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 Des dizaines de milliards de barils de pétrole en Grèce !

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Orwelle



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MessageSujet: Des dizaines de milliards de barils de pétrole en Grèce !    Sam 30 Juin - 9:39


UE, USA, banquiers, sociétés pétrolières : voleurs et assassins !

Trop, c'est trop !! J'accuse
Par Marie Caroline Porteu

Voici quelque mois, j'ai écrit un billet intitulé Décolonisons l'Europe de l'Occupation Financière*.

Il y a quelques semaines j'en ai écrit un autre intitulé : Ceci n'est pas un complot mais une stratégie**.

Je ne pensais pas avoir ce matin une démonstration aussi éclatante de la réalité de ces deux observations.

La Grèce a visiblement dans ses eaux maritimes des gisements pétroliers et gaziers d'une importance et d'une richesse exceptionnelles.
Cette nouvelle devrait faire la une de tous les journaux et un article remarquablement détaillé a été écrit sur le sujet en mars 2012 par F. William Engdahl, journaliste américain, spécialiste des questions énergétiques et géopolitiques.

Depuis des millénaires, les richesses d'un sous-sol ou des eaux territoriales d'un pays appartiennent au pays lui-même et à son peuple. Il n'y a même pas besoin de se référer à une quelconque doctrine idéologique pour le savoir et le constater... Ces gisements seraient visiblement totalement suffisants pour permettre à la Grèce de se désendetter.

Foskolos déclare qu'il y aurait 22 milliards de barils de pétrole au sud de la Crète ; il estime les perspectives de développement en la matière à 2016-2017, et déclare que le sud de la Crète est aussi riche que l’Iran.

Les lois édictées par la Commission européenne en 2007, concernant la libéralisation du marché de l'énergie et la possibilité de privatiser les entreprises publiques exploitant et distribuant ces ressources ont permis aux banques d'investissement américaines de s'approprier en toute impunité, en profitant d'un marché totalement déstabilisé par la prétendue Crise des dettes souveraines européennes, une partie des infrastructures européennes de transport d'énergie.

L'Europe colonisée est en train de franchir une étape de plus, puisque la Société Noble Energy, qui n'a même pas été à l'origine des découvertes des gisements grecs (c'est l’État grec lui-même qui a visiblement fait faire ces recherches), revendique 60% de cette future production.

Selon un rapport de l’analyste politique Aristote Vassilakis publié en juillet 2011, l’objectif de Washington en poussant ainsi la Grèce et la Turquie à unir leurs forces sur le pétrole et le gaz réside dans le partage prévu des revenus de ces exploitations. Selon son rapport, Washington propose que la Grèce obtienne 20 % du chiffre d’affaires, la Turquie 20 % et la société états-unienne Noble Energy, société qui a déjà assuré le forage dans les eaux israéliennes et au large des côtes grecques, obtiendrait la part du lion, c’est-à-dire 60 % [12].

Bill, l’époux de la secrétaire d’État Hillary, est lobbyiste à Washington pour le compte de Noble Energy. [13]

Je crois qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter beaucoup de commentaires à cet invraisemblable escroquerie dont le peuple grec risque de se retrouver une fois de plus la victime...sachant que récemment, l'Allemagne, par la voix du PDG de la Deutsche Bank demandait l'accélération des privatisations de services publics européens .

L'omerta médiatique ne devient rien d'autre qu'une complicité active de crimes insensés. Je ne sais plus qui parlait de génocide financier concernant la Grèce ou l'Europe... mais on peut désormais ajouter le terme de colonisation et d'occupation, favorisée par nos médias et bien sûr par les membres de la Commission européenne. L'Allemagne avait d'ailleurs prévu un plan de relance pour la Grèce, incluant des zones franches favorisant les investissements étrangers avec une dérégulation totale du marché de l'emploi grec... : nouveaux camps de travail européens ?

Si cette information avait été un minimum relayée par les médias, les taux d'emprunt de l’État grec seraient sans doute au même niveau que ceux de la France et de l'Allemagne. Les intérêts financiers prélevés sur les Grecs, comme les plans d'austérité, ne sont donc que les conséquences d'une immense escroquerie, à laquelle les médias ont participé par leur silence .

La Grèce est le pays le plus riche de toute l'Europe !!! Ses taux d'emprunt d’État devraient être inférieurs à ceux de l'Allemagne !!!!

La prochaine étape : ce sera une taxe perçue par les entreprises américaines sur l'air qu'on respire ?? La taxe carbone étant déjà dans leurs mains, comme le montrent les acteurs financiers du Carbone Disclosure Project... qui sont :

HSBC, JPMorgan Chase, Bank of America, Merrill Lynch, Goldman Sachs, American International Group, and State Street Corp.

Ne vous demandez d'ailleurs pas qui a intérêt à la nouvelle campagne de désinformation sur la pollution des diesels.

Trop c'est trop... et je pense qu'il n'est pas besoin de beaucoup de mots pour montrer que la seule priorité est de mettre fin à cette colonisation et à ce hold-up inadmissible, qui se fait de plus avec la complicité de ceux qui sont supposés servir les intérêts des Européens... Je n'appellerai pas mon billet l'Europe des Vendus, mais je pense que ce titre serait tout à fait pertinent.

Une information était sortie le 13 Janvier 2012 sur ces découvertes... AUCUN MÉDIA n'a trouvé, jugé utile de la relayer alors qu'elle était d'une importance capitale. Où sont les appels d'offre ??

Modification effectuée le 24 JUIN : l'horizon se dégage pour savoir qui fait quoi :

La Société Latsis visiblement majoritaire dans le Groupe Hellenic Petroleum, également actionnaire de la Société Energean qui exploite déjà deux forages en Grèce, cherche activement des partenaires pour ces forages et ces explorations :

From the local energy market, however, interest has been shown by Hellenic Petroleum, which, according to a previous statement by CEO Yiannis Costopoulos, will be participating in the tender either independently or with a partner. The group is apparently already in search of a partner as, according to sources, it extended an invitation to potential investors for the exploration and production of hydrocarbons at a recent presentation in London.

The Latsis Group, which owns a majority stake in Hellenic Petroleum, appears to be moving in this direction too, following its withdrawal from the natural gas market.

Its interest in the reserves found in Katakolo, western Greece, has also been made public by Energean Oil & Gas, which is currently developing the Prinos oil field in the northern Aegean.


Last but not least, Greek construction firm J&P Avax has apparently held exploratory talks for participating in the conceded areas of Ioannina, Katakolo and the Gulf of Patra, while it also seems that the hydrocarbon market has left Motor Oil, which is active in North Africa, unmoved so far.

Il semble utile de préciser à ce stade que Latsis entretient des relations très étroites avec Barroso, ce qui peut éclairer les décisions de la Commission Européenne... et je ne peux que recommander la lecture du fabuleux Billet de Vivre est un village sur ce sujet précis :

Ils ont aussi - et surtout - découvert que les entreprises de Spiro Latsis avaient eu au moins à six reprises, depuis 1999, les honneurs de la Commission européenne dans ses avis ou décisions. Ainsi, de 1999 à 2004, la banque du groupe grec, EFG Eurobank, a été choisie par la Commission pour faire transiter l’argent des financements européens en Grèce. De même, l’exécutif européen a autorisé plusieurs rapprochements entre le groupe Latsis et des banques ou entreprises grecques. (…) Enfin, pour tout arranger, Barroso, une fois installé à la tête de l’exécutif européen, a nommé conseiller spécial à la Commission un certain Dusan Sidjanski, également patron du Centre européen de la culture [le CEC fondé par Denis de Rougemont], un machin largement financé par… le groupe Latsis. »

Alors Oui :

J'accuse nos technocrates de brader les intérêts des Européens

J'accuse les politiques élus de leur faciliter la tâche

J'accuse nos médias, par leur silence indigne, de participer activement à ce dépeçage .

Et je ne dirais pas : Bon appétit Messieurs... !!!! MAIS plutôt, l'heure est venue de rentrer en Résistance.

P.S. N'oubliez pas de recommander ce billet pour qu'il ait la plus large diffusion possible. Merci

Sources
[...]
http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/230612/trop-cest-trop-jaccuse

* http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/190312/decolonisons-leurope-de-loccupation-financiere
** http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/100512/ceci-nest-pas-un-complot-cest-une-strategie-reposant-sur-des-

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des dizaines de milliards de barils de pétrole en Grèce !    Sam 30 Juin - 9:50



Confessions d’un assassin financier : le contrôle des pays par la dette
[Vidéo]

Voici un témoignage étonnant concernant les révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis. Ces révélations sont faites par John Perkins (né en 1945 à Hanover dans le New Hampshire aux États-Unis).

John Perkins est un économiste, un écrivain et un activiste social et écologique. Il est surtout connu pour son récent ouvrage ‘Confessions of an Economic Hitman’, traduit en français par ‘Les Confessions d’un assassin financier’.

En 1970, il est engagé par une firme internationale de consultants nommée MAIN. Il y débutera là un emploi en tant qu’assassin financier, et sera formé pour endetter des pays du tiers monde et les soumettre aux exigences d’un empire global et de puissants intérêts financiers américains.
En 1980, après une importante prise de conscience et une dépression, il remettra sa démission.

Après deux décennies d’hésitations, de menaces et de pots-de-vins, il publie finalement en 2006 son livre ‘Les confessions d’un assassin financier’, son livre qui connaîtra le plus de succès, livre où il révèle comment les USA assoient leur domination politique en utilisant l’arme économique.
[...]
www.prisedeconscience.org/economie/confessions-dun-assassin-financier-le-controle-des-pays-par-la-dette-1917
www.dailymotion.com/video/xazero_temoignage-d-un-assassin-financier_news
cyclops
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MessageSujet: Re: Des dizaines de milliards de barils de pétrole en Grèce !    Mer 26 Déc - 15:23


Antonis Foskolos

Φυσικό αέριο για να σωθεί η Ελλάδα
Από: Γιάννης Λυβιάκης
Δημοσιεύθηκε στις : 17-05-2011
haniotika-nea.gr

UNDERNEATH CRETE - 17 May, 2011
Natural gas to save Greece

Serious scientific evidence shows that the sea area south of Crete holds a wealth of oil, mainly gas, capable to solve the economic problems of Greece, but also to address the issue of unemployment.

The identification was made by professor emeritus Antonis Foskolos of the Department of Mineral Resources and Engineering of the Technical University of Crete, and emeritus researcher at the Geological Survey of Canada, who will speak tomorrow at the Greek Geological Society and the day after at the Economist Conference in Lagonissi.

According to Mr. Foskolos, the proclamation of a Greek Exclusive Economic Zone (EEZ) has a huge economic and geopolitical importance as they will achieve :

- Exploiting the potential of rich offshore oil deposits in the south of Crete
- The gas pipeline that will pass through the Greek EEZ for the transport of very large quantities of gas runs in the eastern Mediterranean and Crete.

According to the professor, "the 2 areas that have significant scientific evidence is south of Crete, are 9 mud volcanos southeast of Crete, in the Greek Herodotus basin. More : South of Crete, namely around mud volcanos should be no hydrocarbon reserves, but primarily natural gas, approximately 1.5 trillion cubic metres. This is comparable with what has been found in the Nile Delta, the Caspian Sea (deposit Shah Deniz), Norway and elsewhere.

Southeast of Crete is the basin of Herodotus. The Greek part of the basin must have probable reserves of the order of about 2 trillion cubic metres, in line with the discoveries of natural gas in the Nile Delta (SHELL, BP), a very recent study by OMV and estimates of potential gas reserves in the Cyprus section of the basin adjacent to Herodotus the Greek part of the basin of Herodotus. The sediments are of the same origin and geological formations very similar. Of all the potential 3.5 trillion cubic metres gas deducting an amount of 0.75 trillion cubic metres for the elimination of import of crude oil for 25 years, which shows a saving of about 223.75 billion U.S. dollars'.

BENEFITS
For general benefits for Greece, Mr. Foskolos notes, inter alia, that the recovery - exploitation of these deposits will create at least 100,000 jobs in the primary sector and 200,000 jobs in the secondary sector, a total of 300,000 jobs, while all revenue to be reaped by the Greek state in 25 years amounts to 437 billion U.S. dollars and the rate of the dollar to the euro to 302 billion, not counting the profits from the pipeline transportation of natural gas to Europe, at a lenght of 1000 km at a cost of approximately $ 20,000 / km, or 25 billion U.S. dollars.

Professor Giannis Makri agrees with Mr. Foskolos : "There are two potential hydrocarbon reserves southwest of Crete, where sediment has a thickness of 10 to 12 kilometer, and hydrocarbon reserves in Western Crete, where there are 3 fields of mud volcanos.

It is absolutely necessary to undertake three-dimensional high-resolution geophysical surveys under the evaporites throughout southern Crete to discover the size of deposits of hydrocarbons. The cost is estimated at 6 million. "

ENERGY
Moreover, the professor notes that the European Union will have an energy deficit over the next decade and thus will gain great economic and geopolitical importance of the hydrocarbon reserves of the eastern Mediterranean and Crete, as estimated by the U.S. Geological Service and BEICIP / FRANLAB-IFP France. And this is because we have to meet the huge energy deficit of the EU in 2020, which will reach approximately 850 billion cubic metres per year, a quantity that cannot be met solely by the duo Russia and North Africa (Algeria and Libya).

From : Haniotika Nea
http://www.sfakia-crete.com/forum2/read.php?3,4992
http://eu.greekreporter.com/tag/professor-antonios-foskolos/

La Grèce est assise sur une immense réserve de gaz en mer, révèle une étude
Le gaz naturel en mer pourrait changer le destin de la Grèce si les premières estimations qui révèlent 464 milliards d’euros de réserves de gaz sont confirmées, révèle une étude présentée au premier ministre, Antonis Samaras, et consultée par Reuters.
04/10/2012
http://www.euractiv.fr/autres/grece-assise-immense-reserve-gaz-mer-revele-etude-16699.html
http://www.euractiv.com/fr/energie/la-grece-est-assise-sur-une-imme-news-515192
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MessageSujet: Re: Des dizaines de milliards de barils de pétrole en Grèce !    Mer 26 Déc - 15:43




Grèce : les réserves de gaz permettraient de rembourser la dette (Deutsche Bank)

La Grèce dispose de réserves de gaz naturel qui lui suffiraient à régler non seulement ses problèmes énergétiques, mais aussi financiers, indique un rapport de la Deutsche Bank cité mercredi [12 décembre 2012] par le site d'informations économiques Capital.gr.

Selon le rapport, les prospections géologiques montrent que les gisements sous-marins situés au sud de la Crète pourraient rapporter au pays 427 milliards d'euros de revenus, soit près de 214 milliards d'euros de bénéfices nets, ce qui constitue 107% du PIB grec.

Il s'agit de l'évaluation initiale des gisements. La prospection est effectuée par la société norvégienne Petroleum Geo-Services depuis l'automne dernier. Ses résultats définitifs sont attendus à la mi-2013. Les gisements pourraient être mis en exploitation d'ici 8 à 10 ans. Ainsi donc, la Grèce obtiendrait les premiers revenus aux alentours de 2020, c'est-à-dire au moment où elle devra ramener sa dette extérieure à 120% du PIB, souligne la Deutsche Bank.

En règle générale, les frais de production et de vente de gaz constituent environ 25% des revenus rapportés par un gisement, le même pourcentage est en outre versé aux compagnies exploitant la licence. Cela signifie que les bénéfices nets obtenus par l’État atteindraient 50%.

La Grèce pourrait devenir le 15e détenteur mondial de ressources de gaz naturel. Cela étant, les calculs de la Deutsche Bank ne se rapportent qu'aux gisements situés sur le plateau continental au sud de la Crète et ne concernent pas les champs gaziers des mers Ionienne et Egée qui pourraient s'avérer également très importants.

14 décembre 2012
Source : RIA Novosti
http://fr.rian.ru/business/20121205/196832438.html
http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/141212/grece-les-reserves-de-gaz-permettraient-de-rembourser-la-dette
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MessageSujet: Re: Des dizaines de milliards de barils de pétrole en Grèce !    Ven 22 Fév - 18:25


Hollande et le Premier ministre grec Antonis Samaras, le 19 février 2013

Hollande, le vautour hellène

Dépeçage de l’État grec et notamment du service public :
Puisque les Grecs ont “décidé” de vendre, le président français veut être aux premières loges.

Mardi 19 février, François Hollande débarquait à Athènes en ce qu’il considère être un pays conquis. Il faut dire que pour venir faire son marché en Grèce, le chef de l’État n’a pas ménagé sa peine.

Il lui a d’abord fallu apporter tout son soutien à Georges Papandréou, le président de l’Internationale socialiste et alors Premier ministre grec, qui maintenait le peuple la tête sous l’eau pendant que Goldman Sachs et sa suite se gavaient sur le dos des Grecs. À peine élu en juin dernier, François Hollande et sa bande se sont escrimé à pousser des cris d’orfraie pour essayer de contenir le surgissement de Syriza et d’Alexis Tsipras lors des élections législatives, préférant de loin la victoire de la droite à celle de la gauche qui refuse l’austérité et le diktat des marchés. Tragédien éprouvé, François Hollande pouvait clore la pièce en imposant le TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance pour l’Union européenne) à l’Europe et donc à la Grèce par l’allégeance pitoyable dont il a fait preuve devant Angela Merkel.

Ce voyage présidentiel en Grèce prenait donc les contours assumés de courses au supermarché. François Hollande, dès les obligations protocolaires terminées, s’est d’ailleurs adressé aux chefs d’entreprises grecs et surtout français. Faisant preuve d’un cynisme sans limite, le chef de l’État a ainsi décliné les différentes étapes de l’offensive libérale, dont il a revendiqué sa part d’héritage, avant de sonner l’hallali au nom des entreprises françaises et de présenter sa définition de l’internationalisme : « Il ne s’agit plus maintenant de la responsabilité des États, les gouvernements ont fait leur devoir. Il s’agit de la responsabilité des entreprises mais avec l’encouragement, le soutien des États, et notamment du gouvernement français ».

Le banquet auquel François Hollande, tout à la fois convive et hôte, invite les entreprises françaises, c’est celui du dépeçage de l’État grec et notamment du service public. Aucun scrupule ne saurait enrayer la soif de profits qui écume des lèvres du Président, dès lors qu’il s’agit de profiter des privatisations grecques : « Le Premier ministre depuis plusieurs semaines, depuis plusieurs mois, m’a informé de son programme de privatisation. Alors il m’a dit avec sa gentillesse habituelle, mais aussi la fermeté de ses convictions et son amitié pour la France, “Venez, entreprises françaises, participer à ce programme”. Sur le plan intellectuel, idéologique, on peut être pour ou contre les privatisations. Là n’est pas la question.  C’est un programme qui est décidé par la Grèce. Il y a des opportunités. Et bien nous devons, nous les Français, et les entreprises françaises, prendre toute notre part. »



Vous avez bien lu : « Là n’est pas la question » ! Au royaume des charognards, il n’est ni principe, ni vertu qui vaille, et surtout pas de l’idéologie, sinon celle du libéralisme le plus éhonté. Cet héritage du mouvement socialiste que François Hollande balaye ainsi d’un revers de main, il l’avait déjà assumé deux heures plus tôt lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre grec, Antonis Samaras. Il avait même poussé le cynisme jusqu’à faire de l’expérience passée du service public des entreprises françaises un avantage compétitif au moment d’obtenir de nouveaux marchés : « Le Premier ministre a parlé d’un programme de privatisation. C’est la décision des Grecs. C’est également, reconnaissons-le, une recommandation de l’Europe. Dès lors qu’il va y avoir ces appels d’offres, les entreprises françaises doivent être présentes, parce qu’elles ont justement une expérience de ce qu’est le service public, de la qualité des prestations qui peuvent être apportées aux Grecs, et donc dans de nombreux domaines, l’énergie, l’eau, les transports, les chemins de fer, les entreprises françaises seront prêtes à répondre aux appels d’offres. » Pour François Hollande, qui avait au préalable cité GDF-Suez, EDF, Alstom, Vinci…, le service public sert uniquement à valoriser des savoir-faire pour mieux les marchandiser en les privatisant avant d’en faire un argument de vente pour partir à la conquête de nouveaux marchés.

On comprend dès lors que le président de la République, lorsqu’il parle d’affermissement de l’État grec, n’ait pas un mot sur le service public. Ce qu’il juge déjà pléthorique en France au point de le dilapider à travers la MAP (modernisation de l’action publique), resucée de la RGPP version Sarkozy, il se garde bien de l’envisager pour la Grèce où pourtant beaucoup reste à faire. Puisque les Grecs ont « décidé » de vendre, et après tout il ne faudrait pas que le Président et ses amis de la Troïka se soient escrimés en vain, il veut être aux premières loges. Total est ainsi placé par le Président en pôle position pour aller chercher du gaz et des hydrocarbures en Grèce (après l’Algérie), alors même que le gouvernement vient de lancer le débat sur la transition énergétique en France. [...]

François Hollande n’est en fait rien de plus qu’un représentant de commerce au service de l’oligarchie et hameçonné par l’intéressement. Cela n’en fait même pas un capitaine d’industrie, encore moins un président de la République française. Là où l’universalisme français avait l’occasion de rejoindre le mythe prométhéen, François Hollande a préféré le rôle du vautour.

François Coq, secrétaire national à l’éducation, au service public et à la formation du Parti de Gauche
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/200213/hollande-le-vautour-hellene

En Grèce, François Hollande cherche la croissance au pays de l'austérité
www.humanite.fr/monde/francois-hollande-en-grece-contre-une-austerite-sa-515633
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Des dizaines de milliards de barils de pétrole en Grèce !    Ven 22 Mar - 19:21

Découverte de gisements de pétrole et de gaz en Méditerranée. La mise en faillite de Chypre donnera le feu vert à des privatisations qui vont rapporter gros aux vautours. Comme en Grèce !



La ruée vers le gaz en méditerranée

Les récentes découvertes de gisements de pétrole et de gaz, non pas importants mais immenses, situés dans une partie auparavant peu explorée de la mer Méditerranée (entre la Grèce, la Turquie, Chypre, Israël, la Syrie et le Liban), suggèrent que la région pourrait devenir un « nouveau Golfe persique ». Comme ce fut le cas pour l’« autre » Golfe persique, la découverte de ces richesses en hydrocarbures pourrait bel et bien devenir synonyme d’une terrible malédiction géopolitique pour la région.

Les conflits historiques du Proche-Orient pourraient bientôt êtres supplantés par de nouvelles batailles pour l’accès aux ressources pétrolières et gazières de la Méditerranée orientale, du bassin du Levant et de la mer Égée. [...]
http://www.voltairenet.org/article174058.html

Le ministre russe des Finances, Anton Siluanov, a déclaré que les deux jours de négociations n'avaient pas abouti, ajoutant que les investisseurs du pays n'étaient guère intéressés ni par les réserves de gaz chypriotes, ni par son secteur financier. ^^
ttp://www.boursorama.com/actualites/l-eventail-de-solutions-se-reduit-pour-chypre-56e38bf18161966af0f697b356fccf39

De quoi le voyou Barroso a-t-il pu menacer la Russie ?
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MessageSujet: Re: Des dizaines de milliards de barils de pétrole en Grèce !    Ven 22 Déc - 6:21



Pour en finir avec Varoufakis
Par Yannis Youlountas
À l’attention des irréductibles groupies de l’ex-comédien des finances grec.

Sur le site du CADTM*, mon camarade et ami Eric Toussaint s’est lancé dans une éclairante analyse critique du nouveau livre égotique du chevalier blanc Varoufakis (550 pages de « moi je ») et démontre encore toute l’imposture du personnage.

Eric vient notamment de nous dénicher la preuve formelle que Tsipras, Varoufakis et Dragasakis s’étaient bien mis d’accord en secret dès novembre 2014, c’est-à-dire deux mois avant l’élection de Tsipras, pour ne jamais appliquer le programme de Thessalonique. Ce programme, largement adopté lors du congrès de SYRIZA en septembre, avait été présenté, durant la campagne de janvier 2015, comme la pierre angulaire et le cap incontournable de Tsipras et Varoufakis en cas de victoire le 25 janvier.

Parmi les premiers à dénoncer cette trahison, Stathis Kouvélakis m’avait également parlé « d’arrangements probables fin novembre 2014 », mais n’en avait pas encore la preuve. À l’époque, le mouvement social recommençait à descendre dans la rue, avant que les émeutes et occupations ne se multiplient début décembre, à l’initiative des anarchistes en solidarité avec leurs camarades emprisonnés en grève de la faim, en particulier Nikos Romanos. Craignant une insurrection sociale similaire ou plus intense encore qu’en décembre 2008, le gouvernement de droite du Premier ministre Samaras avait alors essayé de calmer le jeu en annonçant des élections anticipées, selon la stratégie gaulienne de juin 1968.

La preuve de la préméditation, la voici enfin, trois ans plus tard, de l’aveu même de Varoufakis, emporté par sa vanité qui lui fait dire jusqu’à l’inavouable. Le Tartuffe de la gauche européiste dévoile le pot-aux-roses dans une page de son livre :

« J’étais à Austin (Texas) quand j’ai entendu aux informations qu’Alexis avait présenté les grandes lignes de la politique économique de Syriza dans un discours à Thessalonique. Surpris, je me suis procuré le texte et je l’ai lu. Une vague de nausée et d’indignation m’a submergé. Je me suis tout de suite mis au boulot. (…) Le Programme de Thessalonique promettait des augmentations de salaire, des subventions, des bénéfices et des investissements qui seraient financés par des mannes imaginaires, ou illégales. Il comprenait également des engagements que nous ne devrions même pas avoir à tenir. Enfin, il allait à l’encontre de toute stratégie de négociations raisonnable pour maintenir la Grèce dans la zone euro, tout en affirmant qu’elle devait y rester. Le programme était tellement bancal que je n’ai même pas pris la peine de le critiquer point par point. J’aurais tellement aimé lire un autre discours de la part d’Alexis Tsipras ! Vous imaginez un discours qui commencerait par Pourquoi voter pour nous ? et répondrait Parce que nous vous promettons trois choses : du sang, de la sueur et des larmes ! »

À la lecture de ces lignes, Eric commente fort justement :
« Prendre comme référence positive W. Churchill dans une critique publique adressée au programme de Thessalonique, c’est toute une affaire. Churchill a organisé la répression sanglante des manifestations et des grèves qui ont secoué la Grèce à la fin de l’année 1944 lorsque, dans le cadre des Accords de Yalta, la Grande-Bretagne a pris le contrôle du pays en réprimant les principales forces qui avaient libéré le pays de l’occupation nazie.»

Une fois de plus, depuis son départ au soir de la victoire du OXI le 5 juillet 2015, Varoufakis sombre dans le ridicule de sa mise en scène. Mais ce qui est nouveau, c’est que le pseudo héros des réunions de l’Eurogroupe vient de dévoiler une fois pour toutes ce qu’il est : un traître et un imposteur.

16 août 2017
https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/170817/pour-en-finir-avec-varoufakis-par-yannis-youlountas


Élu député sous la bannière de SYRIZA lors des élections anticipées du 25 janvier 2015, sans être toutefois membre de ce parti, Yánis Varoufákis a été nommé ministre des Finances du gouvernement d'Alexis Tsípras, le 27 janvier 2015. Il démissionne de son poste au lendemain du référendum du 5 juillet.
Il ne se représente pas lors des élections législatives de septembre 2015, ni au sein de SYRIZA ni avec le parti dissident Unité populaire, qu'il juge trop isolationniste.

À la traduction en français de sa Modeste proposition pour résoudre la crise de la zone euro (Les Petits Matins, février 2014), il reçoit le soutien de l'ancien Premier ministre Michel Rocard, qui préfacera ce petit ouvrage.
Depuis janvier 2013, il enseigne à la Lyndon B. Johnson School of Public Affairs de l'université du Texas à Austin (États-Unis).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Y%C3%A1nis_Varouf%C3%A1kis

Varoufakis aurait aimé travailler avec Macron
Et tresse des lauriers à Christine Lagarde

13.10.2017
https://www.challenges.fr/monde/europe/macron-sapin-moscovici-quand-varoufakis-raconte-les-coulisses-de-l-europe_505025


Les Varoufakis mettent en location leur villa avec piscine de l'île d'Egine
Très discret ces derniers temps, le ministre grec des Finances prend ses distances avec le patrimoine immobilier de son épouse, Danae Stratou, une riche héritière.
30 Mars 2015
https://www.lopinion.fr/edition/international/varoufakis-mettent-en-location-leur-villa-piscine-l-ile-d-egine-22781
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MessageSujet: Re: Des dizaines de milliards de barils de pétrole en Grèce !    Sam 30 Déc - 23:34



Grèce : un nouveau budget de précarité et de misère

Le gouvernement Tsipras a fait adopter le budget 2018 par la Vouli, le parlement grec. Un texte de loi coupant encore une fois dans les dépenses publiques et entérinant la précarité devenue quasiment systémique dans le pays.

En dépit de prévisions de croissance en hausse – de l’ordre de 2,5 % pour 2018, contre 1,6 % en 2017 –, les coupes budgétaires seront encore légion l’an prochain, tout particulièrement dans l’éducation et la santé. En outre, l'application des conventions collectives (suspendues en 2015) ne doit pas être rétablie avant l’automne 2018.

[...] la précarité s’est installée massivement au cœur du système productif grec. Les témoignages sont innombrables de salariés, embauchés officiellement à mi-temps mais qui travaillent en fait à plein temps, permettant ainsi aux entreprises de substantielles économies de cotisations sociales. On estime à quelque 29 % (soit plus de 580.000 personnes) la proportion de salariés grecs à temps partiel, rémunérés généralement pour 380 euros bruts mensuels, dont une bonne part sans couverture sociale.

[...] le gouvernement Tsipras a déçu fortement, jusqu’à ses propres fonctionnaires qui, ces cinq dernières années, ont perdu en moyenne l’équivalent de quatre mois de salaires par an.

Le secteur public est d’ailleurs régulièrement décrit en Grèce comme à la limite du burn-out pour ce qui concerne le plus grand nombre de ses membres, entre heures supplémentaires trop rarement rémunérées, conditions de travail extrêmement pénibles, salaires en baisse et manques de personnel jusque dans des secteurs aussi importants que les sapeurs-pompiers…

Mais la situation est encore pire dans le privé, où beaucoup d’employeurs n’hésitent pas à profiter de la crise économique pour imposer des conditions dérogatoires au droit du travail et exercer un véritable chantage à la grande masse des salariés ou chômeurs en espoir d’embauche.

https://www.politis.fr/articles/2017/12/grece-un-nouveau-budget-de-precarite-et-de-misere-38153/
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