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 Des femmes

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Orwelle



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MessageSujet: Des femmes   Jeu 6 Mar - 19:10



Rassemblement le 8 mars 2008 à 15h

Fontaine des Innocents, à Paris

pour la Journée internationale des luttes des femmes


A l'appel de nombreuses organisations et associations, dont

Marche Mondiale des Femmes France, Collectif National Droits des Femmes, CADAC, Collectif féministe "Ruptures", Femmes Solidaires, Chiennes de Garde, La Meute, Encore Féministes, Organisation de Femmes Egalité , Coordination Lesbiennes en France, ACTIT, Comité des Femmes Kurdes à Paris, UFCS, Collectif des Femmes iraniennes résidentes à Paris, Mères pour la Paix,
Initiative Féministe Européenne, Sos-Sexisme, APEL (association pour l’égalité), Atalante vidéos féministes, Mouvement Jeunes Femmes, L’Assemblée des femmes IDF), Choisir la Cause des Femmes,Groupe Femmes de Turquie/L'ACORT, Ligue des Femmes iraniennes pour le Démocratie (LFID), Mouvement démocratique des femmes en Europe, Section française de la LIPFL (Ligue internationale de Femmes pour la paix et la liberté), Mix-Cité Paris, UFMF (Union Femmes, Mères Féministes, Si les femmes comptaient, Collectif féministe contre le viol, Fédération française des Centres LGBT (lesbiens, gais, bi et trans)...

UFAL, LDH , ATF-Association des Tunisiens en France, Réseau Stop Précarité, Tjenbé Rèd, UNEF, Union syndicale Solidaires, Amis de la Commune de Paris (1871)...
Parti Communiste Francais, Les Alternatifs, LCR...

qui dénoncent

Dans la sphère privée comme publique :

• Les violences conjugales à cause desquelles, en France, une femme meurt tous les trois jours ;

• Les viols : 48 000 femmes sont violées chaque année en France ;

• Les mariages forcés, mutilations sexuelles, et diverses formes d’esclavage comme la prostitution ;

Dans le monde du travail, les inégalités professionnelles entre les femmes et hommes qui s’aggravent et le Code du travail qui est peu à peu démantelé. Les femmes représentent :

• 80 % des salariés pauvres (payées en dessous du Smic) ;

• 57 % des chômeurs et chômeuses non indemnisé-es inscrit-es à l’ANPE ;

• 83 % des emplois à temps partiel, la plupart imposés et avec des horaires flexibles ;

• 60 % des emplois aidés ou en CDD...

Dans le monde politique ;

• La sous-représenation des femmes dans les instances politiques malgré la loi sur la parité.

http://collectifdroitsdesfemmes.org/spip.php?article172


La CGT réclame :

l’augmentation des pensions et la réduction des écarts de pensions entre les femmes et les hommes,

le rattrapage immédiat de 200 euros,

le minimum de retraite au Smic à 1 500 euros,

le montant des pensions égal à 75 % du salaire brut,

la pension de réversion à 75 % du montant de la pension du conjoint,

l’augmentation des retraites basées sur l’évolution moyenne des salaires et non des prix,

la suppression de la décote pour tout trimestre manquant.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article62583
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Dim 23 Mar - 4:33


«Le temps partiel, exemple de discrimination indirecte»

Jean-Emmanuel Ray, professeur de droit à Paris-I, revient sur les inégalités homme-femme au travail

Une fonctionnaire allemande à temps partiel s’estimait lésée par la rémunération de ses heures supplémentaires (appelées «complémentaires» pour les temps partiels), moins payées que les heures normales d’un salarié à temps plein. Arguant que, dans le secteur concerné, 88 % des temps partiels étaient des femmes, la Cour de justice des Communautés européennes, au Luxembourg, a estimé qu’il s’agissait d’une discrimination fondée sur le sexe. Jean-Emmanuel Ray, professeur de droit à Paris-I, commente.

Que pensez-vous de cette décision ?

Une telle sanction ne peut être transposée à l’identique en France, où les règles sont différentes. Mais elle n’en illustre pas moins une tendance de fond provenant du droit communautaire : celle des affaires liées à la discrimination indirecte, c’est-à-dire «la situation dans laquelle une disposition, un critère ou une pratique apparemment neutre désavantage plus particulièrement les personnes d’un sexe par rapport aux personnes de l’autre». Dans les pays du Nord, l’égalité entre les sexes est une religion laïque… En France, quand un employeur discrimine délibérément une femme, la justice sévit. Mais lorsqu’elle a pour effet, donc indirect, de discriminer ? Nous n’avons pas encore l’habitude de comparer un groupe de femmes et un groupe d’hommes pour y déceler des discriminations indirectes. Malgré le respect de la loi imposant une égalité de traitement, le temps partiel génère - «naturellement», disait-on il y a vingt ans - des retards en termes de promotion, et les managers n’ont pas le sentiment de mal faire. Mais ils pourraient se voir désormais reprocher un traitement indirectement discriminatoire lorsque la France, à partir de mercredi prochain à l’Assemblée, aura transcrit dans le droit français les directives européennes visant la discrimination indirecte, tout en mélangeant allègrement discrimination, inégalité de traitement et harcèlement sexuel ou moral : des notions très différentes que le droit français doit à mon sens maintenir.

Quelles conséquences en attendre ?

Le temps partiel est un bon exemple d’une éventuelle discrimination indirecte. Un jour, une décision de justice dira peut-être que, les heures complémentaires des temps partiels (pas de majoration sauf accord de branche) étant moins bien rémunérées que les heures supplémentaires des temps complets (25 % de majoration au minimum), il s’agit d’une discrimination fondée sur le sexe puisque, en France, plus des trois quarts des temps partiels sont des femmes. Idem pour l’augmentation du nombre d’années de cotisation pour la retraite : n’est-ce pas une mesure indirectement discriminatoire puisque, dans leur grande majorité, les femmes ont moins cotisé que les hommes dans leur carrière ? Quand on ouvre la boîte de Pandore, non plus du but mais des effets de mesures apparemment neutres, on touche à des questions de société.

Finalement, sur quelle volonté repose le concept de discrimination indirecte ?

Elle veut remédier à ce qui explique la majeure partie des inégalités entre sexes : la segmentation du marché du travail. L’Insee l’a encore montré dans une enquête en février : les femmes sont victimes d’inégalités de traitement parce qu’elles sont plus souvent à temps partiel que les hommes, et beaucoup plus nombreuses que ceux-ci dans des secteurs où les emplois sont mal rémunérés.

Recueilli par SONYA FAURE
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/317057.FR.php
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Lun 21 Avr - 4:37



Germaine Tillion

L'ethnologue et résistante Germaine Tillion est morte samedi 19 avril, à son domicile de Saint-Mandé (Val-de-Marne), alors qu'elle allait fêter ses 101 ans le 30 mai, a annoncé Tzvetan Todorov, président de l' association Germaine Tillion .

Ethnologue en Algérie dans les années 30, spécialiste des Berbères chaouias de l'Aurès algérien, Germaine Tillon voit "sa vie basculer" , le 17 juin 1940, en entendant le discours du maréchal Pétain "capitulant devant Hitler".

Elle entre en Résistance et fonde le réseau du Musée de l'homme. Dénoncée par un prêtre, l'abbé Alesch, en 1942, elle est incarcérée puis envoyée, avec sa mère, en déportation. De son séjour dans les camps nazis, elle a rapporté un ouvrage magistral, Ravensbrück (édité en 1946, réédité en 1973 et en 1988), mais aussi une opérette, Le Verfügbar aux enfers, présenté en 2007 au Théâtre du Châtelet.
Croix de guerre 1939-1945, médaillée de la Résistance avec rosette et médaillée de la déportation pour faits de résistance, elle était l’une des Françaises les plus décorées, et partageait avec cinq autres femmes le privilège d’être grand’Croix de la Légion d’Honneur.

Après la guerre, Germaine Tillion restera cette femme engagée. Celle qui se décrira comme une "vieille gaulliste" ( Le Monde du 6 juin 1992) n'en travaillera pas moins avec le trostkiste David Rousset, contribuant à la création, en 1951, de la Commission internationale contre le régime concentrationnaire, qui dénonce l'existence des goulags en URSS.

Dans un ouvrages consacré à Germaine Tillion, publié aux éditions du Seuil (Le Siècle de Germaine Tillion), Tzvetan Todorov, disait d'elle qu'elle était "savante et militante à la fois". Cela s'est illustré, quand, après-guerre, de retour en Algérie, l'ethnologue a également joué le rôle d'intermédiaire entre le régime gaulliste et les combattants FLN, sauvant des vies quand elle l'a pu, et dénonçant les tortures et les "singes sanglants" de l'OAS.

En 1957, en pleine bataille d’Alger, elle avait réussi à obtenir pour quelques semaines l’arrêt des attentats contre des exécutions capitales de militants du FLN, après une rencontre secrète avec Yacef Saadi, chef militaire de la région d’Alger. Elle s’était aussi élevée avec véhémence contre la torture avec l’historien Pierre Vidal-Naquet.

Prix Cino Del Duca (1971) pour l'ensemble de son oeuvre, Germaine Tillion avait publié deux livres autobiographiques : «La Traversée du mal» (1997) et «Il était une fois l'ethnographie» (2000). Son livre majeur, «Le Harem et les cousins» (1966), est un essai sur le mariage endogame des femmes au Maghreb, considéré comme pionnier.

Une exposition sera consacrée à Germaine Tillion au Museum d'Histoire Naturelle à Paris
du 30 mai au 8 septembre 2008.

Une rétrospective des films français et étrangers sur Germaine Tillion doit avoir lieu
les 26 et 27 juin 2008 (Témoignages, Films et débats)
Musée de l'Homme, salle de Jean Rouch
17 place du Trocadéro
75116 Paris

www.lemonde.fr/archives/article/2008/04/19/l-ethnologue-et-resistante-germaine-tillion-est-morte_1036180_0.html
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article65032
www.lemonde.fr/livres/article/2007/11/08/germaine-tillion-savante-et-militante-a-la-fois_975898_3260.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Germaine_Tillion



Pionnières en Ethnologie

C'est au cours des années 30 que les premières ethnologues entreprennent des études sur le terrain. Germaine Tillion, Margaret Mead et Germaine Dieterlen : trois parcours singuliers, trois occasions d'utiliser les techniques de la photographie et du cinéma pour rendre compte de leurs découvertes, de mettre en lumière des domaines inédits ou peu étudiés par leurs collègues masculins et de rédiger des textes importants participant à la construction de l'ethnologie.

http://www.msh-alpes.prd.fr/ethno-et-cine/2005.htm
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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 15 Mai - 16:58

Politique : tout sauf des femmes !


photo TF1/LCI

Un colloque au Sénat 100 % masculin

Aujourd’hui s’ouvre «sous le haut patronage du président du Sénat» une journée d’études sur «la Ve République au Parlement», organisée par le Comité d’histoire parlementaire et politique. On ne peut plus sérieux. Raffarin, Balladur, Mazeaud, Chevènement, que du beau linge… Et surtout que des hommes. C’est ce que relève Laurence Rossignol, secrétaire nationale du Parti socialiste, chargée du droit des femmes, dans une lettre ouverte à Christian Poncelet, le président du Sénat. «Dix-sept hommes sur dix-sept orateurs. Pas une seule femme n’y interviendra ! Ce n’est pas si fréquent, en ces temps de parité ! On serait presque tentée de saluer la performance !» Comble du ridicule, une table ronde est intitulée : «Le Parlement, miroir de la société française.» «Les femmes portent des pantalons, conduisent des voitures, font des études, travaillent, revendiquent et progressent vers l’égalité […] Quelques-unes parviennent même à se faufiler sur les bancs de votre Assemblée», rappelle la socialiste. Qui propose à Christian Poncelet un autre thème : «Les colloques au Sénat, miroir de la misogynie du monde politique et universitaire.»

Charlotte Rotman
www.liberation.fr/actualite/politiques/326398.FR.php

PS et Elysée : Delanoë devance Royal
Selon un sondage, Bertrand Delanoë devance Ségolène Royal de plus de dix points parmi les «sympathisants» socialistes pour diriger le PS, avec 52% contre 40%, et de 14% pour être président de la République.
www.liberation.fr/actualite/politiques/326418.FR.php

John Edwards roule pour Barack Obama
L'ancien candidat à la primaire démocrate pourrait apporter des voix de l'électorat ouvrier blanc au sénateur de l'Illinois. Ce soutien fragilise encore un peu plus Hillary Clinton.
www.liberation.fr/actualite/monde/electionamericaine/primairedemocrate/326423.FR.php
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 15 Mai - 17:03


Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie et Cécile Brunschvicg

3 femmes au Gouvernement en 1936
... mais pas de droit de vote pour les femmes

www.histoire-politique.fr/index.php?numero=01&rub=dossier&item=7

Repères historiques
www.georges-pompidou.org/epoque/fiche_thema/femmes.htm

La France au 58e rang mondial en matière de parité à l'Assemblée
www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2336715&rubId=786

Les femmes politiques dans les médias
www.ipu.org/wmn-f/media.htm
http://mots.revues.org/index378.html
www.vigile.net/Questions-d-image-Cliches-de
http://clio.revues.org/document528.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Ven 14 Nov - 3:35


image ecole-plus.com

Enquête
L'égalité des sexes à bonne école

Elles glissent en riant sur les toboggans, grimpent avec énergie sur les bancs, s'emparent des voitures à roulettes que les animatrices ont mises à leur disposition. Emma, Ida et Alice, qui viennent de fêter leurs 3 ans, profitent d'un des temps non mixtes instaurés en 2005 par l'école de Järfälla, dans la banlieue de Stockholm : une fois par semaine, les fillettes de cette école pilote en matière d'égalité des sexes sont invitées, pendant la matinée, à faire de la gymnastique "entre elles".

Cette - légère - entorse au principe de mixité a été introduite au nom de l'égalité entre filles et garçons. "Lorsque les enfants faisaient de la gymnastique ensemble, les garçons prenaient toute la place, raconte Ingrid Stenman, l'une des responsables de l'école. Ils accaparaient les jeux, ils occupaient l'espace, et les filles finissaient par s'effacer : elles se retrouvaient dans les coins. Depuis que les filles sont entre elles, elles reprennent confiance. Elles jouent librement et elles découvrent que faire du toboggan, sauter ou courir, c'est vraiment amusant !"


LEÇONS DE VIE DOMESTIQUE


Depuis 2005, les 24 éducateurs de cette école suédoise qui accueille une centaine d'enfants âgés de 1 à 5 ans ont aussi tenté de modifier leur comportement. "Nous n'en avions pas conscience, mais avant, nous encouragions les garçons à prendre des risques, à sauter, à s'amuser, alors que nous disions sans cesse aux filles de faire attention, poursuit Ingrid Stenman. Nous restions autour d'elles, à les retenir comme si elles allaient tomber ou à les aider comme si elles n'allaient pas y arriver. Sans le savoir, nous les empêchions de profiter des jeux !"

Il y a encore quelques années, Ingrid Stenman aurait pourtant souri à l'idée que, dans son école, les filles et les garçons n'étaient pas traités de la même manière. Mais, en 2004, une chercheuse spécialisée dans les questions de "genre" est venue travailler à Järfälla dans le cadre d'un programme gouvernemental sur l'égalité des sexes. Pendant plusieurs mois, elle a filmé les activités, observé l'accueil des enfants le matin, assisté aux repas de midi. Et ses conclusions ont stupéfié les éducateurs : sans en avoir conscience, ils réservaient aux filles et aux garçons un traitement bien différent.

Les adultes laissaient ainsi beaucoup plus de place aux garçons, qui utilisaient en moyenne les deux tiers du temps de parole. Lors des échanges avec les enfants, les éducateurs acceptaient sans difficulté que les garçons interrompent les filles alors qu'ils demandaient aux filles d'attendre patiemment leur tour. Enfin, ils avaient deux registres de discours : des phrases courtes et directives pour les garçons, des discours plus longs et plus détaillés pour les filles.

Lors des repas, ces différences tournaient à la caricature : les films tournés en 2004 montrent des petites filles de 3 ou 4 ans servant docilement des verres de lait ou des assiettes de pommes de terre à des petits garçons impatients. Une répartition des rôles encouragée, bien involontairement, par les éducateurs. "Sans nous en rendre compte, nous demandions aux filles de nous aider à porter les plats et à participer au service, sourit Barbro Hagström, l'une des éducatrices. Nous ne sollicitions jamais les garçons."

Dans un pays où l'on ne plaisante pas avec l'égalité des sexes, l'étude a consterné les éducateurs. "Nous avons découvert que nous avions des préjugés sur la manière dont doivent se comporter les enfants, constate Mme Hagström. Nous attendions des filles qu'elles soient calmes, polies et serviables, alors que nous acceptions sans difficulté que les garçons fassent du bruit et réclament haut et fort ce qu'ils voulaient. Cela a suscité beaucoup de discussions à l'école, mais aussi dans ma famille, qui compte trois garçons !"

En 2004, le gouvernement suédois, qui a consacré près de 500 000 euros à des projets scolaires sur l'égalité des sexes, a alloué 7 525 euros à l'école de Järfälla. Pendant un an, Ingrid Stenman a suivi à mi-temps un cursus universitaire sur le "genre", qui lui a permis de découvrir que les éducateurs de Järfälla agissaient en fait comme la plupart des adultes. "Dans les écoles, comme dans les familles, les stéréotypes restent très présents, même si les parents ou les enseignants n'en sont pas conscients", résume Lars Jalmert, professeur à l'université de Stockholm.

Au terme de ce travail, l'équipe éducative de Järfälla a décidé d'instaurer deux temps non mixtes d'une heure trente par semaine. Selon les éducateurs, ces moments permettent aux enfants de profiter tranquillement des jeux associés à "l'autre sexe".

Les filles peuvent ainsi conduire des voitures ou sauter sur les bancs sans que les garçons les dérangent. Réunis dans une autre salle de jeux, les garçons, eux, s'amusent avec des dînettes, des peluches et des poupées sans que les filles viennent s'approprier les lieux et leur donner des leçons de vie domestique.

La mixité est aussi suspendue, de temps à autre, pendant les repas : pour éviter que les filles jouent les auxiliaires de service, certains déjeuners se déroulent autour de tables séparées.

Mais l'étude de 2004 a surtout conduit les éducateurs à prêter une attention nouvelle à leurs gestes de tous les jours. "Ce travail nous a ouvert les yeux, résume Ingrid Stenman. Aujourd'hui, nous tentons de faire bouger les frontières : un garçon qui veut jouer à des jeux "de fille" ne doit pas se sentir faible ou ridicule, une fille qui s'affirme et prend la parole ne doit pas sentir de réprobation. C'est un jeu "gagnant-gagnant" qui ouvre de nouveaux espaces aux filles comme aux garçons : s'ils le souhaitent, ils peuvent sortir des schémas traditionnels."

Le programme sur l'égalité des sexes lancé en 2004 par le gouvernement a touché 28 écoles accueillant des enfants de 1 à 5 ans. "Les désordres scolaires sont liés, pour beaucoup, aux inégalités entre les sexes et au manque de respect pour les autres êtres humains, affirme Nyamko Sabuni, la ministre de l'intégration et de la parité du gouvernement de centre droit. Le combat pour l'égalité des sexes doit commencer le plus tôt possible." Un budget de près de 11 millions d'euros doit permettre d'étendre ce programme aux écoles élémentaires dans les années à venir.

Anne Chemin
www.lemonde.fr/europe/article/2008/11/13/suede-l-egalite-des-sexes-a-bonne-ecole_1118057_3214.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Ven 14 Nov - 23:14


Quand je serai grande, je serai maîtresse d'école

Ces clichés sexistes que les enfants apprennent à l'école

L’université de Metz vient de réaliser pour le compte de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) un rapport* de deux cents pages concernant la "place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires". Je m’attacherai ici à la partie concernant les femmes.

Les questionnaires

Les études sociologiques (Terrail, 1997) montrent que les résultats des filles aux tests d’entrée en sixième sont supérieurs à ceux des garçons, à la fois en français et en maths. Pourtant les filles continuent d’être représentées, en mathématiques surtout, comme celles qui ne comprennent rien.

Les professeurs interrogés sont unanimes pour dire que certaines illustrations de métiers éliminent totalement les femmes: pompiers, maîtres-nageurs, médecins, etc. Certains enseignants d’éducation civique notent toutefois que les stéréotypes sont parfois aussi analysés pour être mieux compris.

29 manuels au crible

La mention, dans tous les manuels d’histoire de l’avènement, en 1848, du suffrage proclamé "universel" est un abus de langage, puisqu’il écartait alors des élections la moitié de la population, les femmes françaises ne votant qu’à partir de 1945.

Malgré la loi du 6 juin 2000 sur "l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives", le monde politique présenté par les manuels d’histoire des lycées est un monde dominé par les figures masculines.


Quand je serai grand, je serai astronaute

Quatre grands stéréotypes

Quatre grands stéréotypes se dégagent des manuels actuels : Les femmes "femmes de ménage" remportent la palme de la fréquence d’apparition. Les femmes aux "petits métiers dévalorisés": l’infirmière est en arrière-plan du médecin, la secrétaire derrière son patron etc. Les femmes fragiles ou soumises : femmes moins capables de performances physiques, mais aussi victimes de mauvais traitements.

Sur ce dernier point, le rapport mentionne que les violences faites aux femmes, si elles doivent être dénoncées, ne doivent pas se substituer aux modèles de femmes actives et dominantes, qui existent aussi. Les femmes gentilles idiotes ou objets du désir masculin : surtout visibles dans les livres de technologie, où les femmes sont tournées en dérision.

Les clichés côté chiffres

Sur l’ensemble des illustrations balayées, 1 046 montrent des hommes dans un contexte professionnel, et seulement 341 des femmes dans ce même contexte. Toujours pour la sphère professionnelle, les femmes au statut supérieur ou prestigieux représentent 1,44% du total des images.

Dans un manuel de littérature française pris comme « cas d’école », sur 126 documents de la première partie, seuls seize sont d’auteures (mais huit ont été employées à la question de la place des femmes).



Ce que la Halde recommande

La Halde recommande une attention toute particulière aux mots, vecteurs puissants des idéologies, en particulier en adoptant la féminisation systématique des noms de fonction qui peuvent l’être. Elle demande aussi à ce que soient employés les deux genres dans les descriptions de situation, surtout s’il s’agit de métiers.

Elle insiste pour que les femmes apparaissent dans "tous les chapitres", "tous les domaines", et dans "tous les contextes", comme les hommes le sont.

En conclusion, la Halde demande une "déconstruction des stéréotypes ordinaires", une "relecture des manuels par un comité de lecture, une formation généralisée de l’ensemble des personnels à la lutte contre les discriminations et stéréotypes sexistes."

Les éditeurs n’ont pas vraiment apprécié. Ils ont d’ores et déjà fait savoir** "qu'ils souscrivent à la poursuite de la lutte qu’ils ont engagée contre les stéréotypes dans les manuels scolaires, dans le respect de la véracité des faits rapportés, et dans les limites définies par les programmes".

doutagogo
www.rue89.com/2008/11/14/ces-cliches-sexistes-que-les-enfants-apprennent-a-lecole
* www.halde.fr/Etude-sur-les-stereotypes-dans-les,12608.html
** www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2008/11/07112008Accueil.aspx
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mer 19 Nov - 1:40


Violences conjugales : augmentation de 14,3% des homicides entre conjoints en 2007, selon l'OND

En 2007, 192 personnes, dont 166 femmes et 26 hommes, sont décédées, victimes d'un homicide volontaire ou de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner commis par leur conjoint, indique le rapport annuel de l'Observatoire national de la délinquance (OND), présenté mardi 18 novembre.

Selon les statistiques fournies par la police et la gendarmerie, 104 tentatives d'homicide au sein du couple ont été constatées l'année dernière. Les forces de l'ordre ont également enregistré 667 viols commis par l'un des conjoints, en grande majorité des hommes.
http://fr.news.yahoo.com/3/20081118/tfr-delinquance-rapport-violences-conjug-342d366.html

Le nombre d'agressions physiques sous-estimé en France ?

En 2007 : 273 000 PV auraient été donnés alors que 1 400 000 faits de délinquance auraient été commis.
La raison de cet écart ? 80 % des victimes ne porteraient pas plainte.
Seulement un acte sur cinq aboutit à une plainte en bonne et due forme. "Il s'agit bien là d'atteintes physiques, plus ou moins graves, et non de menaces ou d'injures"
http://fr.news.yahoo.com/63/20081118/tfr-le-nombre-d-aggressions-physiques-so-019dcf9.html

Une femme battue condamnée pour ne pas avoir communiqué sa nouvelle adresse à son mari violent.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20070802.OBS9166/la-condamnation-d-une-femme-battuesuscite-l-indignation.html

Jean-Marie Demange, ancien maire de Thionville, se suicide après avoir tué une amie.

Elle s’est effondrée sur le coup. René, un voisin qui a assisté à la tragédie :
“Au début on a entendu une femme crier au secours.
Je me suis précipité vers la fenêtre, raconte cet ancien CRS, dont l’appartement offre une vue plongeante sur celui où s’est produit le drame. Ainsi positionné, il a été le témoin direct des faits.

Dans un premier temps René n’identifie pas l’homme en furie, aux cheveux blancs, qu’il aperçoit sur le balcon de sa voisine d’en face. ”Il n’arrêtait pas de la taper, de lui donner des coups de poing. Il voulait la ramener dans l’appartement mais elle résistait en s’accrochant à la rampe. Avec d’autres voisins, on lui a crié d’arrêter mais c’est comme s’il n’entendait rien. Finalement, après au moins dix minutes, il a réussi à la tirer dans le salon et on a entendu un bruit de verre brisé.”

La dispute ne va pourtant pas s’arrêter là.
Alors que son fils compose le numéro de police-secours, le couple réapparaît sur le balcon. “La voisine s’est retrouvée allongée par terre. C’est à ce moment-là que j’ai aperçu une arme dans sa main à lui”, reprend René. La scène qu’il décrit est celle d’une exécution.
“Il l’a légèrement soulevée avant de mettre son arme au niveau de sa tête et de tirer. Elle s’est effondrée sur le coup. Il l’a regardée puis, immédiatement, est venu placer le canon du pistolet sur sa tempe. Il a reculé vers l’appartement et on a entendu une seconde détonation...

T.B.
Aujourd’hui en France, édition du 18 novembre 2008

En mémoire de l'assassin, l'Assemblée Nationale a observé une minute de silence.

La victime, Karine A., 43 ans, était mère de deux enfants de 13 et 15 ans.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74607
http://fr.news.yahoo.com/2/20081117/tpl-jean-marie-demange-depute-ump-de-mos-ee974b3.html


"Le suicide est un drame terrible, mais tout ceux qui décident de partir ne se sentent pas obligés d'emmener quelqu'un avec eux pour le Grand Voyage, surtout si cette personne est mère de deux enfants. Et un meurtre est un meurtre, fût-il perpétré par un député.
Cette minute de silence de la part de la représentation nationale est obscène. Et de la part d'une majorité qui vote des textes répressifs comme d'autres avalent des petits fours, ce geste sonne comme l'hommage de l'hypocrisie au crime."

Maître Eolas
www.maitre-eolas.fr/2008/11/17/1210-devinette#tb
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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 8 Jan - 3:12



L’égalité hommes-femmes selon la Halde

Si certains en doutaient encore, voilà une initiative qui devrait prouver définitivement le discernement et l’utilité de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), créée fin 2004 et présidée par l’ancien P.-D.G. de Renault M. Louis Schweitzer. Secondée par la Cour de cassation et par la Cour d’appel de Paris, celle-ci presse en effet le gouvernement de modifier le code de la Sécurité sociale, qui accorde actuellement aux femmes travaillant dans le secteur privé deux années supplémentaires d’assurance retraite par enfant.

Dès octobre 2005, la Halde a été saisie par des pères qui, élevant seuls leurs enfants, jugeaient cette disposition discriminatoire à leur égard. Elle leur a donné raison, en arguant du fait que cet avantage n’était pas destiné à compenser l’arrêt d’activité qui suit immédiatement une naissance, mais bien la charge que constitue l’éducation d’un enfant. Elle réclame, au nom de l’égalité, que cette mesure compensatoire soit étendue à tous les pères — et pas seulement aux pères isolés, ce qui pourrait se justifier, même s’il faut rappeler la faible représentativité des plaignants : en 2005, les parents élevant seuls leurs enfants étaient à 86% des femmes. Selon toute probabilité, cette revendication ouvrirait plutôt la voie à une suppression de la mesure (2).

Pour que les membres de la Haute autorité puissent voir dans ces trimestres supplémentaires accordés aux mères un privilège indu, il faut que certaines données, pourtant dans le domaine public, aient échappé à leur sagacité. « Le fait d’avoir un enfant dans les sept premières années de vie active pèse essentiellement sur la situation professionnelle des jeunes femmes, note ainsi l’Observatoire des inégalités. Alors que les hommes en couple restent dans tous les cas pour plus de 90% à temps plein, les femmes ne sont plus que 68 % à travailler à temps complet avec un enfant et seulement 39 % avec plusieurs enfants. Parmi les femmes qui ne travaillent pas à temps complet, une partie est au chômage et une autre occupe un temps partiel. » (« La maternité pénalise la carrière des femmes », 4 mars 2008.)

Rappelons que les femmes, en France, occupent 80% des emplois à temps partiel, le plus souvent faute de mieux (lire Margaret Maruani, « Ravages cachés du sous-emploi », Le Monde diplomatique, juin 2003). Et, même si elles travaillent à temps plein, c’est avec un salaire moindre, qu’aucune différence de qualification ou d’ancienneté ne justifie : l’écart structurel des salaires entre les sexes oscille toujours entre 5 et 15%.

La charge mentale et matérielle de la famille continue de peser essentiellement sur les mères. « L’assignation aux femmes des charges familiales va toujours de soi, s’alourdissant d’autant plus que la psychologisation de la société fait de l’investissement parental (c’est-à-dire en réalité maternel) la condition de la réussite des enfants », observe Michèle Ferrand, qui parle d’une définition de la parentalité « de plus en plus matricentrée » (1). Entre 1986 et 1999, la part des tâches domestiques effectuées par les hommes n’a connu qu’une très légère augmentation : les femmes en assument toujours les deux tiers – et même 80 % pour le « noyau dur » des tâches ménagères (lire « Les acquis féministes sont-ils irréversibles ? », Le Monde diplomatique, avril 2007).

Après la séparation du couple (fréquente), ce sont le plus souvent elles qui, on l’a vu, doivent faire face à l’entretien de la famille, alors que par ailleurs la maternité les a placées en position de faiblesse sur le marché du travail. En 1998, selon l’Insee, un tiers seulement des pensions alimentaires étaient régulièrement et entièrement versées. On ne s’étonnera pas de découvrir que la précarité et la pauvreté laborieuse ont un visage massivement féminin.

« Le cumul des handicaps féminins, fait remarquer Michèle Ferrand, paraît frappé d’une sorte d’invisibilité sociale (1). » Il est toutefois un peu gênant que cet aveuglement devant les inégalités touche aussi l’institution officiellement chargée d’y remédier.

Mona Chollet
mercredi 24 décembre 2008

(1) Michèle Ferrand, Féminin Masculin, La Découverte, « Repères », Paris, 2004.

(2) La droite semble décidée à s’en prendre aux avantages destinés à contrebalancer la plus grande vulnérabilité économique des femmes, comme en témoigne l’amendement déposé par le sénateur UMP Philippe Marini, et adopté au Sénat le 8 décembre, qui prévoit de supprimer l’avantage fiscal accordé aux parents isolés même s’ils n’ont plus d’enfant à charge.

www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-12-24-Halde

Liens donnés par l'auteure
www.inegalites.fr/spip.php?article773&id_mot=103
www.monde-diplomatique.fr/2003/06/MARUANI/10215
www.monde-diplomatique.fr/2007/04/CHOLLET/14649
www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1195&reg_id=0
www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er389.pdf


Suppression de la demi-part pour les parents isolés
Une nouvelle injustice qui va pénaliser en premier lieu les femmes !

L’amendement « Marini », visant à supprimer la demi-part supplémentaire (dans le calcul de leur impôt sur le revenu) dont bénéficient les parents isolés n’ayant plus d’enfant charge a été adopté par le Sénat. Rappelons que l’avantage en impôt procuré par cette demi-part est plafonné à 855 euros et que cette mesure concerne 4 350 000 personnes.

C’est au nom du « principe d’égalité devant l’impôt » que ce député UMP a fait voter cette mesure. Pourtant, si on parle d’égalité, il faudrait commencer par s’attaquer aux mesures fiscales dérogatoires (dont le nombre et le coût global s’accroissent au fil des années) qui bafouent quotidiennement ce principe. Rappelons aussi le paquet fiscal de l’été 2007 et le bouclier fiscal de 2008 qui favorisent les plus privilégiés !

Si, vraiment, l’égalité devant l’impôt devient une priorité, alors il faut rappeler que d’autres mesures, plus urgentes et plus justes, doivent être prises en priorité.
Il en va ainsi de l’imposition des revenus de l’épargne (revenus de capitaux mobiliers, plus values…) puisque ces revenus sont imposés au taux proportionnel et non au barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR) comme les salaires ou les pensions par exemple ; taux proportionnel qui favorise les contribuables les plus aisés (...)


www.sudptt.org/IMG/pdf/demipart-11dec08.pdf
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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 8 Jan - 3:19



Le planning familial en difficulté craint pour les droits des femmes

Les centres du planning familial, comme celui de Marseille fermé depuis le 23 décembre, craignent de ne plus pouvoir exercer leurs missions d'information à l'éducation sexuelle et à la contraception, en raison d'une baisse de leurs subventions, et appellent à "la vigilance".

Pour dénoncer le manque de moyens dont il souffre, le planning de Marseille, qui reçoit plus de 5.000 personnes par an, a organisé symboliquement mercredi un accueil dans la rue et sous la neige.

Le centre de Marseille est l'un des 70 centres d'accueil du Mouvement français pour le planning familial (MFPF), popularisés par le récent film long-métrage de Claire Simon, "Les bureaux de Dieu".

La cinéaste est d'ailleurs venue soutenir mercredi l'action de la permanence de Marseille, défendant ce "lieu essentiel pour la liberté des femmes".

Né sous le nom de "Maternité heureuse" le 8 mars 1956, le mouvement devenu Planning familial en 1960 a accompagné les femmes dans leur longue lutte pour l'autorisation de la contraception (1967), la dépénalisation de l'avortement (loi Veil de 1975), puis pour le respect du droit à l'IVG, et enfin aujourd'hui pour une "contraception choisie", alors qu'en France un grand nombre d'IVG sont dues à une contraception mal utilisée.

En 2007, plus de 450.000 femmes ou jeunes filles, souvent démunies ou en situation psychique difficile, ont eu recours au planning, en quête d'informations sur la contraception, la vie amoureuse, la sexualité, les relations conjugales.

"On a observé une augmentation de 23% du nombre de personnes qui se sont déplacées dans les centres en 2007 par rapport à l'année précédente", se félicite la secrétaire générale du MFPL, Marie-Pierre Martinez.

Pourtant, comme à Marseille, les centres du Planning sont en situation très difficile. "Les crédits dont nous dépendons sont passés de 2,5 millions d'euros en 2008 à 1,5 million dans la loi de finances pour 2009, soit une baisse de 40%", "le gouvernement fait des économies là où il juge que c'est le moins important", déplore-t-elle.

"Nous avons de réelles inquiétudes pour la pérénisation des activités et des structures du planning familial", affirme la responsable du mouvement, soulignant la contradiction entre cette baisse de crédits et le lancement, par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, d'une campagne en faveur d'une meilleure utilisation des moyens contraceptifs, "une campagne inefficace sans relais sur le terrain". (...)

Si elle ne croit pas à un retour en arrière en matière de législation, elle craint qu'un "certain discours", illustré à l'extrême récemment par le journal du Vatican, l'Osservatore Romano, jugeant la pilule "polluante" et cause d'infertilité masculine, ne porte ses fruits.

www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/France/Le-planning-familial-en-diffic

Extraits du film de Claire Simon, Les Bureaux de Dieu
http://mfpf84.canalblog.com/archives/2008/10/08/10888327.html

Menace sur la gynécologie médicale

Avec 3 millions de signatures sur sa pétition et plusieurs manifestations, le Comité de Défense de la Gynécologie Médicale a obtenu en 2003 le rétablissement de la spécialité de Gynécologie Médicale.
Or, une nouvelle fois, cette spécialité indispensable pour les femmes est menacée.

D'ici 2 ans, en 2010,
il ne restera que 1000 gynecos
pour 30 millions de femmes,
et si rien n'est fait,
600 gynecos en 2015, 180 en 2020
!

Cela étant lié à l’arrêt de la formation de ces spécialistes pendant 17 ans, et au nombre insuffisant de gynécologues médicaux formés par an depuis 2003 (20 postes seulement !).
Les femmes en subissent déjà les conséquences : jusqu’à 6 mois d’attente pour un rendez-vous, impossibilité pour les jeunes filles de trouver un gynécologue, manque de prévention, dépistage tardif...

Il y a urgence : le système de soins français vient de reculer du 1er au 10e rang, entre 2006 et 2008, en raison du « filtrage » instauré (indice européen 2008 pour les soins de santé).

"Pour la Santé des femmes"
Comité de Défense de la Gynécologie Médicale
19 rue des Gobelins
75013 PARIS
www.cdgm.org/article.php3?id_article=41

Arrow Pétition en ligne :
www.mesopinions.com/La-sante-des-femmes-en-danger-petition-petitions-29014ca52c857eb5b58a823243064a11.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mer 19 Aoû - 4:10



Femme Forte n°8
par Mowgli Montier

J’ai remarqué, les jours de publication de la série des Femmes Fortes, qu’il y a toujours des personnes qui arrivent sur le blog en cherchant des femmes rondes et bien en chair. Je me dis à chaque fois qu’ils doivent être déçus… Aujourd’hui je vous propose donc une étude anatomique d’une Femme Forte en maillot et toute en courbes.
L’exercice n’est d’ailleurs pas évident, on se retrouve finalement peu souvent à dessiner des femmes à formes humaines. Ça doit être l’effet magazine de mode…

07 08 2009
http://mowglimontier.wordpress.com/



Retraite : les avantages des mères à la baisse ?
Le ministre du Travail souhaite revoir les avantages accordés aux mères de famille en matière de retraite, qui bénéficient d'annuités supplémentaires à partir du premier enfant.

challenges.fr


Tariq Ramadan : les femmes « doivent garder les yeux fixés sur le trottoir »
www.rue89.com/2009/08/18/rotterdam-tariq-ramadan-vire-pour-son-show-a-la-tele-iranienne

L'accouchement d'une reine de France
http://storage.canalblog.com/89/40/60471/42923548.jpg
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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 18 Mar - 15:15


La Journée des femmes est à peine passée, qu'elles ont déjà droit à un tir de barrage dans la presse :
Fermées il y a soixante ans, les maisons closes font encore débat
59% des Français sont favorables aux maisons closes
«Les prostituées seraient à l’abri des agressions de la rue» Chantal Brunel, députée (UMP) de Seine-et-Marne

Prostitution, la grande promo

On peut compter sur nos hommes de gauche, nos intellectuels les plus «progressistes», en mal de cause à défendre, pour faire la promo de cette ringardise : la prostitution.

Jean-Michel Carré, documentariste connu pour son regard sans concession sur le système Poutine ou son analyse de l’oppression des salariés (J’ai mal au travail), a enfourché un nouveau cheval de bataille : la Loi sur la sécurité intérieure, dite Loi Sarkozy, qui réprime le racolage et donc les personnes prostituées. On ne peut que l’approuver. La répression qui s’abat sur elles est injuste et ne fait qu’aggraver les violences auxquels elles sont quotidiennement exposées.

Mais fallait-il pour autant se faire le porte-parole zélé des militant-e-s pro prostitution ?
Pas un ne manquait à l’appel. Le discours ne nous a pas épargné un seul des grands crédos réactionnaires : la prostitution, c’est branché, c’est subversif, c’est le haut lieu de la liberté humaine. Les prostituées aiment ça. Elles sont l’espoir et l’horizon vital des hommes handicapés et esseulés.

On reste sans voix devant pareille ignorance des faits et du dossier. Les clients sont majoritairement des hommes lambda, le plus souvent en couple. Et loin d’être les partenaires édulcorés montrés dans le film, ils sont les premiers agresseurs des personnes prostituées. Insultes, violences, humiliations, agressions, leurs prouesses sont désormais dénoncées dans toutes les enquêtes.

Ici, pas un mot. (...)
www.prostitutionetsociete.fr/societe/air-du-temps-medias/prostitution-la-grande-promo

http://pushsv2.wordpress.com/2009/03/20/les-travailleuses-du-sexe-encore-un-documentaire-de-propagande/
http://sisyphe.org/spip.php?article1881
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MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 26 Juin - 1:31


Jeannie Longo le 24 juin 2010 (AFP PHOTO FRANK PERRY)

Jeannie Longo, 51 ans, championne de France du contre-la-montre

La cycliste décroche son 57e titre national toutes épreuves confondues.
Jeannie Longo a remporté jeudi à 51 ans le contre-la-montre des Championnats de France de cyclisme à Chantonnay pour la troisième fois consécutive, son 57e titre national toutes épreuves confondues.

Au terme des 24,7 kilomètres du parcours, la Française a relégué à 1 minute et 19 secondes Edwige Pitel, championne de France 2004 et 2005, et à 1 minute 31 secondes la championne en titre de la course en ligne Christel Ferrier-Bruneau.

Dernière à s'élancer, Longo a largement dominé ses adversaires, pointant en tête à tous les temps intermédiaires. Jeannie Longo, née le 31 octobre 1958, a remporté son premier titre en 1979. Elle a signé jeudi son dixième titre national du contre-la-montre, épreuve créée en 1995.

Elle est également engagée samedi matin dans la course en ligne. Elle avait terminé en troisième position l'an dernier.
www.liberation.fr/sports/0101643287-jeannie-longo-51-ans-championne-de-france-du-contre-la-montre
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MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 26 Juin - 1:35



Les Bleues signent une 8e victoire

Pour leur 8e match éliminatoire, le 23 juin, c'est une 8e victoire qu'ont ramenée les Françaises de l'Estonie grâce notamment à cinq buts inscrits en seconde période.

Après une première période où les Estoniennes auront bien résisté n'encaissant qu'un seul but, en raison aussi du manque d'efficacité tricolore, la seconde période aura permis aux Bleues de conforter leur avance dans ces éliminatoires. (...)
www.footofeminin.fr/Les-Bleues-signent-une-8e-victoire_a1903.html

L'équipe de France féminine de football affiche un parcours sans faute depuis le début du mondial : huit matchs, huit victoires écrasantes pour les qualifications de la coupe du monde 2011.
Une performance - malheureusement passée sous silence - applaudie par la députée socialiste Michèle André qui regrette que " l'attention soit focalisée sur les déboires de l'équipe masculine plutôt que les exploits sportifs " des Bleues.
http://fr.news.yahoo.com/77/20100625/tfr-les-bleus-rglent-leurs-comptes-les-b-37c756d.html

Malgré une couverture médiatique restreinte en France, la France est considérée comme l'une des plus fortes nations de football féminin sur le plan mondial
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quipe_de_France_de_football_f%C3%A9minin
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MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 26 Juin - 2:06



Retraites : allonger la durée de cotisation serait discriminatoire envers les femmes et les jeunes
Une raison supplémentaire de s’y opposer


Christiane Marty met en évidence, dans le texte qui suit, l’impact inégalitaire de la réforme des retraites annoncée par le gouvernement, qui va pénaliser de façon disproportionnée les femmes et les jeunes. Elle rappelle ainsi qu’on ne peut dissocier la domination économique d’autres formes de domination comme la domination masculine : l’une vient renforcer l’autre et, à l’encontre de ceux qui entendent subsumer les luttes sociales sous l’étendard d’une unique «question sociale» opposée à des «questions sociétales» qui feraient «diversion», un constat très simple s’impose : on ne peut lutter contre les ravages du néo-libéralisme sans prendre en compte et combattre les inégalités spécifiques subies par le femmes. Un raisonnement similaire pourrait être tenu pour d’autres inégalités, comme celles de «race» : on peut en effet raisonnablement croire que les étrangers – et plus largement les individus subissant la discrimination raciale – ont, comme les jeunes et les femmes, des carrières plus chaotiques, qui rendent plus ardue la validation des annuités nécessaires pour partir à la retraite.

(...)
http://lmsi.net/spip.php?article1055

L’enjeu de l’égalité entre les hommes et les femmes pour financer les retraites
www.ufal.info/sante-protection-sociale/l%E2%80%99enjeu-de-l%E2%80%99egalite-entre-les-hommes-et-les-femmes-pour-financer-les-retraites/1073

Hommes et femmes encore plus inégaux pour les retraites
Article du 26/02/2009 de L'Expansion
http://genreetdeveloppement.unblog.fr/2009/03/02/520
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MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 26 Juin - 2:21



Les inégalités des salaires entre les hommes et les femmes persistent

À quelques jours de la «journée internationale des femmes», l’INSEE vient de rendre publique une étude, «Regards sur la parité», qui permet de comparer les évolutions en 4 ans.

L’écart des salaires entre les hommes et les femmes varie entre 15 et 30 % (16 % dans la Fonction publique d’État).
Une des explications est la sous-représentation des femmes aux postes de responsabilité : si elles ne sont que 25 % à occuper un poste de cadre dans le privé, elles sont encore moins nombreuses (16 %) dans la Fonction publique d’État.
Et pourtant, leurs résultats scolaires sont meilleurs, et elles accèdent plus que les hommes aux études supérieures (59 %). Mais «elles se tournent» vers des secteurs d’activité moins porteurs, travaillent beaucoup plus à temps partiel… et le paient cher au moment de la retraite, avec un écart moyen de 46 % au profit des hommes !
7 mars 2008
www.snuipp.fr/spip.php?article5389


L’étude «Femmes et hommes en début de carrière» de l’Insee
Le 8 mars ce n’est pas seulement les problèmes de voile, ou l’image de la femme sur un camembert, c’est la possibilité pour les femmes de s’organiser de défendre leurs droits et en particulier celui, cher à Clara Zetkin, de «l’indépendance économique des femmes».
L’enquête ci-dessous montrent que les femmes n’ont cessé de conquérir des formations qualifiantes alors que leurs collègues masculins peinent à élever le niveau.
www.lesechos.fr/medias/2010/0226//300412798.pdf
http://socio13.wordpress.com/2010/03/01/et-pour-feter-le-8-mars-ecarts-de-salaires-femmes-hommes-en-debut-de-carriere/


Quelques chiffres concernant les femmes dans le monde
http://genreetdeveloppement.unblog.fr/2009/03/08/532/
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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 22 Juil - 21:30



Ségolène Royal poursuit l'UMP Dominique Paillé pour «injures»

Interrogé par le magazine féminin Causette pour un article intitulé «Ségolène Royal, folle du Poitou ?», le porte-parole de l'UMP Dominique Paillé l'a qualifiée de «complètement illuminée», ajoutant qu'«elle a un comportement délirant». L'ex-candidate à la présidentielle a déposé plainte vendredi pour «injures».

Voici la déclaration complète de Dominique Paillé, citée dans le très bon article de Causette, et reprise peu après par le quotidien régional Le Courrier de l'Ouest :
«Dominique Paillé, détracteur attendu, se lâche dans une analyse au vitriol : “Elle et François Bayrou sont des gens très inquiétants, complètement illuminés, qui s'estiment investis d'une mission. Ségolène Royal a un comportement délirant.”»
Hystérique ? «Non. Elle marche sur les eaux. Elle a une immense opinion d'elle-même et donne l'impression d'agir de manière quasi messianique.»

Les services juridiques du conseil régional de Poitou-Charentes, que préside Ségolène Royal, confirment à Rue89 avoir déposé une plainte auprès du procureur vendredi.


Lefebvre, Morano et Peillon moquent aussi la «folle du Poitou»

L'article de Causette cite aussi des propos (plus anciens) de Frédéric Lefebvre disant qu'«elle a besoin d'une aide psychologique», de Nadine Morano fustigeant son «antisarkozysme primaire […] souvent hystérique», ou de Vincent Peillon estimant qu'«on est en psychiatrie lourde» -il avait ensuite fait machine arrière.

Pourquoi ne pas les poursuivre ? Réponse des services juridiques :
«La présidente a jugé que seuls les propos de M. Paillé étaient injurieux. La qualification d'“injures” est très compliquée à établir.»
Les autres propos étaient d'ailleurs sans doute prescrits.

«La présidente sait que la presse est libre»

Qu'en est-il des deux journaux ? Le jeune bimestriel Causette (8 000 exemplaires en kiosques et 1 000 abonnés) craint de devoir affronter un procès.
Car selon l'avocat de Rue89, Me Antoine Comte, une plainte pour injures par voie de presse aboutit « quasi automatiquement » à des poursuites contre la publication :
«L'infraction n'existe que parce qu'elle est publique.»

Le support est automatiquement poursuivi en cas de plainte avec constitution de partie civile, mais des exceptions sont possibles en cas de citation directe.
Réponse du juriste picto-charentais :
«La constitution de partie civile est en cours d'examen. Pour le moment, les publications ne sont pas en cause. La présidente sait que la presse est libre.»
Interrogé sur son répondeur pour connaître sa réaction, Dominique Paillé n'a pas encore rappelé. (...)

Augustin Scalbert
www.rue89.com/confidentiels/2010/06/01/segolene-royal-poursuit-lump-dominique-paille-pour-injures-153126

Dominique Paillé : "Pas d'impunité pour les propos incitant à la haine"


L'auteur s'y connaît en imposture. Il est allé du PSU à l'UMP en passant par le parti radical et l'UDF, en une vingtaine d'années.

Le 26 mars 2004, Dominique Paillé a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à une peine de dix mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende, pour «abus de confiance» dans le cadre d'une affaire privée. Il a ainsi prélevé 40 000 euros pour ses voyages privés et des dépenses personnelles dans les comptes de l'association Appel Europe, qu'il avait créée.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Paill%C3%A9

Dominique Paillé a bénéficié de non-lieux dans les affaires de la Mnef et consorts.
www.bakchich.info/article1713.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 24 Juil - 12:35



Marre des régimes à répétition ? Essayez la méthode Dukon© !
par Bénédicte Charles

Le docteur Dukon© a vendu des millions de livres expliquant sa méthode (dont le best seller «Je ne sais pas engraisser»), c'est dire si son régime fonctionne.
C'est grâce à son expérience à la clinique canine de Los Brutos (Californie, Etats-Unis) qu'il a pu se former à la diététique via Internet, son travail d'anesthésiste lui laissant tout loisir de s'informer pendant que ses patients étaient euthanasiés endormis. C'est son épouse qui, la première, a testé l'ancêtre de ce qui allait devenir le fameux régime Dukon©.
Quelques années plus tard, le Dr Dukon© menait les premières expérimentations de sa méthode sur des êtres humains… avec le succès que l'on connaît (des millions de livres vendus dans le monde).

Le régime Dukon©, comment ça marche ?
C’est un régime très simple, et qui vous fera très rapidement gagner quelques centimètres de tour de taille, exactement comme après une grossesse. Il est donc idéal avant l’été, histoire d’arriver sur la plage avec un petit ventre rond qui fera pâlir d’envie vos copines anorexiques et/ou nullipares.

Il comporte une phase d’attaque
Durant cette phase qui peut durer de deux à cinq jours, les seuls aliments autorisés sont la bière et les frites.

Exemple de journée type :
Petit déjeuner
Une 1664*
Une petite frite mac do

Déjeuner
Une Heineken**
Frites ou potatoes à volonté

Dîner
Bière à volonté (Corona*** de préférence, mais sans citron)
Frites à volonté
Mayonnaise à volonté
Eviter en revanche le ketchup, trop riche en légumes

Logiquement, à l’issue de cette phase, vous devriez déjà avoir acquis un petit bidon. Il sera peut-être imperceptible pour votre entourage, mais vous, vous le verrez et n’est-ce pas tout ce qui compte, se sentir bien grasse soi-même sans se soucier du regard des autres ?

Une phase de croisière dite «phase bateau»
Cette seconde phase dure jusqu’à ce que vous ayez enfin acquis le petit ventre rond de vos rêves. Cela peut prendre quelques semaines, surtout si vous avez un long passé de ventre concave. Elle consiste à alterner des journées bière+frites comme celles de la phase d’attaque avec des journées Kebab+pizza+Boulaouane*

Exemple de journée type :
Petit déjeuner
Un verre de gris de Boulaouane*
Un kebab+sauce blanche

Déjeuner
Boulaouane** rouge à volonté
Pizza à volonté (trois fromages de préférence)

Dîner
Entrée : kebab mayonnaise à volonté et crudités (utile pour faire gonfler le ventre)
Plat : pizza mayo
Boulaouane*** à volonté

Important : pendant les phases d’attaque et de croisière, il est recommandé de ne pas prendre le volant. De même, il est préférable que vous ne preniez pas de décision importante (achat immobilier, mariage, divorce, démission) pendant cette période.

Phase de consolidation
C’est un moment crucial de votre régime : si vous ne suivez pas cette étape, vous risquez de reperdre tous vos bourrelets si durement acquis. Durant la consolidation, vous allez réintroduire peu à peu les aliments et les boissons interdits jusqu’ici, comme l’eau, les légumes cuits, le tofu, les fruits, les volailles, les poissons…

Exemple de journée type :
Petit déjeuner
Quatre bols de chocolat au lait
Brioche
Croissant aux amandes
Nutella
Boulaouane* gris à volonté

Déjeuner
Tartines de moëlle
Confit d'oie
Pommes de terre à l'huile
Frites à volonté
Heineken** à volonté
Une petite poignée de cerises

Dîner
Friture d'éperlans sauce tartare
Grattons de canard
Pizza
Kebab à volonté
Boulaouane*** rouge à volonté
Un demi verre d'eau
Et… une pomme entière !

Phase de stabilisation
C’est celle que vous allez suivre toute votre vie. Elle n’est pas très contraignante puisque vous pourrez manger et boire ce que vous voulez à condition de respecter trois principes :
- saisir toutes les occasions pour ne pas faire d'exercice physique (pourquoi les escaliers s'il y a un ascenseur ? Et pourquoi monter s'il n'y a pas d'ascenseur ?)
- boire 1,5 litre de bière par jour minimum
- une journée par semaine, le vendredi, vous suivrez à nouveau le régime bière/frites à volonté. Un peu comme le font les Anglais, en somme. Et regardez ces ventres fiers qu’ils arborent chaque été sur les plages du sud de l’Espagne !


Quelques trucs et astuces :
Ce régime peut devenir lassant. Aussi le Dr Dukon© a-t-il mis au point de délicieuses recettes vous permettant de varier vos repas (pâté de frites à la bière, pizza marinée au Boulaouane, aspic de kebab…). Vous les retrouverez dans le dernier livre du Dr Dukon©, «365 recettes pour avoir du cholestérol» (en vente sur notre site internet dukonetlesvachesalait.com).

Il est fort possible que vous développiez une haleine de soudard pendant ce régime. Aussi est-il conseillé de mâcher le plus souvent possible des chewing-gum. Oui, mais comment trouver des chewing-gum suffisamment gras ? Le Dr Dukon© a pensé a tout, et inventé une pâte à mâcher spéciale à base de beurre déchiré, que vous pouvez vous procurer sur son site internet dukonetlesvachesalait.com.

Vous vous êtes lâché ? L'espace d'une soirée vous avez cédé à la tentation des légumes verts vapeur ? Pas de panique ! Il vous suffit d'ajouter une vingtaine de chipolatas enrichies Dukon© (en vente sur notre site internet dukonetlesvachesalait.com) à votre journée bière-frites, et le tour est joué.

Vous vous sentez fatigué ? Vous piquez du nez après chaque repas ? C'est normal. Si vous êtes vraiment épuisé, n'hésitez pas : offrez-vous l'arrêt-maladie Dukon© (en vente sur notre site internet dukonetlesvachesalait.com)

Vous stagnez, vous ne prenez plus de poids alors même que vous suivez le régime à la lettre ? Stoppez immédiatement toute activité physique. Passez vos journées assis chez vous à faire du shopping sur notre site dukonetlesvachesalait.com. Succès assuré !

Et maintenant, à vous de jouer (en mettant toutes les chances de votre côté grâce aux produits en vente sur dukonetlesvachesalait.com) !

NB : Le Dr Dukon© décline toute responsabilité, même limitée.

* L'abus d'alcool est dangereux pour la santé.
** Très très dangereux, même.
*** On vous aura prévenu.

www.marianne2.fr/Marre-des-regimes-a-repetition-Essayez-la-methode-Dukon-_a195347.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mar 31 Aoû - 19:11


«Je vois une fille, je dis : “Elle s'appelle Truc, elle est vierge”»

Rue89 a fait réagir deux lycéens de Vitry-sur-Seine, garçon et fille, au docu édifiant «La Cité du mâle» diffusé ce soir sur Arte. [extraits]

à mesure que le film défile, Julie et Amid -les prénoms ont été modifiés-, 16 et 18 ans, retrouvent le climat général dans lequel ils ont grandi. Elle dans une maison, lui en HLM, tous deux en lisière de la cité Barbusse -celle de Sohane. A trois jours de leur rentrée en terminale, voici leurs réactions.

Tout au long du documentaire, il n'est question que de ça : ce que peut bien être une «fille bien», au contraire d'une «chienne, d'une traînée qui se fait trouer», comme dit Okito, tout juste majeur. (Voir la vidéo)

Amid : «Par exemple, je vais parler d'une fille, je vais dire direct : “Elle s'appelle Truc et elle est vierge.” Ça vient d'office. C'est le pilier de la relation homme-femme en banlieue. Si une fille n'est pas vierge, c'est impossible qu'elle se marie, ou alors ce sera avec un cas soc de ouf.»
Julie : «Je suis athée, blanche, pas musulmane. Mais ça compte aussi. C'est un truc de respect pour elle-même, chez la fille. Si vous me dîtes qu'à Paris, la plupart des filles couchent avant le mariage, ça ne m'étonne pas, je sais que c'est normal pour vous. Mais nous, c'est quand même une chienne. Ça marginalise.»
Amid : «80% des mecs l'ont déjà fait, même s'ils ne se marieront jamais avec une fille qui l'a déjà fait. Mais de plus en plus, les mecs attendent eux aussi le mariage. Moi par exemple, je suis pour l'égalité entre les garçons et les filles sur ce plan-là. J'attends. C'est pas la honte, au contraire : c'est respect. Personne va rien te dire.»

Sur Sohane : «C'est abusé de se faire brûler»
Dans le film, plusieurs voix critiquent la médiatisation du meurtre de Sohane. Et prennent la défense de son incendiaire. Ce qui a de quoi choquer.

Amid : «Jamais j'en parle, alors que j'ai grandi à côté. A mon avis, ça pourrait se reproduire. Pas sûr que ça ait calmé les gens. C'est même de plus en plus possible parce que ça devient de plus en plus normal que les filles se comportent comme ça. L'histoire est pas aussi simple qu'on croit.»

L'autorité du frère : «C'est culturel, c'est normal»
Rachid a 25 ans, il affirme que si sa sœur n'est pas rentrée chez eux «une heure, une heure et demie après son travail», «il la menotte», la fracasse. Sa sœur a 28 ans.

Julie : «Je trouve ça bien. C'est lui le garçon, c'est à lui de faire attention. Mes petits frères, qui ont 14 ans et moi 16, peuvent me dire de ne pas m'habiller comme ci ou comme ça, par exemple. C'est normal.»

«Si ton fils est homo, tu te tues ?»
Amid : «Dans une cité, c'est impossible. Il n'a rien à faire là. J'en connais pas et j'ai pas envie d'en connaître. C'est toujours cette trace de la religion dans la culture banlieue : c'est pas naturel.»
Julie : «Ça me dérange, mais les gens font ce qu'ils veulent. Mais pas devant moi. C'est pas naturel mais ils font ce qu'ils veulent.»
Amid : «Je ne vais même pas le taper : c'est incorrigible, ça. Ça me dégoûte. C'est contraire à la nature. Je n'arrive même pas à penser “ils font ce qu'ils veulent”, tellement c'est grave. Si ton fils est homo, je sais pas… tu te tues ?»

Le look : «Faut cacher»
Amid : «Un décolleté, des vêtements moulants, j'assimile ça direct au fait de le faire [coucher, ndlr].»
Julie : «Je suis bien en jogging. Mais parfois je mets des tuniques avec des leggings.»
Amid : «Ça, c'est déjà trop. Faut cacher. Soit tu le fais, soit tu le fais pas. Un décolleté, montrer ses cuisses dans des leggings moulants, c'est déjà trop. La femme ne se respecte pas, là. C'est un truc d'idéal féminin. Une femme doit se respecter. […]»

Chloé Leprince
www.rue89.com/2010/08/31/je-vois-une-fille-je-dis-elle-sappelle-truc-elle-est-vierge-164613

[Maj] Arte a déprogrammé le docu «La Cité du mâle»
La production a prévenu la police afin de faire protéger les protagonistes du film qui le désiraient. Mais Daniel Leconte parle d'une décision prise «la mort dans l'âme» :
«On donne un signal terrifiant à ces filles qui ont accepté de se confier à nous. C'etait une première, un tel film n'avait jamais été fait, et voilà qu'on leur signifie qu'il y a des zones de non droit où l'ont ne peut plus informer. Que ces types peuvent gagner et faire interdire un film. La question de la censure est beaucoup plus grave que tout le reste, finalement.»
www.rue89.com/2010/09/01/pourquoi-arte-a-deprogramme-le-docu-la-cite-du-male-164864

La sexualité et sa répression dans les sociétés primitives
en téléchargement gratuit
http://classiques.uqac.ca/classiques/malinowsli/sexualite_repression/sexualite_repression.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 18 Sep - 15:01


Claire Barsacq renvoyée de son poste par M6 après son congé maternité

Enceinte quelques mois après sa prise de poste, Claire Barsaq s'est éloignée du petit écran le temps de son congé maternité. Elle est aujourd'hui confrontée à une situation crainte de bien des jeunes mères : le licenciement post-partum.

Son retour au travail n'aura pas lieu, selon le site Ozap. En effet, son remplaçant de congé maternité, Xavier De Moulins, a été titularisé à sa place, quinze jours après son arrivée.

Dans des conditions similaires, Mélissa Theuriau, plus populaire, avait pu s'absenter neuf mois avant de retrouver son poste. Ironie du sort, c'était alors Claire Barsaq qui avait assuré l'intérim. [...]

28 août 2010
http://yahoo.mamantravaille.fr/maman_travaille/2010/08/claire-barsaq-renvoy%C3%A9e-de-son-poste-par-m6-apr%C3%A8s-son-cong%C3%A9-maternit%C3%A9.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 23 Sep - 0:53


RETRAITE DES FEMMES : LA HALDE SAISIE POUR DISCRIMINATION

La réforme des retraites est claire : les femmes sont les grandes oubliées. En juillet déjà, Jeannette Bougrad, Présidente de la Haute Autorité de discrimination et pour l’égalité (HALDE), tirait la sonnette d’alarme rappelant que «76 % des bénéficiaires du minimum vieillesse sont des femmes. Plus on repousse l’âge légal, moins elles ont de chance d’avoir une pension à taux plein».

Face à cette réforme jugée discriminatoire, la HALDE avait alors décidé de s’autosaisir afin de faire des recommandations au gouvernement. En réponse, Éric Woerth, le ministre du travail, a assuré qu’il améliorerait la retraite des femmes. Mais les mesures, débattues cette semaine à l’Assemblée Nationale, n’ont pas convaincu les députés de gauche et diverses organisations comme Attac et la Fondation Copernic, qui ont à nouveau saisi la Halde pour discrimination envers les femmes.

Les femmes pénalisées
La précarité touche davantage les femmes qui cumulent en moyenne des salaires moins élevés (on constate 25% d’écart avec les hommes) et des carrières plus hachées. À l’âge de la retraite, 3 femmes sur 10 attendent 65 ans pour liquider leur retraite alors que 80% des hommes le font avant 65 ans. En cause, les inégalités salariales, les temps partiels forcés, les CDD et les congés parentaux.
www.elle.fr/elle/Societe/News/Retraite-des-femmes-la-HALDE-saisie-pour-discrimination/%28gid%29/1334771

Lorsqu'une femme part à la retraite, elle touche la moitié de la pension d'un homme

Jeannette Bougrab : "Nous sommes au coeur d'un débat crucial autour des retraites, dont les femmes sont les grandes oubliées. Aujourd'hui, on n'arrive pas à résoudre la question des inégalités salariales. Lorsqu'une femme part à la retraite, elle touche la moitié de la pension d'un homme.
Pour une femme, les droits à la retraite sont perçus en tant que mère ou épouse, pas en tant qu'individu. On doit pouvoir penser les droits des femmes sans parler de statut d'épouse ! Il faut ouvrir les pensions de réversion aux couples pacsés, aux femmes mais aussi aux couples homosexuels pour lutter contre les discriminations.
Diverses organisations ont déjà saisi la HALDE pour discrimination envers les femmes. Certaines femmes vont être en grande précarité. Rappelons que ce sont les femmes qui accumulent les temps partiels, les CDD. S'il y a inapplication des textes, on aura des recours, on s'en saisira. C'est une question de justice sociale."
http://fr.news.yahoo.com/77/20100922/tfr-jeannette-bougrab-les-femmes-sont-le-37c756d.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 23 Sep - 1:14


Les Francs-Maçons, ces machistes qui résistent

Le Grand Orient de France s’ouvre enfin aux femmes. On croit rêver. La plus grande obédience de France a décidé d’accepter les femmes. Cela faisait près de 140 ans qu’on attendait ça.

Les Francs-Maçons se sont souvent situés à la pointe de la défense de la République. Mais ces réseaux ont été également souvent accusés de collusion clandestine pour servir des intérêts qui n’avaient rien de généreux, universels et républicains. Des sales combines qui ont mouillé certains de ces membres, de diverses obédiences.

L’exclusion des femmes est un autre problème : les Francs-Maçons seraient-ils donc de sales machistes ? Il y a longtemps, les FM s’abritaient derrière l’excuse de minorité légale, les femmes n’ayant pas le droit de vote. Mais aujourd’hui, les femmes votent… Et oui, c’est une chose incroyable ! Les femmes votent ! Les FM, sans doute coincés dans une histoire qui fait trop la part belle au secret et aux traditions – fussent-elles détestables – devraient le réaliser…
http://sarkofrance.wordpress.com/2010/09/22/les-francs-macons-ces-machistes-qui-resistent/


Franc-maçonnerie et religions
www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article2020
www.glb.be/FR/maatschappij.htm
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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 23 Sep - 21:37


(Flickr - Thomas Bresson - cc)

Retraites : la France ne remercie pas ses pondeuses

Pendant des années, l'État a encouragé les femmes à s'arrêter de travailler pour élever leurs enfants. Aujourd'hui, la patrie reconnaissante leur permet de rattraper le temps perdu : elles devront travailler deux ans de plus que leurs maris. Chouette !

La réforme des retraites d'Éric Woerth et François Fillon est globalement injuste. Mais dans le cas des femmes, c'est pire : le projet va renforcer les inégalités entre hommes et femmes. Parce que les femmes sont plus touchées par la précarité, parce qu'elles ont parfois des carrières en pointillés, elles ont un mal fou à comptabiliser le nombre de trimestres nécessaires pour une pension à taux plein : 44% seulement y parviennent. Contre 86% des hommes. Elles prennent donc leur retraite environ dix-huit mois plus tard. Une situation que la réforme va accentuer.

Premières victimes : les femmes qui sont nées après 1951 et qui ont arrêté de travailler pendant quelques années pour élever leurs enfants.

De l’allocation de mère au foyer à l’actuel « complément de libre choix d’activité », en passant par l’allocation de salaire unique, le complément familial, ou l’allocation parentale d’éducation : depuis le début des années 70, nombre de mesures ont été prises pour inciter les femmes à interrompre ou diminuer leur activité professionnelle afin d’élever leurs enfants.
Il s’agissait à l’origine de mener une politique nataliste. Mais les chocs pétroliers successifs, et la poussée de chômage qui en découla, devinrent autant de motifs inavouables : il fallait dissuader les mères de venir grossir les rangs des demandeurs d’emploi.

Il faut dire que tout était fait pour les encourager à rester à la maison. Les salaires — inférieurs à ceux de leurs homologues masculins — les possibilités d’évolution, et bien entendu les modes de garde des enfants : si dans les villes les crèches fleurissaient, dans les campagnes et les zones rurbaines en revanche, les solutions pour les enfants en bas âge ne pullulaient pas. Bien souvent, c’était la grand-mère ou rien.

Nombreuses furent donc celles qui décidèrent d’interrompre leur parcours professionnel pour « se consacrer à l’éducation de leurs enfants » — une formule nettement moins dépréciative que le « femme au foyer » de leurs propres mères. D’autant que, dès le départ, ces mesures avaient été assorties de dispositions concernant les retraites. Ainsi, en 1971, la loi Boulin de réforme des retraites prévoyait déjà une bonification d’une année par enfant élevé — portée à deux ans par enfant en 1975.

Ces femmes, qui sont nées après 1951 et sont arrivées sur le marché du travail dans les années 70, à une époque où l’égalité hommes-femmes faisait encore rire les patrons, la réforme Woerth-Fillon les a oubliées : celles qui n’auront pas tous leurs trimestres — c’est-à-dire toutes celles qui ont arrêté de travailler quelques années pour élever leurs enfants — devront bosser jusqu’à 67 ans. Alors que leurs maris, eux, pourront s’arrêter à 65 ans.

Bénédicte Charles
www.marianne2.fr/Retraites-la-France-ne-remercie-pas-ses-pondeuses_a197710.html

Femmes et retraites : quelles propositions sur la table ?
www.rue89.com/explicateur/2010/09/23/femmes-et-retraites-quelles-propositions-sur-la-table-167925
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mar 12 Oct - 7:36


«Le biberon a été un objet moteur de l’égalité au sein des familles»

Le conflit : la femme et la mère
D’Elisabeth BADINTER

Présentation par Gaëlle Picut
Elisabeth Badinter s'insurge contre :
- la tyrannie de la maternité pour se définir comme femme,
- la tyrannie de la mère parfaite : "la barque de la maternité est aujourd'hui chargée de trop d'attentes, de contraintes, d'obligations. Il y a péril tant pour la femme et le couple que pour le lien social".
- l'idéologie de la Leche League ("les oukases des ayatollah de l'aillaitement")
- l'idéologie du naturalisme, qui a resurgi avec la crise économique. Cette approche qui fait de la biologie et de la nature le socle de toutes les vertus et qui condamne plus ou moins la pilule contraceptive, les petits pots tout préparés, la péridurale, les couches jetables, etc. "La nature devient un argument décisif pour imposer ou dispenser des conseils. Elle est devenue une référence éthique difficilement critiquable, auprès de laquelle le reste fait grise mine. A elle seule, elle incarne le Bon, le Beau et le Vrai chers à Platon. La philosophie naturaliste détient le pouvoir suprême de culpabilisation, capable de changer les moeurs."
- l'existence de l'instinct maternel. "L'environnement, les pressions sociales, l'itinéraire psychologique semblent toujours peser plus lourd que la faible voix de "notre mère Nature" selon elle.
- certains pédiatres "réactionnaires" telles qu'Edwige Antier (pour rappel, j'avais consacré un billet à son dernier livre "Le courage des femmes").

Ce qu'elle estime important et à défendre :
- la variété des désirs et des styles de vie féminins,
- la possibilité de concilier son rôle de mère et ses désirs de femme,
- le fait qu'être une femme ne doit pas se résumer au fait d'être mère,
- l'ambivalence de l'amour maternel et la possibilité de l'exprimer
http://en-aparte.over-blog.com/article-le-conflit-la-femme-et-la-mere-d-elisabeth-badinter-44811749.html

Elisabeth Badinter: "Les écolos veulent asservir les femmes"

Interrogée par Patrick Simonin (TV5 Monde)
05/03/2010
www.youtube.com/watch?v=zQNNpNKHQ7w cyclops

L’OMS a envoyé des directives aux pays industrialisés pour qu’ils incitent les femmes à nourrir leurs bébés au sein.
Les personnels hospitaliers n’hésitent pas à utiliser la culpabilisation pour atteindre leur but.

La mère du XXIe siècle
Le livre, sorti le 12 février, fait polémique car la philosophe s’en prend avec ironie aux écologistes, aux pédopsychiatres, à la Leche League, aux sages-femmes, aux éthologues, aux militants du développement durable et aux féministes différentialistes. Une sorte d’alliance objective qui, au nom du bien-être de l’enfant, a créé la mère parfaite du XXIe siècle.
lesquotidiennes.com


À Strasbourg on peut faire appel à une blanchisserie de couches lavables bio
Sinon, il existe des couches jetables biodégradables.
www.goodplanet.info/Contenu/Initiatives/Une-blanchisserie-de-couches-lavables-bio-un-pari-culotte

La Cour de justice de l’Union européenne a estimé jeudi 30 septembre 2010
qu’un père peut prendre un congé pour allaitement sans que la mère de leur enfant soit nécessairement salariée.
www.la-croix.com/Arret-de-la-Cour-de-justice-de-l-UE-sur-le-conge-d-allaiteme/documents/2441314/47608
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mar 12 Oct - 7:49

La société ne se contente pas de dicter aux femmes la façon dont elles doivent s'habiller, la silhouette et les kilos qu'elles doivent avoir, la manière de nourrir leur bébé, elle cherche maintenant à interdire les poils pubiens.

Faites chauffer la cire !
ou... le sexe s'épile-t-il pour plus de sex-appeal ?


« Le poil du maillot, c’est quand même la grande question de l’été », nous assure Judith dans sa dernière chronique. Enfin, ce n'est pas vraiment elle qui le dit, mais Elle, le magazine. Et quand Elle écrit "maillot", il faut lire "foufoune", bien sûr. Parce que les maillots de bain ne sont jamais doublés de fourrure. Sauf au Groenland. Or donc, on nous assure que le poil c'est pas bien, que c'est moche partout et particulièrement aux environs de la foufoune. Il faut l'é-pi-ler, ...

le 18/07/2009
www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2162


Etats généraux des foufounistas

Encore des États généraux ? Mais oui, encore. On n'en sort pas. Après les États généraux de la presse, de l'automobile, voici les États généraux de la femme. France Inter claironne la nouvelle à 8 heures. Pourquoi pas ? Mais le matinaute dresse soudain l'oreille, en entendant que la cheffe des États généraux de la femme est Mme Valérie Toranian, directrice de la rédaction du magazine Elle, le magazine qui libère les femmes en les bombardant d'ukases mode, d'injonctions cosmétiques, et de diktats minceur.

Un petit coup de surf matinal : pas étonnant si France Inter en parle, France Inter est partenaire. Les États généraux de la femme ont d'ailleurs parfaitement commencé : Toranian a réuni huit "membres féminins du gouvernement" dans le restaurant d'Hélène Darroze, "un des très rares chefs femme étoilés dans le monde" (attention : "les dirigeantes de gauche seront aussi consultées" assure Toranian). Le but ? Rassembler des cahiers de doléances, les porter à Sarkozy, et peut-être, si tout va bien, "aboutir à certaines lois". (Des lois ! Quelle bonne idée ! Justement, on manque de lois, comme le constate Le Monde qui, dans une excellente enquête, donne la parole à des députés au bord de la crise de nerfs).

Malheureuse Valérie Toranian ! Google est impitoyable. Clic clic clic, le matinaute qui souhaite en savoir davantage sur les États généraux de la femme, se trouve orienté vers un forum de Elle, et pas n'importe lequel : des lectrices s'y plaignent de la proximité entre le lancement des fameux États généraux, et la grande enquête de la semaine, sur "l'épilation du maillot". Il est vrai que l'enquête de la semaine, éloquentes photos à l'appui, oeuvre beaucoup pour la liberté, pour les femmes, de choisir leur mode d'épilation préféré. "En cette période où le bio est loué, le naturel et la liberté de choisir reprendront-ils le dessus ? À ELLE, c’est le pari de la rédaction". Vive la liberté, en effet, pour les "foufounistas", de choisir entre pince, cire et laser, "d'hydrater régulièrement la zone et, quelques jours avant l’épilation, d'effectuer un léger gommage sans grains mais aux acides de fruits (Biomédic-Sérum au LHA de La Roche-Posay)". Etc., etc. Je ne m'étends pas, ne souhaitant pas ressusciter notre furieux débat de l'été dernier sur ce sujet.

Si la radio de Philippe Val n'a pas trouvé de meilleur partenaire que le magazine attrape-pub de Lagardère sur ce sujet, pourquoi pas ? Mais si un humble auditeur mâle peut se permettre une suggestion, France Inter, dans le cadre de ce partenariat, pourrait commencer par féminiser sa tranche matinale qui, quels que soient le respect et l'estime que l'on porte à MM. Guillon, Porte, Morel, Demorand, Drouelle, Legrand, Lefébure, Guetta, etc, sent furieusement la chaussette.

Daniel Schneidermann
le 27/01/2010
www.arretsurimages.net/vite.php?id=6967


Pourquoi les femmes se coupent-elles les cheveux après 40 ans ?
Dans une tribune, une écrivaine de 55 ans pousse un coup de gueule contre cette règle tacite qui veut qu'à partir d'un certain âge, les femmes se sentent obligées de se débarrasser de leurs cheveux longs.
À lire sur le New York Times (en anglais)
www.nytimes.com/2010/10/24/fashion/24Mirror.html?_r=1&src=me&ref=general
www.rue89.com/2010/10/27/pourquoi-les-femmes-se-coupent-elles-les-cheveux-apres-40-ans-173548
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