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 Des femmes

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Mer 25 Mai - 14:34


Racisme, sexisme
Nicolas Canteloup, poulain d’Elkabbach, méprise les femmes qui ne sont pas minces

«Un jour, il a dit un truc que j'ai trouvé dégueulasse. C'était une famille dont la maman était morte, ils n'ont pas pu la rentrer dans l'incinérateur parce qu'elle était trop grosse. Et le matin, Nicolas Canteloup démarre sa chronique en disant : 'Valérie Damidot est morte, elle est tombée d'un escabeau. Malheureusement elle est tellement grosse qu'on n'a pas pu la mettre dans l'incinérateur'».

Né en 1963 à Mérignac, Nicolas Canteloup était moniteur d'équitation quand il a été recruté par le Club Med de Pompadour en tant que GO (gentil organisateur).
C’est Jean-Pierre Elkabbach qui a embauché le beauf Canteloup sur Europe1. «Quand je l'ai fait venir, c'était sans conditions », poursuit Elkabbach.
http://fr.news.yahoo.com/val%C3%A9rie-damidot-lanimatrice-na-appr%C3%A9ci%C3%A9-blague-limitateur-090100820.html
www.challenges.fr/affaires-privees.php?id_xml=389097
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 16 Juin - 17:48


Inégalité de genre dans les médias
Machisme des médias français

Place et image des femmes dans l’info
Un colloque a eu lieu le 9 juin 2011 sur la place et l’image des femmes dans l’info. Depuis 1995, les études du GMMP (Projet mondial de monitorage des médias) montrent que la parole des femmes pèse peu dans les médias. Elles sont sous-représentées et stéréotypées dans l’info. Elles représentent moins d’un quart des personnes citées et lorsqu’elles apparaissent, c’est le plus souvent en qualité de victime ou de façon anonyme (une passante, une jolie étudiante…) ou encore parce qu’elles ont un lien de parenté avec le héros de l’info. Tandis que les hommes sont plus souvent présentés en décideurs ou experts.
Ces enquêtes sont connues depuis 1995, mais elles n’ont pas fait bouger les lignes. D’une étude à l’autre, les résultats se ressemblent. Les médias renvoient de la société une image plus sexiste qu’elle ne l’est en réalité.
www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/parite/1175-sexe-info
http://www.womengateway.com/NR/exeres/BC48C62C-51B8-4A6A-A358-AB5D6AC4E656.htm



Et si on cherchait le sexe de l'information ?
Par Anne-Sophie Jacques

[Extraits] Sur la place des femmes dans leur propre média, l’inventaire n’est pas brillant. Christine Kerdellant, directrice adjointe de la rédaction de L’Express et directrice de la rédaction de L’Expansion, sort sa liste. Les rubriques politique, société, livres, arts et spectacles sont plutôt équilibrées mais les rubriques international et surtout économie, zéro pointé. Faut dire aussi que les patrons du Cac 40 sont tous des hommes.

Et dans les colonnes ? Ce n’est pas mieux, même sur les pages d’accueil des sites les plus irréprochables, se désole Blandine Grosjean, directrice adjointe de Rue 89. Parfois, sans savoir pourquoi ni comment, la page du site est entièrement masculine. Jusqu’à vingt articles d’affilée parlant uniquement d’hommes.

Sur les plateaux ? Hélène Risser, une ancienne d’Arrêt sur images version télé, est aujourd’hui rédactrice en chef adjointe du Pôle magazine et documentaire de la chaîne Public Sénat - « une jeune chaîne pleine de femmes, à part le DG » s’excuse-t-elle. Elle anime également une émission d’actualité hebdomadaire et elle le confesse : elle peine à trouver des invitées.

Le genre de l’information
il y a peut-être plus important que le nombre de photos, le nombre de femmes sur les plateaux ou le nombre de directrices. Et si on parlait du sexe de l’information ?

Qu’est-ce qui me semble masculin aujourd’hui dans l’univers médiatique ? D’abord le style péremptoire. Les tribunes léguées à l’humanité. Les grandes leçons de vie. Christophe Barbier est du genre masculin. Ses éditos sont une leçon hebdomadaire aux bougres. Juste une phrase extraite de son dernier billet paru dans l’Express : « Peuples du Nord, nous sommes devenus insensibles au malheur des gueux. » Pourquoi ce « nous » ? Qu’ai-je à voir avec Christophe Barbier ? Qu’est-ce qu’il en sait, si je suis sensible ou insensible au malheur des Tunisiens et des Libyens traversant la Méditerranée ? Ce « nous », m’englobant dans la grande armée des égoïstes sans me demander mon consentement, est un « nous » masculin.

Un édito du genre féminin serait moins affirmatif. Moins catégorique. Il laisserait les questions en suspens. Avec un point d’interrogation. Me vient (je ne sais pas pourquoi) l’exemple de l’ancien commissaire Georges Moréas quand il écrit par exemple sur son blog : « On peut se demander si Luc Ferry, notre Pythagore cathodique, n’a pas oublié la définition du mot philosophe. »

Rien à voir, vous disais-je, avec le sexe. L’interview matinale de Pascale Clark est un pur moment masculin, tout en relances, interruptions, moqueries, sarcasmes, désir sophistiqué de domination et d’annihilation de l’autre. Le sarcasme est-il masculin ou féminin ? À discuter. Mais le coupage de parole est masculin.

Vous pourrez penser que c’est absurde, et que ça ne mène nulle part. Qu’on peut continuer à compter les photos de filles dans les pages, au moins c’est du tangible, du certain. Et au vu des journaux y a encore du boulot. Allez-y. Mais n’oubliez pas que les deux genres sont en chacun de nous. À nous de les regarder en face, de les identifier. Aux rédactions maintenant de déterminer ce qui relève, dans leur production, du genre féminin, du genre masculin, et de tenter, qui sait, un équilibrage.
www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4093

Le machisme ordinaire de la presse

Exemple dans Ouest France du 6 juin 2011 : « Face à face viril contre l’aéroport »
À propos de la charge de 200 gendarmes casqués contre une centaine d'opposant(e)s au nouvel aéroport de Nantes, dont la tour de contrôle doit s'élever à Notre-Dame-des-Landes (44).

Extraits d’une analyse par une féministe.
    En page ‘Loire atlantique’ : gros placard 'une guérilla champêtre contre l'aéroport'. On y voit une seule jeune femme au milieu des gendarmes mobiles et de militants hommes.

    En page régionale : des vaches, des gendarmes et des militants hommes. Pas une femme ! Avec comme titre : 'un face à face viril contre l'aéroport'.

    Et dans l'article, comme sur la photo, il n'est question que des opposants : pas la moindre évocation des exploitantes ou femmes/compagnes d'exploitants, des militantes associatives et/ou politiques présentes sur le terrain, des jeunes femmes habitantes récentes sur la Zad, qui squattent en toute connaissance de cause des maisons promises à la destruction et qui cultivent des jardins pris sur des friches. Cette invisibilité des femmes est un scandale -ordinaire-.

    Je vous cite également dans le corps de l'article 'le face à face est viril, musclé... et parfois cocasse...'
    Et nous passons ainsi, en douce, de la balade champêtre au rassemblement 'viril' et aux plaisanteries également 'viriles', de café du commerce ou de corps de garde... 'Les gendarmes mobiles, eux, obéissent aux ordres sans états d'âme'. Ça ce sont des mecs, des vrais. Et la guérilla exalte les valeurs viriles...

    Peut-être faudrait-il envoyer un courrier de protestation à la rédaction de Ouest France.
Libération se rattrape aujourd’hui avec un sujet sur le bac à l’étranger, qui présente uniquement témoignages et photos de femmes !
Jeunes et jolies, il est vrai. study
www.liberation.fr/societe/01012343489-candidats-de-tous-les-pays-comment-planchez-vous

Le machisme à la radio

Exemple sur France Inter, avec l’émission « La tête au carré », présentée par Mathieu Vidard.
Voyons ce qu'elle programme du 17 juin au 1er juillet 2011 :

17/06/2011 > Débat autour de l'actualité scientifique
avec : Lionel Naccache, neurologue, Bertrand Monthubert, mathématicien, Jacques Testart, biologiste et président de la fondation Sciences Citoyennes

20/06/2011 > Archéologie familiale
avec : Arlette Streri, Etty Buzin, psychologue clinicienne

21/06/2011 > Serpents et venin
avec : Xavier Bonnet, herpétologue, Nicolas Vidal, biologiste herpétologue

22/06/2011 > Architecture et histoire : pyramide de Kheops et cathédrales
avec : Jean-Pierre Houdin, architecte, Arnaud Timbert, maître de conférences, spécialiste d'architecture gothique

23/06/2011 > L’héritage néolitique
avec : Jean Guilaine, professeur d’archéologie au Collège de France

24/06/2011 > Débat autour de l'actualité scientifique
avec : Etienne Klein, astrophysicien, Stéphane Foucart, journaliste, Pierre Henri Tavoillot, philosophe

27/06/2011 > Yves Coppens

28/06/2011 > Le paludisme
avec : François Nosten

29/06/2011 > Le club des Têtes au carré
avec : Roland Lehoucq, astrophysicien, Laurent Mulot, photographe, pour l'exposition Augenblick, Serge Brunier, pour une application I phone/I pad sur le ciel

01/07/2011 > Débat autour de l'actualité scientifique
avec : Didier Sicard

Conclusion : Sur 10 émissions, aucun rendez-vous n’est mixte, il y a 1 émission avec des femmes pour 9 émissions avec des hommes ; sur 18 invités il y a 2 femmes et 16 hommes.

La cerise sur le gâteau : le 20 juin Mathieu Vidard a invité les chercheuses à parler bébés, réduisant ainsi les femmes à la fonction maternelle. Et il a terminé son émission en parlant de la prostitution ; qui plus est, sous un angle favorable aux « travailleuses du sexe ». Mais qu’est-ce que la prostitution vient donc faire dans ce genre d'émission ?! Encore une énigme à résoudre pour la science. pig

Camerawoman au 1er congrès de la Fédération des journalistes africains (novembre 2008, Nairobi)
© Paco Audije
http://portal.unesco.org/ci/fr/ev.php-URL_ID=28409&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html[i]
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Dim 26 Juin - 13:42


Le patron de Radio France distingué par La Barbe

France Inter : la misogynie tranquille
France Inter : avec un F comme fanatique, féroce, fielleux, fou, frénétique..., et un I comme insulte, inconsidération, irrespect…

Vidard s’enferre
Le 24 juin son invité, Meneton, s’emploie à culpabiliser les femmes qui ne nourrissent pas leur bébé au sein pendant les 12 à 36 premiers mois de sa vie.

Question élémentaire : ont-elles le choix ?
2e question : que fait Meneton pour que les femmes aient cette possibilité ?

Le commentaire d'Erica :
Et si c'était des femmes qui parlaient de ce genre de choses au lieu d'éminents spécialistes qui n'ont pas la moindre idée de ce qu'ils racontent. Il y a trente ans on nous disait l'inverse absolu de ce que vous proférez aujourd'hui. Pourquoi ? Fallait-il alors faire marcher les grands groupes alimentaires et aujourd'hui faut-il remettre les femmes à la maison. Vos gueules ! Définitivement !
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/lateteaucarre/commentaire.php?id=105919&temPage=2

Meyer le suit
Samedi 25 juin c’est le suffisant Philippe Meyer qui prend le relais du machisme en programmant ‘L’amour de moi’ chanté par Florence Viala, pour redire aux auditeurs que l’auteure du texte, la poétesse Louise Labé, était peut-être une prostituée.
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/laprochainefois/

FIP les a précédés
Cela fait quarante ans que l’information est assurée exclusivement par des hommes à FIP.
www.egalite-infos.fr/2010/12/08/le-pdg-de-radio-france-distingue-par-le-collectif-feministe-barbu/

Quand Radio France va-t-elle se décider à respecter les femmes ?
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Mer 7 Déc - 10:25



Sexisme dans les médias influents de France

Sous prétexte que les élections législatives et présidentielle de 2012 approchent, Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, est laissée à l’écart de la rédaction de Paris-Match.

Pour qu’Audrey Pulvar continue à animer la matinale de 6 à 7 h sur France Inter, il a fallu que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) refuse de sanctionner la poursuite de ses activités. Certaines voix étaient allées jusqu’à demander que son temps de parole soit décompté dans celui de l’opposition. Mais elle a été évincée d'I-télé en novembre 2010 à la suite de l'annonce par son compagnon Arnaud Montebourg de sa candidature à la primaire PS.

Anne Sinclair avait ouvert la voie de l’exclusion en 1997, en quittant 7 sur 7, émission politique phare, au moment de la nomination de Dominique Strauss-Kahn au ministère des Finances.

En février 2007, France 2 avait écarté Béatrice Schönberg de la présentation des journaux de 20 h parce que son mari, Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion sociale, était en campagne pour Nicolas Sarkozy.

La même année, Marie Drucker, présentatrice de Soir 3, et à l’époque compagne de François Baroin (UMP), avait été suspendue pendant la campagne présidentielle.

Il n’y a guère eu que Christine Ockrent à avoir pris la direction générale de France 24 alors que son mari Bernard Kouchner était ministre des Affaires étrangères. Mais elle a dû faire ce qu’aucun de ses collègues masculins n’a jamais été contraint de faire : demander une réduction de son salaire, à la suite d’une polémique en septembre 1988.
www.ouest-france.fr/region/paysdelaloire_detail_-Hommes-politiques-et-femmes-journalistes-mauvais-menages-_39382-2007730_actu.Htm

Certains considèrent donc que les femmes sont incapables d’indépendance, d’éthique, et estiment qu’elles sont si faibles d’esprit qu’elles adoptent automatiquement les idées de l’homme dont elles partagent la vie. Mais alors pourquoi les laisser exercer leur métier le reste du temps ? Elles pourraient manquer d’objectivité et tenter d’influencer les débats en dehors des périodes électorales.


Parallèlement à cet ostracisme sévit une tolérance étonnante vis-à-vis de journalistes comme David Pujadas ou Patrick Poivre d’Arvor, Emmanuel Chain, Alain Duhamel, Franz-Olivier Giesbert… qui rencontrent l’oligarchie de la finance et de l’industrie, de la politique et de la presse aux ‘Dîners du Siècle’. On ne sanctionne pas ces « journalistes banquetant avec les politiciens préférés de leurs employeurs (et refusant d’informer le public de ces rencontres...) ».
www.monde-diplomatique.fr/2011/02/DENORD/20132


La déontologie ne s’applique pas non plus aux hommes employés par France Inter ou France 5.
Ainsi personne n’a encore réclamé la démission de François Busnel ou une simple petite sanction contre celui qui anime une heure d'interview quotidienne sur France Inter, alors qu’il a reçu sa compagne dans le cadre de son émission ‘La Grande Librairie’ le 15 septembre 2011, sur France 5, sans mentionner les liens les unissant.

Invitée pour la promotion de son sixième roman, ‘Rien ne s'oppose à la nuit’, Delphine de Vigan, auteure à succès, a été complimentée par le journaliste. Pour lui, ‘Rien ne s'oppose à la nuit’ est un livre « absolument extraordinaire », qui « sort totalement du lot ».

Arretsurimages.net : « on lit d'un œil différent les compliments qu'il a adressés en 2009 à son précédent roman, ‘Les heures souterraines’, dans L'Express. Ou dans le JDD, où, interrogé sur ses préférences pour le Goncourt 2009, il déclarait : ‘En un mot : Delphine de Vigan.’ »
www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4433

Autrement dit, les femmes journalistes sont pénalisées sur soupçon de ne pouvoir séparer vie privée et vie professionnelle, tandis que les hommes journalistes ne sont pas sanctionnés quand manifestement ils ne séparent pas vie privée et vie professionnelle.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 8 Déc - 15:24


Regardons la prostitution telle qu'elle est

Quelle femme resterait dans la prostitution à salaire égal ? Aucune. Ce n’est pas donc en termes de droit à faire commerce de son corps qu’il faut chercher à adopter une position mais en termes de violence légalisée. Non pas en termes de droit des clients mais en termes de devoir envers les prostituées.

rillant par leur absence de tous les débats depuis toujours, les clients de la prostitution sont aujourd’hui sous les feux des projecteurs grâce aux récentes «révélations» de Claude Guéant sur DSK.

A cette occasion, les attaques verbales fusent, alors que les arguments font défaut : il est parfaitement autorisé en France de recourir à des prostituées, pourvu qu’elles soient majeures. Seuls les faits commis au Carlton de Lille pourraient être reprochés à DSK, mais la présomption d’innocence commande de le considérer innocent face aux possibles accusations de complicité de proxénétisme et recel d’abus de biens, ces faits n’étant à ce jour pas avérés.

Par ailleurs, sa participation habituelle aux soirées libertines n’est plus un secret, et est matière à railleries, alors que le libertinage n’est pas un délit. Ainsi, juridiquement aujourd’hui rien ne peut lui être reproché. Mais bizarrement, les attaques dont il est l’objet semblent plus fortes que l’application du code pénal. Parce que ce n’est pas en sa qualité de citoyen qu’il est attaqué, mais en sa qualité d’homme.

La prostitution n'est pas le libertinage

Un État de droit se doit d’être éthiquement neutre, c’est pourquoi le libertinage comme la prostitution sont inattaquables sur le terrain de la morale. Il en est de même de tous les comportements sexuels imaginables, pourvu qu’ils n’atteignent pas aux droits et libertés d’autrui.

Mais s’il est tout à fait justifié de ne pas remettre en cause le libertinage au titre de la liberté sexuelle, s’en tenir au même fondement juridique pour justifier la prostitution serait non seulement faux mais montrerait une indifférence profonde, voire une complicité passive face à ce qui est nécessaire de nommer une violence faite aux femmes. La prostitution est une violence faite aux femmes. Et doit être abolie.

La prostitution est vieille comme le monde et se renouvelle. De l’escorting aux sex tours, en passant par la prostitution estudiantine, elle est même devenue une cause défendue par certains et certaines, au nom de libertés qui sont devenues leur prison, et même pas dorée. La permission de la prostitution prend l’habit de la libération des mœurs alors qu’elle n’est que synonyme de misère et violence.

Au-delà de la lutte contre le proxénétisme, évidemment nécessaire, à maintenir et à développer, c’est le phénomène prostitutionnel en tant que tel dont il est temps de débattre.

Les hommes ont toujours justifié la prostitution par les faits d’un «mal nécessaire», d’un «rempart contre le viol», d’un remède à la misère sexuelle d’une certaine catégorie d’hommes et de son statut de «plus vieux métier du monde».

En somme, la prostitution existe parce qu’elle est d’utilité publique.

«Utilité publique», vraiment ?

Et depuis la nuit des temps, c’est en ces termes que les possesseurs de pouvoir donnent à voir la chose, selon un paradigme mettant le corps des femmes au service des hommes, que les petits et grands sont éduqués, et c’est sur ce modèle hautement philosophique que notre société (qui n’est pas la seule) s’est construite.

Pourtant, les séquelles physiques et psychologiques dues à la soumission à des actes sexuels répétés et non désirés que connaissent les personnes qui se prostituent ou qui se sont prostituées sont aujourd’hui connues, mais apparemment ignorées.

Il s’agit d’une violence faite aux personnes, qui entrent dans le cadre des conséquences psychotraumatiques, (conséquences reconnues par la communauté scientifique médicale internationale comme pathognomonique c'est-à-dire comme une preuve médicale de l’existence d’un traumatisme).

Rien de moins que ce que ressentent les victimes de viols. Les prostituées opèrent une dissociation mentale, une «décorporalisation», comme une anesthésie corporelle, et connaissent ainsi par exemple, des seuils très élevés de résistance à la douleur. Et ce n’est qu’un exemple de moyen de défense développé par le corps et l’esprit.

Des souffrances que l'on retrouve chez les personnes torturées

C’est, entre autres, ce qui différencie fondamentalement le «métier» de prostituée d’autres métiers réputés difficiles. L’atteinte à l’intégrité du corps (problèmes immunitaires, troubles cutanées, problèmes gynécologiques et dermatologiques) et de l’esprit (60% à 80% des personnes prostituées souffrent de troubles psychotraumatiques sévères, chiffre semblable aux personnes ayant subi des actes de tortures et aux prisonniers politiques selon le rapport d’information d’avril 2011 précité) est flagrante et ne peut plus être niée en matière de prostitution.

Parmi les pays européens, certains sont abolitionnistes comme la Suède ou la Norvège, d’autres règlementaristes comme les Pays-Bas ou l’Allemagne.

Les Pays-Bas, qui ont choisi en 2000 de règlementer la prostitution, pour disent-ils, accroître et faciliter la surveillance de ce milieu, sont forcés de constater que les chiffres de la traite des êtres humains ont largement augmenté; de plus, un rapport du gouvernement norvégien de 2004, comparant les politiques suédoise et néerlandaise (ministère norvégien de la Justice et de l’Intérieur, Purchasing Sexual Services in Sweden and the Netherlands. Legal Regulation and Experiences, 2004) montre que la légalisation n’a pas empêché le proxénétisme au sein même du secteur légal de la prostitution, et un secteur illégal a même fait son apparition, deux données plus parlantes encore sur l’inefficacité relative de la légalisation.

L'échec hollandais

Un projet de loi a donc été présenté en décembre 2009, poursuivant le but de politique générale de décorrélation entre le proxénétisme et la prostitution, et qui propose, en désespoir de cause, de punir les clients de la traite (avec un système de certificat affiché sur la vitrine de la prostituée). Par ailleurs, le rapport d’information de la commission des lois publié le 11 avril 2011 et préalable à la Résolution débattue le 6 décembre devant l’Assemblée nationale, explique :
    «Cette conviction de l’inéluctabilité de la prostitution est si fortement ancrée dans les esprits que Mme Corinne Dettmeijer-Vermeulen, rapporteure nationale sur la traite des êtres humains, a vanté les mérites du modèle néerlandais en matière de lutte contre la traite en indiquant qu’il y avait eu près de 900 affaires de traite depuis 2000, contre environ 50 constatées en Suède, attribuant cette différence à l’efficacité de la politique néerlandaise en la matière. Jamais n’a été évoquée l’idée que la réglementation de la prostitution pouvait constituer un encouragement à la prostitution et à la traite des êtres humains, dans un pays qui compterait pourtant dix fois plus de personnes prostituées que la Suède, pour une population deux fois supérieure.»
Enfin, les incohérences telles que celle portant sur le «Pôle emploi» hollandais, qui ne peut pas proposer d’emploi équivalent car «pas considérés comme appropriés», ou encore l’impossibilité de suivre une formation professionnelle en la matière, prouvent que malgré toute la «bonne» volonté du monde à faire de la prostitution un métier comme un autre, cela ne fonctionne pas.

La réussite suédoise

L’exemple hollandais est aussi parlant par l’échec que la Suède l’est par la réussite. En effet, la prostitution, analysée en violence faite aux femmes, y est interdite (incrimination des clients et des proxénètes, mais pas des prostituées, considérées comme des parties faibles) depuis une loi extra territoriale de 1999.

Un rapport suédois mené par le ministère de la Justice entre 2008 et 2010 sur l’évaluation de la pénalisation de la prostitution, confirme l’efficacité de la loi à plusieurs plans.

D’après le rapport, le nombre de prostituées de rue a diminué de moitié en dix ans, quand le chiffre des pays voisins (Danemark ou Norvège) a triplé. Le proxénétisme semble renoncer à s’installer en Suède au bénéfice de destinations plus «rentables», et pour l’année 2008, la demande d’achats de services sexuels a presque diminué de moitié, passant de 13,6% à 7,8% parmi les hommes suédois. Au surplus, son taux de viols est stable (ni hausse ni baisse depuis la loi).

Le rapport montre aussi que la loi a contribué à faire évoluer les esprits, à faire prendre conscience aux clients (qui, comme en France, ne sont pas des hommes en détresse affective ou sexuelle, mais en grande majorité des hommes «normaux», ordinaires souvent en couple et pères), grâce notamment à une grande campagne de sensibilisation à l’interdiction nouvelle comme à ses conséquences pénales, et surtout à l’analyse de base qui fonde l’interdiction: la prostitution est une violence.

Le secret de la réussite de la Suède réside dans la mise en place de moyens financiers colossaux pour faire appliquer la loi et pour financer le volet social.

L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a, quant à elle, adopté le 4 octobre 2007 une résolution sur la prostitution «volontaire». Elle recommande une approche «pragmatique» face à l’inéluctabilité de la prostitution.

Le texte est fondé sur l’approche règlementariste (le rapporteur est hollandais), au point de ne citer que les pays prohibitionnistes et abolitionnistes concernant la prostitution clandestine, cachée, cherchant à montrer que l’absence de règlementarisme en est la cause.

Certaines formules, si candides, feraient sourire si elles ne touchaient pas un problème si grave («… en veillant à ce que les prostitué(e)s aient accès à des pratiques sexuelles sans danger et bénéficient de l’indépendance suffisante pour les imposer à leurs clients»); le cas de la Suède est évidemment mentionné, mais juste mentionné. Le rapport de la commission reste théorique, naïvement subjectif, et part perdant en niant le débat de fond. A l’instar des Pays-Bas.

Ce que peut faire la France

Il ne peut y avoir de prostitution volontaire, comme métier, comme ambition professionnelle, mais qu’une situation de prostitution par défaut.

Défaut d’amour, d’argent, d’ambition, d’estime de soi… Le lien entre prostitution et carences dans l’enfance (maltraitance, abandon, violences, abus…) n’est plus à prouver. Quelle femme resterait dans la prostitution à salaire égal? Aucune. Ce n’est pas donc en termes de droit à faire commerce de son corps qu’il faut chercher à adopter une position mais en termes de violence légalisée. Non pas en termes de droit des clients mais en termes de devoir envers les prostituées.

La France est aujourd’hui face à un choix :

• Soit elle opère un revirement de sa position abolitionniste pour suivre l’exemple hollandais, réglemente la prostitution et ouvre la porte à un proxénétisme décomplexé. Elle cherchera en vain à justifier qu’un proxénète légalisé vaut mieux qu’un proxénète illégal. Mais cette solution paraît heureusement peu probable au vu de la teneur et la coloration abolitionniste du rapport d’information précité.

• Soit elle demeure le pays abolitionniste tel que conçu en 1946, et dans cet immobilisme qui ressemble plus à un refus de choix qu’à un choix, puisqu’à la fois elle tolère la prostitution et les clients, mais empêche ce système prostitutionnel de fonctionner en interdisant le racolage; puisqu’elle dit lutter contre le proxénétisme mais refuse de s’attaquer à sa matière première qu’est la prostitution; enfin, puisqu’elle ignore purement et simplement un pan entier de ses principes juridiques au nom de la protection d’un seul, la liberté individuelle, ainsi que les conclusions médicales qui montrent les prostituées en situation d’immense détresse physique et psychologique.

Car même s’il ne suffit pas d’interdire une pratique pour la voir totalement disparaître, il ne faut pas espérer qu’elle puisse disparaître sans commencer par l’interdire.

Elle permet l’existence d’un marché où l’offre revient à être illicite (par l’interdiction des moyens de se faire connaître) mais pas la demande, sans le justifier socialement, ni philosophiquement, autrement que par un renoncement au débat de fond qui devrait être à l’origine de toute décision politique. Non, la France ne doit pas rester dans cet immobilisme incohérent.

• Soit enfin, la France fait face à ses responsabilités de pays leader de la protection de la personne, de la dignité humaine, de la liberté sexuelle, protectrice du consentement contractuel quand il est donné librement, et reconnaît que la prostitution en tant que telle est avant tout une violence faite aux femmes; et, tout en restant dans la logique abolitionniste, se donne réellement les moyens de lutter contre la traite des êtres humains comme elle s’y est engagée en 1960, en pénalisant les clients de la prostitution, en encourageant la sortie de la prostitution par la mise en place de mesures, forcément provisoires mais réelles, concrètes et crédibles, en expliquant aux adolescents et aux adultes que la prostitution est une violence faite aux femmes, prouvée médicalement, qui s’assimile à une succession de viols, en menant une campagne de sensibilisation suffisamment expressive pour toucher tous les publics concernés (à savoir et avant tout l’homme «ordinaire»), parce que «la prostitution personnelle et privée ne relève que de la conscience et n’est pas un délit» (Convention internationale des Nations unies pour la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui du 2 décembre 1949), elle ne doit pas être punie, mais le système doit faire basculer la charge du risque, de la prostituée vers le client.

Les Pays-Bas qui semblent enlisés dans leur loi, enfermés dans cette légalisation, ne plus pouvoir reculer, auront au moins montré le chemin à ne pas emprunter. La France, elle, peut encore choisir la voie de la démocratie et de l’égalité. Elle en a les moyens. En aura-t-elle le courage ?

Jarod Barry
www.slate.fr/tribune/47207/prostitution-abolition

La domination masculine
Et s’il est nécessaire que toute une classe de personnes soit traitée avec cruauté, indignité et humiliation, placée en condition de servitude, pour que les hommes puissent avoir le sexe auquel ils pensent avoir droit, alors c’est ce qui arrivera. Voilà l’essence et le sens de la domination masculine. La domination masculine est un système politique.
http://sisyphe.org/spip.php?article3420

Les « clients » : Ce très ordinaire désir de domination
Ce sont des hommes ordinaires, de tous âges, toutes professions, classes sociales, nationalités et « races ». 37 % des prostitueurs sont en couple ; 24 % ne le sont plus mais l’ont été.
L’étude française avance le chiffre de 25 % de prostitueurs faisant leur première expérience de la prostitution après une rupture amoureuse, comme une sorte de « vengeance ».
Les prostitueurs peuvent vouloir varier les expériences sexuelles et dominer. Si possible des femmes jeunes, plus faciles à dominer. L’acheteur de prostituées ou prostitueur veut une femme qui oublie ses exigences, ses désirs, ses sentiments personnels, il prend une revanche sur le (relatif) recul du pouvoir des hommes.
La plupart évoquent des besoins sexuels irrépressibles, une nature différente de la sexualité masculine.
www.alternativelibertaire.org/spip.php?article3678

Le mythe du "mal nécessaire"
La prostitution est présentée dans de nombreux pays comme un mal nécessaire, utile aux hommes et à la société.

Elle serait utile aux hommes parce que ceux-ci auraient des besoins sexuels que les femmes ordinaires ne pourraient satisfaire. La libido de ces dernières serait naturellement faible et, de plus, elles n’accepteraient pas certaines pratiques sexuelles. La prostitution concourrait donc à l’équilibre des hommes en servant de réceptacle au surplus d’énergie sexuelle, qui, non évacué, serait préjudiciable à leur santé... Et, par là même, serait la gardienne de la paix conjugale.

Elle serait d’utilité sociale : les pulsions sexuelles des hommes étant soi-disant irrépressibles, leur permettre d’utiliser une prostituée éviterait donc les viols, et l’infidélité du mari.

Il n’y a pas de besoin sexuel, comme Philippe Brenot (psychiatre, anthropologue, directeur d’enseignement en sexologie à l’Université de Paris V, vice-président de l’Association Inter Hospitalo-Universitaire de Sexologie et président de L’Observatoire International du couple et éditeur) le dit ici :
« Il n’y a pas de besoin sexuel. Le sexe est culturel, il est le fruit d’un apprentissage. Sans manger, sans uriner, je ne pourrai pas vivre. Sans relation sexuelle de toute ma vie, il ne se passera rien. Si : une frustration. Il n’y a pas là de besoins naturels, il y a le fait d’accepter ou pas la frustration. Certains hommes se calquent sur le désir de leur partenaire, d’autres vivent une frustration et l’appellent besoin : ce sont de gros bébés qui ne sont pas construits. Le vrai problème, c’est la frustration. Ces hommes pensent que les femmes ont le pouvoir de leur permettre d’accéder ou pas à la sexualité, ils les vivent donc comme castratrices, frustrantes. Dans la prostitution, l’homme paie pour que la femme ne puisse pas poser de limites. »
http://sisyphe.org/spip.php?article3418

Conséquences psychiques et physiques de la prostitution
Les conséquences psychiques et physiques de la situation prostitutionnelle sont très graves pour la personne prostituée et ne se distinguent pas à la base des conséquences de la traite. Il est très important de noter également que le lien entre antécédents de violences sexuelles et entrée en prostitution est très fort : selon différentes sources, entre 80 et 95% des personnes prostituées présenteraient de tels antécédents. L’article de Judith Trinquart, médecin, propose des solutions pour une prise en charge efficace et appropriée des personnes prostituées.
www.france.attac.org/archives/spip.php?page=article&id_article=1232
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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 8 Déc - 16:52


L’occultation des violences masculines envers les femmes
[Extraits]

Accepter de voir, de reconnaître la violence masculine est une tâche très dure pour tout le monde, et insupportable pour beaucoup d’entre nous. Il ne s’agit pas seulement de se retrouver face à la cruauté humaine, à l’injustice et d'assister à la souffrance des victimes. Reconnaître la violence masculine signifie faire front aux structures mêmes d'une société patriarcale, et remettre en question une idée des relations entre les sexes et de la famille basées sur l'amour et le respect.

Beaucoup de femmes ont du mal à concevoir qu’elles ont cherché ou trouvé l’amour dans les rangs de la classe ennemie. être tout le temps en colère, c’est fatigant

Reconnaître notre propre dignité… c’est la condition pour se révolter contre les atteintes à cette dignité. L’éducation des filles, c’est une formation au contraire de la dignité.
Les femmes sont éduquées à intérioriser qu’elles valent moins que les hommes, et qu’on peut leur en demander, leur en faire supporter plus.

Les grandes stratégies d'occultation sont la légitimation de la violence (par exemple le viol conjugal, qui n’existe pas en tant que délit pénal dans beaucoup d’États aux États-Unis, ou les « crimes d’honneur ») et, quand la légitimation n’est plus possible, sa négation.
Les tactiques que j’ai décrites sont : l’euphémisation ou les « politiques du langage » (par exemple parler de « violence envers les femmes » plutôt que de « violence masculine ou masculiniste envers les femmes ») ; la déshumanisation des femmes (comme dans la pornographie et dans la prostitution) ; la culpabilisation des victimes, ou des mères des victimes (comme quand on parle de mère « incestueuse », alors que l’inceste a été perpétré par le père) ; la psychologisation et la naturalisation (attribuer les causes des violences aux caractéristiques individuelles - psychologiques ou biologiques - des agresseurs ou des victimes) ; et la séparation (considérer les différentes formes de violences comme des entités distinctes, chacune avec des causes différentes, plutôt que de les voir sur un continuum, ce qui permet justement d’éviter de voir l’ensemble).
À ces tactiques, j’ajoute aujourd’hui le racisme comme instrument pour occulter les violences des hommes de « chez nous »

Il faut se rappeler que les violents peuvent être très organisés, comme dans les cas des lobbies pro-pédophilie, des associations de pères séparés (dont beaucoup sont des hommes violents), ou des « hommes d’affaires » qui gèrent pornographie et prostitution.
[...]
http://blog.entrailles.fr/2011/11/violences-masculines-envers-les-femmes-entretien-avec-christine-delphy-et-patrizia-romito/
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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 8 Déc - 17:21


À la télé et à la radio, les experts masculins font la loi
Et dans la presse magazine c’est encore pire


Les femmes ne représentent que 18% des experts consultés dans les médias. Voilà la conclusion peu flatteuse du rapport de la Commission sur l’image des femmes dans les médias, remis hier à Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale. L’étude observe des taux particulièrement bas dans la presse hebdomadaire et à la télévision, qui donnent bien davantage la parole aux hommes. “La légitimité du savoir est masculine”, souligne Michèle Reiser, qui préside cette commission.

Dans la presse hebdomadaire, les résultats sont particulièrement criants : le taux d’expertes est seulement de 14,6% contre 85,4% d’experts, indique l’étude, réalisée sur cinq magazines (“Paris Match”, “Le Nouvel Observateur”, “L’Express”, “Le Figaro Magazine” et “Le Point”). Au total, on compte sept fois plus de citations pour les hommes, neuf fois plus de photos et six fois plus d’interviews dans la presse hebdomadaire.

À la télévision, la situation n’est guère meilleure : les femmes expertes restent invisibles, puisque leur taux de présence n’est que de 18%, dont 20% dans les magazines d’information et 16% dans les journaux télévisés. Dans “C dans l’air”, présentée par Yves Calvi sur France 5, elles n’étaient même que 5% la semaine du 19 au 25 septembre en termes de temps de présence, et de 2% en temps de parole ! Autrement dit, les téléspectateurs entendent à la télévision près de sept fois plus d’hommes spécialistes que de femmes, soit une parole d’expert pendant sept heures un quart pour une heure un quart pour les expertes.

La radio s’en sort un peu mieux, avec un taux de présence de 23% pour les expertes. Le résultat est néanmoins moins bon dans les matinales (22%) que dans les émissions de libre-antenne (30%).

Par expert, le sondage entend “une personne ayant une légitimité par rapport à la question évoquée”, comme par exemple un médecin pour des problèmes de santé ou un juriste sur un cas judiciaire. L’analyse a été réalisée du 15 septembre au 15 novembre 2011, avec la semaine du 19 au 25 septembre comme période de référence.
http://teleobs.nouvelobs.com/articles/a-la-tele-et-a-la-radio-les-experts-masculins-font-la-loi
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MessageSujet: Re: Des femmes   Lun 12 Déc - 11:07


Non-respect des femmes en général
et des femmes politiques en particulier


Après les attaques persistantes contre Ségolène Royal, venant de perroquets de droite et de gauche et mettant en doute ses capacités intellectuelles (« incompétente », « bécassine », « dinde », « folle »…), après les tentatives xénophobes de discréditer Eva Joly parce qu’elle est née en Norvège ou parce qu’elle a un accent, voici qu’on reproche à Cécile Duflot d’avoir de l’ambition. Comme si ce trait de caractère était absent et non admis chez les hommes politiques !

Avez-vous votre brevet de Ségophobe ?
www.agoravox.fr/tribune-libre/article/avez-vous-votre-brevet-de-85673

François Fillon : «Je pense que cette dame n'a pas une culture très ancienne de la tradition française, de l'histoire française et des valeurs françaises.»
www.youtube.com/watch?v=JLN_1b7tMdQ cyclops
www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/la-reponse-de-joly-a-fillon-je-ne-descends-pas-de-mon-drakkar-15-07-2011-1534068.php


« Salut la Vranze, aujourd'hui est un krand chour » écrit Patrick Besson, dans Le Point (comme si Eva Joly était Allemande, et à l’heure où la germanophobie augmente).
www.rue89.com/2011/12/05/patrick-besson-et-laccent-deva-joly-une-zombre-affaire-227217

Alain Lipietz : « Duflot vendrait père et mère pour devenir ministre »
www.rue89.com/rue89-presidentielle/2011/12/11/alain-lipietz-et-rue89-retour-sur-un-entretien-qui-fait-polemique

Ce n’est pas tout. Eric Besson, ex-PS devenu membre du gouvernement UMP, a affirmé jeudi 8 décembre 2011 sur Canal+ qu'Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à l'Élysée, sera "l'accident industriel de l'élection présidentielle".
www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/twitter/2011/12/09/eric-besson-regrette-d-avoir-qualifie-eva-joly-d-accident-industriel-de-l-election-presidentielle_1615917_1471069.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Lun 12 Déc - 11:18


Machisme en politique : La parole des femmes se libère

«Sincèrement, il existe un machisme évident vis-à-vis des femmes politiques qui révèle l'état de la société», souligne l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage.

Eviter de se mettre en jupe quand on doit parler devant une assemblée d’hommes, essuyer des remarques sexistes du genre «D’accord, parce que tu as de jolis yeux» ou «On ne va quand même pas mettre à la direction une mère de famille nombreuse»… Les témoignages de Dominique Voynet (élue EELV), Roselyne Bachelot (ministre des Solidarités), Aurélie Filipetti (députée PS) ou encore Clémentine Autain (militante antilibérale) se rejoignent.

La ministre des Sports Chantal Jouanno affirme elle-même ne pas pouvoir porter de jupe dans l’hémicycle sans entendre dans son dos des remarques salaces.

«L’affaire DSK va libérer la parole des femmes et va changer beaucoup de choses, souligne Chantal Brunel, rapporteur général de l’Observatoire de la parité. Cette affaire fera plus pour le féminisme que tous les textes de loi.»
www.20minutes.fr/societe/733886-machisme-politique-parole-femmes-libere-

«Habillée comme ça, faut pas s’étonner de se faire violer !»

C'est un député UMP des Yvelines qui, mardi dernier, avant l'audition de Claude Guéant par la commission des Affaires européennes, avise une collègue PS en tailleur-pantalon et petit haut, et lance : « Habillée comme ça, faut pas s'étonner de se faire violer ! »

C'est le président d'une importante commission de l'Assemblée qui ne décolère pas à l'idée que Christine Lagarde, une femme, soit nommée à la tête du Fonds monétaire international (FMI), et qui pratique une inégalité de traitement systématique et notoire selon qu'il donne la parole à un homme ou une femme.

C'est une élue UMP de la région parisienne qui répugne à s'asseoir à sa place habituelle lorsque son voisin est là, sûre de s'entendre demander, si elle part prématurément : « Avec qui tu vas tirer un coup ? » ou de s'entendre répondre, lorsqu'elle demande tel document, « Je te le donne si tu b… avec moi ! »
[...]
www.leparisien.fr/politique/le-machisme-ordinaire-a-l-assemblee-nationale-30-05-2011-1472812.php

Il n'y a pas qu'abus sexuels commis par des hommes de pouvoir, grossières plaisanteries de corps de garde à l’Assemblée…
Il y a aussi défaut de parité parmi les élus et responsables nationaux de partis :

La sous-représentation des femmes en politique au niveau national et la persistante inégalité de salaires classe la France au 46e rang de la parité selon le Forum économique mondial participent sans doute à la persistance de cet état d’esprit.

Mais, note la journaliste politique Raphaelle Bacqué dans Le Monde, il y a quelque chose d’insupportable «dans le soupçon général jeté sur les hommes politiques et les femmes journalistes en particulier», depuis l’affaire DSK.
www.tdg.ch/actu/monde/femmes-denoncent-machisme-politiques-2011-05-30
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MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 12 Jan - 22:42


Ronde et nue : une campagne anti-modèles anorexiques

Le magazine PLUS, consacré aux grandes tailles, a lancé une campagne choc d'affichage, avec la mannequin Katia Zharkova, aux formes généreuses, nue, et des slogans du type "Il y a 20 ans, le poids moyen d'un mannequin femme était de 8% inférieur à la moyenne. Aujourd'hui, elle pèse 23% en moins".

Une des images les plus spectaculaires montre Katia Zharkova, mannequin certes pas obèse, mais avec des rondeurs, face à un mannequin très très maigre, avec le slogan "La plupart des modèles ont maintenant un Indice de Masse Corporel qui est celui qui définit l'anorexie".

Le rédacteur en chef de Plus Magazine a dit avoir reçu énormément de messages de soutien de la population.
[...]
www.sudpresse.be/actualite/societe/2012-01-12/ronde-et-nue-une-campagne-anti-modeles-anorexiques-930971.shtml
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MessageSujet: Re: Des femmes   Lun 8 Oct - 5:53



Les femmes, toute une histoire

Les femmes - leur sort, leur histoire - ont tellement d’importance pour Philipe Val, qu’il a fait déplacer l’émission qui leur était consacrée, du dimanche après-midi au vendredi de 9 à 10h.

www.franceinter.fr/emission-les-femmes-toute-une-histoire
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MessageSujet: Re: Des femmes   Dim 14 Oct - 17:49



Des urinoirs en forme de bouche féminine

On en trouve aussi bien à Sydney qu’à Brest.
Les urinoirs, dessinés par l'artiste néerlandaise Meike van Schijndel, sont installés depuis plusieurs années dans de nombreux établissements de par le monde.
L'écrivaine féministe Anne Summers a dénoncé des créations "misogynes. Le concept est d'ailleurs assez nouveau et dérangeant : on demande aux hommes de mettre leurs sexes dans ces bouches qui servent d'urinoirs", a-t-elle ironisé.
http://cuisine.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/10/10/des-urinoirs-en-forme-de-bouche-font-tousser-les-clients-d-u.html

Quelques faits divers récents :
Une femme tuée d’une balle dans la tête par son ex-mari jaloux à Pont-de-Buis (Finistère)
www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Meurtre-de-Pont-de-Buis-29-.-Le-triste-deroule-de-la-soiree_40820-2122579_actu.Htm

La femme étranglée par son compagnon à Bordeaux est décédée
www.sudouest.fr/2012/10/13/la-femme-etranglee-par-son-compagnon-a-bordeaux-est-decedee-849428-7.php

Une femme assassinée en pleine rue à Villeurbanne. Son ancien petit ami activement recherché.
www.20min.ch/ro/news/monde/story/22604500

Une femme égorgée par son mari à Nice
www.nicematin.com/nice/une-femme-egorgee-a-son-domicile-a-nice.1017382.html

Il est accusé d’avoir violé son avocate
www.ledauphine.com/hautes-alpes/2012/10/14/il-est-accuse-d-avoir-viole-son-avocate

Une femme sur trois sera violée, tuée ou battue au cours de sa vie
selon les statistiques des Nations Unies
Ce qui correspond à un milliard de femmes sur notre planète.
www.7sur7.be/7s7/fr/1517/You/article/detail/1506443/2012/09/25/Une-femme-sur-trois-sera-violee-tuee-ou-battue-au-cours-de-sa-vie.dhtml

Pour ce lecteur de droite, les assassinats de femmes sont naturels : « Je sais qu'en France, nous sommes dans un pays à forte tendance socilo-communiste, donc à forte tendance à nier les lois de la nature, on bourre le crâne des femmes avec des idées du style "l'égalité des sexes" mais lorsqu' une femme est devant un copain, un ex-mari, un futur ex-mari ou un mari , énervé, qu'elle oublie toutes ces conneries, car là s'est les lois de la nature qui s'applique et en général l'homme est plus violent. Ca peut parettre dur mais s'est la vie . »
www.sudouest.fr/2012/10/13/la-femme-etranglee-par-son-compagnon-a-bordeaux-est-decedee-849428-7.php
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MessageSujet: Re: Des femmes   Lun 15 Oct - 16:01



Les Femen attaquent le ministère de la Justice contre les viols collectifs [Vidéo]
Les «sextrémistes» ont mené une action place Vendôme, ce lundi matin...

«La justice nous viole !» Les féministes aux seins nus de Femen ont pris d'assaut la place Vendôme à Paris, ce lundi. Les «sextrémistes», comme elles se surnomment, ont fait deux charges contre le ministère de la Justice pour protester contre le verdict* du procès des viols collectifs de Fontenay-sous-Bois.

Vers 10h30, sept membres du collectif ont ainsi fait leur apparition au pas de course. Sous le regard interloqué de plusieurs passants, les «sextrémistes» ont alors escaladé les fenêtres du ministère de la Justice, avant d'y brandir banderoles et pancartes, sur lesquelles on pouvait lire «Rape me justice» ou «Justice fucks us».

À quelques mètres, Marie-Ange observe, admirative : «Je ne pourrais pas faire une chose pareille. J'admire leur courage.» Un peu plus loin et alors que les Femen continuent de hurler leurs slogans, Mathilde reconnaît qu'il s'agit d'«un bon coup marketing, mais que leur combat est honorable». Elle dit d’ailleurs «soutenir positivement le mouvement».

Montrer que la justice dysfonctionne

À peine descendues de leurs perchoirs, les activistes prennent le temps d’expliquer leur action. Les pancartes et banderoles, elles, ont déjà disparu. «On veut montrer que la justice dysfonctionne», explique Eloïse, qui a rejoint le mouvement pendant les Jeux olympiques de Londres. Couronne de fleurs sur la tête et poitrine dénudée, elle explique qu'elles «s'attendaient à se faire embarquer». Mais Julia, qui revient sur leurs revendications et notamment leur demande «symbolique» de castration des violeurs, assure qu'«il y avait un plan B de prévu».

Pendant qu’elles répondent aux journalistes, les portes du ministère se sont rouvertes. Et la présence policière s'est renforcée. Les activistes décident alors de tenter à nouveau leur chance. Mais la nouvelle cavalcade ne permet pas aux jeunes femmes d’entrer dans l’établissement. Juste de débuter un face-à-face avec les forces de l'ordre.

«On n’a pas d’arme à part nos seins»

Encerclées par les policiers, équipés de boucliers pour ne pas les toucher directement, les slogans continuent de fuser pendant quelques minutes. Puis les négociations s'engagent avec les fonctionnaires. «Au lieu de nous arrêter, arrêtez ceux qui nous agressent», crie l’une d’entre elles. «On n'a pas d'arme à part nos seins», lâche une autre.

Déplacées sur le côté du ministère, elles seront ensuite raccompagnées par les forces de l'ordre vers la station de métro la plus proche, après qu'on leur a demandé de se rhabiller.

Mais alors que les activistes s'éloignent, déjà elles promettent de nouvelles actions à venir. À l'initiative du collectif Féministes en mouvements, toutes les organisations défendant les droits des femmes devraient être présentes, ce lundi à 18h30 place Vendôme, pour demander une réponse politique après le verdict de Créteil. Les Femen ont promis d’être là.

Julien Ménielle, avec Mathieu Gruel
15 octobre 2012
www.20minutes.fr/societe/1022638-video-femen-attaquent-ministere-justice-contre-viols-collectifs


Arrow Pétition : www.change.org/contreleviol

Manifestations aujourd’hui :
À Paris à 18h30 devant le Ministère de la Justice, place Vendôme. Il sera demandé un rendez-vous à Mme Taubira, Garde des Sceaux.
Du côté des autres villes, les manifestations se dérouleront à :
- Bordeaux : à 18H30 sur le parvis des Droits de l’Homme (coté Place Pey Berland)
- Strasbourg : 18h30, place Kleber
- Lyon : 18h30, 67 rue Servient, Lyon 3e
- Clermont-Ferrand : 18h15 place de Jaude
- Toulouse : 18h30, 2 allée Jules Guesde (l’événement sur Facebook)
- Lille : 18h30, devant la préfecture
- Rennes : 18h30 devant le Parlement de Bretagne
- Montpellier : 19h devant le palais de justice, 1 rue Foch
http://mcetv.fr/mon-mag/1510-proces-du-viol-collectif-de-fontenay-sous-bois-la-france-manifeste-contre-le-verdict-honteux

*Procès des viols collectifs appelés "tournantes" : des acquittements qui vous rappellent Outreau ? »
L'avis de l'expert.
http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-christine-gryson/131012/proces-des-viols-collectifs-des-acquittements-qui-vous-rappe

Le parquet fait appel du verdict
http://paris-ile-de-france.france3.fr/2012/10/12/proces-des-tournantes-le-parquet-fait-appel-du-verdict-119741.html

FEMMES SOLIDAIRES s'indigne
www.infos-chalon.com/article.php?sid=37316&thold=0#.UHwEcFGMqBB

Lettre ouverte à François Hollande
www.millebabords.org/spip.php?article21704


Les Femen devant l’immeuble de Dominique Strauss-Kahn, place des Vosges [Vidéo]
http://journaluga.ru/archives/2361-Femen_Femen_v_PariZhe,_mochat_dveri_Dominika_Stross-Kana.html
https://www.facebook.com/pages/Femen-France/259881947406141

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MessageSujet: Re: Des femmes   Mer 17 Oct - 13:23


Prix Henri Poincaré 2012 : deux jeunes mathématiciennes françaises récompensées

Pour la première fois, le prix Henri Poincaré est décerné à deux jeunes Françaises : Nalini Anantharaman du laboratoire de mathématiques d'Orsay (CNRS/Université Paris-Sud) et Sylvia Serfaty du laboratoire Jacques-Louis Lions (CNRS/UPMC).
Attribué tous les trois ans, ce prix récompense des scientifiques éminents pour l'ensemble de leurs travaux en physique mathématique ainsi que de jeunes scientifiques ayant déjà apporté des contributions exceptionnelles dans cette discipline.
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2739.htm

Les maths selon Sylvia Serfaty, Prix Poincaré 2012
www.universcience.tv/media/5138/les-maths-selon-sylvia-serfaty--prix-poincare-2012.html


La biologiste Nisrine Falah et l'astrophysicienne Françoise Remus viennent de décrocher une bourse pour la qualité de leurs travaux scientifiques.
http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/biologie/20121010.OBS5189/nisrine-falah-et-francoise-remus-laureates-des-bourses-les-femmes-et-la-sciences.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mer 17 Oct - 17:35


Carmen Dell' Orefice, 81 ans, défilant pour la Fashion Week de New York le 10 septembre 2012 (photo : REUTERS)

OLD IS BEAUTIFUL

Longtemps, dans les publicités, les crèmes antirides ont été défendues par des gamines déguisées en dames, les produits familiaux vantés par des demoiselles prépubères affublées d’enfants, les voitures de luxe conduites par des jeunesses qui, dans la vraie vie, n’auraient jamais pu se les payer, étant sans doute en train d’enquiller les stages non rémunérés. Pendant encore plus longtemps, dans la publicité, les personnes matures étaient cantonnées aux appareils auditifs, aux dentiers et aux monte-escaliers.

Le senior, forcément inactif, était affecté aux mille et un problèmes de santé de la vieillesse. Aujourd’hui la jeunesse vacille sur le trône de la réclame. La crise nous fait revenir à des valeurs plus durables et le senior, devenu vendeur, cristallise le rêve, la transmission, la beauté et les souffrances d’une vie pleinement vécue. L’altière danseuse Jacqueline Murdoch, 82 ans, a ainsi été choisie par Alber Elbaz pour la campagne Lanvin automne-hiver 2012-2013.

Le créateur enfonce le clou « Nos vêtements ne sont pas uniquement faits pour être portés par des filles de 20 ans. J’aime aussi voir des femmes mûres en Lanvin. J’aime les rides, j’aime les cheveux gris. » La dernière égérie de la marque American Apparel ? Jacky, 60 ans et une superbe chevelure blanche qui lui tombe sur les reins. Pour vanter le maquillage M.A.C ? L’excentrique et chatoyante Iris Apfel, 90 ans qui envoie « Vieillir n’est pas pour les chochottes, mais ça peut aussi être très drôle ». Le nouveau visage des montres Rolex ? La sublime Carmen d’ell’Orefice, qui ruinée par Madoff, a dû reprendre sa carrière de mannequin à 80 ans.

Quant à la doyenne de ces beautés mûres, Irène Sinclair, elle pose à 96 ans pour les savons Dove et subjugue les consommateurs. [...]

Adélaïde de Clermont-Tonnerre
mardi 16 octobre 2012
www.pointdevue.fr/blog/?2012/10/16/1273-old-is-beautiful
ww.lexpress.fr/styles/diapo-photo/styles/mannequins/10-mannequins-senior-qui-ne-font-plus-craindre-les-annees_1140751.html?p=6

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MessageSujet: Re: Des femmes   Mar 23 Oct - 18:28


DSK, "un monstre parfait" selon Mazarine Pingeot

Lors d'une interview au magazine TechniKart, la fille de François Mitterrand s'est montrée sans pitié envers Dominique Strauss-Kahn en le qualifiant notamment de "monstre parfait". Ironie du sort, ses propos ont été recueillis par Tristane Banon, journaliste ayant porté plainte contre DSK pour tentative de viol.

La fille de François Mitterrand a poursuivi en déclarant que DSK était "un homme qui lui avait toujours paru faux".
"J'ai une fascination pour les monstres (...) Le noir de l'âme humaine, c'est quelque chose qui m'intéresse d'un point de vue romanesque (...) Pour moi, DSK est un monstre parfait. Qu'il soit acculé à cette vérité, à la face du monde entier, c'est formidable d'un point de vue littéraire" [...]

"Quand j'ai vu cet homme mal rasé, l'air hagard, menotté, j'ai aussi vu cet homme en qui je n'ai jamais cru, qui m'a toujours paru faux. Là, il y avait un moment de vérité, c'était +SON+ moment de vérité".
"Visiblement, il ne peut pas affronter sa vérité, c'est impossible", estime encore Mazarine Pingeot. [...]
03/10/2012
www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/dsk-un-monstre-parfait-selon-mazarine-pingeot_1169278.html



L’affaire Jimmy Savile plonge la BBC dans la crise la plus grave de son histoire

[...] Peter Rippon, le rédacteur en chef de Newsnight, une émission phare de la chaîne BBC Two, avait renoncé à diffuser un documentaire contenant des témoignages de femmes accusant Jimmy Savile de les avoir agressées sexuellement, en décembre 2011, peu après la mort de l’animateur, à l’âge de 84 ans. Les agressions sexuelles, dont il est accusé, se seraient produites pendant une quarantaine d’années, pour certaines dans les locaux de la BBC.

Ces accusations ont finalement été révélées début octobre 2012 par un documentaire de la chaîne privée ITV, qui a entraîné une cascade de témoignages et débouché sur un scandale retentissant. Selon la police, qui a lancé une enquête, jusqu’à 200 victimes, pour certaines mineures, pourraient être concernées par les agissements de l’ex-animateur.

La BBC a reconnu que l’explication donnée sur son blog par le rédacteur en chef pour justifier le retrait du documentaire était « incorrecte ou incomplète à certains égards » et annoncé que Peter Rippon quittait « son poste avec effet immédiat ».
Le départ du responsable éditorial de Newsnight est intervenu peu avant la diffusion lundi 22 octobre d’une émission de la BBC One, Panorama, dont la thèse est que le retrait du documentaire de Newsnight a été décidé après des pressions de la part de hauts dirigeants de la BBC, bien que les journalistes n’aient pas découvert de preuves formelles ce ces pressions.

Panorama, lundi soir, a donné également la parole à l’avocate de certaines victimes présumées, Liz Dux, selon laquelle un réseau pédophile a existé au sein de la BBC à l’époque où Jimmy Savile était au faîte de sa popularité. [...]
http://blogs.lexpress.fr/media/2012/10/23/laffaire-jimmy-savile-plonge-la-bbc-dans-la-crise-la-plus-grave-de-son-histoire/
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MessageSujet: Re: Des femmes   Dim 11 Nov - 23:05


Médicament : les femmes encore trop peu représentées dans les essais cliniques

Mardi 6 novembre 2012, l'association Act Up-Paris a réclamé d'imposer la parité hommes-femmes pour les essais cliniques de médicaments mis sur le marché, dénonçant la "faible représentation des femmes" dans ces tests. Un phénomène déjà dénoncé par plusieurs études qui suggèrent que les femmes sont pourtant davantage sujettes aux effets secondaires que les hommes.
[...]
"Actuellement, la faible représentation des femmes dans les essais implique que les médicaments sont mis sur le marché sans que l'on ait de données spécifiques sur leurs effets indésirables parmi les femmes", relève l'association Act Up-Paris. Citée par l'AFP, elle réclame donc "la parité dans les essais qui seront soumis à autorisation de l'ANSM" ainsi que "des études complémentaires pour les médicaments en essai de phase 3 qui ne respectent pas la parité". Pour exemple, l’essai SPRING 2 qui a été présenté cet été à la dernière conférence sur le sida (AIDS 2012, Washington). En effet, celui-ci a comparé deux molécules (le dolutégravir et le raltégravir) mais n'a compris que "15% de femmes" sur les 822 participants à l'essai thérapeutique.

Néanmoins, la démarche d'Act-Up ne se limite pas aux personnes atteintes par le VIH. Elle concerne toutes les maladies, précise Jonas Le Bail de l'association. Cela fait d'ailleurs plusieurs années que des études comme des médecins mettent en évidence ce phénomène. "Les femmes sont environ deux fois plus enclines à souffrir d'effets secondaires avec des médicaments prescrits comparé aux hommes", explique le Dr Anita Holdcroft, anesthésiste consultante à l'Imperial College London. En effet, une récente étude menée par des chercheurs de l'Erasmus Medical Centre de Rotterdam a par exemple permis de déterminer que les femmes avaient quatre fois plus d'effets secondaires avec certaines traitements diurétiques que les hommes.

Des effets secondaires plus nombreux, plus variés et parfois plus sérieux

En 2001, des scientifiques néo-zélandais ont de même démontré que celles-ci étaient 70% plus enclines à souffrir de réactions avec des traitements prescrits contre des problèmes de peau. Si les hommes peuvent également montrer des effets secondaires, les recherches montrent que chez les femmes, ceux-ci sont plus nombreux, plus variés et montrent une gravité plus élevée, même avec les traitements les plus communs tels que des anti-douleurs ou anti-inflammatoires. Mais "nous ne savons pas dans quelle mesure ils affectent les femmes différemment, même si ces médicaments sont potentiellement dangereux", souligne le Dr Holdcroft cité par le Daily Mail.

Pour expliquer une tel phénomène, les spécialistes évoquent une biologie féminine différente avec notamment des cycles hormonaux, des mensurations généralement inférieures, une proportion de masse grasse plus élevée, une acidité plus forte au niveau de l'estomac ou encore un fonctionnement plus lent de certains organes tels que les reins. Tous ces facteurs pourraient agir à la fois sur l'absorption des traitements et sur la réaction de l'organisme à ceux-ci. Toutefois, les recherches restent peu nombreuses dans le domaine pour identifier précisément les mécanismes impliqués. Dans ce contexte, le fait que les études impliquent souvent une part minime de femmes pose problème selon les spécialistes.

Les hommes privilégiés pour les essais "à risque"

"La science basique autour de la douleur n'a impliqué que 8% de femmes", commente le Dr Holdrcoft. Mais il faut dire que "les femmes sont des sujets de recherche plus variables. Elles ont des cycles hormonaux, la maternité et leur réaction aux médicaments peut changer après la ménopause", ajoute l'anesthésiste.

[...] selon le Dr Jean-Pierre Duffet, adjoint au directeur du Centre National de Gestion des Essais de Produits de Santé (CeNGEPS), "les pouvoirs publics, tels que l’Agence française sanitaire de sécurité des produits de santé (Afssaps), ont pris conscience de ce problème et du préjudice éventuellement causé aux femmes. On s’oriente ainsi vers une plus grande rigueur dans la parité hommes/femmes et vers un suivi renforcé de pharmacovigilance, après commercialisation des médicaments".
Pour en savoir plus sur la recherche clinique : www.notre-recherche-clinique.fr/
www.maxisciences.com/m%e9dicament/medicament-les-femmes-encore-trop-peu-representees-dans-les-essais-cliniques_art27420.html

Règles douloureuses : bientôt un médicament pour y mettre fin ?
www.maxisciences.com/r%E8gles-douloureuses/regles-douloureuses-bientot-un-medicament-pour-y-mettre-fin_art6591.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mer 21 Nov - 10:46


La révérende Sally Hitchiner

Pas de femmes évêques dans l'Église d'Angleterre

L'Église d'Angleterre, réunie en synode, a finalement voté contre l'ordination de femmes évêques ce mardi 20 novembre 2012, après vingt ans de tergiversations, et malgré le soutien affiché du prochain archevêque de Canterbury à ce projet qui divise traditionalistes et libéraux.
Ce rejet, décidé par quelques voix seulement, provoque beaucoup de frustration parmi de nombreux anglicans britanniques pour qui l’ordination de femmes évêques était la suite logique à celle de femmes prêtres, décidée il y a déjà vingt ans. [...]

De leur côté les femmes prêtres et leurs partisans se disent anéantis par une décision considérée comme un pas en arrière dévastateur pour l’Église anglicane qui entérine ainsi la discrimination sexuelle dans son ministère. Cela montre aussi encore une fois à quel point cette Église est divisée : le rejet à Londres intervient alors que des femmes ont déjà été ordonnées évêques aux États-Unis, en Australie, au Canada, en Nouvelle-Zélande, et ce week-end pour la première fois en Afrique. La déception est d’autant plus grande que le sujet ne devrait maintenant plus revenir sur la table avant au moins sept ans.
www.rfi.fr/europe/20121121-royaume-uni-eglise-rejette-ordination-femme-eveque

La particularité de ce vote ? Ce sont des fidèles femmes qui ont majoritairement rejeté le texte et non des membres du clergé. Pour l’Église anglicane, c’est un coup dur, en particulier pour Justin Welby, le prochain archevêque de Canterbury, fervent partisan du texte.

Du côté des femmes prêtres, c’est la consternation. “Tout ce qu’on a entendu aujourd’hui dans les débats n‘était pas tourné contre les femmes évêques mais contre les femmes prêtres et le fait que ces critiques soient émises par des femmes conservatrices, c’est difficile à accepter”, commente la révérende Sally Hitchiner.
http://fr.news.yahoo.com/video/pas-femmes-%C3%A9v%C3%AAques-dans-leglise-011515675.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mer 21 Nov - 11:12


La gestation pour autrui (GPA) : une légalisation des « mères porteuses »

Philosophe, spécialiste de la « politique des sexes », Sylviane Agacinski prend la pleine mesure de toutes les conséquences qu’entraînerait la légalisation des « mères porteuses ».
Développant une réflexion à la fois vaste et profonde sur le statut d'être humain, elle opère un parallèle constant entre la GPA et la prostitution (sans oublier la pornographie), mettant au cœur de son propos les notions de consentement et de don de soi. Que signifient-elles précisément, y compris au regard du droit ? Pour Sylviane Agacinski, légaliser les mères porteuses risquerait de renvoyer nos sociétés à des formes d’esclavage dont les dénominateurs communs sont l’argent et l’exploitation infinie de l’autre.
www.canalacademie.com/ida5296-Meres-porteuses-la-reflexion-ethique-de-Sylviane-Agacinski-sur-la-Gestation-Pour-Autrui.html

L'enfant n’est pas une marchandise, un produit désirable
Il n'y a ni droit à "être parent" ni droit à l'enfant. On ne peut considérer comme "une technique" l'usage d'une femme pour porter un enfant et en accoucher.

La surrogate mother, c'est-à-dire la mère de substitution, est une femme qui "met son utérus à la disposition d'autrui". Elle ne vit plus pour elle-même mais pour autrui, le temps de faire un bébé. Certains considèrent que le consentement d'une femme - généralement sans formation et sans emploi - suffit à fonder la légitimité de cette "pratique", exactement comme la "liberté" des femmes légitime la disponibilité de leur corps sur le marché du sexe. Alors que le marché procréatif s'étend où la loi le permet, que les femmes sont incitées à vendre leurs ovocytes ou à louer leur ventre à des prix variables en fonction directe de leur niveau de vie, on ne peut pas faire semblant de s'intéresser à la beauté des dons gratuits. La gauche "progressiste" s'intéresse-t-elle encore aux progrès sociaux et aux progrès éthiques ? A-t-elle une vague idée des formes modernes de l'aliénation ou de l'exploitation ? S'intéresse-t-elle à l'emprise du marché sur le corps des femmes ? That is the question.
http://blogs.mediapart.fr/blog/terra-nova/160310/le-corps-humain-est-il-disponible-pour-le-marche-par-sylviane-agacinski


Mères porteuses en Inde - Photo Le Monde2 du 19 juin 2009 (S. Clair)

Le retour de l’aliénation
On pourrait répondre que l’on rendra le travail des mères porteuses gratuit, pour qu’elles ne marchandent pas leur corps. Le Comité consultatif national d’éthique a fait litière de cet argument dans son passionnant avis n° 110 du 6 mai 2010*, dont la lecture est plus que conseillée. Pour résumer, on constate dans tous les pays, y compris ceux qui instaurent la gratuité, que ce sont des couples aisés (des couples bourgeois) qui ont recours à une mère porteuse d’un milieu social plus modeste. Et la gratuité est facilement contournée par des « cadeaux » : il est évident que les parents connaissent la mère porteuse, et qu’ils vont tout faire pour que celle-ci suive leurs prescriptions pour avoir un enfant conforme à leurs désirs. La gratuité est donc une pure fiction.
http://patrickprodhon.fr/2010/12/01/gestation-pour-autrui-la-regression/
* http://www.ccne-ethique.fr/upload/avis_110.pdf


Gestation pour autrui : « La femme n’est pas un outil vivant»
Dans son nouvel essai intitulé Corps en Miettes, Sylviane Agacinski attire l'attention sur ce qu'elle considère comme « une forme d'aliénation biologique qui frappe les femmes dans certains pays et les menace dans le nôtre, afin de contribuer à la réflexion sur la question de la gestation pour autrui [...], sur ce service qui ne peut échapper à la marchandisation.
www.cote-momes.com/cote-parents/societe/gestation-pour-autrui-la-femme-n-est-pas-un-outil-vivant-c966.html

France Inter - Débat sur les mères porteuses
Eric Delvaux reçoit sur France Inter Sylviane Agacinski, philosophe et professeur agrégée à l'EHESS et le professeur François Olivennes, gynécologue-obstétricien (8h40 - 14 avril 2009).
www.dailymotion.com/video/x8zh7q_france-inter-debat-sur-les-meres-po_news#.UKng0oa3yEM

Pétition : Oui au mariage homo et à l’adoption par des homos, non à la gestation pour autrui.
http://reformesfeministes.blogspot.fr/2012/10/petition-oui-au-mariage-homo-non-la.html Idea
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mer 21 Nov - 11:40


Conditionnement
The Breast Milk Baby : A lesson for life, a normal way to feed the baby
www.youtube.com/watch?v=_hploWAiAAQ cyclops

Une poupée qu'il faut allaiter en vente aux États-Unis
Après les poupées qui parlent, qui urinent, voici la toute dernière création d'une marque espagnole. Cette poupée tête et crée la polémique aux États-Unis. Le principe est simple, la fillette qui joue avec la poupée est munie d'une sorte de brassière ornée de deux pâquerettes qui sont la métaphore des tétons. Quand l'enfant l'enfile et approche la "bouche" de la poupée près d'une de ces deux pâquerettes qui sont équipées de capteurs, le jouet simule la succion allant même jusqu'au mouvement des lèvres.
C'est la firme Berjuan Toys qui est à l'origine de cette création.
www.gentside.com/insolite/cette-poupee-qu-039-il-faut-allaiter-cree-la-polemique-aux-etats-unis_art46265.html

En Suède, une loi pour renforcer la dictature de l'allaitement au sein
La nouvelle proposition de loi du ministère suédois des Affaires rurales retranscrit dans le droit suédois une directive européenne de 2006 visant à réguler le contenu de la nourriture pour enfants, tout en l’adaptant à une politique « anti-lait » artificiel, très ancrée dans le pays.
Elle veut interdire aux fabricants de ce lait de faire figurer des images de bébés sur leurs emballages. Par ailleurs, elle cherche à limiter la diffusion de publicités pour le lait artificiel aux revues scientifiques et aux magazines spécialisés dans le traitement des jeunes enfants. Si elle est adoptée en l’état, la loi s’appliquera à partir d’août 2013.

Le reste de la Scandinavie et la Finlande sont concernés. Tous ont en commun un système avantageux de congés maternité, lequel permet aux mères de passer plus de temps avec leur bébé [surtout quand elles le nourrissent au sein].

L’agence pour le développement de la santé britannique (Health Development Agency) souligne* qu’en Scandinavie, il est plus facile d’accéder à des « groupes de soutien de mères à mères » [pour les allaitantes]
www.rue89.com/2012/11/14/le-sein-roi-en-suede-une-loi-pour-renforcer-la-dictature-de-lallaitement-237041
* http://www.nice.org.uk/niceMedia/documents/breastfeeding_summary.pdf

Arrogance et complexe de supériorité des machos : ce sont encore majoritairement les hommes qui viennent commenter l’article et dicter aux femmes ce qu’elles doivent faire de leur vie en les culpabilisant.
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mer 21 Nov - 12:30


Vendée Globe : l'interview sexiste de la navigatrice Samantha Davies par Paris Match

La navigatrice Samantha Davies a dû abandonner le Vendée Globe le 16 novembre, après que son bateau a démâté, mais ça ne devrait pas vous empêcher de lire l'interview qu'a fait Paris Match de la seule femme participant à cette course, publiée le 14 novembre 2012.
Mieux, lisez simplement la suite de questions que lui a posées Anne-Cécile Beaudoin :

«Comment s’est passé le départ ?

Et Ruben, votre fils, il n’a pas trop pleuré en vous voyant quitter le quai ?

Vous reprenez part à la course la plus dangereuse du monde. Être mère ne vous a pas calmée ?

Êtes-vous prête à prendre autant de risques qu’avant ?

Et votre compagnon, le navigateur Romain Attanasio, il ne grimace pas de vous voir quitter le foyer ?

On a un sentiment de surprotection quand on vient de donner la vie. Vous ne culpabilisez pas de laisser votre bébé durant trois mois ?

Quand même, trois mois sans sa mère, c’est beaucoup…

Pour un sponsor, n’est-ce pas un handicap de soutenir une jeune maman ?

Comment allez-vous rester en contact avec Ruben ?

Avez-vous trouvé le temps de vous entraîner après la naissance de Ruben ?

Isabelle Autissier, Florence Arthaud, Ellen MacArthur… Ces navigatrices n’avaient pas de bébé à la maison lorsqu’elles ont pris la mer. Vous êtes un cas à part.»


Vous sentez poindre le bout d'un thème ? Je suis impressionnée par le calme de la navigatrice qu'on n'interroge donc que sur son statut de mère pendant onze questions (j'omets une relance de la journaliste sur une anecdote que Davies raconte), avec des questions de plus en plus culpabilisantes. Non mais rendez-vous compte, Samantha Davies ose participer à l'une des courses les plus importantes pour son métier plutôt que de rester à la maison pour s'occuper de son fils Ruben, d'un an et deux mois ! [...]

Bizarrement, je ne trouve pas l'interview que Match a sûrement dû faire sur la difficulté d'être un jeune papa participant à une course transatlantique en avril dernier... pendant laquelle Samantha Davies a gardé seule Ruben.

Comme le note un commentateur de l'article, pas trace non plus d'une interview papa-navigateur de François Gabart, dont le fils a huit mois, et qui devrait d'après la logique matchienne encore plus culpabiliser de laisser son bébé pendant trois mois. Ni du «jeune papa» Louis Burton, qui a abandonné la course le même jour que Samantha Davies.

Match n'est pas le seul journal à choisir d'angler sa couverture de la navigatrice sur son rôle de mère, on notera notamment Ouest France*, à qui elle dit que comme elle, «certains concurrents laissent leur famille à la maison», et précise que «sur l'eau, nous serons tous des marins». Elle explique au Guardian s'être habituée aux questions sur son fils et à leurs sous-entendus, et soupire :

«C'est vraiment drôle parce que tout le monde dans cette course est père, mais on s'attend à ce que les mères restent à la maison pour s'occuper des enfants.»

Cécile Dehesdin
www.slate.fr/lien/65115/samantha-davies-interview-paris-match-sexisme-vendee-globe
*www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Vendee-Globe.-etre-mere-rend-Samantha-Davies-plus-forte-sur-l-eau-_3639-2131462_actu.Htm
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MessageSujet: Re: Des femmes   Mer 21 Nov - 13:45


« Tant que l'histoire de la chasse sera racontée par le chasseur, le lion sera toujours vaincu. » Proverbe africain

Les disparues de l'histoire

Matriarcat Nubien (Soudan) : les reines noires de Koush face à l'empire romain
En 23 avant J.-C. la candace (reine) de Méroé, Amanichakété, fille de la reine Amanirenas, envoie ses troupes en Thébaïde piller l’île de Philæ. Une armée de 30.000 Nubiens et Axoumites anéantit trois cohortes romaines en garnison à Syène (Assouan). Le préfet romain Gaius Petronius contre-attaque, bat les coalisés, détruit et pille Napata en Nubie. Les habitants de la cité sont emmenés en esclavage (fin en 21 avant J.-C.). Gaius Petronius annexe la Basse-Nubie (Dodécaschène) à l'empire romain.
www.youtube.com/watch?v=aVtGlYXMpZQ&feature=youtu.be cyclops
http://matricien.org/geo-hist-matriarcat/afrique/koush/
http://fr.wikipedia.org/wiki/23_av._J.-C.


Amanishakhéto
http://kikojo.over-blog.net/article-27675828.html

Les reines noires - Méroé, l'empire africain au bord du Nil
Vidéos
www.arte.tv/fr/les-reines-noires-meroe-l-empire-africain-au-bord-du-nil/1079724.html

Diaporama
http://nubie-international.fr/accueil.php?a=page145000

Les reines et épouses de rois
http://labalancedes2terres.free.fr/spip.php?rubrique8

Écriture africaine
http://www.al-imane.org/forums/showthread.php?t=6984


Exposition Méroé, un empire sur le Nil
www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=1887
http://www.webarabic.com/portail/news/362.htm
http://editions.louvre.fr/fr/les-ouvrages/catalogues-dexposition/sites-pays/meroe.html

http://www.officinalibraria.com/catalogo/scheda.php?libro=62

Image agrandie
www.boutiquesdemusees.fr/en/books/exhibition-catalogue-meroe-un-empire-sur-le-nil/1856.html


Olympe de Gouges, rédactrice de la Déclaration des droits de la Femme, parue le 14 septembre 1791.
Sa place, comme celle de beaucoup de femmes (écrivaines, chercheures, politiques, etc.) a longtemps été occultée.*
Cette anti-esclavagiste notoire fut une pamphlétaire novatrice qui sut répandre ses idées par des affiches et par voie de presse : abolir la traite négrière, réformer l'impôt et la Constitution, sauver la tête des monarques, donner à toutes et à tous le droit au divorce et à l'éducation, etc. [...]
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/11/PELLEGRIN/16435

*Cf. la vidéo ci-dessous à 23:35
Futurs cours magistraux d'Histoire afro-centrée
www.youtube.com/watch?v=w-n6o7J41N4&feature=share cyclops

Olympe a des choses à vous dire...
http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2012/11/20/olympe-a-des-choses-a-vous-dire.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 24 Nov - 2:53


Les pieds bandés d'une geisha

Ces Américaines qui se font raboter les orteils pour porter des talons
On connaissait le Loub job (du nom du créateur Louboutin), cette petite opération qui consiste à injecter du collagène dans la plante du pied afin de la rendre plus résistante au port des talons. Mais pour pouvoir porter les chaussures de leurs rêves, certaines femmes vont encore plus loin et se font raboter les orteils.

Une pratique qui équivaut à une amputation
Et pour celles qui voudraient aller encore plus loin, il est même possible de se faire retirer le petit orteil (oui, celui qui se prend toujours dans la lanière des chaussures ouvertes).
[...]

Moins définitives qu'une amputation, les petites injections de collagène sont tout aussi risquées et peuvent avoir des conséquences fâcheuses, telles que des douleurs chroniques ou des lésions nerveuses.

Comme le rappelle l'American College of Foot and Ankle Surgeons, "une opération menée dans le simple but d'améliorer l'apparence d'un pied ou d'une cheville comporte des risques et aucun bénéfice médical, et ne devrait donc pas être pratiquée."
www.news-de-stars.com/chaussures/ces-americaines-qui-se-font-raboter-les-orteils-pour-porter-des-talons_art73969.html

Elle avait des tout petits petons
http://lejournaldechrys.blogspot.fr/2010/05/elle-avait-des-tout-petits-petons.html
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MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 24 Nov - 3:45

Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre 2012
À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le ministère des Droits des femmes rappelle qu’en 2010-2011, 200.000 femmes entre 18 et 75 ans ont été victimes de violences sexuelles hors ménage et près de 600.000 ont été victimes de violences au sein même de leur ménage. Un sujet qui sera au coeur du Comité interministériel des droits des femmes du 30 novembre 2012.
www.acturank.com/article13363.html


La prostitution est la dernière des violences des hommes contre les femmes que la loi ne condamne pas.
Le collectif « Abolition 2012 » rappelle à l’occasion de ce 25 novembre, qu’une loi d’abolition du système prostitueur est une impérieuse nécessité.

Pour ce faire, il demande :
*La suppression des mesures répressives à l’encontre des personnes prostituées.
*La mise en place de politiques efficaces de lutte contre le proxénétisme.
*L’interdiction de l’achat d’un acte sexuel.
*La mise en place d’alternatives à la prostitution (accès aux droits, au logement, à la santé).
*Une politique de prévention et d’éducation à l’égalité entre les femmes et les hommes.
www.mouvementdunid.org/La-prostitution-est-une-violence,860


Viol : pour Clémentine Autain, "la honte doit changer de camp"

Chaque année en France, 75.000 femmes sont victimes de viols, autant d'enfants, soit un viol toutes les huit minutes. Honte, culpabilité, tabou... Seulement une femme sur dix ose porter plainte.

Clémentine Autain lance un manifeste contre le viol avec 313 femmes. Le but : amener la question du viol dans le débat publique. Et parler de cette domination masculine dont le viol est l'ultime forme.
"J'ai lancé l'appel en juin. Et j'ai reçu de nombreux soutiens et témoignages de femmes qui avaient envie de le dire. Pour d'autres, des personnes publiques, actrices, femmes politiques, aucune n'a eu envie ou eu la possibilité de signer ce manifeste tout en le soutenant. C'est dire l'ampleur du tabou qui entoure le viol..."

C'est l'affaire DSK qui a tout accéléré précise Clémentine Autain. "La parole misogyne s'est libérée mais aussi la parole des femmes s'est libérée. Et c'est avec cette affaire d'une ampleur internationale que la question du viol."
www.franceinfo.fr/societe/dossier-du-jour/viol-pour-clementine-autain-la-honte-doit-changer-de-camp-809317-2012-11-21
www.dailymotion.com/video/xlkoe2_clip-manifeste-viol_news
cyclops

313 femmes victimes de viol publient un manifeste
www.20minutes.fr/article/1045884/france-televisions-engage-manifeste-contre-viol
www.lepoint.fr/societe/manifeste-de-300-femmes-victimes-d-un-viol-21-11-2012-1531626_23.php
www.leparisien.fr/laparisienne/societe/313-femmes-victimes-de-viol-publient-un-manifeste-20-11-2012-2339127.php


Signer le manifeste : violmanifeste@nouvelobs.com

La liste des signataires :
http://tempsreel.nouvelobs.com/viol-le-manifeste/20121119.OBS9861/je-declare-avoir-ete-violee-l-obs-lance-le-manifeste-des-313.html


Catastrophe humanitaire au féminin au Congo Kinshasa
Une "catastrophe humanitaire au féminin" a suivi la prise de la ville de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) par les rebelles du M23, a déclaré mercredi 21 novembre 2012 la ministre déléguée à la Francophonie Yamina Benguigui.
Elle a indiqué que des exactions visant délibérément les femmes avaient eu lieu suite à l'abandon par des dizaines de milliers de réfugiés des camps installés autour de la capitale du Nord-Kivu.
"C'est un conflit tragique, humanitaire, où les femmes sont devenues des butins de guerre, elles sont un champ de bataille où on les massacre et viole à satiété"
Le M23, qui tient son nom des accords de paix du 23 mars 2009 prévoyant l'intégration des rebelles dans l'armée, a pris les armes en avril dernier, accusant le président de la RDC Joseph Kabila de ne pas avoir respecté les termes de ce pacte.
http://fr.news.yahoo.com/la-france-d%C3%A9nonce-une-catastrophe-humanitaire-au-f%C3%A9minin-110049535.html

Avec la tombée du jour, Saké prend une couleur de cendre d'après combat. Dans l'obscurité qui vient, les cris des femmes qui hurlent et les plaintes des blessés portent au loin dans les rues désertées.
www.lemonde.fr/afrique/article/2012/11/23/au-congo-kinshasa-les-rebelles-poursuivent-leur-avancee_1795132_3212.html

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 24 Nov - 12:41


Marie Curie reçut un prix Nobel à deux reprises

Livres de maths sexistes
Dans les manuels de maths de terminale, le sexisme ordinaire côtoie les équations

Une étude pointe les clichés sexistes qui émaillent les manuels de mathématiques de terminale...
Chaque année, le centre Hubertine Auclert, centre francilien de ressources pour l'égalité femmes-hommes, se penche sur les clichés sexistes dans les manuels scolaires. Après l'histoire en 2011, ce sont les livres de mathématiques qui ont été passés au crible cette année dans une étude intitulée «Égalité femmes-hommes dans les manuels de mathématiques, une équation irrésolue ?»

Et le résultat est encore une fois édifiant. 87,2% des personnages adultes qui peuplent ces ouvrages sont des hommes. Malgré «l'apparente neutralité de la discipline», les mathématiques cachent dans leurs manuels de nombreuses inégalités entre hommes et femmes, notamment au travers des exemples de la vie quotidienne utilisés.

Une femme, pour cinq hommes
Vingt-neuf manuels, publiés par neuf maisons d'édition différentes entre 2010 et 2012, ont été étudiés. Dont cinq qui s'adressent aux sections professionnelles et quatorze aux filières scientifiques. Or sur les 3.348 personnages évoqués, l'étude ne dénombre que 672 femmes. Soit une femme pour cinq hommes !

Un déséquilibre encore plus flagrant lorsqu'il s'agit de personnages célèbres. En face des 1.057 scientifiques hommes, on ne compte que 35 célébrités- femmes. Seulement 3,2%. Et encore, l'étude démontre que les mathématiciennes comme Marie Curie ou Tatiana Ehrenfest restent étroitement associées aux travaux de leurs époux. [...]

Métiers et rôles sociaux persistants
Comme le souligne l'étude du Centre Hubertine Auclert, le manque de visibilité et de valorisation des femmes scientifiques constitue un obstacle pour que les adolescentes s'identifient et "se projettent dans des rôles sociaux professionnels scientifiques".

"Un effort important a cependant déjà été accompli pour les manuels scolaires de primaire", indique Pascale Gélébart, directrice de Savoir Livre, une institution rassemblant six éditeurs scolaires (Belin, Hachette Jeunesse, Bordas, Hatier, Magnard, Nathan).
[...]
http://sabrinabouarour.blog.lemonde.fr/2012/11/23/dans-les-manuels-de-maths-de-terminale-le-sexisme-ordinaire-cotoie-les-equations/

Où en serait-on sans effort de la part des éditeurs !


À 12 ans, Olivia Manning a un Q.I. supérieur à celui d'Albert Einstein

Cette jeune Britannique a été acceptée dans le prestigieux club Mensa qui regroupe des membres à fort potentiel intellectuel parce qu'elle possède un quotient intellectuel de 162 points.

Avec ce Q.I. cette habitante de Liverpool dépasse ainsi de deux points deux physiciens et théoriciens considérés comme les plus intelligents du monde : l’Allemand Albert Einstein et le physicien-théoricien anglais Stephen W. Hawking.

«De plus de plus de gens viennent me voir pour savoir si je peux les aider à faire leurs devoirs. Moi j'aime juste les défis et leurs devoir m’aident à réfléchir», explique-t-elle au Daily Mail. Cette jeune habitante du quartier de Norris Green avoue ainsi qu'elle est capable de mémoriser rapidement des informations et de se les remémorer dans leurs intégralités. Plus jeune, elle a appris ses tables de multiplication en seulement 24 heures.

Le cercle de la Mensa, club international fondé à Oxford en 1946, regroupe aujourd'hui environ 122.000 membres à fort potentiel intellectuel. Grâce à son intégration dans ce «club des cerveaux», Olivia Manning pourra avoir une éducation adaptée à son intelligence, afin de développer tout son potentiel.
[...]
http://fr-ca.etre.yahoo.com/a-12-ans-elle-a-un-q-i-superieur-a-celui-d-albert-einstein.html
http://in2eastafrica.net/olivia-manning-meet-the-schoolgirl-12-with-an-iq-of-162-making-her-brainier-than-einstein-and-stephen-hawking/

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