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 L'Europe impopulaire

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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 26 Nov - 7:35


L'arrestation d'un clandestin à Tarifa (Espagne)

UNION EUROPÉENNE • Les camps de rétention toujours plus nombreux

Les eurodéputés ont adopté le 18 juin à une confortable majorité la "directive retour". Ce projet de loi controversé vise à faciliter le renvoi des sans-papiers de l'UE. Plus de 30.000 étrangers non européens vivent dans des centres fermés sur tout le continent.

224 camps de rétention disséminés dans l'UE

Demandeurs d'asile ou en instance d'expulsion, ces clandestins sont retenus à l'abri des regards dans des conditions souvent insalubres. On en trouve dans des hangars de chemins de fer, des vieux silos à céréales, des usines désaffectées, des annexes de prison et même sur un bateau ancré dans le port de Rotterdam. De l'Irlande à la Bulgarie, de la Finlande à l'Espagne, les camps de rétention pour étrangers se sont multipliés dans l'Union européenne. La plupart sont apparus au cours de la dernière décennie, l'Europe devenant de moins en moins favorable à l'accueil de migrants. On dénombre aujourd'hui 224 camps de rétention disséminés dans l'UE. Ils peuvent accueillir plus de 30.000 personnes au total – des demandeurs d'asile et des clandestins en attente d'expulsion.

"La rétention est une mesure très grave dans une société démocratique : l'État prive les gens de leur liberté quand ils sont condamnés pour crime grave", observe Katrine Camilleri, juriste à Malte auprès du Service jésuite pour les réfugiés. Les plus petits de ces centres accueillent quelques dizaines de personnes, les plus grands plus d'un millier. Un réseau s'est ainsi discrètement formé, sans grande surveillance ni beaucoup de règles, remettant parfois en service d'anciens sites, comme celui de Rivesaltes, dans le sud de la France, qui fut l'un des plus grands camps d'internement de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. […]

Les conditions de vie varient d'un centre à l'autre. Même les meilleurs sont bardés de caméras de surveillance et de fils de fer barbelés. Les pires sont infestés de vermine, manquent de services médicaux et, selon une étude de 300 pages réalisée à la demande du Parlement européen, sont le théâtre d'émeutes, d'incendies criminels et ¬de suicides. Les effets psychiques de l'incarcération peuvent être très sérieux, en particulier chez les jeunes. Ainsi, le Bureau danois d'aide aux demandeurs d'asile rapporte que, en entre 2001 et 2006, le taux de tentatives de suicide parmi ces détenus a été six fois plus important que dans l'ensemble de la population danoise.

Les camps sont concentrés le long des frontières orientales et méridionales de l'Europe, et, selon Migreurop, un réseau de chercheurs et ¬d'avocats qui a cartographié le phénomène, on en trouve un grand nombre sur une bande traversant la Pologne, la Slovaquie, la République tchèque et l'Allemagne. Les plus importants sont situés à proximité des principales voies de migration. Le plus grand, de 1 100 places, est installé dans le sud de l'Italie, à Crotone, et les deux suivants, de 800 places chacun, à Malte. Selon l'étude du Parlement européen, la capacité totale connue des camps "fermés" de l'UE est de 30.871 places. Lorsqu'on ajoute à ce chiffre celle des camps ouverts, où les demandeurs ¬d'asile peuvent sortir pendant la journée, le total s'élève à 40.979 places.

L'Europe ouvre des sites hors de ses frontières

L'ouverture de ces centres n'ayant pas réussi à endiguer le flux migratoire, l'Europe cherche aujourd'hui de l'aide en dehors de ses frontières. Des accords bilatéraux, soupçonnés de reposer sur des alliances équivoques et d'autoriser des atteintes aux droits de l'homme, ont vu naître des camps situés dans des pays périphériques comme le Maroc, l'Ukraine, la Libye et la Turquie. La Turquie exclut les non-Européens de sa politique à l'égard des réfugiés, et la Libye n'a pas signé la Convention de Genève sur les réfugiés. L'Italie n'en a pas moins signé un accord secret avec la Libye, où, selon Rutvica Andrijasevic, un chercheur du Center on Migration, Policy and Society de l'université d'Oxford, elle a déjà construit un camp de rétention, qui sera prochainement suivi de deux autres.

Claire Rodier, avocate et présidente de Migreurop, observe que les camps se sont multipliés en Europe ces dix dernières années. Aujourd'hui, à défaut d'autres initiatives et en raison de l'importance numérique du phénomène, ces "installations provisoires" sont en train de devenir permanentes.
www.courrierinternational.com/article/2008/06/18/les-camps-de-retention-toujours-plus-nombreux
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BA



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 18 Déc - 14:18

Dimanche 18 décembre 2011 :

Une majorité de britanniques veut un référendum sur l'appartenance à l'Union Européenne.

Le "non" de David Cameron à un pacte fiscal lors du sommet européen il y a dix jours a renforcé le Premier ministre dans les sondages et stimulé la demande d'un référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne.

Selon un sondage de l'institut ICM publié dimanche dans le Sunday Telegraph, 35 % des personnes interrogées sont favorables à un référendum sur l'appartenance à l'Union européenne dans l'année, 16 % souhaitent un référendum avant la fin du terme parlementaire dans 4 ans, et 8 % supplémentaires avant la fin du prochain terme parlementaire.

Seulement 25 % des personnes interrogées sont opposées à un référendum, et 16 % n'ont pas d'opinion.

http://www.boursorama.com/actualites/un-majorite-de-britanniques-veut-un-referendum-sur-l-appartenance-a-l-ue-f30a495ae99fec25971ed5c29d2f6c37

Et en Grèce ?

Et en Allemagne ?

Et en France ?
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 1 Mar - 6:54


Le ministre grec des Finances Giorgos Papakonstantinou entre Jean-Claude Trichet et Jean-Claude Juncker le 2 mai 2010 à Bruxelles

Le 2 mai 2010 un plan de sauvetage UE-FMI sans précédent était adopté en échange de l'austérité
www.ladepeche.fr/article/2010/05/02/827768-grece-plan-de-sauvetage-ue-fmi-sans-precedent-en-echange-de-l-austerite.html

Le déficit grec était bidonné !
Le Président de la Statistique grecque encourt la prison à vie


C’est un scandale de dimension continentale qui vient d’éclater à Athènes : le chiffre du déficit public de 2009 avait été gonflé artificiellement lors de sa révision à la hausse en novembre 2010 de 13,6 % à 15,4 % du PIB. Ces chiffres auraient été aggravés à dessein afin de culpabiliser les Grecs jusqu’à ce qu’ils acceptent l’abaissement de leur niveau de vie, la ruine de leur économie et le dépeçage de leur patrimoine, le tout imposé par l’Union européenne et servilement relayé par leurs politiciens véreux. Il fallait pour cela que le déficit grec dépassât celui de l’Irlande et devînt ainsi un record dans la zone euro.

Malheur à celle qui a dit la vérité
C’est une employée de l’Elstat, l’institut statistique grec, Zoé Gorganta, qui a révélé l’affaire en septembre dernier, sans que rien ne soit porté à la connaissance du peuple grec littéralement martyrisé par la troïka UE-BCE-FMI. Malheur à celle par qui le scandale arrive : Zoé Gorganta a été immédiatement licenciée.

Une commission d’enquête parlementaire grecque
Le procureur d’Athèmes, Grigoris Peponis, a obtenu jeudi du parlement grec, la mise en place d’une commission parlementaire d’enquête concernant le niveau du déficit public hellénique en 2009. Georges Papandréou et de son ministre des Finances d’alors Georges Papakonstantinou semblent d’ores et déjà mouillés jusqu’au cou. La Commission d’enquête doit démontrer qu’ils auraient commandités le tripatouillage des chiffres.

L’Elstat imposée par l’UE
Si la responsabilité des ministres grecs est flagrante, celle des institutions européennes l’est tout autant : L’Elstat a été fondée en août 2010 sur le modèle des autres instituts statistiques européens. La Commission européenne avait alors imposé que l’institut grec soit indépendant du pouvoir politique afin que ne se reproduise pas les « trucages » de comptes qui avaient permis entre 2000 et 2004 au pays d’entrer sans difficultés dans la zone euro. Ce serait très drôle si ce n’était pas si tragique.

Atteinte à la sûreté de l’État
La transmission de l’affaire au parlement a provisoirement évité au président de l’Elstat, Andreas Georgiou, d’être mis en examen pour « atteinte à la sûreté de l’État », et de risquer une condamnation de prison à vie. Pour sa défense, il tente de noyer le poisson dans un océan d’eau trouble : il a soumis au procureur un dossier de pas moins de 74.500 pages au prétexte d’expliquer le mode de calcul du déficit et a effectué mercredi une déposition de 110 pages.

Andreas Georgiou aurait insisté sur la surveillance européenne qui aurait alors entouré ses calculs, gage pour lui de leur justesse [1]. Il réfute toute pression gouvernementale et proclame son indépendance absolue. À Luxembourg, Eurostat proteste également de la régularité absolue des comptes grecs. Un ange passe sur Bruxelles.

Une raison de plus d’expulser la troïka UE-BCE-FMI
[...]
www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29500
www.protothema.gr/news-in-english/article/?aid=172080

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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 1 Mar - 7:47


Mikis THEODORAKIS : La vérité sur la Grèce

Il y a un complot international dont le but est d’achever la destruction de mon pays. Cela a commencé en 1975 et la cible était la civilisation néohellénique, cela a continué avec la falsification de notre histoire contemporaine et de notre identité nationale et maintenant on essaie de nous faire aussi disparaitre biologiquement à travers le chômage, la famine et la paupérisation. Si le peuple grec ne se soulève pas dans son ensemble pour les en empêcher, le danger de voir disparaître la Grèce existe. Je situe cela dans les dix ans à venir. De nous, il ne restera que la mémoire de notre civilisation et de nos luttes pour la liberté.


Jusqu’en 2009, il n’y avait pas de problème économique sérieux. Les grandes plaies de notre économie étaient les dépenses exagérées pour les achats d’armes et la corruption d’une partie du monde de la politique, des finances et du journalisme. Mais pour ces deux plaies, les étrangers étaient coresponsables. C’était le cas des Allemands, des Français, des Anglais et des Américains, qui gagnaient des milliards d’euros au détriment de notre richesse nationale par la vente annuelle d’armes. Cette hémorragie continuelle, nous mettait à genoux et ne nous permettait pas d’aller de l’avant tout en enrichissant les nations étrangères. La même chose se passait avec le problème de la corruption. Par exemple la société allemande Siemens avait une branche spécifique pour « acheter » les Grecs influents, afin qu’elle puisse placer ses produits dans le marché grec. En conséquence, le peuple grec a été la victime de ce duo de voleurs, Grecs et Allemands, qui s’enrichissaient sur son dos.


Il est évident que ces deux grandes plaies auraient pu être évitées, si les leaders des deux partis politiques pro-américains alternativement au pouvoir n’avaient pas été noyautés par des éléments corrompus, qui pour camoufler la fuite des richesses (qui étaient le produit du travail du peuple grec) vers les caisses des pays étrangers, avaient recours à des emprunts exorbitants, avec comme résultat une dette publique de 300 milliards d’euros, c’est-à-dire au 130% du PNB. Avec cette combine les étrangers que j’ai mentionnés auparavant gagnaient sur deux plans. Premièrement avec la vente de leurs armes et de leurs produits. Et deuxièmement, avec les intérêts des sommes qu’ils prêtaient aux gouvernements mais pas au peuple. Car, comme on vient de le voir, le peuple était la victime principale dans les deux cas. Un seul exemple vous convaincra. Les intérêts du prêt d’un milliard de dollars que Andréas Papandréou avait demandé en 1986 à un grand pays européen, ont atteint la somme de 54 milliards d’euros et n’ont été remboursés qu'en... 2010 !

Monsieur Junker a déclaré il y a un an qu’il avait constaté en Grèce une grande hémorragie due aux dépenses exagérées (et obligatoires) en vue de l’achat des armes à l’Allemagne et à la France spécifiquement. Et il a conclu que de cette manière nos vendeurs nous conduisent à une catastrophe certaine. Cependant, il avoue qu’il n’a rien fait afin de ne pas nuire aux intérêts de ses pays amis !

En 2008, la grande crise économique sévissait en Europe. Il était donc logique que l’économie grecque soit également touchée. Pourtant, le niveau de vie, assez élevé pour qu’on soit classé parmi les 30 pays les plus riches au monde, était en principe resté le même. Il y a eu en revanche une augmentation de la dette publique. Mais la dette publique ne conduit pas obligatoirement à une crise économique. Les dettes des grands pays, tel que les États-Unis et l’Allemagne représentent des billions d’euros. La question est s’il y a ou non un développement économique et de la production. Dans ce cas, on peut emprunter auprès des grandes Banques avec un taux jusqu’à 5%, jusqu’à ce que la crise passe.


Nous étions exactement dans ce cas en novembre 2009, quand il y a eu un changement de gouvernement et que G. Papandréou est devenu Premier Ministre. Pour que ce soit clair ce que le peuple grec pense aujourd’hui de sa politique catastrophique, je donne deux chiffres : aux élections de 2009, le PASOK a obtenu le 44% des votes. Aujourd’hui, les sondages, ne lui accordent que 6%.


M. Papandréou aurait pu affronter la crise économique (qui, comme je viens de le dire, reflétait la crise européenne) en empruntant de l’argent auprès des Banques étrangères avec le taux habituel c’est-à-dire au dessous de 5%. S’il l’avait fait, il n’y aurait pas eu pour notre pays le moindre problème. Exactement le contraire se serait passé, car nous nous trouvions dans une phase de développement économique et ainsi notre niveau de vie aurait sûrement augmenté.


Mais M. Papandreou avait déjà mis en place son complot contre le peuple grec l’été 2009, quand il a rencontré en cachette Strauss-Kahn, afin que la Grèce soit conduite sous la coupe du FMI. L’information concernant cette rencontre a été donnée par l’ex-Président du FMI lui-même.

Mais pour en arriver là, la situation économique réelle de notre pays devait être altérée, afin que les Banques étrangères prennent peur et augmentent les intérêts à des taux prohibitifs. Cette opération trafiquée a commencé par la montée en flèche mensongère du Déficit Public de 9,2% à 15%. Pour cet acte criminel, le Procureur M. Peponis a renvoyé il y a 20 jours devant la Justice M. Papandréou et M. Papakonstantinou (ex-Ministre des Finances).


Puis, a suivi la campagne méthodique de M. Papandréou et de l’ex-Ministre des Finances en Europe, qui a duré 5 mois et pendant laquelle ils essayaient de convaincre les étrangers que la Grèce est un Titanique prêt à couler, que les Grecs sont corrompus et paresseux et par conséquent, incapables de répondre aux besoins du pays. A chacune de leurs déclarations les taux d’intérêt augmentaient de manière à ce que nous ne puissions plus emprunter et qu’ainsi notre subordination au FMI et à la Banque Centrale Européenne prenne la forme d’un sauvetage, alors qu’en réalité c’était le commencement de notre mort.


En Mai 2010, le fameux ‘Mémorandum’ (« Mnimonio »)- Plan d’Austérité- c’est-à-dire notre soumission totale à nos créanciers, a été signé par un seul Ministre. La législation grecque dans des cas similaires, exige qu’un accord aussi important soit voté par les 3/5 du Parlement. Par conséquent, en réalité le « Mnimonio » et la Troïka qui nous gouvernent aujourd’hui, agissent illégalement non seulement selon la législation grecque mais aussi selon la législation européenne.


Depuis lors, si les marches qui conduisent à notre mort sont au nombre de vingt, nous en avons déjà descendu plus de la moitié. Imaginez qu’avec ce « Mnimonio » nous cédons aux étrangers notre Indépendance Nationale et nos biens publics. C’est-à-dire, les Ports, les Aéroports, les Réseaux Routiers, la compagnie d’Électricité, celle de l’eau, les richesses souterraines et sous-marines etc. Et même nos monuments historiques comme l’Acropole, Delphes, Olympie, Epidaure etc., puisque nous avons renoncé à toutes contestations relatives.


La production s’est arrêtée, le chômage a atteint 18%, 80000 magasins ont fermés, des milliers de petites entreprises et des centaines d’industries. Au total, 432.000 entreprises ont mis la clef sous la porte. Des dizaines de milliers de jeunes diplômés quittent le pays qui chaque jour sombre plus profondément dans une obscurité moyenâgeuse. Des milliers de citoyens –ex-aisés, cherchent la nourriture dans les poubelles et dorment sur les trottoirs.


Et pourtant, nous vivons soi-disant grâce à la générosité de nos créanciers, de l’Europe, des Banques et du FMI. En réalité, chaque paquet de ces dizaines de milliards d’euros pour lesquels la Grèce s’endette, est renvoyé dans sa totalité d’où il vient, alors que nous supportons le poids de nouveaux taux intolérables. Et comme il est nécessaire de conserver l’État, les Hôpitaux et les Écoles, la Troïka charge les classes moyennes et inférieures de la société d’impôts démesurés qui conduisent directement à la famine. Nous avons subit une famine générale au début de l’occupation allemande en 1941 avec 300.000 morts en six mois. Et voilà que le spectre de la famine revient dans notre pays diffamé et malheureux.

Si l’on pense que l’occupation allemande nous a coûté un million de morts et la destruction totale du pays, comment est-il possible que nous, les Grecs, nous acceptions les menaces de Mme Merkel et l’intention des Allemands de nous imposer un nouveau gauleiter. Cette fois portant une cravate…


Et pour prouver à quel point la Grèce est un pays riche et à quel point le peuple Grec est travailleur et consciencieux (conscience du Devoir envers la Liberté et l’amour pour la patrie) il faut se référer à la période de l’Occupation Allemande de 1941 jusqu’en octobre 1944. Quand les SS et la famine tuaient un million de citoyens et la Wehrmacht détruisait systématiquement le pays, volait la production agricole et l’or des Banques, les Grecs ont sauvé le Peuple de la famine en créant un Mouvement de Solidarité Nationale et une armée de 100.000 partisans qui a immobilisé 20 divisions allemandes dans notre pays.


En même temps, les Grecs non seulement ont réussi à survivre grâce à leur cœur au labeur mais un grand développement de l’art néo-hellénique a eu lieu, sous l’Occupation, spécialement dans les domaines de la littérature et de la musique. La Grèce a choisi la voie du sacrifice pour la liberté et en même temps celle de la survie.


À ce moment-là, aussi, ils nous avaient attaqués sans aucune raison et nous avions répondu par la Solidarité et la Résistance et, nous avons survécu. Nous faisons exactement la même chose maintenant, certains que le vainqueur final sera le peuple grec. C’est ce message que j’envoie à Mme Merkel et à M. Schäuble en déclarant que je reste toujours ami du Peuple Allemand et admirateur de sa grande contribution à la Science, la Philosophie, l’Art et spécialement la Musique ! Et peut-être la meilleure preuve de ceci est le fait que j’ai confié l’ensemble de mon œuvre musicale à deux éditeurs allemands, Schott et Breitkopf qui sont parmi les plus grands éditeurs au monde ; ma collaboration avec eux est tout à fait amicale.



Ils menacent de nous expulser de l’Europe. Si l’Europe ne veut pas de nous une fois, nous, cette Europe des Merkel et Sarkozy nous ne la voulons pas dix fois. Aujourd’hui dimanche 12 Février, je me prépare moi aussi à participer avec Manolis Glezos à la grande manifestation contre le vote du « Mémorandum 2 » ; Manolis Glezos est le héros qui a descendu la Svastika de l’Acropole en donnant ainsi le signal non seulement au début de la Résistance Grecque mais aussi à celui de la Résistance Européenne contre Hitler. Nos rues et nos places vont être inondées de centaines de milliers de citoyens qui manifesteront leur rage contre le gouvernement et la Troïka.


J’ai écouté hier le Premier Ministre- Banquier dire dans sa déclaration destinée au Peuple grec que « nous sommes presque arrivés au point zéro ». Qui sait ceux qui nous ont menés en deux ans au point ZÉRO ? Les mêmes qui, au lieu d’être en prison, menacent les députés pour qu’ils signent le Nouveau Mémorandum qui sera pire que le premier et qui sera appliqué par les mêmes personnes et avec les mêmes méthodes qui nous ont mené au point ZÉRO. Pourquoi ? Parce que ceci est imposé par le FMI et l’Euro-groupe qui exercent un chantage en disant que si nous n’obéissons pas, nous courons à la faillite. C’est le théâtre de l’absurde. Tous ces cercles qui fondamentalement nous haïssent (étrangers et Grecs) et qui sont les seuls responsables de la situation dramatique où ils ont conduit le pays, nous menacent, exercent un chantage avec comme but de continuer leur œuvre destructrice, c’est-à-dire de nous emmener au-dessous du point ZÉRO jusqu’à notre disparition définitive.


Nous avons survécu dans des conditions très difficiles durant les siècles et il est certain que même s’ils nous mènent par la violence à l’avant-dernière marche avant la mort, les Grecs non seulement survivront mais renaîtront aussi. En ce moment je consacre toutes mes forces à la tentative d’unir avec énergie le peuple grec. Je tente de le convaincre que la Troïka et le FMI ne sont pas l’unique voie. Qu’il y a aussi une autre solution. Et celle-ci se résume à changer radicalement de cap et à se tourner vers la Russie pour une collaboration économique et pour la création d’associations qui nous aideront à révéler la richesse naturelle du pays à des conditions qui garantiront notre intérêt national. Quant à l’Europe, je propose de cesser d’acheter des armes à l’Allemagne et à la France. Et que nous fassions tout ce qui est possible, pour que l’Allemagne nous verse les indemnisations de guerre qu’elle nous doit et qui, à l’heure actuelle, peuvent atteindre, avec les intérêts, 500 milliards d’euros.


L’unique force qui peut réaliser ces changements révolutionnaires est le peuple grec uni dans un énorme Mouvement de Résistance et de Solidarité pour que la Troïka (FMI et Banques Européennes) soit chassée du pays. Alors que parallèlement, toutes leurs actions illégales devront être considérées comme caduques (prêts, intérêts, taxes, achats des biens publiques). Bien sûr, leurs collaborateurs grecs qui sont déjà condamnés dans la conscience du peuple en tant que traitres, devront être punis.


Je suis totalement dévoué à ce but (l’union du Peuple en un seul Mouvement) et je crois qu’à la fin on me rendra justice. J’ai lutté les armes à la main contre l’Occupation hitlérienne. J'ai connu les cachots de la Gestapo. J’ai été condamné à mort par les Allemands et j’ai survécu par miracle. En 1967 j’ai créé le Mouvement Panhellénique de Résistance, la première organisation de résistance contre la junte militaire. J’ai lutté dans la clandestinité. J’ai été arrêté et emprisonné à « l’abattoir » au Siège de la Police de la Junte. Et finalement, j’ai encore survécu.

Aujourd’hui, j’ai 87 ans et il est très probable que je ne connaisse pas le sauvetage de mon cher pays. Mais je mourrai la conscience tranquille, car je continue à faire mon Devoir envers les idéaux de Liberté et de Justice, et cela je le ferai jusqu’à la fin.

Athènes, le 12 février 2012

Mikis Theodorakis

Traduction en français : Dr. Kalliopi Stiga
http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-vidal/240212/la-verite-pour-la-grece-par-mikis-theodorakis
http://m.leray.over-blog.com/article-mikis-theodorakis-la-verite-sur-la-grece-100347128.html

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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 1 Mar - 10:23

Voici comment fonctionne le circuit fermé, en haut :

1- En décembre 2011, les banques privées européennes empruntent 489 milliards d'euros à la BCE à 1 %. En février 2012, les banques privées européennes empruntent 529,5 milliards d'euros à la BCE à 1 %.

2- Ensuite, avec cet argent, les banques privées européennes prêtent aux Etats européens périphériques. Elles leur demandent de payer des taux d'intérêt très élevés.

3- Enfin, la BCE rachète aux banques privées les obligations des Etats européens périphériques, ou alors la BCE les accepte en collatéral.

4- Pour la France, c’est pareil. Les banques privées françaises empruntent des dizaines de milliards d’euros à la BCE à 1 %. Ensuite, avec cet argent, les banques privées françaises prêtent à l’Etat. Elles demandent à l’Etat de payer un taux d'intérêt de 3 % pour un emprunt de 10 ans.

En haut, ce circuit est un circuit fermé. L'argent tourne dans ce circuit fermé.

L'argent ne descend pas financer l'économie réelle, en bas.

Par exemple, en France :

Mercredi 22 février 2012 :

Resserrement "marqué" du crédit en France selon l'IIF.

La France a connu fin 2011 un resserrement "marqué" du crédit bancaire, ce qui devrait fortement limiter sa croissance économique cette année et l'an prochain, a estimé l'Institut de la finance internationale mercredi.

"Dans la zone euro, les conditions des prêts bancaires ont continué à se resserrer fortement au quatrième trimestre 2011, exacerbant les inquiétudes quant aux perspectives de croissance de la région", a indiqué l'IIF dans une note de conjoncture.

"Le degré de resserrement du crédit a été particulièrement marqué en France et en Italie, tandis qu'il y en avait moins de manifestations en Espagne. Et, comme prévu, les critères des prêts ont continué à s'assouplir en Allemagne", a ajouté cet institut de recherche des grandes banques.

http://www.boursorama.com/actualites/resserrement-marque-du-credit-en-france-selon-l-iif-50b5d2a8fd56af19deb37e3f84673256
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 11 Mar - 14:03


Grèce, laboratoire de l'Europe

Le Chili a été le laboratoire de la mise en œuvre des théories de Friedman, qui ont conduit au développement du libéralisme le plus débridé sur l’ensemble de la planète, en épargnant à l’époque une partie de la « vieille Europe ». La Grèce va servir de phase de test à une nouvelle offensive du capitalisme en Europe, en livrant les économies nationales aux exigences et à la rapacité des marchés financiers.

Au Chili le chaos qui a suivi le coup d’État de Pinochet a permis l’instauration d’une politique ultra libérale. En Grèce c’est la crise de la dette, voulue, entretenue et développée par l’oligarchie financière qui va servir à briser les résistances. Les médias ont soigneusement préparé le terrain, pareils à une véritable propagande de guerre, car c’est bien de cela qu’il s’agit : une guerre contre les peuples, une guerre contre les pauvres, en gros, c’est l’éternelle lutte des classes, à laquelle les classes populaires ont tourné le dos mais que les classes bourgeoises n’ont jamais oubliée. Les médias nous ont présenté les grecs comme fainéants, fraudeurs avec le fisc, vivant au-dessus de leurs moyens avec nonchalance dans une oisiveté coupable, bref, si un pays va mal c’est toujours de la faute de ses pauvres.

En Grèce, les capitalistes veulent tester un système entièrement dominé par des intérêts privés, avec la suppression totale des services publics, la remise en cause des acquis sociaux et une diminution drastique des salaires. Les mesures et les sacrifices que l’on demande aux Grecs, ce n’est pas pour assainir leurs finances, mais pour pouvoir continuer à rembourser leurs créanciers. Après avoir interdit aux banques nationales et à la BCE la possibilité de prêter de l’argent aux États et imposé le recours à l’emprunt auprès des établissements financiers privés afin de créer la dette, les capitalistes ont spéculé pour en arriver à cette situation, et maintenant qu’ils sentent la mise à mort arriver, ils sont pressés de toucher « les dividendes » de leur turpitude.

Dans la Constitution grecque il est écrit que les plus riches (les armateurs) sont exemptés d’impôts ! L’Église orthodoxe grecque, le plus grand propriétaire foncier de Grèce, dispose d’un privilège fiscal. En pourcentage du PIB, la Grèce est le pays de l’UE qui dépense le plus en armement, La Grèce consacre plus d’argent à sa Défense qu’à l’Éducation pour le grand bonheur des États et des marchands d’armes européens ou américains. L’impôt n’est payé que par ceux que l’État peut contrôler, puisque c’est lui qui les paye : les retraités et les fonctionnaires. Les professions libérales sont épargnées, alors que dans leur écrasante majorité elles fraudent de façon notoire. Les médecins par exemple déclarent en général moins de 20.000 euros par an. On met toujours la faute sur les plus pauvres, alors que ce qui coûte le plus cher à une nation, ce sont ses riches !

Actuellement le peuple grec lutte jour après jour. Bien sûr ces luttes sont très mal relayées par nos médias, qui nous parlent plutôt de la tyrannie du régime syrien, mais dites-vous bien que le bonheur du peuple syrien, grecque ou français, nos dirigeants n’en ont rien à faire, ils ne prennent position que par rapport à leurs intérêts, et non par rapport à un sentiment humaniste ou « des droits de l’homme ». D’ailleurs nos gouvernants se sont toujours bien entendus et ont même soutenus les dictateurs les plus sanguinaires pourvu qu’ils maintiennent dans leur pays un régime conforme à nos intérêts, enfin aux intérêts de la classe capitaliste qui nous gouverne, et cela que ce soit sous un gouvernement de droite ou « dit » de gauche. Aucun gouvernement si tyrannique soit-il n’a rien à craindre tant qu’il ne va pas à l’encontre des intérêts de nos puissantes multinationales, « approuvez le système et nous vous fournirons les moyens pour réprimer votre population ». Ces gens-là trouvent justes toutes les mesures prises contre le peuple grec et ensuite, ils voteront les mesures qui seront prises contre vous. Pour eux vous êtes une quantité négligeable, vous êtes juste bon à produire, vous reproduire et à mourir, ne vous faites aucune illusion !

La Grèce est un laboratoire et préfigure ce que sera l’Europe de demain, car ne rêvez pas, votre tour viendra, plus ou moins vite mais il viendra, vouloir gagner du temps ne sert à rien, il vaut mieux agir maintenant que réagir demain. Mais si vous ne faites rien et acceptez votre sort, alors faites le dignement et arrêtez de vous plaindre !

Robert Gil
11 mars 2012
http://actualutte.info/nouvelles-du-monde/europe/item/211-gr%C3%A8ce-laboratoire-de-leurope
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 11 Mar - 14:12


L'Europe arme la Grèce malgré la crise

Les pays de l’UE ont ainsi vendu pour plus d’un milliard d’euros de matériel militaire à Athènes en 2010, en même temps qu’ils négociaient le premier plan d'aide au pays plombé par sa dette. Premier fournisseur européen : la France.

Selon les données publiées au Journal officiel de l’UE, les importations grecques auprès de l’industrie européenne se sont élevées à 1,054 milliard d’euros, soit près de 15% du total de ses importations d’armement (un peu plus de 7 milliards d’euros selon le très sérieux institut suédois SIPRI).

Cinq pays tirent leur épingle du jeu, qui représentent 99,8% de ces ventes d’armement européen à la Grèce : la France, l’Italie, les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Espagne. Autrement dit, les même pays qui mettaient la pression sur la Grèce en 2010 pour qu’elle coupe dans ses dépenses et mérite son plan d’aide de 110 milliards, accordé le 2 mai contre un plan d’économie de 30 milliards d’euros.

La France en tête

Parmi ce quintette d’exportateurs, la France écrase ses concurrents : elle a ainsi écoulé quelque 876 millions d’euros d’armement sur le marché grec en 2010, soit 83% du total des importations d’armes européennes vers Athènes. Dans le colis, entre autres produits de première nécessité pour un pays économiquement à la dérive, 793 millions d’euros de défense aérienne et 58 millions de bombes et missiles. L’Italie a quant à elle vendu armes d’artillerie (19 M€) et équipement aérien (31M€), l’Allemagne des véhicules terrestres (24M€) et les Pays-Bas des outils de surveillance (52M€).

Aucun lien entre plan de sauvetage et contrat d’armement, clament les différentes parties. Mais en 2010 déjà, les soupçons de pressions sur Athènes étaient grands. "Personne ne dit 'Achetez nos navires de guerre ou vous n’aurez pas votre plan de sauvetage', mais il est clair qu'ils seront plus conciliants si on le fait", confiait alors anonymement à l'agence Reuters un conseiller du premier ministre de l'époque, Georges Papandréou.
[...]
www.wikistrike.com/article-les-pays-de-l-ue-ont-vendu-de-1-milliard-d-d-armes-a-athenes-en-2010-alors-qu-ils-negociaient-le-101034607.html

Des armes de l'ami Dassault ?
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 11 Mar - 14:51

Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne : la situation est de pire en pire.

Dans ces cinq pays, l'économie réelle agonise.

1- Le Portugal :

Le Portugal pourrait être contraint à demander une aide supplémentaire à ses créanciers.

« Il y a un risque que l’ajustement budgétaire conduise à une contraction plus grande » que prévu a indiqué au quotidien Jornal de Negocios, l’Ethiopien Abebe Selassié, représentant le FMI au sein de la « Troïka » (UE-FMI-BCE) des créanciers du Portugal.

En raison des mesures de rigueur – réduction des salaires des fonctionnaires, des retraites et des prestations sociales, hausse généralisée des impôts – l’économie portugaise devrait reculer cette année de – 3,3 % et le chômage atteindre 14,5 % fin 2012.

Ces mauvaises prévisions ont suscité des craintes selon lesquelles le Portugal pourrait être contraint à demander une aide supplémentaire à ses créanciers voire même une restructuration de sa dette.

2- L'Irlande :

L'Irlande pourrait avoir besoin d'un second plan de sauvetage.

Ireland is likely to need a second bailout when its current aid program ends, rating agency Moody’s warned today.

In its weekly credit outlook report, Moody’s also warned a No vote in the upcoming fiscal treaty referendum would bar Ireland from receiving further funds under the European Stability Mechanism (ESM).

The agency predicted the Government would have to rely on the ESM for additional funding after the existing bailout program expires in 2014.

http://www.irishtimes.com/newspaper/breaking/2012/0305/breaking27.html

3- L'Italie :

L'Italie, entrée en récession fin 2011, a accusé une chute de sa production industrielle de - 2,5 % en janvier sur un mois, soit beaucoup plus importante que prévu, annoncé vendredi 9 mars l'institut de statistiques Istat dans un communiqué.

Cette chute de la production de l'industrie italienne, pilier de la troisième économie de la zone euro, est largement supérieure au repli de - 0,8 % attendu par les économistes, selon un consensus établi par Dow Jones Newswires.

Exprimée en données corrigées des variations saisonnières, elle intervient après une hausse de 1,2 % en décembre.

Sur un an, en données corrigées des variations calendaires, la production industrielle a accusé une chute de - 5 % alors que les économistes tablaient sur un repli de - 0,5 %, toujours selon Dow Jones Newswires.

Sur un mois, les secteurs ayant accusé les plus forts replis de leur production sont notamment l'industrie du bois et du papier (- 7,1 %), l'industrie pharmaceutique (- 4,9 %) ou les machines-outils (- 4,1 %).

Plombée par des plans d'austérité à la chaîne destinés à rassurer les marchés, l'économie italienne est entrée en récession fin 2011 avec un repli de son PIB de - 0,7 % au quatrième trimestre après un recul de - 0,2 % au troisième trimestre.

Pour cette année, le gouvernement table sur un repli du PIB de - 0,4 %. Mais les institutions internationales sont beaucoup plus pessimistes : Bruxelles s'attend à une contraction de - 1,3 %, et le FMI prévoit une baisse de - 2,2 %.

http://www.romandie.com/news/n/Italie_chute_de_25_de_la_production_industrielle_en_janvier090320121031.asp

4- La Grèce :

Un nouveau plan pour la Grèce probable d'ici deux à trois ans.

Après l'effacement de dette historique avec ses créanciers privés, Athènes risque d'être obligée de demander aux créanciers publics d'alléger son fardeau.

La diffusion d'un document confidentiel du FMI montre l'étendue du problème : pour que la trajectoire de dette grecque revienne à un niveau soutenable, fixé à 120 % du PIB d'ici 2020, il aurait fallu qu'au moins 95 % des investisseurs participent à l'opération d'échange bouclée jeudi 8 mars. Dès lors, pour un certain nombre de spécialistes, la restructuration historique qui est en cours n'empêchera pas un nouvel effort des créanciers dans quelques années.

« Les estimations de croissance retenues pour la Grèce à moyen terme sont trop optimistes », souligne Jacques Cailloux, chez RBS. Il rappelle que la Troïka, dans son premier rapport, avait par exemple anticipé une contraction de l'activité de 2,6 % en 2011, alors que la réalité risque d'être plus proche de 6 %. « Pour l'avenir, nous prévoyons une croissance de 2,5 % à partir de 2015, alors que la Troïka table sur 4 %. »

Autre hypothèse irréaliste selon l'économiste de RBS : la balance primaire (balance budgétaire hors intérêts de la dette). « Le scénario d'un excédent primaire moyen de 4,5 % sur la période 2014-2020 ne tient pas. » Dès lors, pour Jacques Cailloux, sans un nouveau plan d'aide, le niveau d'endettement par rapport au PIB risque d'atteindre 160 % en 2020.

Un risque encore plus important attend Athènes : le risque politique. La colère du peuple grec pourrait se traduire prochainement dans les urnes. Les intentions de vote inquiètent déjà la communauté internationale : le Pasok (le parti actuellement au pouvoir) et son rival Nouvelle Démocratie sont en déclin, alors que les partis des extrêmes font une percée. Les objectifs de rigueur assignés à Athènes pourraient dès lors être sérieusement menacés.

« Le nouveau plan d'aide de 130 milliards d'euros est censé couvrir complètement les besoins de financement d'Athènes jusqu'à la fin 2014 », rappelle Ioannis Sokos, chez BNP Paribas. « Cela signifie qu'en 2015, la Grèce devra soit bénéficier d'un nouveau programme de soutien, soit emprunter sur les marchés, soit faire défaut et opérer une nouvelle restructuration de sa dette . » Or, à ce jour, aucun analyste ne croit que le pays pourra faire appel aux marchés financiers dès 2015...

Les autres scénarios mettent les créanciers officiels de la Grèce en première ligne. « La dette grecque va passer des mains du privé au public, à savoir le FMI, l'Union européenne, le Fonds de stabilité européen (FESF), et la Banque centrale européenne », explique Ioannis Sokos. Selon lui, en 2015, le FESF aura une créance de 167 milliards d'euros sur Athènes, celle de l'UE et du FMI atteindra 64 milliards. En face, les obligations grecques détenus par les investisseurs, ne représenteront que 62 milliards, soit 18 % de la dette.

Selon OpenEurope, un cercle de réflexion britannique, la dette entre les mains des prêteurs officiels va passer de 36 % en ce début d'année à 85 % d'ici 2015 %. Une vraie menace pour les contribuables de la zone euro.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201940494675-un-nouveau-plan-pour-la-grece-probable-d-ici-deux-a-trois-ans-300159.php

5- L'Espagne :

Tous les indicateurs sont dans le rouge. Le gouvernement espagnol prévoit un recul du PIB de - 1,7 % en 2012, a annoncé vendredi 2 mars la porte-parole du gouvernement Soraya Saenz de Santamaria, alors que le pays s'apprête à entrer en récession. Le PIB espagnol était en effet recul de - 0,3 % au quatrième trimestre et "cette tendance va se maintenir durant encore deux trimestres", a précisé le ministre de l'Economie Luis de Guindos.

Le gouvernement entend se fixer "un cadre macroéconomique qui part d'une prévision de croissance négative de - 1,7 %", a affirmé Soraya Saenz de Santamaria. Un chiffre qui va au-delà de la prévision de la banque centrale espagnole qui tablait sur un recul de l'activité de - 1,5 %, n'espérant qu'une "modeste reprise" en 2013.

Le déficit public espagnol va nettement dépasser l'objectif prévu en 2012 et atteindre 5,8 % du PIB, avait averti peu auparavant, à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, le chef du gouvernement, Mariano Rajoy.

Problème : ces résultats ne permettent pas à Madrid de respecter ses engagements auprès de la Commission européenne.

L'Espagne souffre en outre d'un chômage de masse - le plus élevé d'Europe - avec près de 23 % de la population active qui est sans emploi. Et de ce côté là non plus, les choses n'iront pas en s'arrangeant puisque le gouvernement ibère prévoit un taux de chômage de 24,3 % en 2012.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120302trib000686003/chomage-dette-recession-le-cocktail-perdant-de-l-espagne-en-2012.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Lun 12 Mar - 17:42


Goldman Sachs, grand gagnant de la crise de la dette grecque

Deux journalistes de l'agence Bloomberg, Nick Dunbar et Elisa Martinuzzi, révèlent que le maquillage des comptes du pays en juin 2001 a rapporté 600 millions de dollars à la banque d'affaires américaine...

Alors que la Grèce commence tout juste à respirer au lendemain du succès de la restructuration de sa dette, une enquête publiée mardi par Bloomberg lève le voile sur un épisode crucial du naufrage grec.
Ces révélations ont été rendues possibles par les premiers témoignages publics de deux personnages-clés de la transaction qui a permis à la Grèce dissimuler à ses partenaires européens l'ampleur de son endettement : Christoforos Sardelis, responsable du bureau de gestion de la dette à Athènes entre 1999 et 2004, et Spyros Papanicolaou, son successeur de 2005-2010.

Au cœur de l’engrenage : un accord de «swap» conclu avec la banque d’affaires Goldman Sachs en juin 2001. En pratique, l’opération consistait à échanger la dette contractée par la Grèce en dollars et en yens, contre un prêt en euros auprès de Goldman Sachs. Un échange réalisé en utilisant un taux de change «fictif, historique», explique les auteurs de l’enquête. [...]

En quatre ans, la dette ainsi contractée par la Grèce auprès de Goldman Sachs allait bondir de 2,8 milliards à 5,1 milliards d'euros.

«Des techniques utilisées par bon nombre de gouvernements européens»
Mais pour la banque, l’affaire a été plus que juteuse : selon Spyros Papanicolaou, «le jour de la conclusion de l’accord en 2001, le gouvernement devait à la banque environ 600 millions de d’euros de plus que les 28 milliards qu’il avait empruntés». [...]
www.20minutes.fr/economie/895103-goldman-sachs-grand-gagnant-crise-dette-grecque

Marc Roche : comment Goldman Sachs dirige le monde
Correspondant permanent à Londres du journal Le Monde depuis 1997 et ancien correspondant dans la capitale britannique du magazine Le Point, Marc Roche est spécialiste de la monarchie et des investigations financières. Il collabore également aux quotidiens Le Soir, en Belgique, et La Tribune de Genève, en Suisse.
Pour Philippe Alexandre, "l'excellent livre de Marc Roche est une anthologie des coups tordus et meurtriers qui ont ébranlé la planète".
www.wat.tv/video/marc-roche-journaliste-auteur-32tp3_2exyh_.html cyclops
http://phynances.blogspot.com/2010/09/marc-roche-comment-goldman-sachs-dirige.html

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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 13 Avr - 8:37


La Grèce commence la vente de ses actifs nationaux

Les discussions sur les soldes des actifs nationaux grecs se sont terminées, Athènes est passé aux actes concrets. Gazprom participe par exemple à l’appel d’offres lancé pour l’achat du géant gazier DEPA. Les compagnies pétrolières et les compagnies des eaux, les autoroutes et les chemins de fer, les aéroports, les ports maritimes et les stations balnéaires sont mis en vente. Cependant, il ne s'agit pas de la perte de la souveraineté, racontent les experts.

Le gouvernement grec vend ses parts dans l'économie nationale aux investisseurs étrangers dans le cadre de la privatisation, coordonné avec les créditeurs de l'UE et le FMI. Pour recevoir leur aide les Grecs doivent réduire les dépenses budgétaires de 20 milliards d'Euros d'ici à 2015. D'ici à 2017 cette somme doit atteindre 50 milliards. L'année dernière Athènes hésitait à procéder à la privatisation et elle négociait avec les investisseurs potentiels en les rebutant par leur lenteur. Cependant, la situation a poussé la Grèce à se dépêcher.

Le Vice-président de l'Association des entrepreneurs Delovaya Rossia Anton Danilov-Danilian a raconté à La Voix de la Russie que ces derniers temps les Grecs en Russie sont devenus beaucoup plus actifs. Les représentants de l'ambassade grecque et l'ambassadeur visitent souvent des forums différents où participent les investisseurs russes et ils les invitent activement en Grèce. En octobre 2011 les Grecs ont négocié avec le monopoliste russe les Chemins de fer de Russie sur la vente possible des Chemins de fer de Grèce. Les Grecs ont également intéressé la partie russe par la participation possible à la privatisation de la compagnie minière de nickel « Larco ». Cette année plusieurs investisseurs russes vont prétendre aux compagnies grecques : le géant gazier DEPA et la compagnie pétrolière Hellenic Petroleum.

La Turquie est très intéressée par les ventes qui commencent en Grèce. Les voisins les plus proches des Grecs s'intéressent aux ports maritimes du Pirée et de Thessalonique, aux stations balnéaires et aux biens immobiliers qui s'y trouvent. Bien sûr les soldes grandioses ne vont pas se passer sans la participation des compagnies américaines et européennes. Cependant, si cette liquidation peut résoudre même partiellement les problèmes grecs, finalement elle pourrait mettre le pays dans une situation encore plus difficile, a souligné dans son interview accordée à La Voix de la Russie le Directeur de l'Institut des problèmes de la mondialisation Mikhaïl Deliaguine.

‘Le problème de la Grèce ne consiste pas en ce qu'elle a des dettes, mais il consiste en ce que l'industrie n'y est pas très développée. Et quand elle aura vendu ce qui travaille et rapporte, elle aura encore moins de production. Il n'est pas certain qu'elle puisse "exister" après cela. [...]’
(...)
http://french.ruvr.ru/2012_04_10/dette-crise-economique-Grece/

La crise provoque une vague de suicides en Italie

Un réseau d'aide psychologique vient d'être mis en place en Italie, face à une série de suicides de chômeurs, petits entrepreneurs et artisans embourbés dans leurs dettes.

Ces dernières semaines, les médias de la péninsule se font presque tous les jours l’écho du geste désespéré d’un entrepreneur croulant sous les dettes et ne voyant que la fermeture comme avenir pour son entreprise ou de salariés licenciés sans espoir au moment où le chômage a atteint un niveau record à 9,3% en février.
L’un des cas ayant le plus choqué le pays est l’immolation par le feu fin mars à Bologne (nord) d’un maçon poursuivi pour ne pas avoir payé ses impôts, décédé après neuf jours d’agonie. Des drames qui suscitent une forte émotion dans le pays.

Il s’agit "du reflet d’une situation insoutenable" sur le plan économique et social et non de "faits divers isolés", a jugé Sergio Marchionne, le patron du groupe automobile Fiat, la plus grande entreprise du pays.

Le numéro un du parti Italie des Valeurs (gauche), Antonio Di Pietro, a en revanche suscité une vive polémique en attaquant le chef du gouvernement Mario Monti qui a, selon lui, "ces suicides sur la conscience" alors qu’il "raconte des mensonges dans les journaux sur la crise qui serait finie".

Déjà frappée par une crise profonde en 2009, l’Italie, plombée par la crise de la dette et des plans d’austérité à la chaîne destinés à rassurer les marchés, vient de replonger dans la récession à la fin de l’an passé.
Face à cette recrudescence des suicides, l’organisation "Entreprises qui résistent" ("Imprese che resistono") vient de mettre en place dans plusieurs régions un réseau d’aide psychologique baptisé TerraFerma pour permettre aux entrepreneurs ou aux salariés de parler de leurs problèmes. [...]
www.24heures.ch/monde/europe/La-crise-provoque-une-vague-de-suicides-en-Italie/story/17269039

Loi anti-manifestations drastique en Espagne
Le ministre de l’intérieur, Jorge Fernández Díaz, a justifié aujourd’hui au Congrès la réforme nécessaire contre ce qu’il appelle “une spirale de violence” pratiquée parce ceux qu’il a définis comme des “collectifs anti-système”.

Les violences ne seront pas les seules impliquées dans le projet de lois, il souhaite y inclure comme délit d’”atteinte à l’autorité”, la résistance passive.
Les appels à la violence via internet seraient également punis par la loi…

Les commentaires des internautes de Publico.es :
“En cambio, la autoridad puede matar impunemente con pelotas de goma.”
“Ahora va a resultar que Twitter es un arma de destrucción masiva…”
“Alucino, bueno no, son de educación fascistas, qué esperábamos”
http://veritesetmensonges.wordpress.com/2012/04/11/loie-anti-manifestation-drastique-en-espagne/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 13 Avr - 9:35

L’Europe supranationale est née le 25 mars 1957. Son acte de naissance a été le traité de Rome.

L’Europe supranationale a vécu quelques décennies.

A partir de 2007, une crise très violente a été l’occasion de tester les fondations de cette Europe supranationale.

En clair :

Est-ce que la soi-disant « solidarité européenne » existe ? Ou alors est-ce que ce n’était qu’une légende ?

Les années 2007-2008-2009-2010-2011 ont donné la réponse :

1- Les Etats européens surendettés ont demandé que les Etats européens riches donnent de l’argent pour les sauver. MAIS DANS LA REALITE les Etats Européens riches ont refusé de donner de l’argent. Les Etats européens riches ont prêté de l’argent aux Etats européens surendettés. Les Etats européens riches ont rajouté des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasaient les Etats européens surendettés.

2- Les Etats européens surendettés ont demandé la création d’euro-obligations. MAIS DANS LA REALITE les Etats européens riches ont refusé la création d’euro-obligations. Les Etats européens riches ne veulent pas payer un taux d’intérêt supérieur au taux d’intérêt qu’ils paient aujourd’hui lorsqu’ils lancent un emprunt.

3- Les Etats européens surendettés ont demandé l’augmentation du budget de l’Union Européenne. MAIS DANS LA REALITE les Etats européens riches ont refusé de donner davantage d’argent au budget de l’Union Européenne.

Les neuf Etats européens les plus riches ont refusé de donner davantage d'argent au budget de l'Union Européenne.

La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas, la Finlande, la Slovaquie, le Danemark et la Suède ont refusé de donner davantage d'argent au budget de l'Union Européenne.


Conséquence : le budget de l’Union Européenne restera au niveau minable de 1 % du PIB de l’Union Européenne pour la période 2014-2020.

Depuis 2007, à chaque fois que les Etats européens surendettés ont demandé un geste CONCRET de solidarité, les Etats européens riches ont refusé.

Les années 2007-2011 nous ont montré ceci :

Dans les bla-bla-bla, dans les grands discours, les bisounours nous parlent de la soi-disant « solidarité européenne ». MAIS DANS LA REALITE, au moment de donner de l’argent, il n’y a plus personne.

Les Etats européens riches ne veulent pas donner de l’argent pour sauver de la faillite les Etats européens surendettés.

La solidarité européenne, ça n’existe pas.

Les fondations sur lesquelles les bisounours ont construit l’Europe supranationale n’existent pas. Et donc l’Europe supranationale est en train de mourir.

C’est cette réalité que le monde entier est en train de comprendre : l’idée européenne, c’était une légende.

L’idée européenne, c’était une croyance religieuse.

De plus en plus de gens commencent à comprendre que l’Europe supranationale a été construite sur une légende.

Comme d’habitude, les riches ont été les premiers à comprendre que tout le système européen supranational est en train de s’effondrer : depuis plus d’un an, les Européens les plus riches transfèrent leur épargne, leurs capitaux, etc, etc, en-dehors de l’Union Européenne.

Quand les riches quittent le paquebot sur des canots de sauvetage, ça signifie que le paquebot coule.

L’Union Européenne est en train de mourir en ce moment-même, sous nos yeux.

Seuls les aveugles ne le voient pas.

http://www.boursorama.com/actualites/sarkozy-la-france-demandera-le-gel-de-sa-contribution-au-budget-de-l-ue-efc70ef6a61426a5ace4653f8461f41c
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 13 Avr - 14:07


La Grèce commence la vente de ses actifs nationaux

Les discussions sur les soldes des actifs nationaux grecs se sont terminées, Athènes est passé aux actes concrets. Gazprom participe par exemple à l’appel d’offres lancé pour l’achat du géant gazier DEPA. Les compagnies pétrolières et les compagnies des eaux, les autoroutes et les chemins de fer, les aéroports, les ports maritimes et les stations balnéaires sont mis en vente. Cependant, il ne s'agit pas de la perte de la souveraineté, racontent les experts.

Le gouvernement grec vend ses parts dans l'économie nationale aux investisseurs étrangers dans le cadre de la privatisation, coordonné avec les créditeurs de l'UE et le FMI. Pour recevoir leur aide les Grecs doivent réduire les dépenses budgétaires de 20 milliards d'Euros d'ici à 2015. D'ici à 2017 cette somme doit atteindre 50 milliards. L'année dernière Athènes hésitait à procéder à la privatisation et elle négociait avec les investisseurs potentiels en les rebutant par leur lenteur. Cependant, la situation a poussé la Grèce à se dépêcher.

Le Vice-président de l'Association des entrepreneurs Delovaya Rossia Anton Danilov-Danilian a raconté à La Voix de la Russie que ces derniers temps les Grecs en Russie sont devenus beaucoup plus actifs. Les représentants de l'ambassade grecque et l'ambassadeur visitent souvent des forums différents où participent les investisseurs russes et ils les invitent activement en Grèce. En octobre 2011 les Grecs ont négocié avec le monopoliste russe les Chemins de fer de Russie sur la vente possible des Chemins de fer de Grèce. Les Grecs ont également intéressé la partie russe par la participation possible à la privatisation de la compagnie minière de nickel « Larco ». Cette année plusieurs investisseurs russes vont prétendre aux compagnies grecques : le géant gazier DEPA et la compagnie pétrolière Hellenic Petroleum.

La Turquie est très intéressée par les ventes qui commencent en Grèce. Les voisins les plus proches des Grecs s'intéressent aux ports maritimes du Pirée et de Thessalonique, aux stations balnéaires et aux biens immobiliers qui s'y trouvent. Bien sûr les soldes grandioses ne vont pas se passer sans la participation des compagnies américaines et européennes. Cependant, si cette liquidation peut résoudre même partiellement les problèmes grecs, finalement elle pourrait mettre le pays dans une situation encore plus difficile, a souligné dans son interview accordée à La Voix de la Russie le Directeur de l'Institut des problèmes de la mondialisation Mikhaïl Deliaguine.

‘Le problème de la Grèce ne consiste pas en ce qu'elle a des dettes, mais il consiste en ce que l'industrie n'y est pas très développée. Et quand elle aura vendu ce qui travaille et rapporte, elle aura encore moins de production. Il n'est pas certain qu'elle puisse "exister" après cela. [...]’
(...)
http://french.ruvr.ru/2012_04_10/dette-crise-economique-Grece/

La crise provoque une vague de suicides en Italie

Un réseau d'aide psychologique vient d'être mis en place en Italie, face à une série de suicides de chômeurs, petits entrepreneurs et artisans embourbés dans leurs dettes.

Ces dernières semaines, les médias de la péninsule se font presque tous les jours l’écho du geste désespéré d’un entrepreneur croulant sous les dettes et ne voyant que la fermeture comme avenir pour son entreprise ou de salariés licenciés sans espoir au moment où le chômage a atteint un niveau record à 9,3% en février.
L’un des cas ayant le plus choqué le pays est l’immolation par le feu fin mars à Bologne (nord) d’un maçon poursuivi pour ne pas avoir payé ses impôts, décédé après neuf jours d’agonie. Des drames qui suscitent une forte émotion dans le pays.

Il s’agit "du reflet d’une situation insoutenable" sur le plan économique et social et non de "faits divers isolés", a jugé Sergio Marchionne, le patron du groupe automobile Fiat, la plus grande entreprise du pays.

Le numéro un du parti Italie des Valeurs (gauche), Antonio Di Pietro, a en revanche suscité une vive polémique en attaquant le chef du gouvernement Mario Monti qui a, selon lui, "ces suicides sur la conscience" alors qu’il "raconte des mensonges dans les journaux sur la crise qui serait finie".

Déjà frappée par une crise profonde en 2009, l’Italie, plombée par la crise de la dette et des plans d’austérité à la chaîne destinés à rassurer les marchés, vient de replonger dans la récession à la fin de l’an passé.
Face à cette recrudescence des suicides, l’organisation "Entreprises qui résistent" ("Imprese che resistono") vient de mettre en place dans plusieurs régions un réseau d’aide psychologique baptisé TerraFerma pour permettre aux entrepreneurs ou aux salariés de parler de leurs problèmes. [...]
www.24heures.ch/monde/europe/La-crise-provoque-une-vague-de-suicides-en-Italie/story/17269039

Loi anti-manifestations drastique en Espagne
Le ministre de l’intérieur, Jorge Fernández Díaz, a justifié aujourd’hui au Congrès la réforme nécessaire contre ce qu’il appelle “une spirale de violence” pratiquée parce ceux qu’il a définis comme des “collectifs anti-système”.

Les violences ne seront pas les seules impliquées dans le projet de lois, il souhaite y inclure comme délit d’”atteinte à l’autorité”, la résistance passive.
Les appels à la violence via internet seraient également punis par la loi…

Les commentaires des internautes de Publico.es :
“En cambio, la autoridad puede matar impunemente con pelotas de goma.”
“Ahora va a resultar que Twitter es un arma de destrucción masiva…”
“Alucino, bueno no, son de educación fascistas, qué esperábamos”
http://veritesetmensonges.wordpress.com/2012/04/11/loie-anti-manifestation-drastique-en-espagne/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 13 Avr - 21:37

14 avril 1912 :

Le Titanic vire, mais heurte l'iceberg par tribord et le choc fait sauter les rivets, ouvrant ainsi une voie d'eau dans la coque sous la ligne de flottaison. Les portes étanches sont alors immédiatement fermées par Murdoch afin d'éviter une voie d'eau plus importante. Mais l'eau commence à envahir les cinq premiers compartiments du bateau. Or, le Titanic ne peut flotter qu'avec au maximum quatre de ses compartiments remplis d'eau.

Source : article "Titanic" dans Wikipedia.

Cent ans plus tard, presque jour pour jour : le Titanic "ZONE EURO" a cinq compartiments remplis d'eau.

L'eau est entrée dans le compartiment grec, ensuite l'eau est entrée dans le compartiment irlandais, ensuite l'eau est entrée dans le compartiment portugais.

Maintenant, l'eau entre dans le compartiment espagnol et dans le compartiment italien.

L'Espagne et l'Italie entraînent maintenant tous les autres Etats européens vers le fond de la mer.

Comment les Bourses réagissent-elles au naufrage de l'Espagne et de l'Italie ?

Italie : - 3.43%
Espagne : - 3.58%
Suisse : - 0.87%
Pays-Bas : - 1.53%
France : - 2.47%
Norvège : - 1.01%
Russie : - 0.46%
Pologne : - 1.26%
Allemagne : - 2.36%
Belgique : - 1.53%
Royaume Uni : - 1.03%

Le Titanic « ZONE EURO » prend l'eau de toutes parts.

http://www.youtube.com/watch?v=Vxz8p3QdD3Q
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 30 Juin - 10:09


UE, USA, banquiers, sociétés pétrolières : voleurs et assassins !

Trop, c'est trop !! J'accuse
Par Marie Caroline Porteu

Voici quelque mois, j'ai écrit un billet intitulé Décolonisons l'Europe de l'Occupation Financière*.

Il y a quelques semaines j'en ai écrit un autre intitulé : Ceci n'est pas un complot mais une stratégie**.

Je ne pensais pas avoir ce matin une démonstration aussi éclatante de la réalité de ces deux observations.

La Grèce a visiblement dans ses eaux maritimes des gisements pétroliers et gaziers d'une importance et d'une richesse exceptionnelles.
Cette nouvelle devrait faire la une de tous les journaux et un article remarquablement détaillé a été écrit sur le sujet en mars 2012 par F. William Engdahl, journaliste américain, spécialiste des questions énergétiques et géopolitiques.

Depuis des millénaires, les richesses d'un sous-sol ou des eaux territoriales d'un pays appartiennent au pays lui-même et à son peuple. Il n'y a même pas besoin de se référer à une quelconque doctrine idéologique pour le savoir et le constater... Ces gisements seraient visiblement totalement suffisants pour permettre à la Grèce de se désendetter.

Foskolos déclare qu'il y aurait 22 milliards de barils de pétrole au sud de la Crète ; il estime les perspectives de développement en la matière à 2016-2017, et déclare que le sud de la Crète est aussi riche que l’Iran.

Les lois édictées par la Commission européenne en 2007, concernant la libéralisation du marché de l'énergie et la possibilité de privatiser les entreprises publiques exploitant et distribuant ces ressources ont permis aux banques d'investissement américaines de s'approprier en toute impunité, en profitant d'un marché totalement déstabilisé par la prétendue Crise des dettes souveraines européennes, une partie des infrastructures européennes de transport d'énergie.

L'Europe colonisée est en train de franchir une étape de plus, puisque la Société Noble Energy, qui n'a même pas été à l'origine des découvertes des gisements grecs (c'est l’État grec lui-même qui a fait visiblement fait faire ces recherches), revendique 60% de cette future production.

Selon un rapport de l’analyste politique Aristote Vassilakis publié en juillet 2011, l’objectif de Washington en poussant ainsi la Grèce et la Turquie à unir leurs forces sur le pétrole et le gaz réside dans le partage prévu des revenus de ces exploitations. Selon son rapport, Washington propose que la Grèce obtienne 20 % du chiffre d’affaires, la Turquie 20 % et la société états-unienne Noble Energy, société qui a déjà assuré le forage dans les eaux israéliennes et au large des cotés grecques, obtiendrait la part du lion, c’est à dire 60 % [12].

Bill, l’époux de la secrétaire d’État Hillary, est lobbyiste à Washington pour le compte de Noble Energy. [13]

Je crois qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter beaucoup de commentaires à cet invraisemblable escroquerie dont le peuple grec risque de se retrouver une fois de plus la victime...sachant que récemment, l'Allemagne, par la voix du PDG de la Deutsche Bank demandait l'accélération des privatisations de services publics européens .

L'omerta médiatique ne devient rien d'autre qu'une complicité active de crimes insensés. Je ne sais plus qui parlait de génocide financier concernant la Grèce ou l'Europe... mais on peut désormais ajouter le terme de colonisation et d'occupation, favorisée par nos médias et bien sûr par les membres de la Commission européenne. L'Allemagne avait d'ailleurs prévu un plan de relance pour la Grèce, incluant des zones franches favorisant les investissements étrangers avec une dérégulation totale du marché de l'emploi grec... : nouveaux camps de travail européens ?

Si cette information avait été un minimum relayée par les médias , les taux d'emprunt de l’État grec seraient sans doute au même niveau que ceux de la France et de l'Allemagne. Les intérêts financiers prélevés sur les Grecs, comme les plans d'austérité, ne sont donc que les conséquences d'une immense escroquerie, à laquelle les médias ont participé par leur silence .

La Grèce est le pays le plus riche de toute l'Europe !!! Ses taux d'emprunt d’État devraient être inférieurs à ceux de l'Allemagne !!!!

La prochaine étape : ce sera une taxe perçue par les entreprises américaines sur l'air qu'on respire ?? La taxe carbone étant déjà dans leurs mains comme le montre les acteurs financiers du Carbone Disclosure Project... qui sont :
HSBC, JPMorgan Chase, Bank of America, Merrill Lynch, Goldman Sachs, American International Group, and State Street Corp.

Ne vous demandez d'ailleurs pas qui a intérêt à la nouvelle campagne de désinformation sur la pollution des diesels.

Trop c'est trop... et je pense qu'il n'est pas besoin de beaucoup de mots pour montrer que la seule priorité est de mettre fin à cette colonisation et à ce hold-up inadmissible, qui se fait de plus avec la complicité de ceux qui sont supposés servir les intérêts des Européens... Je n'appellerai pas mon billet l'Europe des Vendus , mais je pense que ce titre serait tout à fait pertinent.

Une information était sortie le 13 Janvier 2012 sur ces découvertes... AUCUN MÉDIA n'a trouvé jugé utile de la relayer alors qu'elle était d'une importance capitale. Où sont les appels d'offre ??

Modification effectuée le 24 JUIN : l'horizon se dégage pour savoir qui fait quoi :

La Société Latsis visiblement majoritaire dans le Groupe Hellenic Petroleum, également actionnaire de la Société Energean qui exploite déjà deux forages en Grèce, cherche activement des partenaires pour ces forages et ces explorations :

From the local energy market, however, interest has been shown by Hellenic Petroleum, which, according to a previous statement by CEO Yiannis Costopoulos, will be participating in the tender either independently or with a partner. The group is apparently already in search of a partner as, according to sources, it extended an invitation to potential investors for the exploration and production of hydrocarbons at a recent presentation in London.

The Latsis Group, which owns a majority stake in Hellenic Petroleum, appears to be moving in this direction too, following its withdrawal from the natural gas market.

Its interest in the reserves found in Katakolo, western Greece, has also been made public by Energean Oil & Gas, which is currently developing the Prinos oil field in the northern Aegean.


Last but not least, Greek construction firm J&P Avax has apparently held exploratory talks for participating in the conceded areas of Ioannina, Katakolo and the Gulf of Patra, while it also seems that the hydrocarbon market has left Motor Oil, which is active in North Africa, unmoved so far.

Il semble utile de préciser à ce stade que Latsis entretient des relations très étroites avec Barroso, ce qui peut éclairer les décisions de la Commission Européenne... et je ne peux que recommander la lecture du fabuleux Billet de Vivre est un village sur ce sujet précis :

Ils ont aussi - et surtout - découvert que les entreprises de Spiro Latsis avaient eu au moins à six reprises, depuis 1999, les honneurs de la Commission européenne dans ses avis ou décisions. Ainsi, de 1999 à 2004, la banque du groupe grec, EFG Eurobank, a été choisie par la Commission pour faire transiter l’argent des financements européens en Grèce. De même, l’exécutif européen a autorisé plusieurs rapprochements entre le groupe Latsis et des banques ou entreprises grecques. (…) Enfin, pour tout arranger, Barroso, une fois installé à la tête de l’exécutif européen, a nommé conseiller spécial à la Commission un certain Dusan Sidjanski, également patron du Centre européen de la culture [le CEC fondé par Denis de Rougemont], un machin largement financé par… le groupe Latsis. »

Alors Oui :

J'accuse nos technocrates de brader les intérêts des Européens

J'accuse les politiques élus de leur faciliter la tâche

J'accuse nos médias, par leur silence indigne, de participer activement à ce dépeçage .

Et je ne dirais pas : Bon appétit Messieurs... !!!! MAIS plutôt, l'heure est venue de rentrer en Résistance.

P.S. N'oubliez pas de recommander ce billet pour qu'il ait la plus large diffusion possible. Merci

Sources
[...]
http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/230612/trop-cest-trop-jaccuse

* http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/190312/decolonisons-leurope-de-loccupation-financiere
** http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/100512/ceci-nest-pas-un-complot-cest-une-strategie-reposant-sur-des-



Confessions d’un assassin financier : le contrôle des pays par la dette
[Vidéo]

Voici un témoignage étonnant concernant les révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis. Ces révélations sont faites par John Perkins (né en 1945 à Hanover dans le New Hampshire aux États-Unis). John Perkins est un économiste, un écrivain et un activiste social et écologique. Il est surtout connu pour son récent ouvrage ‘Confessions of an Economic Hitman’, traduit en français par ‘Les Confessions d’un assassin financier’.

En 1970, il est engagé par une firme internationale de consultants nommée MAIN. Il y débutera là un emploi en tant qu’assassin financier, et sera formé pour endetter des pays du tiers monde et les soumettre aux exigences d’un empire global et de puissants intérêts financiers américains.
En 1980, après une importante prise de conscience et une dépression, il remettra sa démission.

Après deux décennies d’hésitations, de menaces et de pots-de-vins, il publie finalement en 2006 son livre ‘Les confessions d’un assassin financier’, son livre qui connaîtra le plus de succès, livre où il révèle comment les USA assoient leur domination politique en utilisant l’arme économique. [...]
www.prisedeconscience.org/economie/confessions-dun-assassin-financier-le-controle-des-pays-par-la-dette-1917
www.dailymotion.com/video/xazero_temoignage-d-un-assassin-financier_news

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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 30 Juin - 11:24

A propos du sommet européen, voici les phrases importantes du communiqué final :

« Nous demandons instamment la conclusion rapide du mémorandum d’accord joint à l’aide financière accordée à l’Espagne pour la recapitalisation de son secteur bancaire. Nous réaffirmons que l’aide financière sera fournie par le FESF jusqu’à ce que le MES devienne opérationnel, et qu’elle sera ensuite transférée à ce dernier, sans obtenir de statut prioritaire.

Nous affirmons notre ferme détermination à faire ce qui est nécessaire pour assurer la stabilité financière de la zone euro, notamment en ayant recours aux instruments existants du FESF/MES de manière souple et efficace afin de stabiliser les marchés pour les États membres qui respectent leurs recommandations par pays et leurs autres engagements, y compris leurs calendriers respectifs, dans le cadre du semestre européen, du pacte de stabilité et de croissance et de la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques. »

http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/fr/ec/131360.pdf

Rappel : le FESF et le MES sont des coquilles vides.

Le FESF et le MES n’ont pas les milliards d’euros nécessaires pour acheter des obligations de l'Etat espagnol, des obligations de l'Etat italien, etc.

Le FESF et le MES n’ont pas les milliards d’euros nécessaires pour recapitaliser directement les banques espagnoles, les banques italiennes, etc.

Donc le FESF et le MES vont d’abord devoir emprunter des milliards d’euros sur les marchés internationaux.

Ensuite, avec cet argent, le FESF et le MES pourront intervenir.

Bref, on va rajouter des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui existent déjà !

Mais les montagnes de dettes ne peuvent pas monter jusqu’au ciel.

Il arrive toujours un moment où tout s’effondre.
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 24 Jan - 13:16


Un bébé de 34 jours est mort de faim en Grèce

Il y a quelques jours, un petit garçon présentant les symptômes de la famine a été transporté de Leros à Héraklion et hospitalisé dans un état critique. Il souffrait en outre d'hypothermie et de septicémie. Il a rendu son dernier souffle samedi 19 janvier à midi.
Les médecins lui ont prodigué tous les soins qu'ils pouvaient, mais ont été incapables de le sauver.

Selon les informations de la police et d'autres sources, le bébé était né le 15 décembre 2012 et pesait environ 3,5 livres. Toutefois, lors de l'examen médical, il a été constaté que son poids n’excédait pas 3 kg...
http://www.thebest.gr/news/index/viewStory/174530

« [...] Je me dispense de commentaire, estimant que c'est à Barroso, Papandréou, Merkel, Sarkozy, van Rompuys, Cameron, etc. mais aussi à M. Blankfein et à tous les banquiers et milliardaires qui trouvent leur compte au système de "commenter". » Nicolas Janny
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 24 Jan - 13:53

Mercredi 23 janvier 2013 : chiffres de la dette publique pour le troisième trimestre 2012.

En zone euro, la dette publique de plusieurs Etats atteint des sommes inimaginables.

En zone euro, la dette publique de plusieurs Etats est devenue hors de contrôle.

Plus personne ne contrôle quoi que ce soit.

Nous entrons dans une nouvelle époque : l’époque des défauts de paiement de plusieurs Etats européens.

1- Médaille d’or : la Grèce. Dette publique de 301,193 milliards d’euros, soit 152,6 % du PIB. Tous les soi-disant « plans de sauvetage » de la Grèce ont échoué. Le premier défaut de paiement avait effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. La Grèce va de nouveau se déclarer en défaut de paiement.

2- Médaille d’argent : l’Italie. Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1995,143 milliards d’euros, soit 127,3 % du PIB. Mario Monti a fait la preuve de sa nullité. Mario Monti a fait la preuve de son incompétence.

3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 201,003 milliards d’euros, soit 120,3 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique du Portugal continue à augmenter. Le gouvernement portugais a annoncé que le Portugal était incapable de rembourser comme prévu les 78 milliards d’euros du soi-disant « plan de sauvetage ».

4- Dette publique de l’Irlande : 190,954 milliards d’euros, soit 117 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique de l’Irlande continue à augmenter. Le gouvernement irlandais a annoncé que l’Irlande était incapable de rembourser comme prévu les 85 milliards d’euros du soi-disant « plan de sauvetage ».

5- Dette publique de la Belgique : 380,923 milliards d’euros, soit 101,6 % du PIB.

L’Irlande bénéficie depuis novembre 2010 d’un plan de sauvetage sur trois ans de l’Union européenne et du FMI. Le Portugal a quant à lui dû solliciter un plan de sauvetage sur trois ans en mai 2011.

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0ARB6520130122?pageNumber=3&virtualBrandChannel=0
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 15 Fév - 11:02



L'UE va financer des « trolls » pour contrer les eurosceptiques en vue des élections de 2014
On se pince pour y croire. Le Parlement européen va débourser environ 2 millions de livres sterling (2,5 millions d'euros) pour lancer une armée des "trolls" dans les forums de discussion en ligne, afin de lutter contre l'euroscepticisme galopant. Objectif : empêcher un désastre lors des prochaines élections européennes qui devraient avoir lieu entre le 5 et le 8 juin 2014. Citoyens, tenez-vous prêts ! Les trolls de Van Rompuy sont lâchés ! Et ils ne feront pas de quartier !
http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/l-ue-va-financer-des-trolls-pour-130702

Non à l'Europe du Traité de Lisbonne
Arrow https://www.facebook.com/groups/132054571143/


EU to set up euro-election 'troll patrol' to tackle Eurosceptic surge
The European Parliament is to spend almost £2 million on press monitoring and trawling Eurosceptic debates on the internet for "trolls" with whom to debate in the run-up and during euro-elections next year amid fears that hostility to the EU is growing.
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/eu/9845442/EU-to-set-up-euro-election-troll-patrol-to-tackle-Eurosceptic-surge.html

Chroniques d'un hiver européen Idea
Une série documentaire sur l'austérité en Europe
Vous pouvez regarder/écouter le documentaire en ligne ou le télécharger pour le conserver et le partager.
Épisode 1 : Athènes, de la récession à la dépression
Épisode 2 : Athènes, l’engrenage de l’austérité
Épisode 3 : Athènes, la quête d’un ailleurs
Épisode 4 : Irlande, première partie (réalisation en cours)
http://hivereuropeen.wordpress.com/listen/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 15 Fév - 12:18

Jeudi 14 février 2013 :

Zone euro/PIB : recul de 0,6% au quatrième trimestre, pire que prévu.

La zone euro s’est enfoncée dans la récession au quatrième trimestre 2012, avec un Produit intérieur brut se repliant de 0,6%, a indiqué jeudi l’office européen des statistiques, Eurostat.

C’est pire qu’attendu : la plupart des analystes tablaient sur un PIB se repliant de 0,4%, même si ce chiffre semblait trop optimiste au regard des chiffres de croissance allemand (-0,6%) et français (-0,3%) au 4e trimestre, publiés dans la matinée.

En comparaison avec le quatrième trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une baisse de 0,9% dans la zone euro, contre un repli de 0,6% au trimestre précédent.

Aucun détail n’a été donné sur les composants du PIB, mais « sachant que la demande intérieure risque de rester faible dans la zone euro, toute reprise dépendra du commerce extérieur », souligne Peter Vanden Houte, de la banque ING.

« D’où l’importance de ne pas avoir une devise trop forte », précise-t-il, alors qu’un débat sur l’ »euro fort » parcourt la zone euro depuis plusieurs jours, à la demande de la France qui craint que le niveau de la monnaie commune ne pèse sur ses exportations et ne pénalise ses efforts en terme de compétitivité.

La zone euro était entrée en récession au troisième trimestre pour la deuxième fois en trois ans, en enregistrant un PIB en recul de 0,1%, après s’être déjà replié de 0,2% au trimestre précédent. Une période de récession est constatée lorsque le PIB se contracte pendant deux trimestres consécutifs.

Preuve que la zone euro est à la traîne, les Etats-Unis ont enregistré un PIB stable au quatrième trimestre (après une hausse de 0,8% au troisième trimestre).

http://www.romandie.com/news/n/Zone_euroPIB_recul_de_06_au_T4_pire_que_prevu60140220131339.asp
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 15 Fév - 12:21

Jeudi 7 février 2013 :

Jeudi 7 février 2013 : l’Irlande est en défaut de paiement.

Perte sèche pour la BCE : 20 milliards d’euros.

Contribuables européens, jeudi 7 février, vous venez de perdre 20 milliards d’euros à cause du défaut de paiement de l’Irlande.

Lisez cet article :

https://fr.goldbroker.com/news/scoop-irlande-restructuration-dette-crise-zone-euro-bce-202.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 20 Fév - 0:57


L'inquiétant retour des farines animales
Les poissons d’élevage pourront en re-consommer. Et en 2014, le porc et les volailles…

Une décision de Bruxelles approuvée par le gouvernement français.
Les farines animales, 12 ans après. Mine de rien, c’est une page de près de 12 ans ans que l’Union européenne a refermé jeudi soir [15 février]. La Commission européenne a en effet autorisé le retour des farines animales pour nourrir le poisson d’élevage, et ce dès le 1er juin 2013. La pratique était interdite depuis 2001, alors que l’Europe était en pleine crise de la vache folle. Approuvée par les experts des États membres en juillet 2012, la mesure autorise le recours aux protéines animales transformées (PAT) dans l'alimentation des poissons d'élevage et des autres animaux de l'aquaculture.

Et dans un an, le porc et les volailles… La Commission européenne ne s'arrête pas là. En 2014, le recours aux PAT devrait être étendu aux volailles et aux porcs. Seule restriction : le cannibalisme restera évidemment proscrit. Les volailles ne pourront pas être nourries avec de la farine de volailles, mais en l'occurrence de porc, et inversement. Les farines animales resteront en revanche interdites dans l'alimentation des ruminants (bovins, ovins et caprins).

[...] cette décision ne répond qu’à des considérations économiques, les farines animales étant largement moins chères que celles d’origine végétales. "En réalité, la logique de rentabilité économique a pris le pas sur la protection du consommateur"

Corinne Lepage, présidente du parti écologiste Cap21 : "Nous avons été peu nombreux à voter contre et le gouvernement comme la commission étaient pour. Irresponsables"

Un risque supplémentaire
Dominique Damblé, chargé des questions d’agriculture et de ruralité à Cap 21 : "Il y a des pays qui sont moins regardants, les farines animales risquent d’être mélangées." L’écologiste craint désormais pour l’avenir. "Il y a trois ans, on disait ‘pas de farines animales’, et maintenant on les réintroduit pour le poisson. L’année prochaine, elles vont être réintroduites pour le porc et pour la volaille. Dans cinq ans, on dira qu’il n’y a plus de danger pour les bovins. Et dans 10 ans, on aura une catastrophe sanitaire"

Boycott
Le leader écologiste José Bové prône lui une solution plus radicale : arrêter de manger du poisson d’élevage. "Les poissons, comme demain les porcs et les volailles doivent être étiquetés ‘NOURRIS AVEC OU SANS FARINES ANIMALES’, pour que nous puissions choisir en connaissance de cause. [...]
http://www.europe1.fr/France/L-inquietant-retour-des-farines-animales-1417119/

En octobre 2011, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) avait émis un avis négatif au retour des farines animales, estimant que "les conditions permettant une utilisation sécurisée des PAT ne sont pas à ce jour totalement réunies".
www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/15/bruxelles-autorise-le-retour-des-farines-animales_1833351_3244.html

Hollande et son gouvernement sont aussi lâches et menteurs qu'irresponsables :
"Paris déplore le feu vert européen aux farines animales"
Reuters, le 17 février 2013 à 15h
http://fr.news.yahoo.com/paris-d%C3%A9plore-le-feu-vert-europ%C3%A9en-aux-farines-135131161.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 20 Fév - 1:07


Vache folle : l’UE abandonne les tests de dépistage en pleine crise de l’agroalimentaire
Dans la plus grande discrétion, la Commission européenne vient de mettre un terme aux tests de dépistage des animaux « sans signes cliniques » apparents. Malaise.

En modifiant le règlement de surveillance de l’Encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), autrement appelée « vache folle », la Commission européenne lève l’obligation d’effectuer de tests de dépistage chez les animaux de plus de 72 mois « ne présentant pas de signe clinique de la maladie » [1].

Sous la pression des États membres, qui dénoncent les coûts importants des campagnes de dépistage, les directives européennes sur le contrôle de l’ESB ont été successivement assouplies, en 2008, et 2011. D’après une décision de juin 2011, 25 pays – dont le Royaume-Uni - sont ainsi autorisés à ne procéder qu’à des dépistages d’échantillons à compter du 1er janvier 2013.

Mais la Commission a souhaité aller plus loin en supprimant totalement les dépistages sur les bovins « sains ». Les contrôles sont désormais limités aux bêtes « à risques (animaux trouvés morts, animaux abattus d’urgence et cas cliniques suspects) » âgés de plus de 48 mois [...]

Cet assouplissement des règles de dépistage ne mécontente pas les professionnels de la filière bovine, largement impactée par le coût du programme mis en place en 2001 : 36 millions d’euros par an selon la Commission.

« C’est totalement scandaleux, tranche Jean-Marc Desfilhes, assistant de José Bové au parlement européen, en découvrant le texte en question. Nous baissons la garde, car la psychose est retombée. Mais c’est une maladie que nous ne connaissons pas. Il n’y a pas eu de progrès scientifiques sur le prion et la façon dont il se diffuse. »

la Commission européenne vient aussi de lâcher du lest sur les farines animales. Elle annonçait, jeudi 14 février, la levée de l’interdiction des farines de porc et de volailles dans les élevages de poissons, à compter du 1er juin.
« Ils sont complètement cinglés, réagit José Bové mardi soir. Abandonner les tests et réintroduire les farines animales dans le même temps, c’est irresponsable. Nous savons que les farines animales sont difficiles à contrôler et qu’elles font l’objet de trafic, d’autant plus avec ce qui se passe dans le circuit de la viande. »

19 février 2013
http://www.politis.fr/L-Europe-abandonne-les-tests-de,21018.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 24 Fév - 2:28



L'UE veut pouvoir contrôler la presse et les journalistes de plus près

Le site d’information britannique The Telegraph rend compte d’un rapport d’experts de "haut niveau" qui préconise d’instaurer un contrôle accru des médias par instances de supervision nationales qui rendraient compte à la Commission. Un rapport commandité à la suite du scandale "News of the World".

Le rapport en question*, intitulé "Des médias libres et pluralistes pour soutenir la démocratie en Europe", a donc été demandé par la commissaire européenne Neelie Kroes à la suite du scandale soulevé par les écoutes téléphoniques illégales de feu le "News of the World".

Le rapport établit notamment que "tous les pays de l’UE devraient disposer d’un conseil indépendant des médias", conseil qui devraient "disposer de réels pouvoirs de sanction comme le fait d’imposer des amendes, d’ordonner la diffusion d’excuses publiques ou le retrait du statut de journaliste".

L’article du Telegraph** consacré à ce rapport recommande également que les conseils des médias nationaux répondent à un certain nombre de standards européens et que la Commission soit la garante du respect de ces standards. [...]
www.rtbf.be/info/medias/dossier/vu-sur-le-web/detail_l-ue-veut-pouvoir-controler-la-presse-de-plus-pres?id=7916413

Des "médias libres" : la dictature bruxelloise aime la novlangue.
*http://ec.europa.eu/information_society/media_taskforce/doc/pluralism/hlg/hlg_final_report.pdf


**EU wants power to sack journalists
A European Union report has urged tight press regulation and demanded that Brussels officials are given control of national media supervisors with new powers to enforce fines or the sacking of journalists.
www.telegraph.co.uk/news/uknews/leveson-inquiry/9817625/Leveson-EU-wants-power-to-sack-journalists.html#


Rapport Leveson : le livre noir des tabloïds
www.lapresse.ca/international/dossiers/scandale-des-ecoutes/201211/30/01-4599280-rapport-leveson-le-livre-noir-des-tabloids.php

dans son rapport publié le 29 novembre 2012, Lord Leveson, président de la commission indépendante chargée de faire la lumière sur les pratiques des médias britanniques, préconise un bouleversement de l'autoréglementation de la presse, "qui a montré ses lacunes".
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2012/11/29/lord-leveson-veut-mettre-au-pas-la-presse-britannique_1798096_3236.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 26 Fév - 13:56


Il y aura aussi une Otan économique
L’Italie joue un rôle pivot dans la stratégie étasunienne, soutenue par Goldman Sachs.

Le président Obama a relancé le projet de zone de libre-échange transatlantique. Les autorités italiennes, dont les principaux dirigeants sont tout dévoués à Washington, y ont répondu favorablement et devraient le promouvoir au sein de l’Union européenne.

« Amour pour le peuple italien » a déclaré le président Obama en recevant à la Maison-Blanche le président Napolitano « le lendemain de la Saint Valentin ». Pourquoi tant d’amour ? Le peuple italien « accueille et héberge nos troupes sur son propre sol ».

Accueil très apprécié par le Pentagone, qui possède en Italie (selon les données officielles 2012) 1.485 édifices, avec une superficie de 942.000 m2, auxquels s’en ajoutent 996 en location ou en concession. Ils sont distribués en 37 sites principaux (bases et autres structures militaires) et 22 mineurs. En l’espace d’une année, les militaires étasuniens basés en Italie ont augmenté de plus de 1.500, dépassant les 10.000. Employés civils compris, le personnel du Pentagone en Italie se monte à environ 14.000 personnes.

Aux structures militaires étasuniennes s’ajoutent celles de l’Otan, toujours sous commandement US : comme le Commandement interforces, avec son nouveau quartier général à Lago Patria (Naples). « En hébergeant » certaines des plus importantes structures militaires USA/Otan, l’Italie joue un rôle pivot dans la stratégie étasunienne qui, après la guerre contre la Libye, non seulement vise la Syrie et l’Iran mais va plus loin, en déplaçant son centre focal vers la région Asie/Pacifique pour affronter la Chine en ascension.

Pour impliquer les alliés européens dans cette stratégie, Washington doit renforcer l’alliance atlantique, économiquement aussi. D’où le projet d’un « accord de libre-échange USA-Union européenne », reproposé par Obama dans la rencontre avec Napolitano. Accord qui obtient l’appui inconditionnel du président italien avant même qu’il ne soit écrit et qu’en soient évaluées les conséquences pour l’économie italienne (surtout pour les PME et les entreprises agricoles). Il s’agit, souligne Napolitano, d’ « un nouveau stade historique dans les rapports entre Europe et États-Unis, non seulement économiquement mais aussi d’un point de vue politique ».

S’annonce ainsi une « Otan économique », fonctionnelle au système politico-économique occidental dominé par les États-Unis. Et soutenue par les grands groupes multinationaux, comme la puissante banque étasunienne Goldman Sachs. Le nom est une garantie : après avoir participé à l’arnaque internationale des crédits subprimes et avoir ainsi contribué à provoquer la crise financière qui depuis les États-Unis a investi l’Europe, Goldman Sachs a spéculé sur la crise européenne, en instruisant ses principaux clients sur comment faire des sous avec la crise et, immédiatement après, en plaçant au gouvernement en Italie (grâce à Napolitano) son consultant international Mario Monti. Dont le gouvernement a immédiatement été garanti par le secrétaire du Parti Démocratique, Bersani, comme « digne de foi et à fort grammage technique ». Ce même Bersani, interviewé par America24, déclare maintenant que, « dans la tradition de gouvernement du centre-gauche de fidélité absolue et d’amitié avec les États-Unis, nous sommes absolument favorables à ce que se créent entre l’Europe et les États-Unis des mécanismes de libre-échange ».

Quels que soient les résultats des élections, l’adhésion de l’Italie à l’Otan économique est assurée.

Manlio Dinucci, Géographe et géopolitologue (Traduction Marie-Ange Patrizio)
21 février 2013
http://www.voltairenet.org/article177542.html
www.politico.com/politico44/2013/02/obama-meets-napolitano-157141.html



Le futur grand marché transatlantique
https://www.facebook.com/groups/132054571143/permalink/10150546414421144/

L’histoire cachée des relations franco-américaines
https://www.facebook.com/groups/132054571143/permalink/10150845283116144/
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MessageSujet: Création d’un gouvernement supra-institutionnel capitaliste   Mar 5 Mar - 2:33


Le marché transatlantique n’est qu’un volet d’un projet plus vaste

L’OTAN économique, solution à la crise aux États-Unis
La création d’une OTAN économique ne suscite pas la moindre inquiétude en Europe. Pourtant ce projet, s’il devait être mis rapidement en œuvre, reviendrait à résoudre la crise économique aux États-Unis au détriment des Européens.

Lors de son discours annuel sur l’état de l’Union, le président Barack Obama a annoncé unilatéralement l’ouverture de négociations sur un Partenariat global transatlantique de commerce et d’investissement avec l’Union européenne (12 février). Quelques heures plus tard, ce scoop était confirmé par une déclaration conjointe du président US et des présidents du Conseil européen, Herman van Rompuy, et de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

Le projet de Zone de libre-échange transatlantique a officiellement vu le jour en marge des négociations du traité de Zone de libre-échange nord-américaine (ALENA), en 1992. Suivant un processus d’expansion, Washington voulait étendre cet espace à l’Union européenne. Cependant à l’époque, des voix s’étaient élevées aux États-Unis mêmes pour reporter cette absorption, le temps que l’Organisation mondiale du Commerce soit mise en place et stabilisée. Elles craignaient que les deux projets se télescopent au lieu de se renforcer.

La création d’un marché transatlantique n’est qu’un volet d’un projet plus vaste, incluant la création d’un véritable gouvernement supra-institutionnel avec un Conseil économique transatlantique, un Conseil politique transatlantique, et une Assemblée parlementaire transatlantique. Ces trois organes ont déjà été créés de manière embryonnaire sans qu’aucune publicité leur soit donnée.

Leur architecture renvoie à un très ancien projet de création d’un vaste bloc capitaliste réunissant tous les États sous influence anglo-américaine. On en trouve la trace dans les clauses secrètes du Plan Marshall et surtout dans le Traité de l’Atlantique Nord (article 2). C’est pourquoi, on parle indifféremment d’Union transatlantique ou d’OTAN économique.

De ce point de vue, il est symptomatique de noter que, côté US, ce projet n’est pas suivi par le département du Commerce, mais par le Conseil de sécurité nationale.

On a un aperçu de ce que sera le fonctionnement de l’Union transatlantique en observant la manière dont ont été résolus les conflits sur le partage des données nominatives. Les Européens ont des normes de protection de la vie privée très exigeantes, tandis que les États-uniens peuvent faire n’importe quoi au motif de la lutte contre le terrorisme. Après diverses navettes, les Européens se sont couchés devant les États-uniens qui ont imposé leur modèle à sens unique : ils ont copié les données européennes, tandis que les Européens n’ont pas eu accès aux données états-uniennes.

En matière économique, il s’agira d’abroger les droits de douanes et les barrières non-tarifaires, c’est-à-dire les normes locales qui rendent impossible certaines importations. Washington veut vendre tranquillement en Europe ses OGM, ses poulets traités au chlore, et ses bœufs aux hormones. Il veut utiliser sans se gêner les données privées de Facebook, Google, etc.

À cette stratégie à long terme s’ajoute une tactique à moyen terme. En 2009-2010, Barack Obama avait constitué un Comité de conseillers économiques présidé par l’historienne Christina Romer. Cette spécialiste de la Grande dépression de 1929, avait développé l’idée que la seule solution à la crise actuelle aux États-Unis est de provoquer un déplacement des capitaux européens vers Wall Street. Dans ce but, Washington a fait fermer la plupart des paradis fiscaux non-anglo-saxons, puis a joué avec l’euro. Cependant, les capitalistes à la recherche de stabilité ont rencontré des difficultés à transférer leur argent aux États-Unis. L’OTAN économique rendra la chose plus facile. Les USA sauveront leur économie en attirant les capitaux européens, donc au détriment des Européens.

Au-delà du caractère inégal de ce projet et du piège qu’il représente dans l’immédiat, le plus important est que les intérêts des États-Unis et de l’Union européenne sont en réalité divergents. Les États-Unis et le Royaume-Uni sont des puissances maritimes qui ont un intérêt historique au commerce transatlantique. C’était même leur objectif exprimé dans la Charte de l’Atlantique lors de la Seconde Guerre mondiale. Au contraire, les Européens ont des intérêts continentaux communs avec la Russie, notamment en matière énergétique. En continuant à obéir à Washington comme durant la Guerre froide, Bruxelles dessert les Européens.

3 mars 2013
Source : Al-Watan (Syrie)
http://www.voltairenet.org/article177724.html


Mené et ourdi loin des peuples, un vaste projet global est porté par l’Eurocratie qui a deux caps majeurs :
2015 pour le Marché Transatlantique, 2020 pour l’Union politique.
La Commission européenne négocierait directement avec le Gouvernement américain.
Notez bien qu’ici, nous avons à faire à un projet curieusement mené en collaboration directe et exclusive avec le gouvernement des États-Unis, tandis que le Parlement et surtout le Conseil, demeurent pour l’instant comme effacés.

Il faudra nécessairement un Traité pour encadrer ce marché transatlantique, que l'on nous présentera sans aucun doute, comme l'issue géniale à la crise, le retour de la croissance, du développement et de l'emploi.
Et naturellement, une telle Union transatlantique conduit à la question monétaire.
www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-marche-transatlantique-fait-un-123840
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