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 Spéculation, crise, finance / Economie

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeDim 22 Nov - 1:36

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Krach_boursier

Possible effondrement général de l’économie (SocGen)

Les gouvernements nous assurent, et veulent se convaincre, d’une reprise rapide qui effacera les traces de la crise. La distinction qu’opère Bercy entre un déficit structurel et un déficit de crise est à cet égard révélatrice de cette méthode Coué.

Les dépôts à la Banque Centrale Européenne ont explosé depuis le 24 juin, alors que le taux d’intérêt versé par la BCE est quasi-nul.
Regardez bien ce graphique : il montre l'historique sur 1 an des sommes déposées par les banques à la BCE.
Depuis quelques jours, les montants explosent pour atteindre des niveaux proches de l'automne dernier, au coeur de la crise financière.
Les banques ne prêtent plus, elles se mettent aux abris !
Savent-elles que la deuxième crise financière est imminente ?

Que les gouvernements aient le courage de dire la vérité aux Européens

Un « flash économie » du directeur de la recherche et des études de NATIXIS, du 21 octobre, confirme l'ampleur de la dégradation de la situation économique et sociale à venir. Cette note infirme les propos lénifiants sur la sortie de crise.

Au lieu d'entretenir l'espoir d'une reprise rapide de la croissance et de l'emploi, les gouvernements feraient mieux de dire aux Européens qu'ils vont être confrontés :

• à une perte irréversible d'emplois dans les secteurs qui se contractent après la crise (construction, finance, biens durables…), d'où un chômage durablement très élevé ;
• à l'absence d'idées pour créer des emplois nouveaux en quantité suffisante pour compenser les pertes d'emplois ;
• à l'inefficacité des politiques de soutien de la croissance par l'exportation, avec la contraction du commerce mondial et, pour la zone euro, le risque d'appréciation de la devise ;
• à la disparition du modèle de soutien de l'activité par la hausse de l'endettement ;
• au besoin de rééquilibrer les finances publiques par des politiques budgétaires restrictives ;
• à l'accélération des délocalisations avec l'écart de croissance et de coûts de production entre les pays émergents et les pays de l'OCDE ;
• à la déformation du partage des revenus au détriment des salariés, avec le chômage élevé, les délocalisations…

La seule solution constructive à cette masse de problèmes n'est pas d'amplifier les politiques contracycliques mais :
• d'accepter la perte inévitable de pouvoir d'achat et de capacité de dépense de l'Etat ;
• de construire les entreprises et les secteurs qui créeront de nouveaux emplois durables.

Il dénonce également la folle ronde des déficits, qui ne font que créer d’autres bulles :
«Les politiques monétaires très expansionnistes ne font repartir ni le crédit ni la demande intérieure, puisqu'il y a besoin de désendettement, et contribuent seulement à l'excès de liquidité mondiale qui génère des bulles sur les prix des actifs (actions, matières premières).»

Conclusion (page 12)
Synthèse : quelle politique publique face à cette situation ?
Les gouvernements, au lieu d’annoncer une reprise cyclique normale, feraient mieux d’expliquer les difficultés :

• pertes irréversibles d’emplois sans, pour l’instant, la capacité à créer de nouveaux emplois en nombre suffisant ; • contraction du commerce mondial et, pour la zone euro, risque d’appréciation de l’euro ;
• impossibilité de redémarrer le modèle de croissance soutenue par l’endettement ;
• nécessité, dans le futur, de passer à des politiques budgétaires restrictives ;
• accélération des délocalisations ;
• déformation du partage des revenus au détriment des salariés.

La réponse efficace à long terme consiste à créer des emplois nouveaux dans les secteurs pour lesquels les pays ont un avantage comparatif, mais il s’agit de politiques de long terme (innovation, développement des PME, réindustrialisation) dont l’efficacité est de plus incertaine.

A court-moyen terme, il faut malheureusement prendre acte de ce que le niveau de production et de revenu des pays européens va être durablement réduit (graphique 28).

Ceci implique de recalibrer les économies en fonction de ce nouveau niveau d’activité, d’où, inévitablement, réduction en conséquence des salaires, des dépenses publiques.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=49177
http://vigicitoyen.canalblog.com/archives/2009/07/01/14264281.html
http://desirsdavenir.blog.fr/2009/10/23/que-les-gouvernements-aient-le-courage-de-dire-la-verite-aux-europeens-7229930/
http://ladettedelafrance.blogspot.com/2009/10/pour-un-discours-de-verite.html
www.combourse.com/News/Natixis_nous_promet_un_avenir_sombre__550135.html
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeMer 25 Nov - 12:31

Un scoop dans Le Figaro aujourd’hui :

Dominique Strauss-Kahn révèle que les banquiers mentent sur l’état réel des banques. Il nous apprend que les banquiers présentent des chiffres truqués.

En clair : les banquiers nous jouent du pipeau depuis des années.

« Le Figaro : Quel est aujourd'hui le niveau des pertes non reconnues des banques ?

Dominique Strauss-Kahn : Il reste d'importantes pertes non dévoilées : 50 % sont peut-être encore cachées dans les bilans. La proportion est plus forte en Europe qu'aux États-Unis. Je le redis : l'histoire des crises bancaires, notamment au Japon, démontre qu'il n'y aura pas de croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques. »

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/11/24/04016-20091124ARTFIG00576-strauss-kahn-il-faut-revoir-notre-modele-de-croissance-.php

Combien de centaines de milliards d’actifs pourris les banques possèdent-elles encore aujourd’hui ?

Qui croit encore à la sincérité des bilans bancaires qui nous sont présentés tous les six mois ?

Qui croit encore à la propagande que nous répètent les banquiers à propos de " la solidité des banques françaises " ?

Qui croit encore à la vérité des comptes concernant les banques ?

On ne doit plus dire : " Menteur comme un arracheur de dents ".

On doit dire : " Menteur comme un banquier ".
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeJeu 26 Nov - 1:40

Mercredi 25 novembre 2009, l'interview de Dominique Strauss-Kahn dans Le Figaro nous confirme une chose : les grandes banques privées nous présentent des bilans mensongers.

« Le Figaro : Quel est aujourd'hui le niveau des pertes non reconnues des banques ?

Dominique Strauss-Kahn : Il reste d'importantes pertes non dévoilées : 50 % sont peut-être encore cachées dans les bilans. La proportion est plus forte en Europe qu'aux États-Unis. Je le redis : l'histoire des crises bancaires, notamment au Japon, démontre qu'il n'y aura pas de croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques. »

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/11/24/04016-20091124ARTFIG00576-strauss-kahn-il-faut-revoir-notre-modele-de-croissance-.php

Les banquiers mentent sur l'état réel de leur banque.
Les banquiers expliquent qu'ils possèdent des soi-disant « actifs », alors que la moitié de ces « actifs » sont en réalité des actifs pourris.
En clair : 50 % de ces soi-disant « actifs » ont en réalité une valeur égale à zéro.
Le même jour, nous apprenons que les banques centrales mentent elles-aussi.
Le même jour, nous apprenons que les banques centrales présentent elles-aussi des bilans mensongers.

Nous apprenons qu'au Royaume-Uni, la banque centrale a menti sur l'état réel des banques anglaises : la banque centrale a été obligée de prêter aux banques anglaises HBOS et Royal Bank of Scotland la somme de 61,6 milliards de livres dans le plus grand secret.

Ces 61,6 milliards de livres n'apparaissent pas dans le bilan de la Banque centrale d'Angleterre.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/8375969.stm

Conclusion : la Banque centrale d'Angleterre ment sur son propre bilan.
La Fed ment sur son propre bilan.
La Banque Centrale Européenne ment sur son propre bilan.

Je commence à comprendre pourquoi les parlementaires américains ne parviennent pas à voter un audit de la Fed. En ce moment, la Fed fait tout ce qui est en son pouvoir pour éviter qu'un audit ausculte ses comptes. Ce que l'audit de la Fed révèlerait, c'est le nombre scandaleux de mensonges que la Fed a diffusés.

Idem pour la BCE.
Le Parlement européen doit maintenant voter un audit de la BCE.
Les citoyens veulent connaître les vrais chiffres.
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Orwelle



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MessageSujet: Extraits   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeLun 4 Jan - 8:57

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 900161-1065969

Subprime : la deuxième vague arrive

Paul Jorion avait prédit la crise et son ancrage dans le crédit immobilier, il récidive ici avec des prévisions inquiétantes mais fondées sur des statistiques bancaires. La seule question maintenant est : cette fois-ci, que vont faire les Etats ?

Les prêts immobiliers doivent leur nature explosive au fait que les mensualités ne couvrent dans environ 80 % des cas qu’une somme inférieure aux intérêts dus, et que la différence entre ce qui est dû et ce qui est effectivement versé par l’emprunteur est alors ajoutée au montant restant à rembourser, faisant croître celui-ci inexorablement. Quand la somme due atteint 115 % du prêt initialement contracté, l’emprunteur est immolé : son crédit est instantanément converti en un prêt avec amortissement mensuel, ce qui représente de son point de vue un doublement, voire un triplement, de ses mensualités. (...)

Le résultat ? 27,9 % des prêts « Pay Option ARM » sont désormais « en difficulté », soit que les mensualités n’ont pas été réglées depuis plus de trois mois, soit que le processus de saisie a déjà été engagé. 27,9 % c’est énorme : entre un quart et un tiers des emprunteurs. Evidemment, il s’agit de ménages très particuliers : ceux qui étaient disposés à jouer à la roulette russe au plus fort du boom immobilier des années 2002-2006. Cela ne couvre pas tout le monde : juste un secteur de l’immobilier américain d’un volume du même ordre que le secteur subprime de triste mémoire. (...)

Paul Jorion, économiste
28 décembre2009
www.marianne2.fr/Subprime-la-deuxieme-vague-arrive_a183255.html


(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.
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MessageSujet: Extraits   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeLun 4 Jan - 9:09

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Cdlbu

Les propositions radicales du grand économiste Maurice Allais

A la fin des années 1990, constatant la tournure qu'avait prise la libéralisation financière, Allais se scandalisait de ce que l'on permette aux banques de «jouer à la Bourse avec leurs fonds propres et, encore pire, avec de la monnaie qu'elles créent pour cela». Il préconisait une séparation absolue entre la sphère de la monnaie et du crédit et la sphère de la finance de marché, ainsi qu'une création monétaire strictement réservée à la banque centrale. Formulées en pleine période d'euphorie, alors que le système venait de surmonter avec brio la faillite de LTCM, ces propositions n'ont naturellement pas été entendues. On les a balayées d'un revers de la main, affirmant que de telles mesures bloqueraient totalement tout le système financier et le rendraient gravement inefficace. Analysons cependant plus en détail les propositions d'Allais, car elles ont le mérite de bien poser les questions de fond. (...)

II propose de découper les actuelles banques «universelles » qui, à la fois, créent de la monnaie et interviennent directement et indirectement sur les marchés financiers, en trois types d'institutions différentes aux rôles bien déterminés et contrôles.

La première, ce sont de simples banques de dépôts, qui gèrent les comptes courants de leurs clients. II leur est interdit de faire crédit: aucun découvert sur les dépôts n'est donc autorisé. Leur fonction est uniquement celle de règlement, fonction qu'elles facturent aux déposants : l'émission de chèques, les virements, les paiements par carte bancaire sont donc facturés à leur coût réel.

La deuxième, ce sont des banques de prêts. Elles sont contraintes à ne prêter que de la monnaie qu'elles ont préalablement empruntée, en particulier à la banque centrale, comme on va le voir. De plus, ces banques sont soumises à l'exigence de prêter plus «court» qu'elles n'empruntent et de se soustraire ainsi au risque de liquidité. Les banques de prêts n'ont donc aucun pouvoir de création monétaire.

La troisième, ce sont des banques d'affaires, qui empruntent au public et aux banques de prêts pour acheter des titres. Ces dernières sont donc l'équivalent des actuels investisseurs institutionnels. Dans le schéma d’Allais, la création monétaire est exclusivement réservée à la banque centrale qui crée de la monnaie en prêtant aux banques de prêts. C'est d'elle et d'elle seule que dépend le rythme d'expansion des crédits aux acteurs économiques, donc de la masse monétaire en circulation. Ce rythme est décidé par le gouvernement.

Le gouvernement fixe donc à la banque centrale des objectifs quantitatifs d'expansion de la masse monétaire. Il calcule ces objectifs de manière à ce que la masse monétaire augmente à un rythme légèrement supérieur (de 2 %) à la croissance attendue de 1'activité économique, ce qui fait que1'inflation tolérée est de 2 %.

Selon Allais, ce système résoudrait les problèmes suivants. Le système de règlement ne serait plus affecté par les crises financières, puisque les banques de dépôts, qui assurent les règlements, ne font pas de crédit et n'investissent pas sur les marchés financiers. Ni les banques de dépôts ni les banques de prêts ne pourraient connaître de crises de liquidité, puisque leur actif est au moins aussi liquide que leur passif. Les banques de prêts, si elles sont mal gérées et évaluent mal leurs risques de crédit, peuvent évidemment faire faillite. Mais elles seront reprises par des banques saines, et cela ne se traduira que par des transferts entre actionnaires et créanciers des banques, sans affecter la monnaie gérée par les banques de dépôts.

Certes, rien dans ce schéma n'empêche un acteur d'emprunter à une banque de prêts pour spéculer sur les marchés financiers. Mais Allais souligne tout d'abord que les banques elles-mêmes devront emprunter pour spéculer, au lieu de pouvoir le faire avec de la monnaie qu'elles créent ex nihilo et sans coût dans le système actuel.
Ensuite, si, toutes choses égales par ailleurs, des acteurs (banques comprises) veulent emprunter pour spéculer, cela fera augmenter les taux d'intérêt. Plus la spéculation se développera, plus les ressources pour spéculer couteront cher. Allais voit là un puissant mécanisme de régulation de la spéculation, alors que, dans le système actuel, le crédit bancaire peut 1'alimenter sans frein.
Dans son système, on ne pourrait prendre des risques sur les marchés financiers qu'avec une épargne préalablement constituée, soit la sienne propre, soit de l'épargne empruntée à d'autres. Allais y voit la garantie d'une bien plus grande stabilité de ces marchés et donc de l'économie dans son ensemble. Cela rendrait de plus impossibles des enrichissements colossaux et rapides (d'individus ou d'institutions) grâce à des spéculations heureuses entreprises avec de l'argent crée expressément pour cela, ce qu'Allais juge moralement condamnable.


Tel est le cœur des réformes proposées par Allais. Elles prévoient d’autres mesures, mais l'essentiel est la séparation et le cloisonnement des activités bancaires ainsi que le fait de réserver à1'Etat la création monétaire. L'intérêt de ces propositions est qu'elles désignent très clairement la racine de l'instabilité du système monétaire et financier contemporain : la possibilité pour la finance de créer des droits en excès grâce à une création monétaire par le crédit bancaire qui échappe largement au contrô1e de l'Etat.

http://ecodemystificateur.blog.free.fr/index.php?post/2013/11/30/Les-propositions-radicales-de-Maurice-Allais%2C-par-Jean-No%C3%ABl-Giraud
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeMer 6 Jan - 3:54

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Goldman Sachs, une des banques qui ont le moins souffert de la crise des subprimes
AFP/CHRIS HONDROS


Goldman Sachs vendait à ses clients des subprimes... dont il se débarrassait en douce

Le visiteur de la tour de béton à l'architecture impersonnelle du 85 Broad Street, siège social de Goldman Sachs, se voit souvent offrir, en guise de cadeau de bienvenue, un livret intitulé Our Business Principles ("nos principes en affaires"). Le précepte numéro un proclame : "L'intérêt de nos clients vient toujours en premier lieu." Mais selon une récente enquête du New York Times, le mastodonte des services financiers a aussi tendance à privilégier ses propres intérêts.

Ainsi, en 2005, deux traders stars de Goldman - Jonathan Egol et le Français et centralien Fabrice Tourre - mettent au point un produit financier basé sur un portefeuille de titres de créances comprenant essentiellement des subprimes, des crédits hypothécaires à risque. Ces CDO (collaterized debt obligations), baptisés Abacus, sont vendus à des investisseurs institutionnels, fonds de pension et compagnies d'assurance à la recherche d'un placement jugé sûr en raison de l'expansion, à l'époque, du marché immobilier.

Mais, en 2006, les analystes de Goldman concluent à la fin prochaine de la bulle immobilière. Dans la plus grande discrétion, la banque se débarrasse progressivement de son portefeuille de crédits à risque - tout en continuant à les vendre à ses clients. Lorsque la bulle éclate, Goldman peut se targuer de bénéfices substantiels. Mais les acheteurs de ses CDO y laissent leur chemise.

L'affaire est suffisamment sérieuse pour que la commission américaine des opérations de Bourse (SEC) et le Congrès se soient emparés du dossier. (...)

Marc Roche
lemonde.fr

Et Goldman a organisé le sauvetage scandaleux de la finance via son ex-employé Henry Paulson, Secrétaire au Trésor ! Et Goldman nous refilera des valeurs climatiques puisque, surfant sur la vague verte, elle pousse pour le plafonnement des marchés carbone.
Emmanuel M.
31.12.09 | 10h41
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeMer 6 Jan - 12:23

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 SIDE_2941159_7_apx_470__w_ouestfrance_

Le président islandais ne signera pas la loi "Icesave"

Le président islandais Olaf Ragnar Grimsson annonce qu'il ne promulguera pas la loi autorisant le remboursement d'environ 3,5 milliards d'euros perdus par des épargnants britanniques et néerlandais en raison de la faillite des principales banques d'Islande, en 2008.

Après plusieurs semaines de débats parfois houleux, le parlement islandais a définitivement adopté le texte mercredi soir, un vote que certains présentent comme une étape vers une possible entrée de l'île dans l'Union européenne.

Mais près du quart des électeurs islandais ont signé une pétition demandant au chef de l'Etat d'opposer son veto à cette loi, dite "Icesave", et d'organiser un référendum sur cette question. Nombre de contribuables jugent injuste de devoir payer les erreurs des banques. bom

La constitution islandaise prévoit une consultation populaire si le président refuse de promulguer une loi. Le cas ne s'est présenté qu'une seule fois en 65 ans; le gouvernement avait alors renoncé à son projet.

"Impliquer toute la nation dans la décision finale est une condition nécessaire pour une solution couronnée de succès, la réconciliation et la reprise", a expliqué Grimsson lors d'une conférence de presse.

A Londres, le Trésor a fait savoir qu'il engagerait des consultations avec son homologue islandais ainsi qu'avec les Pays-Bas pour résoudre ce problème aussi vite que possible.

La crise financière a non seulement provoqué la chute des principales banques islandaises mais précipité le pays dans une récession brutale qui a fait plonger sa monnaie. L'économie devrait avoir chuté de 8% en 2009 et elle ne devrait pas renouer avec la croissance avant 2011.
http://fr.news.yahoo.com/4/20100105/twl-islande-dette-bd5ae06.html

L’Islande ne paiera pas les pots cassés de la banque Icesave :cheers
http://fr.euronews.net/2010/01/06/pour-l-instant-l-islande-ne-paiera-pas-les-pots-casses-de-la-banque-icesave/

Après le krach, les femmes ont pris l'Islande en main

[...] En 1975, les femmes ont même décidé de cesser le travail. De laisser en plan les hommes, de sortir des bureaux et des usines et de descendre dans la rue : « On voulait montrer que nous étions indispensables. Et obtenir l'égalité des salaires. » Elles se sont retrouvées à 30 000 dehors. 10 % de la population du pays ! Éclatante démonstration de force tranquille. 80 % des femmes travaillent, en Islande.

Après, il y a eu un parti des femmes. Et un diplôme d'études féministes à l'Université. Et puis, aujourd'hui, il y a Johanna. Mais pas qu'elle. Car la crise, perçue comme un avatar de la cupidité masculine, a fait chanceler la forteresse cravatée. Les banquiers hautains, les traders bulldozers, les financiers gris anthracite ont décampé ou se font tout petits. Des femmes sont arrivées à la tête des banques nationalisées. « Pour nettoyer les écuries ».

Dans la débâcle de 2008, une société financière est même passée à travers les gouttes. Audur Kapital a été fondée par Halla Tomasdottir et Kristin Peterdottir. Elle emploie vingt salariés, dont quinze femmes. Tiens, tiens. Elle lève des fonds propres, au plein sens du terme. La chanteuse Björk s'est associée pour « développer une économie saine ». Les années flambeuses sont révolues.

Et le sport y ajoute son grain de sel. En août prochain, l'équipe nationale joue sa qualification pour la Coupe du monde face à... la France. Il s'agit de football féminin, s'entend. (...)

François SIMON
www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Apres-le-krach-les-femmes-ont-pris-l-Islande-en-main-_3639-1208633_actu.Htm

Londres menace de geler l'adhésion de l'Islande à l'UE
www.courrierinternational.com/breve/2010/01/06/londres-menace-de-geler-l-adhesion-de-l-islande-a-l-ue
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeVen 8 Jan - 0:34

Mercredi 7 janvier 2010, sur le site LE FIGARO.FR :

Tout est en place pour une nouvelle catastrophe économique mondiale, a estimé aujourd’hui Simon Johnson, ancien économiste en chef du Fonds monétaire international.

Aux Etats-Unis, “nous avons désormais un système financier qui repose entièrement” sur la croyance que l’Etat lui sauvera indéfiniment la mise, comme il l’a fait en septembre 2008 et dans les mois qui ont suivi, a-t-il déclaré sur la télévision CNBC.

“Toutes les grosses banques qui sont encore là pensent qu’elles sont à l’abri d’une future faillite parce que c’est ce qui s’est passé l’année dernière, et c’est ce que leur ont vendu” le secrétaire au Trésor américain Tim Geithner et Larry Summers, conseiller économique du président américain Barack Obama, a ajouté l’économiste.

“Une idée reçue veut que deux crises financière majeures ne peuvent pas se suivre de près, mais je pense que nous allons avoir la preuve du contraire”, a-t-il prédit.

Pour lui, “les douze mois à venir pourraient être vraiment passionnants, les gens pourraient être très positifs pendant que nous nous préparons à une catastrophe énorme”.

Selon lui, les banques n’ont tiré aucune leçon de la crise.

Si l’on prend “les six plus grosses banques aux Etats-Unis, le total de leurs actifs représente plus de 60 % du PIB américain. Elles ont grossi pendant la crise, dit-il, “et tous les gros sont là, prêts à prendre des risques, comme vous ou moi si nous nous sentions parfaitement protégés”.

Vu la faiblesse des taux aux Etats-Unis, il y a déjà beaucoup d’opérations spéculatives sur écart de rendement consistant à emprunter de l’argent en Amérique pour l’investir dans les pays émergents, qui sont la “nouvelle frontière” pour les investissements comme pour la crise, a ajouté Simon Johnson, qui enseigne aujourd’hui au MIT, à Boston (Nord-Est).

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/07/01011-20100107FILWWW00720-usa-un-economiste-predit-une-2e-crise.php
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeVen 8 Jan - 21:01

Aux Etats-Unis, le mois de décembre est le mois pendant lequel les Américains consomment le plus. Traditionnellement, c'est le mois qui connaît une vraie frénésie de consommation.

Et qu'avons-nous vu en décembre 2009 ? Les commerçants ont-ils embauché ? Non. En décembre, les Etats-Unis ont détruit 85 000 emplois.

Ce chiffre est très inquiétant : il laisse présager le pire pour janvier 2010.

Le chiffre officiel du chômage aux Etats-Unis est de 10 %, mais le chiffre réel est de 17,3 %.

Le chiffre officiel se trouve dans la rubrique « U 3 » (lien ci-dessous) : 10 %.

Mais quel est le chiffre réel du chômage aux Etats-Unis ?
Le chiffre réel se trouve dans la rubrique « U 6 ».
Le chiffre réel comptabilise les temps partiels contraints et les chômeurs découragés de rechercher un emploi.
Les données corrigées des variations saisonnières (= Seasonally adjusted) montrent que le taux de chômage réel est en décembre 2009 de 17,3 %.

Il ne faut donc pas confondre deux choses :
1- Le chiffre officiel : 10 % de chômage.
2- Le chiffre réel : 17,3 % de chômage.

http://www.bls.gov/news.release/empsit.t12.htm
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeSam 9 Jan - 11:29

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 7oc149naxtsn50vlm6_thumb

Troublante liquidation des stock-options chez les grands patrons français

Un article de la dernière livraison de l’hebdomadaire Le Canard enchaîné relève une situation pour le moins troublante. En pleine euphorie boursière, alors que l’année se termine sur une hausse de 22% du CAC 40 et qu’une nouvelle progression de 10 à 15 % est prévue par une majorité des analystes en 2010, la plupart des grands patrons se sont empressé de lever leurs stock-options afin de les revendre. Plusieurs fonds d’investissement, qui ont observé ces mouvements, ont fait de même. Ces manœuvres pourraient bien indiquer que nous sommes à l’aube d’un nouveau crack boursier.

Le président du groupe Danone (et patron le mieux payé de France selon le palmarès du magazine « Challenge ») lève 329′310 stock-options le 14 décembre qu’il revend lui aussi le même jour.

Les dirigeants de la BNP semblaient pressé eux-aussi. Michel Pébéreau, président de la banque, lève 79′000 stock-options le 15 décembre. Il s’empresse d’en revendre 62′000 cinq jours plus tard. Son bras droit, Baudoin Prot revend 80% de ses 47′300 stock-options quatre jours après les avoir touché.

Chez Thales, un membre du comité exécutif a revendu, dans la journée, les 10′500 titres qu’il venait d’acquérir.

Chez Christian Dior (groupe Arnault-LVMH), le directeur général et un administrateur ont, eux aussi, cédé plus de 80% des actions achetées quelques jours plus tôt.

Idem chez Bouygues, où deux administrateurs ont liquidé illico 90% de leurs options. Ou encore chez Total, dont un membre du « comité exécutif » s’est défait, en cinq jours, de la totalité des 40′000 actions qu’il venait de se voir attribuer. (...)
www.mecanopolis.org/?p=12309

L'art de piloter ses stock-options
www.lefigaro.fr/placement/2007/08/20/05006-20070820ARTWCP90290-lart_de_piloter_ses_stock_options.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Stock_option
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeJeu 14 Jan - 8:16

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Dette%20totale%20USAjp

Crise financière : comment éviter l'explosion ?
Tribune de Pierre Larrouturou publiée dans Le Monde du 14 janvier 2010

Peut-on soigner une gueule de bois avec un double whisky ? Peut-on sortir de la crise de la dette en accumulant plus de dette encore ?
Dans tous nos pays, beaucoup s'alarment aujourd'hui de la fuite en avant des finances publiques mais tous savent que, dans l'état actuel de nos économies, stopper les déficits amènerait à replonger dans une récession profonde.
"Il y a une bombe sous la reprise actuelle, c'est l'endettement public" affirmait récemment Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC, mais il ne conseillait pas pour autant de stopper les déficits.
Que choisir ? Sombrer dans le gouffre de la récession (tout de suite) ou foncer dans le mur de la dette (dans quelques années) ?
Le Monde

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Hmrlk3b7lg428rgmoxc_thumb
Entre 1976 et 2006
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeDim 31 Jan - 22:58

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 41vfxDhdhXL._SL500_AA240_

Extrait d'un texte de Frédéric Lordon
De nouveau le risque systémique et les «bonnes» contreparties

si j’ai dit et répété autant que je le pouvais depuis août 2007 qu’il n’y avait pas plus impérieuse nécessité qu’un sauvetage de la finance, et pas plus grand scandale que ce sauvetage demeure sans sévérissimes contreparties, ce ne sont visiblement pas les mêmes – contreparties – que nous avons à l’esprit. Pour faire simple, on ne voit pas en quoi de pures pénalités financières ponctuelles (à la sauce Commission) auraient quelque pouvoir que ce soit de modifier durablement le comportement des banques. Comme toujours les grands libéraux, Jean Quatremer ne voit que des agents individuels et est incapable de voir les structures qui les déterminent. Or on ne change significativement aucun comportement d’agent tant qu’on n’a pas profondément modifié le système des contraintes et des autorisations dans lequel ils s’ébattent. En l’espèce ce système est celui de la libéralisation des marchés de capitaux. « Mes » contreparties, si je puis m’exprimer ainsi, ne consistent pas en stupides pénalités d’un jour, mais en transformation radicale du jeu même de la finance marchéisée tel qu’il réengendre continûment des crises, et en le retour à une configuration des structures de la finance dans laquelle les marchés eux-mêmes seront réduits autant qu’il le faut pour neutraliser les emportements concurrentiels-cupides et les invraisemblables prises de risque qui les accompagnent.

Le sort que je propose de réserver à la finance de marché en crise maximale est, j’en conviens paradoxal, puisque il tient en quelque sorte qu’il faut la tuer mais rétablie ! C’est une position pas trop compliquée, mais dont je vois bien pourtant ce qu’elle a de déconcertant de prime abord – et ce n’est plus tant à Jean Quatremer que je m’adresse ici qu’à certaines critiques relevées sur ce blog. Laisser la finance d’aujourd’hui mourir d’elle-même, comme elle y va tout droit sans plans publics, nous offre pour seule certitude de la suivre de très près dans la tombe. Je voudrais voir la tête des partisans, d’ailleurs très légitimement révoltés, de la « mort bancaire tout de suite », au moment où le plaisir d’avoir vu les banques en ruine sera suivi du constat que leur banque également est allée au tas, et que leurs petites économies sont entièrement parties en fumée – car c’est cela le niveau du risque systémique dans lequel nous vivons depuis la mi-septembre. J’ai qualifié, depuis longtemps déjà, cette situation qui force littéralement les pouvoirs publics à venir au secours des irresponsables de la finance, de prise d’otage [6] – est-ce assez clair ?

lundi 1er décembre 2008
RQPJQ (Rien Que Pour Jean Quatremer)
http://blog.mondediplo.net/2008-12-01-RQPJQ-Rien-Que-Pour-Jean-Quatremer
Arrow Page avec de nombreux liens

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Images.1260450309
Les bonus des banquiers : le grand show de la taxation

Gordon Brown est tellement bas dans les sondages que tout est permis pour tenter désespérément de ne pas faire des élections de l’an prochain les pires du parti travailliste.Le Président français qui prétend réguler la City par Michel Barnier interposé emboite le pas au premier ministre britannique. Mais ne nous arrêtons pas à leurs motivations.
Annoncer que l’on va « récupérer » un milliard d’Euros grâce à cet impôt est de la fanfaronnade. Les banquiers sont déjà occupés à organiser des systèmes en tous genres pour éviter cette taxation. Ce sera un jeu d’enfant, même si ce sera un peu pénible pour les mois à venir. Je puis au moins imaginer une dizaine de moyens d’y arriver. La City a d’ailleurs vu venir le coup en augmentant les salaires et diminuant les bonus.
C’est évidemment au niveau des banques et pas des banquiers qu’il fallait agir.
10 décembre 2009
http://finance.blog.lemonde.fr/2009/12/10/les-bonus-des-banquiers-le-grand-show-de-la-taxation/
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeJeu 4 Fév - 6:27

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POUR RELANCER L'ÉCONOMIE
Et si on fermait la Bourse...

par Frédéric Lordon

C'était il y a un peu plus d'un an : les gouvernements secouraient les banques aux frais du contribuable... Mais la finance n'est pas qu'affaire de banquiers. C'est aussi celle des actionnaires. Une proposition pourrait ne pas leur plaire : fermer la Bourse.

Pour un peu, le grand spectacle de ces deux dernières années nous l’aurait presque fait oublier : là où la finance «de marché»* (les astérisques renvoient au glossaire), appellation un peu idiote mais il en faut bien une pour faire la différence, semble s’activer dans un univers clos, loin de tout et notamment du reste de l’économie, la finance actionnariale*, celle des propriétaires des moyens de production, campe à l’année sur le dos des entreprises — et, comme toujours, en dernière analyse, des salariés. Il a fallu la «mode du suicide» si délicatement diagnostiquée par M. Didier Lombard, président-directeur général (PDG) de France Télécom, pour offrir l’occasion, mais si peu saisie dans le débat public, de se souvenir de ce dégât quotidien de la finance actionnariale dont les injonctions à la rentabilité financière sont implacablement converties par les organisations en minimisation forcenée des coûts salariaux, destruction méthodique de toute possibilité de revendication collective, intensification épuisante de la productivité et dégradation continue des conditions matérielles, corporelles et psychologiques du travail.

Contre toutes les tentatives de dénégation dont on entend d’ici les accents scandalisés, il faut redire le lien de cause à effet qui mène du pouvoir actionnarial, dont plus rien dans les structures présentes du capitalisme ne retient les extravagantes demandes, à toutes les formes, parfois les plus extrêmes, de la déréliction salariale. Et si les médiations qui séparent les deux bouts de la chaîne font souvent perdre de vue la chaîne même, et ce que les souffrances à l’une des extrémités doivent aux pressions exercées depuis l’autre, si cette distance demeure la meilleure ressource du déni, ou des opportunes disjonctions dont le débat médiatique est coutumier, rien ne peut effacer complètement l’unité d’une «causalité de système» que l’analyse peut très bien dégager .

Si donc la refonte complète du jeu de la finance «de marché», réclamée avec d’autant plus de martiale véhémence par les (...)
www.monde-diplomatique.fr/2010/02/LORDON/18789
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeSam 6 Fév - 16:13

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Cochon_maigre

Portugal, Ireland, Greece, Spain : PIGS

Les traders sont responsables de la crise économique qui affecte la planète et ruine l'économie de pays entiers.
Ces fous furieux osent insulter leurs victimes.
C'est ainsi qu'ils ont regroupé Portugal, Irlande, Grèce et Espagne sous le sigle PIGS (Portugal, Ireland, Greece, Spain) !
Ces pays qui voient leur cotation financière dégradée au point de devoir emprunter à des conditions notablement défavorables par rapport à la moyenne européenne. C'est-à-dire à un taux de 5 % alors que la BCE prête à 1 %.
www.kpmg.fr/fr/news/decryptages/international/international-bric-pigs.asp

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 7687-medium

Dans son essai de sociologie intitulé "Les traders", Olivier Godechot "montre notamment, avec un art du détail qui rend son propos presque drôle, que l'exploitation des informations économiques par les marchés financiers ne relève pas d'analyses scientifiques, mais d'une espèce d'interprétation réflexe, déterminée par le système culturel et symbolique dominant. Malgré une apparente technicité (les "morning meetings", les systèmes d'information perfectionnés, les opérateurs super diplômés, etc.), les marchés financiers adoptent une forme de gestion pavlovienne des stimuli reçus. L'auteur constate par exemple que les opérateurs vendent leurs titres lorsque la gauche revient au pouvoir en 97, parce qu'ils ont majoritairement une sensibilité de droite, et qu'ils continuent d'agir comme si la gauche pouvait nuire aux affaires ! Ce type d'approches provoque aussi une forme de fétichisme, palpable dans certaines modes, consistant par exemple à focaliser son attention sur le taux de chômage ou le taux d'intérêt, de façon abusive, en dehors de toute approche globale, systémique, de la réalité économique et de son évolution."
www.fluctuat.net/livres/chroniques01/traders.htm

La Bourse s'effondre,
ébranlée par les craintes sur les déficits publics

La Bourse de Paris a traversé une nouvelle semaine éprouvante qui l'a ramenée nettement sous les 3.600 points, dans un marché inquiet du dérapage des déficits publics dans la zone euro et déprimé par une reprise économique qui se ferait sans baisse notable du chômage. Sur la semaine, le CAC 40 a perdu 4,69 % pour terminer vendredi à 3.563,76 points, retrouvant ses niveaux de début de septembre 2009.
05/02/2010
lepoint.fr

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 TN_Requin%20-%20grand%20blanc

Et comment se portent les criminels en col blanc ?
www.agoravox.fr/actualites/societe/article/les-banques-jusqu-a-l-ecoeurement-60207

Pertes et bonus à gogo chez Lazard
La banque franco-américaine a arrosé de cash ses salariés, contrairement aux règles du G 20.
www.liberation.fr/economie/0101617336-pertes-et-bonus-a-gogo-chez-lazard
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeSam 6 Fév - 16:33

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Main-2-e6722

Les banques Goldman Sachs et JP Morgan autorisées à fournir du gaz sur le territoire français
A-t-on tiré les leçons de la crise ?

Bonne question, n’est-ce pas ?
Alors, n’ouvrez pas les liens ci-dessous avant de vous être assuré d’être confortablement assis (cardiaques, s’abstenir !)
Voyez ceci (1) et cela (2).
Non, ce ne sont pas des faux : ceci figure réellement au Journal Officiel.

Paul Jorion
5 février 2010
www.pauljorion.com/blog/?p=7648

(1) Arrêté du 19 janvier 2010 autorisant la société Goldman Sachs International (GSI)
à exercer l’activité de fourniture de gaz
www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/arrete-Goldman-sachs-fournisseur-de-gaz.pdf

(2) Arrêté du 5 janvier 2010 autorisant la société JP Morgan Markets Limited (JPMML)
à exercer l’activité de fourniture de gaz naturel
www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/arret%C3%A9-JP-Morgan-fournisseure-de-gaz.pdf

Goldman Sachs, banque anciennement dirigée par Robert Agostinelli, membre du CFR, hôte de Sarkozy pendant l'été 2007.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_des_relations_%C3%A9trang%C3%A8res
www.dailymotion.com/video/x2oox6_nicolas-sarkozy-en-vacances-a-wolfe_news
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeMar 16 Fév - 8:08

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Nwc5x9kp6w5vii61qc7_thumb

A l’échafaud !

Par Simon Johnson, économiste au Fonds Monétaire International

La plupart des big boss qui étaient en place avant la crise ont été maintenus à leur poste, et bien peu de choses ont changé depuis l’automne 2008 pour les autres cadres dirigeants, ni pour ce qui est des pratiques de contrôle de risque et des attitudes vis-à-vis du risque.

Personne n’a sérieusement envisagé de démettre les plus gros banquiers, qui ont pourtant contribué à cette situation de crise, ni même de démanteler leur banque comme prix à payer pour leur sauvetage.
Au fur et à mesure que les mesures prises pour stabiliser l’économie ont fait leur effet, les banques se sont mises à regagner de l’argent. [...] en quelques mois, les banques ont retrouvé leur ancienne position privilégiée avec leurs entrées politiques et leur pouvoir.

Il faut impérativement qu’Obama durcisse le ton avec les six banques américaines les plus importantes, dont la totalité des actifs vaut plus de 60% du PIB. L’administration américaine va-t-elle se saisir du problème, en faisant en sorte de réduire la puissance des banques et limiter leur poids politique ?

15 02 2010
www.leconomiste.com/article.html?a=98238


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Europe Risks Another Global Depression

L’Europe risque une nouvelle récession

Simon Johnson, ex Conseiller économique auprès du FMI, analyse l’éventualité d’un recours à cette institution pour venir en aide à la Grèce, comme certains l’envisagent aujourd’hui. Outre le fait que les règles du FMI ne sont pas adaptées à une intervention en faveur d’un membre d’une union monétaire, et qu’une telle intervention nécessiterait - entre autres - de recueillir l’assentiment de la Chine et des USA, la crédibilité et le statut de l’Union au plan international en sortiraient grandement amoindries, avertit-il. Pourtant, il faut agir vite, selon lui, car les produits dérivés adossés à la dette souveraine - toujours pas régulés - pourraient à nouveau déclencher une cascade de réactions en chaîne incontrôlables.

La réunion totalement inutile du G7 de cette fin de semaine n’a eu pour effet que de souligner le fait que l’Europe entre à nouveau dans une crise grave économique.
Mais les Européens ne font pas preuve d’attention - et désormais il ne s’agit plus seulement de la Grèce. Les inquiétudes au sujet de la dette publique et des engagements du secteur public (par exemple, si les systèmes bancaires sont en grande difficulté) se sont étendues dans la zone euro à l’Espagne et au Portugal. L’Irlande et l’Italie seront les prochains pays sur la liste dont la situation sera réexaminée de façon hostile par les marchés, et le Royaume-Uni pourrait n’être pas très loin derrière.

Que font les pays européens les plus forts, plus précisément l’Allemagne et la France, pour contenir la peur auto-réalisatrice que les pays les plus faibles de la zone euro ne soient en mesure d’honorer leur dette - raison de la panique qui fait monter les taux d’intérêt et rend encore plus difficile pour ces gouvernements d’assumer leurs engagements ?

Les pays Européens disposant de ressources financières ne font rien - si ce n’est insister pour que tous les pays sous pression réduisent leurs budgets rapidement et selon des modalités qui sont probablement politiquement infaisables. Ce genre d’austérité budgétaire a directement contribué à précipiter le déclenchement de la Grande Dépression des années 1930. (...)


7 février 2010
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2975


La dette gouvernementale : un nouveau stade dans la crise financière mondiale

Si la crise était limitée à la Grèce ou même aux soi-disant pays méditerranéens elle pourrait être contenue. Mais l’augmentation des déficits budgétaires est un phénomène universel. Le Fonds monétaire international (FMI) a prévu que le ratio de la dette publique au PIB des économies les plus avancées devrait passer à 115 pour cent d’ici 2014 contre 75 pour cent en 2007, un bond sans précédent en temps de paix, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne étant les deux pays les plus durement touchés.

l’UE a refusé une intervention du FMI parce que des sauvetages internationaux de pays individuels au sein de l’UE remettraient en question le système financier européen et la stabilité de l’euro.
une réunion ce week-end des ministres des Finances des pays du G7 a montré clairement que les autorités européennes «géreraient» la crise grecque. Mais l’attitude adoptée par l’UE a suscité des critiques comme quoi elle est en train de créer des problèmes encore plus grands.

Dans un commentaire intitulé «L’Europe risque une autre dépression mondiale» l’ancien économiste en chef du FMI, Simon Johnson, a écrit : «Que font les économies européennes plus fortes, notamment l’Allemagne et la France, pour contenir la crainte qui s’auto-alimente que les pays les plus faibles de la zone euro pourraient ne pas être en mesure de rembourser leur dette ? Les Européens aux poches profondes ne font rien, sauf insister pour que tous les pays qui subissent des pressions réduisent rapidement leurs budgets et ce, d'une façon qui est probablement irréalisable politiquement. Ce genre d’austérité fiscale précipitée avait directement contribué au démarrage de la Grande Dépression dans les années 1930.»

les élites dirigeantes comptent directement sur les directions social-démocrates et syndicales pour désamorcer l’opposition populaire aux coupes en la canalisant dans des directions nationalistes et avant tout en faisant obstacle au développement d’une perspective socialiste.

Les interrelations complexes de la finance mondiale signifient qu’une crise dans une région est presque immédiatement transmise à l'ensemble du système.

C’est pourquoi, dans chaque pays, une lutte politique doit être lancée pour résoudre cette crise dans l’intérêt de la population laborieuse et de la société en général en exigeant l’expropriation de l’ensemble du système bancaire et financier et le placement de ses ressources sous contrôle démocratique public et international. Alors seulement, la mainmise de l’oligarchie financière sera brisée et la société reconstruite dans le but de satisfaire les besoins de l’humanité et non les profits des banques.

Nick Beams

09 02 2010
www.wsws.org/francais/News/2010/fev2010/dett-f16.shtml


Et si c’était la guerre qui nous pendait au nez ?
www.agoravox.fr/tribune-libre/article/et-si-c-etait-la-guerre-qui-nous-69950
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeLun 1 Mar - 23:50

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Kiy7g4kxs5nvrd9yl2e_thumb
Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

Du chatoyant spectacle qu’offre la «crise grecque» il est probable que l’élément le plus pittoresque demeurera ce racisme réjoui et déboutonné qui conduit chaque jour spéculateurs et commentateurs, par là parfaitement unis, à nommer sans le moindre scrupule «PIGS» les États dont les finances publiques sont contestées sur les marchés financiers. Portugal, Ireland, Greece, Spain, les trois petits cochons sont maintenant quatre. C’est bien là le genre d’erreur de dénombrement qui en un instant trahit toute une vision du monde : ce sont les bronzés qui sont des porcs — et si l’Irlande a le mauvais goût de contredire le tableau d’ensemble, il suffit de lui substituer l’Italie, mal en point également, pour faire PIGS à nouveau en rétablissant l’homogénéité quasi-ethnique des abonnés à l’indolence méditerranéenne et à la mauvaise gestion réunies.

Erreur de dénombrement en effet, établie par The Economist qui, grand utilisateur de ce subtil humour de salle de marché, dresse pourtant un palmarès international de la déconfiture budgétaire qui le contredit lui-même puisqu’on y voit certes la cochonnaille proliférer, mais pas exactement où il croit. Le Portugal ne va pas bien, c’est entendu (8 % de PIB de déficit)… mais les États-Unis sont à 10,5 %. Heureusement voilà l’Espagne (11,5 %). Hélas doublée par l’Irlande (12 %). Arrive la Grèce, l’affaire doit être dans le sac (12,5 %), les basanés sont les rois. Malheur : c’est le Royaume-Uni qui décroche le pompon (14,5 %). Curieusement on n’a pas le souvenir d’avoir entendu les États-Unis ni le Royaume-Uni traités de porcs. Le Monde, parangon de distinction, s’amuse même de la «mauvaise Grèce» — n’est-ce pas tout à fait spirituel ? La nature humaine est une et partout la même rappelait Spinoza, et le racisme des élites ne le cède en rien à celui qu’il se plaît à dénoncer chez le peuple. (...)

Frédéric Lordon
17 février 2010
http://blog.mondediplo.net/2010-02-17-Au-dela-de-la-Grece-deficits-dettes-et-monnaie

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 33599nsns
Et si on fermait la bourse ?
Là-bas si j'y suis, avec Frédéric Lordon
le 1er mars 2010
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/labassijysuis/index.php
http://mondialisationdouteuse.unblog.fr/et-si-on-fermait-la-bourse-par-frederic-lordon/


Sleep Now In The Fire
Clip de Rage against the machine, en concert non autorisé devant Wall Street, provoquant une petite émeute et faisant fermer la Bourse, ce qui n'etait pas arrivé depuis 1929 !
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeMer 3 Mar - 13:16

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 1267607349

Le commissaire européen Barnier rassure les fonds spéculatifs

Le commissaire européen chargé des services financiers, Michel Barnier, a cherché mardi à rassurer les gestionnaires de fonds spéculatifs (les fameux hedge funds) et de fonds d'investissement dans les entreprises non-cotées, au deuxième jour d'une visite à Londres.

«Mon principal objectif, c'est de vous écouter», a-t-il déclaré, soulignant qu'il fallait réformer le secteur financier sans «réguler pour le plaisir de réguler». Autrement dit, favorable à une «régulation intelligente et efficace».

«Les hedge funds et les fonds d'investissement dans les entreprises non-cotées sont un aspect important du système financier», a souligné Michel Barnier. Mais s'ils «jouent un rôle positif», «il est vital qu'ils soient soumis à une réglementation et une supervision appropriées». (...)

Ces inquiétudes britanniques avaient été exacerbées par des propos de Nicolas Sarkozy, qui avait vu un «triomphe» de la régulation à la française dans la nomination de son ancien ministre de l'Agriculture et de la Pêche.
www.liberation.fr/economie/0101622277-le-commissaire-europeen-barnier-rassure-les-fonds-speculatifs

Dans les commentaires

Le Canard Enchaîné nous apprend comment les Hedge funds se sont entendus sur cette attaque contre la Grèce. Ils ont activé la spéculation sur un crédit à risque nommé CDS par une rumeur d'un prêt chinois. La banque Goldman Sachs serait responsable de la rumeur. L' ambition finale est d'étendre la crise à l'euro.
Les hedge funds ne sont soumis à aucun contrôle ni assujettis comme les banques ou autres à une interdiction d'entente. Localisés dans des paradis fiscaux depuis que les Etats Unis ont voulu les inscrire dans le statut de banque, ils sont intouchables.

Ecoutez Là-bas s'y j'y suis* du 1er mars. Frédéric Lordon explique d'une façon brillantissime pourquoi des pays comme la Grèce, l'Espagne, l'Irlande et d'autre nations, dont bientôt la nôtre, se retrouvent pratiquement en cessation de paiements...
*Le texte qui s'y rapporte. cyclops

Transparency International Greece rend publique une étude qui évalue à 790 millions d'euros le montant des pots-de-vin que les Grecs ont versés, en une année, dans le public ou le privé, pour huiler des pratiques.
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeSam 13 Mar - 1:36

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 _47008763__46935371_world_debt_level_466-1

L'ATTAQUE SUR LA FRANCE A COMMENCÉ !

"French debt coming under investor scrutiny"

French debt looks set to come under pressure in the near future with investors battered by the Greek crisis arguing it is pricey and does not reflect France's growing indebtedness.
www.reuters.com/article/idUSTRE62422R20100305


ÇA VEUT DIRE "FORCER LA FRANCE À PAYER UN TAUX D'INTÉRÊT PLUS ÉLEVÉ"
aux sociétés de fonds de pension, genre Pimco, et autres "investisseurs institutionnels" qui achètent nos Bons du Trésor..

The cost of insuring French debt through CDS, meanwhile, is around 43.400 euros per 10.000.000 euros of exposure, less than 10,000 euros more than for German debt and cheaper than the Netherlands".

Cela veut dire que les Pimco, et autres grands "fonds" vont acheter du BdT italien, hollandais et allemand, mais pas français.
www.lepost.fr/article/2010/03/10/1981168_l-attaque-sur-la-france-a-commence-source-blog-de-

L'économie de la France n'est pas au même niveau que celle de la Grèce mais le coût de ses obligations - et le coût des assurances - ne reflètent pas correctement son stress effectif.

Le déficit français devrait grimper à 8,2 % du produit intérieur brut cette année, le plus haut taux depuis au moins un demi-siècle. On prévoit que sa dette passera à 83,2 % du PIB - en hausse de 20 points en deux ans seulement.
www.boursorama.com/forum-gold-index-apres-grece-portugal-la-france-396775706-1

Les Français endettés pour 50 ans !

09 mars 2010 : CRÉATION D’UNE NOUVELLE OAT DE RÉFÉRENCE À 50 ANS

Conformément au programme de financement de l’Etat français pour 2010 publié en décembre 2009, l’Agence France Trésor annonce la création d’une nouvelle obligation à 50 ans, l’OAT 25 avril 2060. Cette nouvelle obligation, dont les caractéristiques seront annoncées ultérieurement, sera émise par syndication dans les prochains jours, en fonction des conditions de marché.

Les chefs de file de l’opération sont Barclays Capital, BNP Paribas, Deutsche Bank, JP Morgan et Société Générale. L’ensemble des SVT fera partie du syndicat.

Cette nouvelle obligation sera par la suite abondée pour répondre à la demande des investisseurs et pour garantir sa liquidité.
www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/communiques_27/communiques_2010_1593/nouvelle_oat_5990.html

OAT : obligations assimilables du Trésor
www.alternatives-economiques.fr/dico


French public debt in new high after stimulus spending

France's debt levels have risen under President Sarkozy

France's public debt has risen to a new high of 76% of economic output after additional state spending during the downturn, figures have shown.
The national statistics office INSEE said government debt stood at 1.46 trillion euros ($2.1tn; £1.3tn) at the end of September.
This was an increase of 29.4bn euros since the end of June.
Debt levels of all major economies have risen sharply as governments have tried to spend their way out of recession.
French government spending helped the country's economy to emerge from recession between April and June.
Lower tax receipts have also contributed to spiralling debt levels.

The 1.46tn euros is the largest debt France has run since INSEE records started in 1995.
According to forecasts from the International Monetary Fund (IMF), French public debt as a percentage of economic output will hit 96% by 2014.

01 01 20010
www.heraultwhatson.info/page2.htm
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeLun 15 Mar - 6:42

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Vers une autre crise économique signée Goldman Sachs

Le secret des Puissances de l’Argent l’est de moins en moins. Beaucoup savent maintenant que les crises économiques mondiales ne sont pas des "tempêtes parfaites" sur lesquelles nous ne pouvons rien, mais plutôt des opérations économiques d’envergure calculées et exécutées par quelques puissantes banques qui vont jusqu’à menacer des États de faillite totale pour arriver à leurs fins. Ces banques privées ultra-puissantes font le genre d’offres qu’on ne peut refuser.

La plus connue et la plus controversée d’entre elles est sûrement Goldman Sachs. Le magazine Rolling Stone a publié en juillet dernier un article coup de poing à propos de cette institution financière. Le journaliste Matt Taibbi débute son texte comme suit :
    "La première chose que vous devez savoir de Goldman Sachs, c’est qu’elle est partout. La banque d’investissements la plus puissante au monde est une gigantesque pieuvre vampire qui enfonce sans cesse son siphon sanguinaire dans tout ce qui a l’odeur de l’argent."
Cet article de Rolling Stone qui a fait sensation, résume ce que bien d’autres ont dit et écrit : certains cerveaux chez Goldman Sachs ont conçu et exécuté toutes les crises financières depuis les années ’20.

Elle a de plus toujours utilisé à peu près le même procédé :
Elle se place d’abord au centre d’une bulle financière en émettant des produits financiers sophistiqués conçus dès le départ pour faillir.
Ensuite, elle s’arrange pour que la petite et la moyenne classe (les gens ordinaires et les PME par exemple) investissent dans ces produits condamnés d’avance avec l’aide complice des dirigeants de plus petites institutions comme la Caisse de dépôt et placements du Québec.
Bien sûr, on achète les politiciens nationaux pour que ces derniers ne régulent pas ces nouveaux produits financiers dangereux pour l’économie.
Puis c’est encore la "Big banque" qui finit le travail en pétant la bulle elle-même, faisant disparaître du coup un tas de petites banques, un tas de RÉER et consolidant encore une fois davantage son contrôle sur les marchés financiers.
Une fois que tout le monde est appauvri et que l’économie est à l’agonie, la Big banque arrive en triomphe, nous offre de sauver l’économie et nous prête à haut taux d’intérêts l’argent qu’elle vient juste de nous siphonner. Et le processus recommence...
(...)
13 mars 2010
www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vers-une-autre-crise-economique-71305
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeDim 11 Avr - 21:59

Les banques truquent leurs comptes
Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 7d9e69a0-439c-11df-af97-faef1a47e117

Tour de passe-passe dans les banques américaines

Des grandes banques américaines masquent leurs niveaux de risque en retouchant la case «dette» de leurs comptes, juste avant les publications trimestrielles. Et ce, depuis cinq trimestres, selon la Fed de New-York.

Ni vu, ni connu. Pendant cinq ans, juste avant leurs publications trimestrielles, 18 grandes banques comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase ou encore Citigroup, ont tout simplement remplacé, dans la case «dette», un chiffre par un autre, bien plus faible, selon la Fed de New York. En moyenne de 42%, selon les chiffres de l’institution, rapporte le site Internet du Wall Street Journal (WSJ).

Pourquoi ? Parce qu’elles redoutent d’être sanctionnées en Bourse par les investisseurs, qui regardent attentivement les montants des dettes et, ainsi, les niveaux de risque d’une banque. Et aussi parce qu’elles craignent que les agences de notation ne revoient à la baisse leurs notes. Ce qui effraierait les investisseurs en Bourse.

En réalité, entre deux publications, les dettes sont remises à niveau dans les comptes. Au final, rien d’illégal, écrit le WSJ Online, qui souligne que si certaines des banques incriminées ont confirmé ces «retouches», les représentants de Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase et Citigroup, n’ont apporté aucun commentaire.

Le porte-parole de Bank of America a toutefois souligné que «les efforts opérés pour gérer la taille de notre bilan sont appropriés, et ces stratégies sont compatibles avec la réglementation et les normes comptables».

Marine Rabreau
www.jdf.com/societes/2010/04/09/02035-20100409ARTJDF00004-les-banques-truquent-leurs-comptes.php
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeLun 26 Avr - 23:44

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Mar 20 Avr - 21:31
Plus les jours passent, plus la Grèce doit emprunter sur les marchés internationaux à des taux d'intérêt de plus en plus élevés.
Plus les jours passent, plus la Grèce se surendette.

- Emprunt à 3 mois :
En janvier 2010, la Grèce a lancé un emprunt à 3 mois. La Grèce a dû verser un taux d'intérêt de 1,67 %. Mardi 20 avril, la Grèce a dû verser un taux d'intérêt de 3,65 % !
- Emprunt à 6 mois :
En janvier 2010, la Grèce a lancé un emprunt à 6 mois. La Grèce a dû verser un taux d’intérêt de 1,38 %. Mardi 13 avril, la Grèce a dû verser un taux d’intérêt de 4,55 % !
- Emprunt à 12 mois :
En janvier 2010, la Grèce a lancé un emprunt à 12 mois. La Grèce a dû verser un taux d’intérêt de 2,20 %. Mardi 13 avril, la Grèce a dû verser un taux d’intérêt de 4,85 % !
- Emprunt à 10 ans :
Mardi 20 avril, le taux de l'obligation à 10 ans a battu tous les records : il est à 7,851 % !

Lisez cet article :
A 18H00, le taux de l'obligation d'Etat grecque à 10 ans s'établissait à 7,851 %, contre 7,618 % lundi soir. Il a atteint en séance 7,864 %, du jamais vu depuis l'entrée du pays dans la zone euro.
Le différentiel ("spread") avec l'emprunt allemand à 10 ans qui sert de référence au marché s'élevait à 476 points de base contre 455 lundi. Cela signifie que la Grèce doit offrir un surplus de 4,76 points de pourcentage par rapport à l'Allemagne pour emprunter sur les marchés.
www.romandie.com/infos/news/201004201852050AWP.asp

Jeu 22 Avr - 16:32
Flambée des taux, déficit record : la Grèce se rapproche de la faillite.

Voilà un chiffre qui risque d'agiter encore les marchés, au moment où les préparatifs du plan d'aide à Athènes entrent dans leur dernière ligne droite: le déficit public de la Grèce a atteint 13,6 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009, selon une révision provisoire annoncée jeudi 22 avril par Eurostat. L'Office européen des statistiques a même encore des réserves et pourrait à l'avenir augmenter ce déficit de 0,3 à 0,5 point de pourcentage.

Ce chiffrage se situe au-dessus des 12,7 % avancés depuis cet automne. A l'époque, au lendemain des élections générales, l'évaluation avait déjà doublé : le gouvernement du socialiste Georges Papandréou avait décidé de faire la vérité sur le déficit budgétaire du pays. Une "transparence" après des années de maquillage des comptes publics qui a précipité la crise obligataire grecque.

Cette fois, la révision est due pour l'essentiel à une récession plus profonde que prévu l'an dernier. Elle fait suite à des semaines de tractations discrètes entre Bruxelles et Athènes. Les Grecs ont, en effet, notifié début avril un chiffre de l'ordre de 12,9 %, que les autorités européennes ont refusé de valider en l'état.

CONTEXTE TENDU

Tandis que l'homme malade de la zone euro – dont l'endettement atteint aussi 115,1 % du PIB – est placé sous haute surveillance par ses voisins, Eurostat émet de surcroît de nouvelles réserves sur les comptes du pays, dans un contexte de plus en plus tendu.

Mercredi, la flambée des taux d'intérêt des obligations grecques s'est poursuivie, à plus de 8 % pour les emprunts d'Etat à dix ans, soit plus de 5 points de pourcentage par rapport à l'Allemagne.
Alors que l'étau se resserre autour de la Grèce, l'activation du plan de soutien semble se préciser. Mercredi, la France a formalisé le cadre de son aide financière. Le budget a été modifié afin de pouvoir débloquer dès cette année 3,9 milliards d'euros, sur les 6,3 milliards que représente la contribution française.

En cas de nécessité, les Etats de la zone euro ont convenu de prêter 30 milliards d'euros à Athènes, en plus de l'assistance du Fonds monétaire international (FMI) – pour un montant attendu entre 10 et 15 milliards d'euros.

"On est dans le cadre de prêts bilatéraux coordonnés avec d'autres Etats, on n'est pas en train de faire un cadeau à la Grèce", a souligné la ministre de l'économie, Christine Lagarde, soucieuse de démontrer à l'opinion que ce geste de solidarité ne va pas "pénaliser la France". Le prêt sur 3 ans se ferait au taux de 5 % environ, comme convenu au sein de la zone euro.

Le texte sera présenté devant l'Assemblée les 3 et 4 mai. Mme Lagarde s'est dite certaine que tous les Etats-membres seraient "dans les clous à peu près au même moment", pour intervenir si besoin, autour de la mi-mai.

A cette échéance, Athènes aura besoin de refinancer sa dette à hauteur de 8 milliards d'euros. Rien ne devrait se passer avant le 9 mai, date d'une élection régionale cruciale pour la chancelière allemande Angela Merkel. Outre-Rhin, les réticences persistent. Le ministre allemand de l'économie, Rainer Brüderle, a encore réaffirmé mercredi que la Grèce n'avait "pas demandé d'aide".

CONSULTATTIONS ENGAGÉES SUR LES MODALITÉS DU PLAN DE SOUTIEN

Mais à Athènes, le gouvernement grec a bel et bien commencé ses consultations avec la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE), et le FMI sur les modalités du plan de soutien. Cette mission devrait durer entre deux et trois semaines.

Le ministre des finances, Georges Papaconstantinou, a dit espérer un accord d'ici à la mi-mai.Il s'agit de définir "un programme triennal de politiques économiques (…) qui pourront être soutenues par une assistance financière des pays de l'Eurozone et du FMI si les autorités grecques décident de demander l'activation du mécanisme", ont indiqué ses services.

Un certain consensus prévaut au sujet des efforts exigés de la Grèce en 2010 : Athènes s'est engagé à réduire son déficit de 4 points de pourcentage cette année. D'après la Commission, cet objectif ne devrait pas être modifié malgré la révision à la hausse du déficit grec pour l'an dernier.

En revanche, les pourparlers risquent d'être plus tendus pour les années 2011 et 2012. Bruxelles a déjà demandé au gouvernement de "détailler" les mesures qu'il compte prendre pour revenir en dessous de % de déficit d'ici à deux ans. Elle attend surtout des précisions au sujet de la réforme des retraites. Au nom du FMI, Dominique Strauss-Kahn a, lui, préconisé de baisser les salaires. Une exigence rejetée par Athènes.

Philippe Ricard (à Bruxelles) et Marie de Vergès.

www.lemonde.fr/economie/article/2010/04/22/flambee-des-taux-deficit-record-la-grece-se-rapproche-de-la-faillite_1340986_3234.html

Ven 23 Avr - 21:20
Le plan d'aide à la Grèce, c'est du pipeau pour rassurer les marchés internationaux.

Première question : quels sont les Etats européens qui vont devoir prêter le plus d’argent à la Grèce ?
Réponse :
1- L’Allemagne devra prêter à la Grèce 27,92 % du prêt total.
2- La France devra prêter à la Grèce 20,97 % du prêt total.
3- L’Italie devra prêter 18,42 % du prêt total.
4- L’Espagne devra prêter 12,24 % du prêt total.

Vous avez bien lu : ce sont des Etats qui sont surendettés eux-mêmes qui prêteront le plus d’argent à la Grèce !
En 2014, la dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB.
En 2014, la dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB.
La dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB.
La dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB.
La dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB.
C’est à la page 30 : www.imf.org/external/pubs/ft/spn/2009/spn0921.pdf

Deuxième question : combien faudra-t-il prêter à la Grèce ?
Réponse : l’économiste Nicolas Barré donne la réponse dans un article exceptionnel intitulé « Grèce : le scénario de la faillite » publié sur le site du journal Les Echos.
Voici ce qu’écrit Nicolas Barré :
« Scénario 1 : les pays européens y vont quand même, aident massivement Athènes, mais sans savoir jusqu’où cette aide va les entraîner. Surtout si d’autres pays ont besoin d’aide dans la foulée. C’est un engrenage dangereux. Or il faut savoir que la Grèce a besoin non pas de 30 milliards (le montant du plan européen) mais au minimum de dix fois plus : 150 milliards d’euros d’ici 2015 au titre du principal de sa dette actuelle, et 90 milliards au titre des intérêts. Ceci sans compter la dette supplémentaire qu’elle va devoir souscrire d’ici là du fait de ses déficits. Le soutien à la Grèce est un enjeu à plusieurs centaines de milliards d’euros. En a-t-on encore les moyens ? »
www.lesechos.fr/info/inter/020496841181-point-de-vue-nicolas-barre-grece-le-scenario-de-la-faillite.htm

Conclusion :
les Etats européens ne pourront pas sauver la Grèce pour plusieurs raisons :
1- Les Etats européens sont eux-mêmes surendettés. Des Etats surendettés ne vont pas se surendetter encore plus, pour ensuite prêter à la Grèce des dizaines de milliards d’euros à fonds perdus.
Nous sommes dans la situation suivante : chacun des Etats membres de l’Union Européenne cherche avant tout à éviter le défaut de paiement pour lui-même.
Chacun des Etats membres assiste impuissant à l’emballement de sa propre dette publique.
Chacun des Etats membres se demande : « Après la Grèce, est-ce que c’est moi qui vais faire faillite ? »
2- Pour sauver la Grèce, il faudrait lui prêter au minimum 300 milliards d’euros d’ici 2015.
3- Cela mettrait les Etats européens dans l’obligation de prêter ENSUITE des milliers de milliards d’euros au Portugal, à l’Irlande, à l’Italie, à l’Espagne, etc.

Lun 26 Avr - 22:04
Je commence à trouver désagréable les accusations proférées contre l’Allemagne.
Je ne veux pas défendre le gouvernement allemand, mais je voudrais rappeler que l’Allemagne est elle-aussi surendettée.

D’après le FMI, la dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB en 2014.
Alors arrêtons de faire croire que l’Allemagne roule sur l’or, et qu’elle est égoïste en ne voulant pas prêter à la Grèce.
Mettons-nous à la place des Allemands : il faudrait que l’Allemagne se surendette encore plus, pour prêter à la Grèce 8,4 milliards d’euros à fonds perdus.

L’Allemagne ne VEUT pas prêter à la Grèce.
Et même si l’Allemagne voulait, l’Allemagne ne POURRAIT pas prêter à la Grèce.
Non seulement l’Allemagne est surendettée, mais en plus les communes allemandes elles-mêmes sont surendettées.
L’Allemagne a le plus grand mal à régler ses propres problèmes économiques et financiers, alors comment voulez-vous qu’elle prête 8,4 milliards d’euros à la Grèce (qui est bien incapable de rembourser quoi que ce soit) ?
Lisez cet article daté du 2 février 2010 :

Allemagne : de nombreuses communes au bord de la ruine.

Les communes allemandes ont une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme sur leur situation financière désespérée mardi, et prévenu qu’un certain nombre d’entre elles étaient « au bord de la ruine ».

La fédération allemande des communes table sur un déficit cumulé de 12 milliards d’euros cette année, le plus élevé de l’après-guerre.

La crise économique et financière a sérieusement amputé leurs revenus, dont la taxe professionnelle, proportionnelle aux bénéfices des entreprises, représente le plus gros. Les recettes fiscales de la taxe professionnelle ont chuté de plus de 18 % sur un an en 2009.
En parallèle les dépenses des communes, auxquelles incombe notamment une partie de l’indemnisation des chômeurs, ont augmenté.

Et cette tendance devrait nettement s’aggraver cette année alors que le marché du travail allemand, pour le moment relativement épargné par la crise, va se dégrader.

« Nous allons devoir faire face à la deuxième vague de la crise », a prévenu Petra Roth, présidente de la fédération et maire de la capitale financière du pays, Francfort (ouest), lors d’une conférence de presse.

www.lesechos.fr/info/inter/afp_00226984-allemagne-de-nombreuses-communes-au-bord-de-la-ruine.htm

Lun 03 Mai - 08:10
Les ministres des finances de la zone euro ont décidé, dimanche 2 mai, "d'activer" sans délai un plan d'aide à la Grèce de 110 milliards d'euros, dont 80 milliards à leur charge, et le reste apporté par le FMI.
www.lemonde.fr/europe/article/2010/05/02/l-europe-approuve-l-aide-financiere-a-la-grece_1345672_3214.html

Prenons les quatre pays qui devraient prêter le plus :
- 1- L'Allemagne devrait prêter à la Grèce 27,92 % du prêt total, soit 22 milliards 336 millions d'euros.
- 2- La France devrait prêter à la Grèce 20,97 % du prêt total, soit 16 milliards 776 millions d'euros.
- 3- L'Italie devrait prêter 18,42 % du prêt total, soit 14 milliards 736 millions d'euros.
- 4- L'Espagne devrait prêter 12,24 % du prêt total, soit 9 milliards 792 millions d'euros.

Les Etats européens vont maintenant emprunter sur les marchés internationaux.
Ensuite, ils vont re-prêter ces sommes à la Grèce.
Enfin, ils ne reverront jamais ces sommes car la Grèce ne pourra jamais les rembourser.

Cette folie a un nom : ça s'appelle un suicide collectif.Comment vont évoluer les taux d'intérêt des Etats européens ?

A partir d'aujourd'hui, il va falloir regarder cette évolution à la loupe.
Pour suivre l'évolution des taux d'intérêt quand un Etat européen doit emprunter à 10 ans :
Espagne :
www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR%3AIND
Grèce :
www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR%3AIND
Irlande :
www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR%3AIND
Portugal :
www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR%3AIND
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeLun 3 Mai - 17:24

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 0jfcmhwp4fzmii73gxst_thumb
TITOM

Sacrifice du peuple grec sur l'autel du libéralisme

Fonctionnaires. Suppression des 13e et 14e mois de salaire, compensée, sous 3 000 euros brut mensuel, par une allocation annuelle de 1 000 euros. Elle est assortie d'une baisse de 8 % des primes qui complètent les émoluments dans la fonction publique - elles ont déjà été amputées de 12 % en mars. Pour un revenu 'pré-rigueur' de 1 200 euros sur quatorze mois, le manque à gagner annuel est de l'ordre de 3 000 euros.

Retraites. Perte pour les retraités des 13e et 14e mensualités, avec, pour les pensions de moins de 2 500 euros, une compensation de 800 euros par an. Le plan prévoit également de repousser l'âge moyen de départ à la retraite, actuellement à 61,4 ans. Pour y parvenir, la durée de cotisation est allongée à 40 annuités contre 37 aujourd'hui ; l'âge légal de départ en retraite pour les femmes est porté à 65 ans, comme les hommes - contre 60 ans aujourd'hui.

Fiscalité. Hausses en rafale des impôts indirects, dont un passage de 21 % à 23 % du taux principal de TVA, déjà rehaussé de 2 points en mars, et une nouvelle augmentation des taxes sur l'essence, l'alcool et le tabac. Propriétaires à 80 %, les Grecs paieront aussi plus d'impôt foncier, tandis que ceux dont les résidences sont illégales, soit un grand nombre, devront s'acquitter d'une nouvelle taxe, censée rapporter 1,3 milliard d'euros.

Flexibilité. Athènes veut restaurer la compétitivité de la Grèce en assouplissant les règles de licenciement, en libéralisant les marchés des transports et de l'énergie et en ouvrant à la concurrence une série de professions 'fermées' - notaires, pharmaciens ou buralistes.
http://fr.news.yahoo.com/64/20100503/twl-salaires-retraites-impts-libralisati-acb1c83.html

Selon Le Monde, les Grecs étaient "Habitués jusque-là à dépenser sans compter"
www.lemonde.fr/europe/article/2010/05/03/salaires-retraites-impots-liberalisation-concurrence-une-therapie-de-choc_1345899_3214.html

Le dieu capitaliste
L'évangile du néo-libéralisme prêche la trinité du capital (dieu le père), du marché (le messie) et de la libre initiative (l'esprit). Elle annonce la réalisation d’une logique bienfaitrice pour tous, délégitimant et déclassifiant les opposants comme autant de démons à exorciser. Si l’on observe le langage néo-libéral, on y perçoit des termes religieux camouflés, particulièrement l’exigence d’un sacrifice pour un paradis futur.
http://journalchretien.net/14885-le-dieu-capitaliste

Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 2009_01_15_Capitalisme_Pulsion_Mort
«Capitalisme et pulsion de mort»: le libéralisme allongé sur un divan
www.rue89.com/cabinet-de-lecture/2009/01/15/capitalisme-et-pulsion-de-mort-le-liberalisme-allonge-sur-un-divan

Envoûtement et sacrifice humain dans la religion néolibérale
https://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/la-novlangue-envoutement-et-sacrifice-humain-dans-la-religion-neoliberale-t259.htm

«Nous serions capables d'éteindre le soleil et les étoiles parce qu'ils ne rapportent aucun dividende.» Keynes
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeMar 4 Mai - 9:29

Plan d'aide à la Grèce : l'Assemblée a adopté le volet français

Les députés ont examiné lundi soir le projet de loi de finances rectificative intégrant le prêt de 3,9 milliards d'euros destiné à la Grèce en 2010, et l'ont adopté dans la nuit, mardi à 1h20, par vote à main levée.

Au total, la France doit prêter 16,8 milliards d'euros sur trois ans, a précisé la ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui assistait à la séance.

Si le prêt à la Grèce portera à 152 milliards d'euros le déficit public prévisionnel fin 2010, selon les prévisions gouvernementales, il ne devrait pas avoir de conséquences fiscales.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20100504.FAP0462/plan-d-aide-a-la-grece-l-assemblee-a-adopte-le-volet-francais.html

J'adore cette dernière phrase : "Si le prêt à la Grèce portera à 152 milliards d'euros le déficit public prévisionnel fin 2010, selon les prévisions gouvernementales, il ne devrait pas avoir de conséquences fiscales..."

... sauf si la Grèce est incapable de rembourser à la France ces 16 milliards 800 millions d'euros.

Mon pronostic :

- La France va prêter à la Grèce 16 milliards 800 millions d'euros.

- La Grèce sera incapable de les rembourser.

- Les contribuables français l'auront dans le c...

- Vous avez aimé les emprunts russes ? Vous adorerez l'emprunt grec.
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitimeMar 4 Mai - 12:57

Ce qui me semble plus grave, c'est que les banquiers fassent des bénéfices sur le dos des Grecs grâce à l'argent public ou versé sur des livrets qui ne rapportent même pas 2% d'intérêt aux Français.

Par ailleurs, pourquoi Sarkozy vend-il l'or de la France, alors qu'il faudrait faire exactement le contraire ?
Cette obstination à faire plonger la Grèce, la France et le reste de l'Europe me semble difficilement attribuable uniquement à la bêtise.
Un tel désastre n'arrangerait-il pas des vautours comme George Soros ? Ces vautours n'auraient-il pas des alliés chez Bilderberg ou dans d'autres instances non élues ?

En conclusion de son article du 1er mai intitulé "La Grèce à l'agonie", Laurent Maffeïs écrit : "Quant aux banques européennes, qui sont les premiers créanciers de la Grèce, elles ont obtenu le 13 avril de la BCE une nouvelle ligne de refinancement à 1% de 70,5 milliards. C'est-à-dire plus de deux fois ce que la zone euro a prévu de débloquer pour la Grèce à un taux de 5%."

Et puis surtout, pourquoi cette dette n'est-elle pas annulée, puisque c'est possible ?
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Spéculation, crise, finance / Economie - Page 2 Icon_minitime

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