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 Crise sociale * La Fronde *

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Orwelle



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MessageSujet: Crise sociale * La Fronde *   Jeu 22 Mai - 20:32


22 mai à Paris (AFP/PIERRE VERDY)

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé contre la réforme des retraites

17 h 40 : FO fait état de 430 000 manifestants à travers la France, la CGT de 700 000. L'estimation de Force ouvrière s'appuie sur des estimations à 17 heures dans trente-trois départements. "Nous devrions dépasser l'objectif de cinq cent mille, car d'autres manifestations sont prévues en fin de journée", indique un porte-parole. Un peu plus tard, la CGT dresse un bilan bien supérieur, s'appuyant sur la mobilisation dans 153 villes.

17 h 43 : Arlette Laguiller veut "préparer la suite". La porte-parole de Lutte ouvrière estime que les manifestations de jeudi "montrent la montée des mécontentements et appellent une suite". Selon l'ex-candidate à la présidentielle, "se pose la question de la suite indispensable à donner à la journée" .

15 h 40 : Bernard Thibault (CGT) ironise, Annick Coupé (Solidaires) espère. "Un certain Nicolas Sarkozy avait dit en 2006 dans un autre contexte [le CPE] : 'lorsque tous les syndicats sont dans la rue et qu'il y a beaucoup de monde dans la rue, c'est que le gouvernement a un gros problème' : le constat est toujours valable aujourd'hui", souligne le secrétaire général de la CGT, en tête du cortège parisien au côté des patrons des sept autres principaux syndicats." Il faut que le gouvernement accepte de vraies négociations avec les syndicats. Sur la base du succès d'aujourd'hui, si le gouvernement ne change pas d'opinion, cette journée appellera des suites."
Constatant une présence importante du secteur privé dans les manifestations, Mme Coupé estime que le gouvernement "ne pourra pas jouer la division". Selon elle, compte tenu du faible taux des seniors, "on sait bien que les gens n'auront pas le nombre d'annuités. C'est donc les pensions qui vont diminuer et les futurs retraités qui vont être en situation de pauvreté, en particulier les femmes".

14 h 50 : départ de la manifestation parisienne. Plusieurs milliers de personnes quittent la place de la Bastille en direction du quartier Saint-Augustin, derrière une banderole où était écrit :"Mobilisons-nous pour la défense de la retraite solidaire". Alain Olive, patron de l'UNSA, estime qu'"il y a beaucoup de monde, même si ce n'est pas un raz-de-marée".

14 h 20 : Jean-Claude Mailly (FO) fait état de 180 000 manifestants "dans une quinzaine de départements, avant 14 heures", selon le secrétaire général de Force ouvrière, qui s'était fixé un objectif de 500 000 manifestants pour ces journées d'action, "la journée sera réussie, et cela signifie que le gouvernement devra réagir".

13 h 40 : 24,9 % de grévistes à la SNCF, dont 39 % des conducteurs, ont été comptabilisés à 11 heures par la direction. La CGT-cheminots, majoritaire dans l'entreprise, a fait état de 27,5 % de grévistes, jugeant ce taux "relativement important". Les huit syndicats de cheminots avaient déposé des préavis de grève mais n'avaient pas appelé à la grève, contrairement à l'automne, où au plus fort du mouvement contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, 73,5 % des cheminots étaient en grève, selon des chiffres de la direction.

10 heures : 58 % des Français "soutiennent" ou "ont de la sympathie" pour cette "journée nationale d'action et de grève (...) notamment contre le projet gouvernemental d'allongement de la durée de cotisation à 41 ans d'ici à 2012 pour une retraite à taux plein" à laquelle appellent les cinq confédérations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC), selon un sondage CSA publié dans L'Humanité. 24 % des sondés se sont déclarés "opposés" ou "hostiles" au mouvement.

www.lemonde.fr/politique/article/2008/05/22/reforme-des-retraites-forte-mobilisation-en-province-perturbations-relatives-dans-les-transports_1048187_823448.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Ven 23 Mai - 13:38


Les Sables d'Olonne, photo Coxi

Les marins-pêcheurs ne désarment pas
Les ports français pas calmés par l’enveloppe de Michel Barnier

Loin d’être rassurés par l’enveloppe de 40 millions obtenue pour alléger la facture de gazole, les pêcheurs ont tenté d’élargir le mouvement. Dans la soirée, une délégation espagnole devait se rendre à Port-la-Nouvelle pour une réunion de marins venus de tous les ports voisins. Avec l’intention de durcir le ton.

Dans le nord de la Bretagne, «tous les ports restent bloqués», a affirmé un porte-parole de Saint-Brieuc. Dans les Bouches-du-Rhône, les blocages de dépôts de carburants ont repris dès 4 heures du matin, ainsi qu’à La Rochelle, où quelques pêcheurs ont investi le péage du pont de l’île de Ré. «On ne veut pas faire l’avance pour payer le gazole. Ce qu’on veut, c’est payer 40 centimes, pas plus. Au gouvernement de se débrouiller pour le reste», explique Raymond Millet, capitaine d’un chalutier rochelais.

Plusieurs choses coincent. Primo, cette obligation de «faire l’avance» avant d’être remboursé. Ensuite, les pêcheurs jugent la durée du versement, prévue pour six mois à compter du 15 juin, trop courte.
Certains craignent donc, plus tard, de se voir privés d’aides.

www.liberation.fr/actualite/economie_terre/327730.FR.php

Pour comprendre la crise des pêcheurs
www.liberation.fr/actualite/economie_terre/327331.FR.php
www.lepost.fr/tag/marins/
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MessageSujet: Dessin de CHIMULUS   Lun 26 Mai - 22:57



La police intervient contre les grévistes des impôts
Les grévistes, réunis à l’appel des syndicats CGT, Snui, Sud et Unsa, dénoncent la fusion des Impôts et du Trésor, qui «entre dans le cadre de la politique massive de suppressions d’emplois» voulue par le gouvernement.

La police est intervenue lundi devant plusieurs Hôtels des impôts de Paris et de province, touchés depuis le 15 mai par des mouvements de grève, pour empêcher les grévistes de pénétrer dans les locaux et les tenir un peu à l’écart, a-t-on appris de sources syndicales.

Le Ministre du Budget a confirmé, dans un communiqué, avoir «pris les mesures nécessaires pour faire rétablir le libre accès des usagers et des agents» aux centres des impôts touchés par des grèves, souvent tournantes.

Selon la CGT, des piquets de grève ont été mis en place sur plusieurs sites depuis le 16 mai, notamment à Paris (12e, 19e, 8e, 17e, 18e), et «Grenoble, Toulouse ou Caen».

Selon Vincent Drezet (Snui), la police est intervenue à Paris, notamment dans les centres des impôts des 12e, 15e et 17e arrondissements, mais aussi en province, sur les sites d’Avignon et de Carpentras.

Sur certains sites, comme à Grenoble, Toulouse ou Perpignan, les agents se contentent d’après lui de distribuer des tracts.

Les grévistes, réunis à l’appel des syndicats CGT, Snui, Sud et Unsa, dénoncent la fusion des Impôts et du Trésor, qui «entre dans le cadre de la politique massive de suppressions d’emplois» voulue par le gouvernement et va aboutir «à une perte de qualité et de technicité» du travail des agents, selon la CGT.

Plus largement, les grévistes dénoncent aussi la révision générale des politiques publiques (RGPP) et le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires.

www.liberation.fr/actualite/economie_terre/328278.FR.php

Les pêcheurs appellent au blocus

Un appel à bloquer les ports pendant 48 heures à partir de demain matin a été voté lundi par des représentants d'une dizaine de ports de la Manche et de la Méditerranée réunis à Boulogne-sur-Mer.
www.liberation.fr/actualite/economie_terre/328267.FR.php
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Ven 30 Mai - 5:53



Reprise du blocage du dépôt pétrolier de Lespinasse par les agriculteurs

TOULOUSE - Les jeunes agriculteurs qui avaient été délogés par les CRS jeudi vers 17h devant le dépôt pétrolier du groupe Total de Lespinasse (Haute-Garonne), au nord de Toulouse, ont à nouveau bloqué le site une heure plus tard, a-t-on appris auprès de deux de leurs représentants.

Quelque 80 personnes se trouvaient, selon eux, vendredi peu après 0h aux abords du site pour dénoncer la hausse du prix du pétrole, et demander des "mesures d'urgence". Ils ont annoncé un "blocage à durée indéterminée".

Entre 150 et 300 adhérents du syndicat des Jeunes agriculteurs de Midi-Pyrénées avaient bloqué mercredi dès 8h le dépôt de carburant du groupe Total à Lespinasse avant de poursuivre leur action en début d'après-midi sur le site du dépôt Esso de Fondeyre, à quelques kilomètres de là.

Les CRS les avaient délogés de ces deux sites jeudi vers 17h.

Venus de l'ensemble des départements de Midi-Pyrénées, ces agriculteurs demandent la mise en place de mesures "conjoncturelles" comme le remboursement de la taxe foncière sur le non bâti ou encore des exonérations de charges sociales et des mesures "structurelles" avec un carburant professionnel totalement détaxé.

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080529/tfr-social-carburants-agriculteurs-toulo-56633fe.html


20 heures, les chômeurs lèvent l'occupation des bureaux de Martin Hirsch

Des chômeurs et des précaires se sont invités aujourd'hui au Haut Commissariat aux Solidarités actives pour dénoncer le désengagement de l'Etat à leur égard.

Une soixantaine de membres du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) s'étaient donné rendez-vous ce matin, dans le plus grand secret, à la gare d'Austerlitz. Direction le Haut Commissariat aux Solidarités actives. Martin Hirsch ne les attendait pas. A 11 heures, l'occupation a commencé.

Le fait est que faute de subventions, les associations locales d'accompagnement des chômeurs et précaires sont menacées de disparaître. Les occupants insistent sur le fait qu'ils ne sont pas là pour eux mais pour les milliers de personnes qu'ils reçoivent chaque semaine. Accueil, information, défense de leurs droits, orientation, le personnel du MNCP a une grande expérience en la matière, il existe depuis 1981.

Pour eux, les chiffres du chômage, relayés par les médias, mentent. Une femme lâche : "La vérité c'est qu'Hirsch n'a pas l'argent, il n'a aucun pouvoir, il est là pour faire joli".

La fédération d'associations ne recevra plus que 200 000 euros par an.

"On va être obligé de licencier, c'est dramatique. ..."

www.liberation.fr/actualite/economie_terre/328842.FR.php


Après un mois de mai agité, juin s'annonce très tendu sur le front social Exclamation

PARIS (AFP) - Après un mois de mai déjà agité, le mois de juin risque d'être chaud sur le front social, avec une grève des fonctionnaires annoncée pour le 10 juin, et de possibles mobilisations des cheminots et des salariés du privé dont les syndicats se réunissent dans la journée.

Remise en cause des 35 heures, allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein, suppressions d'emplois dans la Fonction publique: les motifs de mécontentement se sont accumulés ces derniers temps et certaines actions de protestation risquent de converger tant l'amertume et la colère sont palpables du côté des syndicats.

La mobilisation pour les effectifs dans l'Education nationale marque certes le pas, mais elle a laissé un goût amer aux syndicats d'enseignants qui n'ont pas digéré de voir leurs revendications réduites à la question du service minimum à l'école.

Du côté des fonctionnaires, la CGT, la FSU, Solidaires - représentant plus de 40% des agents -, ont dégainé les premiers jeudi matin en annonçant "une semaine d'actions" entre les 9 et 13 juin, et leur volonté de "faire du 10 juin une journée puissante de grèves et de manifestations".

Ils dénoncent notamment le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires, qui sera examiné par l'Assemblée nationale les 11 et 12 juin et comporte des "dispositions lourdes de conséquences pour les personnels, leur statut et le service public".

Cet appel pourrait être suivi d'autres mots d'ordre dans la journée, puisque les syndicats de cheminots se réunissent à 15H00 et les confédérations syndicales à partir de 18H00.

A la SNCF, la CGT et Sud-Rail, très remontés contre le volet social de la réforme du fret, n'ont pas caché qu'ils plaideraient en réunion pour une journée d'action en juin, avec une grève éventuellement reconductible.

Du côté des confédérations syndicales, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a déclaré mercredi à l'AFP que la CGT défendrait elle aussi jeudi soir le principe d'une action "courant juin", à la fois sur les retraites et les 35 heures, devant les autres syndicats.

FO leur avait déjà fait savoir il y a trois jours qu'elle proposait de prolonger la mobilisation unitaire du 22 mai sur les retraites par "une journée de grève interprofessionnelle" à une date encore à fixer.

Sur les retraites, la mobilisation du 22 mai a rassemblé 300.000 à 700.000 personnes dans les rues, mais le Premier ministre est resté droit dans ses bottes en déclarant que l'allongement à 41 ans de cotisations avait été "acté" en 2003.

Certes, a répliqué le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, mais à la condition que le taux d'emploi des seniors se soit amélioré... Ce qui n'est pas le cas.

Et, ces jours-ci, les 35 heures ont encore attisé la colère de la CFDT et la CGT.

Le ministre du Travail Xavier Bertrand a déclaré qu'il "assumait" sa décision d'outrepasser la "position commune" sur la représentativité syndicale récemment signée par la CGT, la CFDT, le Medef et la CGPME, en modifiant le volet qui concerne le temps de travail.

Juliette BAILLOT
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080529/tfr-social-fonctionnaires-transports-syn-b7b6525.html
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Dim 8 Juin - 22:05



Des profs transforment
le bulletin scolaire en tract


En début de semaine, une petite trentaine d'enseignants du lycée professionnel des Catalins, à Montélimar, décident d'annoter les bulletins scolaires de leurs élèves avec la phrase suivante : « Nous ne sommes pas responsables des conséquences que les réformes mises en place auront sur l'avenir de vos enfants. » Parfois même sans la moindre autre remarque sur le travail de l'élève au cours du trimestre. Au total, 172 bulletins scolaires sont concernés. Certains d'entre eux contenaient même jusqu'à quatre fois cette annotation rédigée par des professeurs différents.

Après les grèves et les manifestations hostiles à la réforme du lycée, les enseignants inaugurent ce mode d'expression contre la politique de Xavier Darcos et sa réforme du lycée. Une façon d'utiliser le bulletin scolaire comme un tract syndical.

« À l'heure où des postes vont être supprimés, c'est un moyen sûr d'attirer l'attention des parents, qui s'inscrit dans un mouvement de protestation contre la politique éducative du gouvernement »

Au pied de la centrale de Tricastin, les enseignants du lycée Gustave-Jaume de Pierrelatte ont décidé d'adopter le même mode d'expression en inscrivant eux sur les bulletins scolaires : « Nous nous désolidarisons des conséquences que les réformes mises en place à la rentrée 2008 auront sur vos enfants. » A u rectorat, on assure que tout sera mis en œuvre pour que ces mentions ne figurent pas sur les bulletins. Par ailleurs, ces mêmes enseignants, toujours pour protester contre leur ministre, auraient décidé de rester muets lors des conseils de classe.

www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/06/07/01016-20080607ARTFIG00141-des-profs-transformentle-bulletin-scolaire-en-tract.php

Flambée des vols de carburant due à la hausse des prix

les vols se multiplient à travers la France : samedi dernier, des inconnus dérobaient ainsi 650 litres de carburant sur un chantier de l'Aude. La flambée du prix du baril de pétrole qui dépasse, record absolu, les 130 dollars, se répercute brutalement sur les prix de l'essence à la pompe. Le sans-plomb 95 est aujourd'hui à 1,45 euro le litre et le gasoil à 1,44 euro. Des prix qui montent en flèche, poussant certains à se lancer dans une véritable «pétrodélinquance».

Mi-mai, à Aix-en-Provence, c'est tout un réseau qui a été démantelé. Douze personnes ont été interpellées pour ce qui est la plus grosse affaire du genre. Depuis plusieurs mois, trois salariés d'une entreprise de transport et neuf complices auraient détourné près de 2 000 tonnes de fioul lourd pour un montant d'environ 1 million d'euros.

www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/05/28/01016-20080528ARTFIG00304-flambee-des-vols-de-carburant-due-a-la-hausse-des-prix.php
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Dim 8 Juin - 22:14


Vincent MOUCHEL (Ouest France)

Heurts à Quimper entre défenseurs de l'hôpital de Carhaix et gendarmes

Quelque 500 personnes s'étaient rassemblées samedi matin devant la préfecture pour protester contre la suspension, effective depuis vendredi soir, des services de chirurgie et de maternité de l'hôpital.

Les manifestants ont enflammé des pneus sur la chaussée, paralysant la circulation, puis des incidents ont éclaté avec les gendarmes mobiles qui interdisaient l'accès à la préfecture. Des tirs de grenades lacrymogènes et quelques charges ont répondu à des jets de cailloux, de fumigènes et de projectiles divers.

Vendredi soir, 5.000 à 7.000 personnes avaient manifesté sans incidents à Carhaix au moment de la fermeture des deux services sur décision de l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH).

Depuis plusieurs semaines, le comité de défense multiplie les actions contre cette fermeture. Il a prévenu que les manifestations continueront la semaine prochaine.

Invoquant une "exception géographique", Carhaix étant distant de plus de 45 minutes des hôpitaux de Brest et Quimper, le conseil d'administration de l'hôpital a également déposé un référé auprès du tribunal administratif de Rennes. L'audience est prévue pour le 25 juin.

Vendredi, le maire de Carhaix, Christian Troadec (DVG), avait qualifié de "lueur d'espoir" et de "premier recul de l'Etat", l'annonce par l'ARH de la levée de la suspension de l'activité de chirurgie ambulatoire et l'absence de date butoir pour une fermeture définitive laissant du temps pour proposer un nouveau projet pour l'hôpital.

"Il faut continuer à mettre la pression, la violence vient de l'Etat. C'est la fermeture d'un hôpital, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait des gestes désespérés", a affirmé M. Troadec à l'AFP.

"On est contre la violence, mais il y a beaucoup de fatigue et d'usure, et des gens qui ont peur de perdre leur emploi", ont indiqué deux femmes d'une quarantaine d'années, venues de Carhaix pour manifester.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080607/tfr-social-hopitaux-manifestation-lead-b7b6525.html

Les photos d'Ouest-France

Une soixantaine de mairies du centre de la Bretagne sont restées fermées hier afin de protester contre l'éventuelle fermeture des services de maternité et de chirurgie de l'hôpital de Carhaix (Finistère). «On peut aller plus loin; l'Etat a intérêt à réfléchir à ce qu'il va faire pour le Centre... ...
www.lesechos.fr/info/sante/4727283.htm
www.liberennes.fr/libe/2008/06/dernire-manifes.html


Arrow pétition

La propagande de l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH) de Bretagne pour fermer des services
www.lepoint.fr/actualites-societe/hopital-de-carhaix-un-patient-sur-deux-decede-lors-de-certaines/920/0/241149

Le docteur Jamil Berry : La France traverse actuellement une grave crise. On peut balancer des chiffres et leur faire dire à peu près ce qu'on veut. L'ARH, avec tout le respect qu'on lui doit, demeure une courroie de transmission d'ordres venus de plus haut. Ce qu'il faut savoir, c'est que la chirurgie moderne coûte très cher. Pas moins de 2 000 euros pour une opération du colon. Je crois qu'on ne doit pas se jeter la pierre... ni se refiler la patate chaude.
Je ne fais pas de politique, je ne dis pas que les priorités qui sont établies sont bonnes ou mauvaises, mais peut-être que la chirurgie n'en est plus une. Dans certains pays d'Europe, il faut faire 80 kilomètres pour se faire soigner, on peut faire ce choix, mais il faut le dire. S'il n'y a plus d'argent pour financer des petits hôpitaux comme le nôtre, alors il convient de le faire savoir, franchement et simplement, sans pour autant jeter de discrédit sur nous. Dans une bourgade comme Carhaix, tout se sait. Si nous faisions du mauvais travail, nous n'exercerions plus et les habitants ne manifesteraient pas non plus pour sauver leur hôpital.

www.lepoint.fr/actualites-societe/carhaix-si-nous-faisions-du-mauvais-travail-nous-n-exercerions/920/0/242127


Une catapulte confisquée, un blessé léger, des projectiles lancés contre les forces de l’ordre, quelques bombes lacrymogène, des manifestants encagoulés et armés de bâtons : le mouvement contre la fermeture des services de chirurgie et de maternité de la ville de Carhaix, dans le centre du Finistère s’est durci jeudi. Les défenseurs de cet hôpital ont manifesté à nouveau, cette fois dans les rues de Quimper, bloquant un temps la circulation. Avec une détermination intacte.
Les manifestants se sont aussi rendu jeudi à Châteaulin où se trouve la permanence du député UMP Christian Ménard. "On reviendra tous les jours s'il le faut, si l'Etat n'engage pas de négociations", a affirmé le maire de Carhaix, Christian Troadec (DVG).

www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Societe/Mobilisation-musclee-pour-sauver-l-hopital-de-Carhaix/(gid)/141204
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Lun 9 Juin - 4:20



Prix du gazole : grève très suivie des pêcheurs espagnols, portugais et italiens

Les pêcheurs espagnols, portugais et italiens ont entamé vendredi une "grève illimitée", très largement suivie selon leurs représentants, pour protester contre l'envolée des prix du gazole, prenant ainsi le relais du mouvement de leurs collègues français.

Les pêcheurs français, qui sont mobilisés depuis plus de 15 jours, ont repris leurs actions avec le blocage du port du Havre (nord-ouest), le 2e du pays, et le barrage des accès à des dépôts pétroliers dans le centre du pays.

Des pêcheurs ont distribué gratuitement dans la capitale espagnole 20 tonnes de poissons frais pour sensibiliser la population.

En Espagne, où se concentre la plus puissante flotte de pêche de l'Union européenne, le mouvement de grève "est suivi par pratiquement tout le secteur", a assuré Javier Garat, le secrétaire général de La Confédération espagnole de la Pêche (Cepesca), la principale organisation patronale.

"C'est la pire crise que traverse le secteur depuis 100 ans. Le prix du gazole à triplé en quatre ans et le prix du poisson à la première vente n'a pas bougé depuis 20 ans", a expliqué M. Garat, dont l'organisation regroupe 1.400 grandes et moyennes entreprises représentant 20.000 marins.

www.france24.com/fr/20080530-prix-gazole-greve-tres-suivie-pecheurs-espagnols-portugais-italiens

Routiers et taxis toujours mobilisés contre le gazole cher

Des routiers, des chauffeurs de taxis et des agriculteurs ont à nouveau mené mercredi des opérations escargot contre le prix du gazole dans plusieurs régions de France.
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080604/tts-france-carburants-ca02f96.html
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Dim 22 Juin - 23:43



Un incendie s'est déclaré au centre de rétention de Vincennes

Deux bâtiments sont en feu. Les causes du sinistre sont pour le moment inconnues.

Selon un membre du réseau "No Vox", un mouvement de défense des sans-papiers, joint par téléphone par l'AFP, qui participait depuis 15H00 à un rassemblement devant le centre, "deux bâtiments étaient en feu" et "la toiture de l'un était en flammes".

Selon un retenu à l'intérieur du centre, joint par téléphone par l'AFP, les deux bâtiments étaient en feu. Une centaine de personnes "souffrent d'asphyxie" et "on va nous évacuer", a-t-il expliqué.

Julie Chancel, de la Cimade (conseil d'entraide oecuménique), seule organisation présente dans les centres de rétention, a fait état de "cris" provenant de l'intérieur du CRA, "perceptibles par les personnes situées à l'extérieur".

Cet incendie s'est déclenché au lendemain d'une journée de vives tensions au sein du centre, après le décès d'un Tunisien sans-papier de 41 ans, mort d'une crise cardiaque.

www.liberation.fr/actualite/societe/333941.FR.php

Mort d'un homme de 41 ans dans un centre de rétention

La 2e division de police judiciaire (2e DPJ) a été chargée de l'enquête.

Un témoin a fait état d'un "début d'émeute" dans le CRA avec dispersion de gaz lacrymogènes.

Selon un autre retenu, qui a souhaité garder l'anonymat, il y aurait eu des bousculades et plusieurs retenus auraient vomi à cause des gaz lacrymogènes.

Une représentante du Réseau Education Sans Frontières, Florence Ostier, a évoqué auprès de l'AFP le témoignage d'un retenu : "à 16H10, samedi, on appris qu'un gars, après avoir pris son repas est allé dans sa chambre et s'est trouvé mal. On a fait venir les policiers, le Samu, il est mort. Il y a du grabuge dans le centre", lui a-t-il raconté.

www.20minutes.fr/article/238567/France-Mort-d-un-homme-de-41-ans-dans-un-centre-de-retention.php


Une cinquantaine de retenus manquent à l'appel du CRA Vincennes geek

"Une cinquantaine de retenus manquent à l'appel", a déclaré à l'AFP la Préfecture de Police (PP).

Elle a précisé que le CRA, d'une capacité d'accueil maximale de 280 personnes, contenait dimanche midi 249 retenus.

Peu avant, la PP avait déclaré à l'AFP qu'"au moins une trentaine de retenus" s'étaient enfuis" lors de l'incendie, confirmant une information du sénateur de Paris (PS) David Assouline qui s'est rendu sur place.

Un "recensement" était en cours dimanche en début de soirée pour évaluer exactement le nombre des personnes manquantes.

Les deux bâtiments du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, le plus grand de France, ont été détruits dimanche dans un incendie d'origine "volontaire" selon la PP, qui n'a pas fait de "blessé grave".

www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-35937997@7-37,0.html

www.novox.ras.eu.org/site/
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Lun 30 Juin - 0:08



Les Déboulonneurs reprennent les hostilités

Il n’aura pas fallu longtemps aux Déboulonneurs pour tenir parole. Il y a deux semaines, après la condamnation par la Cour d’appel de Lyon de deux de ses militants, le collectif en lutte contre l’invasion publicitaire avait promis de nouvelles actions. Samedi, il a remis le couvert avec le soutien de la Vélorution, réseau militant pour une ville sans voitures. Une fois encore, c’est un panneau de la société Decaux, installé depuis moins d’une semaine, qui a été « barbouillé ». Le message, écrit à la peinture blanche, fait écho aux 200 euros d’amende infligés par les juges le 11 juin dernier : « légitime réponse ». [...]

Tout avait commencé à 15 heures près de l’opéra. Comme convenu, ils arrivent au compte-goutte, sans faire de bruit. A vélo, comme tout militant de la Vélorution qui se respecte. [...]

Nicolas, militant du collectif, prend la parole dans un mégaphone : « bienvenue à la projection UGC ciné Decaux ! ». Le panneau est « barbouillé » en musique par deux militants. Le slogan, « légitime réponse », mais aussi un carré de 50X70 cm, qui représente ce que devrait être la taille maximale d'une publicité dans l'espace publique, selon les Déboulonneurs. Pour eux, elle permettrait à ceux qui le souhaitent de s'approcher pour s'informer, les autres n'ayant pas à subir passivement la réclame.

« La police fait son travail ». Au loin, les sirènes font leur apparition. Les deux militants sont arrêtés par la police, sous les applaudissements. « Tout se passe bien, la police fait son travail, explique Nicolas. Nous savons ce que nous faisons et nous assumons ». Une fois au commissariat, il précise aux policiers l’objectif du collectif : obtenir un nouveau procès pour provoquer un changement de législation sur les panneaux publicitaires.

« Pas intéressant ». Mais à 19 heures, les deux militants sont libérés après un contrôle d’identité et une convocation dans une maison de justice. Déception. Pas de procès prévu. « Ce n’est pas intéressant pour nous, confirme Paul-Éric, membre du collectif. Ce n’est pas public ». Les Déboulonneurs se donnent une semaine pour savoir s’ils acceptent la convocation. Selon eux, le cas contraire pourrait donner lieu à un nouveau procès.

Benoit Pavan
http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/06/les-dboulonne-1.html


www.deboulonneurs.org/

Sur la désobéissance civile
http://vacuite.wordpress.com/2008/05/02/la-desobeissance-civile/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Jeu 10 Juil - 1:37



Moselle : la caserne ferme, les conseillers municipaux démissionnent en bloc

Marris du départ du 13e régiment de dragons parachutistes de la commune de Dieuze (Moselle), les élus de 128 communes voisines ont décidé cette action collective.

www.liberation.fr/actualite/societe/337987.FR.php

A l'instar des cartes hospitalière, judiciaire et universitaire, la carte militaire est progressivement déployée sur l'ensemble du territoire français suivant une procédure planifiée de longue date. Cette mise en oeuvre ne va pas sans poser de problèmes plus ou moins graves dans les différentes régions concernées, eu égard aux conséquences importantes - commerces menacés, fermetures d'écoles... - qui s'ensuivent sur place.

Dans notre Pays de Bitche, la situation est plus préoccupante encore qu'elle ne peut l'être ailleurs, du fait des effectifs extrêmement importants des personnels militaires basés ici. Au fil des décennies, une tradition séculaire de ville de garnison s'est bâtie, et une part non négligeable de l'activité économique de la région s'est organisée dans cette ligne.

http://insming.centerblog.net/
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Sam 12 Juil - 23:28

Je n'irai pas pleurer pour Dieuze qui a voté plus que majoritérement pour Sarko....le retour de bâton.

De temps en temps ils serait bon de revoir pourquoi Sarko et par qui il a été élu.
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Dim 13 Juil - 13:04

Je n'irai pas pleurer non plus pour Dieuze. Wink
Au contraire, il faudrait que ceux qui ont voté pour ce danger public voient de quoi il est capable. Ses amis du CAC 40 ont fait le bon choix mais il y a plus de 30 % des Français qui se font encore des illusions ! Rolling Eyes
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MessageSujet: CRA   Lun 25 Aoû - 18:23



Cercles de silence

Des moines franciscains s’engagent au côté des sans-papiers de Toulouse

Depuis le mois d’octobre 2007 les quatorze moines franciscains du quartier Saint-Cyprien ont décidé de se retrouver mensuellement sur la place du Capitole de Toulouse, le dernier mardi de chaque mois, pour protester à leur manière contre les conditions de détention au centre de rétention de Cornebarrieu.

Le Frère Alain Richard, 83 ans, doyen des franciscains toulousains, est allé lui-même faire de nouveaux clichés sur place, le 30 janvier dernier, pour les publier quelques heures plus tard sur le site Internet de la communauté (www.franciscainstoulouse.fr).

Lionel Clauss, permanent de la Cimade, est l’une des rares personnes extérieures autorisées à pénétrer dans l’enceinte du centre. Le jeune homme se réjouit de l’initiative des moines franciscains de Toulouse, qu’il compare aux rondes des "Folles de Mai" à Buenos Aires, ces mères de disparus qui manifestaient en silence contre la dictature en Argentine.

le site des franciscains renvoie en lien vers des associations comme la Cimade ou le Réseau éducation sans frontières (RESF), créé pour s’opposer aux expulsions d’enfants scolarisés avec leurs familles.

"L’Eglise est dans son rôle quand elle tente de nous faire réfléchir. J’accepte volontiers de réfléchir à mon action, en mon âme et conscience", réagit Jean-François Carenco, en apprenant que Frère Alain inclut aussi les fonctionnaires dans ses prières. "Il est fréquent dans nos communautés de prier pour les torturés et leurs tortionnaires", indique simplement le moine franciscain. Surprised

www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-995625@51-989381,0.html#

Tous les mercredis depuis 8 semaines, dans de nombreux endroits du pays, des Cercles du silence sont organisés pour rappeler aux responsables politiques qu'il est temps de prendre sans tarder les mesures qui s'imposent pour apporter une réponse adéquate à la situation des personnes sans-papiers.
http://hstsefgtbrc.canalblog.com/archives/2008/03/18/8372463.html

Reportage vidéo
www.truveo.com/CERCLE-DU-SILENCE-A-CLUNY-71-JUIN-2008/id/120235546

www.educationsansfrontieres.org/?article11927

Cercles de Silence et/ou Cercles de résistance
www.groupes-jonas.com/neojonas/article.php?sid=315

Le cercle de silence Paris est composé de citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de :
AARAO,CGT, Fédération de l’Entraide Protestante www.fep.asso.fr/, Ligue des Droits de l’Homme, MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente), les Messagers, Mission Populaire Evangélique www.missionpopulaire.org/, Pastorale des Migrants, Réseau Chrétiens-Immigrés, RESF (Réseau Education Sans Frontières) Paris www.educationsansfrontieres.org/, Réseau franciscain Gubbio www.franciscain.net, Secours Catholique, 9e CSP …
www.educationsansfrontieres.org/?article14016

http://schlomoh.blog.lemonde.fr/category/cercle-de-silence/

Quand un maire socialiste dénonce des sans-papiers
http://joseguiard.unblog.fr/2008/01/04/quand-un-maire-socialiste-denonce-des-sans-papiers/
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MessageSujet: Injonctions paradoxales : l'arme des pervers et harceleurs   Mer 19 Nov - 23:39


Dati et Lefebvre

534 magistrats exigent des "excuses publiques" de Rachida Dati

Cinq cent trente-quatre magistrats ont signé un texte envoyé, mardi 18 novembre, au cabinet de la ministre de la justice, Rachida Dati, pour dénoncer "l'incohérence des politiques pénales" et demandant à la ministre "des excuses publiques pour l'affaire de Metz" révèlent Europe 1 et Le Figaro, mercredi 19 novembre.

Après le suicide d'un mineur à la maison d'arrêt de Metz-Queuleu, le 6 octobre, la garde des sceaux avait diligenté sur place l'Inspection générale des services judicaires (IGSJ) : deux jours plus tard, le procureur de Sarreguemines et son substitut avaient été interrogés entre 22 heures et une heure du matin à la Cour d'appel, par les cinq inspecteurs. "La manière dont les choses ont été gérées nous a non seulement choqués mais mis en colère", confiait, le 12 novembre, dans Le Monde, Michel Beaulier, le procureur de Sarreguemines.

Dans leur motion, écrite hors de toute démarche syndicale, les magistrats, dont une petite dizaine sont présidents et vice-présidents de tribunaux de grande instance, critiquent "les injonctions paradoxales" d'une politique qui développe les peines plancher tout en demandant des aménagements de peine, relate Le Figaro. Ils dénoncent également "les pressions personnalisées exercées par la garde des sceaux", qui "sont inadmissibles". "En conclusion, une magistrate a été salie publiquement et dans les médias, à l'occasion d'un événement dramatique (...) Les signataires demandent à la garde des sceaux d'exprimer des regrets et des excuses publiques à l'égard de la substitut de Sarreguemines injustement critiquée."

www.lemonde.fr/societe/article/2008/11/19/534-magistrats-exigent-des-excuses-publiques-de-rachida-dati_1120303_3224.html

La Bloghorrée de Rachida Dati insupporte la magistrature [VIDEOS]

S’ils sont dans la rue, c’est moins pour dénoncer la politique pénale de Rachida que pour dénoncer sa morgue et son omniprésence médiatique, jusque sur l’intranet du ministère, à usage purement interne.

Le défilé de mode et de vidéos est insupportable : Rachida, installant un vague comité à Paris ; Rachida en Israël ; Rachida avec sa copine à Brest pour étudier « le dispositif national des pollutions en mer » et sur la « préservation des écosystèmes marins » (...)
Naturellement, on ne voit pas, sur ces images, les détenus accueillant la ministre dans les prisons en scandant le plus souvent : « Comme tes frères, on veut la libération conditionnelle ».

Mais l’emballement est né lorsque dans la nuit du 6 au 7 octobre, un mineur s’est suicidé dans la prison de Metz qu’elle avait qualifiée de modèle le 29 août. Elle qui a fait voter une législation répressive depuis son arrivée à la Chancellerie réagit au drame en chargeant les magistrats de Metz qui se seraient montrés trop sévères en faisant appliquer une peine de six mois contre ce mineur.

... une jeune et brillante substitut, Françoise Roseneau, fut sommée de revenir de vacances pour comparaitre, à vingt trois heures, devant l’escouade venue de Paris. Le rapport fut écrit pour le jeudi matin neuf heures, date de l’arrivée de la ministre à Metz.
Depuis, la magistrate s’est mise en congé maladie. Non sans avoir, une première dans le monde feutré de la magistrature, écrit à ses collègues une lettre sur le site « Thèmis ». « J’ai été traitée comme un chien », conclut-elle. (...)

www.bakchich.info/article5883.html
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Jeu 20 Nov - 0:15


Photo Joël Philippon

Grosse mobilisation à Lyon pour la manif policière

POLICE - Pour une fois, les organisateurs ne seront pas contredits par la police. Un cortège important a réuni mardi à Lyon des milliers de policiers, remontés contre la baisse des effectifs et la culture croissante du chiffre dans leur administration. Organisée à l'appel de l'Unsa-police et du Syndicat général de la police (SGP-FO), la manifestation aurait réuni 8.500 fonctionnaires.

"Depuis quelques années, la délinquance baisse et le taux d'élucidation monte, constate un policier. C'est qu'on doit donc faire plutôt bien notre boulot. Résultat, on apprend que les effectifs vont baisser." Des pancartes illustrent la colère. "Policiers cocufiés", proclame l'un d'elle, tandis qu'un camion promène au bout d'un bras articulé un mannequin pendu, habillé en CRS.

"Il faut arrêter de gérer la police comme une entreprise, demande Alain Chizat, secrétaire départemental du syndicat Unsa-police. Il y a un ras-le-bol général. La police est devenue le laboratoire de la culture du résultat, du chiffre. Notre hiérarchie ne réagit plus qu'en terme quantitatif. Elle préfère par exemple l'arrestation de dix fumeurs de joints à celle d'un trafiquant." (...)

On nous annonce 10.000 policiers de moins, poursuit Alain Chizat. Et on voit en même temps fleurir les polices municipales. Celle de Lyon vient de détrôner celle de Nice pour devenir la plus importante en France. On laisse s'installer une police à deux vitesses. Riche pour les communes riches, pauvre pour les autres".

Olivier BERTRAND
http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/11/grosse-mobilisa.html

Photos et Vidéo
http://www.aufildelyon.fr/media/01/01/1472023393.jpg
www.aufildelyon.fr/archive/2008/11/18/la-police.html
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Sam 13 Déc - 22:38


Devant le Fouquet's, cher au tsarkozy (photo Audrey Cerdan)

Soutien agité aux jeunes Grecs sur les Champs-Elysées
Devant l'ambassade de Grèce à Paris, une petite manifestation de solidarité a dégénéré. Récit et témoignages.

Le 12 décembre, les 400 manifestants, venus apporter leur soutien aux étudiants et travailleurs grecs, stationnent à quelques mètres de là. Unef, Sud Etudiant, Parti de gauche, NPA, Attac, CNT... on brandit des drapeaux, on scande des slogans anti-Sarko et anti-police. Jean-Luc Mélenchon est dans les rangs. Le président de l'Unef, Jean-Baptiste Prévost évoque les similitudes entre la "génération 600 euros" de Grèce et la génération anti-CPE. Selon lui, les étudiants français et grecs s'inquiètent de la précarité dans laquelle le gouvernement les abandonne.

Plusieurs dizaines de résidents grecs à Paris sont là avec des banderoles rendant hommage à Alexis, l'adolescent tué par la police à Athènes*.

Julien, militant du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), observe ces mouvements de colère de loin:
"Ce qui se passe en Grèce doit nous servir de modèle. Les travailleurs, partout en Europe, doivent se mobiliser parce qu'on se bat tous pour la même chose. On est solidaires contre un Etat assassin. Ce n'est pas seulement parce que les policiers répriment dans le sang mais parce que les réformes ne servent que quelques-uns."

Devant le Fouquet's, la confusion augmente. Passants et commerçants assistent à un spectacle inhabituel et tentent de comprendre ce qui se joue sous leurs yeux. Aux touristes médusés qui interrogent, un policier réplique: "C'est rien, c'est un film !"
A gros budget le film; l'avenue, quadrillée par la police est vidée de ses voitures sur un tronçon entier. (...)

Morgane, étudiante, espère d'autres manifestations, ayant plus d'ampleur:
"Comme en Grèce ! Comme en Italie ! Ca pète partout. Le mouvement est international et doit prendre de l'ampleur." (...)

20h00. L'avenue des Champs-Elysées a retrouvé son calme. Plusieurs cars des forces de l'ordre sont sur place. Un kiosquier ne s'en remet pas : "Je n'ai jamais vu ça ! C'est interdit les manifs ici !"

Zineb Dryef
www.rue89.com/2008/12/13/soutien-agite-aux-jeunes-grecs-sur-les-champs-elysees
* www.rue89.com/2008/12/07/grece-les-atheniens-racontent-les-emeutes


Athènes secoué par une série de mini-attentats

Ces attentats, qui n’ont pas fait de victime, ont visé cinq banques et un bureau local du parti conservateur au pouvoir dans la nuit du 12 décembre

Une série de mini-attentats ont secoué Athènes dans la nuit de vendredi à samedi mais aucun affrontement n’a été signalé en Grèce entre jeunes et forces de l’ordre après sept jours de violences urbaines qui ont bouleversé le pays.

Ces attentats qui n’ont pas été revendiqués ont visé cinq banques et un bureau local du parti conservateur au pouvoir Nouvelle Démocratie (ND) dans deux quartiers de la capitale.

Ils n’ont pas fait de victime mais seulement provoqué des dégâts matériels et des départ d’incendies rapidement maîtrisés par les pompiers.

Les succursales de la banque nationale Grèce (BNG), la première du pays, et des banques Agricole, Générale, et Citibank ont été visées.

Un supermarché et une boutique de ventes des produits de l’Office des télécommunications (OTE) qui jouxtaient deux des banques touchées ont aussi subi des dégâts.

Ces attentats ont été menés à l’aide de petites cartouches de gaz comme c’est souvent le cas à Athènes.

Deux voitures ont été incendiées dans deux quartiers de la capitale, à Guizi et Exarchia, le centre contestataire d’Athènes.

Aucune manifestation de lycéens et étudiants mobilisés depuis une semaine après la mort du jeune Alexis Grigoropoulos, 15 ans, tué samedi dernier par un policier à Exarchia n’était prévue samedi.

Seul un rassemblement dans la soirée à Exarchia a été annoncé pour rendre hommage au jeune Alexis, une semaine après sa mort.

La police a fait état depuis deux jours «d’une baisse de tension» par rapport au début de la semaine où de violentes échauffourées ont secoué Athènes, et les principales villes grecques.

Vendredi soir à Salonique, la grande métropole du nord de la Grèce, un millier de manifestants, appartenant à des groupes d’extrême gauche pour la plupart, ont défilé dans le centre-ville. Un groupe de manifestants a lancé à l’issue du rassemblement des projectiles contre les locaux de la Nouvelle-Démocratie, provoquant des dégâts matériels.

A Athènes, plus de deux cents personnes, étudiants et travailleurs qui occupent la Faculté de Droit de la capitale se sont rassemblées dans le calme aux abords de l’établissement.

Quelques heures auparavant, deux manifestations à l’appel des syndicats des élèves, des professeurs et des étudiants, avaient réuni 4.000 personnes à Athènes et 800 à Salonique.

De brefs heurts entre policiers et jeunes avaient eu lieu lors de la manifestation à Athènes.

www.liberation.fr/monde/0101305289-athenes-secoue-par-une-serie-de-mini-attentats
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Lun 15 Déc - 2:54



Isabelle Sommier : "Nous sommes sur une poudrière" (video)

Pour Isabelle Sommier, sociologue, la frustration des jeunes rend une explosion possible en France.

Isabelle Sommier, professeure de sociologie à Paris-I (1), explique que des émeutes, telles que la Grèce en connaît, peuvent survenir en France.

Existe-t-il en France un terreau semblable à celui de la Grèce ?

Isabelle Sommier (dernier ouvrage paru : La Violence révolutionnaire, Presses de Sciences-Po, 2008) : Il me semble que oui. Des crises violentes, nous en avons connues, par exemple en 2005 dans les banlieues. Une autre frange de la jeunesse, étudiante et lycéenne a vécu des moments de forte exaspération, passant par des phases de violences avec la police. Ce fut le cas en 1990. Et avec le mouvement anti-CPE de 2006, nous avons observé une radicalisation de la jeunesse. (...)

PASCAL VIROT
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article76092

Crise économique, finanancière, sociale, désespérance de la jeunesse

Le tsarkozy a peur : il y a des émeutes en Grèce, des attentats à la bombe en Italie (à Bologne, à Rome), en Espagne (à Barcelone), il y a la colère des lycéens en France, des voitures brûlées à Bordeaux...

Jean-François Probst donne ses impressions sur les évènements de la semaine, Dati, Kouchner et le "kaiser sarkoko". [video]
www.bakchich.info/article6180.html
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Lun 15 Déc - 8:51


Diane Combes

Aix : Une enseignante sanctionnée pour "désobéissance civile"

Tout est parti d’une lettre. Début novembre, un enseignant de Colomiers dans l’Hérault, exposait par écrit à son inspecteur les raisons pour lesquelles "en conscience", il refusait "d’obéir" et de contribuer à un "démantèlement pensé et organisé de l’Éducation nationale". Une missive en forme de réquisitoire qui a tôt fait de faire école, notamment dans les Bouches-du-Rhône : le 5 décembre dernier, plus d’une centaine d’enseignants, essentiellement marseillais, remettaient à leur tour une lettre à l’Inspection d’académie.

Un argumentaire signé, expliquant en détail leur refus d’une série de mesures portant atteinte, selon eux, aux fondements de l’Éducation nationale. "Nous ne participerons pas à ce démantèlement. En conscience, nous refusons de nous prêter par notre collaboration active ou notre silence complice à la déconstruction du système éducatif de notre pays", écrivaient-ils.

Parmi ces 124 signataires, Diane Combes, une enseignante en maternelle à Eguilles, revendique cette "désobéissance civile", qui est selon elle "le dernier recours après avoir tenté tous les autres moyens" pour éviter que ne soit mise en oeuvre "la politique la plus aberrante que l’Éducation nationale ait connue depuis longtemps". Et l’enseignante de lister quelques-uns des points incriminés : suppression massive de postes, suppression du réseau d’aide aux enfants en difficulté (Rased), l’atteinte au droit de grève, la suppression de l’IUFM, l’introduction des jardins d’éveils…

"Tout ce qui est mis en oeuvre pour ouvrir le marché de l’éducation, explique Diane Combes, qui enseigne depuis 1981. Sans parler des nouveaux programmes, dont on ne connaît même pas les auteurs, qui sont plus incohérents que jamais !" En "résistance", les enseignants signataires refusent de mettre en oeuvre les nouveaux programmes, remplacent le soutien scolaire par un travail sur un projet d’école ou de classe et refusent de participer aux stages de rattrapage pendant les vacances scolaires.

Lundi 8 décembre, Diane Combes recevait la visite d’une inspectrice venue lui rappeler les conséquences d’une telle prise de position. Le lendemain, un courrier général reçu par tous les enseignants insistait encore sur les sanctions prévues en cas de désobéissance. Le jeudi suivant, c’est une lettre personnelle adressée à Diane Combes par l’Inspecteur d’académie qui détaillait les conséquences de son "manquement caractérisé" à ses "obligations de service" : un "salaire amputé pour service non fait pour tous les jours au cours desquels ce même constat sera effectué".

En clair, les lundis, mardis, et jeudis (plus le mercredi) ne lui sont pas payés puisqu’elle n’assure pas le soutien scolaire, même si elle est "présente et travaille sur autre chose". Soit un salaire amputé de plus de la moitié (seulement trois jours payés par semaine)… Une sanction financière à laquelle s’ajoute un volet disciplinaire qui peut aller du blâme à la révocation en passant par toutes sortes de mutations. Détail surprenant : sur les 124 signataires, seule Diane Combes est poursuivie de la sorte. "Sans doute pour faire un exemple et couper les ailes du mouvement, estime-t-elle. Mais c’est tout le contraire, je suis et nous sommes encore plus motivés. Si, dans quelques années, la maternelle et plus généralement le service public n’existent plus, je serai mal de n’avoir rien tenté pour le sauver…"

Nicolas Rey
14 décembre 2008
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article76111
www.laprovence.com/articles/2008/12/14/659026-A-la-une.php
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Sam 17 Jan - 9:04



Arrêts SNCF à Gourdon et à Souillac
Le procès

[...] ce qui se passe dans ces deux bourgades n'est pas anodin. Ce qui se joue, au-delà des quinze arrêts hebdomadaires qui doivent être restaurés, c'est l'existence même d'un service public réellement au service de tous et pas seulement de ceux qui le ''méritent''.

Au-delà d'un problème de transport, une question de société

Et tout ça pour gagner six ou sept minutes entre Paris et Toulouse ? Mais non, évidemment non !

Tout ça pour étouffer ces gares et à terme les fermer ou les refiler à la région et ne plus s'occuper que des ''méritants'', de ceux qui vont vite, qui n'ont pas une minute à perdre, qui travaillent, travaillent... à en perdre la raison, et l'exemple vient de haut.

Car tout est dans cette idéologie de l'agitation permanente, compulsive et spectaculaire, tout est dans ce populisme (nous reparlerons de cela un de ces jours) qui se raidit en autoritarisme par transes successives (audiovisuel, justice, école, médecine, immigration...), qui ne se conjugue qu'à la première personne, ''moi, je'', qui ignore le ''nous'', le pluriel, la pluralité, la diversité, la singularité.

De sorte qu'il importe véritablement que dans ce pays chacun sache ce que défendent les manifestants de Souillac et Gourdon. Que chacun sache qu'onze d'entre eux sont inculpés d'entrave à la circulation des trains quand ce qu'ils défendent c'est la liberté de circulation des femmes et des hommes. Que chacun sache que ce jeudi les quatre premiers ont comparu devant les juges de Cahors, risquant six mois de prison et 3 750 euros d'amende (selon France Info).

Un rassemblement de soutien devant les grilles du tribunal

Mais que chacun sache aussi, et les ''autorités'' particulièrement, que ces citoyens qui défendent la liberté de circulation des personnes dans ce pays ne sont pas des enfants que l'on met au coin, qu'ils en ont vu d'autres et qu'ils ne renonceront pas.

Ainsi, jeudi matin, 500 personnes étaient devant les grilles du tribunal, avant de se diriger vers la préfecture. Dans la salle du tribunal, témoignages d'élus, maires, conseillers généraux, régionaux, députés et sénateurs se sont succédés, avant le début des plaidoiries.

Et cinq cars de CRS garés derrière le tribunal sans compter les policiers, les gendarmes et tout et tout. Ça coûte combien tout ça ? Le parquet a finalement requis 500 euros d’amende pour chacun des prévenus. Le tribunal rendra son jugement le 6 février.

Mieux vaudrait alors que les autorités concernées dressent rapidement la table des négociations avant que partout en France les citoyen(nes) ne descendent sur les voies pour y défendre la liberté.

Ainsi, la raison revenue, nous pourrions à notre tour dresser une vraie table et y mettre le couvert. Nous nous chargeons du confit et des cabécous.

www.rue89.com/restez-assis/2009/01/16/arrets-sncf-a-gourdon-et-a-souillac-ce-que-dit-le-proces



SNCF : les voyageurs sacrifiés sans crier gare
19/08/2000
www.ladepeche.fr/article/2000/08/19/93779-SNCF-les-voyageurs-sacrifies-sans-crier-gare.html

Les usagers de la SNCF bloquent les voies
23/11/2000
www.ladepeche.fr/article/2000/11/23/107861-Les-usagers-de-la-SNCF-bloquent-les-voies.html

La SNCF face à la colère des usagers du Tarn-et Garonne
01/06/2001
www.ladepeche.fr/article/2001/06/01/115558-Quand-les-trains-ne-s-arretent-plus-dans-les-gares.html

Souillac. Des arrêts réduits à peau de chagrin
11/10/2007
www.ladepeche.fr/article/2007/10/11/51904-Souillac-Des-arrets-reduits-a-peau-de-chagrin.html

Gare de Gourdon : mobilisation tous azimuts
09/10/2007
www.ladepeche.fr/article/2008/07/08/463132-Gourdon-Souillac-Gares-SNCF-et-usagers-discutent.html
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Sam 17 Jan - 9:05



Rodez. Razzia au Monop'
Tous les commerçants visités étaient, hier, en émoi suite au déferlement de cent cinquante jeunes, mercredi, en centre ville.
La razzia avait été organisée depuis Facebook
16/01/2009
www.ladepeche.fr/article/2009/01/16/524845-Rodez-La-razzia-avait-ete-organisee-depuis-Facebook.html

Paris. Autoréduction au Monoprix :
pour redistribuer, partir sans payer

Scène surréaliste, mercredi après-midi au magasin Monoprix de la rue du Faubourg Saint-Antoine : à l'heure des dernières emplettes pour le réveillon, une cinquantaine de personnes bloquent les caisses. Leurs chariots sont plein à craquer de victuailles: saumons, foie gras, mais aussi pâtes, huile et pommes de terre. Ils refusent de payer en se justifiant ainsi : "C'est une autoréquisition qui est juste en ces temps de crise et qui permet aux précaires de fêter aussi le Nouvel An dignement."
01/01/2009
www.rue89.com/2009/01/01/autoreduction-au-monoprix-pour-redistribuer-partir-sans-payer
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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Mer 3 Juin - 22:49



«Nous, c'est la Mutuelle des fraudeurs du métro»

Ils militent contre la répression et pour l'accès gratuit aux transports en commun. Pour payer leurs amendes, ils ont créé une mutuelle : ils cotisent 7 euros par mois, fraudent dans le métro et ont de vraies convictions politiques.
[Audio ]
Réalisation : Hervé Marchon / Durée 5'28"
www.liberation.fr/societe/0601979-nous-c-est-la-mutuelle-des-fraudeurs-du-metro

La mutuelle des sans-ticket se réunit tous les premiers mercredis de chaque mois.
Réseau pour l’Abolition des Transports Payants
c/o 145, rue Amelot - 75011 Paris
http://metro.samizdat.net/


Zéro franc, Zéro fraude

Une manne pour le Syndicat des Transports d’Île-de-France (STIF)

En 2007, les recettes de fonctionnement du STIF s’élèvent à 4 203 millions d’euros en progression de 8,44 %.
Le produit des amendes à 45,2 millions d'euros.
Le STIF, en effet, perçoit 50 % du produit des amendes de police relatives à la circulation. Au titre de l’exercice 2007, le STIF a ainsi perçu 88,9 millions d’euros. Les recettes inscrites en section de fonctionnement se sont montées à 45,2 millions d’euros.
www.stif.info/organisation-missions/volet-economique/budget/recettes-fonctionnement-15.html
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Olive

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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Jeu 4 Juin - 3:08

Toutes ces fermetures de lignes, c'est dû à la nouvelle politique de rentabilité.

Moi et d'autres cheminots, dénonçons ces fermetures.

Les petites lignes c'est vrai sont pas assez rentables, avant on appellait cela le service public, mais le gouvernement actuel ne veut plus de cela.

content que des associations se battent pour cela.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Jeu 4 Juin - 10:45

Exactement, Olive. Les fermetures pénalisent les Français les moins fortunés.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Jeu 11 Juin - 23:59



La révolte des paysans en marche ?

Les agriculteurs bloquent trois centrales d'achat en Alsace

ECO-TERRE - Leclerc à Colmar et Système U à Mulhouse depuis hier soir, Lidl à Entzheim depuis ce matin. Au total, les agriculteurs, répondant au mot d'ordre national de la FNSEA, bloquent en Alsace trois centrales d'achat de la grande distribution.

A Entzheim, une centaine de personnes et une vingtaine de tracteurs sont mobilisés, annonce le responsable syndical. Ils s'organisent par roulement pour bloquer la plateforme logistique, sur laquelle les poids lourds ne peuvent plus pénétrer. Une grande tente a été installée à l'entrée du site.
Comme partout en France, les agriculteurs alsaciens réclament "la vérité" sur les marges pratiquées sur les produits issus de leur activité vendus en grandes surfaces."

On veut savoir pourquoi un producteur va vendre son porc à 1,20 euros le kilo seulement alors qu'on peut le retrouver à des prix cinq fois plus chers dans les rayons".
www.libestrasbourg.fr/actu/2009/06/les-agriculteurs-bloquent-trois-centrales-dachat-en-alsace.html

Les agriculteurs bloquent les plates-formes logistiques de la grande distribution

Depuis la signature la semaine dernière d'un accord sur le prix du lait jugé très insuffisant par les producteurs laitiers, les éleveurs restent mobilisés sur le terrain. Ils ont été rejoints par d'autres agriculteurs dont les productions (porc, fruits et légumes...) connaissent aussi des difficultés. La situation est tendue et des échauffourées ont eu lieu avec les forces de l'ordre. Plusieurs plates-formes logistiques assurant l'approvisionnement de la grande distribution (Intermarché, Lidl, Leclerc, Système U, Casino, Carrefour, Géant...) étaient occupées jeudi, certaines pour la troisième journée consécutive, dans les Côtes d'Armor, le Morbihan, le Finistère ainsi qu'en Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire.

En Haute-Normandie, dans l'Eure, une plate-forme est bloquée à Bourg-Achard (Eure). Des actions sont attendues dans la journée en Basse-Normandie.La région Est est aussi entrée dans le mouvement. Plusieurs bases (Lidl, Leclerc, système U, Intermarché...) étaient bloquées dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et dans la Meuse. En Franche-Comté, le mouvement devait débuter plus tard.

La FNSEA a annoncé que les 22 régions françaises seraient touchées. Dans chacune d'entre elles, une ou deux plates-formes seront bloquées. Les blocages devraient perturber les traditionnelles courses du samedi mais, selon la FNSEA, les consommateurs "comprennent les paysans".

L'appel au blocage des agriculteurs maintenu malgré un geste de Barnier

M. Charié a été rapporteur de la loi sur la modernisation de l'économie (LME), qui a modifié les relations entre fournisseurs et distributeurs dans le but de faire baisser les prix pour le consommateur. "En 10 à 15 ans, le transfert des profits des agriculteurs et industries agroalimentaires vers la grande distribution est indéniable. Hier 15% de marge suffisait aux grandes surfaces. Aujourdhui 25% est leur minimum!", selon lui. (...)

www.estrepublicain.fr/une/france/art_1103104.php
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Mer 15 Juil - 16:32



A Châtellerault, les 'Fabris' menacent de faire sauter leur usine pour 30 000 euros

Les 366 salariés de l'équipementier automobile réclament de Renault et de PSA qu'ils assument leurs responsabilités.

L'usine de Châtellerault appartenant à l'équipementier automobile New Fabris va-t-elle partir en fumée, comme ses salariés licenciés en brandissent la menace ? "Les machines et le stock de pièces usinées sont notre seule monnaie d'échange", justifie une ouvrière, assise avec ses collègues devant l'entrée des ateliers. Pas question de laisser ce trésor être vendu aux enchères.

www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/07/14/a-chatellerault-les-fabris-menacent-de-faire-sauter-leur-usine-pour-30-000-euros_1218622_1101386.html

Les deux donneurs d'ordre Renault et Peugeot sont des entreprises de voyous ; s'ils ont diminué leur commandes de 80 et 30% c'est probablement parce qu'ils se fournissent définitivement dans des entreprises qui ont délocalisé ou s'il ont vraiment sur-stocké ce doit être un stratagème pour couler et se débarrasser de cette entreprise française ; ils appliquent leur politique définie depuis plusieurs années. Il faudra bien un jour se prononcer sur le mondialisme au service d'usines de capitalistes.
Alain H.
14.07.09 | 21h16


Yvelines : des grévistes installent des bouteilles de gaz devant leur entreprise

L’entreprise Nortel à Châteaufort, dans les Yvelines, est en liquidation judiciaire depuis le 28 mai.
La date limite de dépôt d’offres de reprise a été fixée au 19 août.
Le plan social prévoit la suppression de 480 des 680 emplois.
Si Nortel France SA n’est pas reprise en août, ce sont les 680 employés qui seront licenciés.
Nortel France SA, est la filiale française de l'équipementier en communication canadien et centre de recherches sur les technologies sans fil.

http://fr.news.yahoo.com/63/20090714/tfr-yvelines-des-grvistes-installent-des-019dcf9.html

Licenciements, chômage : Martin Richer, expert ès plan sociaux, est pessimiste
«Le pire arrivera en septembre»
Martin Richer est directeur général de Secafi, qui intervient auprès des comités d’entreprises lors des plans sociaux.

L’été sera celui des plans sociaux ?
Clairement. Il y en aura deux ou trois fois plus que les étés précédents. Les derniers chiffres datent d’avril : le ministère du Travail a recensé 200 Plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) ce mois-là, alors que, de 2002 à 2008, on se bornait en moyenne à une centaine de cas chaque mois, le pire ayant été atteint en mars 2003, avec 159 PSE. Avec la crise actuelle, on a déjà culminé à 230 PSE en février et mars. Traditionnellement, juillet et août marquaient une trêve, et seules quelques entreprises du transport routier se faisaient une spécialité d’annoncer leurs plans sociaux l’été, leurs syndicats en vacances. Mais pour cet été, nous avons prévu une permanence de nos services en août : des comités d’entreprise nous ont déjà dit qu’ils s’attendaient à des annonces… Mais le pire arrivera en septembre.

Pourquoi ?
Beaucoup de PME ont été au bout de tout ce qu’elles pouvaient organiser avant la restructuration : repos forcés, chômage partiel, formations. Elles n’auront plus le choix : ça sera PSE ou même redressement judiciaire, pour celles qui n’ont même plus l’argent pour financer un plan social…

En quoi ces plans sociaux sont-ils différents des précédents ?
Contrairement à ce qu’on entend, les syndicats sont très responsables. J’ai recensé seulement 22 séquestrations, un épiphénomène. L’UIMM (le patronat de la métallurgie), qui avait l’habitude d’aller au choc, s’est lui aussi comporté de manière constructive, tentant avant tout d’éviter les licenciements… Contrairement au Medef de Laurence Parisot qui expliquait qu’il fallait profiter de cette période pour assouplir les procédures de licenciement. Sans comprendre l’étendue du problème. Par ailleurs, jusqu’à présent, quand le chômage augmentait, c’est que le secteur tertiaire ne parvenait plus à créer autant d’emplois que l’industrie en supprimait. Pour la première fois, au premier trimestre, le tertiaire a détruit 150 000 emplois… preuve que la vague d’emplois «Borloo» n’a pas fonctionné et qu’aujourd’hui, on voit aussi de grosses restructurations dans le tertiaire.

Et pour les salariés touchés ?
Si Sanofi ou les banques peuvent encore se permettre de se séparer de leurs «seniors» en leur offrant de bonnes indemnités, la limitation des préretraites par le gouvernement rend le système bien trop cher pour les PME. Et ce sont plutôt les jeunes qui trinquent. Si on ne réfléchit pas à de nouveaux contrats jeunes, nous prenons le risque d’une nouvelle fracture générationnelle.

SONYA FAURE

www.liberation.fr/economie/0101579562-le-pire-arrivera-en-septembre
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