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 L'Europe impopulaire

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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 18 Juil - 22:01


Photo magyartudat.com

UE. Juncker jure qu'il n'est pas alcoolique

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne a assuré que sa démarche titubante lors du sommet de l’Otan était due à une sciatique. Le président a demandé du respect ce mercredi 18 juillet 2018, après des questions sur son éventuelle ébriété.

Il y a quatre ans, l’ancien ministre des Finances des Pays-Bas Jeroem Djisselbloem, l’avait qualifié de « fumeur et (de) buveur invétéré », alimentant les attaques de ceux qui lui prêtent une dépendance à l’alcool.
https://www.ouest-france.fr/europe/ue/ue-juncker-demande-du-respect-apres-des-questions-sur-sa-consommation-d-alcool-5885652
https://dai.ly/x6oj6t8  cyclops

Le chancèlement de Jean-Claude Juncker provoque des remous en Autriche
http://www.lalibre.be/actu/international/le-chancelement-de-jean-claude-juncker-provoque-des-remous-en-autriche-5b4c91b955326925481ccb5c

Jean Claude Juncker : la honte de l'Europe  
https://www.youtube.com/watch?v=nhfL2shVrjY cyclops

"Jean-Claude Juncker, verre de rage"
Et c'est l'européiste béat Quatremer qui l'écrit !

'bipolaire, absent, malade, alcoolique, fumeur, enfermé dans sa bulle bruxelloise, tel est le portrait que dresse de Jean-Claude Juncker, et ce, depuis plusieurs mois, une partie de la presse allemande, britannique et même américaine.'

'Après ses calculs rénaux, c’est son alcoolisme supposé qui fait les gros titres. Il est tout à fait exact que Juncker a été et est encore un gros buveur, comparé aux canons en vigueur en ce XXIe siècle hygiéniste. Lorsqu’il était Premier ministre du grand-duché, nous l’avons vu descendre, à l’issue d’un déjeuner, trois verres de cognac de rang après avoir bu maint verres de vin blanc luxembourgeois. Et durant notre récent déjeuner, il a avalé quatre coupes de champagne, accompagnées d’une simple salade.'

http://www.liberation.fr/planete/2016/09/13/jean-claude-juncker-verre-de-rage_1495839
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 22 Juil - 12:43



Stephen Bannon, ancien banquier de Goldman Sachs, débarque en Europe pour doper les mouvements d'extrême droite

Tout un symbole, le quartier général de son organisation baptisée "Le Mouvement" devrait être implanté à Bruxelles, capitale de l'Union européenne, selon un article du Daily Beast publié vendredi 20 juillet. Avant les élections de 2019, il prévoit l'embauche de dix employés avec notamment un expert opinion.

"Le Mouvement" pourra fournir des sondages, du conseil et de la réflexion à des personnalités à l'extrême droite de l'échiquier politique qui ne disposent pas forcément d'organisations bien rodées pour les soutenir, rapporte le Daily Beast.

Les dernières échéances électorales en Europe, la réélection de Viktor Orban en Hongrie, l'arrivée au pouvoir en Italie du mouvement d'extrême droite la Ligue --aux côtés des populistes du Mouvement cinq étoiles--, semblent galvaniser Steve Bannon.

"L'Italie est le coeur battant de la politique moderne", dit-il. "Si ça marche là-bas, ça peut réussir n'importe où."

21 juillet 2018
https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/bannon-l-ex-conseiller-de-trump-debarque-en-europe-pour-doper-les-mouvements-populistes_2027027.html


Banquier, militaire, conseiller politique...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Stephen_Bannon

Le vice-président du Rassemblement national (FN), Louis Aliot, était à Londres mercredi 11 juillet, où il a retrouvé Steve Bannon, l'ancien conseiller de Donald Trump et partisan d'une droite très dure.
https://www.lejdd.fr/politique/louis-aliot-a-rencontre-lancien-conseiller-de-trump-steve-bannon-a-londres-3710684

Le rôle de Cambridge Analytica, dont Bannon est membre, dans les élections états-uniennes
https://www.legrandsoir.info/la-manipulation-mentale-ou-comment-recolter-les-donnees-de-facebook-laver-le-cerveau-des-electeurs-et-faire-basculer-les.html
http://thehill.com/homenews/media/317599-time-cover-labels-bannon-the-great-manipulator

Le règne des multinationales et des banques
http://sarko-verdose.bbactif.com/t198p100-maitres-du-monde-economique-le-regne-des-multinationales-et-des-banques

Comment l'armée US contrôle la Maison Blanche
https://www.legrandsoir.info/l-armee-a-vaincu-l-insurrection-conduite-par-trump.html

"Extrême droite" semble devenu un gros mot : il est remplacé par "ultra droite" (ainsi qu'on l'a vu récemment), ou par "droite", comme dans L'Express, le JDD ou Wikipedia.


Alexandre Benalla n’était pas chargé de la sécurité de Macron. Quelle était donc sa fonction ?

L’Élysée et le « Gladio B »

Durant la Guerre froide, les États pro-US ont connu un sanglant précédent de répression illégale et secrète. S’il est clair que ce système a été progressivement démantelé en Europe, il ne s’est jamais interrompu au « Moyen-Orient élargi » mais s’y est transformé. Les agissements de l’Élysée dans le cadre de l’affaire Benalla, laissent entrevoir la possibilité que cette histoire ne soit pas finie. [Extraits]

L’hypothèse du « Gladio B »

on se souvient que, durant la Guerre froide, les États-Unis et le Royaume-Uni avaient créé dans l’ensemble des États alliés un service pour lutter contre l’influence soviétique à l’insu des institutions nationales. Ce système est connu des historiens sous le nom de stay-behind et du grand public sous celui de sa branche italienne, le Gladio. Dans le monde entier, il était géré conjointement par la CIA et le MI6, via la Ligue anti-communiste mondiale (WACL) [3], sauf en Europe où il fut rattaché à l’Otan [4]. [...]

En France, lorsque le stay-behind se retourna contre la France accusée de lâcher l’Algérie aux Soviétiques, organisa le coup d’État de 1961 et finança l’OAS (Organisation de l’Armée secrète), le président De Gaulle en récupéra certains agents pour former une milice contre la milice : le SAC (Service d’action civique) [6].

Malgré les apparences, il ne s’agit pas là de si vieilles histoires que cela : le monde politique comporte toujours des personnalités ayant appartenu au réseau stay-behind ; par exemple, l’actuel président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, fut le chef du Gladio au Luxembourg [7]. [...]

[...] Précisément, la question de la lutte contre le terrorisme —ou de sa manipulation— dépendait aux États-Unis du Secret Service dont l’Élysée préparait une réplique. Étrangement la task force élyséenne anti-terroriste, dirigée par le préfet Pierre de Bousquet de Florian, est déjà doublée par une « cellule » confiée à un chargé de mission auprès du chef d’état-major du président, l’amiral Bernard Rogel. Selon L’Opinion, ce chargé de mission, Ludovic Chaker —qui a fait engager Benalla— est un « ancien » agent de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) [10].

Il ne s’agit pas de comparer Alexandre Benalla à Maurice Papon, mais de s’interroger sur la possibilité qu’il soit un élément d’une force de répression illégale en cours de (re)constitution en Europe. [...]

Qui a déclenché l’affaire Benalla ?


L’ancien conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, vient de s’installer à Bruxelles
avec la mission de « faire sauter Emmanuel Macron et Angela Merkel comme dans un jeu de quilles »*.


Nous ne sommes plus dans la même situation qu’au cours de la Guerre froide et de la guerre d’Algérie. Cette affaire n’a rien à voir avec le SAC. Le président Macron ne cherchait pas à protéger le pays d’une milice en violant lui aussi la loi. Nous sommes au contraire dans une situation d’affrontement entre d’un côté l’alliance Russie-États-Unis et de l’autre l’État profond anglo-saxon qui se déchaîne contre le président Trump.

27 juillet 2018
http://www.voltairenet.org/article202160.html


*Macron ne serait donc pas assez à droite ?! À moins que Steve Bannon et les fachos de tout poil servent seulement d'épouvantail, comme Le Pen pendant les élections françaises. Une victoire de la vraie gauche aux élections européennes doit en effrayer plus d'un.

Le réseau européen Gladio a été mis en place en 1948 à l'initiative des États-Unis, sous l'égide de la CIA et du MI6 britannique, comme structure de l'OTAN. Un réseau jamais démantelé, alors qu’une attaque russe devient improbable.
Les armées secrètes de l’OTAN avaient entre autres la mission d’empêcher ou d’éliminer des gouvernements qui ne convenaient pas aux États-Unis, comme encore aujourd'hui.
https://changera.blogspot.com/2016/07/gladio-larmee-secrete-de-lotan-en-europe.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gladio
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 31 Juil - 18:43



L'UE pourrait nous supprimer les longues soirées d'été !

Pour ou contre le changement d'heure ? L'Europe vous demande votre avis
L'alternance entre heure d'été et heure d'hiver fait l'objet d'un débat public demandé par le Parlement européen, ouvert en ligne à tous les citoyens de l'Union jusqu'au 16 août 2018.

Cette consultation doit aider la Commission européenne à statuer sur l'avenir du régime horaire unifié à travers l'UE pour abolir ou non les changements périodiques.

https://www.marianne.net/societe/pour-ou-contre-le-changement-d-heure-l-europe-vous-demande-votre-avis

Arrow https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A12796
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 7 Aoû - 4:12



Solidarité dans la crise, justice pour la Grèce

Pétition
Adressée aux gouvernements de la zone euro, au président de l’Eurogroupe Mário Centeno, et au président de la Banque centrale européenne Mario Draghi

Nous soutenons la Grèce, nous exigeons une action en faveur d’une reprise économique prenant vraiment en compte la vie et la dignité des gens. En commençant par leur rendre les intérêts générés par les bons du trésor grecs.

Arrow https://act.wemove.eu/campaigns/Solidarit%C3%A9-dans-la-crise-justice-pour-la-Gr%C3%A8ce

Pourquoi c'est important ?

Le peuple grec s’est vu écrasé par la pression des clauses d’austérité. Les hôpitaux peuvent à peine dispenser les soins de base, avec une infirmière pour 40 patients [1]. Les salaires continuent de dégringoler. Les retraites ont été plusieurs fois réduites depuis 2010 [2]. Le chômage a plus que doublé [3].

Et l’argent du plan de sauvetage était censé « aider » la Grèce à sortir de cette situation ? Les pays de la zone euro en ont tiré des milliards d’euros de bénéfices [4].

Mais les ministres des finances européens ont le pouvoir de changer de cap. Si nous leur montrons que les Européens ne veulent pas profiter du désespoir de la Grèce, ils ne pourront plus agir à leur guise et en notre nom.

La Banque Centrale Européenne a commencé à acheter des bons du trésor grecs en 2010, quand le pays a eu besoin d’un premier prêt. Si la BCE n’achetait pas les titres, la Grèce aurait été obligée de faire baisser leur prix. Mais la BCE a empêché la Grèce de le faire, par une condition incluse dans le plan d’aide. Chaque année, ces bons surévalués génèrent un profit colossal, auparavant reversé à la Grèce [5].

Ça a changé en 2015, quand les Grecs ont voté contre les coupes budgétaires qui affectent leur vie quotidienne. Pour punir ce vote, la zone euro a décidé d’empocher les profits engendrés par les bons, au lieu de les reverser à la Grèce comme convenu au départ [6].

Après des années d’austérité, douze augmentations successives des impôts et autant de réductions drastiques des services publics, le peuple grec ne peut plus être exploité. Plus que jamais, le peuple grec a besoin de nous pour les soutenir.

Unis, nous pouvons agir pour que ces titres soient rétrocédés à la Grèce, et exiger que la reprise économique d’un pays prenne en compte la vie et la dignité des gens. Ensemble, nous avons le pouvoir de montrer au peuple grec que nous les soutenons. Et aux gouvernements que nous attendons de la solidarité, pas de l’exploitation.



RÉFÉRENCES

[1] “'Dans les hôpitaux grecs, «des malades renoncent à se soigner»” Libération, 14 juin 2017.
http://www.liberation.fr/planete/2017/06/14/dans-les-hopitaux-grecs-des-malades-renoncent-a-se-soigner_1576853

[2] “Grèce : les retraités en colère contre la 12ème baisse de leurs pensions” EuroNews, 4 avril 2017.
http://fr.euronews.com/2017/04/04/grece-les-retraites-en-colere-contre-la-12eme-baisse-de-leurs-pensions

[3] “Grèce. Le taux de chômage a dépassé la barre des 25%” France Info, 11 octobre 2012.
https://www.francetvinfo.fr/monde/grece/grece-le-taux-de-chomage-a-depasse-la-barre-des-25_153761.html

[4] “Comment la BCE a gagné « 7,8 milliards d’euros grâce à la dette grecque »” Le Monde, 26 octobre 2017. http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/10/26/comment-la-bce-a-gagne-7-8-milliards-d-euros-grace-a-la-dette-grecque_5206484_3234.html

[5] “ECB to swap Greek bonds to avoid forced losses -sources,” Reuters, 16 février 2012.
https://www.reuters.com/article/us-ecb-greece/ecb-to-swap-greek-bonds-to-avoid-forced-losses-sources-idUSTRE81F1EK20120216

[6] “Depuis cinq ans, le malheur des Grecs fait les bénéfices… de l’Allemagne” Alternatives Economiques, 27 août 2015.
https://blogs.alternatives-economiques.fr/gadrey/2015/08/27/depuis-cinq-ans-le-malheur-des-grecs-fait-les-benefices-de-l-allemagne
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Lun 27 Aoû - 5:50


Les besoins des 2 centrales : 36 ha par jour en coupe rase*

Menaces sur la forêt française
Le documentaire de Benoît Grimont (2015) est présenté ce lundi 27 août à 01h25 sur France 5.

L’électricité « biomasse » débarque en France. Estampillée verte et renouvelable, cette énergie produite par la combustion du bois est encouragée par l’Union européenne, et largement subventionnée par l’État français.

Ainsi, à Gardanne, en Provence, le groupe E.ON, un géant de l’énergie, a entrepris dès 2012 la conversion d’une vieille centrale à charbon. Elle deviendra, début 2016, la plus grande centrale biomasse de France.
Mais transition énergétique ne veut pas dire transition écologique.
Dégradation des paysages, pollution, industrialisation de l’exploitation forestière et destruction de la biodiversité : l’arrivée d’E.On à Gardanne provoque colère et indignation dans les régions méditerranéennes où le bois sera prélevé.

Et l’impact de ce projet pharaonique n’est pas seulement local. Gardanne, comme d’autres mégacentrales biomasse européennes, devra aussi importer une partie de son bois. Une véritable manne pour les pays producteurs, mais un désastre pour leurs forêts. Premiers exportateurs mondiaux de granulés de bois, les États-Unis et le Canada sont aussi les pays qui ont perdu le plus de surfaces boisées du monde, au cours des douze dernières années.

De la France au Québec, en passant par l’Angleterre et les États-Unis, militants, élus locaux et scientifiques de renom témoignent. Ils nous révèlent les menaces que l’industrie biomasse fait peser sur la forêt française et celles du monde.

https://vimeo.com/140326801/c5df26be39  cyclops
http://alternativesforestieres.org/-A-visionner-

GARDANNE (13) et BRIGNOLES (83)
*Sous couvert d'énergie verte, la marchandisation de nos forêts
https://www.api-movie.fr/energie/centrales-biomasse/

Aux arbres citoyens ! Aidez les forestiers à défendre vos forêts
http://sarko-verdose.bbactif.com/t478-aux-arbres-citoyens-aidez-les-forestiers-a-defendre-vos-forets
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 1 Sep - 23:09

À bas la dictature de l'UE capitaliste !


Younous Omarjee

Personne ne fera taire les députés insoumis !

Incroyable arrogance ! L’administration du Parlement européen veut faire taire notre seul eurodéputé insoumis, Younous Omarjee, élu meilleur député européen 2018*. Une immixtion sans précedent sur le contenu du discours d’un député par une administration. Le groupe insoumis de l’Assemblée nationale exige des excuses.

Le bureau de l’eurodéputé Younous Omarjee a reçu l’appel d’une haute fonctionnaire, cheffe de service du « porte-parole » du Parlement européen, lui demandant de retirer ou de modifier les tweets relatifs à l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (dit JEFTA) que l’eurodéputé avait publiés la veille à l’occasion du débat en Commission sur ce dossier. Motif : ceux-ci constitueraient une « fake-news » ! Un appel suivi d’une transmission écrite dans laquelle la fonctionnaire fait la leçon au député, lui indique que son propos n’est pas « correct », se dit mandatée par le Parlement européen pour chasser les mauvaises informations et demande au député, excusez du peu, de modifier son propos.

Nous apprenons donc avec stupeur que le Parlement européen a spécialement mandaté une unité de fonctionnaires européens dont la mission est non seulement de surveiller la communication des députés, mais aussi, quand leurs tweets dérangent, d’intervenir directement auprès d’eux pour faire modifier leurs déclarations afin qu’elles rentrent dans le cadre de la communication officielle.

Ceci est d’autant plus inacceptable que les tweets de Younous Omarjee ne sont que la retranscription verbatim de ce que le député insoumis, avec éloquence, avait dit plus tôt en réunion de la commission « Environnement et santé » dont il est membre.

Il y dénonçait le fait que les présidents de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et du Conseil européen Donald Tusk aient signé cet accord JEFTA sans consulter au préalable le Parlement européen sur son contenu ; et considérait à raison que cela illustrait le déficit démocratique qui est manifeste dans les institutions européennes.

Cela lui vaut désormais d’être la cible de remontrances et autres injonctions à « bien-penser ». De quels pouvoirs et sentiment de puissance une fonctionnaire d’un Parlement peut-elle être investie pour s’autoriser à faire la leçon à l’un de ses membres et à le menacer de communiquer contre lui avec le compte Twitter du Parlement européen si celui-ci ne s’exécute pas ? Quelle est l’étape suivante ? À terme, le Parlement européen va-t-il sanctionner les députés pour leurs prises de paroles lorsque celles-ci ne correspondront pas à la vision officielle ? Comment comptent-t-ils s’y prendre ?

La parole d’un député est libre, nulle administration ne peut s’arroger le droit de contrôler la parole des élus.

Cette affaire est donc grave car elle touche à plusieurs des principes essentiels de la liberté d’expression politique des parlementaires, élus par le peuple. Cette affaire confirme le constat du déni démocratique dans lequel l’Union européenne se fourvoie.

Jamais aucun d’entre nous à l’Assemblée nationale ou au Parlement européen n’abandonnera ses convictions face aux tentatives de pressions et d’intimidations d’où qu’elles viennent. Je l’ai déjà dit. Et rien, ni personne, ne fera céder aucun d’entre les insoumis dans le devoir de représentation libre du peuple français.

JLM

*élu meilleur député européen 2018 par le Parliament Magazine pour son travail sur la politique régionale
https://melenchon.fr/2018/08/31/personne-ne-fera-taire-les-deputes-insoumis/


Shinzo Abe, entre Donald Tusk et Juncker

L’Union européenne et le Japon signent le JEFTA, accord de commerce climaticide

« Quelques mois après l’entrée en application du CETA, l’Union européenne s’apprête à signer, mardi 17 juillet, le JEFTA, nouvel accord climaticide, cette fois-ci avec le Japon. Il s’agit du plus gros accord de commerce jamais signé par l’UE qui concerne 40 % des échanges mondiaux et compte pour un tiers du PIB mondial. Cette signature, qui a lieu dans l’indifférence la plus totale, a été validée par la France alors même que des points structurants ne sont pas compatibles avec les engagements pris par le gouvernement, il y a moins d’un an, dans le cadre de l’adoption du CETA. La Fondation pour la Nature et l’Homme et l’Institut Veblen dénoncent la fuite en avant d’une politique commerciale européenne qui aggrave la crise environnementale. La France doit à minima tenir les engagements pris dans le cadre de son plan d’action CETA et de réforme de la politique commerciale.

Trois engagements clés ont été abandonnés par le gouvernement français :

1) Des chapitres développement durable toujours pas contraignants
[...]

2) L’Accord de Paris encore et toujours exclu des clauses essentielles
[...]

3) Les parlements nationaux privés de ratification nationale
Le gouvernement français s’était engagé à une plus grande transparence des négociations commerciales et à associer les parlementaires nationaux en amont.
Pour le JEFTA, comme pour le CETA avant lui, les négociations se sont déroulées non seulement sans aucune transparence mais la France a validé le fait que les parlements nationaux n’aient pas leur mot à dire, empêchant tout débat sur le sujet.
D’ailleurs contrairement au CETA, aucun débat n’a eu lieu sur le JEFTA à l’Assemblée Nationale, aucun rapport parlementaire n’a été écrit, aucune résolution n’a été votée alors que cet accord va régir les relations commerciales entre deux des plus grandes puissances mondiales. »
https://reporterre.net/L-Union-europeenne-et-le-Japon-signent-le-JEFTA-accord-de-commerce-climaticide

Après le Ceta, le Jefta : les ONG dénoncent l'accord commercial géant entre l'Europe et le Japon

Elles regrettent que l'accord ait été signé "dans l'indifférence générale".

Un accord "climaticide"

Pour la Fondation pour la nature et l'Homme (FNH, ex-Fondation Hulot) et l'Institut Veblen, deux ONG, cet accord de libre-échange est le "plus gros accord commercial climaticide jamais signé". "Quelques mois après l'entrée en application du Ceta (signé avec le Canada), l'UE a signé un nouvel accord climaticide". Et ce, "dans l'indifférence générale", s'insurgent les deux ONG dans un communiqué.

Les deux organisations s'en prennent notamment au gouvernement français, qu'elles accusent de "renier ses promesses 'd'accords commerciaux compatibles avec l'accord de Paris'" adopté fin 2015 contre le réchauffement climatique.

Plusieurs "points structurants" de l'accord Jefta vont contre les engagements pris contre le réchauffement, soulignent-elles, regrettant que "comme dans le Ceta, les seuls chapitres qui ne sont pas contraignants sont ceux portant sur le développement durable".

Yannick Jadot, vice-président de la commission du commerce international et tête de liste EELV aux européennes de 2019, avait lui aussi critiqué le Jefta la veille de sa ratification. Il écrivait :

"Le chapitre consacré au développement durable est encore plus faible que celui du Ceta. Nos préoccupations portent également sur les dispositions relatives aux services financiers qui sont incompatibles avec la réglementation instaurée après la crise financière ainsi que sur les services publics qui manquent de protection adéquate."

Le texte doit être soumis d'ici la fin de l'année au Parlement européen en vue d'une entrée en vigueur en 2019, si le Parlement japonais le vote lui aussi rapidement.

18 juillet 2018
https://www.nouvelobs.com/monde/20180717.OBS9844/apres-le-ceta-le-jefta-les-ong-denoncent-l-accord-commercial-geant-entre-l-europe-et-le-japon.html


JEFTA : l’incroyable silence médiatique autour de l’accord de libre-échange UE-Japon  Evil or Very Mad

Le 6 juillet 2017 a été signé à Bruxelles un accord politique en vue d’un traité de libre-échange entre l’Union Européenne et le Japon. Les conséquences sociales, politiques et écologiques de cet accord sont considérables ; il concernera 37% des échanges commerciaux mondiaux. Il s’inscrit dans la lignée du TAFTA, dont les négociations ont été interrompues, et du CETA, signé en octobre dernier. La presse n’a mentionné son existence que quelques jours avant la signature, mettant le citoyen devant le fait accompli. Pourtant, cela fait plus de cinq ans que le Japon et l’Union Européenne négocient la mise en place d’un tel accord. Pourquoi les éditorialistes n’ont-ils pas jugé bon d’en informer l’opinion publique ?
http://lvsl.fr/jefta-lincroyable-silence-mediatique-autour-de-laccord-de-libre-echange-ue-japon
Les chiens de garde n'ont pas besoin de muselière.



Réponse à Nathalie Loiseau : faire l’Europe sans défaire la France !
Par Manuel Bompard

Dans une tribune publiée dans Les Echos, vous dénoncez la France insoumise comme « un parti nationaliste qui ne dit pas son nom », en le mettant dans le même sac que le Front national ou la Ligue du Nord du ministre de l’intérieur italien Matteo Salvini.

On voit que vous avez longuement réfléchi pendant l’été et on peut souligner la grande originalité de votre raisonnement. Il est dommage par contre que vous aient échappé les nombreux votes communs entre votre majorité et le Front National lors de l’examen de la loi « Asile et immigration ». Sans doute que cette convergence pour enfermer des enfants en centre de rétention pendant 90 jours est davantage porteuse de sens que celle que vous dénoncez à propos du drapeau européen. Et sans doute vous auriez pu alors vous rappeler que le ministre de l’intérieur italien avait à l’époque déclaré à ce sujet que « Macron est en train de faire en partie ce que je compte faire ».

Derrière cette caricature insultante et grossière, vous voulez en fait esquiver le débat de fond et masquer l’échec patent de votre politique européenne. Ainsi, après nous avoir promis monts et merveille, le président de la République enchaîne les fins de non-recevoir. Son tour d’Europe diplomatique a accouché d’une souris. Comme son prédécesseur, il s’est incliné devant les désirs de la chancelière allemande, devenant le nouveau rantanplan de Mme Merkel. En dénonçant comme du « chantage » ce qui n’est en réalité que la construction d’un rapport de force, vous apportez la preuve (s'il y en avait besoin) qu’il n’y a rien à attendre de votre gouvernement pour faire entendre la voix de la France en Europe.

Vos arguments en attestent. Vous dénoncez les propos de Jean-Luc Mélenchon du 23 octobre 2017 concernant la participation de la France au budget européen. Mais que dit Jean-Luc Mélenchon ? Qu’il n’y a pas de raison de régler l’excédent budgétaire de la France au budget européen si cette participation financière est utilisée pour démembrer les services publics, mettre en concurrence les travailleurs de tous les pays ou refuser toute politique écologique digne de ce nom. Que la souveraineté budgétaire est à la base de la souveraineté populaire, et qu’il ne peut y avoir de choix budgétaires déconnectés de la réalité des politiques financées. Que la France doit, pour se faire entendre, utiliser aussi le poids de sa participation au budget de l’Union Européenne. Que nous n’avons pas vocation à donner un salaire à nos bourreaux. Quoi de plus logique ? Madame Loiseau, en choisissant cet axe de critique, vous démontrez seulement que vous avez renoncé à tous les moyens permettant de se faire entendre à Bruxelles.

Construire un rapport de force pour rompre avec les traités européens serait donc ne pas avoir le sens de la solidarité ? Mais comment pouvez-vous parler de solidarité quand le dogme de la concurrence libre et non faussée détruit nos services publics, patrimoine de ceux qui n’en ont pas ? Comment pouvez-vous donner des leçons de justice sociale quand vous puisez dans les aides au logement ou dans les ressources des retraités pour supprimer l’impôt des plus riches ? Quand vous vous apprêtez, à la demande de la Commission européenne, à vous en prendre à notre système de retraites ? Madame la Ministre, les Français ont bien vu que nous ne donnons sans aucun doute pas le même sens à ce beau mot de solidarité.

Vous osez nous parler de la Grèce ? Doit-on vous rappeler que depuis 2010 où vos amis s’occupent de ce pays, il a perdu plus d’1 million d'habitants, dont la moitié sont des jeunes de 20 à 30 ans qui ont fui le pays en quête d’un avenir meilleur. Qu’un emploi sur cinq a été perdu, que le taux de chômage y dépasse les 20%, que les salaires ont baissé de 15%, les pensions de retraites de 40% … et que le nombre de suicides y a augmenté de 35% en huit ans. Que même l’endettement public, qui fut le prétexte aux potions toxiques de la Troika, est passé de 130% du PIB en 2010 à 175% du PIB aujourd’hui. Non, Madame la Ministre, faire preuve de solidarité, ce n’est pas détruire une économie au service d’un projet idéologique.

Mais vous n’êtes manifestement pas  à une opération d’enfumage près. La révision du régime des travailleurs détachés serait donc, selon vous, l’une des « plus grandes avancées dans le domaine social de ces dernières années » ? Vaste fumisterie. Vous savez très bien que les cotisations sociales des travailleurs détachés restent payées dans le pays d’origine, maintenant intacts le dumping social et la mise en concurrence des travailleurs. La durée des contrats de travail a été diminuée ? Magnifique, mais la durée autorisée reste supérieure à la durée réelle actuelle, ce qui enlève tout impact à cette mesure. Et je ne parle pas ici du secteur routier totalement abandonné alors qu’il est le premier métier exposé, ou de la triche à l’embauche de Français sous contrat de travail détaché qui reste totalement impunie. Bref, vous ne pouviez pas mieux choisir votre exemple pour illustrer la contradiction entre vos propos et la réalité des politiques européennes.

Il s’agit là, sans doute, d’une caractéristique extraordinaire du macronisme de prendre les mots pour en tordre le sens et de pouvoir dire avec aplomb une chose en faisant pourtant le contraire. Mais quand vous prenez l’immigration, l’écologie ou la nécessaire régulation du libre-échange pour défendre l’Europe que nous avons sous les yeux, ne trouvez-vous pas que le procédé atteint ses limites ? Madame la Ministre, avez-vous oublié les accords de coopérations économiques qui pillent les économies du sud et jettent les gens sur les routes ? Avez-vous perdu de vue que les traités européens empêchent toute forme de protectionnisme solidaire pourtant indispensable « dans la compétition économique et commerciale avec la Chine et les États-Unis » ? La ratification du CETA par votre majorité à l’Assemblée Nationale vous est-elle sortie de la tête ? Ou peut-être étiez-vous en vacances quand le gouvernement français a cédé à la Commission européenne s’inclinant devant Monsanto pour refuser l’interdiction du glyphosate ?

Il est temps de vous dire que vous devriez d’abord vous interroger sur vos propres responsabilités et celles de ceux qui vous ont précédée.  En effet, il ne suffit pas de chanter les louanges de « L’Europe qui protège » pour que les Français oublient que celle-ci protège aujourd’hui surtout les lobbys et les multinationales. Cet écart entre le discours et le ressenti réel des peuples est pourtant bien à l’origine de leur divorce grandissant avec la construction européenne. Faire entendre un discours critique qui rappelle que, si l’Europe est une belle idée, les traités qui l’organisent sont une grande calamité, c’est proposer une issue positive à l’impasse dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.

Madame la Ministre, en réduisant, pour des raisons politiciennes, le champ politique à ceux qui aiment l’Europe d’un côté, et à ses adversaires de l’autre, vous faites le jeu des réactionnaires en jetant dans leur bras celles et ceux qui souffrent des politiques européennes. Entre ceux qui sont prêt à tout brader pour l’Europe et ceux qui la refusent par essence, il existe pourtant une position raisonnable et sérieuse : celle qui consiste à rompre avec les traités européens pour faire l’Europe, oui, mais sans défaire la France. Vous feriez mieux d’y consacrer votre énergie plutôt que d’écrire de bien mauvaises tribunes.

1er sept 2018
http://www.manuelbompard.fr/reponse-a-nathalie-loiseau-faire-leurope-defaire-france/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 11 Sep - 15:14



Leurre de Bruxelles

La Commission européenne a trouvé un sujet génial : le changement d’heure. Et promet que cette fois, les peuples seront écoutés…

Chapeau, Jean-Claude !

Le président de la Commission européenne vient de mener avec succès une brillante opération de communication. Ce n’est pas si souvent que Jean-Claude Juncker passe aux journaux télévisés et radiophoniques « grand public ». Non que les patrons de presse, tant dans le service public que sur les chaînes privées, veuillent censurer Bruxelles – au contraire.

Mais, aussi désagréable que soit pour eux le constat, la réalité est rude : évoquer l’Union européenne, c’est à coup sûr risquer une chute brutale de l’audimat, tant la cuisine bruxelloise reste étrangère aux citoyens des différents pays membres.

C’est d’ailleurs regrettable. Le rôle souvent déterminant des décisions, orientations ou consignes de l’UE est largement sous-estimé par les peuples, car traité avec grande discrétion par nombre d’organisations ou de syndicats. Pourtant, il y a peu de politiques nationales qui ne soient impulsées par la machine communautaire. Derniers exemples en France : la déstabilisation du code du travail, tout comme la réforme du rail.

De leur côté, les Grecs en savent quelque chose : l’incroyable austérité qui leur a été imposée, et la tutelle économico-politique qui va perdurer, ont été et sont orchestrées à Bruxelles.

TOUS CES THÈMES, QUI SE HEURTENT, AU MIEUX, À L’INDIFFÉRENCE DES « CITOYENS EUROPÉENS », DEVRAIENT ÊTRE ÉVOQUÉS DANS LE « DISCOURS SUR L’ÉTAT DE L’UNION » QUE VA PRONONCER M. JUNCKER DANS QUELQUES JOURS

Sur un autre plan, les tentatives – toujours infructueuses à ce jour – d’établir une politique migratoire unique ne sont pas pour rien dans la montée des tensions populaires. Intégration monétaire et budgétaire plus poussée (espérée en particulier par Emmanuel Macron, mais qui provoque de nouvelles divisions parmi les Vingt-sept), perspectives d’« élargissement » de l’UE vers de nouveaux pays des Balkans, désespoir face à la politique commerciale américaine, phobie d’une agression russe (au moins digitale, et peut-être même blindée, selon les dirigeants baltes ou polonais) : tous ces thèmes, qui se heurtent, au mieux, à l’indifférence des « citoyens européens », devraient être évoqués dans le « discours sur l’état de l’union » que va prononcer M. Juncker dans quelques jours (le 12 septembre).

Mais cette coutume annuelle directement importée de Washington par ceux qui rêvaient encore il y a peu des « États-Unis d’Europe » fait traditionnellement un flop : personne n’y prête intérêt, à part bien sûr dans la bulle strasbourgeoise de l’europarlement.

ASTUCE GÉNIALE

Dès lors, un communicant a dû trouver cette astuce géniale : parlons… du changement d’heure. La Commission vient donc de révéler qu’une toute récente « consultation en ligne » sur ce sujet a connu un grand succès. Et qu’une majorité d’internautes aurait plébiscité le maintien de l’heure d’été tout au long de l’année. Au regard des thèmes précédemment évoqués, voilà enfin un sujet important.

Qui a donc valu une glorieuse exposition médiatique à l’ex-Premier ministre luxembourgeois. Celui-ci ne s’est pas privé de marteler que, cette fois, la voix des citoyens serait entendue.

Quand un référendum est organisé sur un traité européen, on prie le bon peuple de revoter – ou bien on inverse le résultat. Mais quand il s’agit d’un sondage en ligne sur une question aussi essentielle, Bruxelles, c’est juré, va se soumettre à la vox populi.

5 septembre 2018
https://ruptures-presse.fr/actu/juncker-changement-heure-discours/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 11 Sep - 21:56



EMILE, agent infiltré de la Commission européenne
Enseignement d’une matière intégré à une langue étrangère

En mars 2002, le Conseil européen de Barcelone a appelé à une action destinée à «améliorer la maîtrise des compétences de base, notamment par l’enseignement d’au moins deux langues étrangères dès le plus jeune âge», et à la création d'un indicateur de compétence linguistique. Depuis lors, la Commission européenne a soutenu des actions axées sur l'apprentissage des langues et l'élaboration d’indicateurs de résultats. [...]

La capacité à communiquer dans plusieurs langues fait partie des compétences essentielles pour répondre à la demande du marché [...]

Comme d’autres compétences transférables, elle renforce la compétitivité des individus et de l'économie.
[...]
http://ec.europa.eu/education/policy/multilingualism/learning-languages_fr
En somme, le ministère de l'Éducation nationale se met au service de la Commission européenne, qui elle-même sert les entreprises.

Immersion en classe EMILE à Grenoble
https://youtu.be/IVKSeKvy0XI  cyclops
https://anglais-pedagogie.web.ac-grenoble.fr/content/immersion-en-classe-emile-0



Blanquer veut enseigner l'anglais aux enfants dès le CP
Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer veut une diffusion de dessins animés en anglais en partenariat avec France Télévisions.
Un rapport propose également de dispenser les principales matières scolaires en anglais, et ce dès le CP.
https://www.ouest-france.fr/politique/jean-michel-blanquer/blanquer-veut-enseigner-l-anglais-aux-enfants-des-le-cp-5962335
S'il y a en France un problème d’apprentissage des langues étrangères, pourquoi ne pas proposer l'espagnol ou l'allemand au lieu d'imposer l'anglais  ?

Business school
Rentrée bilingue dans une quinzaine d’écoles de l’Essonne

Une quinzaine d’écoles élémentaires et maternelles du département vont tester un dispositif « ambitieux » : les élèves de grande section de maternelle, de CE1 et de CM1 vont suivre une partie de leurs enseignements généraux en anglais.

À Évry-Courcouronnes - deux villes qui travaillent à leur fusion - le programme est encore plus « ambitieux ». Ce sera du 50-50. Les élèves auront des séquences de 12 heures en français, puis les 12 heures suivantes entièrement en anglais.

Généraliser le bilinguisme à l’ensemble du département

La maîtrise totale de l’anglais est une priorité absolue pour Lionel Tarlet, directeur académique des services de l’Éducation nationale de l’Essonne (Dasen).
« Dans les prochaines années, beaucoup d’expatriés vont arriver en Île-de-France, notamment avec le Brexit. Il faut pouvoir leur proposer des établissements équivalents aux écoles françaises à l’étranger. »
http://www.leparisien.fr/essonne-91/la-rentree-sera-bilingue-dans-une-quinzaine-d-ecoles-de-l-essonne-11-06-2018-7766493.php

'[...] angliciser les jeunes Français dès la maternelle, c’est se tirer une balle dans le pied, c’est participer à l’élimination de notre langue sur le plan international, c’est concourir au compactage humain via le globiche que veulent imposer à toute l’humanité, les banquiers-bandits de la finance internationale. Leur but n’est rien d’autre, à travers la langue unique, de propager la pensée unique, porte d’entrée à la gouvernance mondiale. Gouvernance mondiale, langue et pensée uniques, la dictature n’est pas loin. [...]'
Pasagenoux

D'autres informations sur l'enseignement en France.
Et l'invasion de l'anglais.
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 12 Sep - 12:26


File d'attente devant une soupe populaire dirigée par une église orthodoxe d'Athènes
en 2017 (REUTERS / Alkis Konstantinidis)


Grèce : derrière l’austérité, le génocide ?
Par Nicolas Bourgoin, démographe
[Extraits]

De fait, la population grecque diminue et a déjà perdu 350.000 habitants depuis 2007. On sait par ailleurs que la Grèce n’est qu’un terrain d’essai et cette expérience dévastatrice est destinée à être généralisée à l’échelle de l’Europe, puis du monde.

Bienvenue en Grèce,  laboratoire européen du « capitalisme du désastre » où sont testées les limites de la résistance humaine : un taux de chômage (officiel) à 28 %, un tiers de la population vivant sous le seuil de pauvreté, plus d’un tiers sans couverture maladie, des services publics en déliquescence laminés par des cures d’austérité draconiennes, un patrimoine public (sites archéologiques, îles, forêts, aéroports, compagnie de gaz ou d’électricité, …) bradé pour une bouchée de pain à des sociétés privées… et une population à bout se souffle, devenue incapable de se défendre.
La raison de cette capitulation ? le traumatisme provoqué par la violence de la crise imposée au peuple grec par l’oligarchie bancaire, sapant toute capacité de résistance à la destruction systématique de la sphère publique : attendre une crise de grande envergure, puis, pendant que les citoyens sont encore sous le choc, vendre l’État morceau par morceau, à des intérêts privés avant de s’arranger pour pérenniser les « réformes » à la hâte est un bon résumé de ce qu’ont subi les Grecs. Ce véritable coup d’État financier a nécessité plusieurs phases de préparation décrites dans mon billet précédent*.
[...]
https://bourgoinblog.wordpress.com/2014/03/31/grece-derriere-lausterite-le-genocide/

*Crise : l’UE à l’épreuve de la « stratégie du choc »
https://bourgoinblog.wordpress.com/2014/02/07/crise-lue-a-lepreuve-de-la-strategie-du-choc/

En Grèce, le visage ordinaire de la pauvreté
https://www.letemps.ch/images/photos/economie/grece-visage-ordinaire-pauvrete
http://www.irinnews.org/fr/reportage/2016/03/21/les-bons-samaritains-grecs

Les Grecs sont tournés en dérision sur Arte, ce 12 septembre 2018 à 20h51 :
"50 nuances de Grecs
C'est lundi c'est tzatziki
"
'La malbouffe, c'est aussi un problème grec antique.'
https://www.arte.tv/fr/videos/077330-006-A/50-nuances-de-grecs/

Un humour de bon goût, digne de la chaîne européiste, sur laquelle les internautes ne peuvent plus s'exprimer depuis cet été... élections obligent ?
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 13 Sep - 13:14


 
Nouvelle atteinte aux libertés !
Le Parlement européen a adopté la directive sur le droit d'auteur

Malgré les mouvements d'opposition dans plusieurs villes d'Europe, le Parlement européen a voté mercredi 12 septembre en faveur du projet de réforme de la directive sur le droit d'auteur, qui porte atteinte à la liberté de la presse en ligne et à la liberté d'expression sur l'internet.

L’Union européenne vote pour le filtrage des contenus et la taxe des liens : y a-t-il encore une chance de revenir en arrière ?
La Commission européenne, qui soutient cette révision depuis plusieurs années, a évidemment partagé sa satisfaction, via les deux responsables du numérique, Andrus Ansip et Mariya Gabriel.

À l’inverse, les critiques de la réforme ont déploré un rendez-vous manqué, à l’image de Julia Reda, eurodéputée qui est issue des rangs du Parti pirate : « le Parlement n’a pas écouté les préoccupations des citoyens et des experts » sur les deux dispositions du texte les plus critiquées, à savoir les articles 11 (droit voisin pour la presse sur le web) et 13 (filtrage automatique des contenus mis en ligne).

Si le scrutin survenu mi-septembre constitue une étape clé dans le parcours de ce texte, il n’en constitue pas le point final. D’autres étapes sont prévues. Les députés vont en particulier devoir négocier un compromis avec le Conseil de l’Union européenne. Cette phase doit avoir lieu au cours du mois de novembre 2018. Ensuite, un vote définitif, encore par le Parlement européen, doit survenir, vraisemblablement au printemps 2019.

La Commission européenne espère toutefois un calendrier plus rapide [...]

Sauf coup de théâtre, il paraît improbable que l’une des trois parties impliquées dans ce trilogue fasse machine arrière. [...]

La France aura alors l’obligation de se mettre au travail pour transposer la directive dans son droit national.

« la directive lie tout État membre destinataire quant au résultat à atteindre, tout en laissant aux instances nationales la compétence quant à la forme et aux moyens ».
https://www.numerama.com/politique/417195-leurope-vote-pour-le-filtrage-des-contenus-et-la-taxe-des-liens-y-a-t-il-encore-une-chance-de-revenir-en-arriere.html

La Commission européenne peut compter sur la soumission de Macron.

L'UE qui a aussi méprisé les peuples et leurs votes lors du référendum de 2005 ose donner des leçons de démocratie !

Europe : la Hongrie sanctionnée
Le Parlement européen a déclenché une procédure de sanction contre la Hongrie. Le régime de Viktor Orban est accusé de violation de la démocratie et des droits de l'Homme.
https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/europe-la-hongrie-sanctionnee_2937655.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 18 Sep - 12:12



Sept eurodéputés sanctionnés
pour avoir soutenu le droit de grève des interprètes du Parlement européen


Au Parlement européen, non seulement on refuse le droit de grève aux interprètes, mais on sanctionne les eurodéputés qui s’en offusquent. L’eurodéputé Génération.s Guillaume Balas explique la situation.

Depuis le début du mois de juin, les interprètes du Parlement européen – et Dieu sait s’ils sont indispensables au bon fonctionnement de la machine UE et ses 24 langues officielles – sont en grève, du moins essayent-ils. Ils protestent principalement contre le rythme de travail, qu’ils jugent trop dense, d’autant plus que l’administration du Parlement veut augmenter leur temps en cabine d’interprétation, de 7h à 7h30.

Début juillet, les interprètes interpellaient les eurodéputés dans une lettre ouverte, avec effets puisque le 3 juillet, plusieurs parlementaires venaient interrompre la séance plénière en coupant les micros. L’action aura duré une quarantaine de minutes. Le président du Parlement, Antonio Tajani, regrettait alors que des eurodéputés aient voulu
« jouer un rôle de syndicaliste ».
[...]

11 sep 2018
http://www.regards.fr/politique/article/greve-des-interpretes-du-parlement-europeen-pour-guillaume-balas-on-n-est-pas
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 18 Sep - 21:45



Il y a un paradis pour les voleurs : l’Europe

L’Union européenne est un paradis pour ceux qui veulent éviter de contribuer par l’impôt à hauteur de leurs revenus. Elle abrite pour cela en son sein plusieurs paradis fiscaux. Et aucune règle ne permet de lutter contre les montages crapuleux pour payer le moins possible. Les géants du numérique en profitent à plein. Facebook et Apple ont pour point commun de rapatrier leurs bénéfices en Irlande. Au final, le taux d’imposition moyen de Google dans l’Union européenne est de 0,82%. Quant à Apple, c’est encore moins. L’entreprise qui est la première capitalisation boursière du monde paye 50 euros d’impôts en Europe chaque fois qu’il en gagne un million. Soit un taux d’imposition effectif de 0,005%.

La chance pour les voleurs du fisc est qu’il se trouve toujours un État européen pour bloquer toute tentative de les faire payer, ne serait-ce qu’un tout petit peu. Cette fois, c’est le gouvernement allemand qui endosse le rôle de protecteur de l’évasion fiscale. En mars 2018, la Commission européenne a fait, sous la pression des scandales à répétition, une proposition limitée aux États membres. Il s’agit d’instaurer une taxe de 3% à l’échelle européenne sur le chiffre d’affaire généré par la vente d’espaces publicitaires en ligne et la vente des données personnelles. Cette taxe serait largement insuffisante pour recouvrer les sommes non payées par les multinationales du numérique, étant donné leurs taux d’impositions actuels.

Par ailleurs, elle ne vise pas toutes leurs activités. Les revenus générés par le commerce en ligne ou les abonnements ne seraient ainsi pas concernés. Des entreprises comme Netflix ou Amazon, pourtant champions de l’évasion fiscale, passeraient entre les mailles du filet. Ce n’est donc pas une proposition de nature à rétablir la justice fiscale. Mais tout cela c’est encore trop pour le gouvernement allemand qui dirige l’Europe. Il a fait savoir par la voix de son ministre des Finances, Olaf Scholz, que cette proposition était « non productive » et constituait une « diabolisation » des GAFA.

En vérité, le patronat allemand a surtout peur de représailles des États-Unis. Toutes les multinationales du numérique sont américaines. Et Trump menace déjà de rétablir des droits de douane importants sur les importations de voitures aux États-Unis. Or, le secteur automobile représente 20% de l’activité industrielle de l’Allemagne et 25% des exportations allemandes aux États-Unis. 90% du marché américain des automobiles de luxe est occupé par des constructeurs allemands. Pour protéger son industrie automobile, l’Allemagne semble donc décidée à bloquer toute tentative pour taxer en Europe les multinationales américaines.

Si l’Allemagne bloque, ce serait un nouveau camouflet pour Macron. Après le glyphosate, après le « budget de la zone euro », le gouvernement Merkel aura une fois plus choisi les intérêts du capital allemand plutôt que le fameux « couple franco-allemand » des fantasme de l’eurolatrie ordinaire. Il existerait pourtant une solution pour faire, sans attendre le feu vert de Merkel. Dans le cadre du projet de loi sur l’évasion fiscale, la France insoumise a déposé un amendement pour permettre au fisc français d’utiliser des données comme le chiffre d’affaire, le nombre de ventes, le nombre d’utilisateurs pour estimer le bénéfice réel réalisé en France et prélever l’impôt en conséquence. Par exemple, si Apple réalise 10% de ses ventes en France, on estime que son bénéfice français est égal à 10% de son bénéfice mondial. Cela permettrait de couper l’herbe sous le pied des tricheries et montages qui permettent aux multinationales de ne déclarer qu’un bénéfice ridicule en France.

Il n’y a pas besoin pour cela d’attendre l’Union européenne. C’est une décision qui dépend du Parlement français et dont l’application peut être mise en œuvre par l’administration fiscale française. C’est d’ailleurs ce que dit l’économiste qui en a apporté l’inspiration, Gabriel Zucman. « Il est très important de comprendre que la France peut réformer sa fiscalité unilatéralement. On peut continuer à essayer de négocier avec les paradis fiscaux au sein de l’Union européenne, mais cela risque de prendre des décennies. À ce stade, il vaut mieux que la France fasse cavalier seul. » déclarait-il dans Le Monde, en novembre 2017.

Mais Macron ne décide rien sans l’aval de Merkel. Et Merkel a dit non.

https://melenchon.fr/2018/09/17/il-y-a-un-paradis-pour-les-voleurs-leurope/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 19 Sep - 5:21


Lewis Eisenberg, ambassadeur des États-Unis à Rome, transforme la péninsule en arsenal US.

« L’art de la guerre »
En Italie, la plus grande poudrière US

Depuis un an, le Pentagone, prévoyant une guerre mondiale contre la Chine et la Russie, utilise ses nombreuses bases en Italie pour augmenter de manière massive le stockage de ses armes en Europe, y compris des bombes atomiques.

[...] La base logistique, située entre Pise et Livourne, constitue le plus grand arsenal US hors de la mère patrie. Le colonel n’a pas spécifié quel est le contenu des 125 bunkers de Camp Darby. Celui-ci peut être estimé à plus d’un million de projectiles d’artillerie, bombes aéroportées et missiles, auxquels s’ajoutent des milliers de chars d’assaut, véhicules et autres matériels militaires. On ne peut pas exclure que dans la base il y ait eu, il y ait ou puisse y avoir dans l’avenir même des bombes nucléaires. [...]

À la suite du transit d’armes accru depuis Camp Darby, la liaison par canal et par route de la base avec le port de Livourne et l’aéroport de Pise ne suffit plus. On a donc décidé une réorganisation massive des infrastructures (confirmée par le colonel Berdy), comprenant un nouvelle voie ferrée. Le plan comporte l’abattage de 1.000 arbres dans une zone protégée, mais il a déjà été approuvé par les autorités italiennes. Ce n’est pas tout.

Le président du Conseil régional toscan Eugenio Giani (Pd), recevant le colonel Berdy, s’est engagé à développer « l’intégration entre la base militaire US de Camp Darby et la communauté environnante ». Position substantiellement partagée par le maire de Pise Conti (Lega) et par celui de Livourne (Movimento 5 Stelle). Ce dernier, pour recevoir le colonel Berdy puis l’ambassadeur US Lewis M. Eisenberg, a hissé sur la Mairie la bannière étoilée.

Manlio Dinucci, géographe et géopolitologue
11 sep 2018
http://www.voltairenet.org/article202892.html




Le nouveau rideau de fer
les frontières extérieures de l’UE et de l’Otan doivent être « protégées » de la « menace russe ».

Comme l’enceinte construite par les pays baltes le long de le frontière avec la Russie a une efficience militaire pratiquement nulle, son objectif est fondamentalement idéologique : celui d’un symbole physique indiquant qu’il y a, au-delà de l’enceinte, un dangereux ennemi qui nous menace.
Ceci fait partie de la martelante psyop (opération psychologique) politico-médiatique pour justifier l’escalade des USA et de l’Otan en Europe contre la Russie.

18 sep 2018
http://www.voltairenet.org/article203023.html


L’establishment US derrière le Sommet d’Helsinki
Alors que la presse internationale a déformé le contenu du sommet de l’Otan, l’establishment US en a parfaitement compris le seul enjeu : la fin de l’inimitié avec la Russie. Aussi, perturber le sommet bilatéral USA-Russie d’Helsinki est devenu sa priorité. Il lui faut, par tous les moyens, s’opposer à un rapprochement avec Moscou.
17 juil 2018
http://www.voltairenet.org/article202042.html


L’OTAN déploie un bataillon multinational en Pologne pour contrer la « menace russe »
"La France déploie également de façon régulière des troupes au titre des mesures de réassurance des Alliés au profit de la Pologne" (Ambassade de France)
14 avr. 2017
https://francais.rt.com/international/36855-menace-russe-otan-deploie-troupes-pologne


Les militaires français arrivent en Lituanie
La mission Lynx, dans le cadre de l’Otan, quitte l’Estonie.
Décidée au sommet de Varsovie en 2016, cette «  présence avancée  » des alliés de l’Otan s’inscrit dans le cadre des mesures de réassurance de la Pologne et des Pays baltes, face à la Russie.
10 jan 2018
https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/militaires-francais-arrivent-en-lituanie-141220


La Pologne prête à débourser 2 milliards de dollars pour une base américaine
le gouvernement polonais s'engage "à partager le fardeau des dépenses de défense". Il propose différents sites potentiels pour l'installation de bases militaires, d'hôpitaux, d'écoles, et même d'installations sportives pour les familles des militaires.

Le président polonais n'a même pas été consulté

Le ministère de la Défense polonais a confirmé que cette proposition avait été adressée à Washington sans avoir été consultée préalablement par le ministre des Affaires étrangères polonais, ni même par le président polonais Andrzej Duda, qui est pourtant le chef des armées du pays.

De son côté, le sénateur russe Vladimir Dzhabarov, qui siège également à la commission des affaires étrangères du conseil de la fédération russe, a estimé que cette proposition ferait de la Pologne "l'objet d'une frappe de représailles", "l'une des cibles principales en cas de conflit potentiel".
https://fr.express.live/2018/05/29/la-pologne-demande-aux-etats-unis-dinstaller-une-base-militaire-permanente-sur-son-sol

Cette information a été reprise et développée 4 mois plus tard. Pour quelle raison ?
https://www.20minutes.fr/monde/2338979-20180919-pologne-prete-payer-2-milliards-dollars-base-americaine-pourrait-appeler-fort-trump



Alliance Vatican - UE capitaliste
Le pape dans les pays baltes
'Du 22 au 25 septembre 2018, le pape François visitera la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, d’anciens satellites soviétiques aujourd’hui tournés vers l’Europe, même si l’influence russe n’a pas disparu.
C’est à l’occasion du centenaire de la première indépendance des pays baltes vis-à-vis de la Russie, fêté en 2018, que François a répondu à l’invitation conjointe des chefs d’États baltes et de leurs évêques.'
https://www.pelerin.com/A-la-une/Les-pays-baltes-attendent-le-pape

Et Jésus chassa les marchands du Temple …
http://www.magcentre.fr/62211-et-jesus-chassa-les-marchands-du-temple/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 20 Sep - 23:27



Ces eurocrates qui rêvent d'une police de la pensée

À quelques encablures du scrutin européen, le 26 mai 2019, la Commission européenne a lancé un cri d'alarme ainsi résumé par Le Monde : « Bruxelles s'inquiète des risques de manipulation des élections ». Nos amis les eurocrates ont proposé aux pays membres une batterie de mesures afin d'éviter, selon le quotidien du soir, « la désinformation, les cyberattaques ou des intrusions étrangères susceptibles de perturber les consultations électorales ».

Mais qui menace donc l'Union européenne ? Des extraterrestres repérés par les satellites ? Des djihadistes en approche des côtes méditerranéennes ? Des agents de Kim Jong-un parrainés par Gérard Depardieu ? Des espions de Moscou ? Nul ne sait. Reste un ennemi désigné par la Commission européenne en des termes dignes d'un roman de John le Carré à l'époque de la guerre froide : « les pouvoirs globaux qui ne partagent pas nécessairement tous nos intérêts et toutes nos valeurs ». Où l'on voit que le complotisme n'épargne pas ceux qui prétendent le traquer sur les réseaux sociaux. Si l'on comprend bien, les multinationales, les lobbies, les banques, les Gafa et l'Otan ne sauraient être soupçonnables de quelque velléité interventionniste. Dont acte.

Au vrai, les commissaires de Bruxelles ont moins peur de la manipulation des élections que des élections elles-mêmes. Voilà pourquoi ils veulent instaurer une sorte de police de la pensée, en vue de gagner une bataille déjà perdue : celle de l'opinion. À cette fin, ils rêvent de ramener l'élection européenne à un match truqué : l'Europe néolibérale ou les « populistes », comme ils disent ; l'Europe de Juncker et de Macron ou celle de l'extrême droite, à croire qu'il n'existe aucune alternative à cette opposition savamment mise en scène, et que toute critique de l'UE revient à s'aligner sur les thèses xénophobes. [...]

Jack Dion
16/09/2018
https://www.marianne.net/debattons/editos/ces-eurocrates-qui-revent-d-une-police-de-la-pensee
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 22 Sep - 12:29



L'UE méprise le référendum et veut soumettre la Grande-Bretagne
Brexit : "Nous sommes dans une impasse", dénonce Theresa May, qui blâme l'UE

La Première ministre britannique a imputé aux 27 pays-membres de l'Union européenne l'impasse des négociations sur le Brexit et demande à être traitée "avec respect".

Theresa May a contre-attaqué après le désastre du sommet de Salzbourg en Autriche où les 27 pays-membres de l'Union européenne ont rejeté son plan sur le Brexit.
"Il est inacceptable de rejeter la proposition de l'autre partie sans explication détaillée et sans contre-proposition", a-t-elle ajouté, demandant à être traitée "avec respect" par les dirigeants européens.

Elle a maintenu que le "plan de Chequers", qui avait été présenté par son gouvernement en juillet et qui prévoit le maintien d'une relation économique étroite avec la création d'une zone de libre-échange pour les biens industriels et les produits agricoles, restait "la meilleure manière de protéger les emplois ici (au Royaume-Uni) et en Europe".

Cette proposition doit aussi, selon le gouvernement britannique, permettre de maintenir les échanges économiques sans créer de "frontière physique" entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande.

Mais le rejet de ce plan par l'Union européenne revient, de fait, à s'en tenir à la solution dite du "filet de sécurité", convenue en décembre dernier. Cette alternative, dite de "backstop" en anglais, consiste à garantir un alignement réglementaire de l'Irlande du Nord sur l'UE faute d'autre accord. Elle a été exclue par Theresa May.
"Comme je l'ai dit aux dirigeants européens, aucune des deux parties ne devrait demander l'inacceptable à l'autre", a-t-elle soutenu. "Nous ne pouvons accepter quoi que ce soit qui menacerait l'intégrité de notre royaume". [...]

22/09/2018
https://www.rtl.fr/actu/international/brexit-nous-sommes-dans-une-impasse-denonce-theresa-may-qui-blame-l-ue-7794883738


Le principal point d'achoppement est le statut de l'Irlande du Nord, territoire britannique.
Bruxelles souhaite que l'Irlande du Nord reste dans l'UE après le Brexit.
https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/la-grande-bretagne-et-l-ue/brexit-la-colere-de-theresa-may_2951347.html

Après l'échec du sommet de Salzbourg, les marchés ont fait dévisser la Livre.
https://fr.euronews.com/2018/09/21/le-brexit-dans-l-impasse-la-livre-devisse
Vidéo
https://fr.euronews.com/video/2018/09/21/le-brexit-dans-l-impasse-la-livre-devisse

Arrow « L’UE tente de saborder le Brexit »
John Laughland, spécialiste en géopolitique, estime que l’Union européenne tente de saborder le Brexit, et revient sur les conséquences que le départ de la zone euro pourrait avoir sur l’économie britannique.
13 juin 2018
https://www.youtube.com/watch?v=A90bHEHutWE
cyclops

Un Le Pen américain surgit pour les élections européennes de 2019
Steve Bannon, épouvantail au service des capitalistes soi-disant démocrates
https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/italie-steve-bannon-l-ancien-sulfureux-conseiller-de-donald-trump-intervient-devant-un-parti-dextreme-droite_2951113.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 23 Sep - 3:10



Manfred Weber : cet inconnu qui souhaite prendre la tête de la Commission européenne

Manfred Weber a de bonnes chances d'être désigné candidat du PPE au poste de président de la Commission européenne, en novembre. Il s'oppose à un débat pour ou contre l'Europe lors des prochaines élections car "cela renforcerait le camp des antieuropéens"...

Qui connaît Manfred Weber ? Jusqu’à présent, la notoriété de cet eurodéputé ne dépassait pas le microcosme bruxellois. Depuis 2014, il préside le groupe le plus important de l’europarlement, celui du PPE (droite européenne, dont sont notamment membres LR pour la France, et la CDU d’Angela Merkel). Le sémillant politicien guigne désormais un poste plus prestigieux encore, en l’occurrence celui de président de la future Commission européenne, prévue pour être renouvelée en 2019. L’actuel patron de l’exécutif communautaire, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, issu de la même famille politique, ne se représentera pas.

Manfred Weber a de bonnes chances d’être désigné, en novembre prochain, comme candidat du PPE à ce poste, puisque la chancelière allemande lui a témoigné son soutien. Reste à savoir si cette ascension annoncée intéressera si peu que ce soit les citoyens des pays de l’Union européenne. On en doute. Pourtant, son profil est édifiant. L’homme est lui-même issu de la CSU, la petite soeur bavaroise de la CDU, au sein de laquelle il défend les positions – cela va sans dire – d’un « Européen convaincu et fervent ». Il appartient du reste à différents groupements fédéralistes, dont l’obscure Union paneuropéenne, fondée en 1926 par le comte d’origine austro-hongroise Richard Coudenhove-Kalergi.

Parmi ses collègues PPE de l’hémicycle de Strasbourg, Manfred Weber a en outre la réputation d’un ultra conservateur. Il est d’ailleurs membre du Comité central de l’Église catholique allemande. [...]

Dans l’entretien accordé au Monde, il avait stigmatisé le rapprochement entre le chef du gouvernement hongrois et le vice-Premier ministre italien, Matteo Salvini (Ligue), rapprochement décrié par certains comme une possible convergence « d’une partie de la droite avec l’extrême droite » : « nous sommes dans un moment historique et décisif pour le futur de l’Union*. Nous devons pratiquer la démocratie au niveau de l’Union, (...) maintenir son unité et avoir une approche ambitieuse pour son futur. Ces trois priorités ne peuvent être atteintes sans une solide majorité pro-européenne à l’issue des prochaines élections. C’est la raison pour laquelle je me sens très proche de mes amis sociaux-démocrates et libéraux, nous sommes les trois formations politiques dépositaires du futur de l’Union ».

Nous voilà donc prévenus : au-delà des passes d’armes censées égayer la campagne des futures élections européennes (mai 2019), les trois principales formations à l’échelle de l’UE sont d’accord sur l’essentiel. C’est tout sauf une surprise – mais il n’est jamais mauvais de l’entendre confirmer par une voix autorisée.

À sa manière, Emmanuel Macron ne dit pas autre chose quand il prétend – en tordant le sens des mots, voire en l’inversant – opposer les « progressistes » (comprendre : pro-européens) et « nationalistes », un qualificatif décerné à leurs adversaires assimilés à de fieffés réactionnaires quand ce n’est pas à des néo-fascistes déguisés.

Dans cette droite ligne, Manfred Weber poursuit : « je me suis engagé, durant cette période législative, pour qu’aucune force d’extrême droite ne puisse atteindre un poste important (au sein de l’europarlement). Le PPE a même voté pour des communistes afin de préserver ces postes ».

L’affirmation n’est pas anodine : ce représentant patenté des élites politiques et économiques européennes, bien sûr ultralibéral, désigne les « populistes » comme l’ennemi à abattre, et les « communistes » comme des appuis pour contrer ceux-ci. Lesdits « communistes » ne semblent pas avoir à redire ni à cette stratégie, ni à cet hommage implicite. Il y a peut-être là matière à réflexion pour tous ceux qui pensent encore que les sociétés ne se divisent pas entre gentils (partisans de l’ouverture) et les méchants (stigmatisés comme archaïques), mais plutôt entre exploiteurs et exploités.

Cela illustre en tout cas l’impopularité croissante de l’« idée européenne » dans la plupart des pays, face à laquelle il ne reste plus que l’union sacrée des différents partis pro-UE pour contrer les « barbares » qui, ces derniers mois, ont collectionné les succès électoraux en Allemagne, en Tchèque, en Autriche, en Hongrie, en Italie, et tout récemment en Suède.

« Nous nous battrons contre eux durant la campagne des européennes », martèle M. Weber, qui précise : « c’est aussi pour cette raison que je ne suis pas en faveur d’un débat pour ou contre l’Europe lors des prochaines élections : cela renforcerait le camp des antieuropéens ».

Quel extraordinaire aveu !

Pierre LEVY
14 sep 2018
https://www.legrandsoir.info/manfred-weber-cet-inconnu-qui-souhaite-prendre-la-tete-de-la-commission-europeenne.html


Le futur de l’Union = l'avenir de l'Union européenne. Le Monde et ses pairs européistes ont toujours des pudeurs de violette.


GAUCHE « ANTI-MIGRANTS », VRAIMENT ?
Pour Théophile Kouamouo, l’enjeu de la polémique médiatique autour du mouvement allemand Aufstehen est clair : la création artificielle, en Europe, d’un clivage politique et moral manichéen qui ne laisserait guère d’espace entre fascisme et libéralisme.
https://www.youtube.com/watch?v=W7trRwPGl6M cyclops

Appel à fondation, le manifeste du mouvement « Aufstehen »
Lancé ce 4 septembre, le mouvement de gauche radicale 'Aufstehen' de Sahra Wagenknecht fait polémique et est caricaturé en « mouvement anti-migrant ». Nous avons décidé, afin d’élever le débat, de publier une traduction inédite de leur manifeste.
https://lemediapresse.fr/international/appel-a-fondation-le-manifeste-du-mouvement-aufstehen/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 27 Sep - 1:58



Les ravages du nouveau libre-échange

LVSL publie un extrait du dernier livre de Simon-Pierre Savard-Tremblay, Despotisme sans frontières. Les ravages du nouveau libre-échange (Montréal, VLB Éditeur, 2018). Simon-Pierre Savard-Tremblay est docteur de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) et essayiste québécois.

Le libre-échange est une idéologie qui prétend ne pas en être une, une politique qui se camoufle dans l’apolitisme. On a dit qu’au-delà de l’hégémonie des grandes entreprises, le libre-échange est le règne de l’expert. L’espace de décision politique se retrouve confiné, les gouvernants étant tenus de gérer et d’administrer les choses économiques dans un cadre prédéfini et orienté.

21 sep 2018
http://lvsl.fr/les-ravages-du-nouveau-libre-echange


Grèce, Portugal, Allemagne…France. Où en est-on presque 8 ans après le début de la crise des dettes souveraines ? L’Europe est-elle sortie d’affaire ?
Eric Berr, membre du collectif des Économistes Atterrés, professeur à l’université de Bordeaux, vient de publier « L’économie Post-keynésienne » (Seuil, septembre 2018). Il est notamment l’auteur de « L’intégrisme économique » (Les Liens qui Libèrent)
[…]
24 sep 2018
http://lvsl.fr/les-cadeaux-faits-aux-premiers-de-cordee-alimentent-de-nouvelles-bulles-speculatives-entretien-avec-eric-berr
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 20 Oct - 1:46



France : de la souveraineté à la servitude volontaire

Comme ses prédécesseurs, le président Macron se voit entraîné dans un abîme d'impopularité. Ses traits de caractère et sa méthode de gouvernement y ont une part de responsabilité.
Mais le malaise vient surtout de l'incompatibilité entre une fonction présidentielle quasi-monarchique et un pouvoir nul, la France ayant renoncé à sa souveraineté au profit des instances européennes et de puissances étrangères (États-Unis).

Pour gérer le pays aujourd'hui, plus besoin d'un chef pénétré de son rôle devant l'Histoire. Comme dans les autres pays européens, il suffit d'une chambre d'enregistrement (Parlement)...


[...] Plus rien ne reste de la brillante entrée en fonctions du jeune président, qui semblait, il y a un an, béni des dieux et promis à tous les succès. Oubliées son intronisation royale dans la cour du Louvre, la réception de Poutine à Versailles et la poignée de main virile avec Trump. [...]

Ce naufrage fait suite à celui de Nicolas Sarkozy et François Hollande. Chacun à sa manière a perdu la maîtrise de l’État, le premier par son exubérance primesautière, le deuxième par son insignifiance, le troisième enfin par une forme d’arrogance ou un excès d’assurance.

Ces présidents auraient-ils, par une insigne malchance, des faiblesses qui les rendent inaptes à assumer leur fonction ? Les premiers présidents de la Ve République avaient aussi leurs faiblesses mais elles ne les ont pas empêchés de diriger jusqu’au bout le char de l’État avec plus ou moins de fermeté. Seules les deux dernières années des seconds mandats de François Mitterrand et Jacques Chirac ont été gâchées par une grave crise d’autorité.

Un pouvoir vide de contenu

Plus décisif que les traits de caractère des uns et des autres, il s’est produit depuis les années 1990 un bouleversement qui a transformé la présidence de la République en « mission impossible ».

La France, comme les autres démocraties de l’Union européenne, a fait le sacrifice de sa souveraineté, vidant de leur substance les mandats électifs et en premier lieu celui du président de la République. À quoi peut donc servir dans ces conditions un président qui a plus de pouvoir que Louis XIV (au moins pendant cinq ans) mais n’en peut rien faire ?

En matière de monnaie, politique industrielle et commerciale, droit civil, protection des frontières et citoyenneté, le président et son gouvernement n’ont plus aucune capacité d’initiative. Ils n’en ont pas davantage en matière diplomatique, militaire et stratégique.

- non-politique monétaire

La monnaie unique a divisé plus que jamais les États de la zone euro. Cette monnaie unique avait été voulue par François Mitterrand. En 1989, attaché à une vision dépassée de l’Europe (il était né en 1916), le président craignit absurdement que l’Allemagne fédérale se détournât de la France et de l’Europe occidentale pour fonder une nouvelle Mitteleuropa. Il crut habile de la retenir en dissolvant le mark dans l’euro, ainsi que le rappelle le philosophe Marcel Gauchet (Comprendre le malheur français).

Dans les faits, cette monnaie unique a eu des effets désastreux sur les économies européennes (Comment la monnaie unique tue l’Europe) : surévaluée au regard de la France et sous-évaluée au regard de l’Allemagne, elle est responsable d’un déséquilibre commercial entre les deux pays qui n’en finit pas de croître.

Faute de pouvoir rétablir l’équilibre par un simple ajustement des taux de change, le gouvernement français en est réduit à promettre des aides aux paysans surendettés pour les détourner du suicide et aider les ouvriers à négocier au mieux leurs primes de licenciement !

Comme par ailleurs, il lui faut combler le déficit de monnaie entraîné par l’excès d’importations, il doit emprunter massivement à l’étranger et se console en se disant que la bonne image des banquiers de Francfort lui permet d’obtenir des taux d’intérêt modérés. On se console comme on peut.

Il n’y a pas là de quoi rehausser le prestige de la classe politique, d’autant que celle-ci s’est très largement fait berner par les promesses de la monnaie unique. On allait voir ce qu’on allait voir : convergence des économies européennes et prospérité pour tous ! On voit surtout que depuis plus de vingt ans, toute la machine européenne n’a plus qu’un seul but : assurer la survie de l’euro envers et contre tout. Adieu à tous les projets mobilisateurs (Airbus, Ariane, Erasmus…). Périsse l’Europe pourvu que survive l’euro (note).

- non-politique industrielle et commerciale

Au milieu des années 1980, les dirigeants européens, au premier rang desquels les socialistes français, se sont convertis à l’idéologie néolibérale apparue peu avant dans le monde anglo-saxon (nous en avons détaillé l’origine et le contenu dans l’Histoire de la Crise européenne, le sursaut des années 1980).

Jouant aux apprentis sorciers, ils ont fait de l’Europe un laboratoire du néolibéralisme, appliquant sans aucune restriction les préceptes de ses idéologues : pas question d'autoriser des politiques industrielles qui favoriseraient un champion national ou même européen ; pas question de faire barrage comme les Russes et les Chinois à l'offensive des Gafa (Google Apple Facebook Amazon)... Aussi bien ont-ils ouvert l’Europe aux bourrasques de la mondialisation sans prendre garde que leurs principaux concurrents gardaient quant à eux de solides protections.

• Les États-Unis usent et abusent de leur puissance militaire et monétaire comme ils viennent une nouvelle fois de le démontrer en reniant le traité avec l’Iran et en obligeant les entreprises européennes à renoncer à ce marché prometteur.

En obligeant aussi le Canada à souscrire avec eux un traité bilatéral de libre-échange, ils transforment le traité commercial entre le Canada et l’Union européenne (CETA) en une passoire. Quel bénéfice les entrepreneurs européens peuvent-ils attendre du CETA dès lors que leurs concurrents étasuniens bénéficient de meilleures conditions douanières au Canada ? Les Européens auront tous les inconvénients du traité et plus aucun des avantages escomptés.

• Faut-il insister sur la Chine ? Cette économie, devenue la première du monde, est aussi la moins libérale qui soit. Toutes les banques et les entreprises stratégiques sont contrôlées par le gouvernement de Xi Jinping.

Grâce aux devises étrangères récupérées par le secteur bancaire d’État et aussitôt prêtées au gouvernement américain, le gouvernement chinois a pu entretenir artificiellement la sous-évaluation du yuan. Ce dumping monétaire lui a permis de favoriser ses exportations et de ravager les industries occidentales à faible valeur ajoutée (L’arme monétaire de Pékin).

Maintenant, il se sert de ses excédents commerciaux pour racheter les entreprises occidentales de haute technologie par l’intermédiaire de ses propres entreprises – même bancales et déficitaires -.

L’Organisation Mondiale du Commerce et l’Union européenne n’y trouvent rien à redire : on ne saurait à leurs yeux entraver la libre circulation des marchandises et des capitaux… (note).

- non-politique étrangère et militaire

L’irruption de Donald Trump sur la scène internationale a mis à nu l'impuissance de l’Europe et de la France (Le côté obscur de l'empire américain). Le président américain a renié le traité COP21 signé par son prédécesseur et tourné le dos aux engagements environnementaux pris par l’ensemble des autres gouvernements de la planète sans que personne puisse s’y opposer.

Plus fort encore, les États-Unis ont une nouvelle fois enflammé la poudrière moyen-orientale en reniant le traité laborieusement conclu avec l’Iran et en obligeant les entreprises européennes à renoncer à commercer avec ce pays.

Le président Macron, lucide, a perçu la signification de ce geste : « Si nous acceptons que d'autres grandes puissances, y compris alliées, y compris amies dans les heures les plus dures de notre histoire, se mettent en situation de décider pour nous notre diplomatie, notre sécurité, parfois en nous faisant courir les pires risques, alors nous ne sommes plus souverains » (Aix-la-Chapelle, 10 mai 2018). A-t-il agi en conséquence ? Que nenni. Il s’est couché et nous avec. La conclusion est sans appel et Emmanuel Macron lui-même l’a exprimée publiquement : nous ne sommes plus souverains !

De fait, Paris a abandonné à d’autres (Bruxelles, Francfort, Berlin, Washington…) la grande politique et le domaine régalien : monnaie, échanges commerciaux, politique industrielle, protection des frontières, alliances stratégiques etc.

Par petites touches, la France et les autres États européens ont troqué leur souveraineté contre une « servitude volontaire » (l'expression est de La Boétie, 1576).

Voilà pourquoi les hommes politiques français et le président lui-même n’arrivent plus à se faire entendre. L’hôte de l’Élysée n’a pas plus de pouvoirs qu’un maire de village : il distribue des aides et des permis ; il augmente les taxes ici, les diminue là ; il « fait du social » ou du « sociétal » et place ses hommes aux postes-clé pour affermir son autorité et assurer sa réélection... Ne soyons pas surpris que Gérard Collomb ait lâché le ministère de l'Intérieur pour sa mairie de Lyon, chose qui ne se serait pas vue au siècle précédent quand la France était encore la France, un État souverain et partout respecté. [...]

Joseph Savès
18 oct 2018
https://www.herodote.net/France_de_la-actualite-355.php
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 27 Oct - 20:25


Photo Dinkum

Les vrais fraudeurs du fisc sont protégés

Le 18 octobre dernier, un nouveau scandale de fraude et d’évasion fiscale a été révélé. Mais la quasi-totalité des agents du service de police affectés à la lutte contre la fraude et l’escroquerie étaient occupé a faire des perquisitions et des auditions contre « la France Insoumise ». Cette nouvelle opération de fraude à échelle continentale a un nom cryptique : les « CumEx Files ». Il s’agit de suffixes latins pour dire « avec » (cum) et « sans » (ex). En effet, l’arnaque repose sur des changements de propriétaires factices d’actions selon qu’elles soient avec ou sans le versement des dividendes.

Évidemment, il s’agit d’échapper à l’impôt. La fraude organisée sur ce principe a duré pendant 15 ans. Elle a détourné 55 milliards d’euros d’impôts de plusieurs États européens. En France, il n’y aurait eu que des montages « légaux ». On se souvient que le président de la République avait appelé cet exercice de fraude « légale » de « l’optimisation fiscale ». D’ailleurs, l’optimisation, c’est un sport qui ne se cache pas. Le très sérieux journal « Les Echos » en fait même une manchette. « 2018 : une année en or pour défiscaliser » clame le quotidien le 26 octobre, six jours seulement après la découverte de la fraude continentale par optimisation fiscale. Puis il précise : « 2018, année blanche et exceptionnelle pour créer de des déficits fonciers, toucher des dividendes, ou percevoir des revenus exceptionnels ». Et la conclusion « quels sont les meilleurs plans pour défiscaliser ? Comment éviter les pièges ? » Créer des déficits, éviter l’action du fisc, tout cela en plein jour et comme un devoir de bonne gestion. Telle est notre société. Tels sont nos médias.

À l’origine, donc, il y a une fraude de grande ampleur découverte en Allemagne en 2012. Des financiers y avaient trouvé le moyen de se faire rembourser plusieurs fois par le fisc allemand pour un même crédit d’impôt. Certains détenteurs étrangers d’action ont le droit, en Allemagne, à des remboursements d’une partie de l’impôt dont ils s’acquittent sur les dividendes. En multipliant les transactions d’actions autour de la date de versement des dividendes, les tricheurs avaient réussi à rendre impossible pour l’administration fiscale allemande d’identifier leur réel propriétaire. Il faut dire que depuis l’apparition du trading haute fréquence, la durée moyenne de détention d’une action est tombée à 22 secondes. Par ce procédé, des financiers ont réussi à se faire rembourser plusieurs fois le même impôt. Les deux États les plus touchés par ce vol en bande organisé furent l’Allemagne et le Danemark. Encore que le gouvernement allemand ait attendu 3 ans après avoir découvert le montage pour prévenir l’administration fiscale danoise. Un autre exemple de la brillante coopération dans l’Union européenne en matière de lutte contre la fraude. Et une nouvelle attestation de la pratique de l’Allemagne.

Le montage frauduleux n’est en réalité qu’un dérivé d’une pratique couramment pratiquée dans le monde de la finance, celle de « l’arbitrage dividende ». Voyons comment cela fonctionne. Exemple. Un étranger possède des actions françaises. Théoriquement, au moment où il touche ses dividendes, l’actionnaire doit s’acquitter auprès de l’État français d’un impôt de 15%. Sauf s’il est résident d’un pays avec lequel la France a une convention fiscale plus avantageuse pour le contribuable. Celles signées avec Dubaï ou le Danemark permettent par exemple d’échapper totalement à l’impôt. La technique de « l’arbitrage dividende » consiste donc à prêter ses actions à un résident, par exemple du Danemark ou de Dubaï, quelques jours avant le versement du dividende puis à faire la transaction inverse quelques jours après.

Cette pratique est totalement généralisée. Elle n’est pas illégale. Mais elle coûte 3 milliards d’euros par an à l’État français. Les plus grandes banques françaises proposent à leur client étranger d’organiser pour eux les montages. Jérôme Kerviel avait témoigné de cette pratique dès 2013 devant une commission d’enquête sénatoriale. Dans son bureau à la Société générale, 4 tradeurs travaillaient à temps plein sur ce type particulier d’évasion fiscale. L’escroquerie est donc bien connue et organisée par toutes les plus grandes banques françaises. Non seulement Jérôme Kerviel en a parlé devant des parlementaires mais l’autorité des marchés financiers a reconnu être au courant de ces transactions. Pourtant, personne n’a rien fait. Ni Macron, ni Hollande ou Sarkozy avant lui n’ont pensé à changer la loi pour rendre la pratique illégale. Évidemment, les banques n’en auraient pas voulu. Car elles ne le font pas ces transactions gratuitement. Elles prélèvent des frais sur tous ces mouvements. Ce montage illustre parfaitement ce qu’est la bulle financière : un ensemble gigantesque de transactions n’ayant aucun lien avec l’économie productive et opérant une ponction sur les peuples. Car les impôts que les uns ne paient pas le seront par les autres.

Au pouvoir, nous rendrions illégales ces pratiques immorales. Nous avons proposé des moyens pour le faire. Lors de la discussion à l’Assemblée nationale du projet de loi de lutte contre la fraude, mon collègue Éric Coquerel a défendu un amendement clef. Il s’agit de changer la définition de l’abus de droit. Actuellement, l’utilisation d’un moyen légal dans le but « exclusif » d’échapper à l’impôt est illégal. Mais il est extrêmement difficile pour l’administration fiscale de prouver le caractère exclusif de la manœuvre. Les armées d’avocats des banques et des actionnaires ont beau jeu de prouver qu’il y avait un autre objectif. Les poursuivre et récupérer leur argent serait plus simple si on remplaçait dans la loi le mot « exclusif » par « principal ». Ainsi, les tricheurs auraient beau inventer tous les bobards qu’elles veulent. S’ils ont voulu échapper à l’impôt français, ils seront condamnés. Cet amendement a été présenté un mois avant le scandale des « CumEx files ». Il aurait pu nous permettre de récupérer 3 milliards d’euros par an. L’équivalent de 70.000 fonctionnaires de plus dans les hôpitaux. Mais, à son banc, le ministre Dussopt s’est contenter de repousser notre amendement avec le seul mot « défavorable ». Et c’est « la France insoumise » qui a été traitée comme une bande de délinquants financiers.

26 oct 2018
https://melenchon.fr/2018/10/26/les-vrais-fraudeurs-du-fisc-sont-proteges/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Dussopt

CumEx files : les cinq leçons d’un scandale fiscal
Par Christian Chavagneux

Comment un ensemble de traders, banquiers et avocats ont fraudé le paiement d’impôts sur les dividendes en brouillant les pistes des véritables détenteurs des actions et en se faisant rembourser des impôts non versés. La fraude aurait permis de détourner 55 milliards d’euros en Europe.
De ces nouvelles révélations, on peut tirer cinq leçons importantes pour lutter contre ces pratiques qui minent les démocraties.
19 oct 2018
https://www.alternatives-economiques.fr/christian-chavagneux/cumex-files-cinq-lecons-dun-scandale-fiscal/00086611


LA FINANCE A-T-ELLE PRIS LE POUVOIR ?
Vidéo du débat avec Emmanuel Todd, Bernard Friot, Sabine Rubin, Christophe Seltzer, Ferghane Azihari, et Aude Lancelin.
https://www.lemediatv.fr/vraiment-politique/7-la-finance-a-t-elle-pris-le-pouvoir/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 10 Nov - 11:45


Bolsonaro, Trump et Salvini

Comment lutter contre l’extrême droite ?

La victoire électorale de Jair Bolsonaro, au Brésil, est la plus récente expression d’un phénomène international : l’extrême droite progresse dans de nombreux pays.

L’élection de Donald Trump, fin 2016, avait envoyé une onde de choc à travers le monde. Un an plus tard, un parti d’extrême droite allemand (l’AfD – « Alternative pour l’Allemagne ») entrait au Parlement avec 94 députés. En Italie, La Ligue de Matteo Salvini n’a cessé de progresser dans les sondages. En France, le parti de Marine Le Pen se maintient à un haut niveau d’intentions de vote.

On pourrait donner d’autres exemples (Hongrie, Pologne, Autriche, Suède...). Bien sûr, il y a parfois des causes spécifiques liées aux contextes nationaux. Dans les anciens pays du Bloc de l’Est, en particulier, la restauration du capitalisme a eu d’énormes conséquences sur l’état du mouvement ouvrier. Mais par-delà ces particularités, les causes fondamentales sont partout les mêmes : la poussée de l’extrême droite, chaque fois, exprime le même rejet des partis traditionnels (de droite ou « de gauche ») qui se sont succédé au pouvoir, ces dernières décennies, sans régler un seul des problèmes des masses (chômage, pauvreté, services publics délabrés, etc.). Au contraire, tous ces problèmes se sont aggravés, surtout depuis la crise de 2008. Dès lors, la démagogie « anti-système » de l’extrême droite trouve un terrain favorable, y compris dans une fraction de l’électorat ouvrier.

Une loi générale

On ne peut rien comprendre à la poussée de l’extrême droite si l’on n’analyse pas aussi l’état des partis de gauche. C’est une loi générale : plus la gauche est discréditée du fait de sa modération et de ses compromissions, plus l’extrême droite est en situation de progresser. L’Italie et le Brésil en sont des exemples chimiquement purs. En Italie, les dirigeants de la gauche réformiste l’ont détruite. Au Brésil, l’incarcération de Lula a joué un rôle, bien sûr, mais cela n’enlève rien au fait que son parti, le PT, est profondément discrédité après avoir gouverné – c’est-à-dire géré le capitalisme – pendant treize années.

Aux États-Unis, en 2016, Donald Trump avait beau jeu de désigner Hillary Clinton comme la « candidate du système », car elle-même le revendiquait haut et fort. De fait, Clinton et son Parti Démocrate sont de droite, à tous points de vue. Mais si Bernie Sanders, qui se réclamait du « socialisme », avait maintenu sa candidature au lieu de se rallier à Clinton, il aurait fait un score très important. Car la loi générale formulée ci-dessus admet sa réciproque : plus la gauche est perçue comme offensive, radicale, « anti-système » et anti-austéritaire, plus elle est susceptible de gagner le soutien des couches les plus exploitées de la population – et donc de limiter la progression de l’extrême droite. Il y a une polarisation politique non seulement vers la droite, mais aussi vers la gauche. Cependant, pour que celle-ci se manifeste pleinement, il faut qu’une force politique de gauche sache donner une expression à l’exaspération des masses.

C’était le cas, en Grèce, à l’époque de l’ascension de Syriza (avant la capitulation de Tsipras en juillet 2015). C’était aussi le cas en Espagne entre 2014 et 2016, lors de l’ascension de Podemos – dont les difficultés actuelles sont précisément liées aux vacillations récentes de ses dirigeants. C’est le cas aujourd’hui en Grande-Bretagne, où Jeremy Corbyn, qui vient de l’aile gauche du Labour, est en bonne position pour gagner les prochaines élections législatives. Enfin, les 20 % de Mélenchon, en avril 2017, reflétaient le même processus de radicalisation. C’est d’ailleurs ce qui explique les attaques politiques dont la France insoumise est l’objet, sous couvert de « justice ».

Une conclusion limpide en découle : pour lutter contre l’extrême droite, il faut d’abord et avant tout défendre une alternative de gauche radicale. Sans cela, tous les discours sur le « vivre ensemble », la fraternité universelle et autres abstractions n’auront aucun impact sur les millions de jeunes et de travailleurs qui veulent renverser la table. La gauche qui défend le statu quo est condamnée aux défaites, car c’est précisément le rejet du statu quo qui progresse dans la population. [...]

La CGT et le 17 novembre

Ce qui précède ne concerne pas seulement les partis de gauche, mais aussi le mouvement syndical. Au Brésil, par exemple, l’incapacité des dirigeants syndicaux à mobiliser contre les attaques du gouvernement Temer a joué un rôle dans la victoire de Bolsonaro. Lorsque les dirigeants du mouvement ouvrier reculent, ses pires adversaires avancent.

En France, les dirigeants syndicaux nous promènent de « journées d’action » en « journées d’action », depuis plus de dix ans, sans le moindre résultat. Ils refusent de préparer un large mouvement de grèves reconductibles, qui est pourtant la seule voie pour faire reculer le gouvernement. Pendant ce temps, Macron enchaîne les contre-réformes, taxe les pauvres et gave les riches. C’est dans cette situation d’impasse stratégique du mouvement syndical que des appels à « bloquer le pays », le 17 novembre, ont émergé et connu du succès. Quelle a été la réaction de la direction de la CGT (pour ne rien dire des autres) ? Elle a publié un communiqué qui dénonce les « ressorts obscurs » de ces appels « tapageurs », y décèle un « danger pour le monde du travail » et, au passage, défend notre « modèle social et républicain ». Hélas, au moment de payer un plein d’essence, notre soi-disant « modèle républicain » ne nous est pas d’un grand secours !
[...]

Enfin, le communiqué de la CGT reproche aux appels pour le 17 novembre de n’avoir pas de « réelle ambition de bloquer l’économie ». Mais quand la direction de la CGT a-t-elle affiché pareille ambition – et, surtout, proposé une voie pour la mettre en pratique ? Jamais. C’est pourtant son rôle ! Cette critique lui retombe donc sur la tête.

On ne peut prédire ce que donnera la mobilisation du 17 novembre. Mais dans tous les cas, cet épisode doit servir d’avertissement aux militants de gauche et syndicaux : si nos organisations ne sont pas capables de donner une expression claire et combative à l’exaspération des masses, les « manœuvres » de l’extrême droite pourraient bien être couronnées de succès, à la longue.

7 novembre 2018
https://www.marxiste.org/actualite-francaise/politique-francaise/2429-comment-lutter-contre-l-extreme-droite-edito-du-n-29



Quelle alternative à l'UE capitaliste ?
L'Union Européenne apparaît de plus en plus clairement comme ce qu'elle est vraiment : l'organisation de la domination des banques et des multinationales sur le continent. Une véritable « Europe des peuples » est impossible sur la base du capitalisme.

Exposé présenté en réunion publique [doc audio]
18 mars 2018
https://www.marxiste.org/multimedia/theorie-et-perspectives
/2319-quelle-alternative-a-l-ue-capitaliste
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 22 Nov - 17:18



Gilets jaunes, la contagion : La Belgique, la Bulgarie et l’Allemagne s’y mettent !
Le printemps (l'automne) européen ?

Le mouvement des Gilets jaunes, qui a poussé dans les rues de France des millirs de manifestants s’exporte au-delà des frontières de l’Hexagone.

En Belgique, les Gilets jaunes ont bloqué des ronds-points et des dépôts de carburant, surtout en Wallonie, bloquant le trafic.

En Bulgarie, des milliers de Gilets jaunes bulgares ont bloqué dimanche 18 novembre les principaux axes routiers et les postes-frontière pour protester contre la flambée du prix des carburants et des taxes dans un contexte de mécontentement dû au faible niveau de vie dans le pays, le plus pauvre de l’Union européenne.

En Allemagne, le symbole du gilet jaune a été repris par des Allemands en colère sur la politique fiscale et migratoire d'Angela Merkel.

Des embryons d’appels à manifestation naissent également dans d’autres pays de l’UE. Ce qui se passe donc en France pourrait bien s’ancrer dans le temps grâce à la participation de nos voisins européens. Une chose est sûre, la manifestation du 17 novembre a fait suffisamment de bruit pour impressionner et faire des émules à l’étranger.

La suite maintenant ?

Acte 2, le mouvement s'organise vers un rassemblement dans la capitale*

https://www.le-lorrain.fr/blog/2018/11/20/gilets-jaunes-la-contagion-la-belgique-la-bulgarie-et-lallemagne-sy-mettent/
*https://www.facebook.com/events/2144555945602651/

LFI. L’espace des luttes appelle à rejoindre l’action du 24 novembre à Paris
Le 24 novembre, comme prévu depuis longtemps, nous participerons à la marche contre les violences faites aux femmes, car pour nous la lutte contre la domination patriarcale est essentielle. Puis nous participerons également aux rendez-vous et actions des gilets jaunes qui seront fixés, parce que nous faisons partie des gilets jaunes !
https://lafranceinsoumise.fr/2018/11/21/appel-a-rejoindre-laction-du-24-novembre/

Le 20 novembre, Macron a été pris à partie à l’université belge de Louvain par un étudiant qui a accusé les forces de l’ordre françaises de violences à l’encontre des étudiants
https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/emmanuel-macron-pris-partie-par-un-etudiant-l-universite-belge-de-louvain-6082594

Les Français ne sont pas assez appauvris
Budget 2019. La Commission européenne appelle la France à faire « encore un effort »
Selon le commissaire européen Pierre Moscovici, ce n'est pas le déficit public qui inquiète le Berlaymont, mais la réduction du déficit structurel qui ne va pas assez loin.
21 nov 2018
https://www.ouest-france.fr/economie/budget/budget-2019-la-commission-appelle-la-france-faire-encore-un-effort-6082693


Le revenu des ménages français a baissé de 440 euros en moyenne en 8 ans
https://www.rtl.fr/actu/conso/le-revenu-des-menages-francais-a-baisse-de-440-euros-en-moyenne-en-8-ans-7795658761

UE. Le budget de l'Italie de nouveau rejeté par Bruxelles
La Commission européenne a encore rejeté, ce mercredi 21 novembre, le projet de budget 2019 de la coalition populiste au pouvoir en Italie, largement en dehors des clous européens. Elle ouvre la voie à de possibles sanctions financières.
https://www.ouest-france.fr/europe/italie/ue-le-budget-de-l-italie-de-nouveau-rejete-par-bruxelles-6082592

Pour satisfaire l'UE, Varsovie amende sa réforme de la Cour suprême
https://www.ouest-france.fr/europe/pologne/varsovie-amende-legerement-sa-reforme-de-la-cour-supreme-6082815

L’Union Européenne met en place une stratégie ayant pour but la subordination totale des systèmes éducatifs aux intérêts du grand capital
https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/icwpe-lunion-europeenne-met-en-place-une-strategie-ayant-pour-but-la-subordination-totale-des-systemes-educatifs-aux-interets-du-grand-capital/

Agapes élyséennes et européennes
'Lorsque j'ai appris la tenue de ce "dîner secret" à l'Elysée auquel Emmanuel Macron a convié mardi 20 novembre Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, François Bayrou et autres Pierre Moscovici, je n'ai pu m'empêcher d'y voir la vérification que la grande coalition à la française se déployait désormais vers les européennes. Mais les noms des participants à ces agapes en disent un peu plus encore sur la nature du projet macroniste dont les élections européennes constituent l'un des fondements. [...]

Quant à Moscovici, il a été le porteur d’eau de François Hollande, exfiltré en urgence en 2014 du gouvernement vers Bruxelles. Bref, tous ceux-là ont été perce-murailles des politiques européennes pour livrer notre pays à l’appétit des marchés. Ils ont été rejetés d’abord pour cela par les citoyen.ne.s. C’est pourtant vers eux que, dans un geste désespéré, et à l’heure où le peuple s’auto-organise comme au travers du mouvement des Gilets jaunes, M. Macron se tourne aujourd’hui dans un réflexe de Caste pour préparer les élections européennes de mai 2019 qui lui sont si nécessaires. Mais les mêmes causes conduisant aux mêmes effets, Macron risque fort de rejoindre à leurs côtés le cartel des désavoués par le peuple.'
https://francoiscocq.fr/2018/11/21/agapes-elyseennes-et-europeennes/#more-4792
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