus le dépassement de la démocratie. De nouveaux domaines de compétences quitteront le régime de l’unanimité, qui préserve la liberté des Etats, au profit de la majorité, qui permet d’imposer une règle commune à ceux qui n’en veulent pas. (...)

www.marianne2.fr/Traite-de-Lisbonne-toujours-aussi-difficile-a-digerer_a182979.html


Il reprend à 99% le contenu de la Constitution européenne qui avait été rejetée par le peuple français.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 5 Déc - 13:23


Le parlement européen à Strasbourg
Photo ASSOCIATED PRESS


Quand la France oublie d’élire deux députés européens

Le traité de Lisbonne a fait passer mardi le nombre d’eurodéputés français de 72 à 74. Ce que la France n’avait pas du tout anticipé.

En vertu du traité de Lisbonne, entré en vigueur mardi, la France compte deux députés européens supplémentaires… qu’elle a oublié d’élire. En effet, les élections européennes de juin dernier se sont déroulées sous le régime du traité de Nice, qui accordait 72 eurodéputés à la France, alors que le traité de Lisbonne lui en accorde 74, ce que la France n’avait pas anticipé.

Pour combler les deux sièges vacants au Parlement européen, François Fillon a demandé lundi au président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, d’organiser la désignation de deux députés français. L'un de la majorité, l'autre de l'opposition, "pour éviter toute polémique inutile", préconise le premier ministre.

Mais polémique il pourrait tout de même y avoir.

Autre problème, les deux députés désignés n’ayant pas été élus dans le cadre du scrutin européen de juin dernier, ils ne pourront siéger en qualité d’eurodéputé. Ils auront donc un statut d’ "observateur", le temps que les 27 ne ratifient tous une modification du traité de Lisbonne qui leur accordera le droit de vote au Parlement européen.

Enfin, les deux députés désignés conserveraient leur fonction nationale, en plus de leur nouvelle fonction européenne. Et ce, alors que la France est déjà championne d’Europe du cumul des mandats…
europe1.fr

L'Elysée invente les députés-eurodéputés cumulards

D'ici la fin de l'année, Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, désignera deux députés «maison» pour les envoyer siéger au Parlement européen. C'est la solution trouvée par l'Elysée pour attribuer les deux fauteuils supplémentaires offerts à la France par le traité de Lisbonne.
mediapart.fr

Bataille autour des noms des nouveaux eurodéputés français
lepoint.fr
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Lun 7 Déc - 19:19



Privatisation de la sécurité dans les institutions européennes

Aux abords du quartier européen, la Police s’appelle Group4, on entre dans les salles de sport « sur invitation » tandis que lobbies et parlementaires, de concert, veillent sur vous. Une société de gardiennage pour remplacer la police aux abords du « Caprice des dieux » de Schumann ?

Le texte a été approuvé il y a deux semaines par les conseils communaux de Bruxelles-Ville et d’Ixelles non sans s’être fait pousser au cul par la fringante « eurocratie » parlementaire. L’on sait toute la cohérence à laquelle s’essaie ce monstre institutionnel qu’est l’Union européenne, calquant la mode des privatisations à la chaîne sur la gestion de sa « sécurité ».

Ces quidams du privé, qui ont sur la rue autant de légitimité que des fèces canines sur un trottoir, auront bientôt comme devoir de pratiquer des contrôles dits « de surveillance » et de relever « les titres d’accès pour les véhicules ». Les jours de sommet - ou les jours de « menaces », c’est selon, - des « mesures plus sévères seront prévues ».

Quant aux dérives auxquelles ce système pourrait mener, le bourgmestre de Bruxelles se veut « rassurant ». Selon lui, les « contrôles d’identité ne sont pas autorisés », les piétons pourront toujours se promener dans les très romantiques allées du paquebot Léopold. On veut bien le croire. Mais la convention est loin d’être aussi précise. Il y est même stipulé que Group4 pourra effectuer des « contrôles de personnes sur la voie publique ». (...)

www.observatoiredeleurope.com/notes/Privatisation-de-la-securite-dans-les-institutions-europeennes_b1321043.html
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MessageSujet: La montagne a accouché d'une souris   Lun 7 Déc - 20:56

Où sont les ouistes ?



Tous les obstétriciens de la bien-pensance étaient dans la salle de travail lorsqu'il s'agissait d'assister l'Europe pour l'accouchement du peu désiré Traité de Lisbonne ; ce parangon de démocratie que le monde allait nous envier.

Le tintamarre médiatique était à la hauteur de l'ignorance crasse de ces pauvres masses qui se détournaient de l'extraordinaire avancée qui leur était proposée. La quasi totalité de l'intelligentzia y allait de ses démonstrations savantes, matraquages sentencieux, jugements péremptoires et humiliants sur les nonistes.

Un ramassis d'imbéciles osait refuser le fulgurant progrès de la vie politique européenne qui lui était offert ? Qu'à cela ne tienne, on allait renforcer la dimension démocratique de l'Europe en commençant par des dénis de démocratie : confisquer un référendum au profit de parlementaires dociles par ci, faire voter jusqu'à ce que ça dise oui par là.

Il était de la plus haute urgence de se doter d'un vaccin contre les ravages croisés du mondialisme et de l'ultra-libéralisme mutants.
Lisbonne allait constituer ce vaccin. Et on allait l'inoculer aux peuples rétifs pour leur plus grand bien.

Pensez, ne serait-ce qu'un instant, les risques insensés auxquels les Européens étaient soumis avant Lisbonne. Imaginez par exemple une crise financière majeure avec son lot de désastres : faillites, chômage.
Imaginez une mondialisation aveugle misant tout sur la concurrence libre et non faussée et les dogmes qui vont avec : dérèglementation, taillage de croupières dans les dépenses sociales, modération salariale…

Eh bien c'est fini. Plus de craintes à avoir. Le traité de Lisbonne est entré en vigueur le 1er décembre 2009. Il était temps. Avec le Traité de Lisbonne, les Européens sont désormais à l'abri de tous ces maux.

C'est pourquoi je m'étonne du silence pudique observé par cette même intelligentzia – politiques et médias confondus - au sujet d'un évènement digne d'une nouvelle « politique de civilisation » ; au moment où l'Europe « entre dans une nouvelle ère ».
Tout ce qui a été martelé à satiété lorsqu'il s'agissait de défendre le « oui » au référendum ne serait-il plus de mise ? On nous cacherait des choses ? Pourvu que des effets aussi pervers qu'inattendus ne soient pas apparus en matière de démocratie, croissance, rôle de l'Etat, justice sociale ou encore tolérance.

Jonas2
www.rue89.com/2009/12/06/il-manque-toujours-deux-francais-au-parlement-europeen-128951
www.20minutes.fr/article/353717/Monde-La-Pologne-a-ratifie-le-traite-de-Lisbonne.php




« Erreur civique », tranche Laurent Joffrin à propos du désintérêt populaire pour les questions européennes. Avec la désignation d’un « président de l’UE », les journalistes avaient de quoi faire preuve de « pédagogie ». Mais Joffrin ment, énormément…
www.leplanb.org/LE-PLAN-B-No21-SOMMAIRE.html
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BA



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 8 Déc - 2:27

Un député européen, noniste de droite, a tout dynamité devant les caméras du Parlement européen.

Bon, d'accord Nigel Farrage est de droite.

Mais ça fait quand même du bien de regarder cette video.

Cette video dure 9 minutes.

Neuf minutes extraordinaires.

Neuf minutes historiques.

Neuf minutes pendant lesquelles le leader du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) dit ce qu'il pense.

Neuf minutes pendant lesquelles une député européenne socialiste essaie de répliquer de façon pitoyable SUR LE FOND.

Neuf minutes pendant lesquelles le président du parlement européen ne sait pas quoi répondre SUR LE FOND.

Neuf minutes que les historiens des prochaines décennies pourront montrer pour expliquer l'explosion de l'Union Européenne.

Cette video extraordinaire est visible sur le site DAILYMOTION :


http://www.dailymotion.com/video/xbbdoo_farrage-reprimande-pour-ses-critiqu_news
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 8 Déc - 22:27


Le club de sport “Caprice des dieux ”. Ph.NEWS

Une piscine à 9,6 millions d'euros pour le “Caprice des dieux ”

En 2007, le Bureau du Parlement européen, la Commission des budgets et l’assemblée plénière du PE ont donné leur feu vert à la rénovation et l’extension du club de sport situé dans les locaux de l’institution à Bruxelles.

Un ensemble piscine-Spa de plusieurs millions d’euros pour les députés et le personnel de la maison. Le député vert Gérard Onesta, qui porte ce projet depuis 2006, essaye de tempérer : il ne serait question que d'une "rénovation", avec construction d'un simple espace "aquagym" de "85 cm de profondeur", pour tout de même « 5,6 millions d’euros ». Et la moitié des bénéfices devrait être reversé aux institutions européennes par l’exploitant.

Pourtant, le projet que le vice-président écolo du Parlement européen décrit dans son rapport initial de 2006, annonce bien une "extension" du club de 46% de la surface actuelle, et il a tout d’un complexe comprenant piscine ronde avec nage à contre-courant et jets de massage, hammam, sauna, solarium, cabinets d’esthétique, ostéopathe etc…et ce pour un montant estimé à l’époque à 4 millions d’euros.

Afin d'échapper aux cris d’orfraie des quelques eurodéputés soucieux des deniers publics en Commission des budgets, M. Onesta a réécrit un peu le projet dans lequel il n’est formellement plus question de «piscine », mais où il faut aller fouiller dans les annexes pour retrouver «les deux bassins de l’espace aquatique » ainsi que des spécifications techniques qui ne laissent aucun doute : ce n’est pas un vivier pour les homards à servir au restaurant des eurodéputés, mais bien un complexe aquatique.

Entre temps, les coûts ont d’ailleurs plus que doublé : l’appel d’offres en cours porte sur un montant non plus de 4, ni de 5,6 mais de 7,8 millions d’euros, auxquels s’ajoutent les études et le pilotage, soit 9,3 millions d’euros. Le gestionnaire, une société néerlandaise, est déjà sélectionné par appel d'offres. Le 18 février dernier, le bureau du Parlement a décidé d'attendre un peu pour signer son contrat...après les élections ?

hugo
6 juillet 2009
rmc.fr

Au Parlement européen l'absentéisme bat des records

Pour se défendre de son absentéisme chronique, Philippe de Villiers a pointé du doigt les travers des autres.
Interrogé par Jean-Michel Aphatie sur le fait qu’il occupe, avec Marine Le Pen, la toute dernière place du classement de L’Express, le roitelet du Puy-du-Fou a utilisé sans vergogne cette botte secrète (voir vidéo ci-dessous) :
« Non, mais attendez. Moi j'ai assisté à toutes les sessions... sauf trois. J'ai assisté à cinquante sessions sur cinquante-trois et quand je ne suis pas au Parlement européen, moi je ne suis pas en train de cachetonner ou en train de préparer la construction d'une piscine. Parce que vous vous rendez compte... (…) Vous ne savez pas de quoi je parle ? Eh bien, vous allez le savoir. C'est que les parlementaires européens, le bureau du Parlement européen et la Commission de Bruxelles ont décidé, sans doute pour lutter contre l'absentéisme, eh bien pour retenir les députés, de créer une piscine ludique, tenez-vous bien, avec solarium, hammam, jacuzzi, deux bassins... (…)
Oui mais attendez, les auditeurs qui nous écoutent, ils penseront qu'il y a autre chose à faire en ce moment avec la crise que de construire une piscine ludique avec toboggan, échelle pivotante et mousse intégrée pour les députés européens. »
C’est vrai ça, il y a sans doute autre chose à faire, mais quoi ? Peut-être aller siéger au Parlement pour s’opposer à ce genre de décision !
17 Avril 2009
www.marianne2.fr/Au-Parlement-europeen,-l-absenteisme-bat-des-records_a178083.html


VIDEO



Les députés européens ne connaissent pas la crise

Valeurs actuelles a publié en mars 2009 un reportage sur la gabegie de Bruxelles. Présenté en ligne :

Le salaire d'un député européen oscille entre 5 700 et 6 500 euros.

Mais ce n'est pas tout. Pour chaque journée passée à Bruxelles viendront s'y ajouter 300 euros, censés couvrir les dépenses de repas et d’hôtel. Il lui suffit de signer sa feuille de présence pour bénéficier du remboursement de frais accordé pour chaque journée passée à Bruxelles, qu'il assiste à la séance, ou pas....

Ils bénéficient également de 3 000 euros mensuels dits de « frais de secrétariat » pour payer leur envoi de courrier, par voie postale ou par fax.

Les élus réussissent facilement à doubler leurs émoluments en passant trois jours par semaine au Parlement.

A savoir aussi, qu'à partir de 60 ans ils bénéficient d'une retraite complémentaire de 1500 euros par mois, jusqu'à la fin de leurs jours, s’ils ont effectué un seul mandat.
Mais s'ils sont réélus, et ont cotisé pendant neuf ans, la somme se monte à 2 500 euros.

Passons sur les 4 milliards d'euros dépensés pour la promotion de la « Culture européenne » (plus que le budget publicitaire de Coca-Cola !) .

Une jeune étudiante stagiaire raconte : « Quand on arrive, on a le sentiment que les Eurodéputés vivent dans leur bulle, à l'abri de tous les soucis qui polluent la planète, bien loin de la crise financière, presque coupés du monde ».

Quelques exemples :
Ils disposent d'un centre sportif complet dans les sous-sols du Parlement.
Pourtant il leur manquait un lieu de détente. Le 16 février dernier le bureau du parlement a donc décidé de leur construire une piscine, pour 10 millions d'euros.

Un luxueux salon de coiffure attend ceux et celles qui siègent à Bruxelles, tous les jours de la semaine, et il ne désemplit pas... Et là comme ailleurs on y feuillette Paris Mach, Gala et Voici.

Dans les parkings du sous-sol, des dizaines de voitures attendent.
Quand un élu arrive, il est immédiatement pris en charge par un chauffeur qui l'emmène à l'adresse de son choix, sans bien sûr qu'il lui soit nécessaire de débourser « un centime ».

Autre « petit service » quotidien : à partir de 18h30 dans les larges couloirs du bâtiment central, des serveurs en uniforme installent silencieusement des tables, recouvertes de nappes blanches.
Arrivent ensuite les coupes de champagne, les seaux à glace et les plateaux de petits fours.
Tous les jours un député organise un cocktail autour de l'exposition d'un peintre de sa circonscription, alors qu'un peu plus loin, un autre fête la sortie d'un livre...

Les réceptions se succèdent ainsi dans les couloirs à partir de 19 heures. Un fonctionnaire confie :
« Ici c'est toujours table ouverte. Il suffit de s'arrêter pour être servi. Le soir en sortant du bureau, on peut toujours se faire offrir une coupe ou deux ! »
www.come4news.com/eurodeputes-un-job-en-or-752591
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Orwelle



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MessageSujet: Un Traité non démocratique dont les règlements ne sont même pas respectés par l'UE !   Ven 11 Déc - 2:31


Après l'avoir auditionné
le groupe Bilderberg installe Herman Van Rompuy à la Présidence de l'Europe
VIDEO

Bruxelles
11 novembre 2009

Mario Borghezio (Lega Nord) interpelle le parlement européen sur les candidats à la présidence du Conseil européen,
sur la procédure de nomination du président, et sa soumission à des instances non élues.
VIDEO

Mario Borghezio évoque les « groupes occultes qui se réunissent à huis clos », fréquentés par Van Rompuy et d’autres dirigeants européens.

"Est-il possible, demande Borghezio, que personne n'ait remarqué que les 3 ont souvent assisté aux réunions des Bilderberg ou de la Trilatérale ?
Je crois que nous devons appliquer les principes de transparence si souvent mentionnés ici, dans nos institutions.

Nous devons établir clairement s'ils sont les candidats des forces politiques de leur propre pays, ou s'ils sont simplement les candidats de ces groupes occultes qui se réunissent à huis clos pour traiter les problèmes, par-dessus la tête des peuples. "

Les candidats en question sont Jan Peter Balkenende, David Miliband, et Herman Van Rompuy.
Le Premier ministre Jan Peter Balkenende a assisté à la conférence du groupe Bilderberg à Washington l'an dernier, avant sa rencontre avec le président Bush, avec la reine Beatrix et son fils Wilhelm-Alexander.

La reine Béatrix est une participante régulière de la Conférence et a été photographiée par nos reporters à son arrivée au Bilderberg l'an dernier, comme l'a noté Watson le 15 mai 2009.

David Miliband, l'actuel secrétaire d'État britannique aux affaires étrangères et du Commonwealth, est un acteur de la «réforme de l'environnement" et du plan climatique mondial.
En 2006, il a soutenu l'idée d'échange de "crédits carbone" pour tous.
Il est considéré comme l'"outil idéal» au poste de Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la sécurité pour l'Union européenne. [...]

Herman Van Rompuy est l'actuel Premier ministre de Belgique et membre du Conseil de la Couronne.
Van Rompuy soutient également le plan mondial «vert», comme Flanders Today l'a rapporté.

Van Rompuy "a montré patte blanche" lors d'une réunion Bilderberg où il a "dit au club de l'élite que les chefs de gouvernement européens sont de plus en plus partisans d'une taxe verte européenne, qui tondrait la plèbe sous le prétexte astucieux du changement climatique.

Van Rompuy a accepté l'invitation d'Etienne Davignon, de s'adresser au groupe parce que le pouvoir discrétionnaire du Bilderberg a atteint un niveau légendaire, et que ce qui est dit lors de ses réunions n'a jamais filtré", ajoute le journal. (...)
infowars.com



La présidence de l’Union européenne n’existe pas

Ce dont il s’agit en réalité c’est de la présidence de l’une des institutions communautaires, le Conseil, comme il existe un président de la Commission européenne et un président du Parlement européen.

Selon le Traité : Le Conseil européen élit son président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. En cas d’empêchement ou de faute grave, le Conseil européen peut mettre fin à son mandat selon la même procédure.

Pourtant Van Rompuy n'a pas été élu, mais nommé.
Sarkozy a tout fait pour éviter un vote (lequel est pourtant la procédure prévue par le Traité) en obtenant en amont le choix d’un candidat consensuel.
Sans la moindre considération pour les mécanismes démocratiques censés régir le reste des institutions communautaires. clown

"Entre le Congrès de Vienne qui partagea l’Europe suite à la défaite de Napoléon et le Conseil européen d’aujourd’hui pas grand chose n’a changé. Les gueux n’ont pas leur mot dire et l’on ne saura comment la décision est prise que par des indiscrétions intéressées."


Ce nouveau personnage non élu, non légitime et non utile aura des pouvoirs modestes et très limités mais...
il sera très bien rémunéré !


Le nouveau président du Conseil de l'Europe gagnera 350 000 euros par an. Autour de lui, une équipe de 60 personnes : 22 postes pour son cabinet, 10 gardes du corps et 28 fonctionnaires pour l’organisation des conférences et du protocole.

Le coût total — provisoire — du président et de son équipe sera de 6 millions d’euros par an pour le contribuable européen.
2,6 millions d’euros supplémentaires sont prévus au budget pour l’aménagement des bureaux et l’achat d’ un véhicule blindé, d’ordinateurs, de téléphone. Son budget propre sera de 1,5 millions d’euros, frais de déplacements et de représentation compris. Soit un coût de 125 000 euros par mois.

Infos dévoilées par le quotidien belge De Netto, d’après un document du secrétariat général du Conseil de l’Europe. Ce montant n’est qu’une « estimation technique », précise le document. Il ne prend pas en compte l’ensemble des frais liés au poste, selon Sud-Ouest.

http://observatoiredessubventions.com/
www.taurillon.org/President-de-l-Europe-la-chasse-au-dahu


Taurillon .org est le site du rejeton du Mouvement européen, qui compte parmi ses responsables Sylvie Goulard (Modem), Denis Badré, Sénateur ; Daniel Cohn-Bendit, député européen ; Gaëtan Gorce, député ; Nathalie Griesbeck, député européen ; Jean-Pierre Jouyet, Président de l'Autorité des marchés financiers ; Pierre Lequiller ; Christian Philip ; Bernard Poignant, Maire de Quimper ; Najat Vallaud-Belkacem, Adjointe au Maire de Lyon.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_Europ%C3%A9en-France
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 11 Déc - 6:59



2009 : première année de la gouvernance mondiale

Le premier président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a déclaré :

« 2009 est aussi la première année de la gouvernance mondiale, avec la création du G20 en plein milieu de la crise financière mondiale. Le conférence sur le climat à Copenhague est un autre pas fait vers une gouvernance mondiale de notre planète ».

Van Rompuy a été auditionné par le Groupe Bilderberg le 15 Novembre à Hertoginnedal, Bruxelles, juste avant la désignation du premier "président de l’UE". Au cours de ce dîner, il a rencontré les membres du haut comité de direction de ce Groupe et il a fait un discours annonçant la création de nouvelles taxes directement versées à l’UE , dont une taxe sur les vols aériens, un taxe sur les carburants et une TVA européenne, toutes formant une taxe unique allant directement dans les coffres de Bruxelles.

« Nous devons examiner sérieusement la possibilité de collecter des taxes au niveau européen, et pour la première fois les grands pays de l’Union sont ouverts à cela » a dit Van Rompuy, selon ce qu’a rapporté le journal hollandais, De Tüd.

Selon l’article du Tüd, Van Rompuy a eu des discussions avec le président du Groupe Bilderberg, Etienne Davignon, qui en début d’année s’était vanté dans l’ EU Observer que le Groupe Bilderberg était à l’origine de la création de la monnaie unique européenne, l’Euro, dans les années 50.

http://fonzibrain.wordpress.com/2009/11/22/van-rompuy-auditionne-par-les-bilderberg-un-serviteur-zele-au-service-des-malsains/
http://lesdernieresnouvellesdumonde.blogspot.com/2009/11/le-groupe-biderberg-installe-herman-van.html


Pas de démocratie, pas de transparence et en plus ce ne sont même pas les instances européennes qui sont aux commandes, mais Bilderberg, la Trilatérale...
Au service de qui Bilderberg, la Trilatérale, Council on Foreign Relations (CFR) sont-ils ?


Council on Foreign Relations (CFR)

Appartient au Council on Foreign Relations (CFR) le banquier d'affaires Roberto Agostinelli, propriétaire d'une villa luxueuse à Wolfeboro, où a été invité le président de l'UMP à l'été 2007. Un président ami de son ex-épouse Mathilde Favier (témoin du 3e mariage de Sarkozy, avec Carla Bruni), responsable de la communication de Prada-France et belle-sœur de Pierre-Jérôme Hénin, le porte-parole adjoint de l'Elysée.

Robert F. Agostinelli est un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

Agostinelli a fondé Goldman Sachs’ M&A business à Londres avant de s'associer à la banque Lazard, qu'il a quittée pour présider le puissant fonds d’investissement new-yorkais Rhône Group LLC.

Rhône Group, avec un siège social à New York et des bureaux à Londres, Paris et Rome, est une agence bancaire spécialisée dans le conseil financier (fusions et acquisitions, alliances stratégiques, recapitalisations, prises de participation actionnariales, leveraged buyouts, etc.).
Dans cette agence de conseil international figurent deux Espagnols : José Manuel Vargas et José Marie Aznar.

http://sarkofrance.blogspot.com/2007/08/qui-pay-wolfeboro-sarkozy-parl.html
www.rue89.com/2007/08/19/les-lecons-des-vacances-mediatiques-du-president

www.rue89.com/campagnes-damerique/comment-sarkozy-lamericain-a-seduit-mccain-le-francophobe
http://www.nytimes.com/2008/06/02/business/media/02bertelsmann.html


Sur le site du Council on Foreign Relations (CFR)

CFR is a nonpartisan and independent membership organization.
CFR has promoted understanding of foreign policy and America’s role in the world since its founding in 1921. It does this in a variety of ways : by convening meetings at which government officials, global leaders, and CFR members debate major foreign-policy issues ; by operating a think tank that is home to the world’s most prominent scholars of international affairs ; by sponsoring Task Forces and commissioning books and reports ; and by publishing Foreign Affairs, the leading journal of global politics.

The Council on Foreign Relations is a national membership organization. There are two groups of members, life and term members. Term members must be between the ages of 30 and 36 at the time of their application, and term memberships are limited to five years.

Dans l'équipe dirigeante :
David Rockefeller (Honorary Chairman) [Officers and Directors Emeriti]
Colin L. Powell United States Army (Ret.) [Board of Directors]
Maurice Lévy (France), Chairman of the Management Board and CEO, Publicis Groupe [International Advisory Board]

Dans les Experts :
Elliott Abrams, Expert France
Rachel Schneller, Expert France
Charles A. Kupchan, Expert pour L'Europe


Charles A. Kupchan
Expert pour L'Europe (Senior Fellow for Europe Studies)
Professor of international affairs at Georgetown University and former director for European affairs at the National Security Council.
Currently writing a book on the international order and how to preserve transatlantic peace.
Expertise : NATO ; European Union ; U.S. national security ; nationalism ; the Balkans.

Current Research Projects :
-Study Group on Contending Visions of International Order
-Pieter A. Fisher European Studies Roundtable
-Europe Program

Past Research Projects :
Bertelsmann Project on Transatlantic Relations
www.cfr.org/bios/68/charles_a_kupchan.html

Charles Kupchan, directeur de recherche sur les questions européennes au très influent Council on Foreign Relations. "Certes, entre la France et les Etats-Unis, la convergence de vues est évidente sur bien des dossiers cruciaux, comme l'Otan ou Israël. Le rapport entre les deux pays a rarement atteint une telle qualité. Mais il pourrait être meilleur. Pour une simple raison : aux yeux de l'administration américaine, cette relation ne revêt pas un caractère central."
www.lexpress.fr/actualite/politique/sarkozy-l-obsession-obama_830955.html

Europe Program
The 1990 reunification of Germany anticipated the unification of Europe itself. But the seemingly unstoppable momentum toward European unity hit a major roadblock in mid-2005, when voters in France and the Netherlands voted down a proposed European Union (EU) constitution. Their emphatic rejection silenced, at least temporarily, most talk of further European convergence.
www.cfr.org/content/publications/images/GGMonitor_Finance_Callout_270_152.jpg
www.cfr.org/about/


The first two groups created by the Round Table secret society were the British Royal Institute for International Affairs (RIIA) in 1920 and the American Council on Foreign Relations (CFR) in 1921. In fact the original plans for both were drawn up during the Paris Peace conference of 1919. Though they were given different names to mask their autonomy, the RIIA and CFR are just sub-branches of the Rhodes-Milner Round Table.
www.atlanteanconspiracy.com/2008/09/cfr-riia.html

Déficit démocratique et médias
En Espagne, par exemple, après les attentats du 11 mars 2004, les médias contrôlés par le gouvernement de M. José María Aznar se sont livrés à une manipulation, tentant d’imposer une « vérité officielle » pour servir des ambitions électorales, occultant la responsabilité du réseau Al-Qaida et attribuant le crime à l’organisation basque ETA.

Toutes ces affaires, ainsi que l’alliance de plus en plus étroite avec les pouvoirs économique et politique, ont causé un tort dévastateur à la crédibilité des médias. Elles révèlent un inquiétant déficit démocratique. Le journalisme de bienveillance domine, alors que recule le journalisme critique. On peut même se demander si, à l’heure de la globalisation et des mégagroupes médiatiques, la notion de presse libre n’est pas en train de se perdre.
www.monde-diplomatique.fr/2005/01/RAMONET/11796
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 11 Déc - 10:58

Revenons en 1951.

Que s'est-il passé en 1951 ? Pour lutter contre le communisme, le gouvernement des Etats-Unis donne de l’argent aux partisans de l’Europe fédérale. De façon clandestine, la Central Intelligence Agency (CIA) verse des millions de dollars à la revue Preuves, aux journaux socialistes de Léon Blum et de Guy Mollet, aux partis politiques constituant la Troisième Force (les socialistes non-jacobins, les radicaux, les démocrate-chrétiens et la droite non-gaulliste). Enfin, la CIA donne en secret des milliers de dollars au Mouvement européen de Jean Monnet.

« Fin 1951, un organisme secret est créé à Washington, le « Psychological Strategy Board ». Sa mission est de coordonner les opérations de guerre psychologique contre le Kremlin partout dans le monde. Le premier plan vise à « réduire l’influence du Parti communiste en France ». Nom de code : « Cloven », puis « Midiron ». Le programme est très détaillé. Des extraits, en vrac : « Aider à détruire la respectabilité du Parti communiste : discréditer ses efforts dans la Résistance ; faire connaître des scandales impliquant des leaders communistes ; réduire l’implantation de la CGT chez Renault au niveau de celui chez Citroën. » Et aussi : « Assister et si nécessaire endoctriner les Français connus qui ont un temps été communistes et qui peuvent devenir des propagandistes anticommunistes. Produire des films anticommunistes par le biais de sociétés françaises de façade [c’est-à-dire contrôlées par la CIA] ».
Conséquences pratiques : des groupes anticommunistes, tel « Paix et liberté » de Jean-Paul David, reçoivent des subsides importants de l’Agence. Le « Congrès pour la liberté de la culture » et la revue Preuves également. L’« Institut d’histoire sociale », des journaux socialistes de Léon Blum et de Guy Mollet, des partis de la troisième force, ceux de Pleven et autres, aussi. Et puis la CIA aide le Mouvement européen de Jean Monnet. Et l’USIA [United States Information Agency] gère en sous-main une agence de presse qui fait publier incognito des articles dénonçant la dictature stalinienne. Elle est aussi derrière des maisons d’édition qui publient des livres anticommunistes ou pro-américains, et des maisons de production qui tournent des films favorables à Washington. Quand de Gaulle revient au pouvoir en 1958, l’Amérique contrôle des pans entiers de la vie politique, sociale et même culturelle de la France. » (Vincent Jauvert, L’Amérique contre de Gaulle, Seuil, p.209)

Le Mouvement européen est une association en faveur de l’Europe fédérale. Il était financé par la CIA. Le Mouvement européen existe encore aujourd’hui. Je me demande s’il continue à recevoir de l’argent des Etats-Unis.

Qui dirige le Mouvement européen aujourd'hui ? Sylvie Goulard.

Dernière chose : Sylvie Goulard a été élue député européen en juin 1989 sur la liste de François Bayrou. Sylvie Goulard est dans la mouvance démocrate-chrétienne (le MoDem).
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 11 Déc - 11:00

« Le traité de Rome de 1957, qui donna naissance au Marché commun, a été pensé lors des réunions du groupe Bilderberg. » (George Mc Ghee, ancien ambassadeur américain en Allemagne de l’Ouest)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bilderberg

A propos du groupe Bilderberg :

« Créé en 1952, mais constitué officiellement pour la première fois en mai 1954, le groupe Bilderberg est lancé par le Prince Bernhard des Pays-Bas, l’époux de la reine Juliana, et l’on retrouve notamment, parmi ses autres membres fondateurs, le secrétaire général de l’OTAN Jozef Luns et, du côté belge, l’ex-Premier ministre et banquier Paul Van Zeeland. Ce sont, entre autres, ces derniers qui prennent l’initiative de mettre sur pied un groupe restreint d’industriels, de financiers, de politiques, de journalistes, d’intellectuels, d’aristocrates, d’officiers militaires, accompagnés par des membres et ex-membres des services secrets américains et allemands (dont de très nombreux « anciens » nazis), invités à venir discuter des questions internationales. Cette première rencontre à l’hôtel Bilderberg à Oosterbeek [ville des Pays-Bas], financée par la multinationale néerlandaise Unilever et la CIA, a alors pour objectif de coordonner et de construire l’unité des pays occidentaux dans leur lutte contre l’Union soviétique et, plus largement, dans leur combat contre le marxisme et les différentes variantes du modèle socialiste. Ce qui n’exclut pas, dès l’origine, la présence remarquée de leaders socio-démocrates et de syndicalistes « responsables » aux réunions. » (Geoffrey Geuens, Tous pouvoirs confondus, édition EPO, page 25)
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 13 Déc - 12:43



OTAN et défense européenne

La vassalisation de l'Europe aux Etats-Unis

L’Europe, n’a pas la maîtrise de sa monnaie, instrument par excellence de l’indépendance économique, celle-ci est complétement gérée par une Banque Centrale soumise aux seuls grands intérêts, ceux des multinationales et des secteurs financiers (...)

Sur le plan de la Défense, le Traité de 'UE ne peut être un contrepoids à la puissance des États-Unis, mais il sera l’instrument d’une vassalisation.

Il y a l’article 305-III qui envisage à terme que soit substitué à l’ONU une réprésentation européenne à tout autre nationale, privera de fait la France de son droit de veto au Conseil de sécurité.

Si on articule cette disposition avec celle du Traité qui lie étroitement la politique de défense et celle de sécurité, nous avons toutes les dispositions qui favorisent l’entrée dans des "guerres préventives", chères à G.W.Bush.

D’abord, cette politique, cela a été dit est sous influence de l’OTAN. De surcroît le paragraphe 3 de l’article I-41 impulse l’armement : "Les États-membres s’engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires". "Une Agence européenne de défense" mettra en oeuvre "toute mesure utile pour renforcer la base industrielle et technologique du secteur de la défense".

Et dans la partie III on revient sur la menace terroriste dans l’article III-309 qui énumère les missions de sécurité et de défense commune "Toutes ces missions peuvent contribuer à la lutte contre le terrorisme, compris par le soutien apporté à des pays tiers pour combattre le terrorisme sur son territoire."

En fait il n’y a pas de différence entre la politique néo-libérale devenue base même d’une Constitution, ce qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde, même pas aux États-Unis, et la politique agressive sous couvert de terrorisme comme le prouve l’article III-292 qui promet une action visant "à promouvoir dans le reste du monde" ses "valeurs" entre autres : "encourager l’intégration de tous les pays dans l’économie mondiale, y compris par la suppression progressive des obstacles au commerce international"...

Un tel traité, qui, de surcroît, ne prévoit pas le moindre vote du parlement européen avant de s’engager dans de telles aventures d’une Défense intégrée à l’OTAN, non seulement correspond bien à la poltique étasunienne actuelle mais n’a même pas à passer par un vote quelconque du Sénat pour être mise en oeuvre - elle est directement intégrée à une Constitution qui se substitue à la volonté des États. (...)

Danielle Bleitrach
22 avril 2005
www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=275



La Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) a pris des engagements en faveur d'une alliance atlantique forte et d'une complémentarité entre l'OTAN et l'Union européenne.

Extraits du texte de Lord Robertson, Secrétaire général de l'OTAN (2003)

Le Siège de l'OTAN à Bruxelles représente le cour, le cerveau et le système nerveux central de l'Alliance. Il constitue le forum pour la planification et les discussions politiques et stratégiques, de même que pour l'obtention de consensus, la prise de décisions et la diplomatie tant publique que privée.

L'Alliance est devenue l'élément central du développement des capacités militaires pour faire face aux menaces posées par le terrorisme et les armes de destruction massive.

L'OTAN continue à reposer fermement sur une histoire, une culture, des valeurs et des intérêts transatlantiques partagés.

Jamais auparavant quarante-six pays aussi différents que les dix-neuf membres de l'OTAN, la Russie, l'Irlande et la Suisse, les Républiques baltes, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan n'ont fait cause commune en temps de paix. Et le fait qu'ils le fassent sur la base de nos valeurs communes et d'un partenariat qui dépasse le simple dialogue politique pour s'étendre à la coopération militaire pratique contre le terrorisme et dans le cadre de missions dirigées par l'OTAN dans les Balkans et en Afghanistan, constitue une autre réussite extraordinaire, mais trop peu connue.

Au cours de 2001 et 2002, l'OTAN a envoyé des AWACS outre-Atlantique pour contribuer à la protection des villes américaines, inversant les attentes sur base desquelles le Traité de Washington avait été conçu. Nous avons enterré une décennie de discussions stériles sur la question de savoir si l'OTAN peut ou non opérer hors zone en décidant de faire face aux menaces d'où qu'elles puissent provenir.

La décision d'admettre sept nouveaux membres, de la Baltique à la mer Noire, a été hautement symbolique, tout en s'avérant éminemment pratique.

Le bataillon CBRN ne représente qu'une seule des nombreuses améliorations de la capacité militaire que nous avons été en mesure de générer à Prague.

Comme son nom l'indique, il s'agit véritablement d'un partenariat pour la paix. Neutral
www.nato.int/docu/review/2003/issue4/french/main_pr.html



Allemagne, Belgique, France et Luxembourg
La bande des quatre


Extraits du texte de Charles Grant directeur du Centre for European Reform à Londres (2003)

Ce mois de décembre 2003 a marqué le cinquième anniversaire du concept d'une défense pour l'Union européenne .

La tentative des membres de l'Union adversaires de la guerre [nord-américaine en Irak] pour mettre sur pied le noyau d'une organisation de défense européenne avec son propre état-major de planification opérationnelle a constitué un message clair aux yeux des Américains, des Britanniques, des Espagnols, des Européens de l'Est et des Italiens. Elle est apparue comme une initiative conçue pour miner l'OTAN et exclure les Britanniques du principal domaine dans lequel ils sont en mesure de jouer un rôle moteur pour l'intégration européenne.

Les quatre pays concernés considèrent ainsi la défense comme le prochain grand chantier de l'intégration européenne et ne sont pas prêts à laisser l'hostilité de Londres ou de Washington les détourner de leur objectif.

A Washington, de hauts responsables ont considéré la proposition de Tervuren comme une tentative pour créer une alternative à l'OTAN et donc pour affaiblir l'Alliance.

la manière dont l'Union européenne s'est lancée dans la mission à Bunia a irrité les décideurs américains. En effet, les ministres de l'Union européenne n'ont pas discuté de l'opération avec l'OTAN afin de déterminer quelle organisation était la plus qualifiée pour envoyer des troupes, mais ils ont décidé unilatéralement de dépêcher des soldats de la paix.

il sera difficile de faire fonctionner la PESD si les Américains y sont activement opposés.

Relance de la coopération entre les trois grands

Réunis à Berlin en septembre, le Premier ministre Blair, le président Chirac et le chancelier Schröder ont esquissé le cadre d'un compromis sur la défense européenne ; fin novembre, les détails ont finalement été finalisés et l'accord conclu comporte trois éléments.

Le Premier ministre Blair est désormais appelé à jouer un rôle tout aussi important, en rassurant les parties intéressées que la coopération des trois grands en matière de défense ne nuit pas à leurs intérêts. Personne d'autre n'est probablement en mesure de convaincre Washington que la défense de l'Union européenne ne nuira ni à l'OTAN, ni aux intérêts américains.

si les Britanniques font partie des nouveaux accords de planification de l'Union, ils peuvent les orienter dans une direction favorable à l'Alliance.
www.nato.int/docu/review/2003/issue4/french/main_pr.html

Coopération internationale

La coopération avec d'autres organisations internationales était également essentielle. Le lien entre l'OTAN et l'Union européenne s'avérait particulièrement précieux et, tout au long du processus, le Secrétaire général de l'OTAN Lord Robertson et le Haut représentant de l'Union européenne Javier Solana ne furent pas uniquement des intermédiaires politiques essentiels, mais également des pièces d'artillerie lourde de dernier ressort, en apportant tout leur poids pour faire accepter la politique internationale

Mark Laity, conseiller spécial du Secrétaire général de l'OTAN et porte-parole adjoint de l'Alliance (2002)
www.nato.int/docu/review/2002/issue4/french/main_pr.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_europ%C3%A9enne_de_s%C3%A9curit%C3%A9_et_de_d%C3%A9fense
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 16 Déc - 4:50


Jacques Barrot, commissaire européen chargé de la Justice et des Affaires intérieures.
D’obédience démocrate-chrétienne et partisan indéfectible de l’Alliance atlantique


Affaire Swift
Un nouvel abandon de la souveraineté européenne


Une fois de plus l’Union européenne cède aux exigences de Washington sans contrepartie : les États-Unis auront légalement accès aux informations bancaires des Européens, dès que le Traité de Lisbonne sera entré en vigueur et que le Parlement européen aura avalisé le nouvel accord. Au demeurant, avant même le vote parlementaire, ces dispositions sont déjà appliquées. Jean-Claude Paye analyse cette nouvelle concession.

Ces dernières années, l’Union européenne et les États-Unis ont signé un ensemble d’accords en matière de remise des données personnelles : informations PNR des passagers aériens [1], données financières dans le cadre de l’affaire Swift [2]. Un projet de transfert général est en préparation. Il s’agit de remettre, en permanence aux autorités américaines, une série d’informations privées, telles le numéro de la carte de crédit, les détails des comptes bancaires, les investissements réalisés, les connexions internet, la race, les opinions politiques, les moeurs, la religion [3].

Progressivement, l’Union transforme sa propre légalité, afin de permettre au droit états-unien de s’appliquer directement sur son territoire. Chaque nouvel accord constitue un nouvel abandon de souveraineté des pays membres de l’Union européenne. Le texte qui vient d’être signé entre l’UE et les USA, en matière de saisie des données financières, en est un exemple éclairant.



L’affaire Swift

Ce 30 novembre 2009, le Conseil des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne a avalisé le projet d’accord établi par la Commission, qui permet aux autorités US de se saisir, sur les serveurs de la société Swift placés sur le sol européen, des données personnelles financières des citoyens des pays membres de l’Union. Cette ratification par le Conseil est la dernière étape du processus destiné à mettre fin au scandale de l’affaire Swift et à toute contestation du droit que se sont octroyé les États-Unis de se saisir des informations financières concernant les ressortissants européens.

L’affaire Swift avait éclaté lorsque, en 2006, la presse états-unienne avait révélé que cette société avait, depuis les attentats du 11 septembre 2001, transmis clandestinement, au Département du Trésor US, des dizaines de millions de données confidentielles concernant les opérations de ses clients. Swift, société américaine de droit belge, gère les échanges internationaux de quelques 8 000 institutions financières situées dans 208 pays. Elle assure le transfert de données relatives aux paiements, mais ne fait pas transiter d’argent.

Malgré la violation flagrante des droits, européen et belge, de protection des données personnelles, ce transfert n’a jamais été remis en cause. Au contraire, l’UE et les USA ont signé plusieurs accords destinés à légitimer cette capture. [...]

Une structure impériale asymétrique

La capture US des informations sur les citoyens européens, surtout celles relatives à leur transactions financières, doit être replacée dans le cadre de la formation du futur grand marché transatlantique à l’horizon 2015 [8]. Les accords, qui autorisent ce transfert vers les USA, ne constituent qu’une étape préparatoire, la condition préalable permettant l’installation d’un grand marché transatlantique [9], ainsi que la constitution d’une entité politique commune. Ayant pour base le droit états-unien, ce projet s’avérera être un grand marché des données personnelles, à travers lequel, ces informations confidentielles seront livrées au secteur privé. La transformation de la vie privée en marchandise va de pair avec sa surveillance policière, cette dernière étant la condition d’existence de la première. La capture des données par les autorités administratives étasuniennes constitue une nouvelle accumulation primitive capitaliste ayant pour objet l’installation de nouveaux rapports de propriété basés sur la fin de la propriété de soi.

Le caractère asymétrique de la capture des données personnelles : les autorités américaine ayant accès aux données européennes, sans qu’il soit question d’une quelconque réciprocité, nous révèle que au niveau du futur grand marché transatlantique, toutes les entreprises seront égales, mais certaines, les firmes US, le seront plus que d’autres.

L’utilisation par les autorités états-uniennes des données financières recueillies lors de « la lutte contre le terrorisme » a déjà commencé dans le cadre de « la lutte contre la fraude fiscale », dont les attaques contre la banque suisse UBS [10] et l’instrumentalisation du G 20 du 1er et 2 avril 2009 [11] ont été les épisodes les plus médiatisés.

Jean-Claude Paye
14 décembre 2009
www.voltairenet.org/article163287.html


Auteur de La fin de l'Etat de droit : La lutte antiterroriste, de l'état d'exception à la dictature
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 19 Déc - 17:03



Comment l’Europe et la Banque mondiale subventionnent le réchauffement climatique
(extraits)

Alors que les chefs d’État portent la bonne parole à Copenhague, l’Union européenne – dont la France - continue de soutenir massivement les énergies polluantes, comme le pétrole ou le charbon, par l’intermédiaire de sa Banque européenne d’investissement (BEI) ou de la Banque mondiale. Avec 60 milliards d’euros d’investissement par an, la BEI aurait pourtant largement les moyens de financer une transition écologique de l’économie.

«On ne peut pas dire à la tribune de l’ONU, il faut un développement propre, et continuer à financer un développement qui ne le serait pas», déclarait Nicolas Sarkozy, lors de la Conférence sur les changements climatiques en septembre 2007. Malgré les beaux discours, la France ne fait pas autre chose. Elle est l’un des quatre plus gros actionnaires de la Banque européenne d’investissement (BEI), créée en 1958 par le Traité de Rome pour financer les investissements à long terme de l’Union européenne. Une banque qui, ces dernières années, a accordé des millions d’euros de prêts à l’aviation et au transport routier, et a investi quatre fois plus dans les énergies fossiles que dans les énergies renouvelables. Une hypocrisie mise en évidence par un rapport de l’ONG Les Amis de la terre.

La BEI affirme, sur son site, que « lutter contre le changement climatique » est « l’une de ses priorités ». Pourtant, entre 1996 et 2005, elle a investi 112 milliards d’euros dans les transports, dont plus de la moitié pour les transports aérien et routier. 26,5 milliards ont été investis dans la construction d’autoroutes et 16 milliards d’euros pour l’industrie aéronautique (extensions d’aéroports et construction ou achat d’avions).

Addiction aux énergies fossiles

[...]

L’hypocrisie de la France

Plusieurs institutions, dont l’OCDE, le Parlement européen, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) demandent la réorientation de ces fonds. Sans effet pour l’instant. Malgré une influence importante dans le conseil d’administration de la BEI (elle figure parmi les quatre plus gros actionnaires aux côtés de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne et de l’Italie), la France agit bien peu. Au sein de la Banque mondiale, la France est le quatrième pays en terme de droits de vote, car elle possède 5% des quotes-parts (qui sont fonction de la contribution financière de chaque État). Qui décide du positionnement français ? Le ministère des Finances, qui siège au Conseil des gouverneurs de la Banque mondiale et de la BEI, sous la responsabilité de Christine Lagarde donc.

Le contrôle parlementaire sur les investissements de ces institutions financières est très faible, alors même qu’ils concernent des sommes importantes d’argent public. Les rapports annuels de la Banque mondiale et du FMI abordent essentiellement les aspects techniques et ne sont pas soumis au vote des parlementaires. Les députés européens n’ont pas leur mot à dire sur les grandes orientations de la BEI. Ce sont donc les gouvernements qui portent la responsabilité de cette faillite des institutions financières, complètement dépendantes d’un modèle de développement basé sur les énergies fossiles.

Absence de transparence

La BEI cultive aussi l’opacité. Un exemple ? Les projets pétroliers sont comptabilisés dans le secteur de l’industrie et non de l’énergie, ce qui rend encore plus complexe un système qui ne brille pas par sa transparence. Un quart des investissements de la BEI sont des «prêts globaux», accordés à des intermédiaires financiers, qui prêtent à leur tour à des entreprises ou des autorités publiques. En 5 ans, ce sont 66 milliards d’euros d’argent public qui ont ainsi été distribués. Difficile de connaître l’utilisation finale de cette somme. Les bénéficiaires ne publient aucun information sur l’utilisation des fonds. Mais la BEI affirme qu’une partie de ces prêts sont utilisés pour le développement des énergies renouvelables. L’observatoire indépendant CEE Bankwatch Network a mené une enquête en 2004 auprès de 386 de ces intermédiaires. L’enquête a révélé qu’aucune des 73 banques ayant répondu ne finance de projets dans les énergies renouvelables. La BEI mentirait-elle ?

Depuis 1994 et l’entrée en vigueur de la Convention de lutte contre les changements climatiques, les institutions financières internationales et les agences publiques de crédit à l’exportation ont soutenu 88 nouvelles centrales à charbon - pour un montant de 37 milliards de dollars [1]. Ces centrales émettent chaque année l’équivalent d’une fois et demi les émissions françaises de CO2. La durée de vie des projets énergétiques soutenus par ces institutions financières est de plusieurs décennies. Par les investissements d’aujourd’hui, ces banques internationales compromettent donc durablement les efforts à venir pour réduire les émissions de CO2.

Pourtant, avec 60 milliards d’euros de fonds collectés en 2008, la BEI est la plus grosse institution financière publique du monde du point de vue du volume de prêts. Elle dispose d’un porte-feuille d’investissement considérable dont elle pourrait se servir pour financer bien des projets allant dans le sens d’une conversion écologique de l’économie et des énergies. Ce qu’elle ne fait pas.

Agnès Rousseaux
17 décembre 2009
www.bastamag.net/spip.php?article777



http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_europ%C3%A9enne_d%27investissement
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 20 Déc - 21:05


image Rolnik Publishers

Sans autonomie, à l'agonie...
L'Union européenne vue par Pierre Charasse

Extraits d'un entretien du 1er décembre 2009 avec Pierre Charasse, ancien ambassadeur de France, qui a passé l’ensemble de sa carrière au Ministère des Affaires Etrangères de 1972 à 2009.

Pierre Charasse — L’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne n’est pas perçue comme un événement majeur par les opinions publiques européennes. On sait dans quelles conditions la ratification du Traité a été obtenue dans les différents pays. Alors qu’on nous annonçait qu’avec un Président nommé pour deux ans et demi et un Haut représentant, vice-président, l’UE allait se faire entendre d’une voix forte dans le monde, c’est l’exact contraire qui se passe.

Le consensus s’est fait autour de deux personnalités peu connues et sans charisme, ce que souhaitaient les britanniques [le Belge Herman Van Rompuy, président du Conseil de l’UE et Catherine Ashton Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité]. Mais, bien des choses restent à régler avec les nouvelles institutions.

Les compétences des uns et des autres ne sont pas claires, le service diplomatique européen verra difficilement le jour et d’ailleurs risque d’être en concurrence avec les délégations de la Commission dans le monde.

Le dénouement de ce long processus de construction institutionnelle est finalement normal. On voit mal dans une Europe qui n’est pas fédérale, les chefs d’États des grands ou des petits pays s’effacer devant un « super président » et un « super ministre des affaires étrangères ».

Il était naïf de croire que grâce à un simple coup de peinture, l’UE deviendrait un poids lourd politique mondial. Pendant des années, nombreux ont été ceux qui ont cru a une «Europe-puissance» autonome sur la scène internationale. L’entrée des nouveaux membres depuis les années 90 a fait basculer les rapports de force internes et tué définitivement les velléités de ceux qui rêvaient d’une Europe politiquement forte.

C’est donc le schéma anglo-saxon qui s’est imposé, une Europe de plus en plus réduite à une zone de libre-échange très intégrée dans un ensemble politico-économique transatlantique, au sein duquel ce qui faisait la force et l’originalité du « modèle européen », cède chaque jour un peu plus de terrain devant l’avancée des conceptions les plus ultralibérales.

À ce titre, il est devenu désormais politiquement incorrect de défendre la notion de service public, le rôle de l’État comme régulateur de la société et protecteur de plus faibles. Quoi qu’en disent les gouvernements, il y a accord sur cette évolution de fond, de même que sur le renforcement du lien transatlantique.

Jean-Michel Vernochet — Selon vous l’Europe peut-elle encore échapper à un destin qui semble désormais «programmé» , à savoir se fondre dans un vaste marché commun Nord-atlantique avec les États-Unis et le Canada ?

PC — Depuis la disparition de l’Union Soviétique, l’espace de liberté dont disposait l’Europe s’est singulièrement rétréci. Les idéologues du marché ont imposé leur vision, celle d’un monde occidental triomphant qui allait propager son modèle au monde entier. Au lieu de s’émanciper de la tutelle américaine, l’Europe s’est au contraire crue obligée de « coller » aux positions américaines. Ce «partenariat transatlantique» déjà explicite a été proclamé avec force après les attentats du 11/9. Dans sa Stratégie européenne de sécurité adoptée par le Conseil Européen de décembre 2003, l’Europe reprend à son compte la vision américaine du monde, y compris la notion de guerre préventive et la lutte manichéenne du «bien contre le mal».

L’UE est par conséquent le volet économique européen d’un ensemble politico-militaire regroupé au sein de l’OTAN. Le Traité de Lisbonne officialise ce rapprochement, puisqu’il spécifie dans son art. 28A que «les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, qui reste, pour les États qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en œuvre».

Ceci veut dire que l’UE renonce à une défense européenne autonome.

J-MV — Un diagnostic qui peut sembler paradoxal, alors même qu’avec l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, la construction de l’Europe politique semble avancer maintenant à grands pas…

PC — Je crois en effet que l’Europe politique est à l’agonie.
La France en particulier a vécu pendant des années, sous Mitterrand et Chirac, dans l’idée d’une Europe indépendante de l’Amérique du nord. Cette perspective a été abandonnée.

Au fond, le président Sarkozy a clarifié les choses en proclamant avec force l’appartenance de la France à la «famille occidentale» et en traduisant concrètement son engagement atlantiste par le retour de la France dans la structure de commandement intégré de l’OTAN. Même confrontée aux dures réalités des théâtres d’opération, l’OTAN prétend étendre indéfiniment sa zone d’intervention en Asie, tout comme les États-Unis souhaitent que l’UE s’étende toujours plus à l’Est (Turquie, Ukraine, Caucase…).

L’image d’un Parlement Européen-Tour de Babel me paraît assez pertinente, elle exprime bien une réalité, la difficulté de communiquer. Dans la Genèse, en détruisant la Tour de Babel Dieu avait puni la vanité des hommes qui voulaient s’élever jusqu’à lui. Soyons rassurés : avec des institutions aussi confuses et un président aussi falot, Dieu ne risque rien et laissera les Européens s’épuiser en débats abscons et stériles et sans impact sur la marche du monde !

www.agoravox.fr/actualites/europe/article/la-vision-europeenne-de-pierre-66707
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 31 Déc - 6:51



L'histoire du drapeau européen

En 1950 Paul M.G Lévy, premier directeur au service de presse du conseil de l'Europe, fut chargé de faire aboutir le projet de drapeau. Il ne savait pas dessiner, mais il connaissait un très bon artiste capable de peindre et dessiner, Arsène Heitz, employé au service du courrier. Tous deux étaient de bons catholiques.

Arsène Heitz, dessinateur alsacien du drapeau européen, en 1987 : "C'est à moi qu'on a demandé de dessiner le drapeau de l'Europe. J'ai eu subitement l'idée d'y mettre les douze étoiles de la médaille Miraculeuse de la rue du Bac, sur fond bleu, couleur de la sainte Vierge. Et mon projet fut adopté à L'unanimité, le 8 décembre 1955, fête de l'immaculée Conception".

Le choix du drapeau européen dans ces conditions impose subrepticement une religion "officielle" et bafoue le principe de laïcité. Il nie de fait l'existence des autres religions et le droit à l'incroyance. Il révèle la volonté hégémonique de l'Eglise catholique, qui n'a pas renoncé à son vieil objectif - Benoît XVI l'a encore rappelé en termes sibyllins lors de son voyage en France - de soumettre le pouvoir politique à son autorité "morale" en s'installant pour cela au sommet de la pyramide européenne.

Mais dans ce lourd héritage, on ne trouve pas que de beaux chapiteaux romans et d'élégantes flèches gothiques. N'oublions pas l'Inquisition, les bûchers, le silence imposé à Galilée et à la science. Plus près de nous, les interdits d'un autre temps en matière de contraception ou du droit de mourir dans la dignité.

Plutôt que de souscrire à cette nouvelle manipulation que l'on appelle "Europe Chrétienne", à cette vision nettoyée et édulcorée de l'histoire, inscrivons-nous dans la lignée de ceux qui ont osé contester et pour cette raison rejetons l'Europe cléricale, l'Europe de la domination du capital tout court.

Jean Giusti
De l'origine catholique du drapeau européen
fév. 2009
www.unitecommuniste.org/pages/page_22pag.html
http://agse.bougival.free.fr/Pages/sde.html
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article80986
www.chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com/index.htm
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 31 Déc - 7:19


Pour l'UE les services sociaux sont des services marchands.
Directive Bolkestein : les services sociaux passeront-ils à la moulinette libérale ?

La concurrence libre et non faussée s’appliquera-t-elle ou non à l’entièreté des services ? La réponse à cette question qui concerne près de 70 % de l’économie française devrait intervenir en France lors d’un débat en séance publique à l’Assemblée nationale, qui aura lieu le 21 janvier 2010 dans le cadre de la transposition de la directive européenne sur la libéralisation des services, dite Bolkestein.

Ce débat qui se conclura par un vote le même jour portera sur une proposition de loi relative à la protection des missions d’intérêt général «imparties aux services sociaux et à la transposition de la directive services» (n°2149, déposée le 9 décembre 2009).

le gouvernement et la majorité sarkozienne se sont attelés à la tâche dès 2008 avec la loi de modernisation de l’économie et ont avancé à grands pas, en catimini, et en procédant par étape au toilettage du droit actuel par le biais de plusieurs textes. Rappelons ici que le cabinet privé Lexis Nexis a été promu législateur de cette transposition de la directive services en adaptant un texte dit de «simplification et d’amélioration de la qualité du droit» pour le compte du président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, Jean-Luc Warsmann (UMP), pour la modique somme de 84 000 euros.

la France a adopté une technique de transposition volontiers opaque pour l’un des principaux piliers des «réformes structurelles», avait souligné le sénateur UMP Jean Bizet, membre de la commission des Affaires européennes du Sénat, dans un rapport d’information du 17 juin.

En clair, le gouvernement sarkozien a voulu éviter les ennuis politiques qu’avaient suscités l’adoption de la directive Bolkestein, notamment le principe «du pays d’origine» et la liberté de circulation des desdits services.

il s’agit de la constitution des «guichets uniques», qui ont pour règle de «simplifier davantage les procédures administratives, il convient de veiller à ce que chaque prestataire ait un interlocuteur unique par l’intermédiaire duquel il peut accomplir toutes les procédures et formalités». Et donc lever les obstacles à la libre circulation des services dans l’Union européenne.



Mais le 21 janvier 2010, comme on vient de le dire, une nouvelle étape de la libéralisation des services se déroulera devant l’Assemblée nationale. On saura si les services sociaux d’intérêt général (SSIG, plus d’un million d’emplois), c’est-à-dire «relevant de la protection sociale, de la cohésion sociale, de la solidarité nationale et de la mise en œuvre des droits fondamentaux à la dignité et à l’intégrité humaines» (par exemple les soins de santé, le logement social, l’aide à l’enfance et aux familles ainsi que tout autre service social destiné aux personnes dans une situation de besoin), passeront ou non à la moulinette de la concurrence libre et non faussée.

Il reviendra donc à un gouvernement se prévalant d’une Europe qui protège, «de définir de manière large le périmètre des services sociaux que la directive exclut expressément de son champ d’application à l’article 2.2.j ; de préciser le droit applicable aux services sociaux non économiques également exclus ; de permettre l’utilisation des nouvelles garanties offertes par le traité de Lisbonne, récemment entré en vigueur, pour permettre aux autorités publiques, non seulement nationales mais également régionales et locales, de sécuriser les services d’intérêt économique général».

Plus largement, explique le collectif SSIG, «cette proposition de loi met un terme à la politique de la France consistant à ne pas traiter cette question publiquement» et elle veut contraindre le gouvernement à se positionner sur des services publics auxquels les règles de concurrence et du marché intérieur ne s’appliqueraient pas. Elle compte aussi s’appuyer sur les nouvelles dispositions du Traité de Lisbonne (article 14 et 106 du TFUE, article 1 du protocole sur les SIG, article 36 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE).

En rejetant ou en amendant le texte, c’est le signe que la France ouvre la porte à une plus grande libéralisation des services, de tous les services, alors que la Belgique a exclu dans une loi fédérale les services sociaux de la directive services ainsi que les Pays-Bas, qui ont adopté une loi nationale.

Aucune protection juridique n’a jusqu’à présent été donnée par le gouvernement aux services sociaux en France, or la date butoir du 28 décembre les rend très vulnérables au regard du droit communautaire. Les socialistes font remarquer que les collectivités locales vont être mises en difficulté si aucune législation nationale n’est adoptée pour protéger les services sociaux. A quelques mois des élections régionales, on voit aussi à quelle cuisine électorale se livrent ces élus…

Lire ici [1] une pétition nationale "SOS services sociaux en danger" venant du Mouvement pour une parole politique des professionnels du champ social (MP4)
www.politis.fr/IMG/pdf/pion2149.pdf

Arrow [1] www.789radiosociale.org/MP4/spip.php?article12



«Le droit européen contre l’Europe sociale»
"Toujours les mêmes procès d’intention, les mêmes affirmations mensongères, les mêmes demi-vérités assénées dans le but de faire peur dans les chaumières." Jean Quatremer, mai 2008

Juin 2008
La semaine de travail pourra atteindre 65 heures dans l'UE
Selon le compromis accepté par les ministres européens de l'Emploi, la semaine hebdomadaire de 48 heures, déjà gravée dans la législation européenne, reste de mise. Mais la durée maximale hebdomadaire de travail pourra atteindre 60 ou 65 heures pour les employés acceptant, à titre individuel, de déroger aux 48 heures. Ces plafonds pourront être dépassés en cas de conventions collectives.
www.paperblog.fr/790593/l-ue-veut-encadrer-la-semaine-de-travail-de-48h/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 5 Jan - 4:17


Photo : AFP

Vers une "Europe forteresse" ?

L'UE renforce ses frontières extérieures : À l'Est, des équipements frontaliers ont vocation à assurer la sécurité de l'espace Schengen élargi, au Sud, la surveillance des frontières extérieures de l'UE incombe à l'Agence européenne des frontières Frontex. Dans quelle mesure cette frontière externe modifie-t-elle l'Europe ?

Pour la plupart des citoyens de l'UE, la disparition des frontières intérieures se traduit par une plus grande mobilité. En revanche, la mise en place de frontières extérieures n'a guère d'implications concrètes pour les populations européennes, aussi est-elle moins le point de mire de l'opinion publique. Il en va tout autrement pour les citoyens ne faisant pas partie de l'UE. Il leur est de plus en plus difficile d'accéder à un Etat membre de l'Union.

L'agence européenne de gestion des frontières extérieures de l'UE Frontex, créée en 2004, a fait l'objet d'une consolidation en 2006.


Des soldats espagnols patrouillent à la frontière marocaine
Photo: AP


L'auteur germano-turque Zafer Senocak a fait part de son scepticisme dans le quotidien allemand TAZ du 5 juin 2007 : "Le fait est que l'Afrique du Nord ne fait pas partie de l'Europe, elle constitue au mieux une zone de transition que l'on entend armer contre le flux migratoire de l'Afrique Noire. Jusqu'à présent, l'intention de l'Europe n'est pas d'exporter la démocratie mais en premier lieu d'assurer la sécurité des territoires nationaux. Ce sont des travaux de consolidation de l'Europe forteresse."

Le Guardian britannique du 20 avril 2006 appelait les Européens à porter un tout autre regard sur la question de l'immigration : "L'Europe, que beaucoup considèrent comme un pôle d'attraction prospère, démocratique et multiculturel, devrait cesser de diaboliser les immigrants et les réfugiés et de les considérer comme un problème. Elle devrait plutôt y voir une solution à sa natalité en chute libre, au problème des retraites et au vieillissement de la population."
eurotopics.net

Des centaines d’Africains livrés au désert
09 10 2005
www.rfi.fr/actufr/articles/070/article_39057.asp


Le calvaire des immigrés dans l’enfer du désert marocain

Ils sont des milliers de migrants de l'Afrique Sub saharienne, à partir massivement, au péril de leur vie, forcer le destin pour s'installer clandestinement en Europe.

Pour Alex K, immigré d'origine camerounaise, ayant échoué par quatre fois la tentative de l'entrée en territoire européen «le plus dur est à l’arrivée, car si jamais l'on tombe entre les mains de la police espagnole, alors, on a droit à tous les sévices du monde et tous les mauvais traitements et presque chaque voyage compte ses victimes.».

Selon la revue de presse de Forteresse Europe 8.966 immigrés sont morts aux frontières de l'Europe depuis 1988, dont 3.079 sont disparus en mer.
www.educationsansfrontieres.org/article24990.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 6 Jan - 12:28



Le président islandais ne signera pas la loi "Icesave"

Le président islandais Olaf Ragnar Grimsson annonce qu'il ne promulguera pas la loi autorisant le remboursement d'environ 3,5 milliards d'euros perdus par des épargnants britanniques et néerlandais en raison de la faillite des principales banques d'Islande, en 2008.

Après plusieurs semaines de débats parfois houleux, le parlement islandais a définitivement adopté le texte mercredi soir, un vote que certains présentent comme une étape vers une possible entrée de l'île dans l'Union européenne.

Mais près du quart des électeurs islandais ont signé une pétition demandant au chef de l'Etat d'opposer son veto à cette loi, dite "Icesave", et d'organiser un référendum sur cette question. Nombre de contribuables jugent injuste de devoir payer les erreurs des banques. bom

La constitution islandaise prévoit une consultation populaire si le président refuse de promulguer une loi. Le cas ne s'est présenté qu'une seule fois en 65 ans; le gouvernement avait alors renoncé à son projet.

"Impliquer toute la nation dans la décision finale est une condition nécessaire pour une solution couronnée de succès, la réconciliation et la reprise", a expliqué Grimsson lors d'une conférence de presse.

A Londres, le Trésor a fait savoir qu'il engagerait des consultations avec son homologue islandais ainsi qu'avec les Pays-Bas pour résoudre ce problème aussi vite que possible.

La crise financière a non seulement provoqué la chute des principales banques islandaises mais précipité le pays dans une récession brutale qui a fait plonger sa monnaie. L'économie devrait avoir chuté de 8% en 2009 et elle ne devrait pas renouer avec la croissance avant 2011.
http://fr.news.yahoo.com/4/20100105/twl-islande-dette-bd5ae06.html
http://fr.euronews.net/2010/01/06/pour-l-instant-l-islande-ne-paiera-pas-les-pots-casses-de-la-banque-icesave/

Après le krach, les femmes ont pris l'Islande en main

Dans la débâcle de 2008, une société financière est même passée à travers les gouttes. Audur Kapital a été fondée par Halla Tomasdottir et Kristin Peterdottir. Elle emploie vingt salariés, dont quinze femmes. Tiens, tiens. Elle lève des fonds propres, au plein sens du terme. La chanteuse Björk s'est associée pour « développer une économie saine ». Les années flambeuses sont révolues.
www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Apres-le-krach-les-femmes-ont-pris-l-Islande-en-main-_3639-1208633_actu.Htm

Londres menace de geler l'adhésion de l'Islande à l'UE bom

Indignation au Royaume-Uni, après la décision du président islandais, Olafur Ragnar Grimsson, de soumettre à référendum le remboursement éventuel des clients étrangers de la banque en ligne Icesave, victimes de la faillite de l'établissement. Le quotidien londonien The Times annonce le surgissement de nouvelles "guerres froides", clin d'œil également à la neige qui est tombée sur le royaume ces derniers jours.
www.courrierinternational.com/breve/2010/01/06/londres-menace-de-geler-l-adhesion-de-l-islande-a-l-ue
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 8 Jan - 2:40



Philippe Séguin, l'homme du "non" à Maastricht

Ancien ministre et ancien président de l'Assemblée nationale, Philippe Séguin, mort le 7 janvier à 66 ans, était une "personnalité forte, capable de résister, de dire non", explique Jean-Louis Debré, comme lui gaulliste. Et dire "non", le président de la Cour des Comptes était capable de le faire y compris contre une majorité de son camp. En témoigne, par exemple, son combat contre le traité de Maastricht en 1992.

Philippe Séguin n'avait pas hésité à braver son propre parti et Jacques Chirac pour dénoncer "l'engrenage économique et politique" dans lequel le traité, qui devait faire naître l'euro, risquait d'entraîner l'Europe.

D’origine modeste, pied-noir, né le 21 avril 1943 à Tunis, Philippe Séguin est décrit par ses proches comme un homme "intègre, intelligent" mais aussi "ombrageux et anxieux".

Déçu et hostile à la constitution de l'UMP, il était ensuite resté en congé de la politique, sans mandat, sans parti, sans électeurs avant d'être nommé par Jacques Chirac, premier président de la Cour des Comptes.

Sous l'autorité de Philippe Séguin, l'institution a pris une nouvelle dimension. Véritable poil à gratter de l'exécutif, elle a multiplié les rapports médiatiques, soulignant le déficit de l'Etat, l'explosion des dépenses de l'Elysée, le faste de la présidence française de l'UE…
C'est ainsi la Cour des comptes qui a révélé que des sondages, publiés par Le Figaro, étaient commandés et payés par la présidence de la République.

Alors que Sarkozy s'octroyait 204 % d'augmentation, Philippe Séguin, président de la Cour des comptes, a renoncé à son augmentation de salaire, décidée au mois de janvier dernier.
lci.tf1.fr
europe1.fr
marianne2.fr
nouvelobs.com


Arrow [VIDEO] Discours de Philippe Séguin sur les transferts de compétences nécessaires à l'établissement de l'Union économique et monétaire européenne (en vue de l'application du traité de Maastricht) le 5 mai 1992.

Le 29 octobre 2009, Philippe Séguin était l’invité de Michel Grossiord sur Europe 1. Le président de la Cour de comptes y présentait sa dernière enquête fouillée sur les dépenses de la France pendant sa présidence de l’Union Européenne, dans le second semestre 2008. L’une des plus coûteuses de l’histoire. Philippe Séguin revient, notamment, sur la polémique autour de douches à 245.000 euros construites spécialement pour Nicolas Sarkozy, au Grand Palais.
Arrow VIDEO
europe1.fr
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