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 Une banque éthique

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Orwelle



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MessageSujet: Une banque éthique   Lun 22 Déc - 13:00

Pour changer l’organisation économique et sociale de notre monde...



La Nef (Nouvelles économies fraternelles)

La Nef est une coopérative de finances solidaires. Depuis sa création en 1988, elle exerce une double activité de collecte d’épargne et de crédit dans le cadre d’un agrément de la Banque de France.

Depuis 20 ans, la Société financière de la Nef est le seul établissement financier engagé dans la gestion responsable et transparente de l’épargne citoyenne en France. Aujourd’hui, plus de 20 000 sociétaires ont choisi d’exercer leur responsabilité sur leur argent en déposant leur épargne ou en souscrivant un prêt auprès de la Nef. Et chaque mois, ce sont 200 nouveaux sociétaires qui franchissent le pas.

La Nef va au-delà du simple partage d’intérêt : elle s’engage à utiliser l’argent déposé par les épargnants pour financer des projets qui sont tous respectueux de l’être humain et de la nature. C’est ce mécanisme qui rend les comptes Nef solidaires. Elle va plus loin encore en fonctionnant en toute transparence et en publiant l’intégralité des prêts effectués chaque année. Soucieuse d’agir de façon responsable sur les circulations financières, la Nef exclut délibérément de son champ d’action tout projet qui serait nuisible à l’homme ; elle exclut également tout recours à des placements financiers spéculatifs sur les marchés boursiers.

Si vous souhaitez obtenir des renseignements sur son activité, ouvrir ou compte ou entrer en relation avec l’un de ses chargés de crédit, vous pouvez les contacter :
-par téléphone au 04 72 69 08 60 ou au 0 811 90 11 90 (coût d’une communication locale à partir d’un poste fixe),
-par courriel, à l’adresse : lanef@lanef.com,
-par l’intermédiaire de son site Internet en complétant le formulaire « Demande de renseignements » ou « Votre projet ».

La Nef est ouverte du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30. En dehors de ce créneau, un répondeur est à votre disposition. Ses équipes se chargeront de vous rappeler.

La Nef

La Nef ne propose pas de services bancaires en direct.

Pour permettre à ses sociétaires de bénéficier de services bancaires, elle a signé une convention de partenariat avec le Crédit Coopératif. C'est ainsi que, pour ouvrir un compte-chèque "Crédit Coopératif - La Nef", il convient de s'adresser à une agence du Crédit Coopératif et non à la Nef.

Arrow Précisez que vous demandez à ouvrir un compte-chèque "Crédit Coopératif - La Nef".

Voici la liste des agences du Crédit coopératif :
www.credit-cooperatif.coop/index.php?id=46&user_agences_pi1%5Bregion%5D=51301

La Nef
46, rue de la Burge
F-03160 Bourbon L'Archambault
tel. +33 (0)4 70 67 18 50
fax +33 (0)4 70 67 18 54
email: lanef@lanef.com

www.lanef.com/

La Nef et la crise financière
www.lanef.com/forum/viewtopic.php?t=295

Autres banques alternatives
www.planetecologie.org/ENCYCLOPEDIE/EnvironQuotidien/9INVESTI/BAS.htm

En effectuant vos recherches sur internet via VéoSearch, un moteur de recherche solidaire, vous générez des revenus publicitaires. 50% de ces revenus sont reversés aux associations présentes sur le site PlanetFinance.
www.veosearch.com/

www.planetfinancegroup.org/FR/nous_soutenir.php
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Une banque éthique   Mar 23 Déc - 16:06



En 2009, prenez de belles résolutions, venez dialoguer avec des sociétaires de la Nef sur

la finance éthique et l’épargne solidaire.


Le café culturel et équitable, La coopérative accueille la Nef dans le cadre des jeudis découverte le

jeudi 15 janvier 2009 à 19h.

La soirée est libre d’accès.
Merci de réserver au 01 42 29 26 65 ou lacooperative[at]laposte.net

La coopérative : 7 rue Lagille (Paris, 18ème )
Métro Guy Môquet (ligne 13) – Bus 31, 81, 95, 540 (Guy Môquet)

A bientôt,
Stéphane
Sociétaire correspondant Nef
www.lanef.com/forum/viewtopic.php?t=330

7,5 euros les tapas (une assiette de 4 tapas : 1 petite tarte tomate-pistou, 1 clafoutis de courgettes, 1 petite tarte fenouil-parmesan + soupe)
Boissons entre 3 et 6 euros
www.voixdescultures.com/index.php?option=com_content&task=view&id=105&Itemid=9

Photos :
http://viewmorepics.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewPicture&friendID=241873008&albumId=882764
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Une banque éthique   Jeu 26 Fév - 21:34



Les placements éthiques dans la régulation du capitalisme
par Etienne Perrot

(Extraits) Ces fonds socialement responsables posent trois problèmes pratiques où s’infiltre la logique capitaliste. Le choix des indicateurs, la pondération des critères et la stratégie des placements. Le premier problème se pose aux agences de rating, le deuxième aux gestionnaires de fonds, le troisième aux actionnaires.

Indicateurs
Les agences de rating ont pour principal souci de traduire des critères vagues (le respect de l’environnement, le respect des employés, des fournisseurs, de la société civile) en indicateurs mesurables. Ce n’est pas là un problème de pure technique.

Pondération des critères
Les gestionnaires attribuent chacun un poids différent aux indicateurs fournis par les agences de rating (relations humaines et relations avec l’environnement, ressources humaines et relations clients/ fournisseurs/ collectivités, relations avec les actionnaires).

Ethique et rentabilité
Le troisième problème posé par les fonds socialement responsables est de concilier éthique et rentabilité. Il inscrit encore plus les fonds éthiques dans la logique du capital.

Cette dialectique du résultat boursier et de l’exigence sociale explique pourquoi le pouvoir effectif des fonds éthiques n’est pas à la hauteur des rêves de bouleversement que certains en attendent. En effet le pouvoir potentiel de ces fonds particuliers est un pouvoir financier qui procède de la logique capitaliste.

Dans la pratique de gestion de portefeuille, l’éthique conduit simplement, comme dans le fonds Ethos, à sur-pondérer ou à sous-pondérer certaines valeurs, sans pouvoir s’en abstraire totalement. Ce n’est déjà pas si mal. D’autant plus que la plupart de ces fonds sont proposés par des banques ou des compagnies d’assurance dont les entreprises litigieuses peuvent être clientes. Dans le monde capitaliste où les principaux acteurs se tiennent mutuellement par la barbichette, on reste toujours entre gens de bonne compagnie.

Le plus grand pouvoir des fonds éthiques reste la menace de se retirer en vendant les actions de l’entreprise douteuse.
Cette situation éthico-boursière explique que les entreprises placées au pilori pour tel de leurs agissements ou de leurs déclarations, Total-Fina en Birmanie et dans les mers bretonnes, Nike en Thaïlande et en Malaisie, Michelin en Europe, ait été conservées dans la plupart des fonds éthiques.

Rôle modeste, donc, que celui des agences de rating sociétal et des fonds éthiques, bien en deçà de ce que certains proclament, mais rôle effectif cependant, particulièrement adapté aux conditions actuelles du capitalisme mondialisé.

Aujourd’hui, la défense et illustration du capitalisme est assumée par les actionnaires, en une sorte de capitalisme patrimonial, pour parler comme M. Aglietta, fondé non plus sur la productivité du travail mais sur la valorisation des rentes. Dans ce contexte nouveau, les agences de rating sociétal et les fonds éthiques jouent le rôle moralisateur dont le système a besoin pour fonctionner sans se heurter aux réactions délétères de la société civile. A la manière de Keynes qui voulait non la destruction du système mais sa régénérescence, à la manière de Tobin qui proposait une taxe sur les transactions financières internationales non pas pour les juguler mais pour en éviter les dérives délétères, les fonds éthiques aujourd’hui jouent de plus en plus ouvertement le jeu du système en lui assurant une légitimité nouvelle. Leur avenir est donc assuré.

Juin 2001
www.ceras-projet.com/index.php?id=1940
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Orwelle



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MessageSujet: Des placements éthiques et pas de subprimes !   Mer 21 Oct - 22:54



Et si Wall Street adoptait les règles de la finance islamique ?

En France, dans un éditorial assez inattendu, Vincent Beaufils, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire français Challenges, a abordé de front cette question. Alors que le pape Benoît XVI était en visite en France, le journaliste notait qu’au moment où la planète traverse « une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c’est plutôt le Coran qu’il faut relire que les textes pontificaux ».
Et d’insister : « Si les banquiers avides de rentabilité sur fonds propres avaient respecté un tant soit peu la charia, nous n’en serions pas là. » Pour clore son article, Beaufils a loué les banquiers des pays du Golfe « qui ne transigent pas sur un principe sacré : l’argent ne doit pas produire de l’argent », ce qui, traduit dans la finance moderne, pourrait signifier selon lui : « Tout crédit doit avoir en face un actif bien identifié. »
lemondediplomatique

La finance islamique est-elle une finance alternative ?

La finance islamique connait un grand essor. Reposant sur les lois coraniques (chariâa), elle ne trouve, contrairement aux autres préceptes, aucun mal à se faire valoir. Mieux encore, son modèle économique "éthique" (car sans intérêts) semble être très rentable aujourd'hui.

Il s'agit en fait d'une activité bancaire transparente, qui interdit la spéculation et les placements dans des secteurs touchant l'alcool, l'élevage des porcs, les jeux du hasard, les armes, et l'industrie cinématographique. Et qui impose le partage des risques entre les parties contractantes.
paperblog


Evolution de la couverture géographique des fonds islamiques

Sous la dénomination de « Riba », la pratique de l'intérêt usuraire est prohibé en islam.

Plus que le montant du taux, c'est le principe de l'emprunt avec intérêt qui pose problème.

La prohibition de l’intérêt résulte du verset 275 de la deuxième sourate du Coran : « Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt ».
A cet égard l'islam rappelle l'ancienne tradition chrétienne, intégrée dans la théologie de Saint Thomas d'Aquin qui s'appuyait sur les enseignements d'Aristote selon lequel l'argent ne peut pas produire d'enfants. Le prélèvement d'intérêts est caractérisé comme un moyen injuste, déshonorant et contre nature d'accaparer le bien d'autrui.

Les principes sur lesquels repose la finance islamique comprennent l'interdiction de l'intérêt usuraire, le partage des pertes et des profits entre l'entrepreneur et l'investisseur, l'adossement de toute transaction à un actif tangible - ce qui garantit la traçabilité des opérations financières -, l'interdiction de toute activité jugée illicite en Islam comme la pornographie, l'armement ou encore l'alcool.

La finance islamique a aujourd'hui plus de trente ans. Elle s'est considérablement développée ces dernières années, et les spécialistes lui prédisent un avenir florissant.

La finance islamique, forte de plus de 800 milliards de dollars ne se restreint plus au Moyen-Orient et autres pays musulmans comme la Malaisie. En fait, une de ses plus grandes places s'appelle Londres.

L'autorité financière britannique FSA (Financial services authority) a facilité l'intégration de banques islamiques en Grande-Bretagne. En 2004, l’Islamic Bank of Britain a été agréée par les autorités britanniques (voir le site de la Financial Service Authority).

Le système bancaire britannique compte, en 2008, trois banques pleinement islamiques[6] : l’Islamic bank of Britain, l’European Islamic Investment Bank et la Bank of London and Middle East.

Présentation sur France 3


Composition moyenne des fonds islamiques et conventionnels

La finance islamique arrive en France

En France, plusieurs études aboutissent au même résultat : la finance islamique est une opportunité à saisir. Les acteurs financiers tardent à se présenter, mais conscient du retard accusé par rapport à leurs voisins britanniques, allemands et suisses, l'État français a décidé de prendre les devants avec un Master Finance islamique à l'instar des anglais, enseigné l'école de Management de Strasbourg,afin de préparer et former des cadres qualifiés pour ce qui semble être le nouvel eldorado bancaire.

Le Conseil constitutionnel censure la finance islamique

Le Conseil constitutionnel a censuré mercredi 14 octobre deux articles de la loi sur le financement des PME, dont l'un prévoyait une disposition en faveur de la finance islamique.

Une proposition de loi déposée par la députée UMP Chantal Brunel introduisait par un amendement des principes de la finance islamique en droit français.

Cette disposition sur le régime de la fiducie (transfert temporaire de propriété) devait permettre «aux détenteurs de "sukuk", c'est-à-dire d'obligations conformes au principe de la finance dite islamique, de pouvoir se prévaloir d'un droit de propriété des actifs supports afin d'être en conformité avec les principes éthiques de loi musulmane ou charia», avait déclaré Chantal Brunel en commission.

A la différence des obligations classiques, les "sukuk" sont adossées à un actif tangible et ne paient aucun intérêt, les investisseurs recevant des coupons correspondant à une part des profits dégagés par l'actif sous-jacent.

Un marché de 1000 milliards de dollars

Bercy soutenait cette mesure, estimant qu'elle permettrait à la France de rattraper son retard sur la Grande-Bretagne. L'Association de promotion de la place française, Paris Europlace, a annoncé qu'elle ambitionnait de capter 10% du marché de la finance islamique d'ici à 2 020.

Il s'agit d'attirer ces capitaux, qui sont estimés à 1000 milliards de dollars au total avec des perspectives d'évolution rapide. L'objectif est de proposer aux investisseurs du Moyen-Orient et d'Asie du Sud-Est une alternative européenne à la place financière de Londres, première sur ce secteur.

Dans son communiqué, le Conseil constitutionnel souligne que les dispositions relatives a la finance islamique ont été attaquées «non sur le fond, mais en raison de la procédure suivie au Parlement».

La semaine dernière la Banque de France avait annoncé que, suite aux évolutions législatives annoncées par le gouvernement, une demande d'agrément pour l'ouverture en France d'une succursale de banque islamique avait été déposée.

«Une demi douzaine de contacts ont par ailleurs été pris» par des banques avait par ailleurs annoncé la Banque de France.
www.financeislamiquefrance.fr/


Evolution de la composition des fonds islamiques

La société Isla-invest Consulting, est la première société française à se spécialiser dans le conseil en investissements financiers et immobiliers selon des normes conformes à l'éthique islamique. Elle a été mise en place par Zoubeir Ben Terdeyet, financier qui a découvert les finances islamiques chez UBS en Suisse. M. Ben Terdeyet est le seul spécialiste français participant à des rendez-vous d'experts internationaux.

Au coeur du dispositif de l'économie islamique se retrouve le souci permanent d'éviter la « Riba ». L'une des banques islamiques les plus prospères a d'ailleurs choisi de se nommer la Noriba bank (banque sans Riba).

Noriba bank
www.ubs.com/1/e/dubai.html
www.daily-bourse.fr/chronique-la-finance-islamique-est-elle-une-finan-Feed-AOF200910191052535.php cyclops

Finance islamique: manque de standardisation pénalisant (étude)
www.romandie.com/infos/news2/200910071440040AWP.asp

LES FINANCES ISLAMIQUES-PARTIE 1 [vidéo]
www.wat.tv/video/finances-islamiques-partie-khib_khi7_.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Une banque éthique   Mer 21 Oct - 23:05



RAPPORT JOUINI ET PASTRE

DIX PROPOSITIONS POUR COLLECTER 100 MILLIARDS D'EUROS

Rapport remis à Paris Europlace par Elyès Jouini, Professeur à l'Université de Paris-Dauphine et Olivier Pastré, Professeur à Paris VIII Saint-Denis.
13 11 2008

Le rapport JOUINI- PASTRE propose 10 réformes
pour attirer la Finance Islamique sur la Place de Paris et parvenir à cet objectif :

1/ accélérer les efforts de communication de la Place Financière française en direction des pays où la Finance Islamique se développe le plus rapidement.
2/ donner aux investisseurs la certitude juridique et fiscale dont ils ont besoin. Cette sécurité concerne le traitement fiscal, notamment l’absence de retenue à la source et la déductibilité s’agissant de la rémunération versée sur les sukuks, ainsi que la neutralité fiscale des opérations d’achat/revente sur actifs mobiliers ou immobiliers.
3/ Créer un indice boursier de fonds islamiques par NYSE Euronext.
4/ Assurer la création d’un compartiment dédié aux sukuk et obligations indexées, suivie d’une ou plusieurs émissions privées de sukuk sur la Bourse de Paris, et renforcer les capacités d’origination de la Place de Paris.
5/ Adapter le régime de la fiducie, indispensable pour développer des structures de financement compatibles avec la Sharia.
6/ Assurer la collecte de l’épargne des Résidents Musulmans en France, dans le prolongement du rapport Milhaud sur ce thème.
7/ Développer le secteur de l’assurance en proposant des produits Takaful et Retakaful.
8/ Exonérer le vendeur de la garantie des vices cachés dans le cadre d’achat/vente simultanés sur actifs mobiliers et immobiliers et la possibilité de cession à titre civil de garantie, réformer les conditions de refinancement en matière de crédit-bail.
9/ Agréer rapidement l’implantation en France d’institutions financières islamiques.
10/ Accélérer les formations en matière de Finance Islamique, en partenariat avec les structures existantes dans les pays musulmans.

www.next-finance.fr/Finance-Islamique-10-propositions
www.paris-europlace.net/files/doc137647.pdf
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Orwelle



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MessageSujet: Retards de transfert   Lun 15 Mar - 18:29


Agent de change Dessin de Pakman

Les banquiers pickpockets

Des Kerviel en herbe sommeilleraient-ils chez nos guichetiers français ? Déposer son argent à la banque reviendrait-il à jouer au baccarat, sans l’ivresse du jeu et la possibilité de «se refaire» ? Et le spécialiste des finances d’égrener des exemples dignes de figurer au Musée de l’Horreur de la Banque : une étudiante boursière à qui la banque chipe le contenu de son livret jeunes (750 euros) à l’occasion d’un transfert du compte, un distributeur automatique qui ne délivre qu’une partie des billets demandés à une pauvre grand-mère, des chèques non crédités sur le bon compte avec en prime un établissement qui refuse fermement de corriger son erreur…

Crapules

«Il existe une augmentation des incidents depuis 4 ans. Nous observons une évolution négative de certaines attitudes bancaires, que nous ne notions pas avant. Dans ce genre d’affaires, on peut aller de dysfonctionnements purs et simples à des hypothèses plus crapuleuses… Mais aujourd’hui, la tendance est plus aux retards de transfert qu’aux disparitions. Les dates de valeur prennent parfois jusqu’à 10-15 jours ! Et bizarrement, cela concerne tous les établissements bancaires» dénonce Serge Maitre. De là à penser que la pratique s’institutionnalise…

Peut-on envisager que les banques se constituent un «petit matelas financier» ? «Avec ces retards, les banques se créent artificiellement une solvabilité de façade. Évidemment elles ne peuvent retarder le transfert pendant 100 ans» relativise l’AFUB. Mais les conséquences sont là : le consommateur ne dispose pas de son argent et peut même être amené à payer des agios si son compte vire au rouge. (...)

www.bakchich.info/Les-banquiers-pickpockets,10133.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Une banque éthique   Sam 28 Aoû - 21:57



La place de Paris s’ouvre à la finance islamique

Après un travail de plus d’un an, Bercy a publié mardi 24 août des instructions fiscales qui donnent à la finance islamique un nouveau cadre réglementaire. Paris veut ainsi attirer les fonds d’investissement du Moyen-Orient et devenir la première place financière de l’Europe continentale pour ce type de placements.

Que change la nouvelle réglementation ?

«L’objectif était, sur le plan fiscal, de placer les opérations conventionnelles et celles issues de la finance islamique sur un pied d’égalité et de s’assurer ainsi qu’il n’y a pas de discrimination», explique Gilles Saint Marc, associé au cabinet d’avocats Gide Loyrette Nouel. Cet avocat a participé au travail lancé il y a plus d’un an sous l’égide du ministère des finances afin d’élaborer les instructions fiscales publiées mardi 24 août.

Le groupe d’experts réunissait des banquiers, des juristes, des représentants de l’administration et des «scholars», ces jurisconsultes du droit musulman, spécialistes de la charia. «Jusque-là, les dispositions fiscales françaises avaient été pensées pour des opérations financières conventionnelles.
Il a fallu étudier de quelle manière ces mesures pouvaient être applicables aux opérations de finance islamique. Les nouvelles instructions que nous avons bâties portent sur l’application à la finance islamique de la TVA, de l’impôt sur les sociétés ou encore des droits d’enregistrement», détaille Gilles Saint Marc.

Quelles sont les opérations pratiquées par la finance islamique ?

La finance islamique moderne n’a pris son essor que dans les années 1990 et on estime que moins de 1 % des actifs financiers détenus par des musulmans sont investis dans cette classe d’actifs. Le besoin d’un système de finance spécifique aux musulmans résulte du verset 275 de la deuxième sourate du Coran : «Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt.» La banque islamique propose plusieurs mécanismes pour se conformer au Coran.

Les sukuk sont des titres financiers, dont la rémunération et le capital sont indexés sur la performance d’un ou plusieurs actifs détenus par l’émetteur. Ces produits sont utilisés par les banques d’investissement.

La mudarabah est un contrat entre un détenteur de capital et un entrepreneur. Le profit est distribué entre les deux parties selon un ratio prédéterminé. La perte financière est subie uniquement par les financiers.

La musharakah consiste, pour la banque islamique, à participer au financement de l’acquisition d’un bien immobilier : 90 % des fonds sont apportés par la banque et le reste par le particulier. Le remboursement obéit à un tableau d’amortissement qui comprend, outre le capital principal, les bénéfices tirés par la banque de l’opération.

L’ijarah est une sorte de leasing, par lequel la banque achète des machines et des équipements puis en transfère l’usufruit au bénéficiaire pour une période durant laquelle elle conserve le titre de propriété de ces biens.

L’istina est un mode de financement à moyen terme. C’est un contrat de fabrication où le vendeur accepte de fournir à l’acheteur, dans un certain délai et à un prix convenus, des biens spécifiés après leur fabrication conformément au cahier des charges.

Quel est l’intérêt de cette adaptation réglementaire ?

L’intention première est d’attirer les fonds souverains des pays du Golfe vers la place de Paris. Bercy estime que «la finance islamique représente 400 à 500 milliards d’euros d’investissement à travers le monde. Le développement de la finance islamique en France est un enjeu pour attirer sur notre territoire une part de ces investissements».

Pour l’instant, le ministère français des finances s’est concentré sur les investisseurs du Golfe. Il n’a pas encore facilité l’émergence de banques islamiques de détail qui draineraient une partie de l’épargne de la communauté musulmane vivant en France.

Pierre COCHEZ
www.la-croix.com/La-place-de-Paris-s-ouvre-a-la-finance-islamique/article/2436858/4079
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MessageSujet: Re: Une banque éthique   Aujourd'hui à 11:48

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