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 Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes

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Orwelle



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MessageSujet: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Dim 18 Juil - 7:35



De nouvelles autoroutes pour répondre aux exigences environnementales du Grenelle

Les lois Grenelle contraignant le Gouvernement à privilégier les modes de transports alternatifs, il serait paradoxal qu'il réponde aux besoins routiers actuels par la création d'infrastructures autoroutières nouvelles, sans respect des critères environnementaux dégagés par ces mêmes lois.

C'est pourtant ce qu'l fait !

Avec la construction de l'autoroute Castres-Toulouse, la mise en concession de la RN154 entre Orléans et Dreux, le doublement de l'autoroute A9 à Montpellier, et d'autres projets, comme ceux de la RN137 reliant Saint-Malo à Bordeaux, le projet de mise 2x2 voies de la route Centre Europe Atlantique entre Quinssaines et Montluçon.

Dans deux décisions parues au JO du 1er juillet, le Ministre a en effet autorisé la construction de la future autoroute entre Castres (81) et Toulouse (31) et la mise en concession de la RN154 entre Orléans (45) et Dreux (28). Et ce, au lendemain du vote de la loi Grenelle 2 qui vise à développer un report modal vers les autoroutes ferroviaires ou les voies maritimes.

D'ailleurs, Michel Dubromel, responsable Transports de FNE, appréhende que celui de la RCEA comme pour la RN 154 ''finisse par être proposé par le gouvernement en concession pour se débarrasser du problème''.

Selon Agir pour l'environnement, ''les ambiguïtés du Grenelle laissant la porte ouverte à une relance autoroutière au nom d'un supposé ''intérêt local'' sont à cet égard largement utilisés par certains responsables locaux afin de poursuivre le bétonnage et l'artificialisation des milieux écologiques''.

Une position partagée par Michel Dubromel qui dénonce ''tous les projets autoroutiers sans justification que le gouvernement impose régulièrement''. La fédération a d'ailleurs présenté aujourd'hui un bilan de l'autoroute A 19, qui assure la liaison entre Artenay et Courtenay (Loiret), un an après sa mise en exploitation. Résultats : ''les prévisions de trafic étaient gonflées de plus de 30%. Il y aurait 6.000 véhicules par jour actuellement, au lieu des 9.000 prévus'', selon FNE en fustigeant ''le non sens économique et écologique de cette infrastructure. C'est du gaspillage des espaces naturels et de l'argent public, puisque l'Etat, le département et la région ont apporté au moins 80 millions d'euros au financement de cette concession de 65 ans''. Si d'autres projets autoroutiers ''sont actuellement en sommeil'', FNE déplore ''le manque d'investissement sur les transports alternatifs, notamment pour la modernisation du réseau ferroviaire''.

01 07 2010
www.actu-environnement.com/ae/news/trois-projets-borloo-autoutes-concession-grenelle-10600.php4



Les Lois Grenelle Environnement
Face à l'urgence d'agir conte la dégradation de l'état de notre planète, ce projet de loi propose, à travers 45 articles, des mesures notamment pour lutter contre le changement climatique, mieux protéger la biodiversité et les milieux naturels et mieux prévenir les risques pour l’environnement et la santé.
www.legrenelle-environnement.fr/spip.php?rubrique195

Le gel, annoncé lors du Grenelle de l'environnement, de toute nouvelle structure aéroportuaire est contredit par la poursuite du Projet d'aéroport du Grand Ouest.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grenelle_Environnement
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Dim 18 Juil - 7:42



L'escroquerie intellectuelle au pouvoir

Qui paiera ?
Quand on concède un morceau d'autoroute, l'Etat paie quand même par un biais ou un autre (en subventions et/ou en garanties d'emprunts), certes moins que s'il réalisait les travaux lui-même. L'usager paie en péage ce qu'il ne paiera pas en impôts (enfin en théorie). Quant au déclassement d'une RN en RD, ça ne change rien pour la collectivité, puisque car c'est le Département qui entretien et aménage l'ex RN avec nos impôts (et d'ailleurs l'Etat lui verse des dotations en plus...). Donc l'équation financière finale est complexe, alors que l'équation environnementale est relativement simple : nouvelle infrastructure = destruction au moins partielle de l'environnement (les mesures compensatoires ne compensent jamais complètement l'impact de la nouvelle infrastructure.)
bzh-99

La compensation forestière
Le terrain pris est perdu à jamais, car même fermée en fin de vie le terrain garde son statut de "route abandonnée" très longtemps après. Jamais le terrain n'est restitué, donc "compensé", ce qui donne lieu d'importants gaspillages d'espace.
À mon sens une forme de compensation acceptable serait que chaque mètre carré de terrain pris donne lieu à une restitution d'une surface identique de terrain "déviabilisé", dépollué et débarrassé de toute trace d'occupation humaine.
Jolly Jumper
ww.forum.sara-infras.com/viewtopic.php?f=19&t=6947

Europe Ecologie dénonce par un communiqué «une escroquerie intellectuelle de la part des parlementaires UMP et Nouveau Centre d’affirmer que seuls les usagers paieront cet équipement démentiel».
L’association Eure-et-Loir Nature constate que «le choix du gouvernement (…) s’inscrit a contrario de la stratégie initiée par le Grenelle de l’environnement»
Selon l’association, «Toute grande infrastructure a un impact important sur la biodiversité : en tout état de cause, la future autoroute aura à prendre en compte la Trame Verte et Bleue, aux termes de la loi Grenelle 2.»
www.intensite.net/2009/eure-et-loir-la-rn154-d%C3%A9cha%C3%AEne-les-passions

Lobby des entreprises
Chantier de l’autoroute Castres-Toulouse
La décision l’Etat d’engager le projet autoroutier Castres – Toulouse n’est pas une surprise et reste bien dans la lignée des précédentes déclarations sur cette affaire : plus politiques que cohérentes. On se serait attendu de la part du ministère, à plus d’indifférence face au lobby de certains entrepreneurs et élus locaux, et à plus de considération (…) qu’il était d’un coût exorbitant de près d’un demi milliard d’euros (450 M€), et que le contribuable devrait le financer à près de 60 % (280 M€). Nous avons dénoncé la spoliation des déviations de Puylaurens, Soual et Verfeil, gratuites aujourd’hui, payantes demain, le prix du péage à 15 € l’aller-retour Castres – Toulouse, et les impacts sur l’environnement avec l’urbanisation programmée d’un des territoires agricoles les plus riches de la région».
www.toulouse7.com/2010/07/01/chantier-de-lautoroute-castres-toulouse-les-reactions/
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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Dim 18 Juil - 7:49



Les projets "Grenello-incompatibles"

«Déchets, forêts, publicité, éco-pastille, OGM… les premières mesures de suivi et de mise en œuvre du Grenelle conduisent à une remise en cause une à une des décisions prises il y a moins de 6 semaines...»
L'Alliance pour la planète, qui regroupe 80 associations dont Greenpeace et le WWF, a suspendu le jeudi 6 décembre 2007, sa participation au processus du Grenelle de l'environnement.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20071206.OBS8768/l-alliance-pour-la-planete-quitte-le-grenelle.html


L'Alliance pour la planète publie sur son site internet la liste des projets nationaux qu'elle juge «Grenello-incompatibles»
Carte de France des projets "Grenello-incompatibles"
www.lalliance.fr/_Actions/118-Carte-De-France-Des-Projets-Grenello-Incompatibles

PETITIONS
Pour l’abandon du projet autoroutier CASTRES – VERFEIL
Contre le gaspillage et l’urbanisation des terres agricoles de la vallée du Girou.
Pour une cohérence d’aménagement du territoire toulousain dans le respect de la Charte interSCoT
www.assodvs.over-blog.com/article-36651555.html

Jouons collectif contre l’Autoroute 154
www.jouonscollectifa154.fr/?page_id=6
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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Dim 18 Juil - 7:51



Et le train Chartres-Orléans ? Ce n'est pas plus urgent ?
www.lechorepublicain.fr/reactions-rn-154-borloo-retient-une-concession-autoroutiere-globale,2428.html

FNAUT : association d'usagers
La Fédération Nationale des Usagers des Transports est une association d'usagers dont le but est de défendre les usagers des transports publics et de participer à la promotion des trains et des cars.
http://fnaut-bressuire.over-blog.com/article-polemiques-le-ministre-autorise-de-nouvelles-autoroutes-53642404.html
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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Dim 25 Juil - 4:19


zoom

A qui profite la construction de nouvelles autoroutes ?

Trois ans après le Grenelle de l'environnement, le ministère de l'Ecologie vient de publier son Schéma national des infrastructures de transport (SNIT). Ce document prospectif prévoit de construire 879 kilomètres d'autoroutes supplémentaires. Un vrai reniement pour les associations écologistes, une «révolution» pour Jean-Louis Borloo. (Extraits)

1. Le SNIT remet-il en cause les engagements du Grenelle de l'environnement ?

«La priorité ne sera plus au rattrapage routier, mais au rattrapage des autres modes de transport.»
Octobre 2007, la promesse de Nicolas Sarkozy ravit les protagonistes du Grenelle de l'environnement qui s'achève.

Fini le «tout-routier» dominant, car compte-tenu de sa position géographique en Europe, la France est un pays suréquipé :
11 042 kilomètres d'autoroutes,
20 000 kilomètres de nationales,
377 984 kilomètres de départementales,
630 000 kilomètres de routes communales et de rues.
La promesse du président de la République sonne donc le glas du tout-puissant lobby routier qui, associé aux constructeurs automobiles, a façonné la politique d'aménagement du territoire durant les Trente glorieuses.

Pour les associations écologistes, les dix-neuf projets prévus au SNIT pour les vingt ans à venir constituent donc un virage à 180 degrés.
Concrètement, le gouvernement ne respecte pas la promesse faite de ne pas augmenter la taille du réseau autoroutier qui gagnerait ainsi 8%.

2. Est-ce utile du point de vue de l'aménagement du territoire ?

A bien regarder les dix-neuf projets, certains semblent répondre à la nécessité de désengorger le trafic routier : contournements de Lille, Lyon, Montpellier, Arles. Ce qui va dans le sens des engagements du Grenelle.
D'autres paraissent plus discutables : contournements de Tours, Thionville, liaison Troyes-Auxerre, Langres-Vesoul… Il faut dire que le sujet est sensible, car très «politique». (voir la vidéo)

Réponse de Jean-Louis Borloo, ce samedi, clamant que «le tout-routier est bien derrière nous» [...]
Pour les défenseurs de l'environnement, cette relance des projets routiers risque au contraire d'inciter les automobilistes à conserver leurs habitudes. Cela devrait aussi, paradoxalement, représenter un frein au développement des transports alternatifs.

3. Qui va payer ces investissements ?

En 2008, sur 15,7 milliards d'euros investis dans les infrastructures de transports :
10,7 milliards d'euros sont allés au réseau routier,
2,6 milliards au réseau ferroviaire,
2,4 milliards aux transports en commun urbains.

L'objectif du SNIT est de limiter à 4,5% la part du routier sur le total des investissements prévus, soit 170 milliards d'euros d'ici à 2032.
Le chiffrage des dix-neuf projets autoroutiers s'établit tout de même à 7,4 milliards d'euros. Plutôt 11 ou 12 milliards, corrigent les écologistes. Une charge supportée par les collectivités locales, mais surtout par l'Etat.
Or, l'Etat ne tire plus de revenus du réseau autoroutier, depuis que le gouvernement Villepin a mené en 2005 la dernière grande opération de privatisation du patrimoine public.
Pour mémoire, la privatisation de trois sociétés (ASF, APRR et Sanef) a rapporté un peu plus de 14 milliards d'euros à l'Etat. Avec un manque à gagner estimé à 10 milliards d'euros par la Cour des comptes, les trois entreprises ayant été cédées avec une décote d'au moins 10%. A l'époque, Dominique de Villepin, Premier ministre, avait pris l'engagement suivant :
«La cession servira à financer le reste du réseau routier et sa modernisation.»
Le gouvernement Fillon tiendra-t-il cet engagement ? Peu probable, au vu de la situation financière de l'Etat.

4. Est-ce un cadeau aux sociétés concessionnaires privées ?

Etrangement, ce dernier point n'apparaît pas du tout dans le débat. Il est pourtant crucial. En 2005, lorsque les sociétés d'autoroutes sont cédées à Eiffage, Vinci, au groupe espagnol Abertis et à la banque australienne Macquarie, les conditions imposées pour l'exploitation du réseau sont pratiquement inexistantes.

Comme Martine Orange l'a décrypté dans le livre que nous avons co-signé, ces entreprises privées ont les mains libres pour fixer les prix des péages et transformer les exploitants en machine à cash :
«Dès 2006, année suivant la privatisation, la marge nette (bénéfice sur chiffre d'affaires) d'APRR est passée de 14% à 31%, celle des ASF est montée à 18% et celle de la Sanef à 31,5%.»
Chiffres confirmés en 2009 -une année noire pour l'économie- où les rapports annuels de ces sociétés foisonnent de bonnes nouvelles :
APRR dégage un résultat net de 349 millions d'euros,
ASF s'en sort encore mieux avec un résultat net de 629 millions d'euros,

Cofiroute (groupe Vinci) parvient à un résultat net de 310 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 1,285 milliard, soit un taux de profit de 24% !
Sanef doit publier ses résultats la semaine prochaine.

Or, ces exploitants n'investissent quasiment pas dans le réseau, sauf pour entretenir les infrastructures existantes. Au contraire, les bénéfices sont réinvestis dans de coûteuses acquisitions à l'étranger. Dans une très intéressante étude menée en 2006 par deux élèves ingénieurs de l'Ecole des Ponts Paris Tech, cette impasse était évoquée :
«[…] Ces gains de productivité vont constituer : un surplus net pour les sociétés, qui […] ne sera pas utilisé au profit du réseau concédé ; une perte sèche pour l'usager qui finance ainsi une rente pour l'entreprise et ses actionnaires, ce qui est en totale contradiction avec la notion de service public. […] Cela signifie que les péages payés sur les autoroutes nationales pourront donc servir à financer des acquisitions privées en Europe, sans aucun bénéfice pour les usagers français.»

Ainsi, l'Etat va maintenant payer l'agrandissement d'un réseau dont l'ensemble des bénéfices terminera dans l'escarcelle d'une poignée de géants des services. Vive le Grenelle des autoroutes !
www.rue89.com/explicateur/2010/07/24/a-qui-profite-la-construction-de-nouvelles-autoroutes-159791

Après les 7 milliards de Villepin en 2005,
le gouvernement a encore offert 2 milliards d'euros aux sociétés d'autoroutes en février 2010
.


"un énorme cadeau de plus de 2 milliards d’euros qui tombe dans le bec d'Eiffage et Vinci. En prolongeant d’un an leur droit de concession, qui prend fin aux environs de 2030, l’accord passé avec Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Environnement, leur permet donc de continuer à percevoir des péages (9,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires aujourd’hui) sur les usagers 12 mois de plus.
À la différence que, à ce moment-là, les deux entreprises n’auront plus un sou de dette. Tout ira donc dans la poche des heureux actionnaires — une fois payés l’entretien des infrastructures et le personnel. Du moins ce qui restera du personnel. Car en épluchant la ventilation des «engagements verts» de 1 milliard d’euros sur trois ans, une chose saute aux yeux : près d’un tiers des sommes détaillées, soit 800 millions d’euros sur 1 030 annoncés, sont destinés à la mise en place de péages automatiques — en remplacement d'employés en chair et en os. [...]

Et l’avenir s’annonce tout aussi généreux. Le gouvernement vient en effet d’accorder une hausse de 0,5% des péages, alors que l’inflation sur la période de calcul (octobre 2008-octobre 2009) fut nulle. Mieux : d’autres tronçons vont être mis en concession : fin décembre a été lancé l’appel d’offre pour la transformation en autoroute de la RN10 pour la traversée les Landes et sa mise en concession pour 50 ans."
www.marianne2.fr/2-milliards-d-euros-le-petit-cadeau-de-l-Etat-aux-societes-d-autoroutes_a184616.html

Le cours boursier de Vinci a été catapulté vers le haut après la privatisation, ainsi que les salaires de PDG des société qui ont profité des privatisations.
Antoine Zacharias, ancien PDG du groupe de BTP Vinci (1997-2006) et poursuivi pour abus de biens sociaux, a été placé à la tête de l'entreprise en 1997 par Jean-Marie Messier.
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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Dim 1 Aoû - 1:55



Aéroport Notre-Dame-Des-Landes : les copains d'abord

L'implantation de l'Aéroport du Grand Ouest sur le site de Notre-Dame-des-Landes est envisagée depuis plus de 30 ans.

15 octobre 2003
Le gouvernement donne son accord au lancement des études en vue de la procédure de déclaration d'utilité publique de cet aéroport.

24 octobre 2007
«Sauf pour des raisons de sécurité, nous n'augmenterons plus de façon significative les capacités routières et aéroportuaires», assure Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie.
Au terme d'un débat qu'il a jugé «incroyablement constructif», le ministre de l'Écologie a ainsi confirmé les informations données quelques minutes plus tôt par un responsable de la Fondation Nicolas Hulot (FNH) : «La capacité aéroportuaire de la France ne doit pas augmenter».

10 février 2008
Le Décret d'utilité publique relatif à la réalisation du projet d'aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes est publié au Journal officiel .

Inutile, coûteux, anti-écologique et antisocial
Ce projet fait l'objet de contestations émanant des associations de défense de l'environnement et des Verts. Ces derniers estiment qu'il est contraire aux objectifs du Grenelle de l'environnement de favoriser le développement du transport aérien. Les mouvements écologistes s'opposent, sous le titre "Inutile, coûteux, anti-écologique et antisocial", à ce projet en évoquant notamment la destruction de terres agricoles, l'augmentation des impôts locaux, l'impact du transport aérien sur l'effet de serre et la sous-utilisation des autres aéroports de la région.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Notre-Dame-des-Landes


Vinci choisi pour le futur aéroport de Notre-Dame-Des-Landes

Jean-Louis BORLOO, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer, chargé des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat et Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d’État chargé des Transports ont choisi le groupement conduit par Vinci pour la concession de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes.
http://aeroport-grandouest.fr/

Le groupe de BTP français Vinci a été choisi par le gouvernement pour la concession et la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes qui doit reprendre à partir de 2017 les dessertes aériennes de Nantes-Atlantique.

"Le concessionnaire investira de l'ordre de 400 à 500 millions d'euros dans la réalisation des nouvelles infrastructure, en se conformant à un cahier des charges particulièrement exigeant en termes d'insertion environnementale", a déclaré le ministère de l'Ecologie.

La décision de construire ce nouvel aéroport est vivement contestée par des élus locaux et des associations de défense de l'environnement pour qui ces nouvelles infrastructures vont à l'encontre des engagements du gouvernement dans la lutte pour le réchauffement climatique.

Julien Ponthus
www.capital.fr/bourse/actualites/vinci-choisi-pour-le-futur-aeroport-de-notre-dame-des-landes-519640
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MessageSujet: PPP version UMP : le Partenariat Public-Privé vu par l'Union des Mafieux au Pouvoir   Dim 1 Aoû - 2:40


Xavier Huillard, P-DG de Vinci (REUTERS/Philippe Wojazer)

Vinci Concessions est le premier opérateur européen de concessions d’infrastructures de transport– autoroutes, ouvrages routiers, parkings, aéroports.

Actionnaires de Vinci Concessions :
Salariés 9,2%
Autocontrôle 4,0%
Financière Pinault 4,1%
Predica 2,4%
Actionaires individuels : 12,6%
Investisseurs Institutionnels 67,8% (au 30 juin 2009)

Actionnaires de Financière Pinault :
Forest Products International (FPI)
François Pinault

Financière Pinault est la maison-mère du groupe Artémis, qui comprend Bouygues et Vinci.
www.groupeartemis.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vinci_%28entreprise%29


Patricia Barbizet, DG de la Financière Pinault

A 54 ans, Patricia Barbizet est aujourd'hui directrice générale de la financière Pinault, d'Artémis - la holding personnelle des Pinault -, présidente du conseil de surveillance du groupe PPR, administratrice de Bouygues. Elle préside en outre le comité des comptes de TF1 et occupe aussi l'un des deux sièges du comité des rémunérations de la chaîne. Elle est enfin administratrice à la Fondation de France et trésorière du Siècle, le très sélect club de l'élite*.

Cette proche de Jean-Louis Borloo et de Christine Lagarde, certains la voient déjà ministre. Sarkozy ne s'y est pas trompé et lui a confié en novembre 2008 la présidence du comité d'investissement du Fonds stratégique d'investissement.

Le dîner du dimanche soir, dans son hôtel particulier de Saint-Germain-des-Prés, plat de pâtes préparé par ses soins, est un rendez-vous très prisé du Tout-Paris où se retrouvent des convives aussi divers que Caroline Bourgeois, Catherine Pégard, Pierre Lescure, Martin Hirsch, Eric Woerth...
12/10/2009
www.lesechos.fr/management/carre-vip/300381917.htm

*Cf Mafia, clan Sarkozy


En compagnie de Chirac, François Pinault au mariage de son fils à Venise

«sandwich néerlandais»

Les actionnaires de la Financière Pinault
François Pinault n’est [...] pas le seul capitaine à bord. Il ne possède avec ses enfants que 74,4% des parts de la Financière Pinault, la société familiale, située au sommet de son groupe. Le solde est détenu par Forest Products International (FPI). Cette société néerlandaise, dont l’intitulé reprend bizarrement les initiales de son nom (FP), a profité du fantastique développement de son groupe. FPI est un vrai coffre-fort, qui dispose de 1,1 milliard de francs de fonds propres comptables. La société encaisse régulièrement de confortables dividendes de la Financière Pinault : 22 millions en 1992, puis 29,7 millions un an plus tard et 35 millions en 1998. Sa participation dans les entreprises du magnat français vaut environ 23 milliards de francs… Et cela sans aucun employé !
François Pinault est-il un mécène qui aurait généreusement enrichi dans des proportions considérables une société appartenant à un investisseur inconnu ?

FPI est détenue par deux autres sociétés : Highgold BV à Amsterdam et Highgold NV, située à Curaçao. Ce montage discret, bien connu des fiscalistes, s’appelle le «sandwich néerlandais». Il permet aux bénéficiaires de payer moins d’impôts. Impossible également de dénicher leur véritable propriétaire. Le registre du commerce de Curaçao ne publie jamais le nom des actionnaires.

Highgold est représentée par une société fiduciaire locale, Mido Trust and Management, et un homme d’affaires américain : John Ryan III.
Agé de 72 ans, cet homme élégant aux cheveux blancs est le personnage clé du dispositif. il est surtout résident en Suisse, où il dirige depuis 1972 Corporate & Investment Services, une société fiduciaire installée avenue de Budé à Genève.
Mais tout indique qu’il n’en est pas le véritable propriétaire. Immatriculée à Amsterdam le 24 juin 1977, FPI est un écran financier, sans activité réelle.

Mais il y a plus : on retrouve le Crédit lyonnais dans ce montage financier. Elle lui a même prêté de l’argent : 50 millions de francs en décembre 1985 sans échéance précise de remboursement. Question : une banque – fût-elle le Lyonnais – peut-elle prêter de telles sommes à une société offshore, administrée par un avocat résidant en Suisse, si elle n’en connaît pas le véritable propriétaire ?

Forest Products est donc une société écran comme le sont ses deux actionnaires Highgold BV à Amsterdam et Highgold NV à Curaçao, le principal centre offshore des Antilles néerlandaises. Et des dizaines de millions circulent chaque année dans cette raffinerie. Ainsi Forest Products a versé 32 millions de francs de dividendes à Highgold en 1997 et 55 millions en 1998… Où va cet argent ?

Le groupe Pinault SA était détenu, jusqu’en 1986, à 97,69% par… Forest Products.
Comme le révèle «The Economist», en 1990, la Financière Pinault achète subitement Forest Products. Comment réalise-t-elle cette acquisition ? Avec de l’argent prêté par la société néerlandaise. En clair, la société offshore fournit aimablement à Pinault les capitaux pour se faire acheter ! Puis un an plus tard la Financière Pinault revend Forest Products à son propriétaire initial. Un va-et-vient compliqué...

24 02 2000
http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/economie/025100/curaCao-rEvElations-sur-le-mystEre-pinault.html
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MessageSujet: Aidons les riches !   Dim 1 Aoû - 2:48



Liaison ferroviaire express ville-aéroport Leslys à Lyon

Les premières rames de cette liaison ferroviaire devraient être ouvertes au public ce 1er août 2010.

Le contrat, qui représentait un investissement total de l’ordre de 110 ME, comprend la construction de 7 kilomètres de voies ferrées entre Meyzieu et l’aéroport Lyon-Saint Exupéry, un chantier lancé par RhônExpress.

Le groupement RhônExpress, chargé de concevoir, de financer, de construire, d’entretenir et d’exploiter cette liaison rapide initiée par le département du Rhône, est composé de VINCI avec 32,4% – dont Vinci Concessions (25,2%), ETF-Eurovia Travaux Ferroviaires (4,2%), Entreprise Jean Lefebvre Sud-Est, (1%), toutes deux filiales d’Eurovia, Campenon Bernard management, filiale de Vinci Construction France (1%), Roiret Transport, filiale de Vinci Energies (1%) -, de la Caisse des Dépôts et Consignations (36,6%), de Veolia Transport (28,2%) et de Cegelec Centre-Est (2,8%).

Le financement est assuré par 17,7 ME de fonds propres apportés par les actionnaires, 31,5 ME de subvention initiale versée par le Département et 62 ME de dette bancaire sans recours contre les actionnaires. A partir de 2010, le Département du Rhône apportera chaque année une subvention forfaitaire de 3,5 ME destinée à rembourser l’emprunt, tandis que le concessionnaire assumera les coûts d’exploitation et de maintenance et la totalité du risque sur le trafic.
www.observatoiredessubventions.com/2008/315-millions-d-euros-de-subvention-pour-le-chantier-leslys/

2 milliards d’euros : le petit cadeau de l'Etat aux sociétés d'autoroutes Vinci et Eiffage
L’accord passé avec Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Environnement, leur permet de continuer à percevoir des péages sur les usagers 12 mois de plus.
http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/cadeaux-gabegie-et-nepotisme-t8-90.htm#2599
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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Jeu 26 Aoû - 18:05



L’écologie à la niche

Oubliées les envolées lyrique sur la croissance verte, le gouvernement va passer un grand coup de rabot sur les niches fiscales écolos.

En ligne de mire des cost-killer de Bercy, les crédits d’impôt développement durable, jugés trop onéreux en période de disette. Au total le montant des réductions d’impôt octroyées à ceux qui ont réalisé des travaux « verts » – isolation thermique, installation de panneaux solaires etc. – a atteint 2, 8 milliards. Le double de ce qui avait été prévu. (…)

Moins spectaculairement, le marché de l’isolation thermique, dopé par les incitations fiscales, a lui aussi explosé. Une myriade d’acteurs se sont engouffrés dans ce secteur en pleine euphorie officielle sur le thème de la croissance verte. «Le problème c’est qu’il faut veiller à ne pas alternativement créer des bulles puis les faire éclater» prévient Mireille Chiroleu-Assouline «en alternant coup d’accélérateur et coup de frein, on met en difficulté les entreprises qui n’ont plus de visibilité».

Alors que le gouvernement a prévenu que son grand coup de rabot épargnerait les niches fiscales créatrices d’emploi (emploi à domicile, TVA sur la restauration…), les mesures de soutien à la filière verte ne font visiblement plus partie du lot. (…)

Lucie Delaporte
www.bakchich.info/L-ecologie-a-la-niche,11694.html
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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Ven 5 Nov - 18:14


Sarkozy, en déplacement dans l'Aube, a "multiplié les compliments à Borloo"

C'est dans tous vos journaux. Et la tribu des commentateurs politiques de commenter.

La seule chose que personne ne commente, c'est le fond de ces compliments à Borloo. Si Sarkozy a complimenté Borloo, c'est pour avoir, lors du Grenelle, résisté au "sectarisme" du tout-fluvial ou du tout-ferroviaire, au détriment du routier. Autrement dit, pour avoir laissé se construire de nouvelles autoroutes, ou avoir épargné aux poids lourds roulant sur autoroute le paiement d'une éco-taxe (pour savoir comment les jités avaient, à l'époque, dissimulé cette petite concession au transport routier, relisez donc notre enquête). Autrement dit encore, d'avoir été debout sur les freins, face aux revendications des écolos.

www.arretsurimages.net/vite.php?id=9553
www.arretsurimages.net/contenu.php?id=13

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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Lun 6 Déc - 12:12


La maison Borloo : le rêve est un cauchemar

L'accession à la propriété ? Un rêve devenu réalité pour les plus modestes pour 100 000 euros, mais il a viré au cauchemar.

On leur avait promis le Paradis. Ils découvrent l'Enfer.
- Un logement neuf à 100 000 euros (selon le programme du gouvernement présenté en 2005, mais le coût total de l’opération est de 150 000 euros)
- Un prêt à taux zéro
- Des mensualités raisonnables, correspondant à un loyer
- Un coup de pouce financier de la ville : c'était tentant pour les familles modestes. Même si une maisonnette au milieu des grands ensembles n'est pas le rêve absolu, cela semblait mieux que les HLM.

Mais les fissures dans les murs, les peintures inachevées des volets, les descentes de gouttières trop courtes ou l'électricité non conforme (les fils de terre se baladent sous la baignoire sans être raccordés) se sont infiltrés dans le rêve d'accession à la propriété des familles modestes pour le transformer en cauchemar. De plus, l'emménagement prévu en mars s'est effectué avec plusieurs mois de retard engendrant le paiement des traites de la maison et du loyer de leur appartement.
Comme le petit jardin devenu mare, leur aspiration a pris l'eau. Le simple coup de balai risque de faire tomber les plinthes de ces propriétés à "100 000 euros" du Havre.

Le quartier de Caucriauville n'a jamais aussi bien porté son surnom de "Caucri", la colère s'élevant, les regrets d'avoir fait construire s'affichant. Qu'importent l'évier de la cuisine installé sous une fenêtre empêchant l'accès aux volets ou le conduit de cheminée laissant passer l'eau de pluie : pour le promoteur, ces maisons sont intrinsèquement de qualité, lequel ajoute que la construction correcte de ce type de maison ne nécessite pas 100 000 ou 150 000 euros, mais 190 000 euros. Ces vices de finition ne feraient donc pas de ces maisons Borloo un mauvais investissement alors que la douzaine de propriétaires craint une dépréciation rapide de leur bien. Par ailleurs, les nouveaux ateliers urbains reconnaît sa responsabilité, assure ne pas être resté inactif ("Nous avons déjà dédommagé pas mal de gens des troubles qu'ils ont pu avoir", selon le PDG, Michel Vitry) et met aussi en cause la société lettone qui a réalisé les travaux de la maison à ossature bois :

"Elle ne maîtrisait pas la réglementation française, a mal réalisé ses approvisionnements et a été victime de vols."

Si la mairie du Havre a coupé les ponts avec le promoteur, décidant de "geler" toutes les négociations en cours sur d'autres opérations en attendant que le problème soit réglé, elle précise que cette année 150 maisons Borloo ou assimilées ont été livrées "sans problème".
http://magimmo.seloger.com/158565/218517/page.htm

Du rêve au cauchemar pour des acquéreurs de maisons Borloo au Havre
www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h1kaRz1NZM16w3kCIQwFGm0s9sGA?docId=CNG.c69c379181e9640a4c279c4d2265199b.521
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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Ven 21 Jan - 17:09


Le gouvernement de Sarkozy autorise des mastodontes de 44 tonnes sur nos routes

Un arrêté du 17 janvier 2011 relatif au poids total roulant autorisé des véhicules terrestres à moteur utilisés pour le transport combiné, la desserte des ports maritimes et fluviaux et le transport de certains produits agricoles et agroalimentaires autorise les ensembles routiers jusqu'à 44 tonnes.

Hier, la longueur des camions était limitée à 18,75 mètres et leur PTAC à 40 tonnes (avec une dérogation jusqu'à 44 tonnes pour la desserte des ports et pour le transport combiné rail-route).

L'imposture du patronat routier confirmée par le celle du gouvernement consiste à affirmer qu'autoriser des camions beaucoup plus lourdement chargés permet d'en diminuer le nombre sur les routes et donc la pollution. C'est exactement l'inverse qui va se produire à travers la perte prévisible de trafic ferroviaire supplémentaire reporté vers la route.

En réalité, cette autorisation :

* Augmente la compétitivité du transport routier par rapport au ferroviaire et renforce le report des trafics du mode le moins nuisant (le train) vers le plus nuisant (le poids lourd). La perte prévisible de trafic ferroviaire reporté vers la route est chiffrée entre 10 % et 15 %. C'est une confirmation des décisions selon lesquelles, la SNCF (premier transporteur routier de France par l'intermédiaire de sa filiale Géodis) abandonne le transport par wagon isolé, pour ne plus accepter que d'acheminer des trains complets de fret.
* Amènera des inégalités de compétitivité chez les travailleurs indépendants et petites entreprises qui ne pourront pas renouveler leur flotte aussi rapidement que les plus grosses entreprises.
* Accroît la dangerosité des camions sur les routes, alors que les accidents où un poids lourd est impliqué sont déjà nettement plus graves que la moyenne des accidents routiers.
* Alors que le transport routier continue à être subventionné, ce décret va occasionner des dépenses supplémentaires sur l'infrastructure routière (aménagement des ronds-points, des parkings, des chaussées) qui seront prises évidemment en charge par les contribuables, comme c'est le cas quand il s'agit du réseau routier public.
* Permet de dégager des marges supplémentaires pour les grandes surfaces du secteur alimentaire sans nécessairement en mesurer l'impact sur la baisse des prix à la consommation.

Un sondage CSA réalisé en 2009 auprès d'un échantillon représentatif de 1012 personnes indiquait que 81% des français étaient hostiles à la circulation de « méga-camions » sur les routes de France et d'Europe et que 79% seraient inquiets s'ils circulaient sur les routes françaises.

Nous condamnons absolument cet arrêté délirant, conforme aux incohérences habituelles entre les annonces du « Grenelle de l'environnement » et les politiques anti-écologiques réellement menées par le gouvernement de Sarkozy.

La planification écologique que le Parti de Gauche entend mettre en œuvre implique la réduction importante du nombre de camions sur les routes et celle de leur taille. Elle s'accompagne de reports du trafic de fret depuis la route vers les modes de transports les moins nuisants (voie navigable, rail, cabotage maritime) et d'une diminution générale des déplacements de marchandises, dont beaucoup sont dénués de toute utilité sociale.

www.lepartidegauche.fr/editos/arguments/3395-gouvernement-sarkozy-autorise-mega-camion-44-tonnes-routes
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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Mer 16 Fév - 10:36


Le juteux business des sociétés d’autoroutes

Malgré les promesses du Grenelle de l’environnement, près de 1.000 kilomètres d’autoroutes supplémentaires vont être construits. [Extraits]

Et plus de 8 milliards d’euros investis par l’État pour ces futurs projets. Une bonne nouvelle pour les géants du BTP et sociétés d’autoroutes, qui cultivent secrets tarifaires et bénéfices juteux. Enquête sur un jackpot qui profite à quelques entreprises.

« Vous vous rendez compte ? Un kilomètre d’autoroute, ce sont 10 hectares de terre sacrifiés. Avec le projet de l’A45 entre Lyon et Saint-Étienne, 400 hectares de zones fruitières, maraîchères, viticoles ou naturelles protégées vont être amputées. » Noël Collomb est en colère contre un projet autoroutier, doublon d’une autoroute existante – l’A47 – et longée par une liaison ferroviaire. Co-président de l’association Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais, Noël a fait de la lutte contre l’autoroute son cheval de bataille quotidien. À l’entrée de son village, Taluyers, aux portes des monts du Lyonnais, un panneau municipal donne le ton : « Bienvenue dans notre commune, opposée à l’A45 et au contournement autoroutier de Lyon ». 109 autres communes de l’Ouest lyonnais favorables à une alternative aux contournements autoroutiers de Lyon arborent, elles aussi, ce panneau.

« Le projet de l’A45 relève de choix politiques à court terme d’une incohérence totale », critique l’ancien élu local. L’avant-projet de Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) rendu public le 27 janvier 2011 par Nathalie Koszciusko-Morizet, la nouvelle ministre de l’Écologie, n’a pas de quoi le rassurer. Ce document prospectif prévoit 732 kilomètres d’autoroutes supplémentaires en France, qui viendront s’ajouter aux quelque 10.000 km existants. 287 km déclarés d’utilité publique restent également à construire. Soit au total une augmentation de près de 10%, alors que la France possède déjà le plus grand réseau autoroutier d’Europe. Au cœur des 200 pages du rapport du SNIT, on retrouve la mention de l’A45 « dont la réalisation s’inscrit dans la nécessaire continuité de l’État ». Et l’esprit du Grenelle dans tout ça ? […]

Augmentation de 10% de la pieuvre autoroutière, report d’une taxe poids lourds censée financer les infrastructures ferroviaires, autorisation donnée aux méga camions de 44 tonnes de circuler sur les routes françaises... Chez les lobbys du BTP et des transports routiers, c’est Noël tous les jours !

À compter du 1er février 2011, les prix aux péages vont augmenter de 2,24% en moyenne.

Les trois grandes sociétés d’autoroutes françaises (Cofiroute, Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, Autoroutes du Sud de la France) ont réalisé en 2009 un bénéfice cumulé de 1,29 milliard d’euros. Cofiroute, filiale du groupe Vinci, au chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros, réalise un taux de profit de 24%

En 2005, les autoroutes ont surtout été privatisées (et bradées à 14 milliards d’euros au lieu de 24 milliards, selon la Cour des comptes) [soit un cadeau de 10 milliards]

Jean-Louis Borloo. C’est ce même ministre qui, début 2010, offre un an supplémentaire de concession à ASF, Cofiroute et Escota, toutes trois filiales du groupe Vinci. En prolongeant la concession aux environs de 2030
Comment Jean-Louis Borloo justifie-t-il ce cadeau estimé à 2 milliards ? Au nom de l’écologie ! En sacrifiant les emplois sur l’autel de pseudo « engagements verts », la tentative de tour de passe-passe de Borloo atteint ses limites.

À Taluyers, les militants opposés à l’A45 n’ont aucune envie de se laisser berner. Pour eux, l’enveloppe dédiée aux nouvelles autoroutes, 8,4 milliards d’euros pour 732 km – soit 11,5 millions d’euros par kilomètre - est sous-évaluée.
La conclusion de Noël Collomb est sans appel : ces 8 milliards d’euros sont « des subventions d’équilibre destinées à aider les sociétés autoroutières à financer ces projets, et ce sont les collectivités territoriales qui vont être ponctionnées ».
Des largesses qui, en période de pénurie budgétaire, ne laissent pas d’étonner.

Les promesses du Grenelle, elles, se sont envolées. Face à une concertation qualifiée de « cosmétique », le réseau Stop-Autoroutes a été lancé en octobre 2010. Les associations membres assurent qu’elles « s’opposeront avec pugnacité aux inaugurations de nouvelles autoroutes prévues et participeront avec ténacité aux débats publics locaux ».
À table, les militants réunis discutent du besoin de développer l’agriculture et le commerce local, de promouvoir les moyens de transports collectifs ou bien encore d’encourager le ferroutage sur les longues distances.
www.lesmotsontunsens.com/le-juteux-business-des-societes-d-autoroutes-9018

De l'enfance dorée dans le XVIe arrondissement de Paris aux campagnes électorales dans le Nord déshérité, l'avocat millionnaire qui a «fait» Bernard Tapie a mené la grande vie avant de se lancer en politique.
http://livre.fnac.com/a1860465/Vincent-Quivy-L-impossible-monsieur-Borloo

www.lesmotsontunsens.com/autoroutes-des-profits-a-fond-la-caisse-grace-a-l-etat-9061
www.lesmotsontunsens.com/autoroutes-ont-ete-bradees-selon-cour-comptes-3361
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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Jeu 28 Avr - 13:10

Désenclaver

Petit conseil d’un ex-Deschien pour élu en manque d’idées

Petit conseil pour élu local en manque d’idées : ouvrez une carte de votre région ou département ou agglomération et regardez quelle quatre-voies vous pourriez faire construire.
Par exemple, une quatre-voies qui relierait, par l’intermédiaire d’une rocade, une autre quatre-voies à une autoroute qui aurait été construite par votre prédécesseur, ce qui permettrait de désenclaver un territoire (aussi petit soit il, cela n’a pas d’importance, le but est de désenclaver).

« Désenclaver» étant la réponse que vous donnerez en cas de justification.
Il faut désenclaver ce que vous avez vous-même enclavé avec la construction de quatre-voies de contournement ou de liaison, etc. L’avantage, c’est que c’est à l’infini, car il y a toujours un bout de territoire à désenclaver.
Autre avantage, le long de ces quatre-voies, vous ne tarderez pas à avoir des propositions d’installation de logistique. La logistique, ce sont des bâtiments d’environ 10000 m2 ou plus avec un quai de chargement et à l’intérieur une secrétaire avec un ordinateur, la souris de l’ordinateur, et un cariste qui range des palettes de produits, probablement asiatiques, sur des racks (rayonnages en français).

L’intérêt de ces bâtiments, c’est qu’ils ressemblent à des usines, ça donnera un petit côté plein emploi, du meilleur effet. Si vous êtes intéressé, il existe des logiciels qui vous permettront de réaliser ce programme d’un simple clic. Et puis, au milieu de cet entrelacs de quatre-voies, les publicitaires adoreront vous proposer de jolis panneaux scellés au sol qui rapporteront des taxes.

Pour emballer le tout et que cela fasse bonne figure, demandez à JCDecaux de vous installer un peu de mobilier urbain, et n’oubliez pas de rappeler tous les cent mètres le nom de la commune ou de l’agglomération afin que le visiteur n’ait pas un sentiment de désorientation et de confusion, ne sachant plus s’il est à Montpellier, Dinan, Gap ou Cambrai, etc.

Olivier Saladin (membre du CA de Paysages de France)
http://blogs.lesinrocks.com/cestvousquiledites/2011/04/28/petit-conseil-dun-ex-deschien-pour-elu-en-manque-didees/
www.paysagesdefrance.org/

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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Mar 17 Mai - 23:01


Eva Joly : "Jean-Louis Borloo est un imposteur !"

Invitée ce matin des Grandes Gueules sur RMC, la candidate verte Eva Joly a commenté l'actualité politique française à un an de l'élection présidentielle : elle est notamment revenue sur la Confédération des Centres initiée par Jean-Louis Borloo.

Ce dernier s'est en effet récemment éloigné de l'UMP pour fédérer les centristes autour d'une dynamique présidentielle dont il serait le moteur.

Eva Joly ne porte pas dans son coeur Jean-Louis Borloo. Elle n'a pas oublié certaines de ses décisions alors qu'il était ministre de l'écologie... Tout comme José Bové en son temps.

L'ancienne magistrate l'a donc critiqué sévèrement, en passant par l'exemple : "Borloo, c'est un imposteur ! Il se prétend social alors qu'il a défendu le bouclier fiscal. Il se prétend écologiste et il a signé le permis de recherche du gaz de schiste !".
[...]
http://fr.news.yahoo.com/eva-joly-jean-louis-borloo-imposteur-184854911.html
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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Lun 30 Mai - 17:08

Les Français rançonnés

Sécurité routière : 4.200 «radars pédagogiques» installés en 2011 et 2012

Opération communication pour le ministre de l'Intérieur Claude Guéant...
Les panneaux signalant la présence de radars fixes seront bien supprimés, d'ici un an à un an et demi. À leur place, 200 radars dit «pédagogiques» seront installés en juin, puis 2.000 d’ici à la fin de l’année, et le même nombre en 2012. Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, l’a annoncé ce lundi matin lors d’une conférence de presse à Proyart, dans la Somme.
www.20minutes.fr/article/732950/securite-routiere-4200-radars-pedagogiques-installes-2011-2012

Si les radars sont bien la propriété de l'État,
leur entretien et fonctionnement sont confiés à la société Atos,
dirigée par Thierry Breton
.
L'ex-PDG de France Télécom, ex-ministre de l'Économie et ancien patron de Bull et Thomson, a pris la tête d'une société discrète, Atos Origin (50 000 employés) en 2008.
http://eco.rue89.com/2011/05/24/apres-france-telecom-thierry-breton-passe-atos-a-lessoreuse-204971
www.liberation.fr/societe/1601107-des-radars-qui-protegent-ou-qui-ranconnent


LA CAGNOTTE DES RADARS
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-cagnotte-des-radars_21595.html

Thierry Breton
Trop chiraquien pour Nicolas Sarkozy, Thierry Breton est écarté de la composition du gouvernement Fillon malgré son ralliement au candidat de l'UMP pendant la campagne présidentielle. Il a accepté en septembre 2007 de devenir conseiller auprès de la banque Rothschild. Patron de deux entreprises du CAC 40, cotées à Paris et à New York, Thierry Breton pouvait prendre la présidence du directoire du groupe Carrefour, selon un confidentiel de la Tribune en date du 17 juillet 2008.
www.politique.net/2008072202-qu-est-devenu-thierry-breton.htm

Affaire Gautier-Sauvagnac (caisse noire de l’UIMM)
Sarkozy et Breton doivent s’expliquer


L’existence d’une caisse noire et de retraits de grosses sommes en liquide par M.Gautier-Sauvagnac, le patron de l’UIMM, sont connus depuis longtemps, au moins depuis 2004. Pourquoi l’État a-t-il attendu le 26 septembre 2007 pour saisir la Justice ?

À l’époque, la BNP alerte Tracfin de ces retraits soupçonneux. Tracfin enquête avant de transmettre ses conclusions au ministère des Finances. Pourtant ce dernier ne communique l’information à la Justice qu’en 2007, à l’initiative de la ministre Christine Lagarde. Que s’est-il passé entre 2004 et 2007 alors que, rappelons-le, Nicolas Sarkozy et Thierry Breton étaient ministre des Finances ?

Eric Decouty, journaliste au Figaro et auteur du premier article sur le sujet, insiste sur ce point : « Cette information n’arrange personne, deux ministres des Finances se sont assis dessus et ont empêché que la Justice s’en saisisse, Nicolas Sarkozy et Thierry Breton ont couvert une information atomique. »
www.marianne2.fr/Affaire-Gautier-Sauvagnac-Sarkozy-et-Breton-doivent-s-expliquer_a80349.html

Le "subterfuge" du Sénat pour "légaliser" le financement occulte des partis politiques
www.lesmotsontunsens.com/le-subterfuge-du-senat-pour-autoriser-le-financement-occulte-des-partis-politiques-8709
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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Mer 15 Juin - 15:01

Projet d'aéroport Notre-Dame-des-Landes de Nantes

L’État sarkozyste protège les intérêts de Vinci
[Vidéo]

À coup de bombes lacrymogènes, les gendarmes ont délogé, hier 6 juin, des opposants, qui voulaient empêcher des forages.
Pendant plus de trois heures, à force de charges répétées, environ 200 gendarmes casqués, bouclier au poing, ont repoussé une centaine d'opposants.
www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Gendarmes-et-manifestants-anti-aeroport-s%E2%80%99affrontent-a-Notre-Dame-des-Landes_-1822899------44111-ald_actu.Htm



Selon un témoignage, 3 à 4 dizaines de véhicules militaires ont été mobilisés selon les moments. La violence contre le travail des exploitants a été totale : haies arrachées au bulldozer pour contourner les barricades érigées aux différentes entrées du champ, gazage massif des vaches en plus de celui des manifestants, maïs écrasé.... L'utilisation des maîtres-chiens, des hélicos a été soigneusement orchestrée, pour paralyser les opposants par la peur.

Les jeunes, comme toujours, ont été des cibles systématiquement privilégiées et provoqués (tutoyés, injuriés, encagoulés...), tandis que les militants plus âgés, malgré les 'madame' ou le vouvoiement, n'étaient pas non plus vraiment dans le confort.
Lire aussi :
www.nantes.maville.com/actu/actudet_-Un-face-a-face-viril-contre-l-aeroport_dep-1824112_actu.Htm

30/07/2010
Vinci emporte la concession de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes de Nantes
www.lemoniteur.fr/147-transport-et-infrastructures/article/actualite/711617-vinci-emporte-la-concession-de-l-aeroport-notre-dame-des-landes-de-nantes

30/12/2010
Thierry MARIANI, secrétaire d’État chargé des Transports, a signé le contrat de concession du nouvel aéroport de Nantes avec la société concessionnaire « Aéroports du Grand Ouest », qui associe Vinci Concessions, la CCI de Nantes et la société ETPO (Entreprises de travaux publics de l’Ouest)
http:// aeroport-grandouest.fr/

Arrow Le groupe Facebook des opposants à la construction de cet aéroport
www.facebook.com/group.php?gid=120945284481
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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Sam 29 Oct - 13:32


Affaire du Carlton : David Roquet mouille Eiffage

Selon le chef d'entreprise, le groupe Eiffage ne pouvait ignorer son implication dans l'affaire de proxénétisme du Carlton de Lille. Il assure même que les dirigeants organisaient chaque année des virées chaudes avec des élus locaux.

La chambre de l'instruction a refusé vendredi après-midi la remise en liberté de David Roquet, l'un des dirigeants lillois d'une entreprise du BTP, mis en examen pour proxénétisme dans l'affaire du Carlton. Lors de l'audience qui s'est tenue dans un sous-sol du palais de justice de Douai (Nord), le matin même, l'homme a contre-attaqué. Piqué au vif par la constitution de partie civile du groupe de construction Eiffage, maison-mère de son entreprise, Roquet a laissé entendre que les dirigeants de celle-ci ne pouvaient ignorer ses agissements.

Il a d'ailleurs livré un témoignage inédit aux magistrats. L'entrepreneur affirme ainsi qu'à l'occasion du Congrès des maires de France, organisé chaque année à Paris, Eiffage demandait à certains de ses responsables d'inviter des élus locaux. Une soirée privée se tenait dans une grande discothèque du quartier latin. David Roquet assure qu'ils étaient ensuite incités à "distraire" leurs invités dans des virées chaudes, prises en charge, selon lui, par la société. "Mon client va dire tout ce qu'il sait sur les pratiques d'Eiffage", a prévenu Me Eric Dupond-Moretti à la sortie de l'audience.
[...]
www.lexpress.fr/actualite/societe/affaire-du-carlton-david-roquet-mouille-eiffage_1045892.html
www.leprogres.fr/france-monde/2011/10/25/carlton-de-lille-eiffage-porte-plainte-contre-un-de-ses-employes-dsk-de-plus-en-plus-inquiete
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MessageSujet: Re: Jean-Louis Borloo, ministre des autoroutes   Ven 30 Mar - 4:51


Philippe Layat, le paysan qui résiste au Grand Stade

Il participait ce matin à une audition technique avec le juge de l’expropriation. Philippe Layat devra probablement céder au Grand Lyon une portion de ses champs pour permettre la construction d’un des accès qui mènera jusqu’au Grand Stade de l’OL et qui coupera en deux ses terres, à Décines et à Chassieu. Ce céréalier de 57 ans qui est aussi détective privé alterne entre la résignation et les coups de sang. [Extraits]

Philippe Layat fait partie de la trentaine d’agriculteurs qui doivent être expropriés d’une partie de leurs terres, à Décines et à Chassieu, afin de mener à bien le projet du Grand Stade porté par Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais, et Gérard Collomb, président du Grand Lyon.

1 euro du m² en zone N, 'le nec plus ultra de la protection. À cause des oiseaux et des crapauds, on dit qu’on ne peut même pas poser une serre. Et ensuite, on va construire une route, des aménagements…’
« Ils veulent faire des tunnels souterrains pour faire passer les moutons sous la route. C’est quand même ridicule. »

Un avocat porte bénévolement 20 dossiers d’expropriation liés au Grand Stade.
« Tous les dossiers majeurs du Grand Stade sont attaqués. Les cinq dossiers d’accès notamment ».
www.rue89lyon.fr/2012/03/29/philippe-layat-le-paysan-qui-resiste-au-grand-stade/

Résumé de Labrisure : « En clair, on va exproprier des dizaines d'éleveurs, agriculteurs bosseurs et galérant quotidiennement pour permettre à plusieurs de dizaines de milliers de gros beaufs de venir poser leur derrière d'incultes dans le stade. »

Janissaire : « cette spoliation est à plus d'un titre totalement contraire à la volonté affichée publiquement par le gouvernement français dans son engagement pour le Grenelle 2 de l'environnement. »
« Une autre incohérence réside dans la gestion de la ville. Les villes à la française sont de grandes consommatrices de surfaces périurbaines. Au lieu de réhabiliter des zones urbaines en déshérences, on multiplie les extensions de banlieues ou de quartier de résidence, les villes deviennent difformes, sans cachet. La campagne alentour se mite d'habitations individuelles, faisant fi de la cohérence du paysage français. »
« la construction de ce stade va entrainer à sa suite des nouveaux emplois, faire vivre à côté plusieurs dizaines de personnes. L'on peut en retour se demander toutefois de quelle façon elles se nourriront. Le choix est effectivement extrême, et nous n'en sommes pas là. Pourtant, gardons à l'esprit que 75000 hectares disparaissent à jamais de la surface française agricole chaque année. »
www.rue89lyon.fr/2012/03/29/philippe-layat-le-paysan-qui-resiste-au-grand-stade/
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