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 Johnny Hallyday : une lecture politique

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Orwelle



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MessageSujet: Johnny Hallyday : une lecture politique   Jeu 15 Déc - 10:34


Hallyday le 3 décembre 2011 au Stade de France, à Saint-Denis - © AFP Thomas Samson

Johnny Hallyday ne paiera (toujours) pas ses impôts en France

Johnny Hallyday a indiqué le 5 décembre 2011 qu'il n'avait pas l'intention de quitter son domicile de Gstaad, et qu'il venait de renouveler ses papiers en Suisse.
Interrogé par le journal suisse Le Matin sur son intention de quitter Gstaad, information rapportée Michel Cohen-Solal sur RTL, le chanteur a répondu: «C'est faux, je viens de renouveler ma carte de séjour en Suisse, j'y vais aussi souvent que possible.»
http://next.liberation.fr/musique/01012375791-johnny-hallyday-ne-paiera-toujours-pas-ses-impots-en-france

Les 44 Français les plus riches exilés en Suisse

Le magazine économique helvétique Bilan publie son classement annuel des 300 plus grosses fortunes de Suisse. Surprise : 44 Français « exilés fiscaux » y figurent, pour une fortune estimée à 30 milliards d'euros. [Extraits]

- Famille Wertheimer (Chanel...)
Fortune estimée entre 3.2 milliards et 4 milliards d'euros.
- Famille Castel (Thonon, Saint-Yorre,Vichy Célestin, "33 export...)
Fortune estimée entre 3.2 milliards et 4 milliards d'euros.

- Benjamin de Rothschild (Groupe financier Edmond de Rotschild)
Fortune estimée entre 1.6 milliard et 2.5 milliards d'euros.
- Famille Peugeot (Groupe PSA)
Fortune estimée entre 1.2 milliard et 1.6 milliard d'euros.
- Famille Lescure (Seb, Tefal, Rowenta, Krups, Moulinex, Calor... )
Fortune estimée entre 1.2 milliard et 1.6 milliard d'euros.
- Famille Bich (Groupe Bic)
Fortune estimée entre 1.2 milliard et 1.6 milliard d'euros.

- Héritiers Louis-Dreyfus (Groupe Louis-Dreyfus, Olympique de Marseille)
Fortune estimée 815 millions et 1.2 milliard d'euros.
- Claude Berda (Fondateur du groupe AB Prod)
Fortune estimée 815 millions et 1.2 milliard d'euros.
- Paul-Georges Despature (Damart...)
Fortune estimée 815 millions et 1.2 milliard d'euros.

- Nicolas Puech (Hermès...)
Fortune estimée 815 millions et 1.2 milliard d'euros.
- Familles Defforey et Fournier (Carrefour)
Fortune estimée entre 650 millions et 730 millions d'euros.
- Famille Zorbibe (Lancel)
Fortune estimée entre 400 millions et 490 millions d'euros.
- Roger Zannier (Z, Kenzo, Kookaï, Oxbow, Chipie...)
Fortune estimée entre 400 millions et 490 millions d'euros.

- Famille Taittinger (Champagne Taittinger)
Fortune estimée entre 325 millions et 400 millions d'euros.
- Alexandra Pereyre de Nonancourt (Champagne Laurent-Perrier)
Fortune estimée entre 245 millions et 325 millions d'euros.

- Michel Lacoste (Vêtements Lacoste)
Fortune estimée entre 245 millions et 325 millions d'euros.
- Nicole Bru-Magniez (Laboratoire UPSA)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.
- Michel Reybier (Cochonou, Aoste, Justin Bridou...)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.

- Antoine Zacharias (Vinci)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.

- Christian Picart (Buffalo Grill)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.
- Jean Pigozzi (Simca)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.
- Michèle Bleustein-Blanchet (Publicis)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.
- Thierry Roussel
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.
- Daniel Hechter (Hechter)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.
- Philippe Hersant (Groupe Hersant presse)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.
- Paul Dubrule (Accor)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.
- Jean Louis David (Coiffure)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.

- Eric Guerlain (Groupe Christian Dior)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.
- Famille Ducros (Ducros)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.
[...]
www.rmc.fr/editorial/205355/les-44-francais-les-plus-riches-exiles-en-suisse/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Johnny Hallyday : une lecture politique   Jeu 15 Déc - 10:48


‘La présence de Johnny Hallyday à Marseille, début septembre 2006, lors d'un congrès de l'UMP
et les embrassades sous l'œil des caméras, avaient marqué le début de la campagne de Nicolas Sarkozy.’

Selon Johnny Hallyday, Nicolas Sarkozy approuve son exil fiscal
Dans un entretien à la presse suisse, le chanteur raconte que le président de l'UMP lui a dit : "Écoute Coco, t'avais envie de le faire, tu l'as fait, t'as bien fait".
24 décembre 2006
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-849139@51-846062,0.html



Nicolas Sarkozy et Johnny Hallyday le 6 mai 2007

Sarkozy a justifié vendredi 15 décembre 2006 la décision du chanteur.
Il y a vu une nouvelle preuve de la nécessité de la "réconcilier la France avec la réussite".
www.leplacide.com/caricature-Johnny-Hallyday-veut-soutenir-Sarkozy-de-la-Suisse-6538-9-europe.htmll

«T'inquiète pas, Jean-Philippe, les Helvètes, j'en fais mon affaire»

[...] notre correspondant à Paris qui venait d'interviewer le candidat de la droite française à l'issue de son congrès, a oublié son magnétophone allumé dans la salle de presse et a donc involontairement enregistré une conversation privée entre Nicolas Sarkozy et le chanteur Johnny Hallyday. [...] Scandalisé par sa découverte, il a fait parvenir une copie de la bande à Radio Suisse Romande qui en a diffusé un extrait mercredi dernier. Voici ce que les auditeurs de RSR ont pu entendre et qui a consterné le peuple suisse, jusqu'au plus haut niveau de l'État Fédéral :

« T'inquiète pas, Jean-Philippe, les Helvètes, j'en fais mon affaire. Ils commencent à me courir sur le haricot avec leurs scrupules de pucelle. S'ils parlent encore de doubler les impôts des étrangers, je vide mon compte à l'UBS et je place tout au Luxembourg. Et puis je demanderai à tous mes amis de faire pareil, et crois-moi, ça fait du monde. Quand on les aura ruinés, je demanderai à cette andouille de Douste de faire fermer la frontière » [...] « et là, ils l'auront bien profond, les petits Suisses. »

Boubou, photographe
Commentant l'article "Sarkozy porte une casquette de trop"
vendredi 26 Janvier 2007 - 11:34
www.liberation.fr/evenement/010192211-sarkozy-porte-une-casquette-de-trop
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Johnny Hallyday : une lecture politique   Jeu 15 Déc - 10:59


Hallyday aura un demi-million d'euros pour le 14 juillet

À la fois ordonnateur et programmateur, le président de la République a, cette fois encore, choisi lui-même la tête d'affiche pour le 14 juillet 2009 : ce sera Johnny Hallyday, avec qui il entretient de longue date des relations amicales - et qui lui a apporté son soutien durant la campagne présidentielle.

Comme en 2007 aussi, l'organisation du concert a été confiée au producteur Jean-Claude Camus dans le cadre d'un accord de gré à gré - c'est-à-dire sans appel d'offres - et sera financée sur le budget du ministère de la Culture et de la Communication, au titre des "fournitures pour les fêtes nationales". Le coût de la manifestation est estimé à 1 million d'euros, dont la moitié environ devrait revenir au chanteur.
[...]
www.lepoint.fr/actualites-societe/exclusif-sarkozy-impose-johnny-pour-le-concert-du-14-juillet/920/0/328809
www.agoravox.fr/tribune-libre/article/johnny-hallyday-pour-2-millions-d-58923


Le célèbre rocker est censé percevoir quelque 200.000 euros par soir, mais le VRP au pouvoir est très généreux avec l'argent des autres.
Et puis Hallyday qui pensait payer ses impôts en Suisse... a récemment appris que l'essentiel de ses gains resteraient assujettis à l'impôt français. Il est donc remboursé.
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MessageSujet: Re: Johnny Hallyday : une lecture politique   Jeu 15 Déc - 11:07


Photomontage de Karine Villard

Insulte à la France pauvre

Bruno Kern, avocat à la Cour, a mis à plat le système utilisé par Johnny Hallyday (cf. la page "Débats" du Monde du 23 décembre 2006*) pour obliger les collectivités locales désireuses de le voir se produire sur leur territoire, à financer sa tournée [...]

en 2003, le chanteur s’est produit "dans vingt-trois des plus beaux stades de football, dont vingt-et-un en France… (et) il a reçu pour ce faire, plus de 7 millions d’euros payés, d’une manière ou d’une autre, par le contribuable de chacune des villes traversées"... grâce à la loi de 1999 sur les spectacles vivants qui peuvent être subventionnés… par une collectivité territoriale dans le but de renforcer les droits des salariés du spectacle et la lutte contre la précarité de leur situation"... "Johnny en intermittent du spectacle, il fallait oser le faire !"

Alors, [...] un certain nombre de villes ont cherché à justifier cette dérive inadmissible : la subvention devait permettre "un accès plus équitable à l’éducation, à la culture et aux loisirs… aux bénéficiaires du revenu minimum d’insertion, de l’allocation adultes handicapés, des CES et autres" (Nancy)... chaque ville estimait au même montant les sommes nécessaires à la réalisation de cet important objectif social : 220.000 euros" [...] en passant par tous [les] accessoires, c’était une subvention plus près de 400.000 euros qui était accordée pour le show de Johnny par chacune des municipalités concernées.

selon la presse, les concerts ont rapporté 30 millions d’euros, le chanteur empochant 80 % des bénéfices [...]

Il faut oser dire, comme pour les salaires immoraux que s’adjugent quelques grands patrons, qu’il est des rémunérations que rien ne justifie, qu’il est des départs pour des paradis fiscaux qui sont une insulte inexpiable envers ceux qui, tout en travaillant plus dur souvent qu’un chanteur à la mode, ne gagneront en toute une vie de travail, que le 1/50e de cette tournée des stades.

Mais le comble est atteint dans ce petit billet du Monde du 26 décembre, le lendemain de Noël. Il faut le citer dans son intégralité tant les propos sont inimaginables. "Dans un entretien à l’hebdomadaire suisse Le Matin Dimanche du 24 décembre, Johnny Hallyday affirme que Nicolas Sarkozy approuve son exil fiscal vers la Suisse. 'Il m’a dit : Écoute, coco, t’avais envie de le faire, tu l’as fait, t’as bien fait'. "

Il est possible que Johnny Hallyday triche et travestisse la vérité. Mais il faut alors que le ministre de l’intérieur et candidat à la Présidence de la République démente sans délai les propos qui lui sont attribués par son "ami". Si, par contre, les propos du chanteur ne sont que le reflet de la réalité, il faut dire que le triste spectacle que nous a offert Nicolas Sarkozy cherchant l’émotion facile avec son évocation de la France pauvre, n’est qu’une palinodie de plus qui ne fait honneur ni à l’homme ni à la fonction qu’il exerce, pas plus qu’à celle qu’il a la prétention d’incarner.

Paul Gauthier
http://golias-news.fr/article1235.html

* Hallyday, sur l'air de l'ingratitude
Article publié le 23 Décembre 2006
Par Bruno Kern

www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-848610,0.html
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MessageSujet: Re: Johnny Hallyday : une lecture politique   Jeu 15 Déc - 11:25


Johnny Hallyday : une lecture politique
par Gabale

[...] L’homme est incontestablement un show man et apprécier son œuvre est au demeurant parfaitement respectable, même si, en ce qui me concerne, je n’aime pas Johnny Hallyday, à l’exception peut-être de quelques chansons.

Plus exactement, je n’aime pas ce que Johnny Hallyday représente et je n’oublie pas qu’il est médiatiquement né d’un mensonge. Le 18 avril 1960, Line Renaud et Aimée Mortimer présentaient, sur le plateau de la RTF, un jeune homme timide de 17 ans en ces termes :
Aimée Mortimer – « Pourquoi s’appelle-t-il Johnny Hallyday ? »
Line Renaud – « Il s’appelle Johnny Hallyday parce que son père s’appelle Hallyday. C’est tout simple, il fallait y penser. »
Aimée Mortimer - « Mais le père est américain je suppose ? »
Line Renaud – « Le père est américain et la maman est française. Alors c’est un produit (sic) moitié français moitié américain »

Ce mensonge relatif aux origines familiales de la vedette (son père Léon Smet était un ressortissant belge) a sans doute été guidé par les objectifs mercantiles de la maison de disques. C’était dans l’air du temps : à l’époque, le rock and roll avait à peine dix ans d’existence. Né aux Etats-Unis d’Amérique, ce mélange synthétique de blues, de rythm and blues, de country, de swing jazz et de gospel, laissant la part belle à la mélodie vocale sur fond de guitare électrique, de guitare basse et de batterie, était encore relativement méconnu de la jeunesse française.

Qui pouvait s’en faire le meilleur ambassadeur sinon un bel inconnu franco-américain ?

Mais le pouvoir gaulliste a également compris très rapidement tout le bénéfice qu’il pouvait retirer de ce mensonge apparemment anodin dans un contexte de guerre froide entre le bloc de l’ouest et le bloc de l’est.

Johnny Halliday est alors devenu involontairement un des moyens par lequel les pouvoirs publics ont arrimé culturellement la jeunesse française à l’ouest afin de contrebalancer l’attrait politique que les différentes chapelles marxistes léninistes exerçaient sur elle. La jeune vedette a permis également aux autorités françaises d’affirmer leur indépendance. La France avait certes choisi l’ouest mais en voulant préserver une totale autonomie d’action. Grâce à Johnny Hallyday, la jonction entre la France et les Etats-Unis d’Amérique allait pouvoir s’opérer dans un mimétisme culturel contrôlé. La consonance anglo-saxonne du nom de scène et le rythme d’une musique encore exotique pour bien des Français allaient pouvoir être tempérés par des textes chantés dans la langue de Molière.

Les américains avaient Elvis Presley, les Français Johnny Hallyday. [...]

Mais il n’est pas facile de naître d’un mensonge et plus encore d’être un instrument de propagande. Cela s’est traduit pour Johnny par une perpétuelle quête d’identité principalement caractérisée par une récupération de toutes les tendances du moment. Hallyday a ainsi surfé avec talent sur toutes les vagues : celle du rock, celle des yéyés, du twist, de la pop, de la mode hippie, du métal, etc, sans que l’on sache très bien aujourd’hui déterminer s’il existe une véritable cohérence artistique à ce patchwork.

Une chose est sûre en tout cas : Johnny n’a jamais été un précurseur en quoi que ce soit. Mais bien un suiveur, comme s’il s’agissait de coller au plus près des attentes du public afin de mieux les canaliser en les incarnant.

Instrumentalisé par le pouvoir gaulliste, Johnny Hallyday ne pouvait donc que se désolidariser des événements de mai 1968 où l’on retrouvait, parmi les manifestants, beaucoup de ces« cheveux longs aux idées courtes » qu’il avait brocardés dans une chanson aux forts accents politiques (« Si les mots suffisaient / Pour tout réaliser / Tout en restant assis / Avec les bras croisés / Je sais que dans une cage / Je serai enfermé / Mais c’est une autre histoire / Que de m’y faire entrer ») en réponse aux Elucubrations du chanteur Antoine (« Tout devrait changer tout le temps / Le monde serait bien plus amusant / On verrait des avions dans les couloirs du métro / Et Johnny Hallyday en cage à Médrano« ).

Johnny s’est alors démasqué, charriant tous les préjugés de la France gaulliste, fustigeant tour à tour l’esprit de contestation, la volonté d’émancipation, le pacifisme, la critique des aînés, et tout ce qui pouvait mettre en doute les valeurs par lesquelles la France pétainiste s’était rachetée, via le gaullisme, une bonne conscience grâce à la reconstruction méthodique et fantasmée d’un passé uniquement fait de résistance à l’occupant (il ne faut pas oublier que la seconde guerre mondiale venait de s’achever 23 ans plus tôt).

Ce n’est pas un hasard si, par la suite, Johnny n’a jamais caché ses inclinations politiques en faveur de l’UDR, puis du RPR. On rappellera que sa marraine de show-business, Line Renaud, siégeait au comité central du RPR. Et c’est sans surprise que cet ami de Jacques Chirac (il avait chanté en 1988, lors de la campagne présidentielle, « On a tous en nous quelque chose de Jacques Chirac ») est devenu, sans coup férir, celui de Nicolas Sarkozy au point d’être parmi les invités au Fouquet’s, le soir du second tour de l’élection présidentielle, le 6 mai 2007.

Ce dernier, on le sait, ne tarit pas d’éloges sur la vedette. Et l’on peut même voir dans la passion, que le Président de la République dit avoir pour l’œuvre de Johnny, ce même attachement à la France sclérosée des années soixante présentée comme un paradis perdu, c’est-à-dire comme une époque heureuse et insouciante qu’il faudrait retrouver. En critiquant caricaturalement et violemment la génération 68, Sarkozy délivra à Bercy, le 29 avril 2007, à peu près le même message que Johnny dans « Cheveux longs idées courtes ». [...]

Il n’est d’ailleurs guère étonnant que Sarkozy apprécie Hallyday. Le politicien a toujours pratiqué, comme le chanteur, le mélange des styles, en surfant sur toutes les modes du moment. Il s’est présenté tour à tour comme le candidat des carnassiers du CAC40 et des petites gens qui se lèvent tôt, comme le candidat de ceux qui souffrent de la mondialisation et de ceux qui en profitent, comme le candidat du réalisme économique et des promesses les plus démagogiques.

De son côté, Johnny Hallyday s’accommode fort bien de tous les travers de cette droite qui parle à longueur de journées de respect des valeurs et des hiérarchies, de la grandeur de la France, de l’identité nationale, mais qui trouve en même temps normal que l’on puisse planquer son argent à l’étranger et changer de nationalité pour des raisons fiscales.

19 décembre 2009
www.agoravox.fr/actualites/politique/article/johnny-hallyday-une-lecture-66953
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MessageSujet: Re: Johnny Hallyday : une lecture politique   Mar 1 Mai - 19:13


Johnny fossoyeur du forfait fiscal suisse
Alors qu'il bénéficie d'une fiscalité avantageuse, le chanteur clame qu'il partage sa vie entre Los Angeles et Paris. Au grand courroux des autorités helvétiques

[...] Ce n'est pas tant les 9 millions d'euros* que le chanteur devra payer au fisc français qui les préoccupent que les déclarations contradictoires du rockeur. Bénéficiaire depuis décembre 2006 d'un forfait fiscal à Gstaad, ce dernier ne cesse de répéter qu'il n'habite pas la Suisse... [...]

Or, pour profiter d'un forfait fiscal à croix blanche, il faut séjourner au moins six mois et un jour par an dans la Confédération. Et surtout y localiser ses centres d'intérêt, comme la scolarisation de ses enfants. Or, Gstaad, station de ski située dans le canton de Berne, est de langue allemande. [...]

la Suisse, dans la ligne de mire de l'Union européenne et des États-Unis, craint que les multiples déclarations de l'interprète de Que je t'aime ne mettent en péril l'imposition au forfait. Pour mémoire, l'étranger fortuné n'est pas imposé sur sa fortune ou ses revenus, mais sur le quintuple de la valeur locative annuelle de son logement. En 2009, Johnny Hallyday avait lui-même affirmé qu'il ne payait que 900 000 francs suisses par an (ce qui représente autour de 750 000 euros). Selon Johnny Hallyday pour les nuls, l'artiste se serait installé dans l'Oberland bernois, car "le beau-père de son fils David y exploite un restaurant très fréquenté"...

De plus, la star française ne respecte pas la sacro-sainte règle non écrite imposée aux heureux bénéficiaires des forfaits fiscaux (5 500 personnes, dont 2 000 Français) : celle de se montrer d'une parfaite discrétion. Benjamin de Rothschild, Claude Berda, Roger Zannier ou Alain Duménil n'y dérogent jamais. À l'intérieur même de la Suisse, ces privilèges fiscaux deviennent de plus en plus impopulaires. Après Zurich et Schaffhouse, le demi-canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures a supprimé en mars dernier le forfait fiscal. Toutefois, discrètement prié de quitter la Suisse, Johnny Hallyday pourra toujours affirmer qu'il est revenu en France de son plein gré.
www.lepoint.fr/societe/johnny-hallyday-prie-de-quitter-la-suisse-30-04-2012-1456761_23.php
*www.lepoint.fr/ces-gens-la/johnny-hallyday-le-fisc-devra-attendre-je-n-ai-pas-neuf-millions-d-euros-26-04-2012-1455440_264.php
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