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 L'Europe impopulaire

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BA



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 13 Avr - 9:35

L’Europe supranationale est née le 25 mars 1957. Son acte de naissance a été le traité de Rome.

L’Europe supranationale a vécu quelques décennies.

A partir de 2007, une crise très violente a été l’occasion de tester les fondations de cette Europe supranationale.

En clair :

Est-ce que la soi-disant « solidarité européenne » existe ? Ou alors est-ce que ce n’était qu’une légende ?

Les années 2007-2008-2009-2010-2011 ont donné la réponse :

1- Les Etats européens surendettés ont demandé que les Etats européens riches donnent de l’argent pour les sauver. MAIS DANS LA REALITE les Etats Européens riches ont refusé de donner de l’argent. Les Etats européens riches ont prêté de l’argent aux Etats européens surendettés. Les Etats européens riches ont rajouté des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasaient les Etats européens surendettés.

2- Les Etats européens surendettés ont demandé la création d’euro-obligations. MAIS DANS LA REALITE les Etats européens riches ont refusé la création d’euro-obligations. Les Etats européens riches ne veulent pas payer un taux d’intérêt supérieur au taux d’intérêt qu’ils paient aujourd’hui lorsqu’ils lancent un emprunt.

3- Les Etats européens surendettés ont demandé l’augmentation du budget de l’Union Européenne. MAIS DANS LA REALITE les Etats européens riches ont refusé de donner davantage d’argent au budget de l’Union Européenne.

Les neuf Etats européens les plus riches ont refusé de donner davantage d'argent au budget de l'Union Européenne.

La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas, la Finlande, la Slovaquie, le Danemark et la Suède ont refusé de donner davantage d'argent au budget de l'Union Européenne.


Conséquence : le budget de l’Union Européenne restera au niveau minable de 1 % du PIB de l’Union Européenne pour la période 2014-2020.

Depuis 2007, à chaque fois que les Etats européens surendettés ont demandé un geste CONCRET de solidarité, les Etats européens riches ont refusé.

Les années 2007-2011 nous ont montré ceci :

Dans les bla-bla-bla, dans les grands discours, les bisounours nous parlent de la soi-disant « solidarité européenne ». MAIS DANS LA REALITE, au moment de donner de l’argent, il n’y a plus personne.

Les Etats européens riches ne veulent pas donner de l’argent pour sauver de la faillite les Etats européens surendettés.

La solidarité européenne, ça n’existe pas.

Les fondations sur lesquelles les bisounours ont construit l’Europe supranationale n’existent pas. Et donc l’Europe supranationale est en train de mourir.

C’est cette réalité que le monde entier est en train de comprendre : l’idée européenne, c’était une légende.

L’idée européenne, c’était une croyance religieuse.

De plus en plus de gens commencent à comprendre que l’Europe supranationale a été construite sur une légende.

Comme d’habitude, les riches ont été les premiers à comprendre que tout le système européen supranational est en train de s’effondrer : depuis plus d’un an, les Européens les plus riches transfèrent leur épargne, leurs capitaux, etc, etc, en-dehors de l’Union Européenne.

Quand les riches quittent le paquebot sur des canots de sauvetage, ça signifie que le paquebot coule.

L’Union Européenne est en train de mourir en ce moment-même, sous nos yeux.

Seuls les aveugles ne le voient pas.

http://www.boursorama.com/actualites/sarkozy-la-france-demandera-le-gel-de-sa-contribution-au-budget-de-l-ue-efc70ef6a61426a5ace4653f8461f41c
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 13 Avr - 14:07


La Grèce commence la vente de ses actifs nationaux

Les discussions sur les soldes des actifs nationaux grecs se sont terminées, Athènes est passé aux actes concrets. Gazprom participe par exemple à l’appel d’offres lancé pour l’achat du géant gazier DEPA. Les compagnies pétrolières et les compagnies des eaux, les autoroutes et les chemins de fer, les aéroports, les ports maritimes et les stations balnéaires sont mis en vente. Cependant, il ne s'agit pas de la perte de la souveraineté, racontent les experts.

Le gouvernement grec vend ses parts dans l'économie nationale aux investisseurs étrangers dans le cadre de la privatisation, coordonné avec les créditeurs de l'UE et le FMI. Pour recevoir leur aide les Grecs doivent réduire les dépenses budgétaires de 20 milliards d'Euros d'ici à 2015. D'ici à 2017 cette somme doit atteindre 50 milliards. L'année dernière Athènes hésitait à procéder à la privatisation et elle négociait avec les investisseurs potentiels en les rebutant par leur lenteur. Cependant, la situation a poussé la Grèce à se dépêcher.

Le Vice-président de l'Association des entrepreneurs Delovaya Rossia Anton Danilov-Danilian a raconté à La Voix de la Russie que ces derniers temps les Grecs en Russie sont devenus beaucoup plus actifs. Les représentants de l'ambassade grecque et l'ambassadeur visitent souvent des forums différents où participent les investisseurs russes et ils les invitent activement en Grèce. En octobre 2011 les Grecs ont négocié avec le monopoliste russe les Chemins de fer de Russie sur la vente possible des Chemins de fer de Grèce. Les Grecs ont également intéressé la partie russe par la participation possible à la privatisation de la compagnie minière de nickel « Larco ». Cette année plusieurs investisseurs russes vont prétendre aux compagnies grecques : le géant gazier DEPA et la compagnie pétrolière Hellenic Petroleum.

La Turquie est très intéressée par les ventes qui commencent en Grèce. Les voisins les plus proches des Grecs s'intéressent aux ports maritimes du Pirée et de Thessalonique, aux stations balnéaires et aux biens immobiliers qui s'y trouvent. Bien sûr les soldes grandioses ne vont pas se passer sans la participation des compagnies américaines et européennes. Cependant, si cette liquidation peut résoudre même partiellement les problèmes grecs, finalement elle pourrait mettre le pays dans une situation encore plus difficile, a souligné dans son interview accordée à La Voix de la Russie le Directeur de l'Institut des problèmes de la mondialisation Mikhaïl Deliaguine.

‘Le problème de la Grèce ne consiste pas en ce qu'elle a des dettes, mais il consiste en ce que l'industrie n'y est pas très développée. Et quand elle aura vendu ce qui travaille et rapporte, elle aura encore moins de production. Il n'est pas certain qu'elle puisse "exister" après cela. [...]’
(...)
http://french.ruvr.ru/2012_04_10/dette-crise-economique-Grece/

La crise provoque une vague de suicides en Italie

Un réseau d'aide psychologique vient d'être mis en place en Italie, face à une série de suicides de chômeurs, petits entrepreneurs et artisans embourbés dans leurs dettes.

Ces dernières semaines, les médias de la péninsule se font presque tous les jours l’écho du geste désespéré d’un entrepreneur croulant sous les dettes et ne voyant que la fermeture comme avenir pour son entreprise ou de salariés licenciés sans espoir au moment où le chômage a atteint un niveau record à 9,3% en février.
L’un des cas ayant le plus choqué le pays est l’immolation par le feu fin mars à Bologne (nord) d’un maçon poursuivi pour ne pas avoir payé ses impôts, décédé après neuf jours d’agonie. Des drames qui suscitent une forte émotion dans le pays.

Il s’agit "du reflet d’une situation insoutenable" sur le plan économique et social et non de "faits divers isolés", a jugé Sergio Marchionne, le patron du groupe automobile Fiat, la plus grande entreprise du pays.

Le numéro un du parti Italie des Valeurs (gauche), Antonio Di Pietro, a en revanche suscité une vive polémique en attaquant le chef du gouvernement Mario Monti qui a, selon lui, "ces suicides sur la conscience" alors qu’il "raconte des mensonges dans les journaux sur la crise qui serait finie".

Déjà frappée par une crise profonde en 2009, l’Italie, plombée par la crise de la dette et des plans d’austérité à la chaîne destinés à rassurer les marchés, vient de replonger dans la récession à la fin de l’an passé.
Face à cette recrudescence des suicides, l’organisation "Entreprises qui résistent" ("Imprese che resistono") vient de mettre en place dans plusieurs régions un réseau d’aide psychologique baptisé TerraFerma pour permettre aux entrepreneurs ou aux salariés de parler de leurs problèmes. [...]
www.24heures.ch/monde/europe/La-crise-provoque-une-vague-de-suicides-en-Italie/story/17269039

Loi anti-manifestations drastique en Espagne
Le ministre de l’intérieur, Jorge Fernández Díaz, a justifié aujourd’hui au Congrès la réforme nécessaire contre ce qu’il appelle “une spirale de violence” pratiquée parce ceux qu’il a définis comme des “collectifs anti-système”.

Les violences ne seront pas les seules impliquées dans le projet de lois, il souhaite y inclure comme délit d’”atteinte à l’autorité”, la résistance passive.
Les appels à la violence via internet seraient également punis par la loi…

Les commentaires des internautes de Publico.es :
“En cambio, la autoridad puede matar impunemente con pelotas de goma.”
“Ahora va a resultar que Twitter es un arma de destrucción masiva…”
“Alucino, bueno no, son de educación fascistas, qué esperábamos”
http://veritesetmensonges.wordpress.com/2012/04/11/loie-anti-manifestation-drastique-en-espagne/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 13 Avr - 21:37

14 avril 1912 :

Le Titanic vire, mais heurte l'iceberg par tribord et le choc fait sauter les rivets, ouvrant ainsi une voie d'eau dans la coque sous la ligne de flottaison. Les portes étanches sont alors immédiatement fermées par Murdoch afin d'éviter une voie d'eau plus importante. Mais l'eau commence à envahir les cinq premiers compartiments du bateau. Or, le Titanic ne peut flotter qu'avec au maximum quatre de ses compartiments remplis d'eau.

Source : article "Titanic" dans Wikipedia.

Cent ans plus tard, presque jour pour jour : le Titanic "ZONE EURO" a cinq compartiments remplis d'eau.

L'eau est entrée dans le compartiment grec, ensuite l'eau est entrée dans le compartiment irlandais, ensuite l'eau est entrée dans le compartiment portugais.

Maintenant, l'eau entre dans le compartiment espagnol et dans le compartiment italien.

L'Espagne et l'Italie entraînent maintenant tous les autres Etats européens vers le fond de la mer.

Comment les Bourses réagissent-elles au naufrage de l'Espagne et de l'Italie ?

Italie : - 3.43%
Espagne : - 3.58%
Suisse : - 0.87%
Pays-Bas : - 1.53%
France : - 2.47%
Norvège : - 1.01%
Russie : - 0.46%
Pologne : - 1.26%
Allemagne : - 2.36%
Belgique : - 1.53%
Royaume Uni : - 1.03%

Le Titanic « ZONE EURO » prend l'eau de toutes parts.

https://www.youtube.com/watch?v=Vxz8p3QdD3Q
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 30 Juin - 10:09


UE, USA, banquiers, sociétés pétrolières : voleurs et assassins !

Trop, c'est trop !! J'accuse
Par Marie Caroline Porteu

Voici quelque mois, j'ai écrit un billet intitulé Décolonisons l'Europe de l'Occupation Financière*.

Il y a quelques semaines j'en ai écrit un autre intitulé : Ceci n'est pas un complot mais une stratégie**.

Je ne pensais pas avoir ce matin une démonstration aussi éclatante de la réalité de ces deux observations.

La Grèce a visiblement dans ses eaux maritimes des gisements pétroliers et gaziers d'une importance et d'une richesse exceptionnelles.
Cette nouvelle devrait faire la une de tous les journaux et un article remarquablement détaillé a été écrit sur le sujet en mars 2012 par F. William Engdahl, journaliste américain, spécialiste des questions énergétiques et géopolitiques.

Depuis des millénaires, les richesses d'un sous-sol ou des eaux territoriales d'un pays appartiennent au pays lui-même et à son peuple. Il n'y a même pas besoin de se référer à une quelconque doctrine idéologique pour le savoir et le constater... Ces gisements seraient visiblement totalement suffisants pour permettre à la Grèce de se désendetter.

Foskolos déclare qu'il y aurait 22 milliards de barils de pétrole au sud de la Crète ; il estime les perspectives de développement en la matière à 2016-2017, et déclare que le sud de la Crète est aussi riche que l’Iran.

Les lois édictées par la Commission européenne en 2007, concernant la libéralisation du marché de l'énergie et la possibilité de privatiser les entreprises publiques exploitant et distribuant ces ressources ont permis aux banques d'investissement américaines de s'approprier en toute impunité, en profitant d'un marché totalement déstabilisé par la prétendue Crise des dettes souveraines européennes, une partie des infrastructures européennes de transport d'énergie.

L'Europe colonisée est en train de franchir une étape de plus, puisque la Société Noble Energy, qui n'a même pas été à l'origine des découvertes des gisements grecs (c'est l’État grec lui-même qui a fait visiblement fait faire ces recherches), revendique 60% de cette future production.

Selon un rapport de l’analyste politique Aristote Vassilakis publié en juillet 2011, l’objectif de Washington en poussant ainsi la Grèce et la Turquie à unir leurs forces sur le pétrole et le gaz réside dans le partage prévu des revenus de ces exploitations. Selon son rapport, Washington propose que la Grèce obtienne 20 % du chiffre d’affaires, la Turquie 20 % et la société états-unienne Noble Energy, société qui a déjà assuré le forage dans les eaux israéliennes et au large des cotés grecques, obtiendrait la part du lion, c’est à dire 60 % [12].

Bill, l’époux de la secrétaire d’État Hillary, est lobbyiste à Washington pour le compte de Noble Energy. [13]

Je crois qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter beaucoup de commentaires à cet invraisemblable escroquerie dont le peuple grec risque de se retrouver une fois de plus la victime...sachant que récemment, l'Allemagne, par la voix du PDG de la Deutsche Bank demandait l'accélération des privatisations de services publics européens .

L'omerta médiatique ne devient rien d'autre qu'une complicité active de crimes insensés. Je ne sais plus qui parlait de génocide financier concernant la Grèce ou l'Europe... mais on peut désormais ajouter le terme de colonisation et d'occupation, favorisée par nos médias et bien sûr par les membres de la Commission européenne. L'Allemagne avait d'ailleurs prévu un plan de relance pour la Grèce, incluant des zones franches favorisant les investissements étrangers avec une dérégulation totale du marché de l'emploi grec... : nouveaux camps de travail européens ?

Si cette information avait été un minimum relayée par les médias , les taux d'emprunt de l’État grec seraient sans doute au même niveau que ceux de la France et de l'Allemagne. Les intérêts financiers prélevés sur les Grecs, comme les plans d'austérité, ne sont donc que les conséquences d'une immense escroquerie, à laquelle les médias ont participé par leur silence .

La Grèce est le pays le plus riche de toute l'Europe !!! Ses taux d'emprunt d’État devraient être inférieurs à ceux de l'Allemagne !!!!

La prochaine étape : ce sera une taxe perçue par les entreprises américaines sur l'air qu'on respire ?? La taxe carbone étant déjà dans leurs mains comme le montre les acteurs financiers du Carbone Disclosure Project... qui sont :
HSBC, JPMorgan Chase, Bank of America, Merrill Lynch, Goldman Sachs, American International Group, and State Street Corp.

Ne vous demandez d'ailleurs pas qui a intérêt à la nouvelle campagne de désinformation sur la pollution des diesels.

Trop c'est trop... et je pense qu'il n'est pas besoin de beaucoup de mots pour montrer que la seule priorité est de mettre fin à cette colonisation et à ce hold-up inadmissible, qui se fait de plus avec la complicité de ceux qui sont supposés servir les intérêts des Européens... Je n'appellerai pas mon billet l'Europe des Vendus , mais je pense que ce titre serait tout à fait pertinent.

Une information était sortie le 13 Janvier 2012 sur ces découvertes... AUCUN MÉDIA n'a trouvé jugé utile de la relayer alors qu'elle était d'une importance capitale. Où sont les appels d'offre ??

Modification effectuée le 24 JUIN : l'horizon se dégage pour savoir qui fait quoi :

La Société Latsis visiblement majoritaire dans le Groupe Hellenic Petroleum, également actionnaire de la Société Energean qui exploite déjà deux forages en Grèce, cherche activement des partenaires pour ces forages et ces explorations :

From the local energy market, however, interest has been shown by Hellenic Petroleum, which, according to a previous statement by CEO Yiannis Costopoulos, will be participating in the tender either independently or with a partner. The group is apparently already in search of a partner as, according to sources, it extended an invitation to potential investors for the exploration and production of hydrocarbons at a recent presentation in London.

The Latsis Group, which owns a majority stake in Hellenic Petroleum, appears to be moving in this direction too, following its withdrawal from the natural gas market.

Its interest in the reserves found in Katakolo, western Greece, has also been made public by Energean Oil & Gas, which is currently developing the Prinos oil field in the northern Aegean.


Last but not least, Greek construction firm J&P Avax has apparently held exploratory talks for participating in the conceded areas of Ioannina, Katakolo and the Gulf of Patra, while it also seems that the hydrocarbon market has left Motor Oil, which is active in North Africa, unmoved so far.

Il semble utile de préciser à ce stade que Latsis entretient des relations très étroites avec Barroso, ce qui peut éclairer les décisions de la Commission Européenne... et je ne peux que recommander la lecture du fabuleux Billet de Vivre est un village sur ce sujet précis :

Ils ont aussi - et surtout - découvert que les entreprises de Spiro Latsis avaient eu au moins à six reprises, depuis 1999, les honneurs de la Commission européenne dans ses avis ou décisions. Ainsi, de 1999 à 2004, la banque du groupe grec, EFG Eurobank, a été choisie par la Commission pour faire transiter l’argent des financements européens en Grèce. De même, l’exécutif européen a autorisé plusieurs rapprochements entre le groupe Latsis et des banques ou entreprises grecques. (…) Enfin, pour tout arranger, Barroso, une fois installé à la tête de l’exécutif européen, a nommé conseiller spécial à la Commission un certain Dusan Sidjanski, également patron du Centre européen de la culture [le CEC fondé par Denis de Rougemont], un machin largement financé par… le groupe Latsis. »

Alors Oui :

J'accuse nos technocrates de brader les intérêts des Européens

J'accuse les politiques élus de leur faciliter la tâche

J'accuse nos médias, par leur silence indigne, de participer activement à ce dépeçage .

Et je ne dirais pas : Bon appétit Messieurs... !!!! MAIS plutôt, l'heure est venue de rentrer en Résistance.

P.S. N'oubliez pas de recommander ce billet pour qu'il ait la plus large diffusion possible. Merci

Sources
[...]
http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/230612/trop-cest-trop-jaccuse

* http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/190312/decolonisons-leurope-de-loccupation-financiere
** http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/100512/ceci-nest-pas-un-complot-cest-une-strategie-reposant-sur-des-



Confessions d’un assassin financier : le contrôle des pays par la dette
[Vidéo]

Voici un témoignage étonnant concernant les révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis. Ces révélations sont faites par John Perkins (né en 1945 à Hanover dans le New Hampshire aux États-Unis). John Perkins est un économiste, un écrivain et un activiste social et écologique. Il est surtout connu pour son récent ouvrage ‘Confessions of an Economic Hitman’, traduit en français par ‘Les Confessions d’un assassin financier’.

En 1970, il est engagé par une firme internationale de consultants nommée MAIN. Il y débutera là un emploi en tant qu’assassin financier, et sera formé pour endetter des pays du tiers monde et les soumettre aux exigences d’un empire global et de puissants intérêts financiers américains.
En 1980, après une importante prise de conscience et une dépression, il remettra sa démission.

Après deux décennies d’hésitations, de menaces et de pots-de-vins, il publie finalement en 2006 son livre ‘Les confessions d’un assassin financier’, son livre qui connaîtra le plus de succès, livre où il révèle comment les USA assoient leur domination politique en utilisant l’arme économique. [...]
www.prisedeconscience.org/economie/confessions-dun-assassin-financier-le-controle-des-pays-par-la-dette-1917
www.dailymotion.com/video/xazero_temoignage-d-un-assassin-financier_news

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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 30 Juin - 11:24

A propos du sommet européen, voici les phrases importantes du communiqué final :

« Nous demandons instamment la conclusion rapide du mémorandum d’accord joint à l’aide financière accordée à l’Espagne pour la recapitalisation de son secteur bancaire. Nous réaffirmons que l’aide financière sera fournie par le FESF jusqu’à ce que le MES devienne opérationnel, et qu’elle sera ensuite transférée à ce dernier, sans obtenir de statut prioritaire.

Nous affirmons notre ferme détermination à faire ce qui est nécessaire pour assurer la stabilité financière de la zone euro, notamment en ayant recours aux instruments existants du FESF/MES de manière souple et efficace afin de stabiliser les marchés pour les États membres qui respectent leurs recommandations par pays et leurs autres engagements, y compris leurs calendriers respectifs, dans le cadre du semestre européen, du pacte de stabilité et de croissance et de la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques. »

http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/fr/ec/131360.pdf

Rappel : le FESF et le MES sont des coquilles vides.

Le FESF et le MES n’ont pas les milliards d’euros nécessaires pour acheter des obligations de l'Etat espagnol, des obligations de l'Etat italien, etc.

Le FESF et le MES n’ont pas les milliards d’euros nécessaires pour recapitaliser directement les banques espagnoles, les banques italiennes, etc.

Donc le FESF et le MES vont d’abord devoir emprunter des milliards d’euros sur les marchés internationaux.

Ensuite, avec cet argent, le FESF et le MES pourront intervenir.

Bref, on va rajouter des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui existent déjà !

Mais les montagnes de dettes ne peuvent pas monter jusqu’au ciel.

Il arrive toujours un moment où tout s’effondre.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 24 Jan - 13:16


Un bébé de 34 jours est mort de faim en Grèce

Il y a quelques jours, un petit garçon présentant les symptômes de la famine a été transporté de Leros à Héraklion et hospitalisé dans un état critique. Il souffrait en outre d'hypothermie et de septicémie. Il a rendu son dernier souffle samedi 19 janvier à midi.
Les médecins lui ont prodigué tous les soins qu'ils pouvaient, mais ont été incapables de le sauver.

Selon les informations de la police et d'autres sources, le bébé était né le 15 décembre 2012 et pesait environ 3,5 livres. Toutefois, lors de l'examen médical, il a été constaté que son poids n’excédait pas 3 kg...
http://www.thebest.gr/news/index/viewStory/174530

« [...] Je me dispense de commentaire, estimant que c'est à Barroso, Papandréou, Merkel, Sarkozy, van Rompuys, Cameron, etc. mais aussi à M. Blankfein et à tous les banquiers et milliardaires qui trouvent leur compte au système de "commenter". » Nicolas Janny
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 24 Jan - 13:53

Mercredi 23 janvier 2013 : chiffres de la dette publique pour le troisième trimestre 2012.

En zone euro, la dette publique de plusieurs Etats atteint des sommes inimaginables.

En zone euro, la dette publique de plusieurs Etats est devenue hors de contrôle.

Plus personne ne contrôle quoi que ce soit.

Nous entrons dans une nouvelle époque : l’époque des défauts de paiement de plusieurs Etats européens.

1- Médaille d’or : la Grèce. Dette publique de 301,193 milliards d’euros, soit 152,6 % du PIB. Tous les soi-disant « plans de sauvetage » de la Grèce ont échoué. Le premier défaut de paiement avait effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. La Grèce va de nouveau se déclarer en défaut de paiement.

2- Médaille d’argent : l’Italie. Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1995,143 milliards d’euros, soit 127,3 % du PIB. Mario Monti a fait la preuve de sa nullité. Mario Monti a fait la preuve de son incompétence.

3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 201,003 milliards d’euros, soit 120,3 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique du Portugal continue à augmenter. Le gouvernement portugais a annoncé que le Portugal était incapable de rembourser comme prévu les 78 milliards d’euros du soi-disant « plan de sauvetage ».

4- Dette publique de l’Irlande : 190,954 milliards d’euros, soit 117 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique de l’Irlande continue à augmenter. Le gouvernement irlandais a annoncé que l’Irlande était incapable de rembourser comme prévu les 85 milliards d’euros du soi-disant « plan de sauvetage ».

5- Dette publique de la Belgique : 380,923 milliards d’euros, soit 101,6 % du PIB.

L’Irlande bénéficie depuis novembre 2010 d’un plan de sauvetage sur trois ans de l’Union européenne et du FMI. Le Portugal a quant à lui dû solliciter un plan de sauvetage sur trois ans en mai 2011.

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0ARB6520130122?pageNumber=3&virtualBrandChannel=0
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 15 Fév - 11:02



L'UE va financer des « trolls » pour contrer les eurosceptiques en vue des élections de 2014
On se pince pour y croire. Le Parlement européen va débourser environ 2 millions de livres sterling (2,5 millions d'euros) pour lancer une armée des "trolls" dans les forums de discussion en ligne, afin de lutter contre l'euroscepticisme galopant. Objectif : empêcher un désastre lors des prochaines élections européennes qui devraient avoir lieu entre le 5 et le 8 juin 2014. Citoyens, tenez-vous prêts ! Les trolls de Van Rompuy sont lâchés ! Et ils ne feront pas de quartier !
http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/l-ue-va-financer-des-trolls-pour-130702

Non à l'Europe du Traité de Lisbonne
Arrow https://www.facebook.com/groups/132054571143/


EU to set up euro-election 'troll patrol' to tackle Eurosceptic surge
The European Parliament is to spend almost £2 million on press monitoring and trawling Eurosceptic debates on the internet for "trolls" with whom to debate in the run-up and during euro-elections next year amid fears that hostility to the EU is growing.
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/eu/9845442/EU-to-set-up-euro-election-troll-patrol-to-tackle-Eurosceptic-surge.html

Chroniques d'un hiver européen Idea
Une série documentaire sur l'austérité en Europe
Vous pouvez regarder/écouter le documentaire en ligne ou le télécharger pour le conserver et le partager.
Épisode 1 : Athènes, de la récession à la dépression
Épisode 2 : Athènes, l’engrenage de l’austérité
Épisode 3 : Athènes, la quête d’un ailleurs
Épisode 4 : Irlande, première partie (réalisation en cours)
http://hivereuropeen.wordpress.com/listen/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 15 Fév - 12:18

Jeudi 14 février 2013 :

Zone euro/PIB : recul de 0,6% au quatrième trimestre, pire que prévu.

La zone euro s’est enfoncée dans la récession au quatrième trimestre 2012, avec un Produit intérieur brut se repliant de 0,6%, a indiqué jeudi l’office européen des statistiques, Eurostat.

C’est pire qu’attendu : la plupart des analystes tablaient sur un PIB se repliant de 0,4%, même si ce chiffre semblait trop optimiste au regard des chiffres de croissance allemand (-0,6%) et français (-0,3%) au 4e trimestre, publiés dans la matinée.

En comparaison avec le quatrième trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une baisse de 0,9% dans la zone euro, contre un repli de 0,6% au trimestre précédent.

Aucun détail n’a été donné sur les composants du PIB, mais « sachant que la demande intérieure risque de rester faible dans la zone euro, toute reprise dépendra du commerce extérieur », souligne Peter Vanden Houte, de la banque ING.

« D’où l’importance de ne pas avoir une devise trop forte », précise-t-il, alors qu’un débat sur l’ »euro fort » parcourt la zone euro depuis plusieurs jours, à la demande de la France qui craint que le niveau de la monnaie commune ne pèse sur ses exportations et ne pénalise ses efforts en terme de compétitivité.

La zone euro était entrée en récession au troisième trimestre pour la deuxième fois en trois ans, en enregistrant un PIB en recul de 0,1%, après s’être déjà replié de 0,2% au trimestre précédent. Une période de récession est constatée lorsque le PIB se contracte pendant deux trimestres consécutifs.

Preuve que la zone euro est à la traîne, les Etats-Unis ont enregistré un PIB stable au quatrième trimestre (après une hausse de 0,8% au troisième trimestre).

http://www.romandie.com/news/n/Zone_euroPIB_recul_de_06_au_T4_pire_que_prevu60140220131339.asp
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 15 Fév - 12:21

Jeudi 7 février 2013 :

Jeudi 7 février 2013 : l’Irlande est en défaut de paiement.

Perte sèche pour la BCE : 20 milliards d’euros.

Contribuables européens, jeudi 7 février, vous venez de perdre 20 milliards d’euros à cause du défaut de paiement de l’Irlande.

Lisez cet article :

https://fr.goldbroker.com/news/scoop-irlande-restructuration-dette-crise-zone-euro-bce-202.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 20 Fév - 0:57


L'inquiétant retour des farines animales
Les poissons d’élevage pourront en re-consommer. Et en 2014, le porc et les volailles…

Une décision de Bruxelles approuvée par le gouvernement français.
Les farines animales, 12 ans après. Mine de rien, c’est une page de près de 12 ans ans que l’Union européenne a refermé jeudi soir [15 février]. La Commission européenne a en effet autorisé le retour des farines animales pour nourrir le poisson d’élevage, et ce dès le 1er juin 2013. La pratique était interdite depuis 2001, alors que l’Europe était en pleine crise de la vache folle. Approuvée par les experts des États membres en juillet 2012, la mesure autorise le recours aux protéines animales transformées (PAT) dans l'alimentation des poissons d'élevage et des autres animaux de l'aquaculture.

Et dans un an, le porc et les volailles… La Commission européenne ne s'arrête pas là. En 2014, le recours aux PAT devrait être étendu aux volailles et aux porcs. Seule restriction : le cannibalisme restera évidemment proscrit. Les volailles ne pourront pas être nourries avec de la farine de volailles, mais en l'occurrence de porc, et inversement. Les farines animales resteront en revanche interdites dans l'alimentation des ruminants (bovins, ovins et caprins).

[...] cette décision ne répond qu’à des considérations économiques, les farines animales étant largement moins chères que celles d’origine végétales. "En réalité, la logique de rentabilité économique a pris le pas sur la protection du consommateur"

Corinne Lepage, présidente du parti écologiste Cap21 : "Nous avons été peu nombreux à voter contre et le gouvernement comme la commission étaient pour. Irresponsables"

Un risque supplémentaire
Dominique Damblé, chargé des questions d’agriculture et de ruralité à Cap 21 : "Il y a des pays qui sont moins regardants, les farines animales risquent d’être mélangées." L’écologiste craint désormais pour l’avenir. "Il y a trois ans, on disait ‘pas de farines animales’, et maintenant on les réintroduit pour le poisson. L’année prochaine, elles vont être réintroduites pour le porc et pour la volaille. Dans cinq ans, on dira qu’il n’y a plus de danger pour les bovins. Et dans 10 ans, on aura une catastrophe sanitaire"

Boycott
Le leader écologiste José Bové prône lui une solution plus radicale : arrêter de manger du poisson d’élevage. "Les poissons, comme demain les porcs et les volailles doivent être étiquetés ‘NOURRIS AVEC OU SANS FARINES ANIMALES’, pour que nous puissions choisir en connaissance de cause. [...]
http://www.europe1.fr/France/L-inquietant-retour-des-farines-animales-1417119/

En octobre 2011, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) avait émis un avis négatif au retour des farines animales, estimant que "les conditions permettant une utilisation sécurisée des PAT ne sont pas à ce jour totalement réunies".
www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/15/bruxelles-autorise-le-retour-des-farines-animales_1833351_3244.html

Hollande et son gouvernement sont aussi lâches et menteurs qu'irresponsables :
"Paris déplore le feu vert européen aux farines animales"
Reuters, le 17 février 2013 à 15h
http://fr.news.yahoo.com/paris-d%C3%A9plore-le-feu-vert-europ%C3%A9en-aux-farines-135131161.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 20 Fév - 1:07


Vache folle : l’UE abandonne les tests de dépistage en pleine crise de l’agroalimentaire
Dans la plus grande discrétion, la Commission européenne vient de mettre un terme aux tests de dépistage des animaux « sans signes cliniques » apparents. Malaise.

En modifiant le règlement de surveillance de l’Encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), autrement appelée « vache folle », la Commission européenne lève l’obligation d’effectuer de tests de dépistage chez les animaux de plus de 72 mois « ne présentant pas de signe clinique de la maladie » [1].

Sous la pression des États membres, qui dénoncent les coûts importants des campagnes de dépistage, les directives européennes sur le contrôle de l’ESB ont été successivement assouplies, en 2008, et 2011. D’après une décision de juin 2011, 25 pays – dont le Royaume-Uni - sont ainsi autorisés à ne procéder qu’à des dépistages d’échantillons à compter du 1er janvier 2013.

Mais la Commission a souhaité aller plus loin en supprimant totalement les dépistages sur les bovins « sains ». Les contrôles sont désormais limités aux bêtes « à risques (animaux trouvés morts, animaux abattus d’urgence et cas cliniques suspects) » âgés de plus de 48 mois [...]

Cet assouplissement des règles de dépistage ne mécontente pas les professionnels de la filière bovine, largement impactée par le coût du programme mis en place en 2001 : 36 millions d’euros par an selon la Commission.

« C’est totalement scandaleux, tranche Jean-Marc Desfilhes, assistant de José Bové au parlement européen, en découvrant le texte en question. Nous baissons la garde, car la psychose est retombée. Mais c’est une maladie que nous ne connaissons pas. Il n’y a pas eu de progrès scientifiques sur le prion et la façon dont il se diffuse. »

la Commission européenne vient aussi de lâcher du lest sur les farines animales. Elle annonçait, jeudi 14 février, la levée de l’interdiction des farines de porc et de volailles dans les élevages de poissons, à compter du 1er juin.
« Ils sont complètement cinglés, réagit José Bové mardi soir. Abandonner les tests et réintroduire les farines animales dans le même temps, c’est irresponsable. Nous savons que les farines animales sont difficiles à contrôler et qu’elles font l’objet de trafic, d’autant plus avec ce qui se passe dans le circuit de la viande. »

19 février 2013
http://www.politis.fr/L-Europe-abandonne-les-tests-de,21018.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 24 Fév - 2:28



L'UE veut pouvoir contrôler la presse et les journalistes de plus près

Le site d’information britannique The Telegraph rend compte d’un rapport d’experts de "haut niveau" qui préconise d’instaurer un contrôle accru des médias par instances de supervision nationales qui rendraient compte à la Commission. Un rapport commandité à la suite du scandale "News of the World".

Le rapport en question*, intitulé "Des médias libres et pluralistes pour soutenir la démocratie en Europe", a donc été demandé par la commissaire européenne Neelie Kroes à la suite du scandale soulevé par les écoutes téléphoniques illégales de feu le "News of the World".

Le rapport établit notamment que "tous les pays de l’UE devraient disposer d’un conseil indépendant des médias", conseil qui devraient "disposer de réels pouvoirs de sanction comme le fait d’imposer des amendes, d’ordonner la diffusion d’excuses publiques ou le retrait du statut de journaliste".

L’article du Telegraph** consacré à ce rapport recommande également que les conseils des médias nationaux répondent à un certain nombre de standards européens et que la Commission soit la garante du respect de ces standards. [...]
www.rtbf.be/info/medias/dossier/vu-sur-le-web/detail_l-ue-veut-pouvoir-controler-la-presse-de-plus-pres?id=7916413

Des "médias libres" : la dictature bruxelloise aime la novlangue.
*http://ec.europa.eu/information_society/media_taskforce/doc/pluralism/hlg/hlg_final_report.pdf


**EU wants power to sack journalists
A European Union report has urged tight press regulation and demanded that Brussels officials are given control of national media supervisors with new powers to enforce fines or the sacking of journalists.
www.telegraph.co.uk/news/uknews/leveson-inquiry/9817625/Leveson-EU-wants-power-to-sack-journalists.html#


Rapport Leveson : le livre noir des tabloïds
www.lapresse.ca/international/dossiers/scandale-des-ecoutes/201211/30/01-4599280-rapport-leveson-le-livre-noir-des-tabloids.php

dans son rapport publié le 29 novembre 2012, Lord Leveson, président de la commission indépendante chargée de faire la lumière sur les pratiques des médias britanniques, préconise un bouleversement de l'autoréglementation de la presse, "qui a montré ses lacunes".
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2012/11/29/lord-leveson-veut-mettre-au-pas-la-presse-britannique_1798096_3236.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 26 Fév - 13:56


Il y aura aussi une Otan économique
L’Italie joue un rôle pivot dans la stratégie étasunienne, soutenue par Goldman Sachs.

Le président Obama a relancé le projet de zone de libre-échange transatlantique. Les autorités italiennes, dont les principaux dirigeants sont tout dévoués à Washington, y ont répondu favorablement et devraient le promouvoir au sein de l’Union européenne.

« Amour pour le peuple italien » a déclaré le président Obama en recevant à la Maison-Blanche le président Napolitano « le lendemain de la Saint Valentin ». Pourquoi tant d’amour ? Le peuple italien « accueille et héberge nos troupes sur son propre sol ».

Accueil très apprécié par le Pentagone, qui possède en Italie (selon les données officielles 2012) 1.485 édifices, avec une superficie de 942.000 m2, auxquels s’en ajoutent 996 en location ou en concession. Ils sont distribués en 37 sites principaux (bases et autres structures militaires) et 22 mineurs. En l’espace d’une année, les militaires étasuniens basés en Italie ont augmenté de plus de 1.500, dépassant les 10.000. Employés civils compris, le personnel du Pentagone en Italie se monte à environ 14.000 personnes.

Aux structures militaires étasuniennes s’ajoutent celles de l’Otan, toujours sous commandement US : comme le Commandement interforces, avec son nouveau quartier général à Lago Patria (Naples). « En hébergeant » certaines des plus importantes structures militaires USA/Otan, l’Italie joue un rôle pivot dans la stratégie étasunienne qui, après la guerre contre la Libye, non seulement vise la Syrie et l’Iran mais va plus loin, en déplaçant son centre focal vers la région Asie/Pacifique pour affronter la Chine en ascension.

Pour impliquer les alliés européens dans cette stratégie, Washington doit renforcer l’alliance atlantique, économiquement aussi. D’où le projet d’un « accord de libre-échange USA-Union européenne », reproposé par Obama dans la rencontre avec Napolitano. Accord qui obtient l’appui inconditionnel du président italien avant même qu’il ne soit écrit et qu’en soient évaluées les conséquences pour l’économie italienne (surtout pour les PME et les entreprises agricoles). Il s’agit, souligne Napolitano, d’ « un nouveau stade historique dans les rapports entre Europe et États-Unis, non seulement économiquement mais aussi d’un point de vue politique ».

S’annonce ainsi une « Otan économique », fonctionnelle au système politico-économique occidental dominé par les États-Unis. Et soutenue par les grands groupes multinationaux, comme la puissante banque étasunienne Goldman Sachs. Le nom est une garantie : après avoir participé à l’arnaque internationale des crédits subprimes et avoir ainsi contribué à provoquer la crise financière qui depuis les États-Unis a investi l’Europe, Goldman Sachs a spéculé sur la crise européenne, en instruisant ses principaux clients sur comment faire des sous avec la crise et, immédiatement après, en plaçant au gouvernement en Italie (grâce à Napolitano) son consultant international Mario Monti. Dont le gouvernement a immédiatement été garanti par le secrétaire du Parti Démocratique, Bersani, comme « digne de foi et à fort grammage technique ». Ce même Bersani, interviewé par America24, déclare maintenant que, « dans la tradition de gouvernement du centre-gauche de fidélité absolue et d’amitié avec les États-Unis, nous sommes absolument favorables à ce que se créent entre l’Europe et les États-Unis des mécanismes de libre-échange ».

Quels que soient les résultats des élections, l’adhésion de l’Italie à l’Otan économique est assurée.

Manlio Dinucci, Géographe et géopolitologue (Traduction Marie-Ange Patrizio)
21 février 2013
http://www.voltairenet.org/article177542.html
www.politico.com/politico44/2013/02/obama-meets-napolitano-157141.html



Le futur grand marché transatlantique
https://www.facebook.com/groups/132054571143/permalink/10150546414421144/

L’histoire cachée des relations franco-américaines
https://www.facebook.com/groups/132054571143/permalink/10150845283116144/
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MessageSujet: Création d’un gouvernement supra-institutionnel capitaliste   Mar 5 Mar - 2:33


Le marché transatlantique n’est qu’un volet d’un projet plus vaste

L’OTAN économique, solution à la crise aux États-Unis
La création d’une OTAN économique ne suscite pas la moindre inquiétude en Europe. Pourtant ce projet, s’il devait être mis rapidement en œuvre, reviendrait à résoudre la crise économique aux États-Unis au détriment des Européens.

Lors de son discours annuel sur l’état de l’Union, le président Barack Obama a annoncé unilatéralement l’ouverture de négociations sur un Partenariat global transatlantique de commerce et d’investissement avec l’Union européenne (12 février). Quelques heures plus tard, ce scoop était confirmé par une déclaration conjointe du président US et des présidents du Conseil européen, Herman van Rompuy, et de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

Le projet de Zone de libre-échange transatlantique a officiellement vu le jour en marge des négociations du traité de Zone de libre-échange nord-américaine (ALENA), en 1992. Suivant un processus d’expansion, Washington voulait étendre cet espace à l’Union européenne. Cependant à l’époque, des voix s’étaient élevées aux États-Unis mêmes pour reporter cette absorption, le temps que l’Organisation mondiale du Commerce soit mise en place et stabilisée. Elles craignaient que les deux projets se télescopent au lieu de se renforcer.

La création d’un marché transatlantique n’est qu’un volet d’un projet plus vaste, incluant la création d’un véritable gouvernement supra-institutionnel avec un Conseil économique transatlantique, un Conseil politique transatlantique, et une Assemblée parlementaire transatlantique. Ces trois organes ont déjà été créés de manière embryonnaire sans qu’aucune publicité leur soit donnée.

Leur architecture renvoie à un très ancien projet de création d’un vaste bloc capitaliste réunissant tous les États sous influence anglo-américaine. On en trouve la trace dans les clauses secrètes du Plan Marshall et surtout dans le Traité de l’Atlantique Nord (article 2). C’est pourquoi, on parle indifféremment d’Union transatlantique ou d’OTAN économique.

De ce point de vue, il est symptomatique de noter que, côté US, ce projet n’est pas suivi par le département du Commerce, mais par le Conseil de sécurité nationale.

On a un aperçu de ce que sera le fonctionnement de l’Union transatlantique en observant la manière dont ont été résolus les conflits sur le partage des données nominatives. Les Européens ont des normes de protection de la vie privée très exigeantes, tandis que les États-uniens peuvent faire n’importe quoi au motif de la lutte contre le terrorisme. Après diverses navettes, les Européens se sont couchés devant les États-uniens qui ont imposé leur modèle à sens unique : ils ont copié les données européennes, tandis que les Européens n’ont pas eu accès aux données états-uniennes.

En matière économique, il s’agira d’abroger les droits de douanes et les barrières non-tarifaires, c’est-à-dire les normes locales qui rendent impossible certaines importations. Washington veut vendre tranquillement en Europe ses OGM, ses poulets traités au chlore, et ses bœufs aux hormones. Il veut utiliser sans se gêner les données privées de Facebook, Google, etc.

À cette stratégie à long terme s’ajoute une tactique à moyen terme. En 2009-2010, Barack Obama avait constitué un Comité de conseillers économiques présidé par l’historienne Christina Romer. Cette spécialiste de la Grande dépression de 1929, avait développé l’idée que la seule solution à la crise actuelle aux États-Unis est de provoquer un déplacement des capitaux européens vers Wall Street. Dans ce but, Washington a fait fermer la plupart des paradis fiscaux non-anglo-saxons, puis a joué avec l’euro. Cependant, les capitalistes à la recherche de stabilité ont rencontré des difficultés à transférer leur argent aux États-Unis. L’OTAN économique rendra la chose plus facile. Les USA sauveront leur économie en attirant les capitaux européens, donc au détriment des Européens.

Au-delà du caractère inégal de ce projet et du piège qu’il représente dans l’immédiat, le plus important est que les intérêts des États-Unis et de l’Union européenne sont en réalité divergents. Les États-Unis et le Royaume-Uni sont des puissances maritimes qui ont un intérêt historique au commerce transatlantique. C’était même leur objectif exprimé dans la Charte de l’Atlantique lors de la Seconde Guerre mondiale. Au contraire, les Européens ont des intérêts continentaux communs avec la Russie, notamment en matière énergétique. En continuant à obéir à Washington comme durant la Guerre froide, Bruxelles dessert les Européens.

3 mars 2013
Source : Al-Watan (Syrie)
http://www.voltairenet.org/article177724.html


Mené et ourdi loin des peuples, un vaste projet global est porté par l’Eurocratie qui a deux caps majeurs :
2015 pour le Marché Transatlantique, 2020 pour l’Union politique.
La Commission européenne négocierait directement avec le Gouvernement américain.
Notez bien qu’ici, nous avons à faire à un projet curieusement mené en collaboration directe et exclusive avec le gouvernement des États-Unis, tandis que le Parlement et surtout le Conseil, demeurent pour l’instant comme effacés.

Il faudra nécessairement un Traité pour encadrer ce marché transatlantique, que l'on nous présentera sans aucun doute, comme l'issue géniale à la crise, le retour de la croissance, du développement et de l'emploi.
Et naturellement, une telle Union transatlantique conduit à la question monétaire.
www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-marche-transatlantique-fait-un-123840
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 5 Mar - 3:15



Quand l'Europe sauve ses banques, qui paye ?
ou plutôt : Quand l'UE sauve les banques privées, où va l'argent des contribuables ?

Une enquête inédite sur les dessous des plans de sauvetage des banques européennes.
50 milliards d’euros en Grèce, 70 milliards en Irlande, 40 milliards en Espagne : au sein de la zone euro, les États se sont vus contraints les uns après les autres – moyennant des sommes astronomiques – de venir en aide aux banques pour compenser les pertes subies suite à des prêts pourris. Mais qui sont les véritables bénéficiaires de telles opérations ?

C’est en posant cette question très simple que Harald Schumann, essayiste en économie et brillant journaliste, sillonne l’Europe à la rencontre des négociateurs politiques et financiers situés aux plus hauts niveaux de responsabilités. Et obtient des
réponses pour le moins sidérantes. Car ceux qui ont été “sauvés” ne se trouvent pas – comme on tend à vouloir nous le faire croire – dans les pays en détresse, mais surtout en Allemagne et en France.

En effet, une part importante des sommes débloquées finit dans les caisses des créanciers des banques sauvées. Quant aux financiers qui ont fait de mauvais investissements, ils se retrouvent protégés contre toute perte aux frais de la collectivité. Et ce contrairement aux règles de l’économie de marché. Pourquoi ? Qui encaisse l’argent ?
(Harald Schumann, Allemagne, 2013, 52mn)
www.arte.tv/guide/fr/048116-000/quand-l-europe-sauve-ses-banques-qui-paye
Arrow Vidéo : https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Gk0LatYMg7M cyclops


« Où va l’argent récolté pour le sauvetage des banques ? »
On ne le sait pas précisément, c'est l'omerta.

Comme aux États-Unis et en Espagne, la crise en Irlande est née d'un boum immobilier basé sur un surendettement menant à la faillite. Les programmes immobiliers ont été réalisés grâce à des investissements anonymes de banques principalement allemandes, mais aussi françaises et britanniques, par le biais d'obligations. La dette s'élevait à 28 milliards d'euros. Le sauvetage de ces investisseurs étrangers coûte en moyenne 300 euros par mois jusqu'en 2038 à chaque Irlandais.

Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schaübe, et d'autres jouent sur la peur (contamination entre banques, effondrement) pour justifier l'impunité des banques.
La BCE a utilisé le chantage pour obliger les États à payer les créanciers de 1er rang, c'est-à-dire des anonymes, des étrangers porteurs de titres, couverts par le secret industriel et commercial.
Sans exiger de garanties.

Ces investisseurs ont pris des risques mais ils ne supportent pas les pertes.
Les dettes de banques privées ont été transférées à l'État.

Les contribuables paient des courtiers en obligations dont les noms sont cachés.
C'est une insulte à la démocratie.

La BCE devrait annuler la dette car un pays exsangue ne peut rien apporter d'un point de vue économique. On peut le faire sans inconvénient, sans risque, avec une opération monétaire. Seule la BCE perdrait de l'argent.

L'Irlande a sauvé l'UE, elle a été sacrifiée pour éviter une réaction en chaîne qui menacait le système bancaire européen.

En Espagne un citoyen a introduit une action en justice contre Bankia, afin qu'elle ne soit pas renflouée mais fasse faillite. Il a permis de dévoiler une falsification des comptes faite avec la collaboration de l'autorite de contrôle public.

S'ils affirment qu'il faut sauver le système, alors qu'ils en apportent les preuves. Pourquoi faut-il sauver les banques ?
En plus de faire régner l'injustice, ils montent aussi les peuples les uns contre les autres.

« Le capitalisme est le racket légitime organisé par la classe dominante. » Al Capone


Follow the money
Où va notre argent ?

« Quand l'Europe sauve ses banques, qui paye ? », c’est le nom du dernier film d’enquête d’Harald Schumann, journaliste chevronné du Tagesspiegel, qui se propose de répondre à une question : « Où va l’argent récolté pour le sauvetage des banques ? »
Des hommes politiques, des économistes et un citoyen espagnol répondent :

-Hans Udo Bullmann, homme politique allemand membre du SPD. Depuis 1999, il siège aussi au Parlement européen au sein du Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S&D). Il représente le Land de Hesse.

-Constantin Gurdgiev, économiste originaire de Russie. Il enseigne actuellement au Trinity College à Dublin.

-Jörg Asmussen, économiste allemand membre du SPD. Il a été nommé membre du directoire de la BCE en octobre 2011 et a pris ses fonctions le 1er janvier 2012, pour un mandat de huit ans.

-Fernando da Costa a été victime de la bulle immobilière et s’est fait berner par des banquiers sans scrupules. Afin d’augmenter leurs commissions de courtage, ces derniers l’ont incité à acheter un appartement à 250 000 euros, en sachant pertinemment que cela entraînerait l’insolvabilité de leur client.
http://www.arte.tv/fr/follow-the-money/7291880,CmC=7302702.html

Les deux renflouements de 500 banques européennes par la Banque Centrale Européenne fin 2011 et début 2012 (plus de 500 milliards d’euros à chaque fois) ont permis à ces banques de …les replacer au taux de 1 % à la BCE pour ensuite reprendre les crédits à 5 ou 6 % vers l’extérieur…

7 juin 2012, Michel Barnier, Commissaire européen au Marché intérieur et des Services, à Bruxelles : « Nous ne voulons plus que les contribuables paient, les banques doivent payer pour les banques »
Dans le communiqué intitulé « Résumé pour les citoyens »* dont le texte se termine par la question "Qui en bénéficierait et comment ?" :
« L’exposition des contribuables aux coûts de renflouement des banques serait réduite au minimum. Les coûts de restructuration et de résolution seraient supportés par les propriétaires des banques, les créanciers et les gestionnaires responsables des mauvaises pratiques.
Les entreprises pourraient se concentrer davantage sur leurs activités essentielles, grâce à une plus grande stabilité financière et une incertitude moindre sur la santé de leurs sources de financement. »
Quand la proposition prendrait-elle effet ? Début 2015.
En un mot ? Le bon sens.
Espoir ou enfumage ?
http://bboeton.wordpress.com/2012/06/09/revolte-quebecoise-salutaire-dans-la-crise/
*http://ec.europa.eu/internal_market/bank/docs/crisis-management/2012_eu_framework/20120606_citizens_summary_fr.pdf




L'Irlande veut transférer une partie de la dette de "ses" banques à l'Union européenne
'L'Europe s'est engagée, le 29 juin 2012, à briser le lien entre les dettes souveraines et bancaires ; cet engagement tient toujours', rappelle Michael Noonan, le ministre de l'économie irlandais.
Selon lui, le transfert pourrait porter sur un maximum de 28 milliards d'euros, pris en charge par le Mécanisme de stabilité européen (MSE) : le fonds de secours mis en place en 2012 pourrait en principe recapitaliser directement les banques, selon des modalités qui divisent encore les États de la zone euro. Mais Berlin et la Banque centrale européenne (BCE) bloquent cette demande.
www.lemonde.fr/economie/article/2013/03/04/l-irlande-veut-transferer-une-partie-de-la-dette-de-ses-banques-a-l-europe_1842219_3234.html

Faire enfin payer les riches
Pour faire face à leurs dettes, les gouvernements taxent les classes moyennes. Pourtant, ce sont les mauvais investissements — banques, immobilier, dette publique — réalisés par les plus aisés qui sont à l’origine de la crise actuelle. D’où l’idée, défendue par le libéral Tagesspiegel, de faire passer les grosses fortunes à la caisse.
Harald Schumann, 17 août 2012
Der Tagesspiegel Berlin

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/2539651-faire-enfin-payer-les-riches
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 5 Mar - 3:46


À signer, si vous voulez avoir une retraite, une protection sociale, des soins à l'hôpital ou une école pour vos enfants dans cinq ans encore.

ON NE PAIE PLUS !
Quand nous serons 3 millions de signataires dans le monde, nous nous engageons à ne plus payer…
STOP À L’IMPOSTURE FINANCIÈRE DES BANQUES

Nous ne voulons plus payer ce système de dettes odieuses privées et publiques qui nous asservit, entraîne des destructions écologiques, lamine les principes démocratiques et les droits sociaux, entretient les communautarismes, provoque les conflits militaires et conduit aux guerres civiles.

Nous ne voulons plus payer ni la corruption des États ni le totalitarisme des marchés boursiers qui répondent à la contestation par la coercition, avec des politiques dites sécuritaires (en réalité de surveillance et de répression policières) et appuyées de discours de plus en plus déshumanisants, ouvertement xénophobes, racistes et fascistes, à travers les bandes armées et les milices mafieuses qu’ils favorisent.

Nous disons NON !…
… Car nous voulons bâtir avec nos propres moyens une société répondant à nos aspirations légitimes, contre les gouvernements à la botte du commerce international.
Dès maintenant nous construisons des solidarités concrètes, nous ré-inventons, découvrons et renforçons des modes d’échanges équitables et horizontaux.

STOP AUX DETTES ILLÉGITIMES SIGNÉES PAR NOS POUVOIRS CORROMPUS

Nous refusons de payer pour les droits inaliénables, qui n’ont par conséquent aucune raison légitime d’être marchandisés et payés.
Nous refusons de payer pour l’accès aux biens communs et aux services publics élémentaires (logement, éducation, santé, communications, culture, transports, eau, chauffage, électricité, etc.).
Nous refusons de payer pour des politiques de grands projets inutiles qui démantèlent les droits sociaux gagnés grâce aux luttes menées par nos aînés.

OUI À UN SYSTÈME SOLIDAIRE ET COOPÉRATIF ENTRE TOUS LES HUMAINS

Nous disons NON pour sortir de l’isolement : OUI nos refus individuels se conjuguent !
Chacun de nous est rejoint par d’autres, ce qui nous conduit à s’organiser et à nous rassembler dans un réseau toujours plus large, plus efficace, dans une intelligence collective.
Nos situations sont différentes, nos raisons de ne plus payer le sont également : certains s’engageront à ne pas payer les transports, d’autres les frais de santé, d’autres les crédits, d’autres les loyers, d’autres un peu tout cela à la fois… avec le soutien de tous ici, et avec le réseau de ceux qui refusent de payer l’inacceptable.

NOUS N’AVONS PLUS BESOIN D’EUX !
Nous nous passons de leurs logiques de profits injustes et de conflits désastreux. Nous sommes prêts à construire ensemble un autre monde, pacifique, ouvert, responsable.

En signant cette pétition, nous exprimons aussi notre volonté d’être mis en relation avec les signataires proches de nos lieux de vie pour faire cause commune, construire des alternatives et préparer notre refus de payer par un acte de désobéissance civile de masse.
http://stoppaying.wesign.it/fr


L’article 123 est à l’origine de la dette et il nous coûte 89.000 € par minute, 130 millions d’euros chaque jour.
L’article 123 du traité de Lisbonne est une transposition de l’article 104 du traité de Maastricht et de la loi Pompidou-Giscard de 1973, qui interdit aux États d'emprunter à leur banque centrale pour les obliger à emprunter auprès de banques privées.

Entre 1980 et 2010, le contribuable français a remboursé plus de 1.380 milliards d’euros aux banques privées au seul titre de l’intérêt de la dette.
Les intérêts de la dette publique s'élèveront à 46,9 milliards d'euros en 2013. La France consacrera ainsi plus d'argent en 2013 à rembourser les intérêts d'emprunts à ses créanciers qu'à former ses enfants : le budget de l'enseignement scolaire s'élèvera à 45,7 milliards d'euros l'an prochain.
www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/09/28/20002-20120928ARTFIG00434-la-france-empruntera-170-milliards-en-2013.php

Traité de Lisbonne, article 123 : le coup d’État de la finance
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/traite-de-lisbonne-article-123-le-75113

La dette publique (en intérêts) coûtera 47 milliards à l’État français en 2013
L'évasion fiscale coûte en moyenne 45 milliards
Les niches fiscales coûtent 74 milliards
Les paradis fiscaux représentent une perte de 20 milliards

Au total, au moins 186 milliards d’euros sont perdus chaque année par la France !

Les États européens ont versé 1600 milliards d'euros d'aides aux banques depuis la crise
Cette somme représente 13% du PIB de l'Union européenne.
Les aides d'État accordées au secteur financier dans l'Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d'euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011, selon un document publié par la Commission européenne le 21 décembre 2012.
La grande majorité, soit 67%, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques.

L'année 2011 a également été la dernière où la Commission a appliqué des règles temporaires en matière d'aides d'État pour aider l'économie réelle en période de crise. Ce type d'aide, accordé à l'ensemble de l'économie, a représenté 48 milliards d'euros en 2011, soit 0,037% du PIB de l'UE et une diminution de plus de 50% par rapport à l'année précédente. Cela reflète, selon la Commission, à la fois un faible recours à ces aides par les entreprises et les contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des États.
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-etats-europeens-ont-verse-1600-milliards-d-euros-d-aides-aux-banques-depuis-la-crise_366200.html
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 9 Mar - 7:08



L’UE dévoile des « frontières intelligentes » pour l’espace Schengen
Les voyageurs qui se rendent fréquemment dans l’espace Schengen de l’UE pourront traverser les frontières « en quelques secondes » grâce à une carte lisible par machine présentée aujourd’hui (28 février) par Cecilia Malmström, la commissaire chargée des affaires intérieures.
Des eurodéputés Verts du Parlement européen ont promis de bloquer ce projet en affirmant qu'il « donnerait lieu à un Big Brother 2.0 aux frontières de l'Europe »
http://www.euractiv.com/fr/societe-information/ue-devoile-des-frontieres-intell-news-518161
http://www.greens-efa.eu/eu-border-control-plans-9299.html


UE : La libre circulation en danger
Les ministres de l'Intérieur allemand, néerlandais, britannique et autrichien ont exigé jeudi [7 mars 2013] de la Commission européenne qu'elle s'attaque aux « abus dans la libre circulation » au sein de l'Union européenne.
Pour le ministre allemand, les personnes qui, de toute évidence, n'émigrent que pour bénéficier d'aides sociales plus élevées, doivent être expulsées et interdites temporairement d'entrée dans le pays qui les a accueillies.
C'est la règle actuellement en vigueur pour les auteurs de crimes.
http://www.lematin.ch/monde/Inquietude-autour-des-possibles-abus-lies-a-la-libre-circulation/story/23792722



Peuples, démocratie et partis de gauche ouvertement combattus
La commissaire européenne autoproclamée chargée de la sécurité, Cecilia Malmström, très déterminée : "Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale les forces extrémistes et populistes n'ont eu autant d'influence sur les parlements nationaux. Nous devons avoir le courage de faire front pour protéger nos valeurs européennes communes".

Cette déclaration de guerre aux dissidents a été proclamée la veille d'une réunion de plusieurs ministres de l’Intérieur et de la Justice européens, dont le Français Manuel Valls et ses homologues italienne Anna Maria Cancellieri et suédoise Béatrice Ask, qui participeront à cette réunion organisée sous haute surveillance dans un palais à Bruxelles. (via R. E. Morin)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cecilia_Malmstr%C3%B6m

L’inquiétude de Cecilia Malmström n'a rien de crédible : l'UE a déjà montré tout son mépris pour les parlements nationaux.
Valeurs européennes communes = capitalisme et défense des banquiers.
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 22 Mar - 10:53



Dîner européen à Berlin : Merkel, Hollande et de très grands patrons
François Hollande, Angela Merkel et José Manuel Barroso étaient conviés lundi 18 mars au soir à un dîner inédit avec le gotha du patronat européen. Un dîner dont l'objectif est de chercher des moyens de relancer la croissance et la compétitivité d'une Europe en crise.

Le président de la République française, la chancelière allemande et le présdent de la Commission européenne conviés à un dîner réunissant les principaux grands patrons européens, l'affaire est inédite. De prime abord, on pense à un "dîner du Siècle" européen [...]

À l'initiative de l'influent club ERT (European round table of insustrialists, la table ronde européenne des industriels), présidé par le patron du groupe suédois Ericsson, Leif Johansson, cette rencontre est présentée comme "une étape dans un cycle de réflexion" sur la relance de la croissance en Europe initiée lors du Conseil européen de juin 2012. Et l'ambition est de déboucher sur une feuille de route examinée lors du sommet de juin prochain.

En plus du repas, quatre thèmes sont au menu, à chaque fois présentés par le patron d'une entreprise de dimension mondiale : politique de concurrence, présentée par Jacob Wallenberg, patron d'Investor AB, politique énergétique, introduite par Bruno Lafont, président du groupe français Lafarge, flexibilitité du marché du travail, par Jim Hagemann Snabe, patron de SAP et innovation, par Peter Löscher, de Siemens.

Dans le même esprit, deux industriels, le Français Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain) et l'Allemand Gerhard Cromme (Thyssen-Krupp) préparent pour fin avril un rapport sur la compétitivité sur lequel auront aussi travaillé des représentants du patronat des deux côtés du Rhin. Cette démarche franco-allemande, espère Paris, débouchera sur "des recommandations les plus concrètes possibles" à l'image de celles du rapport de Louis Gallois sur lequel le gouvernement a fondé le Pacte de compétitivité présenté à l'automne dernier. [...]

http://www.franceinfo.fr/economie/a-berlin-sommet-politico-patronal-inedit-pour-reflechir-a-l-europe-922787-2013-03-17

François Hollande, VRP en Russie le 28 février 2013
http://www.leparisien.fr/politique/en-images-francois-hollande-vrp-en-russie-28-02-2013-2605917.php

Hollande, VRP du Rafale en Inde le 14 février 2013
http://www.lalsace.fr/actualite/2013/02/15/rafale-francois-hollande-en-vrp-du-contrat-du-siecle
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 22 Mar - 19:19

Découverte de gisements de pétrole et de gaz en Méditerranée. La mise en faillite de Chypre donnera le feu vert à des privatisations qui vont rapporter gros aux vautours. Comme en Grèce !



La ruée vers le gaz en méditerranée

Les récentes découvertes de gisements de pétrole et de gaz, non pas importants mais immenses, situés dans une partie auparavant peu explorée de la mer Méditerranée (entre la Grèce, la Turquie, Chypre, Israël, la Syrie et le Liban), suggèrent que la région pourrait devenir un « nouveau Golfe persique ». Comme ce fut le cas pour l’« autre » Golfe persique, la découverte de ces richesses en hydrocarbures pourrait bel et bien devenir synonyme d’une terrible malédiction géopolitique pour la région.

Les conflits historiques du Proche-Orient pourraient bientôt êtres supplantés par de nouvelles batailles pour l’accès aux ressources pétrolières et gazières de la Méditerranée orientale, du bassin du Levant et de la mer Égée. [...]
http://www.voltairenet.org/article174058.html

Le ministre russe des Finances, Anton Siluanov, a déclaré que les deux jours de négociations n'avaient pas abouti, ajoutant que les investisseurs du pays n'étaient guère intéressés ni par les réserves de gaz chypriotes, ni par son secteur financier. ^^
ttp://www.boursorama.com/actualites/l-eventail-de-solutions-se-reduit-pour-chypre-56e38bf18161966af0f697b356fccf39

De quoi le voyou Barroso a-t-il pu menacer la Russie ?
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 23 Mar - 2:40


[Mort des petits partis]
Circonscription unique aux Européennes : le PS retourne sa veste

Un choix en droite ligne de la négation du résultat du référendum rejetant le TCE en 2005 et du refus d’un référendum à propos du TSCG.
Le PS a voté contre le retour à la circonscription unique aux élections européennes pour 2014 à la Commission des lois. Les socialistes avaient pourtant voté son retour en 2010 au Sénat, pour limiter le bipartisme.

C’est un double reniement de la part du PS, avance même Martine Billard du PG. C’est que les socialistes avaient dès 2003 condamné l’abandon de la circonscription unique, avant de voter son retour au Sénat en 2010. Pourtant ce mercredi [20 mars 2013], les socialistes ont voté contre, en Commission des lois. L’élection européenne de 2014 devrait donc se faire à nouveau en 8 grandes circonscriptions.

Au nom du bipartisme

De fait, ce découpage facilite le bipartisme. L’élection européenne se fait à la proportionnelle, pour élire les 74 députés européens français. Mais en divisant par 8, l’effet de seuil fait qu’il va être plus difficile pour les autres partis d’avoir des députés. « Ce choix est dans la droite ligne de la négation du résultat du référendum rejetant le TCE en 2005 et du refus d’un référendum à propos du TSCG. Dès qu’il s’agit d’Europe, le PS aurait-il peur du peuple ? La sanction populaire s’exprimera de toute façon » déplore Martine Billard. Qui rappelle par la même occasion que « l’engagement de campagne d’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives, a totalement disparu. »

Le radical de gauche Alain Tourret, rapporteur de la proposition de loi visant au retour à la circonscription unique, pointe que le découpage en 8 régions, en outre de favoriser le bipartisme, favorise « l’abstention, faut d’un débat national sur les enjeux européens ».

21 Mars 2013
http://www.humanite.fr/politique/circonscription-unique-aux-europeennes-le-ps-retou-517944
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 31 Mar - 21:51

Die Europäische Union macht frei


MES : Une construction à caractère fasciste

Où trouve-t-on une telle réglementation : tous les employés du MES [Mécanisme européen de stabilité, ndt.] bénéficient de l’immunité juridique, personne ne peut déposer plainte contre le MES ou ses employés. Mais par contre le MES peut déposer plainte contre tout un chacun et possède des droits incroyables : il peut exiger de la part de tous les Etats signataires et en tout temps autant d’argent qu’il lui plaît. Et tout ceci sans devoir donner de raisons. Les membres doivent obtempérer dans les sept jours sans opposition possible. Si un Etat ne peut satisfaire ces exigences (la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Slovénie, Chypre) ce sont les autres Etats membres qui doivent reprendre automatiquement le montant de la dette qu’ils doivent eux aussi payer dans les sept jours. Il est prévu que les populations des Etats membres soient tenues de se plier à cette exigence avec leurs biens propres pour supporter les dettes de leur Etat. Le MES représente la prise de pouvoir de la haute finance internationale avec l’accord de nos représentants politiques.

Selon les informations existantes jusqu’à présent, le projet d’accord sur le MES a été rédigé par le bureau d’avocats américain Fresh­fields Bruckhaus Deringer. Cet accord de type anglo-américain est à mille lieues de toute culture juridique européenne. Il a été rédigé en anglais, puis traduit en allemand. Les règles d’immunité de l’accord sur le MES furent, par commodité, recopiées des statuts de la BRI (Banque des règlements internationaux, Bâle, Rothschild), respectivement des statuts de l’US-ESF (Exchange Stabilization Fund). Le ministère allemand des Finances à lui seul occupe 1900 employés et aurait sans autre pu rédiger l’accord sur le MES selon le droit germano-romain au sein de son institution. Mais que fit Schäuble ? Il remit le soin de rédiger cet accord à un bureau d’avocats américain qui est en relation directe avec les grands créanciers européens et Goldman Sachs.

La chancelière Merkel, elle aussi, s’efforce de remettre la souveraineté budgétaire de la République fédérale allemande à l’administration fiscale du Mécanisme européen de stabilité. Tous les Etats qui se lancent sur cette voie acceptent la fin de l’Etat de droit libre et démocratique en renonçant à leur souveraineté budgétaire. Madame Merkel viole par là clairement son serment professionnel. La fameuse « union budgétaire » sent la dictature.

Alors même que « tout pouvoir d’Etat émane du peuple » (art. 20 de la Loi fondamentale), les citoyens n’ont, là aussi, rien à dire quant il s’agit d’endosser les dettes d’Etats étrangers corrompus. Lors de telles décisions, on a de plus en plus l’impression que Madame Merkel est sous la contrainte de l’industrie de la finance.

C’est l’ancien porte-parole de la ministre autrichienne des Finances, Maria Fekter (ÖVP), Harald Waiglein, qui représente l’Autriche dans le MES. Il fut autrefois journaliste à la télévision autrichienne ORF et à la « Wiener Zeitung ». Il n’est pas un spécialiste, fut après son adhésion au parti bourgeois ÖVP en dernier chef de la section III « Politique économique et marchés financiers » au ministère des Finances à Vienne. Sur les plans européen et international, il possède uniquement quelque expérience en tant que porte-parole et journaliste. En tant que membre du directoire du MES, Harald Waiglein jouit de l’immunité, ne paie pas d’impôt sur le revenu et dispose avec ses collègues d’une fortune de 700 milliards d’euros pour commencer.

Lors de l’effondrement de l’euro qui se profile, l’Allemagne devra payer jusqu’à 771 milliards d’euros, selon les calculs de l’institut Ifo. Face à un budget d’Etat de 306 milliards, cela « fait froid dans le dos ». S’il faut encore ajouter les plans de sauvetage pour l’Espagne et l’Italie, la somme totale à payer pour l’Allemagne atteindra 2,8 billions d’euros. Il est indéniable que l’Allemagne s’effondrerait sous la charge d’un tel poids. C’est dans ce contexte que les journaux « Bild » et « Süddeutsche Zeitung » ont publié un appel de l’ancien Premier ministre anglais, Tony Blair, intimant l’ordre à l’Allemagne de sauver l’euro. Les Etats-Unis aussi attendent le sauvetage de l’euro par l’Allemagne, même si cela menace l’existence du pays. C’est ce qu’a déclaré le ministre américain des Finances Geithner, lors d’un court séjour chez le ministre des Finances Schäuble à son domicile de vacances sur l’île de Sylt. Il fit aussi comprendre que les Etats-Unis ne toléreraient pas une sortie de l’Allemagne de l’euro. Car le retour au Deutsche Mark signifierait la renaissance d’une monnaie qui serait rapide de nouveau la plus forte monnaie du monde – ce qui n’est certainement pas le vœu des Alliés et de l’industrie financière. La disparition du Deutsche Mark fut une des raisons fondamentales de l’introduction de l’euro.

Angela Merkel a reçu aux Etats-Unis la médaille de la liberté, du fait qu’elle a appliqué sans broncher les objectifs d’après-guerre des Etats-Unis pour l’Allemagne, soit les 5D décidés pour l’Allemagne en 1945 lors de la Conférence de Potsdam : démilitarisation, dénazification, décentralisation, démocratisation et démontage. Pour mieux pouvoir appliquer tout cela, l’Allemagne n’a toujours pas de traité de paix et doit se contenter d’un traité d’armistice et de la clause d’« Etat ennemi » de l’ONU. Ainsi la Bundeswehr est soumise à l’OTAN et l’Allemagne reste occupée par 68 000 soldats américains et 30 000 soldats britanniques. L’Allemagne paie les frais d’occupation et offre constamment de nouvelles infrastructures aux occupants, soit des immeubles, des hôpitaux, des aéroports et des terrains d’exercices. Les troupes d’occupation et leurs services secrets peuvent agir en toute impunité dans le pays, n’étant pas soumis à la loi allemande, leurs casernes et leurs établissements jouissent de l’exterritorialité. Ainsi on construit à Landstuhl un nouvel hôpital américain pour 900 millions d’euros, l’Allemagne en supportant 600 millions.•

Source : Inter-Info d’octobre 2012
12 mars 2013
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3024



"L'Allemagne contre l'Europe", l'article censuré d'El País

"Merkel, comme Hitler, a déclaré la guerre au reste de l'Europe, cette fois pour s'assurer un espace vital économique"... Pour cette phrase, la tribune "L'Allemagne contre l'Europe" de l'économiste Juan Torres López, professeur à l’Université de Séville et membre du Conseil scientifique d’Attac Espagne, a été éjectée dimanche 2 mars du site Internet de l’influent quotidien espagnol El País.

L’article « contenait des affirmations que ce journal considère inappropriées » explique El País dans un bref communiqué qui remplace la tribune en question.

Le site LatinReporters en a traduit ci-dessous le texte intégral, récupéré sur le blog Cumbre Social par Manuela Martínez, secrétaire générale de la section de Grenade de l’Union générale des travailleurs (UGT, socialiste).

L’ ALLEMAGNE CONTRE L’EUROPE

Il est très significatif qu’on parle habituellement de « punition » pour désigner les mesures que Mme Merkel et ses ministres imposent aux pays les plus touchés par la crise.

Ils disent à leurs compatriotes qu’ils doivent punir notre irresponsabilité afin que les Allemands ne payent pas notre gaspillage et nos dettes. Mais le raisonnement est faux, car les irresponsables n’ont pas été les peuples que Merkel s’obstine à châtier, mais les banques allemandes qu’elle protège et celles d’autres pays auxquelles elles octroyèrent des prêts, avec une irresponsabilité cette fois réelle, pour obtenir des profits multimillionnaires.

Les grands groupes économiques européens ont réussi à établir un modèle d’union monétaire très imparfait et asymétrique qui a aussitôt reproduit et élargi les inégalités initiales entre les économies impliquées. En outre, grâce à leur capacité d’investissement énorme et la puissance de leurs gouvernements, les grandes compagnies du Nord ont pu s’approprier de nombreuses entreprises et même des secteurs entiers des pays de la périphérie, comme l’Espagne. Cela a causé d’importants déficits commerciaux dans ces pays et des excédents, en Allemagne surtout, ainsi que dans d’autres pays dans une moindre mesure.

Parallèlement, les politiques successives des gouvernements allemands ont concentré davantage encore les revenus au sommet de la pyramide sociale, ce qui augmenta son niveau d’épargne déjà élevé. De 1998 à 2008, la richesse du 10% le plus riche d’Allemagne passa de 45% à 53% du total, celle du 40% suivant de 46% à 40% et celle du 50% le plus pauvre de 4% à 1%.

Ces circonstances mirent à la disposition des banques allemandes des sommes énormes. Mais au lieu de les consacrer à l’amélioration du marché intérieur allemand et de la situation de ceux disposant des revenus les plus bas, elles s’en servirent (à raison de quelque 704 milliards d’euros jusqu’en 2009, selon la Banque des règlements internationaux) pour financer la dette des banques irlandaises, la bulle immobilière espagnole, l’endettement des entreprises grecques ou pour spéculer, ce qui fit bondir la dette privée dans la périphérie européenne et les actifs toxiques des banques allemandes (900 milliards d’euros en 2009).

L’éclatement de la crise perturba gravement les banques allemandes, mais elles obtinrent que leur insolvabilité, plutôt que d’apparaître comme le résultat de leur grande imprudence et irresponsabilité (à laquelle Merkel ne fait jamais référence), soit présentée comme la conséquence du gaspillage et de la dette publique des pays abritant les banques auxquelles elles avaient octroyé des prêts. Les Allemands retirèrent rapidement leur argent de ces pays, mais la dette demeura dans les bilans des banques débitrices.

Merkel s’érigea en défenseur des banquiers allemands et, pour les aider, elle lança deux stratégies. L’une est celle des sauvetages, vendus comme destinés à sauver les pays, mais qui consistent en fait à octroyer aux gouvernements des prêts que payent les peuples pour les transférer à des banques, dont une prompte récupération permettrait ensuite de rembourser les Allemands. L’autre stratégie est d’empêcher que la Banque centrale européenne stoppe d’emblée les attaques spéculatives contre la dette de la périphérie, la hausse des primes de risque des autres pays permettant alors à l’Allemagne de se financer à moindre coût.

Merkel, comme Hitler, a déclaré la guerre au reste de l’Europe, cette fois pour s’assurer un espace vital économique. Elle nous punit pour protéger ses grandes entreprises et ses banques et aussi pour faire oublier à son électorat le modèle honteux qui a fait que le niveau de pauvreté de son pays est le plus élevé des 20 dernières années, que 25% de ses salariés gagnent moins de 9,15 euros/heure ou qu’à la moitié de sa population ne correspond, comme je l’ai dit, qu’un misérable 1% de toute la richesse nationale.

La tragédie, c’est l’énorme collusion entre les intérêts financiers paneuropéens qui dominent nos gouvernements et que ceux-ci, au lieu de nous défendre avec patriotisme et dignité, nous trahissent en agissant comme de simples comparses de Merkel.

Juan Torres López, professeur à l’Université de Séville
http://lejournaldusiecle.com/2013/03/27/lallemagne-contre-leurope-larticle-censure-del-pais/
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Lun 29 Mai - 17:52



CETA TAFTA TTIP
L'initiative citoyenne "Stop TTIP" a eu gain de cause devant la justice européenne

Europe : pas d’accords commerciaux sur le dos des citoyens !

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé le 10 mai 2017 la décision de la Commission refusant l'enregistrement de la proposition d'initiative citoyenne européenne (ICE) "Stop TTIP".

En 2014, plus de 320 organisations de la société civile européenne dans 24 Etats membres, dont le collectif national "Stop Tafta", ont déposé une ICE. Forte de ses trois millions de signatures, cette proposition invite la Commission à recommander au Conseil d'annuler le mandat qu'il lui a délivré pour négocier le traité commercial Tafta. Elle demande également à la Commission de s'abstenir de conclure le traité CETA. Celui-ci a depuis été signé, approuvé par le Parlement européen et doit être ratifié par les parlements compétents dans tous les Etats membres

La Cour de Justice de l’Union européenne vient de décider que tous les accords commerciaux de nouvelle génération conclus par l’Europe avec d’autres pays du monde soient soumis à l’accord des parlements nationaux.

Les tribunaux d’arbitrage privés, qui font partie de la plupart des accords commerciaux, permettent aux multinationales qui ont investi à l’étranger, de porter plainte contre un Etat qui prendrait des mesures publiques allant à l’encontre de ses intérêts, et de lui demander des dommages en compensation. C’est ce qu’a fait Philip Morris, par exemple, en attaquant l’Uruguay en raison de sa politique anti-tabac. [...]

12 mai 2017
https://www.actu-environnement.com/ae/news/initiative-europeenne-stop-ttip-reconnaissance-justice-28985.php4


Selon l'auteur de l'article, les opposants à l'UE sont "populistes" !
http://www.humanite.fr/europe-pas-daccords-commerciaux-sur-le-dos-des-citoyens-636200
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 9 Juin - 7:38

Serviable avec les firmes, malfaisante avec les peuples... immuable UE !



Substances indésirables dans les cosmétiques : Plus de 1000 produits épinglés !

Alors que la Commission européenne, face au lobby des professionnels, rechigne toujours à avancer vers une définition ambitieuse des perturbateurs endocriniens, l’UFC-Que Choisir réactualise sa base de données des cosmétiques chargés en substances indésirables

[...] la semaine dernière, la Commission européenne a tenté de faire adopter un projet de définition des perturbateurs endocriniens manifestement inspiré par les lobbys, car très favorables aux industriels. Heureusement, craignant d’essuyer un nouveau refus, notamment de la France, elle a retiré son texte à la dernière minute.

7 juin 2017
https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-substances-indesirables-dans-les-cosmetiques-plus-de-1000-produits-epingles-n43736/


L'UFC-Que Choisir dit avoir repéré des composants interdits dans 23 produits, dont elle réclame le "retrait immédiat".
http://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/trois-questions-sur-les-23-cosmetiques-hors-la-loi-epingles-par-l-ufc-que-choisir_2226291.html
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MessageSujet: 16 juin 2017   Sam 17 Juin - 10:11



Un ennemi de la démocratie s'est éteint
Emmanuel Macron salue Helmut Kohl, "un très grand européen"*

Architecte de l'UE
'Fervent partisan de l'extension à l'est du projet européen, il est aussi avec son ami le président français François Mitterrand l'architecte du nouveau visage de l'Union européenne avec le Traité de Maastricht (1992) et l'introduction de l'euro, actée en 1999.'

'Le chancelier allemand Helmut Kohl était l'"essence même de l'Europe", a déclaré vendredi 16 juin le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker', saluant un petit frère en corruption :
'La fin de sa carrière a cependant été ternie par le scandale des caisses noires de son parti. Il finira par reconnaîtra avoir recueilli pour la CDU des dons occultes.'

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_l-ancien-chancelier-allemand-helmut-kohl-est-mort?id=9636063
http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Emmanuel-Macron-salue-Helmut-Kohl-un-tres-grand-europeen-1286465


François Mitterrand 'prit le risque, contre l’avis de ses complices européens Jacques Delors et Helmut Kohl, d’organiser un référendum sur le traité de Maastricht. Il pensait ainsi rendre l’Europe aux citoyens et l’ancrer plus profondément dans le paysage politique national. Il misait aussi sur ce vote pour susciter l’adhésion des Français à la monnaie unique.
Ce pari insensé faillit toutefois être perdu car la courbe du « non » ne cessa de progresser dans les sondages tout au long du printemps 1992, pour atteindre le point d’inversion au début de l’été, sous la pression conjuguée des souverainistes'
Béatrice Marre
1er juillet 2004
http://www.voltairenet.org/article14395.html


Helmut Kohl dit avoir agi comme "un dictateur" pour installer l'euro
"Je savais que je ne pourrais jamais gagner un référendum en Allemagne", indique-t-il en 2002*.
http://www.atlantico.fr/pepites/helmut-kohl-dit-avoir-agi-comme-dictateur-pour-installer-euro-693060.html

*http://www.dailymail.co.uk/news/article-2306388/I-acted-like-dictator-bring-euro-Former-German-chancellor-Helmut-Kohl-admits-power-trip-forced-rest-continent-accept-single-currency.html

'Il a agi pour les libéraux et comme les libéraux : le libéralisme c'est la dictature des financiers...' DEL

Helmut Kohl, homme public, tragédie privée
'Quel contraste en effet entre, d'un côté, l'homme public admiré et, de l'autre, le père de famille absent, dépourvu d'empathie, incapable d'apporter à ses enfants la sécurité émotionnelle dont ils ont besoin pour bien grandir. Walter Kohl estime n'avoir servi qu'à décorer l'image publique de son père.'
http://www.lepoint.fr/europe/helmut-kohl-homme-public-tragedie-privee-17-06-2017-2136086_2626.php
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