sarkoverdose

Politique, culture, art, humour...
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Des femmes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
AuteurMessage
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Lun 10 Déc - 20:33


Ada Lovelace

Née il y a 197 ans, Ada Byron, comtesse de Lovelace, dite Ada Lovelace, est une mathématicienne à l’origine du premier programme en informatique.
Elle est connue dans les pays anglo-saxons et en Allemagne, notamment dans les milieux féministes ; elle l’est moins en France, mais de nombreux développeurs connaissent le langage Ada, nommé en son honneur.

Ada est la fille du poète Lord Byron et de son épouse Annabella Milbanke, une mathématicienne. Annabella adorait les mathématiques (Byron l’appelait parfois « la princesse des parallélogrammes ») et fit en sorte que les tuteurs d'Ada lui donnent une éducation approfondie en mathématiques et en sciences, ce qui était tout à fait inhabituel à l'époque dans l'éducation d'une jeune fille de la noblesse.
En 1832, Ada rencontre Mary Sommerville, éminente chercheuse et auteure scientifique du XIXe siècle, qui l'encourage et l'aide à progresser en mathématiques. Le 5 juin 1833, Mary lui présente Charles Babbage, et Ada est immédiatement fascinée par ses machines à calcul. Ils deviennent très proches. Parmi ses autres connaissances, on compte David Brewster, Charles Wheatstone, Charles Dickens et Michael Faraday. Ada Byron se marie en 1835 avec William King, 1er comte Lovelace, avec qui elle aura trois enfants.

En octobre 1842 paraît en français, dans un journal suisse, une description de la machine analytique de Babbage réalisée par le mathématicien italien Federico Luigi, comte de Menabrea. Charles Wheatstone propose à Ada Lovelace, qui a un bon niveau de français, de traduire ce mémoire pour le journal Scientific Memoirs spécialisé dans les articles scientifiques étrangers.
Elle passe neuf mois, entre 1842 et 1843, sous la supervision de Wheatstone, sur cette traduction. Babbage lui-même n'intervient que très peu, étant malade pendant cette même période, et la traduction lui est présentée au début de l'année 1843.

Ada ajoute à cet article sept notes, labellisées de A à G, représentant près de trois fois le volume de texte de l'article original. La note G mentionne un véritable algorithme très détaillé pour calculer les nombres de Bernoulli avec la machine. Ce programme est souvent considéré comme le premier véritable programme informatique du monde, car les algorithmes décrits jusque-là n'étaient pas écrits avec un formalisme, un langage, destinés à être exécuté sur une machine.
Ada Lovelace décrit explicitement des possibilités allant au-delà d'un contexte mathématique, comme l'hypothèse que « la machine pourrait composer de manière scientifique et élaborée des morceaux de musique de n'importe quelle longueur ou degré de complexité ».

« Beaucoup de personnes... s'imaginent que parce que la Machine fournit des résultats sous une forme numérique, alors la nature de ses processus doit être forcément arithmétique et numérique, plutôt qu'algébrique ou analytique. Ceci est une erreur. La Machine peut arranger et combiner les quantités numériques exactement comme si elles étaient des lettres, ou tout autre symbole général ; en fait elle peut donner des résultats en notation algébrique, avec des conventions appropriées. ».
Il faudra attendre les années 1930 avec Alan Turing pour formaliser une telle notion de calculateur universel qui manipule des symboles généraux, et abandonner la notion de calculatrice purement numérique.

Dans l’espoir de subventionner les projets de Babbage, qui n'avait pas obtenu de financement du gouvernement britannique, Lady Ada se met aux jeux de hasard. Elle travaille à un système qui devait lui permettre de remporter le derby d'Epsom mais ne l'entraînera que dans l'accumulation de dettes.

Elle meurt à l'âge de 37 ans d'un cancer de l'utérus, après avoir été saignée à mort par ses médecins. Elle laissait deux fils et une fille. Elle fut enterrée conformément à son souhait près de son père qu'elle n'avait jamais connu, à l'église Sainte Marie Magdalene de Hucknall, à Newstead Abbey, dans le comté de Nottingham.

Tombés dans l'oubli, Ada Lovelace et ses travaux furent exhumés avec l'avènement de l'informatique. Le nom d'Ada apparaît pour la première fois pour nommer le langage de programmation conçu entre 1977 et 1983 pour le Ministère de la Défense américain (DoD) par une équipe de CII Honeywell Bull dirigée par le Français Jean Ichbiah, le 2 mai 1979.
Les observateurs pensaient alors que le langage s'appellerait DoD-1. L'idée de baptiser le langage du nom d'Ada est attribuée à Jack Cooper, du Naval Material Command, et remonte à juillet 1978.
Ada Lovelace est considérée par les informaticiens comme la première programmeuse de l'histoire. On peut voir notamment son portrait sur les hologrammes d'authentification des produits Microsoft.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ada_Lovelace
www.vidoevo.com/yvideo.php?i=T3ZuVkExcWuRpZU9tdVU&02-pantheon-of-programming-ada-lovelace
www.e-orientations.com/actualites/google-doodle-ada-lovelace-et-le-metier-de-programmeur-11746


Le CNRS vient de se doter de deux supercalculateurs, dont l’un est baptisé Ada, en hommage à cette pionnière de la programmation informatique.
www.bfmtv.com/high-tech/cnrs-se-dote-deux-supercalculateurs-394440.html

Anne Rougée l’évoquera au théâtre des Déchargeurs, dans "Les femmes de génie sont rares ?", à partir de janvier 2013. La pièce s'articule autour de trois femmes scientifiques ayant vécu à des époques différentes : la chimiste Marie Curie (1867-1934), la mathématicienne Ada Lovelace (1815-1852) et la physicienne Émilie du Châtelet (1706-1749).
www.youtube.com/watch?v=HdpU_okNwoY
www.theatreonline.com/guide/detail_piece.asp?lst_regions=0&i_Programmation=41398&i_Page=2


Wikipédia : où sont les femmes ?
www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Terriennes/Dossiers/p-23648-Wikipedia-ou-sont-les-femmes-.htm

Ada Lovelace Day (7 October) aims to raise the profile of women in science, technology, engineering and maths by encouraging people around the world to talk about the women whose work they admire.
www.twylah.com/Suw/tweets/245095904279945219

Échange de lettres entre Ada Lovelace et Michael Faraday
http://youtu.be/1kLsW0NLsO8

Ada King, Countess of Lovelace (10 December 1815 - 27 November 1852), born Augusta Ada Byron
http://en.wikipedia.org/wiki/Ada_Lovelace
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 29 Déc - 13:31


Le gouvernement allemand s'interroge sur le « genre » de Dieu

Kristina Schröder, ministre de la famille dans le gouvernement d’Angela Merkel, suggère que le mot Gott (Dieu en allemand) puisse être affublé du genre neutre, qui existe dans la langue de Goethe. On dirait ainsi das liebe Gott et non plus der liebe Gott.
Membre de l'Union chrétienne-démocrate, Madame Schröder, née le 3 août 1977, est membre de l’Église luthérienne indépendante, une obédience protestante minoritaire.

Tout a commencé avec une question posée par l’hebdomadaire Die Zeit à la ministre allemande de la famille, Kristina Schröder, dans un entretien sur l’éducation publié jeudi 20 décembre.
« Est-ce compliqué de parler de Dieu au masculin à votre petite fille ? », a demandé le journaliste, à qui la ministre a répondu : « C’est très simple : chacun devrait décider pour soi-même. L’article est sans signification. » Kristina Schröder a estimé que le neutre ferait tout aussi bien l’affaire – la langue allemande connaissant le masculin, le féminin et le neutre.

le gouvernement allemand a été contraint vendredi 21 décembre de s’intéresser au « genre » de Dieu. Lors de la traditionnelle conférence de presse des porte-parole de chaque ministère, celui de Kristina Schröder a conclu : « Bien évidemment, Dieu n’est ni homme ni femme. Je fais plus confiance au spécialiste (le pape) qu’à ceux qui critiquent la ministre. »
www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/Le-gouvernement-allemand-s-interroge-sur-le-genre-de-Dieu-_NG_-2012-12-25-891772
http://www.sonntag-sachsen.de/2012/12/28/das-gott-und-das-heilige/
ww.causeur.fr/allemagne-dieu-feminin-kristina-schroder,20576


Dans la langue arabe, Allah n'a pas de genre ; ce n'est ni masculin, ni féminin. Et il n'est pas possible de le mettre au pluriel...
http://mejliss.com/node/1521567

Le malaise du féminin français
Pourquoi le masculin est-il prédominant dans la langue française ? [Extraits]

La langue française n'ayant pas de neutre(1), son masculin et son féminin marquent tous les noms, sexués ou pas. Et seuls les animaux sexués y reçoivent leur vrai genre : un homme, une femme. Mais pour tous les autres noms, c'est l'arbitraire : une pierre, un caillou ; le vagin, la verge ; la paramécie, une amibe. Plusieurs langues modernes sont bancales par ce manque du genre neutre. C'est regrettable, car neutre sous-entend absence de conflit : pays neutre, zone neutre.

Le féminin dériverait du masculin, lequel sert de neutre, donc de référence. Puisqu'il s'agit d'un faux neutre, l'histoire tourne mâle. De nos jours, le « genre professionnel » questionne les femmes. Certaines revendiquent leur féminin ; d'autres le rejettent ; d'aucunes enfin voudraient un féminin seyant. Et des terminologues, coupeurs de cheveux en quatre et incapables de reconnaître une plaque de zinc, hésitent à dire : une zingueuse.

Le bon usage s'appuie sur une tradition, la sujétion féminine. Le grammairien Vaugelas déclare en 1647 : "La forme masculine a prépondérance sur le féminin parce que plus noble. "

Au Moyen-Âge la femme est de plain-pied dans le monde. Quant au féminin des métiers, il est naturel. C'est par le labeur et la maternité que la dame s'affirme. L'université lui est interdite, mais non pas l'étude – et la palme de l'enseignement revient aux religieuses. Une femme pouvait devenir médecin… C'est-à-dire miresse.
En bref, la femme médiévale seconde l'homme, mais elle est respectée. Et la première place peut lui revenir, si nécessaire.

Au XIIIe siècle le prévôt Étienne Boileau recense et ordonne les métiers et corporations parisiens. Ces règles établissent une justice sociale. Son registre mentionne quelques professions féminines, dans la soie : fileresses, ouvrières, tisserandes. Chaque communauté est encadrée par deux prud'hommes. Ils répondent des prudes-femmes ou maîtresses-ouvrières, dont chacune peut posséder deux ou trois apprenties, en sus de ses enfants. Sur le marché de l'emploi la femme est aussi recherchée que l'homme. En 1350 la grande Ordonnance de Jean le Bon lésine(2) sur les tarifs des femmes, mais la prospérité reviendra au siècle suivant.

La Renaissance rétablit le Droit Romain. Or, dans la Rome ancienne, la femme était un objet, un bien du paterfamilias(3).

En 1503 le jurisconsulte Tiraqueau reprend aux Romains la notion de sexe faible, (imbecillitas sexus). La femme est frappée d'incapacité juridique, dès le mariage. Épousée, son seul espoir réside désormais dans le veuvage(4). Le célibat restait possible, mais une fille restée fille, quel protecteur eût-elle trouvé ?
Quand nous hésitons à dire peintresse ou doctoresse, nous sommes conditionnés par la Renaissance. Car c'est elle qui a connoté péjorativement les suffixes féminins -esse, -eresse, qui servaient, au Moyen-Âge, à former le féminin du métier.

La Révolution Française maintient le statu quo. Elle écarte toute velléité de liberté féminine. La révolutionnaire Olympe de Gouges, pour avoir défendu Louis XVI, finit sur l'échafaud. Mais son crime fut la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne.

En 1804 le Code Napoléon instaure l'incapacité juridique totale de la femme. L'article 1124 la place sur le même rang que les débiles mentaux ; elle se trouve donc traitée comme une débile. Sa déchéance culmine au début du XXe siècle, par la dépossession de ses entrailles, qui appartiennent à son mari.

Et maintenant ? Avec un tel passif sur cinq siècles, nous comprenons mieux la difficulté d'établir un féminin serein. La femme doit retrouver son rang. Et le féminin des métiers doit aller de soi, comme jadis.
En 1955, soit trente-neuf ans après que les femmes eurent perdu jusqu'au droit de divorcer, le grammairien Albert Dauzat écrivit :
La femme qui préfère pour le nom de sa profession le masculin au féminin accuse par là même un complexe d'infériorité qui contredit ses revendications légitimes. Dérober son sexe derrière le genre adverse, c'est le trahir.
Dire madame le Docteur, c'est reconnaître implicitement la supériorité du mâle, dont le masculin est l'expression grammaticale
.

En France, un Guide d'aide à la féminisation des noms de métiers a été édité par le CNRS. Un rapport ministériel incite à celle-ci, mais sans volontarisme.
Les Suisses féminisent correctement ; ils diront : auteur, autrice ; clerc, clergesse. Ils suivent l'usage ancien, classique, et les racines de la langue.
Les Québécois innovent : auteur, auteure.
La France, qui ne sait plus où elle va, mais qui y va, tendrait plutôt à s'aligner sur le Québec. La féminisation des noms de métiers est en cours.

Patrick76, le 14/04/2011
http://omnilogie.fr/O/Le_malaise_du_f%C3%A9minin_fran%C3%A7ais
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 29 Déc - 15:34


"La demoiselle de déshonneur"
Encore une chanson parlant de prostituée dans l’émission de Philippe Meyer !
Et alors qu’il a invité une femme (Annie Cordy)...
La légion de déshonneur revient à ce pauvre petit monsieur, qui à 65 ans ne sait toujours pas ce qu’est le respect des femmes.
www.franceinter.fr/emission-la-prochaine-fois-je-vous-le-chanterai-invitee-annie-cordy


Né sous le signe du cochon, comme Patrick Bruel, qui lui estime que la prostitution est obligatoire et que les maisons closes doivent être rouvertes. Et qui soutient Dominique Strauss-Kahn, bien sûr.
Le signe du porc conviendrait mieux à ces olibrius, ne serait-ce que par égard envers les animaux. pig
www.newsring.fr/actualite/1001105-patrick-bruel-soutient-dsk-et-dit-oui-a-la-prostitution-obligatoire


Le 11 décembre 2012 sur France 3, Frédéric Taddeï a invité Dodo la Saumure, Dominique Alderweireld, le proxénète ami de DSK,
dans son émission "Ce soir ou jamais".


«  Dodo  », Taddéi, et les prostituées
Le 11 décembre, le passage de Dodo la Saumure, le fournisseur en prostituées du Carlton de Lille, à « Ce soir (ou jamais  !) » fut un grand moment. Frédéric Taddéi et le proxénète belge ont devisé « rentabilité », « import », « export » (des femmes), le présentateur s’excusant presque de ce que, « dans notre pays, [sa] profession (sic) [soit] extrêmement mal vue ». Dodo a en effet défendu son « métier de tradition ». « Malheureusement (resic), les filles, elles arrivent [et] repartent comme elles veulent. » La liberté, quelle poisse… Mais que voulez-vous, « j’en dépends économiquement, je suis obligé de me soumettre », s’est-il rembruni. Avant de s’esclaffer (à propos de la pénalisation des clients) : « Les Français sont quand même raisonnables, ils sont peut-être un peu moins féministes qu’en Suède. » Ce soir-là, sur France 2, ça crevait l’écran !
www.politis.fr/%E2%80%89Dodo%E2%80%89-Taddei-et-les,20457.html

Réaction de Sophie Péchaud, présidente de l'AVFT (Association contre les violences faites aux femmes au travail) :

« On a l’impression que c’est un métier comme les autres, de commerçants, c’est comme si vous teniez un salon de coiffure » F. Taddéï.

Eh oui, un « salon de coiffure ». Et si Frédéric Taddéï peut comparer le fait de tirer des bénéfices de la location d’un sexe au profit d’un tiers, à un salon de coiffure, c’est qu’il n’a jamais mis les pieds dans un salon de coiffure ou... qu’il ment effrontément. Forcément.
Mais ce soir, le négatif est le positif. Le blanc c’est le noir, la guerre c’est la paix. Ce qu’il s’est passé ce mardi soir est d’une gravité sans nom. Plus qu’un mensonge ou une litanie de stéréotypes dont les médias nous habituent, ce moment télévisuel était un simulacre de discussion, une théorie, organisée et construite exclusivement autour de la promotion, de la banalisation du viol et de la domination masculine. On a assisté à une véritable inversion des repères, un brouillage méthodique de la raison.
Jugez plutôt.
[...]

Rokhaya Diallo présente sur le plateau -si investie dans la lutte contre le racisme et le sexisme- aurait pu se lever et les interrompre. Elle leur aurait demandé pourquoi la majorité des femmes prostituées -comme Nelly Arcan- ont subi des violences sexuelles dans leur enfance. Elle aurait été soutenue par Paul Ariès, politologue qui venait parler de la pauvreté. Il aurait pu dire combien la pauvreté est un facteur déclenchant et déterminant chez les personnes prostituées. Tous auraient pu boycotter l’émission. Affirmer officiellement leur désaccord qu’un tel discours puisse se tenir sur une grande chaine nationale du « service » public.
Rien n’a bougé.
[...]
www.avft.org/article.php?id_article=685

Cet entretien a horrifié Thalia Breton, porte-parole d'"Osez le Féminisme"
Aucune contradiction apportée aux mensonges de Dodo la Saumure
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/736763-dodo-la-saumure-invite-chez-taddei-sur-france-3-une-interview-honteuse.html

Dodo la Saumure chez Taddei :
écrivons à France Télé, le CSA et la ministre !
http://sandrine70.wordpress.com/2012/12/14/dodo-la-saumure-chez-taddei-ecrivons-a-france-tele-le-csa-et-la-ministre/

Extrait de cette emission du 11 decembre 2012
www.youtube.com/watch?v=THWAx9X9m5c cyclops
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 3 Jan - 16:56


"Toutes des putes"
Tel est le message radiotélévisé de fin d’année, à destination du peuple de France
ou "Jeunes auditrices et spectatrices, ne vous imaginez pas devenir chercheuses scientifiques !"

La virile direction des chaînes publiques a tenu à profiter des réveillons pour réaffirmer son respect à l’égard de la majorité de la population, les femmes, en la transformant en objet de distraction pour la minorité masculine.

Sur France Inter, Jean Lebrun* et son invitée s’amusent des "cocottes" de la fin du XIXe siècle. L’animateur est tellement émoustillé par son sujet qu’il n’entend pas que la Belle Otero, petite Espagnole sans père et pauvre, a été violée. Il en rajoute une couche en relayant la pensée profonde de Marcela Iacoub, dont Libération s’est fait l’écho en décembre : toutes les femmes se prostitueraient si elles en tiraient un véritable avantage.

Arte, la chaîne intellectuelle a fait fort, elle aussi le 31 décembre 2012 :
- 21h05 : Moulin Rouge, de John Huston. Histoire : Alors qu'il prépare une affiche pour le Moulin Rouge, Toulouse-Lautrec s'éprend d'une prostituée.
- 23h00 : Belles de nuit ou la fin d'une époque, documentaire sur les demi-mondaines Valtesse de la Bigne, la Belle Otero, Liane de Pougy, Émilienne d'Alençon...

France 2 offre le 3 janvier le film Chéri, adaptation du roman de Colette par Stephan Frears, qui nous conte le dernier amour d’une courtisane de la Belle Époque.

Copiant CANAL+ qui au réveillon présentait Crazy Horse (un documentaire sur le cabaret parisien, célèbre pour ses numéros de danseuses nues) et TF1 qui nous a servi Les Dessous du Crazy, France 3 diffuse Les 60 ans du Crazy Horse le 5 janvier. Quelle originalité !
Tout cela en plus des habituels films pornographiques.

Et encore des prostituées le 7 janvier sur France 3, dans Le vernis craque !

Que diraient ces nobles esprits (photographie ci-dessus), si à chaque saint-Sylvestre la radio et la télévision nous proposaient des spectacles d'hommes dénudés, des histoires de gigolos, et des portraits de maquereaux ?
* www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire-les-scandaleuses-de-la-belle-epoque


Lundi 21 Janvier 2013 à 20h36 : Chez Maupassant
L’histoire : La marquise Obardi est l'une des reines du Tout-Paris, une grande courtisane...

Retour de la série "Maison Close" le 4 février 2013, pour la saison 2
www.public.fr/News/Maison-Close-la-serie-est-de-retour-pour-la-saison-2-364311
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 5 Jan - 12:19


Esther Duflo, une Française à la Maison Blanche

Une économiste française spécialiste de la pauvreté, Esther Duflo, va conseiller le président des États-Unis, Barack Obama, sur les questions de développement mondial, s'est félicité vendredi 4 janvier le Massachusetts Institute of Technology (MIT) où elle est titulaire d'une chaire.

L'économiste de 40 ans fera partie des premiers membres du "Conseil présidentiel pour le développement global" : une instance consultative créée en février 2012 et censée, selon la Maison Blanche, "informer et conseiller le président et d'autres responsables américains sur les politiques et pratiques américaines relatives au développement mondial".

Notamment diplômée de l'École normale supérieure de Paris et du prestigieux MIT, Esther Duflo sera l'une des neuf membres de ce conseil, placé sous la houlette de l'Agence pour le développement international (USAID) et présidé par l'Égyptien Mohamed El-Erian, directeur général du fonds d'investissement Pimco, premier gestionnaire obligataire à l'échelle mondiale.

Professeur d'économie du développement au MIT et titulaire d'une chaire au Collège de France sur les "Savoirs contre la pauvreté", Esther Duflo a obtenu de nombreuses récompenses, dont en 2010 la médaille John Bates Clark distinguant les économistes de moins de 40 ans.
http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130104.OBS4518/esther-duflo-une-francaise-a-la-maison-blanche.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 5 Jan - 12:43


Portrait par Louis Caravaque (1745)

Catherine II de Russie

Catherine II est née Sophie (ou Sophia) Auguste Friederike von Anhalt-Zerbst-Dornburg le 21 avril 1729 à Stettin en Poméranie, et elle est morte le 17 novembre 1796 à Saint-Pétersbourg. Elle fut surnommée « Figchen », puis la « Grande Catherine ».

Fille de Christian-Auguste (1690-1747), prince d’Anhalt-Zerbst, et de Johanna-Elisabeth d’Holstein-Gottorp (1712-1760), elle a pour gouvernante une Française, Babet Cardel. Délaissée par ses parents qui souhaitaient un garçon, Sophie se réfugie dans les livres, ce qui lui permet d’acquérir une grande culture et une maturité précoce.

Rien ne destine cette princesse allemande à diriger la Russie, avant qu’Elisabeth I, tsarine de 1741 à 1762, la fasse venir à Saint-Pétersbourg pour épouser Pierre, petit-fils de Pierre Ier le Grand et héritier du trône désigné par la souveraine. Le 28 juin 1744, la veille de ses fiançailles, Sophie doit se convertir à la religion orthodoxe et prendre le prénom d’Ekaterina Alexeïvna. Ce mariage qui a lieu à Saint-Pétersbourg le 21 août 1745, n’est pas heureux : Pierre âgé de 16 ans, souffre d’un problème sexuel probablement dû à un phimosis, et de troubles psychiques. La haine s’installera entre eux.
Catherine accepte la situation, comme le prix à payer pour régner. Dès son arrivée en Russie, elle apprend la langue du pays et s’efforce de s’acculturer, tout en lisant Machiavel, Tacite, Voltaire et Montesquieu...

Sur les conseils d’Élisabeth I qui s’inquiète que le mariage n’ait toujours pas donné d’héritier au trône après huit ans, Catherine prend un amant. Elle subit les règles strictes de la Cour : dès sa naissance, le 1er octobre 1754, son enfant Paul, dont le père est sans doute Saltykov, lui est ôté pour être élevé selon le bon vouloir d’Élisabeth.

Lorsqu’Élisabeth I meurt en janvier 1762, Pierre devient tsar sous le nom de Pierre III. Or, à ce moment, Catherine est tombée en disgrâce aux yeux de son mari, menacée d’être répudiée et remplacée par la favorite du tsar. Ce dernier, multipliant les oukases, accusé d'avoir méprisé les intérêts de la Russie au profit de la Prusse dans la guerre de Sept Ans, a réussi à se faire détester par un grand nombre de ses sujets. Pour ces raisons, Grégoire Orlov, amant de Catherine, et ses frères préparent le coup d’État qui aura lieu le 28 juin 1762. Quelques jours plus tard, Pierre III est assassiné, probablement par Alexis Orlov (Catherine n’aurait cependant pas donné d’ordre en ce sens). C’est ainsi que débute le règne glorieux de Catherine qui durera jusqu’en novembre 1796.


Portrait par Fedor Rokotov (1770)

Le 9 juillet 1762, Catherine II monte sur le trône de Russie, soutenue par les troupes de la garde impériale. Durant son règne, elle parvient à agrandir la superficie de la Russie par différentes conquêtes territoriales, principalement contre les Turcs en Crimée, obtenue en 1783, et en Pologne, où elle avait placé sur le trône, à la mort du roi Auguste III en 1764, Auguste Poniatowski. Elle défend également la Russie contre les agressions extérieures, comme celle engagée par Gustave III de Suède pour reprendre des territoires perdus en 1720.

Sur le plan intérieur, Catherine, inspirée des idées des Lumières, fait entrer la Russie dans une ère moderne. Au début de son règne elle veut assouplir le servage mais elle y renonce en raison de l’opposition de la noblesse et à cause d’évènements comme l’insurrection menée par Pougatchev, qui réussit à acquérir une partie du peuple et des serfs à sa cause.
En même temps qu'elle étend les limites de son empire, Catherine imprime une activité nouvelle à l'agriculture et à l'industrie, fondée sur la pensée des Lumières.

Catherine fait établir un canevas pour réformer les lois, réorganise l'administration provinciale, édicte une Charte de la noblesse, publie une Charte des villes. À la fin de sa vie Catherine peut avoir la satisfaction d’avoir semé les graines de l’éducation sur son empire. Avec l’aide d’une commission, elle a créé des hôpitaux pour enfants trouvés, où ils sont éduqués selon un programme établi par l’impératrice. Le Corps de Cadets, élite militaire, a été réformé pour y inclure une éducation intellectuelle qui formera pendant longtemps des hommes politiques russes.

La Russie, bien que vivant une situation de sous-développement économique, devient le premier producteur mondial de fer, de fonte et de cuivre. Elle compte plus de 200 usines, ateliers, manufactures. La production industrielle double ; la valeur du commerce intérieur et extérieur triple. Les États occidentaux sont désormais contraints d'accueillir la Russie dans le « concert européen ».

Catherine, qui a de nombreux amants comme Orlov, Potemkine, Lanskoï, Zoubov, est connue pour avoir défendu les arts et la littérature.
La tsarine se plonge dans les œuvres de Plutarque et de Tacite, correspond régulièrement avec les philosophes français Voltaire, Diderot ou encore d’Alembert, ainsi qu'avec Grimm. Elle réussit à convaincre le mathématicien Leonhard Euler de revenir de Berlin. À la mort de Diderot, elle achète d'ailleurs sa bibliothèque. Elle achète aussi, à la mort du philosophe, l’énorme bibliothèque de Voltaire, contenant des manuscrits et de nombreux ouvrages annotés de la main du maître.

La tsarine fait créer les plus riches services de porcelaine à la Manufacture de Sèvres, déniche ce que l'on fait de mieux en matière d’art, rafle des collections entières provenant de successions ou autres ventes.
Pour les abriter, Catherine construit un musée dans sa capitale, Saint-Pétersbourg. Ce sera l'Ermitage, palais commandé au Français Vallin de La Mothe. L'impératrice remplit le palais de ses achats, de ses commandes : peintures, objets d'art envahissent les immenses salles. Les Raphaêl, Poussin, Van Dyck, Rembrandt, Véronèse, Titien, Clouet, Murillo etc. déferlent sur Saint-Pétersbourg. L'impératrice lance des commandes à Chardin, Vernet. En 1785, deux mille six cent quatre-vingt-cinq toiles seront en sa possession.
Pour la grandeur de la Russie, elle fait aussi venir de Paris de nombreuses troupes de théâtre et d'opéra, dont celle de Floridor, qu'elle fait jouer notamment dans son théâtre de l'Ermitage. Aujourd’hui l’école de danse classique russe, créée par Marius Petipa, est la plus réputée du monde.

Catherine voulait écarter son fils Paul, qu’elle jugeait incapable de gouverner, de la succession au trône. Elle prépare donc Alexandre, son petit-fils né en 1777, à devenir tsar. Cependant lorsque Catherine passe de vie à trépas le 17 novembre 1796, Paul fait brûler tous les documents concernant la succession, écrits par sa mère, monte sur le trône impérial sous le nom de Paul Ier, et règne jusqu’à son assassinat, le 23 mars 1801.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_II_de_Russie
www.sport-histoire.fr/Histoire/Rois/Romanov/Catherine_II_de_Russie.php
http://france.gelbert.free.fr/text/catherine.html
www.patrimoine-histoire.fr/Ceramique/Porcelaine-de-Sevres.htm


Catherine la Grande [1/3]
www.dailymotion.com/video/x9db9r_catherine-la-grande-1-sur-3_news#.UOfK03cZ51E cyclops
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 10 Jan - 20:58


Si c'est une fille, l'enfant de Catherine Middleton et William Mountbatten-Windsor sera "princesse"
LONDRES (Reuters) - Si l'enfant à naître du prince William et de son épouse Kate est une fille, celle-ci aura droit au titre de princesse et au prédicat d'altesse royale, une première depuis près d'un siècle, a annoncé jeudi 10 janvier le palais de Buckingham.

Une "lettre patente" de la reine Elizabeth abroge en effet la décision prise en décembre 1917 par le roi George V, son grand-père, de réserver le titre de prince au seul petit-fils aîné de l'héritier du trône. Une fille n'avait alors droit qu'au titre de "Lady".
www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Si-c-est-une-fille-l-enfant-de-Kate-Middleton-sera-princesse-_55257-2151803_actu.Htm

Le prince s’appelle en fait William de Saxe-Cobourg-Gotha
http://www.dorffer-patrick.com/article-rincepwilliam-de-cambridge-72818624.html

ou Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg
http://de.wikipedia.org/wiki/William_Mountbatten-Windsor,_Duke_of_Cambridge
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Ven 11 Jan - 9:25


Haut-Conseil à l'égalité hommes-femmes

L'ancienne députée PS des Côtes d'Armor, Danielle Bousquet, préside depuis le 8 janvier 2013 le Haut-Conseil à l'égalité hommes-femmes, une instance paritaire pour lutter contre les violences de genre.

Son but ? Comme l'indique La Croix, il sera "notamment d’investir des sujets comme « la lutte contre les violences de genre », selon la peu claire formulation officielle, « la place des femmes dans les médias et la diffusion de stéréotypes sexistes », selon le décret publié au Journal officiel .
« Je compte aussi m’investir sur la question de l’articulation des temps de vie. Alors que 80 % des femmes travaillent, ce sont encore elles qui accomplissent l’essentiel du travail domestique »
www.womentomorrow.fr/Danielle-Bousquet-presidera-le-Haut-Conseil-a-l-Egalite-Hommes-Femmes_a703.html
http://bretagne.france3.fr/2013/01/08/le-haut-conseil-l-egalite-hommes-femmes-preside-par-danielle-bousquet-176749.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Danielle_Bousquet



C’est mal parti pour le Haut conseil à l’égalité hommes-femmes !

Dans cette instance paritaire dont la composition vient d’être publiée, on note la présence de Roselyne Bachelot… aux côtés de Frédéric Taddeï, personnalité “qualifiée”.
“Non… Pas lui !“
Les protestations des féministes n’auront pas été entendues : rappelons que Frédéric Taddéï a consacré 22 minutes carrément complaisantes à l’interview du proxénète « Dodo la saumure » dans l’émission « Ce soir ou jamais » de France3 le 11 décembre 2012, sans qu’à aucun moment, les téléspectateurs ne soient informés que l’invité a été condamné en Belgique le 21 juin 2012 pour proxénétisme et comparaissait le matin même devant la Cour d’appel de Mons. [...]
www.gaucherepublicaine.org/breves/cest-mal-parti-pour-le-haut-conseil-a-legalite-hommes-femmes/5589

La féministe Roselyne Bachelot se lâche sur D8 : "J'ai l'air d'une pute !"
www.dailymotion.com/video/xu75rr_roselyne-bachelot-se-lache-sur-d8-j-ai-l-air-d-une-pu_tv#.UO-q-ncZ51E

Mais elle n’en est plus à une contradiction près...
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/694927-roselyne-bachelot-de-d8-a-france-inter-un-melange-des-genres-dangereux.html

Après le recasage de François Chérèque, l’ex-patron de la CFDT qui a tant servi les intérêts du grand patronat et des puissances d’argent, en tant qu’inspecteur général des Affaires sociales, c’est le deuxième godillot de l’UMPS que le gouvernement pistonne ainsi en remerciement de services rendus.
La république des copains et des arrivistes n’a plus de limite…. c’est ce que l’on appelle la caste !
ww.prechi-precha.fr/recasage-umps-bachelot-nommee-au-haut-conseil-a-legalite-hommes-femmes/

Le député-maire UMP d'Avranches, Guénhaël Huet, refuse de siéger au Haut conseil de l'égalité hommes-femmes où il a été désigné. La raison ? Le mariage gay.
"Pour faire avancer les droits des femmes, il faut être cohérent et ne pas commencer par nier la différence ou l'altérité des sexes. L'égalité ne peut se construire que sur la reconnaissance des différences, pas sur leur négation. La théorie du genre, soutenu par le Parti socialiste va malheureusement dans ce sens tout comme le mariage homosexuel."
www.lamanchelibre.fr/avranches/actualite-40903-g-huet-refuse-sieger-au-haut-conseil-egalite-hommes-femmes.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Mar 5 Fév - 20:50

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Mar 5 Fév - 21:40



Lise Meitner (1878-1968)

Lise Meitner est souvent citée comme l'un des cas les plus flagrants de scientifiques injustement ignorés par le comité attribuant le prix Nobel. Elle ne reçut jamais le prix Nobel, bien qu'elle eût été nommée trois fois pour ce prix.

Née le 17 novembre 1878, Lise Meitner est une physicienne autrichienne, naturalisée suédoise en 1938, citoyenne britannique à partir de 1960, décédée à Cambridge le 27 octobre 1968.

Elise Meitner était la troisième des huit enfants de Philipp Meitner et son épouse Hedwig Skovran, un couple aux idées libérales, qui éleva ses enfants dans une atmosphère intellectuelle stimulante, et les encouragea à poursuivre des études avancées. C'est ainsi que les cinq filles de la famille reçurent une éducation supérieure, dans une société où l'école se terminait pour les jeunes filles à l'âge de quatorze ans.

L'université autrichienne fut ouverte aux femmes en 1897. Durant une période de transition, les jeunes femmes purent être admises sans être passées par le lycée (le Gymnasium, qui jusqu'alors leur était fermé), à condition d'être reçues à l'examen final, la Matura, en tant que candidates externes. En 1899, Lise Meitner commença une préparation accélérée de deux ans, dans un petit groupe de trois femmes, afin de se présenter à cet examen. Elle fut reçue et entra à l'Université de Vienne en 1901, à l'âge de vingt-deux ans.

En 1905, Lise Meitner effectua son travail de doctorat sous la direction du physicien expérimentateur Franz-Serafin Exner, qui introduisit à Vienne l'étude de la radioactivité, un sujet nouveau et en plein essor. Le sujet d'étude de Lise était cependant de nature différente : il s'agissait de vérifier que les équations de Maxwell décrivant la conduction de l'électricité s'appliquent également au transport de la chaleur. Elle présenta en décembre 1905 son travail sur la conduction de la chaleur dans les solides inhomogènes devant un jury composé de Boltzmann et Exner, et obtint la plus haute mention (summa cum laude). Le diplôme de doctorat lui fut attribué en février 1906.

Elle est ainsi devenue la deuxième femme docteur de l'université de Vienne. Lise Meitner demeura à Vienne durant l'année qui suivit son doctorat. En tant que femme, elle ne pouvait espérer une carrière académique, mais elle continua malgré tout la recherche.
Elle obtint l'autorisation de travailler à Berlin aux côtés de Max Planck à une époque où les laboratoires prussiens étaient interdits aux femmes.

En 1912 fut créé l'Institut Kaiser Wilhelm de Chimie (KWI-C). C'est là qu'elle rencontra Otto Hahn, ami et collaborateur de toute une vie. Otto Hann y fut embauché, assurant la direction du département de radiochimie. Lise Meitner le rejoignit, mais au début avec le statut d'invitée, sans salaire.

Spécialiste de la radioactivité, le tandem gagna une reconnaissance internationale. Malgré sa notoriété, la physicienne d'origine juive dut quitter l'Allemagne en 1938. C'est depuis son exil suédois qu'elle aida Otto Hahn à comprendre et à théoriser la fission nucléaire, une découverte cruciale qui vaudra à ce dernier le prix Nobel de chimie en 1944. Lise Meitner, elle, n'est même pas mentionnée.

L'Union astronomique internationale a donné son nom à deux cratères, sur la Lune et sur Vénus, ainsi qu'à l'astéroïde (6999) Meitner. En 1997, le nouvel élément de numéro atomique 109 fut baptisé meitnérium à sa mémoire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lise_Meitner
http://television.telerama.fr/tele/programmes-tv/lise-meitner-mere-de-la-bombe-atomique,47184160.php


Lise Meitner, mère de la bombe atomique
Le titre de ce documentaire est trompeur car Lise Meitner refusa de participer au projet Manhattan pour des raisons éthiques : elle ne voulait pas être associée à la fabrication d'une bombe.
http://videos.arte.tv/fr/videos/lise-meitner-mere-de-la-bombe-atomique--7285680.html cyclops
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Ven 8 Mar - 15:05


Pierre Ménès, 50 ans, ex-G.O. du Club Med

La beaufitude sexiste d’un journaliste-consultant de football

À l’approche de la journée internationale des femmes (une célébration qui, réservée à un seul jour, est tout sauf indiscutable), les sujets sur les inégalités entre les hommes et les femmes se multiplient dans les médias, y compris dans les rubriques sportives. Le samedi 2 mars 2013, sur France 2, par exemple, l’émission Stade 2 (désormais présentée par une femme, Céline Géraud) accordait, de façon très honorable, une large séquence à la place des femmes dans le sport et dans sa médiatisation. L’Équipe, pendant plusieurs jours, lui a consacré un « Grand format ». Titre de celui du 6 mars 2013 ? « A-t-on besoin de l’égalité homme-femme dans le sport ? »
Un titre racoleur, niais ou stupide (au choix) : qui est ce « on » et qui nous dira ce que signifie l’interrogation sur le « besoin d’égalité » ?

Pour répondre à cette question, deux pages de déclarations de personnalités diverses (sportif, dirigeant de club, ministre, etc....). Et parmi elles, un « journaliste-consultant de football » (ancien journaliste à L’Équipe) : Pierre Ménès. Le comble de l’intelligence en action et du journalisme éclairé.

Titre choisi par L’Équipe :



Confondant allègrement égalité des performances sportives, égalité de participation à l’activité sportive, et égalité de la médiatisation des compétitions, Pierre Ménès a remporté haut-la-main le grand prix de la beaufitude sexiste (à égalité avec Vincent Moscato, comme on peut le lire ici-même).

Le début peut à la rigueur passer pour anodin… Encore que c’est une vision du sport bien étroite et mercantile qui sous-tend le propos de Pierre Ménès. Certes, les femmes n’atteignent pas, dans la plupart des sports, le niveau de performance athlétique des hommes, mais le rappeler avec force comparaisons n’est que la manifestation triviale d’un machisme mal assuré.

Et surtout, l’inégalité des performances ne justifie en rien les inégalités dans la pratique des sports (dont Ménès ne parle pas) et l’inégale médiatisation des compétitions sportives, selon qu’elles sont masculines ou féminines. Tant il est vrai que la qualité d’un spectacle sportif (étant entendu que faire du sport un spectacle est problématique, surtout quand il est mercantile) repose bien entendu sur autre chose que de simples exploits physiques (avec « supériorité masculine » garantie), mais sur la dramaturgie inhérente au sport de compétition (que l’on a par ailleurs le droit de critiquer, voire de détester). Et de ce point de vue, les compétitions féminines n’ont rien à envier à celles des hommes et pourraient, voire devraient bénéficier d’une médiatisation équivalente.



Après avoir proclamé qu’« il faut apprécier le sport féminin » (notamment le tennis), puis déclaré que le foot féminin, qui, dit-il, s’il « n’était pas risible, mais presque », il y a 25 ans, « a fait des progrès » depuis, Pierre Ménès se lâche :



Avec cette saillie, « t’avais des grosses dondons qui étaient certainement trop moches pour aller en boîte le samedi soir », on atteint un sommet de misogynie et de caricature rarement vu. Heureusement que le chapeau de cet article rappelle que Pierre Ménès "défend le sport féminin"... sinon on n’aurait pas compris.

Et puisque les basketteuses ne savent pas « dunker » (marquer un panier au basket en sautant pour projeter le ballon dans l’arceau, à une ou deux mains ), l’inégalité des performances clôt le débat sur l’égalité dans la pratique du sport et dans sa médiatisation !

Après un paragraphe de philosophie du sport et quelques contorsions, retour à la case sexisme lourd.



Où l’on apprend que, tous comptes faits, le foot est un « sport de mecs » et que la championne de tennis Maria Sharapova n’a pas un palmarès à la hauteur de son physique. Sur le physique, laissons à Pierre Ménès ses commentaires ; mais la championne a quand même gagné tous les tournois du Grand chelem [1]. Le pire suit immédiatement : vu qu’elle est une « bombe atomique », les gens « s’entretueraient encore plus pour la voir ». Autrement dit, « Sois belle – selon les critères esthético-érotiques de Pierre Ménès – ou disparais du spectacle marchand du sport ».

Et pour faire bonne mesure, après le sexisme tristement ordinaire, une touche de xénophobie, car « si c’est pour voir jouer "Glougloutova" contre "Dondonovski" » [2]… Les dondons qui répugnent tant à Pierre Ménès sont de retour, mais étrangères.

Après ces commentaires dignes de certains piliers de bistrot, mais certainement pas du journalisme, Pierre Ménès paie sa tournée à tous les machos. [...]

Henri Maler, le 8 mars 2013
http://www.acrimed.org/article4022.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_M%C3%A9n%C3%A8s

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Ven 29 Mar - 22:23



Les stéréotypes garçons-filles sont mis en place dès la crèche

Un rapport remis jeudi à la ministre du Droit des femmes pointe la différence sexuée qui s'opère dans les structures d'accueil collectif des enfants de moins de trois ans.

Du bleu pour les garçons, du rose pour les filles... Du football pour les uns, de la danse pour les autres... Des différenciations qui apparaissent somme toute banale, et pourtant ! Les stéréotypes garçons-filles se forment "très tôt", avant même l'entrée à l'école, souligne un rapport remis jeudi 28 mars à la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. Et ce n'est pas sans importance note Brigitte Grésy, co-auteure du rapport : "Ces différences ne relèvent pas que de la conscience intime car elles induisent à long terme des inégalités qui perdurent dans la société". Ainsi, jouer au lego ou à la poupée peut sembler un choix totalement anodin, mais à terme, des choix d'étude, de carrière et même d'aptitude sociale peuvent en découler selon qu'on est homme ou femme.

C'est pourquoi Brigitte Grésy et Philippe Georges, de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), s'étaient vu confier l'été dernier une mission sur l'accueil collectif des enfants de moins de 3 ans. Une période où se joue la construction des identités sexuées. Et leurs observations sont très nettes : "Les petites filles sont moins stimulées, moins encouragées dans les activités collectives, tandis que leur apparence est davantage l'objet des attentions des adultes". À l'inverse, "les préoccupations pour les activités physiques sont plus prononcées quand il s'agit des garçons".

Aux garçons le bac à sable, aux filles les jeux de rôle

Les jouets utilisés renvoient également à "un monde binaire". Ainsi, ceux des garçons sont "plus nombreux et diversifiés que ceux des filles et sont associés à l'extérieur", alors que ceux des filles "sont plus limités en nombre" et "souvent réduits au champ des activités domestiques et maternelles". Aux garçons le bac à sable, aux filles les jeux de rôle... Ces jouets renvoient à des compétences différentes : plutôt verbales pour les filles, plutôt mathématiques et scientifiques pour les garçons.

Un autre problème pointé du doigt : l'absence d'hommes dans ces structures. À peine 1% du personnel de la petite enfance est masculin. "Ce qui fait, avec la hausse des familles monoparentales, que certains enfants se retrouvent sans modèle masculin dans leur toute petite enfance", pointe Brigitte Grésy. "Nous proposons donc de rendre les métiers de la petite enfance plus attractifs pour les hommes, quitte à mettre en place des mesures de discrimination positive".

Pour "une éducation à l'égalité entre les filles et les garçons dès la naissance", Brigitte Grésy et Philippe Georges font donc une série de recommandations, comme l'élaboration d'un kit de sensibilisation pour l'ensemble des crèches ou l'intégration dans les formations des personnels de la petite enfance d'un enseignement spécifique sur le sujet. Ils préconisent d'y associer l'ensemble des acteurs du secteur : les marchands de jouet, les fabricants de vêtements, etc.
http://lci.tf1.fr/france/societe/des-la-creche-les-stereotypes-garcons-filles-sont-mis-en-place-7902529.html

Crèches : un quota pour les pauvres
Cela passera donc par une politique de quotas. Le Premier ministre l’annoncera lundi, lors du comité interministériel de lutte contre l’exclusion : les crèches devront progressivement accueillir 10% d’enfants pauvres.
Il s’agit de favoriser l’égalité des chances, la crèche permettant - selon les associations - de limiter "les inégalités de développement". Mais on part de loin : d’après une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques réalisée en 2007, 4% des enfants les plus pauvres sont gardés en crèche contre 16% des enfants les plus favorisés.
21 janvier 2013
http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Creches-un-quota-pour-les-pauvres-587249

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 30 Mar - 4:21



« Le cinéma d’auteur est un mythe et un fantasme réactionnaire »

au cinéma, on sait très bien que l'on ne peut pas faire de films sans équipe. Une série de compromis est nécessaire pour financer un film car faire un film coûte très cher. Le cinéma d'auteur est donc est un mythe et un fantasme. Une approche genrée remet en question non seulement la domination masculine mais désigne comme réactionnaire cette conception de la création qui reste au cœur de la cinéphilie. [...]

Ce film [Et Dieu créa la femme*, de Roger Vadim] a eu l'effet d'une bombe en créant une bombe sexuelle en la personne de Brigitte Bardot. La nouveauté de BB dans le film est d'être à la fois sujet de son propre désir et un objet de désir pour les protagonistes masculins qui lui tournent autour.
Au moment où ce film a été réalisé, Vadim a pris en compte le mouvement d'émancipation des femmes qui était à l’œuvre dans la société française, avec la parution, quinze ans plus tôt, du Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir, en 1949. [...]

c'est un film ambivalent. Le fait de représenter des femmes qui expriment leur désir sexuel va constituer un des éléments de la modernité de la Nouvelle Vague. Jeanne Moreau, aussi bien dans les films de Louis Malle que dans ceux de Truffaut, c'est un personnage qui laisse libre cours à sa sexualité. La plupart des films réalisés par les réalisateurs de la Nouvelle Vague donnent une vision assez restrictive de la sexualité féminine dans la mesure où les femmes n'y ont en général aucune autonomie sociale ou professionnelle. Elles sont dépendantes économiquement et juridiquement des personnages masculins. [...]

Agnès Varda a réussi à se faire une place toute seule puisqu'elle a fait son premier film, La Pointe Courte, en dehors des circuits commerciaux, en 1955, avant la Nouvelle Vague. Elle a ensuite été soutenue par le groupe de la rive Gauche : Chris Marker, Jacques Demy et Alain Resnais, qui étaient beaucoup plus progressistes que les cinéastes des Cahiers du Cinéma. Ils avaient un respect pour les femmes et un désir de prendre en compte leur émancipation que n'avaient pas leurs camarades de la rive droite.
[...]
http://sabrinabouarour.blog.lemonde.fr/2013/03/26/le-cinema-dauteur-est-un-mythe-et-un-fantasme-reactionnaires
* http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=185.html


Conférence de Geneviève Sellier et Noël Burch (13 nov 2010)
Donnée dans le cadre du cycle "Quarante ans de recherche sur les femmes, le sexe et le genre", à l'auditorium de la Grande Galerie de l’Évolution au Muséum national d'Histoire naturelle (90 mn, filmée par le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir).
http://www.dailymotion.com/video/xgik2u_conference-de-genevieve-sellier-et-noel-burch-13-nov-2010_school


Professeure d'études cinématographiques à l'université Montaigne de Bordeaux III, Geneviève Sellier fait partie des rares historiens du cinéma à travailler sur les représentations sexuées en France, ces fameuses "gender studies" (études de genre) qui réfléchissent aux rapports sociaux entre hommes et femmes. Elle a notamment publié La drôle de guerre des sexes du cinéma français, avec Noël Burch (Nathan, 1996), La Nouvelle Vague, un cinéma au masculin singulier (CNRS éditions, 2005) et Le cinéma au prisme des rapports de sexe (Vrin, 2009).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Genevi%C3%A8ve_Sellier

Le cinéma français et européen face à Hollywood
Les accords Blum-Byrnes
http://www.monde-diplomatique.fr/1993/11/SELLIER/45748
http://cinepassionrenoir.over-blog.org/article-le-cinema-francais-et-europeen-face-a-hollywood-59492059.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Ven 12 Avr - 19:24



Santé des femmes : « Nous sommes en train de revenir aux années cinquante »

Depuis qu’elle a écrit, il y a un an, dans Le Monde, une tribune intitulée «La disparition annoncée des gynécologues et des généralistes de la santé génésique», le Dr Odile Buisson est dans le collimateur des sages-femmes, qui se sont estimées insultées. Aujourd’hui, elle publie aux éditions Jean-Claude Gawsewitch Sale temps pour les femmes, où elle fait le point sur l’état de la santé des femmes. Et le constat n’est pas brillant…

Charlie Hebdo : Vous dénoncez l’industrialisation de la santé. Qu’entendez-vous par ce terme ?

Odile Buisson : L’industrialisation de la santé, c’est penser que le patient n’est pas un tout, et qu’on peut déléguer des actes à certaines personnes moins formées. Ça peut être un frottis du col, la mise en place d’un stérilet… On découpe le corps en morceaux, de façon à employer des gens moins formés, donc moins payés, intervenant pour un seul acte, sur le principe des chaînes de montage, de façon à faire un bénéfice sur chaque acte. Mais le problème, c’est que la personne n’est pas prise dans sa globalité. Moi, je fais de l’échographie : pour ça, j’ai fait médecine, et plusieurs spécialisations. Mais, dans certains pays, chez les anglo-saxons en particulier, les gens qui font de l’échographie, ce ne sont pas des médecins, ce sont ce qu’ils appellent des «sonographers». Des manipulateurs radio, en quelque sorte. Certains gros cabinets de radiologie voudraient bien importer ce système. Seulement, les pays qui emploient ce système sont, de très loin, bien moins bons que nous en diagnostic anténatal. Mais il y a des médecins qui se sentent les dents pousser, et qui se disent que, ma foi, ils pourraient faire le chef d’entreprise et gagner plus d’argent…

Le médecin devient, selon vous, un «marchand de soins».

Oui, c’est comme ça qu’on veut nous définir à l’avenir. Le problème, c’est qu’on ne peut pas découper un bonhomme comme ça, sans tenir compte de son histoire. La gynécologie, par exemple, ce n’est pas une recette, il faut tenir compte des antécédents de la personne. Une femme, ce n’est pas un col utérin sur pattes. Mais plein de gens considèrent que la médecine est une vente comme une autre, et veulent aller vers des «ingénieurs» et des «ouvriers» de la santé. Un grand patron m’a dit : «moi, je vais engager des sages-femmes, pour donner la pilule. Et celles qui voudront voir le professeur, eh bien elles paieront…»

Donc, on forme des sages-femmes à la gynécologie médicale…

Oui. La présidente du conseil de l’ordre des sages-femmes m’a dit qu’elles avaient 216 heures de gynécologie dans leur cursus. Et après, si elles le désirent, elles ont une formation supplémentaire de spécialisation de gynécologie et de contraception. J’ai regardé dans le programme formation de l’hôpital voisin du lieu où je travaille : elles font contraception, dépistage de cancer, infections, ménopause… Alors qu’elles n’ont rien appris de la médecine… Tout ça ne peut pas remplacer un cursus de médecine générale, où vous avez appris l’infectieux, la cancérologie, l’hormonologie… Les sages-femmes pensent qu’elles ont une expertise en gynécologie médicale. Mais si elles ont une expertise, quelqu’un qui fait 15 ans d’études, il fait quoi pendant tout ce temps, il enfile des perles ? Elles disent que je les insulte. Mais ce n’est pas insultant de dire que Bac+15, c’est mieux que Bac+5. D’autant qu’elles n’ont jamais demandé à faire les quatre années de spécialisation en gynécologie médicale… Elles pourraient. Qu’elles soient les gynécologues du futur, bienvenue, au contraire. Mais qu’elles se forment pour faire le boulot !

Pour vous, donc, ça ne marchera pas ?

Non. Et je sais que ça ne marchera pas parce que ce système existe déjà dans les pays anglo-saxons. Prenons l’exemple des hystérectomies. En France, nous avons 6 à 7% de femmes qui n’ont plus d’utérus, parce qu’on a encore de la gynécologie médicale de proximité, et que les gynécos sont capables de traiter correctement l’utérus pour qu’on ne soit pas obligé de l’enlever. Si vous allez dans les pays où il n’y a pas de gynécologie médicale, c’est 20 à 30% l’hystérectomie. L’Angleterre est à 20%, elle essaye de réduire, mais elle n’y parvient pas. Les Américaines, c’est 40%... Alors évidemment, on peut dire qu’un utérus qui ne sert pas, bonsoir Berthe, on s’en fout. Sauf que, pour retirer un utérus, vous dénervez tout le petit bassin. Ça veut dire : vie sexuelle flinguée. Et nous, on vit en ménopause un tiers de notre vie. On ne va quand même pas s’emmerder au lit pendant un tiers de notre vie sous prétexte qu’on n’a pas de gynécologie médicale de proximité ! On ferait ça aux prostates des hommes, vous verriez le tollé ! À long terme, ça fera comme la malbouffe : les pauvres mangent mal, les riches mangent correctement. Peut-être que, dans une dizaine d’années, le fait d’avoir un utérus à soixante ans, ce sera un signe d’appartenance à l’upper class

Vous dites que la médecine moderne est prise en étau entre des charlatans naturopathes et l’ultralibéralisme, entre les fausses sciences et le dogme de la rentabilité du soin, qui, souvent, loin d’être opposés, trouvent des intérêts communs…

Oui. Je vais vous donner un exemple : les maisons de naissance, où on a des sages-femmes, mais pas de médecins, où on veut aller vers le «naturel». J’ai visité une maison de naissance. Qu’est-ce-que je vois sur les murs ? Des annonces pour des massages holistiques, des gris-gris, des huiles essentielles. Alors, évidemment, ça ne fait pas de mal, mais bon... À chaque fois que la médecine recule, se met en retrait, les charlatans arrivent. Et ça se marie très bien avec le libéralisme. Parce que les fausses sciences, ça ne se rembourse pas. Le massage holistique à 70 ou 100 euros, ce n’est pas la Sécurité sociale qui le paie. En plus, ça génère des profits. J’ai vu qu’il y avait des ateliers de «portage» de bébés. Non mais, je rêve ! Quand vous êtes dans une maternité publique, vous n’avez pas ce genre de choses.

Mais, pour autant, les maisons de naissance dépendent du service public, non ?

C’est très particulier. Ça dépend du service public, c’est payé par des subventions de la Région, donc par l’argent du contribuable, mais ce sont des structures autonomes. On a déjà des pôles physiologiques, dans certaines maternités publiques, et ça fonctionne très bien. C’est ce qu’a fait par exemple le professeur Israël Nisand, à Strasbourg. Il a son pôle physiologique, et son pôle médical. Ça permet des transversalités : la dame qui accouche, qui a mal, qui dit «j’en ai marre, je pensais pouvoir le faire toute seule, mais j’ai besoin d’aide», elle peut être transférée dans le pôle médicalisé et avoir une péridurale. C’est un espace ouvert, où il y a toujours une discussion entre sages-femmes et médecins. Les sages-femmes apprennent des médecins, les médecins apprennent des sages-femmes. Les maisons de naissance, ce n’est pas ça. Ce sont des établissements qui sont gérés par des sages-femmes, et qui sont imperméables. Elles sont de profession médicale, bien sûr, mais elles n’ont pas franchement de comptes à rendre. Et moi, je n’aime pas trop les milieux clos féminins, où il peut y avoir un entrisme écolo ou religieux.

C’est ce que vous craignez ?

Oui, j’ai très peur de ça. Et je suis étonnée qu’on les favorise autant, ces maisons de naissances. On a une sage-femme pour cinquante accouchements, alors qu’à la maternité publique, à côté, on en est loin… Vous avez des superbes locaux, un lit pour le couple, une petite baignoire pour les douleurs, une salle de bains privée… Dans la maternité, c’est plutôt des clapiers à lapins. Pourquoi favoriser une structure, et pas une autre ? À mon avis, c’est une vitrine promotionnelle de l’accouchement avec douleur, et c’est pour réapprendre aux Françaises à en baver. Là, vous voyez que le capitalisme et la rentabilité rejoignent tout à fait la «nature». Parce que, dans les maisons de naissance, les sages-femmes ont le droit de faire des dépassements d’honoraires… Les maternités crèvent, s’il y a du pognon à distribuer, il est à injecter dans le public, tout de suite, et faire des pôles physiologiques ouverts à toutes, transparents, où il n’y a pas de risques de dérives. Une maternité publique, on sait que c’est laïque et surveillé.

Parlons un peu de «l’accouchement naturel», terme que vous semblez porter dans votre cœur…

Mais ça n’existe pas, l’accouchement «naturel» ! Nous, les femmes, on a besoin d’une aide pour accoucher, on n’est pas des vaches. On nous parle d’accouchement «naturel», c’est beau, c’est bio, mais c’est un accouchement culturel, évidemment. Et c’est une culture de la douleur. Je lis parfois des choses ahurissantes, dans certains écrits : on n’est pas mère si on n’a pas accouché dans «le ressenti» de la douleur. Et si on a une péridurale, le bébé est «né sans sa mère». Non, mais, vous imaginez ?! C’est une espèce d’hymne à la douleur, de magnificat de l’utérus. En fait, on s’aperçoit que l’utérus est réinvesti, sacralisé, il y a une espèce de messe utérine. Et plus la douleur est grande, plus l’acte est remarquable. Regarder la télé ou bouquiner en attendant que le travail se fasse, ce serait un manque de «sens»… Mais le seul sens, c’est la sortie du bébé, la naissance. Moi, je me rappelle, quand j’ai eu mon fils, je voulais mon fils, point. Par en haut, par en bas, je m’en foutais. Un accouchement, ce n’est pas «moi et mon utérus». C’est vraiment se conduire en reproductrice. Mais il y a un message, derrière tout ça : rentre à la maison, lave tes couches, allaite.

Ça aussi, c’est très tendance, l’allaitement maternel.

Ce qui m’étonne, c’est que 85% des femmes, à l’hôpital, disent qu’elles veulent allaiter. Moi, je trouve que c’est un taux de Soviet suprême ou de dictature bananière. Quand on donne un conseil une fois, c’est un conseil, quand on le donne dix fois, c’est une pression. Et je pense qu’on fait pression sur les femmes. Les familles, l’entourage… D’accord, l’OMS a dit que c’était mieux. Mais je pense qu’elle visait surtout les pays en voie de développement, où il vaut mieux allaiter, en effet, que d’utiliser du lait en poudre frelaté avec de l’eau non potable. En plus, avec le dispositif Prado, les femmes sont virées de la maternité deux ou trois jours après l’accouchement. Or, la montée laiteuse, c’est le troisième jour, et parfois l’allaitement est difficile, ça fait mal… Une ou deux consultations de sage-femme à domicile, ce n’est pas suffisant pour mettre le bébé au sein. Résultat, dans les trois semaines qui suivent, 50% arrêtent. Donc, vous avez l’injonction d’allaiter, mais on vous met en situation de ne pas pouvoir. C’est vraiment vicieux… Et quand je dis ça, on me répond : Mme Buisson, c’est leur choix, de quoi vous mêlez-vous ? Bien sûr. Et voilée parce que je le veux bien. Les Françaises qui se voilent, elles aussi c’est leur choix… Mais est-ce vraiment un choix en toute indépendance ? Dans quelles conditions s’exerce ce choix ?

Vous avez évoqué le dispositif Prado. C’est quoi ?

C’est un dispositif de retour précoce à domicile. La Cour des compte s’est aperçue, en 2011, qu’il y avait deux milliards neuf cent mille euros d’économies à faire sur le repos des femmes après accouchement. Au lieu de se demander si ce repos était nécessaire, ces messieurs ont décrété que faire des économies sur ce pôle était «un enjeu majeur». Alors, les agents de consulting de la Sécurité sociale, avec leur belle raie sur le côté, ont dit qu’il était beaucoup plus humain de se retrouver à la maison, parmi les siens, avec son bébé… Et les sage-femmes libérales ont signé un avenant avec la caisse d’assurances maladie, sans prévenir ni les médecins, ni les sages-femmes hospitalières, pour organiser le retour précoce à domicile. Du coup, on emploie des sages-femmes libérales, qui récupèrent un nombre considérable de consultations, tandis que la Sécu baisse son coût d’hospitalisation… Moyennant quoi, l’ictère nucléaire revient chez les nouveau-nés.

Expliquez-moi.

Vous sortez un nouveau-né de trois jours, qui quelquefois fait sa jaunisse, et elle n’est pas traitée. Quand le taux de bilirubine dans le sang est trop important, il abime des noyaux centraux du cerveau. C’est ce qu’on appelle l’ictère nucléaire, qui peut provoquer des retards mentaux et des décès. C’est une pathologie qui avait complètement disparu. Parce que les nouveau-nés étaient surveillés.

Vous concluez votre livre sur un constat amer : la gynécologie médicale est en train de connaître un retour aux années cinquante.

Oui. Parce qu’on ne forme plus de gynécologues médicaux, ou seulement au compte-gouttes. Cette année, on en a formé 40 pour toute la France… Il faudrait en former au moins le double. En plus, beaucoup de celles et de ceux qui exercent vont bientôt partir en retraite, et il n’y a pas de relève. Mais c’est prévu : l’idée c’est d’avoir un «guichet», qui est la sage-femme, et, en deuxième intention seulement, le spécialiste… Plus j’avance, plus je m’aperçois que la médecine, comme beaucoup de choses, est dépendante de son contexte historique et économique. Aujourd’hui, on a la crise, le retour des religions — vous avez vu ce délire sur le nouveau pape ?... Avant, je pensais qu’on ne pouvait aller que vers le progrès, sans régression possible. Quelle naïveté !

Propos recueillis par Gérard Biard
11 avril 2013
http://www.charliehebdo.fr/news/-entretien-odile-buisson-sante-femmes-annees-cinquante-808.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Ven 31 Mai - 23:32


Le rappeur Orelsan condamné pour propos sexistes et incitation à la violence contre les femmes

Des associations comme les Chiennes de garde, la Fédération nationale solidarité femmes, ou le Mouvement français pour le planning familial, avaient porté plainte contre certaines paroles de huit chansons du rappeur Orelsan. L'audience avait eu lieu le 23 mars dernier, et le procureur, une femme, avait requis la relaxe.

Mais aujourd'hui, Orelsan a finalement été condamné à 1.000 euros d'amende avec sursis. L'expression "les meufs c'est des putes" a été considérée comme une injure, et "ferme ta gueule ou tu vas t'faire marie-trintigner" comme une incitation à la violence.
Cette décision crée une jurisprudence. Orelsan a été condamné ce vendredi à 1 000 euros d'amende avec sursis pour injure et provocation à la violence envers les femmes par le tribunal correctionnel de Paris.
Il était poursuivi par l'association les Chiennes de garde, le collectif féministe contre le viol, la Fédération nationale solidarité femmes, Femmes solidaires et le Mouvement français pour le planning familial. En cause, certaines paroles de ses chansons jugées sexistes avec l'utilisation des expressions "pute", "chienne" ou encore "ferme ta gueule, tu vas t'faire Marie-Trintigner".

Un combat pour la dignité des êtres humains

Dans un communiqué de presse, les cinq associations se sont réjouies de cette "remarquable décision de justice". Me Alain Weber, leur avocat, a également déclaré être satisfait de cette condamnation qui rend justice au "combat de la dignité des êtres humains". D'autant plus qu'elle crée une "jurisprudence" sur le texte sanctionnant "l'incitation à la violence du fait du sexe".
Selon Me Simon Tahar, l'avocat d'Orelsan, le tribunal a au contraire "permis d'ouvrir la voie large, grave, à la censure de la création artistique".

En juin 2012, le rappeur avait été relaxé, alors qu'il était poursuivi pour "provocation au crime" par Ni putes ni soumises (NPNS) pour sa chanson "Sale Pute".
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15623
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 4 Juil - 9:49


Le mannequin Jourdan Dunn virée du défilé Dior à cause de sa poitrine

Raf Simons, directeur artistique de la marque Dior a jugé Jourdan Dunn, surnommée la nouvelle Naomi Campbell, trop "pourvue en attributs féminins" pour présenter sa collection lors de la Semaine de la Mode à Paris.
La jeune femme annonce quelque peu ironiquement - via son compte Twitter personnel- qu'elle préfère qu'on la vire à cause de ses seins plutôt qu'à cause de sa couleur de peau.

Il semble pourtant que les femmes dans la rue soient plus pourvues de formes que les mannequins anorexiques et complètement plates qu'il a fait défiler. Il aurait peut-être été judicieux de considérer cette option comme une ouverture vers le monde réel.
http://www.leparisien.fr/laparisienne/mode/jourdan-dunn-une-top-viree-du-defile-dior-pour-sa-forte-poitrine-03-07-2013-2951015.php

Californie : un bar impose à ses clientes de porter des talons hauts
"Femmes : aucune chaussure plate ni de sandale. Les talons sont obligatoires. Seule exception : si vous êtes blessée", indique une affiche sur la porte du bar californien appelé "ProAbition".
Les féministes du pays sont montées au créneau et ont immédiatement crié au scandale.
Le bar ne se sent pas pour autant coupable et a décidé de répondre via sa page Facebook. "[...] nous voulons créer et maintenir une atmosphère en adéquation avec notre vision des choses. C'est pourquoi nous avons instauré un dress code - pour promouvoir et maintenir l'amusement des clients. [...]"

Alors qu'en Californie, on se bat contre un dress code sexiste, en Indonésie, on utilise les talons aiguilles comme une arme. Des surfeuses, fatiguées de s'entendre dire que les hommes sont meilleurs qu'elles dans la discipline ont surfé en talons hauts lors de la compétition Maverick à Bali.
http://fr.pourelles.yahoo.com/californie-bar-impose-clientes-porter-talons-hauts-081519871.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Mar 6 Aoû - 2:23



Le cinéma de deux machos sur France Inter
Jean-Baptiste Thoret et Stéphane Bou : 'Pendant les travaux le cinéma reste ouvert' chaque dimanche, uniquement pour les hommes.

"Un machisme épouvantable : 51 émissions et, sauf Nicole Brenez pour Godard, zéro invitée, zéro actrice, zéro réalisatrice !
Louise Brooks n'a pas existé -
Elizabeth Taylor n'a pas existé -
Agnès Varda, Marion Vernoux, Emmanuelle Devos, Claire Denis, Claire Vasset, Julianne Moore, Nicole Kidman et toutes les autres ! Où sont-elles ?

Un monde sans femmes !
Shame on you !"

Ella, dimanche 04 août 2013
http://www.franceinter.fr/emission-pendant-les-travaux-le-cinema-reste-ouvert-avons-nous-oublie-john-carpenter
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Jeu 27 Juil - 1:20



Épisiotomies imposées : "Autour de l’utérus d’une femme, il y a un cerveau"

Pratique douteuse selon la directrice d’hôpital Clara de Bort, c’est surtout lorsque l'épisiotomie est imposée qu’elle "n’est pas acceptable" et renvoie au sujet plus vaste des violences obstétricales. [Extraits]

À partir du moment où une femme est consciente, où elle a toute sa tête, on ne devrait pas pouvoir lui imposer une intervention non vitale, d’autant plus au cours d’un acte aussi intime.
Si le professionnel de santé est convaincu que cet acte est utile, il a neuf mois pour en parler, et si la femme refuse l’épisiotomie, il s’adapte.

Mais l’épisiotomie est plutôt un signal des pratiques très variables d’une équipe à l’autre. Il y a d’autres violences graves, dont une femme peut ressortir traumatisée, comme les touchés vaginaux sans consentement, où les équipes qui hurlent sur une future maman alors qu’elle est en train d’accoucher.

C’est comme si le corps de la femme ne lui appartenait plus. Quand on fait notre visite annuelle, on a droit aux gros yeux parce qu’on a pris deux kilos, on nous demande le nombre de partenaires sexuels que l’on a eus

26/07/2017
https://www.marianne.net/societe/episiotomies-imposees-autour-de-l-uterus-d-une-femme-il-y-un-cerveau


Reste à aborder les questions des effets de l'épisiotomie (qui serait en fait plus néfaste qu'utile), et du handicap sexuel qu'elle crée quand elle est source de souffrance permanente.
http://www.marieclaire.fr/,episiotomie-accouchement,846248.asp

Clara de Bort est spécialisée dans les professions de santé et les questions de droits des patients et des femmes.
https://enjupe.com/author/cdb15/



Droits des femmes. Où est passée la promesse du candidat Macron ?
Plutôt que couper dans le budget alloué aux droits des femmes, il aurait fallu le doubler

Les droits des femmes sont en danger. Un quart du budget du secrétariat d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, qui permet de subventionner de nombreuses associations féministes, va tout bonnement être supprimé.
Vendredi 21 juillet, le décret officiel confirmant une coupe de 7,5 millions d’euros dans le budget du secrétariat d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes a été publié. Une information que s’était pourtant évertuée à démentir la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa. [...]

Malgré l’amputation d’un quart du budget dont son secrétariat dispose, la secrétaire d’Etat continue de marteler qu’« aucune association dont l’objet est la lutte contre les violences sexistes ou sexuelles ne subira de baisse de subvention du secrétariat d’Etat ». Qu’en est-il vraiment ?

Que représente une baisse de 7,5 millions d’euros ?

Le budget à l’Egalité entre les femmes et les hommes est le plus petit budget des différents ministères : 26,9 millions d’euros en 2016, soit 0,006 % du budget total de l’Etat. Retrancher 7,5 millions d’euros signifie donc amputer 27 % de ses finances déjà minimes. [...]

25/07/2017
http://www.telerama.fr/monde/plutot-que-couper-dans-le-budget-alloue-aux-droits-des-femmes-il-aurait-fallu-le-doubler-a-minima,160972.php


Où est passée la promesse de Macron ?
Promesse de campagne, l’égalité entre les femmes et les hommes devait être “la cause nationale du quinquennat” selon Emmanuel Macron. Pourtant, ces coupes budgétaires atteignent directement la légitimité du combat pour les droits des femmes.

Dans leurs emails aux députés, les associations mobilisées dénoncent un recul important de la lutte pour les droits des femmes :

“Alors qu’en France, en 2017, les femmes touchent encore des salaires inférieurs de 24%, assument une immense partie des tâches domestiques, sont insuffisamment représentée dans la plupart des espaces de pouvoir, sont des centaines de milliers à être victimes de viol, d’agressions sexuelles ou de harcèlement chaque année, cette baisse de budget est incompréhensible. Nous avons besoin de plus de moyens, pas de moins !”

Où est passée la priorité ?

En attribuant à la question des droits des femmes un secrétariat d’Etat plutôt qu’un véritable ministère, beaucoup reprochent au quinquennat d’avancer à reculons.
http://www.lesinrocks.com/2017/07/24/actualite/coupe-de-25-dans-le-budget-des-droits-des-femmes-quelles-consequences-pour-les-associations-11969179/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Sam 19 Aoû - 12:00



“Les Savantes” sur France Inter : un micro tendu aux femmes qui savent
Le chemin est encore long pour atteindre l'égalité. Dans l'émission de Lauren Bastide, des chercheuses témoignent de leur expérience dans des domaines longtemps accaparés par les hommes.

Carole Lefrançois
18/08/2017
http://www.telerama.fr/radio/les-savantes-sur-france-inter-un-micro-tendu-aux-femmes-qui-savent,161627.php


'"Faut il encore commenter ce genre d'articles"... Ben non, vous n'êtes pas obligé. Je ne vois pas pourquoi vous vous forcez.
Et si c'est pour dire ce genre d'âneries ("Le féminisme est aussi détestable que le machisme"), surtout sous le sceau de l'anonymat, vous pouvez aussi bien la fermer.'
Bien envoyé par PascalOst à Chef de file, le macho de service. Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Gazette d'@rrêt sur images, n°512   Sam 7 Oct - 10:58



Angot-Rousseau : "Les violences faites aux femmes systématiquement traitées comme un spectacle"

Sandrine Rousseau, Clémentine Autain et Lauren Bastide débattent

Invisibles depuis des siècles, les atteintes sexuelles sur les femmes, les agressions sexuelles, le harcèlement de rue ou au travail, les viols, les incestes, sont entrés dans les dernières décennies dans le champ du visible. Mais à quel prix ! Cette irruption est parfois chaotique, souvent déformante, et violemment contestée, comme le montrent plusieurs émissions de la télévision mainstream, et notamment l'agression, sur le plateau de Laurent Ruquier, de la responsable EELV Sandrine Rousseau, par l'écrivaine et chroniqueuse Chistine Angot.
Que s'est-il joué exactement au cours de cette séquence ? Nous y revenons cette semaine, avec Sandrine Rousseau, la députée France Insoumise Clémentine Autain, et la journaliste et militante féministe Lauren Bastide. Notre émission est ici (1).

Daniel Schneidermann
(1) https://www.arretsurimages.net/emissions/2017-10-05/Angot-Rousseau-Les-violences-faites-aux-femmes-systematiquement-traitees-comme-un-spectacle-id10212

Un homme de 28 ans n'est pas poursuivi pour viol après avoir eu une relation sexuelle avec une enfant de 11 ans.
Derrière le cas de Sarah se cache celui de nombreuses fillettes qui subissent une telle requalification.

https://www.marianne.net/societe/retour-sur-l-agression-de-sarah-11-ans-comment-la-justice-refuse-le-viol
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/viol-ou-atteinte-sexuelle-le-consentement-d-une-enfant-de-11-ans-en-question_1947634.html


Pétition "Changeons la loi car un enfant n'est jamais consentant"
https://www.change.org/p/changeons-la-loi-un-enfant-n-est-jamais-consentant-%C3%A0-une-relation-sexuelle
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Ven 13 Oct - 12:46



Le grand tabou des violences gynécologiques
Le "Livre noir de la gynécologie" de Mélanie Déchalotte, qui devait paraître le 5 octobre, lève le voile sur certains dérapages. Extraits.

Dans les maternités françaises, une femme sur cinq accouche par césarienne – une sur quatre pour les primipares. Pourtant, les dernières études de l'OMS ont permis de démontrer qu'au-delà de 10% de césariennes, aucune amélioration n'est démontrée sur le niveau de mortalité maternelle et néonatale.[...]

Le taux de recours à l'épisiotomie serait de 30% en France – 47% pour les femmes accouchant pour la première fois – selon une enquête menée entre 2010 et 2013 par le Collectif interassociatif autour de la naissance (Ciane) qui dénonce un recours trop fréquent à cet acte chirurgical consistant à ouvrir le périnée en incisant. [...]

Des violences gynécologiques dans les cabinets

Propos ou gestes déplacés, discriminations, examens brutaux… Les violences gynécologiques ordinaires commencent bien souvent dans l'intimité des cabinets.

C'est ce qui est arrivé à Myriam, 18 ans, venue consulter au Planning familial. Avant de l'examiner entièrement nue, la gynécologue d'une quarantaine d'années l'a d'abord culpabilisée au cours du questionnaire de routine : "Vous avez 18 ans et vous avez déjà eu six partenaires sexuels ?" [...]
Après un examen douloureux, Myriam consultera une nouvelle gynécologue qui s'étonnera de découvrir le résultat d'un frottis réalisé alors qu'elle consultait pour une mycose vaginale. "Normalement, on ne fait pas cet examen-là en cas de mycose : ça fait trop mal", lui explique la soignante.

Hystérectomie non-consentie
[...]

Refus de pilule

À 19 ans, Marie consulte pour la première fois une gynécologue. Après l'avoir fait entièrement déshabiller et examinée sans ménagement, celle-ci lui explique ne pas pouvoir lui prescrire la pilule qu'elle lui demande. "Vous êtes trop grosse. La pilule fait prendre du poids et vous, vous avez déjà de l'embonpoint.
– Mais alors, comment je vais faire ? bredouille Marie.
– Pour commencer, vous faites un régime. Et quand vous aurez perdu du poids, revenez me voir pour la pilule." [...]

Le point du mari
[...]

Des poses douloureuses de stérilets
[...]

"Monsieur, votre fille n'est plus vierge"
[...]

4 oct 2017
http://www.lejdd.fr/societe/sante/le-grand-tabou-des-violences-gynecologiques-3452672


L'auteure 's'appuie notamment sur le TumblR #payetonuterus, où les femmes viennent témoigner de manière anonyme.'
https://www.babelio.com/livres/Dechalotte-Le-livre-noir-de-la-gynecologie/975559
https://www.franceculture.fr/personne-melanie-dechalotte
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5994
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des femmes   Dim 15 Oct - 21:06



"Pole dance", effeuillage et harcèlement sexuel sur France 3

Ce 15 octobre à 19 h, le JT de France 3 consacre un reportage à la 'pole dance' "longtemps associée au strip-tease", après nous avoir récemment instruits sur les cours d'effeuillage* réservés à la gent féminine. Un reportage montrant bien sûr des femmes en petite tenue. Juste après cela, par une étrange logique, le journal dénonce le harcèlement sexuel subi par les femmes...
http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-3/19-20/jt-de-19-20-du-dimanche-15-octobre-2017_2409555.html
* http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/lyon-femmes-s-affirment-grace-effeuillage-burlesque-1341135.html


Hollywood : le producteur Harvey Weinstein accusé de harcèlement, d'attouchements et de viols
http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/hollywood-le-producteur-harvey-weinstein-accuse-de-harcelement-d-attouchements-et-de-viols_2414789.html

Le 5 juillet déjà :
http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenobloise-championne-france-pole-dance-1292305.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Des femmes   

Revenir en haut Aller en bas
 
Des femmes
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
 Sujets similaires
-
» Métiers de femmes
» Le pire cauchemar des femmes? Devenir chauve!
» pétition pour soutenir les sages-femmes en colère
» Les femmes sont exigeantes
» Les femmes cougars.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
sarkoverdose :: Forum :: Politique / Social-
Sauter vers: