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 Île de la Réunion. Descente aux enfers pour 1200 salariés

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Orwelle



Messages : 6141
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Île de la Réunion. Descente aux enfers pour 1200 salariés   Jeu 24 Déc - 10:19



Les 1200 salariés de l’ARAST se retrouvent au chômage

Dans quelques jours, ce sera Noël. Au moins deux cents salariés de l’ARAST (Association réunionnaise d'accompagnement social territorialisé) ne savent pas ce que le père Noël leur apportera comme cadeaux, à eux et à leurs enfants. Ils ne savent pas si ce sera un CRP, des indemnités de licenciement ou rien du tout…
[VIDEO]
www.zinfos974.com/La-descente-aux-enfers-pour-des-salaries-de-l-ARAST_a13122.html


photo Imaz Press Réunion

28 novembre 2009
Le Tribunal de commerce a liquidé l’ARAST

Le Tribunal a liquidé l’ARAST face à l’impossibilité de présenter un plan crédible de la part des repreneurs. Les propositions comprenaient trop de conditions pour être viables, et donc aucune n’avait la capacité financière suffisamment solide. Le Tribunal de commerce met fin à une structure qui n’était plus en capacité de fonctionner. Les activités seront sauvegardées et les emplois qui vont avec.

1.200 travailleurs au chômage hier soir. C’est le résultat de la liquidation de l’ARAST prononcée hier après-midi par le Tribunal de commerce.
C’est le point final à une histoire commencée par Saint-Jean de Dieu et l’ARFUTS. Ces deux associations en faillite ont fusionné pour donner l’ARAST.
Depuis un an, 600 personnes en contrat précaire ont déjà été licenciées. Et aujourd’hui, c’est la plus grosse hécatombe en termes d’emplois qu’ait jamais connu notre île.(...)

Pour en revenir aux faits, le Tribunal de commerce de Saint-Denis a prononcé hier après midi ce qui a légitimement provoqué la tristesse et la colère des nombreux travailleurs brutalement mis au chômage. Les juges ont écarté les neuf offres de reprises au motif qu’elles manquaient de garanties financières pour être viables. Aucune proposition n’avait en effet la surface financière pour garantir la survie de la structure, toutes reposaient sur des conditions.

L’existence d’une association de cette taille est sans doute sans précédent. Sa faillite a de graves conséquences. Résultat : 1.200 personnes perdent leur emploi. L’AGS (Association de Gestion des créances des Salariés) devra payer entre 20 et 27 millions d’euros d’indemnités aux 1.196 salariés. [...]
www.temoignages.re/le-tribunal-de-commerce-a-liquide,40281.html

4 décembre
"L'AGS n'envisage pas de payer 25 millions d'indemnités" pour les ex-salariés de l'Arast,
titre le Journal de l'île.
Pour l'association de garanties des salaires (AGS), branche de l’Unedic, la reprise d'activité vient annuler les licenciements.
www.zinfos974.com/Vendredi-4-decembre-2009_a12715.html
http://archives.clicanoo.com/index.php?page=archive.acheter&id_article=229676




18 décembre 2009
Des contrats précaires pour les salariés de l’ARAST

Après la liquidation de l’Arast (Association réunionnaise d’accompagnement social territorialisé) par le tribunal de Grande Instance de Saint-Denis le 27 novembre dernier, l200 salariés se sont retrouvés au chômage. Le Conseil général qui jusqu’alors soutenait financièrement l’Arast avait refusé de sauver cette association qui rencontrait des difficultés.

Aujourd’hui, Nassimah Dindar la présidente du Conseil général vient d’annoncer la signature d’une trentaine de contrats seulement pour une durée limitée à six mois. Elle parle de créer 1000 contrats au total toujours limitée à six mois.

Après parfois des dizaines d’années de travail et de dévouement auprès des plus faibles, ces travailleurs et travailleuses en seraient réduits à accepter des CDD de six mois, une solution qui de toute façon laisserait sur le carreau plusieurs centaines de salariés.
Les travailleurs de l’Arast assuraient une mission de service public. Leurs emplois et salaires doivent être garantis.
lutte-ouvriere.org

Arast : un comité d'entreprise extraordinaire se tient ce matin
lequotidien.re

Les D.O.M., danseuses de la France ?
Avant la trêve de Noël, il est important de revenir sur l’actualité 2009 locale et dehors.

Lors de la liquidation de la CAMIF, le président de la République s’est déplacé pour rencontrer les salariés - 800 personnes -. Il y a eu différentes prises de positions des syndicats et politiques de droite ou de gauche. Pour les Français de France, une couverture médiatique au niveau national.

Chez les Français de seconde zone, liquidation de la plus grosse structure du social. Mme Penchard (ministre des danseuses) fait un passage éclair la semaine précédente, pas un mot de la situation des 1200 salariés qui sont en attente d’une décision du tribunal.
Le 27 novembre 2009, 1200 personnes se retrouvent au chômage, 8000 bénéficiaires se retrouvent sans intervention. Aucune parole du représentant de l’Etat (le préfet de la Réunion). Toujours aucune information sur les chaines nationales.
C’est vrai 10 000 kms nous séparent de la France d’en haut, en plus de nos 3 heures de décalage horaire.

Un mois plus tard, rien de nouveau sous la neige et sous le soleil, 1200 salariés sont au chômage, avec aucun revenu. Même pas de prime de Noël. Notre fameuse Présidente UMP du social, du lien social et de nos gramounes ne connaît pas les AGS. Il ne faut rien attendre des élus locaux. Ils ont aussi été muets pendant plusieurs mois. Pas un mot des 24 maires que compte ce département. Il faut se dire qu’ils sont aussi conseillers généraux et qu’ils ont participé à cette casse sociale.

Par contre, certaines mairies (St-Denis, Bras-Panon, St-Leu …) ont prévu une aide d’urgence pour les travailleurs sociaux (de l’ex-Arast ), qui ont accompagné les plus fragiles pendant plus de 30 ans. Comme reconnaissance, ils pourront bénéficier « d’un ticket service d’un CCAS » pour passer les fêtes de fin d’année.
La roue tourne, eh oui, c’est de l’aide aux aidants. Il ne nous manque plus qu’une demande d’accompagnement individuel émanant du conseil général signé de la présidente ou d’un CCAS pour ses ex-salariés de l’Arast.

Une fois de plus, nous Français de seconde zone, nous devons juste accomplir nos devoirs et se la fermer. La vie d’un VERBARD ou la pêche aux requins font plus d’audimat que la suppression de 1200 emplois dans un département déjà sinistré. On dit merci à qui ? Merci RFO, merci Antenne Réunion.
Même la fédération de l’aide à domicile (UNA) ne s’est pas manifestée. Il ne faut rien attendre des goyaves de France. Monsieur le président de la République sera dans l’ile de la Réunion avec «notre sinistre des danseuses» au mois de janvier 2010. Souhaitons-lui la bienvenue dans le Sud de seconde zone.
francois 974

Rédigé par: francois 974
le 23/12/2009
http://reunion.rfo.fr/
www.antennereunion.fr/
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