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 L'Europe impopulaire

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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 10 Juin - 0:05



cyclops Les ouistes suédois regrettent leur vote ! rendeer

Les Sociaux-démocrates suédois préconisent le rejet de Lisbonne
NON au traité européen


Swedish Social Democrats urge Lisbon rejection
Say No to the EU Treaty

by Morgan Johansson and Bo Bernhardsson
www.caeuc.org/index.php?q=node/295

S måste säga nej till EU-fördraget
www.socialdemokraterna.se/Vart-parti/Riksdagen/Vara-ledamoter/morganjohansson/Min-politik/Artiklar/2008/S-maste-saga-nej-till-EU-fordraget/

La Suède est membre de l'Union européenne (UE) depuis le 1er janvier 1995.
www.regeringen.se/sb/d/9407/a/86637

Une carte
http://johan.lemarchand.free.fr/cartes/img/SWE03.jpg
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 10 Juin - 4:04



Les Eurodéputés pour l'abandon du siège français à l'ONU

Le 5 juin dernier, à l'occasion d'un rapport sur la Politique Extérieure et de Sécurité Commune, les députés européens ont approuvé un paragraphe qui apporte une précision sur ce qu'ils entendent faire des sièges français et britanniques au Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Le Traité de Lisbonne conférant à l'Union européenne la personnalité juridique, elle lui apporte aussi la possibilité de siéger dans des organismes internationaux indépendamment des Etats qui la composent. Ainsi, le texte adopté (paragraphe 53 du projet de rapport Jacek Saryusz-Wolski A6-0198/2008 et § 54 du texte adopté) déclare-t-il : "rappelle que l'institution de l'Union en tant que personnalité juridique soulève la question de son statut au sein des organisations internationales telles que les nations unies", et la partie suivante a été adoptée par appel nominal "estime que le statut futur de l'Union au sein des Nations unies devrait être à la mesure de sa contribution financière et politique."

C'est à dire, en clair, que l'Union européenne devrait, à terme, grâce à sa personnalité juridique, remplacer les Etats membres qui siègent à l'ONU. Les sièges de la France et de la Grande Bretagne au Conseil de sécurité étant particulièrement visés, comme dans le rapport Laschet adopté en 2005. Si les Conservateurs britanniques ont flairé l'entourloupe, les députés français, à l'exception des souverainistes, des communistes et du socialiste Cottigny, ont tous voté "pour". Neutral

www.observatoiredeleurope.com/

Droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU

Le pouvoir des Nations-unies est concentré dans les mains du Conseil de Sécurité, ce petit Club très fermé de privilégiés, vainqueurs de la Seconde Guerre (ou assimilés comme tels, suivez mon regard...), qui fonctionne de manière fort peu démocratique puisque toutes les décisions importantes (notamment les interventions militaires) sont soumises au droit de veto de nos 5 comparses (États-Unis d’Amérique, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France).

http://melanine.org/article.php3?id_article=126

Rôle d'Institutions au sein de l'ONU

Le Conseil de Sécurité intervient pour les questions de maintient de la paix et de la sécurité entre les pays et au sein des pays. Il prend des résolutions qui sont des obligations à l'égard des Etats. Les veto des membres permanents conduisent parfois à la paralysie du système.

Le Conseil économique et Social
De lui dépendent de nombreuses institutions comme l'UNICEF (Fonds de Nations Unies pour l'Enfance), la BIRD, le FMI, l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture ), l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, dont le siège est à Paris).

www.hist-geo.com/Cours/Terminale/Histoire/Chapitre-3-II.php

Attentat à Bagdad contre l'ONU

Mort de Sergio Vieira de Mello, dauphin de Kofi Anan le le 19 août 2003.
Il était accompagné de Nadia Younès et Jean-Sélim Kanaan. Disparaissent ainsi deux éminents diplomates internationaux qui croient en la Charte des Nations Unies, en la paix, et qui veulent réformer le système, donner une indépendance financière et militaire à l’ONU pour pouvoir intervenir mieux et plus vite. Voici donc deux emmerdeurs qui ne rataient pas une occasion de bloquer, dans la mesure de leurs moyens, les volontés expansionnistes des USA.
"les faucons de Bush ne vont pas se laisser barrer la route par quelques idéalistes."

www.lemague.net/dyn/spip.php?article368
www.irenees.net/fr/fiches/documentation/fiche-documentation-159.html


Sarkozy l'américain à Beyrouth le 7 juin 2008

Juge et tuteur du Liban Rolling Eyes
à propos de l’assassinat de Rafik Hariri, l’ancien chef du gouvernement libanais, Nicolas Sarkozy a martelé que les « les assassins doivent savoir qu’ils auront à payer. C’est tout le sens de la création du tribunal international, mis en place par l’ONU pour juger les inculpés dans ces meurtres », alors que l’enquête est en cours et n’a pas encore abouti ! clown

Clin d'oeil à la majorité libanaise. Du côté de l’opposition, d’aucuns regrettent qu’il n’ait pas évoqué les autres assassinats, certes moins médiatiques, mais dont avaient été victimes de très nombreux militants de la gauche progressiste libanaise.

Une chose est certaine, cette incursion de Sarkozy dans cette région chaude du monde n’est en rien l’amorce d’une politique indépendante de la France par rapport aux États-Unis. Bien au contraire.

www.humanite.fr/2008-06-09_International_Sarkozy-en-tuteur-du-Liban

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_s%C3%A9curit%C3%A9_des_Nations_unies

www.unsystem.org/fr/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 10 Juin - 20:02



Irlande : le Traité de Lisbonne fait les affaires du web

La campagne pour le référendum qui a lieu jeudi, donne lieu à un échange d'arguments tous azimuts entre partisans et opposants au projet de constitution européenne.

Dans les rues de Dublin, le Traité de Lisbonne ne fait pas recette, il se rattrape sur le Net. Pro et antitraité irlandais, qui votent jeudi par référendum sur ce projet de constitution européenne, se livrent à une bataille pacifiée mais passionnée sur un texte ardu et touffu. Et tentent de convaincre les nombreux indécis.

Pour pallier à cette complexité hermétique, la Commission du référendum, organisme indépendant, a ouvert un site qui tente de résumer, simplifier et donner les enjeux de cette consultation cruciale à laquelle seuls les Irlandais participent. Trois millions d'habitants ont entre leurs mains le sort de plus de 480 millions d'Européens.

Belle initiative et très louables efforts. Mais le site ne remplit pourtant pas de joie les partisans du non. En tête, la Campagne pour le non à la Constitution européenne (1) qui voit dans cette «initiative une action partisane et peu objective». Elle fourbit ses arguments hétéroclites contre le Traité de Lisbonne. Ses militants fustigent également l'inclination pro-lisbonne du quotidien Irish Times qui apparaît relativement balancé en consacrant beaucoup d'espace à la campagne et un dossier spécial sur son site, tout comme la radio-télévision irlandaise RTE.

Proche de la gauche radicale, d'Attac et des syndicats, la Campagne pour le non à la Constitution anime son site avec ferveur et rapidité pour transmettre les dernières infos, les points de vue et cible les raisons de voter non.

C'est le parti pris également du mouvement Coir (traduisez justice en gaélique), qui abrite notamment des catholiques, des militants anti-avortements. Ils diffusent des vidéos humoristiques (2) pour railler le oui.

Libertas (3), le site du tycoon méconnu, Declan Ganley, qui bat la campagne avec beaucoup d'argent de visibilité, cultive une plus grande sobriété visuelle. Présente sur Facebook, sa campagne tout azimuts liste les huit raisons de voter non. Et ses slogans bleus sur fond blanc, très en vue dans les rues et les transports publics, irritent les partisans du traité. [...]

Il y a une semaine, un sondage sur le site de l'Irish Times affirmait que 83% des internautes s'estimaient mal et peu informés sur le traité. Au vu de la diversité des informations circulant sur le Web, c'est probablement le seul argument qu'ils ont pu avancer pour justifier leur manque d'intérêt et leur indécision.

Arnaud Vaulerin (envoyé spécial à Dublin)
www.liberation.fr/actualite/monde/330987.FR.php

(1) www.caeuc.org/
(2) www.youtube.com/watch?v=mgRLs4_1KI0&
(3) www.libertas.org/

Entretien avec Michael Youlton, Coordinateur national du vote « non » au traité de Lisbonne en Irlande (CAEUC)
http://medelu.org/spip.php?article77

Interview vidéo de Michael Youlton, par johane, etudiante
26 mai 2008
http://www.truveo.com/interview-r%C3%A9f%C3%A9rendum-ireland/id/3198087033
http://www.dailymotion.com/bookmarks/al-fred/video/x5kdqb_interview-referendum-ireland_news?
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 10 Juin - 23:51



Traité de Lisbonne : bien sûr qu'il y a un plan B !

Le plan B existe et il est on ne peut plus simple. En juin 2001, le dernier traité d'importance en vigueur (le traité de Nice) avait également dû se plier à l'obligation constitutionnelle irlandaise du référendum… et avait été rejeté par 54% des votants. Pour éviter le blocage, les partenaires européens avaient consenti à un « régime dérogatoire », autrement appelé « opt-out », par lequel l'Irlande pouvait obtenir la non application de points précis du traité.

En l'occurrence, les autorités européennes (notamment les Français et les Allemands) débattent depuis quelque temps des « opt-out » qui seraient les plus à même de convaincre les Irlandais récalcitrants. Lors de la préparation du traité de Lisbonne, le Royaume-Uni et la Pologne avaient ainsi obtenu une suspension du caractère « juridiquement contraignant » de la Charte des droits fondamentaux, jugée socialement trop exigeante par les Anglais.

Dans le cas de l'Irlande, deux points cristallisent les inquiétudes. La liberté d'avorter, contenue dans la Charte des droits fondamentaux du traité, choque ainsi ce pays profondément catholique où les prêtres sont parmi les premiers prescripteurs de vote. Suit la question de l'Europe de la défense qui voit son intégrité renforcée par le texte alors que le sort des soldats irlandais envoyés au Tchad sous mandat international émeut toute l'île. Sur ces deux points, il est théoriquement tout à fait possible d'obtenir des « dérogations » sur le modèle de celles accordées aux Britanniques (sur le principe de protocole rendant l'application « non contraignante » ou bien de clauses de « neutralité » sur les questions de sécurité et de défense), de faire revoter le texte un an plus tard et d'éviter quelques années de renégociation.

Eviter l'incitation au « non »

Dès lors qu'elles existent, pourquoi taire ces options ? Pour la bonne et simple raison que, si un tel « opt out » permettrait de contourner le « non » irlandais, il signifierait un échec cuisant pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Mais aussi Brian Cowen, Premier ministre irlandais nommé le 7 mai dernier pour qui le référendum est un premier test électoral dans lequel il s'implique personnellement dans des proportions jugées excessives par certains.

D'où le bluff officiel « le plan B n'existe pas », permettant à Bruxelles de ne pas révéler des concessions qui pourraient tenter les Irlandais. Et puis, franchement, faire adopter le nouveau traité sous la présidence suédoise de l'Union européenne, il aurait l'air de quoi Sarkozy ?

www.marianne2.fr/Traite-de-Lisbonne-bien-sur-qu-il-y-a-un-plan-B-!_a88132.html?TOKEN_RETURN
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 11 Juin - 3:40



Kouchner agace les Irlandais

Interrogé ce lundi 9 juin sur RTL, Bernard Kouchner a menacé les Irlandais prêts à rejeter le traité de Lisbonne : «Les premières victimes seraient les Irlandais. Ils ont profité plus que les autres [des subventions européennes ndlr], ils ont beaucoup compté sur l'argent de l'Europe... et maintenant, ils voudraient voter non ?»
Sa conclusion : les industries florissantes s'installeront ailleurs et s'ils votent mal, il faudra qu'ils revotent.

«Il aurait dû se méler de ses propres affaires. En Irlande, nous avons prouvé que nous savons prendre nos décisions tout seuls », a vitupéré Mary Harney, ministre de la Santé
« Les déclarations de M. Kouchner sont mesquines et arrogantes», a renchéri Shane Ross un député indépendant de l'Assemblée nationale irlandaise. «S'il nous annonce que nous allons être punis alors que rien n'est décidé, qu'y a-t-il en réserve pour nous lorsque les Français assumeront la présidence de l'Europe le 1er juillet ? » a-t-il poursuivi. [...]

Les autres partisans du «non» à cet ultime face-à-face télévisuel ont constamment accusé la France de conspirer pour obtenir une harmonisation des impôts sur les sociétés en Europe. Une réforme qui mettrait fin au très faible régime de taxations en vigueur en Irlande, qui a permis de rendre l'île si attractive aux investisseurs et a nourri la vigueur du «Tigre Celtique ».

Sur le web, on trouvaient plusieurs commentaires d'électeurs courroucés, qui se disaient déterminés (ou du moins confirmés dans leur décision) à voter non après l' « intervention » de Bernard Kouchner. « Je dois admettre que les propos du type français m'ennuient vraiment, j'étais hésitant avant mais maintenant c'est non », proclame Petey sur le site de l'Irish Independent. « Tout ce que nous voyons maintenant ce sont des tactiques d'intimidation, désolé cher ministre je ne cède pas aux petites brutes, pour ça je voterai non », embraye Jeff Rudd. Smile [...]

www.lefigaro.fr/international/2008/06/10/01003-20080610ARTFIG00612-referendum-quand-kouchner-agace-les-irlandais.php

www.independent.ie/national-news/leaders-in-joint-plea-as-europe-gets-the-jitters-1403742.html?startindex=40#comments
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MessageSujet: Nivellement par le bas   Mer 11 Juin - 3:53



UE : les employés pourront toujours travailler jusqu'à 65 heures par semaine

Le Conseil des ministres du Travail de l'Union européenne s'est accordé lundi soir sur une réforme de l'encadrement du temps de travail au niveau européen initiée par la Commission européenne.

Au terme du compromis, la limitation de la durée maximum du travail à 48 heures par semaine déjà gravée dans la législation européenne, mais à laquelle le gouvernement de Tony Blair avait obtenu une dérogation (l'opt out britannique) reste de mise. Mais elle pourra atteindre 60 ou 65 heures pour les employés acceptant, à titre individuel, de déroger aux 48 heures. Ces plafonds pourront même être dépassés en cas de conventions collectives. Elle sera encadrée plus strictement, mais non limitée dans le temps.

Les syndicats atterrés
La Confédération européenne des syndicats (CES) a jugé mardi "inacceptable" le compromis qui pérennise la durée de travail à 48 heures. "Ce 10 juin sera marqué comme un jour sombre pour le droit social, pour les travailleurs en Europe et pour la construction européenne", estime FO, alors que la CGT parle "d'une véritable régression sociale".

www.lepoint.fr/actualites-economie/ue-les-employes-pourront-toujours-travailler-jusqu-a-65-heures/916/0/251989
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 12 Juin - 9:57



Dire Non à Lisbonne pour dire Oui à une autre Europe

Lettre aux Irlandais par Marie-Noëlle Lienemann

La députée européenne (PSE) justifie sa position contre le traité de Lisbonne, un texte qui conforte une idée commerçante de l'Europe loin de l'idéal solidaire des Pères fondateurs.

Chers amis irlandais,

Je vous remercie de votre aimable invitation et regrette de ne pouvoir être des vôtres aujourd'hui.
J'aurais aimé pouvoir venir débattre avec vous ce 29 mai, trois ans, jours pour jours, après le vote NON de mes concitoyens au référendum sur le projet de constitution européenne et expliquer les raisons qui ont amené des européens convaincus, de gauche, membre du PS français à le refuser.

Nous sommes nombreux, à gauche, en Europe et tout particulièrement en France, à espérer que votre peuple votera NON au référendum sur le projet de traité de Lisbonne et que votre refus permettra une réorientation profonde de la construction européenne.

D'abord, soyons clairs, ce traité ressemble comme deux gouttes d'eau à la constitution que les peuples français mais aussi néerlandais ont rejetée. Il est présenté différemment, mais le texte est à quelques nuances près identiques, en particulier sur les points majeurs qui avaient justifié notre NON.

Nous refusons de consolider une certaine idée de la construction européenne, qui progressivement s'impose en s'éloignant des intentions des pères fondateurs de l'Europe, à savoir la constitution d'une vaste zone de libre échange, (sans pouvoir politique et sans arbitrage démocratique, capable de réguler, d'agir sur l'économique, le social, la monnaie) et un espace de concurrence généralisée qui au lieu d'organiser la solidarité entre les pays, les régions et entre les travailleurs, place comme valeur commune essentielle la compétition permanente qui oppose les peuples plutôt que de les unir.

Nous n'acceptions pas de durablement installer l'omnipotence de la Banque centrale Européenne, la plus indépendante du monde, qui décide totalement seule de la politique monétaire, si importante pour notre industrie (surtout pour nos exportations) et notre économie. De surcroît nos n'acceptons pas que le mandat donné à la BCE soit quasi essentiellement la lutte contre l'inflation, négligeant complètement la croissance et l'emploi. Nous voulions la création d'un gouvernement économique européen capable de peser sur des décisions de la BCE et de mieux coordonner nos politiques au service de la croissance. Rien de tout cela ne s'y retrouve ! C'est même l'inverse !

Rien non plus sur les convergences sociales permettant progressivement une harmonisation, vers le haut, des standards sociaux de bases comme le salaire minimum. Rien contre le dumping social et fiscal au sein de l'Union. Le vote à l'unanimité sur la fiscalité constitue un blocage inacceptable ; Il condamne toute action pour une juste répartition des richesses à laquelle la gauche est particulièrement attachée. Cette dissymétrie entre la reconnaissance du dogme de la « concurrence libre et non faussée » posée comme un principe intangible et le refus de tout outil de régulation et de répartition nous prépare un avenir inquiétant avec un accroissement des inégalités et de la pauvreté.

Le texte du traité accroît le libre échangisme sans règle entre l'Union Européenne et le reste du monde en durcissant dans un sens encore ultralibéral le traité de Rome. Il est ajouté (article 10A) au texte initial du traité à la fin de la phrase « l'union contribue à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements directs ainsi qu'à la réduction des barrières douanières » le mot et « autres » ce qui revient à priver l'union de la possibilité de conditionner ses échanges au respect de normes environnementales sou sociales rigoureuses. Chacun voit bien, en particulier pour lutter contre le changement climatique ou dans la mise en place de réglementation pour les produits chimiques que cela constitue un frein considérable car sans ces exigences à nos frontières nos entreprises risquent de refuser des réglementations ambitieuses ou de délocaliser !

Même enjeu sur les services publics qui ne sont en rien défendus et risquent de disparaître au profit de la concurrence généralisée, cela peut même de concerner la santé !
Il est clair que ce nouveau traité tourne le dos à toute perspective d'une Europe plus sociale, plus solidaire et n'accroît pas réellement la démocratisation des institutions permettant aux citoyens de l'Union de mieux se faire entendre.

Alors les Irlandais ont entre leurs mains la possibilité d'obliger les institutions européennes à repenser notre avenir commun en des termes nouveaux et un Non venu de votre pays exigerait sans doute que, dans nos Etats, la voix puisse à nouveau être donnée aux citoyens. Sinon les mêmes décideurs qui nous imposent depuis des années des choix antisociaux et bureaucratiques pourront continuer à faire l'Europe sans les peuples et parfois contre eux.

Marie-Noëlle Lienemann
Députée Européenne
Ancienne Ministre
Membre de la direction du Parti Socialiste Français
http://lienemann.typepad.fr/accueil/2008/05/il-y-a-deux-ans.html

La version anglaise
http://lienemann.typepad.fr/accueil/2008/06/lettre-de-marie.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 12 Juin - 23:24



En quel état, l'Irlande qui a "tant profité de l'Europe" ?

Croissance en berne, crise de l’immobilier, le moteur du miracle irlandais avec les industries de pointe et les finances, et le resserrement des conditions de crédit frappent de plein fouet la classe moyenne.

Mais toute tentative d’harmonisation fiscale européenne est âprement combattue par des tenants du « non », comme le milliardaire Declan J. Ganley, trente-neuf ans. « Ne laissez pas Bruxelles rentrer par la petite porte », proclame un slogan. Libertas se fait ainsi l’écho de la crainte majeure de nombre de chefs d’entreprise irlandais : perdre ce qui a fait leur fortune.

Là n’est pas la question, affirme pour sa part Sinn Féin, comme pour s’éloigner de cet encombrant voisinage. Sinn Féin, principal parti représenté au Parlement opposé au traité, est le véritable pivot d’un vaste comité « No Vote » regroupant 14 organisations de gauche. « Le traité de Lisbonne est une vraie déception en matière de droit du travail, il n’aborde pas la question la plus importante pour les travailleurs européens : la protection de leurs droits », explique Mary-Lou McDonald, en précisant qu’il délite encore un peu plus les services publics. « Il ne s’agit pas de déterminer si nous sommes à l’intérieur ou en dehors de l’Europe, car nous sommes déjà au coeur de l’Europe, nous la voulons meilleure », explique l’eurodéputée du groupe GUE/NGL.

On estime aujourd’hui à 20 % le nombre d’Irlandais menacés par la pauvreté, 10 % sont pauvres, les femmes et les chômeurs étant les plus exposés.

La question du système de soins est sans doute une des plus aiguës que se posent aujourd’hui les Irlandais. Malgré un rattrapage, le système de santé, que la coalition au pouvoir entend privatiser en fermant certains établissements régionaux et en créant des pôles d’excellence, comme un peu partout en Europe, est en retard. Ce n’est pour les partisans du « non » qu’un prélude à ce qui attend tous les Européens, a fortiori avec le traité de Lisbonne.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article67464
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 13 Juin - 14:34



Vous venez de faire paraitre Sarkozy, la grande manipulation, une recension très impressionnante des mensonges et des impostures du président de la République. C'est quoi pour vous le plus gros mensonge de Nicolas Sarkozy ?

Olivier Bonnet. Pour moi, le plus gros mensonge est au sujet du traité de Lisbonne puisque le Président l'a constamment présenté comme un mini-traité et un traité simplifié. Or ce traité n'a rien de mini puisqu'il fait à lui seul 267 pages et environ trois mille avec les annexes. A titre de comparaison, la Constitution française fait trente pages. Il n'a donc rien de mini. Et au lieu d'avoir été simplifié, il a été au contraire complexifié à l'extrême puisqu'il est parfaitement illisible pour le citoyen lambda, puis il opère sans cesse des rappels à d'autres textes.

Autre mensonge : pour justifier la ratification parlementaire, le président a prétendu qu'il n'avait gardé dans le soi-disant mini traité que les dispositions qui faisaient consensus. C'était un consensus imaginaire, puisqu'il est impossible de savoir les motifs pour lesquels les gens avaient rejeté le traité constitutionnel européen en 2005 par référendum. Le traité de Lisbonne reprend 95% des dispositions du TCE qui a été rejeté. Les plus grands responsables européens l'ont tous reconnu. Donc, c'est un tour de passe-passe qu'il a réussi là pour passer en force et imposer finalement le traité de Lisbonne au peuple qui manifestement le rejetait.

«Sarkozy, la grande manipulation»
http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/06/bla-bla.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 13 Juin - 19:26


The Minister for European Affairs, Dick Roche

Irish voters set to reject Lisbon Treaty cheers

Friday, June 13th, 2008
www.belfasttelegraph.co.uk/news/politics/article3797807.ece


Lisbon Treaty looks likely to be rejected
www.ireland.com/newspaper/breaking/2008/0613/breaking1.htm



Kathleen and John Richardson, casting their votes in the Lisbon Treaty at Scoil Lorcain. Photo : Eoin Murphy

Waterford votes No by 54.3%
www.munster-express.ie/local-news/waterford-votes-no-by-543/

Referendum No vote 'great day for democracy' sunny

13:41 NO side reaction : Campaigners for a No vote have welcomed the apparent rejection of the Lisbon Treaty by Irish voters. The founder of Libertas, Declan Ganley, who campaigned for a No vote, said: "The Irish people have rejected the Lisbon Treaty."
www.ireland.com/newspaper/breaking/2008/0613/breaking67.htm

Le «non» l'emporte dans au moins 27 des 43 circonscriptions

Le «non» est assuré de l'emporter au référendum sur le traité européen de Lisbonne, a affirmé vendredi la radio-télévision publique irlandaise RTE.

Ce sont les premiers résultats officiels en Irlande. Ils sont partiels mais significatifs: le «non» au traité européen de Lisbonne l’a emporté dans 27 des 43 circonscriptions. Après dépouillement des votes dans 37 circonscriptions, le «non» l’emportait dans 27 avec un score national moyen de 53,66%, contre 46,34% pour le «oui». Selon la radio-télévision publique RTE, les résultats définitifs pourraient être annoncés rapidement.
Il y a quelques heures, cette même chaîne assurait: «Il semble certain que les électeurs irlandais ont rejeté le traité de Lisbonne». Le ministre irlandais de la Justice Dermot Ahern avait lui aussi déclaré : il «semble que ce soit le non» qui va l'emporter. Quant au ministre chargé des Affaires européennes, Dick Roche, il a reconnu que «ça ne se présente pas bien» pour le «oui».

«Le camp du oui n’est pas très content des premières indications», indiquait dès la fin de la matinée RTE. Dans certains bureaux de vote à Dublin, les «non» seraient deux fois plus nombreux que les «oui». D’après un membre de la commission électorale, dans un quartier de Dublin-Ouest, le non rassemblerait 67% des voix.

Les résultats définitifs sont prévus en fin d’après-midi et aucun chiffre officiel de participation n’a été diffusé. Elle serait de 50% selon l’Irish Times, mais la radio-télévision irlandaise RTE l’évalue à 40% environ, soit seulement quelques points de plus que le plus-bas atteint en 2001 (34,8%). Cette faible participation avait été citée comme l’une des raisons principales de la possible défaite du «oui».

www.liberation.fr/actualite/monde/331844.FR.php

WE LOVE YOU IRELAND ! drunken
En espérant qu'on ne vous marchera pas sur la figure comme on l'a fait avec nous en 2005 - MERCI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Vendredi 13 Juin 2008 - 17:33
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 13 Juin - 22:28



«Non» irlandais : Barroso, Paris et Berlin appellent à poursuivre les ratifications

Selon le président de la Commission européenne, le Premier ministre irlandais Brian Cowen estime que malgré le «non» au référendum en Irlande, le traité de Lisbonne «n'est pas mort».

"Je viens tout juste de parler au Premier ministre Cowen, et il a souligné clairement que ce vote ne devait pas être perçu comme un vote contre l'UE", a ajouté le président de la Commission. clown

vendredi 13 juin 2008
www.liberation.fr/actualite/monde/331920.FR.php


"Les dispositions juridiques, précisées dans la partie 4 du traité, sont claires et nous, partisans du traité constitutionnel, l’avons répété aux Français. Le Traité constitutionnel ne peut entrer en vigueur que s’il est ratifié par tous les Etats membres."
Nicolas Sarkozy
Berlin, 16 février 2006

www.botschaft-frankreich.de/IMG/sarkozy_europa_berlin_fr.pdf


Plainte collective pour un référendum

La plainte contre la ratification illégale du traité de Lisbonne repose sur le droit à des élections. Pour construire le rapport de forces devant la Cour EDH il faut être nombreux et regrouper des plaignants en provenance de tous les Etats membres de l'UE.

Sur quelle base juridique est-ce que l’on peut contester la ratification du traité de Lisbonne ? L’article 3 protocole 1 de la Convention européenne des droits de l’Homme prévoit que les Etats doivent s’engager à « organiser des élections libres au scrutin secret dans des conditions qui assurent la libre expression du peuple sur le choix des représentants au corps législatif ».

Il faut donc que nous convainquions les juges de Strasbourg que premièrement le traité de Lisbonne a la même valeur qu’une loi française. Ce n’est pas très difficile parce que les traités ont la primauté. Ills s’appliquent comme des lois. En outre la Cour a déjà reconnu dans sa jurisprudence que le droit communautaire était une loi au sens de l’article P1-3 (CEDH, Matthews, 1999).

Il faut ensuite que nous démontrions à la Cour que les conditions dans lesquelles le traité a été élaboré et ratifié n’ont pas assuré la libre expression du peuple sur le choix des représentants au corps législatif.

Arrow www.29mai.eu/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 13 Juin - 23:13



Il y a quelques semaines le député européen Wurtz a tenté un amendement pour que les députés respectent le vote négatif de l'Irlande et prennent acte de manière légale, c'est-à-dire admettent le blocage de l'UE pour cause de non-unanimité, et s'attellent à la remise en chantier d'un traité conforme aux aspirations de tous les peuples de l'UE, qui doivent voter par référendum sur le nouveau texte.

Or, nombre de députés européens Socialistes et Verts ont purement et simplement refusé de voter cet amendement. elephant

On se demande comment ces individus qui se prétendent représentants d'un peuple et de gauche peuvent refuser le vote d'un peuple !

On se demande aussi comment ils peuvent refuser un vote qui repousse une constitution cryptée par l'accordéoniste à particule, constitution ultralibérale d'une UE qui dans sa structure profonde est notre adversaire et l'amie des USA, de la finance, de Bush !...

A l'heure où tout le monde, sauf Sarkozy et 90% des patrons de presse, ce qui fait deux cents personnes en France, rien à vrai dire, voient que l'UE, telle qu'elle fonctionne et telle qu'elle se soumet aux lobbies entreprenariaux et politiques, ne convient pas aux peuples qui la composent, on attend que cette structure discréditée montre qu'elle sait encore épeler "démocratie".

On espère aussi que ces représentants traitres soi-disant de gauche vont se remettre dans le sens normal qui leur vaut leur mandat. Ou se démettre.

CPNemo
13 juin 2008
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 14 Juin - 8:31



La victoire du «non» en Irlande commentée par Le Figaro

Le rejet par l'Irlande du traité de Lisbonne est une «immense déception» et un «revers potentiel» pour l'Union européenne, a reconnu vendredi le premier ministre irlandais Brian Cowen, prévenant toutefois qu'il n'y avait pas de «solution miracle» dans l'immédiat. «Il est maintenant de notre devoir de réfléchir aux implications de ce vote pour l'Irlande pour que nous puissons aller de l'avant et maintenir ce pays sur la voie du progrès», a-t-il poursuivi. «Nous partageons toujours l'objectif (du traité) d'une union adaptée à ce siècle», a ajouté Brian Cowen.

Dublin est déterminé à ce que le rejet de ses électeurs ne bloque pas la réforme du fonctionnement de l'Union Européenne à 27.

www.lefigaro.fr/international/2008/06/13/01003-20080613ARTFIG00391-traite-europeen-le-non-en-tete-en-irlande.php

Traduction :
Le rejet par l'Irlande du traité de Lisbonne est un «immense soulagement populaire» et un «revers» pour l'actuelle Union Capitaliste Européenne, a reconnu vendredi le premier ministre irlandais Brian Cowen, avouant sans honte qu'il n'avait pas travaillé à une «solution sérieuse» depuis trois ans.

«Il serait maintenant de notre devoir de réfléchir aux implications de ce vote de l'Irlande pour que nous arrêtions d'aller dans le mur et de conduire nos pays sur la voie du recul», a-t-il poursuivi. «Mais nous nourrissons toujours le rêve (du traité) d'une union vouée à la marchandisation dérégulée», a ajouté Brian Cowen.

Dublin est déterminé à mépriser ses électeurs pour que leur vote ne bloque pas les profits boursiers dans l'Union Européenne à 27.

Journal du soir sur France 3, le 13 juin 2008

Pascal Verdeau : "Gordon Brown va avoir le courage de faire ratifier le traité par le parlement la semaine prochaine."
Un autre journaliste : "on n'a pas assez expliqué aux électeurs."

Traduction libre :
Pascal Verdeau : Bien que de gauche, Gordon Brown n'aura pas le courage d'affronter les électeurs britanniques et fera preuve d'autant de morgue qu'une Thatcher ou un Blair.
L'autre journaliste : les gouvernants n'ont pas réussi à cacher qu'ils sont au service de l'OMC et du FMI.


C'est une "grande manipulation" à la Sarkozy ou la Novlangue de la Ve République, qu' Eric Hazan a étudiée dans "LQR la propagande du quotidien" publié aux éditions Raisons d’agir.

Commentaire d’amazon : “Hazan s’inspire du travail d’un historien juif sous le IIIème Reich (Linga Tertii Imperii, Victor Klemperer), qui décortiquait la transformation linguistique provoquée par l’utilisation quotidienne des termes de la propagande nazie. On commence donc par un parallèle audacieux entre les nazis et la société “libérale” (un terme qui n’est lui-même pas neutre). Le terrain est planté, les camps sont clairs.

Hazan fait ici un un recensement intéressant des termes les plus représentatifs de ce nouveau langage, termes créés par les publicitaires, adoptés par les médias, qui ont remplacé dans un euphémisme généralisé des termes plus forts et plus traditionnels : détermination, rigueur, courage apparaissent là où on les attend le moins, tandis que opprimés et exploités sont remplacés par exclus dans une tentative de segmentation de la société. ”

www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/9782912107299/livre-lqr.php

Exemple de novlangue médiatico-publicitaire
Hier, à propos de la soirée autour de Cantona, qui a "relooké" l'étiquette de pastis 51 :

Mathieu Deslandes, directeur marketing de Pernod France, explique l'intérêt d'un tel «événementiel» qui, je le rappelle, se produit en pleine campagne Bodega : «On est dans une guérilla de la communication. La campagne Bodega, c'est segmentant [traduction : on s'est mis à dos les anti-corridas]
http://consottisier.blogs.liberation.fr/marie_dominique_arrighi/2008/06/eric-cantona-bo.html

LTI, la langue du IIIème Reich de Victor Klemperer (1881-1960) , éd. Pocket, est présenté sur ce blog :
http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/01/31/la-novlangue-nazie-decortiquee/

Un glossaire pour s'initier Smile
www.luttes-etudiantes.com/novlangue
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 14 Juin - 11:07



La presse anglaise invite Gordon Brown à stopper la ratification du traité de l'UE
www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-35831068@7-37,0.html

Brown's missed chance for glory
By GEORGE PASCOE-WATSON

How arrogant must these leaders be if they cannot accept the treaty is a dead duck ?
The European rules seem clear - if just one of the EU's 27 members fails to ratify a treaty, it cannot come into force. Cool
By rights, Ireland's No should be the end of the matter.
http://thesun.co.uk/sol/homepage/news/article1292243.ece#OTC-RSS&ATTR=News


EU treaty 'dead' after Irish voters reject it in referendum victory for 'no' campaign
By Benedict Brogan

The Treaty cannot be put into force if just one of the 27 member countries blocks it under the EU's own rules. Cool

There were fears last night that EU leaders might try to force Ireland to vote again by offering an opt-out on contentious elements of the Treaty. But there were signs of resistance in Dublin, after Ireland's Labour Party leader Eamon Gilmore, who supported a Yes vote, said the view of the people should be respected.

'There can be no question of putting the same Treaty back to another referendum in Ireland,' he said.

And Ireland's minister for European affairs, Dick Roche, said it would be difficult, if not impossible, for EU leaders to find a solution that would permit a second Irish referendum. [...]

Justice Secretary Jack Straw is understood to believe the referendum result means the Treaty is dead.

The Tories called on Mr Brown to make a statement to MPs on what he will do next. David Cameron said : 'It is the height of arrogance for Gordon Brown and our Government to press ahead with ratifying this treaty, flying in the face of public opinion.'

Shadow Foreign Secretary William Hague said : 'Unless it is agreed that this Treaty is dead and buried it is essential that the British people have their say.'

Former Labour minister Frank Field said : 'The Government must now withdraw its Bill ratifying the Treaty which should now be dead.'

www.dailymail.co.uk/news/worldnews/article-1026159/EU-treaty-dead-Irish-voters-reject-referendum-victory-campaign.html



Noniste irlandais

Unloved, thrice rejected

[Irish No :] a platform wide enough to accommodate ultra-rightwing Catholics, neoliberals, pragmatic Eurosceptics, traditional nationalists, and Trotskyists. Not so much a rainbow alliance as a horde of Goths at the gates of Rome.

This puts more pressure on Gordon Brown to abandon the treaty's ratification, now in the final stages of parliament, and declare an end to the EU's attempts to reform itself.

If integration by grand constitution is dead, and integration by small treaty in a rut, business will be conducted by smaller groups of countries. This is not a union that will find it easy to accept Turkey as a member, defend its common interests against Russia, or speak with one voice about the Middle East, global warming or trade. But it is the union we have now got.

The Guardian,
Saturday June 14 2008
www.guardian.co.uk/commentisfree/2008/jun/14/ireland.eu1
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 14 Juin - 18:56



Prague attend le sommet européen pour décider de sa conduite

Le président tchèque, Vaclav Klaus, est le seul chef d'Etat européen à se réjouir du non irlandais. Smile
Dans un communiqué, il s'est félicité de la "victoire de la liberté et de la raison sur la bureaucratie européenne et les projets élitistes et artificiels". Sa position va déstabiliser un peu plus le gouvernement de centre droit de Mirek Topolanek où se côtoient eurosceptiques et proeuropéens. Prudent, le premier ministre a déclaré attendre le sommet européen pour décider de la suite à donner.

La population tchèque ne s'offusquera pas que l'on enterre un projet dont elle sait peu de chose et qui ne l'intéresse pas, comme l'a montré un sondage publié fin mai. [...]

www.lemonde.fr/europe/article/2008/06/14/prague-attend-le-sommet-europeen-pour-decider-de-sa-conduite_1058174_3214.html



Vaclav Klaus, né le 19 juin 1941, est le second Président et un ex-Premier ministre de la République Tchèque
http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A1clav_Klaus

Europe
Ouverture à l’Est, fermeture au Sud
www.monde-diplomatique.fr/cartes/regions
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 15 Juin - 1:51



A un an des élections européennes, le réveil des "nonistes" français

Trois ans après le "non" au traité constitutionnel européen, le vote des Irlandais prend, en France, une résonance particulière. "Je bois du petit-lait", avouait, vendredi 13 juin, le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon, qui avait milité en 2005 pour le rejet du traité. Par l'intermédiaire de son association PRS (Pour une République sociale), le parlementaire est allé soutenir la campagne des "nonistes" irlandais. "Le moment est venu pour les dirigeants européens (...), qui viennent de prendre cette euro-gifle, d'admettre la défaite de leur modèle d'Europe libérale et non démocratique", a-t-il affirmé dans un communiqué. Alors que le Parti socialiste avait officiellement souhaité que le "oui" l'emporte, M. Mélenchon renvoie "les béats de droite et de gauche (...) à leur arrogance, leurs textes volontairement illisibles et leur méthode de culpabilisation infantilisante". Le sénateur de l'Essonne espère que l'issue du référendum irlandais renforcera sa position au sein du PS, même s'il redoute "une conspiration du silence" et craint de voir "la question européenne soumise aux intrigues de congrès".

La situation n'est, de fait, plus exactement la même qu'il y a trois ans. Les fabiusiens, qui défendaient le non en 2005, se font désormais discrets. [...]

A l'approche des élections européennes de juin 2009, Jean-Pierre Chevènement est, lui, clair et net : l'issue du référendum irlandais constitue "un service rendu à l'Europe tout entière". "Les peuples refusent de se laisser dissoudre dans une Europe à la fois technocratique et antisociale", affirme le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC). Le PCF se félicite, quant à lui, d'un "choix de courage et de lucidité". Par ce vote, l'Irlande - un des temples du libéralisme en Europe - "a su rejeter la mise en concurrence effrénée des salariés, la pression sur les dépenses publiques et les salaires, le sacrifice des services publics, la militarisation de l'Union européenne", insiste le PCF.

"TOUJOURS LA MÊME RÉPONSE"

A l'extrême gauche, Olivier Besancenot estime que le traité de Lisbonne "est définitivement mort et enterré". "A chaque fois qu'on consulte les peuples, la réponse est la même : c'est non", poursuit le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, qui, dans un texte intitulé "Le traité de Lisbonne à la poubelle", appelle de ses voeux "une Assemblée constituante européenne".

A droite, les anciens tenants du "non" de 2005 célèbrent eux aussi le rejet exprimé par les électeurs irlandais. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan se félicite du rejet d'"une Union supranationale, bureaucratique et inefficace" [...]

Jean-Michel Normand
www.lemonde.fr/europe/article/2008/06/14/a-un-an-des-elections-europeennes-le-reveil-des-nonistes-francais_1058176_3214.html

www.jean-luc-melenchon.fr/


Vidéos
www.lefigaro.fr/politique/2008/04/05/01002-20080405ARTFIG00463-divorcer-avec-le-ps-melenchon-hesite-toujours.php
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MessageSujet: "A quoi ça sert de violer les gens quand on peut les baiser ?" Christophe Alévêque   Lun 16 Juin - 2:41



Hello Brussels – Are you listening to us ?
www.caeuc.org/index.php?q=node/331

Les tricheurs de l'Union européenne s'accrochent au traité de Lisbonne

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE auront lundi à Luxembourg le premier tour de table à 27 après la "gifle" qu'a représentée le vote irlandais.

Les Irlandais ont rejeté à 53,4% le traité de Lisbonne jeudi lors d'un référendum. C'est la troisième fois en trois ans qu'un texte institutionnel négocié par les dirigeants de l'UE est rejeté par un de leurs peuples, après les "non" français et néerlandais à la Constitution européenne en 2005.

La réunion de Luxembourg fournira une première occasion au chef de la diplomatie irlandaise Micheal Martin pour faire un point avec ses collègues sur les solutions possibles. Pour pouvoir entrer en vigueur le traité doit être ratifié par l'ensemble des 27 pays de l'UE.

Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy rencontrera lundi les dirigeants tchèques pour vérifier si, malgré les affirmations contraires du président Vaclav Klaus vendredi, "ils s'engagent bien à poursuivre leur processus de ratification", explique un diplomate européen de haut rang.

La chancelière allemande Angela Merkel rencontrera elle le Premier ministre polonais Donald Tusk, qui veut "à tout prix éviter un scénario d'une Union européenne à deux vitesses".

La quasi-totalité des dirigeants européens - Sarkozy et Merkel en tête - ont affirmé que le processus de ratification du traité devait continuer dans les neuf pays qui ne l'ont pas encore approuvé.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080615/twl-ue-irlande-referendum-prev-c99dde2.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Lun 16 Juin - 17:43



Mort programmée des Etats-Nations. Après la disparition des départements, celle de la langue française.
Inscription des langues régionales dans la Constitution

Un amendement en ce sens au projet de loi sur la réforme des institutions déposé par le président UMP de la commission des Lois de l'Assemblée nationale, Jean-Luc Warsmann, a été voté à la quasi-unanimité.

S'ils ne contestent pas l'importance des langues régionales, les académiciens s'interrogent sur "cette apparition soudaine dans la Constitution", qui met "en cause, notamment, l'accès égal de tous à l'Administration et à la Justice".

L'Académie, "qui a reçu le mandat de veiller à la langue française dans son usage et son rayonnement", demande "le retrait de ce texte dont les excellentes intentions peuvent et doivent s'exprimer ailleurs, mais qui n'a pas sa place dans la Constitution".

Les académiciens contestent en particulier la primauté donnée aux langues régionales, désormais inscrites dans l'article 1 de la Constitution alors que la langue française reste mentionnée dans l'article 2. "Il nous paraît que placer les langues régionales de France avant la langue de la République est un défi à la simple logique, un déni de la République, une confusion du principe constitutif de la Nation et de l'objet d'une politique", écrivent-ils.

Rachida Dati, avait donné son accord à l'amendement Warsmann. Le texte doit être examiné à partir de mardi au Sénat.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080616/tfr-assemblee-reforme-institutions-langu-f56f567.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Lun 16 Juin - 17:53



«Revenir aux fondamentaux européens»
Pour le philosophe Jean-Marc Ferry, l’Union doit remettre la politique en avant.

Professeur de philosophie à l’Université libre de Bruxelles, Jean-Marc Ferry, auteur notamment de Europe, la voie kantienne : essai sur l’identité post-nationale (1) analyse les racines de la crise du projet européen au sein des opinions publiques des Vingt-Sept et les possibles relances.

Quelles leçons tirer du non irlandais ?

La pire des choses serait maintenant de dire que l’Europe doit continuer à aller de l’avant parce qu’il y va de l’intérêt de tous et que le traité passera de toute façon, avec ou sans l’adhésion des Irlandais. Ceux-ci ne représentent certes qu’à peine 1 % des 490 millions de citoyens de l’Union européenne et il pourrait, à première vue, sembler choquant qu’ils puissent à eux seuls faire capoter le traité de Lisbonne. Mais il est de la nature même d’un traité que de devoir être ratifié par toutes les parties. Ce n’est pas une erreur politique que de requérir l’adhésion des peuples au projet européen même si on peut estimer que c’est tactiquement maladroit que d’avoir fait un référendum dans une conjoncture défavorable. Une majorité d’Irlandais, comme d’autres peuples auparavant, a obéi d’abord à un réflexe égoïste. Mais cela est dans la logique d’une construction européenne qui, depuis des années, ne met en avant que l’intérêt mutuel : celui que chaque peuple tire de l’association, et celui que l’Union peut en tirer.

Comment remettre de la démocratie dans le projet européen ?

Le problème n’est pas, comme l’imaginent nombre d’hommes politiques européens, de «mieux expliquer» ou de «mieux communiquer». Les raisons de la crise sont profondes. Depuis le traité de Maastricht on assiste à une politisation de la question européenne, mais c’est avant tout une politisation négative au sein d’opinions tentées par le repli national. Cela a été une grave erreur que de vouloir introduire une Constitution par des voies qui ne sont pas démocratiques mais diplomatiques et technocratiques. Après le double non français et néerlandais de 2005, les leaders européens ont, pour rattraper le coup, décidé d’abandonner la partie symbolique du défunt projet de Constitution et de n’en garder les parties techniques quelque peu aménagées. Il aurait fallu prendre une option diamétralement opposée avec une sorte de contrat social européen.

Elaborer un traité court et simple reprenant les principes fondamentaux du projet européen, puis le soumettre aux différents peuples de l’Union, afin qu’ils puissent en toute connaissance de cause décider s’ils souhaitaient en faire ou non partie. Il n’y aurait pas eu ainsi ces milliers de pages incompréhensibles qui ont servi à alimenter toutes les peurs. Les aspects techniques auraient ensuite été rajoutés à ce traité fondamental par les Parlements sans qu’il soit nécessaire de recourir à nouveau au vote populaire. Une telle option était difficile, courageuse et donc impensable. Cette nouvelle crise devrait pourtant nous inciter à y réfléchir.

Qu’est-il possible de faire à court terme ?

Le malaise européen semble maintenant à son comble et je crains qu’il ne devienne irréversible si les responsables politiques, en particulier Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, agencent une stratégie purement réactive, par exemple en lançant une zone de coopération renforcée entre les pays les plus décidés à aller de l’avant. Désormais, on ne peut plus éviter un large et délicat processus de délibération publique sur la construction européenne. C’est à mon avis la seule façon d’amorcer une phase de politisation positive de cette question.

(1) Editions du Cerf.
Recueilli par MARC SEMO
www.liberation.fr/actualite/monde/332390.FR.php

Quelle Europe après le non ?
www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/9782213626123/livre-quelle-europe-apres-le-non.php


Dernière édition par Orwelle le Mar 17 Juin - 2:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Lun 16 Juin - 19:07


Brown & Bush le 16 06 2008

Londres doit ratifier le texte mercredi

Mercredi, la Chambre des lords devrait examiner en troisième et dernière lecture le texte et sceller sa ratification. L’opposition ne compte pas laisser passer le vote sans élever la voix. Selon le camp conservateur, poursuivre la ratification du texte relèverait de la «plus haute arrogance». «Soit ce traité doit être complètement et catégoriquement abandonné, soit […] le gouvernement doit tenir sa promesse électorale et organiser un référendum ici en Grande-Bretagne», déclarait hier William Hague, ministre des Affaires étrangères du gouvernement fantôme.

En 2005, Blair s’était en effet engagé à soumettre la Constitution européenne au vote de la nation. Invoquant des différences fondamentales entre le traité de Lisbonne et la Constitution défunte Rolling Eyes , le gouvernement Brown avait finalement mis au placard l’idée d’une consultation nationale.

Alors que Paris et Londres s’expriment déjà en faveur d’un abandon partiel de l’Irlande - instituant une Europe à deux vitesses formées de pays parfaitement intégrés et d’autres, plus lâchement liés à Bruxelles -, Gordon Brown n’entend pas abandonner ses voisins irlandais ni militer pour une institution à deux niveaux où elle risquerait à son tour d’être mise à l’écart. Reste l’option de l’abandon du traité. Officiellement, la ligne de conduite britannique n’est pas encore celle-là. Mais l’abandon du texte aurait l’avantage de lever la question épineuse du référendum britannique.

www.liberation.fr/actualite/monde/332388.FR.php

Gordon Brown : "Nicolas Sarkozy n'est pas seulement un bon ami depuis des années; nous avons travaillé ensemble lorsqu'il était ministre des finances et nous partageons la même vision du monde globalisé."

Le Monde : La Grande-Bretagne peut-elle prétendre être au cœur de l'Europe alors qu'elle reste hors de l'euro, hors de l'espace Schengen et hors des affaires de justice et d'immigration ? Cool

www.lemonde.fr/europe/article/2008/03/26/gordon-brown-une-europe-mondiale-peut-changer-les-choses_1027364_3214.html

Le recours en justice déposé par Stuart Wheeler, un donateur du parti conservateur exigeant un référendum, comme s'y était engagé Tony Blair, a été écarté par la Haute cour de Londres.

“Le refus de tenir un référendum n’est pas seulement immoral, mais illégal”, a déclaré son avocat.

www.lemonde.fr/europe/article/2008/06/12/au-royaume-uni-le-traite-de-lisbonne-attend-desormais-la-signature-d-elisabeth-ii_1057025_3214.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 17 Juin - 2:55


Raoul-Marc Jennar

VIDEOS
Pour comprendre le traité de Lisbonne, les explications de Raoul-Marc Jennar, diplômé de Sciences-politiques, militant noniste.
Il a été collaborateur au gouvernement, puis au Parlement belge. Il est consultant pour le groupe de la Gauche Unie Ecologiste au parlement européen.

Quelques liens aussi sur cette page :
http://tvbruits.org/spip.php?article823

Sommaire des vidéos
www.alterdigue.com/story.php?id=92

LES MENSONGES du TRAITE DE LISBONNE
mercredi 30 janvier 2008
http://salades-nicoises.net/spip.php?article127
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 17 Juin - 4:25



Banque européenne d’investissement (BEI) : L’Europe mine l’Afrique

Très discrète, la BEI est la Banque de l’Union européenne, et la plus grosse institution financière internationale publique au monde en terme de volume de prêt. Alors qu’en Afrique, elle est censée intervenir en soutien des politiques de développement de l’UE, la BEI finance largement l’exploitation des mines africaines par de grandes multinationales des pays riches.

Déforestation, pollution des eaux et des sols, déplacements de populations, conflits, violation des droits humains, corruption, détournement des ressources... les impacts désastreux de l’industrie minière sont aujourd’hui bien connus, et ses effets sur le développement sont remis en cause. Les investissements dans le secteur minier doivent donc être encadrés par les meilleures normes en vigueur, pour limiter ces impacts.

Aujourd’hui, la BEI n’a aucune norme sociale ou environnementale lui permettant d’évaluer sérieusement les projets qu’elle finance : elle les approuve sur la seule base de leur rentabilité. Il est inadmissible qu’une institution publique agissant au nom de l’UE et dont la France est l’un des principaux actionnaire s’implique dans un secteur aussi controversé sans normes crédibles.

Alors que l’UE organise ses Journées du Développement, il est grand temps d’interpeller la BEI pour la mettre face à ses responsabilité, et lui demander de suspendre le financement de projets miniers tant qu’elle n’a pas adopté des normes exigeantes.

Anne-Sophie Simpere
31 janvier 2008
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article60467

Bilan positif Exclamation
Le Parlement européen a adopté un texte saluant le rapport annuel 2006 de la Banque européenne d'investissement (BEI). Il dresse un bilan positif de son action, et expose les priorités qu'il souhaite qu'elle se fixe pour l'avenir. ...
23 Avril 2008

AU BÉNÉFICE DE QUI ?
www.liberationafrique.org/IMG/pdf/BEI_au_Sud.pdf

Ces accords que Bruxelles impose à l’Afrique
www.monde-diplomatique.fr/2005/02/JENNAR/11912

La Banque européenne d'investissement fait son entrée en Algérie
18 12 2007
www.invest.gov.ma:81/fr/revue.jsp?idmod=8f&idrub=805&idrev=1634

MPEF II (Maghreb Private Equity Fund II), Fond d'investissement
Parmi les principaux souscripteurs dans le fonds MPEF II : la Banque européenne d'investissement (BEI), à travers sa Facilité euro-méditerranéenne et de partenariat (FEMIP).
MPEF II ciblera des opérations de reprise d'entreprises par leurs managers (LMBO).
www.cdcentreprises.fr/images/communiques/mpef2.pdf


L’intervention des fonds d’investissement dans les entreprises

Pas une semaine sans que ces fonds d’investissement et particulièrement ceux spécialisés dans les LBO (leverage buy-out ou rachat de l’entreprise par endettement), ne fassent l’actualité.

Pour obtenir un taux de rendement important, le plus simple est de vendre rapidement après avoir mis en place des restructurations drastiques. On licencie du personnel, on délocalise la production et on coupe l’investissement en innovation. Justement ce dont ont besoin les PME pour se développer et conquérir des nouveaux marchés.

16 juin 2008
www.liberation.fr/actualite/economie_terre/332353.FR.php




La BEI

La Banque européenne d'investissement (BEI) est l'institution financière de l'Union européenne. Elle a pour principal but d'emprunter sur les marchés financiers pour financer des projets publics ou privés situés principalement au sein de l'Union Européenne et qui contribuent à la réalisation des objectifs de l'Union Européenne dans son ensemble.

Elle fut créée en 1958, avec le Traité de Rome. Son siège est au Luxembourg, elle dispose également de plusieurs bureaux à Bruxelles, Paris, Rome, Athènes, Berlin, Lisbonne, Londres, Madrid et au Caire.

Au 1er mai 2004, le capital de la BEI est de 163,6 milliards d'euros.
Ne pas confondre avec la BERD, Banque européenne pour la reconstruction et le développement

http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_europ%C3%A9enne_d'investissement
www.espace-economique.francophonie.org/Domaines-d-intervention,399.html


Statut de la Banque européenne d'investissement
http://gandalf.aksis.uib.no/~brit/EU-CONST-FR-cc/5.ProtocolefixantlestatutdelaBanqueeurop.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 18 Juin - 10:09



Un Manipulateur Pervers

Sarkozy qui veut isoler l'Irlande, après avoir isolé son premier ministre (avec ses mini réunions ministérielles à l'Elysée) et Bayrou, cherche actuellement à isoler Copé, le président de l'UMP (en recevant les députés de ce groupe).

www.latribune.fr/info/Nicolas-Sarkozy-relativise-le--non--irlandais--l-UE-cherche-a-le-contourner-~-IDBD6D7820C6C9DFC2C125746A004DC418-$RSS=1
www.liberation.fr/actualite/politiques/327624.FR.php
www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/01/21/01011-20080121FILWWW00554-sarnez-sarkozy-veut-isoler-bayrou.php
www.marianne2.fr/Groupe-UMP-Cope,-un-guerillero-tout-sourire_a88376.html


Juncker met en garde contre la tentation d'isoler l'Irlande

Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker dénonce mardi le danger et l'arrogance qu'il y aurait à isoler l'Irlande après son rejet du traité réformant l'Union européenne.

"Nous ne surmonterons pas la crise si nous tenons des sermons à l'Irlande ou si nous les mettons dans un coin", dit M. Juncker dans un entretien au quotidien économique allemand Financial Times Deutschland. "Je suis inquiet du manque de sensibilité à l'égard de l'Irlande, en particulier de la part des grands Etats membres", ajoute ce fervent défenseur de l'Europe.

[Il ajoute malheureusement] "Je pense que ce serait fatal d'exclure l'Irlande, a-t-il poursuivi, jugeant "arrogant" de dire aux Irlandais que leur vote ne compte pas parce qu'il vient d'un petit pays. "Nous devons respecter la décision du peuple irlandais et la prendre aussi au sérieux que le non des Français et des Néerlandais" Rolling Eyes, ajoute le Premier ministre dans une interview au journal conservateur Die Welt.

Dans le Financial Times, il rappelle: "Je suis un spécialiste des petits Etats (...), ils n'aiment pas que les grands leur fassent la leçon". "Si les Irlandais venaient finalement à approuver le traité, il pourrait entrer en vigueur dans la forme actuelle ou bien légèrement modifié," estime le Premier ministre.

Dans un référendum, les Irlandais ont nettement rejeté le traité de Lisbonne, avec 53,4% de non contre 46,6% de oui, plongeant l'Europe dans une nouvelle crise institutionnelle, selon les résultats définitifs officiels annoncés vendredi.

www.ladepeche.fr/article/2008/06/17/459867-Juncker-met-en-garde-contre-la-tentation-d-isoler-l-Irlande.html

À Prague, Sarkozy évite d'énerver les Tchèques

Hier, le président français a incité les Tchèques, très eurosceptiques, à ne pas donner le coup de grâce au traité de Lisbonne. [...]

Pour Nicolas Sarkozy, il faut, cependant, « éviter d'accroître les conséquences de la décision irlandaise pour éviter une crise européenne qui condamnerait l'Europe à l'immobilisme ». Un immobilisme qui pourrait avoir pour conséquence de retarder l'élargissement, d'empêcher « la Croatie d'intégrer l'Europe ».

Une conséquence qui n'est certainement pas tombée dans l'oreille de sourds. Hier, les membres du groupe de Visegrad semblaient n'avoir qu'une seule préoccupation - l'élargissement justement - bien résumée par le Polonais Donald Tusk : « Les derniers événements en Irlande ne devraient, en aucun cas, être une raison de travailler moins sur l'élargissement de l'Union. » Le Premier ministre tchèque a reconnu, de son côté, que l'éventuelle mise à mort du traité de Lisbonne n'aurait pas que des avantages. Elle risque « d'éclipser les problèmes concrets, comme le prix du pétrole et des aliments, l'énergie, l'immigration ». Réflexion qui est en soi une petite victoire pour Nicolas Sarkozy. En bon pompier de l'Europe, ce dernier a annoncé qu'il se rendrait en Irlande, dès que possible, « pour discuter avec le Premier ministre Brian Cowen ».

17 06 2008
www.ouest-france.fr/a-Prague-Sarkozy-evite-d-enerver-les-Tcheques-/re/actuDet/actu_3637-648275------_actu.html
Maître chanteur !

Sarkozy à Bruxelles : Un combat pour le « Superman » du volontarisme.
www.danielriot.com/tag/sarkozy+eurogroupe


Dans les coulisses de la présidence française de l'UE

Extraits.

Au sommet, l'Élysée veille au grain et intervient sur tout, des grandes orientations au moindre détail, notamment en ce qui concerne la communication. Ainsi, le lancement du logo de la PFUE, signé par le publicitaire Jacques Séguéla, a été géré en haut lieu comme une affaire d'État. «Une implication aussi poussée de la présidence de la République est un phénomène inédit», constate un diplomate chevronné.

l'ambassadeur Claude Blanchemaison est en charge de l'organisation. Nommé secrétaire général de la PFUE en juin 2007, il gère les programmes et les budgets. La dimension culturelle a été confiée à l'ex-ministre Renaud Donnedieu de Vabres, non sans froisser Christine Albanel qui lui a succédé rue de Valois. Pour la première fois, une Saison culturelle européenne sera organisée parallèlement à la présidence de l'UE

Côté bruxellois, c'est Pierre Sellal qui, en assurant l'interface entre Paris et les institutions communautaires, représente la pièce maîtresse du puzzle.

Jean-Claude Thebault, au cabinet du président, José Manuel Barroso, est chargé de faire le lien entre Paris et le Berlaymont, siège de l'exécutif bruxellois.

le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, n'est apparu que deux fois (sur six) dans un conseil et le plus souvent furtivement, alors même qu'il est chargé de préparer le «pacte pour l'immigration». Les «lacunes» de Rachida Dati sont également montrées du doigt tandis que Jean-Louis Borloo, coresponsable du futur «paquet énergie-climat», a manqué la moitié des Conseils environnement. «Ces ministres seront moins influents auprès de leurs collègues», pronostique un diplomate européen pour qui l'absentéisme français constitue «un problème pour tout le monde».

Pour financer cette présidence, dont Paris veut qu'elle ait «une certaine allure, mais sans trop de paillettes» Exclamation , 190 millions d'euros ont été alloués par le gouvernement. C'est plus du triple du budget officiel de la dernière présidence française en 2000 (56,9 millions d'euros).
À l'automne dernier, la commission des finances du Sénat avait jugé «très élevé» et «trop vague» le programme de dépenses décrit par le gouvernement. «La difficulté est de cerner de façon précise l'étendue de certaines dépenses consacrées par exemple à la sécurité ou à la communication», indique François Marc, sénateur PS.

Reçus à dîner au Quai d'Orsay par Bernard Kouchner, les grands patrons ont également été sollicités. Exemple, quelque 140 véhicules seront mis à disposition par les constructeurs français. Les grandes entreprises (transport, distribution…) ont également été approchées pour contribuer à «ouvrir» la présidence française sur la société civile en raccrochant leurs actions de communication à l'événement. Les cadeaux, enfin, pour un budget de 3 millions d'euros, ont été dessinés, à titre gratuit par Philippe Starck, bombardé directeur artistique de la PFUE. Dans ce domaine, de mémoire d'eurocrate, habitué à recevoir les éternels tasses à café ou parapluies siglés aux couleurs des présidences, l'imagination a jusqu'à présent, rarement été au pouvoir…

Alain Barluet et Stéphane Kovacs
11/06/2008
www.lefigaro.fr/politique/2008/06/11/01002-20080611ARTFIG00010-dans-les-coulisses-de-la-presidence-francaise-de-l-ue.php
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 18 Juin - 15:58



Etienne Chouard : "L'Union européenne est faite à l'insu des peuples"

Etienne Chouard était un simple professeur d'informatique en BTS près de Marseille quand, en 2005, il est devenu le catalyseur du rejet du traité constitutionnel européen (TCE). Sur son blog, il avait alors publié une lettre ouverte contre la Constitution européenne intitulée "Une mauvaise Constitution qui révèle un secret cancer de notre démocratie". Ce texte lui valut près de 25 000 connexions par jour et la victoire du "non", à 54,68 % des voix, fut un peu la sienne. Pourtant, trois ans plus tard, alors que l'Irlande a rejeté le traité de Lisbonne, qui devait servir de "plan B" au TCE, Etienne Chouard ne se frotte pas les mains. D'après lui, le résultat du référendum irlandais n'est "pas pareil que le résultat du référendum français de 2005, mais il est comparable : c'est une bonne nouvelle mais juste un court répit".



Pour M. Chouard, le blocage dans lequel se trouve actuellement l'Union européenne s'explique aisément. Les rédacteurs du TCE et du traité de Lisbonne manquent de légitimité et la Constitution "devrait être écrite par d'autres hommes que les ministres et les parlementaires".

UN PROJET DE CONSTITUTION ALTERNATIF

L'impasse dans laquelle se trouve actuellement l'Union européenne rappelle la situation où elle se trouvait en 2005 après le rejet français. Et si rien n'a évolué, si aucun "plan B" ne fait l'unanimité, la victoire du "non" a-t-elle été inutile ? M. Chouard refuse cette idée et n'hésite pas à parler de "viol", "quand on ne veut pas quelque chose mais qu'on nous l'impose quand même, c'est bien comme ça que cela s'appelle".



Reste, pour Etienne Chouard, une seule solution : que le peuple prenne son destin en main et rédige lui-même un projet de Constitution. C'est ce qu'il essaye de mettre en place à travers son site Internet et l'université populaire qu'il a créée.

Thibaud Vuitton
www.lemonde.fr/l-europe-a-l-heure-de-la-presidence-francaise/article/2008/06/17/etienne-chouard-l-union-europeenne-est-faite-a-l-insu-des-peuples_1059415_1058958.html


Dans cette affaire d'État, les fondements du droit constitutionnel sont malmenés, ce qui rap-pelle au premier plan cinq principes traditionnels conçus pour protéger les citoyens.

1. Une Constitution doit être lisible pour permettre un vote populaire : ce texte-là est illisible.

2. Une Constitution n’impose pas une politique ou une autre : ce texte-là est partisan.

3. Une Constitution est révisable : ce texte-là est verrouillé par une exigence de double unanimité.

4. Une Constitution protège de la tyrannie par la séparation des pouvoirs et par le contrôle des pouvoirs : ce texte-là n’organise pas un vrai contrôle des pouvoirs ni une réelle séparation des pouvoirs.

5. Une Constitution n’est pas octroyée par les puissants, elle est établie par le peuple lui-même, précisément pour se protéger de l’arbitraire des puissants, à travers une assemblée consti-tuante, indépendante, élue pour ça et révoquée après : ce texte-là entérine des institutions européennes qui ont été écrites depuis cinquante ans par les hommes au pouvoir, à la fois juges et parties.

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Constitution_revelateur_du_cancer_de_la_democratie.pdf

Pétition européenne
lancée par Jens Peter Bonde,
député européen,
bien formulée et bien organisée
pour regrouper tous les Européens
:
Arrow http://x09.eu/



www.respecteznotrenon.org/europe/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 18 Juin - 17:33



Otan. Encore la musique duo-cacophonique du "gouvernement" !

jeudi 03 avril 2008
Sarkozy
. «N'anticipons pas les résultats des discussions sur l'Europe de la défense (...) ce n'est pas une certitude, c'est une possibilité», a-t-on toutefois insisté côté français, réfutant les critiques adressées ces derniers jours par l'opposition sur un «alignement» de Paris sur Washington. Devant la presse, Nicolas Sarkozy a pour sa part insisté à Bucarest sur le changement d'attitude des Etats-Unis qui, comme la Grande-Bretagne, se sont montrés dans le passé très réticents à la relance de l'Europe de la défense par crainte qu'elle ne vienne concurrencer l'Alliance atlantique.
www.leparisien.fr/home/info/politique/articles/OTAN-SARKOZY-VEUT-CONCLURE-LE-RETOUR-DE-LA-FRANCE-D-ICI-FIN-2008_298412476

17.06.08 | 11h41
Sarkozy
: la France rejoindra prochainement le commandement militaire intégré de l'Otan, mais elle ne placera pas ses troupes sous l'autorité de l'Alliance en temps de paix et la dissuasion nucléaire restera "strictement nationale".
www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-35865302@7-37,0.html

Mercredi 18 juin, 11h50
Claude Guéant
justifie le retour de la France dans les structures militaires de l'Otan
PARIS (AFP) - Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a souligné mercredi que le retour annoncé de la France dans les structures militaires intégrées de l'Otan lui permettrait de ne plus en être seulement "les bras" mais de pouvoir participer au commandement.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080618/tpl-defense-securite-otan-ee974b3.html


La réintégration de la France dans le commandement intégré de l'Otan est-elle subordonnée à des progrès substantiels de l'Europe de la Défense ?

Autrement dit, allons-nous, oui ou non, rejoindre toutes les structures de l'Alliance atlantique après, et seulement après, que la Défense européenne ait été suffisamment relancée pour être enfin crédible ?

Dans ce débat -majeur- l'équipe Sarkozy ne dit pas toute la vérité.

Pour employer un langage diplomatique, elle entretient une "ambiguïté constructive".
Pour parler comme vous et moi, elle nous balade.

Le Premier ministre, lui, se range clairement dans le camp des "conditionnalistes".
Le ministre de la Défense, lui, navigue entre les deux. (Hervé Morin est resté flou)
La majorité est divisée entre les gaullo-gaullistes très hostiles à ce qu'ils considèrent comme un reniement du Général, les atlantistes qui ne voient aucune raison à l'exception française concernant l'Otan et tous les autres qui aimeraient bien comprendre ce qu'un tel retour va apporter à la France (et à leurs circonscriptions).
C'est pour ce marais-là que Sarkozy a décidé d'organiser un débat sur le Livre blanc à l'Assemblée le 26 juin prochain.

Au Quai d'Orsay, on affirme que, quels qu'en soient les motifs, cette "ambiguïté" est féconde puisqu'elle peut être utilisée comme tactique de négociation.
Elle permettrait de montrer à nos partenaires les plus réticents vis à vis de l'Europe de la Défense (les pays de l'Est et la Grande Bretagne) que la France en a fini avec ses atermoiements vis à vis de l'Alliance, qu'elle veut vraiment rejoindre la famille euroatlantique et n'entend plus faire de l'Europe de la Défense un contrepoids à l'Otan, à laquelle, à Prague, Varsovie ou Londres, on est extrêmement attaché.
Le tout en tenant, devant un auditoire français, un discours sensiblement différent, beaucoup favorable à l'Europe de la Défense.

Aujourd'hui, après le non irlandais à ce Traité de Lisbonne qui offrait un cadre juridique à la défense européenne, cette "ambiguïté" est une aubaine pour toutes les atlantistes.

Si bien que, finalement, quelle que soit la façon dont on tourne la question, on aura, dans un an, beaucoup d'Otan et très peu de défense européenne.

http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/06/18/otan.html

Livre blanc sur la défense : un trompe-l'oeil incohérent

Un groupe d'officiers généraux et supérieurs des trois armées terre, air, mer , tenu à l'anonymat, commente le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale présenté le 17 juin par le président de la République.
www.lefigaro.fr/debats/2008/06/19/01005-20080619ARTFIG00011-livre-blanc-sur-la-defense-une-esperance-decue.php
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