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 L'Europe impopulaire

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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeMer 8 Sep - 13:03

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La Commission européenne hostile à une taxe sur les marchés financiers

Le conseil européen des ministres des finances s’est réuni pour débattre, notamment, de l’opportunité d’une taxe européenne sur les transactions financières.

Avant l’été, les États membres ont demandé à la Commission européenne une étude sur la faisabilité d’une telle taxe. Le travail réalisé par la Commission est d’une tonalité globalement hostile à une taxe sur les transactions financières pour des raisons strictement idéologiques car les arguments utilisés ne tiennent pas la route.
Karima Delli (ou Pascal Canfin) répond aux 5 principaux arguments de la Commission.

* Selon la Commission, une taxe sur les transactions financières (TTF) provoquera une plus grande volatilité sur les marchés financiers car elle entraînera une réduction du volume des transactions.

Ce que nous observons depuis les années 1970, c’est au contraire une augmentation parallèle du volume des transactions et de la volatilité des prix des actifs financiers, ce qui provoque des crises financières plus fréquentes. La baisse des volumes échangés devrait donc au contraire contribuer à diminuer la volatilité des cours.

* Pour la Commission, une TTF sur les produits dérivés pénalisera les entreprises européennes qui veulent couvrir leur risque sur ces marchés.

En réalité, il est tout à fait possible d’exonérer les entreprises non financières de cette taxe. Comme celles-ci ne représentent que 18 % des transactions sur ces marchés, l’immense majorité des produits dérivés peut être taxés sans nuire aux entreprises non financières.

* Pour la Commission, une TTF augmentera le coût de financement des entreprises européennes.

En réalité, l’instauration d’une TTF aura deux effets contradictoires. Si les investisseurs ne diminuent pas leur rendement, la TTF aura effectivement comme conséquence une augmentation des taux d’intérêt et donc du coût de financement des entreprises. Mais, à l’inverse, la TTF, en rendant la spéculation à court-terme moins profitable, va contribuer à orienter plus de fonds vers des investissements à plus long terme, ce qui entraînera une diminution des taux d’intérêts pour ces projets. Il est difficile de dire lequel de ces deux effets va l’emporter mais la réalité est en tout cas plus complexe que ne le laisse penser la Commission.

* Pour la Commission, il est compliqué de taxer les produits dérivés, qui représentent aujourd’hui l’essentiel des transactions, en raison de la diversité de ces produits.

En réalité, les produits dérivés vont devenir beaucoup plus transparents et davantage standardisés qu’ils ne le sont aujourd’hui grâce à la directive qui sera proposée par le Commissaire Barnier le 15 septembre. Il sera donc plus aisé qu’aujourd’hui des les identifier et de les taxer.

* Pour la Commission, il n’est pas évident qu’une TTF sera une taxe progressive qui touchera plus les riches que les pauvres.

En réalité, l’utilisation des marchés financiers est progressive par rapport aux revenus, ne serait-ce que parce que les plus pauvres n’ont pas d’épargne! Par ailleurs, les produits financiers utilisés par les classes moyennes sont en général les plus simples (livret A, obligations d’Etat…) et seuls les plus riches d’entre nous ont recours à des produits financiers utilisant massivement les produits dérivés. La TTF est donc un taxe redistributive. Enfin, si jamais cela était nécessaire, il est tout à fait possible d’envisager une sorte de franchise de TTF pour qu’un particulier ou une entreprise ne soit pas taxée en dessous d’un certain niveau de transactions.

Aucun des arguments avancés par la Commission n’est recevable. J’espère que les États n’utiliseront pas ce travail pour fuir leurs responsabilités. Nous aurons ce soir un début de réponse…

Commentaires

En revanche, un impôt européen pesant sur les couillons de citoyens comme envisagé dernièrement (y compris par nos propres élus), elle y est favorable.
Rédigé par : JK

Et toujours la logorrhée des écolos.... Vous étiez pourtant, et vous restez, les plus virulents à militer pour la pourriture eurocratique. 1- soit vous avez lu et parfaitement compris les textes du traité, et vous avez poursuivi votre campagne en racontant des mensonges.-- 2- soit vous n'avez pas compris les textes, vous avez continué à mentir, et vous êtes incompétents, et usurpez une fonction qui vous dépasse.-- dans les deux cas vous êtes coresponsables de tous les délires néolibéraux de la Dekretatur eurokratik. Et tout votre blabla ne sert à rien.
Je suis convaincu que cohn-bendit a sablé le champagne lors du viol du référendum par l'ignoble chanoine élyséen ; d'ailleurs le T-shirt et la main qu'il a tendus au nuisible barroso lors de sa réélection n'était pas un geste de courtoisie et de fair-play du perdant, mais de complicité. Vous êtes des internationalistes néolib authentiques serviteurs des fricnanciers rapaces. D'ailleurs aucun d'entre vous n'a eu le courage et l'honnêteté de reconnaitre les aspects les plus scandaleux et néfastes de votre eurocratie. [...]
Rédigé par : gaspadyin
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeMar 14 Sep - 14:47

En Europe, les États, sous la pression de la Commission européenne, du FMI et des agences de notation, appliquent avec une vigueur renouvelée des programmes de réformes et d’ajustement structurels qui ont dans le passé démontré leur capacité à accroître l’instabilité et les inégalités, et risquent d’aggraver la crise européenne.
L'Europe impopulaire - Page 12 UE_Crise

Des économistes « atterrés » lancent un manifeste

Ils sont économistes et se déclarent « atterrés » par l’archaïsme des politiques économiques européennes, élaborées sous la pression de la Commission européenne, du FMI et des agences de notation. Cette « orthodoxie néolibérale » risque bien d’accroître l’instabilité, les inégalités, et d’aggraver la crise européenne. Basta ! publie un extrait de leur manifeste, ouvert à signatures, qui dénonce de nombreux clichés, en particulier sur l’augmentation de la dette publique.
www.bastamag.net/article1170.html

Le « Manifeste d’économistes atterrés » est téléchargeable intégralement ci-dessous.

FAUSSE EVIDENCE N° 4 :

L’envolée des dettes publiques résulte d’un excès des dépenses

Michel Pébereau, l’un des « parrains » de la banque française, décrivait en 2005 dans l’un de ces rapports officiels ad hoc, une France étouffée par la dette publique et sacrifiant ses générations futures en s’adonnant à des dépenses sociales inconsidérées. L’État s’endettant comme un père de famille alcoolique qui boit au-dessus de ses moyens : telle est la vision ordinairement propagée par la plupart des éditorialistes. L’explosion récente de la dette publique en Europe et dans le monde est pourtant due à tout autre chose : aux plans de sauvetage de la finance et surtout à la récession provoquée par la crise bancaire et financière qui a commencé en 2008 : le déficit public moyen dans la zone euro n’était que de 0,6% du PIB en 2007, mais la crise l’a fait passer à 7% en 2010. La dette publique est passée en même temps de 66% à 84% du PIB.

Cependant la montée de la dette publique, en France et dans de nombreux pays européens a d’abord été modérée et antérieure à cette récession : elle provient largement non pas d’une tendance à la hausse des dépenses publiques – puisqu’au contraire celles-ci, en proportion du PIB, sont stables ou en baisse dans l’Union européenne depuis le début des années 1990 – mais de l’effritement des recettes publiques, du fait de la faiblesse de la croissance économique sur la période, et de la contre-révolution fiscale menée par la plupart des gouvernements depuis vingt-cinq ans. Sur plus long terme la contre-révolution fiscale a continûment alimenté le gonflement de la dette d’une récession à l’autre.

Ainsi en France, un récent rapport parlementaire chiffre à 100 milliards d’euros en 2010 le coût des baisses d’impôts consenties entre 2000 et 2010, sans même inclure les exonérations de cotisations sociales (30 milliards) et d’autres « dépenses fiscales ». Faute d’harmonisation fiscale, les États européens se sont livrées à la concurrence fiscale, baissant les impôts sur les sociétés, les hauts revenus et les patrimoines. Même si le poids relatif de ses déterminants varie d’un pays à l’autre, la hausse quasi-générale des déficits publics et des ratios de dette publique en Europe au cours des trente dernières années ne résulte pas principalement d’une dérive coupable des dépenses publiques. Un diagnostic qui ouvre évidemment d’autres pistes que la sempiternelle réduction des dépenses publiques.

Pour restaurer un débat public informé sur l’origine de la dette et donc les moyens d’y remédier nous mettons en débat une proposition :

Mesure n°9 : Réaliser un audit public et citoyen des dettes publiques, pour déterminer leur origine et connaître l’identité des principaux détenteurs de titres de la dette et les montants détenus.

FAUSSE EVIDENCE N° 5 :

Il faut réduire les dépenses pour réduire la dette publique

Même si l’augmentation de la dette publique résultait en partie d’une hausse des dépenses publiques, couper dans ces dépenses ne contribuerait pas forcément à la solution. Car la dynamique de la dette publique n’a pas grand’ chose à voir avec celle d’un ménage : la macroéconomie n’est pas réductible à l’économie domestique. La dynamique de la dette dépend en toute généralité de plusieurs facteurs : le niveau des déficits primaires, mais aussi l’écart entre le taux d’intérêt et le taux de croissance nominal de l’économie.

Car si ce dernier est plus faible que le taux d’intérêt, la dette va s’accroître mécaniquement du fait de « l’effet boule de neige » : le montant des intérêts explose, et le déficit total (y compris les intérêts de la dette) aussi. Ainsi, au début des années 1990, la politique du franc fort menée par Bérégovoy et maintenue malgré la récession de 1993-94 s’est traduite par un taux d’intérêt durablement plus élevé que le taux de croissance, expliquant le bond de la dette publique de la France pendant cette période. C’est le même mécanisme qui expliquait l’augmentation de la dette dans la première moitié des années 1980, sous l’impact de la révolution néolibérale et de la politique de taux d’intérêts élevés menée par Ronald Reagan et Margaret Thatcher.

Mais le taux de croissance de l’économie lui-même n’est pas indépendant des dépenses publiques : à court terme l’existence de dépenses publiques stables limite l’ampleur des récessions (« stabilisateurs automatiques ») ; à long terme les investissements et dépenses publiques (éducation, santé, recherche, infrastructures...) stimulent la croissance. Il est faux d’affirmer que tout déficit public accroît d’autant la dette publique, ou que toute réduction du déficit permet de réduire la dette. Si la réduction des déficits plombe l’activité économique, la dette s’alourdira encore plus. Les commentateurs libéraux soulignent que certains pays (Canada, Suède, Israël) ont réalisé de très brutaux ajustements de leurs comptes publics dans les années 1990 et connu immédiatement après un fort rebond de la croissance.

Mais cela n’est possible que si l’ajustement concerne un pays isolé, qui regagne rapidement de la compétitivité sur ses concurrents. Ce qu’oublient évidemment les partisans de l’ajustement structurel européen, c’est que les pays européens ont pour principaux clients et concurrents les autres pays européens, l’Union européenne étant globalement peu ouverte sur l’extérieur. Une réduction simultanée et massive des dépenses publiques de l’ensemble des pays de l’Union ne peut avoir pour effet qu’une récession aggravée et donc un nouvel alourdissement de la dette publique.

Pour éviter que le rétablissement des finances publiques ne provoque un désastre social et politique nous mettons en débat deux mesures :

Mesure n°10 : Maintenir le niveau des protections sociales, voire les améliorer (assurance-chômage, logement…) ;

Mesure n°11 : accroître l’effort budgétaire en matière d’éducation, de recherche, d’investissements dans la reconversion écologique... pour mettre en place les conditions d’une croissance soutenable, permettant une forte baisse du chômage.

FAUSSE EVIDENCE N° 6 :

La dette publique reporte le prix de nos excès sur nos petits-enfants

Il est une autre affirmation fallacieuse qui confond économie ménagère et macroéconomie, celle selon laquelle la dette publique serait un transfert de richesse au détriment des générations futures. La dette publique est bien un mécanisme de transfert de richesses, mais c’est surtout des contribuables ordinaires vers les rentiers.

En effet, se fondant sur la croyance rarement vérifiée selon laquelle baisser les impôts stimulerait la croissance et accroîtrait in fine les recettes publiques, les États européens ont depuis 1980 imité les USA dans une politique de moins-disant fiscal systématique. Les réductions d’impôt et de cotisations se sont multipliées (sur les bénéfices des sociétés, sur le revenu des particuliers les plus aisés, sur les patrimoines, sur les cotisations patronales...), mais leur impact sur la croissance économique est resté très incertain. Ces politiques fiscales anti-redistributives ont donc aggravé à la fois, et de façon cumulative, les inégalités sociales et les déficits publics.

Ces politiques fiscales ont obligé les administrations publiques à s’endetter auprès des ménages aisés et des marchés financiers pour financer les déficits ainsi créés. C’est ce qu’on pourrait appeler « l’effet jackpot » : avec l’argent économisé sur leurs impôts, les riches ont pu acquérir les titres (porteurs d’intérêts) de la dette publique émise pour financer les déficits publics provoqués par les réductions d’impôts... Le service de la dette publique en France représente ainsi 40 milliards d’euros par an, presqu’autant que les recettes de l’impôt sur le revenu. Tour de force d’autant plus brillant qu’on a ensuite réussi à faire croire au public que la dette publique était la faute des fonctionnaires, des retraités et des malades.

L’accroissement de la dette publique en Europe ou aux USA n’est donc pas le résultat de politiques keynésiennes expansionnistes ou de politiques sociales dispendieuses mais bien plutôt d’une politique en faveur des couches privilégiées : les « dépenses fiscales » (baisses d’impôts et de cotisations) augmentent le revenu disponible de ceux qui en ont le moins besoin, qui du coup peuvent accroître encore davantage leurs placements notamment en Bons du Trésor, lesquels sont rémunérés en intérêts par l’impôt prélevé sur tous les contribuables. Au total se met en place un mécanisme de redistribution à rebours, des classes populaires vers les classes aisées, via la dette publique dont la contrepartie est toujours de la rente privée.

Pour redresser de façon équitable les finances publiques en Europe et en France nous mettons en débat deux mesures :

Mesure n°12 : redonner un caractère fortement redistributif à la fiscalité directe sur les revenus (suppression des niches, création de nouvelles tranches et augmentation des taux de l’impôt sur le revenu…)

Mesure n°13 : supprimer les exonérations consenties aux entreprises sans effets suffisants sur l’emploi

Signataires :
Philippe Askenazy (CNRS, Ecole d’économie de Paris) - Thomas Coutrot (Conseil scientifique d’Attac) - André Orléan (CNRS, EHESS) - Henri Sterdyniak (OFCE)
Arrow Le manifeste complet :
www.assoeconomiepolitique.org/spip.php?article140

L'Europe impopulaire - Page 12 B,n,con,color,crisis,disco,portada,supertramp-18c696a3398c2151e251189696fb7e16_m
Extrait du
commentaire, sur Alternatives économiques, de Jean Gadrey, 66 ans, Professeur émérite d'économie à l'Université Lille 1.

J’ai immédiatement signé ce manifeste, en mentionnant toutefois une réserve. D’autres ont fait de même, avec diverses réserves qui ne remettent pas en cause les qualités et la force globales du texte […]

La tonalité générale du texte est en effet que l’un des grands défauts des logiques néolibérales est qu’elles nous privent de croissance, vue comme l’un des principaux moyens de sortie de crise et de progrès social. Or je ne crois pas que là soit le problème du néolibéralisme et de la financiarisation excessive. Il est exact que ces logiques sont néfastes pour la croissance en Europe, mais je défends (avec d’autres) l’idée que la recherche de la croissance est devenue néfaste et que très probablement la croissance prendra fin dans les pays « riches » dans les années ou décennies à venir, qu’on la poursuive ou pas. C’est l’objet d’un livre à paraître début octobre, sous le titre « Adieu à la croissance ».
www.alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2010/09/10/le-manifeste-des-economistes-atterres/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeMer 29 Sep - 15:59

L'Europe impopulaire - Page 12 1417745_3_4f6f_des-dizaines-de-milliers-de-travailleurs
À Bruxelles, les syndicats européens font bloc pour une "Europe sociale"

Plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient attendues, mercredi 29 septembre en début d'après-midi, dans le centre de Bruxelles, pour une grande manifestation européenne contre les mesures d'austérité prises, ou envisagées, dans de nombreux États. La Confédération européenne des syndicats (CES) espérait mobiliser 100 000 manifestants venus d'une trentaine de pays, mais principalement de Belgique, de France et d'Allemagne. En additionnant les actions menées simultanément dans divers pays, les syndicats évoquent le plus vaste mouvement social européen jamais organisé contre des mesures envisagées par l'Union européenne (UE).

Les syndicats devaient rencontrer notamment José Manuel Barroso, le président de la Commission, et Yves Leterme, le premier ministre belge qui exerce actuellement la présidence tournante de l'UE. Ils réclament, entre autres, une taxation des transactions financières et une coordination des politiques fiscales au sein de l'Union. Plus généralement, ils appellent à une véritable "Europe sociale" et reprochent au pouvoir européen de ne se préoccuper que des déficits et de la position concurrentielle des États membres alors que les inégalités ne cessent de croître.

RISQUE DE NOUVELLE RÉCESSION

"La politique sociale ne peut pas se limiter à l'assouplissement de la législation sur le travail, ce qui ne créera pas d'emplois ou de croissance", affirme John Monks, secrétaire général de la CES. Selon lui, le fait de réduire les dépenses publiques alors que l'économie ne redémarre pas pourrait provoquer une nouvelle récession. Les délégations françaises entendaient, elles, insister plus spécifiquement sur le thème des retraites.

Les syndicats européens n'ont pas choisi la date du 29 septembre au hasard puisque c'est le jour où la Commission de Bruxelles annonçait précisément des réformes du Pacte de stabilité avec, à la clé, des sanctions contre les États trop endettés. Des mesures de "prévention" et de "correction" censées remédier à des situations comme celles qu'a connues la Grèce, avec, aussi, un renforcement de la surveillance des politiques macro-économiques menées par les différentes capitales.

Parallèlement, la "task force" européenne sur la gouvernance économique, présidée par Herman Van Rompuy, le président permanent du Conseil européen, poursuit ses travaux en vue du prochain conseil des chefs d'État et de gouvernement, les 28 et 29 octobre.

Jean-Pierre Stroobants
www.lemonde.fr/europe/article/2010/09/29/a-bruxelles-les-syndicats-europeens-font-bloc-pour-une-europe-sociale_1417559_3214.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeSam 2 Oct - 19:33

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Le sauvetage des banques grève les comptes publics
"L'opposition réclame des précisions sur le programme budgétaire pour les quatre ans à venir", titre le quotidien de Dublin.

www.courrierinternational.com/breve/2010/10/01/le-sauvetage-des-banques-greve-les-comptes-publics

Europe. Le spectre de la crise resurgit

Nouvelles inquiétudes en Europe, où le spectre de la crise resurgit. L'Irlande vient d'annoncer un déficit de 32% du PIB et l'Espagne a vu sa note dégradée par une agence de notation.

«Les chiffres sont horribles»
Le gouvernement irlandais a en effet indiqué, hier, que le déficit public du pays atteindrait 32% du PIB cette année, du jamais-vu en zone euro. Du coup, la dette publique irlandaise va s'envoler à 98,6% du PIB, cette année, en données brutes, contre 64%, fin 2009. Ce déficit historique est lié aux nouvelles aides que Dublin va devoir fournir à son secteur bancaire naufragé, qui croule sous les pertes en raison de créances pourries accumulées avant la crise financière, au temps où les banques irlandaises finançaient des chantiers immobiliers à tout-va. «Le peuple irlandais a le droit d'être en colère contre les banquiers qui ont prêté sans relâche sur une période de temps considérable», a assuré le ministre des Finances, Brian Lenihan.

L'Espagne inquiète aussi.
L'agence de notation Moody's lui a retiré, hier, sa note maximale «AAA»
, invoquant la «détérioration considérable de la solidité financière du gouvernement». Cela risque de renchérir le coût d'emprunt pour Madrid.
www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/europe-le-spectre-de-la-crise-resurgit-01-10-2010-1067520.php

Les saignées irlandaise et portugaise en préparation

Les taux des titres de la dette des États irlandais et portugais étaient hier au plus haut depuis dix ans, lors de la création 
de la zone euro. Signe que l’Irlande et le Portugal rencontrent 
de plus en plus de difficultés pour financer leur dette 
sur les marchés financiers, à l’image de ce qui est arrivé à la Grèce au début de cette année. Les taux longs irlandais s’inscrivaient ainsi ce mardi à 6,59 % et les portugais à 6,51 %. Ces taux sont plus de 4 points supérieurs à ceux dont bénéficient la France et l’Allemagne. Cette information est d’autant plus inquiétante pour les citoyens des deux pays qu’elle advient au moment où les exécutifs établissent les budgets pour l’année 2011. Au Portugal, sous la menace d’une crise politique, notamment sur la question des finances publiques, 
les taux auxquels emprunte l’État pourraient encore croître.
www.humanite.fr/28_09_2010-les-saign%C3%A9es-irlandaise-et-portugaise-en-pr%C3%A9paration-454448


23 juillet 2010
Le Comité européen des contrôleurs bancaires (CECB), la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission européenne se félicitent des résultats tout juste publiés des tests de résistance des banques préparés et réalisés à l'échelle de l'UE par le CECB et les autorités nationales de surveillance, en étroite coopération avec la BCE.
http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/10/356&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeSam 2 Oct - 19:47

L'Europe impopulaire - Page 12 95de8348-968e-11df-a020-58c8e0a12ee3

La Commission européenne ou l’inquisition au service des marchés financiers

Une dépêche de l’Agence France Presse de ce jour à 15h35 nous annonce ce que nous pressentons depuis des semaines. Le Fonds Monétaire International, comme la Commission européenne et la pieuvre bancaire Goldman Sachs (celle qui a précipité la Grèce dans le gouffre), insistent pour accentuer les politiques d’austérité contre les peuples.

Dans ce contexte, alors que de nombreux économistes du monde entier démontrent les effets négatifs des plans d’austérité pour une relance durable, le Fonds Monétaire International n’hésite pas à appeler à la nécessité de « purges » parce que, prétend-il, « les sacrifices à court terme devraient déboucher sur des gains à long terme ». Autrement dit, nous sommes entrés vraisemblablement dans une nouvelle phase de la crise avec de nouvelles pressions encore plus accrues de la finance internationale contre les États. D’ailleurs il nous est dit aujourd’hui que la contre-réforme des retraites telle qu’elle est prévue par le gouvernement doit encore être aggravée parce que les financements à long terme ne sont pas assurés. Une petite musique se développe également sur la pérennité du financement de la protection sociale.

Cette fin de semaine marque un tournant avec l’accélération des plans d’austérité dans la quasi-totalité des pays de l’Union européenne, de l’Irlande au Portugal, de l’Espagne à la France, ainsi que dans les pays de l’Europe de l’Est. Et la commission européenne accélère de son coté les pressions sur les États pour obliger à réduire les dépenses sociales et publiques utiles.
[...]
http://patricklehyaric.net/2010/10/01/la-commission-europeenne-ou-l-inquisition-au-service-des-marches-financiers/

Bien que non élu, ni ministre
Claude Guaino exclut une restructuration de la dette grecque

Guaino participait le 29 septembre à Athènes à un débat public sur les conséquences de la crise.
Selon le conseiller de sarkozy, si la Grèce, sauvée au printemps de la faillite par un prêt de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI), devait faire défaut sur le paiement de sa dette, cela "mettrait en danger la zone euro tout entière et sans doute même au-delà".

Depuis la rentrée, le gouvernement grec, appuyé par plusieurs responsables européens et du FMI, a également exclu à plusieurs reprises un scénario de restructuration de la dette colossale du pays, qui a atteint 300 milliards d'euros (environ 115% du PIB), face au scepticisme des marchés concernant la solidité financière de la Grèce.
Le gouvernement grec a mené récemment une tournée de séduction auprès des marchés financiers européens pour leur présenter les premiers résultats de sa politique d'austérité destinée à assainir les finances publiques.
www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp_00285055-grece-un-proche-de-sarkozy-exclut-une-restructuration-de-la-dette.htm
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeSam 2 Oct - 19:53

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Grèce : Les conducteurs de camions et de chemin de fer en grève

18 septembre 2010.
Le «siège d’Athènes» a commencé lundi avec des centaines de camions bloquant une grande partie des entrées d’autoroute nationale au nord et au sud d'Athènes .
Dans le même temps, malgré une décision de la Haute Cour qui a déclaré leur action illégale, l’Union des chemins de fer a arrêté tous les transports par train, en réponse à des plans de privatisation de l’OSE, le monopole ferroviaire public dans le cadre des mesures d’austérité.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article106474

22 septembre
Les routiers grecs continuent d'assiéger le Parlement
‎http://fr.euronews.net/2010/09/22/les-routiers-grecs-continuent-d-assieger-le-parlement/

25 septembre
Grèce : affrontements entre routiers et policiers

Cela s’est passé ce vendredi dans le port du Pirée, à Athènes. Les routiers, en grève depuis deux semaines, ont voulu empêcher le déchargement de ferries. La police anti-émeutes est intervenue, ce qui a donné lieu à un face-à-face musclé.

Les chauffeurs de camions sont mobilisés car ils dénoncent une loi récemment adoptée par le Parlement grec. Cette loi prévoit l’ouverture du secteur routier à la concurrence. C’est une exigence posée par l’Union européenne et le Fond monétaire international.
http://fr.euronews.net/2010/09/25/grece-affrontements-entre-routiers-et-policiers/

30 septembre
Les chauffeurs routiers grévistes menacés de prison
Le gouvernement socialiste grec a menacé de prison jeudi les chauffeurs routiers en grève contre les mesures d'austérité s'ils refusent de se plier à un ordre de reprendre le travail.

Un texte approuvé par 53 voix contre 46 au Parlement verrait les grévistes réfractaires privés de leur licence et passibles de peines allant jusqu'à trois ans d'emprisonnement.

Des chauffeurs routiers sont en grève depuis le 13 septembre, perturbant les livraisons et entraînant des pertes quotidiennes de cinq millions d'euros pour les entreprises, selon des chiffres diffusés par des groupes commerciaux.
Ils s'opposent aux dispositions de libéralisation du transport routier qui suppriment les règles restrictives d'octroi de licence pour les chauffeurs routiers. La Grèce a promis de réformer le marché du travail dans le cadre des mesures d'austérité consenties en échange du plan de soutien du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne de 110 milliards d'euros.

Les partis d'opposition ont tous voté contre le texte, estimant qu'il violait le droit des Grecs à manifester. "C'est une action dangereuse. Je n'ai jamais rien vu de tel", a lancé le parlementaire de gauche Fotis Kouvelis. […]
http://fr.news.yahoo.com/3/20100930/twl-grece-crise-financiere-manifestation-1be00ca.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeSam 2 Oct - 20:08

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Le spectre de la crise économique revient pour calmer l’agitation sociale

Conformément à nos prévisions, une nouvelle phase de la crise économique est en train de s’abattre sur l’Europe. La dégradation de la note de l’Espagne ainsi que l’annonce d’un déficit exorbitant de l’Irlande interviennent au lendemain d’une vaste mobilisation sociale dans treize pays européens.

Les manifestations organisées dans plusieurs capitales européennes mercredi témoignent de la crainte qu’ont les travailleurs européens de devoir payer le prix fort de la crise économique.

Le point d’orgue de la journée aura été la manifestation centrale de Bruxelles, qui a réuni, selon la Confédération européenne des syndicats (CES), entre 90.000 et 100.000 personnes issues de 30 pays.
Egalement, l’Espagne aura connu sa première grève générale depuis huit ans. Les syndicats CC.OO et UGT ont chiffré à 70% environ le nombre de grévistes (2). Ils ont précisé que si ce chiffre était confirmé, cela voudrait dire que le mouvement a été suivi par 10 millions de salariés sur les 15 millions que compte le pays.

Réponse immédiate de Moody’s
La dégradation de la note de la dette espagnole par l’agence de notation Moody’s, qui est intervenue au lendemain de cette grève générale, sonne comme un avertissement. Sa note passe en effet de « Aaa » à « Aa1 », ce qui va immanquablement entraîner une hausse des taux d’emprunt du pays. […]

Manœuvre cynique
Le retour du spectre de la crise des États et la chute de la monnaie unique qui en découlera ne manquera pas de profiter au projet de gouvernement économique européen, pour lequel la Task force présidée par Herman Van Rompuy doit rendre son rapport aux chefs d’État ou de gouvernement lors du sommet des 28 et 29 octobre à Bruxelles. Comme l’avions indiqué dans nos précédents articles (4), l’idée centrale de ce projet consistera à mettre un terme à la souveraineté économique des pays membres.
www.mecanopolis.org/?cat=3238

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Pébereau, conseiller de Sarkozy, est promoteur de la gouvernance mondiale

"La gouvernance mondiale s’impose aux États" tel est le titre de l’article de Michel Pébereau dans le magazine Challenges d’octobre 2009.

Le président de BNP Paribas y déclare que "jamais le besoin d’une gouvernance mondiale n’a été aussi manifeste" et que "tout cela suppose que les États acceptent certains transferts de souveraineté. Les opinions publiques n’y sont guère préparées. Dans ce domaine, l’Europe a un savoir-faire à proposer, qui a permis la création de la BCE et de l’euro, deux indéniables succès".
www.xn--lecanardrpublicain-jwb.net/spip.php?article313
www.capital.fr/archive/view/63076/FI


La dictature de l’aristocratie financière doit faire place à la souveraineté de la majorité

Les syndicats grecs et le premier ministre social-démocrate George Papandreou ont réagi rapidement aux ordres des financiers que représentent l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI). Alors que les syndicats, dirigés par le parti de Papandreou, PASOK, organisaient des protestations inoffensives de 24 heures, ce dernier faisait voter une série d’attaques représentant une stupéfiante réduction moyenne de 30 pour cent du niveau de vie des travailleurs grecs.

Tel est le projet de l’UE-FMI, non seulement pour la Grèce mais pour l’ensemble des pays développés, y compris la France.

En Europe, chaque action de la classe ouvrière risquant sérieusement de perturber la poussée des banques pour imposer la rigueur a été brutalement réprimée. L’armée a été utilisée en Grèce pour briser la grève des chauffeurs routiers. En Espagne, les grèves des travailleurs du métro de Madrid et des contrôleurs du ciel ont dû faire face à des menaces d’un déploiement de l'armée.

La question à laquelle les travailleurs sont confrontés est la suivante : quelles nouvelles perspectives et formes d’action ouvrent une voie à la classe ouvrière lui permettant d'aller de l'avant ?
www.wsws.org/francais/News/2010/sep2010/mani-s06.shtml
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeDim 3 Oct - 18:56

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Barroso, Franco Frattini et Barrot en 2004 (VIRGINIA MAYO/AP/SIPA)

Le Sage Jacques Barrot défend son parachute doré européen

Les ex-commissaires européens bénéficient d'une étrange allocation chômage : ils touchent une indemnité généreuse pendant trois ans, même s'ils ont retrouvé un emploi. C'est le cas de Jacques Barrot, désormais membre du Conseil constitutionnel.

La Commission européenne était restée discrète sur cette indemnité. Jeudi 23 septembre, le Financial Times Deustchland a révélé que dix-sept anciens commissaires en bénéficiaient. [...]

« Leur faciliter le retour sur le marché du travail »

Le dispositif remonte à un règlement européen de 1967 :
* Après avoir quitté leurs fonctions, les commissaires et juges européens bénéficient d'une « indemnité transitoire » pendant trois ans.
* L'indemnité représente 40% de leur rémunération s'ils sont restés en poste moins de deux ans, 45% jusqu'à trois ans, et 50% au-delà.
* S'ils retrouvent un emploi, l'indemnité est cumulable avec la nouvelle rémunération, mais elle est plafonnée : le total ne peut pas dépasser le montant de l'ancienne rémunération.

L'objectif serait à la fois social et moral. L'indemnité doit « leur faciliter le retour sur le marché du travail » et les aider à « maintenir leur indépendance », explique un porte-parole cité par l'AFP. Avec ce soutien financier, il leur serait plus facile de résister aux offres des lobbyistes et des multinationales voulant profiter de leurs carnets d'adresses et de leur connaissance de la politique européenne.

Deux arguments à première vue convaincants. Sauf que les bénéficiaires n'ont pas eu de mal à revenir sur le marché du travail, et que certains d'entre eux ne respecteraient pas strictement la séparation entre leurs anciens et leurs nouveaux jobs.

Jacques Barrot a droit à plus de 11 000 euros

Le Français Jacques Barrot est dans le premier cas. Plusieurs fois ministre, le centriste a été vice-président de la Commission européenne de 2004 à 2010. A son retour à Paris, il a été nommé membre du Conseil constitutionnel.

Selon nos calculs, il a droit à une « indemnité transitoire » de 11 250 euros par mois :
* La rémunération brute d'un vice-président de la Commission s'élève à 22 500 euros.
* Jacques Barrot est resté assez longtemps en poste pour bénéficier d'une indemnité de 50%.
* Avec sa rémunération au Conseil constitutionnel, il ne dépasse pas le plafond prévu par la Commission.

Un membre du Conseil constitutionnel reçoit en effet une indemnité égale à la deuxième plus haute rémunération de la fonction publique, soit près de 6 339 euros par mois.

Jacques Barrot : « J'ai le droit à ces indemnités »

Contacté par Rue89 en fin de semaine dernière, Jacques Barrot nous a répondu par courrier électronique ce lundi 27 septembre […]
Jacques Barrot a raison : il a parfaitement « le droit à ces indemnités transitoires », même si sa nomination au Conseil constitutionnel lui assure un emploi fixe pour neuf ans.

Au passage, il tacle sans les nommer quelques-uns de ses anciens collègues bruxellois. Ils sont aussi la cible de l'association Alter-EU, qui soupçonne une partie des commissaires passés dans le privé de conflits d'intérêts.
Par exemple, le Maltais Joe Borg, ancien commissaire à la Pêche et aux Affaires maritimes, qui a rejoint un cabinet de lobbying intervenant dans ces domaines.
www.rue89.com/2010/09/28/le-sage-jacques-barrot-defend-son-parachute-dore-europeen-168470
www.alter-eu.org/conflicts-of-interest-former-commissioners-relevant-documents


INDEMNITÉS - Le confortable régime des commissaires européens

Heureux comme un ex-commissaire européen. Bénéficiant au cours de leur mandat de cinq ans d'un revenu mensuel de 20.300 euros, auxquels s'ajoutent quantité d'indemnités - de résidence, à hauteur de 15 % du traitement de base, de représentation (911 euros) -, les membres de la Commission peuvent aussi compter sur un généreux système "d'indemnités transitoires", une indemnité de chômage à faire pâlir d'envie à Pôle Emploi.

Jacques Barrot concerné

Parmi les bénéficiaires du système, on trouve ainsi un chef d'État (Dalia Grybauskaité, actuelle présidente de Lituanie), deux ministres des Affaires étrangères (l'Italien Franco Frattini et le Chypriote Markos Kyprianou), un membre du Conseil constitutionnel (le Français Jacques Barrot) et des eurodéputés (le Belge Louis Michel, la Polonaise Danuta Hubner).

Certains se sont reconvertis dans le secteur privé, dans des domaines en relation avec leur ancienne activité. C'est le cas par exemple de Meglena Kuneva. La Bulgare était chargée des droits des consommateurs. De son poste au conseil d'administration de BNP Paribas, elle défend aujourd'hui les intérêts de la grande banque française.
L'ancien commissaire chargé de la Pêche, le Maltais Joe Borg, reconnaît toucher chaque mois 11.000 euros de la Commission. Il a rejoint en juillet une société de lobbying bruxelloise, la Fipra, active notamment dans le domaine maritime.

Un autre ancien commissaire est dans le collimateur de plusieurs ONG anticorruption. Autrefois chargé de la politique d'élargissement de l'Union - notamment du délicat dossier turc - puis de l'Industrie, l'Allemand Günter Verheugen a rejoint l'Union des chambres de commerce turques. Puis il a monté une entreprise de conseil spécialisée dans les politiques européennes, The European Experience Company. Contrairement au code de conduite mis en place pour et par les commissaires européens, Gunter Verheugen n'en a informé que tardivement son ancien employeur, lorsque la presse allemande s'est emparée du sujet.

La plate-forme d'ONG "Alter-EU" a lancé une pétition en ligne pour réclamer l'interdiction de toute activité de lobbying pour les anciens commissaires.
www.lepoint.fr/monde/indemnites-le-confortable-regime-des-commissaires-europeens-23-09-2010-1240506_24.php
L'Europe impopulaire - Page 12 8_2809_barrot_inside
Chargé des transports à Bruxelles (DG TREN), Jacques Barrot signe avec les États-Unis un accord d'ouverture des relations aériennes transatlantiques.
C'est au titre de ses fonctions de secrétaire général du Centre des Démocrates Sociaux (CDS) qu'il sera condamné, aux côtés de Pierre Méhaignerie et de Bernard Bosson, pour «recel d'abus de confiance», en raison du financement irrégulier du CDS (s'agissant de faits antérieurs à la loi de 1990 sur le financement des partis politiques, sa peine sera aussitôt annulée du fait de l'amnistie du 3 août 1995)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Barrot
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeLun 11 Oct - 9:17

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L'économiste avait obtenu le prix de la Banque de Suède en mémoire d'Alfred Nobel en 1988
(©️ AFP Gerard Fouet)


Libéral et protectionniste
Le prix Nobel d'économie Maurice Allais s'opposait à l'UE du traité de Maastricht

Décédé dans sa centième année, Maurice Allais, seul lauréat français du prix Nobel d'économie, avait été profondément marqué par la crise des années 30 et se définissait sur la fin de sa carrière comme un "libéral socialiste". Il avait été critique contre le traité de Maastricht, qu'il jugeait trop marqué par le libre-échange. Critique qu'il renouvellera en 2005 contre le traité instaurant une constitution pour l'union européenne.

Ces prises de position accompagnent sur ses dernières années un virage vers un protectionnisme tempéré, notamment à l'échelle européenne. Alors même qu'il côtoyait la fine fleur du libéralisme dans ses jeunes années -notamment Friedrich Hayek et Milton Friedman, avec lesquels il fondera la société du Mont Pélérin, l'un des plus influents think-tanks de l'après-guerre en faveur du libre-échange.

Régulation

"Maurice Allais n'était pas seulement un chercheur théoricien, c'était aussi un savant qui prenait part au débat public. Evil or Very Mad Il s'était depuis longtemps élevé contre certaines dérives de la mondialisation (et) était un ardent défenseur de la réforme du système monétaire international", souligne le communiqué de la Présidence de la République rendant hommage à l'économiste.
L'Europe impopulaire - Page 12 Sarkozy-sur-la-route-du-tour-2010.1279562674
"Après la crise que le monde a connue, les travaux de Maurice Allais restent d'une grande actualité et démontrent la nécessité de l'action publique pour réguler l'économie de marché", conclut le texte.

«Cimetière d'usines»

"C'est le krach de 1929 qui m'a poussé à faire de l'économie " avait-il affirmé à l'AFP, en 1988, lorsqu'il avait été couronné par la Banque de Suède.

"J'étais aux États-Unis en 1933, à ce moment-là c'était un cimetière d'usines. C'est une question que j'ai essayé d'approfondir et de comprendre", avait dit alors cet économiste.

Fils de crémiers parisiens, né le 31 mai 1911, il avait connu une enfance qu'il qualifiait de "très pauvre". "Mon père est mort au front durant la Première Guerre mondiale, et j'ai fait des études de bric et de broc", avait-il confié à l'AFP.

Brillant élève, il intégra la prestigieuse École Polytechnique en 1931 d'où il sortit major en 1933. "Au départ, j'aurais voulu faire de la physique, mais à l'époque, le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) n'existait pas, et je suis donc devenu ingénieur de l'État après un passage a l'École des Mines ", confiait-il.

Ses premiers travaux l'avaient orienté vers les sciences du concret et les expériences de physique fondamentale sur lesquelles il publiera de nombreux ouvrages notamment sur les oscillations pendulaires et les lois de la gravitation. Tout au long de sa vie, il restera un physicien contrarié, alors que ses théories économiques lui vaudront la récompense suprême.

«La mondialisation ne profite qu'aux multinationales»

Ses travaux ont essentiellement porté sur le développement de l'économie mathématique, notamment dans le domaine de la théorie de l'équilibre général, de la théorie du capital, de la théorie des choix, et de la théorie monétaire.

Pionnier des analyses monétaires macrodynamiques, l'économiste a fait autorité pour ses études théoriques du risque, illustrées par son célèbre paradoxe: "moins le risque est grand, plus les spéculateurs fuient".

Chercheur théoricien, Maurice Allais prenait aussi part au débat public, publiant dans de nombreux journaux. S'il se définissait comme un "chantre du libéralisme", il précisait ne pas avoir identifié ce dernier avec "laissez-fairisme".

A plusieurs reprises, il s'était élevé contre certaines dérives de la mondialisation.

"La mondialisation ne peut qu'engendrer partout instabilité, chômage, injustices, désordres et misères de toutes sortes, et elle ne peut que se révéler finalement désavantageuse pour tous les peuples", s'insurgeait-il il y a encore quelques années dans la presse.

"Une mondialisation généralisée n'est ni inévitable, ni nécessaire, ni souhaitable. La mondialisation, on ne saurait trop le souligner, ne profite qu'aux multinationales. Elles en tirent d'énormes profits", disait-il.

Auteur de nombreuses études d'économie théorique et appliquée et d'une quarantaine de livres, dont un "Traité d'économie pure" (1994) ou "Erreurs et impasses de la construction européenne (1992), il était retraité depuis 1980.
www.liberation.fr/economie/01012295576-deces-de-maurice-allais-prix-nobel-liberal-et-protectionniste

Un prix Nobel... téléspectateur
qui avait écrit une Lettre aux Français

http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/nobel-francais-deconomie-maurice-allais-flingue-le-neo-liberalisme-t362.htm#3881
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeLun 18 Oct - 13:48

L'Europe impopulaire - Page 12 Eurosatory1-300x172
L'Union européenne a consacré 386 milliards de dollars aux dépenses militaires

Malgré la crise, ce sont 386 milliards de dollars que l’Europe a dépensés en 2009 pour les budgets militaires, pour la défense.

Si l’Europe peut trouver autant d’argent pour ses armées, comment a-t-elle le culot d’imposer des plans d’austérité ?

Comme nous le savons tous, si la situation économique est catastrophique, c’est parce nos gouvernements sont soumis aux grands groupes financiers et aux banques. L’Europe, tout comme les États-Unis, livre les économies nationales aux spéculateurs et c’est purement et simplement une trahison vis-à-vis des citoyens.

Si l’on prend le cas de la Grèce, premier pays touché par la crise actuelle, il faut savoir que si l’Europe a accordé un prêt à ce pays pour s’en sortir, en coulisse, des négociations se faisaient pour l’achat de matériel militaire par la Grèce à la France et l’Allemagne grâce à ce prêt ! On pourrait appeler ça «Argent contre armes». C’est tout simplement immoral.

Et qui paie pour tout ça ? L’Europe. Mais l’Europe, c’est vous, c’est moi, c’est nous. Les banques, sur le point de faire faillite, ont été renflouées par les citoyens, ensuite, ces mêmes banques se sont attaquées à L’Europe, et maintenant, nous devons, nous, simples travailleurs, serrer la ceinture pour renflouer les caisses des États. Où est la morale dans tout ça ? Comment pouvons-nous encore faire confiances aux politiciens et à l’Union Européenne ? C’est impossible !

Cette crise s’étend sur toute l’Europe, et la Belgique sera touchée elle aussi. Ne vous imaginez pas que vous n’aurez pas droit à votre plan d’austérité. L’appel au FMI signifie ni plus ni moins que la réduction des salaires, la réduction des pensions, la réduction des allocations de chômage, la privatisation des services publics, l’alourdissement de la fiscalité et autre joyeusetés.

Comme on peut le lire dans un article de Mecanopolis, « La situation de la Grèce, liée au surendettement, n’est pas sans rappeler celle des pays du Tiers-Monde lors de la crise de la dette de 1982. En effet, pour pouvoir faire face à leurs obligations financières, les pays du Sud, en quasi cessation de paiements, ont été « aidés » par le FMI et par la Banque mondiale. Ces institutions ont accordé des prêts aux pays du Sud afin qu’ils puissent rembourser leurs banques créancières. Lesdites banques ont ainsi pu transférer au FMI et à la Banque mondiale une bonne partie de leurs créances « pourries » (ou « actifs toxiques » en langage politiquement correct). En contrepartie, les pays « aidés » se sont vus imposer des programmes d’ajustement structurel, traduction du consensus de Washington d’inspiration néolibérale monétariste. ». Le titre de cet article était « La Grèce préfigure la Tiers-Mondialisation de l’Europe ».

Et pourtant en 2009, l’Europe, dont la Belgique, a trouvé les ressources pour dépenser plus de 380 milliards de dollars pour ses armées
http://desobeissance-civile.be/2010/08/belgique-europe-crise-armees/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeVen 22 Oct - 10:53

L'Europe impopulaire - Page 12 1687646637
Rapport Berès sur la crise : le PS et les Verts pactisent avec la droite au Parlement européen !

Le rapport de Pervenche Berès[1] sur les recommandations concernant les mesures et initiatives à prendre dans le cadre de la crise financière économique et sociale a été voté ce matin [21 octobre] au Parlement Européen.

Depuis des mois, les mobilisations syndicales et populaires se succèdent en France et en Europe, pour s'opposer à la casse des droits et acquis sociaux, à la privatisation des retraites et de la sécurité sociale, au gel des salaires et des retraites, pour refuser de faire payer aux peuples une crise dont ils ne sont pas responsables.

Si ce rapport s'émeut de la crise et tente de "moraliser le marché"[2], il soutient les plans d'austérités dans les différents pays Européens. L'ensemble du rapport constitue en effet un éloge au pacte de stabilité et demande des mesures plus contraignantes encore, assorties de sanctions aux états membres et l'obligation de réduire les déficits[3].

C'est pourtant tout le contraire qu'il faudrait faire. En effet, depuis de nombreuses années au nom de la recherche du profit, on a compressé les salaires, diminué les impôts et cotisations des entreprises et des banques pour accroître la part des richesses revenant aux prélèvements financiers (intérêts et dividendes). Se faisant on fait grossir les déficits publics, on a recouru à l'emprunt sur les marchés financiers, on a favorisé l'essor des placements financiers et de la spéculation. Pendant ce temps le crédit à été rationné pour l'emploi et les productions nationales tandis qu'il a été facilité pour les OPA et les exportations de capitaux, la politique monétaire de la BCE n'ayant servit qu'à défendre le taux de profit. C'est cette logique qui est responsable de la crise systémique que nous vivons.

Hier encore, ce sont 3,5 millions de personnes qui manifestaient en France contre la réforme des retraites imposée par le gouvernement Sarkozy. Pourtant le rapport " considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, [...] considère que l'allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d'organisation de la société qui n'ont pas été anticipées"[4].

Ce n'est ni plus ni moins que la fin de la retraite par répartition et le soutien à la politique de Sarkozy que nous proposent les socialistes et les verts en votant ce rapport!

On ne peut pas s'élever contre ces mesures en France et les préconiser au niveau Européen. […]

Jacky Henin (Front de Gauche, PCF)
http://mcvergiat.over-blog.com/article-rapport-beres-sur-la-crise-le-ps-et-les-verts-pactisent-avec-la-droite-59346499.html

Quelques extraits du début de ce rapport

27. approuve les mesures non conventionnelles mises en place par la BCE et les banques centrales nationales ces deux dernières années pour renflouer les banques des États membres exposées à la faillite en raison du volume sans précédent d'actifs toxiques qu'elles détenaient ; salue en particulier l'octroi de garanties de dépôts aux clients de ces banques, mais souligne la nécessité de mettre un terme progressif à ces mesures non conventionnelles afin d'éviter d'instaurer une concurrence déloyale dans le secteur bancaire ;

34. propose que la Commission assume la pleine responsabilité des actions visant à permettre le pilotage et le financement de projets dans les domaines suivants :
– la mise en place d'un service public de réseau ferré à grande vitesse permettant d'assurer les liaisons d'est en ouest et du nord au sud au sein de l'Union, ainsi que l'élaboration de plans visant à faciliter les investissements dans ses infrastructures et dans les infrastructures critiques publiques,

50. souhaite favoriser l'innovation financière à condition qu'elle aboutisse à la mise au point d'instruments transparents permettant de financer l'innovation technologique utile, l'investissement à long terme, le financement des retraites, l'emploi et l'économie verte ; attend de nouvelles actions de l'Union européenne dans le domaine du financement innovant, en vue de mobiliser l'épargne à long terme en faveur des investissements durables et stratégiques à long terme, et d'élargir l'accès aux services financiers ;

68. souligne que la viabilité à long terme des finances publiques est indispensable à la stabilité et à la croissance; accueille favorablement les propositions de la Commission qui visent à renforcer la gestion de la zone euro à moyen et à long termes, en vue d'éviter, à l'avenir, toute répétition de l'actuelle crise monétaire, et partage son avis selon lequel le pacte de stabilité et de croissance nécessite des mécanismes d'incitation et de sanction plus efficaces ;

77. prend acte de ce que le grand krach éclaire d'un jour nouveau le défi démographique et celui du financement des retraites ; considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, dûment garantis par une réglementation et une surveillance spécifiques destinées à protéger les investisseurs ; considère en outre que les retraites devront être réformées à l'échelle européenne pour contribuer à financer la solidarité inter-générationnelle ; considère que l'allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d'organisation de la société qui n'ont pas été anticipées ;

79. […] invite encore la Commission à présenter des propositions concrètes sur les moyens de renforcer la coopération entre les entreprises et la recherche, de promouvoir les regroupements et d'encourager cette stratégie par des financements adéquats ; souligne que l'une des forces motrices pour le développement de tout marché réside dans la concurrence libre et loyale, permettant aux nouveaux venus d'entrer aisément sur le marché, sans privilèges qui viendraient fausser celui-ci ;

81. […] conférer à la Commission une responsabilité propre et renforcée en matière de gestion, l'habilitant à faire usage des instruments existants et des nouveaux instruments prévus par le traité de Lisbonne, comme les articles 121, 122, 136, 172, 173 et 194 qui donnent mission à la Commission de coordonner les plans de réforme et les différentes actions ainsi que d'établir une stratégie commune ;

82. estime que le renforcement de la gouvernance économique doit aller de pair avec le renforcement de la légitimité démocratique de la gouvernance européenne, qui doit être obtenu par une participation plus forte et en temps utile du Parlement européen et des parlements nationaux tout au long du processus ;

85. invite instamment les États membres et la Commission à accélérer la mise en place de conditions permettant aux secteurs public et privé de coopérer étroitement, notamment sous la forme de partenariats public-privé, afin de relever le défi de l'investissement à long terme au niveau national et européen, pour déboucher sur une croissance durable, inclusive et compétitive ;

93. constate que le passage à l'euro, ainsi que le démontre le bilan des dix premières années de l'euro, a également fait apparaître une aggravation des divergences de compétitivité entre les économies de la zone euro, aggravant ainsi les conséquences pour les pays fragiles sur le plan économique et conduisant, à l'intérieur de la zone euro, à des déséquilibres commerciaux importants ; observe toutefois que les avantages apportés par l'euro à l'Union dans son ensemble, en termes de stabilité économique relative, de stabilité des prix et de faiblesse de l'inflation, sont considérables ;
http://mcvergiat.over-blog.com/ext/http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2010-0376+0+DOC+XML+V0//FR&language=FR
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeVen 29 Oct - 6:12

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Post-élections sanglantes au Togo
Grâce à la Force sécurité élection présidentielle (FOSEP) financée par l’Union européenne


Le sang des Togolais coule à nouveau en 2010 avec la FOSEP, laquelle a fait disparaître les responsables et représentants de partis politiques ou associations suivantes : l’OBUTS (Organisation pour bâtir dans l’Union un Togo solidaire) et le MCA (Mouvement citoyen pour l’alternance). Il s’agit des personnes suivantes que les organisations de droit de l’homme n’arrivent pas à joindre pour prouver s’ils sont vivants et s’ils n’ont pas subi des mauvais traitements :
1. ADJA, Gérard
2. ABOKI, Ayao
3. AKAKPO, Solo
4. ATAYI, Emmanuel
5. ATTISSO, Fulbert
6. DANKLOU, Anani
7. MENSAH Koko Guillaume
8. TETEVI, Jacob Benissan
9. KOUDADJI, Kouakou
10. SALOWASSI, Yao
11. VONDOME, Kodjo
Et les nombreux inconnus dont on n’a pas pu obtenir les noms.

Parmi les manifestants, il nous a été signalé qu’Agbéyomé Kodjo, Président OBUTS et Djovi Galy, un des avocats de l’UFC seraient blessés et hospitalisés dans un lieu sûr. Les autres blessés n’ont pas encore pu être dénombrés mais se situeraient entre 25-40 personnes. L’arbitraire et la force financés par l’Union européenne ont encore parlé au Togo.

Légitimation de circonstance d’un Président “fantôme”
il semble cette fois-ci que les irrégularités graves et les procédures anticonstitutionnelles de proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 4 mars 2010 ne sont pas prêts d’être acceptés par une grande majorité de la population. [...]

Comment l’Union européenne peut-elle rester sourde à sa responsabilité lorsque le sang des Togolais coule à nouveau en 2010 avec la FOSEP [...]

France, Union européenne, Union africaine, CEDEAO : silence coupable
L’Union européenne, qui par son financement a laissé tout cela se perpétrer en faisant confiance à un régime qui promet la paix mais sème la violence sur les fonds des contribuables européens, doit réagir (...)
http://amaizo.info/2010/03/25/resistance-marathon-des-partis-de-lalternance-post-elections-sanglantes-au-togo/

Quelle politique africaine pour la France ?
Par Jean-François Bayart, Directeur de recherche au CNRS (SciencesPo-CERI)
25 Octobre 2010
www.mediapart.fr/club/blog/jean-francois-bayart/251010/quelle-politique-africaine-pour-la-france
http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/francafrique-colonisation-neocolonisation-t18.htm
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeVen 29 Oct - 6:26

L'Europe impopulaire - Page 12 Sarkozy_merkel_bizs
Gouvernement fédéral économique
Merkel et Sarkozy veulent modifier le traité de Lisbonne

La chancelière allemande Angela Merkel a maintenu jeudi son exigence d'un changement du traité de Lisbonne pour doter la zone euro d'un filet de sécurité financier et insisté sur sa volonté, très critiquée, de priver les pays laxistes de leurs droits de vote dans l'UE.

Au sujet de la création d'un Fonds de soutien permanent de la zone euro, «nous, en Allemagne, sommes d'avis que nous avons besoin pour cela d'une modification des traités, sur la manière dont il faudra réagir à l'avenir à des crises qui mettent en danger l'euro dans son ensemble», a déclaré Angela Merkel à Bruxelles.

Elle a demandé en outre que les banques qui prêtent de l'argent aux États en achetant leurs obligations mettent aussi la main au portefeuille en cas de défaillance.

«Nous avons besoin d'un mécanisme qui inclut aussi ceux, les banques et les fonds d'investissement, qui gagnent de l'argent sur les taux d'intérêt élevés» des emprunts de certains pays en difficulté, ceci «afin que les contribuables ne soient pas les seuls à assumer la responsabilité», a-t-elle ajouté devant la presse en arrivant à un sommet de l'Union européenne.

La chancelière a enfin insisté pour que les pays laissant trop filer leurs déficits et leur dette soient privés de leurs droits de vote dans l'UE, malgré l'opposition de la plupart des pays européens sur ce point.
www.liberation.fr/economie/01012299082-merkel-veut-priver-de-vote-les-membres-de-l-ue-laxistes-en-matiere-budgetaire

«Diktat franco-allemand»
La commissaire européenne a sévèrement critiqué la proposition franco-allemande de réforme du fonctionnement de la zone euro.

Viviane Reding, qui est commissaire européenne à la Justice et vice-présidente de l'exécutif européen, a sévèrement critiqué cette semaine la proposition franco-allemande de réforme du fonctionnement de la zone euro, la qualifiant d'«irresponsable» et de «diktat franco-allemand». Cette réforme de l'Union monétaire, qui pourrait passer par un changement du traité de Lisbonne, est au centre du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE qui devait s'ouvrir en fin d'après-midi.
www.liberation.fr/monde/01012299077-nicolas-sarkozy-s-insurge-de-nouveau-contre-viviane-reding

L'Europe impopulaire - Page 12 Upr-ubu-roi-18e2-5d6fa
Ubu Roi : Sarkozy et Merkel veulent déjà modifier le traité de Lisbonne !

[Extraits] Chaque jour qui passe révèle un peu plus que l’Union européenne est bien arrivée au stade du blocage absolu. Ce blocage est la conséquence logique et imparable du “Stratagème des chaînes”, théorisé depuis des siècles par les stratèges chinois et intelligemment adapté à Washington, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, pour vassaliser l’ensemble du continent européen au profit des États-Unis.

La dernière démonstration en date est celle qui nous a été administrée ce 19 octobre 2010.

On a appris que les ministres des Finances de l’Union européenne se sont mis d’accord - un accord de façade, comme toujours - pour renforcer de façon drastique la gestion de leurs finances publiques, suite à la crise grecque et de l’euro du printemps. Le compromis présenté à la presse prévoit de nouvelles sanctions financières contre les pays qui, à l’avenir, afficheraient des niveaux de déficits ou de dette trop importants. Les sanctions pourraient être des dépôts bancaires forcés, des amendes, voire la privation de subventions européennes. Et il est prévu qu’elles devraient s’appliquer de manière plus automatique que jusqu’à présent. Un pays rappelé à l’ordre disposera de six mois pour corriger le tir avant d’être “puni”.

la moindre tentative pour mettre en œuvre pour de bon une politique de sanctions drastiques à l’égard des “mauvais élèves” aurait toutes les chances de provoquer un feu d’artifice général qui mettrait à bas l’ensemble de l’édifice européen.

Cette simple remarque de bon sens ne semble pourtant pas avoir effleuré M. Sarkozy et Mme Merkel, puisqu’ils ont décidé, tous les deux comme des grands lors d’une escapade à Deauville, d’aller encore plus loin dans la mise en place de schémas coercitifs. Par la bouche de ces deux responsables, la France et l’Allemagne ont fait savoir qu’elles souhaitaient d’une part pérenniser un Fonds de sauvetage pour les pays de la zone euro qui connaîtraient de graves difficultés financières, mais qu’elles voulaient d’autre part en profiter pour introduire des “sanctions politiques” contre les États jugés “laxistes”, telles que des suspensions de droits de vote lors des réunions européennes.

Derrière les sourires de circonstance, ces menaces méprisantes de “sanctions politiques” et de “suspensions des droits de votes” sont animées par la rancoeur et l’antipathie. C’est d’ailleurs bien une “approche moralisatrice, voire raciste” qu’avait dénoncée Théodoros Pangalos, vice-premier ministre grec, le 5 avril dernier, en évoquant la façon dont l’Allemagne considérait le problème des finances publiques grecques.

Quoi qu’il en soit, et pour se donner les moyens de placer ainsi totalement sous tutelle économique, financière et politique, des peuples souverains dont la gestion nationale n’aurait pas eu l’heur de plaire, M. Sarkozy et Mme Merkel ont annoncé sans vergogne qu’ils s’étaient mis d’accord pour modifier “d’ici à 2013″ le traité de Lisbonne.

Quand on pense au Chemin de Croix politique et diplomatique que fut l’élaboration de la Constitution européenne, puis sa signature par les 27 États, puis sa ratification, puis son échec du fait des Non français et néerlandais, puis l’élaboration du traité de Lisbonne en remplacement, puis sa ratification par les 27, et la forfaiture que sa ratification par le Congrès a constituée pour la France, et quand on songe que ce calvaire a duré quelque 7 ans, on reste sans voix en apprenant que le président français et la chancelière allemande ont décidé, un an après l’entrée en vigueur au forceps de ce traité de Lisbonne, de le remettre sur le chantier.

Cette stupéfaction a aussi, semble-t-il, été celle des autres “Européens”, d’ailleurs certainement furieux de prendre connaissance d’une semblable incartade en écoutant la radio.

Pourquoi donc M. Sarkozy et Mme Merkel ont-ils pris le risque d’ouvrir une énième guerre de tranchées entre les 27 États-membres de l’UE, en proposant une réforme d’un traité dont l’encre est à peine sèche après 7 ans de conflits ?

[…] il faut se résoudre à envisager que M. Sarkozy et Mme Merkel n’ont tout simplement plus les pieds sur terre.

François ASSELINEAU
www.agoravox.fr/actualites/europe/article/ubu-roi-sarkozy-et-merkel-veulent-83199
L'Europe impopulaire - Page 12 UE-barbeles
Le plan économique Merkel Sarkozy ressemble étrangement à celui des Nazis dans les années 40

Sous couvert d’éviter à d’autres pays européens la crise financière actuellement traversée par la Grèce, Merkel et Sarkozy ont proposé de créer un gouvernement fédéral économique européen. Ce plan ressemble étrangement à celui des Nazis dans les années 40 pour consolider leur pouvoir fasciste.

L’objectif c’est de s’orienter vers une économie planifiée centralisée, Bruxelles exerçant un contrôle total sur les affaires financières des États membres, ce qui ressemble de plus en plus à du fascisme économique.
www.planetenonviolence.org/Le-Plan-Economique-Merkel-Sarkozy-Ressemble-Etrangement-A-Celui-Des-Nazis-Dans-Les-Annees-40_a2133.html
www.liberterre.fr/liberterres/dictature/europe-peuple.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeSam 30 Oct - 6:44

L'Europe impopulaire - Page 12 PierreVimont-Fr09
Diplomatie : un patron et des questions

Le nouveau Service européen d’action extérieure devra slalomer entre les écueils politiques et institutionnels. À sa tête : le diplomate français chevronné Pierre Vimont.
À priori, il est l’homme idéal. Nommé au début de la semaine secrétaire général exécutif du Service européen d’action extérieure (SEAE), la nouvelle diplomatie communautaire, aux compétences renforcées par le Traité de Lisbonne, Pierre Vimont était attendu depuis des mois à Bruxelles.
www.letemps.ch/Page/Uuid/44f5dcc8-e39c-11df-96f2-1dde70d20c00/Diplomatie_un_patron_et_des_questions
L'Europe impopulaire - Page 12 EU-President-Van-Rompuy

Commentaires sur le blog de Jean-Luc Mélenchon :
Pierre Vimont « secrétaire général exécutif » des affaires étrangères de l’Union européenne. En fait le vrai patron, car cette excellente baronne Ashton est à peu près du niveau de luminosité de son collègue Van Rompuy. Deux néants avec un gros salaire autour.

Un Français à ce poste, c’est une grosse ruse. Il s’agit d’amadouer les Français et leur corps diplomatique, le second réseau du monde. Celui-ci est progressivement détruit avec l’actif assentiment de l’équipe actuellement au pouvoir en France.
Déjà, tandis que nos Alliances françaises et autres instruments d’influence culturels agonisent d’asphyxie financière, les points de vente de l’union européenne, gras et repus, cajolent leurs clientèles locales anglosaxonisées.

Leur détestation des Français et de notre républicanisme est leur fond de sauce et il y a toujours des déclinistes dans le coin pour se réjouir de notre abaissement et narguer notre « arrogance ». Je m’amuse de voir que le journal « Le Figaro » se sent obligé de dire que ce diplomate français est connu pour son absence « d’arrogance ». Je pourrais en déduire qu’il doit non seulement parler en anglais mais peut-être même penser dans la même langue.

Cependant d’une façon générale les diplomates ont de bons fondamentaux. Je regrette donc seulement cette réputation qui est faite à monsieur Vimont et je souhaite qu’elle soit infondée. On verra, mais je souhaite être rassuré. Ici de toutes façons le risque c’est la lobotomisation. Les eurocrates, gris ternes et mentalement asservis aux États-Unis radotent leur couplet de la pensée unique comme avant la crise. Il n’y a rien à en tirer.

Me voici à mon banc au parlement européen. Commission des affaires étrangères. Un commissaire lit d’une voix monocorde un interminable discours en anglais. Il s’agit de la politique « de voisinage » de l’Union Européenne. Plein d’arrogance et de suffisance, il assène que « la bonne gouvernance et les valeurs de l’Union » ne sont pas une option pour les partenaires de l’Union. Comprenez que la concurrence libre et non faussée et l’antisocialisme sont des passeports obligatoires pour discuter avec sa majesté l’Union Européenne. C’est la fameuse théorie de la souveraineté limitée de Brejnev repeinte aux couleurs de la bonne conscience libérale. On connait cette arrogance néo coloniale bouffie de certitudes des eurocrates.

Évidemment si on faisait le tour des partenaires privilégiés de l’Union il y aurait largement de quoi tousser à propos du « respect des valeurs » avec lequel ce monsieur Commissaire se gargarise ! Et je ne parle pas que d’Israël que le porte-parole de la GUE a évoqué.
Au passage j’entends dire par ce commissaire que les ONG sont les « meilleurs appuis » pour la politique de l’Union et donc qu’il faut investir dans ces associations. Investir ! Bonjour le respect de l’indépendance des ONG. De toutes façons la société civile dont parle sans cesse l’Union pour désigner les lobbyistes qui pullulent autour de la commission sont à 90 % des organisations patronales.

Après ce poulet, mortel d’ennui, divers intervenant lui cirent les pompes en une ou deux minutes selon la règle de brièveté de cette sorte de « parlement » où l’on ne parle guère. Une heure de rapport gouvernemental et deux minutes par groupe de réponses ! Mieux que l’Assemblée nationale française sous Sarkozy.

www.jean-luc-melenchon.com/2010/10/ca-continue-on-ne-quitte-pas-les-rangs-ce-nest-pas-joue/
www.theemergency.ie/breaking-news/eu-president-elected-without-any-need-for-stupid-ould-voters/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeLun 1 Nov - 16:54

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Les 27 vers une révision simplifiée du Traité de Lisbonne
Parlement, Commission, peuples et démocratie sacrifiés sur l’autel du monétarisme

À Bruxelles, c'est l'Europe économique qu'on assassine

Continuez, Messieurs les chefs d'État et de gouvernement ! Continuez comme vous le faites depuis des années… Continuez comme vous venez de le faire au dernier Conseil européen. Et l'Union européenne ne sera plus qu'une sorte d'agence de notation anonyme dirigée par une confrérie de banquiers et de ministres. […]

On sait l'Allemagne rigoriste. Mais la France lui emboîte le pas, au nom de ce tandem de plus en plus maudit par les autres et que l'on devrait désormais qualifier de « frein moteur » franco-allemand.

Dans l'esprit des pères fondateurs, la Commission européenne, collège exécutif de l'Europe, était l'ingrédient fédéraliste de la communauté. Notre « frein moteur » franco-allemand ne cesse de la marginaliser. Et c'est Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, qui est chargé de préparer la révision du Traité de Lisbonne, non pas la Commission dont le rôle sera technique.

Comme les 27 veulent aller vite et ne pas rouvrir la boite de Pandore du Traité, ils veulent s'engager dans une procédure de révision simplifiée. Merveilleuse simplicité qui permet de se passer de la sanction du Parlement européen, seul organe démocratiquement élu de l'Union.

Abolissons le peuple pour mieux adopter les traités

Débarrassés de la Commission, débarrassés du Parlement, nos dirigeants ont un dernier souci : se débarrasser du peuple. Avec la révision simplifiée, ce qui est présenté comme une modification de détail, un appendice technique, ne risque pas en effet de mobiliser les citoyens.

Les 27 s'efforceront de faire ratifier discrètement cette modification par leurs Parlements respectifs. De nuit, peut-être… Même l'agaçante Irlande, avec son referendum systématique, devrait trouver une solution pragmatique.

Quant à la gouvernance économique, elle ne consiste en fait qu'à sanctionner les déviants. Ceux qui ne respectent pas des normes comptables édictées au nom d'une idéologie monétariste sortie tout droit de la Bundesbank allemande. Mais la convergence des économies, mais la coordination des politiques économiques ? Qui en parle ?

Les ministres des Finances sont, dans leur majorité, d'accord sur un point : la politique économique et budgétaire est du ressort exclusif des nations souveraines. Et leurs gouvernants, libres de concocter leur soupe budgétaire et fiscale au gré de leurs intérêts électoraux.

L'Europe qui fouette les petits et lâche la bride aux grands

Tranquillement, l'Allemagne pourra donc relever ses impôts directs et diminuer ses dépenses sociales, sans souci de comprimer la déjà faible consommation de ses ménages. Un malthusianisme à l'origine du déséquilibre économique majeur de l'Union : l'excédent extérieur d'un seul pays est pratiquement l'équivalent de la somme des déficits de tous les autres !

Tranquillement, la France pourra se dispenser de réformer son absurde fiscalité qui fait peser l'impôt direct sur les seules classes moyennes ; qui, par la pratique kafkaïenne des « niches », permet à de très nombreuses entreprises profitables de finalement bénéficier d'une des impositions les plus basses d'Europe. (…)

Daniel Vigneron
www.rue89.com/2010/11/01/a-bruxelles-cest-leurope-politique-quon-assassine-174058
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeLun 1 Nov - 22:49

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2011, l'odyssée de l'austérité « juste »

L'austérité juste en Europe : du sang et des larmes

Après de longues et âpres tractations, les dirigeants européens des Finances se sont mis d'accord sur le renforcement le plus important de leur discipline budgétaire commune depuis le lancement de l'euro en 1999, afin de tirer les leçons de la crise grecque.

Rien que de très naturel pour Bastille République Nations, qui explique que : « de la Lettonie, à l’Espagne, de l’Irlande à la Grèce, l’Union européenne trouve son unité…dans les politiques de rigueur qui frappent tous les pays. Au Royaume Uni, David Cameron, utilise toutes les armes dialectiques pour persuader qu’il n’y a pas d’alternative à cette politique économique promettant du sang et des larmes ».

Certains boivent déjà l’austère –mais juste- « cup of tea » jusqu’à la lie : en Lettonie, les revenus des fonctionnaires ont baissé de 30% en moyenne. La TVA est passée de 19% à 24% en Roumanie. L’Allemagne a annoncé pour 2011 en place un plan d’austérité record de 80 milliards d’euros. En France, si Dr Sarkozy ne veut pas en entendre parler, Mr Nicolas a commencé les coupes claires. L'auguste Attali réclame une cure sévère.

Mais c’est surtout l’exemple irlandais qui retient l’attention du mensuel : « il y a un an pour emporter un OUI lors du référendum sur le traité de Lisbonne, le gouvernement de Brian Cowen n’avait pas hésité à marteler que l’Union était synonyme de « protection », de croissance et d’emplois. Aujourd’hui, le même gouvernement promet de réduire de 25% les dépenses des ministères pour les quatre prochaines années afin de faire face au déficit abyssal créé par les 50 milliards destinés au sauvetage du secteur bancaire. Depuis un an, le chômage a triplé pour atteindre 14% de la population ».
L’austérité « juste », un oxymoron ?!

www.marianne2.fr/2011-l-odyssee-de-l-austerite-juste_a199046.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeMar 2 Nov - 12:42

L'Europe impopulaire - Page 12 926558-1098020
Fr/UK : La nouvelle entente cordiale scelle la fin de la défense européenne

La rencontre au sommet entre David Cameron et Nicolas Sarkozy, qui doit se tenir ce mardi 2 novembre à Londres, devrait être l'occasion d'annoncer un renforcement de la coopération bilatérale en matière de défense. Le Financial Times annonce même la signature d'un nouveau traité de défense entre les deux pays.

Nous voici donc revenus aux grandes heures de l'Entente cordiale entre Paris et Londres, comme en 1904. Car il est difficile d'y voir une réédition du sommet de Saint-Malo, qui marqua, en 1998, la relance de la défense européenne par la volonté conjointe de Tony Blair d'une part et de Jacques Chirac-Lionel Jospin de l'autre. Il suffit de se reporter aux déclarations faites ce dimanche par Liam Fox au Sunday telegraph pour comprendre de quoi il s'agit.
www.marianne2.fr/Fr-UK-La-nouvelle-entente-cordiale-scelle-la-fin-de-la-defense-europeenne_a199218.html
L'Europe impopulaire - Page 12 Serge-dassault-nicolas-sarkozy-corbeil

La France et le Royaume-Uni, membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu, seules puissances nucléaires membres de l'Union européenne, représentent à eux deux la moitié des budgets de défense et les deux-tiers des dépenses de recherche et développement militaires des Vingt-Sept.

"Nous sommes les deux poids lourds de la défense en Europe. Si nous arrivons à nous entendre, l'Europe progresse", souligne le même conseiller, pour qui la démarche franco-britannique est presque une "démarche de survie" du point de vue industriel.

Le retour désormais complet de la France dans le commandement intégré de l'Otan a facilité ce rapprochement avec un Royaume-Uni qui reste l'allié privilégié des États-Unis.
http://fr.news.yahoo.com/4/20101102/tts-france-gb-defense-ca02f96.html
www.observatoiredessubventions.com/2009/subvention-deguisee-pour-les-rafale-dabou-dhabi/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeMar 9 Nov - 15:51

Mardi 9 novembre 2010 :

La Grèce a levé 390 millions d'euros de bons du Trésor à six mois, à un taux d'intérêt de 4,82 %, en hausse par rapport à la précédente émission à six mois le 12 octobre, pour 300 millions d'euros offerts au départ, selon l'Organisme de gestion de la dette publique (PDMA).

L'émission de ce mercredi a été sursouscrite, avec une offre totale de 1,544 milliard d'euros, a précisé le PDMA dans un communiqué.

Le taux de la précédente émission de bons de Trésor à six mois était de 4,54 %.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/11/09/97002-20101109FILWWW00521-la-grece-leve-390-m-de-bons-du-tresor.php

12 octobre 2010 : la Grèce a dû payer un taux d'intérêt de 4,54 %.

9 novembre 2010 : la Grèce a dû payer un taux d'intérêt de 4,82 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB6M:IND

Conclusion : plus les jours passent, plus la Grèce se surendette.
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeVen 12 Nov - 11:57

La bourse de Paris chutait de plus de 2 % vendredi en début de séance, les investisseurs se montrant inquiets de la situation budgétaire de l'Irlande et craignant un retour du risque souverain.

Les obligations souveraines irlandaises et portugaises, ainsi que leurs CDS, ces assurances contre le risque de défaillance, ont atteint des niveaux historiques cette semaine, signe de la défiance sur ces pays.

(Dépêche AFP)
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeVen 12 Nov - 16:41

L'Europe impopulaire - Page 12 1289568832
Le 7 novembre 2010 à Metzingen en Allemagne (Christian Jaeger / AFP)

Convoi nucléaire, les CRS avaient-ils le droit de passer la frontière ?

Un policier français est intervenu en Allemagne contre des manifestants qui tentaient d'arrêter le convoi, en appui de ses confrères allemands.

Un policier français est intervenu dimanche contre des manifestants qui tentaient d'arrêter un convoi de déchets radioactifs en Allemagne pour aider ses confrères allemands en difficulté, a annoncé le ministère de l'Intérieur allemand jeudi.

Un avocat berlinois, Christoph Müller, avait annoncé auparavant avoir porté plainte contre un policier français pour «usurpation de fonctions» après avoir été témoin de l'intervention d'un CRS en territoire allemand.

«Ce CRS, qui parlait parfaitement allemand, a attrapé un manifestant par le col : il a procédé à une arrestation», a-t-il déclaré à l'AFP. […]

L'Europe impopulaire - Page 12 EU

L'intervention en cas d'urgence est autorisée en vertu de l'article 28 du traité de Prüm, conclu en 2005 entre l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et l'Autriche, a souligné le porte-parole. Il a toutefois ajouté que l'incident faisait toujours l'objet d'une enquête.

Interrogé, le ministère français de l'Intérieur n'avait pas répondu en début de soirée.

De son côté, se fondant sur des photos sur internet (voir notamment sur le site de Sortir du nucléaire) montrant des policiers français présumés délogeant des rails des antinucléaires avec leurs collègues allemands, un député vert allemand, Hans-Christian Ströbele, a réclamé une explication du gouvernement allemand et du gouvernement régional de Basse-Saxe. Hans-Christian Ströbele soupçonne également la présence de policiers polonais et croates.

«Action illégale»

Parti de La Hague (nord-ouest de la France) vendredi et arrivé mardi à Gorleben, le convoi de déchets radioactifs allemands a mis 91 heures -un record de lenteur dû aux manifestants- pour accomplir son trajet, selon les organisations écologistes.

Plus de 20.000 policiers ont été mobilisés pour l'opération qui a coûté environ 50 millions d'euros, ce qui en fait la plus coûteuse de ce type, selon un syndicat de la police allemande.

En France, le réseau «Sortir du nucléaire» a également dénoncé jeudi l'«action illégale» de la police française en Allemagne. Des «policiers français» ont été vus «aux côtés de leurs homologues allemands» et pas en «qualité de simples observateurs», a dit Sortir du nucléaire.

Cette fédération de 875 associations agréées, diffuse sur internet des photos montrant au moins un policier portant l'uniforme d'intervention des CRS, entouré de collègues allemands.

«Au-delà de la violence pratiquée (...), on peut se poser la question de la légitimité et même de la légalité de leur présence. À quel titre sont-elles là ? Et qui paie la facture ? Le contribuable français ?», interroge le réseau, qui «demande au ministre de l'Intérieur que toute la lumière soit faite sur ces événements».
www.liberation.fr/terre/01012301839-convoi-nucleaire-polemique-autour-de-l-intervention-d-un-crs-francais-en-allemagne

http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/train-d-enfer-transport-la-hague/article/photos-de-martin-burgdorff
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeSam 13 Nov - 23:57

Alstom contre Siemens ou les vies humaines sur l’autel du profit
L'Europe impopulaire - Page 12 Arton3089
Eurostar : le grand chantage de la libéralisation du rail

Le 6 octobre dernier, Eurostar, filiale de la SNCF a décidé d’acheter des trains qui n’ont pas le droit de rouler dans le tunnel sous la Manche. Derrière cette décision apparemment absurde se joue un immense chantage pour réviser à la baisse les règles de sécurité ferroviaire dans le tunnel. Au nom de la libéralisation du transport ferroviaire décidée par l’Union européenne.

600 millions pour des trains pas aux normes

Pour justifier son achat de 10 trains à l’allemand Siemens plutôt qu’au français Alstom, Eurostar a avancé un argument massue : Siemens fait des trains moins chers et plus rentables. Comment fait Siemens ? Il fait des trains plus courts et répartit les moteurs tout au long du train. Mais les règles de sécurité en vigueur dans le tunnel sous la Manche imposent justement de faire des trains longs et à la motorisation concentrée aux extrémités du train !
Dans les trains Alstom, c’est le train lui-même qui sert de couloir d’évacuation et sécurise le dégagement des passagers vers les issues de secours du tunnel. [...]

Eurostar dans l’engrenage de la libéralisation du rail

Depuis le 1er janvier 2010, le trafic ferroviaire international de passagers est totalement ouvert à la concurrence en application d’une directive européenne. Résultat : les compagnies nationales sont lancées dans une course effrénée pour réduire les coûts de ces liaisons et éviter de perdre des parts de marché. Cette libéralisation conduit directement les compagnies à arbitrer entre les exigences de sécurité et les exigences de rentabilité. [...]

En application des règles de libéralisation, depuis le 1er septembre 2010, la société Eurostar a été transformée en société privée classique et est détenue par la SNCF à 55 %, l’entreprise britannique London and Continental Railways (40 %) et les chemins de fers belges (5 %). Et elle porte un nouveau nom qui résume sa vocation désormais exclusivement marchande : Eurostar International Limited ! [...]

La SNCF restant toutefois une entreprise publique sous la tutelle de l’État, le gouvernement aurait pu et dû intervenir pour exiger d’elle qu’elle renonce à sa décision aberrante d’acheter des trains Siemens via sa filiale Eurostar. Car même si la filiale est désormais privée, avec 55 % du capital, la SNCF aurait pu imposer d’autres choix à Eurostar. La responsabilité du PDG de la SNCF Guillaume Pépy est donc directement engagée dans cette affaire.

Front de libéraux pour le dumping

La France fait face à un front inédit en faveur du dumping sur les règles de sécurité. La société Eurotunnel, qui gère le tunnel et peine à se financer, lorgne sur la multiplication des redevances versées par les compagnies qui résulterait de la libéralisation. La Grande-Bretagne est par principe favorable au renforcement de la concurrence, d’autant plus qu’elle est minoritaire dans Eurostar et indifférente à l’avenir d’Alstom. Quant à l’Allemagne, elle milite activement pour la révision des règles de sécurité, qui lui permettrait de vendre encore plus de trains Siemens et même à terme de concurrencer Eurostar en faisant rouler des trains allemands dans le tunnel sous la Manche ! [...]

Et la Commission européenne est aussi en train de s’en mêler pour examiner si les règles de sécurité ne constituent pas des entraves à la concurrence libre et non faussée. On imagine sans peine que ça ne va pas plaider en faveur de la sécurité !

Alstom, fleuron français sur la sellette

Le constructeur de trains Alstom est la victime collatérale de ce chantage odieux. Et avec lui les 8 000 salariés qui travaillent sur les 9 sites d’Alstom Transport en France, à Valenciennes, Saint-Ouen, Le Creusot, Belfort, Reichshoffen, Ornans, La Rochelle, Villeurbanne et Tarbes. [...]

Alstom a pourtant toujours fait mentir les théories selon lesquelles un monopole serait moins performant et innovant. Fruit de l’investissement public, Alstom a toujours été à la pointe des fabricants mondiaux de trains. Qu’il s’agisse des records de vitesse sur ligne (574,8 km/h) ou des innovations dans l’aménagement des trains : Alstom est ainsi le seul constructeur à proposer des trains duplex à très grande vitesse (360 km/h). À côté, les trains "pas chers et rentables" de Siemens font pâle figure en termes de fiabilité et de rigueur technique. Par exemple, en 2008, 25 % des trajets sur la ligne Paris-Strasbourg programmés avec des trains allemands fabriqués par Siemens ont finalement été annulés pour des raisons techniques et réalisés en TGV Alstom. Et quand la RATP a préféré acheté des trains Bombardier plutôt que des rames Alstom pour ses transiliens, Alstom a dû être appelé à la rescousse pour assister Bombardier comme sous-traitant en terme d’ingénierie et d’assemblage, c’est-à-dire les deux maillons les plus qualifiés de la fabrication !

Derrière les dégâts économiques et sociaux de la concurrence, c’est aussi la capacité de la puissance publique et des peuples à fixer les normes d’intérêt général qui est ainsi mise en cause par cette libéralisation européenne. À la place des peuples, les firmes privées prétendent écrire elles-mêmes les normes communes conformément à leurs seuls intérêts. Le combat contre la libéralisation des services publics est donc aussi un combat pour le rétablissement souveraineté populaire.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3089
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeDim 14 Nov - 13:15

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Élections régionales en Grèce

Le 8 novembre 2010 a eu lieu le premier tour d’élections régionales en Grèce.

Ce scrutin local, auquel participaient quelque 9,8 millions de Grecs, doit désigner maires et présidents de régions.
Papandréou lui donnait valeur de référendum.
Avec sept régions conquises sur treize, le Pasok (parti socialiste) est sorti légèrement en tête face à l'opposition conservatrice. Mais les élections sont marquées par un record d'abstention depuis la fin de la dictature, avec un taux avoisinant les 45%. Quant aux bulletins blancs ou nuls, ils dépassent les 9%.

L'opposition juge que le gouvernement a été désavoué
Une majorité de Grecs a rejeté dimanche la politique d'austérité du gouvernement de Georges Papandréou lors des élections régionales, a dit le chef de l'opposition conservatrice, Antonis Samaras. D'après des estimations officielles, le Parti socialiste de Georges Papandréou s'est imposé dans sept des 13 régions.

"La majorité de ceux qui ont voté a condamné la politique de M. Papandréou et tous ceux qui se sont abstenus ont rejeté son chantage", a dit M. Samaras, du parti Nouvelle Démocratie.

Le Premier ministre avait lui menacé de démissionner si les électeurs rejetaient par les urnes sa politique d'austérité mise en oeuvre en échange d'un soutien financier de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).
www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20101108020234610172019048094_brf005.xml


Ainsi près de 50% des électeurs grecs ne se sont pas déplacés ou ont rejeté les candidats en lice, le reste a voté pour moitié socialiste.

Conclusion : La population grecque aime sa cure d’austérité.
De qui cette cette idée aussi sotte que malhonnête ? De Jean Quatremer, l’européiste spongiforme, accroché au monde des bisounours malgré ses 53 ans.
« Les Grecs confortent la politique d'austérité de leur gouvernement » écrit-il.

Le béniouiouiste est également misogyne. En témoigne la manière dont il s’est acharné sur Rachida Dati (ce qui la rendrait presque sympathique) et à présent sur Catherine Ashton.

Malavisé, malhonnête, mastoc, misogyne : J4M.

Pour en savoir plus sur les élections :
www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gKOOgA7PY-v5SDuIMG40XwjxKiUw?docId=CNG.dfbaf75167e7b63214d4d185f788b407.aa1

www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jEmvdjDoZt9izIxYU1z6btNaznNg?docId=CNG.13a364b52d7b1b65895117c9a7dbdcbc.961
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeDim 14 Nov - 17:40

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Vers la suppression du droit de grève par l’Union européenne ?

Ce dont rêvent, de moins en moins discrètement, beaucoup de membres du gouvernement, le PDG de Ryanair le réclame directement à la puissance occupante, la Commission européenne, sans mâcher ses mots. Il exige de voir réformer les services de contrôle aérien (entre autres) ainsi :

- retirer le "droit de grève" pour les services essentiels tels que les services de contrôle aérien,

- licencier le personnel des services de contrôle aérien qui participe à des grèves illégales (de la même manière que Ronald Reagan a limogé et remplacé le personnel des services de contrôle aérien aux États-Unis dans les années 1980),

- déréglementer les services nationaux de contrôle aérien en Europe pour permettre au personnel non-gréviste de garder le ciel ouvert en Belgique, France et en Espagne tandis que leur personnel surpayé et laxiste se met en grève, encore et encore.

- réformer la législation EU261 sur les droits des passagers pour soulager les compagnies aériennes des compensations et obligations dans des cas de force majeure qui sont clairement indépendants du contrôle des compagnies aériennes."

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Les arguments du patron de Ryanair

"Il est temps que le « droit de grève » au sein des services de contrôle aérien soit supprimé de même qu’il l’est pour d’autres services essentiels comme la police et les pompiers. Si ces gens ne veulent pas travailler, alors il suffit de les remplacer par des contrôleurs militaires ou autres qui souhaitent travailler.

La Commission européenne doit agir maintenant pour mettre fin à ce chaos des services de contrôle aérien. Combien de fois encore les compagnies aériennes européennes et leurs passagers seront perturbés par des fermetures inutiles de l’espace aérien, des grèves et ralentissement du travail avant que la Commission Européenne prenne finalement des mesures ?

Les grévistes français des services de contrôle aérien sont l’équivalent moderne de bandits de grand chemin. Ils ne se soucient pas des consommateurs, ils ne se soucient pas des passagers, ils se mettent sans cesse en grève car ils savent qu’ils ont le pouvoir de fermer le ciel européen et de tenir les gouvernements de l’UE et les passagers en otage.

Il est ridicule que les services de contrôle aérien belges, français et espagnols soient autorisés à plusieurs reprises de faire grève sans aucune pénalité financière, tandis que les compagnies aériennes soient tenues par des obligations et règles de compensations pour les passagers et absorbent les coûts de ces perturbations inutiles."
Et de sérieux atouts

Contrairement aux peuples qui n’ont que le droit de la fermer, Michael O’Leary a de sérieux atouts pour se faire entendre de la Commission européenne :

- il est à la tête d’une fortune estimée à plusieurs centaines de millions d’euros.

- En 2004, il a acheté une licence de taxi pour sa Mercedes-Benz afin d’utiliser les voies de bus dans Dublin.

- Ryanair contourne le droit social belge et applique le droit irlandais.

- Les conditions de travail de la compagnie aérienne sont déplorables.

- Les droits syndicaux des salariés de Ryanair ne sont pas respectés, etc...
"Nous avons besoin d’une récession"

C’est ce qui ressort des propos de ce monsieur, érigé en modèle par le magazine Fortune qui l’a nommé "homme d’affaires européen de l’année" :

"Nous avons besoin d’une récession. Nous avons eu 10 ans de croissance. Une récession nous débarrasse des compagnies aériennes déficitaires, ce qui signifie que nous pourrons acheter des avions moins chers." Novembre 2008

"Dans les compagnies à bas coûts ; en classe affaires, tout sera gratuit - ce qui inclut les fellations." Conférence de presse, 2008

Ainsi, on comprend mieux pourquoi sont mis en œuvres de folles politiques aboutissant immanquablement à la destruction de l’économie. Ce n’est ni par incompétence, ni par hasard, c’est pour arranger les grandes et toutes petites affaires de personnages comme Michael 0’Leary.
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Note :
Aux termes de l’article 155, paragraphe 1, du TFUE, le dialogue entre les partenaires sociaux au niveau de l’Union peut conduire, si ces derniers le souhaitent, à des relations conventionnelles, y compris des accords. Les partenaires sociaux peuvent, conformément à l’article 155, paragraphe 2, du TFUE, demander conjointement que les accords qu’ils concluent au niveau de l’Union dans les matières relevant de l’article 153 du TFUE soient mis en oeuvre par une décision du Conseil sur proposition de la Commission.
www.decapactu.com/spip/article.php3?id_article=552
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeLun 15 Nov - 12:09

L’Irlande s’invite à la réunion de l’Ecofin.

Les rumeurs enflent sur un éventuel recours de l’Irlande à l’aide financière de l’Union Européenne. Le sujet devrait s’inviter à une réunion des ministres européens des Finances mardi et mercredi à Bruxelles.

La Commission européenne et l’Irlande tentent depuis plusieurs jours d’éteindre l’incendie. La première a réaffirmé dimanche n’avoir reçu «aucune demande» d’aide, et Dublin a démenti plusieurs fois que son pays s’apprêtait à faire appel à l’aide européenne.

Le ministre irlandais des Finances, Brian Lenihan, a notamment souligné vendredi que «l’Etat est entièrement financé jusqu’en juin prochain».

Mais certains journaux évoquent des pressions d’autres gouvernements, notamment l’allemand «Welt am Sonntag» qui affirme que l’Espagne et le Portugal prônent un plan de sauvetage d’environ 70 milliards d’euros, similaire à celui de 110 milliards conçu en mai pour la Grèce par l’Union Européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

Une information toutefois mise en doute par un diplomate européen. «Pourquoi les Portugais feraient-ils cela, si c’est pour avoir ensuite le même problème?», s’est-il interrogé.

Le «Wall Street Journal» estime pour sa part que les Européens veulent agir de manière anticipée pour ne pas se retrouver acculés comme avec la Grèce au printemps. Car le risque d’une contagion se manifeste à nouveau.

Jeudi 11 novembre, les taux des emprunts d’Etat irlandais à 10 ans ont atteint près de 9% et les Portugais ont dépassé 7%, dans les deux cas du jamais vu depuis l’entrée du pays dans la zone euro.

Les taux espagnols et italiens se sont aussi retrouvés sous pression.

Le marché obligataire a enregistré une accalmie vendredi, mais nul ne sait pour combien de temps. Les ministres des Finances européens devraient donc se saisir du problème, lors d’une réunion mardi à Bruxelles à l’échelle de la zone euro, puis mercredi à celle de toute l’UE.

A Bruxelles, on souligne toutefois que jusqu’ici, l’Irlande a toujours mis en œuvre les mesures budgétaires promises. Elle est en outre très réticente à appeler à l’aide, pour des raisons de prestige.

Le «tigre celtique» affichait l’un des plus forts taux de croissance de la zone euro avant la crise financière, qui a durement frappé les banques du pays et rendu nécessaire de coûteux sauvetages, avec pour résultat un déficit public abyssal de 32 % du PIB cette année.

«Tant qu’il y a une chance d’éviter la perte de souveraineté impliquée par le recours à une aide extérieure, le seul choix est de se battre», affirme le «Irish Times» dans un éditorial publié sur son site internet.

L’aide obtenue au printemps par la Grèce s’est en effet doublée d’une mise sous tutelle budgétaire et d’un très lourd programme d’austérité négocié dans la douleur avec les Européens et le FMI.

Le FMI est «prêt» à aider les Irlandais s’ils le demandent, mais n’a lui non plus reçu aucune requête en ce sens, selon son directeur général Dominique Strauss-Kahn. Il a estimé samedi, en marge d’une visite au Japon, que l’Irlande peut «très bien gérer le problème» et que son cas n’était «pas la même chose que le problème grec», selon des propos rapportés par «Dow Jones Newswires».

Si c’est à cause de ses banques que l’Irlande a plongé, la Grèce est confrontée à des problèmes beaucoup plus étendus, et qui ne semblent pas devoir se régler prochainement, faisant peser une autre épée de Damoclès sur la zone euro. Et le Premier ministre Georges Papandréou a annoncé dimanche avoir «mis sur la table» la question d’un prolongement de la durée de remboursement du prêt obtenu en mai


http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9018c07a-f086-11df-b64f-e0c79251725a
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   L'Europe impopulaire - Page 12 Icon_minitimeLun 15 Nov - 23:59

À grand renfort de trompettes, l’Union européenne vient d’adopter une réglementation des hedge funds pour encadrer le risque systémique qu’ils font courir à l’économie. En réalité, observe Jean-Claude Paye, la nouvelle directive est une passoire qui aura un effet inverse à celui qui est annoncé. Son objectif réel est de contrôler sommairement les fonds européens, tout en ouvrant la porte aux fonds états-uniens qui, eux, pourront spéculer sans limite au détriment des Européens.

L'Europe impopulaire - Page 12 1-2402
L’UE et les « hedge funds » : régulation ou abandon du territoire européen ?

À la différence des institutions financières, banques, assurances, entreprises d’investissement qui font appel publiquement à l’épargne, les hedge funds n’ont pas de contrôleurs spécifiques. Ils peuvent utiliser pleinement les exemptions prévues par les textes réglementaires. Cependant, si les fonds spéculatifs ne sont pas la cause de la crise actuelle, mais bien l’assouplissement des conditions du crédit bancaire et la création monétaire qu’il induit, le risque systémique que les hedge funds font courir à l’ensemble du système financier a été mis en lumière. En effet, afin d’obtenir des performances élevées, ils ont recours à un effet de levier. Ils empruntent massivement aux banques, afin de compenser la faiblesse de leur mise et induisent ainsi, en cas de problème, un effet multiplicateur sur les déséquilibres

En n’encadrant pas la possibilité offerte de s’endetter et de créer des bulles financières, l’Union européenne évite de s’attaquer à la question essentielle. La directive sur les hedge funds désigne formellement un bouc émissaire, les fonds spéculatifs, dont, cependant, il n’accroît pas la surveillance, mais, au contraire, élimine, dans les faits, les possibilités de contrôle des autorités nationales à leur égard.

Une régulation en trompe-l’oeil

Ce projet fait simplement semblant d’exercer un contrôle sur les hedge funds [1] et ne construit pas de surveillance au niveau communautaire. Il ne constitue pas un pas en avant dans la création d’un espace financier européen. Au contraire, la directive étend le niveau national d’accréditation de ces fonds, en permettant aux organismes domiciliés dans un État membre d’avoir, sans autorisation de chaque autorité nationale, accès à l’ensemble des territoires nationaux composant l’UE. À l’inverse de l’effet annoncé, le texte renforce la nation dominante au niveau financier et, ainsi, la position de la City londonienne qui gère la plupart des fonds spéculatifs situés sur le sol européen.

La directive est également présentée comme s’inscrivant dans la lutte contre les paradis fiscaux, alors que, en réalité, par le biais de la City, elle leur ouvre la porte de l’Union européenne, sans aucun contrôle de la part des États membres, hormis celles, bienveillantes, des autorités anglaises.

Après avoir été acceptée le 26 octobre [2], la proposition de directive AIFM (Alternative Investment Fund Manager) [3], a été finalement votée par le Parlement européen ce 11 novembre 2010. Il est demandé à l’assemblée de légitimer un texte cadre qui donne des pouvoirs discrétionnaires à la Commission. La directive laisse une grande marge de manoeuvre à la Commission pour déterminer ou pour ne pas préciser les points clefs de la législation, telle la fixation des niveaux maximaux de levier, les procédures d’évaluation, les restrictions des opérations de ventes à découvert et cela au moment de la mise en place de la directive, mais aussi après son installation [4]. Il s’agit, pour le Parlement de donner un chèque en blanc à la Commission, ainsi qu’à « l’auto-régulation » du système financier.

Le texte fixe formellement un cadre européen aux hedge funds, en mettant en place un « passeport » permettant la commercialisation des fonds dans toute l’UE, sans devoir obtenir une autorisation dans chaque pays. Les gestionnaires européens pourront librement commercialiser leurs fonds à partir de 2013. Le passeport sera octroyé aux organismes offshore en 2015. Il sera réservé à ceux relevant de pays signataires d’accords de coopération fiscale et de lutte contre le blanchiment.

La question du « passeport » était au cœur des négociations sur la directive AIFM. Elles ont été entamées il y a un an et demi entre la Commission européenne, le Conseil et le Parlement européen. Le conflit a formellement opposé le Royaume-Uni, réticent à toute forme de régulation des hedge funds, à la France et au Parlement de l’UE.

Un sésame donnant accès à l’ensemble du marché européen

Si le passeport donne accès à l’ensemble du territoire européen, il dépendra exclusivement d’autorités de supervision nationales. Il sera fourni par l’Autorité de supervision du pays d’origine, une fois celle-ci assermentée par la future Autorité de régulation communautaire des marchés financiers (ESMA). Celle-ci sera opérationnelle début 2011. L’ESMA gérera en outre le registre des managers de fonds autorisés à opérer dans l’Union. Elle disposera d’un pouvoir d’arbitrage en cas de conflit entre autorités nationales sur la nature et les garanties données par un fonds.

Comme toute place financière située dans un État membre, la City de Londres, où sont domiciliés 70 à 80 % des hedge funds, sera seulement dépendante de la structure de contrôle britannique. Ainsi, au lieu de former un cadre régulateur européen, la directive favorise la concurrence entre les États membres. Rien n’empêchera les gestionnaires de choisir leur pays d’enregistrement en fonction du degré de complaisance des autorités nationales à leur égard.

Les gestionnaires de fonds ont maintenant l’obligation de définir un levier d’endettement maximum. Cette information est transmise aux autorités nationales du pays européen où le gestionnaire est enregistré. Mais, rien, dans la directive, n’oblige celle-ci à agir lorsque le levier est jugé excessif. Et l’ESMA, le régulateur européen des marchés financiers, n’aura pas non plus le pouvoir de contraindre l’autorité nationale à le faire.

La directive ne se donne pas les moyens de contrôler réellement le niveau d’endettement. Or, c’est celui-ci qui est à l’origine du risque systémique induit par les fonds spéculatifs. En effet, ils ont très peu de capitaux propres et empruntent massivement auprès des banques. Il en résulte une capacité d’action démultipliée sur les marchés, sans commune mesure avec leurs capitaux.

Dans les faits, la directive ne touche pas au levier d’endettement, elle oblige simplement les fonds spéculatifs à le communiquer à leurs autorités de contrôle, sans obligation de la part de ces dernières d’intervenir en cas de problème. Il s’agit surtout de maintenir l’indépendance de l’ensemble du système financier. Comme le fait remarquer Guido Bolliger, chief Investment Officer d’Olympia Capital Management [5] : « plutôt que de passer par une directive, il aurait été plus simple de contraindre l’effet de levier que les banques d’investissement peuvent allouer aux hedge funds en augmentant la charge de capital sur le levier accordé dans les opérations de prime brokerage »

Une domination de la finance anglo-saxonne

Une disposition de l’accord se présente comme un moyen pour lutter contre les paradis fiscaux. Les fonds spéculatifs, situés dans des pays qui n’assurent pas un échange effectif d’informations, notamment fiscales, ne pourront plus être commercialisés dans l’Union européenne. La question est d’importance quand on sait que 80 % des hedges funds sont situés dans ces centres offshores.

Cependant, suite aux pressions de Londres, le texte final limite le champ de la directive à la commercialisation dite « active ». Cela signifie concrètement que rien n’empêchera un investisseur européen, une banque, une compagnie d’assurance, un organisme de placement collectif, d’acheter des parts de fonds, situés hors de l’Union européenne, qui n’auraient pas obtenu le passeport européen pour non-respect des critères de la directive. Cette disposition donne ainsi accès au territoire européen aux capitaux placés dans les paradis fiscaux en relation avec la City, tels les territoires anglo-normands et les îles Caïmans ou par exemple, ceux gérés directement par les États-Unis, tel le Delaware.

Il s’agit d’une violation de l’esprit de la législation car dans ce cas, aucune information ne sera transmise aux régulateurs qui ne pourront ainsi pas évaluer l’exposition au risque des « investisseurs » européens. Mais, il s’agit surtout d’un nouvel abandon des pays membres de l’UE à la toute-puissance de la finance anglo-saxonne. Ce n’est pas la possibilité formelle, pour un État membre de l’UE, de déposer recours devant l’ESMA, en cas de différend avec l’autorité nationale d’un pays tiers, qui pourra modifier le rapport de forces.

Cette directive s’inscrit ainsi dans la structuration des marchés financiers, révélée par le G20 d’avril 2009 sur « la lutte contre la fraude fiscale » [6], c’est à dire dans la légitimation de la main-mise anglo-saxonne sur la finance européenne. Cependant, si primauté de la City au niveau de l’Union européenne, en ce qui concerne la gestion des fonds spéculatifs, est écrasante (80 % de l’industrie de ces fonds est britannique, contre 5 % pour la France), cette puissance doit être relativisée. Les fonds anglais représentent 212 milliards de dollars, relativement à un montant de 1 000 milliards de dollars pour ceux situés aux USA. Ainsi, la place londonienne apparaît avant tout comme le cheval de Troie des hedges funds étasuniens.

Jean-Claude Paye, Sociologue.
Derniers ouvrages publiés : La Fin de l’État de droit, La Dispute 2004 ; Global War on Liberty, Telos Press 2007
www.voltairenet.org/article167498.html#article167498
L'Europe impopulaire - Page 12 1047733_Nicolas-Sarkozy-le-25-septembre-2008-a-Toulon
Sarkozy, le 25 septembre 2008 à Toulon :
"La moralisation du capitalisme financier est une priorité."
www.lepoint.fr/actualites/regardez-crise-financiere-a-toulon-sarkozy-veut-vaincre-la-peur/917/0/277237
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