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 L'Europe impopulaire

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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 5 Mar - 3:15



Quand l'Europe sauve ses banques, qui paye ?
ou plutôt : Quand l'UE sauve les banques privées, où va l'argent des contribuables ?

Une enquête inédite sur les dessous des plans de sauvetage des banques européennes.
50 milliards d’euros en Grèce, 70 milliards en Irlande, 40 milliards en Espagne : au sein de la zone euro, les États se sont vus contraints les uns après les autres – moyennant des sommes astronomiques – de venir en aide aux banques pour compenser les pertes subies suite à des prêts pourris. Mais qui sont les véritables bénéficiaires de telles opérations ?

C’est en posant cette question très simple que Harald Schumann, essayiste en économie et brillant journaliste, sillonne l’Europe à la rencontre des négociateurs politiques et financiers situés aux plus hauts niveaux de responsabilités. Et obtient des
réponses pour le moins sidérantes. Car ceux qui ont été “sauvés” ne se trouvent pas – comme on tend à vouloir nous le faire croire – dans les pays en détresse, mais surtout en Allemagne et en France.

En effet, une part importante des sommes débloquées finit dans les caisses des créanciers des banques sauvées. Quant aux financiers qui ont fait de mauvais investissements, ils se retrouvent protégés contre toute perte aux frais de la collectivité. Et ce contrairement aux règles de l’économie de marché. Pourquoi ? Qui encaisse l’argent ?
(Harald Schumann, Allemagne, 2013, 52mn)
www.arte.tv/guide/fr/048116-000/quand-l-europe-sauve-ses-banques-qui-paye
Arrow Vidéo : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Gk0LatYMg7M cyclops


« Où va l’argent récolté pour le sauvetage des banques ? »
On ne le sait pas précisément, c'est l'omerta.

Comme aux États-Unis et en Espagne, la crise en Irlande est née d'un boum immobilier basé sur un surendettement menant à la faillite. Les programmes immobiliers ont été réalisés grâce à des investissements anonymes de banques principalement allemandes, mais aussi françaises et britanniques, par le biais d'obligations. La dette s'élevait à 28 milliards d'euros. Le sauvetage de ces investisseurs étrangers coûte en moyenne 300 euros par mois jusqu'en 2038 à chaque Irlandais.

Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schaübe, et d'autres jouent sur la peur (contamination entre banques, effondrement) pour justifier l'impunité des banques.
La BCE a utilisé le chantage pour obliger les États à payer les créanciers de 1er rang, c'est-à-dire des anonymes, des étrangers porteurs de titres, couverts par le secret industriel et commercial.
Sans exiger de garanties.

Ces investisseurs ont pris des risques mais ils ne supportent pas les pertes.
Les dettes de banques privées ont été transférées à l'État.

Les contribuables paient des courtiers en obligations dont les noms sont cachés.
C'est une insulte à la démocratie.

La BCE devrait annuler la dette car un pays exsangue ne peut rien apporter d'un point de vue économique. On peut le faire sans inconvénient, sans risque, avec une opération monétaire. Seule la BCE perdrait de l'argent.

L'Irlande a sauvé l'UE, elle a été sacrifiée pour éviter une réaction en chaîne qui menacait le système bancaire européen.

En Espagne un citoyen a introduit une action en justice contre Bankia, afin qu'elle ne soit pas renflouée mais fasse faillite. Il a permis de dévoiler une falsification des comptes faite avec la collaboration de l'autorite de contrôle public.

S'ils affirment qu'il faut sauver le système, alors qu'ils en apportent les preuves. Pourquoi faut-il sauver les banques ?
En plus de faire régner l'injustice, ils montent aussi les peuples les uns contre les autres.

« Le capitalisme est le racket légitime organisé par la classe dominante. » Al Capone


Follow the money
Où va notre argent ?

« Quand l'Europe sauve ses banques, qui paye ? », c’est le nom du dernier film d’enquête d’Harald Schumann, journaliste chevronné du Tagesspiegel, qui se propose de répondre à une question : « Où va l’argent récolté pour le sauvetage des banques ? »
Des hommes politiques, des économistes et un citoyen espagnol répondent :

-Hans Udo Bullmann, homme politique allemand membre du SPD. Depuis 1999, il siège aussi au Parlement européen au sein du Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S&D). Il représente le Land de Hesse.

-Constantin Gurdgiev, économiste originaire de Russie. Il enseigne actuellement au Trinity College à Dublin.

-Jörg Asmussen, économiste allemand membre du SPD. Il a été nommé membre du directoire de la BCE en octobre 2011 et a pris ses fonctions le 1er janvier 2012, pour un mandat de huit ans.

-Fernando da Costa a été victime de la bulle immobilière et s’est fait berner par des banquiers sans scrupules. Afin d’augmenter leurs commissions de courtage, ces derniers l’ont incité à acheter un appartement à 250 000 euros, en sachant pertinemment que cela entraînerait l’insolvabilité de leur client.
http://www.arte.tv/fr/follow-the-money/7291880,CmC=7302702.html

Les deux renflouements de 500 banques européennes par la Banque Centrale Européenne fin 2011 et début 2012 (plus de 500 milliards d’euros à chaque fois) ont permis à ces banques de …les replacer au taux de 1 % à la BCE pour ensuite reprendre les crédits à 5 ou 6 % vers l’extérieur…

7 juin 2012, Michel Barnier, Commissaire européen au Marché intérieur et des Services, à Bruxelles : « Nous ne voulons plus que les contribuables paient, les banques doivent payer pour les banques »
Dans le communiqué intitulé « Résumé pour les citoyens »* dont le texte se termine par la question "Qui en bénéficierait et comment ?" :
« L’exposition des contribuables aux coûts de renflouement des banques serait réduite au minimum. Les coûts de restructuration et de résolution seraient supportés par les propriétaires des banques, les créanciers et les gestionnaires responsables des mauvaises pratiques.
Les entreprises pourraient se concentrer davantage sur leurs activités essentielles, grâce à une plus grande stabilité financière et une incertitude moindre sur la santé de leurs sources de financement. »
Quand la proposition prendrait-elle effet ? Début 2015.
En un mot ? Le bon sens.
Espoir ou enfumage ?
http://bboeton.wordpress.com/2012/06/09/revolte-quebecoise-salutaire-dans-la-crise/
*http://ec.europa.eu/internal_market/bank/docs/crisis-management/2012_eu_framework/20120606_citizens_summary_fr.pdf




L'Irlande veut transférer une partie de la dette de "ses" banques à l'Union européenne
'L'Europe s'est engagée, le 29 juin 2012, à briser le lien entre les dettes souveraines et bancaires ; cet engagement tient toujours', rappelle Michael Noonan, le ministre de l'économie irlandais.
Selon lui, le transfert pourrait porter sur un maximum de 28 milliards d'euros, pris en charge par le Mécanisme de stabilité européen (MSE) : le fonds de secours mis en place en 2012 pourrait en principe recapitaliser directement les banques, selon des modalités qui divisent encore les États de la zone euro. Mais Berlin et la Banque centrale européenne (BCE) bloquent cette demande.
www.lemonde.fr/economie/article/2013/03/04/l-irlande-veut-transferer-une-partie-de-la-dette-de-ses-banques-a-l-europe_1842219_3234.html

Faire enfin payer les riches
Pour faire face à leurs dettes, les gouvernements taxent les classes moyennes. Pourtant, ce sont les mauvais investissements — banques, immobilier, dette publique — réalisés par les plus aisés qui sont à l’origine de la crise actuelle. D’où l’idée, défendue par le libéral Tagesspiegel, de faire passer les grosses fortunes à la caisse.
Harald Schumann, 17 août 2012
Der Tagesspiegel Berlin

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/2539651-faire-enfin-payer-les-riches
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 5 Mar - 3:46


À signer, si vous voulez avoir une retraite, une protection sociale, des soins à l'hôpital ou une école pour vos enfants dans cinq ans encore.

ON NE PAIE PLUS !
Quand nous serons 3 millions de signataires dans le monde, nous nous engageons à ne plus payer…
STOP À L’IMPOSTURE FINANCIÈRE DES BANQUES

Nous ne voulons plus payer ce système de dettes odieuses privées et publiques qui nous asservit, entraîne des destructions écologiques, lamine les principes démocratiques et les droits sociaux, entretient les communautarismes, provoque les conflits militaires et conduit aux guerres civiles.

Nous ne voulons plus payer ni la corruption des États ni le totalitarisme des marchés boursiers qui répondent à la contestation par la coercition, avec des politiques dites sécuritaires (en réalité de surveillance et de répression policières) et appuyées de discours de plus en plus déshumanisants, ouvertement xénophobes, racistes et fascistes, à travers les bandes armées et les milices mafieuses qu’ils favorisent.

Nous disons NON !…
… Car nous voulons bâtir avec nos propres moyens une société répondant à nos aspirations légitimes, contre les gouvernements à la botte du commerce international.
Dès maintenant nous construisons des solidarités concrètes, nous ré-inventons, découvrons et renforçons des modes d’échanges équitables et horizontaux.

STOP AUX DETTES ILLÉGITIMES SIGNÉES PAR NOS POUVOIRS CORROMPUS

Nous refusons de payer pour les droits inaliénables, qui n’ont par conséquent aucune raison légitime d’être marchandisés et payés.
Nous refusons de payer pour l’accès aux biens communs et aux services publics élémentaires (logement, éducation, santé, communications, culture, transports, eau, chauffage, électricité, etc.).
Nous refusons de payer pour des politiques de grands projets inutiles qui démantèlent les droits sociaux gagnés grâce aux luttes menées par nos aînés.

OUI À UN SYSTÈME SOLIDAIRE ET COOPÉRATIF ENTRE TOUS LES HUMAINS

Nous disons NON pour sortir de l’isolement : OUI nos refus individuels se conjuguent !
Chacun de nous est rejoint par d’autres, ce qui nous conduit à s’organiser et à nous rassembler dans un réseau toujours plus large, plus efficace, dans une intelligence collective.
Nos situations sont différentes, nos raisons de ne plus payer le sont également : certains s’engageront à ne pas payer les transports, d’autres les frais de santé, d’autres les crédits, d’autres les loyers, d’autres un peu tout cela à la fois… avec le soutien de tous ici, et avec le réseau de ceux qui refusent de payer l’inacceptable.

NOUS N’AVONS PLUS BESOIN D’EUX !
Nous nous passons de leurs logiques de profits injustes et de conflits désastreux. Nous sommes prêts à construire ensemble un autre monde, pacifique, ouvert, responsable.

En signant cette pétition, nous exprimons aussi notre volonté d’être mis en relation avec les signataires proches de nos lieux de vie pour faire cause commune, construire des alternatives et préparer notre refus de payer par un acte de désobéissance civile de masse.
http://stoppaying.wesign.it/fr


L’article 123 est à l’origine de la dette et il nous coûte 89.000 € par minute, 130 millions d’euros chaque jour.
L’article 123 du traité de Lisbonne est une transposition de l’article 104 du traité de Maastricht et de la loi Pompidou-Giscard de 1973, qui interdit aux États d'emprunter à leur banque centrale pour les obliger à emprunter auprès de banques privées.

Entre 1980 et 2010, le contribuable français a remboursé plus de 1.380 milliards d’euros aux banques privées au seul titre de l’intérêt de la dette.
Les intérêts de la dette publique s'élèveront à 46,9 milliards d'euros en 2013. La France consacrera ainsi plus d'argent en 2013 à rembourser les intérêts d'emprunts à ses créanciers qu'à former ses enfants : le budget de l'enseignement scolaire s'élèvera à 45,7 milliards d'euros l'an prochain.
www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/09/28/20002-20120928ARTFIG00434-la-france-empruntera-170-milliards-en-2013.php

Traité de Lisbonne, article 123 : le coup d’État de la finance
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/traite-de-lisbonne-article-123-le-75113

La dette publique (en intérêts) coûtera 47 milliards à l’État français en 2013
L'évasion fiscale coûte en moyenne 45 milliards
Les niches fiscales coûtent 74 milliards
Les paradis fiscaux représentent une perte de 20 milliards

Au total, au moins 186 milliards d’euros sont perdus chaque année par la France !

Les États européens ont versé 1600 milliards d'euros d'aides aux banques depuis la crise
Cette somme représente 13% du PIB de l'Union européenne.
Les aides d'État accordées au secteur financier dans l'Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d'euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011, selon un document publié par la Commission européenne le 21 décembre 2012.
La grande majorité, soit 67%, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques.

L'année 2011 a également été la dernière où la Commission a appliqué des règles temporaires en matière d'aides d'État pour aider l'économie réelle en période de crise. Ce type d'aide, accordé à l'ensemble de l'économie, a représenté 48 milliards d'euros en 2011, soit 0,037% du PIB de l'UE et une diminution de plus de 50% par rapport à l'année précédente. Cela reflète, selon la Commission, à la fois un faible recours à ces aides par les entreprises et les contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des États.
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-etats-europeens-ont-verse-1600-milliards-d-euros-d-aides-aux-banques-depuis-la-crise_366200.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 9 Mar - 7:08



L’UE dévoile des « frontières intelligentes » pour l’espace Schengen
Les voyageurs qui se rendent fréquemment dans l’espace Schengen de l’UE pourront traverser les frontières « en quelques secondes » grâce à une carte lisible par machine présentée aujourd’hui (28 février) par Cecilia Malmström, la commissaire chargée des affaires intérieures.
Des eurodéputés Verts du Parlement européen ont promis de bloquer ce projet en affirmant qu'il « donnerait lieu à un Big Brother 2.0 aux frontières de l'Europe »
http://www.euractiv.com/fr/societe-information/ue-devoile-des-frontieres-intell-news-518161
http://www.greens-efa.eu/eu-border-control-plans-9299.html


UE : La libre circulation en danger
Les ministres de l'Intérieur allemand, néerlandais, britannique et autrichien ont exigé jeudi [7 mars 2013] de la Commission européenne qu'elle s'attaque aux « abus dans la libre circulation » au sein de l'Union européenne.
Pour le ministre allemand, les personnes qui, de toute évidence, n'émigrent que pour bénéficier d'aides sociales plus élevées, doivent être expulsées et interdites temporairement d'entrée dans le pays qui les a accueillies.
C'est la règle actuellement en vigueur pour les auteurs de crimes.
http://www.lematin.ch/monde/Inquietude-autour-des-possibles-abus-lies-a-la-libre-circulation/story/23792722



Peuples, démocratie et partis de gauche ouvertement combattus
La commissaire européenne autoproclamée chargée de la sécurité, Cecilia Malmström, très déterminée : "Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale les forces extrémistes et populistes n'ont eu autant d'influence sur les parlements nationaux. Nous devons avoir le courage de faire front pour protéger nos valeurs européennes communes".

Cette déclaration de guerre aux dissidents a été proclamée la veille d'une réunion de plusieurs ministres de l’Intérieur et de la Justice européens, dont le Français Manuel Valls et ses homologues italienne Anna Maria Cancellieri et suédoise Béatrice Ask, qui participeront à cette réunion organisée sous haute surveillance dans un palais à Bruxelles. (via R. E. Morin)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cecilia_Malmstr%C3%B6m

L’inquiétude de Cecilia Malmström n'a rien de crédible : l'UE a déjà montré tout son mépris pour les parlements nationaux.
Valeurs européennes communes = capitalisme et défense des banquiers.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 22 Mar - 10:53



Dîner européen à Berlin : Merkel, Hollande et de très grands patrons
François Hollande, Angela Merkel et José Manuel Barroso étaient conviés lundi 18 mars au soir à un dîner inédit avec le gotha du patronat européen. Un dîner dont l'objectif est de chercher des moyens de relancer la croissance et la compétitivité d'une Europe en crise.

Le président de la République française, la chancelière allemande et le présdent de la Commission européenne conviés à un dîner réunissant les principaux grands patrons européens, l'affaire est inédite. De prime abord, on pense à un "dîner du Siècle" européen [...]

À l'initiative de l'influent club ERT (European round table of insustrialists, la table ronde européenne des industriels), présidé par le patron du groupe suédois Ericsson, Leif Johansson, cette rencontre est présentée comme "une étape dans un cycle de réflexion" sur la relance de la croissance en Europe initiée lors du Conseil européen de juin 2012. Et l'ambition est de déboucher sur une feuille de route examinée lors du sommet de juin prochain.

En plus du repas, quatre thèmes sont au menu, à chaque fois présentés par le patron d'une entreprise de dimension mondiale : politique de concurrence, présentée par Jacob Wallenberg, patron d'Investor AB, politique énergétique, introduite par Bruno Lafont, président du groupe français Lafarge, flexibilitité du marché du travail, par Jim Hagemann Snabe, patron de SAP et innovation, par Peter Löscher, de Siemens.

Dans le même esprit, deux industriels, le Français Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain) et l'Allemand Gerhard Cromme (Thyssen-Krupp) préparent pour fin avril un rapport sur la compétitivité sur lequel auront aussi travaillé des représentants du patronat des deux côtés du Rhin. Cette démarche franco-allemande, espère Paris, débouchera sur "des recommandations les plus concrètes possibles" à l'image de celles du rapport de Louis Gallois sur lequel le gouvernement a fondé le Pacte de compétitivité présenté à l'automne dernier. [...]

http://www.franceinfo.fr/economie/a-berlin-sommet-politico-patronal-inedit-pour-reflechir-a-l-europe-922787-2013-03-17

François Hollande, VRP en Russie le 28 février 2013
http://www.leparisien.fr/politique/en-images-francois-hollande-vrp-en-russie-28-02-2013-2605917.php

Hollande, VRP du Rafale en Inde le 14 février 2013
http://www.lalsace.fr/actualite/2013/02/15/rafale-francois-hollande-en-vrp-du-contrat-du-siecle
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Ven 22 Mar - 19:19

Découverte de gisements de pétrole et de gaz en Méditerranée. La mise en faillite de Chypre donnera le feu vert à des privatisations qui vont rapporter gros aux vautours. Comme en Grèce !



La ruée vers le gaz en méditerranée

Les récentes découvertes de gisements de pétrole et de gaz, non pas importants mais immenses, situés dans une partie auparavant peu explorée de la mer Méditerranée (entre la Grèce, la Turquie, Chypre, Israël, la Syrie et le Liban), suggèrent que la région pourrait devenir un « nouveau Golfe persique ». Comme ce fut le cas pour l’« autre » Golfe persique, la découverte de ces richesses en hydrocarbures pourrait bel et bien devenir synonyme d’une terrible malédiction géopolitique pour la région.

Les conflits historiques du Proche-Orient pourraient bientôt êtres supplantés par de nouvelles batailles pour l’accès aux ressources pétrolières et gazières de la Méditerranée orientale, du bassin du Levant et de la mer Égée. [...]
http://www.voltairenet.org/article174058.html

Le ministre russe des Finances, Anton Siluanov, a déclaré que les deux jours de négociations n'avaient pas abouti, ajoutant que les investisseurs du pays n'étaient guère intéressés ni par les réserves de gaz chypriotes, ni par son secteur financier. ^^
ttp://www.boursorama.com/actualites/l-eventail-de-solutions-se-reduit-pour-chypre-56e38bf18161966af0f697b356fccf39

De quoi le voyou Barroso a-t-il pu menacer la Russie ?
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 23 Mar - 2:40


[Mort des petits partis]
Circonscription unique aux Européennes : le PS retourne sa veste

Un choix en droite ligne de la négation du résultat du référendum rejetant le TCE en 2005 et du refus d’un référendum à propos du TSCG.
Le PS a voté contre le retour à la circonscription unique aux élections européennes pour 2014 à la Commission des lois. Les socialistes avaient pourtant voté son retour en 2010 au Sénat, pour limiter le bipartisme.

C’est un double reniement de la part du PS, avance même Martine Billard du PG. C’est que les socialistes avaient dès 2003 condamné l’abandon de la circonscription unique, avant de voter son retour au Sénat en 2010. Pourtant ce mercredi [20 mars 2013], les socialistes ont voté contre, en Commission des lois. L’élection européenne de 2014 devrait donc se faire à nouveau en 8 grandes circonscriptions.

Au nom du bipartisme

De fait, ce découpage facilite le bipartisme. L’élection européenne se fait à la proportionnelle, pour élire les 74 députés européens français. Mais en divisant par 8, l’effet de seuil fait qu’il va être plus difficile pour les autres partis d’avoir des députés. « Ce choix est dans la droite ligne de la négation du résultat du référendum rejetant le TCE en 2005 et du refus d’un référendum à propos du TSCG. Dès qu’il s’agit d’Europe, le PS aurait-il peur du peuple ? La sanction populaire s’exprimera de toute façon » déplore Martine Billard. Qui rappelle par la même occasion que « l’engagement de campagne d’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives, a totalement disparu. »

Le radical de gauche Alain Tourret, rapporteur de la proposition de loi visant au retour à la circonscription unique, pointe que le découpage en 8 régions, en outre de favoriser le bipartisme, favorise « l’abstention, faut d’un débat national sur les enjeux européens ».

21 Mars 2013
http://www.humanite.fr/politique/circonscription-unique-aux-europeennes-le-ps-retou-517944
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 31 Mar - 21:51

Die Europäische Union macht frei


MES : Une construction à caractère fasciste

Où trouve-t-on une telle réglementation : tous les employés du MES [Mécanisme européen de stabilité, ndt.] bénéficient de l’immunité juridique, personne ne peut déposer plainte contre le MES ou ses employés. Mais par contre le MES peut déposer plainte contre tout un chacun et possède des droits incroyables : il peut exiger de la part de tous les Etats signataires et en tout temps autant d’argent qu’il lui plaît. Et tout ceci sans devoir donner de raisons. Les membres doivent obtempérer dans les sept jours sans opposition possible. Si un Etat ne peut satisfaire ces exigences (la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Slovénie, Chypre) ce sont les autres Etats membres qui doivent reprendre automatiquement le montant de la dette qu’ils doivent eux aussi payer dans les sept jours. Il est prévu que les populations des Etats membres soient tenues de se plier à cette exigence avec leurs biens propres pour supporter les dettes de leur Etat. Le MES représente la prise de pouvoir de la haute finance internationale avec l’accord de nos représentants politiques.

Selon les informations existantes jusqu’à présent, le projet d’accord sur le MES a été rédigé par le bureau d’avocats américain Fresh­fields Bruckhaus Deringer. Cet accord de type anglo-américain est à mille lieues de toute culture juridique européenne. Il a été rédigé en anglais, puis traduit en allemand. Les règles d’immunité de l’accord sur le MES furent, par commodité, recopiées des statuts de la BRI (Banque des règlements internationaux, Bâle, Rothschild), respectivement des statuts de l’US-ESF (Exchange Stabilization Fund). Le ministère allemand des Finances à lui seul occupe 1900 employés et aurait sans autre pu rédiger l’accord sur le MES selon le droit germano-romain au sein de son institution. Mais que fit Schäuble ? Il remit le soin de rédiger cet accord à un bureau d’avocats américain qui est en relation directe avec les grands créanciers européens et Goldman Sachs.

La chancelière Merkel, elle aussi, s’efforce de remettre la souveraineté budgétaire de la République fédérale allemande à l’administration fiscale du Mécanisme européen de stabilité. Tous les Etats qui se lancent sur cette voie acceptent la fin de l’Etat de droit libre et démocratique en renonçant à leur souveraineté budgétaire. Madame Merkel viole par là clairement son serment professionnel. La fameuse « union budgétaire » sent la dictature.

Alors même que « tout pouvoir d’Etat émane du peuple » (art. 20 de la Loi fondamentale), les citoyens n’ont, là aussi, rien à dire quant il s’agit d’endosser les dettes d’Etats étrangers corrompus. Lors de telles décisions, on a de plus en plus l’impression que Madame Merkel est sous la contrainte de l’industrie de la finance.

C’est l’ancien porte-parole de la ministre autrichienne des Finances, Maria Fekter (ÖVP), Harald Waiglein, qui représente l’Autriche dans le MES. Il fut autrefois journaliste à la télévision autrichienne ORF et à la « Wiener Zeitung ». Il n’est pas un spécialiste, fut après son adhésion au parti bourgeois ÖVP en dernier chef de la section III « Politique économique et marchés financiers » au ministère des Finances à Vienne. Sur les plans européen et international, il possède uniquement quelque expérience en tant que porte-parole et journaliste. En tant que membre du directoire du MES, Harald Waiglein jouit de l’immunité, ne paie pas d’impôt sur le revenu et dispose avec ses collègues d’une fortune de 700 milliards d’euros pour commencer.

Lors de l’effondrement de l’euro qui se profile, l’Allemagne devra payer jusqu’à 771 milliards d’euros, selon les calculs de l’institut Ifo. Face à un budget d’Etat de 306 milliards, cela « fait froid dans le dos ». S’il faut encore ajouter les plans de sauvetage pour l’Espagne et l’Italie, la somme totale à payer pour l’Allemagne atteindra 2,8 billions d’euros. Il est indéniable que l’Allemagne s’effondrerait sous la charge d’un tel poids. C’est dans ce contexte que les journaux « Bild » et « Süddeutsche Zeitung » ont publié un appel de l’ancien Premier ministre anglais, Tony Blair, intimant l’ordre à l’Allemagne de sauver l’euro. Les Etats-Unis aussi attendent le sauvetage de l’euro par l’Allemagne, même si cela menace l’existence du pays. C’est ce qu’a déclaré le ministre américain des Finances Geithner, lors d’un court séjour chez le ministre des Finances Schäuble à son domicile de vacances sur l’île de Sylt. Il fit aussi comprendre que les Etats-Unis ne toléreraient pas une sortie de l’Allemagne de l’euro. Car le retour au Deutsche Mark signifierait la renaissance d’une monnaie qui serait rapide de nouveau la plus forte monnaie du monde – ce qui n’est certainement pas le vœu des Alliés et de l’industrie financière. La disparition du Deutsche Mark fut une des raisons fondamentales de l’introduction de l’euro.

Angela Merkel a reçu aux Etats-Unis la médaille de la liberté, du fait qu’elle a appliqué sans broncher les objectifs d’après-guerre des Etats-Unis pour l’Allemagne, soit les 5D décidés pour l’Allemagne en 1945 lors de la Conférence de Potsdam : démilitarisation, dénazification, décentralisation, démocratisation et démontage. Pour mieux pouvoir appliquer tout cela, l’Allemagne n’a toujours pas de traité de paix et doit se contenter d’un traité d’armistice et de la clause d’« Etat ennemi » de l’ONU. Ainsi la Bundeswehr est soumise à l’OTAN et l’Allemagne reste occupée par 68 000 soldats américains et 30 000 soldats britanniques. L’Allemagne paie les frais d’occupation et offre constamment de nouvelles infrastructures aux occupants, soit des immeubles, des hôpitaux, des aéroports et des terrains d’exercices. Les troupes d’occupation et leurs services secrets peuvent agir en toute impunité dans le pays, n’étant pas soumis à la loi allemande, leurs casernes et leurs établissements jouissent de l’exterritorialité. Ainsi on construit à Landstuhl un nouvel hôpital américain pour 900 millions d’euros, l’Allemagne en supportant 600 millions.•

Source : Inter-Info d’octobre 2012
12 mars 2013
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3024



"L'Allemagne contre l'Europe", l'article censuré d'El País

"Merkel, comme Hitler, a déclaré la guerre au reste de l'Europe, cette fois pour s'assurer un espace vital économique"... Pour cette phrase, la tribune "L'Allemagne contre l'Europe" de l'économiste Juan Torres López, professeur à l’Université de Séville et membre du Conseil scientifique d’Attac Espagne, a été éjectée dimanche 2 mars du site Internet de l’influent quotidien espagnol El País.

L’article « contenait des affirmations que ce journal considère inappropriées » explique El País dans un bref communiqué qui remplace la tribune en question.

Le site LatinReporters en a traduit ci-dessous le texte intégral, récupéré sur le blog Cumbre Social par Manuela Martínez, secrétaire générale de la section de Grenade de l’Union générale des travailleurs (UGT, socialiste).

L’ ALLEMAGNE CONTRE L’EUROPE

Il est très significatif qu’on parle habituellement de « punition » pour désigner les mesures que Mme Merkel et ses ministres imposent aux pays les plus touchés par la crise.

Ils disent à leurs compatriotes qu’ils doivent punir notre irresponsabilité afin que les Allemands ne payent pas notre gaspillage et nos dettes. Mais le raisonnement est faux, car les irresponsables n’ont pas été les peuples que Merkel s’obstine à châtier, mais les banques allemandes qu’elle protège et celles d’autres pays auxquelles elles octroyèrent des prêts, avec une irresponsabilité cette fois réelle, pour obtenir des profits multimillionnaires.

Les grands groupes économiques européens ont réussi à établir un modèle d’union monétaire très imparfait et asymétrique qui a aussitôt reproduit et élargi les inégalités initiales entre les économies impliquées. En outre, grâce à leur capacité d’investissement énorme et la puissance de leurs gouvernements, les grandes compagnies du Nord ont pu s’approprier de nombreuses entreprises et même des secteurs entiers des pays de la périphérie, comme l’Espagne. Cela a causé d’importants déficits commerciaux dans ces pays et des excédents, en Allemagne surtout, ainsi que dans d’autres pays dans une moindre mesure.

Parallèlement, les politiques successives des gouvernements allemands ont concentré davantage encore les revenus au sommet de la pyramide sociale, ce qui augmenta son niveau d’épargne déjà élevé. De 1998 à 2008, la richesse du 10% le plus riche d’Allemagne passa de 45% à 53% du total, celle du 40% suivant de 46% à 40% et celle du 50% le plus pauvre de 4% à 1%.

Ces circonstances mirent à la disposition des banques allemandes des sommes énormes. Mais au lieu de les consacrer à l’amélioration du marché intérieur allemand et de la situation de ceux disposant des revenus les plus bas, elles s’en servirent (à raison de quelque 704 milliards d’euros jusqu’en 2009, selon la Banque des règlements internationaux) pour financer la dette des banques irlandaises, la bulle immobilière espagnole, l’endettement des entreprises grecques ou pour spéculer, ce qui fit bondir la dette privée dans la périphérie européenne et les actifs toxiques des banques allemandes (900 milliards d’euros en 2009).

L’éclatement de la crise perturba gravement les banques allemandes, mais elles obtinrent que leur insolvabilité, plutôt que d’apparaître comme le résultat de leur grande imprudence et irresponsabilité (à laquelle Merkel ne fait jamais référence), soit présentée comme la conséquence du gaspillage et de la dette publique des pays abritant les banques auxquelles elles avaient octroyé des prêts. Les Allemands retirèrent rapidement leur argent de ces pays, mais la dette demeura dans les bilans des banques débitrices.

Merkel s’érigea en défenseur des banquiers allemands et, pour les aider, elle lança deux stratégies. L’une est celle des sauvetages, vendus comme destinés à sauver les pays, mais qui consistent en fait à octroyer aux gouvernements des prêts que payent les peuples pour les transférer à des banques, dont une prompte récupération permettrait ensuite de rembourser les Allemands. L’autre stratégie est d’empêcher que la Banque centrale européenne stoppe d’emblée les attaques spéculatives contre la dette de la périphérie, la hausse des primes de risque des autres pays permettant alors à l’Allemagne de se financer à moindre coût.

Merkel, comme Hitler, a déclaré la guerre au reste de l’Europe, cette fois pour s’assurer un espace vital économique. Elle nous punit pour protéger ses grandes entreprises et ses banques et aussi pour faire oublier à son électorat le modèle honteux qui a fait que le niveau de pauvreté de son pays est le plus élevé des 20 dernières années, que 25% de ses salariés gagnent moins de 9,15 euros/heure ou qu’à la moitié de sa population ne correspond, comme je l’ai dit, qu’un misérable 1% de toute la richesse nationale.

La tragédie, c’est l’énorme collusion entre les intérêts financiers paneuropéens qui dominent nos gouvernements et que ceux-ci, au lieu de nous défendre avec patriotisme et dignité, nous trahissent en agissant comme de simples comparses de Merkel.

Juan Torres López, professeur à l’Université de Séville
http://lejournaldusiecle.com/2013/03/27/lallemagne-contre-leurope-larticle-censure-del-pais/
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