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 Des femmes

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Mar 26 Oct - 3:28


Kinatay, prix de la mise en scène 2009 à Cannes

Consommation
Femme : où trouver la meilleure qualité de viande et les meilleurs sites d’abattage ?


Rue89, abonné régulier au thème, donne la réponse aujourd’hui aux acheteurs qui hésitent entre La Jonquera et Berlin.
Mais voilà des mois que les médias façonnent nos esprits à accepter la consommation de femme. Une députée UMP a eu l’idée de relancer le marché. Christine Boutin n’est pas choquée.
Les roublards s’expriment par l’intermédiaire d’autres femmes : si la journaliste Prune Antoine ou la députée Chantal Brunel en parlent, comment l’entreprise pourrait-elle être misogyne ?

Et puis des tartufes nous le disent : ils ne se soucient que du bien-être de l’animal.
Enfermées, les femmes sont mieux protégées. Protégées de qui ? D’autres hommes... Entre consommateurs, marchands et voyeurs, on s’entraide.
Pour quel motif préférer la femme en cage à celle qui erre en liberté ? En cage, elle offre une meilleure qualité sanitaire, présente donc moins de risques pour le client-roi.
Il existe un autre argument pour défendre ce commerce : « Il a toujours existé ». Il s’en trouverait donc des traces dans la grotte de Lascaux ? Et si l’âge supposé d'une pratique est un argument, pourquoi ne réclament-ils pas l’impunité pour les assassins ?

Dans cette campagne de réhabilitation de la prostitution en lieu clôturé, la publicité se partage entre différents médias. Quand ce ne sont pas les journaux, c’est la télévision, avec la série « Maison close ». «Les chanceux abonnés de Canal+ pourront découvrir très prochainement la nouvelle série-événement de la chaîne cryptée. Découvrez les bandes-annonces de "Maison Close" » lit-on sur purepeople.com. Les auteurs, producteurs et programmateurs ont su éviter les critiques en situant l’action dans un siècle passé.
La radio participe également à la promotion du commerce. Ainsi le 20 octobre sur France Inter, « 2000 ans d’histoire » de Patrice Gelinet avait pour sujet « Les maisons closes ».

Qu’est-ce qui l’emporte dans cette campagne ? On peut hésiter entre indifférence, insensibilité, curiosité malsaine, absence de respect, bonne conscience égoïste, cynisme ou haine des femmes.
Toutes dispositions aussi inadmissibles que scandaleuses dans une société se prétendant civilisée. Et dont les représentants hypocrites prendront un air scandalisé pour commenter les viols ou assassinats quotidiens dans le pays.
En revanche, il n’est pas question pour eux de consommer de l’écureuil. Laissons cela à ces sauvages de Britanniques.

Jean-Luc Douin : "L'intégrité, une fois perdue, est perdue à jamais", souligne le cinéaste. Kinatay renvoie à des lâchetés universelles, à la difficulté d'intervenir, à la transformation d'un innocent en monstre par son silence.

www.rue89.com/rue69/2010/10/25/bordels-a-berlin-la-prostitution-un-business-comme-un-autre-173126
www.france-info.com/monde-europe-2010-10-21-l-espagne-ecope-de-la-plus-grande-maison-close-d-europe-492506-14-15.html
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/2000ansdhistoire/index.php?id=96233
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Lun 1 Nov - 16:19


Nadine Morano, ennemie des mères

Avril 2008
Nadine Morano veut supprimer la carte Famille nombreuse
Annonce du désengagement de l'État dans le financement des tarifs sociaux de la SNCF et notamment de la carte Familles nombreuses
Le gouvernement a l’intention de ne plus compenser le coût des tarifs sociaux alors qu'il verse actuellement dans ce cadre une indemnité de 70 millions d'euros à la SNCF.
www.lepoint.fr/actualites-politique/morano-la-carte-familles-nombreuses-ne-sera-pas-supprimee/917/0/237252

Octobre 2010
Nadine Morano s’oppose à l'allongement à 20 semaines du congé maternité
La secrétaire d'État à la Famille Nadine Morano s'est dite mercredi 20 octobre opposée à un allongement de la durée du congé maternité en France, alors qu'un projet au Parlement européen propose son extension à 20 semaines payées à 100% dans toute l'UE.
www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/conge-maternite-nadine-morano-contre-l-allongement-a-20-semaines-20-10-2010-1116453.php

Octobre 2010
Nadine Morano veut retarder le versement d’une allocation naissance
La scène se passe vendredi 29 octobre au soir à l'Assemblée. Le gouvernement souhaitait modifier le dispositif de la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE) en la versant non plus au moment de la naissance mais à partir du premier mois suivant la naissance de l'enfant. Pour économiser 64 millions d’euros. Mais le vote des députés, y compris des députés UMP, est défavorable, et l'amendement n'est pas adopté. Furieuse, Nadine Morano, secrétaire d'État à la famille, pique alors une colère devant les députés présents. Le président de séance Maurice Leroy (Nouveau centre) tente en vain de la calmer.
Vidéo cyclops
www.rue89.com/2010/11/01/nadine-morano-pique-une-colere-devant-les-deputes-174075
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Ven 12 Nov - 3:33


Uniformes de poilues

Culotte, leggings, marcel... velus.
Bêtes noires des instituts de beauté, les activistes de la toison existent et se multiplient. Et elles ont désormais de quoi afficher leurs convictions velues sur leurs vêtements. Ainsi ce tee-shirt dessiné par les Allemandes Miss Geschick et Lady Lapsus, qui reproduit au niveau de l’aisselle une tonsure très dense.
http://next.liberation.fr/vous/01012300460-uniformes-de-poilues

« Défense du poil - Contre la dictature de l'épilation intime »
par Stéphane Rose
Épilation : soumission à l'idéal fascisant du corps lisse, soumission aux lois d'une pornographie pensée par les hommes à destination des hommes, qui n'a de cesse de réduire le corps de la femme à ses orifices.
Aujourd'hui, les femmes sont de plus en plus nombreuses à s'épiler, demain elles procéderont toutes à de la chirurgie esthétique pour se faire enlever les bouts de lèvre qui dépassent (pratique de plus en plus à la mode).
www.rue89.com/rue69/2010/11/11/antisexe-ou-caressant-has-been-ou-viril-le-poil-repoussera-t-il-175500

La haine du poil
Les femmes, qui se rasent les poils pubiens, croient le faire en toute liberté et certaines même acquérir ainsi plus de liberté. Paradoxe de notre époque où règne la novlangue orwellienne selon laquelle la soumission est la liberté et vice-et-versa. Or, nos comportements mêmes les plus intimes sont soumis, consciemment ou inconsciemment et que le voulions ou non, à la pression de la société dans laquelle nous vivons

Pendant des siècles et encore aujourd’hui dans certaines aires culturelles, les comportements humains étaient réglés par l’idéologie religieuse. Aujourd’hui, la publicité remplit la fonction de normalisation sociale. Ainsi, la femme qui se veut libre doit se conformer aux habitus du club des femmes libres tels que les décrivent les publicitaires, notamment dans les publi-reportages des magazines féminins.
http://mondeenquestion.wordpress.com/2010/07/07/la-haine-du-poil/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Lun 29 Nov - 0:28


Animale sauvage
Par Audrey Pulvar

Ainsi donc, une femme serait encore condamnée à penser comme et par son compagnon. […] Elle serait toujours incapable de s'émanciper non seulement du jugement dudit compagnon, mais aussi des sentiments qu'elle nourrit pour lui.

Par toi-même. Par toi et personne d’autre, ma fille. Te réaliser. Réussir ta vie par tes combats et peut-être quelques victoires. Ne compter sur personne pour la faire à ta place. Viatique. Héritage d’une grand-mère maternelle partie de rien, sans personne, au tout début d’un XXe siècle plein de fureurs et de cris. Une négrillonne, le terme de l’époque, sans instruction, ni argent, ni aucune de ces ressources si précieuses pour construire une vie, mais dotée d’une détermination consciente cependant qu’à l’ampleur insoupçonnée à s’arracher, s’extirper du malheur tout tracé. Une énergie qui lui permit de modeler à elle seule façon de dynastie sans possessions ni membres illustres mais dont chacun, et surtout chacune, va - dépositaire d’une puissance inaliénable, transmise de génération en génération. Tranquille assurance de la nécessité de s’approprier sa vie, le seul bien qui nous restera jamais. C’est ce legs qui a déterminé chacun de mes choix personnels et professionnels, chaque rupture, aussi, et fonde ce que je crois pouvoir aujourd’hui appeler un parcours. Chemin heurté mais toujours droit. Nids-de-poule, ronces, oasis, menaces et tempêtes : l’indépendance coûte cher. Il n’est pourtant de prix que je ne consente un jour à payer pour elle.

Féministe assumée, revendiquée et prosélyte. Dans la société matriarcale d’où je viens, la question ne se pose même pas. Ce qui m’arrive aujourd’hui ne pouvait donc que faire bondir l’animale sauvage que je demeurerai jusqu’à mon dernier souffle. D’aucunes, d’aucuns, se sont étonné(es) que je déclare comprendre la décision prise à mon encontre. Faire partie d’une entreprise, en être l’un des visages connus, entraîne une obligation de solidarité et de réserve que je sais observer. Ne pas trahir la confiance de gens que j’aime. Professionnellement, ne pas exposer une rédaction entière à un soupçon semble-t-il inévitable, ce n’est pas faire preuve de mollesse, mais de responsabilité. Ne pas apparaître comme l’instrument de telle ou telle chapelle politique, ce n’est pas de l’hypocrisie, mais de l’instinct de survie ! Pour autant, ménager son entourage et modérer son expression n’empêchent pas de penser. Par soi-même.

Ainsi donc - et bien au-delà de mon cas, qui n’est rien au regard des difficultés que des millions de femmes affrontent chaque jour en France - aujourd’hui, une femme serait encore condamnée à penser comme et par son compagnon (remarquez que la question ne se pose jamais pour un couple de femmes). Exerçant le métier qu’elle a choisi, elle serait toujours, au travail et dans la construction d’un raisonnement, incapable de s’émanciper non seulement du jugement dudit compagnon, mais aussi des sentiments qu’elle nourrit pour lui. La femme, cet être fragile et émotif comme chacun sait, pas assez autonome pour affronter seule une éventuelle attaque (verbale !) d’un interlocuteur malhonnête, pas assez armée pour faire la part entre sa vie privée et son engagement professionnel ? Un cerveau in-disponible en quelque sorte, parce que colonisé par celui de l’homme qu’elle aime… La question ne concerne pas que moi. Elle est le quotidien de milliers de femmes ayant réussi, à force de travail, à construire une carrière, à exercer des responsabilités, à porter l’image d’une grande entreprise, d’un groupe, d’un parti politique. Un procès permanent en incompétence, manque de maîtrise ou hystérie. Une culpabilisation générale, parfois autoalimentée, à propos de notre prétention à vouloir tout réussir à la fois. Une négation, également, de nos choix, dès lors qu’ils dérangent l’ordre établi. Voyez la démesure des réactions provoquées par le simple refus d’une ministre de dévoiler le nom du père de son enfant. Comme si passer au crible le travail qu’elle a fourni au poste qui était le sien revêtait moins d’importance pour le pays que l’intimité de sa vie de femme…

Non, je ne vis pas dans une bulle, indifférente à la critique ou au questionnement. Oui, je sais que ma vie de personne publique suppose une rectitude privée permanente. Oui, concrètement, aimer un responsable politique n’est pas la configuration la plus simple à gérer pour une journaliste politique. J’ai cru pouvoir être jugée sur pièces… A tort.

Propriétaire de ma vie, de mes pensées et choix. Ainsi me suis-je construite. Avec l’aide d’autres, mais sans avoir rien volé de tout ce que j’ai conquis. Considérée à mon corps défendant comme une manière d’étendard pour tous et toutes les nous autres que je rencontre parfois. Exclus de toutes couleurs et-ou origines sociales. C’est à eux que je m’adresse aujourd’hui. Nous autres, non destinés à la vie que nous avons choisie. Marqués du sceau de déterminismes ineptes, mais porteurs de cet inaliénable désir d’échapper à la dépossession de soi. Humains, debout. Intacts.
www.liberation.fr/politiques/01012304458-animale-sauvage

Montebourg candidat, Pulvar suspendue, une décision «éthique» ?
www.marianne2.fr/Montebourg-candidat-Pulvar-suspendue-une-decision-ethique_a200028.html

J'espère qu'elle ne lit pas les commentaires vomitifs qu'on trouve sur Libération.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Ven 3 Déc - 0:42

Quatre ans de réflexion, ce n'est pas suffisant pour les crétins...

« Ségolène candidate, la chasse est ouverte »

À peine Ségolène Royal a-t-elle annoncé sa candidature aux primaires socialistes que les observateurs et acteurs de la vie politique française rivalisent déjà d'ingéniosité pour la discréditer. Perte de mémoire collective ?

Ségolène Royal candidate aux primaires socialistes ? Déjà vu. Ségolène Royal raillée, moquée, critiquée ? Déjà vu. Ségolène Royal, gagnante des primaires socialistes ? Déjà vu. De quoi tirer certaines leçons du passé. Et pourtant...


Depuis que la présidente du Poitou-Charente s'est (re)lancée dans la course à la présidentielle, les moqueries fusent. Ce matin, jeudi 2 décembre, Gérard Collomb, soutien de Ségolène Royal en 2007, a profité de la complicité de Jean-Pierre Elkabbach* pour tancer allègrement son ancienne candidate. « Ségolène Royal a eu raison pour elle, mais pas pour le PS et pour la France [...] Les gens qui la suivent sont peu nombreux », a asséné le sénateur-maire de Lyon passé maître dans l'art de retourner sa veste. Revenant sur les déclarations de Royal qui avait affirmé sur France Inter que DSK ferait un bon chef du gouvernement, Elkabbach interroge : « Est-ce que DSK ferait un bon Premier ministre de Ségolène Royal ? » Question légitime et pertinente si elle n'avait pas été immédiatement suivie du rire narquois de l'intervieweur. Il n'en faut d'ailleurs pas plus à Collomb pour déverser ses sarcasmes : « Moi je me demandais plutôt quel poste Dominique Strauss-Kahn proposerait à Ségolène Royal » Avant d'ajouter goguenard : « Un grand ministère symbolique où elle pourrait s'exprimer. » Bref, la candidature Royal a le mérite de faire se gondoler une bonne partie de son propre camp.

Alternative à la moquerie : l'ignorance. Benoît Hamon en a fait la brillante démonstration le jour même où Ségolène a choisi de sortir du bois. Invité de RTL, le porte-parole du PS a tenté de présenter la candidature « dissidente » comme un non-événement. « Surpris pas vraiment, peu importe la date, la question était de savoir si Ségolène Royal serait candidate à la primaire, je n'ai jamais ressenti qu'elle voulait abandonner cette ambition d'être présidente, c'est donc logique et prévisible. » Circulez y a rien à voir. La stratégie Hamon, communément appelée « stratégie de l'autruche », a d'ailleurs fait des émules du côté de Solférino.

Les journalistes du Petit journal de Canal+ ont eux aussi tenté de titiller les élus PS qui se pressaient mardi 30 novembre au Café de Flore pour célébrer les 20 ans de la revue de BHL, La Règle du jeu. Mais malgré la ténacité du reporter dépêché sur place, ni Delanoë, ni Montebourg, ni Fabius, ni même Jospin -pourtant « retiré de la vie politique »- n'ont accepté de répondre à la question posée : « Est-ce un jour historique pour le PS ? » Alternant rire et consternation, le gratin socialiste ne semble pas prendre au sérieux la déclaration de candidature de l'ex-adversaire de Sarkozy.

Et l'amusement que suscite la rupture du pacte Aubry-DSK-Royal par la Dame du Poitou, dépasse largement le cercle des initiés du PS. Journalistes, comiques... Ils sont nombreux à se gausser ouvertement du coup d'accélérateur donné par Royal.

Vidéo : http://dai.ly/dPKuKl cyclops
Sur RTL, l'humoriste Tanguy Pastureau lui a consacré l'intégralité de sa chronique du mercredi 1er décembre. Morceaux choisis : « Noir désir c'est terminé par contre Désir d'avenir c'est reparti, sa chanteuse Ségolène sera en tournée jusqu'en mai 2012. Apparemment le désir d'avenir de Ségolène était trop fort, elle n'a pas pu se retenir, la pauvre est atteinte de déclaration précoce. Tous les experts en politique sont d'accord : Ségolène est un formidable atout pour l'UMP. » C'est léger, on rigole... Oui mais.

Les persiflages incessants des uns et des autres donnent le sentiment d'une grande amnésie collective. En 2006, Ségolène ne s'est pas contentée de se présenter aux primaires. Elle les a aussi remportées. Haut la main. 60% pour elle contre seulement 20% pour Dominique Strauss-Kahn, qui, à l'image de Martine Aubry, ne montre pas pour l'instant une grande envie de se lancer dans la course. Et dans des primaires, l'envie et la capacité à se lancer sont un atout certain. Voilà de quoi faire réfléchir ceux qui aujourd'hui balayent d'un revers de main méprisant cette candidature. Certes, la présidente de Désir d'avenir a ensuite échoué au second tour de la présidentielle. Mais si le PS veut avoir une chance de gagner en 2012, il devrait peut-être se remémorer son passé et ainsi éviter les ornières qui lui ont coûté deux présidentielles successives. Et, dénigrer ses propres candidats, même si l'on peut douter de la candidature Royal, et de sa capacité à transformer l'essai cette fois-ci, n'est pas la meilleure tactique.
www.marianne2.fr/Segolene-candidate-la-chasse-est-ouverte_a200310.html

Illustration :
Quiz spécial « vous croyez connaître Royal ? Prouvez-le »
www.rue89.com/2010/12/04/quiz-vous-croyez-connaitre-royal-prouvez-le-179190

La candidature de Royal désapprouvée par les Français, dit Ifop
www.lepoint.fr/fil-info-reuters/la-candidature-de-royal-desapprouvee-par-les-francais-dit-ifop-02-12-2010-1270293_240.php

Cohn-Bendit : "Le débat le plus intéressant serait Strauss-Kahn contre Sarkozy"
L'eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit a jugé dimanche soir sur I-Télé/France Inter/Le Monde que Dominique Strauss-Kahn était "intellectuellement le plus apte à trouver des compromis pour nous faire avancer".
www.lemonde.fr/politique/video/2010/12/05/cohn-bendit-le-debat-le-plus-interessant-serait-strauss-kahn-sarkozy_1449322_823448.html

Il faut un chiraquien comme Jean-François Probst pour revenir sans malveillance sur la candidature de Ségolène Royal
www.bakchich.info/Probst-de-Royal-a-la-Cote-d-Ivoire,12579.html

Retour à la période précédant l’élection présidentielle de 2007

Selon un participant des journées parlementaires du Parti socialiste, Ségolène Royal est « fébrile et excitée comme une gamine ».

Laurent Fabius se demande «Qui va garder les enfants ?» si Ségolène Royal est candidate à la présidentielle [son compagnon François Hollande est Premier secrétaire du Parti socialiste].

Sur France Info, le même jour, un journaliste demande en direct à la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes si elle sollicitera l’autorisation de François Hollande avant de se présenter.

Au 20 heures de France2, Jack Lang, participant des journées parlementaires persifle : « La présidentielle, ce n’est pas un concours de beauté. »

Michel Charasse « interprète la candidature de madame Royal comme le signe que l’actuelle direction fait une croix sur 2007 »

Aux journées parlementaires de Nevers, découvrant les deux doubles pages consacrées à Ségolène Royal dans Paris-Match, certains ne peuvent retenir quelques commentaires méprisants. « Je vais rajouter une balle dans le fusil de chasse », affirme Henri Emmanuelli, tandis que Laurent Fabius, devant l’afflux de candidats potentiels, propose qu’on instaure une « présidence tournante ».

Dominique Strauss-Kahn qualifie, le 16 mai 2006, la popularité de Ségolène Royal ainsi : 'Une hallucination collective'.

Michel Rocard confirme avoir proposé en mars 2007 à la candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal de la remplacer, peu avant le premier tour. "Elle était fichue", explique l'ancien Premier ministre dans une interview à Paris-Match.

www.genreenaction.net/spip.php?article3702
www.tunizien.com/81623-tunisie--france-presidentielle.html
www.rfi.fr/actufr/articles/083/article_47507.asp


La candidate de rêve pour les misogynes :
http://media.paperblog.fr/i/53/539271/prix-macho-pub-2008-L-2.jpeg

*La carpette Elkabbach avait manifesté la même condescendance avec Cécile Duflot.
Analyse sur le blog Plafond de verre :
d'emblée au lieu du ton professionnel et sérieux qu'il utilise avec Brice Hortefeux il lui parle sur un ton de connivence moqueur, il est faussement compatissant en lui demandant si la réaction des internautes ne l'a pas affectée (parce qu'une femme ça s'affecte facilement c'est bien connu), et très condescendant de façon générale.
- il l'interroge longuement sur sa vie privée. Admettons que la question des vacances aux Maldives soit politique, mais il en rajoute sur son voyage à Copenhague et il va jusqu'à lui parler du nombre d'enfants qu'elle a eu. Depuis quand pose-t-on cette question aux personnalités politiques ?

- il lui pose cette question incroyable "vous vous imaginez Présidente de la région Ile de France ?", ben oui Coco elle s'imagine ! sinon elle ferait autre chose. Mais ce genre de question insidieuse est tout à fait propre à jeter le doute chez les auditeurs, ce que Brigitte Grésy* appelle de "la délégitimation subtile"* il n'est pas question de savoir si le programme d'Europe Ecologie leur parait le meilleur, il est question de douter de l'envergure de la personne pourtant choisie par son parti donc légitime .

- il lui demande pourquoi elle est sévère ou méchante avec le PS. Parce que c'est bien connu les hommes femmes politiques sont méchantes. Les hommes eux sont durs ou féroces et solides dans l'adversité.

- et pour finir, dès que la conversation aborde un sujet de fond : la taxe carbone, il lui coupe la parole à plusieurs reprises ce qui fait qu'on a bien du mal à comprendre sa position.

Et la jeune femme fait ce que font souvent les femmes et c'est dans ce cas une erreur : elle se justifie.

Elle se laisse piéger par les questions privées et en rajoute même : des vacances dont elle rêvait, une surprise de son amoureux etc. Elle prend la peine de réexpliquer en détail comment elle s'est rendu à Copenhague.

Une fois n'est pas coutume mais je ne suis pas loin de penser comme Aimée Joubert et ce macho de Marc Cohen que" la seule réponse digne aurait été de demander à son intervieweur si lui-même passait toutes ses vacances dans le Pas-de-Calais et quelle était la couleur de son slip."

Résultat : les vraies questions, Copenhague, la taxe carbone, le projet pour la région Ile de France sont passés à la trappe. [...]
http://blog.plafonddeverre.fr/post/C%C3%A9cile-Duflot-:-d%C3%A9monstration-du-sexisme-ordinaire
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Mar 7 Déc - 3:56


Un million et demi de femmes traînent Wal-Mart en justice

La Cour suprême américaine a accepté d'examiner au printemps prochain la plainte en nom collectif qui rassemble jusqu'à 1,5 million d'employées et anciennes employées du géant de la distribution. Elles accusent le groupe de discrimination sexuelle.

La Cour suprême des États-Unis va examiner la validité de la plus grosse plainte en nom collectif de l'histoire du pays déposée à l'encontre du géant de la distribution Wal-Mart. Pas moins de 1,5 million de femmes sont concernées par cette plainte contre leur ancien ou actuel employeur qu'elles accusent de discrimination sexuelle.

A l'origine de cette plainte record, sept employées du groupe ont porté l'affaire devant la justice en 2001, estimant «être payées moins que les hommes à des postes comparables, en dépit d'une meilleure notation et d'une plus grande ancienneté». En 2007, un juge fédéral les a autorisé à représenter en leur nom toutes les femmes employées de Wal-Mart depuis décembre 1998, soit environ 1,5 million de personnes. La décision a été confirmée en avril dernier par la cour d'appel de San Francisco dans une décision très serrée à 6 voix contre 5. Mais Wal-Mart continue de contester cette plainte en nom collectif et porte l'affaire devant la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays.

«Des milliards de dollars» en jeu

Il s'agit de «la plainte en nom collectif contre un employeur la plus vaste de l'histoire par plusieurs degrés de magnitude», estime Wal-Mart dans sa requête. Le numéro un mondial de la distribution, premier employeur du pays avec 1,4 million de salariés dans ses 3400 magasins américains, rappelle que «des milliards de dollars» sont en jeu.

Pour le groupe, les plaignantes ne devraient pas être autorisées à déposer une plainte en nom collectif car chaque magasin fonctionne de manière indépendante. La Cour suprême américaine devrait examiner la plainte au printemps prochain et se prononcer avant juin 2011 pour lui donner, ou non, son feu vert.

Dans un court communiqué, Wal-Mart s'est dit «satisfait» que la Cour suprême examine le cas, ajoutant que «la confusion actuelle sur la législation des plaintes en nom collectif nuit à tout le monde : employeurs, employés, entreprises de tous types et de toutes tailles et le système judiciaire civil».

Ce n'est pas la première fois que Wal-Mart fait face à une plainte d'anciens employés. En 2008, le groupe avait déboursé quelque 640 millions de dollars pour mettre fin à 63 actions de groupe menées entre 2000 et 2007 par des travailleurs mécontents de leurs salaires et de leurs conditions de travail. En mai dernier, la chaîne de distribution a accepté de payer 86 millions de dollars de dommages à 232.000 anciens salariés qui demandaient le paiement de congés payés et d'heures supplémentaires.

Sophie Amsili
www.lefigaro.fr/societes/2010/12/06/04015-20101206ARTFIG00578-wal-mart-face-a-une-plainte-en-nom-collectif-record.php
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MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 11 Déc - 5:39


À 98 ans, il décide de tuer sa femme
Qu'auriez-vous envie de faire après 52 ans de mariage ?
Cet Allemand de 98 ans a fait ce que certains imaginent... il a essayé de tuer sa femme ! Essayé, en effet... car il n'a pas réussi.
Il a pourtant tout fait.
Arronax
http://fr.news.yahoo.com/63/20101210/tod-a-98-ans-il-dcide-de-tuer-sa-femme-366b5ef.html

À quand la légion d'honneur aux hommes qui assassinent leur épouse après 50 ans de mariage ?
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MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 18 Déc - 16:29


Télévision : les femmes restent sous-représentées

Les rapports passent, les inégalités restent. La parité à la télévision n'est toujours pas respectée, selon le dernier baromètre du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel). À l'antenne, on retrouve 66% d'hommes contre 34% de femmes.

La situation n'a donc pas évolué depuis l'année dernière. Seuls les efforts de deux chaînes, M6 (48% de femmes) et NRJ (45%), ont été soulignés.
"La parité doit être une de nos toutes premières priorités", a assuré Alain Méar, membre du CSA et vice-président de l'Observatoire de la diversité. Si les femmes restent sous-représentées sur le petit écran, elles ne sont pas les seules. Le handicap est un parent pauvre avec 0,5% de représentation dans les programmes. Même constat pour les personnes issues de la diversité qui ne représentent que 12 à 13% des effectifs sur l'ensemble des chaînes.
"Il n'y a pas de taux idéal, mais ces 12-13% ne sont pas suffisants", a estimé l'ancien journaliste, Rachid Arhab, membre du CSA. Sur ce point, ce sont les efforts de France 2 et Canal+ qui ont été salués. Pour l'instant, aucune sanction n'est envisagée pour les chaînes mauvaises élèves car, selon Rachid Arhab, le CSA attend de "se reposer sur un nombre d'études significatives".
http://fr.news.yahoo.com/77/20101217/tfr-tlvision-les-femmes-restent-sous-rep-37c756d.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 18 Déc - 16:59


Les avocates aussi victimes de discrimination à la grossesse

Dans une profession habituée à la discrétion, des voix s'élèvent pour dénoncer les trop fréquentes ruptures de contrats après un congé maternité. Une pratique facilitée par le statut de collaborateur libéral propre à tout jeune avocat. Explications.

«La discrimination à l'encontre des jeunes mamans avocates est un vrai problème», affirme Romain Carayol, président de la Fédération nationale des unions des jeunes avocats (FNUJA). Avec un chiffre à l'appui : «Dans les dix premières années d'exercice, une femme sur trois quitte la profession».

Quelques constats issus d'une enquête réalisée sur le barreau de Paris en 2008 * corroborent cette idée : «70 % des femmes éprouvent des difficultés dans l'exercice professionnel, et 50 % estiment que ces difficultés sont liées à leur statut de femme ; plus de 50 % ne peuvent concilier vie professionnelle et vie de famille ; 71 % des avocates ont été confrontées à des difficultés lors de leur grossesse (1 femme sur 5 a pris un congé maternité trop court) ; 25 % des femmes n'ont pas pris de congé maternité et 7 % ont été licenciées en fin de grossesse».

C'est sur ce dernier point que des avocats du barreau strasbourgeois ont décidé de monter au créneau : le 8 novembre dernier, ils ont lancé une motion dénonçant les «discriminations liées à l'état de grossesse et à la maternité» qui a recueilli plus de 160 signatures. «La fréquence de ces ruptures de contrat ne relève pas d'une simple coïncidence (…) Cette situation est d'autant plus choquante qu'elle émane d'avocats dont le serment est d'exercer leurs fonctions avec dignité et humanité » s'insurge le texte. En période d'élection du dauphin du bâtonnat (ndlr : du bâtonnier de l'année prochaine), cette motion a eu l'effet de susciter la parole. Dans le monde feutré des robes noires où il ne fait pas bon élever la voix, c'est un coup de gueule notable.

Pas rentable

L'usage voudrait-il qu'on ne puisse pas fonder de famille, tout en étant avocate ? Le problème, en réalité, découle du statut du collaborateur libéral, par lequel passe tout jeune avocat. En contrepartie de leur possibilité de développer une clientèle personnelle, ils sont soumis au risque de se faire licencier à tout moment, sans bénéficier d'aucune aide ni d'aucune protection sociale.

Or, comble de la précarité : l'avocate enceinte n'est pas rentable. Il faut en effet lui verser des rétrocessions d'honoraires durant son congé maternité sans qu'elle ne fasse de chiffre.

Pour endiguer le phénomène et aider les cabinets à ne pas subir les conséquences financières d'un congé maternité, l'ancien bâtonnier Christian Charrière-Bournazels a mis en place le dispositif «Chance maternité» dans le barreau de Paris en 2008. Un partenariat entre l'ordre des avocats et la compagnie d'assurances «Prévoyance des avocats» permet aux femmes de toucher leurs revenus, et aux cabinets de ne plus subir d'augmentation de leur cotisations ou d'ajout de nouvelles charges. Romain Carayol, le président de la FNUJA salue l'initiative, mais après un an et demi de pratique, met en garde contre «les effets pervers» du système : «Cela permet finalement aux cabinets de remplacer les consœurs absentes, et peut donc leur donner envie de garder le ou la remplaçante, à l'issue du congé maternité». Et s'il signale cette dérive, c'est qu'il a eu «un certain nombre de remontées sur le sujet».

«Très mal vu»

Le problème des collaboratrices enceintes se corse souvent à leur retour au travail. Déjà parce qu'elles ne sont plus protégées par leur grossesse, qui interdit aux associés de les licencier. Mais aussi parce que les aménagements d'horaires pour les jeunes mères ne courent pas vraiment les rues dans la profession.

«Dans certains cabinets, il est très mal vu de partir à 18h pour aller chercher son enfant à la crèche, reconnaît Me Emmanuel Karm. Et ce même si les femmes partent avec des dossiers sous le bras pour travailler de chez elles le soir». «Tout le monde sait très bien que, dans ce type de cabinet, les collaboratrices n'ont pas intérêt à tomber enceinte pour leur carrière !» regrette-t-il.

Mais le phénomène ne touche pas que les avocates libérales. «Combien de fois j'entends 'Ah, il est 18h30 Solenne **, c'est votre heure !' ou bien, si j'arrive une fois à 9h45 : 'Où étiez-vous ce matin ?'» témoigne aussi une avocate salariée du barreau de Paris, qui bénéficie de par son statut de la protection du Code du travail. Dans le même cabinet depuis onze ans, Solenne vit très mal l'intention avouée des six associés de se séparer d'elle à l'issue de sa troisième grossesse pour «motif économique». Elle qui aurait plutôt espéré devenir associée, et se prépare aujourd'hui à saisir le conseil de l'Ordre.

C'est le dernier recours de nombreuses femmes qui se disent victimes de discrimination liée à la grossesse et à la maternité. D'après Romain Carayol, «dans 90 % des cas, un passage devant la 'commission collaboration' du conseil de l'ordre aboutit à une conciliation réussie». À l'avocate ensuite de voir si elle veut monter son propre cabinet, ou, comme un tiers de ses consœurs, quitter la profession.

Charlotte Menegaux
www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/12/09/01016-20101209ARTFIG00764-les-avocates-aussi-victimes-de-discrimination-a-la-grossesse.php
Des commentateurs semblent avoir la nostalgie du temps des cavernes.

À l’occasion de la Semaine nationale des avocats et du droit, Ouest France s’entretient avec Alexandra Nokovitch, une jeune avocate vannetaise qui a ouvert seule un cabinet.
www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Tout-des-premiers-pas-d-une-jeune-avocate-_56260-avd-20091121-57186698_actuLocale.Htm
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MessageSujet: Re: Des femmes   Lun 27 Déc - 20:53


La Halde réclame la mixité dans les internats

La Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité estime que le refus à des filles inscrites en classes préparatoires d'accéder à l'internat du lycée où elles sont inscrites est susceptible de constituer une discrimination fondée sur le sexe.

La Halde s’était autosaisie du dossier en novembre 2009 sous l'impulsion de l'association Ouvrons les portes. Elle a rendu ses conclusions. Elle demande la fin des internats non mixtes.
« Le refus à des filles inscrites en classe préparatoire d’accéder à l’internat du lycée où elles sont inscrites est susceptible de constituer une discrimination fondée sur le sexe interdite par l’article la loi du 27 mai 2008 », analyse la Haute autorité.

La Halde confirme que cette discrimination selon le sexe se double de discriminations sociales. « Les éléments financiers obtenus par la Halde auprès des établissements concernés font apparaître que le coût de revient des études pour un interne est systématiquement moins élevé que pour les personnes hébergées hors de l’établissement, y compris dans le cas de conventions passées entre l’établissement et des foyers », note l’institution. Selon le collectif « Ouvrons les portes », dans les internats réservés aux classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), filières d'accès aux carrières d'élite, les filles disposent de deux fois moins de places que les garçons.
« Aucun des arguments avancés par les établissements interrogés ne permet de considérer que le fait de réserver les internats concernés exclusivement aux garçons ou aux filles poursuivrait un réel but légitime », remarque la Halde. La situation tend à évoluer doucement. À la rentrée, le prestigieux lycée parisien Henri IV a ouvert pour la première fois son internat à une trentaine de filles.
www.elle.fr/elle/Maman/News/Education-la-Halde-reclame-la-mixite-dans-les-internats/%28gid%29/1456090

La parité en quelle année ?
Le problème se fait surtout sentir dans les lycées des grandes villes de l'Hexagone. A Paris, selon la listes noire établie par l'association Ouvrons les portes, plusieurs établissements prestigieux sont concernés, notamment les lycées Chaptal, Jeanson-de-Sailly et Jean-Baptiste Say. Et dans le très réputé lycée Henri IV, les filles sont admises à l'internat depuis… la rentrée 2010 (21 places leur sont réservées sur 135).
www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201031792865.htm
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mer 29 Déc - 18:24


Isabelle Caro qui se battait contre l'anorexie est morte

Elle avait fait de la lutte contre l'anorexie -un mal dont elle souffrait- son combat. Isabelle Caro, mannequin et actrice, est morte le 17 novembre dernier à l'àge de 28 ans dans la plus grande discrétion, selon une information publiée par le site du quotidien suisse 20 Minutes.

"Elle avait été hospitalisée pendant 15 jours pour une pneumopathie et dernièrement elle était très fatiguée, mais je ne connais pas la cause de son décès", révèle à 20Minutes.ch, Vincent Bigler, ami d'Isabelle. La jeune femme avait déjà frôlé la mort en 2006, plongée dans le coma alors qu'elle ne pesait plus que 25 kg.

Dans son autobiographie, "La petite fille qui ne voulait pas grossir", Isabelle Caro martelait qu'"il faut cesser de sacraliser la maigreur". "Dans les magazines, les photos sont retouchées, c'est un mensonge qu'on enfonce dans la tête des femmes", insistait-t-elle avec pour objectif de sensibiliser les 30 000 personnes souffrant de cette pathologie mentale en France.

Elle avait choqué en 2007 en posant nue, sur un cliché du photographe Oliviero Toscani, pour une campagne italienne contre l'anorexie. Elle pesait alors 31 kilos pour 1 m 64. «J'ai accepté pour alerter les jeunes filles en leur montrant les dangers des régimes, des diktats de la mode […]»

VIDEO «J’ai fin»
www.youtube.com/watch?v=Puv00o295-Q

www.leparisien.fr/societe/mort-de-l-actrice-isabelle-caro-29-12-2010-1206363.php
www.staragora.com/news/mort-d-isabelle-caro-mannequin-en-guerre-contre-l-anorexie/411804
www.laprovence.com/article/region/a-32-kg-on-ne-se-sent-pas-bien-cest-mon-devoir-de-parler


Son blog
http://neigeisabelle.blog.mongenie.com/
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MessageSujet: Re: Des femmes   Ven 7 Jan - 20:44


Comment on a «guéri» des femmes de l'orgasme

Au XIXe siècle, de nombreuses femmes ont été mutilées pour diminuer leur désir sexuel considéré comme «démesuré».

«Guérir de l'orgasme» - quatre cas de nymphomanie
Le mot nymphomanie vient du grec numphê (qui signifie «jeune fille» et «clitoris») et mania («fureur», «passion»). Il désigne une exagération des besoins sexuels chez la femme, sans que l'on sache très bien à partir de quel moment ces besoins sont exagérés. Imprécision fatale, comme le démontre l'étude des quatre cas cliniques suivants...

LE CAS DE MADEMOISELLE T. : En 1841, Melle T., âgée de 29 ans et fille d’un fermier du Massachusetts, est déclarée atteinte de nymphomanie. Les médecins qui décrivent son cas dans le Boston Medical and surgical Journal disent qu’elle énonce «les plus effroyables obscénités», que ses gestes expriment des «sentiments libidineux», que son utérus est dilaté, son vagin excessivement humide et surtout —signe révélateur— son clitoris «long et tuméfié». Ils lui appliquent des substances caustiques dessus et testent d’autres remèdes traditionnels tels que saignées et douches froides. Au bout de plusieurs semaines, la jeune fille est guérie ! Un nouvel examen laisse apparaître chez elle «tous les signes de le pudeur», y compris un clitoris tout petit et rétracté.

LE CAS DE LA VEUVE R. : En 1855, Mme R., petite veuve corpulente de 25 ans et de nature enjouée, va consulter le Dr Bostwick en désespoir de cause. «Si je ne peux être soulagée de cette torture, je suis sûre que le conflit entre mon sens moral et mes désirs lubriques me mènera droit à la tombe» explique-t-elle. Mme R. souffre en effet de désirs tels qu’elle a le plus grand mal à garder une attitude convenable en présence d’hommes. Elle s’accuse aussi de pratiquer l’onanisme et de lire des romans. «Je suis sûre que les désirs libidineux ne peuvent être naturels, dit-elle, ils sont sûrement l’effet d’une maladie». Le Dr Bostwick, compatissant, lui prescrit des bains de siège, un régime strict, des lavages internes, des sacs de glace appliqués sur le sexe et la pose de ventouse sur l’utérus (pour en faire sortir le mauvais sang). Au bout de plusieurs semaines, il affirme avoir guéri cette veuve de Boston «tout à fait respectable» qui finira d’ailleurs par se remarier…

LE CAS DE MADAME B. : En 1856, Mme B., bourgeoise mariée de 24 ans, se rend au cabinet du Dr Horatio Storer pour lui confier avec horreur qu’elle a des rêves érotiques. Pendant l’examen, le gynécologue lui palpe le clitoris. Elle pousse un cri de plaisir qui lui fait dresser les cheveux sur la tête. Il préconise immédiatement une diète sexuelle sévère : Monsieur B. est prié de quitter le domicile conjugal parce que sa femme est «incapable de se contenir». Madame B., elle, est privée de viande et de brandy (qui «excitent les pulsions animales»). Elle doit remplacer son matelas et son oreiller de plume par d’autres rembourrés de cheveux, afin de rendre son sommeil moins sensuel. Elle doit prendre un bain froid matin et soir et, surtout, elle doit arrêter d’écrire le roman d’amour sur lequel elle travaille en tant qu’écrivain. Apparemment, la thérapie fonctionne: le Dr Storer se vante d’avoir éliminé les rêves «lubriques» de Mme B. Ouf, sauvée.

LE CAS DE «LA PATIENTE» : En 1885, une femme de 29 ans surnommée «la patiente» se présente au Philadelphia general hospital devant le Dr Charles Mills qui lui demande de relater l’histoire de son calvaire. Elle écrit : «Avant d’avoir six ans, mes pulsions sexuelles furent éveillées par mes jeux polissons avec d’autres enfants et, à douze ans, l’un de ceux qui m’avaient détournée du droit chemin m’informa que jamais un homme ne m’épouserait s’il venait à l’apprendre. (…) J’avais des orgasmes sans le vouloir. Entrer dans un bain ou faire ma toilette intime en provoquait souvent un. (…) Mon médecin me prescrivit d’abord des médicaments et m’incita à travailler ma volonté. (…) Je subis ensuite une clitoridectomie, mais la rémission fut de courte durée. Peut-être en raison de la manière particulière dont fut réalisée l’opération —en cousant ensemble les bords de le plaie— le clitoris repoussa, de sorte que d’autres médecins eurent du mal à croire à son ablation antérieure. La deuxième fois, les bords furent maintenus bien écartés jusqu’à cicatrisation. Mon soulagement ne dura que six semaines. J’étais parfois tentée de rechercher la compagnie des hommes afin d’assouvir mon désir, mais ma timidité et ma fierté m’en empêchaient. Je ne voulais pas m’abaisser à donner l’image d’une fille facile et ne souillais jamais mes lèvres par des paroles impures. (…) En 1881, je harcelais les médecins pour qu’ils m’opèrent une nouvelle fois, mais je reçus à la place un traitement pour les nerfs. (…) Je consultais un médecin qui constata une hypertrophie de mes deux ovaires. Il fut décidé, à titre expérimental douteux, que la seule chose à faire consistait à mes les ôter. Depuis l’ablation, je suis capable de contrôler mes désirs lorsque je suis éveillée, mais parfois, dans mon sommeil, je ressens une sorte d’orgasme. Mes pulsions sexuelles n’ont en rien diminué». Terrifiant témoignage que celui de cette victime qui, passant d’un médecin à un autre, se fait amputer de plusieurs parties de son corps pour essayer de guérir de ses orgasmes.

Agnès Giard
http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2011/01/guerir-de-lorgasme-4-cas-de-nymphomanie.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 15 Jan - 3:23

Peur et haine des femmes


Procès en sorcellerie du XXIe siècle
Les femmes ne sont plus brûlées mais elles sont lynchées par les médias qui en font des sorcières.
Par exemple, Laeticia Boudou qui tiendrait Hallyday sous sa coupe*, ou Yalda, qui devrait le traitement de faveur d’un directeur de prison, non pas à l’amour mais à des talents de prostituée.
*http://megados.com/News_Johnny_Hallyday___ne_touchez_pas_a_ma_famille__,6766.html
www.lepost.fr/article/2011/01/14/2370999_l-avocate-de-l-appat-du-gang-des-barbares-c-est-l-hysterie-collective.html


Seul le Monde ne participe pas à la furie collective :
"Gang des barbares" : le parcours chaotique d'Emma, ballottée par la vie
www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/14/gang-des-barbares-le-parcours-chaotique-d-emma-ballottee-par-la-vie_1465449_3224.html


Petite bibliographie
http://membres.multimania.fr/chassesorcieres/bibliographie.htm
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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 20 Jan - 16:42


Ce que soulève la jupe

Le travail de réflexion sur la jupe que propose Christine Bard dans son dernier ouvrage paru aux Éditions Autrement s’est construit, ainsi qu’elle nous l’affirme, en parallèle d’une autre étude à paraître sur le pantalon. La remarque n’est ni anodine ni purement anecdotique puisqu’elle nous invite à suivre Christine Bard dans sa réflexion poussée sur le genre du vêtement en tant qu’objet, mais aussi sur son aspect politique. L’ouvrage sur la jupe propose donc un examen très complet, depuis l’origine du mot lui-même, jusqu’aux jupes désormais masculines qui, d’après l’auteure, semblent gagner du terrain. [...]
www.histoire-politique.fr/index.php?numero=03&rub=comptes-rendus&item=244

Histoire politique du pantalon

Successeur de la culotte, le pantalon symbolise la masculinité et, partant, le pouvoir, comme en témoigne l’expression « porter la culotte ».

Au cours de la Révolution, il se charge d’une signification plus précise en exprimant les valeurs républicaines et devient un élément-clé du nouvel ordre politique. Mais l’Ancien Régime continue pour les femmes, qui n’accèdent pas, sur le plan vestimentaire (non plus que social), à la liberté et à l’égalité. Enfermées dans une altérité dite « féminine », les femmes, privées de droits, assignées à résidence dans leur genre, sont interdites de pantalon.

Rien de tel qu’un interdit pour susciter le désir… Surchargé de fantasmes, le pantalon accompagne toutes les transgressions qui jalonnent la route de l’émancipation des femmes. Artistes, féministes, révolutionnaires, voyageuses, actrices, lesbiennes, sportives, innombrables sont celles, connues et inconnues, qui s’approprient l’habit masculin. Il faut attendre les années 1960-1970 – séquence politico-vestimentaire décisive – pour que le pantalon soit féminisé, pour qu’il devienne un vêtement mixte.

Fin de l’histoire ? Pas vraiment. Pourquoi l’ordonnance de 1800 interdisant aux femmes de s’habiller en homme n’est-elle toujours pas abrogée ? Pourquoi les collégiennes ne portent-elles plus que des pantalons ? Pourquoi une « journée de la jupe » ? Et quid de la jupe pour hommes, qui symboliserait une véritable égalité entre les sexes ? L’actualité des questions de sexe et de genre gagne à être située dans l’histoire longue de la peur de la confusion des rôles et de la contestation du pouvoir masculin.
http://blog.passion-histoire.net/?p=6554


« En garçons habillées marchons ;
Pour vaincre les despotes,
Adieu nos chers parents
C’est les femmes d’à présent. »

Nous portons la culotte,
Chanson révolutionnaire 1792

Si aujourd’hui les femmes en pantalon ne choquent plus personne, on oublie qu’il a fallu des siècles pour qu’elles puissent en porter. En 1972, il était encore mal vu à l’Assemblée Nationale où Michèle Alliot-Marie avait réussi à entrer malgré un huissier qui tentait de l’en empêcher parce qu’elle portait un pantalon. « Si c’est mon pantalon qui vous gêne, lui dit-elle, je l’enlève dans les plus bref délais ». On voit par là que les préjugés ont la vie dure depuis qu’en 1800, une ordonnance de la préfecture de police de Paris, qui n’a toujours pas été abrogée interdisait aux femmes de porter des vêtements d’homme. Et d’abord ce pantalon que les révolutionnaires avaient adopté après avoir abandonné leur culotte. C’était en 1792, quand les Parisiens avaient renversé Louis XVI en s’emparant de son palais des Tuileries.

Entretien sur France Inter avec Christine Bard, Professeure d’Histoire à l’Université d’Angers
http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=4864&BD=20012011
www.elodie-pinel.fr/?p=299
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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 20 Jan - 18:32


France 2, samedi 15 janvier 2011
"Fric, krach et gueule de bois*, le roman (au masculin) de la crise

Voici la transcription de la présentation par Pierre Arditi, acteur né en 1944 :
"Le monde a changé vous ne trouvez pas ? Moi j'ai passé mon enfance au 35 rue des Martyrs [Paris] à quelques mètres d'ici. Mon père était artiste peintre et dans cet immeuble du 35 rue des Martyrs, y'avait le monde entier. Y'avait un expert-comptable, il s'appelait Louis "Piat", il avait épousé une Yougoslave -oui à l'époque c'était la Yougoslavie-, et puis il y avait aussi les "Fritz", des petits bourgeois très sympathiques. Lui, il était chef de rayon dans les grands magasins. Et puis il y avait aussi des anciennes prostituées, elles étaient deux, on les chambrait un peu, nous les enfants de l'immeuble, mais elles nous aimaient bien, on les aimait beaucoup aussi ; tout ce monde-là vivait en bonne intelligence, ça se mélangeait y'avait une sorte de fraternité comme ça, même si y'avait des inégalités de salaire et y'en avait forcément...

Et maintenant quand je regarde autour de moi, je me demande comment nous avons pu troquer ce monde paisible de mon enfance pour celui dans lequel nous vivons […] »


Dans cette introduction à l'économie, la prostitution est la seule référence d'occupation féminine.
Le travail (gratuit) des mères chargées de nombreux enfants en ce temps-là, ne méritait pas d'être cité en présentation ? Ni même la simple présence des mères ! N'y avait-il aucune autre occupation féminine que la retraite prostitutionnelle ? Les femmes travaillaient pourtant dans ces années-là.

Un homme très populaire, Pierre Arditi, a le micro, ainsi qu'UN économiste et UN académicien. La France va boire doctement leurs paroles : l'occasion est belle de lorgner avec nostalgie vers l'esclavage des femmes ! C'était le bon temps, "le paradis" pour Pierre Arditi (tiens, le même nom que le bordel à succès de Canal +) !

C'était le paradis pour CES femmes ? Pour LES femmes en général ?

Lorsque Pierre Arditi naît, la moitié féminine de la France n'a jamais eu le droit de voter. Mais elles avaient droit au "devoir conjugal" (aboli en 1990) et à l'obéissance au mari. Les femmes subissaient des grossesses répétées (contraception légale en 1967). Le recours à l'avortement était fréquent au prix d'angoisses, d'argent à trouver, de douleurs atroces et parfois au prix de leur vie (avortement légal en 1975).

Pour revenir strictement à l'économie, quoiqu'élever et nourrir des enfants (ou pas) devrait à mon sens en faire pleinement partie ... les femmes n'avaient alors pas le droit de travailler (toucher un salaire) sans l'autorisation du mari, ni d'ouvrir un compte en banque. Mais elles faisaient GRATUITEMENT toutes les tâches domestiques et éducatives.

Les femmes : la moitié de la population et la moitié de l'audience, ramenées en intro à la seule occupation "sympathique" pour un homme : la prostitution. C'est scandaleux, d'autant qu'il s'agissait d'une émission très bien préparée.

La prostitution est pourtant l'illustration typique de ce que Pierre Arditi critique : la cupidité, l'avidité, la domination sans limite par l'argent : "La prostitution : c'est l'utilisation du corps d'une femme, pour du sexe, par un homme : il donne de l'argent, il fait ce qu'il veut". (Andrea Dworkin)

Si l'extrême de cette domination n'est pas remis en question ni même stigmatisé, comment imaginer que le pouvoir financier le sera en profondeur ?
[…]
http://femininlemporte.canalblog.com/archives/2011/01/15/20134983.html
Fric, krach et gueule de bois

Roselyne Bachelot opposée à l’assistance sexuelle aux handicapés

« Vous pensez que la ministre en charge des droits des femmes va soutenir un truc pareil ? »

Un député UMP, Jean-François Chossy, chargé d'une mission sur "l’évolution des mentalités et le changement du regard de la société sur les personnes handicapées", prépare une proposition de loi visant à créer un statut d'aidant sexuel.


Dans la société française du XXIe siècle, le corps des femmes semble tellement destiné à servir celui des hommes, que lorsque les médias évoquent les besoins des handicapés, ils répondent ‘assistantes sexuelles’.
Le personnel paramédical féminin serait ainsi naturellement appelé à exercer une forme de prostitution, tandis les hommes ne seraient pas réquisitionnés pour ce genre d’assistance, puisque apparemment les handicapées n’ont aucun besoin sexuel : les médias ne parlent pas d’elles.
À moins qu’il n’y ait pas de handicapées en France…

Ce problème n’effleure pas la « féministe » Roselyne Bachelot. Quant au député UMP, il n’a même pas le courage de dire ‘handicapés’ et 'aidante sexuelle’.

www.rue89.com/2011/01/19/assistants-sexuels-pour-les-handicapes-bachelot-confirme-son-opposition-186453
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110107.AFP9024/assistants-sexuels-pour-bachelot-les-rapports-sexuels-remuneres-c-est-de-la-prostitution.html
www.jim.fr/e-docs/00/01/DC/0B/document_actu_pro.phtml
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MessageSujet: Re: Des femmes   Ven 4 Fév - 22:46


Est-ce que j’ai une gueule d’hémisphère ?

Par Agnès Giard
Pour la neurobiologiste américaine Lise Eliot, le cerveau des hommes et des femmes est pareil. S’il fonctionne différemment, c’est à cause de l’éducation, de la culture, de la société. «Oubliez la croyance qui veut que nous soyons conditionnés par la nature.»

Mère de trois enfants (deux garçons, une fille) et professeur à l’Université Rosalind Franklin à Chicago, la chercheuse Lise Eliot publie en 2009 Pink brain, blue brain —sur le point d’être traduit en France— qui réfute de façon tranchante tout ce que nous croyions savoir depuis quelques années sur la différence entre l’homme et la femme. «En 1995, une équipe américaine a constaté, par IRM, que les femmes utilisaient les deux hémisphères du cerveau alors que l’homme utilisait plutôt la partie gauche. Tout le monde se rappelle cette étude surmédiatisée. Personne n’est au courant qu’entre-temps, une vingtaine d’autres études utilisant l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) ont été réalisées sur des pannels bien plus grands, et que ces études ont toutes donné des résultats contradictoires. Même chose pour le corps calleux : en 1982, dans le sérieux magazine Sciences, les chercheurs Lacoste et Holloway ont publié un article intitulé “Sexual dimorphism in the human corpus callosum” qui établissait que ce faisceau de fibres reliant les deux hémisphères cérébraux était plus épais chez la femme. Comme ce “corps calleux” est lié aux émotions, certains en ont déduit que tout ce que la femme entendait se nuançait d’affect… Cette étude a été complètement discréditée par la suite, mais, dans les medias, qui en a parlé ?» Des 50 études sur le corps calleux publiées de 1982 à 1997 et concernant 2000 sujets, aucune différence anatomique statistiquement significative entre les sexes n’a effectivement pu être démontrée.

Dès que l’on dispose d’un échantillon de sujets important, les différences entre les sexes se trouvent gommées. Quand elles existent, ces différences sont si minimes qu’elles n’expliquent rien du tout. «Certains psychologues affirment qu’on peut déduire de ces études que les hommes se déplacent mieux, qu’ils ont une meilleure imagerie 3D dans la tête et que les femmes, elles, communiquent mieux et sont plus capables d’empathie… Mais ce n’est pas sérieux. Si les hommes développent certaines capacités (plus actifs, meilleurs en math et en sciences) et les femmes d'autres (plus intuitives, meilleures en communication), c'est uniquement parce qu'ils grandissent dans une société qui encourage les garçons à conquérir d'autres planètes et les filles à rester sages».

Lise Eliot ne nie absolument pas les différences entre hommes et femmes. Elle part juste d’une constatation : dans l’état actuel de la science, il est impossible, voire dangereux, d’attribuer ces différences comportementales au cerveau que nous recevons de naissance. «On ne peut être sûr que d’une chose.» dit-elle : «Les cerveaux masculins sont 9% plus gros que ceux des femmes. Évidemment, il y a des hommes que cela remplit d’aise. “Nous avons un plus gros cerveau”. Mais c’est normal puisque proportionnellement, l’homme est plus grand et plus massif. Tous les organes masculins sont 9% plus gros… Il existe d’ailleurs une autre différence : les cerveaux féminins contiennent plus de matière grise… Là encore, pas de quoi pavoiser. Cette différence est infime et ne semble pas avoir de répercussion sur le quotient intellectuel. Ce qui en a beaucoup d’importance, en revanche, c’est l’éducation.» Les différences entre hommes et femmes ne sont pas innées, dit-elle. Elles sont acquises. Reléguant au rang de croyance rétrograde ces histoires d’hémisphères, Lise Eliot ne cesse de répéter : «Notre organe cervical n’a pas de sexe, pas plus que notre foie ou notre pancréas. S’il y a des différences physiques, elles comptent pour rien. Ce qui compte, en revanche, c’est la façon dont l’enfant grandit dans la société.»

Pour Lise Eliot, tout est question d’apprentissage. C’est au fil de son développement que l’être humain exploite plus ou moins certaines fonctions de son cerveau. La stimulation répétée d'une partie du corps (par exemple : les doigts de la main gauche chez les violonistes) entraîne une modification significative des zones de représentation sensorielle à l'intérieur du cerveau. Répondant aux questions du journaliste Jan Füchtjohann, la chercheuse explique : «Toutes les synapses de notre cerveau évoluent continuellement. Elles se renforcent ou s’affaiblissent en fonction des sollicitations auxquelles l’organe est soumis. En ce sens, c’est un organe capable de performances incroyables. Il faut donc favoriser toutes les compétences mentales et sociales de vos enfants et, surtout, ne pas se laisser enfermer par des histoires de sexes.” Lise Eliot, bien sûr, connaît les limites de l’éducation : il y a des parents qui viennent la voir, désespérés, en lui disant «J’ai donné une poupée à mon fils et il ne veut pas jouer avec.» Elle les rassure : «A l’âge de 1 an, tous les enfants jouent avec tous les jouets, sans distinction de sexe, car ils n’ont pas encore conscience de l’altérité. A partir de 2 ans, ils commencent à prendre conscience de la différence des sexes et se positionnent, ce qui est normal.» Quand un garçon enfile les chaussures à talons de sa maman, même quand ses parents ne disent rien, il sent qu’il y a quelque chose d’anormal et il s’oriente, naturellement, vers les jouets que son environnement lui désigne comme appropriés à son sexe…

Il est important, dans les sociétés humaines, que la différence de sexes existe. Il est donc normal que les enfants soient influencés par ce standard culturel. Lise Eliot ne milite pas pour une société de clones sexuels. Elle se contente de dire qu’il faut juste ouvrir au maximum les perspectives de développement de l’enfant, sans tenir compte de ces idées pseudo-scientifiques qui assignent à la femme le rôle de future mère aimante et à l’homme celui d’ingénieur. «Nous possédons en nous un spectre très large de capacités mentales, dit-elle. Si vous éduquez votre enfant uniquement en fonction de son sexe, c’est comme si vous le placiez dans une prison ! Il ne lui reste donc plus que la moitié de l’univers pour se développer. Pourquoi les enfants devraient-ils renoncer à leurs passions, leurs talents ? Ne devraient-ils pas plutôt pouvoir s’exprimer pleinement sans peur de paraître trop féminins ou pas assez ?». Laissez-les vivre, demande-t-elle. Laissez-les devenir ce qu’ils veulent, sans restreindre leur champ d’expériences, ni les limiter aux activités «conformes». Leur cerveau est une si merveilleuse page blanche.

Ici, une conférence de Lise Eliot en vidéo, 41 minutes :
http://fora.tv/2009/09/29/Lise_Eliot_Pink_Brain_Blue_Brain

Je me permets de citer un article fantastique de la neurobiologiste Catherine Vidal (co-auteur : Simone Gilgenkrantz) :
«Cerveau, sexe et préjugés»*

«Force est de constater qu’en dépit des progrès des connaissances en neurosciences, les vieilles idées sur les différences cérébrales entre hommes et femmes sont toujours vivaces, alors qu’elles datent pour la plupart de 20 ans et plus. (…) En 1995, était publié dans Nature un article montrant que pour reconnaître des rimes entre les mots, les 19 hommes testés utilisaient l’hémisphère gauche alors que 11 femmes sur 19 présentaient une activation bilatérale. Cette expérience a eu un grand écho dans les médias qui clamaient qu’on avait enfin la «preuve scientifique que les hommes et les femmes pensent différemment» (Le Nouvel Observateur et Herald Tribune, mars 1995). Depuis lors, de nombreuses équipes de recherche en IRMf se sont penchées sur la question. Une étude de synthèse des travaux parus entre 1995 et 2004, comparant plusieurs centaines d’hommes et de femmes, permet d’éclairer le débat : le bilan ne montre pas de différences statistiquement significatives dans la répartition des aires du langage. Ce résultat n’est pas étonnant, vu l’importance de la variabilité individuelle dans le fonctionnement cérébral, qui l’emporte le plus souvent sur la variabilité entre les sexes. De toute façon, le fait de voir des différences fonctionnelles entre individus ou entre les sexes n’implique pas que ces différences sont inscrites dans le cerveau depuis la naissance, et qu’elles y resteront.»

*www.medecinesciences.org/reserve/recherche/e-docs/00/00/08/47/document_article.md
http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2011/02/est-ce-que-jai-une-gueule-dh%C3%A9misp%C3%A8re.html



Exemple de fariboles diffusées par les médias
www.conseilsdemilie.com/relations/184-homme-versus-femme-qui-est-le-plus-intelligent.html

Deux pages intéressantes :
www.evolutionforme.com/2.html
www.bio-sante.fr/cerveau.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mar 22 Fév - 3:22


«La jouissance des femmes fait peur»

Interview
Point G. Odile Buisson, gynécologue, a réalisé des échographies du coït, révélant les transformations du clitoris.

Odile Buisson, 54 ans, est gynécologue obstétricienne à Saint-Germain-en-Laye. Persuadée que le point G n’est pas «un mythe moderne», elle a réalisé, en 2009 et 2010, les premières échographies du clitoris, et même du coït, grâce à «un couple de soignants volontaires dévoués à la cause des femmes» (Libération du 13 juillet 2010). L’anatomie féminine demeure peu explorée par la médecine et le plaisir des femmes tabou dans l’université française, déplore-t-elle avec beaucoup d’ardeur. Pourtant, «l’accès au septième ciel ne dépend pas de la seule qualité d’un amant». Démonstration dans un livre énergique (1).

Qu’avez-vous mis en évidence avec vos échographies du clitoris ?
Le clitoris est véritablement l’organe oublié ! Il a fallu attendre 1998 pour en découvrir l’anatomie exacte, 2005 pour la première résonance magnétique nucléaire… Je me suis dit qu’on pourrait le cartographier, grâce à une échographie. J’ai travaillé avec Pierre Foldès, chirurgien spécialiste de la réparation du clitoris, notamment après une excision. Le clitoris n’est pas un petit bouton*, c’est un organe bien plus large, constitué d’une double arche dont le sommet enserre la partie avant du vagin. L’échographie lors d’un coït a permis de visualiser les modifications anatomiques lors d’une pénétration vaginale. Le clitoris est alors comprimé contre la partie antérieure du vagin par les mouvements répétés du pénis. D’où la sensibilité particulière de cette zone.

Qu’avez-vous à dire sur le point G ?
Je ne prétends pas avoir découvert tous ses mystères, mais je dis que les femmes qui pensent l’avoir trouvé ne sont pas des hystériques. Il y a une logique anatomique à cela. Il faut leur faire confiance. Bien sûr, il n’y a pas d’explication purement mécanique, je n’évacue pas les autres composants du plaisir féminin, la psyché, le rapport à l’autre, des phénomènes neurologiques, biochimiques… Mais il n’y a pas de raison que ce soit un champ inexploré. Le plaisir féminin ne se loge pas que dans la tête. On ne fait pas l’amour avec son cerveau. Quand un homme bande mou, on ne lui dit pas «c’est psy !». Le problème c’est qu’en France, la médecine sexuelle féminine n’existe pas, n’intéresse pas. Je pense que le clitoris devrait être étudié de la même façon que son pendant masculin, le pénis. Si la recherche parvenait à faire chanter davantage le point G, personne ne s’en plaindrait.

Pourquoi un tel retard français ?
On peut l’imputer à toutes sortes d’interdits psychologiques, et religieux. Et puis l’université française reste très androcentrée. Ce sont les hommes qui décident. Ils s’occupent de leurs affaires. Et puis je crois que cela fait plus sérieux de s’intéresser à l’érection car l’éjaculation et donc la reproduction de l’espèce y sont liées. Cela rend les recherches légitimes. Le plaisir féminin, lui, ne «sert» à rien ! La jouissance des femmes fait peur aux hommes, y compris aux chercheurs. Pourtant aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Italie, on trouve des centres de recherche en médecine sexuelle féminine. […]

Charlotte ROTMAN
(1) Odile Buisson avec Pierre Foldès : «Qui a peur du point G ? Le plaisir féminin, une angoisse masculine», éd. Jean-Claude Gawsewitch, 217 pages, 18,90 euros.
www.liberation.fr/vous/01012320669-la-jouissance-des-femmes-fait-peur
* http://q.liberation.fr/photo/id/247723

Commentaire de nawa : Vive les orgasmes féminins, à écouter à partir de la 7ème minute :
www.la-bas.org/article.php3?id_article=1134

Vidéo. Le clitoris ce cher inconnu, documentaire ARTE
www.youtube.com/watch?v=keQ3FRbcB_c cyclops


www.the-clitoris.com/french/html/f_index.htm
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mar 8 Mar - 19:53


La pauvreté se féminise partout dans le monde

La pauvreté des femmes vient essentiellement de leur statut dans les deux systèmes dominant actuellement notre société-monde : le patriarcat et le néolibéralisme, ces deux systèmes se complétant souvent pour maintenir les femmes en état de pauvreté. L’un pour conserver tous les pouvoirs privés et publics, matériels et spirituels, politiques, économiques et culturels et le second avoir une réserve de main d’œuvre bon marché et docile. La troisième cause de la pauvreté des femmes est la guerre qui les spolie de tous leurs biens, leur enlève leur travail (voir les Irakiennes), les jette dans des camps de réfugiés et leur fait subir des violences extrêmes. Depuis 1945, plus de 170 guerres dans le monde et essentiellement dans les pays en développement ont eu lieu.

Table des matières
* 1. Le patriarcat :
* 2. Le néolibéralisme


Les causes de la pauvreté des femmes sont au nombre de onze. Huit d’entre elles découlent du patriarcat et cinq du libéralisme.

1. Le patriarcat

1) Basé sur des Rapports sociaux de genre déséquilibrés, le patriarcat s’est historiquement construit au cours du temps sur une soi disant infériorité des femmes. Les femmes continuent dans certains pays d’avoir un statut de mineures de par les lois nationales ou les codes religieux au sein de leur famille et dans la sphère publique. De ce fait elles sont exclues des richesses transmises par l’héritage notamment au Moyen Orient et dans les pays arabes bien que de nouvelles lois au Kenya, Maroc, Rwanda, Botswana, Liberia, Bahamas aient été promulguées, la famille s’arrange encore pour les déshériter.

2) Dans la plupart des pays du Nord comme dans les pays des Suds, les femmes ne sont pas considérées en tant qu’individu à part entière mais en tant que fille, épouse ou mère. Ce qui les empêche quelquefois de travailler ou d’avoir accès à la propriété, aux crédits ou à la terre (seulement 1% des terres du monde appartiennent à des femmes), aux ressources naturelles. Elles sont en permanence sous la tutelle d’un homme.

3) Le droit à l’éducation leur est encore dénié, malgré les efforts annoncés ces dernières années par des conventions internationales ou des programmes nationaux. Seuls 52 pays ont réussi en 2005 à atteindre la parité scolaire (UNESCO). Les femmes représentent encore la majorité des analphabètes du monde.

4) De par les rôles établis par le patriarcat, les femmes supportent encore pratiquement seules le poids de l’organisation familiale et du travail domestique, dont l’apport économique majeur n’est jamais pris en compte dans les économies nationales ou internationales. Ce travail n’étant pas rémunéré et prenant la majeure partie du temps physiologique des femmes, il ne leur reste que peu de temps et d’énergie à consacrer au travail rémunéré. De plus les hommes qui partagent leur vie, ne partagent pas ou peu avec elles les tâches parentales et domestiques.

5) Des stéréotypes sexistes issus du patriarcat continuent à conditionner l’orientation scolaire et professionnelle des filles et des femmes vers des filières dites féminines, tournées vers les services, peu qualifiantes et peu rémunérées, au détriment de carrières scientifiques.

6) Dans les pays riches, les femmes qui sont pourtant plus diplômées que les hommes sont très minoritaires dans les postes de cadres ou de dirigeantes (seulement 6% de femmes dans les CA du CAC40).

7) Cependant, il faut reconnaître que sous la pression des féministes des textes internationaux et nationaux visant à l’égalité homme-femme ont été adoptés. Mais ils restent inappliqués et les mentalités n’ont pas changé et même quelquefois régressé.

8 ) La montée des intégrismes tous chantres du patriarcat, font reculer les droits des femmes et sous prétexte de différentiation culturelle et de préservation des traditions. Or, ce sont souvent les femmes elles-mêmes qui transmettent ces valeurs à leurs enfants et s’auto maintiennent dans la dépendance et la pauvreté.

2. Le néolibéralisme

La pauvreté est aussi une des conséquences du modèle économique compétitif qui vise uniquement à faire du profit, baisser les coûts, à ignorer la qualité des produits et des ressources humaines ainsi que les droits humains. En fait pour baisser le coût des salaires les tenants du néolibéralisme, ont développé un marché du travail mondial et se sont tournés vers un salariat bon marché et docile, c’est à dire le salariat féminin. Comme je vous l’ai décrit plus haut.

1) Travail temporaire et à temps partiel au Nord. Ils sont vecteurs de précarité et de pauvreté, car sous-payés et mal protégés. Les femmes représentent la majorité des travailleurs temporaires, à temps partiel. Le temps partiel et les contrats précaires n’ont fait qu’augmenter depuis 15ans, sous l’influence des politiques d’allègement des cotisations sociales pour les entreprises, ceci pour mettre en place la flexibilité du temps de travail et de la main d’œuvre, prônée par le néolibéralisme, et permet ainsi de reporter une grande partie du risque de fluctuation du marché sur les salarié-e-s.

En Europe, l’emploi à temps partiel représente 18 % de l’activité totale dont 34 % de l’activité totale des femmes et 7% de celle des hommes. En France, les femmes sont 83 % des travailleurs à temps partiel. Celui-ci s’appuie sur les stéréotypes sexistes basés sur l’inégal partage des tâches domestiques et parentales, hypocritement présenté comme une souplesse offerte aux femmes pour concilier vie professionnelle et vie familiale mais qui en fait n’est qu’au seul profit des entreprises. La relation est très forte entre emplois à temps partiel et emplois non qualifiés à bas salaires (nettoyage, services, petit commerce) ; en France, 80 % des bas salaires sont des femmes dont 74 % sont occupés à temps partiel. Enfin, les salarié-e-s à temps partiel ont surtout des contrats à durée déterminée et ont accepté un temps partiel en majorité pour sortir du chômage. Le temps partiel est l’une des causes principales des inégalités professionnelles hommes-femmes : notamment de l’écart moyen de 25 % ( rapport 2004 Droits des Femmes et Egalité des Chances) entre les salaires des hommes et des femmes, mais aussi du cantonnement de nombreuses femmes dans les bas et très bas salaires et par conséquent de l’écart moyen de 40% entre les retraites des hommes et des femmes. C’est dans la fonction publique qu’il y a le plus de précarité, la majorité des agents de l’Etat étant des femmes.

2) Elles constituent la majorité des chômeurs. Au nord comme au Sud, les femmes sont les premières à être licenciées lors des crises financières. (Mexique, Corée, délocalisation du textile en Occident…)

3) Inégalité des salaires. Se conformant aux principes du patriarcat, le néolibéralisme considère que pour un même travail, une femme doit être moins payée. Ainsi partout au Nord comme au Sud, l’écart des salaires entre les hommes et les femmes existe et peut atteindre 80 %. Les lois y remédiant manquent singulièrement de contraintes et de sanctions dans la plupart des pays.

4) Discrimination à l’embauche et dans la carrière. Dans le monde entier, les femmes n’ont pas accès à tous les métiers et sont souvent cantonnées dans des métiers dits « féminins » essentiellement de services, à cause des stéréotypes sociaux et culturels sexistes, mais aussi de l’inégalité d’accès des hommes et des femmes à l’éducation et à la formation. De même, partout les postes de décision et de responsabilité de cadres leur sont refusés ou distribués au compte goutte sous prétexte de grossesse ou de non disponibilité chronique (plafond de verre).

5) Peu d’accès à la formation professionnelle pour les femmes.

6) Manque de services publics adaptés aux besoins des femmes. Les services de santé, d’éducation et de gardes d’enfants sont inadaptés au travail des femmes dans une majorité de pays. Ils sont inexistants dans la plupart des pays pauvres, de plus en plus rares dans les pays riches. Les états sous la pression du néolibéralisme privatisent leurs services publics (AGCS), licenciant une majorité de femmes et faisant reposer sur les épaules des plus pauvres –celles qui ne peuvent pas accéder à des services privés payants- la charge de compenser leur absence.

7) Inégalités des pensions et retraites. Partout où existent des pensions de retraite, celles des femmes sont inférieures à celles des hommes, dues aux salaires systématiquement inférieurs, aux carrières écourtées pour s’occuper des enfants ou limitées par le plafond de verre. Dans les années qui viennent, il faut s’attendre à une possible remontée de la pauvreté des femmes âgées à cause des faibles retraites mais aussi de la disparition ou la cherté des services sociaux de santé.

Claudine Blasco
mardi 5 octobre 2010
www.afmeg.info/spip.php?article244&id_document=223#documents_portfolio


L'UE au service des assureurs, donc des banques, comme d'habitude
Assurances : les femmes devront bientôt payer plus
Au nom de l’égalité hommes/femmes, la Cour de justice européenne vient de sanctionner les différences de traitement entre assurés et assurées.
www.capital.fr/finances-perso/actualites/assurances-les-femmes-devront-bientot-payer-plus-580654

Bruxelles veut calculer les retraites en fonction de l'espérance de vie
La Commission européenne tente de convaincre les États membres d'adopter des « ajustements automatiques » dans leurs législations sur les retraites de manière à ce que celles-ci se basent sur la longévité.
www.euractiv.com/fr/europe-sociale/bruxelles-veut-calculer-les-retraites-en-fonction-de-lesp-rance-de-vie-news-502264
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mar 8 Mar - 20:49


Cantonales : les femmes grandes absentes des Conseils généraux

Alors que s'ouvre le 7 mars 2011 la campagne des cantonales dont les scrutins les 20 et 27 mars visent à renouveler en partie les conseils généraux, la quasi-absence des femmes dans ces instances refait parler d'elle. Sur les 101 Conseils généraux français, seuls 6 sont présidés par une femme. Ces assemblées locales sont composées à 86% par des hommes. Mais certains départements, comme le Tarn-et-Garonne et l'Ariège, ne comptent aucune femme.

Freins

De façon générale, la France est en queue de peloton concernant l’implication des femmes en politique, explique Josette Durrieu, sénatrice et présidente (PS) du Conseil général des Hautes-Pyrénées. Le scrutin uninominal des cantonales ne favorise pas la présence des femmes, car il repose sur un individu et non sur une liste. (…)

Chronophage

« Il est souvent plus simple d'être un homme pour s'investir dans cette course locale », explique Claude Roiron, présidente PS du Conseil général d'Indre-et-Loire au Monde. « Un conseiller général ne touche qu'entre 1 500 et 2 500 euros d'indemnités, il n'a pas de retraite, il doit donc souvent conserver une activité à temps partiel en parallèle ou cumuler un autre mandat.
À cela, les femmes doivent souvent ajouter la charge de l'éducation de leurs enfants, celle de leur foyer. Elles doivent y ajouter une vie militante, une vie politique souvent active le dimanche. Enfin, il faut trouver un compagnon qui l'accepte... C'est chronophage. »
A la veille de la journée de la femme, le constat n’est pas glorieux.

C.H
www.elle.fr/elle/Societe/News/Cantonales-les-femmes-grandes-absentes-des-Conseils-generaux/%28gid%29/1522177


En 1946, l'Assemblée nationale comptait plus de femmes qu'en 2011

Le Nouveau centre, qui compte 25 élus, n'est composé que d'hommes.
À l’UMP on voit les sénateurs Philippe Marini et Alain Vasselle se présenter sur deux listes différentes dans l'Oise afin d'être assurés de leur réélection. Cela laisse bien peu de place aux femmes dans la majorité.
Le Parti socialiste privilégie ses "barons" masculins à l'échelon local.
L'Assemblée nationale ne compte que 18,5% d'élues [...]

Le 8 mars Catherine Vautrin, vice-présidente UMP de l'Assemblée nationale, doit remplacer le président de l'hémicycle, Bernard Accoyer, le temps d'une journée. Rolling Eyes
www.lejdd.fr/Politique/Actualite/En-1946-l-Assemblee-nationale-comptait-plus-de-femmes-qu-en-2011-interview-279697


Le Conseil général des Yvelines et la journée des femmes à barbe

Le 19 février 2010, la séance de l’Assemblée présidée par Alain Schmitz , dans l’hémicycle du Conseil général des Yvelines à Versailles, a été interrompue par l’irruption d’une dizaine de jeunes femmes portant une barbe postiche. Femmes que Schmitz a fait évacuer par le service de sécurité.

Le Conseil général des Yvelines n’a pas été choisi au hasard par les jeunes femmes à barbe. Sur 39 élus, le Conseil général compte 35 hommes (90 %) et son exécutif de 12 membres est exclusivement masculin.
Selon le collectif féministe, celui-ci préfigure la composition exclusivement masculine des futures assemblées territoriales, si le mode de scrutin uninominal à un tour est adopté pour l’élection des conseillers territoriaux en 2014.

Le collectif est né au lendemain de l’élection présidentielle de 2007. L’idée des « Barbues » est de renverser symboliquement les rôles. [...]
www.ensemble-pour-orgeval.fr/?p=6577

Des femmes à barbe (postiche) interrompent un conseil général 100% masculin
Quatre femmes affublées de belles barbes ont interrompu jeudi 24 février 2011 la séance budgétaire du conseil général du Tarn-et-Garonne pour interpeller l'assemblée 100% masculine présidée par Jean-Michel Baylet, président du PRG
www.lagazettedescommunes.com/56991/des-femmes-a-barbe-interrompent-un-conseil-general-100-masculin/

Une grande photo des barbues à Versailles
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mar 8 Mar - 22:33

Comment Sarkozy combat le chômage

Bernard Debré et Pénélope Fillon à droite

Avec Pôle emploi, sois belle et vends-toi !

Des ateliers "relooking" pour les femmes au chômage ? C'est l'idée lancée par l'organisme public et une fondation privée pour les aider à retrouver du travail. Une opération de communication à bas coût, fondée sur des principes idéologiques douteux, entre séduction et culpabilisation. [Extraits]

« Eh bien voilà, avec cette journée, vous n’avez plus d’excuses ! » […]usqu’à cette journée du mardi 22 février, ces femmes auraient-elles cherché des excuses pour ne pas retrouver du travail ? Auraient-elles même volontairement négligé leur apparence au point de se voir exclues du monde du travail ?

Depuis janvier 2011, le Pôle Emploi Ile-de-France, en partenariat avec le Fonds de dotation Ereel, propose aux femmes « demandeuses d'emploi de longue durée, bénéficiaires du RSA, qui ont de faibles revenus ou qui sont en situation de handicap » de participer à un atelier « relooking ».

Tout un programme déroulé à l’école internationale d’esthétique parfumerie Régine Ferrer, rue du Faubourg Saint-Honoré, où s’est tenue la deuxième édition.

soin de la peau, (« bien préparer sa peau avant le maquillage »), maquillage (« mise en beauté pour un entretien »), mains et ongles (« l’importance des mains pendant un entretien »), coiffure et enfin atelier « image de soi » pour « savoir quelle couleur choisir pour mettre en valeur son teint et ses cheveux ». Voilà, on y est. Les femmes qui sont au chômage doivent jouer la carte du charme. C’est à elle de faire un effort, c’est à elle de plaire. Une manière de réduire le rapport des femmes au travail à un jeu de séduction et de gommer deux enjeux essentiels (jamais évoqués pendant la journée) : les compétences de ces femmes et un marché du travail en crise.

Tout au long de cette journée, Christine Salaün louera l’esprit de « solidarité » Sa fondation privée parrainée entre autres par Pénélope Fillon (épouse du premier ministre), Marie-Anne Chazel (comédienne) ou encore Bernard Debré (député UMP de Paris) s’appuie aussi sur les marques de beauté. C’est Gatineau et Revlon qui régalent.
[...]
http://quartierspop.over-blog.fr/article-avec-pole-emploi-sois-belle-et-vends-toi-68857011.html
www.france24.com/fr/20110111-coiffure-maquillage-manucure-pole-emploi-propose-desormais-le-relooking


France fights joblessness with lipstick, blush
http://today.msnbc.msn.com/id/41023317/ns/business-world_business/

La beauté pour vaincre la crise
Refaire le monde à coups de bistouri
par Mona Chollet

Autrefois réservée aux riches, la chirurgie plastique est devenue une entreprise massive de « standardisation des visages et des corps ». Elle profite de la conviction que tout, les problèmes comme les solutions, l’échec comme la réussite, est d’essence individuelle et non collective.
www.monde-diplomatique.fr/2011/03/CHOLLET/20222
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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 10 Mar - 1:23


Ségolène Royal, candidate à la présidentielle de 2012 n'a pas été testée par l'institut Harris Interactive dans les sondages donnant Marine Le Pen en tête du premier tour de la présidentielle.
En revanche, Dominique Strauss-Kahn l’a été, alors qu’il n’est pas candidat.
http://fr.news.yahoo.com/82/20110309/tpl-prsidentielle-2012-marine-le-pen-tro-3835b8e.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mer 16 Mar - 17:42



La vie évoluée des Gauloises
Jules César a apporté une grande régression dans la condition des femmes

Les femmes gauloises menaient une vie moins fruste que celle des Romaines, des Grecques et des futures Françaises.

Alors que les Romaines, comme dans nombre de civilisations, sont soumises au père puis au mari, politiquement mineures et exclues de la plupart des droits, les Gauloises peuvent choisir leur mari, elles restent toute leur vie propriétaires de leurs biens et les retrouvent en cas de divorce. En effet, le mariage celte est un contrat passé entre deux personnes, sans cérémonie religieuse, qui peut être rompu.
Leur dot leur rapporte des intérêts. Elles jouissent d'une indépendance certaine puisque les biens du couple sont mutualisés.

Les Gauloises travaillent aux champs. Elles participent en outre aux assemblées populaires, peuvent être choisies comme arbitre dans des conflits, et se faire honorer, pour les plus riches, comme des hommes. En matière de sexualité, les Gaulois semblaient également tolérants. Aucune source ne laisse en effet supposer l'existence de délits sexuels. Rien ne prouve par exemple que l'adultère ait été puni.
Mais vers l'an 50 avant JC, une nouvelle ère arrive, celle des Romains…


Les différents peuples gaulois avant la conquête romaine (zoom)

Il y a 2 200 ans la Gaule est surtout peuplée par des Celtes, que les étrangers appellent les « Gaulois ». La Gaule est composée de 6 à 20 millions d’habitants répartis en une soixantaine de tribus. La Gaule est le lieu, bien avant la conquête, d'une urbanisation en plein essor, comme le montrent, par exemple, les fouilles des oppida de Corent, ou de Bibracte, et d'un commerce à grande échelle, comme le révèlent les nombreux dépôts d'amphores vinaires italiques découvertes en contexte de sanctuaires.

Les Gaulois excellent en effet dans la culture de la vigne, et le vignoble s’étend le long des rives de la méditerranée à partir du VI° siècle avant JC. Les Gaulois inventent ainsi le tonneau, qui permet un meilleur transport du vin. Le succès est tel que les vins des Gaulois commencent à concurrencer fortement les vins de la péninsule italienne. L’empereur Domitien en 92 après JC, ordonne d’ailleurs l’arrachage de la moitié du vignoble en Gaule, sous prétexte de favoriser la culture du blé.

Enfin, la société gauloise, dont la structure a varié dans le temps, semble très complexe et hiérarchisée à la veille de la conquête, et laisse apparaître une tripartition fonctionnelle qui peut être interprétée comme un héritage indo-européen.

La Gaule, à la veille de la conquête romaine, est un pays d'alternances de forêts, de plaines cultivées, de bocages et de cités fortifiées, sillonnés de routes, pour certaines empierrées, donc d'un espace densément mis en valeur, loin des clichés légués par les historiens du passé.

À Saint-André de la Marche on trouve des traces de Gaulois datant de 300 avant notre ère.
Dans le Grand Ouest, il y a les Pictons (futur Poitou), les Namnètes (Nantes), les Andecaves (Anjou) ou les Turons (Touraine)…
Les premiers Gaulois s'installent en petits groupes et constituent les premiers hameaux.
Les hommes et femmes portent des tuniques de laine ou de lin fixées par des fibules. La cendre fait office de lessive et les savons sont faits de suie.

Excellents agriculteurs, les Gaulois sont aussi d'habiles artisans qui produisent des tissus et des bijoux de grande qualité. Les druides sont des savants. L'héritage que les Gaulois transmettent au reste du monde antique concerne principalement les domaines de l'artisanat : ébénisterie, forge, etc., des arts culinaires, des arts militaires (la cotte de mailles celtique fut sans doute le modèle utilisé par les Romains et son usage se répandit en Europe au haut Moyen Âge) et de la langue. Il a survécu à travers la culture romaine durant le haut Moyen Âge.

Les Gaulois la pratiquaient également la contrefaçon, comme en témoignent des amphores trouvées aux environs d'Arles et exposées au musée de la contrefaçon à Paris. Le sigle qu'elles portent ressemble à la marque d'une poterie campanienne de l'époque et a, de toute évidence, été repris par des viticulteurs de la Narbonnaise, dans le but de faire passer leur modeste production pour des vins italiens alors très prisés de ce côté-ci des Alpes.
(page 16)
www.industrie.gouv.fr/enjeux/etude_contref_0209.pdf


Sources :
www.linternaute.com/histoire/magazine/dossier/06/gaulois/3.shtml
www.villers-perwin.be/nos_activites/avant2002/WEB_GAULOIS/gaulois_sommaire.htm
www.ahsagy.com/fildutemps/node/20
www.babelio.com/livres/Frattini-Au-temps-des-Gaulois/230877

http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/un-jugement-de-salomon-au-temps-89757
http://www.75cl.info/article.10.931.860.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gauloise


Très grande carte
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4a/Gaule_-59.png
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MessageSujet: Re: Des femmes   Ven 22 Avr - 11:59


Pour jouir sans entrave, vive le sexe gratuit !

Dans une tribune parue sur Rue89, Act Up, le Collectif droits et prostitution, et le Syndicat du travail sexuel accumulent en quelques lignes les lieux communs, dont celui de la « prohibition de la prostitution, digne d'une croisade morale de l'ère victorienne ». L'ère victorienne et son moralisme seraient donc les ennemis de la prostitution. Pour qui connaît un peu le XIXe siècle, cette affirmation ne peut que laisser dubitatives…

La double figure de la femme essentialisée

C'est en effet à cette époque que s'opère un renversement dans l'appréhension de la sexualité des femmes et des hommes, qui marque encore profondément les esprits deux siècles plus tard.

Auparavant, la sexualité féminine était considérée comme débordante et incontrôlable, tandis que les hommes étaient supposés capables de rester maîtres d'eux-mêmes. A partir du XIXe siècle, c'est l'inverse : les femmes sont supposées ne pas avoir de désir sexuel, tandis que celui des hommes est peu à peu considéré comme irrépressible.

C'est également à cette époque qu'apparaît la double figure de « la femme » essentialisée : d'un côté, la mère, « l'ange du foyer » honorable ; de l'autre, la prostituée. Et tiens donc : c'est précisément à cette période que la prostitution explose.

La femme répugnant au sexe, l'homme insatiable

Les voyageurs de l'époque, comme Flora Tristan, qui se rendent à Londres (Flora Tristan, « Promenades dans Londres », 1840), capitale de l'Angleterre victorienne si moraliste, sont toutes et tous impressionnés par le nombre de prostituées qu'ils croisent dans les rues.

Ce n'est pas un hasard si la prostitution connaît un véritable essor dans cette atmosphère moraliste, car elle se fonde très précisément sur un schéma réactionnaire : la femme répugnant au sexe, l'homme insatiable bien obligé de se soulager auprès des prostitués.

Prostitution et moralisme de l'ère victorienne ne sont pas ennemis : ils marchent main dans la main. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si une des premières responsables politiques a avoir proposé la réouverture des maisons closes était… Christine Boutin.

Sexualité et reproduction sont maintenant dissociés

Où en sommes-nous deux siècles plus tard ? Bien sûr, la situation a changé (et heureusement ! ) : les années de libération sexuelle ont permis des incroyables avancées, notamment celle de dissocier de façon révolutionnaire sexualité et reproduction.

Le sexe hors du mariage est devenu courante et accepté, l'homosexualité a été décriminalisée, puis dépsychiatrisée… Pour autant, vivons-nous une époque de véritable liberté sexuelle ? Nous ne pouvons que constater autour de nous à quel point les schémas de l'ère victorienne – et ceux plus anciens du patriarcat – restent profondément ancrés dans les représentations. Au XXIe siècle, nos sexualités restent hétéronormées : combien de « Qui fait l'homme ? Qui fait la femme ? » a-t-on déjà entendu au sujet de couples homosexuels ?

L'acte sexuel reste centré sur la pénétration (de la femme par l'homme, l'inverse étant complètement tabou) : sans elle, un rapport sexuel est bien souvent considéré comme incomplet. Le désir masculin est toujours perçu comme supérieur au désir féminin. La liberté sexuelle féminine est encore mal perçue : combien de femmes sont traitées de « salopes » pour un comportement sexuel qui serait vu comme valorisant pour un homme ?

Les prostituées seraient des femmes qui « aiment ça »

Bref, la sexualité masculine reste présentée comme une sexualité de conquête quand la sexualité féminine est représentée comme étant passive. Cette dichotomie se perçoit même dans les mots que nous employons pour parler de l'acte sexuel : nous parlons de « pénétration » (de la femme par l'homme), ce qui implique encore une fois une activité de l'homme et une passivité de la femme, et jamais d'« engloutissement » par exemple, terme qui serait correct, mais impliquerait le schéma inverse.

La prostitution ne libère pas de ces schémas. L'étude des motivations des « clients » de la prostitution (Sven Axel Mansson, « L'Homme dans le commerce du sexe », université de Göteborg, 1984 ; Julia O'Connell Davidson, « L'Exploiteur sexuel », 2001 ; Saïd Bouamama, « L'Homme en question », 2004) permet de comprendre que c'est au contraire parce que ces représentations sont très présentes dans leurs esprits que la prostitution subsiste.

Il est intéressant de noter que la quasi-totalité des « clients » de la prostitution sont des hommes. Certains d'entre eux justifient le recours à la prostitution par le fait que leur compagne refuserait les pratiques demandées à la prostituée, et beaucoup pensent que les prostitués sont des femmes plus à l'aise avec leur sexualité, qui « aiment ça » (contrairement aux autres ? ).

Jouir sans entrave

On retrouve là la dichotomie femme honorable/prostituée. Surtout, les « clients » ont une vision très négative des femmes en général, certains considérant même le recours à la prostitution comme une revanche face à la prise de pouvoir trop importante des femmes dans la société.

La prostitution est donc fondée, aujourd'hui comme à l'époque victorienne, sur l'inégalité entre femmes et hommes et le moralisme sexuel.

Certes, le moralisme a aujourd'hui changé d'habits. La libération sexuelle hédoniste des années 70 a été récupérée par le capitalisme. Le sexe n'est plus aujourd'hui considéré comme sacré. Mais le considérer comme un produit de consommation au même titre qu'un grille-pain ou un paquet de corn flakes n'est pas plus émancipateur. Le sexe doit être libre et gratuit pour que nous puissions jouir sans entraves.

Hélène Assekour
www.rue89.com/2011/04/21/pour-jouir-sans-entrave-vive-le-sexe-gratuit-200866
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MessageSujet: Re: Des femmes   Dim 8 Mai - 22:49


« Putanisation » des petites filles

Les marchands veulent faire croire aux fillettes qu’elles ont besoin de fards et d’antirides.
« Préparez sa peau pour l'avenir. L'important ? Des produits ciblés et de la régularité. Des habitudes à prendre dès 10-12 ans. »
Une dizaine de gels moussants, de crèmes gommantes et de produits de maquillage sélectionnés par une journaliste s'étalent sur deux pages du magazine Version femina daté du 14 février 2011.
Aux États-Unis, Walmart lance des anti-âge pour fillettes.
www.rue89.com/2011/02/17/petite-fille-deviendra-accro-des-cosmetiques-pour-les-preados-190791

Des soutien-gorge rembourrés sont même fabriqués pour les 7-8 ans !
http://sisyphe.org/spip.php?breve1756

Contre l’hypersexualisation des petites filles et l’érotisation de leur image,
dont on peut voir des exemples dans le magazine Vogue France,
Arrow signez la pétition lancée par des pédiatres et des médecins de l'Éducation nationale :
www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N6214 cyclops
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MessageSujet: Re: Des femmes   Dim 15 Mai - 22:25


L'un des panneaux du "Great Wall of Vagina" de Jamie Mc Cartney

«Le grand mur du vagin» au secours des lèvres

[...] Pendant près de cinq ans, le sculpteur a convaincu 400 femmes de poser pour lui. Résultat : 400 vulves en plâtre, exposées à Brighton du 6 au 31 mai au Fringe Festival de Brighton, le plus grand festival annuel d'art en Angleterre.

Une présentation (en anglais) de The Great Wall of Vagina et des méthodes de travail de Jamie Mc Cartney.
www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=gY1iUfllRos

« Les vulves et les lèvres sont aussi différentes que les visages des gens», explique Jamie Mc Carney qui espère que « cette sculpture sera une aide dans la lutte contre le recours de plus en plus fréquent à la chirurgie esthétique des lèvres». « Cette tendance inquiétante à vouloir créer des vagins "parfaits" est l'équivalent moderne des mutilations génitale, et est un problèmes pour les générations de femmes à venir», estime l'artiste. Selon lui, l'oeuvre qu'il considère comme «les monologues du vagin de la sculpture» doit «changer la vie des femmes pour toujours»
[…]
http://next.liberation.fr/arts/01012337007-le-grand-mur-du-vagin-au-secours-des-levres
www.brightonfestivalfringe.org.uk/ticketing/welcome.aspx
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