sarkoverdose

Politique, culture, art, humour...
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Crise sociale * La Fronde *

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Sam 21 Nov - 16:59



Plans sociaux, fermetures d'usines ou liquidations d'entreprises
se sont succédé en France depuis un an
.


Voici la liste non exhaustive des principales annonces. Cette liste ne prend pas en compte d'éventuels reclassements des employés concernés.

AUTOMOBILE (constructeurs et équipementiers)
============================================
* RENAULT : plan de 4.400 "départs volontaires" et suppression de 900 emplois dans des filiales
* PSA PEUGEOT CITROËN : "départs volontaires" souhaités pour 3.550 salariés
* VALEO : plan de 1.600 suppressions d'emplois
* FAURECIA : plan de 1.215 suppressions d'emplois entre 2009 et 2011
* NEW FABRIS : entreprise liquidée à Châtellerault (Vienne, 366 salariés)
* MICHELIN : plan de suppression de 1.093 emplois. Fermeture de l'usine de Noyelles lès Seclin (Nord, 276 salariés)
* GOODYEAR: plan de suppression de 820 emplois sur 1.400 dans l'usine d'Amiens Nord. Ce plan a été suspendu par le TGI de Nanterre fin août
* CONTINENTAL : fermeture de l'usine de Clairoix (Oise, 1.120 salariés)
* SEVELNORD (filiale de PSA Peugeot Citroën et Fiat): 350 "départs volontaires" à Hordain (Nord)
* PEUGEOT MOTOCYCLES : 250 emplois supprimés à Mandeure (Doubs) et Dannemarie (Haut Rhin) sous forme de départs volontaires
* PLASTIC OMNIUM : fermeture de l'usine de SaintRomain de Colbosc (SeineMaritime, 220 emplois)
* TYCO ELECTRONICS : fermeture des usines de Chapareillan (Isère) et ValdeReuil (Eure), 620 salariés
* FULMEN : fermeture de l'usine d'Auxerre (Yonne, 314 salariés)
* LEAR : fermeture de l'usine de LagnyleSec (Oise, 300 salariés)
* SUDRAD ROUES: liquidation de l'entreprise de Soultzmatt (HautRhin, 147 salariés)
* WAGON AUTOMOTIVE : redressement judiciaire. Certains sites ont été repris par la Financière Snop Dunois (FSD) et le groupe Defta, qui devraient reprendre environ 1.250 emplois sur 1.700
* TREVES : plan de plus de 600 suppressions de postes. Fermeture des usines de Crépy en Valois (Oise) et Aÿ (Marne)
* MOLEX : plan de licenciement des 283 salariés de VillemursurTarn (HauteGaronne).
L'usine doit être reprise avec une quinzaine de salariés par le fonds d'investissement américain HIG
* RENCAST (siège à Bron, Rhône) : liquidée, l'entreprise qui employait 850 salariés est reprise par
le groupe français GMD avec 565 salariés
* SKF: fermeture du site de FontenayleComte (Vendée, 380 salariés)
* CATERPILLAR (engins de chantier) : 600 emplois supprimés (733 initialement prévus)

SIDERURGIE, METALLURGIE, ENERGIE
================================
* RIO TINTO (exAlcan Pechiney) : 680 suppressions de postes (dont 450 CDD non renouvelés) annoncées en janvier, puis nouveau plan de 350 suppressions d'emplois annoncé le 13 octobre
* TOTAL : 555 suppressions d'emplois
* ARCELORMITTAL : plan de 1.400 départs volontaires
* COKES DE CARLING : fermeture de la cokerie de Carling (Moselle, 400 salariés)
* SAINTJEAN INDUSTRIES : liquidation de la fonderie de Vénissieux (Rhône, 108 salariés)
* SIEMENS METALS TECHNOLOGIES (équipement pour la sidérurgie) : fermeture de l'usine de Saint Chamond (Loire, 274 salariés)
* REXAM (canettes) : fermeture de l'usine de Gravelines (Nord, 139 salariés)
* CHAFFOTEAUX ET MAURY : plan social prévoyant 207 suppressions d'emplois

CHIMIE, PHARMACIE, COSMETIQUES
==============================
* BUDELPACK (cosmétiques) : liquidation de l'entreprise située à Lièpvre (HautRhin, 118 salariés)
* CELANESE (chimie) : fermeture de l'usine de Pardies (PyrénéesAtlantique, 350 salariés)
* SANOFIAVENTIS (pharmacie) : plan de suppression de 927 emplois
* GLAXOSMITHKLINE (pharmacie) : suppression de 850 emplois, dont 798 à Evreux (Eure)
* PFIZER (pharmacie) : plan de départ de 700 salariés
* BRISTOLMYERSSQUIBB (pharmacie) : fermeture des usines d'Epernon (EureetLoir, 223 salariés) et de Meymac (Corrèze, 162 salariés)

ELECTRONIQUE
============
* SONY: fermeture de l'usine de Pontonxsurl'Adour (Landes, 311 salariés), qui pourrait
être cédée à Solarezo (énergies renouvelables)
* NEC COMPUTERS : plan de 387 suppressions de postes dont 337 à l'usine d'Angers, où seule une équipe technique de 28 personnes devrait rester
* HEWLETTPACKARD : plan de 540 suppressions de postes
* FM LOGISTIC : fermeture du site de Woippy (Moselle, 489 salariés)
* PHILIPS EGP (écrans plasma) : fermeture de l'usine de Dreux (EureetLoir, 212 salariés)
* ASTEEL TECHNOLOGIE : liquidation. Douarnenez (Finistère, 134 salariés)

AUTRES SECTEURS
===============
* MANUFACTURE FRANCAISE DE SIEGES : liquidation. BerteaucourtlesDames (Somme, 352 salariés)
* CAUVAL INDUSTRIES (matelas) : plan de suppression de 307 emplois
* PAPETERIE ETIENNE : fermeture de l'usine d'Arles (BouchesduRhône, 110 salariés)
* SCHWEITZERMAUDUIT (papier) : fermeture du site de Malaucène (Vaucluse, 211 salariés)
* ISOROY (bois) : fermeture des usines de Chamouilley (HauteMarne) et Châtellerault (Indre),
187 salariés
* BEAULIEU INTERNATIONAL GROUP (textile) : fermeture des usines de Comines (Nord) et
Douvrin (Pas de Calais), 344 salariés
* NEXANS (câbles) : plan de 387 suppressions de postes. Fermeture du site de Chauny
(Aisne, 220 personnes)
* SCHNEIDER ELECTRIC (matériel électrique) : 264 (direction) à 650 postes (syndicats) "menacés"
* ROSSIGNOL (équipement sportif) : 275 postes supprimés
* BENETEAU (construction navale) : plan de 600 suppressions d'emplois.

Voici la réalité crue. Les quatre causes majeures de la désertification industrielle ne sont pas traitées, par résignation ou complaisance.

Euro surévalué, libre échange intégral, charges trop lourdes sur la production nationale et marché du crédit aux PME asséché par des banques renflouées par l’argent public sans réelles contreparties (en attendant de nouveaux scandales liés à leurs rémunérations internes, comme hier à Wall Street), sont les vrais fléaux que le gouvernement laisse prospérer avec les résultats fatals que l’on connaît.

Comment s’étonner que les Français soient d’autant plus vent debout face à des polémiques qui dénotent une perte totale des valeurs au plus haut sommet de l’Etat, alors même que leurs difficultés restent sans remède ?
Blog de Nicolas Dupont Aignan

Malgré les beaux discours, ce gouvernement est en train d’échouer. Il ne remet pas en cause un système mondialiste de libre-échange intégral suicidaire pour nos emplois, un euro surévalué par rapport au dollar et une oligarchie bancaire étouffante pour nos PME.
Tant que nous ne nous attaquerons pas aux causes du chômage, nous ne résoudrons rien.
Cette situation peut-elle nourrir un retour du FN ?
Si une droite républicaine et sociale n’émerge pas rapidement, un retour de l’extrémisme est à craindre.
www.debout-la-republique.fr/L-effort-economique-a-fournir.html

Votre entreprise profite de la crise pour licencier ? Témoignez !
www.mediapart.fr/club/blog/mathieu-magnaudeix/191208/votre-entreprise-profite-de-la-crise-pour-licencier-temoignez
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Sam 21 Nov - 17:05



Fonds publics contre fermetures d'usines
Le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles aurait conditionné des millions d'euros d'aides à la fermeture d'usines en France, selon "L'Humanité".
lemonde.fr

RACHATS D'ENTREPRISES, PROFITS... ET FERMETURES D'USINES

Les fonds d'investissement sévissent depuis longtemps déjà. Désormais, leur arnaque préférée se nomme « LBO ». Décryptage d'une technique de rachat d'entreprise très juteuse, et exemple concret de ses implications à l'usine Sublistatic, en liquidation judiciaire.

Les requins de la finance et des montages financiers, les fonds d'investissements, sont très ingénieux. On connaissait leur investissement de «capital-risque» ou de «capital-développement». Mais depuis le krach de la « nouvelle économie » en 2000, le capital-risque n'est plus de rigueur. C'est désormais la troisième forme d'investissement de ces fonds, « le capital-transmission », encore dénommée LBO (« Leveraged Buy Out » ou « levier d'achat »), qui a pris largement le dessus.

Pour résumer, ces fonds commencent par le rachat d'une entreprise, financé à plus des deux tiers par des emprunts auprès des banques. Elle n'a donc qu'un faible apport de capitaux à mettre sur la table et le risque financier est minime, puisque la rachat se fait au nom d'une société écran (une holding) qui sera directement responsable des dettes contractées. Puis, sur une période très courte (entre 2 et 4 ans en moyenne), le fond d'investissement rembourse ses dettes en ponctionnant les dividendes de l'entreprise, et revend la société dès qu'une offre d'achat intéressante se présente.
www.regards.fr/article/?id=2580

La Grande Dépression du 21ème siècle : l’effondrement de l'économie réelle
www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11061
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Lun 29 Mar - 1:28



«No Sarkozy Day» dans toute la France

Des manifestations «No Sarkozy Day» ont été organisées samedi à Paris et dans plusieurs villes en province, rassemblant des centaines de personnes pour dénoncer les «dérives» du gouvernement et exprimer un malaise social grandissant

Lancé par 55 blogueurs français sur le modèle du «No Berlusconi Day» en Italie, qui a eu lieu début décembre, ce mouvement est né «de la nécessité d'exprimer un ras-le-bol général vis-à-vis de la politique de Nicolas Sarkozy», a déclaré à l'AFP Benjamin Ball, un des organisateurs de la marche parisienne de plus d'un millier de personnes.

Si le groupe sur Facebook rassemblait samedi dans l'après-midi 387.977 membres, l'objectif de 100.000 personnes réellement descendues dans la rue n'était pas atteint. «Ce n'est qu'un début aujourd'hui, le prochain rassemblement, le 8 mai, sera national et à Paris. Le 9 mai se tiendra la coordination des assemblées populaires locales», a affirmé Benjamin Ball.

Ils étaient 400 à Marseille, 300 à Grenoble et Saint-Brieuc, 250 à Nantes, 50 à la Roche-sur-Yon, Bordeaux, Ajaccio, quelques dizaines à Lille, Strasbourg Toulouse, 20 à Angoulême et 15 au Mans, toujours dans des ambiances bon enfant. (...)
http://fr.news.yahoo.com/82/20100327/tfr-manifestations-no-sarkozy-day-dans-t-4abdc0f.html



Une centaine d’arrestations devant la prison de la Santé

La police a procédé à une centaine d’arrestations lors d’une manifestation anticarcérale aux abords de la maison d’arrêt de la Santé située dans un quartier résidentiel du 14e arrondissement de Paris.

La police s’est invitée dans la "marche contre l’enfermement" organisée ce dimanche "en solidarité avec les personnes incarcérées à la prison de la Santé" à Paris.

L’emprisonnement des « personnalités » condamnés est une des spécificités de la prison de la Santé de Paris. Le quartier où ces personnes sont affectées est appelé le « quartier des particuliers » par l’administration pénitentiaire. Les parloirs de ces détenus se déroulent avec ceux du Quartier d’isolement.

La manifestation devait normalement partir vers 15 heures de la place Denfert-Rochereau (ou place d’Enfer), dans le quartier Montparnass, et arriver aux abords de la prison de la Santé pour un « rassemblement musical » qui était prévu de 16 heures à 20 heures.
http://sante-plus.org/breve697.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Mer 6 Oct - 10:07


Image anarkismo.net (2009)

Les préavis de grève reconductible se multiplient dans les transports

La fédération FO-transports et la CGT des transports urbains emboîtent le pas à la CGT-Ratp et à SUD, à l'approche de la journée d'action sur les retraites mardi 12.

Les préavis de grève reconductible contre le projet de réforme des retraites se multiplient dans les transports, avec les appels dans ce sens mardi de la fédération FO transports et de la CGT des transports urbains, qui ont emboîté le pas à la CGT-Ratp et aux syndicats SUD.

La fédération FO transports et logistique «appelle ses délégués syndicaux à déposer des préavis de grève reconductible et ce dès le 12 octobre, afin que les salariés des transports organisent les suites du mouvement social», selon un communiqué.

La CGT Transports, également dans un communiqué, appelle ses syndicats dans les réseaux de transports urbains à déposer des préavis allant du 12 au 30 octobre, ce qui ouvre la voie à une reconduite de la grève le 12 octobre lors d’assemblées générales.

La CGT-Ratp avait donné le ton lundi en déposant un préavis de grève illimitée, rejoignant ainsi FO-Ratp et SUD-Ratp qui plaidaient pour un mouvement reconductible depuis début septembre.
Réunion mercredi

Toujours à la Ratp, la CFDT a dit mardi avoir déposé une préavis reconductible, en précisant que «la reconduction du mouvement dépendra de l’importance de la mobilisation et de la réponse du gouvernement».

L’ensemble des syndicats Solidaires du transport (Solidaires transports, SUD-Rail, SUD-Ratp, Fédération des urbains et SUD Route) ont aussi appelé mardi dans un texte commun à la grève reconductible dans leur secteur respectif.

SUD-Rail souhaite s’inscrire dans un mouvement reconductible depuis début septembre, mais a aussi fait le choix de rester dans une démarche unitaire avec les syndicats CGT, Unsa et CFDT de la SNCF.

Ces quatre syndicats de cheminots doivent se réunir mercredi pour décider des modalités de leur appel à la grève le 12 octobre.

Trois autres syndicats de cheminots (FO, CFTC et CFE/CGC), qui représentent environ 13% des voix aux élections professionnelles, ont déjà indiqué qu’ils appelaient de nouveau à une grève reconductible.
www.liberation.fr/societe/01012294466-nouveaux-preavis-de-greve-reconductible-dans-les-transports

Seule une grève illimitée interprofessionnelle peut stopper ce gouvernement
www.hns-info.net/spip.php?article25761
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Mer 6 Oct - 10:12


À Caen, vêtus de noir, avec une couronne funéraire symbolisant la perte de revenus dénoncée. (Ouest-France)

Banque Postale : grève autour des salaires et des conditions de travail

40 à 50 % des 10.000 conseillers bancaires de La Banque Postale ont fait grève mardi pour réclamer de meilleures conditions de travail et des augmentations de leur rémunération.

Les grévistes étaient «plus de 40%» selon FO, «environ 50%» selon Sud PTT. Ces deux syndicats ainsi que la CGT, la CFDT, la CFTC et la CGC appelaient les conseillers financiers, clientèle et patrimoine à se mobiliser.

Pour la CGT, «le secteur commercial est un de ceux qui subit de plein fouet l'aggravation des conditions de travail, le stress, la fatigue d'un métier particulièrement exigeant».

De plus, d'après Sud PTT dans un communiqué, les conseillers «dénoncent une diminution drastique de la rémunération variable, des salaires bas, stagnants, des objectifs de vente non négociables, le manque de transparence sur l'attribution des objectifs et du calcul du commissionnement, des dépassements d'horaires non rémunérés».

Sud PTT met cela en regard des «résultats exceptionnels de La Banque Postale sur le premier semestre 2010».

La filiale du groupe La Poste a enregistré au premier semestre un bénéfice net en forte hausse de 31% à 379,5 millions d'euros, grâce à la poursuite de sa croissance, à une bonne maîtrise des coûts et au maintien d'un faible coût du risque.

Pour FO, le mouvement de mardi «est un avertissement adressé à la direction de La Poste, d'autant plus que cette mobilisation a atteint une ampleur historique».
www.liberation.fr/economie/01012294489-banque-postale-greve-autour-des-salaires-et-des-conditions-de-travail

Grève massive des conseillers de la Banque postale
Un mouvement national, très suivi dans le Calvados et la Manche : respectivement 71 % et 64 % des salariés concernés ont cessé le travail (chiffres direction). Moins dans l’Orne (4 %). Les conseillers dénoncent un changement dans le calcul des commissions se traduit par l’équivalent de « trois mois de salaire en moins par an », observe le syndicat Force ouvrière.
www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Greve-massive-des-conseillers-de-la-Banque-postale_42314-1536870-pere-bno_filDMA.Htm
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Mer 6 Oct - 10:19


Les Romanès entrent en résistance

S’estimant menacé, le cirque Romanès organisait lundi 4 octobre une soirée de soutien sous son chapiteau parisien. Selon Alexandre Romanès, qui dirige la troupe tzigane, la Direction du Travail a retiré à ses musiciens «le droit de travailler sur la base d’arguments illégaux». De même, sa fille de 10 ans n’est plus autorisée à «faire des petits numéros d’enfant sans risque».

Un appel à la solidarité (www.petitions24.com) revendique déjà plus de 12 000 signatures, dont celles de Josiane Balasko, Catherine Breillat, Hanna Schygulla… Pugnaces, les Romanès annoncent la couleur : «Malgré le retrait de ces autorisations de travail, nous commencerons quand même à donner des spectacles, à partir du 6 novembre.»
www.liberation.fr/culture/01012294012-les-romanes-entrent-en-resistance
www.liberation.fr/societe/01012294397-besson-accuse-le-cirque-romanes-de-manipulation-grossiere
http://uneautreroumanie.blogspot.com/2009/05/dominique-secher-et-le-cirque-romanes.html



«Grève de la vie» contre la xénophobie d’État

Depuis le 13 septembre, Nancy Bernad, aide-soignante stéphanoise de 54 ans, est en grève de la faim contre la politique raciste du gouvernement français, ses lois et ses circulaires. Elle déclare :
« Les droits de l’homme et du citoyen sont bafoués, et ces lois signent l’arrêt de mort de la communauté. Or, je refuse d’être complice d’un système d’État raciste et xénophobe. »

Depuis le 27 septembre, Roland Denis, de Nevers, s’est associé à son mouvement. Il s’en explique :
« Je suis fier de ce qu’ont accompli mes parents en luttant contre les nazis, et jamais on ne me fera taire et je serai toujours présent pour défendre jusqu’au bout, s’il le faut, les droits des citoyens, et plus particulièrement en ce moment précis ceux de la communauté Rom qui vit au pays des droits de l’homme. »

De même que Roland Denis, Nancy Bernad se dit déterminée à poursuivre son combat « jusqu’au bout ».
Or, sa santé est d’ores est déjà en danger. Elle a été hospitalisée, au dix-septième jour de jeûne, et devrait l’être à nouveau dans les prochains jours. […]
www.izuba.info/w/informations/l-info-internationale/france/france-greve-de-la-vie-contre-la,175.html

Le gouvernement a engagé une politique déterminée de lutte contre le nomadisme, sous couvert d’une campagne raciste anti-Roms universellement condamnée par ailleurs.

Les dispositions proposées, en amendement de dernière minute, visant à permettre aux Préfets d’expulser toute occupation sans avoir à demander une décision de justice – et y compris contre l’avis éventuellement contraire des propriétaires –, assortie de pénalités pour qui ne se soumettrait pas dans un délai de 48h, sont cohérentes avec les propos du Premier ministre considérant que « le nomadisme ne devrait plus exister à notre époque ».
http://contrelaxenophobie.wordpress.com/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Ven 8 Oct - 20:17


Manifestation à Toulouse le 7 octobre 2010. ©AFP PHOTO / ERIC CABANIS

Des milliers de lycéens manifestent contre la réforme des retraites
[doc audio]

À Caen, Rodez, Périgueux, Nevers ou encore Auch... Dans plusieurs dizaines de villes moyennes, les lycéens ont défilé pour protester contre la réforme des retraites. Un mouvement sans mot d’ordre national, relayé principalement par les réseaux sociaux. Les organisations de lycéens et d’étudiants promettent par ailleurs une forte mobilisation des jeunes lors de la prochaine journée d’action, le 12 octobre. [...]

"On n’a pas envie de travailler jusqu’à je sais pas quel âge et de se tuer au travail" affirme ainsi Alexandre, un Caennais en classe de seconde. "Mardi, on manifestera avec tous les travailleurs" ajoute un autre participant au défilé normand.

"La réforme met à mal l’emploi des jeunes"

Les 25 organisations qui composent le collectif "La retraite, une affaire de jeunes" promettent d’ailleurs pour le 12 octobre un pourcentage de lycéens et d’étudiants en forte hausse par rapport aux deux précédentes journées de manifestations, qui avaient coïncidé avec la rentrée scolaire.

"Le travail de pédagogie auprès des jeunes commence à payer" note Jean-Baptiste Prévost, le président de l’Unef, principal syndicat étudiant de France. "Les jeunes se mobilisent parce que la réforme met à mal l’emploi des jeunes" explique de son côté Antoine Evennou, président de l’Union nationale des lycéens.

Soucieux d’empêcher une convergence entre mouvement social massif et révolte des jeunes semblable à celle du CPE, le gouvernement a lâché du lest cet été. Nicolas Sarkozy a renoncé à interdire le cumul entre les aides personnalisées au logement (APL) des étudiants et la demi-part fiscale bénéficiant à leurs parents et a annoncé le versement, dès septembre, d’un 10ème mois de bourse pour les élèves boursiers - une revendication de très longue date des syndicats.

www.france-info.com/france-social-2010-10-07-des-milliers-de-lyceens-manifestent-contre-la-reforme-des-retraites-489965-9-44.html
www.sudouest.fr/2010/10/08/retraites-deuxieme-jour-de-mobilisation-pour-des-lyceens-de-la-region-206954-3.php
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
BA



Messages : 505
Date d'inscription : 24/06/2009

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Dim 10 Oct - 1:45


www.dailymotion.com/video/xf47nl_cantona-la-revolution-est-tres-simp_news cyclops
Éric Cantona :
«Le système est bâti sur le pouvoir des banques. Donc il peut être détruit par les banques.»
Il suffirait que plusieurs millions de personnes retirent tout l’argent de leur compte en banque pour que le système s’écroule.
www.plumedepresse.net/cantona/

Dans cette vidéo, Eric Cantona place chacun de nous devant ses propres responsabilités.
Que voulons-nous ? Que choisissons-nous ?

1- Est-ce que nous choisissons de combattre le système actuel avec nos armes habituelles ?
Si nous faisons ce choix, le mardi 12 octobre 2010 sera pour nous une nouvelle défaite.
Si nous continuons à utiliser nos armes habituelles, nous continuerons à encaisser des défaites.

2- Ou alors est-ce que nous choisissons d'utiliser une nouvelle arme ?
Concrètement : mardi 12 octobre 2010, nous pouvons frapper le système actuel à son seul point faible : les banques.
Nous pouvons frapper le système actuel au seul endroit où il est vulnérable : son portefeuille.

Alors ?
Que chacun réfléchisse bien. Que chacun décide, en conscience.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article107495
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Mar 12 Oct - 2:34


Mardi 12 octobre 2010
transports, administrations, écoles primaires, ports et raffineries
seront touchés par des grèves pour les retraites.


Les perturbations pourraient se prolonger au-delà dans certains secteurs.

Dans la plupart des cas où des préavis reconductibles ont été déposés, les syndicats, qui n'appellent pas toujours formellement à la poursuite du mouvement, s'en remettent aux décisions des salariés. Là où il y aurait prolongation, toutes les options sont possibles, dont des grèves de quelques heures par jour.

La plupart des organisations de la Fonction publique appellent à une journée de grève.
La CGT, premier syndicat, a toutefois déposé un préavis du 12 au 18 octobre, pour couvrir d'éventuels arrêts de travail, probablement sans grand impact.
Seul Solidaires a appelé à la grève illimitée.

À l'Equipement et aux Finances la mobilisation pourrait être forte.

Dans l'Education, de la maternelle à l'université, les personnels sont appelés à faire grève. Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, prévoit 47,9% de grévistes parmi les enseignants. D'après le ministère, 27,17% des enseignants du primaire ont déclaré leur intention de faire grève. Dans l'enseignement privé, le premier syndicat (FEP-CFDT) appelle à la grève mardi.
Le service minimum d’accueil (SMA) dans les écoles primaires de Paris sera organisé mardi dans 130 d’entre elles, lors de la journée intersyndicale de grève et d’actions contre le projet de réforme des retraites, a appris l’AFP auprès de la mairie de Paris.

Hôpitaux
L'association des médecins urgentistes de France (Amuf) a déposé un préavis de 24 heures.

Justice
Le Syndicat de la magistrature, 2e syndicat, appelle tous les magistrats à se déclarer en grève le 12 octobre et "à renvoyer toutes les affaires ne présentant pas de caractère d'urgence".

Aéroports
Dans l'aviation civile, des syndicats appellent à une grève de 24 heures. Air France a prévu d'annuler quelques vols court et moyen-courriers.

Ports
La CGT des ports et docks appelle à 24 heures de grève.

Routiers
La plupart des syndicats appellent à 24 heures.

Autres appels :
chez Renault, pour quelques heures ou la journée,
chez Saint-Gobain,
LCL...

Les secteurs avec un risque de perturbations au-delà de mardi

La Poste
Les cinq syndicats représentatifs à la Poste (CFDT, CFTC, CGT, FO, SUD) ont lancé lundi un appel commun visant à organiser des assemblées générales mercredi afin de décider «de la poursuite de l’action».
Sud-PTT et FO, respectivement deuxième et quatrième syndicats, avaient annoncé des préavis de grève reconductible dans ces deux entreprises, les autres syndicats ayant déposé des préavis de grève d’une journée.

SNCF
Tous les syndicats ont déposé des préavis reconductibles (plus d'infos ici).

RATP
CGT (1er syndicat), Sud, FO et la CFDT ont déposé des préavis illimités. Mais l'Unsa, 2e syndicat, n'a pas déposé de préavis. La CFTC appelle à une grève de 24 heures (plus d'infos ici).

Transports urbains
Des préavis de grève de 24 heures reconductibles ont été déposés dans 29 réseaux. Dans 56 réseaux, les préavis sont limités à mardi.

Compagnies maritimes
La CGT maritime, majoritaire, et FO appellent à la grève reconductible.

Énergie (EDF, GDF-Suez...)
La CGT énergie, premier syndicat, a déposé un préavis illimité. Les autres syndicats se limitent à 24 heures.

Raffineries et chimie
La CGT-chimie, premier syndicat du secteur, et la CGT du groupe Total appellent à la grève reconductible. Les salariés de la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) ont voté la grève reconductible avec arrêt de la production de carburant.

Métallurgie
La CGT métallurgie de l'Isère appelle à la grève illimitée, alors que la CGT métallurgie au plan national veut "hausser le ton et le niveau d'action". La CGT métallurgie du Nord-Pas-de-Calais veut une grève générale reconductible.

Agroalimentaire
La CGT soutient les grèves reconductibles d'une à huit heures.

France Télévisions
CGT, FO et CFTC ont déposé un préavis reconductible.

Protection judiciaire de la jeunesse
Le premier syndicat d'éducateurs (SNPES-PJJ/FSU) appelle à une grève reconductible.
www.liberation.fr/economie/01012295428-qui-fera-greve-mardi-et-apres-le-point-secteur-par-secteur

Selon ce sondage Ipsos pour Europe 1, un Français sur trois est pour la grève reconductible.
1, 44% des interrogés pensent même que cela va être le cas.
Un autre sondage CSA pour le Parisien estime que 61% soutiennent une grève durable.

Le pouvoir veut maintenir les jeunes hors des cortèges
www.liberation.fr/politiques/01012295687-retraites-le-gouvernement-veut-maintenir-les-jeunes-hors-des-corteges
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Mar 12 Oct - 4:51


Les pharmaciens dans la rue ce lundi 11 octobre à Paris
Ils s'inquiètent pour leur situation économique...


Les pharmaciens sont en colère. A l’appel de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), près de 250 d'entre eux se sont rassemblés ce lundi, de 10h30 à 13h30, devant le siège de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), à Paris. En cause : la situation économique de leurs pharmacies qui «n’a jamais été aussi tendue».

D’après l’USPO, «les pharmacies ferment, 50 % des confrères sont en découvert bancaire, la situation n’est plus tenable et il est urgent que le gouvernement et l’Uncam (Union nationale des caisses d’assurance maladie) répondent aux attentes de notre profession au lieu de laisser la situation s’aggraver». Pour y faire face, les pharmaciens demandent notamment une revalorisation de leur marge.
La baisse des marges fragilise les officines

La mise en place de grandes boîtes de médicaments (90 comprimés) entraîne, selon eux, des gaspillages et la baisse de leurs marges. «Les grands conditionnements ont été mis en place il y a cinq ans pour faire baisser la marge des pharmaciens, cela n'a été fait que pour ça. Or quand on fait l'évaluation de cette mesure, on constate qu'elle a rapporté 58 millions d'euros à l'assurance maladie mais qu'elle a généré aussi 35 millions de gaspillage», a déclaré Gilles Bonnefond, président de l'USPO.

Selon lui, en effet, environ 25% des malades chroniques ne sont pas pour autant «stabilisés» et doivent changer de traitement : une partie de l'ancien médicament en grande boîte se trouve ainsi inutilisée. Pour l'USPO, la baisse des marges - qui sont actuellement en moyenne de 21% - fragilise donc les officines.
De «petites ouvertures»

L’objectif du rassemblement, en blouses blanches, est ainsi d’«accentuer la pression alors que les négociations n’en finissent pas, sans aucune perspective concrète de sortie de crise». L’USPO demande aux pharmaciens ne pouvant se rendre à la manifestation de fermer leur officine toute la journée ce lundi ou simplement le temps du rassemblement, jusqu’à 13h30.

A l'issue d'une entrevue avec le directeur de la Cnam, Frédéric van Roekeghem, Gilles Bonnefond a estimé qu'il avait obtenu des «petites ouvertures». «Jusqu'à présent le dialogue était fermé, il s'entrouve», a-t-il dit.

www.20minutes.fr/article/607505/societe-les-pharmaciens-rue-lundi-paris
www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-les-pharmaciens-manifestent-le-11-octobre-pour-une-revalorisation-de-leur-marge_4158_lirelasuite.htm#lirelasuite
www.uspo.fr/spip.php?article3845


La Cour de justice des communautés européennes (CJCE) valide le monopole des pharmacies
www.onb-france.com/economica/L-Europe-valide-le-monopole-des.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Sam 16 Oct - 2:37


La pénurie d’essence est là
… mais les médias restent discrets


Bien sûr, les informations circulent, mais les grands médias hésitent encore à en faire leurs gros titres : annoncer une pénurie ne peut avoir comme effet que de l’aggraver ! En ce sens, l’UMP ne pourra pas les taxer d’ « irresponsables », dernier élément de langage en vogue chez ses perroquets. Pourtant, la démarche est déontologiquement contestable : qu’aujourd’hui, des stations essence soient déjà à sec en de nombreux lieux est une information capitale pour analyser l’évolution actuelle du rapport de force dans le conflit social sur les retraites. Et l’occulter – même s’ils ne le pourront pas bien longtemps ! - revient incontestablement à faire le jeu politique du gouvernement. […]

rappel de la situation par Le Parisien : « Dix des douze raffineries de France sont actuellement affectées par les grèves contre la réforme des retraites et huit d’entre elles, représentant plus de 70% des capacités du secteur, sont à l’arrêt ou en cours d’arrêt, selon l’Union française des industries pétrolières (Ufip). En plus du mouvement sur les retraites, le géant Total, qui exploite la moitié des sites hexagonaux, subit le contrecoup de la grève des terminaux pétroliers de Fos-Lavéra (Bouches-du-Rhône), qui a contraint sa raffinerie de La Mède à stopper ses activités par manque de brut dès dimanche. »

Une dépêche Reuters précise la menace : « Cela se radicalise de plus en plus. La remise en cause du mouvement ne se pose même plus », a déclaré à Reuters un délégué CGT à Grandpuits (Seine-Maritime). Sept raffineries sur 12 ont commencé à arrêter leur production. Une seule raffinerie en France, celle de Port-Jérôme, en Seine-Maritime, fonctionnait encore normalement jeudi matin. Les salariés de la raffinerie LyondellBasell de Berre-L’Etang, rejoints par les salariés du port pétrolier de Marseille, bloquaient jeudi le plus grand dépôt pétrolier de la région, à Fos-sur-Mer, a-t-on appris de source syndicale. Les stocks des dépôts et des raffineries s’épuisent et les premières conséquences pour les automobilistes pourraient se faire sentir rapidement. » […]

À ce stade, nous avons déjà deux bonnes raisons de filer à la pompe faire le plein le plus vite possible : parce que le gouvernement dit qu’il ne faut pas le faire et parce que les tarifs vont grimper !

Ajoutons-en une troisième : localement, la pénurie a déjà commencé ! Nous avons recueilli des témoignages d’Auvergne, de Loire-Atlantique et d’Indre de stations-services à sec. La radio Europe 1 ajoute un élément crucial : « Selon les informations d’Europe 1, la pénurie gagne déjà la capitale, puisque la station Esso des Champs-Élysées devrait fermer sa pompe de gasoil à la mi-journée si elle n’est pas ravitaillée. Par ailleurs, selon Le Berry, plusieurs supermarchés du Cher ne proposent d’ores et déjà plus de gasoil. Au moins huit stations françaises sont en attente de livraison de gasoil, selon carbeo.com. »

Dans les heures qui viennent, la pénurie va faire tâche d’huile, à n’en pas douter. Et l’auteur irresponsable de ce billet s’en félicite : puisque le gouvernement n’entend rien et maintient sa réforme antisociale, c’est lui qui prend les Français en otages ! Fera-t-il appel aux stocks pétroliers stratégiques de l’Union européenne (3 mois de réserve) ? Délogera-t-il les bloqueurs par la force ? À suivre. […]

Olivier Bonnet
14 10 2010
www.plumedepresse.net/la-penurie-dessence-est-la-mais-les-medias-restent-discrets/
http://europa.eu/legislation_summaries/energy/external_dimension_enlargement/l27071_fr.htm
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
BA



Messages : 505
Date d'inscription : 24/06/2009

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Sam 16 Oct - 23:38

Je recopie un article du site BELLACIAO :

Un témoignage plein d’espoir de la raffinerie de Donges.

Je suis allé, ce soir, à Donges avec les collègues du collège Pierre Norange qui voulaient apporter l’argent qu’ils ont récolté dans la journée. Nous avons été super bien accueillis par quatre responsables de la CGT (ceux qui sont venus au lycée jeudi matin).

Cela m’a regonflé pour la semaine prochaine. Ils sont déterminés à continuer car ils se sentent soutenus : une personne leur a envoyé une journée de salaire de Nouvelle Calédonie, des étudiants de Rennes 2 puis des étudiants de Nantes sont venus à leur rencontre.....

Ils se sont aperçus, ce matin, quand ils avaient besoin de monde au dépôt, que plein de gens sont arrivés pour les soutenir face aux éventuels CRS.

Quand je leur ai demandé comment, concrètement, nous pouvions les aider, la réponse a été simple : allez chercher de l’essence aux pompes !

Ils nous ont expliqués que ce n’est pas très grave si les CRS débloquent les dépôts. De toute façon, les raffineries ne fonctionnent plus. En conséquence, dans quelques jours, il n’y aura plus rien dans les cuves. C’est à nous de créer la pénurie. Plus vite les cuves seront vides, plus vite le gouvernement sera au pied du mur. Dites le autour de vous...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article108069

C'est exactement ça : "Allez chercher de l’essence aux pompes !"

Allez faire le plein !

Faites passer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
BA



Messages : 505
Date d'inscription : 24/06/2009

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Dim 17 Oct - 15:06

L'agence Reuters vient de donner une information très importante : le gouvernement de François Fillon ment sur le nombre de stations services en rupture de stock.

Le nombre de stations services à sec est bien supérieur à 200. La compagnie Total annonce 300 à 400 stations affectées sur son seul réseau !

Lisez cet article :

Le conflit sur les retraites tourne à la guerre du carburant.

Malgré la volonté du gouvernement d'en finir, le bras de fer avec les opposants à la réforme des retraites s'est poursuivi dimanche en France avec une montée des tensions autour du secteur du carburant.

Au lendemain d'une cinquième journée d'action qui a vu défiler entre 825.000 et trois millions de personnes, une course de vitesse s'est engagée entre les syndicats qui brandissent la menace d'une pénurie de carburant et le pouvoir qui mise sur le vote définitif du Sénat mercredi.

Une sixième journée de grèves nationales et de manifestations est programmée mardi, veille de ce vote.

Les opposants comptent sur le renfort des chauffeurs routiers qui commencent les actions à partir de 22h00 dimanche.

Le gouvernement déclare qu'il restera ferme et que le projet sera très bientôt devenu réalité.

"Je crois qu'on est clairement à un tournant. Ce que je souhaite, c'est que la raison l'emporte et que cette réforme puisse être adoptée dans les jours à venir et définitivement mise en oeuvre dans les semaines qui viennent", a dit le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire sur Europe 1.

Il a de nouveau exclu toute concession sur les deux mesures clefs du texte, le passage de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite, et de 65 à 67 ans pour un départ avec une pension de retraite à taux plein.

STATIONS À SEC, 47 PETROLIERS BLOQUES À MARSEILLE

Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau a assuré que le risque de pénurie de carburant à l'aéroport de Roissy n'était plus d'actualité, après le retour de l'alimentation en kérosène dans l'oléoduc Trapil qui dessert une partie de la région parisienne, notamment les aéroports.

La CGT accuse le gouvernement de "coup de force", car selon elle, le gouvernement a relancé Trapil par une action clandestine de quelques cadres au port du Havre, point de départ de l'oléoduc, où le personnel d'exploitation est pourtant en grève.

Tout en se montrant rassurant, Dominique Bussereau a expliqué que les avions français avaient pour instruction de faire le plein à l'étranger avant de revenir et il a fait état de perturbations régionales, à Nice et à Nantes.

Il assure que 200 seulement des quelque 13.000 stations-service françaises connaissent des problèmes d'approvisionnement, mais la compagnie Total parle de son côté dimanche de 300 à 400 sites affectés sur son seul réseau.

Les douze raffineries françaises étaient toujours en grève dimanche, les blocages des dépôts se poursuivaient et le terminal pétrolier de Fos-Lavéra, près de Marseille, est entré dans son 21e jour de grève, bloquant en rade 61 navires dont 47 pétroliers.

Selon Dominique Bussereau, les société pétrolières en profitent pour augmenter les prix.

"Ce n'est pas civique", a-t-il dit sur Europe 1.

Répétant la demande de l'opposition de rouvrir le dialogue, l'ex-Premier ministre socialiste Laurent Fabius a aussi appelé le gouvernement à agir contre ce phénomène de hausse des prix.

"J'attends du gouvernement qu'il réagisse et qu'il réagisse durement. Les gens sont en difficulté, si en plus les pétroliers en profitent pour donner un coup de massue, je trouve ça inadmissible", a-t-il dit sur Radio J.

"UN BAC PRESQUE VIDE QU'ON NE REMPLIT PAS..."

La CGT assure que l'aggravation des pénuries dans les stations est inéluctable.

"Un bac qui est presque vide et qu'on ne remplit pas finit par être complétement vide", a dit à Reuters Eric Sellini, de la CGT Total.

Les chauffeurs routiers se joindront au mouvement par des blocages routiers concentrés sur les sites stratégiques et les noeuds routiers, a dit à Reuters Maxime Dumont, patron du syndicat CFDT de la branche.

"Il faut viser ce qui créera le plus de désagrément au gouvernement", a-t-il déclaré.

Dimanche, le mouvement s'est poursuivi à la SNCF avec deux TGV sur trois en circulation, un Corail sur trois, un TER sur deux, un Transilien sur deux.

Une grève des cheminots belges devrait en outre interrompre à partir de dimanche soir le trafic sur l'Eurostar Bruxelles-Londres et le Thalys Paris-Bruxelles.

Les lycéens, nombreux dans les cortèges samedi, maintiennent la mobilisation, mais les vacances scolaires approchent, en fin de semaine.

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE69G02720101017
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
BA



Messages : 505
Date d'inscription : 24/06/2009

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Dim 17 Oct - 22:33

Dimanche 17 octobre 2010 :

Seules 200 stations-service sur 13.000 étaient "gênées" en France, a affirmé le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau sur Europe 1.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j29ijdvNScFqHll4Rm1KgmqyO-tw?docId=CNG.2af5526021d4fb9e8c9306f1ce8b643b.461

Seulement 200 stations-service en rupture de stock ?

La France compte 100 départements, donc il n’y aurait que 2 stations-service en rupture de stock dans chaque département ?

Seulement 2 stations-service en rupture de stock dans chaque département ?

Foutaises !

Ce chiffre est scandaleusement sous-estimé.

Ce chiffre, c’est de l’intox.

Dominique Bussereau ment presque autant qu'Eric Woerth.

Ce gouvernement est un club de menteurs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Lun 18 Oct - 1:42


Le gouvernement "fera débloquer les dépôts pétroliers"
[doc audio]

François Fillon et Brice Hortefeux l’ont assuré ce soir : le gouvernement interviendra si les manifestants bloquent à nouveau les dépôts pétroliers, comme le prédit la CGT. A la raffinerie de Grandpuits, en Seine-et-Marne, le préfet a ordonné la réquisition de personnel, à la colère des grévistes.

Il n’y aura pas de pénurie d’essence. Voilà le message martelé tout le week-end par les membres du gouvernement, alors que les files d’attente s’allongeaient devant les pompes et que plus de 200 stations-service étaient en rupture de stock.

Brice Hortefeux l’a promis au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI : "Nous ferons débloquer les dépôts si cela s’avère nécessaire, dès lors que ceux-ci sont dans l’incapacité de fonctionner du fait d’éléments extérieurs". Le gouvernement pourrait donc faire appel à la police pour débloquer les dépôts, comme ce fut déjà le cas ce week-end à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Bassens (Gironde) et Cournon (Puy-de-Dôme).

Mais la CGT de Total affirme elle qu’il pourrait y avoir "d’autres dépôts bloqués" et que "le jeu du chat et de la souris" entre forces de l’ordre et grévistes allait se poursuivre.

Personnel réquisitionné et menacé de prison par un préfet à Grandpuits

La situation s’est tendue par ailleurs à la raffinerie de Grandpuits en Seine-Marne, où le préfet a ordonné par arrêté la réquisition de personnel, à la colère des grévistes qui ont érigé des piquets et incendié des pneus.

Il est "hors de question" que la raffinerie fonctionne demain, assurent les salariés en grève. Une trentaine d’entre eux se sont rassemblés à l’entrée du site, avec face à eux une dizaine de policiers et 5 fourgons.

Selon Charles Foulard, coordinateur CGT du groupe Total, l’arrêté concerne trois salariés "menacés de cinq ans d’emprisonnement s’ils refusaient". […]
www.france-info.com/france-social-2010-10-17-le-gouvernement-fera-debloquer-les-depots-petroliers-491914-9-44.html
www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hJQl7MK0CXKHcNObRcPFnapXNwUA?docId=CNG.05ad097e07ddb85615d22e56708916b0.701

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Lun 18 Oct - 3:22


Un adolescent touché à l'oeil par un tir de flash ball
www.dailymotion.com/video/xf8135_choc-manif-les-crs-frappent-les-lyc_news cyclops

Geoffrey Tidjani, lycéen de 16 ans au lycée Condorcet de Montreuil (Seine-Saint-Denis), a été gravement touché par un tir de flash ball alors qu’il participait à une tentative de blocus avec plusieurs de ses camarades. Il risque de perdre un oeil. D’abord hospitalisé au centre André-Grégoire de Montreuil, l’adolescent a été transféré à l’hôpital parisien Lariboisière, où il doit subir ce matin une opération de reconstruction faciale. La victime souffre de trois fractures (nez, sinus, pommette gauche) et d’un grave hématome sous l’œil. Il sera hospitalisé pendant au moins un mois.
Le président du syndicat étudiant UNEF, Jean-Baptiste Prévost, a demandé des «explications» au gouvernement qu’il soupçonne d’avoir donné des «consignes pour faire monter la pression».
www.liberation.fr/societe/01012296268-voynet-condamne-les-violences-policieres-contre-les-lyceens-a-montreuil

Passe d'armes à l'Assemblée
http://dai.ly/agKQsf

Que vient faire un tir de Flash-Ball dans une manifestation lycéenne ?

"Normalement, les CRS n'ont pas de Flash-Ball, qui n'ont absolument pas pour vocation à être utilisés dans le cadre d'opérations de maintien de l'ordre", explique Georges Moréas, commissaire de police honoraire qui tient le blog Police et cetera sur Le Monde.fr. "C'est une arme destinée principalement aux policiers pour qu'ils puissent se sortir rapidement d'une situation dangereuse, en cas de légitime défense. Par exemple, s'ils sont pris à partie par un groupe alors qu'ils patrouillent dans une cité. Mais ce n'est par une arme à utiliser pour disperser une manifestation. C'est le rôle des grenades lacrymogènes." Selon la législation, le Flash-Ball ne peut être utilisé qu'en cas de légitime défense et sans "disproportion entre les moyens de défense et la gravité de l'atteinte".

DÉPÔT DE PLAINTES

La famille du jeune homme d'une part, et la sénatrice-maire de Montreuil Dominique Voynet d'autre part ont annoncé, vendredi, leur intention de porter plainte contre X... "afin qu'une enquête détermine les circonstances exactes dans lesquelles se sont déroulées les violences", écrit Mme Voynet dans un communiqué. L'élue Verte a par ailleurs saisi la Commission nationale de déontologie de la sécurité. Elle a vivement réagi à l'incident qui en rappelle un autre, survenu également à Montreuil, en juillet 2009 : touché par un Flash-Ball, un manifestant qui s'opposait à la fermeture d'un lieu socio-culturel avait perdu un œil. Jeudi après-midi, elle a brandi le projectile reçu par l'adolescent en dénonçant l'utilisation de l'arme contre les lycéens : "Le pouvoir est-il à ce point fébrile qu'il en soit réduit à ce genre de provocation ? (...) Quelle est la légitimité d'un pouvoir politique quand il en est réduit à tirer sur ses enfants ?"
[...]
www.lemonde.fr/societe/article/2010/10/15/que-vient-faire-un-tir-au-flash-ball-lors-d-une-manifestation-lyceenne_1426648_3224.html
www.rue89.com/2010/10/17/la-mere-du-lyceen-blesse-a-montreuil-va-porter-plainte-171577
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Lun 18 Oct - 3:28


Mascarade

Aidé par ses conseillers, le triste clown de l’Elysée a mis au point un numéro de marionnettistes, interprété par Bertrand et Woerth dans le rôle des méchants, Hortefeux et Lambert, dans celui des gentils.
- Guignol : La responsabilité incombe à ceux qui les «poussent à descendre dans la rue» au lieu d’aller à l’école. (Xavier Bertrand)
- Pinocchio : «Ségolène Royal a commis une faute en les appelant à descendre dans la rue. C’est irresponsable et c’est honteux vis-à-vis des jeunes et de tous les parents» (Éric Woerth)
- Flageolet : Je recommande de "limiter l'usage de la force au strict nécessaire". J’appelle «chacun au calme et à la vigilance» (Brice Hortefeux)
- Gnafron : « L'Inspection générale des services a été saisie pour faire la lumière sur les circonstances précises des événements ». (Christian Lambert).

Sûr et certain que les CRS n’obéissent pas aux ordres !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Mer 20 Oct - 16:23


Les routiers entrent en action
www.europe1.fr/France/Les-routiers-entrent-en-action-291287/


Confirmation : Hortefeux débloque

Confirmation matinale : Hortefeux débloque. Il a durement débloqué dans la nuit. On veut évidemment parler des dépôts du Mans, de La Rochelle et de Donges, objets de déblocage ministériel. Et pour prendre à témoins les matinautes, Débloc'tefeux organisait, ce mercredi à l'aube, un point de presse. "Des dizaines de camions ont déjà commencé à s'approvisionner à Donges, et à distribuer des millions de litres de carburant" assura le ministre, cité par France Inter.
Pas de chance : France Inter avait une envoyée spéciale à Donges, laquelle témoigna que des camions-citerne se trouvaient certes devant la raffinerie débloquée, mais les pneus dégonflés par les grévistes, donc eux-même (les camions) quelque peu bloqués. Reste à débloquer les camions, Hortefeux, pour résoudre la pénurie les légers problèmes d'approvisionnement en carburant (dûs à une panique exagérée) que rencontrent, marginalement, quelques automobilistes ici et là sur le territoire national.
www.arretsurimages.net/vite.php?id=9412

Panique à bord !
Retraites : le gouvernement s'aplatit devant les marins
www.lesmotsontunsens.com/retraites-le-gouvernement-s-applatit-devant-les-marins-8168

Manipulation de l'opinion publique :
Quand les flics se déguisent en casseurs (+vidéo)
cyclops
www.alterinfo.net/Manipulation-de-l-opinion-publique-Quand-les-flics-se-deguisent-en-casseurs-video_a50922.html


Retraites : grève des bus à Rennes après une intervention des CRS

La plupart des lignes d'autobus de Rennes étaient bloquées mercredi après-midi par un mouvement de grève décidé par les chauffeurs à la suite d'une intervention des CRS le matin même devant le dépôt du réseau de bus

Les CRS sont intervenus mercredi vers 9h30 à coups de matraques et de gaz lacrymogènes pour déloger une soixantaine d'étudiants qui bloquaient le dépôt des bus depuis 4h pour protester contre la réforme des retraites.

Suite à cette intervention, les conducteurs réunis en assemblée générale ont voté "une grève intégrale pour la journée, à 95% des votants".
"Une cinquantaine de conducteurs atteints par les gaz (...) ont déposé une déclaration d'accident du travail", précise la CGT.
http://fr.news.yahoo.com/3/20101020/tfr-social-retraites-transports-rennes-56633fe.html
www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Les-CRS-tentent-de-debloquer-le-depot-de-bus-de-la-plaine-de-Baud_42314-1556995-pere-bre_filDMA.Htm


Photo Patrick Delcroix

Lille : des syndicalistes dressent un muret devant l'UMP
www.lavoixdunord.fr/actualite/L_info_en_continu/Metropole_Lilloise/2010/10/20/article_lille-des-syndicalistes-dressent-un-muret-devant-.shtml

Les routiers entrent dans la lutte et annoncent des blocages surprises
www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2010/10/17/article_les-routiers-entrent-dans-la-lutte-et-an.shtml


Les jeunes sont chauds ! cyclops
http://dai.ly/d35LpR

Comment aider les grévistes des raffineries ?
Envoyer les chèques, libellés à l’ordre de la FNIC-CGT, à
Coordination CGT Total
à l’attention de Christine Kipfer
Bureau A0102
24 cours Michelet
La Défense 10
92069 Paris La Défense Cedex
www.plumedepresse.net/comment-aider-les-grevistes-des-raffineries/

On peut aussi alimenter les caisses de grève par carte bleue :
www.7septembre2010.fr/post/2010/10/19/Vous-pouvez-alimenter-les-caisses-de-gr%C3%A8ve-par-carte-bleue-MAINTENANT!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Jeu 21 Oct - 15:22


Un référendum pointé sur la tempe (+doc audio)
[Extraits]

Lundi 13 septembre… rencontre internationale organisée par les travailleurs en lutte de Continental Automotive, avec des délégations des sites français - en premier lieu de Toulouse et Midi Pyrénées - mais pas seulement : d’autres ouvriers de la région ont fait le déplacement, les travailleurs de Motorola-Freescale, victimes des appétits de fonds d’investissement, ceux de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn, qui pointent désormais à Pôle Emploi, les travailleurs d’Airbus, de Thales, et même quelques étudiants. Présent aussi, un membre du comité de lutte de Clairoix, l’un de ceux et celles qui ont donné leur lettre de noblesse à l’appellation "Conti". À ses côtés, une délégation de l’usine de Barcelone et un représentant allemand, venus évoquer la stratégie patronale de mise en concurrence des usines entre pays européens.

Un simple rassemblement ? Si ce n’était que ça. Tout part en fait d’une décision de la direction de l’entreprise de convoquer un référendum pour faire approuver un Plan de Sauvegarde de l’Emploi. Soit PSE, l’un de ces acronymes cyniques de la modernité libérale ne signifiant rien d’autre qu’un plan de licenciement. Au programme, réduction de 8 % de la masse salariale, renoncement aux RTT et aux heures supplémentaires. En contrepartie de ces sacrifices présentés comme nécessaires, une simple promesse de non-fermeture du site, sans aucune garantie additionnelle.

Jurisprudence General Motors

En ce 13 septembre, le référendum n’est pas encore voté, mais on sait déjà ce qui attend les ouvriers. Car il y a des précédents. À Continental Clairoix, il y a deux ans et dans des conditions semblables, les organisations syndicales avaient accepté d’augmenter la durée du travail. Avant d’écoper d’un sacré retour de bâton : 1 150 licenciements.

Et puis, surtout, il y a General Motors. Tout proche, tout frais. En 2008, l’usine avait été vendue à une structure fantôme, chargée de liquider les indésirables. Au milieu de l’été 2010, l’administration du site a convoqué un référendum : la réintégration au sein de General Motors était conditionnée à la baisse de 10 % du coût de la main d’œuvre, à un gel des salaires pendant deux ans et à la suppression de l’intéressement jusqu’en 2013. Un plan qui a été approuvé - pas de gaité de cœur, on s’en doute. Seule à n’avoir pas signé, la CGT a affirmé qu’elle ne ferait rien pour contester les termes de l’accord.

La paix sociale achetée, l’usine reprise par General Motors pour une bouchée de pain et les salaires diminués de 10 % : il restait au groupe à proclamer ses confortables bénéfices. Ce qu’il a fait en août, annonçant une hausse consécutive des profits depuis trois mois, avec un record de 1,4 milliard pour juillet. Le plus tragique, c’est que le patron peut toujours arguer : c’est vous qui avez accepté, je ne voudrais pas m’opposer à votre volonté... On ne saurait mieux briser une lutte sociale qu’en rendant ses propres acteurs responsables de sa destruction.

Les syndicats contre la "démocratie" ?

L’ensemble de la manœuvre ne repose pourtant sur rien, sinon une croyance savamment entretenue par la direction. Ce qui est appelé "référendum" n’est qu’une consultation facultative prenant la place du dialogue social. Et aucun accord ne peut être mis en œuvre sans la signature des syndicats, seuls dépositaires légaux pour signer des accords d’entreprise.

Chez General Motors, la CGT n’a pas pu s’opposer au plan, car minoritaire. Mais on ne les aura pas deux fois : à Continental, CGT et CFDT mènent la bataille ensemble. Tous deux font front sur une position claire : boycott de ce référendum qui ne vaut rien. Parce qu’il « n’y a rien de démocratique dans un vote où l’on pointe le pistolet de l’emploi sur la tempe ».

Épilogue … ça ne fait que commencer

Samedi 2 octobre, manifestation pour les retraites. À l’avant du cortège, les ouvriers de Continental, Molex et Freescale, sous la même banderole. Les Contis présents ne reviennent même pas sur les chiffres du référendum - 52 % de oui selon la direction, 53 % de "non + abstention" selon les syndicats. « La seule chose importante est que le référendum n’a pas valeur d’accord : aucun syndicat n’a signé pour le moment, la CGT et la CFDT se sont engagées à s’y opposer. Donc, rien n’a bougé », me résume-t-on. Avant d’ajouter, avec le slogan « grève générale jusqu’au retrait total » comme arrière-fond sonore : « On est prêts pour les prochaines attaques de la direction, on est prêts à se défendre et à se battre. »

Ils étaient 125 000 dans le cortège, ce jour-là. Une semaine plus tard se tenait la plus grosse manifestation toulousaine depuis les grandes grèves de 1995.

Grégoire Souchay
20 octobre 3010
www.article11.info/spip/Un-referendum-pointe-sur-la-tempe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
BA



Messages : 505
Date d'inscription : 24/06/2009

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Jeu 21 Oct - 23:32

Carburant : pas d'amélioration de l'approvisionnement.

PARIS - La Fédération nationale des transporteurs routiers français (FNTR) a indiqué jeudi s'attendre à une fin de semaine "difficile" et ne pas voir d'amélioration du côté de l'approvisionnement en carburant, demandant à accéder aux stocks en priorité.

"On attend une fin de semaine difficile et le week-end tout autant, voire plus, si rien ne change (...) On a du mal à s'approvisionner, on n'attend pas d'amélioration sensible avant plusieurs jours", a déclaré à l'AFP Jean-Paul Deneuville, délégué général de la principale organisation du secteur.

Stations et dépôts "ne sont pas totalement accessibles" et les camions eux-mêmes "ne pourront bientôt plus transporter le carburant et les produits nécessaires à l'approvisionnement des magasins", a-t-il prévenu.

La Fédération Nationale des Transporteurs Routiers regrette que les véhicules utilitaires ne bénéficient d'aucune priorité spéciale pour obtenir du carburant, a-t-il expliqué.

"S'il n'y a pas de décision prise pour le week-end et en début de semaine en matière de hiérarchisation des priorités pour les véhicules utilitaires, nos véhicules ne seront plus en mesure de livrer (le carburant) et on va dans le mur", a dit M. Deneuville.

"Il y a effectivement pénurie", a confirmé de son côté Philippe Grillot, président de la Fédération des Entreprises de transport et logistique de France (TLF) lors d'une conférence de presse.

http://www.romandie.com/ats/news/101021144344.pilpf42i.asp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Ven 22 Oct - 5:26


Sarkozy tente de diviser
Les syndicats maintiennent la pression sur les retraites


Les syndicats français ont répondu jeudi par deux nouvelles journées de manifestations et de grèves contre la réforme des retraites à la promesse du gouvernement d'envisager une réforme systémique après 2012.

L'intersyndicale réunie à Paris a appelé à des mobilisations le jeudi 28 octobre, au lendemain de l'adoption attendue du projet de loi par le parlement, et le samedi 6 novembre, avant sa promulgation par Nicolas Sarkozy.

"Les organisations syndicales appellent leurs organisations à poursuivre leurs mobilisations afin de rassembler le plus grand nombre et d'amplifier le soutien de l'opinion publique", écrivent dans un communiqué commun les six centrales syndicales (CFDT, CGT, CFE/CGC, Unsa, CFTC, FSU), auxquelles se joignent Solidaires, Force Ouvrière et les syndicats lycéens et étudiants.

L'exécutif, qui compte sur les vacances de la Toussaint pour que le mouvement s'essouffle, manie la carotte et le bâton.

Les forces de police ont continué à utiliser la force pour débloquer les dépôts de carburant dans l'espoir de ramener la situation à la normale dans quelques jours.

"On n'a pas le droit de prendre en otage des gens qui n'y sont pour rien, dans leur vie quotidienne", a dit Nicolas Sarkozy à l'occasion d'un déplacement à Bonneval, dans l'Eure-et-Loir. "On ne peut pas être le seul pays au monde où, quand il y a une réforme, une minorité veut bloquer les autres."

Ignorant les six premières journées de mobilisation qui ont réuni au maximum de 1,2 à 3,5 millions de personnes, le gouvernement a aussi décidé d'accélérer le mouvement au Sénat en demandant un vote bloqué pour que le texte soit adopté vendredi.

Le parlement pourrait ainsi l'adopter solennellement mercredi, l'espoir étant de mettre au plus tôt le couvercle sur la marmite.

"COUP DE FORCE PERMANENT"

"Avec M. Sarkozy, c'est le coup de force permanent", écrit le premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry.

Mais au-delà de ce message de fermeté, l'exécutif s'agite en coulisses pour envoyer des signaux à l'opinion publique et tenter d'enfoncer un coin entre les syndicats.

Le gouvernement a ainsi donné dans la nuit de mercredi à jeudi son feu vert à un amendement dans le projet de loi au Sénat susceptible de relancer le débat sur la réforme des retraites après l'élection présidentielle de 2012.

Si les "bornes d'âge" ne changeront pas - report de l'âge légal de la retraite de 60 à 62 ans et de 65 à 67 ans pour une retraite à taux plein assurée - cet amendement prévoit l'organisation, "à compter du premier semestre 2013", d'une réflexion nationale sur une réforme "systémique" des régimes de retraite français. [...]

L'UNITÉ SYNDICALE SUBSISTE

Ce geste du gouvernement n'a toutefois pas brisé l'unité syndicale, comme en témoignent les deux journées de mobilisation décidées jeudi, qui en porteront le total à huit en deux mois.

"L'intersyndicale ne se fissure pas", a déclaré Jean Grosset (Unsa) tandis qu'Anne Couver (CFE-CGC) ajoutait : "Nous ne cèderons pas aux sirènes de la division, ce sujet est trop important".

La radicalisation de ces derniers jours, qui ont vu des groupes de jeunes provoquer de violents incidents à Nanterre et à Lyon, a toutefois poussé les syndicats à lancer un appel pour que les manifestations se déroulent dans le calme.

"Elles veilleront au respect des biens et des personnes", peut-on lire dans leur communiqué alors que lycéens et étudiants ont manifesté par milliers jeudi partout en France.

Les grèves sont suivies en mode mineur dans la plupart des secteurs, comme à la SNCF ou les routiers, et le seul problème de taille provient de l'arrêt des 12 raffineries du pays et du blocage des dépôts de carburant.

Les forces de l'ordre ont donc poursuivi jeudi le déblocage des dépôts, comme à Rubis à Rouen, qui approvisionne la région rouennaise et une partie de l'Ile-de-France […]
http://fr.news.yahoo.com/4/20101021/tts-france-retraites-intersyndicale-ca02f96.html


La préfecture réquisitionne du personnel gréviste à la raffinerie de Grandpuits

L'arrêté du préfet de Seine-et-Marne concerne trois salariés de la raffinerie, a expliqué à l'AFP Charles Foulard, coordinateur CGT du groupe Total, qui se trouvait sur place. Ces salariés ont "été menacés de cinq ans d'emprisonnement s'ils refusaient".

L'arrêté a été pris en vertu du Code général des Collectivités territoriales (CGCT) qui dispose que "lorsque l'atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publiques l'exige", le préfet peut "réquisitionner tout bien ou service, requérir toute personne nécessaire au fonctionnement de ce service (...)".

Pour obtenir la réquisition de salariés grévistes, l’employeur doit s’adresser au préfet.

Les trois salariés réquisitionnés sont chargés d'"alimenter la base de chargement qui se trouve à l'extérieur de la raffinerie", a précisé M. Foulard. Ils peuvent introduire un recours contre cet arrêté mais une telle démarche "ne suspend pas l'application de la présente décision", précise l'arrêté préfectoral.
www.express.be/business/fr/economy/05ad097e07ddb85615d22e56708916b0-701/134145.htm


« Le gouvernement réquisitionne le personnel du dépôt pétrolier de Gargenville (région parisienne) en évoquant le code de la défense nationale, avec application des sanctions liées à ce code, si refus d'obtempérer.
> Du jamais vu ! À travers cette nouvelle atteinte au droit de grève, le gouvernement considère que le pays est en état de guerre. » Gérard Filoche

Code de la défense / Réquisitions pour les besoins généraux de la nation / Réquisitions de personnes / Article L2212-1 :
Peut être soumis à réquisition chaque individu conservant sa fonction ou son emploi, l'ensemble du personnel faisant partie d'un service ou d'une entreprise considérée comme indispensable pour assurer les besoins du pays.
http://droit-finances.commentcamarche.net/legifrance/50-code-de-la-defense/120682/requisitions-de-personnes


"La réquisition porte une atteinte très forte aux droits des grévistes"

Entreprises bloquées par des salariés grévistes et grévistes réquisitionnés par les préfets… Isabelle Taraud, avocate spécialisée en droit social, membre du Syndicat des avocats de France, classé à gauche, estime que "les piquets de grève et les occupations de locaux ne sont pas illicites par nature".

Plusieurs préfets ont réquisitionné des salariés afin d'éviter les blocages. Quelles sont les conditions nécessaires pour qu'un préfet puisse réquisitionner du personnel gréviste ?

L 'article L. 2215-1 4° du Code général des collectivités locales est invoqué. Il stipule qu'"en cas d'urgence, lorsque l'atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publique l'exige et que les moyens dont dispose le préfet ne permettent plus de poursuivre les objectifs pour lesquels il détient des pouvoirs de police, celui-ci peut, par arrêt motivé (…) réquisitionner tout bien ou service, requérir toute personne nécessaire (…) jusqu'à ce que l'atteinte à l'ordre public ait pris fin ou que les conditions de son maintien soient assurées". Cette disposition légale est extraite de la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003 que Nicolas Sarkozy a fait voter par le Parlement en sa qualité, à l'époque, de ministre de l'intérieur.

Ces réquisitions ont été à ce jour rarement mises en œuvre, essentiellement dans des circonstances où étaient en cause des enjeux de santé publique (grève dans des hôpitaux ou dans des maisons de retraite).
www.lemonde.fr/politique/article/2010/10/21/la-requisition-porte-une-atteinte-tres-forte-aux-droits-des-grevistes_1429480_823448.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Ven 22 Oct - 5:40



Police et gendarmerie
UNE DUALITÉ NÉCESSAIRE EN TERMES D’ÉQUILIBRE DES POUVOIRS

Une dualité indispensable en temps de crise


Le maintien d'une force de police à statut militaire se justifie pleinement pour faire face à une situation de crise qui aboutirait soit à la guerre soit à une situation qui ne soit ni paix ni guerre, de type « menace terroriste majeure » avec passage à l'acte ou à des actes hostiles à répétition répartis dans l'espace et dans le temps sur le territoire.

En cas de crise majeure, il est essentiel que les pouvoirs publics puissent s'appuyer sur une force immédiatement disponible et capable de se déployer sans condition sur l'ensemble du territoire. À cet égard, le statut militaire des gendarmes, notamment l’absence de représentation syndicale, prémunit le pouvoir civil contre tout risque de contestation de ses décisions. Par ailleurs, face à des situations insurrectionnelles, comme la France en a connu dans son histoire, il est essentiel de pouvoir compter à tout moment et en tout lieu sur une force de sécurité immédiatement disponible.

Nicolas Sarkozy avait déclaré qu’il n’y aurait pas de fusion tant qu’il serait Président de la République. Toutefois, ce projet de loi ouvre la porte à la fusion et en permettra la réalisation un jour : c’est d’ailleurs l’inquiétude du directeur général de la police nationale. Tant dans la police que dans la gendarmerie, des personnes sont inquiètes, s’interrogent sur les raisons d’être de ce texte, disent qu’il n’était pas nécessaire, rappellent qu’aucun des deux corps ne le réclamait
www.assemblee-nationale.fr/13/rapports/r1690.asp

Sarkozy nous montre jour après jour son mépris de la loi sous toutes ses formes, son mépris pour la démocratie, qu’il a bafouée en imposant, avec l’aide de l’opposition, le traité de Maastricht rejeté par le vote des Français.
Qu'est-ce qui peut l’arrêter ?


Rappel historique - "l'homme providentiel"
www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EEZZAupAylRECSBcrO.shtml

La fin de l’État de droit
De l’état d’exception à la dictature


[Aux États-Unis] la séparation des pouvoirs diminue, l’exécutif s’attribuant un contrôle accru sur le judiciaire. Les mêmes tendances peuvent être observées en Europe, où le pouvoir de la Commission – une bureaucratie non élue – dépasse de loin celui du Parlement, avec en plus une soumission aux exigences américaines, notamment en matière de contrôle biométrique.
Il n’y a pas, aujourd’hui, de dictature au sens classique de dictature d’un parti ou d’un homme, mais il y a bien une institutionnalisation de l’État d’exception, et, comme le dit Paye, « qui décide de la dérogation à la norme fixe celle-ci ». De même que le conflit en Irak n’est possible que grâce à une abolition du droit international, les luttes politiques liées à la globalisation nécessiteront sans doute de plus en plus une mise entre parenthèses du droit interne.
www.monde-diplomatique.fr/2005/02/BRICMONT/11906
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
BA



Messages : 505
Date d'inscription : 24/06/2009

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Ven 22 Oct - 11:28

Grandpuits : les gendarmes dégagent l'accès à la raffinerie.

L'accès à la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne), réquisitionnée par le
préfet, a été dégagé peu avant 9 heures par des gendarmes mobiles. Un des
grévistes réquisitionnés aurait été blessé, a constaté un journaliste du
Parisien présent sur place : bousculé dans la cohue, il a été piétiné
involontairement par les gendarmes et ses camarades.

Mobilisation : le récit de la journée de jeudi.

L'ambiance était tendue depuis 3h10 environ, où la raffinerie, bloquée par les
grévistes depuis plusieurs jours a été réquisitionnée par la préfecture. Les
gendarmes se sont postés aux accès pour filtrer les entrées. Un «cordon citoyen»
d'environ 80 personnes, habitants du quartier ou militants d'autres
corporations, s'est alors formé pour tenter d'empêcher les grévistes
réquisitionnés de pénétrer dans la raffinerie.

Cette réquisition intervient à la veille des vacances de Toussaint, et au
premier jour des départs en vacances, alors qu'encore un quart des stations
services en France est en panne sèche. Le Premier ministre François Fillon
tiendra une nouvelle réunion de crise sur la distribution des carburants ce
matin à 11 heures, avec les principaux acteurs de la production et de la
distribution.

Un piquet de grève d'une cinquantaine de personnes.

Avant l'arrivée des gendarmes mobiles, les grévistes avaient décidé d'alléger le
piquet de grève, qui comptait dan,s la nuit «une quinzaine de personnes». Vers 5
heures, l'effectif se chiffrait à «une cinquantaine de salariés», selon Franck
Manchon, délégué syndical CGT, qui annoncait l'arrivée d'autres grévistes en
renfort. Ceux-ci envisageaient vendredi matin de «faire opposition de façon
juridique» aux réquisitons, a-t-il prévenu, mais comptaient «utiliser tous les
moyens en (leur) possession pour continuer à faire valoir (leur) droit de
grève».

Selon Franck Manchon, le préfet de Seine-et-Marne, Michel Guillot, accompagné de
ses collaborateurs, «est venu lui-même donner les réquisitions au personnel dans
le but d'alimenter les stations service et tous les clients de Total, tout ça
sous prétexte d'un code Défense».

«Nous ne sommes pas en guerre, martèle le délégué syndical, nous ne sommes pas
en état de siège, le code défense ne s'applique pas dans ce cas-là».

http://www.leparisien.fr/economie/retraites/grandpuits-les-gendarmes-degagent-l-acces-a-la-raffinerie-22-10-2010-1119306.php
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
BA



Messages : 505
Date d'inscription : 24/06/2009

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Ven 22 Oct - 11:49

Le pouvoir montre ses muscles en attendant le vote.

L'intervention des forces de l'ordre pour réquisitionner une raffinerie à Grandpuits a illustré la détermination du gouvernement avant le vote de la réforme des retraites par le Sénat, attendu dans la soirée de vendredi.

Rétablir l'approvisionnement en carburant reste la priorité de l'exécutif, démontrée au coeur de la nuit de jeudi à vendredi par le déblocage de la raffinerie Total de Grandpuits, en Seine-et-Marne, en pointe dans le conflit.

Selon la CGT, furieuse, plusieurs membres du piquet de grève ont été blessés lors de l'opération.

"Ce qui vient de se passer est extrêmement grave", a dénoncé Charles Foulard, coordinateur CGT du groupe pétrolier Total, secrétaire général du syndicat chargé de la branche pétrole, lors d'un point de presse improvisé sur place.

"Du temps de Pétain, nous connaissions les rafles ; sous l'ère de Nicolas Sarkozy, nous connaissons la rafle de nos acquis sociaux, la rafle du droit syndical puisque par cette réquisition, il entrave les salariés dans leur exercice du droit de grève", a-t-il ajouté.

L'intervention paraît surtout symbolique, puisqu'elle a permis selon le ministère de l'intérieur "l'approvisionnement de plus d'une dizaine de camions citernes".

"C'est une opération médiatique à la Sarkozy, cela va soulager la région parisienne pendant deux jours, pas plus", a déclaré un porte-parole de la CGT Total.

Le ministre de l'Energie a défendu l'intervention et déclaré que la situation s'améliorait sur le front des stations-service.

"Ce n'est pas le personnel de la raffinerie qui est réquisitionné, c'est simplement le spot de dépôt", a déclaré Jean-Louis Borloo.

"Nous sommes dans une lente amélioration", a-t-il dit sur RMC et BFM TV. "Les trois-quarts des stations sont ouvertes, simplement, on ne sait pas lesquelles. On est entre 20% et 21% ce matin à 06h00 de stations qui ne fonctionnent pas normalement".

LE SÉNAT EN A PRESQUE FINI

Toujours braqués vers les raffineries, les feux de l'actualité se porteront un peu plus tard ce vendredi vers le Sénat, où une forêt d'amendements a été débroussaillée et où le vote sur le texte qui porte de 60 à 62 ans l'âge de la retraite devrait intervenir en soirée.

"Nous avions terminé l'examen du texte sur une durée de quasiment trois semaines de débat nuit et jour, donc on a regardé le texte dans tous ses détails et tous les débats ont eu lieu" a déclaré le ministre du Travail, Eric Woerth, qui pilote le projet.

"Le Sénat se prononcera dans la soirée ou cette nuit, donc votera cette réforme dans les heures qui viennent", a-t-il ajouté sur France 2.

Restera ensuite le vote final, par l'Assemblée et le Sénat, attendu mercredi prochain, 27 octobre.
Le gouvernement espère que la fronde prendra fin après le vote mais les syndicats maintiennent la pression et ont appelé à deux nouvelles journées de mobilisation, le 28 octobre et le 6 novembre.

"Le gouvernement veut essayer d'en finir au plus vite", a déclaré le leader de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, sur RMC. C'est un peu un affolement d'une certaine manière : "il faut aller vite, vite, essayons de se débarrasser de ce dossier le plus vite possible", a-t-il ajouté.

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE69L07W20101022
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5726
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   Sam 23 Oct - 2:38


La justice suspend la réquisition de la raffinerie de Grandpuits

Le tribunal administratif de Melun a suspendu l’arrêté préfectoral qui réquisitionnait des salariés grévistes de la raffinerie de Grandpuits, en Seine-et-Marne. Le tribunal, qui était saisi par les syndicats du site, estime en effet que cet arrêté "a porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit de grève".

"Cela confirme que nous étions bien dans notre légitimité". Charles Foulard, coordinateur CGT à la raffinerie Total de Grandpuits, ne cache pas sa satisfaction. L’arrêté préfectoral qu’il dénonçait -tout comme les autres syndicalistes du site - a été suspendu par décision de justice.

Vendredi matin très tôt, les forces de l’ordre sont intervenues pour débloquer l’entrée de la raffinerie, située à une cinquantaine de kilomètres de Paris, bloquée suite au mouvement de grève. Une intervention sur ordre de la préfecture de Seine-et-Marne : l’arrêté préfectoral estimait que "la continuation de la grève est de nature à entraîner des troubles graves à l’ordre public".
Mené dans une ambiance très tendue, le déblocage a donné lieu à des échauffourées entre gendarmes mobiles et syndicalistes.

Le préfet a réquisitionné "la quasi-totalité du personnel"

Près de 170 salariés ont été réquisitionnés pour procéder à des "livraisons, chargements, pompages, ainsi qu’aux mélanges, préparations" pour "tous les produits de la raffinerie de tous les clients qui se présenteront", toujours selon l’arrêté préfectoral.

Les syndicats, qui fustigent une "charge scandaleuse" et "très violente", ont déposé aussitôt un recours en référé. Le tribunal administratif de Melun, qui l’a examiné cet après-midi, leur a donné raison, ce soir : il suspend l’arrêté préfectoral de réquisition.

www.france-info.com/france-justice-police-2010-10-22-la-justice-suspend-la-requisition-de-la-raffinerie-de-grandpuits-492902-9-11.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Crise sociale * La Fronde *   

Revenir en haut Aller en bas
 
Crise sociale * La Fronde *
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» Nos témoignages sur ce que la timidité ou la phobie sociale nous empêchent de faire
» introduction à la psychologie sociale
» éducation, sv, pression sociale
» Comment désamorcer la bombe sociale au Maroc ?
» [Grand Thème] La protection sociale, la santé, le handicap

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
sarkoverdose :: Forum :: Politique / Social-
Sauter vers: