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 Qui a suicidé le ministre Robert Boulin ?

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Orwelle



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MessageSujet: Qui a suicidé le ministre Robert Boulin ?   Mar 27 Oct - 20:08



Robert Boulin, assassiné il y a 30 ans, était né le 20 juillet 1920.

Les médias parlent immédiatement de "suicide", quand ce ministre du Travail et de la participation est retrouvé mort dans la forêt de Rambouillet. Mais de nouveaux témoins accréditent la thèse de l'assassinat. L'avocat de la famille réclame la réouverture de l'enquête judiciaire.

Début du dossier très complet sur France Inter :

30 octobre 1979, au petit matin, le corps de Robert Boulin est retrouvé dans cinquante centimètres d’eau, dans un étang de la forêt de Rambouillet, dans les Yvelines.

Le choc est immense. Ministre du Travail et de la Participation, Robert Boulin, gaulliste réputé pour son intégrité et sa force de travail, faisait partie des successeurs potentiels à Raymond Barre pour Matignon. Ce que Valéry Giscard d’Estaing a confirmé publiquement lors d’un colloque le 2 mars 2009, au Sénat. Député-maire de Libourne, Robert Boulin avait passé plus de 15 ans (un record) dans les ministères de la République, au service du général de Gaulle, de Georges Pompidou puis de Valéry Giscard d’Estaing.

Boulin s’opposait vigoureusement au président du RPR, Jacques Chirac, soutenu dans l’ombre par les hommes du SAC (Service d’action civique) de Charles Pasqua et les réseaux de Jacques Foccart, « Monsieur Afrique » du gaullisme.

Officiellement, Robert Boulin se serait suicidé à cause d’une histoire immobilière, dans laquelle le ministre avait en réalité été abusé par un escroc, proche de Jacques Foccart, Henri Tournet, décédé, selon nos informations, en janvier 2008, à Santiago du Chili où il s’était retiré.

Très vite, la famille Boulin ne va plus croire au suicide, mais à l’assassinat. En juin 1983, elle dépose plainte pour « homicide volontaire ». Mais en mars 1992, la justice conclut à un non-lieu.

En 2007, la fille de Robert Boulin, Fabienne, réclame une réouverture d’information judiciaire sur la base d’éléments nouveaux révélés par la presse (Canal + et France-Inter), puis dans un livre (« Un homme à abattre », Fayard) publié par l’auteur de ces lignes. Requête refusée en octobre 2007 par Laurent Lemesle, le Procureur général de la Cour d’appel de Paris, ex-conseiller pour les affaires de justice de Jacques Chirac.

30 ans après la mort du ministre, la CIA (Central Intelligence Agency) refuse toujours de « déclassifier » le dossier Boulin, pour des raisons notamment de « politique étrangère ».

D’autres témoignages inédits et documents sont à retrouver dans ce dossier spécial, 30 ans après la mort de Robert Boulin.

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1004

"Association Robert Boulin - Pour la Vérité " (Association loi 1901)
http://affaireboulin.blogspot.com/2009/02/creation-de-lassociation-robert-boulin.html

Pour la mémoire de Monsieur Boulin (pétition) :
http://5359.lapetition.be/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Qui a suicidé le ministre Robert Boulin ?   Mar 27 Oct - 20:25



La scène se déroule en avril 2007, dans les locaux de la chaîne de télévision câblée Direct 8. Benoît Collombat, grand reporter à France inter, est invité à parler de son livre, Un homme à abattre – Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin. Sur le même plateau doit être présent Charles Pasqua, qui publie le premier volume de ses mémoires. L'émission est en direct.
Cela tombe bien, l'ancien ministre de l'Intérieur pourrait être, selon le journaliste, l'une des personnes les mieux informées de cette affaire. Voilà une bonne occasion de répondre enfin à quelques questions.
Occasion ratée... Après avoir demandé aux animateurs de ne pas être présents aux côtés du journaliste (exigence délicate pour un direct), il les appelle deux minutes avant le début de l'émission : c'est niet. Charles Pasqua ne viendra pas.
« Quand on se rappelle qu'il voulait “terroriser les terroristes ”, c'est assez surprenant de penser qu'il peut avoir peur d'un simple journaliste », sourit Benoît Collombat. Charles Pasqua avait deux bonnes raisons d'éviter la confrontation. D'une part, l'enquête réalisée par le journaliste apporte des dizaines de témoignages et recense tous les indices qui permettent aujourd'hui de penser sérieusement que Robert Boulin a été assassiné. D'autre part, le livre de Benoît Collombat opte pour une piste, celle du financement occulte du RPR, et plus précisément des réseaux africains. Que Charles Pasqua connaît bien. Mais comme l'immense majorité des responsables politiques de l'époque, il restera silencieux.
http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-34360155.html

Charles Pasqua vient d'être condamné à un an de prison ferme dans le procès de l'Angolagate.



[vidéos] Robert Boulin, le suicide était un crime

Un reportage de Canal plus, réalisé par Michel Despratx et Bernard Nicolas, diffusé le 15 janvier 2002 dans le cadre de LUNDI INVESTIGATION.
Prix spécial du jury du 17ème festival international du scoop d’Angers en 2002.

Il est mis sur plusieurs sites à la fois, pour éviter les effacements intempestifs...
http://leruisseau.iguane.org/spip.php?article1160

Pour en savoir plus :
www.bakchich.info/Affaire-Boulin-verite-encore,09023.html

Voir aussi la conférence "De la françafrique à la mafiafrique"
www.dailymotion.com/video/x1r43n_de-la-francafrique-a-la-mafiafrique_politics
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Qui a suicidé le ministre Robert Boulin ?   Mer 28 Oct - 16:46



Chirac, Pasqua, Foccart, réseaux africains, trafic d'or, extrême droite, SAC, Opus Dei, Elf, faux médecin, racket sur la Sécurité sociale, corruption, Dassault, armes, Israël, pétrole, Arabie Saoudite, services secrets, trafic de drogue, Maroc, ... cette affaire est plus ténébreuse qu'un roman d'espionnage. On y trouve même Jean Monnet et Ursula Andress !

Extraits de l'ENQUÊTE DE PATRICE SAINT-JACQUES

Rappelons donc brièvement la situation de la France en 1979 . Le 25 août 1976, Jacques Chirac avait claqué la porte de Matignon : " Je ne dispose pas des moyens que j'estime aujourd'hui nécessaires pour assumer efficacement les fonctions de Premier Ministre et, dans ces conditions, j'ai décidé d'y mettre fin ". Le Gouvernement de Raymond Barre voit affluer les ennemis de Jacques Chirac : Olivier Guichard, Antoine Rufenacht et Robert Boulin qui avaient démissionné de l'UDR le 14 décembre 1974, sans parler de Michel Poniatowski et de Jean Lecanuet, en sont les vedettes . Dès le mois de septembre 1976, Chirac, aidé de Charles Pasqua, appelle au rassemblement contre le plan Barre. Brillamment réélu en Corrèze aux législatives de 1976, il apprend avec fureur que Giscard ambitionne de donner un Maire à Paris. Jean Tibéri, Simone Veil, Olivier Guichard, Pierre Christian Taittinger, Jacques Dominati, Christian de la Malène, tous candidats à la candidature sont écartés, au profit du plus fidèle des giscardiens : Michel d'Ornano.

Le 5 décembre, au grand rassemblement gaulliste de la Porte de Versailles, Jacques Chirac annonce sa candidature. Ce qui va suivre ne sera jamais écrit dans les journaux ni les livres d'histoire. Chirac et d'Ornano font respectivement appel à des nervis issus de l'extrême droite. Pas sectaires, certains travailleront même pour les deux candidats. Bientôt les Républicains Indépendants sont complètement noyautés par des dissidents du SAC menés par des amis de leurs responsables eux-mêmes issus de l' extrême droite tels Hubert Bassot ou Gérard Ecorcheville, beau frère de Gérard Longuet. Au RPR, Charles Pasqua, persuadé qu'il faut noyauter l'extrême droite de l'intérieur, vient d'embaucher un ancien du PFN (Parti des Forces Nouvelles), Alain Robert, qui est d'ailleurs encore aujourd'hui à ses cotés.

C'est ainsi que rien de ce qui sera prévu par d'Ornano durant sa campagne ne sera ignoré des chiraquiens. Chaque fois que d'Ornano visite une crèche ou va sur un marché, il trouve sur les lieux les distributeurs de tracts du RPR. On ira même plus loin dans le XVIII° arrondissement où des affiches imprimées au nom de " gaullistes de toujours " tels Sanguinetti ou le Général Binoche, qui se trouve être par ailleurs le frère d'une colistière de Michel d'Ornano, appellent à voter pour l'Union de la Gauche. De même qu'un mystérieux " Groupe d'israélites " qui se prononce contre la candidature de Michel d'Ornano. Renseignement pris par les R.G., personne n'a écrit ni publié quoi que ce soit. Le tout est l'œuvre des anciens du PFN, nouveaux adhérents du SAC qui tirent ces brillantes idées d'une nouvelle recrue au lourd passé : l'ancien cagoulard Gabriel Jeantet, par ailleurs, parrain de Francisque de ... François Mitterrand.

Michel d'Ornano sera battu et Chirac élu Maire de Paris. Mais ces méthodes peu démocratiques émurent de nombreux membres de la Majorité. A quoi Chirac répliqua " qu'il était un recours parmi ce monde de faibles, de courtisans et de bouffons " …
Giscard, désormais, ne pourra plus gouverner qu'en utilisant le fameux article 49 alinéa 3, c'est à dire en usant, pour contrecarrer l'opposition systématique de Chirac, de pratiques constitutionnelles tout aussi contestables. C'est de ce combat politique indécis que Robert Boulin a tragiquement fait les frais… [...]

(PARTIE N°2)

RAPPEL DES FAITS : RAMATUELLE

Tout Commence à Barsac

Comme nous l'avons écrit, nous allons raconter en détail les différentes manipulations politiques puis judiciaires qui ont permis d'abattre Robert Boulin et de maquiller ce crime en suicide.

La manipulation judiciaire qui devait interdire au député maire de Libourne [Robert Boulin] de devenir Premier Ministre de Valéry Giscard d'Estaing deux ans avant l'échéance de 1981 a mis en lumière plusieurs personnages dont le nom est certes connu du grand public mais dont l'itinéraire est souvent resté plus obscur. Au premier rang de ceux-ci, M. Henri Tournet, souvent qualifié dans la presse "d'affairiste", et qui fut mis, en quelques sorte, sur les pas de Robert Boulin par son meilleur ami et associé : Jacques Foccart.

L'intimité de Robert Boulin et d'Henri Tournet semble débuter par hasard. Un jour, dans l'escalier de l'immeuble qu'elle habite rue Rémusat dans le XVI° arrondissement de Paris, l'épouse du ministre, Mme Colette Boulin, croise une amie d'enfance, originaire comme elle de Barsac, Monique Guix de Pinos qui lui apprend qu'elle vient d'emménager dans le même immeuble avec son second mari Henri Tournet. Peu avant sa mort, Mme Tournet avouera à Mme Boulin que ce déménagement fortuit n'était qu'une supercherie et que c'est sur l'ordre de Jacques Foccart que les Tournet avaient pris en main les Boulin. Il convient de s'arrêter un instant sur la famille de Pinos. Le grand-père de Monique n'est autre que le négociant Georges Bert qui fut, avant guerre, membre de l'Action Française. La fréquentation politique assidue du Marquis de Lur Saluces, lui-même intime de la Duchesse de Guise, égérie de Maurras, lui permet de marier ses filles dans la noblesse. Melle Bert épouse donc un Grand d'Espagne de Première Classe dont elle a plusieurs enfants : Bertrand de Pinos, héros de l'Affaire des Vins de Bordeaux, Jacqueline Servan Schreiber, connue à la télévision sous le nom de Jacqueline Barsac, et Monique qui épouse en premières noces le Comte de la Mire-Mory avant de devenir après son veuvage l'épouse d'Henry Tournet.

Un gaulliste de l'Organisation Todt

C'est peu dire que ce dernier est familier de Jacques Foccart. Le personnage le plus secret de la 5° République, Jacques Koch, qui changera de patronyme en Foccart par décret du 17 juin 1952, est alsacien et non juif comme certains biographes peu scrupuleux le prétendent. Descendant "naturel" d'un Prince de Monaco, il n'est pas seulement l'homme des affaires " vulgaires et subalternes " dépeintes par le Général au moment de l'Affaire Ben Barka. Né dans la Mayenne en 1913, Foccart est aussi un grand " béké " de la Guadeloupe. Ses possessions de l'Habitation Saint-Charles à Gourbeyre, la ville de Lucette Michaux-Chevry, lui donneront très tôt le goût de l'Outre-Mer.

Il rencontre Henri Tournet à Nancy, lors de son service militaire à la 17 ° compagnie de l'air le 20 octobre 1934. Après leur démobilisation, les deux hommes se revoient fréquemment. En 1939, ils sont mobilisés à Chanzy-sur-Marne et démobilisés en août 1940, à Tarbes pour Tournet et à Agen pour Koch-Foccart. Dès lors, ils habiteront ensemble avenue Kleber, puis, mandatés par la Société des Transports Citroën, s'associeront pour exploiter une coupe de bois de 40 ha à Ranes en Normandie. La société fondée par les deux acolytes prospère car un troisième comparse, Georges Desprez , les introduit auprès de l'Organisation Todt. En 1943, après l'incendie criminel de leurs installations, Koch-Foccart et Tournet sont suspectés par les Allemands d'escroquerie.Tournet prétendra par la suite qu'il a sorti Foccart de ce guêpier en proposant aux Allemands de le libérer sous caution. Les historiens qui ont étudié les rapports de la Gestapo apprécieront comme il convient ce passage rocambolesque. Toujours est-il qu'une caution d'un million de francs est bel et bien versée le 23 août 1943 à la Feldgendarmerie de Saint-Malo et que peu après Jacques Foccart monte son réseau de résistance dans le cadre du Plan Tortue pour le compte du BCRA.

De la Résistance au Renseignement

En 1945, sous la direction de Jacques Chaban-Delmas et du Capitaine Aussaresse (le futur Général de la Bataille d'Alger), Tournet et Koch-Foccart se retrouvent à la DGER, nouvelle appellation du 2° Bureau.
Leur amitié ne cessera jamais jusqu'à l'affaire Boulin, Jacques Foccart allant même jusqu'à associer Tournet à ses propres affaires, une entreprise d'import-export qu'il détient en nom propre au coin de la rue Scribe et de l'avenue de l'Opéra, à l'enseigne de la SAFIEX.

Tournet n'est donc nullement le traîne-savates qu'on prétend. Chef de cabinet de Jean Monnet à Washington, resté très proche de Jacques Chaban-Delmas, il évolue entre Ursula Andress et le marchand de tableaux Fernand Legros. Il met au service des services de renseignement français ses innombrables relations aux USA, en Suisse, à Hong-Kong où il a également des intérêts. Il est clair que son intimité avec Jacques Foccart sera mise à contribution pour le financement des fameux " réseaux africains " et du S.A.C. dont on sait à peu près aujourd'hui comment ils fonctionnaient financièrement : d'une part, pour l'intérieur, grâce à de fausses traites émises par des sociétés fantômes et faussement garanties par des firmes très solides, d'autre part, pour l'extérieur, grâce, entre autres, à un trafic d'or entre la Suisse et l'Inde via le Golfe Persique. A noter qu'on trouve comme tête de pont de ce trafic la Discount Bank Inc. formée de l'ancienne banque Recanati ou Banque du Sentier que l'on reverra dans l'affaire Pechiney. La Discount Bank achète de l'or en Suisse, le livre par passeurs au bureau de la First National City Bank à Dubai qui l'envoie en Inde où il est vendu. L'argent est transféré à Genève et rentre en France grâce à des firmes amies qui sous-facturent leurs exportations et surfacturent leurs importations. (...)

www.lepost.fr/article/2009/10/27/1761824_reouverture-de-l-enquete-sur-la-mort-de-robert-boulin-1ere-partie_1_0_1.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Qui a suicidé le ministre Robert Boulin ?   Mar 8 Juin - 17:19


Falletti

L'enquête sur la mort de Robert Boulin ne sera pas rouverte

Le procureur général de Paris, François Falletti, refuse de rouvrir l'enquête sur la mort en 1979 de Robert Boulin, ministre du président Valéry Giscard d'Estaing, un des dossiers judiciaires les plus controversés de la Ve République.

Le magistrat a estimé dans un communiqué que les éléments présentés par la fille de l'ancien ministre du Travail, Fabienne Boulin-Burgeat, n'apportaient rien de nouveau.

Il confirme cependant qu'une partie du dossier et des pièces ont disparu. Une enquête a été ouverte par le ministère.

Le dossier est loin d'être refermé puisque le procureur général a précisé qu'il était juridiquement possible de déposer une nouvelle plainte pour "assassinat".

Me Olivier Morice, avocat de Fabienne Boulin, a regretté la décision du procureur général. "Nous allons examiner l'opportunité d'une plainte", a-t-il dit à Reuters.

DISPARITION DE SCELLÉS

Me Morice annonce son intention de porter plainte contre l'Etat pour "dysfonctionnement du service public de la justice".

François Falletti refuse aussi la demande d'une recherche d'empreintes génétiques sur les timbres des huit lettres postées personnellement le 29 octobre 1979, selon des témoins, par Robert Boulin, annonçant son geste et reçues par la police, des avocats, des médias et différentes personnalités.

Cet élément matériel est pour la justice une preuve incontournable du suicide, les brouillons de ces lettres ayant même été retrouvés. Fabienne Boulin pense qu'il s'agit de faux. (...)
http://fr.news.yahoo.com/4/20100608/tts-france-justice-boulin-ca02f96.html

Affaire Boulin : une partie du dossier a disparu
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100608.FAP3311/affaire-boulin-une-partie-du-dossier-a-disparu.html
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MessageSujet: Re: Qui a suicidé le ministre Robert Boulin ?   Jeu 24 Juin - 21:30



Pourquoi je ne crois pas au suicide de Robert Boulin
Par Michel Viot, Prêtre catholique
24/06/2010
www.rue89.com/2010/06/24/pourquoi-je-crois-que-robert-boulin-ne-sest-pas-suicide-156077


Pour Maxime Delsol, garde du corps, Robert Boulin s'est suicidé «un point c'est tout»
www.sudouest.fr/2010/06/13/pour-maxime-delsol-robert-boulin-s-est-suicide-un-point-c-est-tout-115754-7.php

Commentaires :
Robert BOULIN avait mis en place un groupe d'extra-municipaux par quartier
afin de se tenir mieux au courant de difficultés ou problèmes bien localisés [...]
A ce titre j'ai effectué avec M. Robert BOULIN une visite de la piscine municipale et du stade de la Jalousie [...]. Visite effectuée en 2cv avec Lusseau au volant [...]
Je puis vous assurer que je n'avais pas en face de moi, de par son comportement, sa bonhommie, son langage, son amabilité, un homme décidé à donner un terme à sa vie.
Alors [...] le Garde du corps "bidon", j'ose espérer que sa conscience, s'il lui en reste une, l'empêche de dormir paisiblement chacune de ses nuits jusqu'à la dernière.
Jacky ROUSSET
18/06/2010

J'ai fait partie du S.A.C.
et voici la vérité avec les noms des présumés tueurs.
[...]
Le 18 novembre 1988, le témoignage d’Hermann Stromberg, un collègue gaulliste du SAC (le service d’action civique) affirme : ”J’étais là quand Robert Boulin a été tué. Les assassins, c’est Ernst Siegrist et ses gardes du corps. Ils se sont enfoncés dans le sous-bois avec le ministre pour négocier un dossier. Ils étaient hors de notre vue. Puis Siegrist et ses gorilles sont repartis précipitamment, Boulin n’était pas avec eux. J’ai pensé que le ministre restait isolé pour réfléchir. Ne le voyant pas revenir, nous sommes allés à sa rencontre. Il gisait, mort, au pied d’un talus. ”Ersnt Siegrist existe bien. Il a été l’homme de confiance d’un dénommé Kopp, ancien nazi et chimiste de la ”French Connection“. Siegrist n’a jamais été recherché par la justice française.
P-JACQUES
13/06/2010, à 12h21


zoom

Les lettres posthumes de Robert Boulin
[ARCHIVES] Avant son décès, le député-maire de Libourne avait envoyé une lettre expliquant son suicide aux médias.

Ces lettres, expliquant le suicide de Robert Boulin, avait été envoyées à ses proches, à des politiques et à des journalistes. Leur authenticité a toujours été sujette à caution, car elles avaient été tapées sur du vieux papier à lettres que l'homme politique n'utilisait plus depuis longtemps. Elle avaient également été photocopiées.

La famille Boulin réclamait depuis mars dernier l'analyse ADN des timbres figurant sur ces lettres. Certaines d'entre elles ont disparu et ce dysfonctionnement a provoqué le lancement d'une enquête administrative.

30 OCTOBRE 1979
Sur demande du procureur, la première autopsie n'examine pas le crâne de la victime
OCTOBRE 1980
Disparition des prélèvements de sang de Robert Boulin
JUILLET 1987
Selon «l'Express», le réfrigérateur cadenassé contenant une partie des prélèvements de poumon de Robert Boulin a été fracturé, puis vidé de son contenu.
AVRIL 2007
Sortie du livre «Un homme à abattre» qui retrace notamment «75 anomalies de l'affaire Boulin».
www.sudouest.fr/recherche/index.php?q=Boulin&x=0&y=0

Affaire Boulin : pour Benoît Collombat, «l'arrière-fond politique a pollué le dossier»
Le journaliste Benoît Collombat a publié en 2007 un livre d'enquête sur la mort du ministre
Si vraiment on estime qu'il n'y a aucun doute, pourquoi ne pas procéder à certaines vérifications, dont les tests ADN. Il y a des choses que l'on peut savoir très rapidement. Mais, je le répète, il y a une volonté de ne procéder à aucun acte, malgré tous les nouveaux témoignages qui s'amoncellent.
www.sudouest.fr/2010/06/09/affaire-boulin-pour-benoit-collombat-l-arriere-fond-politique-a-pollue-le-dossier-112209-2966.php

Pétition
www.robertboulin.net/petition
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MessageSujet: Re: Qui a suicidé le ministre Robert Boulin ?   Mer 5 Jan - 15:05


La famille de Robert Boulin saisit la Cour européenne des droits de l'Homme

Le procureur général de Paris s'était opposé à la réouverture de l'enquête sur la mort de l'ancien ministre, le 30 octobre 1979, à la suite d'un suicide selon la justice, mais d'un assassinat pour sa fille.

[…] Le procureur général de Paris s'est opposé en juin à la réouverture de l'enquête réclamée par la fille de Boulin, Fabienne Boulin-Burgeat, pour «charges nouvelles».

Pour l'avocat de la famille, Me Olivier Morice, le parquet général, seul en mesure de rouvrir l'enquête et dépendant directement du ministre de la Justice, n'est pas une autorité judiciaire indépendante et aucun recours n'est possible en France contre sa décision.

«Une des énigmes les plus importantes de la Ve»

«Dans une affaire aussi sensible, relative au décès d'un ministre en exercice et considérée comme l'une des énigmes les plus importantes de la Ve République (...), une approche sereine et impartiale de la demande de réouverture de l'information judiciaire formulée par Mme Boulin était indispensable et ne pouvait être assurée que par des magistrats indépendants du pouvoir exécutif», estime la famille Boulin dans sa requête.
[…]
www.liberation.fr/societe/01012311744-la-famille-de-robert-boulin-saisit-la-cour-europeenne-des-droits-de-l-homme
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MessageSujet: Re: Qui a suicidé le ministre Robert Boulin ?   Jeu 3 Fév - 21:26


Le gendarme qui a découvert le corps l'assure :
«Boulin n'est pas mort noyé»


Il se souvient encore de la gelée blanche qui recouvrait la forêt de Rambouillet (Yvelines), ce matin-là. Le 30 octobre 1979, Francis Deswarte a été le premier à apercevoir le corps de Robert Boulin à la surface de l'étang du Rompu. A 70 ans, ce retraité de la gendarmerie témoigne pour la première fois dans 20 Minutes et met à mal la thèse du suicide, privilégiée par la justice depuis trente et un ans. […]

L'enquête a conclu au suicide par noyade. Avait-il vraiment la tête hors de l'eau ?
Oui, je suis catégorique. Robert Boulin n'est pas mort noyé. Ce n'est pas possible. Il était quasiment à quatre pattes. La tête hors de l'eau. Ma conviction, c'est qu'il tentait de ramper jusqu'à la berge. Et puis, il avait des traces sur le visage. Comme des griffures rouges.

Que s'est-il passé ensuite ?
Au bout de trente minutes, un ordre est tombé : nous avons été dessaisis de l'enquête. On m'a dit de rentrer chez moi. Je suis quand même resté sur place toute la journée.

Avez-vous été entendu ensuite ?
Ce n'est que deux ou trois mois plus tard que l'on m'a rappelé. Lors de l'audition, les policiers ont voulu me faire changer ma version. Alors que je parlais des traces sur son visage, ils m'ont expliqué que les pompiers avaient fait tomber le corps en le sortant de l'étang. Mais ce n'est pas vrai. J'étais là. Les pompiers l'ont sorti sans aucune difficulté.

Pourquoi parlez-vous aujourd'hui ?
Parce que cette affaire m'a marqué et que j'ai entendu beaucoup de mensonges. Il est temps de dire la vérité.
www.20minutes.fr/article/663760/societe-le-gendarme-decouvert-corps-assure-boulin-mort-noye-
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MessageSujet: Re: Qui a suicidé le ministre Robert Boulin ?   Jeu 24 Jan - 19:33



Révélations dans l'affaire Boulin : ce que contenaient les archives de Libourne
Bernard Fonfrède a supervisé la destruction des archives de Robert Boulin. Il évoque pour la première fois à "Sud Ouest" des lettres dans lesquelles le ministre pointait des financements politiques occultes. [Extraits]

Des archives du ministère du travail sont arrivées depuis Paris par deux camions de gendarmerie. J’ignore pourquoi et sur ordre de qui. Elles ont été entreposées dans sa permanence fermée à clef. Celles de la mairie de Libourne s’y trouvaient déjà. Gérard César [sénateur de Gironde] m’a donné ordre de trier et de tout détruire car, selon lui, c’était la volonté de la famille parce qu’il fallait vider la maison. (1)
Des membres du SAC sont venus les chercher. Tout a été emmené par camion à la déchetterie

Personne ne m’a posé la moindre question jusqu’en 2003. Benoît Collombat, journaliste à France Inter est venu m’interroger. Je lui ai dit que j’avais détruit les archives et que j’étais le dernier à les avoir eues entre les mains. Quelques jours plus tard, j’ai reçu la visite de deux hommes se prétendant des RG. Je pense qu’il s’agissait plutôt de barbouzes. Ils m’ont dit que si j’avais encore des archives de Boulin, je ferais mieux de les détruire rapidement. Le soir, j’ai été attaqué en sortant de chez moi. Je suis resté plusieurs jours dans le coma et un mois à l’hôpital.

[Dans les archives] Il y avait toute sorte de choses. Beaucoup de doubles de lettres. Il y avait des correspondances avec Henri Tournet. Tournet réclamait des faveurs à M. Boulin comme d’intervenir pour des permis de construire. Les réponses du ministre étaient négatives. Sèchement négatives.

Boulin n’avait pas l’air d’apprécier le personnage. Le terrain de Ramatuelle, Robert Boulin ne l’a pas payé cher, ça c’est sûr. J’ai vu les documents, c’était 40 000 francs. Sans doute au-dessous du marché. Mais M. Boulin ne connaissait pas Tournet personnellement. C’est sa femme et l’épouse de Tournet qui se connaissaient. Boulin n’était pas un homme d’argent, ça je peux le certifier.

Sur une des lettres, il avait écrit « le Grand veut ma peau », j’en garde un souvenir très précis. Selon moi, cela pouvait vouloir dire qu’on voulait le tuer politiquement. Il est clair qu’il n’était pas en grâce auprès d’une partie du RPR. Quant aux courriers où il parlait de sa riposte. Il évoquait auprès de ses correspondants le financement de la droite et de la gauche par Elf Gabon.

Je n’ai pas de certitude. Mais avec tout ce qui s’est passé, si on avait voulu déguiser un suicide en assassinat, on ne s’y serait pas mieux pris ! Par contre si on a voulu déguiser un crime en suicide, c’est du travail d’amateur vu le nombre d’incohérences qui sont apparues tout au long de l’affaire.

Rendre les choses publiques, c’est aussi me protéger. Et s’il m’arrivait quelque chose, ce ne serait pas difficile de faire le lien avec ce que je viens de vous dire. Et je précise, s’il en était besoin que je ne suis pas suicidaire ! [...]

Yann Saint-Sernin
www.sudouest.fr//2013/01/24/revelations-dans-l-affaire-boulin-ce-que-contenaient-les-archives-de-libourne-945057-4697.php
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MessageSujet: Re: Qui a suicidé le ministre Robert Boulin ?   Lun 17 Mar - 18:10



François Renaud (5 mars 1923 - 3 juillet 1975), est le premier magistrat en France à avoir été tué depuis l'Occupation. Sa vie a inspiré Yves Boisset qui a réalisé 'Le Juge Fayard dit Le Shériff' en 1977. Son assassinat, qui a fait l'objet d'un non-lieu,  est aujourd'hui prescrit.

4 ans avant Robert Boulin, le juge François Renaud

Antoine Perraud a montré clairement, avec une vidéo très convaincante, que les liens entre SAC, RPR et grand banditisme ont conduit à l’assassinat de Robert Boulin en octobre 1979, et a mis en lumière les pratiques politiques pendant le septennat de Giscard. Ces habitudes avaient été testées, en quelque sorte, quatre ans auparavant, avec le meurtre commandité du juge François Renaud, le 4 juillet 1975.

le 3 juillet 1975, le juge François Renaud est abattu, à trois heures du matin devant son domicile, de trois balles dans la tête. Le meurtre aurait été commandité par un parrain du milieu lyonnais, membre du SAC, Jean Schnaebélé, et exécuté par trois malfrats lyonnais. En 1992 l’instruction de ce meurtre avec préméditation a fait l’objet d’un non-lieu par le juge Georges Fenech, membre de l’UMP — mais il doit certainement s’agir d’un pur hasard — et s’avère désormais prescrite, ce qui signifie que non seulement aucune enquête n’a été lancée, à l’époque, pour tenter de connaître les commanditaires politiques de Schnaebélé, mais, en plus, le citoyen lambda épris de justice et d’égalité ne saura jamais rien.
http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-louis-legalery/030213/4-ans-avant-robert-boulin-le-juge-francois-renaud
http://www.mediapart.fr/journal/france/270113/affaire-boulin-une-bassesse-francaise


L'assassinat du Sheriff et du Juge ('Faites entrer l'accusé', 2006)
http://www.youtube.com/watch?v=M-dVY23yLsc  cyclops 

Francis Renaud vient de sortir un livre, dans lequel il met en cause le SAC (Service d'Action Civique) dans l'assassinat du juge François Renaud, son père
http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Communs/Lyon-Capitale-TV/En-OFF/En-OFF-avec-Francis-Renaud
http://www.dailymotion.com/video/xmfoey_juge-renaud-un-assassinat-politique_news  cyclops 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Renaud


Vidéo : 'Droit(e) de mort sur Robert Boulin'
Par ordre d'apparition, Jean Charbonnel (85 ans, qui fut ministre du général de Gaulle), Benoît Collombat (journaliste à France Inter), Francis Christophe (ex de l'AFP) et Jacques Collet (ancien de TF1-LCI), interrogés pour Mediapart par Antoine Perraud, analysent la mise à mort du ministre Robert Boulin en octobre 1979.
http://www.dailymotion.com/video/xx29eo_droit-e-de-mort-sur-robert-boulin_news cyclops 

Francis Renaud, le fils du juge assassiné, vient de publier aux « Editions du Rocher »  un plaidoyer en faveur d’une réhabilitation du travail et de la mémoire de son père. Il y affirme que l’argent du casse de Strasbourg aurait fini dans les caisses de l’UDR, le parti gaulliste. Dans ce livre, il établit également un lien entre les activités illégales du S.A.C. et le milieu lyonnais, une théorie déjà illustrée en 1976 par Yves Boisset dans « Le juge Fayard dit Le Shériff ».
Francis Renaud rapproche même l’assassinat de son père, d’une autre affaire mystérieuse : la mort de Robert Boulin, ce Ministre de la République, en passe de succéder à Raymond Barre, retrouvé mort en 1979 et probable victime d’une machination politique maquillée en suicide. Un gang de voyous, un juge assassiné, un ministre décédé et des histoires de financements politiques occultes... Certains n’ont peut-être pas intérêt à ce que toute la lumière soit faite sur ces années sombres où les bandits lyonnais n’avaient rien à envier à la pègre marseillaise. Une chose est sûre, dans ses mémoires autobiographiques parues chez Michel Lafon et intitulées « Pour une poignée de cerises», Edmond Vidal dit "Monmon" n’a certainement pas tout dit, mais le pouvait-il vraiment, sans risquer d’être à son tour sorti du jeu ?
http://culturebox.francetvinfo.fr/la-veritable-histoire-du-gang-des-lyonnais-69515
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