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 Pour un plan B à la SNCF

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Orwelle



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MessageSujet: Pour un plan B à la SNCF   Ven 16 Mar - 3:28



Pour un plan B écolo et social à la SNCF !

Signez et faite signer la pétition nationale "Pour un plan B écolo et social à la SNCF !"
Pour apporter votre soutien, écrire à : planbecoloetsocialpourlasncf@gmail. com

Salariés et syndicalistes de la SNCF et usagers de ce service public, mais aussi signataires de l’appel à la convergence antiproductiviste, nous exigeons un grand débat public sur le devenir du chemin de fer.

Le statut des cheminots, loin d’être un obstacle à la transition écologique, est la condition du développement d’un grand service public ferroviaire.

La France compte déjà deux fois moins de lignes ferroviaires (30000 km) qu’à la création de la SNCF (60000 en comptant les lignes locales). La France est en retard par rapport aux autres pays comparables.

Le rail ne représente plus que moins de 10 % des trafics de personnes et de marchandises, alors que ce mode de transport est le plus écologiste, le moins dangereux et, potentiellement, le plus juste socialement. Le rail ne représente que 2% de l’énergie consommée par les transports et 1 % seulement des émissions de gaz à effet de serre.

Au moment où le gouvernement abandonne le projet de Notre-Dame-des-Landes, il est incompréhensible qu’il s’en prenne aux chemins de fer !

Nous proposons d’ouvrir un grand débat national autour de dix questions :

1. Le développement prioritaire du fret ferroviaire. Le part du ferroutage est passée sous les 10 % en raison des choix politiques favorables aux transports routiers. Nous défendons le transport combiné rail-routes comme nous défendons le transport fluvial et par oléoduc.

2. Le retour au maillage du territoire. Nous exigeons l’abandon du projet de suppression de 9000 km de lignes et la réouverture des lignes locales abandonnées et la création de nouvelles.

3. L’instauration de la gratuité des transports dans les TER. L’instauration de la gratuité dans les TER, comme dans les transports en commun urbains, est la bonne solution, car les transports collectifs sont le seul choix écologiquement et socialement responsables, car la gratuité est la seule façon de réussir la transition écologique dans l’égalité. L’augmentation constante des tarifs a abouti en effet à écarter les milieux populaires, déjà victimes de la gentrification urbaine, du ferroviaire, TER compris, et à privilégier les milieux aisés.

4. L’abandon du système hypercapitaliste de tarifs variables (yield management).

5. Le retour aux trains de nuit contre la grande vitesse. Les pays du Nord de l’Europe comme la Norvège, la Suède mais aussi l’Autriche prouvent le succès de ces trains. Le train de nuit est la meilleure alternative à l’avion. Nous soutenons le réseau européen au train de nuit "Back on Track".

6. La démocratisation de la SNCF avec une réelle participation des cheminots et des usagers aux choix d’équipements ferroviaires afin d’avancer vers une société des usagers maîtres de leurs usages.

7. La priorité absolue aux trains locaux sur les TGV. La SNCF doit être un vecteur de la relocalisation nécessaire. Une rame TGV coûte entre 40 et 50 millions d’euros. Une rame TER coûte entre 1,5 et 15 millions d’euros. Moins de grande vitesse mais plus de ferroviaire.

8. Le retour du TER au ferroviaire contre l’autobus. On compte aujourd’hui 260 lignes trains et 240 autobus.

9. Le maintien de la SNCF comme établissement public.

10. La défense des droits des salariés de la SNCF et d’ailleurs, contre la division créée par le pouvoir et la majorité des médias.

Collectif des salariés et usagers de la SNCF pour des transports écologistes, sociaux et gratuits.

Avec le soutien de l’Observatoire International de la Gratuité (OIG) et du mensuel les Zindigné.e.s

Secrétariat de l’appel : Paul Ariès
7 mars 2018
https://www.legrandsoir.info/pour-un-plan-b-ecolo-et-social-a-la-sncf.html

http://vivelagratuite.canalblog.com/
http://www.les-indignes-revue.fr/


POUR le retour à une entreprise publique unique et intégrée : La SNCF
https://www.cheminotcgt.fr/petitions/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Ven 16 Mar - 19:03



"C'est un vieux rêve d'énarque : tuer la SNCF"
Un entretien de François Ruffin avec Philippe Mühlstein, ancien ingénieur de la SNCF, militant chez Sud-Rail.
https://francoisruffin.fr/tuer-la-sncf-un-reve-enarque/

"La SNCF doit redevenir notre bien commun"
François Ruffin, Député de la Somme, invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC
https://youtu.be/AaZP0fOEfN0 cyclops
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Dim 18 Mar - 17:10



Union Hamon, NPA ET PCF pour un nouveau coup de pouce à Macron
Manifestation du 22 mars : la gauche refait le coup d'"en attendant Mélenchon"

Dans le "JDD" ce dimanche 18 mars, Benoît Hamon appelle à "l'unité politique à gauche" le 22 mars contre la réforme de la SNCF, et met en cause la "stratégie solitaire" de la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon a pourtant bien appelé à la mobilisation.
https://www.marianne.net/politique/manifestation-du-22-mars-la-gauche-refait-le-coup-d-en-attendant-melenchon
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Sam 24 Mar - 6:27



Social : la mèche est allumée
[Le point de vue de CL]

Il s’est passé quelque chose hier. La mèche d’un feu qui se consumait déjà dans la fonction publique a été allumée. Le printemps dira si Emmanuel Macron réussit à en faire un pétard mouillé de l’ancien monde, comme à l’automne. Ou s’il se transforme au contraire en brasier social.

Mais hier, ce n’est pas tant le nombre de manifestants à travers le pays qui a de quoi inquiéter le gouvernement que l’agrégation des revendications. Ce n’est pas tant le pourcentage de grévistes de la fonction publique qui a été scruté par l’exécutif que la quasi-unité syndicale et politique des opposants d’Emmanuel Macron. à l’exception du PS et de son nouveau patron Olivier Faure, exfiltré du défilé sous les huées.  Smile

Ce n’est pas un hasard non plus si l’un des slogans les plus repris est celui lancé par Olivier Besancenot la semaine passée. Il a réussi à rassembler la gauche de contestation en scandant "On est tous le cheminot de quelqu’un".

Les cheminots - au-delà d’être les plus bruyants, visibles et grévistes - sont devenus pour les autres manifestants le symbole de la bataille qui s’engage avec un gouvernement qui les présenterait au même titre que les retraités ou les fonctionnaires comme des "privilégiés".

Plus que les cheminots, le symbole est surtout leur statut. Contrairement aux ordonnances d’une loi Travail passée presque comme une lettre à la poste, ce changement de statut n’était pas dans le programme du candidat Macron. Il n’est pas non plus décisif pour combler le déficit de la SNCF.

Mais si cette loi passe sans trop d’embûches d’ici la fin du printemps, Emmanuel Macron tiendra son trésor de guerre. Celui qui permet de franchir sans trop d’encombres toutes les autres lignes rouges syndicales, à commencer par le changement de statut des fonctionnaires prévu l’automne prochain.

Le pari est risqué pour obtenir ce deuxième "point" décisif [...]

http://www.charentelibre.fr/2018/03/23/la-saison-de-tous-les-dangers-pour-emmanuel-macron,3227796.php
Image Christos Georghiou

Plus d'infos sur la mobilisation du 22 mars.

Action des retraités.
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Sam 24 Mar - 12:45



SNCF : MACRON A DÉJÀ PERDU !
Le Bon Sens

Jeudi 22 mars 2018, Antoine Léaumont était l'invité de Sud Radio pour l'émission « seul contre tous » pour parler de la mobilisation des cheminots et salariés du service public.
https://www.youtube.com/watch?v=9z8A0C67FzI  cyclops
https://le-bon-sens.com/2018/03/22/video-sncf-macron-a-deja-perdu/

"L'Etat allemand a racheté en 1995 la totalité de la dette de 35 milliards d'euros du ferroviaire national." Roland Wiederkehr

"Lorsque le PS utilise le 49.3 pour faire passer des lois alors que la population s'exprime contre, il ne faut pas s'étonner que la population soit réticente à accueillir le PS, dommage mais c'est de leur faute." Bruno Tonnelier
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Jeu 29 Mar - 4:11



Les syndicats CGT, Unsa et CFDT accusent la direction de la SNCF de mentir sur le droit de grève pour étouffer la contestation

Ces organisations contestent notamment une décision de la direction qui considère que leur grève par épisode de deux jours sur cinq pendant trois mois n’est qu’un seul mouvement social, même si elles déposeront au total 18 préavis de grève distincts couvrant la période du 3 avril au 28 juin.
Cela permettra au groupe de considérer certains jours de repos comme jours de grève, donc non payés.

"La direction est prête à se mettre dans l’illégalité afin de casser la grève", alors que "la mobilisation s’annonce extrêmement importante", a déclaré le porte-parole de la CGT-Cheminots, Cédric Robert, pour qui ces méthodes "démontrent sa fébrilité".

L’Unsa, deuxième syndicat, dénonce sur son site internet une "note de la DRH" qui "induit sciemment en erreur les salariés" sur leurs droits. Sous le titre "Réponses aux infos mensongères de la DRH SNCF", le syndicat publie un long document conseillant les salariés, notamment sur le point litigieux des jours de repos que la direction veut considérer comme "des jours de grève".

SUD-Rail (3e syndicat), qui appelle à une grève illimitée reconductible par 24 heures, a accusé la direction de "manipuler les règles de rémunération car elle ne cesse depuis quelques semaines de compliquer l’exercice du droit syndical et veut maintenant durcir, jusqu’à l’illégalité le droit grève".

Un premier préavis de deux jours de grève a été déposé par le trio CGT, Unsa, CFDT, courant précisément du 2 avril à 19 heures jusqu’au 5 avril à 8 heues. Le préavis de grève illimitée de SUD-Rail démarre le 2 avril à 20 heures.
http://www.sudouest.fr/2018/03/28/sncf-les-syndicats-accusent-la-direction-de-mensonge-sur-le-droit-de-greve-4323151-4755.php

SNCF : la direction se prépare depuis des mois à dégommer les cheminots
La SNCF a déjà commencé à dévoiler ses mesures répressives et punitives contre les cheminots grévistes.

Des cadres pour remplacer les grévistes

La direction de la SNCF tanne depuis plusieurs mois ses cadres pour les pousser à suivre des formations techniques (de quelques heures à deux jours) pour remplacer les grévistes. Primes et taxi à la clé. Niveau sécu ? Haha.
Rien n’est toutefois gagné pour eux. Le taux de grévistes chez les cadres était important ce 22 mars.

Des gilets rouges pour encadrer les non-grévistes

Ils bossent à la SNCF mais n’y connaissent rien en trains. Pas de soucis, une petite formation de 2h, des chaussures confortables, et les voilà encadrant les conducteurs non-grévistes. Gardes-du-corps ou petites mains de la direction pour foutre la pression, eux aussi ont le droit au taxi pour les racompagner chez eux.

Des instructions pour faire payer les grévistes

Un document interne de la direction RH à destination des ressources humaines de différents secteurs a fuité. Une fuite peut-être volontaire, pour faire peur aux grévistes. Dans tous les cas, le document enjoint les différents responsables à mettre en place des pratiques punitives à l’encontre des grévistes, bien que la base légale de ces consignes soit certainement contestable. Parmi lesquelles :

  - Considérer la grève perlée (la grève 2/5) comme une seule et unique grève et non plusieurs grèves. Les deux jours travaillés ne seraient donc pas considérés comme une reprise du travail. [...]


Une campagne de pub mensongère contre les cheminots

Une coûteuse campagne de pub a été financée par une mystérieuse association, relayant des mensonges sur les soi-disant privilèges des cheminots et tentant de faire jouer la concurrence entre exploité.e.s. Le Point, L’Express, Le Figaro, La Voix du Nord, Télé Loisirs, TV Magazine, Challenge, Valeurs Actuelles, Nice Matin... Derrière cette association, c’est un think-tank de patrons et de libéraux (tendance gros bâtards), l’IFRAP, qui tient les rênes.
27 mars 2018
https://paris-luttes.info/sncf-la-direction-se-prepare-9808
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Ven 30 Mar - 8:00



Grève et « besoin de grève »
Par Temps Critiques

Le mouvement du Tous ensemble de 1995 a été la dernière représentation d’une lutte collective au-delà de la stricte perspective classiste, mais sans qu’affleure une tension vers la communauté humaine puisque le mouvement est resté centré sur la défense de la condition salariale à travers le refus de la réforme de la Sécurité sociale, pilier du mode de régulation fordiste des conflits de classes. Si référence communautaire il y eut, ce n’était que celle de la communauté du travail encore soudée, tant bien que mal, par la conscience ouvrière d’une réciprocité dans l’échange charges/cotisations sociales et sa sécurisation dans le cadre d’une gestion par des organismes paritaires incluant les syndicats de salariés.

C’est ce modèle —ou du moins ce qu’il en reste —qui est à nouveau attaqué aujourd’hui avec l’augmentation de la CSG, mais avec beaucoup plus de difficultés pour s’y opposer puisque le rapport social capitaliste n’est plus aussi dépendant du rapport capital/travail pour sa reproduction et sa valorisation. [...]

Par ailleurs, mais de manière complémentaire, c’est la notion de « service public » qui a son tour ne fait plus sens car si ces services publics existent encore, même sous un statut privatisé pour tout ou partie d’entre eux, ils ont été vidés de leur ancienne mission d’administration étatique des biens et des services nationaux, ce qui fait que plus personne, en dehors de leurs agents, ne peut les défendre. "L’opinion publique" n’en perçoit plus que les dysfonctionnements (retard des trains, attentes dans les hôpitaux, non-remplacement des maîtres et surcharge relative des classes, inscriptions chaotiques à l’université, problèmes récurrents de suivi à la Poste).

C’est le cas pour la SNCF. Le statut spécial était non seulement le fruit des luttes de classes, mais aussi celui d’une fonction collective de certaines entreprises et de ses agents dans le procès de reproduction des rapports sociaux. Or, c’est cette dernière fonction collective qui devient caduque avec la mise en concurrence des différents réseaux de transport et avec lui le régime spécial qui lui était afférent dans un contexte monopolistique.

Il s’ensuit que la "défense des acquis" perd aussi son sens, puisque ces acquis n’apparaissent plus comme cumulables et universels (le droit du travail s’appliquait à tous, les conventions collectives réalisaient une harmonisation par le haut), mais au contraire comme conjoncturels et particuliers. Dans le moment politique actuel, que ce soit dans le secteur privé ou dans le secteur public, l’État impose une dépolitisation des luttes. [...]

L’heure est donc à la gestion de ce qui n’apparaît plus que comme des différends d’ordre privé, parce qu’ils ont perdu leur légitimité sociale de lutte dans la société capitalisée. Les grèves des années 1960 à 1979 (la grève de la sidérurgie française, des ouvriers de Fiat ou des mineurs anglais ferment le ban) ont ainsi été les dernières grèves "légitimes" de la société de classes [...]

C’est ce qui change dans la société capitalisée d’aujourd’hui où la grève n’a plus aucune légitimité ni pour les patrons qui, globalisation et mondialisation obligent, hurlent à la mort de leur compétitivité, ni pour l’État qui dénonce le corporatisme des grévistes (cf. la réforme des statuts spéciaux et de la SNCF), ni pour les salariés qui récriminent contre leur "prise en otage" par les grévistes, ni pour les chômeurs et précaires qui envient des salariés garantis car ils ont bien de la chance de… [...]

Le conflit est donc mis hors jeu et la médiation n’a plus lieu d’être ou, plus exactement, la médiation se fait médiateur, gestionnaire d’intermédiaires, et tout conflit est perçu comme résultant d’un défaut de communication dans une société capitalisée qui se conforme au modèle du réseau impulsé par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. [...]

26 mars 2018
https://rebellyon.info/Greve-et-besoin-de-greve-18876


Certains pensent même que la lutte des classes a disparu, au vu de ce commentaire à propos du téléfilm 'Les disparus de Valenciennes' :
'"lutte des classes", obsolète- stupide et nauséabonde. Ces "classes" ne devraient plus exister, chacun devant respecter l'autre, l'aider à "grandir" et se remettre en question.'
Olivier L.
le 26/03/2018

La grève se révèle pourtant un outil et un moyen efficace dans le pays représentant le capitalisme dans le monde.
Dans l'État de Virginie (États-Unis), les fonctionnaires d’État n’ont pas le droit de faire grève et tout mouvement est illégal. La grève de février 2018 a donc été organisée par l’intermédiaire des réseaux sociaux. C'est ainsi que le 7 mars 2018, une augmentation de 5 % des salaires à TOUS les fonctionnaires de l’État a été accordée, et que des négociations ont été ouvertes sur les systèmes de santé et sur les remboursements médicaux des instituteurs continuellement revus à la baisse.
http://quadruppani.blogspot.fr/2018/03/greve-sauvage-de-masse-aux-states.html
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Lun 2 Avr - 9:28



Grève SNCF : Attila et ses sbires mobilisés pour mener la guerre de l'opinion

Pour gagner une guerre, il faut souvent remporter la bataille de l'opinion. C'est justement ce que va tenter de faire l'ensemble du gouvernement, engagé dans une sorte d'opération commando face aux cheminots.

L'exécutif est prêt au bras de fer avec les cheminots. "Il faut gagner la bataille de l'opinion" : la confidence est assumée par un proche du président de la République. À Matignon aussi, on assure que ce combat pour convaincre les Français sera déterminant pour mener à bien la réforme.

Pendant des jours et des jours, vous allez entendre la même petite musique ministérielle sur cette grève des cheminots. Les premières notes, c'est Élisabeth Borne, la ministre des Transports, qui les a jouées dimanche 1er avril dans Le Parisien, où elle fustige l'attitude "incompréhensible" des syndicats. Cette interview, elle a été relue plusieurs fois, validée par Matignon.

Les mots, très durs, ont tous été pesés. Et je peux vous dire que tous les ministres vont dire au mot près la même chose sur les plateaux télé et radio. Ils vont dénoncer les postures de blocage et faire preuve d'empathie avec les Français pénalisés par la grève.  [...]

Un proche d'Édouard Philippe craint que les Français se rangent petit à petit du côté des grévistes.

L'exécutif prépare sérieusement ce basculement de l'opinion. Pour empêcher cela, le gouvernement a un plan : "jouer la carte de la concertation et continuer d'appeler au dialogue dans les médias pour ne pas avoir le mauvais rôle - celui du vilain bloqueur".  [...]

Le baratineur se cachera
"Il n'y a que des coups à prendre", confie un député de La République En Marche.
L'idée c'est de laisser la ministre des Transports à la manœuvre et d'envoyer le Premier ministre Édouard Philippe dans les moments importants. [...]
http://www.rtl.fr/actu/politique/greve-sncf-le-gouvernement-mobilise-pour-mener-la-guerre-de-l-opinion-7792865047

Un facho au service de Bruxelles et Washington
'Avec Macron les choses sont claires : On réunit tout ça en un seul parti de gouvernement. Le régime sera ouvertement totalitaire. Son orientation est libérale, élitiste et mondialiste. Et comme, n’en déplaise à nos préjugés, la réunion des puissances d’argent caractérise les régimes fascistes, c’est bien un tel régime qui nous sera imposé !'
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/chapeau-bas-monsieur-macron-193431
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Jeu 5 Avr - 13:53



Grève : communiqué du Syndicat CGT des Cheminots de Saintes

Mardi 3 avril marquera le début de la grève des cheminots, jusqu’à contraindre le gouvernement à retirer son plan de destruction de la SNCF dont le seul objectif est de privatiser les chemins de fer.
Les usagers du rail mesurent les conséquences désastreuses des réformes précédentes conduites par les gouvernements successifs qui ont asphyxié financièrement la SNCF.

Sur la Région Nouvelle-Aquitaine, en un mois à peine, trois lignes ferroviaires ont été interrompues à cause du mauvais état des voies. Et l’on ne compte plus les nombreuses zones où les trains doivent circuler à vitesse réduite pour ne pas dérailler : entre Saintes et Bordeaux, Saintes-Niort,…

À Saintes, la fermeture programmée du Technicentre, avec la suppression de près de 200 postes, participe de l’abandon au privé, à l’échelle nationale, de la maintenance industrielle du matériel roulant.

En défendant leur statut, les cheminots se battent pour un service public répondant aux besoins de la population, comme le font les fonctionnaires pour l’égalité d’accès aux service publics de qualité, contre les suppressions d’emplois et les restrictions budgétaires.
Ils sont aux côtés des usagers, frappés comme tous par une politique au service des marchés financiers, avides de faire d’énormes profits en détruisant les conquêtes sociales, les services publics, le Code du travail, les conventions collectives,…

Les moyens existent pour développer le trafic ferroviaire, voyageurs et marchandises. La CGT s’en explique dans les argumentaires qu’elle porte à la connaissance de tous.

Usagers, cheminots, même combat !
http://nicolebertin.blogspot.fr/2018/03/greve-communique-du-syndicat-cgt-des.html

SNCF : une cagnotte de soutien aux grévistes dépasse les 200.000 euros  Exclamation
http://www.sudouest.fr/2018/04/04/sncf-une-cagnotte-de-soutien-aux-grevistes-depasse-194-000-euros-4343037-10407.php
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Ven 6 Avr - 10:47

"grande manifestation nationale commune le 5 mai"


François Ruffin appelle à faire "la fête à Macron" avec un "grand débordement" le 5 mai
Le député du groupe La France insoumise veut une "manifestation nationale commune" pour "que la peur change de camp".

Lors d'un rassemblement de plusieurs centaine de personnes, dont des cheminots, des étudiants et personnel médical en grève, à la Bourse du travail, à Paris, ce mercredi 4 avril au soir, le député insoumis François Ruffin a lancé l'idée d'une manifestation nationale commune le 5 mai prochain contre la politique d'Emmanuel Macron.
http://www.bfmtv.com/politique/francois-ruffin-propose-une-grande-manifestation-nationale-commune-le-5-mai-1412193.html

"La plus grosse question, c'est : qu'est-ce qu'on fait le 5 mai au soir ? Il faut une inversion du rapport de force, que la peur change de camp, que le 5 mai au soir soit le point de départ" du changement de la politique sociale et économique, a ajouté le réalisateur de Merci, Patron !, lui-même un des initiateurs du mouvement Nuit Debout en 2016.

https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/04/francois-ruffin-appelle-a-faire-la-fete-a-macron-avec-un-grand-debordement-le-5-mai_a_23403202/
http://www.communcommune.com/2018/04/fonctionnaires-salaries-du-prive-retraites-et-etudiants-unite-vers-une-convergence-des-mobilisations-le-19-avril-2018.html


SNCF : Ruffin qualifie la ministre des transports de "ventriloque de Bruxelles"
À l'Assemblée, François Ruffin s'adressant à la ministre des transports : "vous êtes les ventriloques de Bruxelles !
Et les serviteurs du capital ânonnent à longueur de temps : concurrence, concurrence, concurrence..."

Le député France Insoumise, interpelle la ministre des transports Elizabeth Borne sur la SNCF. Il dénonce le "dogme rabâché" de la "con-cu-rrence" par les "petits soldats de Milton Friedmann".
https://youtu.be/pMN3CirSWc0  cyclops

5 Avril 2018
http://www.frontsyndical-classe.org/2018/04/a-l-assemblee-f.ruffin-s-adressant-a-la-ministre-des-transports-vous-etes-les-ventriloques-de-bruxelles.html


Il faut savoir commencer une grève
Ce qui est en jeu dans ce conflit, c'est une certaine idée du rôle de l'État, des services publics, et donc de l'intérêt général...
https://www.marianne.net/debattons/editos/il-faut-savoir-commencer-une-greve
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Dim 22 Avr - 18:16



Ken Loach : "Je soutiens totalement la grève des cheminots"

'Alors que les vieux renégats de 68 reviennent rabâcher impuissance et renoncement, nous préférons vous offrir un bon coup de printemps au goût de lutte, de colère, de solidarité et d’espoir. Direction Londres pour une rencontre avec Ken Loach, un des réalisateurs les plus populaires du monde, 82 ans, 50 films, deux Palmes d’or et toujours le poing levé « pour le peuple contre les puissants ! »

Alors qu’en France, Macron et sa bande s’apprêtent à démolir et privatiser la SNCF, en Grande-Bretagne, au contraire, une majorité de tous âges demande la nationalisation du rail, de l’éducation, de la santé. Alors que Macron fait du Margaret Thatcher à la française, nos voisins acclament Jeremy Corbyn et demandent le retour de l’État social.

Comme souvent dans l’histoire politique occidentale, nos voisins d’outre-Manche ont une longueur d’avance. Colonisation, révolution industrielle, lutte des classes et rock ’n’ roll. En France, le néo-libéralisme est entré par la gauche, de façon plus sournoise. En Grande-Bretagne, Thatcher n’a pas pris de gants, la destruction sociale a été impitoyable et donc nos voisins ont compris plus vite et se battent plus clairement.

C’est cette bataille que soutient Ken Loach et qu’il veut nous faire partager. En 2001, dans The Navigators*, il racontait le désastre dramatique de la privatisation des chemins de fer.

Ici, le combat ne fait que commencer.
[...]'
http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2018/03/ken-loach-je-soutiens-totalement-la-greve-des-cheminots.html

*https://www.dailymotion.com/video/x9d2t9  cyclops

Ce sont ces mêmes vieux renégats - Daniel Cohn-Bendit et Romain Goupil - qui ont été invités à témoigner sur Mai 68, dans Mai 68, les coulisses de la révolte, un documentaire diffusé par France 5. Il est vrai que le réalisateur en est Emmanuel Amara, l'anticastriste préféré de LCP, La Chaîne du Patron.
https://www.france.tv/documentaires/histoire/444427-mai-68-les-coulisses-de-la-revolte.html
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Lun 23 Avr - 0:18



Grève à la SNCF : les syndicats saisissent la justice

En cause, notamment, le décompte des journées de grève.

Depuis le début de la contestation, les ressources humaines de la SNCF considèrent la grève, même si elle est réalisée de manière intermittente, deux jours tous les trois jours, comme un seul et même mouvement. Conséquence, les repos inclus dans la période de grève, sont décomptés de la feuille de paie [...]
Une méthode contestée par les syndicats qui dénoncent une « désinformation » et même « une « entrave au droit de grève ».

« Casser le mouvement en tapant les grévistes au portefeuille »

« Ce comptage est complètement illégal et la direction le sait, assure une source syndicale. Nous avons des témoignages de responsables de ressources humaines qui dénoncent cette pratique. Guillaume Pepy l’assume. Il veut casser le mouvement en frappant les cheminots grévistes au portefeuille ».

Pour appuyer leur plainte, les syndicats disposent de plusieurs éléments et notamment d’un courrier de l’Inspection du Travail de Marseille, daté du 17 avril, qui avait été sollicitée pour donner son avis sur le sujet.

La SNCF déjà condamnée par le passé

Dans ce document que nous avons pu consulter, les fonctionnaires écrivent : « Dans la mesure où les préavis ont été déposés dans les délais et dans les formes conformes aux règlements en vigueur, que les organisations syndicales n’ont pas été informées par courrier de leur irrecevabilité, et sous réserve de l’appréciation souveraine des tribunaux, les préavis de grève déposés devraient considérés comme indépendants ». Et les inspecteurs de demander à la SNCF de lui « transmettre les bases légales ou réglementaires » sur lesquelles elle se fonde.
[...]
http://www.leparisien.fr/economie/greve-a-la-sncf-les-syndicats-saisissent-la-justice-22-04-2018-7678344.php

Saintes (Charente-Maritime) : les cheminots organisent une opération "péage gratuit" lundi 23 avril
Ils se rendront vers 11 heures, sur le péage de l'A10, à l'appel de la CGT
http://www.sudouest.fr/2018/04/22/saintes-les-cheminots-organisent-une-operation-peage-gratuit-lundi-4394003-5458.php

Opération péage gratuit ce lundi matin sur l’A2 à Hordain (Nord)
http://www.lavoixdunord.fr/363723/article/2018-04-22/operation-peage-gratuit-ce-lundi-matin-sur-l-a2-hordain
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Mer 25 Avr - 0:42



Des usagers accusent la SNCF de profiter de la grève pour fermer des petites lignes

Le Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes accuse la SNCF d’utiliser la grève perlée qui touche son réseau pour orchestrer la fermeture de la ligne Grenoble-Gap, au profit de cars de substitution. Depuis la semaine dernière, plus aucun train ne circule en effet sur la ligne, et le groupement d’usagers ne croit guère aux explications de la direction des TER.
https://www.placegrenet.fr/2018/04/09/usagers-accusent-sncf-de-profiter-de-greve-fermer-ligne-grenoble-gap/185815
http://www.leprogres.fr/rhone-69/2018/04/03/greve-sncf-nous-allons-gagner-previennent-les-cheminots


Parfois il n'y a même pas de cars de substitution. Voir le 19/20 de France 3 de ce 24 avril, avec le témoignage d'un conducteur de train.
https://www.france.tv/france-3/19-20-journal-national/474527-edition-du-mardi-24-avril-2018.html

Fermeture de lignes SNCF ? Un pas de plus vers la désertification rurale
Alors que le rapport Spinetta prévoit la fermeture des lignes SNCF les moins fréquentées, et malgré le rétropédalage d'Edouard Philippe sur cette mesure, le géographe Laurent Chalard souligne le manque d'ambition du gouvernement pour les territoires ruraux oubliés de la «France périphérique».
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/02/28/31003-20180228ARTFIG00143-fermeture-de-lignes-sncf-un-pas-de-plus-vers-la-desertification-rurale.php

D'autant que c'est à un saccage de l'ensemble du service public qu'on assiste.
http://sarko-verdose.bbactif.com/t26p150-service-encore-public
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Mer 25 Avr - 4:19



Comment la dette de la SNCF enrichit les marchés financiers, au détriment des cheminots et des usagers

Sous prétexte de sauver la SNCF, endettée de près de 50 milliards d’euros, le gouvernement Philippe prépare une profonde réforme du secteur ferroviaire, ouvrant la porte à sa privatisation de fait.
Présentée comme la conséquence de performances insuffisantes de l’entreprise, cette dette résulte pourtant très largement de choix politiques et organisationnels antérieurs. Loin des fantasmes sur le statut des cheminots, Basta ! retrace l’histoire de cet endettement, qui constitue aussi une rente annuelle de plus d’un milliard d’euros pour les marchés financiers. Pour en venir à bout, d’autres solutions sont possibles
. [Extraits]

Le rapport Spinetta, remis le 15 février dernier au gouvernement en vue d’une loi réformant la SNCF, reprend cette thèse d’un coût du travail trop élevé qui viendrait gréver les finances du système ferroviaire français.

« C’est une escroquerie intellectuelle de laisser penser cela », s’insurge Jean-René Delépine, représentant du syndicat Sud-rail au conseil d’administration de SNCF réseau, la branche qui gère les voies ferrées.

En 1997, pour répondre aux critères du traité de Maastricht qui conditionne le passage à l’euro à la maîtrise du déficit public, la France choisit de loger sa dette ferroviaire dans un nouvel établissement public, séparé de la SNCF : Réseau ferré de France (RFF, renommé SNCF réseau en 2014).

« RFF puis SNCF réseau se retrouvent à porter, seules, des investissements qui doivent normalement revenir à l’État, poursuit Jean-René Delépine. C’est pourtant lui qui prend les décisions d’aménagements ! »

Dix milliards ponctionnés par les marchés financiers

À la fin des années 2000, le gouvernement de Nicolas Sarkozy décide de lancer un vaste programme de travaux, mais sans y allouer les finances nécessaires.

Il faut donc emprunter sur les marchés pour trouver le milliard manquant. En 2012, les investissements s’élèvent à 4,3 milliards d’euros, quand les subventions de l’État plafonnent à 1,2 milliard. Nouvel emprunt. En 2015, rebelote : alors que SNCF réseau doit débourser 5,3 milliards, il ne reçoit que 1,1 milliard de l’État. Cette année-là, les subventions ne couvrent que 23 % des besoins d’investissement. Le recours à l’emprunt augmente encore. Depuis, les subventions consenties par l’État restent bien inférieures aux montants de travaux... pourtant engagés à sa demande ! « En 2017, 5,4 milliards d’euros ont été investis pour la régénération du réseau. 2,2 milliards ont été versés par des subventions. Le reste a été emprunté », illustre Jean-René Delépine.

Ces dix dernières années, cette charge de la dette – 10,3 milliards d’euros seulement pour les intérêts – pèse plus lourd que l’entretien et le développement du réseau – 7,2 milliards d’euros ! « Quand la SNCF emprunte 100 euros pour le réseau, il ne peut en utiliser que 41. Les 59 restant sont ponctionnés par le système financier », détaille Arnaud Eymery, le directeur du cabinet Degest. Soit les banques, assurances et fonds d’investissement qui prêtent à la SNCF [5].

« On travaille pour financer les banques »

Autre choix politique absurde : en 2006, le gouvernement de Dominique de Villepin privatise les autoroutes, ce qui provoque un gros manque à gagner pour le système ferroviaire. Une partie des subventions versées par l’État à la SNCF provient de l’agence de financement des investissements de transports de France, qui était alimentée par les redevances des concessions d’autoroutes...

Pour se faire une idée des sommes dont est aujourd’hui privé le système ferroviaire, il suffit de regarder le montant des dividendes que se sont partagés les actionnaires des sociétés concessionnaires d’autoroute (SCA) en 2016 : 4,7 milliards d’euros [6] ! [...]

D’autres solutions pour financer le réseau

Comment sortir le système ferroviaire de cette voie de garage ? L’État pourrait aider l’entreprise dont il est actionnaire à sortir du cycle infernal de l’endettement, et doter le train de financements pérennes. La CGT propose de flécher 6 milliards d’euros des recettes de la TICPE (taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques) pour le financement du réseau ferré national. En 2016, ces recettes se sont élevées à 28,5 milliards d’euros pour les produits pétroliers [9]. La CGT propose par ailleurs de mettre fin aux exonérations et au remboursement partiel de cette taxe dont bénéficient les transporteurs routiers ou le secteur aérien.

La confédération syndicale propose également de mettre en place un « versement transport additionnel régional » : calculé à partir de la masse salariale et redevable par les entreprises d’au moins onze salariés, cet impôt permettrait de doter les régions de 500 à 850 millions d’euros par an pour financer les lignes locales.

De son côté, le syndicat Sud-rail propose de réunir les trois entités qui composent actuellement la SNCF en une seule et même entreprise, ce qui permettrait de mutualiser les capitaux propres : ceux de SNCF mobilités s’élèvent à 15 milliards d’euros, alors que ceux de SNCF réseau sont négatifs de 12 milliards. « Nous aurions une entité qui démarrerait avec un capital positif de 3 milliards de capitaux propres » , résume Jean-René Delépine.

Cette réunification aurait, toujours selon Sud-rail, un autre avantage : économiser les coûts de fonctionnement liés à la multitude de contrats passés entre les deux entités. Par exemple, lorsque SNCF réseau ferme une ligne pour réaliser des travaux, elle dédommage SNCF mobilités qui ne peut plus y faire passer ses trains. « Ces transactions créent des litiges, et induisent des surcoûts organisationnels monstrueux. » Sans oublier le bon millier de filiales créées par la SNCF, véritable mille-feuille organisationnel dont les effet économiques et sociaux réels restent à déterminer.

Développer le train pour sauver le climat

Face aux défis, immenses, que pose le changement climatique, le train pourrait être considéré comme un atout plutôt que comme un poids. Ce n’est malheureusement pas le sens des conclusions du rapport Spinetta, qui sert de base à la future réforme ferroviaire.

Nolwenn Weiler
03/04/2018
https://www.bastamag.net/Comment-la-dette-de-la-SNCF-enrichit-les-marches-financiers-au-detriment-des


Hors de l’Euro et l’UE, la SNCF n’aurait pas de dette et ne serait pas privatisée
https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/hors-de-l-euro-et-l-ue-la-sncf-n-203304
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Ven 27 Avr - 0:30


Vue de Caen

La tragédie des cheminots : la signification profonde des grèves ferroviaires françaises
[Extraits]

Dans les médias anglo-américains, on trouve l'habituelle dérision des "mangeurs de fromage, toujours en grève". En réalité, la grève des conducteurs de train et autres employés de la SNCF (Société Nationale des Chemins de Fer) est un chapitre profondément significatif d'une tragédie sociale qui est en train de détruire la France telle que nous la connaissons.

Ce qui a fait de la France un pays où il fait bon vivre depuis plus d'un demi-siècle, ce n'est pas seulement la nourriture et les paysages. Par-dessus tout, ce sont les services publics - les meilleurs au monde. Le service postal, l'éducation publique, la couverture santé, les services publics, le service ferroviaire - tout était excellent, exemplaire.
L’important, c’est que grâce à ses services publics, la France a bien fonctionné, offrant des conditions favorables aux affaires et à la vie quotidienne.

Il faut une longue histoire pour produire quelque chose d’aussi réussi que les services publics français. Cela remonte à la centralisation de l’État français au XVIIe siècle, associée au ministre des Finances de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert.
La SNCF fut créée en 1938 par la fusion des différentes compagnies ferroviaires françaises en un monopole d’État dans le cadre des réformes sociales progressistes du Front Populaire. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services publics ont reçu un élan décisif grâce à l’alliance paradoxale entre les ailes opposées de la Résistance française, les communistes et les gaullistes. Le général Charles de Gaulle, bien qu’anticommuniste, était le genre de conservateur (voir Bismarck) qui comprend que la force et l’unité d’une nation dépendent d’un minimum de justice sociale. Malgré une opposition ouverte sur de nombreuses questions, les gaullistes et les communistes se sont rassemblés dans un Conseil national unifié de la Résistance qui, en mars 1944, a adopté un programme appelant à une économie mixte combinant la libre entreprise avec des nationalisations stratégiques, ainsi que des programmes de sécurité sociale et des droits syndicaux. Ce programme de justice sociale a jeté les bases d’un développement économique extraordinaire, appelé Les Trente Glorieuses - les trente glorieuses années de paix et de prospérité.

Il est plus difficile de construire quelque chose que de la démolir.

Le putsch néolibéral de Thatcher a signalé la condamnation à mort des trente glorieuses et le début des quarante déshonorantes : la campagne persistante, idéologique et institutionnelle, pour la destruction de l’État social, la réduction des salaires et avantages sociaux, et finalement le transfert de tout le pouvoir de décision aux mouvements du capital financier. C’est ce qu’on appelle le néolibéralisme ou la mondialisation.

En réalité, la "construction européenne" a signifié la déconstruction systématique de la souveraineté des États membres, entraînant la destruction des systèmes de protection sociale renforcés par des sentiments de solidarité nationale pour lesquels il n’y a pas de substitut dans la vague abstraction appelée "Europe". Petit à petit, l’Europe se voit priver de ses protections sociales et s’ouvre aux caprices de Goldman Sachs, aux rachats et fermetures industrielles, et au Qatar.

Les cheminots français ne se battent pas seulement pour eux-mêmes. Ils constituent les premières lignes de la bataille finale pour sauver la France des ravages de la mondialisation néolibérale.
Cette dévotion au devoir social est plus qu’une attitude personnelle : c’est une valeur spirituelle qu’une nation devrait chérir et préserver.

Emmanuel Macron - protégé de la banque Rothschild, qui l’a aidé à rejoindre les rangs des millionnaires - présente sa "réforme" du chemin de fer comme une mesure d’"égalité", en privant les cheminots de leur "statut privilégié".

Macron n’est qu’un pion. Ce n’est pas Macron qui a décidé de détruire le système ferroviaire français. Cela a été décidé et décrété par l’Union européenne, et Macron ne fait qu’exécuter les ordres. Il s’agit d’ouvrir le système ferroviaire à la libre concurrence internationale. Bientôt, des trains allemands, italiens, espagnols pourront partager les rails avec des trains français – ces mêmes rails dont l’entretien sera confié à une autre entreprise, y compris pour le profit. Le stress des cheminots sera accru par leur insécurité. Pour obtenir la marge bénéficiaire, les passagers devront inévitablement payer plus cher. Quant aux habitants des petites communautés rurales, ils perdront tout simplement leur service ferroviaire, parce qu’il ne sera pas rentable.

Le programme du président Emmanuel Macron pour la destruction de la SNCF est un signal d’alarme. Mais il y a lieu de craindre qu’une grande partie du public ait déjà été plongé dans un sommeil trop profond pour être réveillé. [...]

Diana Johnstone
23 avril 2018
https://www.legrandsoir.info/la-tragedie-des-cheminots-la-signification-profonde-des-greves-ferroviaires-francaises-global-research.html
The Tragedy of the Cheminots : The Deep Meaning of the French Railroad Strikes
https://www.globalresearch.ca/the-tragedy-of-the-cheminots-the-deep-meaning-of-the-french-railroad-strikes/5637103#


"Dans le monde du cheminot, on prenait le temps de faire les choses bien"
Voir l'émotion de David Bondoux, cheminot à Laroche-Migennes (Yonne), devant la perspective de la fin d'un monde.
Extrait d'"Envoyé spécial" du 19 avril 2018.
https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/video-on-n-a-plus-la-meme-aura-le-monde-des-cheminots-au-soir-de-son-histoire_2713358.html
https://www.youtube.com/watch?v=UV7NS2YrtEo

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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Ven 27 Avr - 0:32



Petite vidéo à propos de la « mise en concurrence » de la SNCF
https://youtu.be/Mpu6yCX2X1E
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Mer 6 Juin - 11:43



Macron, le bon élève du FMI

Delia Velculescu, cheffe de la mission France du Fonds monétaire international (FMI), tient à féliciter les progrès impressionnants de l’économie française ainsi que les nombreuses réformes « ambitieuses » de Macron. Elle demande au gouvernement français de continuer ses efforts pour mettre en place la réforme SNCF malgré les multiples grèves. « Il convient de mettre en œuvre ces réformes de manière résolue, de les suivre avec soin et de les renforcer si nécessaire. »
https://lemediapresse.fr/economie-fr/macron-le-bon-eleve-du-fmi/

SNCF. La réforme ferroviaire arrive au Sénat, pas la fin du combat pour les cheminots
Les principes du projet du gouvernement, adopté mi-avril à l'Assemblée en première lecture, sont conservés : ouverture à la concurrence du transport de voyageurs, transformation de la SNCF en société anonyme à capitaux publics et fin des recrutements au statut de cheminot.
https://www.ouest-france.fr/economie/transports/sncf/sncf-la-reforme-ferroviaire-arrive-au-senat-pas-la-fin-du-combat-pour-les-cheminots-5790196

Réforme de la SNCF : "Il y a besoin de maintenir la pression", affirme Martinez (CGT)
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, était l'invité des "4 Vérités" de France 2 mardi 5 juin. "La CGT va continuer le mouvement de grève à la SNCF...
https://www.boursedirect.fr/fr/actualites/categorie/economie/sncf-pour-la-cgt-il-y-a-bien-besoin-de-maintenir-la-pression-afp-59ebebda7fd27b6320f6fc552830ce4bc6dc5e01

Les réac' de la médecine contre les cheminots
Au moins 7 ans d'études supérieures, mais massivement incapables de comprendre les enjeux de la grève, ou indifférents à la disparition d'un service public.
Et capables de mentir sur l'âge de départ à la retraite à la SNCF.
Voir les commentaires à cet article :
https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2018/06/01/en-greve-contre-les-cheminots-un-chirurgien-se-retrouve-devant-lordre_858393

La Grèce est devenue une sorte de laboratoire où l’on teste les mesures d’austérité les plus sévères et les lois injustes les plus drastiques. On voit comment se comportent les marchés mais surtout, jusqu’où l’acceptation se fait parmi les peuples européens.
http://www.indigne-du-canape.com/fmi-et-bce-preconisent-les-etats-obeissent-les-banques-se-gavent/
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Sam 9 Juin - 6:23



Sans surprise, les sénateurs de droite ont voté avec les sénateurs de droite la réforme réactionnaire de la SNCF

Ben oui, les sénateurs de Sarkozy-Wauquiez-Larcher ont voté comme les sénateurs de l'Elysée dont il y a peu certains étaient socialistes. Et lorsque ceux-ci étaient encartés au Parti de François Hollande et de Manuel Valls, ils avaient voté le découpage en 3 du rail public, comme leurs potes députés dont nombre ont également troqué leurs casaques roses contre les ors de la république d'un ex-banquier d'affaires. J'espère que vous suivez.

Sinon, comme le dit la CGT-Cheminots :

Les présidents Pepy et Jeantet ont beau crier dans tous les médias que la loi est définitivement votée, il reste 80 % de la réforme à écrire :

   * Modalités de transfert des personnels, des matériels roulants et des ateliers ;
   * Tarification, billettique, régulation ;
   * Négociation collective ;
   * Péages et contrats de performance, organisation, missions, gestion des gares, gouvernance du groupe SNCF.

Le calendrier unitaire avait anticipé ces pièges. En obligeant le gouvernement à organiser une première table ronde tripartite mi-juin (ministre/patronat/organisations syndicales), la mobilisation doit nous permettre de donner une consistance au slogan « CCN de haut niveau et amélioration du service public ». Ainsi, il lui faudra revenir sur les 3 dogmes du gouvernement (fin du recrutement au Statut, ouverture à la concurrence, transformation du GPF en une holding de société anonyme).

Notre rapport de force reste à un niveau exceptionnel après 26 jours de grève, et il est en capacité de rebondir à nouveau lors des prochains temps forts. Le gouvernement, dans un affichage de fermeté, cherche en réalité les portes de sortie. Notre lutte l’oblige à rendre des comptes, désorganise son calendrier. Insistons encore et ensemble pour le contraindre à faire ses premiers reculs. La reprise de 35 milliards de dette ne peut pas suffire.

Convainquons les cheminots que l’issue du conflit dépendra de notre détermination !


Le Mantois et Partout ailleurs
8 juin 2018
http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2018/06/sans-surprise-les-senateurs-de-droite-ont-vote-avec-les-senateurs-de-droite-la-reforme-reactionnaire-de-la-sncf.html


Le capital de la SNCF serait incessible, mais pas celui des filiales.
Le gouvernement veut les privatiser entre 2020 et 2033.
https://www.youtube.com/watch?v=nQoJow8bAI8  cyclops

SNCF : l’intersyndicale maintient son calendrier de grève et réaffirme son unité
https://www.sudouest.fr/2018/06/07/sncf-l-intersyndicale-maintient-son-calendrier-de-greve-et-reaffirme-son-unite-5125318-10407.php

Une cagnotte pour les grévistes
http://sarko-verdose.bbactif.com/t467-une-cagnotte-pour-les-grevistes
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Jeu 14 Juin - 17:17

Diaporama


Les agriculteurs manifestent leur soutien aux cheminots

Après 30 jours de grève, les cheminots persistent et ne baissent pas les bras. À Toulouse, ce mercredi, ils étaient environ 150 à défiler au centre-ville à l’appel de l’intersyndicale. Malgré ses propres difficultés, la Confédération paysanne a soutenu les cheminots pour la première fois. De la tapenade et du jus de pomme ont également été offerts par d’autres agriculteurs. 80 paniers ont été distribués aux grévistes et non grévistes en début d’après-midi. Signalons aussi que pour la première fois, l'accent a été mis sur l'égalité entre les hommes et les femmes.

Michel Viala
14 juin 2018
https://www.ladepeche.fr/diaporama/les-agriculteurs-manifestent-leur-soutien-aux-cheminots/2547018-image27966717.html
http://www.confederationpaysanne.fr/index.php


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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Ven 15 Juin - 13:13


STEPHANIE MAHE / REUTERS

La CGT Cheminots appelle à poursuivre la grève en juillet

La CGT cheminots a annoncé ce vendredi 15 juin 2018 qu’elle souhaitait poursuivre pendant le mois de juillet la grève entamée il y a trois mois, au delà du calendrier de l'intersyndicale, qui avait fixé le dernier jour du mouvement au 28 juin, alors que la réforme ferroviaire a été votée par le Sénat.

« Pour combien de temps ? On verra. Comment ? On verra. Il n'est pas question de s'arrêter au calendrier, puisque le gouvernement souhaite passer en force », a déclaré le responsable de la première organisation syndicale à la SNCF sur franceinfo. « Nous allons poursuivre au mois de juillet », a-t-il affirmé le jour d'une réunion tripartite (gouvernement, patronat, syndicats) pour mettre au point la nouvelle convention collective du ferroviaire.

« La grève, après 30 jours de grève, ça pèse très lourdement sur les familles. Donc nous avons un débat sur la manière de continuer la lutte tout en essayant de préserver les familles sur le coût de la grève », a-t-il ajouté.
https://www.ouest-france.fr/economie/transports/sncf/sncf-la-cgt-cheminots-appelle-poursuivre-la-greve-en-juillet-5825679
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Mar 26 Juin - 8:37


https://sudrail.fr/Manifestation-Interprofessionnelle

À ceux qui veulent tuer les Services Publics, les cheminot-e-s répondent Résistance !!!
Des manifestations sont organisées partout sur le territoire, en coordination avec les Solidaires Locaux et les Assemblées Générales de cheminot-e-s.
https://sudrail.fr/Manifestation-Interprofessionnelle

Une loi inapplicable et antisociale !
https://sudrail.fr/Rail-a-Defendre-No26-Une-loi-inapplicable-et-antisociale

Fermetures de lignes et de gares
Le gouvernement a déclaré renoncer à supprimer des petites lignes et des dessertes dans sa réforme de la SNCF, mais c'est peut-être la SNCF elle-même qui va s'en charger. Selon "Les Échos", le plan stratégique du TGV conçu par la direction mène tout droit à la disparition de certaines gares.
25 juin 2018
http://sarko-verdose.bbactif.com/t26p150-service-encore-public#7481
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MessageSujet: Re: Pour un plan B à la SNCF   Lun 9 Juil - 23:45



600 millions d'euros dont profitera la concurrence, plus... Auchan et Eiffage !
La SNCF veut tripler la surface de la Gare du Nord avant les JO

La SNCF a promis lundi 8 juillet de transformer totalement la Gare du Nord à temps pour les jeux Olympiques de 2024, en réaménageant les espaces et en triplant la taille de la principale gare parisienne, afin de répondre à la croissance du trafic.

Elle s'est associée à Ceetrus, la foncière du groupe Auchan, pour ajouter une aile au vénérable édifice du XIXe siècle.
Le terminal transmanche --qui accueille actuellement les Eurostar pour Londres, en attendant d'éventuels concurrents--, va être également agrandi.

Les deux partenaires entendent créer une coentreprise, détenue à 66 % par Ceetrus et 34 % par Gares & Connexions, qui sera chargée de la conduite des travaux et de l'exploitation commerciale pendant 35 à 46 ans.

Le projet, estimé à 600 millions d'euros, doit être achevé en juin 2023. Juste à temps pour la Coupe du monde de rugby et un an avant les jeux Olympiques.

Le chantier sera mené par le groupe de BTP Eiffage.
http://www.lepoint.fr/societe/la-sncf-veut-tripler-la-surface-de-la-gare-du-nord-avant-les-jo-09-07-2018-2234557_23.php
http://herge.eklablog.com/bb61000-ou-g1206-a117211170

Non aux JO et au bétonnage !
http://sarko-verdose.bbactif.com/t452-non-aux-jo-et-au-betonnage

Macron et les géants du BTP, une grande histoire d'amour !



L’expérimentation douloureuse des transferts au privé
L’exemple des Partenariats Public-Privé (PPP) a révélé leur inefficacité et leur tendance à engendrer d’énormes gâchis financiers.

Ainsi, la ligne Perpignan-Figueras a dû être reprise en main par les États Français et Espagnols, le consortium privé TP Ferro (Eiffage) étant défaillant. La ligne Sud Europe Atlantique (Tours-Bordeaux), dont la concession (d’une durée de 50 ans !) est détenue par le groupe LISEA dominé par VINCI, arrive à imposer une fréquence de circulation quotidienne à la SNCF qui lui fera perdre 200 millions par an. Ces constructions capitalistiques n’ont pas grand-chose à voir avec le service public, mais elles vivent des financements publics, à l’instar de la situation observée dans les sociétés concessionnaires d’autoroutes.

Les achats de sous-traitance travaux (développement et rénovation mais hors PPP) peuvent être estimés à 2,5 Mds€ en 2016, en croissance +56% par rapport à 2011. Cette croissance devrait se poursuive jusqu’en 2020 (+24% par rapport à 2016).

Si, en théorie, il existe un large panel d’entreprises intervenant en sous-traitance pour la SNCF, en réalité, 3 grands groupes du BTP se partagent 70% de l’activité : VINCI, BOUYGUES et EIFFAGE. [...]



Derrière la façade de l’opérateur public réputé intégré, se déploie un groupe commercial internationalisé, formé de plus d’un millier de filiales de droit commun, dont certaines de taille imposante comme Geodis, numéro un français du transport routier et de la logistique, ou Keolis, un des leaders mondiaux des transports urbains.

Ces Sociétés Anonymes, au capital parfois ouvert à des investisseurs privés, agissent aussi bien dans le mode ferroviaire (Thalys, Eurostar, VFLI, Systra, Akiem…) que dans des modes concurrents, tels le camion (Geodis Calberson), l’autocar (Ouibus), le covoiturage (IDvroom) ou la location de voiture (Ouicar).  [...]

12 mars 2018
https://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/sncf-l-indispensable-mise-au-point.html


Aujourd'hui, si on cherche un renseignement sur les voyages en train, on ne trouve plus sur un site nommé "SNCF" mais "OUI-SNCF"...

PPP
Eiffage Rail Express (ERE), filiale du groupe Eiffage est titulaire du contrat de partenariat signé avec SNCF Réseau pour la LGV Bretagne-Pays de la Loire. D'un montant de 3 milliards d'euros, c'est le plus gros contrat de partenariat public-privé signé en France à ce jour.
http://www.ere-lgv-bpl.com/organisation

Eiffage en grève à Angoulême l'an dernier
"Ici, le salaire moyen, c'est 1200 ou 1300 euros par mois. On demande une revalorisation qui aille au-delà des augmentations en centimes, des 0,5% d'il y a trois ou quatre ans, de 1,3% cette année", revendique  Frédéric Théreau, le délégué du personnel
http://www.charentelibre.fr/2017/06/20/angouleme-eiffage-en-greve-pour-une-revalorisation-des-salaires,3108982.php

TGSO (Techniques Groupement Services Ouest)
Nos clients sont principalement SNCF Réseau, ALSTOM, ANSALDO STS France, INEO et EIFFAGE.
Répartition du CA 2013 à 2016
http://www.tgso-sig.com/voy_content/uploads/2017/03/repartition-ca-tgso-2013-2016.png  Idea
http://www.tgso-sig.com/presentation/notre-activite/
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