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 Le scandale Woerth

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 25 Oct - 7:55


Le parquet général et Courroye sont «complices»

Pour Eva Joly, le parquet et le procureur sont « complices » dans l'affaire Bettencourt.
Leur objectif commun étant d'empêcher la vérité d'émerger concernant Eric Woerth. L'ancienne juge d'instruction a déclaré dimanche sur France Info :

« Le procureur général veut dessaisir Isabelle Prévost-Desprez parce que son enquête [sur un éventuel abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt] est dangereuse et il prétend qu'il va dessaisir l'ensemble des affaires Woerth-Bettencourt. Or, cela n'est pas possible. L'article 665 du code de procédure pénale ne permet cette procédure qu'à l'égard d'une juridiction, rien ne permet de dessaisir un procureur de son enquête préliminaire. C'est là où il y a une manipulation. »

Vidéo :
www.france-info.com/france-politique-2010-10-24-affaire-bettencourt-eva-joly-denonce-une-operation-de-manipulation-493146-9-10.html

Après avoir annoncé vendredi soir qu'il saisissait la Cour de cassation pour un dépaysement du volet d'abus de faiblesse, confié à la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, le procureur général de Versailles, Philippe Ingall-Montagnier a déclaré au JDD qu'il souhaitait aussi un dépaysement des enquêtes préliminaires ouvertes par son subordonné, Philippe Courroye.

Ces enquêtes sur les écoutes clandestines chez Liliane Bettencourt, sur un éventuel trafic d'influence et sur des soupçons de blanchiment de fraude fiscale, sont susceptibles de gêner le ministre du travail, Eric Woerth, qui doit se défendre d'accusations de conflit d'intérêt.

D'après Eva Joly, Philippe Ingall-Montagnier cherche à gagner du temp, pour « donner l'impression que la justice fonctionne bien ». MM. Courroye et Ingall-Montagnier « ont comme objectif d'empêcher la vérité de se faire jour dans l'enquête concernant » Eric Woerth, poursuit l'ancienne magistrate.

www.rue89.com/2010/10/24/pour-eva-joly-le-parquet-et-le-procureur-sont-complices-dans-laffaire-bettencourt-173055
www.liberation.fr/politiques/01012298168-le-parquet-general-et-courroye-sont-complices-dans-l-affaire-bettencourt-selon-eva-joly
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 25 Oct - 17:07


L’ordinateur du journaliste du «Monde» Gérard Davet dérobé

Gérard Davet, qui enquête notamment sur l’affaire Bettencourt, a été victime en fin de semaine dernière d’un cambriolage.

Le journaliste du Monde Gérard Davet, qui enquête notamment sur l’affaire Bettencourt, a été victime en fin de semaine dernière d’un cambriolage au cours duquel seuls son ordinateur personnel et un GPS ont été dérobés, a-t-il indiqué lundi à l’AFP. «J’ai été cambriolé jeudi mais j’ai eu des journées un peu chargées et je ne m’en suis rendu compte que vendredi soir», a-t-il expliqué à l’AFP.

Le journaliste, dont le domicile, situé à un rez-de-chaussée dans le XIe arrondissement de Paris, n’a pas subi d’effraction, a porté plainte. Il a été entendu dimanche par les policiers du 2e district de police judiciaire (DPJ).
«On m’a volé mon ordinateur personnel, depuis lequel j’envoie certains articles et je stocke des ébauches ou des documents liés à des enquêtes», a ajouté le journaliste, précisant que l’ordinateur comportait un accès au réseau intranet du quotidien du soir.

Gérard Davet s’est également fait voler un GPS qui «peut permettre de retracer qui (il a) été voir, (ses) déplacements».

Il est notamment le co-auteur d’un article du Monde début septembre qui a entraîné l’ouverture à Nanterre d’une procédure pour «violation du secret de l’enquête». Elle pourrait aboutir au dessaisissement de la juge Isabelle Prévost-Desprez. C’est également avec ce journaliste que le conseiller de Michèle Alliot-Marie, David Sénat, a été en contact en juillet, ce qui a abouti à la mise en cause par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) du magistrat, identifié comme une source du Monde.

«Je ne veux pas tomber dans la paranoïa, ce cambriolage n’est peut-être que l’œuvre d’un maraudeur mais dans le contexte actuel, j’ai préféré porter plainte», a ajouté Gérard Davet.

www.liberation.fr/societe/01012298364-l-ordinateur-du-journaliste-du-monde-gerard-davet-derobe
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 26 Oct - 16:23


Éric Woerth et Jean-Christophe Canter : l’un est faussement indifférent, l’autre très amer…

Canter charge Woerth « Éric m’a tuer »

Dans un livre à paraître bientôt, Jean-Christophe Canter, maire de Senlis, annonce vouloir dénoncer le « système Woerth » dans l’Oise. Entretien exclusif.

Après l’affaire Bettencourt et la vente de l’hippodrome de Compiègne, Éric Woerth a-t-il à redouter qu’une nouvelle « tuile » lui tombe sur la tête. Le ministre du Travail, qui est aussi le patron de l’UMP dans l’Oise, doit maintenant faire face aux accusations du maire (UMP) de Senlis, Jean-Christophe Canter. En délicatesse avec la justice depuis un an, celui-ci met la dernière main à un livre consacré au « système Woerth » dans l’Oise.

Jean-Christophe Canter, vous vous apprêtez à publier un livre intitulé « Éric m’a tuer ». Que voulez-vous dénoncer ?

C’est l’histoire d’une manipulation politique à l’encontre d’un homme qui a été élu démocratiquement et qui, dès son élection, a été victime d’une campagne de déstabilisation sans précédent. Je veux expliquer comment Éric Woerth, président de l’UMP départementale, a tout fait pour m’éliminer dès lors que j’ai été élu en 2008, sans son aval, et contre son homme de main, Christian Patria, son suppléant à l’Assemblée nationale.

Concrètement, que voulez-vous dire ?

Neuf mois après mon élection, l’enquête a démarré sur la base de lettres anonymes de dénonciations calomnieuses concernant des marchés publics dont la plupart existaient sous mon prédécesseur. Des tas de maires m’ont confié qu’ils auraient pu être mis en examen comme moi. La vérité, c’est qu’on a voulu m’abattre. Éric Woerth et sa garde rapprochée ont tout fait pour me savonner la planche parce que j’ai osé m’opposer à leur volonté.

Comment, selon vous, s’y est pris Éric Woerth ?

Une fois l’enquête lancée, de nombreuses pressions ont été exercées. Ce dossier politique sensible était traité de cabinet ministériel à cabinet ministériel, celui d’Éric Woerth à Bercy à celui de la garde des Sceaux. J’imagine que la Chancellerie est également intervenue auprès du Parquet. L’enquête qui a été ouverte contre moi ne repose que sur un témoignage anonyme et sur une dizaine de lettres anonymes ! Vous ne trouvez pas étrange qu’on en soit arrivé là ? Alors que dans le même temps, il m’a fallu six mois pour faire enregistrer une plainte contre X dénonçant des faits similaires !

Mon livre n’est pas exactement un brûlot contre Éric Woerth. J’ai surtout voulu dénoncer un système, une façon intraitable d’asseoir son autorité. Woerth a longtemps eu l’image de l’expert comptable un peu réservé mais finalement plutôt rassurant. En réalité, c’est un homme politique froid et raisonné. Je sais que l’enquête me concernant a été confiée à un gendarme d’Amiens qui a des liens avec lui. Ce choix-là n’est pas dû au hasard. Je dirai tout, y compris sur les Légions d’honneur à des gens qui ont rendu des services, y compris également sur les liens qui unissent les politiques locaux, les milieux financiers et certains notables anciens hauts fonctionnaires.

Avez-vous des preuves ?

J’ai des preuves mais que je ne souhaite pas rendre publiques pour l’instant, les meilleurs pages de mon livre étant réservées à un grand hebdomadaire. En même temps que je veux dénoncer la méthode Woerth, je veux faire la peinture sociologique d’une petite ville de province. Malheur à qui déplaît aux puissances en place ! Pour ma part, je n’appartiens pas à l’establishment. J’ai été le grain de sable qui est venu chatouiller la belle mécanique de l’UMP.

Vous parlez beaucoup des réseaux. C’est-à-dire ?

Par exemple les liens indéfectibles entre Éric Woerth et Christian Patria, son suppléant à l’Assemblée, qui était le candidat investi de l’UMP en 2008 que j’ai eu le malheur de battre. Ou encore le fait que mon principal opposant au conseil municipal a travaillé à Bercy avec Éric Woerth jusqu’en 2009. Pouvez-vous me citer une ville où un élu de l’UMP a demandé la démission d’un maire de l’UMP choisi démocratiquement, qui plus est sans tenir compte de la présomption d’innocence ? Christian Patria n’a pas fait preuve d’une grande dignité dans son attitude. […]
www.france-info.com/chroniques-le-plus-france-info-2010-10-26-la-face-cachee-d-hadopi-et-de-loppsi-492768-81-184.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 27 Oct - 1:40


Encore un ordinateur volé dans l'affaire Bettencourt !

Le vol de l'ordinateur d'Hervé Gattegno, journaliste au Point, est intervenu le même jour que celui de Gérard Davet, du Monde.

L’ordinateur portable du journaliste du Point Hervé Gattegno, qui travaille sur l’affaire Bettencourt, a été volé samedi au siège du journal. Information confirmée par l’intéressé, que révélait lepost.fr. Ce vol est intervenu le même jour que celui de l’ordinateur de Gérard Davet, journaliste au Monde, qui travaille sur la même affaire.

La veille, Me Kiejman, avocat de l’héritière de L’Oréal, avait publiquement reproché à la juge Isabelle Prévost-Desprez d’organiser des fuites auprès de trois journalistes, citant Gérard Davet et Jacques Follerou du Monde, Hervé Gattegno du Point et les journalistes de Médiapart.

«Sur trois journalistes nommément cités, deux se font voler leur ordinateurs le lendemain, mais il peut aussi s’agir d’une coïncidence», a-t-on commenté au sein de la rédaction de l’hebdomadaire. La direction du Point a porté plainte pour vol.

Outre cet ordinateur, un autre avait été dérobé ce jour-là à la rédaction du magazine. Plusieurs vols d’ordinateurs portables sont intervenus ces dernières années au sein du journal, rappelle d’ailleurs un journaliste de l’hebdomadaire.
www.liberation.fr/medias/01012298663-l-ordinateur-d-un-journaliste-du-point-enquetant-sur-l-affaire-bettencourt-a-ete-vole

Les cambrioleurs étaient visiblement bien renseignés

Hervé Gattegno, rédacteur en chef au Point, s'est fait voler son ordinateur portable. C'est le deuxième journaliste travaillant sur l'affaire Bettencourt, après Gérard Davet du Monde, à subir cette mésaventure, le même jour que son confrère.

Selon LePost.fr, qui révèle l'information ce soir, l'ordinateur de Gattegno a été dérobé "la semaine dernière dans la nuit de jeudi à vendredi" : "Le câble antivol de son ordinateur situé dans le bureau du journaliste a été sectionné net, vraisemblablement à l'aide d'une pince coupante. (…) Les cambrioleurs étaient visiblement bien renseignés, car Hervé Gattegno venait tout juste de changer de bureau au journal."

Gattegno et Davet sont deux des journalistes ayant le plus travaillé sur l'affaire, exception faite des enquêteurs de Mediapart. Leurs ordinateurs contenaient des données sur lesquels ils travaillaient. Hier, Davet assurait qu'il ne voulait "pas tomber dans la paranoïa" et que le vol de son ordinateur personnel, chez lui, ainsi que de son GPS, "n'est peut-être que l'oeuvre d'un maraudeur". Qui en voudrait particulièrement aux journalistes experts d'un dossier particulier ?
www.arretsurimages.net/vite.php?id=9463

La direction du Point a porté plainte pour vol. Outre celui de M. Gattegno, un autre ordinateur avait été dérobé ce jour-là à la rédaction du magazine.
Plusieurs vols d'ordinateurs portables sont intervenus ces dernières années au sein du journal, rappelle un journaliste de l'hebdomadaire.
www.lepoint.fr/societe/un-journaliste-du-point-travaillant-sur-l-affaire-bettencourt-se-fait-voler-son-ordinateur-26-10-2010-1254688_23.php


Plaintes du journal Le Monde

Le Monde avait porté plainte le 20 septembre pour violation du secret de ses sources après l'enquête menée par les services de renseignement pour identifier une de ses sources dans l'affaire Woerth-Bettencourt. Il s'apprête à déposer une nouvelle plainte, pour « violation du secret de l'enquête » cette fois, à la suite des investigations ordonnées par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye.

« C'est une forme d'intimidation insidieuse qui gêne considérablement notre travail, qui consiste à rechercher la vérité pour mieux informer nos lecteurs », relatait Gérard Davet sur le site internet du Monde.
www.lepost.fr/article/2010/10/26/2282069_un-journaliste-du-point-qui-couvre-l-affaire-woerth-bettencourt-s-est-aussi-fait-voler-son-ordinateur.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 27 Oct - 1:58


Bettencourt : le volet Woerth va être instruit par un juge d'instruction

Le procureur Courroye a reçu mardi l'ordre d'ouvrir une information judiciaire sur ses enquêtes dans l'affaire Bettencourt, ce qui ouvre la voie à la désignation d'un juge d'instruction pour les volets dans lesquels est mis en cause le ministre du Travail, Eric Woerth.

Philippe Courroye, qui avait fait la sourde oreille aux recommandations en ce sens du procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, et aux demandes répétées de l'opposition et des syndicats de magistrats, n'a désormais d'autre choix que d'obéir au procureur général de Versailles, son supérieur hiérarchique.

Cette demarche permet en effet de demander à la Cour de cassation le dépaysement de l'intégralité du dossier, une enquête préliminaire ne pouvant faire l'objet d'une telle demande.
www.lepoint.fr/societe/bettencourt-le-volet-woerth-va-etre-instruit-par-un-juge-d-instruction-26-10-2010-1254588_23.php
www.lepoint.fr/societe/affaire-bettencourt-une-information-judiciaire-bientot-ouverte-dans-l-affaire-bettencourt-26-10-2010-1254486_23.php


Et la juge Isabelle Prévost-Desprez sera dessaisie.


Corruption
Transparency International vient de publier son indice international de perception de la corruption 2010. Au menu, un classement montrant de grandes disparités entre les 178 pays enquêtés. Les pays en tête en liste sont les moins corrompus (pour ce qui est de l’administration et de la classe politique). L’indice, élaboré grâce à des sondages réalisés auprès d’hommes d’affaires et de spécialistes, va de 10 pour un pays considéré comme “propre” à zéro pour un pays perçu comme gangrené par la corruption.
1. Danemark, Nouvelle Zélande et Singapour (indice à 9, 3)
4. Finlande, Suède (9,2)
6. Canada (8,9)
7. Pays-Bas (8,8 )
8. Australie, Suisse (8,7)
10. Norvège (8,6)
11. Islande, Luxembourg (8,5)
13. Hong Kong (8,4)
14. Irlande (8,0)
15. Allemagne, Autriche (7,9)
20. Royaume - Uni (7,6)
22. Belgique, États-Unis (7,1)
25. France (6,8 ).
www.transparence-france.org/ewb_pages/div/Indice_de_Perception_de_la_Corruption_2010.php
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 27 Oct - 17:43


Les locaux de Mediapart également cambriolés

Après Le Monde et Le Point, Mediapart annonce à son tour avoir été victime d'un vol d'ordinateur. Des données concernant l'affaire Bettencourt ont également disparu. Les faits se sont produits dans la nuit du 7 au 8 octobre, deux semaines avant les deux autres forfaits. Le site dirigé par Edwy Plenel parle d'un «cambriolage suspect»: «Un ou plusieurs inconnus se sont introduits, sans laisser de traces d'effraction, dans les locaux de Mediapart.» Le site d'information «n'avait pas jugé nécessaire de médiatiser ce cambriolage, qui peut très bien être le fait d'un simple maraudeur», jusqu'à ce que les deux autres affaires soient rendues publiques.

L'ordinateur portable de la responsable de la communication du site, Yolande Laloum-Davidas, a été dérobé, ainsi que celui d'un stagiaire affecté au service communication. Les deux appareils étaient posés sur la même table. Le bureau sur lequel étaient posés les appareils «est mitoyen des bureaux de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme», les deux journalistes qui enquêtent sur l'affaire Bettencourt.

D'autres éléments suspects sont avancés par Mediapart. Ainsi, «un disque dur externe (...) contenant certaines données confidentielles (sur les actionnaires, la capitalisation de la société...) et toutes les archives de Mediapart depuis sa création» a été dérobé. De même que «deux cédéroms contenant l'intégralité des enregistrements effectués clandestinement au domicile de Liliane Bettencourt». Mediapart compte préciser sa plainte ce mercredi au commissariat du 12ème arrondissement. [...]
www.liberation.fr/medias/01012298817-les-locaux-de-mediapart-ont-egalement-ete-cambrioles


Le délinquant ou psychopathe

La psychopathie est un trouble du comportement caractérisé par le déni de l’individualité d’autrui et un comportement généralement impulsif et antisocial pouvant aller jusqu’au crime.

Approche symptomatologique
Dans le DSM IV de l’American Psychiatric Association les critères ne recouvrent que les troubles de la personnalité antisociale, orientés vers la criminalité ; la transgression de la loi est un élément clef de diagnostic de psychopathie aux EU. En France ce rapport à la loi apparaît comme l’un des éléments sémiologiques mais non central car, si beaucoup de psychopathes sont des délinquants privilégiant les passages à l’acte au détriment de toute élaboration mentale, souvent avec des conséquences légales, tous les délinquants ne sont pas psychopathes (Diatkine).
Néanmoins, en s‘appuyant sur ces critères et ceux dégagés par Hare et al. (1991), Meloy (2001) a pu dégager certaines caractéristiques de personnalité des psychopathes criminels : une absence apparente d’anxiété ou d’inquiétude, une dévaluation agressive et réelle d’autrui qui permet d’étayer les vécus d’un soi grandiose et de réparer les blessures émotionnelles, un contrôle omnipotent sur les autres, un charme superficiel associé à une faconde certaine, une insensibilité relationnelle, un manque de remords, ainsi qu’un ennui terrible et inquiétant.
www.futurquantique.org/?p=2930
www.lutopick.fr/blog/index.php/post/2008/12/28/Maudit-soit-son-nom-!2
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 29 Oct - 10:19



Courroye défend ses enquêtes, «un modèle du genre»

Le procureur de Nanterre qui a reçu l'ordre de laisser la main à un juge d'instruction dans la poursuite des enquêtes préliminaires, refuse de parler de «désaveu».

Citant le poète René Char, il ne renie rien du travail accompli, sur lequel il ne tarit pas d’éloges alors qu’il est l’objet de vives critiques dans sa gestion de l’affaire Bettencourt par l’opposition et les syndicats de magistrats qui épinglent depuis juin son entêtement et sa proximité avec le pouvoir.
www.liberation.fr/societe/01012299244-bettencourt-courroye-defend-ses-enquetes-un-modele-du-genre
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Sam 30 Oct - 11:37


Affaire Bettencourt : "trafic d'influence" envisagé pour Woerth

L'information judiciaire ouverte vendredi dans l'enquête concernant Liliane Bettencourt qualifie les soupçons pesant sur Eric Woerth de "trafic d'influence" et de "financement illicite de parti politique ou de campagne électorale", a dit le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine).
Ces qualifications retenues notamment par le parquet de Nanterre pour délimiter l'information ne signifient cependant pas que ces faits seront retenus in fine contre le ministre du Travail. L'information est ouverte contre "X".

Le parquet a également visé plusieurs autres qualifications, le "blanchiment" pour la fraude fiscale reconnue par l'héritière de L'Oréal et l'escroquerie au préjudice de Liliane Bettencourt, a-t-on précisé.

Trois juges d'instruction ont été désignés.
http://fr.news.yahoo.com/4/20101029/tts-france-bettencourt-information-ca02f96.html

Après la bande à Bonnot, la bande à Sarko
Déguisé en «ingénieur cadre technicien» pour braquer une banque
http://kamizole.blog.lemonde.fr/2010/08/16/woerth-suite-et-sans-fin%E2%80%A6-fausse-declaration-pour-obtenir-un-pret-le-8-janvier-2008/
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 2 Nov - 18:34


La République des barbouzes

"Pas un cambriolage, pas deux, mais trois : sur une période de deux semaines, les rédactions de Mediapart, du Monde et du Point ont été visitées par de mystérieux voleurs et les ordinateurs de journalistes travaillant sur le dossier Bettencourt dérobés. Rappelons qu’il s’agit d’une affaire d’État : le ministre Eric Woerth est lourdement soupçonné de « trafic d’influence par une personne investie d’un mandat électif » et de « financement illicite de parti politique ou de campagne électorale », au bénéfice du président de la République en exercice, Nicolas Sarkozy, dont l’élection s’en trouverait invalidée si les faits étaient avérés.

« C’est très étrange (…) Ça révèle des moeurs de République bananière auxquels on est habitué dans ce pays, avec toutes ces officines, qui courent dans tous les sens… Au service de qui ? Je ne sais pas, suivez mon regard… », réagit le directeur du Point, Franz-Olivier Giesbert.

« Comme par hasard, le journaliste du Point travaillant sur cette affaire, Hervé Gattegno, a été victime du vol de son ordinateur portable, tout comme avait été volé le portable (et en prime, le GPS) de Gérard Davet, journaliste du Monde, enquêtant lui aussi sur le même sujet. Et devinez quoi, très exactement le même jour, expose l’eurodéputée Nathalie Grisbeck, en charge de la Justice au sein du Modem : On laissera aux spécialistes le soin de calculer exactement le taux de probabilité pour qu’un tel concours de hasards se produise ! Mais nous le savons tous, ici la vraisemblance tend vers zéro. »

« Je trouve qu’il y a beaucoup de vols en ce moment dans les organes de presse… », observe plus sobrement l’ancienne ministre de la Justice socialiste, Marylise Lebranchu.

Noël Mamère dénonce des « pratiques de barbouzes » : « On a face à nous un gouvernement qui a été capable de violer par deux fois le secret des sources, qui a placé des journalistes sur écoute, donc la réponse me semble évidente. Ce gouvernement utilise des pratiques de barbouzes, ni plus ni moins. On vit dans une république bananière, où on va essayer de nous faire croire que des plombiers volent des ordinateurs la nuit, en oubliant de voler également les bijoux et la chaîne stéréo*… Dans l’histoire, c’est Sarkozy le plombier aux petits pieds ! »

Le Figaro traduit : « Il faisait allusion aux deux enquêtes de police visant à identifier les sources de certains journalistes dans l’affaire Bettencourt. La première, menée cet été par le contre-espionnage, portait sur les articles de Gérard Davet (du Monde, NdA). Elle a identifié un magistrat du ministère de la Justice, qui a été limogé. La seconde a été menée ce mois-ci à la demande du procureur de Nanterre Philippe Courroye qui souhaitait vérifier si deux journalistes du Monde communiquaient avec la présidente du tribunal Isabelle Prévost-Desprez : leurs factures détaillées de communications téléphoniques ont été examinées par la police. Le quotidien du soir a déposé plainte par deux fois, jugeant qu’avait été violé le secret des sources, protégé par la loi. Le procureur de Paris Jean-Claude Marin n’a pas encore donné suite à ces plaintes, mais il a demandé au contre-espionnage de lui livrer les éléments de son enquête, ce que le service a refusé en invoquant le «secret-défense».
Stupéfiant aveu : les services secrets français considèrent donc officiellement qu’identifier les sources de journalistes mettant en doute la légalité du financement de la campagne présidentielle de Sarkozy relève de la protection de la patrie en danger ! Mais revenons à nos trois cambriolages : ne pourrait-il s’agir d’un hasard ? « Ce sont quand même deux grands journalistes d’investigation qui travaillent sur la même affaire, très sensible, et vous allez me faire croire que c’est une coïncidence ?, s’emporte Mamère. Seul un imbécile ne ferait pas le lien entre ces deux affaires ! »

Une grossière manoeuvre qui vise à intimider

Sud Ouest : « pour Edwy Plenel, président et cofondateur de Mediapart, la répétition des intrusions est tellement grossière qu’elle est forcément voulue. «Il s’agit avant tout d’une manœuvre d’intimidation. Ni nos informateurs ni nos informations n’ont été mis en péril par le cambriolage. Leurs auteurs cherchaient à impressionner nos sources. Ils ne voulaient surtout pas se montrer discrets, il fallait que ça se sache ! On veut intimider la démocratie plus que voler des journalistes. En ce sens, c’est plus grave», jugeait-il ».

On a vu plus haut qu’il était loin d’être le seul à suspecter une barbouzerie. Ajoutons la voix de Dominique Pradalié, responsable Communication du Syndicat national des journalistes (en poste à France 2) : « On peut clairement faire un lien entre ces trois vols, estime-t-elle. Cette affaire montre que les journalistes ont des sources qui inquiètent le pouvoir et qu’il y a une vraie peur de l’État. Cette volonté d’intimider les sources est scandaleuse. » Même son de cloche, enfin, du côté de la Secrétaire nationale à la Justice du PS, Marie-Pierre de la Gontrie : « La liberté de la presse qui passe par la protection des sources des journalistes doit être garantie avec détermination », écrit-elle."
www.plumedepresse.net/bettencourtgate-et-cambriolages-de-journalistes-causeur-le-rendez-vous-reac-des-imbeciles/
www.mediapart.fr/club/blog/ambre/251010/les-barbouzes-du-pouvoir-ont-ils-derobe-les-ordinateurs-des-journalistes-trav



27 juin 2008. Ségolène Royal est pour la troisième fois victime d’un cambriolage.
"Un appareil photo a été dérobé, ce n'est pas rien. Les boucles d'oreilles de sa fille ont été déposées sur le lit et le procès-verbal de sa plainte pour le cambriolage précédent a été déchiré et mis en évidence, la mise en scène était poussée", remarque Jean-Pierre Mignard.
La socialiste pense qu'elle est soit sur écoute, soit pistée, selon RTL.
www.lepost.fr/article/2008/06/30/1216477_cambriolage-chez-segolene-royal-elle-est-tres-perturbee.html

25 janvier 2007. Les RG ont surveillé l'entourage de Ségolène Royal
Le Canard Enchaîné de ce matin vient de publier des informations concernant la mise à disposition des services de renseignement de l’État au profit de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Il s’agirait d’enquêtes réalisées par les RG à des fins partisanes et visant les membres de l’équipe de Ségolène Royal. Au-delà de l’illégalité flagrante des procédés utilisés et du mélange des genres entre ce qui relève de la campagne de Nicolas Sarkozy, président de l’UMP et de ce qui relève de la sécurité de l’État, si ces faits étaient avérés ils constitueraient alors une atteinte grave et choquante aux principes élémentaires de la République. La nature des actes caractérisés par la mise à disposition à titre personnel des moyens de l’État par un ministre, ici Nicolas Sarkozy, relève légalement de la *Cour de Justice de la République* qui reconnait les infractions commises par les ministres pendant l’exercice de leurs fonctions. Les Français méritent bien mieux que ce spectacle sinistre mettant en scène "la République des barbouzes" et dont Nicolas Sarkozy serait le principal acteur.
http://mjs26.over-blog.com/article-5385593.html

Vidéo
L'inspecteur Colombo enquête sur les RG
www.dailymotion.com/video/x12cem_l-inspecteur-colombo-enquete-sur-le_people#from=embed&start=3
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 3 Nov - 9:59


Sarkozy supervise l'espionnage des journalistes, selon le «Canard»

Dans son édition à paraître le 3 novembre, le Canard enchaîné accuse Nicolas Sarkozy de superviser "personnellement" l'espionnage de certains journalistes chargés de la couverture d'affaires sensibles, une allégation qualifiée de "totalement farfelue" par l'Élysée.

Dans un article signé de son rédacteur en chef Claude Angeli, le Canard assure que "dès qu'un journaliste se livre à une enquête gênante pour lui ou pour les siens", le chef de l'État "demande" au patron de la DCRI (contre-espionnage) Bernard Squarcini de "le mettre sous surveillance".

Selon l'hebdomadaire, qui cite des sources anonymes au sein de la DCRI, "un groupe" a même été monté à cette fin, composé de "plusieurs anciens policiers des RG", qui "se procurent les factures détaillées du poste fixe et du portable du journaliste à espionner".
www.liberation.fr/politiques/01012300005-sarkozy-supervise-l-espionnage-des-journalistes-selon-le-canard

Comment espionner les fadettes d'Angeli ?

"Farfelues". C'est la réaction primesautière de "l'Elysée", sollicité par l'AFP, aux révélations de Claude Angeli, rédacteur en chef du Canard, qui assure que Sarkozy superviserait personnellement l'espionnage de journalistes enquêtant sur lui. C'est même très farfelu. Comment imaginer, en France, que la police secrète souhaite s'informer sur des journalistes? Et comment imaginer que sur un sujet aussi anodin, la DCRI cherche à se couvrir en demandant des consignes précises à l'Elysée ? Franchement, ces gens du Canard ont mauvais esprit (à noter que le Canard dédouane "sous réserve d'inventaire" la DCRI des trois cambriolages, qui auraient été confiés à "des officines". Le feuilleton appelle donc une suite).

L'intéressant, dans l'article du Canard, n'est pas seulement là. L'intéressant, c'est que Claude Angeli, qui grenouille dans les services secrets français depuis mon entrée au cours préparatoire, et doit connaître les prénoms des enfants de chacun de nos contre-espions, cite précisément "des sources anonymes au sein de la DCRI". Ce n'était pas obligatoire. Angeli aurait pu citer simplement "de bonnes sources". On lui aurait fait confiance. Ou bien, ne pas signer son papier, ou encore le signer d'un pseudo. S'il les cite, il est donc vraisemblable, non seulement que des farfelus parlent à Angeli, mais qu'ils ne voient pas d'inconvénient à ce que l'on sache, en haut lieu, qu'ils parlent. Et s'ils veulent qu'on sache qu'ils parlent, c'est qu'ils n'apprécient pas énormément cette mission farfelue.

Bien. Si vraiment tout espionnage de journaliste est supervisé directement par Sarkozy, et sachant qu'Angeli est un éminent journaliste, on imagine la suite : Sarkozy va immédiatement ordonner d'espionner Angeli. Mais quel agent désigner, pour cette mission délicate ? Comment le chef Squarcini (l'homme qui devrait écouter davantage la radio) pourra-t-il être certain que le désigné d'office à la surveillance d'Angeli ne sera pas précisément son informateur (lequel s'empresserait évidemment d'effacer son propre numéro de la fadette d'Angeli) ? Aïe. Voilà qui devient vraiment farfelu, chef. Et même farfelu au carré. Je rigole ? Oui. Parce que les régimes policiers sombrent immanquablement dans la bouffonerie ou la paranoïa. Ou les deux. On y arrive.

Daniel Schneidermann
le 03/11/2010
www.arretsurimages.net/vite.php?id=9530
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 4 Nov - 22:14


Sarkozy espionne les journalistes : pourquoi les dénégations officielles ne tiennent pas
[Extraits]

Au grand dam de Nicolas Sarkozy, tous les journalistes ne sont pas « aux ordres », complices ou inoffensifs. Il en est aussi d’irréductibles qu’il faut surveiller de près : « qui s’intéresse un peu trop aux rétrocommissions du Pakistan, à l’affaire Woerth-Bettencourt… », cite en exemple Claude Angeli, rédacteur en chef du Canard enchaîné, qui révèle que le président de la République utilise la Division centrale du renseignement intérieur (DCRI, services secrets français) pour faire espionner les journalistes qui se livrent à « une enquête gênante pour lui ou pour les siens », cite Le Monde.

« L’hebdomadaire satirique précise même qu’un groupe dédié a été spécialement monté par le directeur pour se charger de cette mission, complète Le Parisien. Méthode classique de cet espionnage, selon le journal : l’équipe qui serait composée d’anciens des RG, se procure les factures détaillées du fixe et du portable du journaliste suspecté. Ce qui lui permet d’enquêter sur ses sources. » Angeli en conclut logiquement : « Quand on enquête sur les sources, eh bien on tombe sur les journalistes et donc c’est de l’espionnage de journalistes, ce qui est formellement interdit par la loi française et par la Commission européenne ». Une révélation qui fait désordre, dans un contexte où les barbouzes sont de retour, pour cambrioler des journalistes enquêtant sur une affaire d’État et ainsi intimider leurs sources.

Que dit la loi ? « Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie. » Pour Le Monde, qui a du reste déposé deux plaintes contre X, ces investigations la violent : « L’affaire Woerth-Bettencourt, qui éclaire sur les liens entre l’une des plus grandes fortunes de France et le parti présidentiel, ne peut être considéré comme un « impératif prépondérant d’intérêt public ». Les services secrets ont pourtant bien été mis à contribution pour remonter la source d’un journaliste du Monde. Bernard Squarcini, directeur de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), l’a reconnu dans un entretien au Nouvel Observateur. Il a bien ordonné un « éclairage DCRI » sur les fuites provenant du ministère de la Justice, ce qu’a confirmé, lundi 13 septembre, la direction générale de la police nationale. Une enquête qui peut être considérée comme une atteinte au secret des sources protégé par la loi. »

seule la «défense des intérêts nationaux» peut permettre aux autorités de s’affranchir des obligations prévues au début de la même loi. Que disent ces titres Ier et II ? «Il ne peut être porté atteinte à ce secret que par l’autorité publique, dans les seuls cas de nécessité d’intérêt public prévus par la loi et dans les limites fixées par celle-ci. […]» La loi dit ensuite que «peuvent être autorisées, à titre exceptionnel, […] les interceptions de correspondances [électroniques]» dans les cas de recherche de renseignements intéressant : « la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France, ou la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisées et de la reconstitution ou du maintien de groupements dissous en application de la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et les milices privées. » Impossible donc de soutenir que le fait de livrer à la presse des éléments à propos d’une déposition de Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, puisque c’est de cela qu’était accusé la « fuite » du ministère, fait partie des cas énumérés par la loi pour autoriser l’atteinte au secret des sources ! Le Monde espionné : où est «l’intérêt national» ?, interroge Rue89 dans le titre de son article. Réponse : nulle part, sauf à considérer que celui-ci rejoint l’intérêt personnel de Sarkozy et du parti au pouvoir…


« En se basant sur l’article 20 de la loi, l’exécutif s’est aussi affranchi de son article 4, qui prévoit les conditions pour recourir à ces interceptions : « L’autorisation est accordée par décision écrite et motivée du Premier ministre ou de l’une des deux personnes spécialement déléguées par lui. » Eh bien c’est ballot, mais Péchenard n’a pas demandé à François Fillon l’autorisation écrite en question…

Interprétation fallacieuse de la loi et non-respect des conditions de son application, mensonges concernant la saisine de la Commission compétente et l’information du parquet : cela ne ferait-il pas un peu beaucoup, comme entorses à la légalité, quand on fait profession de directeur de la police nationale ?

Philippe Courroye a cherché à prouver que Mme Prévost-Desprez parlait à la presse, constate le quotidien. Il a chargé la police d’examiner les relevés téléphoniques, les fameuses « fadettes » (factures détaillées) des deux journalistes auteurs de l’article.

Le fait même de les requérir est illégal. » Voilà donc qu’il est établi qu’à deux reprises, des journalistes travaillant sur un dossier très sensible pour le chef de l’État – diable, on parle de financement illicite de sa campagne présidentielle, qui pourrait entacher son élection de nullité ! – ont fait l’objet d’investigations illicites. Aussi la thèse de Sarkozy ordonnant l’espionnage des confrères enquêtant sur des sujets embarrassants pour le Château n’a-t-elle vraiment rien de « totalement farfelue », bien au contraire !

Edwy Plenel, patron du site d’information en ligne ayant le premier sorti l’affaire Bettencourt : « Voici donc ce que Mediapart a recueilli dans le petit monde du renseignement et dans divers entourages ministériels. D’abord, nous dit-on, notre journal fait l’objet depuis plusieurs mois d’un espionnage tous azimuts. Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, les deux journalistes de Mediapart spécialisés dans les enquêtes sensibles pour l’Élysée, notamment les affaires Karachi et Bettencourt, auraient eu droit, depuis mars-avril, à des surveillances téléphoniques afin d’établir une cartographie de leurs relations et contacts. Cette période était celle où ils achevaient leur livre Le contrat – Karachi, l’affaire que Sarkozy voudrait oublier (Stock) […] »


la DCRI donne un autre son de cloche. L’entourage de son directeur, Bernard Squarcini, ne dément en effet pas totalement les affirmations de l’hebdomadaire satirique. (…)
Le renseignement ne nie donc pas procéder à d’éventuelles surveillances pour « la défense des intérêts de l’État. » Nous y revoilà : en Sarkozie, les intérêts de la France sont confondus avec ceux du président et toutes les ressources de l’État sont instrumentalisées au service de sa cause personnelle. Et l’on prétend encore qu’il s’agit d’un modèle de démocratie ?
www.plumedepresse.net/sarkozy-espionne-les-journalistes-pourquoi-les-denegations-officielles-ne-tiennent-pas/

Sarkozy, l’espion qui nous haïssait…
Le président de la République aurait lâché il y a quelques jours devant des députés UMP : "J'ai un super job, une superbe femme alors évidemment, les Français me le font payer", nous apprend le magazine Le Nouvel Observateur en kiosques jeudi 4 novembre.
http://fr.news.yahoo.com/51/20101103/ten-nicolas-sarkozy-impopulaire-c-est-la-0111c6b.html

« Quand je dis par exemple que le président de la République est inculte et qu'il s'apprête à nommer un Premier ministre alcoolique, c'est une caricature, j'exagère, mais c'est l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes » Gérald Dahan
www.sudouest.fr/2010/11/03/gerald-dahan-evoque-collusion-et-censure-228807-652.php
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Lun 8 Nov - 23:40


Bettencourt : un témoin parle à nouveau de Sarkozy

Mediapart publie le témoignage d'un ancien chauffeur du couple Bettencourt, qui vient corroborer un faisceau d'éléments déjà recueillis laissant penser que l'actuel président se serait bien rendu chez les milliardaires pour demander de l'argent afin de financer sa campagne présidentielle.

Nicolas Sarkozy est-il oui ou non venu demander de l'argent aux époux Bettencourt pour financer sa campagne présidentielle de 2007 ? Mediapart publie, lundi 8 novembre, le témoignage de Dominique Gautier, chauffeur du couple Bettencourt entre 1994 et 2004, qui vient corroborer un faisceau d'éléments déjà recueillis laissant penser que l'actuel président se serait bien rendu chez les Bettencourt dans ce but.

Le chauffeur rapporte que lors d'une discussion téléphonique qu'il aurait eue début 2007 avec l'ancienne gouvernante des Bettencourt, une certaine Nicole Berger, morte en septembre 2008, celle-ci lui aurait "dit que M. Sarkozy était venu chercher de l'argent chez M. et Mme Bettencourt (...) C'était juste en pleine campagne électorale". Selon lui, la gouvernante tenait probablement ses informations de Liliane ou André Bettencourt, dont elle était restée très proche, après son départ en retraite au début des années 90.

Le chauffeur avait déjà tenu ces déclarations le 19 juin, souligne Mediapart, à des journalistes du magazine "7 à 8", dans le cadre d'une enquête diffusée sur TF1. Mais elles n'avaient pas été utilisées car, d'une part, le reportage portait exclusivement sur affaire Banier, et, d'autre part, elles étaient à l'époque "difficilement exploitables", puisqu'il n'y avait encore aucun autre élément allant dans ce sens.

Mais depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Il y a eu notamment le témoignage de l'ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, affirmant que le gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre, l'avait chargée de trouver 150.000 euros pour financer illicitement, via son trésorier Eric Woerth, la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. La comptable avait ajouté que Nicolas Sarkozy faisait partie des visiteurs politiques du couple Bettencourt, qui repartaient, aux dires de plusieurs témoins dont elle, parfois avec des enveloppes d'argent liquide. Ce que l'entourage de Nicolas Sarkozy a toujours démenti.

C'était d'ailleurs par peur de subir le même sort que l'ex-comptable que Dominique Gauthier n'avait pas voulu parler aux policiers de cet aspect de l'affaire : "Ah non, je n'en ai pas parlé aux policiers! (...) Quand on voit à quelle sauce a été mangée Mme Thibout maintenant, j'ai pas envie de passer par là", a-t-il déclaré aux journalistes de Mediapart.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101108.OBS2516/bettencourt-un-temoin-parle-a-nouveau-de-sarkozy.html


Affaire Bettencourt : la demande de dépaysement va être examinée

La demande de changement de juridiction pour le traitement des enquêtes a été déposée. La Cour de cassation a désormais huit jours pour statuer.
Elle doit décider si elle accepte de dessaisir les magistrats de Nanterre (Hauts-de-Seine) des dossiers. Dans l'affirmative, elle saisira un ou plusieurs autres tribunaux. (…)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20101108.OBS2546/affaire-bettencourt-la-demande-de-depaysement-va-etre-examinee.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 9 Nov - 23:21


Nouvelles accusations du "Canard Enchaîné" contre l'Élysée sur la presse

Le Canard enchaîné porte mardi de nouvelles accusations concernant les supposées opérations de surveillance de la presse par l'Élysée, affirmant être l'objet d'un enquête et parlant même d'une "conspiration".

L'entourage de Nicolas Sarkozy n'a pas souhaité commenter cet article à paraître mercredi, expliquant qu'il souhaitait en prendre directement connaissance. L'Élysée avait qualifié de "farfelues" les premières accusations de l'hebdomadaire.

Le patron du Canard enchaîné, Claude Angeli, spécialiste du monde du renseignement qui avait lancé le sujet la semaine dernière, affirme dans un nouvel article qu'une enquête a été lancée pour identifier la source de ses premiers écrits.

Il cite un cadre de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui parle de "suspicion généralisée".

L'hebdomadaire impute aussi à l'Élysée une manoeuvre qui a permis selon lui à la police de se passer d'autorisation pour examiner les factures d'appels téléphoniques de journalistes.

Selon le Canard enchaîné, le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, a organisé en septembre 2009 une réunion avec des représentants de la DCRI, un membre du cabinet du Premier ministre François Fillon et un conseiller de Nicolas Sarkozy.

Il s'agissait selon lui de trouver une parade à l'interdiction faite aux opérateurs téléphoniques de livrer sur demande à la police les factures détaillées de téléphone.

La Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), instance indépendante, venait de rappeler à ces opérateurs une loi de 1991, qui impose son autorisation préalable.

SECRET-DÉFENSE

Il aurait été décidé entre l'Élysée, Matignon et les principaux services de police de faire valoir un "intérêt supérieur de l'État" pour se passer d'autorisations, alors que la loi de 1991 ne prévoit cette dérogation que dans certains cas limités d'écoutes ou de surveillance hertzienne.

L'Élysée aurait ensuite nommé en octobre 2009 un président de la CNCIS plus "accommodant" que le précédent, Hervé Pelletier. Sur ordre de l'Élysée, il a fait adopter en catimini selon le Canard la nouvelle interprétation de la loi, lors d'un vote technique le 21 janvier 2010.

Depuis, la police examine sans autorisation les factures détaillées de téléphone des journalistes, affirme le Canard.

Ainsi, la DCRI a reconnu avoir identifié l'été dernier par des "vérifications techniques" une source du journal Le Monde dans le dossier de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt.

La DCRI invoque le "secret-défense" pour refuser de livrer les éléments de cette enquête au procureur de Paris, qui les demande après une plainte du Monde.

Accusé déjà par le site d'information sur internet Mediapart d'être l'organisateur de l'espionnage des médias, Claude Guéant a annoncé dimanche qu'il porterait plainte en diffamation.

Thierry Lévêque
http://fr.news.yahoo.com/4/20101109/tts-france-elysee-presse-ca02f96.html


'Le Canard enchaîné' dit être sous le coup d'une enquête de la DCRI

Le directeur de l'hebdomadaire satirique, Claude Angeli, spécialiste du monde du renseignement, affirme dans un nouveau papier qu'une enquête a été lancée pour identifier la source de ses premiers écrits.

'Une enquête est en cours, à Levallois, au siège de la direction centrale du renseignement intérieur [DCRI], objectif : tenter de découvrir qui, en parlant au Canard, lui a permis d'écrire' son article de la semaine précédente, écrit le journaliste. Il va jusqu'à évoquer une 'conspiration', et cite un cadre de la DCRI parlant d'un climat de 'suspicion généralisée' au sein du service de renseignement.
http://fr.news.yahoo.com/64/20101109/tfr-le-canard-enchan-dit-tre-sous-le-cou-a2f96e4.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 14 Nov - 21:18


Matignon connaissait depuis un an l'existence d'écoutes téléphoniques illégales

Jean-Louis Dewost, ancien patron de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), avait alerté les services de François Fillon fin 2009 sur l’irrégularité des demandes d’accès aux factures téléphoniques détaillées, a-t-il dit au Journal du dimanche.

«Nous nous sommes rendu compte en 2009, à l’occasion d’un contrôle chez un opérateur de téléphone, que des demandes de +fadettes+, puis d’écoutes téléphoniques, étaient faites directement, via l’article 20 de la loi de 1991, sans passer par la commission que je présidais», a déclaré M. Dewost, haut fonctionnaire du Conseil d‘Etat, qui a présidé pendant six ans la CNIS.

«Fin 2009, avant de quitter mes fonctions, j’avais écrit aux opérateurs pour leur préciser que toutes les demandes effectuées directement, fadettes comprises, étaient hors la loi, et j’avais aussi averti les services du Premier ministre», poursuit-il.

«Tout le monde était d’accord là-dessus, sur ce point, la position de la commission, y compris aujourd’hui avec mon successeur, n’a jamais changé» assure M. Dewost.

Dans une note adressée en octobre au ministère de l’Intérieur et révélée mercredi par France Info, le directeur de cabinet de François Fillon, Jean-Paul Faugère, rappelait «que la loi interdit aux services de renseignement de se procurer directement les factures détaillées auprès des opérateurs de téléphone».

Ces principes de droit avaient déjà été précisés fin septembre par la CNIS, avait dit à l’AFP Rémi Recio, l’actuel magistrat délégué auprès de la CNCIS. Le recours aux fadettes est soumis à un contrôle hebdomadaire a posteriori par la CNCIS, les demandes étant centralisées au niveau de Matignon. […]
www.liberation.fr/societe/01012302166-matignon-connaissait-depuis-un-an-l-existence-d-ecoutes-telephoniques-illegales


Fillon, Fuzeau, Hyest et Pelletier en juillet 2010

Remise du rapport annuel 2009 de la CNCIS à Fillon

Le 18ème rapport de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) a été remis au Premier ministre François Fillon le 7 juillet 2010 par son président Hervé Pelletier. Entré en fonction en novembre 2009 il a ainsi succédé à Jean-Louis Dewost.

Instituée par la loi n° 91-646 du 10 juillet 1991, la CNCIS établit chaque année un rapport public rendant compte des deux missions de contrôle qui lui ont été confiées.

La Commission a pour mission principale de veiller à la légalité des interceptions de sécurité au regard des motifs invoqués, de la procédure d’autorisation et de leurs conditions d¹exécution. Depuis la loi du 23 janvier 2006 “relative à la lutte contre le terrorisme et portant diverses dispositions relatives à la sécurité et au contrôles frontaliers”, certains services impliqués dans la prévention du terrorisme ont le droit d’obtenir, sur simple réquisition, les données techniques afférentes aux communications électroniques.

L’activité de l’année 2009 a par ailleurs été marquée par un changement de jurisprudence, le passage, demandé depuis longtemps, de l’autorisation d’interception d’une ligne à l’autorisation d’interception des communications d’une cible.
www.annoncesdelaseine.fr/index.php/category/jeudi-15-juillet-2010-numero-37/
www.annoncesdelaseine.fr/index.php/2010/07/16/synthese-du-rapport-d%E2%80%99activite-2009/


La police "secret défense" mise en place par Nicolas Sarkozy dès son arrivée au pouvoir aurait espionné pour trouver la taupe informant les journalistes dans l'affaire Sarkozy-Woerth-Bettencourt, et ce, sans autorisation de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité.
www.mediapart.fr/club/blog/ambre/140910/affaire-sarkozy-woerth-bettencourt-frederic-pechenard-est-contredis-par-le-le
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 16 Nov - 15:15


Le 11 novembre 2010 à Paris. Photo Fred Dufour/AFP

La Cour de justice de la République saisie du cas d'Eric Woerth

L'ex-ministre est soupçonné de favoritisme et de prise illégale d'intérêts lors de la cession de l'hippodrome de Compiègne.

Le procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal a annoncé avoir saisi mardi la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) du cas d'Eric Woerth, qu'il soupçonne de favoritisme et de prise illégale d'intérêts lors de la cession de l'hippodrome de Compiègne.

La commission des requêtes doit à présent examiner la recevabilité de cette saisine et examiner les qualifications proposées par Jean-Louis Nadal. Si elle estime que la saisine n'est pas recevable, c'est la fin de l'affaire. Dans le cas contraire, il reviendra à Jean-Louis Nadal de saisir la commission d'instruction de la CJR. Une enquête pourra alors débuter et aboutir à l'éventuel renvoi d'Eric Woerth devant la CJR pour un procès.

Dans un communiqué diffusé aux agences de presse, Jean-Louis Nadal explique avoir reçu le 21 octobre, de François Baroin, ministre du Budget, «copie du complet dossier de la cession de l'Hippodrome du Putois».

Or «l'analyse de l'ensemble des documents ainsi communiqués fait apparaître que les conditions de la vente d'une partie de la forêt domaniale de Compiègne effectuée par Monsieur Eric Woerth, alors ministre du Budget, au profit de la société des courses de Compiègne, seraient susceptibles de constituer des indices d'atteintes aux règles régissant la liberté d'accès et l'égalité des candidats dans les marchés publics et les délégations de service public (délit dit de favoritisme)», selon le communiqué.

L'examen de ces pièces, ajoute-t-il, «met également en évidence la nécessité de faire vérifier, au regard des dispositions du Code pénal relatives à la prise illégale d'intérêts, l'existence ou l'absence de liens d'intérêts entre le ministre du Budget et les bénéficiaires de cette vente».

La Cour de justice de la République est la seule juridiction habilitée à juger les ministres pour des crimes ou des délits commis durant l'exercice de leurs fonctions.

www.liberation.fr/politiques/01012302547-woerth-va-etre-cite-devant-la-cour-de-justice-de-la-republique
www.leparisien.fr/faits-divers/qu-est-ce-que-la-cour-de-justice-de-la-republique-16-11-2010-1152747.php
www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/bettencourt-hippodrome-de-compiegne-eric-woerth-n-est-pas-sorti-d-affaire-s-16-11-2010-1117821.php
www.rtl.fr/actualites/article/woerth-rattrape-par-l-affaire-de-l-hippodrome-du-putois-7636834062



Woerth : lâché par Sarkozy, déjà rattrapé par la justice
Les ennuis judiciaires commencent pour Eric Woerth, un jour seulement après son départ du gouvernement.
www.rue89.com/2010/11/16/woerth-lache-par-sarkozy-deja-rattrape-par-la-justice-176182
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mer 17 Nov - 3:13


Quand Bakchich était surveillé par Claude Guéant

Début 2008, une officine privée remettait au secrétaire général de l’Élysée son rapport sur "Bakchich". Lequel évoquait des pistes pour "épauler" au mieux notre jeune site. […]

Dans un ouvrage fort instructif, La Sagesse de l’espion, qui vient de paraître aux éditions L’oeil neuf, Alain Chouet, un des anciens patrons de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), n’hésite pas à écrire : « Toute information transmise par courrier, téléphone, radio, Internet ou même simplement murmurée dans une pièce close est susceptible d’être interceptée à l’insu de ses utilisateurs légitimes et déchiffrée si elle est cryptée. » Une parole d’expert ! « Notre pays, ajoute Chouet, reste la dernière grande démocratie à n’avoir pas institué un dispositif de contrôle parlementaire des services de renseignement. » […]

Sous le règne du précédent chef de l’État, l’auteur de ces lignes, qui avait commis une enquête sur le compte japonais de Chirac, était l’objet d’une attention constante de l’ex-DST, devenue DCRI. Dans le dossier judiciaire du journaliste Guillaume Dasquié, qui est aujourd’hui poursuivi pour atteinte au secret défense, figure la mention suivante, soulignée au Stabilo jaune : « Nicolas Beau, info protégée par B3. » Le bureau B3, dirigé par le très chiraquien Jean-François Gayraud, une structure aujourd’hui dissoute, avait mis un certain nombre de journalistes et de spécialistes du renseignement sous surveillance.

Tentation élyséenne

Nicolas Sarkozy et Claude Guéant se sont toujours intéressés de très près à la vie médiatique et particulièrement aux sites d’information autonomes qui se sont créés ces dernières années, tels Mediapart, Bakchich.info ou Rue89. En effet, ces rédactions indépendantes, sans actionnaire de référence type Dassault ou Lagardère, sont des électrons libres particulièrement inquiétants pour le pouvoir. D’où la tentation, pour l’Élysée, de décrypter leur fonctionnement.

Ainsi, au début de 2008, une note sur le fonctionnement de notre site était demandée par Claude Guéant à une société privée de renseignement économique, Salamandre (lire document et verbatim ci-dessous).

La modeste officine, dont le conseil d’administration est présidé par le général Mermet, ancien boss de la DGSE, fournit rapports ou notes de synthèse à ses clients, dont certaines administrations comme le Fonds stratégique d’investissement à Bercy. Rien de vraiment choquant dans ce travail relativement sérieux. Pas de trace d’écoutes clandestines ou d’autres procédés déloyaux. Jusqu’à présent… […]

Verbatim

Bakchich

Équipe de trois "jeunes anciens" de Gri-Gri International, partis suite à un désaccord "éditorial" sur deux thèmes avec le patron de Gri-Gri, le Gabonais Michel Ougoundou Loudah :
(…)

L’équipe se montre particulièrement soucieuse de son indépendance. Une forme de puritanisme à cet égard même si la jeune rédaction a accepté l’idée d’agréer de multiples parrains à la double fonction de "protecteur" (contre d’éventuelles forces méchantes) et de conseillers bienveillants (transmission de patrimoine informationnel sur les réseaux, conseils professionnels).
(…)

Journal satirique, Bakchich n’affiche pas de coloration politique, ni au sein de la rédaction, ni dans les colonnes. Leurs amis sont de tous bords. Dans leurs colonnes, tapent aléatoirement sur à peu près tout le monde : Sarkozy, Ségolène, Chirac, Le Pen, Bayrou…
(…)

Recommandation

Bakchich est l’un des rares organes de presse indépendants en France. Le développement rapide et viral de sa notoriété et de sa diffusion (environ 100 000 visiteurs par mois actuellement) montre qu’il répond à un besoin réel des lecteurs et des internautes d’accéder à une information perçue comme ’authentique" et satirique même si, pour les journalistes d’investigation établis, "ce n’est évidemment pas du journalisme".

La relation avec le référent satirique national, "Le Canard Enchaîné" est étonnante : Bakchich semble être la soupape de liberté d’une rédaction du Canard ankylosée et figée dans ses querelles internes. Bakchich doit-il être vu comme le complément "jeune et dissident" d’un Canard institutionnalisé et devenu presque ’bourgeois" ? Même rapport qu’entre les jeunes créateurs de mode et les référents du luxe.

Chercher à éliminer Bakchich du paysage concurrentiel relève certainement de la gageure. La structure de coûts de la Sarl de presse Bakchich ressemble à celle d’une organisation résistante opérant en "mode Vietcong". Une tentative de déstabilisation transformerait la jeune équipe en "journalistes martyrs" leur attirant inévitablement notoriété et soutien appuyé de leurs amis et "parrains".
(…)

Une piste de réflexion consisterait au contraire à épauler Bakchich pour :

le faire monter en gamme (qualité et rigueur du travail journalistique) et l’"embourgeoiser", l’institutionnaliser

viser une parte de marché de 20 à 30% en tant que source à coloration gouvernementale de bakchich en instaurant une logique positive gagnant-gagnant

ce faisant, le détacher mécaniquement des mentors historiques (Probst, Beau etc.)

enfin renforcer sa spécialisation unique utile au pays et à son gouvernement dans la critique des liaisons dangereuses entretenues par les médias français, les collusions politiques/médias ou industrie/médias constituant indéniablement un facteur d’immobilisme et d’appauvrissement de la vie politique et économique en France.


Nicolas BEAU
15 11 2010
www.bakchich.info/Quand-Bakchich-etait-surveille-par,12397.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 19 Nov - 2:31


Christian Bataille, député du Nord. Photo AFP

Affaire de l'hippodrome de Compiègne : des députés PS portent plainte

PARIS — Des députés socialistes ont déposé plainte auprès du tribunal de Compiègne pour demander l'annulation de la vente controversée d'une parcelle de la forêt de Compiègne (Oise), dossier dans lequel l'ex-ministre Eric Woerth est cité, a indiqué jeudi le député Christian Bataille.

"Ce que nous voulons, c'est que la vente soit annulée", a déclaré à l'AFP M. Bataille, confirmant une information révélée par France Info.

La plainte vise selon lui "toutes les personnes ayant participé à cette vente, à l'exception de M. Woerth qui, en raison de sa qualité de ministre à l'époque des faits, doit faire l'objet d'une procédure distincte", devant la Cour de Justice de la République.

"Il y a dans cette affaire une chaîne de responsabilités qui va au-delà de M. Woerth", a déclaré l'élu du Nord, citant notamment "toutes les personnes qui auraient dû constater que la vente n'était pas légale, ou qui n'ont pas fait usage de leur droit de préemption".

Le Canard Enchaîné a accusé en juillet M. Woerth, maire de Chantilly dans l'Oise, d'avoir bradé pour 2,5 millions d'euros une parcelle de la forêt de Compiègne comportant un golf et l'hippodrome, lorsqu'il était ministre du Budget. La vente a été réalisée au profit de la Société des Courses de Compiègne.

M. Woerth a contesté la version de l'hebdomadaire, mais mardi, le procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal a saisi la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) du cas d'Eric Woerth, qu'il soupçonne de favoritisme et de prise illégale d'intérêts dans cette affaire.

La commission des requêtes doit à présent examiner la recevabilité de cette saisine et examiner les qualifications proposées par M. Nadal.

M. Bataille avait écrit le 2 novembre à M. Nadal pour réclamer une "saisine urgente" de la CJR, estimant que la cession de la parcelle était intervenue "au mépris manifeste des règles législatives et réglementaires" entourant ce type de vente de forêt domaniale.

"M. Woerth a outrepassé ses prérogatives et procédé à une vente irrégulière, sans appel d'offres et à un prix plusieurs fois inférieur à la valeur réelle" de la parcelle, a-t-il répété jeudi à l'AFP.

La plainte à Compiègne a été déposée par, outre lui-même, les socialistes Jean-Louis Bianco, Germinal Peiro, Jean Glavany, Henri Emmanuelli, François Brottes, et Laurence Rossignol.
google.com

Le député Bataille veut voir annuler la vente d'une partie de la forêt de Compiègne

Christian Bataille, le député de la 22e circonscription (les cantons de Berlaimont, du Quesnoy-est et ouest pour l'arrondissement) était surtout connu pour une loi sur le nucléaire portant son nom. Il l'est désormais aussi à propos de la vente d'une partie de la forêt de Compiègne à la Société de courses de Compiègne du temps où Éric Woerth était ministre du budget. Une vente pour laquelle le député a demandé au procureur près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal qu'il s'y intéresse. Ce dernier vient de le faire en saisissant, mardi, la chambre d'instruction.

Il se frotte les mains Christian Bataille. Le simple fait d'apprendre que le procureur Nadal a saisi la chambre d'instruction le réjouit. Lui y voit clairement un signe. « Ça veut dire qu'il estime qu'il y a matière à procès. La chambre d'instruction va décider si oui ou non Woerth doit comparaître devant la Cour de justice de la République ». Depuis mardi, le député est sous les feux des projecteurs (La Voix de mercredi, page France/Monde et notre ITW sur le site internet). Les médias s'y intéressent. Avant hier soir, on lui avait annoncé qu'une interview télévisée réalisée l'après-midi même passerait au Journal de 20 heures.

C'est que son combat, Christian Bataille l'a entamé il y a plusieurs mois déjà. En septembre, il a écrit à deux reprises au procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal pour lui demander d'examiner une vente précise. Selon le parlementaire socialiste, « France Domaine (*) a vendu sous l'autorité d'Éric Woerth 56 hectares dont un champ de courses et un golf au mépris d'une loi ancestrale qui stipule que la forêt domaniale de Compiègne ne peut être aliénée qu'en vertu d'une décision parlementaire ». Le député va plus loin puisque non seulement de vote au Palais Bourbon il n'y a pas eu mais dit-il : « Le ministre a décidé de son chef de vendre une parcelle à la Société des courses de Compiègne au mépris de la loi et des règles habituelles, sans appel d'offres, et dans des conditions d'amis et pour un prix dérisoire. Je me suis adressé au procureur Nadal pour lui signaler les entorses à la loi ».

Le parlementaire ne compte pas en rester à cette seule démarche auprès du procureur Nadal. Avant-hier, il confiait qu'une plainte, cette fois auprès du tribunal de Compiègne était sur le point d'être déposée par lui-même et d'autres parlementaires pour les autres personnes pouvant être impliquées dans cette affaire. Si début septembre déjà, le procureur Nadal avait répondu à la demande de Christian Bataille, mardi, il a fait savoir par un communiqué qu'il transmettait le dossier à la chambre d'instruction. L'élu du Cambrésis et de l'Avesnois ne souhaite qu'une chose : « Que la vente soit annulée et que le patrimoine, le domaine public soit rendu à la Nation ». Sur sa démarche et son action, l'intéressé s'est déjà largement expliqué. « Je le fais d'abord en tant que citoyen qui veut défendre le patrimoine national et en tant que député puisque je suis député de la nation. Certes je suis élu par une fraction du territoire mais le pouvoir civique et moral d'un député s'étend à tout le territoire. Je suis fondé à m'intéresser à une vente qui pourrait avoir lieu en Corse ou à La Réunion ». Il ne reste maintenant plus qu'à attendre la suite. •

France Domaine est l'organisme tutélaire pour toutes les affaires patrimoniales de l'État. Cet organisme dépend du ministre du budget.

GÉRALDINE BEYS
www.lavoixdunord.fr/Locales/Maubeuge/actualite/Secteur_Maubeuge/2010/11/18/article_le-depute-bataille-veut-voir-annuler-la.shtml

Christian Bataille : « Une vente au mépris de la loi »
www.lavoixdunord.fr/France_Monde/actualite/Secteur_France_Monde/2010/11/17/article_christian-bataille-une-vente-au-mepris.shtml
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 19 Nov - 2:50



Le dernier acte d'Éric Woerth : le licenciement des fonctionnaires

Extraits du décret n° 2010-1402 du 12 novembre 2010 relatif à la situation de réorientation professionnelle des fonctionnaires de l'État :

Article 1. - « Le fonctionnaire dont l'emploi est susceptible d'être supprimé, en cas de restructuration d'une administration de l'État ou de l'un de ses établissements publics administratifs prévue à l'article 44 bis de la loi du 11 janvier 1984, peut être placé en situation de réorientation professionnelle, en l'absence de possibilité de réaffectation sur un emploi correspondant à son grade. »

Article 9. - « La réorientation professionnelle prend fin lorsque le fonctionnaire est nommé sur un nouvel emploi ou est placé, à sa demande, dans une autre situation ou position statutaire.

Elle peut également prendre fin à l'initiative de l'administration, après avis de la commission administrative paritaire, après que le fonctionnaire a refusé successivement trois offres d'emplois dans les conditions prévues à l'article 44 quater de la loi du 11 janvier 1984 susvisée. »

Article 10. - « Le fonctionnaire qui refuse successivement trois postes qui lui sont proposés en vue de sa réintégration peut être licencié après avis de la commission administrative paritaire ou, s'il a droit à pension, admis à la retraite. »

« Fait à Paris, le 12 novembre 2010.
Le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique,
Eric Woerth »
www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023086003&dateTexte&oldAction=rechJO&categorieLien=id

www.rue89.com/2010/02/02/virer-un-fonctionnaire-refusant-detre-mute-normal-136622
www.secteurpublic.fr/public/article/le-point-sur-la-cooperation-transfrontaliere-entre-les-membres-de-l%E2%80%99eurodistrict-region-freiburgcentre-et-sud-alsace.html?id=26450&C2=130&C6=366&C1=116&C5=336#resultat
www.secteurpublic.fr/public/article/l%E2%80%99europe-renove-la-procedure-de-selection-de-ses-fonctionnaires.html?id=30612&C5=336
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 21 Nov - 16:02



Rue89 se fait voler une vingtaine d'ordinateur

Le cambriolage a été découvert dimanche matin.

Les nouveaux locaux parisiens du site d'informations Rue89.com, dans le XXe arrondissement, ont été cambriolés dans la nuit de samedi à dimanche pour la deuxième fois, a indiqué à l'AFP Blandine Grosjean, rédactrice en chef adjointe.

Une vingtaine d'ordinateurs ont été volés, notamment celui du cofondateur du site et directeur Pierre Haski et celui d'un enquêteur du site d'infos François Krug. La police s'est rendue sur place.

Selon Blandine Grosjean, qui a découvert le cambriolage dimanche matin, les portes ont été fracturées à l'aide d'un extincteur.

Il y a dix jours, les locaux, qui n'ont pas de plaque les identifiant, avaient déjà fait fait l'objet d'une tentative de vol, a précisé Blandine Grosjean.

En mars 2010 et août 2007, les anciens locaux du site avaient été cambriolés.

Le site Rue89 a été créé par quatre anciens de Libération (Pierre Haski, Pascal Riché, Laurent Mauriac et Arnaud Aubron).
www.liberation.fr/medias/01012303501-rue89-se-fait-voler-une-vingtaine-d-ordinateur

Le ou les cambrioleurs ont défoncé la porte en bois de la rédaction, situé au premier étage d'un immeuble de bureaux en principe sécurisé, géré par la ville de Paris. On ignore encore comment les voleurs ont pu pénétrer dans l'immeuble, qui abrite surtout des start-up technologiques.

Une chose est certaine : pour choquée qu'elle soit par cet événement, et malgré la gène occasionnée par la disparition du matériel, l'équipe de Rue89 continuera à faire son travail d'information, de manière indépendante et rigoureuse, avec le soutien et la participation active de ses lecteurs et amis.
www.rue89.com/making-of/2010/11/21/rue89-cambriole-une-vingtaine-dordinateurs-voles-176930
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 21 Nov - 16:08


L'ex-conseiller de MAM, David Sénat, va assigner Brice Hortefeux

David Sénat, l’ancien conseiller pénal de Michèle Alliot-Marie, en disgrâce depuis qu’on le soupçonne d’être une source d’un journaliste du Monde dans l’affaire Bettencourt, passe à l'offensive. Il aurait, selon le site, décidé d’assigner en référé le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, pour atteinte à la présomption d’innocence.

Toujours d’après Le Monde qui publie ces informations sur son site ce vendredi matin, la magistrat attaquerait aussi Le Figaro Magazine pour diffamation et atteinte à la présomption d’innocence.

Mi-septembre, Hortefeux, qui tentait de justifier l’enquête parallèle menée par la haute hiérarchie policière sur la source du Monde, racontait : «Une information est parvenue aux services de police selon laquelle un fonctionnaire aurait diffusé des éléments d’un procès-verbal d’enquête.»

Sénat réclame 10.000 euros de dommages et intérêts

Mais Le Monde rapporte que ce sont les déclarations du ministre de l’Intérieur, au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro le 17 octobre, que David Sénat conteste. Évoquant la «vérification» de la police, le ministre répète qu’un «haut fonctionnaire», ayant par sa fonction de membre de cabinet ministériel, «accès à des documents précisément confidentiels», «alimentait selon ces sources, vérifiées, un journaliste sur des enquêtes en cours d’instruction». «La DCRI a fait son travail. Une information lui est parvenue, elle l’a vérifiée», avait aussi défendu Hortefeux.

Déplorant «un préjudice moral considérable», David Sénat réclame 10.000 euros de dommages et intérêts, ainsi que la publication d’un communiqué.

L’audience se tiendra le 29 novembre à 14 heures devant la juge des référés, Dominique Lefebvre-Ligneul, précise l’AFP.

De son côté, Le Monde a déposé plainte contre X fin septembre, accusant l’Elysée d’avoir violé le secret des sources dans l’affaire Woerth-Bettencourt.

www.liberation.fr/societe/01012303222-l-ex-conseiller-de-mam-david-senat-va-assigner-brice-hortefeux
www.lemonde.fr/societe/article/2010/11/19/brice-hortefeux-assigne-en-refere-par-david-senat_1442158_3224.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Jeu 25 Nov - 15:53


CHÂTEAU DE CARTES

Tragédie française en trois actes
de Rémi Villiers-Moriamé

– Acte I : Bridge de notables


Un salon bourgeois à Neuilly. En scène : Liliane Bettencourt, assise dans son fauteuil, et le fantôme d’André Bettencourt, alias Dédé.

Dédé

Banier te pince aux fesses et te meurtrit les cuisses

Verrons-nous L’Oréal racheté par les Suisses ?

Pour ce fleuron français, voilà qui serait rosse !

Ma riche et pauvre amie, il t’appelle « ma grosse »

L’Helvétie tout entière est derrière Nestlé

Mais où donc trouverai-je une rime en « estlé » ?

Liliane (dépliant et lisant un petit papier)

Ma retraite est à moi, j’ai bien tous mes trimestres

(Elle déplie un autre papier)

Pour les comptes et l’argent, voyez ce bon de Maistre

Son conseil est d’argent et sa parole est d’or

(Elle déplie encore un papier)

(Dans un soupir)


Je vous ai soutenu et le ferai encore…

Dédé

Voici le foutriquet, de partir il est temps

Ministre de de Gaulle, ami de Mitterrand,

Me voilà brocardé en vers de mirliton

Même en alexandrins, pauvre France où va-t-on ?

(Il sort)

Banier entre en scène


Quittons Neuilly, mon amie décatie, ma grosse

« Liliane fais tes valises » et partons pour Arros !

Je tire ton portrait, pour le reste, mystère !

La vie vraiment n’est pas une œuvre de Rohmer !

Ils quittent la scène. Quatre personnages sortent de derrière les tentures.

Le gestionnaire de fortune


Une légion d’honneur, voilà la belle affaire !

N’ai-je donc travaillé, trente ans, fait des affaires ?

Le médecin

Un appart’ pour ma fille, où donc est le désordre ?

Celui qui se taira, c’est le Conseil de l’Ordre !

Le notaire et l’avocat (ensemble)

Ayant créé pour l’île une fondation

On a bien mérité notre commission !

Les quatre ensemble (en dansant et chantant) :

Allons, jouons, buvons, recherchons le chelem,

Une mise élevée, voilà ce que l’on aime

Nous serons grands seigneurs, et non pas petits bras !

C’est toujours du pognon que le fisc n’aura pas !

Fin de l’acte I.

La semaine suivante :
Acte II : Poker public

[…]

10 novembre 2010
http://blogcontrechamp.wordpress.com/2010/11/10/chateau-de-cartes-acte-i-bridge-de-notables/
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 5 Déc - 11:42


J. Edgar Hoover : "Quelque part, Bernard Squarcini est mon fils spirituel"

Entretien de l’au-delà
par JBB

Un entretien avec J. Edgar Hoover, ça ne se refuse pas... L’autocrate taré, obsessionnel des écoutes, raciste pathologique et ennemi acharné des "rouges", a dirigé le FBI pendant un demi-siècle. Et il a littéralement construit l’agence de renseignement sur ses haines et ambitions. L’interlocuteur idéal, donc, pour évoquer la DCRI et son instrumentalisation politique. […]

Quand J. Edgar Hoover - qui présida 48 ans durant aux destinées du FBI [1] - s’est matérialisé dans mon salon en braillant qu’il s’ennuyait comme un rat mort dans ses habits de spectre, j’ai vite oublié ma frayeur initiale pour me focaliser sur l’essentiel : faire parler l’infâme. Sujet : son regard de professionnel dévoyé sur la très décriée Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).
[…]

Nul besoin de rappeler l’immonde raciste que vous étiez, contentez-vous de répondre aux questions...

Quelle ironie... Avant, la question, c’est moi qui la pratiquais - et tout ce qui va avec : chantage, bastonnades, manipulations et autres intimidations. Mais bref... que voulez-vous savoir ?

J’aimerais votre avis d’expert sur ce service qui se veut, de la bouche même du ministère de l’Intérieur, un « FBI à la française ». Peut-on parler de filiation entre la toute récente DCRI, créée en 2008 [2], et votre FBI ?

Peuh... Votre Direction centrale du renseignement intérieur, ce sont des petits joueurs ; ils ont tant à apprendre, encore... Mais je le reconnais : quelque part, ils sont sur la bonne voie.

Comment ça ?

Tel que je le conçois, un vrai service de renseignements se doit d’être politique et autonome. C’est une nébuleuse se développant dans l’ombre, à la fois instrumentalisée par quelques hommes de pouvoir et en-dehors de tout contrôle.

Dans l’idéal, cette nébuleuse prend d’autant plus de latitudes avec la légalité qu’elle a étendu son emprise à toute la société. En un monde de contrôle, un service de renseignement efficace et viril - j’ai toujours détesté les invertis ! - est l’expression absolue de ce contrôle et sa négation même : personne ne contrôle les contrôleurs, hors un clan et ses intérêts personnels. Et encore...

Et encore ?

Regardez mon parcours : ce FBI que j’ai dirigé 48 ans durant - 48 ans ! - était devenu une entité propre, autonome de tout pouvoir à l’exclusion du mien. Il n’était plus que l’instrument de mes obsessions politiques et de mes intérêts particuliers, totalement indépendant des autorités politiques et législatives. Songez que des huit présidents qui se sont succédés sous mon règne, pas un n’a réussi à me destituer. Pas un ! Certains auraient bien aimé, à commencer par cet âne bâté de Kennedy, mais ils n’en avaient simplement pas la possibilité : j’étais trop puissant.

C’est en cela que votre DCRI et mon FBI diffèrent largement : j’étais seul maître à bord quand Bernard Squarcini répond aux ordres et attentes du clan sarkozyste. Il a encore des progrès à faire même si, quelque part, il est mon fils spirituel ; il œuvre lui-aussi à l’instrumentalisation personnelle d’un service de renseignement. Que Sarkozy le charge de trouver celui qui, au ministère de la Justice, a transmis à des journalistes des extraits de procès-verbaux dans l’affaire Woerth ou qu’il lui demande de prouver que c’est bien Rachida Dati qui, au début de cette année, colportait des rumeurs sur sa vie privée, Bernard s’exécute, prenant à chaque fois plus d’importance dans le dispositif. A chaque coup fourré, il monte en puissance. Ça, ça me plaît !

Bernard Squarcini, votre fils spirituel ? Vous n’exagérez pas un brin ?

Détrompez-vous... Bien sûr, les temps ont changé, les vrais hommes ne peuvent plus s’affirmer aussi librement que dans les années cinquante : Bernard est plus lisse, policé. Mais si vous prenez le temps d’étudier posément les choses, vous constaterez que nous avons beaucoup de points communs .

Je vous rappelle que j’ai assis l’essentiel de mon pouvoir en constituant des dossiers, sur tout et tout le monde. Comment croyez-vous que je procédais ? Je faisais poser des micros partout et multipliais les écoutes téléphoniques, sans m’embarrasser d’un quelconque souci de légalité. Journalistes, communistes ou apparentés, femmes de petites vertus et politiciens, opposants et agitateurs divers : tous ont eu droit à l’attention très privée de mes hommes. Et moi, je n’étais plus qu’une grande oreille : c’est si bon, de tout savoir...

En ce domaine, la DCRI fait preuve, depuis sa création, d’une semblable obsession. L’une de vos feuilles de chou - communisante, cela va sans dire - ne vient-elle pas de révéler que les hommes de votre « FBI à la française » se branchaient illégalement sur les ordinateurs de particuliers [3] ? N’a t-elle pas, un peu avant, publié comment les mêmes se faisaient, tout aussi illégalement, communiquer des fadettes [4] par les opérateurs téléphoniques ? N’est-elle pas - enfin - poursuivie par Bernard Squarcini pour avoir mis à jour l’existence d’un "cabinet noir" à la DCRI, chargé d’espionner les médias au bénéfice de votre président ? Allons, ne soyez pas naïf : Bernard est mon digne héritier. Vos politiciens de tous bords et journalistes l’ont bien compris, qui répugnent désormais à utiliser des téléphones non sécurisés [5].

Les écoutes, donc. Avez-vous autre chose en commun avec Squarcini ?

Hors le physique, vous voulez dire ? Parce que - c’est peut-être un point de détail - je trouve que nous nous ressemblons un peu sur ce plan. Le même embonpoint, de semblables cheveux clairsemés et une identique façon de considérer nos interlocuteurs, par en-dessous [6]...

Ça, on s’en fiche. Je pensais à des pratiques semblables...

Il est en effet une autre que nous partageons, le recours constant à la menace extérieure. C’est un fait : l’instrumentalisation des services de renseignement s’opère, presque toujours, en agitant le spectre d’un danger étranger. Sous mon règne, il s’agissait du « péril rouge » : le bloc soviétique m’a permis de légitimer tous les abus, qu’il s’agisse de mettre l’appartement de Marilyn Monroe sur écoute, de passer des accords officieux avec la Mafia ou de faire bastonner les éléments subversifs. Chez vous, c’est le terrorisme islamique qui permet de justifier les pires errements, et Bernard Squarcini ne manque jamais d’en faire longuement état. Jusqu’à se répandre dans les médias, pour affirmer [7] qu’il « y a des raisons objectives d’être inquiets » et que « la menace n’a jamais été aussi grande ». Joli coup, je n’aurais pas fait mieux.

Je note aussi avec plaisir que Squarcini - sans faire preuve à leur égard de la même haine absolue que la mienne - sait comment il convient de traiter les gauchistes. Sans pitié. Mutatis mutandis... je piétinais sans relâche les cocos, lui démonte les anarcho-autonomes ; dans les deux cas, une même construction politico-policière permet de ranger au rang de péril imminent ce qui relève d’une agitation marginale. J’ai réellement le sentiment que Bernard met ses pas dans les miens quand il dénonce cette « frange de l’ultra-gauche autonome », « ces mouvements contestataires », « cette mouvance situationniste » et ce « milieu alternatif » [8], avant de conclure doctement : « Nous sommes dans l’antichambre du passage à l’acte. » Ah oui, très bien ! Vraiment !

Ça vous met en joie ?

Bien entendu ; je n’ai pas tant d’occasions de me réjouir depuis que j’ai cassé ma pipe. Et puis, voir que - d’une certaine façon - mon œuvre se perpétue, fusse sous d’autres formes et d’autres latitudes, est réellement un plaisir.

Vous savez, un homme du métier le reste toujours, même mort. Je guette, je scrute, j’observe ce qu’il se passe ; je continue à "écouter", en quelque sorte. Et quand je constate l’apparition d’un service de renseignement aussi tordu et malsain que celui que j’ai si longtemps contrôlé, je ne peux que me féliciter. C’est évidemment encore meilleur quand, comme moi, on connaît les sous-titres, qu’on n’ignore rien de la cuisine interne et de la tambouille d’arrière-cours. Cela permet alors d’apprécier à sa juste valeur la déclaration de votre ministre de l’Intérieur qui, il y a quelques jours, osait cette sortie offusquée : « Vous savez, la DCRI, ce n’est pas la Stasi ou le KGB. (...) Il n’y a pas de police politique dans notre pays, évidemment. » Évidemment...

Un dernier mot, avant que vous ne retourniez brûler en enfer ?

Juste un encouragement : ne lâche rien, Bernard, tu tiens le bon bout ! Et je sais de quoi je parle...
[…]
www.article11.info/spip/J-Edgar-Hoover-Quelque-part
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Mar 7 Déc - 0:02


Wildenstein
L’autre affaire Bettencourt de l’UMP


Sylvia Wildenstein vient de mourir à 77 ans sans avoir pu récupérer son héritage, accaparé par son beau-fils Guy Wildenstein. Un grand ami de l’UMP et de Nicolas Sarkozy. [Extraits]

Le 5 mars 2009, le président de la République a tenu à remettre lui-même à l’Élysée la cravate de commandeur de la Légion d’honneur au marchand d’art Guy Wildenstein. Ses mérites ? Il est membre du Conseil des Français de l’étranger, et surtout il appartient au premier cercle des très généreux donateurs de l’UMP. Il est vrai que Guy Wildenstein, 65 ans, n’a pas de fins de mois douloureuses. Sa fortune, venant de son père, s’élèverait à 4 ou 5 milliards d’euros.

Sylvia Wildenstein renonce à la succession de son mari le 23 avril 2002.

Mais petit à petit, la veuve commence à avoir des doutes. Comment se fait-il qu’elle ne soit même plus propriétaire des quatre chevaux que lui avait offert Daniel Wildenstein, bien avant son décès ?

En 2003, Sylvia Wildenstein s’adresse à Claude Dumont-Beghi, une avocate parisienne qui n’a peur de rien. La bataille n’est pas gagnée d’avance. Sa cliente a renoncé à son héritage et elle n’a aucune information sur le patrimoine de son défunt époux.

Consciencieusement, Claude Dumont-Beghi plonge dans les catalogues, et tire les fils. Elle retrouve la trace des tableaux dans les Ports francs de Zurich et de Genève, et de l’argent, caché dans des « trusts » logés aux îles Caïmans et à Guernesey. Il existe également des comptes au Japon, en Inde, en Argentine. Une fortune estimée entre 4 et 5 milliards d’euros.

Claude Dumont-Beghi écrit en avril 2009 à l’administration fiscale, afin de dénoncer cette évasion du patrimoine dans des sociétés étrangères. Eric Woerth est alors ministre du Budget.

On imagine qu’Eric Worth, qui a si souvent dénoncé les évadés fiscaux, notamment ceux réfugiés en Suisse, va sauter sur l’occasion. N’est-ce pas un moyen de renflouer les caisses vides de l’État français ? Mais non, Eric Woerth fait le mort. Et son successeur, François Baroin, adopte la même attitude. Il n’y a pourtant pas photo. La cour d’appel de Paris évoque dans un arrêt de 2008, cette « évasion du patrimoine dans des sociétés étrangères et des trusts ».

Guy Wildenstein, généreux donateur

Et c’est là que l’affaire devient politique : Guy Wildenstein est un généreux donateur de l’UMP. Représentant de ce parti dans la circonscription de Washington, le marchand d’art accueille toutes les personnalités sarkoziennes qui franchissent l’Atlantique, de Rachida Dati à Eric Besson

Le problème, c’est qu’une information judiciaire, confiée au juge Guillaume Daïeff, a été ouverte pour « abus de confiance », et que parallèlement la police financière est chargée depuis le 26 octobre d’enquêter sur des faits présumés de corruption visant Guy Wildenstein. […]

Amédée Sonpipet
www.bakchich.info/L-autre-affaire-Bettencourt-de-l,12449.html
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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Dim 19 Déc - 10:03



David Sénat de nouveau en garde à vue
‎Arnaud Montebourg mis en examen
Eva Joly mise en examen pour diffamation
Mais… Woerth peut (encore) dormir tranquille

Les dossiers de l'affaire Woerth-Bettencourt ont quitté le sulfureux tribunal de Nanterre... un mois après la décision de la Cour de Cassation. Une lenteur qui a bien servi bien les intérêts d'Eric Woerth.

Malgré l'accord signé par les Bettencourt mère et fille, l'affaire du même nom continue. Surtout pour Eric Woerth. En raison du climat explosif entre le procureur Philippe Courroye et la juge Prévost-Desprez, la Cour de Cassation avait demandé le 17 novembre le dépaysement des dossiers au tribunal de Bordeaux.

Joint par Marianne2, le parquet général de Versailles a affirmé que ces dossiers sont arrivés « en début de semaine » à Bordeaux. Contacté, le parquet bordelais n'a pas souhaité s'exprimer.

Mais pourquoi un transfert aussi tardif ? Principalement, pour une question de procédure. La Cour de cassation devait se prononcer sur la validité des fameux enregistrements du majordome de Liliane Bettencourt. Elle n'a rendu son arrêt que mercredi 8 décembre estimant que ces pièces devaient aussi partir à Bordeaux. Puis, le transport des dossiers a été retardé à cause des problèmes liés... aux chutes de neige selon les déclarations du parquet général au Post.fr.

Woerth protégé ?

Ce retard dans la procédure sert bien les intérêts d'Eric Woerth. Redevenu député mardi, il est désormais protégé par son immunité parlementaire, garantie par la Constitution. Après son départ du gouvernement, la loi prévoyait en effet un délai d'un mois avant qu'il ne retrouve son fauteuil. Woerth est actuellement visé par trois informations judiciaires : une pour financement illégal de parti politique, une autre pour trafic d'influence, et une dernière pour blanchiment de fraude fiscale. Il n'est pour l'instant que témoin, mais ensuite ?

L'ex-ministre bénéficie de l'article 26, alinéa 2 qui dit qu'« aucun membre du Parlement ne peut faire l'objet, en matière criminelle ou correctionnelle, d'une arrestation ou de toute autre mesure privative ou restrictive de liberté qu'avec l'autorisation du Bureau de l'assemblée dont il fait partie. »

En clair, un député peut librement être poursuivi en justice (pour des actes n'ayant rien à voir avec ses fonctions) mais le Bureau doit donner son accord si on veut le mettre en garde à vue ou en détention préventive. C'est le principe d'inviolabilité. Et le Bureau a parfois fait obstacle à des enquêtes judiciaires. En avril dernier, il s'était opposé à la mise en garde à vue de la députée PS Sylvie Andrieux poursuivie pour détournements de fonds publics.

Un vice-procureur pour « surveiller » le dossier ?

Désormais chargé de régler ces problèmes, le tribunal de Bordeaux sera-t-il pour autant un environnement plus serein que celui de Nanterre ? Les syndicats de magistrats s'inquiètent déjà des pressions politiques. Ils ont fait état de la possible nomination d'un vice-procureur spécialement chargé du dossier par le ministère de la Justice.

Contacté par Marianne2, la chancellerie n'a ni confirmé ni infirmé ces rumeurs parlant juste d'« un mouvement global » de magistrats. Mais le contexte de l'affaire Woerth-Bettencourt entre quand même en jeu pour la Place Vendôme : « Il va y avoir une surcharge de travail et elle est prise en compte ». Le ministère promet donc « des renforts au parquet et à l'instruction », sans dévoiler les postes concernés. Des premières pistes seront dévoilées « dans le courant de la semaine prochaine ».

Le ministère rappelle toutefois que « la chancellerie n'attribue pas les dossiers » aux magistrats, ce sera le président du Tribunal de Bordeaux qui désignera la ou les juges chargés de l'enquête. Pour les dossiers concernant Eric Woerth, ce serait la juridiction interrégionale spécialisée composée de trois magistrats et dirigée par le juge Jean-Michel Gentil qui irait au charbon selon Le Figaro et Sud Ouest. Des juges spécialisés dans les grandes affaires de délinquance et criminalité organisées. Preuve que l'affaire est sensible.
www.marianne2.fr/Affaire-Bettencourt-pourquoi-Woerth-peut-encore-dormir-tranquille_a200825.html
www.rmc.fr/editorial/139462/eva-joly-mise-en-examen-pour-diffamation/


Les procureurs demandent à changer de statut
La Cour de cassation et la Cour européenne des droits de l'Homme ont pointé leur absence d'indépendance. Las, ils souhaitent une réforme de leur statut.
La carrière des procureurs dépend de la Chancellerie, c'est-à-dire du gouvernement.
www.lepoint.fr/societe/les-procureurs-francais-souhaitent-davantage-d-independance-16-12-2010-1276002_23.php

Affaire Bettencourt : les dossiers arrivés à Bordeaux, six juges pour s'en occuper
www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hjHFpW50a9dtevofMXPI0NN6jR-w?docId=CNG.3f7f6eac82f3d67f7b5f01ab1d560bd7.8c1
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Le scandale Woerth   Ven 24 Déc - 0:57


Mediator : Jacques Servier a-t-il financé Nicolas Sarkozy et l'UMP ?

Le Mediator des laboratoires Servier aurait fait entre 500 et 1.000 morts*, alors que le médicament, interdit aux États-Unis depuis 1997, a aussi été retiré du marché en Italie et en Espagne en 2005.

Tout au long de ces années, l'entreprise de Jacques Servier aura fait preuve d'un manque de transparence, d'une manipulation et d'une malhonnêteté rare dans cette affaire extrêmement grave de santé publique.

“Très clairement, il y a un très gros problème de transparence du côté du laboratoire, notamment au niveau de l'information qu'il a donnée sur ce médicament", declarait la pneumologue Irène Frachon, citée par Les Inrocks.
Pourtant Jacques Servier, l'industriel, aujourd'hui âgé de 88 ans, se dédouane de toute responsabilité et va même jusqu'à imaginer un complot contre le gouvernement de Nicolas Sarkozy : "Il y a peut-être l'idée d'embêter le gouvernement."

500 à 1.000 morts en France ! Qu'à cela ne tienne, on ne va tout de même pas embêter pour si peu un grand donateur de l'UMP, membre du Premier Cercle de l'UMP, que Nicolas Sarkozy a décoré en janvier 2009 de la grand-croix de la Légion d'honneur...

Que d'honneur pour le patron d'un laboratoire accusé en l'an 2000 de ficher et trier ses futurs embauchés sur des critères politiques, sexuels et ethniques, afin d'éviter les homosexuels, les citoyens de gauche comme le rappelait Marianne il y a 15 jours, sur la foi d'une l'enquête diligentée à l'époque et que le parquet de Nanterre avait classée sans suite (merci le Procureur de Nanterre...).

Par exemple, d'après France Soir, un salarié du groupe affirme n’avoir jamais vu "aucun Noir travailler chez Servier. Pour le ménage, ce sont des Français et des Portugais", explique-t-il sur son blog.

On se demande donc si Nicolas Sarkozy ira à nouveau féliciter Jacques Servier, le patron tout-puissant lors de la prochaine réunion du Premier Cercle de l'UMP.

Un Sarkozy qui sent que le vent du boulet s'est aujourd'hui emparé de l'affaire. Il réclame la transparence la plus totale. Cela tombe bien, les Français aussi. Nous aimerions bien savoir par exemple, si Jacques Servier figure bien dans le Premier Cercle de l'UMP et s'il a, comme Liliane Bettencourt (accusée d'évasion fiscale et de financement illégal de la campagne présidentielle de Sarkozy) ou encore Guy Wildenstein (soupçonné de fraude fiscale de grande envergure), financé le parti de Nicolas Sarkozy.

Un Premier Cercle de l'UMP est toujours en activité, nous apprend Dominique Bord, trésorier de l'UMP, malgré les affaires Bettencourt et Wildenstein. Nicolas Sarkozy continuera d'ailleurs de rendre visite aux merveilleux Pères Noël de son parti. Pourquoi donc se priver...

Mais plus que jamais, pour Nicolas Sarkozy et l'UMP, l'argent n'a pas d'odeur...
www.lepost.fr/article/2010/12/22/2349073_transparence-sur-le-mediator-jacques-servier-a-t-il-finance-nicolas-sarkozy-et-l-ump.html

*Voire 2000, selon Le Figaro.
http://sarko-verdose.bbactif.com/t245p45-le-point-sur-la-grippe-a-h1n1-porcine-ex-mexicaine#4294

L’avocat Sarkozy, conseiller «historique» de Servier
www.liberation.fr/economie/01012309668-l-avocat-sarkozy-conseiller-historique-de-servier

Les liens entre Nicolas Sarkozy et les laboratoires Servier
www.lemonde.fr/politique/article/2010/12/23/les-liens-entre-nicolas-sarkozy-et-les-laboratoires-servier_1457170_823448.html

Servier, "client historique" de Nicolas Sarkozy
www.lexpress.fr/actualite/politique/servier-client-historique-de-nicolas-sarkozy_947679.html
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