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 SPECIAL HAÏTI : Mais pourquoi sont-ils si pauvres ?

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Orwelle



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MessageSujet: SPECIAL HAÏTI : Mais pourquoi sont-ils si pauvres ?   Ven 15 Jan - 16:06



SPECIAL HAITI : Mais pourquoi sont-ils si pauvres ?

Emotion et solidarité partout dans le monde. Mais pourquoi tant de victimes ? La Nature est-elle seule en cause ? Au Japon, par exemple, les normes antisismiques dans la construction permettent d'éviter un tel désastre. Seulement, dans un pays aussi pauvre, cela paraît impossible. C'est donc aussi la pauvreté qui tue.

D'où vient-elle ? Le dossier spécial de Michel Collon et de l'équipe Investig'Action éclaire l'Histoire cachée d'Haïti. Et l'énorme responsabilité, ancienne et actuelle, des grandes puissances - surtout les Etats-Unis et la France - dans cette misère atroce.




La dette extérieure d’Haïti,
une hypocrisie française


En 1803, après 300 ans d’esclavage, un grand mouvement souleva Haïti et mit en déroute l’armée française. Vint ensuite la déclaration d’indépendance abolissant l’esclavage en janvier 1804. Les Français menacèrent de revenir pour coloniser le pays, en refusant de reconnaitre l’indépendance et en appelant à la guerre.

En 1825, le gouvernement français exigea que le gouvernement haïtien paye une quantité équivalente à 21 milliards de dollars actuels, condition pour reconnaitre l’indépendance du pays. Le gouvernement d’alors craignant une nouvelle invasion fut obligé de payer et la France reconnut ainsi l’indépendance.

La relation actuelle de la France avec Haïti et l’influence de ces faits sur la vie politique haïtienne, démontre hypocrisie de la France. Si celle-ci tient un discours en faveur du développement du pays, jamais elle n’a fait un geste pour mettre en pratique son discours.

L’obligation d’Haïti de payer d’énormes sommes au FMI provient de l’injustice faite par la France qui dispose d’un poids important dans cette organisation. La position est claire et n’a rien à voir avec une quelconque volonté d’aider et de participer à la reconstruction du pays, appauvri par toutes ces politiques.

Cette attitude de la France de refuser de payer sa dette se répète aujourd’hui. La France a en effet accueilli l’ex-dictateur Jean Claude Duvalier, avec sa fortune personnelle de 900 millions de dollars, somme volée dans les caisses de l’Etat haïtien, soit une somme supérieure à la dette externe du pays d’alors, où il s’exila après 29 ans de dictature de père en fils.

Ainsi, si la France souhaite changer son attitude vis-à-vis de l’Histoire, son premier devoir est de payer à Haïti ce qu’elle lui doit et de rendre possible l’extradition de l’ex-dictateur Duvalier pour qu’il soit jugé devant la justice haïtienne et ainsi permettre au pays de récupérer l’argent volé par le gouvernement du dictateur.

Etant DUPAIN
Traduction : Grégoire Souchay
www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2485:la-dette-exterieure-dhaiti-une-hypocrisie-francaise


350 millions pour sauver Haïti... et la France donne quoi au fait ?
De son côté la France a envoyé 400 secouristes, des sauveteurs, un hôpital de campagne... mais pas encore d'argent. Sarkozy veut papoter avec Obama.
www.lepost.fr/article/2010/01/14/1886728_350-millions-pour-sauver-haiti-et-la-france-donne-quoi-au-fait.html
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Orwelle



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MessageSujet: OMC   Ven 15 Jan - 16:17



Haïti, le ventre des pauvres
sous contrôle des ploutocrates


Au moment où les émeutes de la faim font rage, il est un aspect essentiel que le cas d’Haïti révèle à tous : la volonté du nord ploutocratique à contrôler le ventre des pauvres du Sud. En Haïti, le dumping des denrées étasuniennes subventionnées par l’État étasunien pour détruire la production locale sans subventions, ni moyens, a fini par avoir raison de l’alimentation produite sur place. Victime de cette concurrence déloyale, Haïti est devenue un cloaque des produits agricoles, avicoles et piscicoles de bas étages des Etats-Unis. [Extraits]

La politique de Wilson de transformer les terres haïtiennes en domaines étasuniens exclusivement voués à la canne à sucre et à d’autres produits d’exportation à la solde de Banana Fruit, avait échoué même au plus fort de la première occupation yankee du pays de 1915 à 1934. La résistance paysanne, malgré les mitrailleuses et les massacres, avait empêché l’application de la politique économique de la puissance continentale qui l’avait réussi dans bien d’autres pays du continent.

L’on sait par ailleurs que les présidents étasuniens Jefferson au 19ème siècle et F.D.Roosevelt au 20ème siècle ne cachaient pas leur haine pour « cette peste indépendantiste et antiesclavagiste de nègres qui ont pris leur indépendance par les armes » !

Le CNG (conseil national de gouvernement) qui succéda à Jean-Claude Duvalier en 1986, ouvrit le pays aux produits peu coûteux des Etats-Unis - parce que subventionnés - désormais vainqueurs dans leur politique de destruction de la production agricole haïtienne.

Ainsi, le riz, le pois, la farine, le lait en conserve et bien d’autres produits comme des pieds de poulets made in USA ont bombardé les marchés publics haïtiens à des prix providentiels pour les acheteurs à faible revenu, mais enclenchaient le désastre d’aujourd’hui...

Avec la fin des années 90, on entendit sur les ondes de radios haïtiennes le néolibéralisme et ses menus fretins dits économistes, comme un évangile du salut économique par la libéralisation du marché pour libérer le peuple haïtien de la misère. Ces piètres émules tropicaux d’Alain Minc, ont convaincu les classes moyennes et petits-bourgeois que les Etats-Unis voulaient du bien au pays et qu’il fallait faire pression sur le pouvoir pour qu’Haïti s’ouvre encore plus à un dumping et enfin mettre à mort l’agriculture et l’élevage haïtien...

L’Usaid, l’usis, l’Iri, le Food for care... tous organismes étasuniens en Haïti nourrissaient et nourrissent ces sortes de mufles économistes pour mystifier intellectuellement les classes moyennes scolarisées, certains secteurs désinformés des masses et mythifier ce qui est en fait un mécanisme simplet de destruction d’un pays par l’escroquerie de la concurrence déloyale du plus riche pays du monde. (...)
www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2483:haiti-le-ventre-des-pauvres-sous-controle-des-ploutocrates&catid=6:articles&Itemid=11


Alí Ramón Rojas Olaya - Je souffre pour Haïtí
Qui sont ces Haïtiens ? Pourquoi sont-ils si pauvres ? Quelle Histoire nous a été cachée ?
www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2484:je-souffre-pour-haiti

Louis Prefontaine - Haïti : la « malédiction » n'existe pas
"Ce n'est pas Dieu qui débarqua dans l'île en 1915 et l'occupa pendant vingt ans, ce n'est pas Dieu qui..."
www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2482:haiti-la-l-malediction-r-nexiste-pas

Fidel Castro - Les origines de la pauvreté de nos voisins
Fidel démasque le duo Clinton et évoque les réalisations concrètes de la solidarité cubaine
www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2481:les-origines-de-la-pauvrete-de-nos-voisins

Michel Collon - "Sans les esclaves, nous serions perdus ! "
Un extrait du livre "Les 7 Péchés d'Hugo Chavez" montre comment et pourquoi la "démocratie française" a refusé l'émancipation des esclaves. Et les conséquences durent toujours...
www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2486:sans-les-esclaves-nous-serions-perdus
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SPECIAL HAÏTI : Mais pourquoi sont-ils si pauvres ?   Ven 15 Jan - 21:42


Reconstitution d'un village Taïnos à Cuba

”Haïti, l’oubliée du bonheur“

Au début…

Au début était une île... Une île si belle, si agréable, si douce à vivre que, la découvrant en 1492, Colomb la nomma aussitôt ”Espanola” - l’espagnole (qui, selon certains historiens, aurait par distorsion plus tard donné ”Hispaniola” - la petite Espagne -) peuplée par les pacifiques Taïnos et Caraïbes, civilisations agricoles paisibles, sédentarisées, dotées d’une culture avancée.

Montagneuse, sa partie ouest révéla un sous-sol recélant d’immenses richesses. Richesses qui firent le malheur des indigènes…

Saisis par la fièvre de l’or, les Espagnols spolièrent, torturèrent, exploitèrent, réduisirent en esclavage, massacrèrent ces peuples naïfs ; les maladies que les blancs avaient apportées avec eux et contre lesquelles les indigènes n’étaient pas prémunis faisant le reste, finissant d’éliminer en quinze ans une population pourtant initialement forte d’un million d’habitants.

Ayant épuisé les richesses du sous-sol, les Espagnols délaissèrent l’ouest de l’île pour sa partie est, laissant la place aux Français qui s’y installèrent.

En 1697 [...] le traité de Ryswick redistribua les possessions conquises dans ”les colonies“, et notamment aux Antilles, dont ”Hispaniola” qui fit l’objet d’une partition attribuant aux Espagnols la partie est de l’île - qui deviendra l’actuelle République dominicaine - et aux Français la partie ouest - l’actuelle Haïti.

Sous le nom de Saint-Domingue, l’ouest de l’île - sa partie désormais française - devint terre d’exploitation d’immenses plantations de caféiers, arbres fruitiers, indigotier, tabac et surtout canne à sucre, devenant ”notre colonie française aux Amériques” de loin la plus riche, grâce à son climat tropical, la qualité de ses sols et surtout l’abondance d’une main-d’oeuvre inépuisable et gratuite importée d’Afrique au titre de l’esclavage.

A la veille de la révolution de 1789, elle comptait en effet près de huit cent mille esclaves pour une population blanche inférieure à cinquante mille personnes, alors que la partie espagnole de l’île n’en comptait ”que” trente mille !

Mais le vacarme de la révolution arriva jusqu’en Haïti, déclenchant une révolte des esclaves, laquelle finit par aboutir à l’abolition de l’esclavage, et quelques temps plus tard à l’indépendance de l’île.

Un peu plus tard, d’autres traités - de Bâle en 1795, puis de Paris en 1814 - achevèrent les négociations entre Espagne et France, fixant une frontière qu’une brève fusion des deux peuples de l’île fit disparaître en 1822, avant son rétablissement définitif en 1844.

Haïti se trouva dès lors isolée, plongée dans une longue série de tentatives de prise de pouvoir, violences, luttes intestines, coups d’Etat, massacres et révoltes où s’illustrèrent armées diverses, factions et milices, blancs, noirs et mulâtres, aventuriers de toutes origines et de tout poil, faisant de l’île un pays oublié, livré aux pires exactions, à l’instabilité, l’incurie et la ruine.

Les Etats-Unis commencèrent à témoigner de l’intérêt pour Haïti dès 1862 où elle fut reconnue par l’administration Lincoln. Davantage une trentaine d’années plus tard, tentant d’obtenir la concession de la partie nord ouest du pays. Et plus encore en 1908, où ils achetèrent à vil prix d’immenses concessions leur permettant de mettre la main sur d’immenses territoires après expropriation des paysans.

Redoutant une possible contagion en Haïti - toute proche ! - du premier conflit mondial, les Etasuniens décidèrent en 1915 d’occuper le pays, contrôlant pendant toute cette période pouvoir politique, administration, armée, police, économie, n’hésitant pas à faire généreusement usage de la force contre les autochtones.

L’occupation cessa en 1934, livrant le pays aux juntes.

En 1957, le pouvoir échut entre les mains de François Duvalier, alias ”Papa Doc” - de sinistre mémoire - qui instaura un régime de terreur et de corruption. Son fils Jean-Claude, surnommé ”baby doc“, lui succéda, maintenant une dictature hautement fantaisiste, abandonnant la population dans la misère jusqu’en 1986, où devant la multiplication des émeutes il prit la fuite pour … la France.

En 1987, une nouvelle constitution fut adoptée, mais l’instabilité demeure dans ce pays qui en vingt ans a connu une succession de quatorze chefs d’Etat. Haïti reste l’un des pays les plus pauvres du monde, dont la partie la plus importante de la population survit dans des conditions très précaires, avec un chômage - officiel - de 60 %, un pib de 469 $ US par habitant et par année, une espérance de vie de moins de 50 ans pour les hommes et de 54 ans pour les femmes.

D’après l’indice de développement humain des Nations Unies, et sur un total de 177 pays dont l’espérance de vie des habitants, le niveau d’éducation et les revenus ont été étudiés à la loupe, Haïti est logée à la 146e place. Et on estime que le nombre de ses habitants pourrait atteindre les vingt millions en 2019. Or vingt millions de personnes dans un état de misère inacceptable, qui plus est susceptible de manquer d’eau d’ici dix ou quinze ans, aux portes des ” Amériques “, c’est une bombe à retardement qu’il faudrait désamorcer tout de suite ! (...)

Charles (Tribune libre)
http://quineditmot.free.fr/index.php/2010/01/14/plaidoyer-pour-haiti-loubliee-du-bonheur-selon-bernard-guetta/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ta%C3%AFnos



Pour envoyer vos dons :
Solidarité Laïque et ses organisations membres en Haïti
http://www.solidarite-laique.asso.fr/ewb_pages/s/sinistres_haiti.php
Médecins du Monde – Urgence Haïti -BP 100 - 75018 Paris
www.medecinsdumonde.org/
Médecins sans frontières - Urgence Haïti - BP 2000 - 75011 Paris
www.msf.fr/
Croix Rouge française - Séisme Haïti - 75678 Paris Cedex 14
www.croix-rouge.fr/Je-donne/Don-ponctuel?elk_daf_code=HT012
Action contre la faim – Urgence Haïti - Libre réponse 64 731 - 75 681 Paris Cedex
www.actioncontrelafaim.org/
Fondation de France - BP 22 - 75008 Paris
www.fondationdefrance.org/
Organisation internationale pour les migrations (
dons en ligne uniquement)
www.iom.int/jahia/jsp/index.jsp
Agence d'aide à la coopération technique et au développement (Acted) : dons en ligne uniquement
www.acted.org/fr/urgence-seisme-haiti
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SPECIAL HAÏTI : Mais pourquoi sont-ils si pauvres ?   Lun 8 Fév - 22:09



Le CADTM dénonce le prêt du FMI
et exige que les créanciers versent des réparations pour Haïti


Le 27 janvier dernier, le FMI se félicitait de sa réactivité face au désastre humanitaire en Haïti en décidant «une aide d’urgence» de 102 millions de dollars |1|. Pour le CADTM, une telle annonce est scandaleuse : ce que le FMI ose qualifier d’ «aide», en raison d’un délai de grâce de 5 ans et demi et de l’absence d’intérêts, constitue rien de moins qu’un prêt dont le capital devra être remboursé. Loin d’aider Haïti à se reconstruire, ce prêt va au contraire paupériser davantage le peuple haïtien en augmentant son endettement. Et comme si le peuple haïtien n’avait pas assez souffert, le FMI impose en contrepartie de ce prêt, inclus dans un programme d’ajustement structurel, l’application d’une série de mesures anti-sociales telles que l’augmentation du prix de l’électricité ou encore le gel des salaires dans le fonction publique ! Dans le même temps, son directeur général Dominique Strauss-Kahn appelle, sans aucune gêne, à la mise en place d’un plan Marshall pour Haïti, qui comprendrait l’annulation de sa dette.

Le CADTM dénonce cette nouvelle manœuvre du FMI visant à relégitimer son action en Haïti. Il est temps que le FMI rende des comptes aux Haïtiens en annulant immédiatement la dette, en leur restituant toutes les sommes remboursées et en versant des réparations pour tous les dommages subis.

En effet, le FMI et les autres bailleurs de fonds, tels que la Banque mondiale, portent une responsabilité écrasante dans la violation des droits humains fondamentaux des Haïtiens. Depuis plusieurs décennies, ils ont imposé des politiques néolibérales qui ont notamment supprimé l’autosuffisance alimentaire du peuple haïtien et l’ont rendu vulnérable aux chocs externes comme l’augmentation brutale des prix agricoles sur les marchés internationaux. Ces créanciers n’ont, par ailleurs, pas hésité à soutenir la dictature des Duvalier, alliés stratégiques des puissances occidentales comme la France, qui offre même aujourd’hui sa protection à Jean-Claude Duvalier sous couvert du statut de réfugié politique. Le peuple haïtien continue, quant à lui, à payer la dette illégitime contractée par cette dictature qui a servi à sa répression !

Ce sont également les considérations géostratégiques (à la base d’une large part de l’endettement illégitime des pays du Sud) qui ont poussé le FMI et la Banque mondiale, contrôlés par les pays occidentaux, à ne plus prêter à Haïti entre 2001 et 2004. En effet, cette suppression de l’ « aide » faisait partie des plans du gouvernement américain, qui cherchait délibérément à déstabiliser, puis à renverser, le gouvernement élu d’Haïti. Comme l’a souligné Jeffrey Sachs, économiste et ancien conseiller auprès du FMI et de la Banque mondiale, « les dirigeants américains avaient parfaitement conscience du fait que l’embargo sur l’aide entraînerait une crise de la balance des paiements, une poussée de l’inflation et l’effondrement du niveau de vie, qui à leur tour viendraient alimenter la rébellion [contre le président Aristide] ».

Tous ces dommages subis par le peuple haïtien doivent aujourd’hui être réparés. Ces réparations se fondent sur la justice et non sur une quelconque générosité des pays riches. C’est pourquoi le CADTM exige un plan pour Haïti radicalement différent de celui proposé par Strauss Kahn et le FMI. Ce plan ne doit pas comprendre les annulations de dettes mais seulement des dons sans contrepartie octroyés au titre des réparations pour tous les dommages subis.

Le CADTM soutient également l’idée d’une action en justice contre le FMI, qui selon ses statuts ne peut effectuer de dons, afin de le contraindre à réparer les préjudices causés en Haïti et dans l’ensemble des pays du Sud.

A côté de ces réparations, il est indispensable :
- d’annuler totalement et sans conditions la dette haïtienne, comme l’a fait le Venezuela
- de rétrocéder toutes les sommes perçues au titre du remboursement de la dette car la dette initiale, dite dette de l’indépendance, n’a aucune valeur légale, et est donc nulle en droit
- de restituer à la population tous les avoirs détournés par les dirigeants haïtiens et leur entourage, sur base de la Convention de l’ONU contre la corruption.

30 janvier 2010
www.cadtm.org/Le-CADTM-denonce-le-pret-du-FMI-et




Cyclones, FMI, exportations subventionnées de denrées par les Etats-Unis et l’Europe, utilisation de blé pour les biocarburants...
les Haïtiens en étaient réduits à manger de la boue.

"Quand il n’y a rien à manger, il y a encore de la terre. Le mélange, avec un peu d’eau, du sel et de la matière grasse végétale, donne une masse boueuse lisse. Découpée en rondelle plate et séchée au soleil, elle devient une sorte de “biscuit”, «pas appétissant et qui donne des maux de ventre», disent ceux qui en dégustent. Mais c’est bien le seul repas que prennent des milliers de Haïtiens trois fois par jour depuis quelques semaines. Autant dire que Haïti n’en finit pas sa descente aux enfers."
www.youtube.com/watch?v=uC17U2_pmB4 cyclops

Une information révélée par le quotidien suisse Le Temps, sélectionnée par Courrier International
www.france-info.com/chroniques-info-d-ailleurs-2008-02-01-haiti-ils-mangent-de-la-boue-85065-81-263.html

ANACAONA (25/02/2009 à 18:19) décrit dans son témoignage, la tactique commerciale étatsunienne : quand elle était petite on buvait dans sa famille un lait concentré fabriqué en Haïti, le lait "Laina". Les USA ont envoyé le lait "Carnation" à quart de prix. Résultat : tout le monde s'est mis au lait Carnation. "Laina n'a pas tenu, a fermé boutique, et les US ont quintuplé le prix de Carnation. A ce jour très peu de gens peuvent se payer une petite boite de Carnation, mais Laina n'est plus et on ne boit plus de lait."
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MessageSujet: Re: SPECIAL HAÏTI : Mais pourquoi sont-ils si pauvres ?   Mer 10 Fév - 16:03


La ville de Milot depuis le Palais Sans-Souci dans le Parc national historique

L’UNESCO demande l’interdiction du commerce des oeuvres d’art haïtiennes

L’UNESCO lance une campagne visant à protéger du pillage le patrimoine mobilier d’Haïti, notamment les collections d’art présentes dans les musées, les galeries et les églises endommagés du pays.

S’appuyant sur les expériences passées de l’UNESCO en Afghanistan et en Iraq, la Directrice générale indique qu’elle compte s’appuyer sur les experts nationaux et internationaux pour orienter et coordonner l’aide nécessaire afin de protéger le patrimoine culturel d’Haïti.

Il est important d’éviter que les chasseurs de trésors fouillent les décombres des nombreux lieux emblématiques qui se sont effondrés pendant le séisme comme l’ancien Palais présidentiel et la cathédrale de Port-au-Prince, ou de nombreux bâtiments de Jacmel, la ville coloniale française du 17e siècle, qu’Haïti envisageait de proposer pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le seul bien inscrit sur la Liste -le Parc national historique –Citadelle, Sans Souci, Ramiers- avec son palais royal et sa grande forteresse, a été épargné par le tremblement de terre. C’est également le cas des principaux musées et archives du pays.

L’UNESCO a déjà contribué à sauvegarder les archives historiques exceptionnellement riches de l’historien haïtien Georges Corvington. Elle contribue également aux efforts visant à sauver les fresques ou les vestiges significatifs des remarquables peintures murales qui ornaient la Cathédrale épiscopale de la Sainte-Trinité de Port-au-Prince.
www.voltairenet.org/article163848.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Milot_(Ha%C3%AFti)


Les pays sud-américains créent un fonds d'aide pour Haïti
Réunie à Quito, mardi 9 février, l'Union des nations sud-américaines (Unasur) a décidé la création d'un fonds de 300 millions de dollars (217 millions d'euros) pour aider à la reconstruction d'Haïti.
http://fr.news.yahoo.com/64/20100210/twl-les-pays-sud-amricains-crent-un-fond-acb1c83.html

Un survivant a été retrouvé 28 jours après le séisme
www.gaboneco.com/show_article.php?IDActu=16924
www.lexpress.fr/actualite/monde/a-port-au-prince-un-supermarche-s-ecroule_847916.html
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MessageSujet: Re: SPECIAL HAÏTI : Mais pourquoi sont-ils si pauvres ?   Mer 17 Fév - 6:46



Régis Debray en Bolivie et en Haïti
par Claude Ribbe

En 2004, la France se réconciliait avec les Etats-Unis en participant au renversement du président Jean-Bertrand Aristide. Côté français, le coup d’Etat était organisé par l’intellectuel pseudo-révolutionnaire Régis Debray. Témoin privilégié de ce drame, l’écrivain Claude Ribbe, qui fut membre de la Commission internationale d’experts sur la dette d’Haïti, relate ici le complot, la campagne de diffamation contre le président Aristide, son enlèvement et sa séquestration. Paris avait prévu de réinstaller au pouvoir l’ex-dictateur Jean-Claude Duvallier, mais les Etats-Unis imposèrent au dernier moment leurs hommes, Boniface Alexandre et Gérard Latortue.

www.voltairenet.org/article164005.html
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MessageSujet: Re: SPECIAL HAÏTI : Mais pourquoi sont-ils si pauvres ?   Lun 22 Fév - 5:52

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MessageSujet: Re: SPECIAL HAÏTI : Mais pourquoi sont-ils si pauvres ?   Dim 9 Jan - 6:32



Haïti - Les oubliés, toujours

PARLER
Parler n'est pas chose facile et Jeanne n'a pas les mots pour dire. Qui les aurait ? Elle soupire. Que reste-t-il quand tout tombe ?

Jeanne est une grand-mère, vieille dame digne qui se tient droite appuyée sur son parapluie. Jeanne est haïtienne, elle vit en France depuis plus de trente ans. L'année dernière, elle est partie pour passer les fêtes chez sa fille, restée en Haïti. C'était une occasion de voir ses petits-enfants, Medwin 14 ans, Willem 12 ans et Corinne 8 ans. Jeanne devait rester deux mois en Haïti puis revenir en France.

Le 12 janvier 2010, la vie de Jeanne a basculé. Sa fille blessée pendant le tremblement de terre, décède les jours suivants. Jeanne se retrouve seule, sous le choc, sans toit, avec ses trois petits enfants dans le chaos de Port-au-Prince. Perdue, affolée, Jeanne a décidé de s'enfuir de la ville, elle a fait ce qu'elle a cru le mieux pour mettre les enfants à l'abri, elle a fait ce qu'elle a pu. Au lieu de rentrer en France comme elle l'avait prévu, elle est restée pour s'occuper des enfants, et elle a commencé à se battre pour qu'ils puissent venir vivre avec elle en France. Jeanne n'y est pas arrivée.

Elle n'avait jamais les bons papiers, il manquait toujours quelque chose, un tampon, un extrait d'archive, un passeport, une photo. Alors Jeanne est restée en Haïti, elle est restée pendant presque un an pour ne pas laisser ses petits-enfants. Elle est restée jusqu'au jour où sa santé a décliné, et où elle a dû rentrer en France en urgence pour se faire soigner, c'était en octobre dernier, elle a dû laisser ses petits-enfants seuls en Haïti. Quels mots pour raconter cela ?

Quels mots pour dénoncer les obstacles insurmontables que rencontrent les Haïtiens de France pour faire venir les leurs ?

Contacts Haïti :
Ligue des droits de l'Homme : 01 56 55 51 00
Collectif Haiti : 01 43 48 31 78 / 06 27 19 05 67
Gisti : 01 43 14 60 66
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/ cyclops

Les Haïtiens de France dénoncent "les obstacles" au regroupement familial
www.france24.com/fr/20100603-haitiens-france-denoncent-obstacles-regroupement-familial
www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=17802


« Haïti parmi les vivants »
http://jacbayle.perso.neuf.fr/livres/Haiti/Haiti_parmi_les_vivants.html
www.lepoint.fr/livres/etonnants-haitiens-24-05-2010-458319_37.php
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MessageSujet: Re: SPECIAL HAÏTI : Mais pourquoi sont-ils si pauvres ?   Ven 21 Jan - 19:19


Haïti : les vraies raisons du retour de Baby Doc

[Il] aurait souhaité une dernière fois le sol natal qu’il a quitté en 1986 pour la France où il réside depuis. En réalité, les sentiments n’occupent que peu de place dans la démarche de l’ex tyran accusé d’avoir jeté dans une prison sordide des dizaines d’Haïtiens qui le gênaient, des journalistes, des opposants, et de n’avoir rien changé au fonctionnement d’un État tyrannique et violent organisé par son père François, Papa Doc.

L’argent est en réalité au centre d’une opération qui n’a pu se réaliser sans le soutien intéressé du président encore en place pour quelques semaines, René Préval. En effet, malgré le montant des sommes qu’on lui reproche d’avoir détourné, Baby Doc ne semble pas rouler sur l’or. Son appartement parisien, situé Porte de Bagnolet à Paris, n’a rien de luxueux. Ses jours étant comptés, il devient urgent de débloquer les 7,5 millions de dollars déposés dans une banque suisse.

Selon nos informations, depuis quelques mois, la Suisse ne verrait aucun inconvénient à accéder à sa demande de retrait du magot. À une condition cependant : qu’il fasse la preuve qu’aucune charge sérieuse ne pèse contre lui dans son pays et qu’il peut y retourner sans être inquiété. Bref que l’argent déposé dans les coffres helvètes ne dégage pas une odeur nauséabonde. Du jour où le ciel bancaire s’est éclairci pour le clan Duvalier, des contacts ont été pris avec le gouvernement haïtien. Une proposition aurait été faite à René Préval : en échange d’une absence de poursuites haïtiennes, Baby Doc reversait 40% du trésor à son pays. Refus du gouvernement, trop visible sans doute. Mais l’entourage du président ne s’est pas contenté de ce refus. De nouvelles négociations se sont engagées, plus discrètes et… moins collectives. […]

Jean-Claude Jaillette
www.marianne2.fr/Haiti-les-vraies-raisons-du-retour-de-Baby-Doc_a201902.html
www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/01/19/quatre-plaintes-pour-crime-contre-l-humanite-deposees-contre-duvalier_1467906_3222.html


Haïti : Jean-Bertrand Aristide veut rentrer chez lui
www.afriquejet.com/afrique-australe/afrique-du-sud/haiti:-jean-bertrand-aristide-veut-rentrer-chez-lui-2011012168261.html

Haïti : l''Unesco appelle les pays donateurs à tenir leurs engagements
www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=54761
www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/12/le-modele-humanitaire-dominant-est-mis-en-question-en-haiti_1464293_3232.html


L'imposture des Nations unies en Haïti
www.lemonde.fr/idees/article/2010/12/31/l-imposture-des-nations-unies-en-haiti_1459294_3232.html

« La situation actuelle en Haïti est le résultat d’un immense jeu de quilles qui a maintenant cessé de faire sens »
Interview de Raoul Peck, réalisateur (Lumumba), scénariste et producteur de cinéma haïtien, ancien ministre de la Culture de la République d’Haïti de 1995 à 1997 et actuel président de la Fémis à Paris.
http://humanitaire.revues.org/index883.html

Dany Laferrière : « Haïti est une puissance symbolique »
A Haïti, on dit « le 12 Janvier » comme, un peu plus haut sur le continent américain, on dit « le 11 Septembre ». Lors du séisme à Port-au-Prince, Dany Laferrière était sur place, et a noté tout ce qu'il a vu. Cela donne « Tout bouge autour de moi », où l'écrivain exilé pointe le courage des Haïtiens, mais surtout la condescendance de l'Occident
www.rue89.com/cabinet-de-lecture/2011/01/20/dany-laferriere-haiti-est-une-puissance-symbolique-185868

Une autre malédiction : les enfants volés d’Haïti
www.legrandsoir.info/Une-autre-malediction-les-enfants-voles-d-Haiti.html

Sapeurs de la langue : Le français en Haïti
www.rfi.fr/emission/20110121-sapeurs-langue-le-francais-haiti
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SPECIAL HAÏTI : Mais pourquoi sont-ils si pauvres ?   Ven 10 Mai - 19:53


L’Hôtel Royal Oasis à Haïti

HAÏTI : les dons aux victimes du séisme investis dans un hôtel cinq étoiles...

Alors que 500.000 Haïtiens vivent toujours dans des camps de déplacés, le Clinton Bush Haiti Fund a récemment investi 2 millions de dollars dans l’hôtel Royal Oasis, un complexe de luxe construit dans une zone métropolitaine frappée par la pauvreté et « pleine de camps de déplacés abritant des centaines de milliers de personnes ». Le Royal Oasis appartient à un groupe d’investissement haïtien (SCIOP SA) et sera géré par la chaîne espagnole Occidental Hotels & Resorts.

Il convient de rappeler que les gouvernements occidentaux ont insisté pour que l’aide financière récoltée pour Haïti soit donnée à des organisations non gouvernementales (ONG) et à des fondations plutôt qu’au gouvernement haïtien, qu’ils considèrent comme corrompu.
http://www.crashdebug.fr/index.php/international/5094-haiti-les-dons-aux-victimes-du-seisme-investis-dans-un-hotel-cinq-etoiles#
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MessageSujet: Re: SPECIAL HAÏTI : Mais pourquoi sont-ils si pauvres ?   

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